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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Pré-au-Lard ~¤~ :: Rues de Pré-au-Lard
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Sur la place de Pré-Au-Lard
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Elenna Benson
Poufsouffle
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Re: Sur la place de Pré-Au-Lard

Message par : Elenna Benson, Sam 30 Avr 2016 - 1:06


Rp unique en réponse à Léo


Votre ombre n'éteint pas le feu.


E
lenna laissa échapper un grognement. C’était donc ça le nouveau truc des Mangemorts ? Placarder des affiches partout qui polluaient et qui rendaient le paysage encore plus moche ? Avaient-ils ne serait-ce que songer au réchauffement climatique, à la faim dans le monde ou à la mort des ours polaires ? C’était un sacrilège que de faire subir cela à la planète, de telles mocheries. Mais non, ils ne pensaient pas à tout cela. Soit ils étaient trop bêtes, soit ils étaient trop égoïstes, ou les deux. Après tout, leur petit monde tournait autour d’eux et de personne d’autres, même pas de leurs camarades sorciers, ils étaient juste pour ceux qui se plaisaient à s’appeler des « sangs-purs » même si la terre entière savait que maintenant, aucun sang n’était plus pure, du moins pas comme ils l’entendaient.

La jeune femme était aux aguets depuis quelques jours, des affiches mangemoresques fleurissaient de partout et les membres de l’Ordre du Phénix ainsi que leurs alliées s’afféraient à les saccager les unes après les autres. Voilà qui ne devait pas plaire aux vilains mages noirs. Mais elle s’en fichait, au contraire, c’était une façon de se battre bien moins violente que de s’attaquer à des enfants dans Poudlard. Ce qui contrariait plus la louve c’était que les masqués semblaient avoir autant d’alliés qu’eux et qu’ils faisaient malgré tout un très bon boulot, ou alors ils étaient hyper productifs et s’afféraient à placarder partout sans aide extérieure, mais vu le titre de la pancarte, ils recrutaient.

Rentrant chez elle, la demoiselle fit la rencontre d’une nouvelle affiche. Pré-au-Lard était la cible du moment à priori, quel serait le prochain endroit, Poudlard ? Des milliers de questions se bousculaient dans la tête blanche mais elle se mit au travail tout-de-même, modifiant l’affiche comme elle l’avait fait avec l’autre…


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Trevor Le Dragon
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Re: Sur la place de Pré-Au-Lard

Message par : Trevor Le Dragon, Dim 1 Mai 2016 - 1:30


Et BIIIIIIM. Une flèche dans c’te p*tain d’horloge tiqueuse. Fini les tic tac énervant, fini le temps qui s’écoulait bien trop lentement. Plus de seconde comptée, plus de stress qui augmentait, plus de poids sur les épaules. Le Mangemort semblait la jouer fair play, il décida de débarrasser le plancher, laisser les personnages seuls, en-dessous d’une marque signature dans le ciel. Ele illuminait de sa sombre lumière la nuit. Trevor soupira, faible son se perdant dans le crac sonore qui résonna lorsque leur agresseur transplana. De rugueux souvenirs chatouillèrent sa mémoire, comme le vrombissement incessant de centaine de mouches.

Trevor frissonna.

Il avait pas froid, juste peur. Peur de pas avoir trouvé de quoi protéger la petite. Peur que quelque chose de plus grave ne lui soit arrivé. Il était dégoûté, aussi. Révulsé par l’idée qu’une si jeune élève ait dû faire face si tôt à l’ennemi du monde sorcier. Bonjour, je suis le mal. Bim bam un p’tit sort. Au revoir. Juste pour lui faire comprendre que la vie était pas tout le temps rose, qu'elle était pas parfumée à l'eau infusée, qu'on mangeait pas que des dragées surprise. Une p'tite attaque juste pour faire ch*er, en fait. Parce qu'elle avait pas été très dévastatrice. Simplement pour faire ch*er. Pour rappeler à Trevor que lui-même avait été manipulé par ces créatures sombres.

Il shoota dans un caillou, les poignets crispés, les ongles enfoncés dans les paumes. La petite voulait savoir ce qu’était la signature. Elle avait pas l’air de se douter de quoi que ce soit. Trevor la regarda, l’air troublé, l’air gêné. Fallait-il lui dire ? Ou la laisser penser que ce n’était qu’une personne au hasard, p’t’être un bourré au tempérament agressif ? La laisser dans l'ignorance, dans un monde plus joli.
Regard fuyant, cerveau surchauffant.
Il aurait voulu savoir, lui. Alors pourquoi lui mentir ?

« C’était, heu… On devrait peut-être avancer en même temps, » Trevor la poussa doucement sur le chemin. « Cette marque, c’est… celle des Mangemort. »

Il fit une pause, hésitant. Il regarda au loin, fuyant. Il fallait qu’il ramène la petite à Poudlard au plus tôt. Ça s’trouve, l’autre méchant avait ramené des potes. Il ne fallait pas prendre de risques, pas maintenant. C’était pas le moment. C’était pas une blague.

« C’était un Mangemort. »


Dernière édition par Trevor Le Dragon le Sam 24 Sep 2016 - 15:10, édité 1 fois
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Harmony Lin
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Re: Sur la place de Pré-Au-Lard

Message par : Harmony Lin, Sam 7 Mai 2016 - 17:36


Après qu'Harmony ait posé sa question, Trevor eu l'air gêné. Bah quoi ?! C'était si troublant que ça sa question ? Il n'osait même plus la regarde en face alors qu'elle, au contraire, cherchait son regard, curieuse. Puis, tout à coup, il dit :

- C’était, heu… On devrait peut-être avancer en même temps.
Cette marque, c’est… celle des Mangemort. continua-t-il en la poussant légèrement sur le chemin.

Harmony pâlit. Les Mangemorts... Elle avait lu ça dans un livre, elle ne savait plus lequel. Mais la description de ces gens lui avait fait froid dans le dos... Et c'était cette marque que l'homme avait mise dans le ciel..? Mais alors ?! La Serdaigle regarda alors brusquement son chevalier servant, cherchant à voir si la conclusion de ses réflexions était vrai ou non. Mais celui-ci la fuyait du regard et continuait de marcher, sans dire un mot. Puis, dans la nuit noire, alors que la jeune fille le regardait encore pour avoir sa réponse, il annonça :

- C’était un Mangemort.


Son regard se perdit dans le vide devant elle. Ils avaient affrontés un Mangemort... Et ils avaient survécu... Grâce à Trevor. Sans ça, elle aurait pu mourir ! Un frisson la parcouru. Deux fois sauvée en une soirée par un homme qu'elle ne connaissait pas. C’était vraiment son porte-chance ce soir. S'arrêtant quelques secondes, elle murmura alors :

- Merci de m'avoir sauvé du Mangemort... Et de l'homme avant. Sans vous, je serais sans doute morte...

Et puis, elle recommença à marcher. Poudlard était proche, elle reconnaissait les environs. Il serait bientôt temps de se quitter, de quitter son sauveur. Elle voulait lui demander la façon dont elle pouvait le revoir, au moins lui offrir quelque chose pour le remercier... Mais n'osa pas. Peut-être une fois arrivé au portail de Poudlard ?!
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Re: Sur la place de Pré-Au-Lard

Message par : Trevor Le Dragon, Lun 6 Juin 2016 - 4:18


Preux chevalier, c’est ainsi qu’il était désormais désigné. C’est ainsi qu’on appelait le personnage. Personnage de cette pièce de théâtre en conte de fée. Ils n'étaient pas morts, ils étaient sains et saufs. Des petits poussins secoués par la vie. Des petits poussins jaune-paillette, au doux duvet et pattes qui picotent.

L’autre personnage le remercie. Le chevalier incline sa tête dans un mouvement respectueux. Il avait l’air sévère, inquiet. Il sentait ses idées et ses pensées se mélanger, alors que son cerveau bouge, bouge, tangue, secoué. Il la regarde en avançant  dans la nuit. Il sentait une sorte de fil les relier. Que se serait-il passé s’il ne l’avait pas croisée ? Il ne voulait pas y penser.

Le décor se mouvait autour d’eux. Ou bien était-ce eux qui avançaient ? Trevor n’en savait trop rien. Il mélange les couleurs, les différentes teintes de noir, de foncé. Les bruits de la nuit, le calme inquiétant qui régnait depuis le départ de l’antagoniste. Silence radio. Bzz bzz, grésillement. Bzz bzz, insecte. Grillons dans la nuit.

Trevor reconnaît le chemin. Il l’a déjà arpenté, avec ses longues jambes de sauterelle. Il le reconnaît avec l’espoir d’un jour redevenir petit. C'était bien d'être petit. Il voulait la bonne taille. Celle qui allait avec son esprit d’enfant. Il voulait être aussi grand qu’une fourmi. Aussi petit qu’une étoile. Haut comme trois têtes de libellule.

Les personnages arrivent, ils ont complété leur quête. Comme dans chaque pièce, un autre, deux autres personnages se sont ajoutés. Ils ne voulaient que s’amuser. Les tuer, ça serait pour la prochaine fois. Trevor, Harmony. Ils étaient en fait comme des petites fourmis. Des insectes que les enfants s'amusent à décapiter, démembrer. Juste pour rigoler. Juste pour rigoler…

Il se tourne, le dragon. Le chevalier. Il fait une révérence devant la petite, puis lui sourit. Sourire gentil. Sourire Trevor. Elle est pas morte. Il ne sourit pas à un cadavre. Il ne marche pas avec un squelette. Elle est bel et bien vivante.

« Tu n’as pas à me remercier, Harmony. N’importe qui t'aurait sauvée, comme n'importe qui t’avait attaquée. C’est le hasard, c’est comme ça. Le hasard et le destin. Les deux sont entrelacés dans un noeud bien serré. Ils forment à eux deux la vie. C’est comme ça, c’est tout. »

Il aurait mieux fait de se taire. Ça ne lui allait pas les monologue. Ça ne lui allait pas la parole. Garde la bouche fermée la prochaine fois. Garde la bouche fermée et regarde les étoiles, là-haut. Regarde les briller et te guider ailleurs, une fois que la petite aura franchi le portail de l'école.


Dernière édition par Trevor Le Dragon le Sam 24 Sep 2016 - 15:10, édité 1 fois
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Harmony Lin
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Re: Sur la place de Pré-Au-Lard

Message par : Harmony Lin, Mer 8 Juin 2016 - 11:39


Mouvement de la tête. Si chevaleresque. Si respectueux. Trevor est vraiment un chevalier. Son chevalier. Son sauveur. Air sévère et inquiet sur son visage cependant. Mais Harmony ne le voit pas. La nuit ne lui fait plus peur à présent. Il l'a sauvé. Elle a échappé à deux personnes mal intentionnées grâce à lui.

Ils de déplacent. Se rapprochent de Poudlard. Sécurité. Quoi qu'elle est aussi en sécurité avec lui. Elle va bientôt pouvoir se poser. Elle passera sans doute dans les cuisines pour essayer de trouver un petit quelque chose à se mettre sous la dent car la rencontre avec les deux hommes l'a retardé. L'heure du dîner est passée. Silence. Seul le bruit des insectes résonne dans le village si animé en journée.

Marche mécanique. Harmony ne sait pas quoi dire. Elle se contente d'avancer, en silence. Sourire sur le visage. Trevor est avec elle. Il ne lui arrivera plus rien. Puis, le portail de Poudlard se dresse enfin dans leur champ de vision. C'est la fin. Il va falloir quitter le chevalier. Le sauveur. Révérence de sa part. Sourire lui étant adressé. Les yeux de la brunette sont rieurs. Elle fait une révérence à son tour. Un sourire adressé au jeune homme. Sourire vrai. Sourire de remerciement.

- Tu n’as pas à me remercier, Harmony. N’importe qui t'aurait sauvée, comme n'importe qui t’avait attaquée. C’est le hasard, c’est comme ça. Le hasard et le destin. Les deux sont entrelacés dans un noeud bien serré. Ils forment à eux deux la vie. C’est comme ça, c’est tout.

Peut être que n'importe qui l'aurait fait mais c'est lui qui était là. C'est donc lui son chevalier. C'est lui qu'elle remercie. Le hasard et le destin qui, entrelacés, forment la vie. Harmony aime bien cette phrase. C'est poétique. C'est beau. Sourire, à nouveau. Trevor lève la tête, regarde les étoiles. La Serdaigle aimerait le faire aussi mais il faut partir. Couvre-feu oblige. Elle a déjà bien trop trainé. Dernier regard. Dernières paroles.

- Le hasard et le destin ont bien fait les choses alors ! J'espère vous revoir un jour, preux chevalier.

Dernière plaisanterie. Quoi que pas tant que ça en fait. Harmony espère bien le recroiser un jour. Son sauveur. Elle avance, ouvre le portail et s'y engouffre. Poudlard, maison, sécurité. Et tandis qu'elle avance vers le château, elle se retourne une dernière fois. Merci, mon chevalier...

[Fin du RP]
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Re: Sur la place de Pré-Au-Lard

Message par : Leo Keats Gold, Jeu 16 Juin 2016 - 13:41


RP wtf avec Lïnwe Felagünd
Musique


Tac, tac, tac, tac,
Danse moyen-âgeuse,
Un coup à droite,
Un à gauche,
Tac, tac, tac, tac.
Tourner, tourner.
Poc, poc.
Les pieds sur les pavés.


Tic, tac sous tes orteils, contact froid de la pierre. Chaleureuse morsure à travers la semelle. C'est drôle une pierre, c'est dur, c'est mou, un peu contradictoire. C'est jeune, lisse. Mais vieux aussi, des générations d'orteils qui l'écrase. Pauvre petite pierre. Poc, poc, sous tes semelles. T'aime ? Un peu quand même. Pantin désarticulé qui foule les allées. Alors que ça tourne, délicieusement, et ça sonne ding, ding, ding. Amélie n'est pas là, mais t'en as pas besoin pour être bien. C'est Montmartre derrière tes paupières, l’accordéon en fanfare dans la tête, dans l'épaule. Pauls. Par-ci, par-là, du bonheur à la cuillère. Mais pas écœurant, c'est pas du chocolat. Du bonheur, du vrai. Ni sucré, ni salé. T'attends juste ton photomaton à toi, ta photo, ton mystère. Puis ton mec en vélo.

T'as les plumes qui volent autour de ta tête Keats, des étoiles dans les cheveux, à moins que ce ne soit dans les yeux. Tu n'sais pas, tu jacasses. Tu avances, Poc, poc, danse invisible du guignol. Trois p'tits coups de bâtons et t'es reparti. Tu chantonnes, tu connais plus les paroles, alors tu dis n'importe quoi. Ça n'a ni queue ni bête. Tête à poil. Poil aux cil. Faut que t'arrêtes. Dis moi de me stopper des fois, t'es pas chez Poulain, le monde n'est pas tout beau tout jaune.

Poc, poc, poc.

Un peu saoul, toujours. Mais ivre d'autre chose aussi ce soir. Ivre de livre, ivre de vivre, de danser dans ta tête, de tes pieds sur les pavés. Au diable l'puant poisson. Fini l'ordre des saumons. La vie en rose c'est fini. C'est pas jaune amélie non plus. C'est toi au commande ce soir Keats, c'est toi l'artiste. Alors un coup d'peru sur la gauche pour faire plaisir à Hughie, un coup de violet sur la droite, et toi tu brilles, Lie De Vin, bordeaux, kaki. Qu'est-ce que c'est moche, le mots kakis, du kiki mis en A. Mais toi tu ne sais pas.

Tu kakises ce soir,
Tu colores,
Picasso des ruelles.
Tu vas leur mettre la fenêtre à la porte.
 

T'es toujours aussi beau Keats. De l’intérieur, même schéma, de l’extérieur tu payes pas d'mine, mais tu t'en fous. Vivons aveugle, y a toujours un poulain pour faire traverser l'avenue.


Dernière édition par Leo Keats le Jeu 28 Juil 2016 - 18:34, édité 1 fois
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Lïnwe Felagünd
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Re: Sur la place de Pré-Au-Lard

Message par : Lïnwe Felagünd, Mar 21 Juin 2016 - 0:54


Too much.
[PV Daddy]

Au top la musique.

On a parlé d'un poulain ? En voici un. Perdu. Dans les méandres des avenues. Laissé là dans la rue. Un orphelin brisé. Sur un trottoir délavé. Quelques pavés cassés et une marre de poussières d'antan. Des étoiles du passé, souvenirs inexistants. Des étoiles oubliées. Noires. Perdues dans les allées. Des artères parfois bouchées par des déchets. La vie en est un. Un drôle de plaisantin. Elle nous trahit, nous hait, nous aime. Et ceci, dans une valse certaine. Sereine. Malsaine.

Lïnwe avait mal ce soir. Il voulait sortir. Sortir de cette vérité. Ce trop plein de réalisme. Cette lune était pâle. Bien trop pâle. Et perdait de sa lucidité. Comme le peintre en perd sa couleur. Le poète sa plume. Le musicien sa muse. L'artiste la création. Cette lueur éphémère, le temps d'un soir. Qu'il ne faut pas perdre. Oh non. Qu'il ne faut perdre pour rien au monde. A la place, des lampadaires s'allumaient. Éclairant le bourg. Éclairant son cœur et ses pensées. Subtilisées par cette nouvelle idée.

Fixe.
Ce mur de brique
Fixe.
Ce toit oblique
Fixe.
Ce bel oiseau
De malheur
Qu'est la nuit
Au fond de ton cœur
Bleui par la peur
Fixe.
Regarde-toi
Dans la vitre brisée
Enfouie par l'ardeur
D'une subsistance intérieure
Qu'est le mot
Idée.

Le garçon perd de son ardeur. Remplacée par cette nouvelle animosité. Il lui fallait survivre. On lui avait donné de quoi se nourrir. Il avait demandé à ce qu'il ne soit sans craintes. On lui avait donné de quoi s'endormir. Flancher n'était plus un problème. L'autre était là pour le rattraper.

Nourrissez-le
avant qu'il se noie
Mort étouffé
par ces vertus inhalés
De cette mort étouffée
naît la nouvelle personnalité
ce Moi mal-aimé
plus fort que ce minois bien-aimé.

Il marchait. Sans s'arrêter. Sans se presser. Sans prêter attention à cette porte défoncée. Ce chat potelé. Ce couple trop laid. A ces rats qui se promenaient. Sans prêter attention à la personne qu'il venait de bousculer. T'es qui toi ? Un con. Ivrogne. Sans charisme. Un peu de bave sur la moustache. Trop lent pour comprendre. Trop vieux pour apprendre. Mais qui dansait. Sur la place de Pré-au-Lard. Wait. Vous avez dit : sans charisme ? On la tient. C'est notre flamme. « Hmpf... L..eo ? L'arrive même pas à le reconnaître. Cette soirée est... une idée fixe.

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Leo Keats Gold
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Re: Sur la place de Pré-Au-Lard

Message par : Leo Keats Gold, Mer 22 Juin 2016 - 17:04




Le dessus du monde,
Son étoffe,
Tu sais, celle que tu sens au bout de tes phalanges.
Enfin.
Que tu arrives à caresser, pour la première fois,
Depuis des heures,
Des mois,
Des années.
Parce que pour une fois,
Le monstre,
Le ''ça''.
Il s'est endormi.
Tu le berces, de ton ventre qui soulève, abaisse,
Quand tu inspires, expires, soupires.


Planer te donne l'impression d'éloigner le danger.
Alors tu voles, voltiges.
Tu survoles l'existence,
L'essence.
Que tu effleures de la pointe de tes orteils,
Ta forme qui s’emboîte encore avec tout ça,
Le monde,
Ton esprit cherche encore sa place dans le puzzle funambule,
Mais t'as compris, ce n'est pas le monde qui n'est pas fait pour toi Keats.
C'est plus que tu ne sais t'y adapter.
Vertige, ur ton fil, au dessus,
Tu tangues, un pied arpès l'autre.
La pas moins sûr,
L'appui qui tremble, ondule, tente de te désarçonner.
Mais tu t'accroches, la main verte,
Qui t'attrape le poignet,
Et serre, serre, serre.
Ça te fait mal, c'est pas facile.  

Cinq ans de peur dans ton ventre, ça laisse des traces,
Défaire les nœuds, désemmêler, tout recoiffer, repeingner.
Mater la bête, qu'elle aille coucher, se nicher, bien loin de ton ventre, en boule.
Y a encore du chemin, mais tu as le premier gravier.


Alors tu danses, derrière tes iris azurées,
Bleus océans dans lequel tu tournages,
Alors qu'à l'exterieur tu n'as que l'air d'un pantin qui titube.
Tes pieds qui battent la mesure à plein de temps sur les pavés,
D'une valse imparfaite.
De celle que tu décides,
Que tu danses et dirige.
Un temps de trop,
Un temps de moins.
Dans tous les cas ça tourne et vire.

La place t’apparaît comme emplie de danseurs de ballet,
Qui tournoient dans tous les sens,
Sur le rythme des trois pulsations de ta poitrine,
Du tempo qui bat contre tes tempes.


T'as un peu l'impression qu'elle t'est vitale cette danse,
Que tu ne pourrait faire sans,
Sauf que tu ne la vois que lorsque tu es assez haut,
Pour tout voir, dominer,
Diriger,
Profiter.
Vertige-voltige.

Alors tu danses, et ne partage pas ta vue.
Tu ne partageras plus ton monde non plus.
Tu as vu ce que ça a donné avec Ailyne,
Deux âmes qui s'enlacent, s'ouvrent, se découvrent,
C'était parfait.
Regarde où tu en es.
Plus jamais.


Un albatros qui fend la foule,
Survoles la scène de voltige,
Ses ailes majestueuses,
Ne l'empêche pas de marcher celui-ci.
Il s'approche un peu vite,
Ne danse pas vraiment,
Et s'écrase contre ton épaule,
Tu t'arrêtes de danser,
Tu t'arrêtes de voler,
Tu t'arrêtes de rêver,
Tu continues de rêver.

« Hmpf... L..eo ? »

La petite partie de toi qui danser encore au fond de toi, elle trébuche,
Elle s'étale.
Tu reviens rapidement, un peu, à toi.
Rejoindre tes yeux, le monde,
Chasser les rêves,
Non, non, non,
Tu fais chier.


« Hurmph ? »

Nage, nage, jusqu'au rivage,
Tu es en nages, divagues,
La terre, du bout des doigts,
Sans prise,
Sans accroc,
Frapper d'estoc,
Trop loin,
Tu dérives, le long de la berge sans revenir.
Tu aperçois une tête blonde en haut de la colline,
Si loin, si proche,
Si haute,
Si basse.
Reviens.
Mirage.

« T'es qui toi ? Je te connais non ?
Je ne me souviens de rien, rien, rien.
C'est tout vide. »




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Lïnwe Felagünd
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Re: Sur la place de Pré-Au-Lard

Message par : Lïnwe Felagünd, Sam 25 Juin 2016 - 18:53



C'est l'histoire d'un enfant
se promenant aux champs
champs des villes
plein de vie
de rats morts
et d'ovni.

Oui, cet ovni. Comme celui-ci. Droit. Devant. Comme un piquet. Un bon spécimen. Cet homme à l'allure burlesque. Se perdant dans sa moustache, sa barbe, ses broussailles. Le gamin s'approche, à l'aveuglette. Cherchant à tâtons. Des milliers de guêpes. Et cette trouvaille. Gelée royale, au délice surprenant. Il s'en régale. L'oubli. Oublier quoi ? Je ne sais plus. Oublier, c'est oublié. Se dévitaliser. Un instant. Se déshumaniser, pour un moment. Oublier, cet oubli. Comme un réflexe. Qui devient tique. Et toque. Plic. Ploc.

« T'es qui toi ? Je te connais non ?
Je ne me souviens de rien, rien, rien.
C'est tout vide. »


Cet homme, à l'allure baroque. A perdu la tête. Lui aussi, a oublié. Il a ce regard vide. D'un détraqué. Enfermé. Prisonnier. Qu'on aurait matraqué. Arrangé, en une seule idée. L'idée fixe. Qui casse les rêves, les murs de briques qu'on élève. Tout autour de soi. Petit, grand. Endormi, vigilant. A perdre haleine, ou les dents. Il est là, cet homme. Entre ce caniveau et trois pavés. Entre la vie et la mort. Parce qu'oublié. Le visage émacié. La paresse d'antan effacée. Cet homme. Est ravagé. Et ses yeux-là, qui perdent de leur vitalité. Ses iris éraillées par la folie. Le regard vide, de cet homme oublié.

Quatre mains
enlacées
oubliées de cette vie
dépassée

Quelle est cette
place
dépravée
où s'élance
cet albatros noyé
pourchassé par
cette pensée
oubliée

Leo.
« Leo... »
Leo. Ce crétin.
« Ce crétin... Cet homme... Je, je suis Lïnwe. Comment oublier ? » Comment oublier, cet homme là ? Qui lui avait tout donné. Tout avoué, pas tout à fait. Se rappeler, ou mourir étouffé. Suffocation amer de la mer, d'une mère. Cet homme là, avec qui il avait tout partagé. Et tout oublié. Le temps de quelques années. Mais il fallait revenir à la réalité. Arrêter de rêver. Sortir de cette torpeur. De cette horreur. D'oublier. De tout oublier. Avant de mourir, étouffé. Résister, nager. Rejoindre la rive. Qu'on avait bâtit pendant des années. Et ne pas oublier.

Quatre mains
enlacées
oubliées de cette vie
dépassée

Quelle est cette
place
dépravée
où s'élance
cet albatros noyé
pourchassé par
cette pensée
oubliée

Cet homme.


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Leo Keats Gold
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Re: Sur la place de Pré-Au-Lard

Message par : Leo Keats Gold, Sam 25 Juin 2016 - 20:07



Elle s'éloigne, l'image,
L'icone,
T'arrives plus à percevoir son visage,
Mirage.
Tu luttes pourtant, pour te rappeler,
Arrêter d'oublier.
Tu cherches désespérement une aspérité du bout des doigts, un truc à quoi te rapprocher,
Tu veux crier, hurler, gueuler. AIDEZ-MOI.
Mais tu n'y arrives pas,
Parce que tu t'éloignes, sans arrêt, de la réalité,
Tu contemples, tu observes,
Mais tu t'évapores, un peu plus chaque jour.
Des automatismes, c'est tout ce que tu es.
Une enveloppe vide qui fait, pas par envie,
Mais parce que c'est une machine.
Laisser pour compte.
Tu n'arrives même plus à crier,
"Rattrape moi".
Dans une part de ton crâne, tu sais bien que c'est Lïnwe qui se tient devant toi, qu'il ne devrait pas te voir comme ça.
Mais cette partie est éteinte, endormie.
L'autre a pris le dessus,
L'oubliée,
La mal-aimée,
Celle qui te fais danser. Alors que tu n'en as plus rien à carrer des ballets.
Que tu veux juste rire, sourire, manger, dormir.
Vivre une vie des plus banales, loin de ses souvenirs en grammes
Du sachet de ta poche,
De la bouteille de ta main.
Les pavés ont arrêtés de danser.
Ta tête a arrêté de tourner.
Parce qu'encore une fois tu laisses le rivage s'éloigner,
Le sable s'éloigner de sous tes pieds,
Et la houle t'emporter.
La chevelure blonde qui au loin disparaît.


« Leo... »

Du fond de ton crâne tu grognes,
Tu sais qu'on t'appelle,
Mais tu ne reviens pas,
Tu nages à contre-courant,
Mais ça ne fonctionne pas.
Tu appelles,
Mais ça ne marche pas.
Tu cries intérieurement alors que tu vois la chevelure s'éloigner.
Tiens moi, conn*rd.
Me lâche pas.
Et puis reviens.
Viens te baigner avec moi.
On a pas pieds,
On se laisse flotter.
Laisse toi porter fils.  


« Ce crétin... Cet homme... Je, je suis Lïnwe. Comment oublier ? »

Lïnwe. Lïnwe. Lïnwe.
Ça te dit quelque chose.
Ça t'amène un goût d'enfance dans la bouche.
Tu le connais,
Tu le sais.
Mais tu n'arrives pas à te rappeler.
Parce que t'es parti trop loin ce soir.
Tu savais que ça arriverais,
Tu as trop consommé.
Et les autres danseurs sur la mer que tu congédies d'un battement de cil.
Il ne reste que l'enfant et toi.
L'albatros et le pécheur.
Le marin.
Ris toi bien de l'archer gamin.
Pas sûr que tu le puisses encore longtemps.
Et Keats qui continue de flotter.
De nager.
Il n'y arrivera pas.

Alors j'ouvre la bouche, sors des mots que je ne pensais pas te dire de si tôt Lïn.
J'ai honte que tu me vois ainsi.
Si tu savais.
Tout ce que je te cache.
 

- Ton nom me dit quelque chose. J'crois que j'te connais.
Tu veux boire Lïnwe ?
Je partage si tu veux.
Le ciel n'est pas beau ce soir. C'est pas drôle tout seul dans l'eau.

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Lïnwe Felagünd
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Re: Sur la place de Pré-Au-Lard

Message par : Lïnwe Felagünd, Lun 27 Juin 2016 - 1:23



Cette enfance effacée te rend presque fou. Fou à lier. Fou allié. T'es con, d'avoir fait tout ça. D'en être arrivé là. A vrai dire, tu n'as jamais été très doué pour réfléchir. Tu as perdu, Keats. Et tu ne pourras plus jamais gagner. C'en est fini de toi. Le plus triste, c'est que Lïnwe prend le même chemin. Le tien. Et ça fait mal. Aftermath. On perd des bouts en chemin. C'est une pente dangereuse dans laquelle vous vous rendez tous les deux. Mais c'est peut-être le seul moyen de se soulager. De s'évader. Voyager. Partir. Loin d'ici. De cette vie parfaitement défaite. De cette cadence imparfaite. Qui sonne faux. Des oreilles jusqu'au cerveau. Qu'on en perd la raison. Leo, lui, l'a déjà perdue. Et l'autre résiste, encore un peu. C'est un jeu. Il trouve ça pas si mauvais. Ne s'en rend même pas compte. Mais elle l'attaque, le ronge. Le bouffe. C'est encore plus douloureux. Leo, lui, a tout perdu. D'un coup. C'est complètement con. Et ça l'arrange.

Ce furent deux marins
au parfum jadis coquin
une baignoire
de lait
devenue sang
avec le temps
et vide
depuis quelques temps.

Ce furent deux amis
le vent les a emportés
chacun d'un côté
l'un s'est échoué
sur le rivage
abandonné
perdu
et sans nouvelles
l'autre s'est construit un radeau
avec sa tête
dans sa tête
pour survivre
de cette illusion trop réelle
de cette tempête officielle.

Ce furent deux frères
divisés par la mer
et retrouvés par la terre
de cette vermeille couleur
qu'est leur sang
coulant dans leurs veines
comme deux frères.

Ils se sont volatilisé
le premier en oiseau
volant en toute liberté
le second en pêcheur
pêcheur de rêves
allant à la chasse
chasse onirique
de cet oiseau
de malheur
empirique.

« Ton nom me dit quelque chose. J'crois que j'te connais.
Tu veux boire Lïnwe ?
Je partage si tu veux.
Le ciel n'est pas beau ce soir. C'est pas drôle tout seul dans l'eau. »


Il sort enfin la tête, hors de l'eau. Celle du jeunot est en train d'éclater. D'imploser. Il s'passe beaucoup de choses. Trop d'informations d'un coup. Un combat déjà perdu d'avance. Et le plus vieux lui propose de boire. Se soulager. Voyager. Partir. Loin d'ici. Accepte. C'est un cadeau. On ne refuse pas. Et pars. Pars. Avec lui.

L'irlandais tremble. Tremble de confusion. Devant ce spectacle. Digne d'un molière ou d'un corneille. Il a enfin une chance. Une chance de partir, avec lui. Mettre sa petite boîte de côté. L'enterrer. La noyer. Parce qu'on ne peut l'ouvrir. S'il te plaît. Toi, reste avec moi.

Il supplie
cette chose
mi-vivante
ce tableau de couleurs
mortes
comme la mer
les vagues
qui les ont séparés
les ont perdus
dans ce torrent
d'oublis.

Ils disent quelque chose
qu'on ne peut entendre
trop loin
pour les surprendre.

Et ensemble
ils s'en vont au vent
prennent ce même chemin
chemin d'eau
sans une éclaboussure
morsure.

Insensibles
à cette allure
le poison est déjà là
trop tard.

Et sur la rive
deux boîtes
qu'on ne peut ouvrir
on en a peur
balayés par l'orage
on n'en veut plus
les oublier
comme on les a tous oublié.

Ces deux boîtes
qui nous ont fait mal
qui nous font mal
des pleurs
des tiraillements
des douleurs
et des envies
d'en finir.

Se retrouver. Oublier.
Les oublier, ces boîtes
perles de lait.
Souvenir d'un passé terrifié
par cet Enfer qu'est la vie.

Ne pars pas. S'il te plaît. Reste avec moi.... reste, je ne veux pas te perdre.
Reste.
Ici, ou là-bas.
Avec moi.

Bois.


Alors, il prend la bouteille de son Exemple. Il n'a jamais bu auparavant. Et c'est trop tard pour l'arrêter. Ce n'est plus... cette personne. L'âme souillée, Dorian, prend le dessus. Le poison est déjà là. Trop tard. Le goulet déjà ouvert, il n'a qu'à verser ses quelques gouttes dans sa bouche. Rassasier son instinct, sa vie, échangée avec le Diable.

Ouh-
              la.

Trinquons.
Trinquons à cette retrouvaille.
Cette santé retrouvée.
Et écoutons.
Écoutons ce silence.
Le silence qui se joint à eux.
The Sound of Silence.

L'hydromel brûle la gorge. Il en a peut-être trop pris d'un coup. Mais ce n'est pas grave. Il en redemande. Et le goût y est. La senteur aussi. Le parfum de griotte nuancée de miel. Que c'est bon. Que c'est bon !

Ouh-
 la.

« Merci Le Keats. »

Ouh-
                   la.

« Quelle est belle, la lune. »

Son esprit s'égard. Avec celui de son ami.
Cette retrouvaille.
Retrouvaille bien-aimée.
Santé mal-aimée.
Et le silence qui se joint à eux.
Comme un vieil ami.
Le trio parfait.
Une nostalgie qu'on avait oubliée.
Et qui revient,
revient en cette soirée d'absurdité.

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Leo Keats Gold
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Re: Sur la place de Pré-Au-Lard

Message par : Leo Keats Gold, Mar 28 Juin 2016 - 4:23


Musique So original



Roi de l'azur, maladroit et honteux, indolent compagnon de voyage, qui tend sa patte, toucher le rivage. "Dégage.""Dégage." T'es trop près Lïn, va-t-en. T'es pas un cerf-volant, un cerveau lent. T'es futé, bien plus que le coquin.
Que le malin. Alors ne te laisse pas avoir.
Cours. Cours. Cours.
Puis reprends ton envol.
Le pêcheur est idiot.
Le pêcheur est stupide.
Il attrape les rêves des autres, pour essayer de les façonner, faute de trafiquer les siens.
Qui lui font un peu trop peur. Le font blêmir.
Pour qu'il adopte au final,
La même couleur que ton pelage.
Vole, oiseau de malheur.
Continue à te rire de l'archer, il ne pourra jamais t'atteindre.
Parce que les ailes ne sont pas ce qui te fait t'élever.
C'est plus par la pensée.
Poète des nuées.
Continue de voler.
Ne fais pas attention au grand qui ne sait plus danser,
Qui ne touche plus pavés.
Emporté par la houle, qui l'entraîne,
Le démène,
Se déchaîne.
L'éloigne un peu de toi.
Laisse le faire, il est déjà perdu.
Mais ce n'est pas ton cas.
Trop jeune.
Rentre ta patte jeune homme.
Laisse le boire, laisse le sombrer.
En paix.
Miel, citron, ambré.  
La corneille savait, elle, qu'il n'y a pas d'issue heureuse à plonger dans le passé.
Tu n'es pas Brandon.
Alors va-t-en, n'attendant pas qu'il aille mieux.
Godot ne viendra pas. Jamais.
Alors cache tes yeux, petit morveux.
Œdipe-toi, reste roi, volupté.  


Je ne sais pas ce qui me prend, fiston. Mais ton visage ne s'impose pas, je sais pourtant qui tu es.
Je sais que je devrais pas,
Mais s'il te plait, bois.
Rejoins-moi dans ma mer - Amère.
À terre, envole-toi, encore.
Et Rejoins-moi.
Ce soir.

Une gorgée d'hydromel.
Hirondelle, courbe-toi,
Esquive les rochers qui tombent,
Sur la place,
Où les danseurs dansaient,
Où les pantins braillaient.
Qu'est-ce que tu fais ?
Non.
Qu'est-ce que je fais, un gamin, de treize ans,
Qui vient goûter aux cieux,
Artificiels,
Comme l'hirondelle.
Ritournelle.

Elle te plaisait pourtant -cette aquarelle.
Tu étais seul à la voir,
Reprends ta bouteille.
L'hiver ne vient pas. Le vent non plus,
Mais tu sens bien que c'est la houle qui l'emportera, avec toi.
Valser, à son nez,
À sa barbe,
Tournoyer, et se moquer,
C'est tout ce que tu peux faire.
La bête n'aime pas trop ça,
Te voir t'amuser.
Mais ce soir, elle dort.
Et ta conscience aussi.
Ce délicieux son du silence.
Ne parle pas petit scarabée.

Fools, said I, you do not know,
Silence, like a cancer, grows
Hear my words that I might teach you,
Take my arms that I might reach you
But my words, like silent raindrops fell,
And echoed in the wells of silence.
Messie d'un soir, tu erres sans but aucun,
Hors de ta cage dorée, et sans filet.
Les monstres sont de sorti,
Endormis,
Et toi tu erres, parce que tu as moins peur des ombres,
Que tu n'as peur de toi même.


« Merci Le Keats. »

Keats. Keats. Keats.
Tu te demandes où est cette personne.
Qui elle est, où erre-t-elle.
Parce qu'elle n'est pas là.
Ce soir c'est le pêcheur et l'oiseau,
Le loup et l'agneau, qui n'a plus patte si blanche.
Tu t'en farines, tu composes, les acteurs se mettent en place,
Et dansent devant tes yeux,
Mes yeux.
Parce que je leur ordonne.

« Quelle est belle, la lune. »

Tu acquiesces, c'est une histoire très triste.
Celle de la lune s'en allait crée la Terre.
Malmenée par le ciel, et lapidée.
Voulant faire un lieu sain, ou tous les hommes vivraient,
Libre et égo en droit, coupés fils de poupée.
Triste réalité.
Une gorgée au goulot de ta bouteille.
Une pilule qui s'immisce malgré toi,
Entre tes lèvres, contre tes dents.
Non, non, non,
Va panser les plaies de la lune endormie.
Au lieu de t'occuper des tiennes.
Comment passe-t-elle ses nuits ?
La pauvre impie ?
Traquée à jamais par le soleil,
Il l'illumine à chaque heure,
Ne la perd pas de vue,
Et tourne en rond à l'infini.  


- Elle est triste ce soir. Elle pleure son enfant parti.

Tun ne parleras pas de Kevin,
Parce que c'est inhumain.
Mais bien de l'homme en général, celui comme toi, qui erre sans avancer.

- Tu crois que les vallées, la mer, les chemins mènent tout au même endroit ?
Je veux rentrer chez moi. Mais je ne sais pas où c'est. Je ne sais plus rien de rien.


Une gorgée de plus.
Tu lui tends la bouteille.
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Lïnwe Felagünd
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Re: Sur la place de Pré-Au-Lard

Message par : Lïnwe Felagünd, Sam 2 Juil 2016 - 17:49



Comment ? Comment tenir, face à cette adversité. Incompatible. Comestible. Qui sonne et carillonne. Derrière ce rideau. Derrière ce tableau. Elle se tâte. Elle te tâte. Une fois touché, on ne peut y résister. On ne peut se débattre. Alors on fait face. Prenant place sur la barque. A la mer. Toucher le rivage. Touchez ce rivage. A deux, vous vous en sortirez peut-être. Il est bon de rêver. D'espérer. Seulement, pour cela il faut se remémorer les bons souvenirs. Mais il n'est pas bon de ressasser le passé. Quels souvenirs ? Que faire ? Sur cette barque ensoleillée. Piquée à vif par les rayons.

La barque tangue
deux étoiles sur le bois
radeau qui prend la mer
la tempête est là
deux paires de bras
quatre yeux aveugles
qui se soulèvent
et se prêtent à cette folie
décadence infinie
du petit manège.

L'hydromel passe bien. C'est la première fois. Qu'il n'en recrache pas. Elle lui brûle la gorge. Mais c'est bon. De se faire mal. Du mal. Apprécier cette douleur. Y faire face et surgir, derrière ce miroir. Son ancien camarade lui tend la bouteille, une nouvelle fois. Qu'est-ce que t- Chht. Je sais. J'en ai besoin. Mais toi, pour l'instant. Ferme ta p*tain de gueule.

Et il en redemandera. Une fois qu'il aura oublié. Oublié d'où venait toute cette haine. Cette rengaine. Du démon. De son démon. Viendra un jour, l'écume. Qui se déposera à son tour. A la surface de ses lèvres. Le regard vide. Comme l'autre. Les émotions, perdues. Au fond de son cœur. Ce soir, il vient de creuser sa tombe.

Cette amosphère est creuse
dix pensées sous terre
qu'on maltraite
qu'on a torturées
avant de les enterrer
vivantes
ces dix pensées éphémères
pâles comme cette lune
soleil de toutes les nuits
blancheur du soir
couleur du jour
haut dans le ciel
trois oiseaux la chatouillent.

« Elle est triste ce soir. Elle pleure son enfant parti. » Cet enfant parti. Dans des tranchées abandonnées. Laissé pour mort, sur cette route ombragée. Le bambin fait tourner la bouteille. L'équité. C'est lui qui t'a élevé, depuis ces dernières années. Alors, pas de raison de la garder. Que pour toi. Rien que pour toi.  

« Tu crois que les vallées, la mer, les chemins mènent tout au même endroit ?
Je veux rentrer chez moi. Mais je ne sais pas où c'est. Je ne sais plus rien de rien. »
demanda-t-il. Et là.

Il te pose une colle, le salop.

L'herbe était verte
la lumière brillait de son éclat
le temps s'arrêtait à jamais
ce souvenir perdu
loin de toute cette m*rde
loin de la mer
ce souvenir d'antan
bouteille à la mer
lettre amère.

Lïnwe fronce les sourcils. Avant de tomber à genoux. Il a mal. A l'intérieur, de sa poitrine. Un danger tambourine. Une larme coule. La première, devant un autre être humain. Excepté sa sœur. Pour qui, s'en résume le bonheur. « Je... ne sais pas. Je ne sais même pas où on est. Qu'est-ce qu'on a fait pour en arriver là, Keats ? »

Cet homme, que tu appelais Leo.
« Qu'est-ce qu'on a fait pour être ici ? »
Cet homme, qui était ton parrain.
« Qu'est-ce qu'on a fait pour se perdre... tout était simple. Tout était lumineux. Et beau. Ce ruisseau et ses albatros. »
Cet homme, qui t'a tout appris. Oui ! Leo. Ce gars qui t'a aimé. Que tu as aimé. Tant espéré, à l'allure de frère. Et de maître. Et un jour, il est parti. Il t'a laissé. Mourir. Sur place. Seul. Avec le démon. Le démon qui s'énerve.
Qu'est-ce tu fous par terre ? Relève-toi, sale pouffy. Avant qu'on fasse quelque chose d'autre de toi. Alors, obéis, c'est mieux. Pour ne pas te punir.

« Pourquoi tu m'as laissé...
Tu sais. La Terre est ronde comme un camion. »


Ce monde, qui ne soulagera jamais ta peine.
Proie à l'ennemie.
Explosions éternelles
de cette terre jadis fertile.
Qui, à l'image de ces frères
vient de partir, réduite à l'insomnie.

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Re: Sur la place de Pré-Au-Lard

Message par : Leo Keats Gold, Jeu 7 Juil 2016 - 18:47


L'histoire n'est plus triste à force d'être racontée.
Les mots l'ont polie, ont arrondi les angles avec peine.
Mais plus personne ne pleure sur la lune.
Sauf vous deux.
Ce soir.
La lune est belle dans sa tristesse.
D'un regard de tendresse,
Elle vous enveloppe,
Pêcheurs d'étoiles.
Alors que l'un tangue sur la mer. -Amère.
Que l'autre semble prêt à plonger.
À rejoindre l'adulte.
Brasse coulée.
Dans l'embrume nocturne.
Où brillent ses cheveux d'or.
Un halo tournesol qui attire ton regard,
Une onde huilée qui relève le niveau,
Accouche d'un goût perdu,
D'une vie seulement lue.
Drôles d’hurluberlus.


Vous êtes les oubliés,
D'un monde de fous qui continue de tourner.
Espérant qu'un jour la vie se souviendra,
Des deux enfants qui la regardaient en étendant les bras,
En espérant attraper le train, en marche,
Y trouver leur place.

Je regarde le vent passer.
Depuis des années.
J'écoute les oiseaux chanter.
Depuis des années.
Les fourmis crapahuter, se tuer, s'épuiser.
Encore depuis des années.
Mais ce soit je le sais, petit lion.
Tu vas me rejoindre.
Pour un temps.
On regardera les étoiles du même côté.
Tu verras que tout est plus terne vu d'ici,
Mais tu repartiras.
Je ne veux pas que tu prennes goût à tout ça.
Tu continueras de marcher, seul, droit et fier,
Malgré toi.
Mais désormais tu sauras,
Que le monde est rempli de danseurs ici-bas.


Ne t'oublie pas, petit chat.
Il n'y a rien de pire que l'oubli, pour se perdre,
Tourner le dos à la vie,
S'enfoncer dans la nuit,
Enchaîner les conneries.
Et perdre ses proches.
Ne t'oublie jamais, Simba.
Je ne serais sûrement pas là pour te repêcher.
Encore une gorgée ?
Vas-y, bois, bois, oublie toi pour ce soir.
Mais juste cette nuit,
Sinon il sera trop tard.
Tout bascule trop vite,
Les cartes nous glissent des mains,
On emmêle ses lacets,
On mélange ses pinceaux,
Et on goûte une bitume avec une violence inattendue.
Reste loin de la route.
Je veille.
Tant bien que mal, sur ta jeune âme.
Fuis.
Fuis.
Cours, et vite mon petit.  

Le bambin tombe un peu, à genoux.
Mais je ne bouge pas.
Ça fait mal de vieillir.
De manger la réalité en plein dans le nez.
De s'oublier.
Même momentanément.
Alors non je ne t''aide pas.
Parce que t'aider, c'est accepter le fait que je te connaisse.
Et donc accepter qu'il y ait un soucis à ce que ton nom ne me revienne pas.
Sourire de poupée.
Tout va bien.
Façade, façade.
Élever les bambins.
S'oublier dans les couloirs glacés du château.
Se perdre.
Encore.
Un peu.
 
 
« Je... ne sais pas. Je ne sais même pas où on est. Qu'est-ce qu'on a fait pour en arriver là, Keats ? »

Allez, secoue la tête Keats, d'un air désolé.
Tu te poses la même questions depuis des années.
Où es-tu ? Qui es-tu ?
Tu t'en moques.
Mais ce lionceau perdu.
Sa détresse devrait te toucher,
Te poignarder,
En plein cœur.
Et elle le fait un peu,
Mais tu ne le sens pas tout de suite.
Pour le moment, tu regardes ses cheveux blonds.
Dans lesquels se perdent les longs filaments argentés de ton astre préféré.
C'est donc ça, elle commence à l'avoir.
Elle l'envahit peu à peu, son histoire,
Se répand dans sa tête, et tu ne peux rien faire.
Y sème un beau borde.
Errer à la nuit, est-ce donc se condamner à subir le même sort que sa reine ?

Sûrement, mais Keats s'en moque. Pour l'instant il s'abandonne à tes cheveux.
Voici plus de mille ans que de sa douce folie,
Il murmure sa romance à la brise du soir*

Il se meut dans la nuit, à la recherche d'un ami,
Qui partagerait ses ombres comme on partage un lit.
Qui se pâmerait dans l'onde,
Dégringolerait de la berge,
Pour se noyer dans les eaux,
D'un ailleurs oublié.

J'ai une autre histoire à te conter jeune homme.
Celle de nous quatre, dans un seul corps,
Qui se battons des yeux pour diriger le monde.
Keats qui dort en eau profonde,
Ensevelie sous les litres de monsieur alcool,
Qui lui même se raccroche à la voix la plus proche,
Gouvernée par la bête qui en son ventre sommeille.
L'ordre a été modifié,
Il y a peu,
Par un instant d’éternité dans cette forêt.
Tout change et rien ne remplace,
Si ce n'est le chaos qui menace.
Et depuis nous scrutons la nuit fade et nuageuse,
Dans l'espoir qu'avant l'aube en ce ciel déserté,
S'illuminant à chaque brasse une nageuse,
Conciliera l'amour avec la liberté.*

« Qu'est-ce qu'on a fait pour être ici ?
  Qu'est-ce qu'on a fait pour se perdre... tout était simple. Tout était lumineux. Et beau. Ce ruisseau et ses albatros. »


Et te voilà enfin qui prend ta tête entre tes deux mains,
Enfouis tes yeux derrière tes deux paumes enfantines.
Tu ne sais pas où tu es,
Tu ne sais pas ce que tu fais.
Et la voix du lionceau qui tire quelque chose en toi.
Un instinct quasiment paternel, qui te donne envie de le prendre sous ton aile.
L’autre toi a dû le connaître.
Celui qui était plus humain que tu ne l'as jamais été.
Puis ça te revient, peu à peu.
L'éclat d'innocence à préserver.
Ô Lïnwe, qu'avons-nous fait ?
De toutes nos belles années.
Où sont-elles enterrées ?
On nous les a arrachées.
Je me rends compte que je ne sais plus rien de toi.
Et que le contraire est également le cas.
Sais-tu seulement que j'ai une sœur à peine plus âgée que toi ?
Que j'ai tué un homme de sang froid ?
Le temps nous a éloignés.
L'oubli nous a bouffés.


« Pourquoi tu m'as laissé...
Tu sais. La Terre est ronde comme un camion. »


Et bleue comme une framboise.
Mais qu'est-ce que tu racontes ?
Je ne raconte pas. Je dis, les choses, à ma façon,
Je ne suis pas un glaçon, qui fait voler les mots,
Et les électrifient.
Mais tes mots m'ont fait mal,
Et j'halète de nouveau.
Une pilule médicale,
Qui file dans mes abdos.
Je ne t'ai pas laisser.
J'ai glisser,
D'abord lentement,
Puis brusquement.
Toboggan.

- Je ne t'ai pas laissé. J'ai juste oublié.
J'ai glissé, comme de l'eau sur une surface huilée.
Incapable de m'agripper.
Je ne sais plus où je suis.

Je sors les pilules de ma poche, alors que ma barque semble s'éloigner.
Je ne sais plus vraiment ce que je fais, j'en ai juste marre d'être seul,
Alors rejoins moi, l'enfant,
Envoie chier les parents.
Je les pose à ses côtés,
Calmement,
Alors que je laisse leurs effets m’apaiser,
Je l'invite à essayer.

- Rejoins-moi s'il te plait. Viens m'aider à tanguer.

Soupir, soupir,
Effluves salines,
Qui ne trompent que les papys,
La pipe au bec, qui regarde la mer,
Croyant la tempête passée.


- Crois-tu que le monde peut encore quelque chose pour nous ? Ou que nous avons trop changés, qu'il nous a oubliés ? 

La lune sourit au dessus de la ville,
Elle se rit de ton état vanille,
Séché, lointain,
Ours des bois,
En manque de baies.


- J'ai tué quelqu'un, tu sais ?  
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Re: Sur la place de Pré-Au-Lard

Message par : Lïnwe Felagünd, Mar 2 Aoû 2016 - 19:17



                   

Ces deux enfants
au corps de grands
se sentent prisonniers
prisonniers de ce corps
de ce monstre
qui les a fait devenir morts
ces morts qui se réveillent
chaque nuit
chaque jour
pour les hanter
les manger
encore plus
Une paire de rêves
de rêves d'enfants
oubliés pendant toutes ces années
refont surface
après tant d'années
après toutes ces années
                           écoulées.

S'attacher à ses rêves. Ses rêves d'enfant. Ne jamais les lâcher. Pour rien au monde, les oublier. Ils n'ont pas pu. Pas pu les empêcher. De partir. Au loin. Arrachés par la mer. Océan de tous les maux. Le plus jeune tombe. La réalité a trop d'importance. Trop de poids. Il tombe en avant. Porté par ses coups et blessures. Le second se désespère. D'être aussi dur. Il semble retrouver quelques souvenirs qui refont surface après tant d'années. Après toutes ces années. Et trouve une bonne excuse. Pour ne pas tomber, lui aussi.

« Je ne t'ai pas laissé. J'ai juste oublié.
J'ai glissé, comme de l'eau sur une surface huilée.
Incapable de m'agripper.
Je ne sais plus où je suis. »


Il n'y a plus aucune raison de vivre. Quand tous ces rêves qui nous ont portés pour survivre. Qui nous font du bien, pour vivre. Qui nous sortent de cette immonde transparence qu'est la vie. Quand tous ces rêves sont oubliés. Effacés. Par le temps, nos méfaits et ce qu'on a fait pour les ternir à jamais.



Ecouter le ciel
Ecouter la mer
Les rives le vent l’Éther
Qui s'élèvent comme une montagne
A travers ces terres




... un silence
un silence d'or
qui s'impose alors
comme une évidence ...



Rêver
Rêver encore
Se perdre
Dans cette nouvelle vérité
Qu'est devenue leur réalité




L'homme l'invite. Cette douce invitation. A le rejoindre. Un besoin s'impose. Le besoin de se retrouver. Ensemble, sur ce radeau. A la merci des mots, des rêves et des flots. Des flots de rêves bercés par les mots. « Rejoins-moi s'il te plait. Viens m'aider à tanguer. »

La curiosité du Démon
l'attire vers ce nouvel essai
profondeur du tréfonds
sanctuaire de cette Plaie.

Prends-les.
Goûte à ce nouvel essai.
Sens-les.
Prends-en.
Une ou deux.
Pour ne point te blâmer.
Et reprends de cette gorgée.
Pour faire pousser.


Your world is falling apart. Ses derniers mots résonnent comme un soupir. Un soupir qu'on aurait oublié, après toutes ces années. Il s'est passé tellement de choses depuis. Le grand frère repose en paix. Dans cette vie flottante entre réalité et folie. Le petit. Qui, à son tour, perd la raison. Petit à petit. Lentement. Douloureusement. Comme son modèle. « Oui... te rejoindre... tanguer... derrière cette lune aux mille visages. » Il s'en enfonce une ou deux, avec une gorgée bien méritée. Et-

WOW.

Donne-moi du rêve
prends-moi de cette chair
prélève-moi du sang
pour sortir de cet Enfer
choisir entre réalité et songe
illusion et mensonge
mourir heureux.

Donne-moi du rêve
racle-moi ces lèvres
arrache-moi la peau
pour entrer dans cet Univers
choisir entre songe et mensonge
réalité et illusion
vivre heureux.

DONNE-M'EN ENCORE.
J'EN RÊVE.
J'EN CRÈVE.
ENCORE. QUE C'EST BON.
DE RÊVER ENCORE.
ET ENCORE.


Ça bouge de tous les côtés. A l'intérieur de lui, le Démon se déchaîne, trop excité à l'idée de recommencer. Il s'arrache la gorge. Il en reprend une et s'affale sur la place. Allongé comme un homme qu'on aurait vidé de ses entrailles et de son âme. Il ne voit plus rien. N'entend plus rien. Ne comprend plus rien. Pas même ces mots. « J'ai tué quelqu'un, tu sais ? »

« Je... su... is... ta... Ré... dem... p... tion.
Qui ? »
fit-il en parlant lentement, la langue engourdie comme tous ses sens.

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Re: Sur la place de Pré-Au-Lard

Message par : Leo Keats Gold, Ven 5 Aoû 2016 - 2:17



Il y eut la porte comme une scie
Il y eut la puissance des murs
L'ennui sans sujet
Le plancher complaisant
Tourné vers la face gagnante refusée du dé
Il y eut les vitre brisées
Les chairs dramatiques du vent s'y déchiraient
Il y eut les couleurs multiformes
Les frontières des marécages
Le temps de tous les jours
Dans une chambre abandonnée, une chambre en
- échec
Une chambre vide. *

Ce fut le commencement de ton mal Keats.
Du vrai.
Celui qui, à pas de fourmi,
T'as mené droit ici.
La chaise seule,
Dans la pièce vide.
L'enfant cheval à bascule,
Et le grand père qui va-vient dans son fauteuil,
La pipe au bec,
Attendant que la poussière vole dans sa chambre vide.
Pour se sentir moins seul.


Un soir tous les soirs et ce soir comme les autres
Près de la nuit hermaphrodite
A croissance à peine retardée
Les lampes et leur venaison sont sacrifiées
Mais dans l'œil calciné des lynx et des hiboux
Le grand soleil interminable
Crève-cœur des saisons
Le corbeau familial
La puissance de voir que la terre environne.*

-La vie.
Par sa mort., à petit feu.
Le nez dans les étoiles.
Avant que la brume qui picote les yeux ne recouvrent la surface.
Efface les traces
-De la lune.
Qui cherchait son enfant dans tes cheveux Lïnwe.  
Ami.
Enfant.
Frère.
Fils.
Qui vient stopper ta barque en acceptant ton présent.

« Oui... te rejoindre... tanguer... derrière cette lune aux mille visages. »

Tu as tout compris,
C'est ainsi,
Je perds ma tête, et toi aussi,
De façon irréversible.
À croire qu'il y a un truc là bas en bas.
Qui aime s'en prendre aux gens bien un peu comme toi.
Qui te fout du métal dans la tête,
Et file un aimant à la folie.
Pour voir combien de temps tu résistes.
Moi c'est trop tard.
Elle a gagné le bras de fer.
Mais toi, je vois ton bras flancher, et demain j'aurais peut-être du mal à m'en souvenir mais,
Lutte s'il te plait.
Et quand je lâche la bombe,
J'vois les mots glisser sur tes paupières mais ne pas percuter.
T'es trop loin pour comprendre.
Trop jeune aussi.
Tes mots en témoignent.

-« Je... su... is... ta... Ré... dem... p... tion.
Qui ? »


Question qui d'ordinaire t'arracherait la poitrine.
Mais pas cette fois.
Tout coule sur toi.
Imperméable.

- Tu connais Harmony Lin ?

Pause.
Remballe tes mots, tout de suite.


- J'ai tué son grand-père.

Stop Keats.
Stop.
Un rire amer-aiguë qui s'échappe de ta bouche.

- J'ai essayé de la tuer elle aussi tu te rends compte haha ? Je me suis fait passer pour toi pour l'attirer.
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