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La nuit tous les chats sont gris...
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Marx Rosenzwag
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Re: La nuit tous les chats sont gris...

Message par : Marx Rosenzwag, Mer 2 Nov 2016 - 21:42


Quelque chose cloche chez ce mec... Comment dire... Marx ne connaissait pas Leo, ou alors vraiment très peu. Ils n'avaient jamais pris un verre, ne s'étaient croisés qu'à Poudlard, en des conditions formelles d'élève à directeur et jamais ailleurs. Sauf une fois... Mais cela remontait à plusieurs années maintenant, et les attentes -si attentes il y avait eu- n'étaient plus les même -ou plutôt n'étaient plus tout court- Alors comment dire de quelqu'un que vous ne connaissez pas que son comportement est étrange? Et pourtant... Les souvenirs que le jeune sorcier avait de son ainé était en contraste avec ce qu'il avait désormais sous les yeux... Ce sourire -niais?!- que le brun arborait sur son visage -fatigué?! lessivé?!- ne collait pas au personnage, et c'était terriblement dérangeant.

Marx crevait d'envie de lui faire remarquer, de le secouer -voir même de le frapper- mais il n'en fit rien. Miracle -ou preuve d'intelligence?- il allait se contenter de l'observer. Ce n'était pas dans ses habitudes, mais la situation n'ayant rien d'habituelle... Le sourire que lui-même présentait, qui jusqu'à présent se voulait sincère, perdit de son éclat mais pas de sa forme. Était-ce une boule amère qui venait de se former dans le creux de son ventre quand Marx écouta la réponse du Keats? Semblait-il que oui...

- Je ne deviens rien. Rien du tout. Je possède une auberge je crois. À Pré-Au-Lard. Tu devrais passer. Je pense que je serai content de t'y voir. Te voir, ça réchauffe à l'intérieur. Ça sonne moins creux. Et toi, tu fais quoi de ta vie ?

"Je crois", "je pense", "creux"... Mais était-il bien en face de Leo Keats?! L'homme ne paraissait sur de rien, comme perdu dans ce monde, perdu dans le sien -sien dont il ne restait certainement plus à grand chose à cette heure- de la même manière qu'il se trouvait dans cette ruelle à cette heure tardive... Il n'y a -paraitrait-il- pas que les chats qui sont gris... Marx lâcha enfin la main de cet homme qui n'était rien. Il ne savait trop quoi dire à cette annonce assez déconcertante. Ni trop quoi répondre à la question qui lui était posée d'ailleurs!

C'est vrai! Il n'allait pas lui répondre: "j'ai assassiné une moldu il y a quelques jours pour rencontrer un mage noir à la demande d'une veille camarade à nous. Depuis le temps que j'attendais ça -pas le meurtre bien entendu!!- Sinon au quotidien je suis qu'un petit vendeur, un pion, dans une des boutiques les plus réputées du monde..." Seule la dernière partie était potable, le reste était à jeter aux chiens... D'ailleurs cette pensée arracha à Marx un long frisson. Voilà quelque chose qu'il allait s'efforcer d'oublier au plus vite. Le plus étrange dans cette histoire, outre l'étonnante facilité qu'il avait eu à tuer, c'était sa capacité à se remettre de ses émotions. Bref! A son tour, il se sentait comme une coquille vide, une enveloppe creuse... Un vieux cœur de pomme flétri!

- Eh beh c'est encourageant ce que tu me dis là..., le ton se voulu humoristique, pour détendre l'atmosphère, qu'il sentait tendu de son côté, Je ne savais pas que tu gérais un bistrot, ça ne te va pas trop je trouve... J'essayerai de passer te voir, même si je n'ai plus trop de raison de me rendre sur Pré-Au-Lard. Je suis vendeur chez Ollivander's moi... Comme tu vois j'ai réussi ma vie! J'erre sans grande motivation pour quoi que ce soit, -ou pas!!-, Tu n'as pas l'air de tenir la grande forme dis-moi...
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Shae L. Keats
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Re: La nuit tous les chats sont gris...

Message par : Shae L. Keats, Sam 12 Nov 2016 - 13:48


Coucou
Coucou
Coucou
Coucou
Coucou
Coucou
Tic Tac
-Crac.
Mécano de la machine dans la poitrine,
Une logique qui m'échappe
Des rouages, écrous
Qui s’emboîtent pour tourner et faire pulser
L'essence vitale.
Mécanique
Mé-ca-ni-que du cœur,
Toujours machine,
Pilule pour dormir, caféine pour garder les paupières ouverte.
Tim-Tam
Tic-tac d'un corps tout toqué
En proie à de nombreux réflexes
-automatique.
Les émotions en machine
Fabriquée pour se convaincre
-qu'on peut les ressentir.
Il  me faut ma Madeleine
Pour réparer les gens.
Je veux aussi mes aiguilles
Dans la poitrines
-technicien des os
Du cœur. 
Agent sensoriel des cœurs glacés.

Un petit coup de marteau
Qui fend en mille un être,
Ne laissant plus qu'à une pichenette
-le loisir de tout faire s'écrouler.
Un rien
Un poids en plus que l'on ne pourra pas porter
-En plus du sien.


Les aiguilles ont déchiré ma peau, émotion, ses grand ciseaux crantés qui déchiraient mes os, dans la poitrine. Crier, Hurler, Gratter. Pleurer, Angoisser, Déchirer. Tout imploser.
Tout réparer,
Tout remonter
Avec ces pinces,
Pour que cela recommence à
-Contrebalancer.
Dans une suite logique
D'humanité.
On dit qu'je suis né, le jour le plus froid de monde
Pour qu'il y ai aussi peu de lumière en un seul être.
Je suis né un jour où les oiseaux gelés pleuvaient. Un jour où la joie était proscrite
-Je crois.
L'homme au début bienveillant, penché souriant sur la couveuse
Tandis plus tard, il poignarderait dans le dos ce nouveau né.
L'homme censé protégé, qui dégoûte de soi
Laisse penser que le mépris est tout ce qui nous sied
Nous pousse à accepter.
S'écraser.

J'ai continué de danser même en journée
Derrière mes orbites
Je danse et plane pour toujours
Sans jamais redescendre de nouveau.
J'ai changé.
C'est vrai.
Je me suis éteint,
Et je lis dans tes yeux que ça ne te laisse pas indifférent.
Je sens ta main glisser de la mienne.
Et ça me brûle,
Ça me fait mal,
De voir que t'as plus envie de te tenir à moi.
Je veux pas te dégoûter à ce point. Reviens.
T'as l'air un peu perdu toi aussi
Tu sembles avoir perdu ta verve,
Un peu de cette impulsivité qui m'avait séduite.

- Eh beh c'est encourageant ce que tu me dis là... Je ne savais pas que tu gérais un bistrot, ça ne te va pas trop je trouve... J'essayerai de passer te voir, même si je n'ai plus trop de raison de me rendre sur Pré-Au-Lard. Je suis vendeur chez Ollivander's moi... Comme tu vois j'ai réussi ma vie! J'erre sans grande motivation pour quoi que ce soit, Tu n'as pas l'air de tenir la grande forme dis-moi...

Si il savait seulement à quel point le bistrot te sied bien,
Tout à portée de main
-Et l'oubli de soi.
Tu es pourtant une raison pour qu'il se rende su Pré-Au-Lard,
Même si le fossé se creuse ce soir.

- J'ai travaillé chez Olli pendant plus de deux ans. Je passe ma vie à errer à la nuit, j'essaie de trouver quelque chose à faire, pour m'occuper. J'ai quitté mon post de directeur. Je ne tiens pas la grande forme, c'est vrai, mais je fais avec.

Pause,
Tu contemples son visage
Les traites changés,
L'attitude.


- Tu as changé Rosenzwag.


 
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Re: La nuit tous les chats sont gris...

Message par : Marx Rosenzwag, Sam 12 Nov 2016 - 17:38


- J'ai travaillé chez Olli pendant plus de deux ans. Je passe ma vie à errer à la nuit, j'essaie de trouver quelque chose à faire, pour m'occuper. J'ai quitté mon post de directeur. Je ne tiens pas la grande forme, c'est vrai, mais je fais avec.

Son envie de le frapper -pour le réveiller hein, pas le blesser- avait augmenté avec la passivité qu'affichait son ancien directeur de maison, ombre de l'ombre de lui-même. Comment un homme pouvait-il manquer à ce point de fur et de mesure? Pourtant... "Quelque chose à faire, pour m'occuper"... Voilà ce qui raisonna dans le crâne du garçon. Son sourire recouvra de son éclat, et un air malicieux se dessina sur son visage. Peut-être la remarque n'était-elle pas intentionnelle, mais il n'en fallait pas plus à Marx. Malgré les propos que le Keats avait tenu, le jeune sorcier s'était ragaillardi, et une forme d'allégresse le réchauffa. Les choses n'étaient peut-être si désespérées que ca alors! Sa main se tendit vers Leo.

- Tu as changé Rosenzwag.

Arrêt net. Bras à moitié levé vers cet homme qui ne cessait de s'effacer à mesure qu'il parlait. -Changé... Changé?! Bien entendu qu'il changé bougre d'@#§*£!!! Des années que vous ne vous étiez pas vu, des années que vos chemins se sont séparés sans qu'aucun des deux ne cherchent à reprendre contact! Que chacun a du vivre des choses aussi exaltantes qu'horripilantes, côtoyer l'Amour et/ou la Haine, subir les ravages de la vie, de la solitude et de la Mort... Surtout la Mort!! Alors oui, Monsieur, les gens changent... Car chez ces gens-là, on ne s'arrête pas, Monsieur, jamais, d'exploser, de souffrir, de rire, de masquer, d'errer...- Marx resta immobile un instant, l'air décontenancé par cette remarque plus qu'inattendue. Ses yeux clignèrent à plusieurs reprises, questionnant Leo, pour savoir s'il devait bien ou mal le prendre. Il avait surement changé, depuis le temps, mais pas autant que lui... D'ailleurs...

Marx se jeta sur Keats. Il l'empoigna des deux mains par le col, et le plaqua -avec plus ou moins de violence, au choix- contre le mur d'une bâtisse, son corps pressé contre le sien qui ne touchait plus terre. Dans le silence et la pénombre, les yeux de Marx transperçaient ceux du sorcier, brulant d'un brasier ardent. Ses muscles bandés maintenaient fermement le Keats. Son visage n'était qu'à quelques centimètres du sien, si bien qu'il pouvait senti son souffle chaud dans la froideur de ce soir d'hiver. Sur un ton mielleux, un sourire en coin, le brun répondu enfin:

- Appelle-moi Marx j'te prie...

-Disons qu'il l'avait assez mal pris- Les pensées de Marx tourbillonnaient dans sa tête et battaient ses tempes. Il avait eu besoin d'agir, de faire quelque chose contre cette remarque désobligeante -agressive?- qui venait de cet homme fantomatique aux ailes coupées -mais qui lui plaisait toujours!-. Et il se retenait depuis un petit moment de -l'embrasser?- le frapper! Alors fallait extérioriser tout ça! Après tout, il était toujours Marx Rosenzwag.
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Shae L. Keats
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Re: La nuit tous les chats sont gris...

Message par : Shae L. Keats, Lun 14 Nov 2016 - 16:41


Sourire qui avait repris sa place sur le visage de l'homme
Mais qui s'efface à l'entente de tes derniers mots.
Arrêt net, précis.
Tu ne pouvais pas attendre des gens qu'ils ne changent pas
Surtout après des années.
T'en bavais déjà à l'époque, c'est vrai
T'étais déjà pas très sain.
Mais alors là ...
Tu touchais un fond que jusqu'ici, tu ne pensais pas pouvoir ne serait-ce qu'effleurer.
T'en avais baver,
Et tu ne doutais pas que Marx avait vu lui aussi son lot de connerie.
C'est ça grandir.
Ça fait mal.
Ça change.
Ça forge ou ça détruit.
T'es quoi toi Marx ?
T'es forgé ou écroulé ?
Faut choisir tu sais.
Supporter ou s'aider à supporter par l'oublie de soi
-Les substances.
J'en suis là.
Et toi, dis moi que tu ne me rejoins pas.
Qu'on peut encore te sauver
Te rattraper.
Qu'il y a encore chez toi une petite flamme d'impulsivité.
 

Tes bras qui m’agrippent me rassurent dans cette idée.
De la brutalité, de la passion -colère ou non.
Une bestialité que je ne laisse sortir que de temps à autre
Lorsqu'elle n'est pas forcément nécessaire
Mais toi voilà que tu l'explose
Juste au bon moment.
L'impact de mon dos contre le mur fait mal.
Mais moins que ton corps contre le mien, après tant d'années.
Certains apportent des bonbons,
Ou des fleurs en boutons,
Toi tu réveilles ma passion,
Un impulsivité endormie jusqu'ici.
Une fort envie de te repousser
-Ou de te garder tout prêt.
Mais je sens quelque chose,
Une envie.
Et ça fait tellement longtemps
-Que ça n'est pas arrivé.
Alors mes yeux te remercient.

- Appelle-moi Marx j'te prie...

Tes ailes brûlée qui se reforment pour un instant,
Les yeux qui brillent un petit peu,
Le regard qui brûle d'une flamme ardante
De désir ou de colère,
Même toi tu n'en sais rien.
T'es perdu concernant tout ce qui t'entoure.
Tu ne sais pas comment réagir.
C'est ton cerveau qui se coupe
-qui choisit à ta place.
Tu te penches brutalement, et poses tes lèvres brûlantes sur celle de MArx
Plus Rosenzwag, c'est un adulte maintenant.
Marx.
Tu sens des frissons parcourir ton épiderme alors que tu retrouves ce petit goût sucré pomme d'amour
Que ton corps se détend,
Et que tu crois sentir la pression du sien s’amoindrir.
Tu reviens un peu sur terre,
Ressens des choses.
De la passion,
De la fougue,
Du désir un peu aussi.
Baiser passionné qui fait écho à l'autre,
D'il y a des années,
Auquel tu commençais à t'abandonner
Lorsque doucement sous ton crâne,
Un phare.
Une lumière que tu reconnais.
Celle d'une blondinette il y a peu rencontrée.
Tu essaies d'abord de repousser
Parce que tu sais qu'il ne te sert à rien d'espérer.
Mais qui reste.
Et alors que tu penses à elle,
Ton baiser perd sa saveur.
Tu finis par le rompre,
Te glisser sur le côté pour quitter cette proximité entre toi, le mur et le Marx.
Ne laissant glisser qu'un mot.


- Merci Marx. Je pensais pas que je pouvais encore me sentir comme ça.

...Mais je ne peux pas m'embarquer là dedans avec toi.
Parce que je viens de comprendre que Jade
Ne sortira pas de ma tête de si tôt.




 
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Re: La nuit tous les chats sont gris...

Message par : Marx Rosenzwag, Jeu 8 Déc 2016 - 9:25


Qui suis-je? Qu'est-ce qui fait de moi ce que je suis, qui me compose et me recompose? Voilà des questions auxquelles Marx ne savait plus répondre. Parce qu'il s'était perdu ou parce que cela ne l'intéressait nullement -allez savoir ce que pense ce type-là-. Par contre, le jeune sorcier savait ce qu'il allait et devait faire, et ne jurait plus que par cela. Cette petite flamme qui aurait bien du mal à s'éteindre, même soufflée par mille tempêtes, arrosée par des pluies diluviennes. Par contre, d'après les réactions de Leo, ou plutôt l'absence de réactions chez ce dernier, il était facile de deviner que cette flamme avait disparu, noyée dans les cendres vestigiales d'un grand brasier déjà consumé.

Mais dans cette situation improbable, rencontre nocturne fortuite en ces lieux malfamés, plaqués l'un à l'autre contre un mur comme c'était rarement permis, Marx cru entrevoir dans le fond de ces yeux a priori vides, une petite ménagère épousseter et souffler doucement sur un restant de braises pour en raviver les flammes. Du contenu. Des émotions. Des sentiments. De la vie. Quelque chose de bref mais d'intense, qui s'arracha à cette torpeur, cette flemme où il était si facile de se réfugier et d'attendre que les choses changent, que le temps passe. Des actes. Un baiser. Une fois encore. Des doux frissons coururent sur le dos de Marx, le réchauffèrent de l'intérieur, un intérieur si froid depuis quelque temps et qui n'attendait plus que cela. De la joie?... Le mot était fort, mais c'était cela. Une envie de rire, pas comme un fou, mais juste pour exprimer cette sensation agréable, la partager.

Mais il était déjà trop tard. Quelque chose de bref -avais-je dit- qui se fanait avant même qu'on ait pu le savourer. Leo s'échappait de l'emprise de Marx, le laissant penaud et déçu malgré cette sensation vive et agréable qui l'agitait encore. Les choses prenaient la même tournure que la dernière fois. Il y a des années. Et c'était très dérangeant, très décevant, très... Vexant? Les sourcils du jeune homme se froncèrent, son regard se durcit, et sa mâchoire se crispa. Pourquoi agissait-il ainsi? Marx n'avait pas d'attente particulière envers Leo, si ce n'est de la reconnaissance.

- Merci Marx. Je pensais pas que je pouvais encore me sentir comme ça.

De la colère. C'était ce qui animait Marx désormais. Il se sentait comme celui qui sert de bouée lorsque l'on perd pieds et que l'on abandonne quand on est hors de l'eau, en sécurité. Juste utile quand il le faut. Un... Jouet? -non que l'idée lui déplaise, mais dans un contexte comme celui-ci-. Le jeune homme ne pouvait se taire cette fois. Sa voix était glaciale et perturbait le silence de la nuit.

- Te sentir comment?! Vivant? Alors pourquoi t'enfuis-tu?, Marx sortit sa baguette, resserrant son poing autour du manche, Dis-moi ce qui te dérange alors, ce qui t'en empêche, que je t'en débarrasse pour de bon!

L'amertume avant un gout ferreux, comme celui du sang. Sang qui gouttait de sa lèvre, mutilée d'une morsure pour ne pas exploser complètement. La fragile reconstruction vacillait dangereusement, et menaçait de s'écrouler à nouveau, emportant avec elle tout ce qui pouvait y être accroché.
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Re: La nuit tous les chats sont gris...

Message par : Shae L. Keats, Ven 23 Déc 2016 - 3:28


De la colère,
Dans ses yeux,
Tu t'attendais à quoi au juste ?
Réveiller la passion,
Pour aussitôt la fuir.
Sans offrir attention aux désirs de l'autre.
T'es comme ça en fait,
Tu joues avec les gens
-Impunément tu l'espères.
Sauf que tu ne veux pas jouer avec Marx.
Parce que tu tiens trop à lui,
Pour te laisser le blesser.
Si encore tu pouvais y croire,
À une passion quelconque que tu animerais chez l'autre.
Si encore tu pensais que quelqu'un puisse voir en toi autre chose qu'une simple utilité,
Un humain,
Pour commencer.
Mais ça tu ne sais pas faire.
Pour toi, tout le monde est mal attentionné.
Et ça fait mal à l'âme,
Ça gratte,
Alors que tu penses déjà
-À ce que tu t’apprêtes à faire.


- Te sentir comment?! Vivant? Alors pourquoi t'enfuis-tu? Dis-moi ce qui te dérange alors, ce qui t'en empêche, que je t'en débarrasse pour de bon!

La baguette qui avait jailli ne t'avait pas fait reculé,
Tu doutais qu'il s'en serve contre toi,
Quant à te débarrasser de ce qui t'empêchait de te laisser aller,
Il faudrait d'abord t'éliminer.
Alors nouvel éclat dans tes yeux,
Colère aussi,
Suscitée par l'incompréhension du jeunot
Cette faculté à te pousser à parler
Qui t'énervait au plus haut point.
Dans un élan de rage, tu le plaques à ton tour au mur,
Sans préavis aucun,
Rien,
Tu le plaques furieusement,
Et laisse couler les mots,
À mi-voix,
Pour que même les oiseaux
- Ne les entendent pas.


- Tout à changer Marx.
C'est moi dont il faudra que tu me débarrasses.
J'ai changé.
Et pas en bien.
J'me suis perdu,
J'ai fait des conneries,
On m'a égaré,
Utilisé,
Trop souvent pour que je puisse compter.
Tu savais qu'on avait effacé une partie de ma tête ?
Enfin Bref.
C'est pas l'important.
J'ai changé.
Ma vie aussi.
Mon rapport au profit.
Tout ça l'a
Tout ce qu'on fait,
Les baisers,
Les envies.
C'est plus gratuit.
Quitte à être pris pour un con,
Autant en tirer profit.
Et ça me peine,
Mais t'échappe pas à la règle.
Comment tu veux que je sois sûr que pour toi c'est différent hein ?
Que je peux me laisser aller sans m'faire jeter demain ?
Parce que je veux pas non plus que tu ais l'impression que je me serve de toi pour oublier,
Une fille que j'ai rencontré,
Que plus jamais je ne pourrais approcher.
Tu vois Marx.
La vie c'est pas simple.
Alors à moins que tu ne veuilles me supprimer,
Ou m'payer, ce qui ne me déplairait pas soi-dit en passant,
Je ne peux pas rester
Et m'investir.
Comme j'aurais voulu le faire avec toi il y a des années de ça.
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Re: La nuit tous les chats sont gris...

Message par : Marx Rosenzwag, Mer 28 Déc 2016 - 21:44


La vision de sa baguette n'avait même pas étonné Leo. Ce qui en un sens agaça davantage Marx. Que croyait-il? Qu'il ne serait pas capable d'en faire usage contre lui? Ou bien que face à lui il ne craignait rien du tout? Les dents du garçon grincèrent. Par principe, il aurait déjà jeté un maléfice à cet homme qui le torturait tant. Ne serait-ce que pour lire la surprise naissant sur son visage à l'instant où il serait frappé par le sortilège. Mais même cela, cette colère d'habitude si facile de laisser exploser, ne le poussait maintenant pas assez, n'était rien à côté de son envie de comprendre et d'aider son aîné. Si cela était encore possible.

Et ce fut lui qui, cette fois, n'eu pas le temps de réaliser ce qui lui arrivait. Son regard avait changé, subitement, des suites des mots que Marx avait prononcés. Mais avant même de comprendre pourquoi, ou bien comment, le jeune sorcier se retrouva brutalement planqué contre ce même mur, que sa tête heurta violemment. Marx laissa échapper un cri de surprise, et la douleur explosa dans son crâne, lui arrachant quelques larmes. Confus, il ne compris pas les premiers mots que Leo lui souffla, dans le froid glacial qui régnait dans l'allée. Le jeune homme avait failli laisser glisser sa baguette hors de sa main. Une grimace de douleur lui tirait les trait du visage tandis qu'il écoutait avec une attention croissante ce que lui confiait son aîné. Enfin lui confiait... Tout cela sonnait plus comme... Un reproche? Mais pas envers lui, plus envers lui-même ou quelqu'un d'autre, jusqu'à ces derniers mots qui claquèrent à ses oreilles et lui donnèrent un gout amer en bouche.

Leo se prostituait... Soit! Après tout, si cela payait... Peut-être devrait-il lui-même se renseigner sur la chose, Marx n'étant plus à cela près... Cela pourrait être un bon moyen de récolter des fonds -projet à étudier donc- Ce qui le chagrinait, c'était cet aveu sur sa mémoire trouée, dont on l'avait privé, qu'on lui avait volé... A son insu? Qui sait... Mais dans tout les cas, quelles qu'en soient les raisons, il n'y avait rien que le jeune sorcier puisse faire pour l'aider la-dessus, bien que son envie de faire quelque chose pour lui soit forte. T de tout façon, il était hors de question pour Marx de le laisser seul comme ça, dans cette situation là. De la même manière, il était hors de question qu'il laisse Leo lui parler sur ce ton, et le mettre, lui, dans le même panier que les autres. Parce que ce qui énervait Marx par dessus tout, c'était d'être pris pour un mec banal, sans distinction particulière le rendant unique et le démarquant de la masse -l'orgueil, que voulez-vous- A cet instant précis, le mage brulait d'envie de lui ôter froidement la vie, pour que tous deux soient libérés -l'un plus que l'autre au final bien entendu- Sa bouche s'entrouvrit pour répliquer à cette provocation, mais aucun mot, aucun son ne sorti.

Marx fixait maintenant Leo droit dans les yeux, le silence s'étant abattu dans la ruelle. S'investir... C'était ce que, secrètement, Marx avait souhaité. Il était plus jeune à ce moment là, avait encore l'esprit clair et sain. Mais jamais, après ce qui s'était passé dans le parc de l'école avec son directeur de maison, il n'avait eu de nouvelle ou même un indice sur ce désir. Et cet imbécile lui sortait ça maintenant! Un étrange sourire déforma le visage de Marx. Ses sourcils étaient froncés, ses yeux glacials, fusillant Leo avec ardeur. Ce fut un rire qui fut émis finalement. Un rire nerveux, presque dément, et subitement Marx repoussa furieusement le mage. Sans lui laisser le plaisir de comprendre ce qui arrivait, le sorcier lui envoya son poing en travers de la figure. Il lui fallait extérioriser ce qu'il gardait pour lui depuis le début, et qui lui chatouillait terriblement les phalanges. Sentir son visage s'écraser sous son coup avait quelque chose de très... Stimulant. Mais cela ne suffisait pas. Le garçon, appuyant férocement sa baguette sur la poitrine de Leo, se mis à vociférer, les yeux humides de colère:

- Non mais pour qui qu'tu m'prends?! Tu penses vraiment qu'j'vaux pas mieux qu'les autres?! Tu crois être mieux qu'tout l'monde p't-être?! Tu m'donnes envie de vomir!! Qu'est-c'qui t'aurais tué d'me dire ç'la y a trois ans?! Hein? La vie c'est très simple Leo: t fais des choix, et quels qu'ils soient, tu vis avec et t'les assumes! On pleurniche pas!! On avance et c'est tout, surtout si on prend des coups dans la gueule! Mais j'imagine qu'pour toi c'est autrement! Qu't'as vécu des choses tellement dures, tellement inimaginable qu't'es seul à savoir! J'n'ai qu'faire d'tes leçons de moral à deux noises!!, son ton se calma pour devenir froid comme le marbre, Si t'es trop faible pour vivre, soit tu disparais, soit... Soit tu appelles à l'aide. Mais d'façon claire et nette. Moi, j'veux pas d'toi qu'pour un soir, et j'veux pas qu'tu disparaisses non plus. Je suis déterminé! Mais si tu demandes pas..., Marx appuya un peu plus avec le bout de sa baguette. Ce qui était assez parlant selon lui.

C'était la première fois que le garçon disait ce genre de chose. Sa façon de penser l'aurait plutôt poussé à envoyer valdinguer ce guignol et l'accabler de sa faible. "Voilà tout ce que méritent les faibles!" Mais là, il s'agissait de Leo... Marx fit un pas en arrière, mettant de la distance entre lui et le mage. Son cœur battait à tout rompre, et une veine palpitait sur sa tempe. Et comme pour appuyer ce qu'il venait de dire, comme pour le faire réagir ou lui faire comprendre, le jeune sorcier attrapa une poignée de pièces dans la poche et il les jeta sur Leo, d'un geste condescendant.

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Re: La nuit tous les chats sont gris...

Message par : Shae L. Keats, Ven 6 Jan 2017 - 7:33


Tu l'avais bousculé, plus violemment que voulu,
En témoignait surement le bruit qu'avait fait sa tête en heurtant le mur.
Tu n'avais pourtant pas pour but de blesser le garçon en qui tu avais un jour placé beaucoup d'espoir,
Mais tu en avais marre que les gens ne comprennent pas
Que tu n'étais plus
Celui que tu avais pu être.
Et que placer en toi des attentes digne de qui tu avais été,
Ne servait plus à rien.
Et le rire dément du jeune homme te laissa perplexe,
Car ce n'était pas la réaction,
À laquelle tu avais pu t'attendre.
Tu aurais préféré du dégoût pour l'ombre de toi même que tu étais maintenant,
Voir même de la pitié,
Mais pas cette flamme de rage
Que tu voyais maintenant briller dans ses yeux.
Elle te tuait le ventre,
Les tripes,
Parce que cette flamme de colère était la même
Que celle qui t'animait lorsque tu croisais ton reflet.
Ce rejet violent pour toi-même.
Tu n'avais pas non plus vu venir le poing qui s'abattit sur ton visage.
Violemment.
Sonné, tu dû t'appuyer contre le mur pour ne pas finir à terre.
La joue endolori,
Tu jetas un regard étonnamment compréhensif au garçon.
Car au fond,
Si tu avais pu le faire toi même,
Tu l'aurais fait,
En témoignait ta cuisse encore parfois douloureuse.
Le coup avait au moins eu le mérite
De te remettre les idées en place
Comme elles auraient dû l'être depuis des mois.
Le retour à la réalité fut violent,
Et te sonna d'avantage que le poing
Mais ne te laissant aucun répit,
Marx renchérit:

- Non mais pour qui qu'tu m'prends?! Tu penses vraiment qu'j'vaux pas mieux qu'les autres?! Tu crois être mieux qu'tout l'monde p't-être?!

Mieux que tout le monde ?
Certainement pas, regarde moi !
J'en suis à me faire frapper par un jeune homme qui a su me trouver à un moment où j'en avais le plus besoin,
Et que j'ai envoyé bouler par simple crainte de l'engagement !
Et pourtant,
Tu aurais pu me préserver de tant de chose Marx,
J'en suis sûr.
C'est quoi ton but là ?
À me bousculer ?
Tu veux que je te parle c'est ça ?
Et qu'est-ce qui me prouve moi,
Que toi tu vaux mieux que les autres ?
Que si j'ouvre ma bouche,
Ça ne va pas t'empêcher de dormir ?
Ou pire, que tu ne vas pas me cracher à la gueule ?
Rien.
Rien du tout,
Et pourtant dieu sait
Que j'aimerais parler
Mais même le psy que j’ai vu
À tenté de me manipuler.

- Tu m'donnes envie de vomir!! Qu'est-c'qui t'aurais tué d'me dire ç'la y a trois ans?! Hein? La vie c'est très simple Leo: t fais des choix, et quels qu'ils soient, tu vis avec et t'les assumes! On pleurniche pas!! On avance et c'est tout, surtout si on prend des coups dans la gueule!

Pourquoi ça te touche autant ?
Toi qui pensait que,
Clairement,
Plus personne ne pouvait encore t'atteindre.
Pourquoi tu sens ta carapace se fissurer ?
Le voile de ton âme se déchirer ?
Ton corps se fendre en deux ?
Qu'est-ce qu'il t'arrive Keats ?
La carapace est dure à abandonner,
Je sais.
Mais tu vas y arriver
Regarde toi,
Les émotions autre que le dégoût
La culpabilité,
Reviennent petit à petit.
Je sais que pour l'instant,
Tu n'as pas l'impression que c'est te rendre service,
Mais tu verras
Tout ira mieux
Demain,
Je te le promets.

- Mais j'imagine qu'pour toi c'est autrement! Qu't'as vécu des choses tellement dures, tellement inimaginable qu't'es seul à savoir! J'n'ai qu'faire d'tes leçons de moral à deux noises!!

Mais c'est ce que tu ne comprends pas Marx,
Je ne sais même pas pourquoi j'en suis là,
J'ai tellement dissimuler les plaies
Que je ne sais même plus pourquoi elles sont là,
J'ai perdu la mémoire
A force de vouloir l'effacer
Et maintenant
J'arrive plus à la retrouver.
Je sens les larmes rouler,
Et j'aurais presque envie de te tuer pour les avoir fait rejaillir devant toi.
Presque.
Parce qu'en même temps
Tu me redonnes des sensations que je ne pensais plus retrouver un jour,
De la peine,
De la douleur,
Mais aussi
Du soulagement,
De la détresse.
Je suis le terrain où le bien et le mal s'affrontent.
Les émotions qui,
Avec puissance
Recommencent à surgir,
Et les années de contenance qui les refoule.
Je ne sais pas où j'en suis.
Alors je pleure
Parce que ça fait trop de tempête à l’intérieur.
Pas de tristesse,
De douleur.
Je pleure de tout.
De rien.
De tout ce que je retrouve
Mais aussi de tout ce que j'ai perdu.
Pourquoi depuis que je suis il et elle,
Pourquoi depuis quelques mois,
Les gens s'efforcent à me sauver ?
J'ai pas l'impression que quelque chose ait changer
Mais pourtant
Ils semblent voir en moi un espoir
Que je ne suis même plus en mesure de percevoir.
Merci
Je suppose.

- Si t'es trop faible pour vivre, soit tu disparais, soit... Soit tu appelles à l'aide. Mais d'façon claire et nette. Moi, j'veux pas d'toi qu'pour un soir, et j'veux pas qu'tu disparaisses non plus. Je suis déterminé! Mais si tu demandes pas...

La baguette s'appuya encore un peu contre le torse de Keats,
Sonnant comme une menace,
Avant que Marc ne recule,
Laissant l'enfant démuni et sans défense,
Face à lui même.
Ol prit finalement la décision
De tout laisser ressortir
Pour ce soir.
Les émotions, tout,
Et alors que son corps se mit à trembler de toute part,
A mesure que tout revenait petit à petit
Dans un cri de l'âme inaudible,
La poignée de pièce l.e.a cueillit en plein visage.
En plein ventre.
Par l'humiliation que cela représentait.
Par cette façon de te prendre pour un chien.
Un moins que rien.
Le geste t'achève.
Par tout le mépris qu'il porte
Quant à ce que tu es devenu.
Mépris que tu sais te porter toi même,
Merci bien
T'es suffisamment doué pour l'auto destruction.
Et la haine de soi même.
Le geste blesse plus qu'il ne pourra l'avouer
Ouvre une brèche,
Faisant craquer pour quelques heures tout ce qui pouvait lui laisser de masque,
De carapace,
De rempart.
La peine des blessures accumulées,
Tout revint,
L'oubli du "j'suis plus à ça près" rendait tous les événement nettement plus sensible
Comme si toutes ses plaies étaient de nouveau exposées.
Et après avoir regardé Rosenzwag avec un regard infiniment plus vivant,
Ol se pencha en avant pour vomir.
Tout ce qu'ol avait garder,
Trop d'émotions.
Trop de vie d'un coup.
Ol vomissait ses déceptions multiples.
Lorsqu'ol eut fini,
Après s'être rincé la bouche à l'aide d'une fontaine qui coulait non loin de là,
Keats se laissa glisser le long du mur,
Invitant l'ancien gryffondor à l.e.a rejoindre.
N'ayant plus rien à perdre,
Et n'ayant cessé de trembler,
Le moment de ne sembla pas si mal choisit
Pour se laisser aller.
Aux confidences.

« Je.. Je suis désolé que tu ais dû voir ça. Ne refais jamais ça à quiconque, s'il te plait. Ressentir autant d'un coup, alors que ça fait des années qu'on ferme tout à clé, j'suis pas sûr que ce soit bon pour qui que ce soit. »

Tu soupires,
Longuement,
Doucement
Les tremblements se calment.
Et l'envie de parler se fait sentir.
T'as presqu'envie de tout dire.
Tout.
A au moins quelqu'un.
Même si ça ne vous mène à rien.

« Tu veux que je parle ? J'en ai envie. Je te le jure. Mais je ne sais même pas par où commencer. Comme tu l'as dit, c'est une question de mauvais choix. Presque que ça. de malchance un peu aussi. J'ai l'impression que rien n'est bien rodé, que ce soit dans ma vie ou dans mon crâne. Je suis fou, fou à lier, ça je le sais. Y a cette chose qui grandit en moi, et j'ai trop peur de savoir ce que  c'est. Parce que j'ai pas la force de me l'avouer. Alors je préfère prendre la fuite.   »

Tu complètes lentement, sachant pertinemment que, à moins que tu te reprennes un coup, la soirée va être longue.
Tremblant déjà un peu moins,
Et ramenant tes jambes vers toi,
Son corps chacun pour soi,
Tu épilogues.
Tu n'as pas le souvenir d'avoir déjà autant parlé en une fois.

« C'était pour ça la prostitution à la base. Un accord avec celle qui me fournissait. Puis je me suis dit que ça serait un moyen de ne plus passer les nuits seuls. Parce que j'ai peur de la nuit, comme un enfant. J'vois les monstres dans le placard et sous le lit. Les ombres grandir, j'le vois tout ça. Et ça me terrorise. Alors passer la nuit dans les bras d'un ou d'une autre, ça semblait être un bon moyen de fuir et d'arrondir les fins de mois à l'époque.   »
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Marx Rosenzwag
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Re: La nuit tous les chats sont gris...

Message par : Marx Rosenzwag, Dim 29 Jan 2017 - 16:10


- Je.. Je suis désolé que tu ais dû voir ça. Ne refais jamais ça à quiconque, s'il te plait. Ressentir autant d'un coup, alors que ça fait des années qu'on ferme tout à clé, j'suis pas sûr que ce soit bon pour qui que ce soit.

- M'en fout..., Marx avait cet air buté que la colère -et la vision du rendu de ce cher Keat- lui avait accroché sur la face et qui ne semblait pas résignée à mettre les voiles, Je fais bien c'qui me chante. Et j'pense qu'ça pouvait pas t'faire d'mal.

Le jeune homme regardait son ainé assis par terre, adossé contre le mur. Il resta un instant sans ajouter un mot. Le silence, quoi que moins pesant qu'il y a quelques minutes, restait aussi froid que le vent qui soufflait dans la ruelle. Un froid saisissant qui vous mordait la chair jusqu'à l'os. Un froid pénétrant qui qui ne vous laissait d'autre choix que de frissonner et claquer des dents. Les bras croisé sur le torse, sa baguette bien en main comme une promesse, Marx attendait que Leo en dise davantage.

- Tu veux que je parle ? J'en ai envie. Je te le jure. Mais je ne sais même pas par où commencer.

C'est ce moment-là que le mage choisit pour venir s'assoir à coté de cette coquille vide -qui semblait vouloir palpiter encore!- Un sourire, aussi imperceptible que le bruit de la neige qui tombe, s'était dessiné sur ses lèvres roses et gelées. Une sorte de jouissance personnelle, d'euphorie qu'il se hâta de contenir, l'avait envahi à l'idée que Keat allait se confier. Cela n'avait rien d'égoïste: Marx avait réellement envie de connaitre les détails de son histoire pour pouvoir l'aider. Et peut-être, qui sait, que lui aussi, à son tour, il se confierait à lui.

- Comme tu l'as dit, c'est une question de mauvais choix. Presque que ça. de malchance un peu aussi. J'ai l'impression que rien n'est bien rodé, que ce soit dans ma vie ou dans mon crâne. Je suis fou, fou à lier, ça je le sais. Y a cette chose qui grandit en moi, et j'ai trop peur de savoir ce que  c'est. Parce que j'ai pas la force de me l'avouer. Alors je préfère prendre la fuite.

Soupir. Ca avait été plus fort que lui, mais Marx était agacé d'entendre cet homme qu'il avait admiré se lamenter et s'apitoyer sur son sort. Il n'avait pas encore entendu toute l'affaire qu'il montrait déjà des signe d'impatience. Son regard était posé sur le coin de rue qui disparaissait au loin, espérant que son poing, qui le démangé à nouveau, se tienne au calme. Et il disait toujours rien, attendant passivement pas suite.

C'était pour ça la prostitution à la base. Un accord avec celle qui me fournissait. Puis je me suis dit que ça serait un moyen de ne plus passer les nuits seuls. Parce que j'ai peur de la nuit, comme un enfant. J'vois les monstres dans le placard et sous le lit. Les ombres grandir, j'le vois tout ça. Et ça me terrorise. Alors passer la nuit dans les bras d'un ou d'une autre, ça semblait être un bon moyen de fuir et d'arrondir les fins de mois à l'époque.

Marx était, malgré ses grands airs détachés et simplistes, perturbé par ce que Leo lui racontait. Le mage avait touché le fond, s'était écroulé à une vitesse ahurissante. Il n'avait plus rien à voir avec l'homme qu'il avait connu. Ce Keats là avait disparu -ou plutôt était mort- depuis des lustres. Sa santé mentale était fragile: preuves en étaient les propos qu'il tenait et son comportement. Quoi de plus normal après la prostitution, la drogue, la débauche, que la folie? Beaucoup de chemins savaient y mener, et aucun de vous laissait l'âme tranquille. Votre esprit était fracassé, tordu, morcelé. Un véritable puzzle qu'une vie entière n'assurait pas de reconstruire. Surtout une de solitude et de retrait. Marx ne savait plus trop quoi dire. Il voulait le secouer, le bousculer, lui faire prendre conscience de la force qu'il avait encore, qu'il avait encore le droit de vivre, d'être heureux même avec tout ça sur le dos, dans le ventre et dans les reins. Que c'était un choix, que c'était dur mais possible. De l'espoir. Une présence. De l'aide. Il pouvait être ça pour lui. Peut-être... Quitte à le lui imposer. Le jeune homme pris enfin la parole. Sa voix, ferme, sonnait pourtant comme une plainte.

- Faut que tu arrêtes; que tu coupes avec tout ça... Que tu te défasses, sans l'oublier, de ce monde et de ses cauchemars qui te hantent et te consument. Que tu te résignes à y vivre. Reviens parmi les vivants Leo, reviens parmi..., "nous?", non non, plus vraiment -gorge qui se serre-, Je veux t'aider Leo, sincèrement, mais faut que tu y mettes du tien.

Marx s'était relevé et toisait maintenant le Keats de toute sa hauteur. Sa main était tendue vers lui, comme une promesse, un défi, une ancre. Les yeux du garçon brulaient d'envie de voir le mage saisir sa main et se relever. Qu'il accepte l'espoir. Que sa volonté s'embrase. Qu'il laisse libre le flot de mots qui l'emprisonnait, le torturait, l'alourdissait. Qu'il se libère de ce fardeau une bonne fois pour toute!
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Shae L. Keats
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Re: La nuit tous les chats sont gris...

Message par : Shae L. Keats, Mar 14 Fév 2017 - 21:31


your friends
are not a courthouse
talk to them
let the river flows
they care
more than
you can possibly know.


étrangement
tu ne ressens aucun
fer à blanc
sur ton âme
aucune honte
parce que les faits
sont
tu ne pourras pas revenir dessus
tu ne sais pas
encore
ce qui te tombera dessus
bientôt.
le temps passe
tu t'accroches
ou tu trépasses
c'est tout bête
comme 2 et 2 font 4
et pourtant
tu peines encore à comprendre
la violence
de l'acte
te fais douter
de ta capacité
à essayer.
tes yeux attrapent ceux du jeune homme
tes yeux
miroirs
attrapent les siens
et les mots
-pansements
coulent
encore.
espoir gueulé
en haut d'une falaise
face à la vie
face à
tout
ce qu'il te reste
aussi peu
cela puisse être.
espoir en pleine gueule
et c'est sûrement le coup
le plus violent
de la soirée.
révélation
voir que pour les tarés
de ton genre
il y a encore
une place
dans la tête de quelqu'un
même si il ignore tout
de tes occupations
nocturnes.

tu sais marx
c'est pas si simple.
je ne rêve plus
je n'ai même plus d'histoire
je suis seul
comme un.e orphelin.e dans un dortoir
et même mon lit
se transforme en quai de gare
quand les volutes des corps brûlants s'en vont.
je suis malade.
parfaitement malade.
cerveau en miettes de pensées
qui gouttent parfois.
le corps strié
de toutes les bêtises non supportées
tu serais surpris
par celle de ma jambe
j'ai jamais vu la mort
d'aussi près
j'ai coulé
j'ai le cœur complètement malade
-élastique comme un coeur
à mâcher.
mais l'empressement dans ta voix
l'envie
d'aider
me donne envie
d'essayer
encore
encore
encore
toujours.
les pièces
epar -will tear me in half but will not end me.


i'm not really sure
i can still have honey
love
and hope
just for me.
but
your soul
is convincing me
to try again.
-thank you.

Faut que tu arrêtes; que tu coupes avec tout ça... Que tu te défasses, sans l'oublier, de ce monde et de ses cauchemars qui te hantent et te consument.

-time is running out
ghosts keeping me alive


-my ghost, where'd you go
i can't find you in the body
sleeping next to me


-You have to survive.

Faut que
tu coupes
avec tout ça
t'essaie
de tout ton être
tu veux y arriver
mais aux cachetons se sont ajoutés les pilules
le corps
ne se vend plus
t'ose plus
l'afficher
si
mortifié
amaigri
zébré
de cicatrices
le long des jambes
marques de griffures sur les poignées.

Here i am
trying to
be honest
for a while
just look at me
and say
i'm not disgusting
please.


j'ai espéré tu sais
y a un côté poly-amoureux chez moi
que je n'ai jamais su
faire taire.
y a un côté
qui percute les âmes
sans même en connaître
le propriétaire
et
j'ai eu envie
un temps
de m'accrocher par les yeux
à la tienne.
stay.
just for this night
don't leave me like this
again.


Que tu te résignes à y vivre. Reviens parmi les vivants Leo, reviens parmi...

Que tu te résignes
à vivre
tout simplement
you're on earth
there's no cure for this

hésitation notée
mais non commentée
mais mes yeux
ne te lâcheront plus.
tu vivras
tu n'as pas le
choix.

Je veux t'aider Leo, sincèrement, mais faut que tu y mettes du tien.

comme un enfant
qui reçoit une leçon
par son cadet
tête
qui se baisse
et acquiesce
je vais essayer
pour toi
te montrer
qu'on se remet
de tout
je vais essayer
parce que
je ne suis pas capable
de le faire
pour moi même.
parce que je ne sais pas comment on fait
pour exister.
j'attrape ta main
la manche tombe.
je la replace.
je sais que tu as vu.
j'avais oublié
de la dissimuler.
la noire.
mouvante.
je pensais
en jouer cette nuit.
mais ta rencontre a tout changer.
je sais que tu as vu
mais je préfère
ignorer.
je te fais confiance
pour ne pas parler.
si tu veux réellement m'aider
tu sais
tout seul
qu'il ne faut pas
l'évoquer
ici.
j'attrape ta main et la remets.
me relève.
humain.
avec ton aide.
y a des émotions qui ne passent toujours pas
l'envie de vomir toute cette bile
est toujours là.
mais.
mais.
je veux profiter
de ces instants de répit
sans carapaces
ces moments d'humanité.
je veux-

ol.
veut.
courir avec toi.
jusqu'au matin.









Merci de ne pas poster, Marx Arrive
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Ebenezer Lestrange
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Re: La nuit tous les chats sont gris...

Message par : Ebenezer Lestrange, Mer 5 Juil 2017 - 15:17


Privé avec Max & Asclé
Tout le monde a le LA de tout le monde (c'est la fête)
MP si problème pour le sujet

Encapuchonnés de gris, chandelles aux poings, ils descendaient dans une cave obscure d'un immeuble presque abandonné de l'Allée. Ebenezer ne voyait pas grand chose et les marches étaient glissantes. Il calculait la probabilité de se ramasser dents en avant et priait pour qu'elle soit faible. Il ne faudrait pas casser le dernier ingrédient de leur petite réunion. En effet, si sa main droite tenait une bougie, la gauche serrait un écureuil vraisemblablement endormi. Plus que trois marches à dégringoler et toujours pas de chute, qu'ils étaient forts les deux mages gris. La porte de la cave s'ouvrit en grinçant, laissant apparaître leur lieu de réunion classé top secret. Entre les flaques d'eau dues aux infiltration de gouttes de pluie, on pouvait distinguer des fioles ébréchées, des moutons de poussières et des vieux livres déchirés. Ainsi que les éternels dessins à la craie d'Ebenezer, semblables ou presque à ceux qu'il avait tracé le soir de son renvoi de l'école des sorciers.

Le sacrifice était plus gros ce soir. Un écureuil valait large quatre tiers de boursouflets si ce n'était plus. Ajouter à cela que les deux zozos avaient en leur possession une relique ayant prétendument appartenu à un couple de mages noirs renommés au Moyen-Âge pour leur cruauté sans limite, ce qui faisaient d'eux des gens de choix à invoquer à la lumière des cierges. Le brun posa l'animal sur le sol entre deux flaques d'eau et alla se servir un verre de grenadine au lait. Cette boisson était la vie. Mieux que la potion de la BD moldue avec des gaulois. Il la but d'un trait, s'en resservit et en proposa à sa grande soeur consanguine qui en fait était un castra. Compliqué les histoires de famille.

- On s'y met ?


La voix résonna et Ebenezer en fut ravi. L'ambiance lugubre était presque à son comble, il aurait limite bien ressortit son masque pour jouer au grand méchant jusqu'au bout sauf que ce dernier lui grattait le nez et passait sa vie à tomber. Il s'éclaircit la gorge et marmonna trois mots de latin de cuisine pour s'échauffer.
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Re: La nuit tous les chats sont gris...

Message par : Invité, Mer 5 Juil 2017 - 17:33



Un pas devant l’autre : fallait être subtil. Le lieu était désert, car en grave état de déréliction. Déjà que peu de sorciers se risquaient à mettre un orteil dans l’Allée, ceux qui le faisaient ensuite, n’allaient pas se risquer à visiter des caves. Sauf quand ils habitaient dans le coin, et faisaient des réunions méga-top-secrètes-de-la-mort-qui-tue, avec un jeune frangin. Ouais. Cette cave dégoulinante de glauque était leur cabane dans les bois, leur base secrète au frère Lestrange et à la sœur Underlinden.
Par contre, c’était vraiment pas ergonomique pour y accéder. Mais, dixit Eb’, ça rajoutait du charme, de manquer de se casser la gueule dans les escaliers à chaque descente. Du coup, il s’accrochait à sa chandelle, même si y avait des gouttes de cire qui lui tombaient dessus. Au pire, il s’en fichait, il portait des gants : c’est que ça turbine là-haut, sous les bouclettes, finalement !

Un raclement de gorge, le sacrifie au sol, songer à investir dans un tapis. Genre, pour la déco, ça serait cool. Se prendre une bonne dose de lait/grenadine. Lait de soja en plus. Parce qu’on peut être un mage gris éco-responsable intolérant au lactose. Fallait arrêter avec les clichés.

Pendant que l’autre marmonne, aller chercher un vieux grimoire tout plein de poussière et qui tombe en miette (y avait que ça ici de toute façon, c’était pour l’ambiance), manquer d’en faire tomber la couverture à terre, et l’ouvrir au hasard d’un air professionnel, avant de lever l’antiquité à bout de bras (non, pas le grand-père consanguin, reposez-ça par terre…).

« - Ce soir mon frère, nous invoquerons les puissants esprits de Coherencia et Respectus ! Deux mages noirs ancestraux et complètement oubliés de nos jours. Alors qu’on ne fait que les chercher et on ne les trouve pas !

Rabaisser le livre pour feuilleter les pages en espérant tomber sur la bonne.

Bon, après, on est vraiment obligé de faire un rappel oral de tout ce qu’on va faire, du style discours de méchant mégalomane ? »

Mais bon, askip, c’était le frangin qu’avait les meilleures idées.
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Re: La nuit tous les chats sont gris...

Message par : Max Valdrak, Mer 5 Juil 2017 - 22:12


Sacrifice en Famille
Avec les deux fous

Une sieste dans un parc. En boule, sur ma branche. J'avais gardé ma forme animale. Voulant m'évader l'espace d'un moment. Laisser tomber le masque et rejoindre le petit être au fond de moi. Je faisais bien attention à ne pas me faire reperer. Evitant les personnes. Préférant la solitude, la nature. Courir au grand air. Mais travaillant maintenant en ville, je pouvais, moins facilement aller en forêt. J'optais alors pour les parcs.

Je me sentis bousculé. Transporté. Le rêve était si réaliste. J'avais le sommeil plutôt lourd. Le marchant de sable ne passant que peu de fois me voir. Pour cette raison, je ne m'étais point réveillée, lorsqu'un m'avait attrapée. Cependant, alors que je commençais à m'agiter dans mes songes, je sentis une emprise se resserrer autour de mon cou.

J'ouvris mes petits yeux avec difficulté. Encore accroché aux bras de Morphée. Autour de moi tout était noir. La nuit devait être tombée. Il n'y avait point de quoi s'inquiéter. Je pouvais encore dormir un peu. Juste quelques minutes. Quelques secondes...

Un grincement. Une porte. Aux aguets, je relevais la tête. Yeux grands ouverts. Je ne touchais plus le sol. Ou du moins ma branche. Une main ne tenait par le cou. Une difficulté pour respirer se fit sentir. On ne lui avait donc jamais appris à ne pas attraper les animaux par la gorge?

Tandis que je réfléchissais à un moyen de m'en sortir, L'humain s'avança vers un autre à la voix connue. Mais où l'avais je déjà entendu? Les deux personnes me semblaient familières. Cependant ma mémoire défectueuse couplé à la panique et l'urgence du moment je n'arrivais point à aligner deux idées claires.

Un réflexe. Comme un instinct. Je mordis le doigt de l'inconnu qui ouvrit la main, me laissant me préciper vers le sol. Mince. Prévu pas prévu. Je ne savais pas par quel miracle je retombais sur mes pattes. Sans perdre un instant, je courrus dans tous les sens cherchant une sortie. J'avais plus de chance de fuir en restant écureuil qu'en me retransformant. Plus petite, plus vive, plus rapide. Tel était mes avantages. Mais seraient-ils suffisant pour ne pas servir de sacrifice, à je-ne-sais-quelle invocation d'apèrs ce que j'avais pus entendre?
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Re: La nuit tous les chats sont gris...

Message par : Ebenezer Lestrange, Mer 5 Juil 2017 - 23:22


Il hochait la tête au rythme des dires de son camarade de magie-noirerie. Coherencia et Respectus, tout à fait. Des gens très biens qui avaient eu le bon goût de disparaître en laissant au reste de l'humanité une impression d'exemple à atteindre. Ils avaient aussi égaré une relique donc, relique qu'Ebenezer avait récupéré dans un trou de mur. Grave pratique les murs en gruyères, on pouvait y planquer son journal intime tranquille ainsi que des poignards à sacrifice et des machins poussiéreux aux propriétaires eux même poussière. Il éternua, foutus acariens.

La grande sœur consanguine posait des questions un peu inutiles. Avait-elle besoin de lui demander si elle devait réellement monologuer toute seule ? Elle faisait ce qu'elle voulait, elle était grande. Enfin non, pas trop. Elle était blonde. Voilà, ça s'était un argument de poids pour qu'on arrête de chipoter avec les traditions de sorciers machiavéliques. Il re choppa l'écureuil et - stupeur ! - ce dernier revint à la vie. Pas qu'il ait été mort un jour, juste qu'il ne bougeait pas et, vu qu'Ebenezer n'était pas hyper délicat avec la chair à sacrifice, il avait eu dix mille occasions de rendre l'âme. Mais non. Ce rongeur était un warrior. Un warrior avec des dents.

- Aïeuuuuh !


La bestiole était en fuite, le brun avait peur de chopper la rage et se tenait la main. La peau entre son pouce et son index était décorée d'une jolie trace rouge. Il se retint et il ne demanda pas de bisou magique à Asclépius. Il était un mage gris après tout et pas un de ces couards noirâtre masqués ! La chasse à l'écureuil était désormais ouverte. Poignard de sacrifice en main, il donnait des coups de couteau un peu hasardeux tandis que son acolyte eut la mission d'entraver les mouvements de la bête. Ils allaient réussir, non ? A renverser toutes les chandelles et à coller le feu ? Oui, c'était extrêmement bien parti.
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Re: La nuit tous les chats sont gris...

Message par : Invité, Mer 5 Juil 2017 - 23:44



Le principe de base de la nécromancie, c’était tout de même de ramener des trucs morts à la vie. (Enfin, s’il avait tout bien suivit. Mais c’était complexe, car c’était le frangin qui se chargeait de faire les explications. Et comme il ne digérait pas très bien le lait de soja, bah parfois il racontait n’importe quoi – pour changer –. A se demander pourquoi il continuait d’en boire, du lait de soja/grenadine… M’enfin, s’il devait chercher à chaque fois la cohérence dans les actions et paroles d’Ebenezer… Mais n’était-ce pas ce qu’il faisait déjà, à essayer d’invoquer l’esprit de Coherencia avec un écureuil ?) En parlant d’écureuil, donc, ce dernier revint à la vie. Comme ça, d’un coup, sans prévenir. Parce qu’il n’était pas très poli, probablement. Rien n’allait plus dans le règne animal, si même les écureuils se mettaient à être dissidents…

Du coup, la bestiole avait pris la fuite. La faute à l’Eb’, là, qui en plus, s’était fait mordre. Et pour ne rien arranger le tout, le voilà qui faisait tout tomber autour de lui, poignardant la poussière et laisser les moutons s’accrocher à la fourrure de leur agneau sacrificiel (sauf que là c’était un écureuil et les moutons sont une métaphore pour parler de formations de poussières ressemblant à la laine des moutons : faut suivre un peu !).
Un coup perdu (ou l’était-il vraiment ?) arriva droit vers lui, d’ailleurs. Un vieux grimoire-bouclier projeté vers l’avant, et voici une bonne partie qui se retrouve arrachée, pour finir au bout du poignard, trouvé comme de par hasard dans le coin. Camelote ce truc : il lui avait dit pourtant de pas acheter aux puces du coin ! Parce que des puces, ils en avaient maintenant ! (bah oui, d’où viennent leurs jolies capes grises sinon ?). Probablement moins que l’écureuil d’ailleurs, mais ils feront des comparaisons une fois la bestiole rattrapée.

Comme il voulait se sentir utile, il commença à balancer des objets au hasard sur le rongeur, espérant toucher la tête. Mais ça ne marchait pas. Du coup, il essaye de projeter des trucs en se servant d’un pied de tabouret comme batte. Là ça marchait mieux ! C’est ça l’esprit Quidditch.

« - Vas-y frère, attrape, attrape ! Va le chercher ! »

L’était assommé au moins ? (pas le frangin, il espérait…)
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Max Valdrak
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Re: La nuit tous les chats sont gris...

Message par : Max Valdrak, Jeu 6 Juil 2017 - 21:27


La porte fermée. Je levais la tête pour trouver une fenêtre. Mais je n'eus pas le temps d'observer toute la pièce, qu'un bruit se fit entendre. Un sifflement. Les pattes qui avancent d'elles mêmes. Court, Max, court, me criait une voix dans ma tête me rappelant un certain film moldu.

Je zigzaguais. Cherchant une cachette. Un trou. Un perchoir. Une sortie. Un abris tout simplement. Je ne me controlais plus. L'animal en panique avait prit le dessus l'espace d'un instant. Je n'arrivais presque plus à réfléchir. Je devais reprendre le contrôle. Me calmer.

Simple à dire. Plus compliqué à faire. Surtout lorsque des objets volaient dans ma direction. Manquant de m’assommer. Je devais trouver une solution et vite avant de finir sacrifié. Face à moi, un tabouret, ou du moins ce qui en restait. Je sautais dessus. Puis sur le bureau. Je ne m’arrêtais pas malgré une patte et un flan douloureux pour une raison inconnue.

L'un des deux s'approcha de moi alors que je me retrouvais coincée dans un coin. Des obstacles imprévus s'étant glissés sur ma trajectoire. Je m’arrêtais nette. Le lanceur semblait s'être calmé. Je sentais mon pouls s’accélérer tandis que le jeune homme s'avançait poignard à la main. Il allait bientôt m'attraper.

Vite. Une solution. Je tournais la tête de partout. Soudain la lumière s'alluma. C'était quitte ou double. Mais je n'avais pas trop le choix. Trois. L'homme juste devant la table. Deux. L'arme dans les airs. Un. La lame amorçait sa trajectoire dans ma direction.

J'inspirais un grand coup et m'élançai. Frôlant le bord tranchant. Le flan très légèrement entaillé, attristés sur la tête de mon agresseur. Puis je m'en servis d'appuis pour rejoindre le haut d'une armoire. Ayant raté mon saut. Je me hissais comme je le pouvais. Le plus rapidement possible. Bien que je n'aimais pas les araignées me cacher parmi ces toiles ne me paraissait pas une si mauvaise idée.

Je reprenais un peu mon souffle. Mon flan blessé ainsi qu'une patte, j’espérais que les deux jeunes ne rechercherais pas à venir me chercher.
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