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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Ministère de la Magie :: Niveau 6
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Département des transports magiques
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Gabriel P. Revanor
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Département des transports magiques
Gabriel P. Revanor, le  Sam 5 Mai - 16:32


Gabriel était assis à son bureau lorsque lui vint une idée qui pour l'instant ne l'avait jamais effleurée. Il avait la veille achevé son dix-huitième livre. Son dernier né consistait en une espèce d'index des grandes familles sorcières où il retraçait avec ironie les paisibles parcours de ces familles dont la postérité, il s'en était rendu compte, ne naissait pas dans la philanthropie et le pacifisme. Meurtres, escroqueries et autres fantaisies étaient le quotidien de toutes ces familles, et y compris de celle dont il était lui-même issu. Son histoire à lui ne le fascinait pas tellement tant le vieil homme avait horreur d'imaginer que ce qu'il était ne pût être que le résultat génétique de sa naissance. Le clan Revanor - parce qu'il faut bien appeler cette famille comme ceci - ne prenait donc que quelques lignes dans son ouvrage. La récolte des informations n'avait pas été la chose la plus difficile à réaliser ; le travail du style lui avait pris la plus grande partie du temps de travail de ses deux dernières années. Les thèmes de ses livres lui importaient finalement assez peu. Ce qu'il préférait, et ce qu'il plaçait au-dessus de tout ; c'était le style, cette chose délicate et mystérieuse par lequel un écrivain - ou quelqu'un qui se prétend l'être, et c'était probablement son cas - dévoile une partie de sa pensée. Une phrase longue, entrecoupée d'adjectifs, révélera un écrivain à la pensée claire et complexe. Une phrase courte, dénuée d'adjectifs, montrera deux sortes d'écrivains :  les minimalistes, ceux qui se forcent par le travail à atteindre une certaine pureté esthétique, et les idiots : ceux qui se croient écrivains et qui pensent de manière aussi simple et médiocre que peut  l'être leur style.

Il était donc temps de trouver un éditeur. Gabriel, se levant avec délicatesse de son fauteuil, étendit les bras vers l'arrière de son bureau et saisit un petit carnet vert, fabriqué dans une matière plastifiée qui se voulait équivalente du cuir. Feuilletant minutieusement les vieilles pages, il se rendit compte que sa première impression était la bonne et qu'il ne connaissait pas de sorciers éditeurs. Cette pensée le démoralisa. Il savait pertinemment que l'édition, se portant mal dans cette période qui chaque jour engendrait son lot d'illettrés incultes supplémentaire, était un marché sur lequel on ne pouvait entrer sans recommandations et sans réel talent ; il n'avait ni recommandations, ni d'autre talent que celui du travail. Dépité, se rassurant sur le fait que ses enfants trouveront peut-être un jour la motivation d'essayer de le faire publier et se disant que la postérité viendrait à sa mort comme pour les grands écrivains, le vieil homme, qui s'était affalé avec lourdeur sur son fauteuil, se souleva sur ses jambes et marcha d'un pas vif jusqu'à la petite table, à droite de la porte, où étaient posés sa théière et sa tasse. Précautionneusement, il se versa une pleine tasse de Lady Grey, qu'il approcha de sa bouche. Le liquide orangé, s'inclinant de quelques degrés, vint caresser les lèvres du sorcier et...

... le ministère ! Le ministère de la magie prenait en charge la publication de livres ayant une valeur pédagogique pour les élèves des différentes écoles magiques !

Ayant achevé avec enthousiasme son thé ; il noua en vitesse une cravate en tricot bleu marine à bout carré ; laça avec douleur ses chaussures ; s'empara avec respect de son manuscrit ; enfila une veste grise qu'il prit dans le placard du vestibule ; ouvrit la porte avec vigueur ; la referma avec la même facilité que s'il avait été dans un songe. Son coeur n'avait pas battu d'excitation de cette façon depuis bientôt deux mois lorsque Mathilda, faisant tomber un chiffon, se pencha en avant pour le ramasser.

Le soleil était absent et de nombreux nuages se dessinaient à l'horizon. Il aurait dû prévoir un parapluie mais, pour l'heure, il s'en moquait éperdument. Il commençait à pleuvoir lorsqu'il se glissa tout frémissent dans la petite cabine téléphonique rouge qui  le fit descendre jusqu'au Ministère de la Magie. La foule était importante et laissait comme toujours échapper une odeur désagréable qui prit d'assaut le nez du vieil homme dont les sens furent agressés : son odorat par l'odeur transpirante des gens, sa vue par la contemplation de jeunes gens portant des vêtements trop grands et mal coupés et son ouïe par toutes ces voix criardes qui sortaient de ces corps puants et mal fagotés. Ces détails sensationnels n'entachèrent en rien son enthousiasme qui se démolit toutefois  peu à peu par une autre espèce de détail : il ne savait pas à qui s'adresser pour déposer son manuscrit. Gabriel décida donc de suivre la foule.

... dont il se détacha en obliquant vers un des ascenseurs dont les portes allaient se refermer. Il eut juste le temps de s'y enfourner : il n'y avait que deux personnes auxquelles il ne prêta pas attention tant il fût absorbé par le nombre des boutons qui, tous, menaient à des directions et à des départements différents. Il appuya, un peu hésitant, sur le bouton qui le conduirait jusqu'au Département de l'Enseignement puis vint se placer devant les portes de l'ascenseur, guilleret comme rarement.
Lorcan Sarhtorian
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Re: Département des transports magiques
Lorcan Sarhtorian, le  Sam 12 Mai - 16:10

La lumière du soleil, bien que vive à souhait, ne l’éblouissait pas. Protégé par son couvre-chef, l’auror avançait sans se préoccuper du beau temps, l’esprit ailleurs, tourné vers ses sombres pensées qu’il ne cessait de remuer encore et encore. Dans les rues de Londre, il y avait foule, et lui, Lysander Sarhtorian, passait bien inaperçu, ou presque. Tout de noir vêtu, il se détachait de tous les moldus qui profitaient du beau temps pour prendre des couleurs.

Lui n’avait pas besoin de prendre des couleurs, d’abord parce que ça ne servait à rien à part flatter l’ego minable des gens, ensuite, car pour que ce soit efficace, il faudrait s’allonger pendant une période de temps indéterminée, mais probablement beaucoup trop longue compte tenu de tout ce qu’il avait à faire… En vérité, il semblait toujours occupé, mais pourtant pas si efficace qu’il aurait pu l’être.

S’éloignant des rues bondées, l’auror obliqua sur une petite ruelle comme toutes les autres… Ou presque. Elle l’amena dans une autre rue avec des ascenseurs. Ces derniers étaient spéciaux, permettant en effet d’entrer dans le si fameux Ministère de la Magie, lieu du pouvoir de la société magique britannique, mais pas par l’entrée de service qu’aurait du prendre Lysander du fait de sa fonction. C’était par là que les visiteurs pénétraient dans le Ministère, et l’homme aux cheveux blancs n’était pas vraiment un de ces visiteurs.

Néanmoins, l’entrée de service était un peu plus loin et il n’avait pas l’intention de marcher plus longtemps pour remplir un quelconque protocole. Les préposés aux entrées le reconnaîtraient, et ils savaient qu’il valait mieux éviter, tant que c’était dans la limite du possible, de l’énerver. Cela se passa exactement, d’ailleurs, comme il l’avait prévu. En voyant ses yeux rouges, si atypiques en eux-mêmes, les empkoyés du Ministère n’avaient pas osé levé la voix… Lysander était intimidant, après tout, même s’il n’aurait pu, même s’il l’avait désiré de toute son âme, leur faire du mal. Il était un auror et si un auror ne respectait pas la loi, comment pourrait-il prétendre arrêter ceux qui l’enfreignaient ?

Il se retrouva dans le hall et se dirigea vers la fontaine magique, l’un des symboles du ministère, avant de s’arrêter devant. La contemplant d’un regard atone, le membre des Aurors resta quelques instants complètement silencieux avant de se détourner pour aller là où l’on attendait.

Mais quelque chose se produisit. Un évènement particulièrement anodin à bien y réfléchir, car il ne fit que croiser un homme qui s’arrêta à son niveau et lui souffla quelques mots à l’oreille. Ce qui n’était pas anodin, bien au contraire même, c’était que cet homme n’avait absolument rien à faire dans le ministère britannique.

-Alors ? chuchota l’individu, c’est pour quand ?

-Une semaine, peut-être deux, répondit sans plus de bruit Lysander. Sacré culot de te présenter ici…

-Non, je vais bientôt devoir m’habituer à déambuler ici… Autant que je m’habitue, et avec ce que tu m’as acheté, c’est très facile. Il marche vraiment bien.

-Je l’espère, il valait son prix.

-Hm… Nous nous tenons prêt. Nous vous suivrons à distance, et nous interviendrons au moment propice…

-Quand je lancerai mon patronus…

-Exact. A bientôt, cher frère.

Ce petit dialogue fut aussi court qu’il passa inaperçu. Tellement de gens se bousculaient que personne ne prêtait attention aux dialogues des autres, et cela était une bonne chose. Certaines choses devaient rester cachées avant de remonter à la surface et jaillir dans toute leur intensité… Et quand il était question de projet comme le sien, plus profondément était enfouie la vérité, mieux le principal concerné, donc lui, s’en portait.

Un léger sourire se dessina sur ses lèvres avant qu’il ne s’engage dans la foule qui se dirigeait vers les ascenseurs. Comme d’habitude, une véritable cohue se précipitait vers les multiples monte-charges qui les conduiraient à leurs lieux de travail, ou dans un quelconque bureau obscur qui proposerait un tout aussi quelconque service. Et Lysander n’échappait pas à la règle. Il allait lui aussi se diriger vers son lieu de travail, et se mettrait à étudier des dossiers ou étudierait le plan pour l’affaire en cours.

L’auror jeta un regard menaçant à ceux trop près de lui. Effet on ne peut plus réussi, puisque tous s’écartèrent de son chemin, pour le laisser avancer tranquillement. Profiter de son titre d’auror n’était pas la chose la plus reluisante, mais il n’en avait cure. L’homme aux yeux rouges n’avait nullement l’intention d’attendre son tour. Il était pressé, et avait horreur d’attendre ou de faire attendre. La société anglaise avait réussi à le dégouter durant les nombreuses années où il avait vécu dans ce pays… C’était donc bien le moment de partir.

Lysander put progresser sans plus de difficulté vers un ascenseur qui était vide. Il y entra et alla s’adosser contre l’un des murs. Il vit avec amusement qu’il n’y avait qu’une seule autre personne, et que personne ne semblait vouloir monter avec eux. Qu’à cela ne tienne, l’auror poussa le bouton qui allait le conduire à sa destination et attendit le départ.

A son étonnement, cependant, un vieil, très vieil, homme arriva dans l’ascenseur, et appuya sur les boutons… Lysander n’y fit pas plus attention que ça et attendit que la machine se mette en route.


[Désolé du retard. Si besoin de modification il y a, prévenez-moi]
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Zepheryn Belkoven
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Re: Département des transports magiques
Zepheryn Belkoven, le  Dim 12 Aoû - 15:59

{PV Keira}


La porte se referma, tandis que le décor se changeait. Elle ne ressentait pas ce soulagement qu’elle aurait pourtant dû ressentir, simplement de la satisfaction. Zepheryn venait de passer son examen d’Occlumencie, et c’est en dépassant ses capacité, en ce début d’après-midi, qu’elle s’était sentie rassurée. Non pas rassurée d’avoir une forte chance d’obtenir son examen, mais par-dessus tout rassurée d’être ce qu’elle était devenue, et rassurée des pensées mélioratives qui envahiraient son esprit. Elle savait désormais que sa mère pourrait être fière de la fille qu’elle venait de retrouver. Et c’était depuis quelques temps la seule préoccupation qui l’avait fait s’acharner à travailler là-dessus, chose qui parfois ne suffisait pas toujours. C’est le cœur léger et la moue réjouie que la jeune femme marchait – ou plutôt sautillait légèrement – en direction de l’ascenseur.

Les portes s’ouvrirent. Tous descendirent à ce niveau – sans doutes passer un examen. Elle voyait là des frimousses toutes jeunes, qui lui rappelaient sa première fois à elle, venue passer son permis de transplanage. Heureusement avait-elle fait du chemin. Heureusement n’était-elle plus la gamine qu’elle avait été dans le passé… Insouciante de tout, aveugle face à la vérité, se nourissant de mensonges et de faux espoirs, de larmes aguéries et de lamentations. Zepheryn pénétra dans le grand ascenseur tandis que les portes se refermaient. D’ordinaire elle prennait l’escaliers, mais au ministère, pas vraiment le choix. Elle n’avait plus que son souffle à retenir, son doigt à appuyer au niveau zéro, et ses paupières à fermer. Le mouvement de droite à gauche et le virement brusque vers le bas lui donna un affreux frisson, celui qui la faisait se sentir à l’étroit, celui qui la faisait se sentir ligotée, attachée, emprisonnée. Il lui semblait voir le tunnel discontinu dans lequel elle se dirigeait, et l’ascenseur s’ensserrer. Ce dernier se stoppa brutalement, ce qui la fit rouvrir ses yeux. Une personne pénétra les lieux, comme elle l’entendait à ses pas. Elle rouvrit ses yeux, et se sentit soulagée par la lumière qui émanait de l’étage. Une envie folle lui prennait de s’échapper de cette cage, de ces murs, et sans toute la sécurité environnante, elle aurait peut-être osé briser une fenêtre, attrappé son balai et s’enfuir de cette tour. Ou pas.

Lorsque les portes se refermèrent, ses yeux se fermèrent aussitôt, la plongeant dans cette obscurité totale, cet apaisement soudain, cette aide continuelle. Elle n’osait pas imaginer quelles étaient les pensées du sorcier présent. Elle devait paraître en ce moment faible et fébrile, ce que pourtant elle n’était pas d’ordinaire. Mais la claustrophobie était là sa première faiblesse. Elle n’avait presque pas conscience de l’image qu’elle donnait, ses pensées projetées dans les profondeurs creusées dans ces murs du Ministère.

Boum.

Une secousse vint ébranler l’ascenseur, et stoppa brutalement le chemin qu’il effectuait. Zepheryn automatiquement rouvrit les yeux, s’imaginant qu’ils étaient enfin arrivés à destination. Faux. Les portes demeuraient face à elle, la narguant gentiement, bien fermement fermées. La jeune femme se jeta presque sur la porte, tambourinant de ses mains le fer froid.

Ouvrez la porte ! Ouvrez, sortez-moi de !

Sa voix commençait à trembler, et elle sentit cette chaleur l’envahir. Une chaleur s’éparpiller dans ses moindres muscles, sous sa peau sur les os. Son visage se pâlit brutalement, tandis qu’elle s’accrochait au peu de chose qui lui restait : l’unique barre de l’ascenseur. C’est en retournant son visage vers les boutons qu’elle prit conscience qu’elle n’était pas seule. Une femme, grande, aux cheveux bruns, l’observait. Sous la menace, sous l’anxiété, sous la douleur au cœur et à ce four prêt à la rotir sur place, elle ne reconnut pas la jolie Keira que tant de fois, à Poudlard, elle avait observé sans jamais oser lui parler. Une époque qu’elle refoulait tant ces derniers temps. Elle marcha frénétiquement dans l’ascenseur, où il résidait la place d’envisager de tourner en rond. Et c’est ce qu’elle fit. Evacuer, evacuer. Souffler. Elle entendait de nouveau la voix de Chris, lui répéter de respirer, d’expirer. Plus facile à dire qu’à faire.

Faites quelque chose, je vous en prie, il faut descendre cet ascenseur... murmura-t-elle dans un soupir et d’une voix tremblante à la femme aussi présente qu’elle.

Elle bougeait, bougeait, marchait de droite à gauche, en diagonale, en zigzag, respirait bruyamment, tandis que ses lèvres tremblaient. Personne au monde ne devait la voir dans cet état-là. Personne ne devait la voir dans un tel état de faiblesse...
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Re: Département des transports magiques
Keira, le  Dim 12 Aoû - 22:02


Pénétrer au Ministère de la Magie devenait un véritable parcours du combattant. Keira en avait fait les frais aujourd'hui. Pas de bol, elle était en plus de ça, très en retard. Elle devait rencontrer une nouvelle fois Gloire Leconte pour discuter des deniers détails du nouveau mode de recrutements des Médicomage. Depuis que cette dernière avait prit les commandes du secteur de la santé, les choses bougeaient, le dynamisme de l'asiatique étaient entraînant et cela permettait de booster l'hôpital. En attendant donc de pouvoir se rendre à cette réunion, la sorcière se débattait avec l'un des gardes posté à l'entrée qui n'était visiblement pas décidé à la laissé passer. Pourtant, elle lui avait exposé clairement l'objet de sa venue mais rien n'y faisait, il était persuadé qu'elle mentait, selon lui une fille aussi jeune ne pouvait être à la tête de Ste Mangouste... Désespérée, la Phénix tenta par tous les moyens de le convaincre de sa véritable identité, mais ce n'est finalement que lorsque Gloire elle même débarqua qu'elle put pénétrer dans la forteresse qu'était devenu le ministère. Elle aussi était arrivée en retard, ayant quelques soucis à Poudlard apparemment. C'est donc après avoir foudroyé l'homme du regard et avoir récupéré sa baguette que la sorcière suivit sa supérieure jusqu'à son bureau. Pour cela, elle arpentèrent les différents couloirs et prirent l’ascenseur. Il était difficile de circuler sans se perdre de vue dans la foule de sorciers qui venaient travailler en cette heure matinale.
Après avoir batailler et éviter coups de coudes, Keira avait enfin rejoint le bureau de Gloire. Cette dernière avait également réussi à le rejoindre, on ne savait pas trop comment. Les deux collègues s'étaient alors installées et mise d'accord sur le sujet de l'examen. Toutes deux étant pressée, elles firent vite. En moins d'une demi heure, elles avaient vérifié que le sujet étaient conforme à leurs attentes respectives, tout en étant accessibles à la population magique. Enfin, Gloire conduit la brunette dans la futur salle d'examen afin qu'elle puisse situer les lieux, elle ne resta cependant pas longtemps devant se rendre à une réunion du Magenmagot. Les deux jeunes femmes se quittèrent donc. Keira resta un instant dans la pièce au mur, sachant qu'elle reviendrait d'ici quelques jours... Elle avait hâte que ces recrutements soient lancés. Elle avait grand besoin de personnel.

N'ayant rien de plus à faire au Ministère et ne souhaitant pas s'attarder, la sorcière décida de partir. Elle n'était pas à laisse en ces lieux, probablement à cause de sa condition de Phénix... Elle se dirigea donc vers l'ascenseur afin de rejoindre l'Atrium. Une jeune femme aux traits doux et à la longue cheveux brune se tenait tout près des grilles de fer, entrant dans la cabine, Keira alla se poser au fond afin de ne gêner personne. Elle s'appuya sur une des barres et attendit que l'ascenseur commence sa remontée. Elle savait bien que ses ascenseurs étaient aussi capricieux que les escaliers de Poudlard, aussi elle prit soin de bien se tenir. Pourtant cela ne suffit pas, car lorsque la cabine se stoppa brutalement, suspendu dans le vide, elle faillit se rétamer sur le sol.
Regardant le haut de la cabine comme si cela lui permettrait de comprendre ce qui se passait, elle commença à s'inquiéter. C'était bien la première fois qu'elle se retrouvait bloquée ainsi dans un ascenseur et elle ne savait pas vraiment comment réagir. Cependant en entendant, la jeune femme qui était avec elle hurler, elle comprit qu'elle ne pouvait pas se permettre de paniquer à son tour. Complètement angoissée à l'idée de rester enfermé ici, la brunette ne parvenait pas à se contrôler et elle semblait à deux doigts de fondre en larmes. Sa respiration était saccadée, forte, elle exprimait sa peur, sa suffocation. Elle ne cessait de marcher, faisant des allers-retours dans l'espace confiné qui les abritait. S'approchant doucement des différents boutons Keira appuya sur celui qui permettait d'envoyer un signal à un employé qui pourrait régler le problème.


    Je viens d'envoyer un appel, quelqu'un devrait bientôt régler le problème... Ca va aller, on va nous venir en aide.


Attrapant doucement la sorcière par le bras, elle plongea son regard dans le sien. Ce n'est qu'à ce moment en croisant ce regard bleu azuré qu'elle reconnut Zepheryn. Camarade de classe et Serdaigle elle aussi, la Phénix s'était retrouvée en elle pendant un temps, mais trop timide, elle n'avait jamais osé l'aborder.

    Zepheryn, calmes toi. Inspires et expires doucement. Ca va aller. Tu te souviens sûrement pas de moi, je m'appelle Keira, on était à Pourdlard ensemble... Je suis avec toi, ça va aller.


Sortant de son sac à main, la bouteille d'eau qui ne la quittait jamais, elle l'a tendit à la jolie brune. Ce n'était pas grand chose et ce serait loin d'être aussi efficace qu'un filtre de paix, mais l'essentiel était de lui occuper l'esprit. Il ne fallait pas qu'elle pense à l'endroit où elles étaient en ce moment même, sans quoi une nouvelle crise de panique la guettait...
Zepheryn Belkoven
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Re: Département des transports magiques
Zepheryn Belkoven, le  Lun 13 Aoû - 19:17

L'ascenseur demeurait immobile, et pourtant il semblait à la jeune femme qu'elles n'étaient à l'abri de rien. Quelque chose... Une impression la poussait à croire qu'il tomberait brutalement, et elles avec. Dans un gouffre sans fin. Ou plus une seule issue ne les avantageraient... Le mouvement de sa voisine eut bon de calmer les relans de ses jambes.

Je viens d'envoyer un appel, quelqu'un devrait bientôt régler le problème... Ca va aller, on va nous venir en aide.

Zepheryn murmura un faible remerciement à la femme, avant de l’observer avec d’avantage de distinction que d’ordinaire. Sa voisine s’approcha de la claustrophobe, l’attrappant avec douceur le bras. Ses yeux détaillaient les siens. Et soudainement Zepheryn se rendit compte que ce visage lui était étrangement familier… Mais qui étais-ce ? La couleur chocolat délicate semblait étinceller dans ses yeux, et ce visage empreint de bienveillance semblait lui rappeler…

Zepheryn, calmes toi. Inspires et expires doucement. Ca va aller. Tu te souviens sûrement pas de moi, je m’appelle Keira, on était à Poudlard ensemble… Je suis avec toi, ça va aller.
Keira ? Comment ne pas me rappeler ? Tu t’es tellement embellie, laisse moi te voir ?

Mais bien sûr, Keira. La jolie petite brune assise dans un coin loin des autres, tout comme elle l’avait été. Par moment s’observaient-elles, incrédules, par moment se reconnaissaient-elles l’une dans l’autre. Et toujours ne s’adressaient-elles pas la parole. Elles se connaissaient l’une et l’autre sans s’être parlé, et c’est aujourd’hui seulemen, après des années passées, qu’elles avaient l’occasion de se parler. Pourtant le moment n’était pas propice à la discussion et aux retrouvailles. Zepheryn cligna des yeux, comme oubliant soudainement où elle était, comme son cœur palpitait, comme sa main ensserrait fermement la barre comme si sa vie en dépendait. Sans prévenir – naturellement – l’ascenseur se plongea dans l’obscurité la plus totale. Et tout redevint ce qu’il était. Zepheryn s’accroupit brusquement sur le sol sal où l’on voyait encore apposée les marques de traces de chaussures – les siennes y étaient également. Le monde tournait autours d’elle. Dans tous les sens. Qui allait venir ? Et comment ? Et surtout… Quand ? Zepheryn s’empara de la bouteille d’eau qu’elle avait posé à terre et s’en aspergea le visage. La boire ne servirait pas à grand-chose – elle la recracherait aussitôt. La Brésilienne sortit sa baguette et lança un #Lumos qui illumina l’ascenseur précédemment plongé dans les ténèbres. Levant la tête, une trappe qu’elle remarqua seulement en cet instant pourrait servir de sortie. Zepheryn croisa le regard de Keira. Aurait-elle le courage de la suivre, ou la retiendrait-elle en ces lieux ? Elle n’avait plus qu’à voir sa réaction, pour Zepheryn la sienne était prise. Elle sortirait coûte que coûte, et sitôt sortie de cet enfer, elle s’occuperait de prendre des nouvelles de son ancienne camarade.

Viens à côté de moi, et cache tes yeux de ta main.

A présent certaine que son amie soit protégée, Zepheryn lança un #Destructum sur la trappe, qui forma d'importantes fissures et finalement lâcha cette dernière sur le sol dans un épais manteau de poussière. Un trou béant au dessus de leurs têtes montrait un tunnel semblant infini, où il était impossible d'apercevoir la moindre fin. La jeune femme se tourna vers Keira, lui proposant sa main.

Tu me suis ?

C'était une proposition complètement folle à lier. Mais Zepheryn aimait l'aventure. Et c'était bien ce qui lui manquait ces derniers temps. Son visage semblait tout enfantin, ayant prit une moue expressive et persuasive face à l'ex-Serdaigle.
Keira
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Re: Département des transports magiques
Keira, le  Mer 15 Aoû - 17:07


L'ascenseur venait de se stopper sans crier gare et à la grande surprise de Keira. Elle avait qui avait travaillé un temps au Ministère ne s'était jamais trouvé prise au piège dans ces engins et il fallait que ce soit le jour où elle venait pour une simple visite que cela tombe sur elle. Enfin sur elle, et sur la seconde jeune femme qui était dans le même pétrin qu'elle... La sorcière voyant la panique de la brunette s'était alors promis de ne pas céder à cette inquiétante sensation qui montait en elle, prévenante, elle avait envoyé un appel à l'aide afin de prévenir les employés de ce problème technique. Cela ne sembla pas calmer l'autre sorcière toujours en proie à un désespoir flagrant. La Médicomage s'était alors approchée d'elle pour la rassurer et ce n'est que lorsqu'elle croisa son regard qu'elle reconnut sa camarade Serdaigle Zepheryn. Tentant de calmer la belle brune à qui elle n'avait jamais osé adresser la parole étant jeune, Keira se lança. Contrairement à ce qu'elle pensait Zeph se souvenait belle et bien d'elle malgré les nombreuses années qui s'étaient écoulées depuis leur départ de Pourdlard. La brunette ne put s'empêcher de lui adresser un sourire bienveillant et rassurant, elle était heureuse d'avoir enfin l'occasion de parler avec celle qu'elle n'avait jamais osé aborder, heureuse également de savoir qu'à une époque Zeph s'était retrouvée en elle également.


    Keira ? Comment ne pas me rappeler ? Tu t’es tellement embellie, laisse moi te voir ?
    Je ne pensais pas que tu te souviendrais... Ca me fait plaisir de te voir, t'as pas changé, toujours aussi jolie.


Dire qu'il avait fallut qu'elles se retrouvent toutes les deux bloquées dans un ascenseur avant qu'elles ne se parlent pour la première fois... Oh bien sur, elles avaient fait connaissances lors de leurs années d'études, à leur manière elles avaient appris à se connaître aux travers de regards, d'observations. Toujours chacune dans leur coin, trop timides pour se dire quoique ce soit, elles étaient restées de simples connaissances.
Restant un instant dans ses pensées, nostalgiques de ces années d'innocences et de naïvetés, la sorcière sursauta lorsque les lumières s’éteignirent soudainement, voilà qu'à présent les deux Serdaigles se retrouvaient non seulement piégées dans cet ascenseur mais aussi plongées dans l'obscurité ce qui rendait les choses encore plus angoissantes. Tatonnant dans ses poches, Keira finit par mettre la main sur sa baguette, et informula un #Lumos#. Une faible lumière apparut et permit à la sorcière de voir à quel point Zeph était pâle. Elle s'était accroupie sur le sol et à en croire sa chevelure mouillée, elle s'était aspergée le visage d'eau. Elle aussi avait prit le soin d'allumer sa baguette... Elle demanda alors à la Médicomage de venir à ses cotés et de se protéger le visage. e sachant pas ce que comptait faire la brunette mais ayant une parfaite confiance en elle, elle s'exécuta. Ce n'est que lorsqu'un bruit retentissant résonna qu'elle ouvrit les yeux. Zepheryn avait apparemment trouvé un moyen de sortir et pour cela elle avait détruit une partie de l'ascenseur. Elle lui tendit la main en prononçant quelques mots « Tu me suis ? ». La jeune femme ne resta pas indécise longtemps, personne ne venait pour les aider et c'était l'occasion ou jamais d'apprendre à connaître la jolie brune. Qui plus est un peu d'aventure ne faisait pas de mal ! Elle attrapa donc la main tendu de Zeph.


    Allons y. On va rester moisir ici.


Suivant l'ex Serdaigle, elles s’engouffrèrent l'une à la suite de l'autre dans l'espace crée un peu plus tôt. Tenant fermement sa baguette, Keira ne quittait pas sa lueur, elle ne savait pas du tout où tous cela allait les mener... Mais ça promettait d'être riches en sensations. Avançant à tâtons, éclairant du mieux qu'elle pouvait le chemin qui se dressait devant elle, la sorcière ne voyait toujours pas où ce dernier conduisait...

    A ton avis, ça mène où ?
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Re: Département des transports magiques
Zepheryn Belkoven, le  Mer 22 Aoû - 23:11

Allons y. On va rester moisir ici.

Une aventure à deux, c'est toujours plus excitant. Les deux femmes s'aidèrent mutuellement, se servant l'une et l'autre de poids. Lorsqu'elle fut enfin soulevée et qu'elle put rejoindre sa camarade, le blocage qui la hantait sembla légèrement s'estomper. Zeph' tint sa baguette et éclaira les environs. Rien de tout ce qui figurait devant ses yeux n'était ce qu'elle aurait imaginé. Derrière, l'ascenseur à moitié détruit trônait, un vide sans fin se déroulant sous l'appareil. Tenue debout sur l'ascenseur, le conduit creusé qui les entouraient aurait pu contenir encore trois ou bien même quatre fois la largeur de l'ascenseur. Les deux jeunes femmes s'engouffrèrent dans un conduit parallèle qui, Zeph' l'espérait, redescendrait pour les mener à la terre ferme.

A ton avis, ça mène où ?
Pour être honnête, aucune idée. Mais ce qui est sûr, c'est que ça mène à quelque part...

Les ex-Serdaigles tenaient d'une main un bout de paroi, avançant avec incertitude. Elles s'éloignaient de cet ascenseur déséquilibré, et c'était tout ce qui importait pour Zepheryn. Les bruits de leur pas résonnaient, chaque son se répercutant sur les surfaces faites de métal retenant ces deux demoiselles. Ces dernières s'emmuraient d'un silence profond, en alerte face à la moindre courbure et à la moindre lumière bénéfique. Elles marchaient dans ce tunnel sans queue-ni-tête, et plus elles s'enfonçaient dans l'obscurité, plus Zepheryn se demandait si elles n'avaient pas mieux fait d'attendre sagement dans le conduit de l'ascenseur. Peut-être bien qu'elles auraient pu redescendre ave...

BOUM.

Un bruit d'explosion résonna brusquement dans l'aile, non pas devant mais derrière les demoiselles. La Brésilienne cessa le pas et se retourna, manquant de se cogner contre sa voisine dans le mouvement de panique. Le sol tremblait légèrement, ce qui ne la tranquillisait pas d'avantage.

Keira, t'as entendu ça ?

Evidemment qu'elle l'avait entendu, à moins d'avoir un sérieux problème d'audition. La résonance brutale résonnait encore dans ses oreilles tel un gong. En plissant les yeux, tentant vainement d'apercevoir quelque chose, elle s'aperçut que le conduit qu'elles empruntaient descendait de plus en plus, le chemin qu'elles avaient arpenté quelques instants plus tôt lui paraissant bien plus haut. La secousse semblait grandir d'avantage de seconde en seconde.

Je crois qu'on ferait mieux d’accélérer la cadence...

[Désolé pour le retard, petit soucis de connexion]
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Re: Département des transports magiques
Keira, le  Dim 26 Aoû - 17:34


Toujours coincé dans un des ascendeurs du Ministère, Zepheryn et Keira décidèrent de ne pas rester ici... L'une et l'autre ne souhaitant pas moisir dans cet endroit, elles prirent leur courage à deux mains pour se lancer dans une visite des couloirs du Ministère. Zeph avait fait exploser le haut de l’ascenseur de façon à leur laisser une issue, issue par laquelle les deux demoiselles sortir. S'entraidant, elles parvinrent rapidement à s'échapper de leur prison pour se retrouver dans les entrailles du Ministère. Il fallait dire que visiter ce lieu de prestige de cette façon était pour le moins surprenant. Les deux ex Serdaigles étaient parties pour une aventure digne de ce nom, Keira avait beau avoir travaillé ici pendant quelques années, jamais elle n'avait mis les pieds dans cet endroit et c'était donc avec la plus grand prudence qu'elle s'avança dans les conduits. Pas un bruit ne régnait, les deux sorcières avançait à pas feutrés dans ce vide sans fin éclairée par la faible lueur de leur baguette.


    A ton avis, ça mène où ?
    Pour être honnête, aucune idée. Mais ce qui est sûr, c'est que ça mène à quelque part...


Zepheryn n'en savait donc pas plus qu'elle, ce qui en soi n'avait absolument rien d'étonnant. Soufflant un coup, la Médicomage suivit la jeune femme. Toutes les deux avancèrent doucement dans les différents conduits qui apparaissaient devant elle. Chacun d'entre eux était suffisamment larges pour laisser passer plusieurs ascenseurs, la noirceur de ses conduits, leur froideur n'avait rien de rassurant. S'enfonçant dans les profondeurs du Ministère, les deux sorcières ne prononçaient pas un mot, aux aguets prête à repérer la moindre sortir, la moindre source de lumière, le moindre souffle d'air, le moindre signe de vie. Mais rien ne se dessinait à l'horizon.
Finalement Keira en vient même à se demander pourquoi elle avait accepté de suivre Zeph dans cet aventure, elles auraient sûrement mieux fait de rester attendre dans cet ascenseurs qu'on leur vienne en aide, à l'heure qu'il était, elles seraient sûrement déjà dehors si elle avait choisi cette solution. Enfin, elle n'allait pas se lamenter sur leur sorts ! #BOUM#

Un bruit sourd résonna autour des demoiselles se répercutant sur les différentes parois les entourant. Cela ne présageait rien de bon, dans un même mouvement, les deux sorcières se retournèrent, essayant d'apercevoir l'origine de ce bruit étrange. Le sol commençait lui aussi à trembler comme victime de vibration...


    Je crois qu'on ferait mieux d’accélérer la cadence...
    Je crois aussi, j'ai bien peur qu'on est un ascenseur à nos trousses...


La voix calme de la sorcière contrastait avec la situation qui venait de prendre une tournure catastrophique. Se retournant vers Zepheryn, Keira lui fit signe de continuer d'avancer, le chemin qu'elles avaient choisi semblait descendre de plus en plus, mais elles n'avaient pas le choix, elles se devaient d'avancer encore et encore. Accélérant la cadence, et aider par la descente qu'elles empruntaient, les deux jeunes femmes parvinrent bientôt à une intersection alors que le bruit entendu un peu plus tôt refaisait son apparition, et se rapprochait de plus en plus.

Sans réfléchir Keira attrapa la main de l'ex Serdaigle et l’entraîna sur la gauche par pure instinct, s'en suivit alors une course effrénée pour échapper au danger qui courait après elles. Il semblerait que les ascenseurs du Ministère soit tout aussi vicieux que les escaliers de Pourdlard au final... La sorcière finit par stopper sa course écoutant avec attention mais plus aucun bruit ne se faisait entendre. L'ascenseur avait du prendre une autre direction.


    On dirait que ça s'est calmé... Et maintenant on est complètement paumée... Tu crois que si on fait péter un mur ou deux on va finir par sortir … ?


Foncer dans le tas, voilà la solution de la jolie brune. Elle commençait à être lassé de parcourir des conduits sans fin et le fait de pouvoir à tout moment se faire embrocher par un ascenseur lancé à pleine vitesse ne l’enchantait guère...
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Re: Département des transports magiques
Personnage, le  Ven 22 Mar - 14:58

[Post Unique]


- INTRUS AU DEPARTEMENT DE LA JUSTICE MAGIQUE ! INTRUS AU DEPARTEMENT DE LA JUSTICE MAGIQUE ! résonna alors une voix amplifiée à tous les niveaux du Ministère faisant sortir tout le personnel de ses bureaux, baguettes en main, prêts à intervenir tandis que les portes d'entrée se refermaient une à une.

Pour partir, il faut remonter dans les deux sujets de l'atrium !
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Re: Département des transports magiques
Mangemort 98, le  Ven 5 Avr - 17:06

98 se trouvait dans l'ascenseur qui commença à descendre lentement vers les profondeurs du ministère de la magie, lorsque tout d'un coup, ce dernier s'arrêta brusquement. Alors 98 poussa un grognement terrifiant qui se répercuta dans la cage d'ascenseur. Il n'allait pas se retrouvé piégé comme un lapin, il y avait forcément une solution. 98 frappa deux trois fois contre les parois de l'ascenseur refaisant la décoration à coup de poings. Puis il se calma rapidement, cela n'allait pas l'aider finalement. Il réfléchit quelques instants avant de définir une stratégie convenable.

Il observa le plafond de l'ascenseur, avant de décider que c'était trop dangereux, puis il regarda le sol et une idée apparut dans son esprit. Il pointa sa baguette vers le sol dans un des coin de l'ascenseur avant de prononcer le sortilège qui allait l'aider à se sortir de là :


- Terasectum

Le sortilège permettait de faire monter la température des métaux jusqu'à les faire fondre. 98 risquait d'avoir un peu chaud d'ici quelques secondes mais il devait sortir de là. Il maitrisa son sortilège afin que tout le sol ne cède pas d'un coup, puis quand l'ouverture fut assez grande pour qu'il puisse passer, il y alla et attrapa l’échelle de secours afin de gagner les étages inférieures vu que les ascenseurs étaient hors service.

Il arriva finalement à l'étage du département des transports magiques. Sa jambe le lançait encore à cause du sortilège de l'auror, mais il devait passer outre sinon il se ferait capturé. Il s'arrima au niveau des portes de l'ascenseur et força l'ouverture, afin de gagner l'étage proprement dit. Il ne perdit pas une seconde et fonça dans les toilettes de l'étage. Apparemment, les aurors n'étaient pas encore arrivé à ce niveau. Normal il devait fouiller chaque étage afin de vérifier si le ou les intrus ne s'y cachait pas.

98 en profita alors pour reprendre son apparence habituel, et qui lui permettrait de sortir du ministère comme tout bon citoyen venu au ministère pour régler quelques problèmes mais n'ayant pas eu le temps à cause de l'intrusion de quelques personnes indélicates. Sa monstruosité disparut au fil du temps pour ne laisser qu'un magnifique jeune homme d'à peine vingt cinq ans qui avait tendance à plaire à la gente féminine. Il sortit des toilettes et gagna d'un pas calme les escaliers afin de gagner l'atrium. Ses vêtements qu'il portait lorsqu'il était un monstre était complètement déchiré, mais grâce à l'illusion il portait maintenant des vêtements tout à fait ordinaire, sans déchirure.

Une excuse pour son retard, il s'était caché suite aux explosions qui avaient été entendu dans le ministère et quand le calme se fit, il avait décidé de retrouver la protection des aurors, l'élite de la magie contre les mages noirs. Il boitait toujours au niveau de sa jambe. Il réfléchit rapidement et prétexterai une cheville de tordu qui l'obligeait à boiter.
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Re: Département des transports magiques
Joe Parker, le  Jeu 11 Avr - 17:19

PUT**N

Je regardais fixement les portes de l'ascenseur, ce dernier avait déjà entamer sa descente. Logiquement, il ne devait pas s'être stoppé bien loin, je devais me rendre rapidement à l'étage en dessous. Voir si je pouvais encore coincé ce monstre, de ce que j'avais pu voir jusqu'à maintenant, il était plein de ressource. Il devait avoir déjà trouvé un moyen de s'enfuir de la cage d'ascenseur, si je ne me dépêchais pas il sera déjà loin à mon arrivé. Dans l'obscurité, je me dirigeais vers les escaliers de secours pour y prendre le chemin de l'étage inférieure. Je connaissais les lieux par coeur, pour m'y être promené de nombreuses heures lors de ronde dans le ministère, à mes débuts. Je trouvais facilement les portes donnant sur l'escaliers, une fois ouverte je descendais les escaliers le plus rapidement possible.

Quelques minutes, environs cinq, c'est le temps que j'avais mis pour arriver à l'étage inférieure. Bien que j'avais fais vite, je savais, au fond de moi, que ma cause était perdue. Je ne le retrouverais pas, en tout cas pas aujourd'hui. Une fois à l'étage du département des transports magiques, je m'y engouffrais pour ensuite me rendre vers l'ascenseur, se trouvant à une cinquantaine de mètres de là où je me trouvais. Je courrais, aussi vite que je pouvais en me tenant le bras gauche avec la main droite. J'avais encore mal, ce tas de débris qui m'étaient tombés dessus toute à l'heure m'avaient fait mal. Tout en courant, je pensais à Enigmera et Ahlys, je me demandais comment ça se passait pour eux. J'étais plutôt tranquille, la chose devait être l'intru signalé par l'employé qui avait déclenché l'alarme.

Je voyais l'ascenseur, un peu plus loin, à une dizaine de mètre. La porte était ouverte, de quoi laissé passer un être humain ou.. une chose. Il était ressortit par ici, il avait trop d'avance sur moi je n'avais aucune chance de le rattraper. Je restais là, sans bouger, et je réfléchissais à un moyen qui me permettrait de découvrir la personne qui avait essayé de me tuer il y a quelques minutes.. Je réfléchissais longuement et, finalement, j'avais une idée. Peut être pas l'idée du siècle, mais j'en avais une. A présent, je ne souhaitais plus attraper cette chose, je n'en aurais plus l'occasion.. en tout cas aujourd'hui.
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Re: Département des transports magiques
Ashton Parker, le  Mar 25 Aoû - 0:44

De la vanité.

Pv Luke Belt

Je suis... beau. Et heureux de l’être. Bon, je sais, ça, vous en avez l’habitude, le monde sorcier n’est fait que de canons. Ou du moins sont-ils les seuls que vous stalkez, dans la rue. D’ailleurs, si t’es là, toi, à me suivre, c’est que tu dois compter parmi mes fans, bienvenue. Mon club est super cool, il te suffit de me photographier toutes les quarante-six secondes, de faire retoucher ça par des moldus, d’ajouter une citation toute tordue sortie de mes sérénissimes lèvres, pis de demander un autographe sur celle qui est un peu étroite. Allez, va accomplir ton job, ça te fait plaisir, ça me fait plaisir, tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes. Le mien. Mais qu’est-ce que je suis grandiose en même temps ! Il ne doit pas y en avoir deux comme moi. Je suis plus sexy qu’un lion, plus sexy qu’un blaireau, que dis-je, je suis plus sexy qu’un axolotl, je suis un homme idéal. Une tête à claque, ça les fait toujours craquer, munie d’abdos développés au Quidditch elles fondent, mais alliée au don que sont mes mains et leur parfaite connaissance du corps féminin ! Que diable, je crains que certains de mes fans n’aient à se reconvertir en garde du corps. J’en trouverais bien deux trois assez jalouses pour être enthousiasmées par l’idée.

Bon, mon nom est un peu moins classe, dans l’affaire, mais prononcez-le à la française, ça donne toujours un charme hors norme, surtout chez les anglais, alors on s’en fiche de mes origines, faites moi de la pub. Oh oui je sais ! Filmez moi. Là, tout de suite, maintenant. Pis je n’ai qu’à lire, avec mon meilleur accent... Tiens, celui-là, je sais pas ce qu’il veut dire, il fera l’affaire. Toi non plus, tu sais pas ce qu’il signifie, c’est du français. Non mais t’as rien compris. C’était pas maintenant qu’il fallait filmer. Mais oui je sais que je suis à tomber. Patiente. « A vos ordres soumife, grande reine, excufez fi je viens en chemife ; mais dans votre antichambre, exerçant mon talent, Hercule me foutoit, Madame, en attendant. - A foutre à tout venant elle paffe la vie ; que fon fort eft heureux ! que je lui porte envie ! Ah ! Que n’ai-je à préfent le vit d’un bon fouteur ! Qu’avec lui, dans ces lieux, je fourtrois mon coeur ! » Je crois que je vais me faire orgasmer pour cette seule vision. Bref. Je me regarde dans ce miroir, je ne vois que moi, cet imblairable moi. J’me demande s’il pense toujours comme ça, lui, s’il me voit de cette manière. Parce que là... J’atteins un degré de perfection dont je doute qu’il ait mesure, épais comme il est.

Mais passons. Je contemplerais mon reflet dans la cendre de mes aïeux, pour l’heure, il me faut agir, ou toutes mes précautions n’auront servi de rien. Je quitte ma tenue d’Adam et revêts, par dessus un habit d’un noir opaque dérobé en toute illégalité à un moldu, ma délicieuse cape d’invisibilité. C’est loin d’être la première fois que je l’enfile, mais elle ne m’a jamais paru si douce, si mienne. Elle épouse mes formes à la perfection et dans l’insu collectif je m’avance. Pis non. En fait non, je la retire, je pense que je ne la mettrais qu’une fois engouffré dans l’antre visé. Il y a longtemps que j’attends de faire ça. Longtemps que les mensonges et silences me cachent un mystère entêtant et hantant. J’ai jamais compris pourquoi tout le monde avait tourné la page, comme ça, sans prévenir. Ouais d’accord, Kholov m’a ouvert d’imprévues opportunités, mais je ne suis pas de la race de ceux qu’on achète. Je suis pas de la race à qui l’on passe le goût de la réussite jusqu’à ce qu’en la mort on trépasse. Je suis pas de leur race.

J’en veux pas, d’leurs soleils crachés, d’leurs accessoires butoirs, d’leurs artifices fugaces, d’leurs feux de dieu, d’leurs leurres éhontés. Moi j’veux du dur, du solide, du brut, vous savez, plus vrai encore que le beurre salé, j’veux du consistant, de l’authentique. Pas spécialement du bucolique d’ailleurs, je sais que ça peut prêter à confusion mais c’est pas le champêtre qui m’ensorcèle, non moi j’suis pas comme ça, j’veux pas de leurs voiles pour tamiser, de leurs travestissements pour embellir, je veux juste du concret, du réel, du vrai. J’veux pas changer le monde, fin pas encore, attendez, j’ai déjà du mal à savoir si ce ciel est elfe ou poussière ou éléphant ou pierre d’antan, ou bois en fait, c’est vrai quoi, j’ai jamais compris pourquoi on refusait de qualifier le ciel d’un gris de bois alors qu’on s’évertue depuis des siècles à foutre du bois pour l’imiter, ce serait dire que tous les anciens étaient chtarbés, d’ailleurs je dis pas que c’est pas le cas, m’enfin, voilà quoi, faudrait pas qu’on me charge de jeter mes palettes sur le monde. J’sais même pas à quoi ça ressemblerait, si domineraient les noirs ou les blancs, ce qui est clair, c’est que ce serait un brave bordel. Pas dans le genre arc-en-ciel, plus brouillé, plus irrégulier, plus désordonné.

J’veux savoir pourquoi. C’est fourbe, les pourquoi, vous savez. Ça a une jolie petite tête avenante, avec un P poli plus que putois, pis ça se termine avec un point d'interrogation, ah, le génie humain résumé en un signe, ?, on devrait en faire des pages. Des livres entiers de points d’interrogations au lieu de mots censés atteindre le même objectif. A moins que je sois seul. A voir des questions partout. A voir des pourquoi mon père ne pouvait pas comprendre, pourquoi mes soeurs ont traversé ça, pourquoi moi j’ai toujours été si hors des lignes, pourquoi. Mais mon pourquoi du jour, il est grand il est beau comme moi, on devrait lui élever des tours, convoquer les troubadours. Pourquoi Harshing est-elle morte. La maladie, j’y ai pas cru. Le sort, non plus. J’veux voir son corps, opérer un p’tit coup de nécro’, après tout, c’est pas pour rien que j’ai fait mes achats. En fait, j’avoue avoir un petit attrait pour le comment, aujourd’hui, aussi. Je quitte mon job, frais comme un paon sous la meilleure des couvertures. J’suis prêt, prêt à chercher, prêt à trouver. Rejetant mes blondes bouclettes d’aspect si innocent et disparate dans une ronde brise entre chien et loup, je ris, me ressaisis, transplane. C’est plus naturel, déjà.

Pis moins angoissant que ma dernière entrée en ces lieux. Moins calculé, aussi. Mais je sais que c’est dans l’impro’ que je performe le plus. J’suis dans une salle attenante au hall d’arrivée, toujours aussi beau. J’épingle mon badge. Ça, par contre, c’était facile. Tellement facile, en fait. Je m’attendais à ce qu’on revienne me voir, comme ils avaient la fiche avec ma baguette. Pis rien. Ou alors j’avais loupé quelque chose... Mais non, pensons pas en négatif. L’autre exemplaire était neuf, ils n’ont pu s’amuser à changer déjà les coloris, fin j’espère, pis les Gemino m’ont permis de le retravailler, et là, il est magnifique. « Ashton Parker - Demande de Portoloin. » Bon j'avoue en fait pas top top, genre à deux étages à peine de l’entrée, mais en vrai, tant que je peux m’éloigner de l’Atrium, j’ai ma chance. Y a du monde. Y a du monde et ça tombe bien, de loin on peut penser que mon badge est officiel, non ? J’tente en tout cas. C’est p’t-être débile, mais vous savez, j'suis un Gryffondor quand même. Pis je les veux, mes réponses. Alors j’poursuis vers les ascenseurs. Dès que je rentrerai dans la cage, je pourrais mettre ma cape. Ça sera facile après. Fin j’espère. J’suis pas venu pour rien. Faut juste que ces veracrasses de portes s'ouvrent.
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Re: Département des transports magiques
Luke Peverell, le  Lun 31 Aoû - 19:32

Je traversais le dédale de couloirs du département de la justice magique d'un pas pressé, bousculant par moment les sorciers qui me gênaient le passage. Mon emploi du temps ne cessait de s'alourdir, entre la paperasse à traiter, les interrogatoires, mais aussi et surtout ma nouvelle ambition : devenir Magenmage. Qui n'avait jamais rêvé d'enfiler une de leurs majestueuses robes pourpres, avec le logo du magenmagot brodé d'un fil d'or ? Sans parler de leurs élégants chapeaux, bien que ça devait leur donner un peu chaud à la tête par un temps pareil. Je devais avouer que les couleurs faisaient quelque peu offense à ma maison, puisque l'on était bien loin du froid vert et argent, mais cela restait un petit détail sans grande importance. Non, décidément, c'était le poste idéal. Celui qui procurait l'influence, le prestige, bref, tout ce qu'il me fallait pour couvrir mes activités parallèles.

Certes, Auror n'était pas mal non plus dans le genre, puisque j'avais ainsi accès à leurs rapports et projets de missions, mais après les récents événements - pas si récents que ça d'ailleurs - je ne parvenais plus à trouver un sens à ce métier, surtout qu'il me mettait régulièrement dans des situations délicates. Agir comme le traître qu'on me disait être ou continuer de couvrir des personnes que j'avais considéré comme ma famille ? Telle était la question. Même après les mois écoulés, y répondre demeurait impossible. Et comme je n'étais pas du genre à prendre le minotaure par les cornes, je préférais faire mon lâche, mon serpentard, en contournant le problème. Cela ne le résolvait évidemment pas, mais au moins je gagnais du temps. Enfin, pas tout à fait, puisque du coup je passais mes journées à potasser la Charte des Droits du Magenmagot et à essayer de décrocher des rendez-vous avec le Directeur du département de la justice magique ainsi que le président du Magenmagot.

Mais pour l'instant, j'étais encore chasseur de mages noirs et en tant que tel je me devais donc d'effectuer mon travail. C'est pourquoi je tournai au coin du couloir, ouvris la seconde porte à droite et m'engouffrai au QG des aurors. Le nouveau roulement des tours de gardes devait normalement avoir été affiché et il fallait que je fasse mon rapport pour les trois dernières semaines écoulées. Je m'installai donc confortablement à mon bureau, après avoir salué poliment un de mes collègues qui se trouvait là, et entrepris de rédiger cet ennuyeux rapport.

L'heure passa rapidement, au cours de laquelle ma plume s’effrita considérablement sur le parchemin rugueux, puis une brillante idée germa dans mon esprit. J'allais relier mon manoir au réseau de cheminée, pour pouvoir me déplacer plus facilement sans avoir à chaque fois besoin de sortir du périmètre anti-transplange. Pourquoi est-ce que je n'y avais jamais pensé auparavant ? Je ne savais pas. Comme quoi il était toujours temps d'avoir des illuminations. Je rebouchai mon pot d'encre, glissai le rapport fraîchement écrit dans le dossier adéquat et tournai sèchement les talons, direction l'ascenseur.

Ce n'était heureusement pas l'heure de pointe et celui-ci était vide, si l'on exemptait la poignée de notes enchantées qui virevoltaient au plafond de la cabine. Je m'adossais sur la paroi du fond, prenant quelques minutes de répit. Dans cet espace exigu où personne ne pouvait me voir, je laissais tomber mon masque, le sourire poli cédant la place à un visage fatigué. Dur de jouer au parfait petit auror toute la journée. Au bout de quelques longs instants, les portes se rouvrirent et je sortis de la cabine, mais il y avait quelque chose d'étrange. Je n'étais pas un habitué du département des ministères, mais dans mes souvenirs le département des transports magiques ne ressemblait pas vraiment à cela. Il me fallut quelques secondes pour comprendre que je n'étais pas au bon étage et étouffer un juron. Décidément, ça ne me réussissait pas d'être fatigué.
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Re: Département des transports magiques
Ashton Parker, le  Sam 26 Sep - 17:27

Grinçante cuiller à café contre casserole d’un gris presque propre mais paraissant de loin rouillé, vlan, comme un tic un toc secouant d’une grimace mode tic tac périmé le visage fripé par les permanences et flux de tracts associatifs syndicaux et politiques de la fourmillante péniche, frémissante, du frein à l’effréné décollant toute entière sourde et grasse en un brouhaha indécis, sirène à huit faces hypnotisant les magenmages passant le banc qui appelés, interpellés se retournent, s’arrêtent cherchent du regard l’origine peu symbiotique du gong gastronomique turlupinant des nerfs laissés en grappe -en grippe ?- par quelque fanatique du pibhan sans offrir pour les binoclards en robes violettes la moindre peine à la trouver vu qu’elle se tient là, sourire carnassier plissé, prête à les noyer mieux que l’entre-choc d’arrêts martelés de plumes fatiguées sur leurs parchemins, là la meute aux dents criardes jaunies par les salopettes dépareillées les motifs de vaches crachant leur jazz, tous se voulant trompette au centre au dessus plus haut plus fort que leur partenaire pour jouer leur morceau se faire entendre à tout prix par dessus le monologue d’un brave imberbe bouclé braillant un texte débutant d’un « OLA » claironnant plus sonore que les oyez d’antan, muet aux gueux mais poursuivant à tout prix, charmant les siens comme la flûte les serpents, les rats, les yeux trahissant l’obsession de la transmission rampant frénétique, ses yeux les tiens, pis fonçant dans le tas, casserole au poing, rhinocéros se répugnant se révoltant contre la maladie aphone de la tranquille soumission.

Vlan,

Comme une face blanche de rage d’incompréhension d’impatience s’écrasant au sol, creuse et bouclée d’incohérences. Sous ses yeux plus que les étoiles ou chiffres les runes dansaient ou n’en étaient-ce, quelques secondes s’écoulent, un vlan comme, encore, la porte de ce satané ascenseur qui se refermait, plus qu’à accepter d’attendre, plus qu’à presser la fois suivante, s’imposer, mais discrètement, attirer l’attention c’était cramer son badge, en était-il capable de trotter sage jusqu’au prochain, dans le silence d’un sourire, pis à l’intérieur, si on lui causait, pour l’aider, s’en sortirait-il ou laisserait-il l’impulsion le gagner ? Savait plus trop. L’avait jamais su à quel saint se vouer, s’en sortait mieux avec d’autres orthographes mais certainement pas

Helga.
M’enfin, entre trois m’enfin il pensait au lieu et plus au pourquoi, enfin si, au nouveau pourquoi, « le parlement peut tout faire sauf changer un homme en femme » que disait l’adage chantonné par des braillards en bretelles et noeuds pap’, des gens d’un autre monde, mais c’ça qu’ils disaient, pis il était sans doute dans ce qu’il y avait le plus proche d’un parlement, même si il était pas trop sûr.e de ce qu’il s’y passait, par méconnaissance totale du pouvoir, c’est clair que sur ce point il n’avait rien d’ambitieux, non, tout ce qu’il savait était qu’il se demandait si être dans ce lieu lui avait fait perdre sa connaissance de son sexe, ou si c’était la potion à retardement, mais il avait jamais pensé d’ille-même en temps que il, et ce pronom était bizarre. Mais elle ressemblait pas à un mec, mais il était pas un mec.

Bref. Pas le temps d’y penser que sa gueule s’échouait sur la porte ferrugineuse, froid de peau arrachée sur son nez, même s’il n’en était rien, fin pas qu’elle le sache, ah voilà, ça allait mieux, dans le désordre ambiant elle se retrouvait, toujours pareille me direz-vous, suffit de remettre un poisson dans l’eau pour qu’il respire, ou presque, s’il était en train de crever faire chauffer l’eau et croupir quelques miampoisarkerons, pis il ressuscitait plus surement que Tom Riddle. Elle venait d’auto-comparer son esprit à un psychopathe du XXe, tranquille, qu’on lui file du chocolat histoire qu’elle pense comme tout le monde namého, pis le mec à côté la matait elle aimait pas ça, avec le pouvoir venait le pognon, avec le pognon l’assurance de pouvoir se payer n’importe qui, et elle avait juste envie de lui retirer les yeux avec une paire de lacets. De chaussures, pas de corset, elle avait rien à remonter, quoique, peut-être dans ce corps-ci pouvait-elle porter du B ? Il sortit pas, donc elle si. Savait même pas le combien c’était, l’avait rien écouté, mais tant pis, ça irait, elle ferait aller. Toute façon il y avait sûrement pas de panneau avec « archives sur Renatata » ou « dossier de Khonkhon », faudrait fouiller tout le Ministère, p’t-être, en plusieurs fois ?

A droite, des bureaux, portes entrouvertes, hors de question de prendre le risque d’être si bêtement grillée, n’empêche, cramer, griller, tout revenait toujours au feu, à son élément, ses indomptées passions, ses erreurs commises, subies. Pourquoi être bourreau ou victime quand l’on peut revêtir les deux masques ? Là, là une remise, immense, parcourue de pas rapides, puis éteints avec le ciel, hop, sa chance peut-être, au moins pour comprendre l’organisation ? Mais rien, c’était du chinois, elle le causait encore moins que le français cette langue barbare qui écorchait la sienne. Un V, et pop, le violon l’emmenait loin des fichiers dont trois ou trente avaient été dérangés, marche, marche, marche et se perd après le troisième tour d’ascenceur. Pis se retrouve, fin presque, ça dépend de si on considère un dos inconnu plus trouvaille que des fichiers pas à jour. Pensées en montagnes russes, l’insulter, hausser les épaules, elle était yoyo, le dernier mot n’était pas censé quitter son neurone, mais paraissait avoir franchi ses lèvres, sa langue perçant entre ses dents d’un grognement hautain.
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