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Sur l'Allée des Embrumes
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Célya L. Shake
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Re: Sur l'Allée des Embrumes
Célya L. Shake, le  Mar 11 Juin 2013 - 15:20

Les pensées du jeune homme vagabondèrent jusqu'à l'Allée des Embrumes, si proche mais encore inaccessible. Il s'imaginait déjà en train de contempler les objets exposés dans les vitrines de quelques magasins de magie noire, de s'enfuir alors qu'il était poursuivi par un personnage à l'aspect douteux, de découvrir des formules interdites et dangereuses... Même si Nathaniel n'était pas fanatique de ce côté sombre, il avait vraiment très envie de découvrir ce qui s'y cachait. Peu importe les dangers qui l'y attendaient. Et puis, rien de mal ne pouvait vraiment lui arriver, si ?

De toute façon, il serait accompagné. En effet, en réponse à sa question muette, l'homme annonça qu'il était prêt à l'escorter sur l'Allée des Embrumes. Apparemment, il y avait quand même des risques et l'inconnu semblait ne pas vouloir se sentir coupable s'il arrivait quelque chose à Nathaniel. Cette proposition était alléchante, surtout lorsque l'homme se présenta. Il s'agissait de Jagang De Maldor, le nouveau professeur de Défense contre les Forces du Mal.

Avec lui, rien de fâcheux ne pourrait arriver. Et puis, il pourrait apprendre de nouvelles choses, qui savait ?

« Enchanté professeur. Je suis Nathaniel Rain, l'un de vos futurs élèves. Je serais prêt à vivre une nouvelle aventure ! »

Empressé et assez impatient d'entrer sur la fameuse artère, le jeune homme ouvrit la marche. Il regarda rapidement par-dessus son épaule pour voir si Jagang De Maldor le suivait pour de bon. Une fois rassuré, Nathaniel put savourer son entrée sur l'Allée des Embrumes. Et les dires étaient vérifiés.

Il faisait assez sombre. Les murs des bâtiments n'étaient pas en très bon état mais ils tenaient encore. Certaines ruelles dérobées et étroites ne laissaient passer aucune lumière, à moins d'être équipé. Le Serdaigle se demanda quelle sorte de personnages pouvaient se cacher dans les ombres... Sûrement pas de bienveillants ! Exactement comme les badauds qui déambulaient, faisant leurs courses. Ici se trouvaient vraiment les traîne-misère, des hommes et des femmes vêtus de guenilles et sales.

En réalité, Nathaniel n'avait pas peur de ces gens. Certes, certains étaient d'aspect repoussant et le faisaient frissonner mais ce qu'il ressentait n'était autre que du dégoût et de la pitié. Comment était-ce possible de vivre dans ces conditions ? Ils lui faisaient penser aux mendiants moldus dans la rue, qui n'avaient pas choisi leur condition de vie. Mais eux, ces sorciers, ces Cracmols, ces nés-Moldus, ces Sang-Pur, n'avaient-il pas la possibilité de vivre mieux ?

Nathaniel cessa de se poser toutes ces questions. Sa bonté le perdrait un jour, on ne cessait de le lui répéter. Il se tourna vers son futur professeur, qui le suivait de près. S'il enseignait la Défense contre les Forces du Mal, il devait connaître cet endroit.

« Savez-vous ce que l'on peut acheter par ici ? N'y a-t-il vraiment que des relations avec la magie noire ? »

Le jeune homme n'avait pas envie d'acheter des objets souillés par cette magie, il était simplement curieux. Peut-être qu'après tout, ce n'étaient que des rumeurs et que tout ici n'était pas mauvais...
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Re: Sur l'Allée des Embrumes
Jagang De Maldor, le  Mer 12 Juin 2013 - 9:39

Jagang observa le jeune homme, puis il regarda dans l'artère de l'allée des embrumes. Ce n'était vraiment pas un lieu recommandable, mais à voir le jeune homme qu'il soit accompagné ou non, il irait zyeuter de lui même de toute façon, alors autant que le professeur aille avec lui afin de prévoir tout risque d'attaque des badauds.

Le jeune homme se présenta, et expliqua qu'il serait un des futurs élèves et qu'il était prêt à vivre une nouvelle aventure. Jagang lui sourit et l'invita alors à prendre les devants. Le jeune homme ne se fit pas prier et commença à s'engager dans l'artère suivit de près par Jagang.

Le jeune homme observait tout ce qu'il voyait, et ce fit une idée par lui même de l'allée des embrumes. Puis il posa une question à son professeur, il désirait savoir ce qu'on pouvait acheter par ici et si tout était lié à la magie noire. Jagang réfléchit quelques instants avant de répondre. Il ne voulait pas donner une mauvaise impression à son élève. Il prit la parole au bout de quelques secondes de réflexion :


- Et bien, il y a beaucoup d'objet que l'on peut acheter, certains même que tu peux trouver sur le chemin de traverse. Certes les objets les plus dangereux ne se trouvent pas sur le chemin le plus populaire, et même si une part de magie noire les habitent, ce ne sont pas eux qui sont à craindre. C'est l'utilisation que tu en fait qui déterminera si un objet est malfaisant ou non. Je prends l'exemple d'un couteau, si tu t'en sers pour frapper quelqu'un, c'est une arme dangereuse, mais si c'est pour couper des légumes quel mal y a-t-il d'en posséder un.

Il espérait qu'il s'était bien exprimé. Puis il arrivèrent à une petite place sur laquelle des passants se promenaient et discutaient. Nathaniel pouvait alors voir que toutes personnes vivant dans cette allée n'étaient que des pouilleux n'ayant pas de logement, certains même se trouvaient bien portant et mangeaient à leur faim. Le prix des logements était nettement plus bas que dans les autres quartiers du fait de la criminalité, mais cela n'empêchait pas les gens d'acheter dans le coin un bien pour pas cher.
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Re: Sur l'Allée des Embrumes
Ailinn Kafka, le  Mer 7 Aoû 2013 - 16:13

On my way
PV Maria Vladescu




[Pas de réponse depuis plus d’un mois, je me permets de poster. Toutes mes excuses en cas de dérangement, nous ne serons pas longues. MP-moi en cas de problème.]


Un jour banal.
Ailinn, qui n’était pourtant plus très en fonds après l’acquisition du Manoir, se promenait sur l’Allée des Embrumes dans l’espoir de trouver un quelconque objet à la fois insolite et utile qui assouvirait son besoin compulsif d’acquérir des ustensiles magiques. La routine.

Comme à son habitude dans ce genre de circonstances, Ailinn avait ensorcelé sa chevelure rousse pour que celle-ci devienne d’un châtain fade et discret, et portait sur ses épaules une longue cape sombre qui masquait en partie les traits de son visage. L’allée des embrumes n’était pas faite pour les gens fréquentables, et il était préférable de ne pas y être reconnu. Question de sécurité.

En particulier ces derniers temps, où l’une des sorcières habituée des lieux la suivait à la trace pour lui refiler tel ou tel produit « miracle » de son cru.
Il y avait eu les pattes de lapin porte-bonheur, les plumes de phénix garantes de bonne santé, les éclats de corne de Grapcorne pour les maux de tête et des dizaines d’autres que la Serdaigle refusait toujours poliment, d’autant que la sorcière en question ne lui inspirait aucune confiance. La quarantaine, de longs cheveux blonds indiscutablement teints et des yeux gris brillants transpirant la manipulation à des kilomètres.

Ailinn faisait tout pour l’éviter - surtout à présent qu’elle avait certaines activités parallèles - et flânait donc sans trop s’éloigner des murs. Les vitrines n’exposaient pas grand-chose, dans cette ruelle sombre, surtout depuis que les Aurors faisaient des rondes dans le coin, et l’irlandaise ne tarda pas à se perdre dans ses pensées… Jusqu’à ce qu’elle se cogne brutalement contre une passante qui s’était arrêtée dans l’allée.

« Bon sang, qu’est-ce que… ?! »

De dos, Ailinn ne pouvait apercevoir que quelques mèches blondes, et ne tarda pas à entrer dans une colère noire. Encore cette vieille folle qui voulait lui vendre ses gri-gris de bas étage ?!

« Encore vous ?! Je vous préviens, c’est la dernière fois avant que je ne…» commença-t-elle à râler avant d’apercevoir furtivement les traits de l’importune.

Des traits bien familiers. Par Merlin, c’était cette jeune femme blonde qui venait régulièrement à Honeydukes pour voir Lexie ! Ailinn croyait se rappeler qu’elle se nommait Maria, ou quelque chose comme ça, mais avait compris une chose dès la première fois qu’elle avait croisé son regard : il valait mieux ne pas s’attirer d’ennuis auprès d’elle…

« Oh, je… Pardonnez-moi. Je ne vous avais pas reconnue. »
murmura-t-elle d’une voix blanche qui lui était étrangère.


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Re: Sur l'Allée des Embrumes
Sloan Wentz, le  Mer 7 Aoû 2013 - 17:31

L'allée des Embrumes. Un lieu plus que familier à la blonde, qui y avait travaillé pendant plusieurs bons mois. Elle ne s'était à vrai dire jamais vraiment bien remise de cette période de sa vie réellement importante à ses yeux : s'avait été son premier job, et aussi indéniablement son emploi favori de tous ceux qu'elle avait pu accumuler. Elle était jeune à l'époque, et redoutablement insouciante. Elle respirait la joie de vivre, souriait à tout va, et côtoyait la Magie Noire de près, ce qui était loin de lui déplaire...Elle sortait tout juste de Poudlard, heureuse et fière d'avoir survécu à ce cauchemar qu'est l'école de magie et de sorcellerie.

Depuis, les choses avaient changées, et pas qu'un peu : Pourtant, un "rituel" avait perduré malgré tout : la blonde arpentait encore régulièrement les rues accueillantes (ahem) de l'allée des Embrumes, que ce fût en prétextant effectuer son rôle d'Auror ou quémander de la potion tue-loup à la boutique d'accessoires de magie noire. Ou même par pur plaisir personnel : elle adorait plus que tout ce lieu qui lui ressemblait en tous points : froid, aux embruns manipulateurs et redoutablement repoussants. Elle s'y sentait apaisée plus que nulle part ailleurs.

La journée était déjà bien avancée lorsqu'elle sortit de la BAMN, une fiole de la précieuse potion qui tempérait ses transformations en mains. Maria avait toujours préféré se faire fournir dans cette boutique dont l'utilité n'était plus à prouver plutôt qu'à Ste-Mangouste : Quelque part, et quand bien-même ne le montrait-elle jamais dans le but ô combien ridicule de conserver sa fierté surdimensionnée, un semblant non négligeable de honte l'habitait à la seule pensée de sa condition de louve. Le temps avait fini par effacer bon nombre de ses regrets et dégoûts, mais pas tous. Le fait de représenter un danger potentiel pour les plus faibles des sorciers ne la dérangeait aucunement, bien au contraire, néanmoins, les loups-garous n'ayant jamais été réellement considérés comme étant des sorciers, elle n'était pas tellement heureuse d'être sous l'emprise de cette malédiction qui possédait au moins autant de défauts que d'avantages. La Vladescu n'avait jamais prétendu devoir rendre des comptes à quiconque ; c'était sa propre estime d'elle-même qui se retrouvait légèrement ébranlée.

C'est pourquoi, quand elle entendit des bruits de pas qui semblaient s'approcher, la jeune femme fourra rapidement le liquide dans l'une des profondes poches de sa lourde cape avant de dévisager froidement son vis-à-vis. Les traits de cette dernière lui dirent immédiatement quelque chose sans pour autant qu'elle parvienne à mettre un nom dessus.  Elle parla alors, et ce fût surtout sa deuxième réplique qui figea l'ancienne professeure de surprise.

« Encore vous ?! Je vous préviens, c’est la dernière fois avant que je ne…»

Ah, ça y était. C'était la jolie stagiaire de Lexie, version teinte en brune fadasse. Bah dites donc ! C'est qu'elle était polie, la petite. *Oh mais ma chérie, tu sais, moi je suis ravie de te voir !* jubila alors Maria en son for intérieur pendant que ses lèvres rougeâtres se fendaient en un sourire mauvais.

« Oh, je… Pardonnez-moi. Je ne vous avais pas reconnue. »


Le pardon ? Ca existe, ce mot ? Il était en tous cas inconnu depuis bien longtemps aux yeux de la blonde, qui éclata d'un rire cristallin. D'un de ces rires qui auraient facilement pu précéder une remarque du genre "oh, ce n'est rien, ne t'en fais pas !" Mais il n'en fût rien. Ainsi, la rouquine-brune avait peur ? C'est bien. Elle avait raison. Ca prouvait qu'elle était intelligente. Et Maria voulait s'en jouer, de cette peur.

- Bon par contre, la prochaine fois, tu essaies d'appuyer sur le bouton "marche", tu enclenches ton cerveau, tu ouvres grand tes yeux et tu réfléchis avant de parler d'accord ?

Maria soupira l'air de dire "ah la la la la, les jeunes de nos jours..." et s'appuya nonchalamment sur le mur de briques le plus proche. Son sourire ironique toujours fixé sur son visage poupin se fît plus aimable, plus amène.

- Tu t'appelles comment sinon ?

La blonde n'en avait pas trop fait, puisque la jeune fille n'avait rien fait de trop grave. Lunatique comme à son habitude, elle l'avait juste remise à sa place avant de changer de sujet du tac au tac. Il y avait un détail dans le visage de la stagiaire d'Honeydukes qui avait stoppé l'Auror dans son élan de vengeance. Peut-être était-il trop gentil, justement ? Elle avait encore un coeur, et n'allait pas se jeter sur une fille qui ne lui avait presque rien fait. Pas tout de suite en tous cas. Elle ne savait plus tellement comment elle allait se comporter avec la jeune fille...De toute façon, Alexie, qui était tout de même sa meilleure amie, lui en aurait voulu si elle avait touché à un seul des cheveux de sa stagiaire...
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Re: Sur l'Allée des Embrumes
Ailinn Kafka, le  Mer 7 Aoû 2013 - 20:13

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PV Maria Vladescu




Le rire de la jeune femme fit frémir Ailinn de la tête aux pieds. Elle qui était d’un naturel expansif et fougueux se sentait soudain étrangement mal-à-l’aise. Heurter les inconnues dans l’Allée des Embrumes n’était jamais une très bonne idée… Et le rictus peu amical de la blonde ne faisait rien pour arranger les choses.

« Bon par contre, la prochaine fois, tu essaies d'appuyer sur le bouton "marche", tu enclenches ton cerveau, tu ouvres grand tes yeux et tu réfléchis avant de parler d'accord ?»

L’irlandaise rougit jusqu’aux oreilles en affichant une mine contrite, mais ses véritables sentiments étaient partagés.
Sa nature lui hurlait de protester violemment comme elle en avait l’habitude, mais sa raison tentait d’apaiser le conflit en lui murmurant qu’elle aurait beaucoup plus à y perdre qu’à y gagner… Après tout, Maria était une sorcière puissante – Ailinn avait entendu dire qu’elle était Auror – et âgée de quelques années d’expériences supplémentaires, autant dire que ses chances étaient faibles. D’autant que son combat contre Phoebe, à peine quelques nuits auparavant, l’avait grandement affaiblie, et la rouquine ne se sentait pas d’attaque pour un nouveau duel…

De son côté, Maria semblait aussi se calmer, et se contenta finalement d’un soupire las et d’un petit sourire.

« Tu t'appelles comment sinon ? »

Bien qu’Ailinn n’eut pas l’habitude de dévoiler sa véritable identité aux habitués du chemin de Traverse, il aurait été stupide de donner un faux nom à la meilleure amie de sa patronne, et l’irlandaise finit par capituler à contrecœur :

« Je m’appelle Ailinn, je… euh, je travaille pour Alexie. »

Quelque chose soufflait à la rouquine qu’elle ferait mieux de ne pas préciser qu’elle ne travaillait pour Alexie que pour le moment… Peut-être la proximité de sa patronne éloignerait-elle le spectre de ce rictus sournois qui planait encore sur le visage diaphane de la sorcière blonde ?

Un bref silence s’installa, qui ne fit qu’augmenter le malaise de la Serdaigle qui commençait à chercher une idée pour s’en aller dignement...

« Vous… hum, vous cherchiez quelque chose ? Je ne voudrais pas vous déranger plus que je ne l’ai déjà fait, je ferais mieux de partir… » dit-elle doucement, s’apprêtant à rebrousser chemin.
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Re: Sur l'Allée des Embrumes
Junie Shape, le  Dim 11 Aoû 2013 - 14:14

{RP Unique ~ Autorisation de Maria et Ailinn}


Les lettres ne cessait d'arriver à la Boutique, entre Gringott's, des candidatures tardives et bien d'autres lettres plus ou moins étranges de fanatiques de magie noire, l'asiatique n'y prêtait pas toujours la plus grande attention. Mais toute ne se ressemblait pas et certaine pesait plus dans le coeur de l'asiatique, certaine était reconnaissable entre milles pour le peu qu'on sache faire la différence. Quand elle reçue cette lettre, elle dut la lire plusieurs fois pour être sûre de ce qu'elle lisait et des mots qui y figuraient. La relisant alors encore et encore, plus intensément à chaque fois, la Verte et Argent voyait apparaitre sur son visage un sourire aussi mystérieux que magnifique. Remettant alors la lettre dans l'enveloppe il n'en restait déjà plus rien, sauf dans l'esprit de la demoiselle, qui n'avait perdu aucune miette de ce délicieux texte.

Maintenant que le moment était arrivé, la jeune asiatique sentait en elle comme une force nouvelle et puissante. Une force qui lui permettrait de tout réussir malgré les obstacles qui pourraient apparaître. Quand l'après-midi pointa le bout de son nez. Junie renvoya à Poudlard son stagiaire prétextant qu'elle n'avait pas besoin de lui, ce qui n'était pas totalement faux, plus personne ne pointait son nez depuis quelques jours, à croire que la Boutique faisait si peur que ça. Puis elle ferma boutique à l'aide de sa baguette avant de s'engouffrer dans l'Allée qui lui était si chère à présent, l'Allée des embrumes. Pour une fois elle n'avait pas encapuchonné son visage, elle avait un sourire à tomber par terre, mais en elle, elle sentait une boule se former au niveau de l'estomac. Elle n'avait aucunement le droit d'échouer, aucunement ! Avançant alors un peu plus dans l'Allée, se rapprochant de son lieu de domicile. Elle se stoppa nette à un petit croisement. Regardant alors un peu partout, elle s'engouffra dans une petite ruelle lugubre de l'Allée des Embrumes, de celle-ci elle pouvait voir aussi bien le Chemin si lumineux que l'Allée si sombre. Maintenant le temps n'avait plus qu'à passer et le moment tant attendu par la jeune femme viendrait avec la patience. Pour le moment ses yeux émeraudes devaient être aux aguets, ils devaient percevoir le moindre minuscule détail, le moindre signe suspect. La journée promettait d'être riche en divertissement.
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Re: Sur l'Allée des Embrumes
Sloan Wentz, le  Mar 13 Aoû 2013 - 22:39

La jeune fille faisant face à Maria rougissait, encore et encore, au fur et à mesure que les paroles tranchantes de Maria la frappaient de plein fouet. Peut-être était-elle caractérielle. Mais le fait était que devant la blonde, elle se tenait muette comme une carpe. Sûrement regrettait-elle de s'être engagée sur la tumultueuse allée des Embrumes au mauvais endroit au mauvais moment. C'était même fort probable. Un orage grondait au loin au fond des yeux azurés de la Serpentard, dont l'attitude était de mauvaise augure. Ces derniers temps, elle en voulait à tout et à tout le monde. Le moindre prétexte était bon afin d'en profiter pour se mettre dans une de ces colères froides telles qu'elle les aimait tant. Elle appréciait tellement cette sensation d'incontestable supériorité qui l'habitait alors...Elle était née pour dominer. Et elle en profitait largement.

Lorsqu'elle jugea qu'elle avait fait son petit effet sur la jeune rousse, Maria arbora un sourire plus aimable. En apparence seulement. Derrière les facettes amènes se cachait une satisfaction personnelle d'avoir pu effrayer une élève de Poudlard. Elle voulut ricaner, mais se ravisa au dernier moment. Halte. Elle pourrait éventuellement attiser sa vengeance, une autre fois. Pour l'heure, il fallait qu'elle insuffle un minimum de confiance en l'être qui lui faisait face. Qu'elle le dupe. Pour mieux l'anéantir par la suite. Elle allait s'amuser avec lui, oh oui.

Hélas, la pseudo interlocutrice de la Vladescu semblait mal à l'aise désormais. Elle hésita à lui fournir son nom. Du moins marqua-t-elle une pause longue en sous-entendus. Mais elle n'avait pas pu lui mentir. S'aurait été bien trop improbable. La petite semblait vive et rayonnait à vue d'oeil d'intelligence. Alors, à moins que Maria se fût trompée -elle ne se trompait jamais-, il était logique que la stagiaire d'Alexie prononce des paroles véridiques. Elle fît également mention du nom de la meilleure amie de la louve, ce qui agrandit le sourire de cette dernière.

- Je sais. Lui assura simplement la blonde. Eh bien, ravie de faire ta connaissance, Ailinn !

Selon la façon usuelle que les gens avaient coutume d'employer, Maria aurait dû se présenter à son tour. Elle ne le fit pas. La rousse aurait peut-être, avec un peu de chance, l'occasion de connaître son nom entier un jour ou l'autre. Cependant, pour l'heure, c'était elle qui menait le jeu. Et personne ne partirait sans avoir eu son autorisation au préalable. C'est pourquoi, à l'entente de l'habile prétexte que la jeune fille utilisa pour tenter de déguerpir, la Vladescu fronça les sourcils. Elle se redressa et sa main manucurée se tendit jusqu'à atteindre la silhouette qui déjà, s'apprêtait à s'en aller. La Verte et Argent saisit fermement le bras de la jolie rousse, l'empêchant d'esquisser le moindre pas. Au mieux, la stagiaire allait l'écouter et rester. Au pire, ladite stagiaire se sentirait agressée, et Maria se verrait envoyer un sortilège défensif en pleine figure. Pourtant, son geste était purement inoffensif. L'Auror ne savait plus tellement si c'était par envie de poursuivre sa vengeance comme elle se le prétextait intérieurement ou plutôt parce qu'elle souhaitait se rattraper et mieux connaître la jeune fille qui l'avait bousculée. Il y avait des jours comme ça où sa sensibilité passée s'acharnait à vouloir survivre, et elle remontait sournoisement à la surface au moindre instant où Maria baissait la garde. Cela l'horrifiait, l'horripilait, mais elle n'y pouvait strictement rien. Elle se sentait présentement coupable d'avoir inspiré une telle peur à une amie de Lexie. La vie se jouait d'elle presque autant que Maria se jouait de celle des autres. Oh, fichu lunatisme ! Barbarie mentale !

Consciente que son mouvement pouvait éventuellement être mal interprété, la sorcière baissa lentement son bras. Elle plongea son regard dans celui de la jeune fille et souffla :

- Non, reste ! J'ai fais ce que j'avais à faire, tu ne me déranges pas du tout !

Sa voix douce et calme avait-elle apaisé la stagiaire ? Affaire à suivre...
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Re: Sur l'Allée des Embrumes
Ailinn Kafka, le  Mar 3 Sep 2013 - 16:08

On my way
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Miss Glauque-et-parfaite étira ses lèvres roses en un sourire proprement terrifiant qui fit frémir la petite irlandaise. .

« Je sais. Eh bien, ravie de faire ta connaissance, Ailinn ! »

C’est cela, oui…
Ailinn avait déjà tourné les talons lorsqu’une main blanche étrangement puissante et parfaitement manucurée agrippa son bras droit. Par les saintes reliques de Rowena, est-ce qu’elle comptait vraiment la retenir ?

Et soudain, Ailinn perdit toute ses peurs, sa timidité et ses remords. Son interlocutrice avait dépassé les limites, et la rouquine était à deux doigts de lui balancer un maléfice de Chauve-Furie en pleine figure. L’irlandaise retira sèchement son bras de l’emprise de l’Auror au moment même où celle-ci la relâchait et lui murmurait :

« Non, reste ! J'ai fait ce que j'avais à faire, tu ne me déranges pas du tout ! »


La jeune femme aux cheveux blonds était redevenue douce et affectueuse. Miss Manucure était incroyablement difficile à suivre… L’irlandaise avait tantôt l’impression qu’elle lui jetterait un sort dès que l’occasion s’en présenterait, tantôt que l’Auror se repentait de son agressivité…

« Oh, dans ce cas je… »

Ailinn réfléchit à toute vitesse. Elle avait la désagréable impression que Maria se jouait de ses sentiments, et la rouquine était déjà complètement perdue. L’auror était-elle amicale ou tentait-elle de la manipuler ?

Mais la rouquine reprenait déjà de l’assurance. Surprise par l’intimidante amie de sa patronne, elle avait fait l’erreur de montrer ses faiblesses, mais il était temps de rattraper cette maladresse. Ailinn hésita brièvement à emmener la jeune femme vers un vieux bar miteux, non loin d’elle, mais préféra éviter de boire ou manger quoi que ce soit provenant de l’Allée des Embrumes.

« Vous ne vous êtes pas présentée. » ajouta-t-elle, follement arrogante. Il était rare qu’elle parle à ses ainées sur ce ton, et encore moins lorsque les personnes en question étaient aussi intimidantes que l’Auror qui lui faisait face, mais son bref accès de faiblesse l’avait soudain ragaillardie. « Enfin, je peux toujours continuer à vous appeler Miss Cape&Manucure, si vous préférez… »

Evangeline Flynn
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re: sur l'allée des embrumes
Evangeline Flynn, le  Sam 26 Oct 2013 - 15:15

HRP::
 

Un frisson délicieux, dû tant au froid qu'à l'endroit où elle se trouvait, parcourut l'épiderme d'Evangeline, noyée dans les brumes de ce début d'automne, son sac à son côté dans lequel s'entrechoquaient ses acquisitions de l'après-midi: un vieux livre relié de cuir rouge et d'or, traitant de l'Histoire Magique du Comté de Kerry, un flacon d'encre sang-de-dragon, un rouleau de parchemin vierge, de la cire à cacheter blanc cassé, et, tout au-dessus, la plus récente, un objet enveloppé dans un morceau de taffetas noir noué par un cordon argenté. Elle avait dû passer sa journée sur le Chemin de Traverse afin de reconstituer un peu son stock de fournitures scolaires, et pour se dédommager de tout ce temps qui pour elle ne pouvait être que perdu, elle avait décidé de faire un petit tour dans la fameuse Allée des Embrumes. Bien sûr, elle n'en avait pas le droit, mais depuis quelques temps, la brunette prenait un malin plaisir à contourner à peu près tout ce qu'elle pouvait de règlements. Après tout, elle avait seize ans, n'était plus une petite fille à laquelle on devait tout dire, et comptait bien mener sa vie comme elle l'entendait!

Elle avait commencé simplement par arpenter la célèbre ruelle, siège de tout ce que l'on pouvait trouver de plus lié à la Magie Noire, mais bien entendu, il n'avait pas fallu cinq minutes pour que sa curiosité dévorante et son besoin de toujours farfouiller et fouiner partout, joint à sa passion pour les vieux objets aux fonctions inconnues, la poussent à entrer dans une petite boutique sombre, aux étagères poussiéreuses sur lesquelles s'entassaient dans un désordre étonnant toutes sortes de choses non identifiables. Cela allait de la boîte de verre qui semblait contenir des yeux tout injectés d'un sang déjà noirci, à un vieux grimoire dont les pages semblaient avoir été dévorées par quelque étrange insecte, et qui s'agitaient cependant sans qu'il y ait dans la pièce le moindre courant d'air. Si ce petit magasin n'avait pas la notoriété de la fameuse Boutique d'Accessoires de Magie Noire, on y trouvait pourtant de petites merveilles (en admettant qu'on puisse en parler de cette manière, bien sûr).

C'est ainsi qu'Evangeline s'était retrouvée littéralement fascinée par une sorte de chaîne en argent noirci par le temps, longue d'un mètre environ, figurant un serpent, dont les yeux verts brillaient d'un tel éclat qu'on aurait pu les croire réellement animés d'une vie propre. Les maillons de métal semblaient glisser comme de l'eau sur un rocher, silencieusement: pourtant c'était impossible, un objet ne peut s'animer seul! (bien sûr, il ne vint pas à l'esprit de la jeune fille qu'un objet déniché dans une boutique de Magie Noire pouvait n'être pas tout à fait innocent). Le plus étrange restait cependant les minuscules crochets noirs de la bête, qui étaient comme souillés de sans séché (décidément l'artiste qui l'avait façonné avait été un homme extrêmement habile!).

Bien entendu, elle en avait fait l'acquisition, simplement pour avoir le bonheur, tout à fait typique des collectionneurs, de pouvoir chercher par elle-même à résoudre par elle-même toutes les énigmes qu'un objet tel que celui-ci ne pouvait manquer de lui offrir! Ou même simplement, pour occuper ses longues heures pendant lesquelles la demoiselle se plaisait à rêver, laissant libre cours à son imagination pour tenter de se représenter les précédents propriétaires de l'objet, son histoire, son utilité.

A présent, il lui fallait rentrer. Machinalement, elle glissa sa main entre les parois de cuir brun usé et élimé de sa besace et en retira la petite bourse de taffetas lourd et soyeux. Elle en desserra les courroies, presque sans y réfléchir, presque comme si une petite voix dans son crâne l'y avait poussé, et sortit le serpent d'argent. Le métal froid et lisse coula entre ses doigts jusqu'au sol, si vite qu'elle n'eut même pas le temps de se rendre compte qu'il avait quitté ses doigts. Elle se pencha, son sac lui rentra dans le genou, lui arrachant un grognement de douleur, et elle récupéra la fine chaîne sur le sol. Puis, tout en marchant, elle s'amusa à l'enrouler autour de son poignet.

Au bout de quelques minutes, elle se rendit compte d'une sensation de froid dans son poignet, un froid engourdissant, étrange; comme si une aiguille, que l'on aurait auparavant plongée pendant des heures dans la glace, venait de s'introduire dans son avant-bras. Baissant le regard, elle remarqua alors que l'endroit de la piqûre correspondait exactement à celui de la tête du serpent, et lorsqu'elle essaya de la bouger pour se débarrasser de l'impression de froid, elle s'aperçut qu'elle ne le pouvait pas. C'était exactement comme si les crocs de la bête s'étaient incrustées dans sa peau... Elle tira, ne parvint pas à se défaire de l'objet, fit tourner la tête d'argent, ne réussit qu'à augmenter la sensation de morsure dans son poignet.

La douleur, presque imperceptible au début, se faisait sentir de plus en plus; à présent, c'était comme si les crocs de métal étaient entrés dans l'os de son poignet, et foraient à travers la matière blanche et dure. Eva lâcha la tête du serpent, sortit sa baguette magique et la pointa sur l'objet métallique:

"#Lashlabask! "s'exclama-t-elle

Le serpent, comme frappé d'une décharge électrique, se dressa soudain devant elle à la façon d'un cobra royal, ses yeux verts étincelants d'une lumière insoutenable, irréelle, tellement vivante, et dans laquelle on ne pouvait que discerner sa malice au sens premier du terme. Frappée de stupeur et pénétrée d'horreur, Evangeline le regarda, pétrifiée, plonger sur son cou autour duquel ne s'enroulait aucun foulard ni écharpe ce jour-là, contrairement à son habitude. Elle sentit la morsure du métal contre sa peau blanche et nue, les crocs minuscules et toujours glacés plongeant dans sa gorge, les maillons si fin qu'on les voyait à peine pénétrer dans sa chair. L'air sortait de ses poumons, elle cherchait désespérément inspirer, sans y parvenir. Le serpent obstruait sa gorge, formant un barrage entre l'air et ses poumons. Elle sentit sa tête tourner, jeta un coup d'oeil autour d'elle, un regard désespéré, mais elle ne voyait rien, rien que le brouillard toujours plus opaque, toujours plus blanc.

Elle baissa les yeux sur son poignet. Une large tache marbrée, violette, s'étendait sur son avant-bras, au centre de laquelle on pouvait encore discerner deux minuscules points blancs desquels un liquide rouge perlait doucement. Puis la tache à son tour se brouilla, elle perdait de sa substance, et l'air qui se faisait toujours plus rare... Evangeline se sentit tomber au sol, serrant toujours sa baguette, baguette qui lui était tout à fait inutile: elle ne parvenait pas à aligner deux idées, et le seul son qui pouvait encore encore franchir la barrière de ses lèvres désespérément ouvertes était un râle rauque et faible. Elle allait mourir sans rien pouvoir faire, mais elle n'avait pas peur: elle n'avait plus assez de force pour cela. Elle ne sentait même plus l'acier qui l'étranglait lentement mais sûrement, ni même les crocs plongés dans sa gorge, ni l'air qui ne pénétrait plus dans son corps. Elle se sentait engourdie, délicieusement engourdie, comme flottant au milieu de la brume et des nuages...

Il y eut une explosion de lumière blanche, tellement pure qu'elle en était insoutenable, devant les yeux de la brunette. Puis, un point noir apparut au centre de la lumière, qui s'élargit, s'élargit, s'élargit jusqu'à l'envelopper toute entière. Elle sombra.

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Re: Sur l'Allée des Embrumes
Akize T. Xiraz, le  Mar 29 Oct 2013 - 19:44

Je me trouva dans mon appartement. Une douceur d'Automne envahit ma propriété, me laissant couché sur le canapé à renifler cette odeur. Lorsque l'odeur n'envahissait pas que le salon mais tout ce qui suit, je me dirigea vers la fenêtre pour aller la fermer. L'odeur disparaissait donc, heureusement d'ailleurs. Je ne pas une odeur malfaisante dans mon appartement. Mais, le temps qu'elle parte officiellement, je sortit dehors laissant la porte ouverte si jamais Luia rentra plus tôt de son boulot. Surtout qu'elle n'avait manifestement pas pris de clef si jamais je partait.

Lorsque je sortit, une odeur m'envahissait, la même que celle dans mon appartement, elle avait l'air de vouloir me le faire payer, et ça devenait vite énervant. Mais je devais faire avec, même si c'était saoulant. Je détestais cette odeur, l'odeur de l'Automne, l'odeur des crottes de chiens et quelques fois des feuilles. Je préférait encore rien sentir à part l'odeur des parfums des femmes, voir des hommes. Et dire que je devrais accepter tout ça jusqu'à la fin de l'Automne.. Plutôt rester chez moi que de sentir cette odeur.

En me promenant, je vis qu'il faisait tard et que je devais rentrer. Mais manifestement, l'odeur n'était plus là et ça me donnait envie de rester, mais il était bien trop tard. Alors, en entrant, une guerre éclata entre une fille et un serpent. Non mais, c'était juste Evangeline Flynn, une fille que je détestais. J'hésitait donc à la sauver. Devais-je rentrer chez moi ou tuer cet "animal"? La réponse ne fut pas difficile à trouver.

- Electrocorpus !

Le serpent reçut une décharge électrique et un bruit de frayeur de la part de celui-ci se fit entendre. Il avança vers moi, voulant m'attaquer, mais j'eut le temps de lui relancer un sort.

- Exteo Stattiga !

Le serpent reçut trois flèches sur lui, et repartit quelque part. Je n'avais pas envie de savoir où, car, si jamais il nous attaquait encore une fois de plus, je serai plus méchant. Mais, à ce moment, c'est plutôt Evangeline qui me préoccupait. Je m'approcha d'elle.

- Tu vas bien ?
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re: sur l'allée des embrumes
Evangeline Flynn, le  Mer 30 Oct 2013 - 10:33

Evangeline n'avait plus ni chaud, ni froid, ni mal, ni peur... Elle flottait, dans un univers doux, cotonneux, ouateux, détachée de toute préoccupation matérielle. La lumière blanche qui lui avait fait si mal aux yeux avait laissé la place à un noir tellement plus reposant, tellement accueillant. Elle se sentait bien... Une idée pourtant se fraya difficilement un chemin jusqu'à son cerveau embrumé, engourdi: Etait-elle...?

Elle n'eut pas le temps d'achever sa pensée; un poids quitta son corps, elle se sentit brusquement arrachée à son univers ouateux, un décor brumeux, une rue sombre remplacèrent le noir, et surtout, surtout, le froid revenait dans sa gorge, dans son poignet. Insoutenable, la douleur reprit ses droits, et Eva se demanda pourquoi on l'avait ramenée de ce monde de douceur où rien de tout cela n'existait plus. Elle étouffa un hoquet, ferma les yeux. L'air se remit à pénétrer dans ses poumons, elle inspira, expira, de toutes ses forces, inspira, expira. L'air était comme empli de petites épingles qui s'en allaient se piquer cruellement dans sa gorge Ramenez-moi, s'il-vous-plaît, ramenez-moi dans le coton noir... Même si une voix dans sa tête lui soufflait, ou plutôt lui criait, de se relever, de se réjouir d'être encore en vie, elle ne ressentait qu'une grande lassitude mêlée de douleur.

"Tu vas bien?"


La voix lui parvenait de loin, très loin, déformée, étrange, à peine humaine. Pourtant, cette voix avait des intonations qui ne lui étaient pas inconnues... Avec un effort, elle ouvrit les yeux. La rue sombre -l'Allée des Embrumes, elle s'en souvenait à présent- était toujours devant elle. Un visage se penchait au-dessus d'elle... Un visage connu... Curieusement, sa vue lui donna envie de raffermir sa prise autour de sa baguette magique. Elle le connaissait, non?

La réponse soudain s'imposa à son esprit, comme une évidence: oui, une évidence! Akize T. Xiraz, "l'odieux petit Poufsouffle", comme elle avait eu coutume de l'appeler. Mais ce n'était plus un adolescent, élève de Poudlard, qui se tenait devant lui; non, mais un jeune homme. Il avait bien changé! Elle se souvenait d'un temps où peut-être il l'aurait abandonnée à son sort (ou du moins, elle le croyait). Or, et même si le mot lui faisait mal, aujourd'hui, il l'avait sauvée. Le mot faisait flotter dans sa tête des images de héros chevaleresque, de prince charmant, et d'une fille à moitié pâmée d'admiration roucoulant des "mon héros, mon sauveur..." d'une voix complètement idiote. Beurk. On ne pouvait pas faire plus mièvre... Elle chassa vite l'image, avant qu'elle ne la fasse vomir.

La question d'Akize lui revint alors en tête.

"Oh, oui, je crois"
. Cela, c'est ce qu'elle aurait aimé dire; elle ne parvint qu'à coasser un misérable "oui, c'ois".

Elle ramena devant ses yeux son poignet. La tache violette était toujours là; à présent, sa couleur tirait sur le noir, comme celle d'un bleu après quelques jours. Et toujours, au milieu, les deux minuscules points blancs et suintants, là où les crocs de métal s'étaient plantés dans sa chair. Elle se demanda un instant quel serait l'effet de la morsure, et préféra éloigner cette délicate question, à laquelle, de toutes façons, elle ne pouvait répondre.

"Merci", murmura t'-elle.






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Re: Sur l'Allée des Embrumes
Hugh Dey, le  Mar 14 Jan 2014 - 21:45

Aujourd’hui j’avais décidé de faire un truc bizarre. Je savais pas si le docteur Peterson cautionnerait. Mais après tout il était pas obligé d’être au courant de tout. Ca faisait longtemps que j’avais pas revêtu un costume aussi sexy que celui-ci. J’étais encore devenu une fille. J’avais fait la remarque y a pas très longtemps que les filles devaient avoir des cuisses chauffantes. Ouais parce qu’en plein hiver elles se baladaient quand même en jupe. Du coup moi je m’étais demandé si, si jamais je m’habillais en fille, ça allait le faire…

Alors au cas où j’étais allé dans une boutique pour m’acheter une jupe et voir si y avait pas une fonction chauffante DANS les jupes. Bah oui, pas con le mec. Non parce que quand même, j’avais pas envie de me les geler. Vu que j’étais pas une fille, la fonction chauffante dans les cuisses ça devait pas être inné quoi. Mais à croire que les jupes c’était que pour les filles. Parce que déjà pour trouver ma taille c’était pas facile, mais alors en plus, aucune fonction chauffante. J’étais destiné à me les peler si jamais ça marchait pas. Tant pis… T’façon ça allait marcher ! Fallait que ça marche parce que j’avais pris un modèle bien court.

J’avais mis du temps à me préparer. J’avais une toute pitite jupe en cuir marron, qui m’arrivait même pas à mi-cuisse quoi, et en haut j’avais mis un débardeur seksy. Mais avant de le mettre, j’avais acheté une fausse poitrine et tout quoi, un truc qu’on pouvait palper parce que je me disais que quitte à être une fille, autant l’être jusqu’au bout, et j’avais mis un truc qui laissait un décolleté de ouf malade. Par-dessus, j’avais quand même pensé à prendre une veste, un truc absolument pas voyant – comprenez jaune avec des paillettes – parce que même si les cuisses chauffaient, je garantissais rien pour les bras.

Bref… C’était pas le tout d’être bien habillé, encore fallait-il s’occuper bien de ses poils ! Et tous ! Alors je vous dis pas, j’ai galéré avec l’épilation à la cire, dans la rue ça me brulait encore les papattes mais j’étais fin prêt. Plus aucun poil sur les gambettes ni sur le torse – ce même s’il était bien couvert par la fausse poitrine – mais pour les cheveux j’avais bien fait grandir mes poils. J’avaisune perruque blondasse qui m’allait à ravir et qui dégoulinait de cheveux sur mes épaules. Avec ça j’avais un beau maquillage, avec du rouge à lèvres, un tantinet de fond de teint, du rose aux joues et surtout quelques traits pour faire ressortir mes yeux : bilan, j’étais prêt !

Alors voilà, je me retrouvais sur l’allée des embrumes à attendre. Attendre quoi ? Rien ! J’étais sorti de chez moi, sur le Chemin de Traverse, et j’avais fait quelques pas. J’étais rentré par là. Et là j’étais congelé sur place. Visiblement je l’avais pas l’option cuisse chauffante… Alors du coup, j’attendais. Et comme j’entendais des bruits de pas et que je claquais des dents, je me demandais comment aurait pu agir une vraie fille… Ou une vraie fille habillée comme moi. Alors je prenais la première idée qui me passait par la tête, et sans même voir sur qui j’allais tomber, je lançais dans la nuit :

« Salut mon mignon ! Tu veux te détendre ce soir !? »

[Pas de réponse depuis le 30 Octobre, le sujet est donc libre. RP avec Francesca O’Rosenvald]


Dernière édition par Hugh Dey le Mar 14 Jan 2014 - 23:20, édité 1 fois
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Re: Sur l'Allée des Embrumes
Francesca O'Rosenvald, le  Mar 14 Jan 2014 - 22:48

Un beau jour s'annonçait ! Car, ce jour là, j'avais décidé de revisiter le chemin de Traverse. Pourquoi ce jour me semblait-il si beau ? Bonne question. Je dirais que c'était sûrement le souvenir de mon premier passage sur ce chemin, qui avait aussi marqué ma découverte du monde magique dans toute sa splendeur, 5 ans plus tôt. Oui, déjà 5 ans... Et je n'y était jamais retourné. Pas même une fois ! Sûrement par manque de temps, pensais-je. Ou, tout simplement, par manque de mobilité... En abordant ce sujet, il était la principale raison de mon grand retour sur l'illustre Chemin. Car oui, aujourd'hui même, j'avais décidé de m'acheter mon premier balais ! Un événement marquant, pour un sorcier. J'avais donc décidé de m'habiller en conséquence : Un pantalon, certes, plutôt large, mais noir et beaucoup plus sobre que ce que je portais habituellement, ainsi qu'une chemise blanche surmonté d'une veste de costume moldu tout aussi noire. J'avais également fixés mes cheveux en arrière avec du gel. Cela me donnait un petit côté important et adulte... J'admirais un instant le résultat dans un miroir, avant de filer en vitesse.

Ne me demandez pas comment j'étais parvenue à me rendre là-bas, pour moi-même cela relève du miracle... Car, ce ne fut pas de la tarte. En effet, j'ai dû braver des bus, des cheminées, des portoloins, et autres gri-gri du genre... pour enfin avoir l'immense privilège de poser un pied au Chemin de Traverse. Mais là, encore, ce ne fût pas simple. La foule était dense et étouffante... Je me trompa de boutique un nombre de fois incalculable ! A tel point que, finalement, je ne savais pu d'où je venais, ni où je partais. Je déambulais totalement au hasard. Mon sens de l'orientation ? Je pouvais lui dire adieux. Ici, c'était la jungle. Et encore, dans la jungle, on peut retrouver certains repères... Et même les bêtes sauvages ne sont pas aussi féroces qu'un groupe de sorciers stressés, pressés, qui doivent faire en vitesse leurs emplettes. Ni plus ni moins, effrayant...
Quand enfin je trouvais la boutique de balais, j'y resta à peine 10 minutes. Le temps de faire un peu le tour du magasin, puis de me rendre compte que les prix étaient totalement au-dessus de mes maigres moyens. Désespérée, mais remontée à bloc, je décida de tenter quelques boutiques d'occasions. J'en fis une... Puis deux... Puis une troisième... Rien.

Au final, je me découvrais en quelques heures passés dans cette foule dense, un nouveau penchant agoraphobe. Suffoquant, suant, il fallait vite que je trouve refuge... Et justement ! J’aperçus, non loin de là, une petite ruelle à l'écart de tout. L'idéal ! Une ruelle peu fréquentée, dans laquelle j'apercevais déjà quelques boutiques. Étant donné l'état des enseignes, cela ne m'aurait pas étonné que je puisse trouver des occasions, dans ce coin. Et notamment, mon tant rêvé balais de seconde main.
Je me précipita donc dans cette rue, le teint pâle, l'air maladif, quelques mèches de mes cheveux échappant à présent à leur prison de gel. Je manqua bien sur de tomber dans ma course, me rattrapant de justesse à un mur. Ironiquement, ce fut en descendant calmement un escalier, juste quelques mettre plus loin, que je fini par dévaler le reste des marches sur mon arrière-train. En me relevant, j'aperçus mon reflet dans une vitrine crasseuse. Pas très glorieux... Les cheveux à demi-plaqué à demi-en bataille, le visage noir de suie par endroit, la chemise complètement de travers, le pantalon couvert de poussière, sans parler de ma veste... Si, à mon départ, je ressemblais à un parfait gentleman, on aurait pu me prendre à cet instant pour un véritable vagabond. Je tenta bien d'arranger quelque chose à mon apparence, mais je vu surprise par un visage qui m'observait de l'autre côté de la vitre. Je sursauta, puis m’empressai de reprendre ma marche.

Je ne comprenais pas très bien où j'avais atterri... Je ne croisais personne, si ce n'est quelques personnages plutôt louche qui me dévisageaient lorsque je leur passais devant. Ce genre de personnage qui faisait froid dans le dos... Je fus soulagé, au bout de quelques instants, de finalement ne plus croiser personne sur plusieurs mètres. Pas le moindre crapaud, pas le moindre chat... Bizarre, non ?
Pourtant, en y repensant, je me demande si les sorcières aux verrues plein le nez et les bossus à l'oeil de verre n'était pas beaucoup plus saint que ce que j'allais croisé, par la suite... Car, l'étrange gigolo que j'allais croiser là n'avait rien de "saint", ça, je peux vous le dire !

Voguant, toujours dans mes pensées, j'avançais donc tranquillement. Après tout, je me croyais déjà perdu. Que pouvait-il m'arriver de pire à présent ? Ça, justement...


- Salut mon mignon ! Tu veux te détendre ce soir !?

Je tournais la tête distraitement, sans trop comprendre qu'on venait de m'adresser la parole. Je tomba alors nez à nez avec la plus étrange créature que je n'avais jamais rencontré de ma vie. Si étrange qu'il me fallut regarder à deux... trois... quatre... bref, ne saurais-je dire combien de fois, avant de définir ce qu'elle était exactement. De toute évidence, c'était une sorcière... Non, que dis-je ! Un sorcier. Oui, même si le déguisement était pour le moins réussi, je savais détecter le sexe d’autrui, ayant moi-même été victime de nombreux malentendu concernant mon sexe... J'étais là, bouche béante, le regard stupide, sans trop savoir quoi faire ou dire...

* C'est un garçon... Un garçon avec une jupe. Mais... P... Pourquoi ? Et... "Mon mignon" ? Que... C'est à moi que... il s'adresse ? *

Certes, j'étais de loin la moins bien placé pour juger. Après tout, n'étais-je pas une femelle, de toute base ? Non. Le plus choquant, c'était sa tenue... Ou peut-être ses mots ? Je sentis le sang affluer à mes joues. Je venais tout juste de me faire appeler "Mon mignon". Aussi étrange que cela puisse vous paraître, je me sentais à la fois gênée, mais comblée. Même si on avait parlé de moi en des termes masculins (au fond, peut-être était-ce ce qui me plaisait le plus ?), quelqu'un m'avait désigné comme "mignon". Je baissais la tête, ne voulant pas montrer mes yeux brillants et mes joues rougissantes.

* Mais... Qu'entend-t-il par "s'amuser" ? * M'interpellais-je soudainement.

- Se... S'... S'amuser ? Bégayais-je, d'une voix mal assurer.

Oui, s'amuser... Pourquoi pas ? Oui, je voulais m'amuser ! Je tenta alors de prendre mon courage à deux mains. Comment faisais ces gens, qui jouait des rôles ? Dans les théâtres, ou alors juste pour s'amuser entre eux... (Drôle de communauté, par ailleurs.) Je me fondis alors dans le rôle d'un mec. Un vrai petit mec !


- Pourquoi pas. Répondis-je de ma voix la plus viril et pleine d'assurance. Comment veux-tu t'amuser ?
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Re: Sur l'Allée des Embrumes
Hugh Dey, le  Jeu 16 Jan 2014 - 21:35

Oulah m*rde alors ! J’aurais peut-être dû regarder sur qui j’allais me jeter avant de faire n’importe quoi. Il était vachement bizarre ce mec ! Enfin euh… C’était un mec hein ? Euh oui. Fin… Peut-être. Je sais pas. T’façon c’était trop tard. Je l’avais appelé mon mignon. Mais peut-être que j’aurais pas dû. Premièrement parce que déjà je savais pas bien si c’était vraiment un mec. Et ensuite, il était drôlement étrange celui-là.

Il était fringué comme un teubé le mec. Genre il avait pas l’air de savoir metre une chemise vu comment elle était de traviole, je crois qu’il s’était pas lavé le pantalon depuis au moins trois mois, pis v’la la coupe de cheveux quoi. D’un côté c’était tellement gras que c’était complètement collé à son crâne, et de l’autre c’était juste complètement mal mis ! Pfff ! Il avait rien à voir avec le nouveau Hugh qu’était tout propre. Bon, certes, je savais que j’étais pas toujours le mieux habillé du monde, et que question cradotitude j’avais pas de leçons à donner… Quand on voyait comment j’étais avant l’hôpital. Oui mais j’avais changé ! Et lui visiblement, il avait besoin de passer dans une émission pour lui apprendre la propreté. Pourtant c’était c*n hein parce qu’il manquait pas de style. Ch’uis sûr qu’avec des fringues bien propre il aurait eu l’air classe.

- Se... S'... S'amuser ?

Oh mais c’est qu’il était timide le choupinet ! Je balançais mes cheveux blonds sur le côté parce qu’ils commençaient à me saouler à venir se coller en plein sur ma tronche, et je m’approchais de lui. Un pas… Argh c’était dur ! Faisait trop froiiiid ! J’essayais d’avoir une belle démarche chaloupée, mais déjà j’étais obligé de marcher sur la pointe des pieds avec les foutus talons que j’avais aux pieds, pis il faisait tellement froid que j’étais sûr de ressembler à un pingouin dansant sur de l’herbe en mangeant une glace. Fin… à rien quoi. Finalement c’était plus facile de dire que je ressemblais à rien qu’à un pingouin-machin-truc parce que l’expression était trop longue. Note pour plus tard : éviter les expressions qui veulent rien dire, si on peut dire « rien » à la place.

Bref, du coup je m’approchais du mec, et je trouvais que de plus près, c’était encore plus difficile de savoir s’il était vraiment un mec ou pas. J’approchais ma main de sa joue même si j’avais peur de toucher parce qu’il y avait de la suie par endroits. Est-ce que, vu que c’était sale, si je touchais ça allait me contaminer ? Est-ce qu’après j’allais me souvenir que j’avais touché sa tronche et que j’allais me laver les mains, ou est-ce que j’allais oublier, et que je me toucherais aussi après, et que du coup j’allais m’en foutre partout sur la tronche et que j’allais peut-être mourir parce que j’avais caressé la joue d’un inconnu qu’est un homme ou peut-être une femme et qu’est crado !? Oh pis m*rde… La crasse ça m’avait pas de mal avant.

- Pourquoi pas. Comment veux-tu t'amuser ?

Ah ouais nan c’est bon. L’avait une voix de mec. C’était bien un mec. Ah c’était cool, c’était un copain ! Ah oui mais euh… moi j’étais une fille. Alors du coup est-ce que ça voulait dire que j’allais être une copine pour lui ? Mais je voulais qu’il sache que j’étais un mec. Mais je pouvais pas quitter mon costume ! Si ça se trouve, la fonction chauffante des cuisses, bah elle venait qu’après, quand on était une vraie fille depuis longtemps ! Ouais bon… je devais rester en fille. Pis t’façon il m’avait demandé comment je voulais m’amuser.

Ah mais c’est vrai ça, comment que je voulais m’amuser ? JOUER ! Non... Attends… Je réfléchis… JOUER ! Mais tais toi donc ! Y a d’autres moyens de s’amuser que de JOUER ! Ouais bon ok c’est booon j’ai compris ! Je vais jouer ! OH OUIII c’est cool les jeux moi je veux jouer ! C’est marrant un jeu ! Tu veux jouer toi ? Moi je veux jouer !? Tu veux jouer à quoi ? A un jeuuuu oui !

J’étais tout excité ! Ca se voyait, je devais presque sautiller sur place, mais pas vraiment en fait parce que je pouvais pas sautiller avec ces chaussures, j’avais trop peur de me péter la cheville. Je joignais mes mains et je poussais un petit cri avec un grand sourire :

« Ouiiiiii ! Euh bah j’te propose un jeu ! Un vrai jeu ! Attention t’es prêêêt !? » Je plaçais une main sous son menton et je le regardais le plus sérieusement du monde : « Je te tiens, tu me tiens, par la barbichetteuuuuh, le premier de nous deux qui rira sera une tapette ! Hé hé ! Moi ch’uis pas une tapette hein ! Fin ch’ais pas… C’est quoi une tapette ? C’est le truc qui sert à taper les mouches nan ? Bon alors des fois je suis une tapette… Fin je l’étais avant. Parce que des fois j’avais des mouches autour de moi. Et je les tuais à mains nues ! Mais le docteur il aime pas quand je tue les animaux. Mais on s’en fiche hein !? C’est des mouches t’façon. T’aimes bien les mouches toi ? »
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Re: Sur l'Allée des Embrumes
Francesca O'Rosenvald, le  Sam 25 Jan 2014 - 10:59

Pourquoi est-ce-que j'avais dis "oui" ? A présent, il aurait pu me demander n'importe quoi. Étrange comme il me paraissait être... Cet homme travesti dégageait, de toute évidence, quelque chose qui déteignait sur moi... Ou peut-être avait-il éveillé en moi le goût de l'aventure ? Je pouvais m'attendre à tout... Et, je pensais m'être mis dans une galère noire. "Jouer" ? Quel genre de "jeu" pouvait-il avoir en tête ? Et si... Et si j'étais tombé sur le pire des psychopathes du monde des sorciers ? L'idée fit naître un frisson en moi, me parcourant tout le long de la colonne vertébrale. Il s'apprêtait à répondre... J'esquissa un geste de recul discret, tout en gardant mon sang froid. Je gardais un visage aussi impassible que possible. Il commençait à ne plus tenir en place. Quel genre de personne pouvait bien se dandiner de la sorte ?
Pourtant, je me sentis presque soulagé lorsque je l'entendu dire...


- Ouiiiiii ! Euh bah j’te propose un jeu ! Un vrai jeu ! Attention t’es prêêêt !?

J'ouvrais d'énormes yeux surpris lorsque je sentis sa main se poser sur mon menton. Comment ? Il s'agissait donc de ce qu'il entendait pas "jeu" ? Bien heureusement pour moi... Mais, je ne parvenais pas à saisir le genre de personnage que j'avais devant moi. C'était un homme, pour sûr... Avec des habits de femme fort osés... Mais le comportement d'une gamine de 6 ans, tout au plus. Déjà, ce ne devait pas être un pervers... Ou, alors, un pervers pédophile ? Quoiqu'il en soit, il me semblait pour le moment que je n'avais pas à le craindre. Cette idée me passa pourtant lorsque j'entendu la suite de son monologue...

- Moi ch’uis pas une tapette hein ! Fin ch’ais pas… C’est quoi une tapette ? C’est le truc qui sert à taper les mouches nan ? Bon alors des fois je suis une tapette… Fin je l’étais avant. Parce que des fois j’avais des mouches autour de moi. Et je les tuais à mains nues ! Mais le docteur il aime pas quand je tue les animaux. Mais on s’en fiche hein !? C’est des mouches t’façon. T’aimes bien les mouches toi ?

Je gardais la bouche ouverte, d'un air très idiot, ne sachant quoi répondre pour le coup. Je retire ce que j'ai dis précédemment : Cet homme EST un psychopathe. Mais, un psychopathe avec l'intelligence d'une gamine peut-il être réellement dangereux ? Ou, peut-être est-il juste un malade mental ? Attendez... De toute les manières, en quoi est-ce censé être rassurant ? Psychopathe ou malade mental... De toute évidence, je n'étais pas dans un climat de sécurité. Ne sachant trop quoi faire, je choisi de vite répondre à ses questions, avant de l'énerver.

- Si j'aime les... ? Euuuh... Non. Honnêtement, qui les aime, ces mouches ? Ha ha ha. Mon rire était mal assuré. Ça vole, ça vient toujours se placer devant ton nez ou s'introduire dans tes oreilles... Les mouches, c'est agaçant.

A la fin de ma phrase, je me sentais un peu plus assurée. Petit à petit, je commençais à entrer dans son jeu. Et cela, plutôt inconsciemment...
Hugh Dey
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Re: Sur l'Allée des Embrumes
Hugh Dey, le  Sam 25 Jan 2014 - 12:51

Le mec il ouvrait la bouche bizarrement. Je savais pas si c’était cette histoire de mouche qui l’avait perturbé mais en tout cas, il était clairement en train de les gober. Fin heureusement là y en avait pas. Mais si y en avait ce serait le cas. En plus c’est dégeu de gober une mouche, surtout si c’est encore vivant. Après ça doit voler dans l’estomac et tout. Hé mais ! Est-ce que quand on dit qu’on a des papillons dans l’estomac c’est pas plutôt des mouches !? Ou alors, c’est parce qu’on gobe des papillons ! Mais ouais mais CARREMENT ! Han la révélation ! Du coup, elle gobait des papillons… Mais quel rapport avec les mouches ? Roh ch’ais pas… T’façon c’est trop compliqué les expressions.

- Si j'aime les... ? Euuuh... Non. Honnêtement, qui les aime, ces mouches ? Ha ha ha.

« T’AS RIGOLÉ T’ES UNE TAPETTE ! »

- Ça vole, ça vient toujours se placer devant ton nez ou s'introduire dans tes oreilles... Les mouches, c'est agaçant.

J’avais ouvert de grands yeux et je l’avais même coupé en le pointant du doigt. On me la faisait pas à moi ! C’était pas parce qu’il parlait que j’allais oublier de lui dire qu’il avait perdu et que c’était lui la tapette. Mouhahahah ! Alors bon du coup après j’écoutais quand même ce qu’il disait hein c’était pas le problème…

D’ailleurs il avait raison. D’ailleurs du coup je comprenais pas pourquoi il avait voulu gober des mouches – ou des papillons – s’il se rendait compte que les mouches c’était le truc le plus agaçant du monde tu vois ! Il se plaignait que ça venait toujours dans des endroits pas très adaptés, mais si c’est comme ça, t’as qu’à fermer ta bouche aussi ! Ou boucher ton nez et tes oreilles ! Voilà comme ça le problème est réglé ! Nan mais c’est qu’il était pas logique en plus, moi ça commençait à m’énerver hein ! Du coup je levais les yeux au ciel et je soupirais parce que ça m’agaçait ce truc. Sérieux, pas capable d’avoir une discussion deux minutes avec quelqu’un sans qu’il comprenne rien à la vie.

Bon du coup fallait quand même que je lui fasse faire la tapette parce que sinon ça allait pas aller. Il allait me prendre pour un dégonflé si je lui disais juste que c’était une tapette et que je lui faisais pas faire. Alors du coup, sans même lui demander son accord, je lui prenais le poignet et je l’entraînais en courant à moitié vers des poubelles. A moitié parce que j’avais des talons et c’était pas facile. Mais ça va, elles étaient pas très loin quand même.

« On va trouver des mouches du coup ! Pis tu vas les écraser ! »

Mon sourire bien débile était revenu se coller sur ma tronche. Voilà, j’allais mieux t’façon… Depuis que j’avais décidé de me dire que s’il était pas logique c’était pas de ma faute. Bref. Du coup, j’ouvrais une benne pis je prenais un gros sac et je lui balançais dessus. Je savais pas bien s’il se l’était pris ou quoi, t’façon c’était pas gênant, c’était pas sur moi. J’en sortais un autre et je lui envoyais, mais j’avais pas vu qu’en fait, il était percé… Du coup y a plein d’ordures qui volaient partout autour de nous et se prenaient dans ma magnifique perruque blonde.

« Ooooh regarde ! C’est joli ! On dirait c’est Noël et y neige ! T’aimes bien la neige diiiis ? Moi j’aime bien parce que dans la neige y a pas de mouche, mais dans celle-là y en a ! Alors tape ! TAPE ! »
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