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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Pré-au-Lard ~¤~ :: Rues de Pré-au-Lard
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Sur la place de Pré-Au-Lard
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Lizzie Bennet
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Re: Sur la place de Pré-Au-Lard

Message par : Lizzie Bennet, Lun 16 Jan 2017 - 20:28


Suite d’ici - Pv Harmoo

il y a une plume qui me chatouille
les narines
si ça continue j’vais faire atchoum
et révéler l’autre facette
dis moi qui seras-tu
Genocider Syo
ou un versant plus timide
vois tu je crois qu’on sait
qui l’on nait
qui l’on est
mais l’on ne mesure jamais
tout ce qu’on pourrait être
et là
là il y a ce frôlement
persistant
dans la présence et les syllabes
ne vois-tu pas que si tu continues
je vais éternuer
et je ne sais pas
à quoi l’autre ressemblerait
pourtant elle poursuit
avec sa douceur de coton
incarnation de l’espoir
comme tous les protagonistes
qui me sortent d’entre les yeux
tous les mêmes soleils
à vouloir retourner leur univers
à m’éblouir à leur manière
ne suis-je assez aveuglée ainsi ?
te faut-il toujours réaffirmer
que ta façon de penser
sera plus contagieuse que les autres
tu veux être la trainée de poudre
qui m’embrasera
me bouleversera
mais non tu sais tu te trompes
boule d’espérance
je ne suis des âmes récupérables
what a waste of a lovely night

< un oiseau?
< je sais pas
< voler oui, ça fait rêver
< pas spécialement pour voir d’en haut
< juste pour voir tout court
< pour s’extirper de cette boue
< mais je crains que tout oiseau
< ait son prédateur au coin de la rue


je suis bien placée pour savoir
on m’a dit un jour
que j’étais tout juste bonne
« à égorger les chats »
voyez ce que je suis devenue

énergie_auto_destructrice
lèvres fredonnant
somewhere there's a place where i found out who i'm gonna be
a somewhere that's just waiting to be found

contagion amorcée
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Harmony Lin
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Re: Sur la place de Pré-Au-Lard

Message par : Harmony Lin, Mer 1 Fév 2017 - 0:33


Toujours sur mon banc, je regarde les oiseaux passer. Je regarde le temps passer à vrai dire. Le temps défile. Encore et encore. Me laissant la. Seule. Avec mon innocence. Plus tellement innocente. Et je rêve. A des lendemains meilleurs.

On choisit son destin. Il faut agir pour faire ce que l'on souhaite. Moi je veux voler. Toucher les étoiles. Moi je veux rêver. Et faire rêver. Moi je veux sauver. Parce qu'on m'a sauvé avant. Parce que je l'ai promis. Je veux transmettre cet amour de la vie.

- un oiseau?
je sais pas
voler oui, ça fait rêver
pas spécialement pour voir d’en haut
juste pour voir tout court
pour s’extirper de cette boue
mais je crains que tout oiseau
ait son prédateur au coin de la rue


Je souris doucement et tourne mon attention vers ma voisine plutôt que vers ces bêtes ailées. Je sens que je pourrais agir. Ou juste discuter. C'est bien aussi.

Voir c'est bien. Mais il faut viser plus haut. Car la boue s'en va bien vite. Il suffit de savoir comment s'y prendre. Et chaque prédateur peut être amadoué. Ou voler avec nous. Vers d'autres endroits. Meilleurs.

- Il ne faut pas juste s'extirper de la boue. Il faut essayer d'aller le plus haut possible. Quand on a réussi à voler, il ne faut pas retourner sur la terre ferme. Il faut monter. Encore et encore. Jusqu'à atteindre le soleil qui viendra illuminer notre vie. Et les prédateurs sont la plupart du temps des ombres qui nous poursuivent. Mais qui ne sont pas toujours là. Parfois, ces ombres ne demandent elles aussi qu'à aller vers de plus beaux horizons. Il suffit de rêver un peu.

Et tandis que je la regarde, mes prunelles bleues tentant tant bien que mal de se faire une idée de la personne que peut être ma voisine, mes oreilles entendent un nouveau langage. Elle fredonne. Douce façon de faire passer un message. Même si les paroles et les écrits sont ce qui me correspond le mieux. J'aime entendre les gens chanter des chansons d'espoir. Il faut s'accrocher aux prises qu'on a. Et quand on les tient il ne faut plus les lâcher. Sinon, on retombe en bas.

Elle dit qu'il y a quelque part un lieu ou elle trouvera qui elle va être. Et que cet endroit n'attends que d'être trouvé.
Mais ce qu'elle n'a pas comprit. C'est qu'on peut être qui on veut. N'importe où. Forcément, il y a des endroits attachés à notre cœur. Dont il faut se souvenir. Toujours. Mais il faut se construire partout. On ne trouve pas qui on va être en un instant. En un jour. En un lieu. On le trouve à travers les rencontres. On le trouve à travers les voyages. On le trouve à travers les expériences.

- Someone in the crowd could take you
Flying off the ground
If you're the someone ready to be found


Doux écho à sa propre chanson. Autres paroles. Autres significations. Il faut être prêt à être trouvé. Il faut faire des rencontres pour trouver sa place. Pour apprendre à voler. Et aller de plus en plus haut.

La confiance.
L'ouverture.
Ce sont les maîtres mots pour avoir des ailes.
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Luia Luminos
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Re: Sur la place de Pré-Au-Lard

Message par : Luia Luminos, Lun 20 Mar 2017 - 17:49


Pas de réponses depuis 2 mois. Ceci est un tour de garde Aurors (post unique). Si problème, MP moi.

Luia était désormais Auror depuis un moment déjà. Elle adorait ça. Certes, ça ne l'aidait pas dans sa vie de famille ou dans ses relations amoureuses, toutes finies prématurément. Mais elle adorait ce métier et n'en changerait pour rien à au monde. Elle avait pas mal de boulot à faire en plus, même si c'était parfois dangereux.

Elle était de tour de garde dans le village de Pré-au-Lard près de Poudlard en ce moment. Elle se déplaça donc de Londres avec son balai (elle devrait vraiment passer ce fichu permis de transplanage) et y alla. Son insigne d'Auror était bien en vue et sa baguette bien placée dans sa tenue de sorcière. Par les temps qui couraient, c'était important.

Elle déposa son balai dans un coin et alla inspecter les rues du village. Il faisait jour et aucun élève n'était de sortie ce jour-là car ce n'était pas un weekend. Elle inspecta les rues puis fila sur la place du village sorcier.

Elle y resta un moment pour remarquer quelque chose de suspect. Mais rien de suspect ne se passa. Quelques personnes passaient, allant dans les bars. D'autres rentraient chez eux ou rendaient visite à de la famille. Mais pas d'élève, ni de personne suspecte.

L'Auror rangea sa baguette dans sa poche (elle l'avait sortie en arrivant). Puis elle alla récupérer son balai pour voler vers le QG des Aurors au  Ministère à Londres faire son rapport.


Ne prenez pas ce sujet s'il vous plait, Lizzie arrive !
(avec l'autorisation de Luia pour poster ça ici le temps qu'elle arrive)
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Lizzie Bennet
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Re: Sur la place de Pré-Au-Lard

Message par : Lizzie Bennet, Lun 3 Avr 2017 - 20:28


(tw : mentions d’automutilation, suicide)

Y a une enfant qui rêve. Elle rêve plus fort que la mort plus fort que le doute plus fort que les faiblesses qui sur ton corps forment une croute. Non plus qu’une croute. Un abîme. Qui en profondeur te mine, crée des abysses où il n’y avait que de la chair, que de l’humain. L’acide ronge tout et le feu te termine et sans toujours t’en rendre compte tu te réveilles couteau en main, flammes au poing, selon les jours. Tu te réveilles cheveux plus courts, avec juste cette urgence, déformer assez ce corps pour ne plus le reconnaître. Pour pouvoir le voir dans la glace sans identifier que c’était, un jour, toi. Si ce n’était pas toi alors ce que ce corps sentait n’était pas ce que tu sentais. Si ce n’était pas toi tu n’avais plus rien à sentir, et par extension, tu n’avais plus besoin le détruire. Comme le cousin avait besoin de toi, pour l’heure, il fallait s’attacher à ce remède comme à une addiction.

Y a une enfant qui rêve. Elle rêve si fort que pour un instant j’ai des frissons. Pour un instant je pense à je et plus à tu. Pour un instant je la laisse me montrer la magie des oiseaux qu’elle seule sait dessiner. Elle me peint plus que l’envol hors de la boue — elle parle de planer en hauteurs, de rester loin des tortures humaines, de créer du sens en réapprenant à sentir, à croire.

L’enfant rêve si seule. Elle n’arrive à te faire voir le soleil car déjà, déjà les ombres le rongent acides gourmandes elles veulent une part de cuisse elles grognent quand leurs crocs se referment sur l’os et tu glapis. Tu t’aperçois que tes ongles se sont renfermés dans tes poings et que tu les tiens si serrés que des marques rouges doivent commencer à se former. S’arrêter, avant que ne perle le sang. L’enfant ne comprendrait pas.

L’enfant rêve si loin. Tu es juste à côté d’elle mais tu n’arrives pas à la suivre. Tu es l’ombre qui aimerait bien voire de plus beaux horizons, mais tu n’as pas son haleine. Toi, ce à quoi t’es douée, c’est l’apnée, tu peux vivre des années dans les profondeurs de la boue, tu peux tel un requin pèlerin arpenter les abysses marins pour offrir une meilleure grossesse à tes enfants. Mais c’est tout ce que tu peux faire. Creuser plus profond.

Quand l’enfant chante, pourtant, ses notes grésillent dans mes oreilles. C’est comme un appel, un appel dans une langue oubliée, peut-être même celle inventée avec Jane, quand on était enfants. Je crois que c’est la première fois que je la visualise avec cette forme de quiétude. L’enfant joue sur des fréquences que je ne maitrise pas. Des mots m’échappent, sans que je ne m’aperçoive que je les ai prononcés.

— Je ne sais pas si je suis prête à être trouvée, honnêtement. J’ai tant pris l’habitude de la boue que peut-être, peut-être me faut-il creuser plus profond. Assez pour ne pas m’apercevoir que je remonte, aller en sens inverse, traverser la Terre et au cours de mon embourbement m’élever dans une autre direction.

Quitte à me brûler les ailes à mi-parcours. Qu’en dis-tu, oiseau ?
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Harmony Lin
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Re: Sur la place de Pré-Au-Lard

Message par : Harmony Lin, Ven 7 Avr 2017 - 19:07


L.A de Lizzie Bennet
Musique puis musique

Tandis que je tente d'expliquer ma façon de voir les choses, pleine d'espérance, je la sens se tendre. Ma voisine de banc a le poing fermé et je suis sûre que ses ongles rentrent dans sa peau. Pourquoi se fait-elle ainsi mal ? Je met ma main sur la sienne pour la détendre. Toucher innocent d'une enfant qui chercher à détendre une nouvelle connaissance. Pourquoi ne pas écouter les paroles d'espoir que j'essaye de lui faire parvenir ? Elle vient de fredonner. Peut être entendra-t-elle un chant d'espoir ?

Alors je répond à ce que j'ai entendu par autre chose venant de la même chanson. Mais mes paroles sont teintées d'espoir. Espoir que j'aimerais tellement lui faire parvenir... Et soudain, une lumière apparait.

- Je ne sais pas si je suis prête à être trouvée, honnêtement. J’ai tant pris l’habitude de la boue que peut-être, peut-être me faut-il creuser plus profond. Assez pour ne pas m’apercevoir que je remonte, aller en sens inverse, traverser la Terre et au cours de mon embourbement m’élever dans une autre direction.
Quitte à me brûler les ailes à mi-parcours. Qu’en dis-tu, oiseau ?


C'est une réponse, déjà. Peut être pas aussi joyeuse que ce à quoi je pensais mais elle m'a répondu.

Son parcours me semble bien compliqué. Au lieu de s'enfoncer, il faut chercher à remonter. Pourquoi ne voit-elle pas la simplicité de cette solution ? S'embourber n'apporte que des problèmes. On ne trouve pas la sortie en rebroussant chemin. On la trouve en avançant, en tombant et en se relevant. Encore et encore.

Alors oui, c'est dur. Mais s'élever demande des efforts. Et la récompense est magnifique après ça.

- Je suis sûre que tu l'es. La preuve, tu m'as répondu et tu ne m'as pas ignorée. Par contre, ton chemin n'est pas le bon. Creuser ne te permettra pas de trouver la sortie ni de résoudre tes problèmes. Pour y parvenir, il faut avancer et essayer de remonter. C'est le seul chemin possible. Et prend soin de tes ailes. Il ne faut pas les brûler. C'est ça qui te permettra de voler plus loin.

Je la regarde, je souris. Je resserre ma main sur la sienne. Je lui transmet de la chaleur à travers le regard mais aussi par cette main qui s’unit à la sienne.

Et la, une idée me vient. Je ne sais pas si elle me suivra mais je peux toujours proposer. Lui faire voir la vie à travers mes yeux d'enfant. L'aider à remonter un peu. A ne plus penser à ses problèmes. Je la regarde avec candeur et fredonne à nouveau.

A bit of madness is key
To give us new colors to see
Who knows where it will lead us?
And that's why they need us


Je regarde ma main sur la sienne puis les joint ensemble. Et je souris, je ris presque, des étoiles plein les yeux. Je me lève et me met en face d'elle.

- Suis-moi. Allons appliquer ces paroles. Un peu de folie ne ferait de mal à aucune de nous je pense. Allons chercher de nouvelles couleurs. Allons chercher des ailes pour t'aider à sortir de la boue.

Je la tire pour la faire se lever à son tour. Et je me met à courir, l'entraînant avec moi. Je rigole franchement en déambulant dans les rues de Pré-Au-Lard. Je ne sais pas où je vais mais je cours. A la poursuite de mes rêves. A la poursuite de l'espoir. A la poursuite des ailes de ma nouvelle amie. Je me retourne, lui fait un grand sourire.

Je ne m'arrête que quand je sens que je n'en peux plus. Mais mes yeux pétillent encore plus qu'avant. Et je souris tellement fort que j'ai l'impression que ma bouche va se casser. Ça fait du bien d'être un enfant. De faire quelque chose juste parce que j'ai eu soudain envie de le faire. Je la regarde. Je ne lâche pas sa main. Et soudain, je me demande si je suis la seule à qui cette petite course a fait du bien. Si je l'ai forcé. Ou si...

- As-tu retrouvé quelques couleurs ? Ou quelques plumes ?


Une légère inquiétude s'affiche sur mon visage. Peut-être étais-je la seule à vouloir faire ça. Peut-être que je l'ai dérangé.

Et pourtant, je laisse ma main dans la sienne...
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Lizzie Bennet
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Re: Sur la place de Pré-Au-Lard

Message par : Lizzie Bennet, Dim 23 Avr 2017 - 1:12


sa main effleure la tienne
et tu te contractes
ton souffle se retient
apnée émotionnelle

quel est ton problème enfant
pourquoi ne peux-tu pas
laisser autrui sombrer
te faut-il te sentir indispensable
crois tu pouvoir servir à qui que ce soit

et en plus tu crois que ça marche
que ma réponse est un signe suffisant
tu crois que c’est ça
respirer

tu crois qu’il suffit de te soucier de moi
un instant
pour me changer
me façonner à ton image
tu crois que la rédemption
est si accessible

je suis un monstre enfant
un monstre à mépriser
isoler et enfermer
azkaban m’allait bien au teint
alors ne prétends pas te préoccuper de moi
je hais tes mensonges
je—

j’ai basculé à je
imperceptiblement
ça ne va pas
elle est en train de m’embarquer
il ne faut pas amarrer à son quai
je vois ce qu’elle fait il faut prendre le large
gonfler les voiles de distance

il faut l’ignorer
elle a raison là dessus
je me suis trompée de voie
tu t’es trompée de voie
la seule sortie était par en bas
ça c’était sûr

j’étais à deux doigts de lui expliquer
comment c’était plus simple
de se fier à la gravité
des événements
de mes démons
de la terre
pour s’enterrer
jusqu’à ressortir
presque sans effort

car voler voler je pouvais pas
j’étais un poulet je pouvais pas voler
remonter je pouvais pas
et ces ailes
c’était comme des ancres
qu’on m’avait posé sur les omoplates
pour me rappeler que j’aurais pu
mais en fait non

je n’ai même pas pu te dire tout ça
que déjà tu t’envolais
tu courrais si vite que j’étais pas sûre
que tes pieds touchent terre

et t’avais ta main dans la mienne
j’avais tenté d’ignorer
aussi
ce sentiment
avant j’aurais pas été indifférente
avant j’aurais été dégoûtée

là je te suivais
comme un gentil chien
elle parlait dans une langue que je ne comprenais plus
des paroles oubliées

elle allait trop vite
et j’essayais de garder le rythme
de sourire
et j’me faisais avoir
à mon tour
bientôt mon sourire n’était pas feint
j’étais réellement essoufflée par cette course

non
pas par cette course
parce qu’elle signifiait
— des couleurs sans doute
j’dois avoir les joues rouges
un peu
enfin gamine je les avais
quand je courrais
et que c’était pas prévu


sourire adouci
pour quelques instants
on pourrait oublier
que tu étais une prédatrice une tueuse
un monstre
que tu ne méritais pas de vivre
pour quelques secondes

on pouvait avoir envie de sourire
essoufflées
soupirer
ça fait du bien
mais faut pas le dire trop fort
de peur que le temps vibre à nouveau
te rappelle à toi
à qui tu es

pour quelques instants
il faut t’autoriser
à être un je
sans malsains jeux
juste à t’amuser
à ses côtés

mes doigts sont sur son épaule
je sais pas trop pourquoi
je crois qu’elle a l’air inquiète
et qu’elle devrait pas
pas maintenant
maintenant on est dans une zone
hors temps
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Harmony Lin
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Re: Sur la place de Pré-Au-Lard

Message par : Harmony Lin, Mar 25 Avr 2017 - 23:33


Quand je capte son regard, à cette adulte qui semblait avoir oublié son enfance, je vois que tout n'est pas perdu. Elle sourit. Elle est essoufflée. Elle m'a suivi à la recherche de ses ailes je crois. Elle a comprit mon but. Ou au moins, elle a finit par le comprendre. Parce qu'un sourire, ça illumine le visage. Et ça créé les ailes. Elle a commencé le boulot. Alors oui, elle ne volera pas sans doute tout de suite. Il faut du temps pour réussir à s'élever du sol. Mais je suis sûre qu'elle arrêtera de s'enfoncer ! Peut-être même arrivera-t-elle a se persuader que la bonne sortie est vers le haut ?

— des couleurs sans doute
j’dois avoir les joues rouges
un peu
enfin gamine je les avais
quand je courrais
et que c’était pas prévu


Je rigole doucement. Effectivement, elle a les joues légèrement rouges. Je dois les avoir aussi. Mais tout est basculé par son sourire. La fatigue n'est rien à côté du bonheur. De insouciance. Même pour quelques instants. Et je ne sais pas pourquoi, je sens que je dois continuer de partager mon âme d'enfant. Pour qu'elle retrouve la sienne, elle qui croit être condamnée à devoir trouver une sortie en creusant.

Il suffit de croire qu'on en a,
Pour avoir des ailes.
C'est aussi simple que ça.

Il suffit d'être persuadé
Qu'on pourra aller toucher le ciel
Pour l'atteindre
Et pour remonter...


Je sens ses doigts sur mon épaule et je perds toute trace d'inquiétude sur le visage. Je la regarde, simplement, et je souris. Je me touche les joues doucement, comme pour atténuer le rouge que j'y sens. Je me retourne doucement, faisant bien attention à garder cette main précieuse sur mon épaule et je regarde le chemin parcouru. Je souris à nouveau. Nous avons volé. Je savais qu'elle en était capable !

- Si la couleur revient, c'est le principal ! Et même si la course n'était pas prévu, elle nous a permis de voler. Regarde tout ce que nous avons parcouru. Tu crois que nous aurions pu y arriver sans ailes ? Il suffit d'y croire pour y arriver.

Je soupire de contentement, reprenant peu à peu mon souffle. Je la regarde dans les yeux, je regarde son sourire, sa main sur mon épaule. Je souris de nouveau, la dévisageant encore.

- Et puis, un sourire, ça a le don d'exaucer n'importe quel souhait. Un sourire, ça donne de l'énergie pour toute une journée. Parfois même pour toute une vie.


La main qui ne tient pas la sienne, je la place quelques secondes sur celle qui est sur mon épaule. Comme une main rassurante. Une main qui cherche un contact comme pour transmettre un sourire. Ou en recevoir. Une main qui dit "Je suis là, regarde-moi". Qui invite à la danse. Qui invite à entrer en contact avec l'âme d'un enfant. Avec son insouciance et sa chaleur. Sa vie. Ses sourires. Ses rires. Son innocence.
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Re: Sur la place de Pré-Au-Lard

Message par : Lizzie Bennet, Lun 8 Mai 2017 - 20:07


une envie de la croire
danse dans mes oreilles

Elle sourit, rassurée. Elle a l’âme qui palpite, qui trépigne de pulsations joyeuses. Comme un millier de rires indistincs, logés sous sa peau. Et ça vibre, ça vibre comme une chair de poule, en version chalereuse. Ça fait peur, un peu. Mais je ne ferme pas les yeux. L’oeil, enfin, vous m’avez comprise.

un besoin d’espoir
secoue ma clavicule

we are the worm in the wood

Elle est enthousiaste. Trop, peut-être ? Son discours est totalement irréaliste ! On a pas volé, on a courru, nulle aile n’est nécessaire pour ça. Et les pieds, les pieds j’en manque pas, je les ai en terre, ancrés, pour plus vite encore m’embourber. Et puis sourire, sourire c’est pas ça. Ça c’est un sourire essouflement. C’est un sourire fatigue. C’est pas la candeur qui rayonne dans le sien.

c’est une bulle d’eau de vie
c’est l’envol la renaissance

we are the rot at the root
Ne suis-je en train de la tromper, moi qui l’habitue à l’idée que je sois un être réparable ? Il faudrait peut-être la prévenir, que je suis trop enlisée, même pour elle. Que je suis une âme damnée, une mauvaise, que j’ai perdu, tué, torturé, vengé, que j’ai oublié — mue uniquement par des pulsions de (sur)vie et pulsions de mort. Que je ne suis pas comme elle, qu’on vit pas dans le même monde, que dans une heure je serais à nouveau le monstre que j’ai toujours été.

c’est tout ce que je n’aurais jamais du voir
tout ce que je ne saurais jamais être

we are the taint in the blood

Mais j’en ai pas la force. Parce qu’avec elle, avec elle je sens poindre en moi l’illusion de ne pas être un cas désespéré. L’illusion de devenir le rêve que je n’ai jamais osé poursuivre. Elle est comme un soleil ; je pourrais clôre mes fragiles paupières que son ombre orangée danserait encore au dessus. Elle m’a marquée. Définitivement.

pourtant ce soir
j’ai pas envie de perdre espoir

we are the thron in the foot
— alors je m’accroche à l’innocence de sa vue
— je me glisse dans ses chaussures
— et murmure
— tu crois vraiment que je peux apprendre à vivre ?
qu'il est pas trop tard ?
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Harmony Lin
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Re: Sur la place de Pré-Au-Lard

Message par : Harmony Lin, Mar 16 Mai 2017 - 19:54


Il y a des moments où tout est noir. Des moments où on s'encre dans le sol, dans son moi intérieur. Des moments où on ne veut plus sortir, on ne veut plus croire. Des moments où l'on aurait bien besoin d'un pinceau pour tout repeindre en blanc, couleur de l'espoir. J'ai connu le noir. J'ai connu la sensation d'étouffement que l'on ressent quand on est coincé dans sa propre tête. Quand douleur et tristesse nous transperce le corps et le cœur à tout instant. Mais j'ai réussi à sortir de la cage dorée dans laquelle j'étais coincée. J'ai réussi à en sortir et à reprendre le contrôle. J'ai réussi à trouver la peinture et à repeindre ce qui me semblait trop sombre.

Alors oui, je n'ai pas fini mon travail.
Il reste encore de l'ombre, par ci par là.
Mais l'ombre ne cache plus la lumière.  


Mais cette femme, là, elle me semble perdue. Elle me semble coincée. Et les moyens pour sortir de tout ça sont tellement nombreux. Ailes pour s'envoler. Couleur pour voir le bon côté des choses. Blanc pour effacer le noir-suie qui empêche de voir et d'avancer. Blanc en attendant de pouvoir colorier ce qu'on veut. Blanc pour tout refaire, tout nettoyer. C'est bien le blanc, aussi.

Et tandis que ma main est toujours sur son épaule, je la regarde d'un air doux. L'air de dire : "Si tu as besoin de peinture, je peux t'en prêter moi, tu sais ?" Je t'invite à aller plus loin, à abandonner le noir. Je l'invite à se laisser envahir par mon âme d'enfant qui ne demande qu'à aider comme elle a été aidée. Je ne demande qu'à être la pour elle. Et brusquement, toutes mes pensées semblent l'atteindre car elle murmure :

- tu crois vraiment que je peux apprendre à vivre ?

Je lui souris, d'un sourire éclatant. Cette simple question montre qu'elle veut bien de ma peinture blanche. Qu'elle veut bien essayer de retrouver les couleurs. Les ailes viendront après. Mais si elle en a envie, elle pourra tout récupérer, j'en suis sûre. La main qui était posée sur la sienne, sur mon épaule, s'enlève et emmène avec elle la sienne. Je me mets face à elle, chacune de ses mains dans les miennes. Et je souris encore.

- J'en suis sûre. Il n'est jamais trop tard. Il suffit de passer de la peinture blanche par dessus ce que tu ne veux plus voir. Et tout peut recommencer. Et tu pourras écrire quelque chose de nouveau. Une nouvelle page. Un nouvel Espoir. Il suffit juste d'y croire. Croire que tu peux le faire. Et si tu as du mal à y croire, sache que je crois sans doute assez pour nous deux, pour l'instant.

J'espère sincèrement que mes paroles, elle les comprendra. Qu'elle continuera dans cette voix de joie et d'espoir. Cette voie que je lui ouvre. Je peux l'y accompagner. Il faut juste qu'elle décide de continuer le chemin. Elle a déjà ouvert les portes, c'est le principal. Il n'y a plus qu'à se laisser guider. Et au bout du chemin se trouve ce qu'elle cherche.

Un espoir.
Un renouveau.
Une nouvelle vie.
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Elenna Benson
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Re: Sur la place de Pré-Au-Lard

Message par : Elenna Benson, Jeu 29 Juin 2017 - 5:56


Rp unique.

Celui qui vit dans la crainte, ne sera jamais libre. (4)


L
es rues et ruelles étaient maintenant jonchées de dizaines et de dizaines de journaux et je mis tout en œuvre pour faire de même avec la place de Pré-au-Lard. L’endroit se vit redorer d’une nouvelle décoration, ne ressemblant plus qu’à un amas de papiers qui ne cherchaient qu’à prévenir la population. Je passais de longues minutes ici, jetant des coups d’œil à droite puis à gauche pour veiller à ne pas me faire surprendre. J’étais dans l’Ordre du Phénix depuis maintenant bon nombre d’années et ce n’était pas la première fois que j’étais dans une telle posture. Pourtant, j’avais toujours échappé aux Aurors, collègues de l’époque, et au Ministère de la Magie. Travaillant d’arrache-pied, je repensais à ses années de service qui m’avaient coûté beaucoup pour finalement peu.

La marche de manœuvre était faible, trop faible. Il y avait toutes ces lois, toutes ces choses à ne pas faire pour ne pas entacher l’image de ce cher Petrus. La Justice c’était bien beau mais tout le monde savait que les Aurors avaient beaucoup moins de chance d’attraper un mage noir qu’un Phénix. Il ne leur fallait pas tuer, il ne leur fallait pas provoquer, il leur fallait juste attendre que ça leur tombe devant le bout du nez. Et moi-même j’avais été dans ce cas, persuadée que je pourrais faire changer le monde à moi toute seule. J’avais fini déçue et j’étais partie quand je m’étais rendue compte que je n’y pourrais rien, une fois défigurée et torturée à mort par les Mangemorts.

Je m’abandonnais à mes réflexions, continuant de déposer mes morceaux d’Etincelle un peu partout. Je priais pour que les gens nous lisent, pour qu’ils comprennent. La peur dictait tout, la crainte forçait les gens à rester chez eux, la terreur les poussait à ne plus vivre mais à survivre. Je voulais que tout cela change et une petite poignée de Phénix ne changerait rien si la communauté magique n’ouvrait pas les yeux. Les dernières affiches furent installées, protégées par divers sortilèges et je m’évanouissais vers mon dernier lieu de mission non loin.




L'Étincelle




Messieurs, Mesdames, issus de la communauté magique ou ayant des liens de parentés ou familiales à cette communauté.

Nous affrontons encore aujourd'hui une période de terreur. La même qui s'est déroulée quelques années auparavant, et quelques siècles plus tôt. L'école de Poudlard a été attaqué. Certains enfants, étudiants, ont été pris en otage. Vos enfants. Votre famille. La menace est toujours plus grande en cette période de trouble. Un directeur disparu, des professeurs incapables de protéger leurs élèves : attention, ne remettons pas en cause la formation de ceux-ci mais plutôt l’incompétence des autorités du ministère à protéger et défendre ses citoyens contre la crainte et la peur. Le ministère se trompe d'ennemis. Les attaques, les arrestations sont en priorités contre ceux qui, comme vous, ne veulent plus vivre dans la peur, la terreur. L'Ordre du Phénix est là pour vous aider à vaincre, à vivre et non pas à survivre. Malheureusement, les autorités prennent nos actions de révolte contre l'obscurantisme et la peur comme un crime. Nous sommes des Hors la Loi aux yeux du ministère.

Et pourtant, que serait un monde où l'union entre le ministère et les Phénix serait possible ? Main dans la main, nous pouvons vous aider à vaincre votre peur, à vaincre cette doctrine. Les Mangemorts veulent certes, briser le secret magique. Mais leur unique but est de mieux asservir, pour former une "race supérieure" envers d'autres humains, sorciers, non-sorciers, issus de la communauté magique ou non. Nous sommes là pour défendre vos droits, nous battre en votre nom, s'assurer d'un monde meilleur pour tous les êtres vivants. Chacun à sa place dans le monde. Nos actions se trouvent limitées par un gouvernement qui nous cible, nous, citoyens de lumière, de paix et d'harmonie et qui ne cherche pas à prendre pour ennemis les vrais criminels et terroristes de notre temps. Les vrais coupables. Nous sommes tous Phénix au fond de nous. En tant que sorciers, en tant que défenseur de liberté et de fraternité.

Aujourd'hui, nous déclarons le Ministère coupable de ses actes. Coupable de l'insécurité qui règne dans la Communauté magique. Coupable de ne pas diriger ses recherches et ses élites vers les véritables criminels. Nous déclarons coupables les mages noirs, auteurs sanglants de tortures, de meurtres, de manipulations mentales et physiques, d'obscurantisme. Tout ce que nous voulons, c'est aider la Justice, aider la Communauté à vivre paisiblement. VOUS AIDER à obtenir ce que vous avez le droit d'avoir. En travaillant mains dans la main avec vous, nous pourrons faire de ce monde, un monde meilleur. Un monde emprunt d’honnêteté, de gloire, de justice. Un monde sain. Aidez-nous à protégez vos enfants, vos familles. Nous ne sommes pas des criminels, nous ne sommes pas des héros. Nous sommes seulement des boucliers levés contre la tyrannie et la suprématie. Brandissez-nous, boucliers, défendez vos valeurs face au Ministère. Demandez notre aide. Aidez nous à agir, plus rapidement, plus efficacement. Nos flammes punissent, nos larmes guérissent.






L'Ordre du Phénix

Codage de Louna ©


HRP : Un sortilège conditionnel a été lancé sur les tracts, ils ressemblent à des journaux banals jusqu'à ce qu’un sorcier ou un moldu en rapport avec la magie ou autre ne les touche.
Nous vous invitons à répondre à la suite des posts pour écrire la réaction de votre personnage s'il tombe sur l'un des tracts.

Liz : Les gens, y a plein d'Etincelles disponibles, si vous pouviez nous laisser Harmo et moi finir notre RP ce serait adorable 💛 Si ce sujet est vraiment le plus pertinent pour vous, go me MP ce serait aussi simple :mm:
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Lizzie Bennet
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Re: Sur la place de Pré-Au-Lard

Message par : Lizzie Bennet, Ven 30 Juin 2017 - 13:09


(Reprise du RP avec Harmo ; sorry pour le projet ODPien)

Il y a un jeu qu’on faisait parfois avec Jane. On se donnait des équations à résoudre, très vite, une petite dizaine, et quand le cerveau passait en mode automatique, une catégorie. Pour voir si l’autre pensait bien comme la majorité des gens.

Par exemple, à Animaux, les réponses qu’on acceptait étaient Chat Noir et Lapin Blanc. Salé, c’était Pizza, il n’y avait que la pizza qui faisait vibrer des estomacs après des mathématiques. On a eu un désaccord avec Outils, pourtant. Elle attendait Marteau Rouge, mais moi, moi j’avais répondu Gomme Rouge.

Elle a dit que ça allait pas, que de toute façon, la gomme n’était pas un outil. Pour moi, la gomme était plus qu’un outil d’écriture ; c’était un outil d’existence. Sunil personnifiait ma gomme intérieure. Avoir ce bout d’enfant, qui du haut de ses 15, 16 ans, semblait porter la sagesse d’un vieillard, me parler d’effacer le passé m’émut plus encore que notre course.

J’aimerais qu’elle ait raison. Qu’on puisse vraiment effacer les ardoises, une fois pour toutes. Je crois que ça ne sera jamais mécanique pourtant ; si c’est faisable, c’est uniquement en tant que processus. C’est une rédemption perpétuellement renouvelée, un accord de moi à moi, qu’il faudrait prouver, en boucle, jusqu’à crever. Mais si pour elle c’était possible… Si l’on pouvait et gommer et écrire en même temps… Ça changerait tant de ce que j’envisageais comme mon futur.

— Si seulement tu pouvais avoir raison
, lâchais-je avec mélancolie. 
Merci pour aujourd’hui. Je te dois beaucoup. Au fait… Tu ne m’as pas dit ton nom. 
Elle a un visage si plein de douceur que je la verrais bien avec un nom de fleur. Ou d’oiseau.

J'ai guetté sa voix comme on guette le pépiement des moineaux, le matin.
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Harmony Lin
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Re: Sur la place de Pré-Au-Lard

Message par : Harmony Lin, Jeu 6 Juil 2017 - 15:31


La matin est loin derrière nous. Le temps passe vite. Si vite quand on est avec une autre personne. Surtout une personne qui ne voit pas que la lumière peut surgir de partout. Que même si l'ombre fait son nid, il y a toujours un moyen de le chasser. Et moi, j'essaye de convaincre cette femme qu'il suffit de passer de la peinture blanche sur ce noir qui l'entoure pour que tout redevienne bien. Pour qu'elle puisse sentir le renouveau. Retrouver des ailes.

- Si seulement tu pouvais avoir raison. 
Merci pour aujourd’hui. Je te dois beaucoup. Au fait… Tu ne m’as pas dit ton nom.

Je lui souris doucement. Je suis sûre d'avoir raison. Ça n'est pas parce qu'elle n'y croit pas totalement que ça n'est pas vrai. La peinture blanche peut tout faire. Il suffit de croire en son pouvoir. Et effectivement, je ne lui ais pas dis mon prénom. Mais pas besoin d'un prénom pour se laisser convaincre de laisser une chance à l'Espoir. Voulant quand même savoir le sien, je réponds d'une voix douce et l'air très sûre de moi.

- J'ai raison. C'est ma Maman qui me disait tout le temps ça. Et elle avait toujours raison. Un peu de douceur, un peu de lumière, ça change tout. Et ça permet toujours de s'envoler plus haut.

Je fais une petite pause, tentée de lui demander de m'accompagner jusqu'à Poudlard, où je dois maintenant retourner. Mais je lui demanderai après. D'abord, ce qu'elle m'a demandé. Mon prénom.

- Je m'appelle Harmony. Et toi ?


Je la regarde, soudain moins sûre de moi. Presque embarrassée. J'espère qu'elle va accepter. J'aimerais passer un dernier moment avec elle. Et peut être lui apporter cette dernière touche d'Espoir qui lui manque pour croire que tout recommencer est possible ? Que pour s'envoler, il faut essayer de monter et non pas de descendre. Alors doucement, d'une voix timide, je lui pose la question. Je suis redevenue une enfant...

- Dis, tu m'accompagnerais jusqu'à la porte de Poudlard ?


Je soulève un pied, puis l'autre, un peu mal à l'aise. Si elle n'accepte pas, je rentrerai simplement. Je lui ferais sans doute un câlin. Sans lui demander. Simple pulsion d'enfant qui a passé un bon moment. Qui a rêvé un peu plus. Qui retrouve petit à petit ses ailes pour s'envoler très loin dans le ciel.

Mais sur ma route, je vais réparer les ailes d'autres oiseaux. Pour ne pas être la seule à m'envoler vers les étoiles.
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Lizzie Bennet
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Re: Sur la place de Pré-Au-Lard

Message par : Lizzie Bennet, Jeu 27 Juil 2017 - 14:38


@La accordé

Il y avait une douceur dans sa voix, quand elle parlait de sa mère… Je n’ai pas pu m’empêcher de songer qu’elle était sans doute morte. Tout de suite. Le premier réflexe. Je me trompais peut-être, mais la peinture blanche est un sacré marqueur, un accroche-embrouille, et plus on en a plus on meurt vite. Il suffit de voir Jane…

Pourtant, quand je la vois, cette petite, un peu gracile un peu céleste, je ne peux m’empêcher de songer à mon aînée. Me rapprocher d’elle, m’accorder une seconde chance, est tentant. Le temps d’un soir, je me laisse espérer.

Elle s’appelle Harmony. Super, c’est quand on l’a nommée qu’elle a eu pour vocation d’assurer l’harmonie et la paix mondiale, ou comment ça se passe ? J’ai retenu un sourire sarcastique. Enfin non, je ne l’ai pas retenu. Il n’était pas là. J’avais envie d’être sarcastique, de me mettre à distance de ses doigts de fée, mais j’étais faible. Et le sarcasme ne revenait pas. Rien pour me cacher dans un déni goût lilas.

— Elizabeth.
J’aurais pu dire Lizzie, tout le monde m’appelle comme ça dans le monde magique… mais Lizzie, ce n’était pas la fille qu’elle avait rencontré ce soir. Elle avait touché la petite fille que j’étais, à l’origine. C’est mon prénom intégral, mon identité totale, qu’elle avait bouleversés.

Je l’ai raccompagnée, sans trop savoir pourquoi. L’envie de renouveau, je présume. De suivre le printemps de sa gorge. Juste avant qu’on se sépare, pourtant, j’ai été prise d’un élan. Un élan troublant. J’ai saisi sa main de l’extrémité de mes doigts ; comme pour la retenir, un dernier instant.

Qu’est-ce qui m’a pris ? Presque effrayée de mon geste, mon regard s’est figé. J’ai baissé le menton, fuyant ses yeux, prête à partir à l’arrache, mais elle ne m’a pas laissée faire. Elle s’est lovée dans mes bras dans une étreinte des plus tendres. J’étais un peu raide, pas habituée avec ce type de contact, mais elle ne s’en est pas offusquée. Puis, quelques secondes plus tard, elle est partie. D’un sourire qui effaçait presque ma maladresse.

 J'ai murmuré à bientôt, plusieurs minutes après que sa silhouette ait disparu.

Et laissez moi vous dire un secret : elle sentait l’harmonie jusque dans ses cheveux.

(Fin de RP)
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Seth McSoul
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Re: Sur la place de Pré-Au-Lard

Message par : Seth McSoul, Mer 2 Aoû 2017 - 1:57


RP avec Morgan Delaube


1 an plus tard – Seth a désormais 23 ans

Ne regardez pas en arrière, chers lecteurs, tout se passe ici et maintenant. Les mentalités évoluent vite tout comme les relations, et je fus l'un de ceux, cette année, à connaître énormément de changements dans ma vie tandis que d'autres restaient dans leur lit à attendre que l'avenir vienne à eux – bon, je dois avouer que je n'ai pas à me vanter sur ce point-là.

Je ne vous parle pas ici de changements qui bouleversent : ces derniers mois ne furent ni bouleversants, ni perturbants, ni riches en rebondissements. Non, tout s'est passé en douceur et n'a fait de mal à personne, et me voici donc, moi, Seth, 23 ans, artiste dessinateur exposé à l'heure actuelle dans plus de cinq salles à Londres en même temps. Mes œuvres commencent à faire parler d'elles, les gens m'apprécient, et je viens tout juste de gagner un prix de jeune artiste en herbe pour ma dernière expo.

Alors oui, c'est vrai, le temps passe vite. Un an déjà, un an que tout a basculé. Et voilà que les gens parlent de moi, et certains moldus me reconnaissent parfois dans la rue : « Oh, j'ai vu sa photo dans le journal ! ». Car oui, les amis, je suis passé dans le journal. Une seule fois, bien entendu, car je ne suis pas une star, mais le fait est que l'on a plus parlé de moi cette année que toutes les autres années de ma vie.

Serais-je capable de m'en vanter ? Je crois bien que je suis en train de le faire. Que voulez-vous, je suis passé des petits croquis esquissés à la va vite dans ma chambre à des tableaux de taille considérable exposés dans de petites salles moldues et appréciés par tous. Bien entendu, mon niveau en dessin a également mûri : je ne me contente plus de dessins réalistes de proches ou de créatures magiques comme n'importe quel amateur pourrait le faire ; non, je tente de nouvelles choses, j'expérimente dans l'abstrait, le surréalisme, et qui sait, peut-être un jour inventerai-je moi-même un nouveau style qui portera le nom que je lui donnerai.

La question que vous pourriez alors vous poser est : pourquoi suis-je là à vous résumer rapidement ma progression sans vous expliquer en détail toute cette année passée sans vous pour me soutenir moralement dans mes aventures ? Ma réponse sera simple : prenons le temps. Prenons le temps de nous poser, de discuter, et rejoignons dès à présent ce vieil ami que nous avions quitté à l'époque de Poudlard, et avec qui j'ai repris contact il y a quelques jours maintenant.

Vous souvenez-vous de Morgan Delaube ? Un jeune garçon à l'époque, la quinzaine, Poufsouffle comme moi, avec qui je m'entendais très bien : je lui ai même offert mon poste de préfet une fois lassé de mes fonctions, rappelez-vous ! À vrai dire, il faut bien avouer que je ne passais pas vraiment ma vie à vous parler de lui étant adolescent : nous étions seulement collègues, mais j'avais d'autres amis et surtout bien d'autres rivaux passant leur temps à m'enquiquiner, qui m'empêchaient ainsi de m'attarder sur ces quelques connaissances.

Enfin bref, les années ont passé et nous revoilà, plus vieux et expérimentés, à nous recroiser lors d'un jour banal sur le Chemin de Traverse avant de nous donner rendez-vous aujourd'hui à Pré-au-lard, pour prendre de nos nouvelles. Arrêtons-nous là pour la narration longuette, voulez-vous : comme expliqué plus tôt, j'aurai bien assez de temps pour revenir sur les détails de mon quotidien plus tard. En attendant, nous voici arrivés au lieu de rendez-vous : patientons un peu que notre vieil ami pointe le bout de son nez.

La grande place de Pré-au-lard est très vivante, aujourd'hui, rien d'étonnant par un temps pareil. Les enfants jouent, les couples se baladent, les amis prennent un verre. Moi, je suis seul à marcher au milieu des sourires et de l'air frais, et j'attends. Dans mon sac, quelques nouveaux dessins à présenter à la prochaine expo : aucun doute que ceux-là plairont à Griffin, je connais son style par cœur. Dans ma main, un crayon, et je note sur un carnet quelques idées piochées au hasard en observant les inconnus autour de moi et les paysages qui m'entourent. De très jolis paysages, d'ailleurs, et je profite de mon court instant de solitude pour contempler la diversité des couleurs et des décorations de Pré-au-lard : avec le temps et après de trop nombreuses visites dans le petit village, j'avais bien fini par en oublier son éclat. Ça fait du bien, parfois, j'imagine, de reprendre conscience de la beauté des choses après être passé à côté pendant des années.

Devant moi j'aperçois un garçon, plus jeune que moi en âge mais pas forcément en apparence, qui s'approche d'un pas qui me semble vif, assuré – ou alors je vois de travers, j'ai l'impression de voir de la vivacité partout aujourd'hui.

- Salut, ça va ? lui demandé-je en lui tendant la main pour qu'il la serre – un geste de politesse pour prouver à quel point nous avons grandi depuis Poudlard, peut-être.

Tout en l'écoutant parler, je me pose sur un banc en lui faisant signe de me rejoindre.

- On se l'est déjà dit la dernière fois, mais ça fait quand même bizarre de se revoir après autant de temps, pas vrai ?
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Morgan Delaube
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Re: Sur la place de Pré-Au-Lard

Message par : Morgan Delaube, Lun 7 Aoû 2017 - 17:44


C'était le genre d'après-midi où Morgan n'aimait pas rester chez lui. Il faisait bon dehors, et le soleil semblait plus vivace que d'habitude. Il laissait ses animaux gambader tranquillement dans le pré, sous la sécurité magique que le Blaireau avait lui-même apposé. Non pas qu'il soit spécialisé là dedans, mais il avait quand même été Agent à la S.I.S.M., et surtout membre de l'Ordre du Phénix. Très peu de gens le savent. A vrai dire, seuls les autres membres de l'ordre étaient au courant, mais cela lui allait très bien. Retournant à sa chaumière, l'ancien Jaune et Noir se changea rapidement, abandonnant ses vieilles botes, son jean troué et son vieux t-shirt pour mettre à la place une chemise propre, un jean neuf et des baskets. Aujourd'hui il avait rendez-vous. Pas un truc très important, mais assez pour lui. C'était quand même un de ses anciens mentors de Poudlard qu'il revoyait.

Outre le fait que Morgan lui avait gentiment piqué sa place de Préfet, il était resté en bon terme avec Seth. Il se remémora une certaine nuit où Slizzie était venu les déranger et que cela avait tourné à la baston. Ah lala, c'était des combats enfantins qu'il avait encore à ce moment là, et non plus des actions face à des Mangemorts déchaînés. Encore que l'attaque de Poudlard pouvait être définie comme relativement calme face à ce que le fermier aurait pu s'attendre, surtout venant de la part de Mages Noirs qui d'habitude ne rechignaient pas à bien tout casser de façon violente et sans merci. M'enfin, il n'allait pas s'en plaindre. Les élèves étaient sauf, et c'était déjà bien. Sauf peut-être ce pauvre gamin qui s'était pris un jet d'acide par un auror. Enfin, c'était juste une rumeur de la part des élèves, mais c'était quand même incroyablement barbare. Du moins, si c'est bien arrivé.

Se rendant jusqu'à l'entrée de sa propriété, Morgan examina de loin la belle Thiaville. Ce petit hameau sorcier tranquille perdu au milieu de l'Angleterre. Les habitants appréciaient sa petite contribution aux besoins de la ville, notamment en œufs et en lait. Ce n'était pas grand chose, mais au moins cela lui faisait toujours des gallions. Surtout depuis la disparition de la SISM. Maintenant, il n'avait plus de revenu hormis ce qu'il gagnait. Heureusement qu'il avait prévu le coup et s'était gardé des gallions de côté, amassant ainsi une petite fortune qui lui permettrait de vivre tranquillement quelques temps. C'était d'ailleurs parce qu'il avait ces gallions qu'il s'était permis une après-midi de repos à ressasser le bon vieux temps. Ni une ni deux, il transplana jusqu'à Pré-Au-Lard, se retrouvant dans le parc du village sorcier.

Le lycanthrope se dirigea jusqu'à la place, cherchant des yeux celui qu'il avait revu en coup de vent il y a peu. Ce ne fut pas bien compliqué, il ne semblait pas avoir grandement changé dans l'esprit du Blaireau. Il s'approcha rapidement et attrapa la main de son ancien collègue, lui infligeant aussi une petite tape sur l'épaule.

-Je suis en pleine forme et toi ?! s'exclama le nouveau venu avec enthousiasme. C'est vrai que ça fait un moment, mais ça fait longtemps que je ne vois plus le temps passer. Alors, qu'est-ce que tu deviens maintenant ? Toujours à te battre dans les couloirs, ahah ?
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Seth McSoul
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Re: Sur la place de Pré-Au-Lard

Message par : Seth McSoul, Mer 6 Sep 2017 - 16:22


Je ne me suis donc pas trompé, Morgan semble doté d'un certain enthousiasme aujourd'hui, ce qui n'est pas pour me déplaire. Allons-y, mon ami, partageons un bon moment de retrouvailles ensemble, fêtons dignement notre joie de vivre en cette belle journée ensoleillée.

- Alors, qu'est-ce que tu deviens maintenant ? Toujours à te battre dans les couloirs, ah ah ?

Je mets un peu de temps à comprendre de quoi il parle : moi, bastonneur ? Pas vraiment… Puis je me souviens de cette nuit passée avec lui dans Poudlard – la salle des armures, si je me souviens bien ? ma mémoire mériterait d'être plus éclaircie… –  lors de laquelle nous nous étions confrontés une fois de plus à l'abominable Lizzie Bennet…

Abominable, hein ? Ce n'est plus vraiment l'image que je garde de Lizzie, aujourd'hui. Depuis le jour où je l'ai croisée dans l'Allée des Embrumes, il y a un an, j'ai bien du mal à la considérer comme la peste qu'elle était autrefois… Froide, elle l'est toujours. Distante, aussi. Mais tout le reste semble avoir disparu chez elle : son assurance, sa confiance en elle… Elle a passé toutes ses années à se mentir à elle-même, ça arrive, après tout.

Et moi ? Où j'en suis, dans tout ça ? L'année dernière, je n'aurais pas su répondre à cette question, mais maintenant, ma voie est tracée et l'évidence m'est apparue.

- Je crois que je deviens heureux, déjà. C'est un bon début. Je ne sais pas si tu le savais, mais je dessine beaucoup depuis que je suis enfant, dis-je alors le plus humblement possible, et ça fait déjà un an que j'ai décidé de me lancer en montrant mes dessins à un certain public, et… Enfin, voilà, j'ai commencé à me faire exposer, et je commence à gagner ma vie grâce à ça.

Allez, je n'ai qu'à rester humble et sincère, je n'ai aucune raison de m'en vanter devant les autres. Cette fierté personnelle, je la garde pour moi comme un trophée : après des années à douter de lui, Seth assume enfin ses responsabilités pour devenir quelqu'un !

- Et si tu veux le savoir, non, ça fait bien longtemps que je suis passé à côté des bastons entre sorciers et de toutes ces rivalités du monde magique, blablabla… Bien sûr, je respecte tous ces gens qui s'inquiètent pour nous et qui veillent à notre sécurité, mais… Je n'ai jamais vraiment eu une vie de pur sorcier, tu vois ? J'ai toujours mélangé les activités moldues et magiques, j'ai toujours vécu avec les deux, et j'ai toujours bien aimé rester à ma place. Toutes ces rumeurs de mages noirs, de dangers permanents, de menaces envers le monde dont j'entends parler tous les jours ici ou sur le Chemin de Traverse… Je devrais peut-être m'en inquiéter, mais bizarrement, ça ne m'atteint pas. Après tout, je ne me sens pas assez important pour devenir une cible des Mangemorts. Qu'est-ce qui pourrait les intéresser, chez moi ?

C'est vrai, après tout. Je ne me suis jamais vraiment préoccupé de ce genre de choses. Les gouvernements moldus s'occupent des guerres moldues, et la population ne semble pas s'en soucier plus que ça. Pourtant, quand les gouvernements sorciers font face à des menaces sorcières, là, la population magique cherche toujours à s'en mêler. C'est sans doute parce qu'il existe une forme de solidarité chez les sorciers qui n'existe pas chez les moldus – une solidarité sans doute due au secret magique, et au fait de toujours devoir se cacher ensemble. Du coup, les sorciers se soucient les uns des autres en permanence, alors que quand des moldus meurent tous les jours en Afrique ou ailleurs, là, ça n'inquiète pas grand monde… Enfin bon, je parle en tant que petit londonien bourgeois qui ne se bouge pas non plus les fesses pour changer les choses et qui ne connaît absolument rien aux grands sujets politiques, finalement, alors je préfère me taire.

- Et toi, alors, qu'est-ce qui a occupé ta vie pendant toutes ces années ?
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