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La nuit tous les chats sont gris...
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Thalia Smith
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Re: La nuit tous les chats sont gris...

Message par : Thalia Smith, Ven 1 Fév 2013 - 15:14


Il ne semblait pas apprécier le fait qu'il l'avait sauver, en fait il ne semblait pas non plus heureux de sa présence. Il lui dit froidement de faire attention où elle mettait les pieds la prochaine fois. Elle le savait ça qu'elle devait faire attention, elle n'avait pas envie de revivre ce qu'elle venait de vivre ce soir-là. Elle tremblait encore suite à cette frayeur, puis elle sentit une main contre son épaule. Elle releva la tête pour regarder un peu mieux cet homme qui était-là avec elle et qui l'avait sorti de ce mauvais pas.

Il avait des beaux traits, selon ce que la pénombre laissait voir, par contre elle n'aurait su dire qu'elle âge il avait. Il tenta de la rassurer en lui disant qu'il était là et que rien ne pouvait lui arriver. La jolie brunette avait envie de le croire, elle ne voulait pas se casser la tête, elle avait surtout envie d'être dans son lit, là maintenant. Mais pour ça, elle devait se rendre à Poudlard, qu'elle idée idiote elle avait eu d'aller se promener par cette belle journée. Elle se fouetta mentalement. Avant de ramasser un de ses sacs, elle l'avait remercier, il ne semblait pas à l'aise avec ça non plus. Mais pourquoi était-il venu à son aide alors?

Elle avait ramasser l'un de ses sacs, mais elle avait eu un étourdissement. Elle tituba quelque peu et pour reprendre son équilibre elle mit sa main sur la seule chose fixe de l'endroit, c'est-à-dire l'homme. Dont elle ignorait toujours le nom soit dit en passant. Elle retira sa main de son bras. D'un coup qu'il n'appréciait pas qu'on le touche...

«Désolé, je crois que ça va un peu mieux, mais au fait vous vous appelez comment?»

Elle l'avait vouvoyer en signe de respect, elle ne connaissait pas son âge, mais elle se doutait qu'il n'était plus à poudlard, ses traits n'était plus ceux d'un adolescent... Une mâchoire carré et des yeux bleu gris quelque peu envoûtant, pas de la même manière qu'un certain jeune homme qu'elle fréquentait à Poudlard... Pensant à lui, la jeune fille eut honte, devrait-elle lui en parler de ce qui venait d'arriver, ou devait-elle garder cette petite écart de conduite, elle hocha la tête de droite à gauche vigoureusement, non elle ne lui en parlerait pas. Sa fierté serait touché. Elle n'aimait pas parraître faible aux yeux des autres.

Napeshkueu, femme intrépide, femme de force, elle voulait être capable de se décrire ainsi. La faiblesse était sa pire ennemi. Cette foutue fierté que ce géniteur lui avait légué: «Vous devez être forte, mes filles. Jamais personne ne devrait rabaisser le nom des Smith, si vous vous mettez dans l'embarras c'est à moi que vous portez atteinte...» Saleté de Monsieur Smith, elle avait de toute façon oublier qu'elle devait l'appeler papa et encore plus oublier son nom. Certain sang-pur comme son père ne jurait que par cela, la pureté du sang. Elle, elle n'en avait pas grand chose à faire, mais elle ne se rabaisserait jamais à vivre comme une moldus.

Elle regarda à nouveau son interlocuteur, elle l'avait encore fait. Elle était encore partie dans ses pensées, plusieurs expressions avait dut défiler sur son visage, décrivant un peu ses pensées les plus enfoui. Elle ferma les yeux un instant et inspira.

«Je suis fatigué je crois, je ne sens plus de force...»
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Re: La nuit tous les chats sont gris...

Message par : Invité, Mer 6 Fév 2013 - 18:33


« Wyrman, répondit-il simplement/ Victor Wyrman. Je tiens une boutique un peu plus haut sur l’allée… Mais qu’est-ce que ça peut vous faire ? Le moment est un peu mal choisi pour faire connaissance, vous ne pensez pas ? ».

Il était sans doute un peu trop direct, il manquait certainement un peu de délicatesse. Mais, après tout, n’avait-il pas raison ? La nuit allait bientôt devenir noir d’encre et ils se trouvaient dans une des ruelles les plus glauques de Londres, la jeune femme venant d’échapper de peu à une agression. Merlin savait d’ailleurs ce qui lui serait arrivé… Toujours était-il que les circonstances n’étaient peut-être pas les mieux choisis pour se taper un brin de causette…

D’un naturel aventureux, cela faisait longtemps que cela ne lui faisait plus peur. Il avait certainement eu quelques appréhensions la première fois qu’il avait mis les pieds dans l’Allée des Embrumes, mais il faisait aujourd’hui partie de la faune locale. Il avait d’ailleurs appris à apprécier une bonne partie de la racaille qui la peuplait et les autres ne lui faisaient pas peur. Il fallait dire qu’il avait vu bien pire lors de ses nombreux voyages !


« Si je peux me permettre… s’essaya-t-il ensuite. Vous n’avez pas l’air bien âgée, vous ne devriez pas être à Poudlard ? Quel est votre nom, à vous ? ».

Mais la jeune femme semblait complètement absorbée par ses pensées. Elle était comme coupée du monde, perdue. Que lui arrivait-elle ? Elle semblait faible, mais elle luttait. En vain. Elle faiblissait… « Je suis fatigué je crois, je ne sens plus de force... », se plaignit-elle d’ailleurs, fébrile. Il n’y avait aucun doute, elle n’allait pas bien du tout. Mais qu’est-ce que Victor était supposé faire ? Qu’est-ce qu’une personne sensée faisait dans ses cas-là ?


« Mademoiselle ? insista-t-il alors. Vous ne m’avez pas répondu, vous êtes de Poudlard ? Faut-il vous y ramener ? Si vous voulez, je loue une chambre pas loin. Je peux peut-être vous offrir quelque chose, de quoi vous remettre d’aplomb ? ».

Voilà qu’il se mettait à l’inviter chez lui… Enfin, ce n’était pas vraiment chez lui, ce n’était qu’un hôtel. Mais tout de même. Dans quelle galère n’était-il pas en train de s’enfoncer ? Qu’allait-on penser de lui lorsqu’on apprendrait qu’il jouait aux héros de la nuit et qu’il ramenait des petites minettes chez lui le soir ? En parlant de minette, la jeune femme avait beau être bien mal en point, elle était décidément très agréable à regarder.
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Re: La nuit tous les chats sont gris...

Message par : Thalia Smith, Jeu 7 Fév 2013 - 2:45


Elle capta quelques bout de phrase, comme celle dans laquelle il se présentait et qu'il lui indiquait que ce n'était peut-être pas le lieux idéal pour se taper la causette. Un point pour le monsieur Wyrman, il n'avait pas tords les lieux lui donnaient la chair de poule, elle sentait les frissons parcourir son corps. Puis elle en perdit un bout, à cause de ses pensées, sa tendance à partir comme ça dans la lune allait bien finir par la perdre un jour et cela avait bien failli arriver quelques instants auparavant. Ce n'était pas une personne lunatique tant que ça, juste que parfois ses pensées devenaient obsédante, enivrante même. Elle ne s'en rendait compte qu'après coup, elle devrait peut-être aller consulter, c'était limite anormal les absences qu'elle subissait.

Une voix la réveilla, Poudlard... oui elle devait y retourner à Poudlard, mais ne lui avait-il pas demander son nom? Elle fronça les sourcils et le regarda, non elle n'était pas fâché, juste qu'elle ne comprenait plus rien à ce qui se passait. Elle avait les jambes biens ancrés au sol et la terre ne tournait plus, c'était déjà ça de gagner.

«Je ... Je suis Thalia Smith... Elle passa une main sur son front avant de poursuivre. Oui Poudlard... je dois y retourner... Mais me remettre d'aplomb? Comment? Je ne suis pas certaine de tout comprendre.»

Idiote, idiote et re idiote. Ces mots devait scintiller dans la tête de Victor lorsqu'il l'écoutait parler. Elle se sentait ridicule, affaibli et complètement déboussolé. Elle aurait eu besoin de bras de sa soeur pour la serrer contre elle. Elle aurait voulu être ailleur que dans cette foutue ruelle. Le froid la pénétrait maintenant. Oui la journée avait été belle et ensoleillé, mais la nuit tombait rapidement et elle était encore là à Londres, loin de son école de son lit, de sa soeur, de sa mère et de toute personne susceptible de l'aider un tant soit peu côté moral. Elle était à plat et elle devait l'ennuyer, elle le sentait, mais il était trop gentil ou je ne sais quoi et il restait avec elle. Honnêtement, elle avait envie d'accepter son offre d'aller à sa chambre pour se remettre un peu d'aplomb, mais cela ne réglait pas le problème de comment retourner à Poudlard. Le magicobus peut-être?

«Je ne veux surtout pas vous embêter, mais si ça ne vous dérange pas je crois que cela me ferait du bien. Après je pourrais prendre le Magicobus dans le pire des cas pour retourner à l'école...»

Elle ramassa le dernier sac qui était au sol, au moins elle avait tout maintenant...
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Re: La nuit tous les chats sont gris...

Message par : Invité, Lun 18 Fév 2013 - 12:34


« Très bien, répondit Victor qui ne réalisait pas encore dans quoi il s’engageait. Suis… -vez-moi, ce n’est pas très loin… Je vous… J’te préviens, c’pas la grande classe, mais c’est mieux que rien ».

Et c’est ainsi qu’il se mit en route, en silence, en direction de l’auberge du Dragon Vert qui se trouvait effectivement un peu plus loin, dans l’angle du Chemin de Traverse. Il semblait songeur, comme s’il se demandait ce qu’il allait bien pouvoir faire de la fille. Alors comme ça elle répondait au nom de Thalia, un prénom pas vilain. Son nom de famille était Smith. Peut-être était-elle de sang pur, ce n’était pas impossible… Mais c’était un nom tellement répandu qu’elle pouvait tout aussi bien être une vulgaire sang mêlée ou, pire, une née moldue. Néanmoins, ce n’était pas le moment de jouer les puristes, mieux valait donc mettre ses préjugés de côté pour une fois. De toute façon, elle était bien trop jeune pour lui et il ne représenterait jamais une épouse potentielle. Pas avant quelques années du moins… Et c’est alors qu’il se rendit compte qu’il divaguait complètement. Il devait se ressaisir.

Il se tourna alors vers la jeune fille pour s’assurer que tout allait bien. C’était difficile à dire. Elle était sous le choc et semblait épuisée, mais il ne fallait pas non plus exagérer. Victor était intervenu à temps et elle n’avait pour ainsi dire rien subi. Plus de peur que de mal donc et elle se remettrait vite ! Après ça, Victor savait bien qu’il devrait la ramener à Poudlard. Rien que l’idée le faisait grimacer. Il n’avait plus mis les pieds à Pré-au-Lard depuis une dizaine d’années et voilà qu’il allait s’y rendre à quelques semaines d’intervalle. L’horreur quoi. Mais d’un autre côté, il se voyait mal refourguer la belle dans le Magicobus. Merlin savait le temps qu’il mettrait pour se rendre en Écosse, pour peu qu’il aille jusque-là ! Non, le mieux était certainement le transplanage d’escort ou le réseau des cheminées. La seconde option était sans doute la plus sûre, bien que cela nécessitait d’avoir accès à une cheminée ; ce qui n’était pas évident. La première option était plus délicate, mais il n’y avait pas tellement le choix. La distance était longue et le risque de désartibulation était grand. Or il valait mieux pour lui que la fille arrive intacte au château, sinon ça allait encore lui tomber dessus…

Mais ils ne tardèrent pas à arriver face à la devanture de la petite auberge où il avait élu domicile. Victor laissa passer la jeune fille devant lui, puis lui emboita le pas et alla chercher sa clé à la réception. Il passa outre le regard réprobateur de l’hôtesse d’accueil qui devait penser que la brunette était trop jeune pour lui, puis monta à l’étage. Les escaliers étaient bancals. Le bâtiment avait visiblement déjà bien vécu, mais il semblait propre. C’était pas pire que ce qu’on pouvait trouver dans l’Allée des Embrumes.


« Voilà, c’est ici… », déclama Victor, qui ne savait pas trop quoi dire, tandis qu’il enfuyait la clé dans la serrure de la chambre n°7.

La chambre était petite et il n’y avait qu’un seul lit double. Il n’était pas fait et un certain désordre régnait dans la pièce. Le moins qu’on pût dire était que Victor n’était pas quelqu’un de maniaque. Des restes de repas trainaient çà et là, de même que quelques mégots. Des fringues jonchaient au sol. Seule une petite lucarne était entrouverte sur la pièce, permettant à l’air de se renouveler. Mais ça ne puait pas et c’était déjà ça. En quelques coups de baguette, le ténébreux fit mine d’effectuer un peu de rangement et alluma quelques chandelles pour éviter qu’ils ne restent dans la pénombre. D’un simple mouvement de la tête, il proposa à la jeune femme se prendre place sur le lit. De toute façon, il n’y avait nulle part d’autre où s’asseoir, donc ce n’était pas comme si elle avait trop le choix. Un peu gêné du peu de confort qu’il avait à lui offrir, Victor la gratifia d’un sourire embarrassé.


« J’te sers quelque chose ? lui demanda-t-il ensuite, avant de dénicher deux, trois bouteilles dans son bazar… deux en fait. Whisky ou jus de citrouille ? Ils sont pas très frais, désolé… Mais sinon y a de l’eau de la salle de bain, comme tu voudras… ou alors un p’tit Glacio devrait faire l’affaire ».
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Re: La nuit tous les chats sont gris...

Message par : Thalia Smith, Lun 4 Mar 2013 - 19:24


Elle avait accepter d'aller chez lui, elle avait accepter cette offre, bien qu'elle ne comprenne pas très bien ce qui en retournait. Il lui demanda de le suivre, en fait, elle n'avait pas vraiment le choix puisqu'elle ignorait totalement où il vivait. Elle ne connaissait que son nom, et un nom c'est bien peu d'information sur le compte d'une personne. Elle ne savait pas non plus son âge, il ne devait certainement plus se trouver à Poudlard car il n'avait pas l'allure d'un adolescent, de plus il avait une chambre sur le chemin de Traverse. Elle lui emboîta le pas, ne le suivant pas de trop près non plus. Elle gardait une certaine distance, il se tourna vers elle et elle lui fit un mince sourire pour montrer qu'elle allait bien et qu'elle le suivait.

Ils ne mirent pas longtemps à arriver devant un petit auberge. Thalia ne le connaissait pas, n'ayant jamais vraiment porter d'attention particulière aux habitations sillonnant le chemin de traverse. Elle attendit qu'il récupère sa clé à la réception puis elle le suivit dans les escaliers. « Voilà, c’est ici… » Lui dit-il alors qu'ils étaient parvenue devant une porte. Il ouvrit la porte et Thalia pénétra dans la petite chambre. Elle ne voulait pas jeter un regard trop inquisiteur sur la pièce, déjà qu'il était assez aimable pour vouloir l'aider un peu à se remettre.

« J’te sers quelque chose ? Whisky ou jus de citrouille ? Ils sont pas très frais, désolé… Mais sinon y a de l’eau de la salle de bain, comme tu voudras… ou alors un p’tit Glacio devrait faire l’affaire »

Il venait de sortir deux bouteilles. Elle observa un moment les deux bouteilles avant de répondre à Victor. «Euh... Whisky devrait faire l'affaire.» Elle pointa la bouteille en même temps qu'elle laissa échapper sa réponse. Le whisky était réputer pour redonner un peu de pep, et en ce moment elle en avait besoin.

Elle prit place sur le lit, il n'y avait pas vraiment d'autre place pour s'asseoir. Pendant qu'il préparait le breuvage Thalia imaginait la tête de sa soeur si elle la voyait en ce moment. Elle la prendrait pour une cinglé d'avoir accepter une invitation de la sorte. Elle se serait fait passer tout un savon, elle connaissait sa soeur et cette dernière pétait les plombs dès qu'il lui arrivait quelque chose elle était disons sur protectrice.

Son regard balaya la pièce avant de retomber sur Victor, elle ne savait pas trop quoi lui dire, elle l'avait déjà remercier un peu plus tôt.

«Il y a longtemps que vous êtes ici? Enfin je veux dire que vous travaillez dans le coin?»

Bah voilà quoi, question idiote, mais qui aurait peut-être l'avantage de lui en dévoiler un peu plus sur celui chez qui elle était.
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Re: La nuit tous les chats sont gris...

Message par : Kimberly L. O'Toole, Ven 17 Mai 2013 - 17:29


[PV Jagang De Maldor]

Ce jour-là, j’avais quelques courses à faire au Chemin de Traverse. Prise de procrastination chronique depuis ma plus tendre enfance, j’avais repoussé cet instant le plus longtemps possible, et j’arrivais finalement au point de non-retour : si je ne me procurais pas rapidement les bouquins, j’allais avoir de sérieux ennuis. Je soupirai d’exaspération. Lendemain de veille plutôt difficile, il était déjà dix-sept heures. J’avais comaté dans mon lit toute la matinée, et une bonne partie de l’après-midi. Vraiment irrécupérable. Encore trop barbouillée pour sortir maintenant, je décidai d’aller prendre un bon bain chaud, histoire de me remettre sur pieds. J’en profitai pour me laver les cheveux et les sécher, et décidai même de les nouer à l’aide d’une barrette, pour changer un peu. Enroulée dans ma serviette, je sortis des douches et retournai aux dortoirs, sans me préoccuper des regards rivés sur moi. La pudeur n’avait jamais été mon point fort. La tête toujours dans le gaz, j’attrapai un jean noir et un joli petit débardeur gris et les enfilai, ainsi que mes bottines et ma veste en cuir.

En sortant du château, je pris une bonne bouffée d’air frais. C’était plutôt agréable comme sensation, certainement le meilleur remède contre les gueules de bois persistantes. C’était une magnifique journée de mai. Le soleil se couchait petit à petit, mais ses rayons réchauffaient juste assez l’atmosphère. Il ne faisait ni trop chaud, ni trop froid, c’était vraiment le temps idéal pour une petite balade. Arrivée au Chemin de Traverse, je ne perdis pas une seconde et me rendis directement aux Halles Magiques, où j’achetai les livres dont j’avais besoin. Voilà qui alourdissait quelque peu mon sac à main, ahem..

En sortant de la boutique, je farfouillai dans la petite poche de ce dernier, et en sortis mon paquet de cigarettes. Une belle inconnue vint au passage me demander si je n’en avais pas une pour elle. De bonne humeur, je lui en cédai volontiers une, puis allumai la mienne. C’était une magnifique brune aux yeux bleus, qui avait visiblement besoin de parler, puisque, contrairement à la majorité des taxeurs que l’on croise tout à fait par hasard dans la rue, elle ne partit pas tout de suite. J’en appris ainsi de bonnes sur son passé, comme par exemple le fait que sa mère venait tout juste d’avoir un accident de voiture, qu’elle était kinésithérapeute dans le monde moldu et qu’elle était un peu plus âgée que moi. A force de la suivre ainsi sans savoir où j’allais, je n’avais plus aucune idée de l’endroit où je me trouvais. Vu mon sens de l’orientation, j’étais plutôt mal barrée. Entre deux bouffées, je demandai mon chemin à la jeune femme avant qu’elle ne rentre chez elle, mais ce ne fut pas d’une grande aide..

Il commençait à faire vraiment sombre, et j’étais totalement paumée. Heureusement que je n’étais pas du genre à flipper. Au contraire, ce genre de situation me plaisait bien, au final. Je n’avais pas peur, mais j’espérais toujours un peu d’action. Comme si quelqu’un avait lu dans mes pensées, un jeune homme vêtu complètement de noir sortit de nulle part et me sauta dessus. Ayant de bons réflexes, je retirai mon sac et lui en assénai un grand coup au visage. Malheureusement pour moi, je n’étais pas la seule à réagir au quart de tour : il se releva en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, et pointa sa baguette magique dans ma direction. Bien plus amusée qu’apeurée, je regardais ce parfait gentleman masqué droit dans les yeux. J'avais toujours aimé ces petites montées d'adrénaline qui nous prennent aux tripes quand on se retrouve dans une situation défavorable..

Kimberly – C’est du joli. Non seulement tu t’attaques à une jeune femme sans défense en pleine nuit, mais t’as même pas le cran de te montrer, tu te caches derrière une cagoule.. Quelle lâcheté, félicitations !

Cette petite provocation avait pour but de l’énerver et de servir de diversion. J’avais désormais moi aussi ma baguette en mains, et la pointai vers l’inconnu. J’allais lancer un sort, lorsque j’entendis une voix derrière moi. Quoi, il n’était pas seul, en plus ? Prise au dépourvue, je me tournai pour voir de quoi il s’agissait..
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Re: La nuit tous les chats sont gris...

Message par : Jagang De Maldor, Jeu 23 Mai 2013 - 15:43


La journée était magnifique. Un soleil de printemps avait duré et réchauffé la populace toute la journée. Jagang était de plus très heureux. Un peu plus tôt dans la journée, un hiboux lui avait apporté une bonne nouvelle. Il y a quelques jours, il avait posé sa candidature pour devenir le prochain professeur de défense contre les forces du mal. Et la réponse à sa candidature fut positive. Il serait dans quelques jours le nouveau professeur de défense contre les forces du mal.

Il avait profité de sa matinée pour commander de nouvelle robe de sorcier sur mesure. Il avait également parcourut la boutique des halles magiques de long en large afin de répertorier tous les ouvrages dont il aurait besoin pour former les sorciers à la pratique de différents sortilèges. Plusieurs idées fusèrent dans son esprit. Il fallait qu'il note chaque pensée afin de voir si elle pouvait être adoptée pour ses cours.

Complètement perdu dans ses pensées, le jeune professeur se mit à suivre deux jeunes femmes qui parlaient de tout et de rien. Elles fumaient leur cigarette tout en papotant. Il n'y prêta même pas attention. Jagang s'arrêta soudain au coin d'une rue. La ruelle dans laquelle s'était engagé les deux jeunes femmes étaient l'allée des embrumes, un lieu pas vraiment fréquentable pour n'importe qui, qui ne connait pas au moins une personne dans cette allée.

Jagang attendit quelques secondes avant de s'engouffrer dans l'allée, il pouvait être surpris de la tournure que pouvait prendre les événements. Il ne fut pas déçu, il arriva au moment où la jeune femme frappa son agresseur avec son sac. Il secoua la tête de dépit.

* Pitoyable*

Puis maintenant les deux personnes se tenaient face à face avec leur baguette pointé dans la direction de l'autre. Jagang sourit, enfin un peu d'action. Il observa et au moment où la jeune femme allait lancer un sortilège, le professeur toussa légèrement, déconcentra alors la jeune femme dans son élan. Elle tourna alors la tête pour voir la personne qui se trouvait dans son dos.


- Si j'étais toi, je ne ferai pas ça. Tes professeurs ne t'ont rien appris ma parole. On ne quitte jamais un adversaire des yeux. Si on sent une menace dans son dos, on s'occupe rapidement de l'adversaire devant puis on anticipe pour contrer le danger qui nous menace.


- On t'a rien demandé pauvre bougre.

- On t'a pas sonné mister "je m'attaque à tout ce qui a une paire de nichon". J'enseigne. Puis il reporta son attention sur la jeune femme. Occupes toi de lui et si jamais tu as un souci, je m'en charge.
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Re: La nuit tous les chats sont gris...

Message par : Kimberly L. O'Toole, Jeu 23 Mai 2013 - 16:32


A priori, le deuxième protagoniste n’était pas de mèche avec le premier, puisque ce dernier sembla aussi étonné que moi de voir débarquer quelqu’un d’autre. Bien, tant qu’ils ne s’y mettaient pas à deux pour m’attaquer, j’avais encore mes chances de m’en sortir en un seul morceau. Malgré la noirceur, je pus facilement distinguer le visage du nouvel arrivant. Il n’était pas cagoulé, lui au moins. C’était un beau brun ténébreux aux cheveux relativement longs qui, à ma plus grande surprise, entama les hostilités en m’expliquant que ma façon de faire n’était pas la bonne. Mais qu’est-ce que c’était que ce bordel, encore ? Une caméra cachée ? Histoire de me ridiculiser un bon coup ? En tout cas, cette petite interruption avait mis sur pause mon combat initial. Mon agresseur ne bougeait d’un centimètre, la baguette dorénavant rivée sur le second inconnu.

Je ne pus m’empêcher de sourire en entendant le court dialogue de sourds qu’ils m’offraient. Même si la répartie était présente au rendez-vous (pour l’un des deux personnages du moins), la classe ne faisait pas partie de leurs principaux atouts. Enfin, c’était probablement vrai : cet abruti se serait attaqué à n’importe quelle fille. Malheureusement pour lui, il avait mal choisi sa cible. Mon attention était de nouveau portée sur l’homme cagoulé. J’adressai un léger clin d’œil à mon professeur improvisé, puis lançai le seul sortilège dont je connaissais l’utilisé d’un léger coup de poignet.

Kimberly – Petrificus Totalus !

L’homme visé par le sortilège se figea sur place. Déconcentré par son altercation verbale avec le ténébreux –ouais, ce surnom lui allait très bien-, cet andouille n’avait même pas senti le coup arriver. Aucune anticipation. Ce n’était pas à moi qu’il fallait donner des conseils, visiblement. Seuls ses yeux arrivaient encore à bouger, oscillant maladroitement de droite à gauche. Amusée, je l’observai ainsi quelques instants pester intérieurement contre son manque de rapidité, puis me retournai vers l’autre jeune homme. Après tout, maintenant que j’en avais immobilisé un, le second allait peut-être lui aussi se jeter sur moi. Même s’il m’avait paru plutôt sympathique de prime abord, rien ne me certifiait que ce n’était pas un piège. La baguette toujours dans la main, je préférai donc le mettre en garde.

Kimberly – Voilà qui devrait l’occuper un moment.. Si tu tentes quoi que ce soit, tu subiras le même sort.

Oui, c’était pitoyable comme menace. Un simple Petrificus Totalus n’avait jamais tué personne, mais peu importe. Il ne pouvait pas savoir si j’étais capable de plus ou non. Dans le feu de l’action, je n’avais même pas cherché à savoir si j’étais censée tutoyer ou vouvoyer le bel inconnu. Toujours sur mes gardes, je m’approchai lentement mais sûrement, épiant le moindre de ses faits et gestes. Je ramassai au passage mon sac, qui traînait lamentablement sur le sol, ouvert et à moitié vidé. Sans quitter mon interlocuteur des yeux, je ramassai machinalement tout ce qui était tombé et le rebalançai sans plus de cérémonie dans mon sac, en tas. Je ferais un peu de rangement plus tard, l’heure n’y était pas vraiment propice pour le moment.

L’homme n’ayant pas l’air d’avoir pour but de me mettre une raclée quelconque, je débutai les présentations.. Enfin presque. Je n’avais toujours pas confiance en lui, et préférai donc lui donner mon deuxième prénom, celui que seules très peu de personnes connaissaient et qui ne lui permettrait jamais de remonter jusqu’à moi s’il n’était pas très fréquentable. Bien sûr, je ne lui donnai pas non plus mon nom de famille, un simple prénom suffirait.

Kimberly – Au fait, moi c’est Lauren. A qui ai-je l’honneur ?
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Re: La nuit tous les chats sont gris...

Message par : Jagang De Maldor, Ven 24 Mai 2013 - 14:40


Le jeune professeur observa le sortilège de la jeune femme filer vers son adversaire. Ce dernier était pitoyable, il ne réagit même pas au sortilège que cette jeune femme venait de lui envoyer. Il tomba à la renverse ne pouvant bouger que ses yeux.

- Quoi c'est tout. Rien de plus, pas une seule égratignure. Mais c'est quoi ce combat?

Jagang sourit devant la menace de la jeune femme qui se présenta sous le prénom de Lauren. Il l'observa et dit :

- Parce que tu me prends pour un minable comme ce gars qui ne sait même pas se protéger? Je me présente Jagang De Maldor, nouveau professeur de Défense Contre les Forces du Mal. Je voulais juste voir ce que mes prédécesseurs vous avez enseigné. Je vois que j'ai du boulot. Je vais te montrer comment on brise un adversaire.

Il passa devant la jeune femme et pointa sa baguette sur l'homme au sol. Il lança un petit finite incatatem, histoire qu'il puisse maintenant bouger correctement. L'adrénaline commença à affluer en Jagang. Le combat allait être intéressant. L'homme se redressa et la peur apparût sur son visage.

- Mais vous êtes cinglés ma parole, allez vous faire f**tr*.

Il s'enfuit sans demander son reste. Jagang éclata de rire avant de se retourner vers Lauren. Il ajouta en reprenant son souffle :

- Tu vois, même pas besoin de sortilège, le regard tout se joue dans le regard. Si il voit ta détermination inébranlable, tu as fais les trois quart du chemin. Maintenant j'aimerai savoir ce qu'une jeune femme aussi ravissante fait seule dans un lieu aussi peu fréquentable?

Jagang venait de ranger sa baguette à son emplacement habituel, le long de son bras droit, prêt à jaillir à la moindre occasion.
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Re: La nuit tous les chats sont gris...

Message par : Kimberly L. O'Toole, Ven 24 Mai 2013 - 16:45


Mon agresseur était toujours étendu sur le sol, incapable de bouger, lorsque l’inconnu me reprocha de ne pas lui avoir offert un combat assez sanglant. Pas besoin de lui exploser le visage, il était déjà hors d’état de nuire, rien qu’avec l’aide d’un malheureux sortilège d’immobilisation. Bien que toujours prête à me battre si c’était nécessaire –et même lorsque ça ne l’était pas-, je préférais les mots à la magie. C’était bien plus amusant de réduire quelqu’un en bouillie mentalement que physiquement. C’était généralement bien plus dur de s’en relever. Quelques égratignures se soignent facilement avec le sort approprié. Les cicatrices intérieures, à l’inverse, ne se referment jamais réellement. Je répondis donc à mon interlocuteur, l’air blasé.

Kimberly – Cette ordure ne mérite pas que je perde plus de temps face à lui. De toute façon, il est déjà K.O., c’est lamentable.

Si elle avait pu réagir, l’ordure en question se serait probablement jetée sur moi, mais elle se contenta de gémir pitoyablement. Le beau brun ténébreux se présenta alors sous le nom de Jagang De Maldor. J’eus un petit rire gêné lorsqu’il m’apprit être le nouveau professeur de Défense Contre les Forces du Mal. Je venais tout juste de m’inscrire à ce cours, et je ne m’étais pas tout à fait adressée à lui de la meilleure des façons qu’il soit pour faire bonne impression. Ce genre de détails ne m’avait jamais vraiment perturbée, dès lors que je savais ce qu’il en était, mais prise sur le fait comme ça, j’aimais déjà moins. D’autant plus qu’il ne tarderait pas à se rendre compte que je ne lui avais donné que mon deuxième prénom, et allait sans doute se poser quelques questions. Enfin, tant pis, il était bien trop tard pour faire marche-arrière.

En tout cas, Monsieur le professeur n’avait pas l’air très modeste. Il s’en prit négligemment aux anciens profs de Poudlard, en disant très explicitement qu’ils n’avaient pas remplis leur tâche et ne nous avais pas appris les bases. Je ne pus retenir un sourire en coin. Les malheureux enseignants en question avaient peut-être très bien rempli leur part du marché, c’était plutôt moi qui n’avait jamais rien écouté à ce qu’ils me racontaient, les rares fois où ils m’avaient vue. Apprendre sur le tas, c’était bien plus amusant.
Le jeune homme vint se placer devant moi et libéra l’agresseur dorénavant posé en victime de son vilain sort. Ce dernier prit tout juste le temps de nous insulter avant de prendre ses jambes à son cou. Décidément, pour un voleur, il n’était pas très professionnel. J’en avais presque de la peine pour lui, tellement sa situation était ridicule. Je haussai les sourcils.

Kimberly – Et bien, c’est bien beau de me reprocher de ne pas l’avoir amoché, au final vous n’en avez pas fait plus que moi.

J’étais finalement passé au vouvoiement, on verrait plus tard pour les familiarités. Je rangeai à mon tour ma baguette dans ma poche, et allumai nonchalamment une cigarette – à l’aide d’un briquet, la magie c’était terminé pour ce soir. Il fallait vraiment que je perde cette saleté de réflexe. Dès que ma main droite était libre, je la comblais avec une clope. Le regard toujours rivé sur mon interlocuteur, je tirai calmement deux ou trois lattes avant de répondre à sa question.
J’étais ouvertement en train de me faire draguer par un professeur. Amusée, je ne répondis rien à son compliment pour le moment, et me concentrai sur la deuxième partie de sa réplique. Qu’est-ce que je fichais ici, hein ? Et bien, le plus bêtement du monde, je m’étais simplement perdue. D’ailleurs, cette saleté de sac commençait sérieusement à peser lourd. Plus aucune galanterie, de nos jours. Après avoir donné un léger coup d’épaule pour replacer les bretelles de mon sac et avoir tiré une énième latte de nicotine, je levai les yeux au ciel.

Kimberly – J’ai un sens de l’orientation pourri.. J’ai été distraite, et je me suis perdue, incapable de retrouver mon chemin.

Ce n’était pas très flatteur d’avouer ce genre de choses, mais je ne voyais pas quoi inventer d’autre. Et puis de toute façon, je n’en voyais pas l’intérêt. Si je comptais rentrer avant le lever du jour, et en un seul morceau, Monsieur De Jagang était certainement mon dernier espoir.
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Re: La nuit tous les chats sont gris...

Message par : Jagang De Maldor, Ven 24 Mai 2013 - 17:09


La jeune femme expliqua calmement qu'elle ne voyait pas perdre du temps avec lui. Il était déjà KO et que s'acharner dessus était lamentable. Jagang leva les yeux au ciel, mais elle ne voyait pas plus loin que le bout de son nez. Il l'observa et ajouta :

- Ok, pour ce soir surement, mais quand sera-t-il de sa prochaine victime qui ne sera pas aussi réactive que toi avec un sac à main? Si demain tu apprends qu'une jeune femme s'est fait violé par ce morpion, comment pourras tu te regarder dans un miroir en pensant que tu aurais pu lui épargner ça?

Alors que la jeune femme alluma une cigarette en regardant l'homme s'enfuir, elle ajouta qu'il n'avait pas fait mieux qu'elle vu comment il avait détaler. Jagang sourit et répondit :

- Peut être que je ne lui ai pas administré la raclée qu'il mérite, mais tout de même, je pense qu'il réfléchira à deux fois avant de s'en prendre à quelqu'un. Jagang avait remarqué le changement de personne quand Lauren s'adressait à lui, elle était passé du tu menaçant au vous. Pourquoi ce changement de personne? Je suis toujours celui à qui tu fera subir le même sort si je tente quoique ce soit.

Alors qu'elle replaça son sac, qui semblait lourd, sur son épaule, elle expliqua pourquoi elle se retrouvait dans cette ruelle sombre et sordide. Jagang l'écouta d'une oreille, car il avait entendu un bruit provenant de derrière lui. Plusieurs personnes couraient vers eux. Jagang ne les voyait pas encore mais ils n'étaient pas discret. Il leva alors son doigt devant ses lèvres à lui et invita Lauren à se taire. Les personnes devaient être une vingtaine. Trop nombreux pour les affronter de face surtout avec une jeune femme qu'il ne connaissait à peine.

Il attrapa alors le bras de la jeune femme et murmura rapidement :

- Suis moi, si tu veux voir le jour se lever demain matin. Nous devons filer sans faire de bruit et rapidement, sinon nous aurons de gros ennuies.

Il l'emmena alors à travers les ruelles, elles se succédèrent à vive allure. Il tourna à droite, puis à gauche, et encore à gauche, puis de nouveau à droite. Il trouva alors un petit recoin sombre, et s'arrêta là, le temps de reprendre leur souffle, il se tenait proche de la jeune femme. Il pouvait sentir sa respiration rapide à cause de la course dont il venait de l'entrainer.
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Message par : Kimberly L. O'Toole, Ven 24 Mai 2013 - 18:07


Et bien, voilà une preuve que le jeune homme qui se trouvait en face de moi n’était pas très doué pour analyser les gens. Malheureusement pour lui, sa petite tentative pour me faire culpabiliser n’avait aucune chance de porter ses fruits, bien au contraire. Je me fichais éperdument de ce qui pouvait arriver à des fillettes incapables de se défendre. J’avais fini par apprendre que la vie, c’était la loi du plus fort, et puis point barre. Et vu la vitesse avec laquelle ce parfait crétin s’était fait la malle, je doutais pas mal qu’il retente l’expérience de sitôt. Cet incapable cagoulé n’aurait pas su faire de mal à une mouche, même s’il l’avait voulu. Sa réaction prouvait simplement que ce n’était qu’une tapette parmi tant d’autres, qui voulait se prétendre plus fort qu’il ne l’était, mais rabattait son clapet dès qu’on osait lui faire face. En somme, il n’obtiendrait probablement jamais ce qu’il désirait, puisque la plupart des jeunes femmes savaient très bien se défendre de nos jours, particulièrement celles qui trainaient dans un endroit pareil à une heure aussi tardive. Il n’avait pas choisi le bon lieu ni le bon moment. Je répondis donc d’un ton on ne peut plus détaché :

Kimberly – Ne vous en faites pas, je n’ai aucun problème avec mon reflet, quels que soient les faits divers. Chacun pour soi.

Oui, je venais de prouver que j’étais la pire des égoïstes, et je n’en avais rien à faire. Si quelqu’un s’en prenait aux rares êtres qui me sont chers, ils comprendraient bien assez vite leur douleur, mais tant que je n’étais pas plus concernée que ça, les actes de l’inconnu ne me faisaient ni chaud ni froid. Qu’il se tape une nana random s’il était en manque à ce point, ça ne faisait qu’empirer mon opinion de lui. Même pas foutu de se trouver une copine et de se vider les couilles par des moyens normaux. Enfin bref, s’il continuait ainsi, Monsieur Je-sais-tout allait rapidement me taper sur le système. Je n’appréciais pas le moins du monde qu’un parfait étranger me dise ce que j’aurais dû faire.

Voilà que ce dernier reprenait ses airs supérieurs et répliquait que, même s’il ne lui avait pas mis la bonne rouste qu’il méritait, l’autre ahuri y réfléchirait à deux fois avant de recommencer. Certes, mais en attendant, maintenant que le ténébreux l’avait libéré du sort, l’inconnu aurait tout le loisir de s’en prendre à quelqu’un d’autre dans la nuit, alors que s’il l’avait laissé planté là plusieurs heures sans pouvoir bouger, il aurait certainement un peu plus réfléchi à son comportement, plutôt que de simplement s’enfuir. Je commençais à en avoir marre des remarques de mon interlocuteur. Puisque je ne faisais rien comme je le devrais, il n’avait qu’à se débrouiller tout seul. Maintenant que j’avais l’autorisation de tutoyer mon futur professeur de Défense Contre les Forces du Mal, je n’allais pas m’en priver.

Kimberly – Effectivement. Et si tu continues à contredire le moindre de mes faits et gestes, je te réserve le même sort.

Maintenant, je savais pertinemment que je n’aurais aucune chance si j’engageais un duel avec mon vis-à-vis, mais cela m’importait peu. Amatrice de sensations fortes, je n’avais jamais réellement cherché à savoir quelles étaient mes chances de survie avant de me lancer dans un combat. A provoquer ainsi un membre du personnel de l’Académie, j’allais très certainement finir par faire perdre des points à ma maison, mais c’était pour la bonne cause. Je n’avais pas un caractère facile, et j’en étais consciente. Je ne laisserais personne me marcher sur les pieds, pas même un enseignant.

Je fus toutefois sortie de mes pensées par ce même enseignant, qui m’intimait de me calmer et de me taire un peu. Je tendis l’oreille, et entendit des bruits de pas de plus en plus distincts. Et c’était reparti. Jagang m’attrapa le bras et me traîna à travers de nombreuses ruelles sombres, avant de s’arrêter dans un petit coin où nous devrions être tranquilles.. Courir n’était vraiment pas mon fort. J’étais essoufflée, et ma respiration haletante devait être audible d’assez loin. Mon ‘sauveur’ était juste à côté de moi, beaucoup trop proche à mon goût. Je m’extirpai donc de là et reculai de quelques pas. L’adrénaline ayant fait son retour, je me mis à sourire. Sortir dans cette fichue allée des Embrumes en pleine nuit, c’était le bon plan, en fait. En pure kamikaze, je me fichais de savoir à quoi nous avions à faire. De toute façon, j’attendais que mon partenaire improvisé fasse ses preuves, puisqu’il avait l’air si sûr de lui depuis le tout début.

Kimberly – Bon, et à quoi on a à faire ? L’autre imbécile a appelé des renforts ? Je doute qu’il ait autant d’amis dans les environs.. Cet idiot doit agir seul. Qu’est-ce que c’est que ce délire, encore ?

Je réfléchissais tout haut, parce que l’adrénaline qui coulait dans mes veines ne me permettait plus de penser correctement. C’était le seul moyen d’aligner deux semblants d’idées cohérentes. J’attendis patiemment le verdict de mon professeur particulier de la soirée, jetant un coup d’œil à ma cigarette. Elle ne s’était pas éteinte ! Elle s’était pas mal consumée toute seule, mais je pus tout de même tirer une dernière latte avant de la balancer quelques centimètres plus loin. Je n’avais pas l’intention de rester bloquée ici toute la nuit, et quelqu’un avait intérêt à rapidement trouver une idée pour nous sortir de là, parce que je n’étais pas très patiente.
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Message par : Jagang De Maldor, Lun 27 Mai 2013 - 11:41


La jeune femme répondit qu'elle n'avait aucun souci avec son reflet, elle se moquait pertinemment de ce qui pouvait arriver à celle qui ne savait pas se défendre. Jagang sourit, le trait de caractère que montrait la jeune femme était bien de la maison Serpentard. Puis elle avait cette petite touche arrogante qui rendait son charme très attirant. Jagang sourit de plus belle. Elle pourrait croire qu'il se moquait d'elle, mais non, il était surpris par ce caractère qui ne correspondait pas vraiment avec le physique qu'il avait en face de lui.

Après avoir couru dans les différentes ruelles, ils se reposaient, histoire de reprendre leur souffle. La jeune femme s'écarta légèrement de Jagang afin de finir sa clope qu'elle n'avait pas eu le temps de fumer tranquillement. Elle semblait également prête à tuer quelqu'un si il ne se passait pas quelque chose d'assez intéressant.

* Qu'il serait drôle qu'elle soit dans mon cours. Mais bon qu'est ce que je fais, je nous sors de là, ou je nous fais combattre des idiots pour se divertir? *

La réponse vint d'elle même, trois gars arrivèrent au coin de la rue pour tomber sur les deux jeunes gens. Un avait l'air de très mauvaise humeur, et il était prêt à tuer père et mère pour obtenir vengeance. Jagang sourit et sortit sa baguette prêt à en découdre. Il observa la jeune femme et lui dit :


- Bon un peu d'action, et tu ne lésine pas sur les sorts, puis après je te ramène à Poudlard. Sauf si tu préfères partir et me laisser m'amuser seul. Tu as le choix.
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Message par : Kimberly L. O'Toole, Jeu 30 Mai 2013 - 21:11


Le professeur de Défense Contre les Forces du Mal sourit. Soit il se foutait royalement de ma gueule, soit je l’intriguais – faut avouer que j’avais un caractère un peu hors du commun. L’un comme l’autre, je n’en avais pas grand-chose à faire, c’était déjà bien trop tard pour faire bonne impression, ou même pour espérer qu’il ait une bonne opinion de moi. J’étais un peu partagée, là. Je ne savais pas si je devais apprécier le jeune homme ou si je devais lui en coller une, parce qu’il se croyait vraiment au-dessus de tout. Je n’eus toutefois pas le temps d’y réfléchir beaucoup plus longtemps, puisque les bruits de pas reprirent, de plus en plus intenses. Visiblement, la cachette du ténébreux n’était pas si efficace que cela. Evidemment, ç’aurait été bien trop simple. Je jetai un bref coup d’œil au coin de la rue, et aperçus des types tourner et foncer en notre direction. Great. Ils n’avaient pas l’air bien plus futés que le précédent.

Kimberly – Comme si j’allais prendre mes jambes à mon cou face à des crétins pareils. Come on guys, it’s time to kick some ass !

Bon. Le seul ennui, c’est que je ne connaissais pas des masses de sortilèges de tête, et que je n’avais aucune envie de prendre le temps de fouiller dans mon sac. Tant pis. Je sortis machinalement ma baguette, et avançai de quelques centimètres, histoire de pouvoir bouger à mon aise. Je balançai mon sac sur le sol, prête à en découvre. Ce dernier tomba lourdement sur le sol, dans un bruit assourdissant. Oups, les bouquins.. Bah, tant pis, de toute façon ils ne resteront pas neufs bien longtemps. En tout cas, si nos agresseurs ne savaient pas où nous nous trouvions, maintenant ils n’auraient plus aucun doute.

Il n’y avait absolument aucune lumière dans la ruelle, on n’y voyait vraiment que dalle. Je plissai les yeux, essayant tant bien que mal de discerner le nombre de silhouettes qui se trouvaient face à moi, en vain. Je marmonnai un « Lumos » clair et distinct, et ma baguette ne tarda pas à s’illuminer. Bien. A première vue, ils étaient trois, si d’autres ne suivaient pas juste derrière. A bout de souffle, leurs respirations se faisaient entendre jusqu’à nous. Je jetai un bref coup d’œil à mon partenaire improvisé, farfouillant par la même occasion au fin fond de ma mémoire, à la recherche d’un sortilège qui pourrait m’être utile. C’est dans des moments pareils que je me dis qu’il faudrait tout de même que je me mette à écouter en cours, un jour, ça pourrait s’avérer utile, de temps en temps. En réalité, les seuls sorts que je connaissais étaient les sortilèges impardonnables.. Et je doutais fort que le nouveau professeur de Défense Contre les Forces du Mal ne m’encourage à les utiliser..

Kimberly – Colloshoo !

Non, ce n’était pas un sort bien violent, mais c’était plutôt amusant. Les chaussures de nos agresseurs se collèrent immédiatement au sol, les empêchant d’avancer. Deux des trois se retrouvèrent même instantanément projetés par terre puisque, dans leur course folle, ils n’avaient pas pu s’arrêter à temps. A moitié explosée de rire, je les regardais se débattre, sans comprendre ce qui venait de leur tomber dessus.

Kimberly – Bon voilà, tu peux t’amuser un peu aussi, moi j’profite du spectacle. Montre-moi ce que tu sais faire, un peu.

Ils n’avaient vraiment pas l’air malins. Pris au piège par un sort aussi basique. Si j’avais été seule, je me serais contentée de les laisser croupir ainsi dans une position bien foireuse, mais puisque le ténébreux semblait avoir une irrésistible envie d’en découdre, je le laissai s’en donner à cœur joie. Je n’avais aucune envie d’avouer que je me débrouillais mieux avec mes poings qu’avec ma baguette. Pour une sorcière, c’était un peu mal vu. Il allait s’en rendre compte bien assez tôt, de toute façon. Probablement même dans la seconde, mais peu importe. J’étais un peu gênée, bien que je me fiche de son opinion de moi. Après tout, il aurait très bien pu me laisser me débrouiller seule, c’était son problème s’il avait voulu aider une demoiselle en détresse –quoi que, pas tant que ça-, et s’il s’était retrouvé avec une rebelle de la life qui ne met jamais les pieds en cours, ni le nez dans ses bouquins. C’était un peu ridicule de les avoir achetés d’ailleurs, en y réfléchissant, puisque je ne les ouvrirai certainement jamais.

[Désolée pour le temps d'réponse.. >< D'ailleurs je risque de mettre un moment avant de re-répondre, je pars à Rome lundi.. ^^]
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Re: La nuit tous les chats sont gris...

Message par : Jagang De Maldor, Mer 5 Juin 2013 - 14:57


La jeune femme décida de faire face aux abrutis qui avaient décidé de les prendre en chasse. Elle balança son sac à main dans la ruelle, puis pointa sa baguette sur le groupe qui accourait. Elle lança un sortilège assez peu protocolaire qui colla leur chaussures au sol. Deux types se retrouvèrent alors le nez par terre. Le dernier type ralenti sa course pour affronter ses deux adversaires.

La demoiselle décida de laisser faire le professeur et observa comment il évoluait. Jagang sourit un peu d'action ne lui ferait pas de mal. Cela datait quand même la dernière fois qu'il avait du user de sa baguette. C'était son combat en Irlande lorsqu'il avait rencontré Melina Kuders. Ce fut un beau combat, et ils en étaient sorti vainqueur sans trop de casse.

Maintenant Jagang allait s'occuper du dernier gars encore valide, il l'observa avancer lentement maintenant, il tenait sa baguette à pleine main. Jagang lança en informulé, le sortilège impedimenta. Le sortilège toucha sa cible facilement, ce n'était pas trop difficile, ce dernier ressemblait plus à un abruti qui venait d'apprendre qu'il était sorcier. Le sortilège permettait alors de ralentir les mouvements de l'agresseur. Jagang en profita alors pour lancer un terrorim sur le gars. Il verrait alors sa plus grande peur.

Le gars en question ouvrit grand ses yeux et poussa un hurlement, il s'enfuit en courant, enfin il essaya vu qu'il était toujours ralenti pour le premier sortilège. Jagang s'approcha alors des deux autres gars qui n'en menaient pas large. Ils avaient penser à se déchausser. Jagang leur dit alors :


- Fichez le camp, et changer de ville et de métier, ce n'est pas fait pour vous. Maintenant dégagez avant que je ne m'énerve vraiment.

Les deux gars filèrent comme si ils avaient le diable à leur trousse. Jagang sourit et se retourna vers la jeune femme. Il ajouta :

- Bon si on rentrait maintenant.
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Re: La nuit tous les chats sont gris...

Message par : June Carter, Mer 10 Juil 2013 - 17:10


[RP unique, j'espère ne pas déranger qui que ce soit chez mes VDD. Si c'est le cas, MP.]
La gare de Pré-Au-Lard et l'Allée des Embrumes. Deux lieux qu'elle affectionnait tout particulièrement. C'était là qu'elle se rendait lorsque les face-à-face avec sa solitude devenaient trop douloureux. Regarder les gens se quitter ou se retrouver sur le quai lui apportait un sentiment de bien-être paradoxal. Et quant au lieu sinistre où s'étaient rendus avant elle bien des sorciers malveillants, c'était le seul endroit où elle se sentait à sa place. Il n'y avait que là qu'elle était entourée de gens qui lui ressemblaient. Ils étaient de ceux qui jouaient avec le diable, s'amusaient de la tentation. Elle admirait chacune des personnes se rendant ici, puisqu'ils avaient tous en eux cette once de courage qu'elle aurait aimé avoir ; ils étaient adeptes de la magie noire et surtout, ils n'en avaient pas peur pour le moins du monde. Elle était consciente que les plus grands sorciers de l'histoire avait frôlé ce sol. Peut-être même avaient-ils piétiné le pavé sur lequel ses pieds étaient posés. Elle releva les yeux et imita deux hommes qu'elle croisa ; d'un mouvement lent, elle ajusta sa capuche et dissimula son visage. Le souvenir de ses parents ainsi cachés la fit sourire méchamment.

June Carter était partie à la recherche d'une personnalité depuis bien longtemps. Son passé, elle le connaissait. Son présent aussi. Mais aujourd'hui plus que jamais, son futur lui apparaissait flou. Sa mère avait décidé pour elle de son avenir, et ce dès sa naissance. Pas une seule fois la jeune Serpentard n'avait remis en cause les paroles de sa très chère maman. Ce serait comme elle l'avait décidé, un point c'est tout. Pourtant, la jeune adolescente voulait arriver à ses fins de ses propres manières. Pourquoi remettre les choses au lendemain quand on peut les effectuer le jour même ? Il lui avait suffit de quelques recherches à la bibliothèque pour trouver ce dont elle avait besoin. Cependant, ça n'avait pas l'air de suffire. Elle avait toute la matière nécessaire mais il lui manquait un élément important à sa réussite. Le courage.

Plus le temps avançait, et plus on doutait de ses capacités. Lors de son dernier retour à la maison, June avait surpris une conversation entre ses parents. Ces mots s'imposèrent à elle et résonnaient contre ses tympans. C'était comme si elle les entendait encore.


    « - Elle n'en est pas capable, tu le vois bien. Elle n'a pas cherché à nous poser de questions. Et si elle était la seule de la famille à ne pas vouloir suivre le mouvement ? Crois-moi Raphaël. Je refuse qu'elle soit la risée des Carter. Si je dois la renier, je la renierai, disait sa mère.

    - Agathe, je ne te comprends pas. C'est ta fille, fais-lui un minimum confiance. Elle est capable de beaucoup plus que tu ne le penses. Elle n'a pas été répartie à Serpentard pour rien. Laisse-lui le temps.

    - On ne l'a pas, le temps. Elle va devoir agir et se décider si elle compte revenir sous mon toit. Si elle ne devient pas comme nous, alors elle m'est inutile. C'est aussi simple que ça. Et tu n'as pas ton mot à dire, tu sais comme moi que c'est la solution à laquelle nous devrons recourir en cas de problème. Et au vu de sa motivation inexistante, je préfère m'y préparer. Nous n'avons pas le choix. »

S'en était suivi un long silence. C'était là une manière comme une autre de montrer qu'ils n'avaient, effectivement, pas le choix.

June avait pleuré des jours après cette conversation. Comme nous. Bien sûr qu'elle voulait devenir comme eux, mais comment était-elle censée y arriver si elle ne savait même pas quelle route elle devait suivre pour atteindre les sommets ? Les livres lui avaient appris énormément. Harry Potter et son combat contre le seigneur des Ténèbres. Le problème, quand on n'utilise pas la réserve de l'école, c'est qu'on ne peut rien apprendre sur les partisans du soit-disant mauvais côté. On montrait simplement à quel point Potter était bon, combien Granger était courageuse et Weasley digne de confiance. On faisait l'éloge de la magie blanche, et la magie noire n'était que l'amie éloignée du diable. June n'y avait jamais cru. Rien n'est tout blanc, rien n'est tout noir. Il y a forcément des nuances grisées entre les deux.

Le Monde magique ne se portait pas au mieux. Et si on a du inventer la magie noire il y a des millénaires, c'est bien pour une raison. Le bon côté des choses ne suffisait pas. Il fallait quelque chose de plus puissant pour faire bouger les choses. Et c'était justement ça que la jeune Serpentard voulait faire. Elle voulait changer les choses et montrer de quoi elle était capable. Et ce n'était sûrement pas suivre les gens comme un toutou qui lui apporterait le pouvoir auquel elle aspirait. C'était certain.
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