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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Chemin de Traverse :: Allée des Embrumes
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La nuit tous les chats sont gris...
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Isia Neige
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Re: La nuit tous les chats sont gris...

Message par : Isia Neige, Lun 26 Oct 2015, 19:44


Rp privé avec Ghrystal Prendergast - Une question de réputation


Dans sa vision périphérique, elle le vit sursauter. Ainsi, elle ne s'était pas trompée, même si il paraissait plus vieux que sur la photographie animée. Elle vit également qu'il s'était arrêté, comme ça, en plein milieu de l'Allée. Isia releva la tête et jeta quelques coups d'oeil vifs aux alentours. Bien, ils n'attiraient pas encore l'attention des sorciers et épaves présents. La sorcière en revint rapidement à lui et l'examina. Il semblait mal à l'aise, ce qu'elle pouvait aisément comprendre. A sa place, elle n'aurait certainement pas apprécié être reconnue par un inconnu, dans ce lieu ô combien malfamé, identifié comme le repère de mages noirs.

Ses lèvres s'entrouvrirent pour lui apporter une réponse mais ce fut à ce moment qu'il eut la mauvaise idée de montrer sa baguette. Ce n'était qu'une esquisse de geste, pas une attaque, mais il annonçait d'ores et déjà ce que serait la suite de leur rencontre. Isia se fit le miroir de son jeune adversaire en adoptant à son tour une posture entre l'attaque et la défense. Le lieu, ce sorcier, son attitude, tout électrisa la française qui sentait l'adrénaline courir dans ses veines. Un instant, elle pensa à la provocation, juste pour lancer un duel et déverser sa frustration, mais cela aurait parfaitement absurde. Il n'était pas responsable. Isia le scruta, les yeux plissés, avant de juger qu'elle devait montrer l'exemple. Lentement, elle relâcha la pression qui s'était logée dans ses épaules, sa main desserra quelque peu l'emprise qu'elle avait sur sa baguette - qu'elle n'avait pas montré - et esquissa même un léger sourire où il pouvait lire de la gêne.

" Excusez-moi.. Je ne voulais pas vous.. " Elle fronça les sourcils et porta sa main gauche à sa tempe dans un geste à la lenteur calculée. Elle ne voulait pas qu'il prenne ceci comme le commencement d'un duel ou autre. ".. inquiéter. Je suis Isia Neige." Rajouta simplement la française d'un ton sincère. Quant au reste, à nouveau, elle sonda leur environnement à la recherche d'oreilles indiscrètes. La nuit, mis à part harmoniser la couleur des chats, pouvait dissimuler les curieux avides de secrets. "Je.. " Ne suis pas une ennemie ? Suis une ennemie ? Qu'en savait-elle, après tout. Pour elle, les Prendergast avaient été malfaisants, qu'en était-il du descendant ? Il était l'inconnu. Il lui fallait faire le premier pas. Dans le pire des scénarios, il lui restait son habileté en sortilèges. La sorcière serra alors discrètement sa précieuse baguette, prête à affronter l'héritier. "Je l'ai lu dans un rapport. Votre famille, autant que la mienne, a fait quelques ravages que nous nous devons de réparer. " Isia avait finalement choisi la vérité, dissimulée sous des termes génériques qui frapperaient de toute façon le jeune Prendergast. S'il était partisan de magie noire, elle devrait répondre.. dans le cas contraire, peut-être serait-il une sorte d'allié.    
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Isia Neige
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Re: La nuit tous les chats sont gris...

Message par : Isia Neige, Mar 10 Nov 2015, 21:16


Rp privé avec Ghrystal Prendergast - Une question de réputation


La réponse du jeune homme fut aussi désagréable que tranchante. Ainsi, il la prenait pour son père. N'avait-elle pas été claire sur ses intentions ? Peut-être pas assez. Blessée par les mots utilisés, Isia se redressa de toute sa hauteur pour lui faire face, tout en fronçant les sourcils. " Je ne .. " commença-t-elle d'une voix irritée alors que Ghrystal complétait les renseignements pour terminer par une question.

Celle-ci n'était pas anodine comme elle aurait pu l'être, avec en son coeur une interrogation quant à la température ou son ressentiment sur sa situation, non, il attaquait en la questionnant sur sa famille. Sur leurs actes, plus précisément. Devait-elle sortir toutes leurs actions ? Le pouvait-elle ? Les ténèbres appelaient les ténèbres pour camoufler les actes. Elle n'en connaissait qu'une partie, déjà assez détestable pour ne pas être citée ici, au milieu de l'Allée des Emrbumes. Cependant, le point crucial était de savoir si elle avait envie de partager ces informations avec cet inconnu. Plus tard, quand il ne sera plus le descendant des Prendergast mais Ghrystal, elle envisagera de lui révéler ses secrets.

" Quelle impertinence, Monsieur Prendergast. Si j'avais eu envie de vous recruter, j'aurais joué de ma baguette pour tester vos potentiels talents. Je n'en ai rien fait. Je me trouve plus saisie par la curiosité et ma surprise du moment. Quoiqu'il en soit, nous sommes visiblement du même côté et partageons les mêmes ambitions. " fit-elle, les yeux étrécis. La magie noire n'était pas une fin, peut-être un moyen, mais sûrement pas sa destinée sauf force majeur. D'ailleurs, cette réflexion la fit rebondir sur l'une des remarques de son vis-à-vis.

" Qu'avez-vous entendu sur les Neige ? " Elle était intéressée, cela se voyait dans l'étincelle qui illuminait ses grands yeux bleus. Il avait toute son attention. Les Neige, son côté Français, étaient bien plus secrets que celui venant des terres Ecossaises. Eux, ils aimaient écrire, entasser, sectoriser et garder. La sorcière délaissa sa baguette pour croiser les bras. Si elle semblait désarmée, il n'en était rien. Elle pouvait aisément récupérer sa précieuse pour répliquer mais cela ne paraissait pas être le but du jeune sorcier.
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Rosie Peltz
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Re: La nuit tous les chats sont gris...

Message par : Rosie Peltz, Sam 09 Jan 2016, 15:18


| RPG unique. |

Elle fit passer une langue délicate sur des lèvres roses comme le miel. Son plumage était fort peu soigné et l'on ne savait s'il fallait déclarer ça comme du brun ou de l'ocre, ou bien même comme un terril charbonneux usé dans son essence, dans sa forme, si bien qu'il était peut-être vert-gris, une couleur toujours aussi indistincte. De sacrés yeux trompeurs, effrontés au point de croire que l'espace est parfaitement adéquat à son image, comme les peintres trop pompeux et orgueilleux d'une oeuvre dite identique à ce qu'il y a au-delà.  Une espèce de triple chemin vers le bas, vers la médiocrité artistique et prétentieuse, vers l'assurance et le confort. Ces idées qu'elle n'avait jamais eu car cet oiseau, cette Rosie, elle, n'avait, de ses yeux, que contemplé un potage odorant et a-forme. Un potage satisfaisant.

Car la neige ne venait pas, elle était heureuse, croyant avoir étendu son pouvoir chaleureux, son pouvoir d'été, son calor possum comme elle avait coutume de l'appeler à l'âge inconnu, sur cette ville pernicieuse et pleine de péchés qui ne pouvaient plus s'ensevelir sous un amas de neige grise mais bien rester coller aux murs tièdes sous une pluie qui, définitivement, ne voulait plus être neige. Une ville-monde moche et stratifiée, aimant aller plus haut (sûrement pour mieux sentir cette pluie) mais aussi plus bas comme ce boyau odorant. Un Township sans oppression, un Ghetto inversé où l'on se jetait au sol jonché de boue pour l'embrasser ou en faire une boue plus répugnante (Rosie passa à ce moment devant une boutique ridicule). Une alchimie mauvaise, en somme.

Et la Peltz ne se rappela pas avoir autant ri face à des crânes, des rats ou des hommes.
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Sylianna Evander
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Re: La nuit tous les chats sont gris...

Message par : Sylianna Evander, Sam 13 Fév 2016, 03:21


[PV Giovanni
Le sujet n'étant pas utilisé depuis un mois, je le prend donc, si possible Wink]

Sylianna se promenait dans l'Allée des Embrumes, un air sombre sur le visage. Vêtue d'une longue robe noire, elle avançait pas à pas, ses cheveux blonds volant au vent. Déconcertée par ce qui s'était passé à Poudlard, cette humiliation, elle avait décidé de quitter cette école pourrie. Même si elle finirait par y retourner à un moment ou un autre, elle allait trainer dans l'Allée des Embrumes, pour l'instant. Ses cheveux devant son visage, elle faisait quand même peur. Elle-même ne savait où elle allait. Elle vit un poussiéreux banc et décida de s'installer dessus et de continuer la lecture de son livre de magie noire déniché dans un coin obscur de la bibliothèque. C'était assez intéressant. Peu à peu, Sylianna commençait à vouloir devenir une mage obscure. Elle entendit des pas. Sylianna tourna la tête et vit un homme plutôt grand aux cheveux bruns. Elle fronça les sourcils puis dit d'une voix traînante :
-Bonsoir... Que faites-vous ici ?
-Rien, je me promène.
Elle lui lança un sombre regard. Son maquillage s'était effacé, peu à peu. Elle lui sourit bizarrement. Dans sa tête, elle ne savait pas vraiment ce qui se passait. Tout semblait confus : Qui était cette personne ? Que lui voulait-elle ? Oh non ! Une idée venait de se former dans son esprit : Il venait pour les comptes du directeur de Poudlard, pour la ramener à cette école nulle. Elle soupira. Elle lui dit d'un ton las, un sourire triste sur le visage :
-Tu veux me ramener à Poudlard ? T'es pour le compte de Sergeï ?
Elle croisa ses jambes et ses doigts pour que se soit un "non". Elle baissa les yeux vers son livre, se mordillant légérement la lèvre. À l'intérieur d'elle, elle se sentait un peu mal. Elle ne voulait pas montrait qu'elle avait peur. Serrant les dents, elle se demanda pourquoi elle venait tous les soirs à l'Allée des Embrumes. Peut-être que cette personne pourrait l'aider. Mais non, qu'est-ce qu'elle disait. Elle ne connaissait même pas son nom. Elle reporta son regard vers lui, attendant une réponse.
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Aiko Wilkerson
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Re: La nuit tous les chats sont gris...

Message par : Aiko Wilkerson, Dim 01 Mai 2016, 12:36


PV - Valentina

Lune solitaire. Abandonnée à la nuit. Qui donc vous regarde. J'entends le vent murmurer. Je vois les arbres danser. Ce soir l'allée des embrumes est presque abandonnée. Pas un sorcier. Les rues sont vides et les boutiques ferment. Je vois les derniers gérants fermer à clef leur commerce et moi je marche. Baguette à la main. C'est comme si je cherchais mon chemin. Une odeur chatouille mon nez. Est-ce un cerisier ? Premier mai, c'est le printemps. Les jours semblent plus longs, le soleil semble plus chaud. Pas de neige, pas de sapin. Mais pourtant toujours ce même vent fin. Résistant, persévérant, glaçant. Il me donne froid dans le dos. Moi qui aime particulièrement cette saison, le mois de cette année pourrait ne pas être si bon.

Il est là : six mètres de haut, cinq mètres d'étalement. Imposant. Que fait-il dans cette allée ? Il se tient au fond, loin des habitations et des derniers commerces. Comme une oxymore. Flambant neuf, les pétales roses pâles du cerisier se mélangent aux reflets noirs de toute l'allée. Mais comme on dit : la nuit, tous les chats sont gris. L'odeur fraîche de l'arbre me fait sourire. Debout, les bras le long du corps et la baguette à la main je l'observe. Rester là, debout à rien faire. Il y a un banc à ma droite. Sans hésitation, je m'assois. J'attends. Je ne pensais pas que cette ruelle était parfois agréable. Pas de tueur à l'horizon. Juste une pancarte accrochée sur le mur face à moi. You join or you die.

Pourquoi une simple affiche viendrait gâcher ce moment reposant ? Pourquoi une simple affiche viendrait me déranger ? Pourquoi une affiche de cette envergure à côté de cet arbre pure ? Je fixe le papier. Des couleurs d'un froid étrange. Qu'il s'agisse du noir ou du rouge. Suivre le mal ou suivre le bien ? Je ne veux pas tuer. Impossible pour moi de voler à un homme sa liberté. Alors je suis du côté du bien ? Je ne veux pas choisir de camp. Il vaut mieux être seul, être tranquille. Ainsi, je détourne les yeux du papier qui n'a plus beaucoup d'intérêt pour moi et les pose sur le rosacé. Au loin j'entends des pas. Si je me retourne, ce passant, n'est plus que brouillard.

Au plus tard du soir
Sous les cerisiers en fleurs
Douce solitude. Au plus tard du soir.
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Antiochus Omega
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RP Antiochus

Message par : Antiochus Omega, Lun 06 Juin 2016, 09:10


Rp avec Lizzie Bennet

Au détour d’une sombre ruelle un sorcier apparu. Il était vêtu d’une toge en lin gris équipée d’un capuchon qui couvrait le visage de son porteur. L’homme tenait ferme contre sa paume droite une longue cane qui lui servait d’appui. Nous étions le soir et le soleil s’était presque couché. L’endroit où il était arrivé était des plus malfamés et la nuit les ruelles se faisaient brumeuses, inquiétantes. Étrangement, celui qui se tenait sur le trottoir ne semblait point effrayé par l’obscurité des lieux, il ne s’était même pas retourné une fois apparu afin de s’assurer, machinalement, que sa présence n’avait pas trop attiré l’attention sur lui. Non, il semblait confiant, comme si il n’avait point d’ennemis à craindre, et une fois rétabli de son transplanage, il balança sa cane en avant et s’engagea vers un établissement dont l’entrée était située sur une petite place lugubre. La porte du bar était de fer noir et l’on entendait rien de ce qui se passait à l’intérieur. Alors que le sorcier s’approcha de la porte, celle-ci s’ouvrit d’elle-même invitant son hôte à la traverser. Une musique jazz résonna alors sur la place qui sommeillait et la lumière de la caverne éclaira le banc de la place sur lequel personne ne s’était sans doute jamais assis. L’homme entra, la porte se referma, et tout redevint calme au dehors.

Une fois à l’intérieur, Antiochus descendit lentement les marches qui menaient à la salle des festivités. Il y avait beaucoup de monde épars entre le comptoir, les tables et les chaises qui étaient entreposés un peu partout. L’éclairage était jaune et tamisé, assuré par quelques lampes à huile flottant dans les airs ici et là, et la clientèle, au vu de son accoutrement global, n’était point des plus distinguées et des plus recommandées. Le fugitif n’en eut que faire, il savait amplement se défendre, il décida donc de marcher jusqu'au comptoir afin de se commander une franche choppe de bière. Le serveur posa à son attention un grand verre dégoulinant de mousse pétillante et une fois l’addition réglée, Antiochus alla rejoindre une table afin de se mettre à l’aise. De l’endroit où il s’était installé, il pouvait percevoir une bonne partie des personnes qui étaient accoudées aux différentes tables. Beaucoup portaient également le capuchon, ou du moins veillaient à garder une partie de leurs visages sous la pénombre, à l’abri de l’éclat des lampes à huile. Il passa quelques instants, enfoncé dans sa chaise en bois, à étancher sa soif à coup de franches gorgées. Au fur et à mesure qu’il s’enivrait, il sentit un regard se faire de plus en plus assistant sur sa personne, qui venait du fond de la salle. Un homme qui était accolé au mur, encapuchonné, semblait porter une attention particulière au mage et à la bourse d’or qu’il avait posée en face de lui après s’être assis.

Antiochus esquissa un léger sourire et se joua intérieurement de cet homme qui tenait pour possible et envisageable le fait qu’il parvienne à le dérober de sa fortune. Il baissa alors le regard et feint de s’endormir sur place, délaissant en apparence son attention de ses effets personnels. Il vit les bottes de celui qui était assis se relever et marcher lentement en sa direction, faisant en sorte de ne pas trop résonner sur le plancher de bois. Il atteint la table et Antiochus qui avait les yeux plissés perçut sa main qui s’approchait lentement de sa bourse en cuir empli d’or. Soudainement alors, rapide comme l’éclair, Antiochus pointa sa baguette sur le visage du rodeur et murmura :

- Conjonctivis Maxima …

À ces mots, le regard de l’homme s’enflamma et se mit à fumer. Ce dernier plaça ses mains sur ses yeux et bondit en arrière. Il se mit à hurler tant la douleur provoquée par le sort semblait le torturer. Antiochus, sans un mot, leva sa baguette ce qui eu pour effet de lever également celui qui avait voulu le voler au dessus du sol. D’un coup de poignet, le corps fut expédié à l’extérieur du bâtiment : * Pas de place pour les voleurs de voleurs * pensa Antiochus.

L’ensemble de la salle s’était retournée sur lui, il ne brancha pas, affrontant l’un après l’autre le regard de chaque hôte. La plupart ici étant de la catégorie « Magicien de pacotille », aucun des clients ne tint réellement à sauver l’honneur de celui qui avait été expulsé et les conversations reprirent aussi rapidement qu’elles se furent suspendues. Ce fut alors qu’une personne vint prendre place en face du sorcier et débuta une conversation …
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Luia Luminos
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Re: La nuit tous les chats sont gris...

Message par : Luia Luminos, Jeu 21 Juil 2016, 15:59


Tour de garde Aurors-Poste unique (si problème: MP moi)

Luia devait faire son tour de garde d'Auror près de chez elle, soit dans l'Allée des Embrumes. Elle y vivait désormais depuis pas mal de temps , aussi elle connaissait bien le genre de gens qui fréquentaient ce lieu qui avait une réputation de lieu malfamé. Elle savait donc que le réputation était fondée désormais et elle avait même aidé quelques élèves et autre à ne pas s'y attarder.

Elle quitta le QG des Aurors, baguette en main et insigne d'Auror bien visible. Et elle fila vers le Chemin de Traverse et l'Allée. Elle ferait son rapport le lendemain, après une nuit chez elle. En attendant, elle allait regarder partout dans cette Allée malfamée. Une fois arrivée, elle passa par le Chaudron baveur, traversa tranquillement le Chemin et arriva dans l'Allée.

Il faisait déjà nuit, aussi, la réputation du lieu était encore plus visible. Les gens se ressemblaient, comme les boutiques. Mais la jeune Auror savait les reconnaître et ça se voyait à son allure. Elle évita quelques sorciers et sorcières étranges, regarda les boutiques, encore ouvertes, et leurs clients. Mais rien d'inhabituel, juste l'ambiance habituelle de l'Allée.

Elle prit alors le chemin de chez elle sur cette Allée et entra dans l'immeuble. Elle prit l'ascenseur et arriva chez elle. Elle mangea puis fila au lit. Le lendemain, elle fila vers le QG des Aurors à pied et elle commença par y faire son rapport...
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Shae L. Keats
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Re: La nuit tous les chats sont gris...

Message par : Shae L. Keats, Mar 09 Aoû 2016, 20:46


Rp avec Marx

C'était la nuit.
Une nuit comme une autre,
Avec des étoiles que tu avais parfois du mal à distinguer à cause de la lumière de la ville,
Une senteur poivrée et un silence apaisant.
C'était la nuit.


Une nuit de fin Août vous voyez ?
Quand les premières odeurs de pluie-poivrées se font sentir,
Alors que le bruine se retient encore un peu.
Le genre de nuit que, fut un temps, tu aurais su apprécier.
Plus maintenant, pour l'instant, comme à chaque fois,
Ton seul but c'est t'éloigner de chez toi.
Donc aujourd'hui tu as opté pour Londres,
Côté sorcier pour changer.
Parce que la nuit te brûle,
Un coup de fouet dans le dos,
Une marque au fer rouge contre tes os.
La douleur, la peur,
En restant allongé à attendre le sommeil,
Qui ne vient pas.
Toi, tu es lâche,
Tu préfères t'évader, courir la rue,
Fuir.
Ce soir c'est l'alphate que l'Allée de Embrumes que tes semelles ont décidé de fouler.
De marquer de ton passage comme l'ont fait des générations de sorciers avant toi
-Décimées.
Maintenant c'est ton tour.
À toi.
Ce sont te jambes qui choisissent où elles te mènent,
Te traînent,
T’emmêlent.

Comme un fantôme à la recherche du jeune adulte encore presque insouciant que tu n'es plus.
Que tu ne retrouveras sans doute jamais.
Une ombre d'un toi passé qui tournicotent encore derrière tes pensées.
C'est joli,
Ça,
Tournicoter.
Comme des jambes en cotons qui s'effilochent sur le trottoir,
Démaquille la laideur des faubourgs,
À mesure que tu avances, tu en laisses des filaments derrière toi,
À  chaque pas.
Tu les sens s'amaigrir,
S'affaiblir, et tu as peur de t'affaler,
Parce qu'elles ne te portent plus, ou une connerie du genre.
Des filaments blancs à ta suite,
Une trainée de nuages doux ou semi-épais,
Qui s'accroche à tes pieds.
Tes jambes qui s'emberlificotent à mesure que tu avances,
Appuies précaires.


Aucun bruit ne vient briser le calme nocturne,
Aucun poignard libérateur ne s'enfonce dans le voile de ta bulle.
Pour l'instant,
Parce que déjà au loin se font entendre,
Le Plic,
Et son frère ploc,
Les éternels pas sur les pavés.

C'était la nuit.
Une nuit comme une autre,
Avec des étoiles que tu avais parfois du mal à distinguer à cause de la lumière de la ville,
Une senteur poivrée et un silence apaisant.
C'était la nuit.




Dernière édition par Leo Keats Gold le Mer 15 Mar 2017, 04:44, édité 3 fois
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Marx Rosenzwag
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Re: La nuit tous les chats sont gris...

Message par : Marx Rosenzwag, Mar 09 Aoû 2016, 21:47


Surprise! Il faisait nuit, il faisait noir. Les pavés du Chemin de Traverse exhalaient la chaleur qu'ils avaient accumulé au cours de cette journée d'été. Marx n'avait réalisé qu'en sortant de chez Ollivander's de l'heure tardive qu'il était. Son boulot de vendeur à la boutique lui avait nécessité de rester pour faire ses comptes et régler des papiers d'ordre administratifs et pompant. Le sorcier n'avait pas vu les heures passer, s'enchainer au point de transformer le ciel éclatant en une large toile sombre et pimpante, scintillante. Le jeune homme respira un grand coup, laissant derrière lui, à la boutique, toute cette paperasse ennuyeuse.

Malgré l'heure avancée, Marx ne ressentait aucune fatigue, ni même cette lassitude qui vous laisse placide et passif après une longue journée de travail. C'était même tout l'inverse. Il sortait, et c'était comme une renaissance, une libération, l'opportunité d'enfin profiter de ce jour qui allait s'achever dans le silence des ténèbres nocturnes. Revêtant sa longue cape noir, le sorcier glissa le long des devantures de la célèbre rue, sans un bruit -si ce n'est celui de ses pas sur la pierre- Hors de question de rentrer maintenant. Hors de question de sombrer dans la douce flemme. Hors de question d'écouter les mises en garde de la tante -qui étaient à elles seules une bonne raison pour rester loin de cette vie cadrée et sans peps, sans vie-

Filer, puis subitement, au coin de la rue, bifurquer. L'Allée de Embrumes. Dans toute sa... Splendeur? Mouais... Vous m'aurez compris. Tout son charme -si tant est que cela plait- Marx l'aimait bien cette ruelle sombre. Il y avait fait des fortuites rencontres, toutes utiles, toutes intéressantes, jamais ennuyeuses ou agaçantes. Du bon monde fréquentait ces lieux. Le garçon avançait plus lentement, pour profiter du calme ambiant. Enfin du calme... Un semblant de calme car déjà une paire de godasse, qui n'était pas la sienne, jouait sa partition sur le sol de la rue. Pointe de colère. Marx maudit cet empoté de se trouver là en cet instant et de le déranger. Il réajusta sa capuche.

Surprise! Il faisait nuit, il faisait noir. Et pourtant, ces traits qui se détachaient dans l'obscurité, ce visage qui se dessinait peu à peu face à lui, le jeune homme n'eu aucun problème à le reconnaitre. Ce visage avait la saveur d'un baisé volé. Quelque chose d'éphémère, mais qu'il revécu une seconde fois. Stupeur! Son cœur rata un battement. Comment quelqu'un pouvait générer autant d'émotion?! Un large sourire étira les lèvres du sorcier, et dans ce moment si serein, un son brute d'exclamation brisa la quiétude qui régnait en ces lieux.

- Mr KEATS?!



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Shae L. Keats
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Re: La nuit tous les chats sont gris...

Message par : Shae L. Keats, Mer 10 Aoû 2016, 07:06


C'était la nuit.
Une nuit comme une autre,
Avec des étoiles que tu avais parfois du mal à distinguer à cause de la lumière de la ville,
Une senteur poivrée et un silence apaisant.
C'était la nuit.


Et les Plic.
Et les Ploc.
Qui se rapprochent eux aussi,
Parviennent enfin à tes oreilles.
Brise le voile de ton calme, de ta tranquillité que tu pensais,
Ou du moins espérait, imperturbable.
Des gouttelettes délicates de semelles qui battent la pierre usée,
Non loin d'ici. 
Il y eut un grand rire triste,
Celui d'un enfant dont on découvre la cachette secrète,
Que l'on arrache de son abri.
Une protection de hockey
-Fissurée.
Ce n'était que ton domaine normalement.
Celui des paumés.
Des drogués,
Alcoolo anciens prostitués
- Comme toi.
Des tueurs aussi.
D'ailleurs tu l'envisageras peut-être si l'ombre mouvante devient trop collante.
Histoire de s'amuser un peu.

Rire opaque dans des cadres d'agonie.
Le tien tranche étrangement avec le lieu,
C'est le rire d'un enfant plein d'amertume
-Agrumes.


Gromellant à n'en plus finir,
S'étouffant dans un rire inaudible,
C'est un adulte qui a beaucoup changé qui se perd ici ce soir.
Espérant que le propriétaire des pieds-passoire,
Ne se montrera pas sur le tard.
Il n'a pas envie de voir si il va pouvoir jouer ou non avec sa victime.
Et ça ne lui plait pas.

Enfin, elle se montre,
L'ombre, puis le corps
-Encapuchonné.
Pour changer.
Un face à face,
Sans que tu ne puisses distinguer le visage de l'autre.


- Mr KEATS?!

Hein ?
Ton identité dévoilée, reconnue et clamée.
Qui est donc l'inconnu dont la voix éveille sur tes lèvres les souvenirs passés d'un baiser volé,
Et leurs saveurs sucrées.
Une voix connu.
Tu vois la tête du jeune homme,
Tu ne retrouves juste pas son patronyme.
Tu revis l'instant, un instant.
Agréablement.
Dans ta mémoire.
Car l'image de la blonde commence à te revenir,
Te chérir.
Ah
Tu sais.

- Rosenzwag ?!
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Marx Rosenzwag
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Re: La nuit tous les chats sont gris...

Message par : Marx Rosenzwag, Lun 29 Aoû 2016, 16:29


- Rosenzwag?!

Stupéfaction et boules de gomme!! Choc violent et chamboulement émotionnel. Son cœur rata un battement, puis deux. Une explosion de sensation lui parcouru le corps dans un long frisson, un picotement de la pointe des oreilles à la pointe des pieds. Doux souvenir que cet homme, son contact sous ses doigts, sur ses lèvres. L'esprit confus, retourné, les joues rouges, Marx ne laissa pourtant rien d'autre transparaitre de son étonnement. Il n'avait pas revu Leo depuis très longtemps maintenant. Rien ne c'était passé entre eux malgré l'envie et l'attirance de Marx envers le directeur de Gryffondor. Et ce dernier ne lui avait jamais donné de ses nouvelles.

Marx retira la capuche noire qui couvrait sa tête et dévoila un visage barrait d'un large sourire. Au gout amer. Le Keats n'était jamais revenu vers lui... Certes, Marx n'avait jamais fait la démarche de faire un pas vers lui non plus, mais il n'était pas à blâmer -quelle idée! Ca ne pouvait pas être de sa faute voyons!- Tout avait été très vite, tout n'avait eu lieu qu'une fois, en un instant. Et pourtant, le jeune homme avait pensé que... Enfin vous voyez quoi... Que ce ne serait peut-être pas que du vent, qu'il y aurait quelque chose pour lui après, avec Leo. Mais rien... Rien du tout... Du vent! Mais tout cela resta caché derrière le sourire du jeune homme.

- Ca fait longtemps, vraiment très longtemps! Tu vas bien?! Et, qu'est-ce que tu fais ici? A cette heure? Ce n'est pas un lieu très recommandable... Il se passe très souvent des choses étranges ici, qui ne devrait jamais quitter cette rue...

Cette fin de phrase fut prononcée comme un murmure, tandis que Marx s'approchait du sorcier. Sa main se tendit vers la sienne.


Réponse en cours; ne pas piquer ce sujet MDR
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Shae L. Keats
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Re: La nuit tous les chats sont gris...

Message par : Shae L. Keats, Jeu 20 Oct 2016, 21:56


Dans cette ruelle des âmes-abymes,
On devine,
Des monarques et leurs figurines
,
Des pantins-carabines,
Aux rires acides.

Les jambes qui continuent de s'offrir au bitume,
Alors que mon bim bam boum bat la mesure,
D'un souvenir acidulé,
D'un doux baiser
-Echangé.
Qui s'effilochent
-En années.

Il est rare que les souvenirs te reviennent
-Les bons surtout.
Ils ont plutôt tendance à fuir ailleur.
Mais l'explosion de sensations
-Qui te balotte.
Te renvoit à un moment bien précis.
L'envol de l'oiseau-nuit.

Mais tu n'avais jamais donné suite
-Lui non plus d'ailleurs,
Sûrement par peur de te rapprocher de quiconque.
Mais ça c'était avant Wilder, la blondinette de l'autre fois.
Même si tu n'oseras jamais t'approcher d'elle...
Encore espérer à une cause perdue ?
Non.
Définitivement non.
Positivement non.
Alors pourquoi ne pas voir ce soir ce que le lionceau pourrait bien t'apporter ?
A en voir ton expression quand ce dernier te laisse voir son minois,
Je crois avoir compris la réponse.

T'as raison p'tite voix.
Le revoir me fait quelque chose à l'intérieur,
Je crois que ça s'appelle "chasser l'indifférence",
Ou un truc comme ça.
Tu connais l'indifférence toi?
Moi oui,
Beaucoup trop, c'est mon rapport à la vie qui est régi ainsi
-Indifférent.
Mais tu sais Marx,
Il y a eu beaucoup d'hommes,
De femmes depuis toi.
Beaucoup trop.
Il n'y a plus ce charme de la maladresse lorsque je pose mes yeux sur toi.
Il n'y a plus cette spontaneité.
Je ne pensais pas te revoir,
Je ne suis plus sûr de t'attirer.
Parce que j'ai changé aussi.
Je suis plus sombre vois-tu ?
Plus perdu,
Plus accro,
Et un peu défoncé aussi.
Mais je suis content que tu sois là.

- Ca fait longtemps, vraiment très longtemps! Tu vas bien?! Et, qu'est-ce que tu fais ici? A cette heure? Ce n'est pas un lieu très recommandable... Il se passe très souvent des choses étranges ici, qui ne devrait jamais quitter cette rue...


Je réponds à ton sourire avec un peu de gêne, parce que le visage de la blonde ne quitte plus ma tête.
Que j'en viens.
Mais nous ne nous sommes revus qu'une fois.
Et j'ne ai marre de placer des faux espoirs en permanence, sachant pertinnemment que je n'oserais pas l'approcher,
Elle.
Alors je laisse les choses venir,
Et en attrapant la main tendue, je m'assure de survivre à cette nuit en attendant le matin.

- Trop longtemps... J'arrivais pas à rêver en dormant, alors j'ai préféré le faire en marchant... Et dieu que j'ai bien fait. Je suis Heureux de te revoir Rosenzwag.



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Marx Rosenzwag
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Re: La nuit tous les chats sont gris...

Message par : Marx Rosenzwag, Ven 28 Oct 2016, 11:38


Quelque chose cloche. Dans ce sourire. Une sorte de mal-être qui pointe sur le bout de ses lèvres. Et qui arrache un tic au coin de l'œil de Marx. Dont l'esprit est -disons-le clairement- dérouté? Il semblerait oui. Parce que si le jeune sorcier avait pu en vouloir à son ainé pour l'absence d'une réponse à leur baiser, on ne pouvait pas non plus dire que cela soit encore le cas. Que les choses soient bien claires: le garçon n'était pas un saint -houla non! loin de là même!- ni même sain tout court. Seule l'aventure, cette instable mais délectable mécanique, lui convenait. Monsieur était séduisant après tout... Alors il vivait sa jeunesse! Un ou une de plus n'était, aujourd'hui, plus de de son souci.

La main referma son emprise sur la sienne tendue. Une vague de chaleur la parcouru, et son sourire s'élargit d'avantage. En cet instant précis, Marx n'était sûr que d'une chose: Leo lui plaisait beaucoup. Il n'avait plus ce charme et ce charisme propre qu'il arborait à Poudlard en tant que Directeur de maison, mais qu'à cela ne tienne! Le jeune sorcier avait jeté, pour ce soir, son dévolu sur cet homme. Ses yeux se plissèrent, lui donnant un air espiègle -ou malin?- et sa poignée de main se raffermit, comme les griffes du lion sur sa proie.

- Trop longtemps... J'arrivais pas à rêver en dormant, alors j'ai préféré le faire en marchant... Et dieu que j'ai bien fait. Je suis Heureux de te revoir Rosenzwag.

Voilà qui était fort agréable! Il était vrai que Marx était de bonne compagnie surtout quand il s'agiss... Humm! Bref! Les pensées du jeune sorcier n'étaient plus tournées que vers cet être. La réponse du Keats le fit rire doucement -si si, il est, malgré tout, capable de douceur, même si ça ne vient pas souvent dans l'ensemble- Mis à part le tutoiement, il y avait quelque chose de standard -est-ce le mot?- ou plutôt d'impersonnel dans l'attitude et la façon d'être de cet homme. A commencer par ce sourire... -mais qu'y pouvons-nous?- Marx renchérit, en parlant sûrement un peu top fort, et ne relâchant pas sa prise:

- Je vois... C'est vrai que l'endroit est tout indiqué pour la chose, rire doux qui contraste, Mais appelle-moi Marx! Je ne suis plus un gamin, ou plutôt l'un de tes couvains. D'ailleurs... Qu'est-ce que tu deviens?

La nuit battait son plein, et cette voix le silence. Cette rencontre réchauffait le sorcier comme un feu de bois l'aurait fait. Depuis bien longtemps -un peu trop longtemps-, Marx se sentait content. Et c'était sans compter sur son esprit fracturé/détourné/dépravé. Pour une fois, la mort ne venait pas lui retourner la tête. Et l'ombre sommeillait.
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Re: La nuit tous les chats sont gris...

Message par : Shae L. Keats, Dim 30 Oct 2016, 21:27


Éveillé
Bien grand mot.
Tangué, Branlant,
Plutôt rêvé
-Que des vivants.


Un peu bras de mer
-Amère.
Perdu, voguant.
Sur l'asphalte océane
Des ombres noctambules.
Tu l'enserres
La boule noir
Entre les côtes et les vallées
L’élixir plus si rougeâtre
Qui dévale tes veines
-En nœud de Chaise.

L'agrume que tu n'as pas laisser poindre
Dans ta voix.
Amertume d'un jour ancien
Où tu contrôlais encore tes mains
Tu savais
-Rési-exister.
Sourire
Et
Respirer.


On te dit de ne pas t'inquiéter
Que les mots vont s'inscrire de nouveau
Que tu vas y arriver.
T'y crois pas trop.
Ton cerveau est trop atteint
De haine de soi
-Au quotidien.

Faudrait qu'on te le brûle sur le bras
Qu'on te l'assène à coup de masse contre le crâne.
Lucille pourrait s'en charger
Les barbelés
Graveraient
Le tout.


Espoir
De
Sentir
Le
Monde.
Parce que mon rire avait la couleur du vent.
Avant.
C'était une multitude de grains de sable
Sans
Tourment.
J'aimais son son.
Ces sens cachés.
J'aimais mon rire.
Plus que ma vie.
Parce que les ours se réveillent au printemps.
Qu'ils ne meurent pas avec l'hiver.
Qu'ils survivent au doigts froids
Qui accroche le visage
Et plonge
La tête
Sous
L'eau.

Je n'irai pas creuser sous l'arbre
Trouver des racines
-Rongées
Par la pluie
-Acide.
Je suis de glaise et tu me tords,
Je suis de chair et tu me mords
-Le Froid sur ma peau,
Sa morsure sur mes os.
Le corps au sol,
En pierre usée
A moitié consumée.
-Cigarette de tes bêtises.


Je ne peux plus être impliqué,
Personnel,
Faire au cas par cas.
Je ne suis plus assez là pour ça.
Je récite des choses,
Apprises par cœur.
Pour donner l'impression d'être autre chose
Qu'une enveloppe
-Vide.

- Je vois... C'est vrai que l'endroit est tout indiqué pour la chose,  Mais appelle-moi Marx! Je ne suis plus un gamin, ou plutôt l'un de tes couvains. D'ailleurs... Qu'est-ce que tu deviens?

L'endroit.
Indiqué.
Mais je ne vois aucun panneau.
Je ne sais pas de quoi tu parles.
Alors mes lèvres s'étirent en un sourire des plus banals.
Pour que tu penses que
-Je t'ai compris.
Les phrases apprises défilent.
Mais aucune ne correspond
Aucun calque ne s'applique.
Alors étrangement,
Les mots coulent
À flots.
Sûrement parce que la drogue dans ton sang fait tomber les barrières.


- Je ne deviens rien. Rien du tout. Je possède une auberge je crois. À Pré-Au-Lard. Tu devrais passer. Je pense que je serai content de t'y voir. Te voir, ça réchauffe à l'intérieur. Ça sonne moins creux. Et toi, tu fais quoi de ta vie ?  
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Re: La nuit tous les chats sont gris...

Message par : Marx Rosenzwag, Mer 02 Nov 2016, 21:42


Quelque chose cloche chez ce mec... Comment dire... Marx ne connaissait pas Leo, ou alors vraiment très peu. Ils n'avaient jamais pris un verre, ne s'étaient croisés qu'à Poudlard, en des conditions formelles d'élève à directeur et jamais ailleurs. Sauf une fois... Mais cela remontait à plusieurs années maintenant, et les attentes -si attentes il y avait eu- n'étaient plus les même -ou plutôt n'étaient plus tout court- Alors comment dire de quelqu'un que vous ne connaissez pas que son comportement est étrange? Et pourtant... Les souvenirs que le jeune sorcier avait de son ainé était en contraste avec ce qu'il avait désormais sous les yeux... Ce sourire -niais?!- que le brun arborait sur son visage -fatigué?! lessivé?!- ne collait pas au personnage, et c'était terriblement dérangeant.

Marx crevait d'envie de lui faire remarquer, de le secouer -voir même de le frapper- mais il n'en fit rien. Miracle -ou preuve d'intelligence?- il allait se contenter de l'observer. Ce n'était pas dans ses habitudes, mais la situation n'ayant rien d'habituelle... Le sourire que lui-même présentait, qui jusqu'à présent se voulait sincère, perdit de son éclat mais pas de sa forme. Était-ce une boule amère qui venait de se former dans le creux de son ventre quand Marx écouta la réponse du Keats? Semblait-il que oui...

- Je ne deviens rien. Rien du tout. Je possède une auberge je crois. À Pré-Au-Lard. Tu devrais passer. Je pense que je serai content de t'y voir. Te voir, ça réchauffe à l'intérieur. Ça sonne moins creux. Et toi, tu fais quoi de ta vie ?

"Je crois", "je pense", "creux"... Mais était-il bien en face de Leo Keats?! L'homme ne paraissait sur de rien, comme perdu dans ce monde, perdu dans le sien -sien dont il ne restait certainement plus à grand chose à cette heure- de la même manière qu'il se trouvait dans cette ruelle à cette heure tardive... Il n'y a -paraitrait-il- pas que les chats qui sont gris... Marx lâcha enfin la main de cet homme qui n'était rien. Il ne savait trop quoi dire à cette annonce assez déconcertante. Ni trop quoi répondre à la question qui lui était posée d'ailleurs!

C'est vrai! Il n'allait pas lui répondre: "j'ai assassiné une moldu il y a quelques jours pour rencontrer un mage noir à la demande d'une veille camarade à nous. Depuis le temps que j'attendais ça -pas le meurtre bien entendu!!- Sinon au quotidien je suis qu'un petit vendeur, un pion, dans une des boutiques les plus réputées du monde..." Seule la dernière partie était potable, le reste était à jeter aux chiens... D'ailleurs cette pensée arracha à Marx un long frisson. Voilà quelque chose qu'il allait s'efforcer d'oublier au plus vite. Le plus étrange dans cette histoire, outre l'étonnante facilité qu'il avait eu à tuer, c'était sa capacité à se remettre de ses émotions. Bref! A son tour, il se sentait comme une coquille vide, une enveloppe creuse... Un vieux cœur de pomme flétri!

- Eh beh c'est encourageant ce que tu me dis là..., le ton se voulu humoristique, pour détendre l'atmosphère, qu'il sentait tendu de son côté, Je ne savais pas que tu gérais un bistrot, ça ne te va pas trop je trouve... J'essayerai de passer te voir, même si je n'ai plus trop de raison de me rendre sur Pré-Au-Lard. Je suis vendeur chez Ollivander's moi... Comme tu vois j'ai réussi ma vie! J'erre sans grande motivation pour quoi que ce soit, -ou pas!!-, Tu n'as pas l'air de tenir la grande forme dis-moi...
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