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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Chemin de Traverse :: Allée des Embrumes
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Derrière le brouillard...
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Esteban R. Lefebvre
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Re: Derrière le brouillard...

Message par : Esteban R. Lefebvre, Sam 24 Déc 2016 - 18:36


Tu m'aurais demandé de le faire, je l'aurais fait. Hum ? Vraiment ? Il sourit pour une raison qu'il ignore ; rien que le plaisir d'étirer ses lèvres. Ainsi, il aurait sauté.... pour lui ? Il est passablement irrité ; il a un air provocateur peut-être parce qu'il se sent... Félin. Le danseur continue sur sa lancée. Cherche-t-il à se justifier ? Non ! Arrête ! Il ne t'en veux pas. Ce qu'il souhaite, c'est retrouver ce son cristallin. Il ancre ses yeux dans les siens. Il s'était attardé sur ses lèvres, peut-être espérait-il -par la seule force de sa pensée- parvenir à le faire sourire puis rire à nouveau. Je sais que tu m'entends Silwen. - Bien sûr que je t’entends. Allez debout Angelicus. Lui dit-il en se levant lestement puis il s'étire. Dingue ! On croirait qu'il a passé des décennies assis là. - Au fait, tu ris vraiment comme un ange t'sais ! Poursuit-il en faisant un petit échauffement.

Il se détourne, comme si cela n'a pas d'importance. Comme si le fait qu'il n'ait jamais vu un ange ne l’empêche pas d'affirmer une telle chose. Et bien, il s'en fiche. Les gens s’attardent tellement sur des futilités que tout se banalise. Bien. Les yeux levés vers le ciel qu'il imagine derrière le brouillard presque hermétique, il commence à se dessaper. Littéralement. Chaussures, pull et manteau sont balancés on ne sait où puis il s'attaque au jeans. Avant que le dernier vêtement ne tombe ses yeux tombent sur le danseur. M*rde. Oups. Pardon Fait-il alors qu'il n'est pas du tout désolé. Ne lui voulez pas hein. Tel un chat, il ne tolère pas toute forme d'entrave. De plus, il a constamment chaud, comme si son corps enfoui un geyser. Il s’apprête à dire quelque chose, mais il interrompit par une chose non identifiée lui tombe sur la tête.

MIAAAAOUUUUU ! - OUTCH ! Il attrape à bout de bras cette chose immonde qui- Hum ? Un chat ? What the F* Non mais il hallucine ! Le chat ne semble pas apprécier le traitement et essaye par le biais de mouvements frénétiques et griffures de lui faire lâcher prise. Chose que Silwen ne fait pas. Il se tourne plutôt la tête vers l'Ange aux Ailes Noires. - Tu savais que ça volait les chats ? Pis qu'est-ce qu'on va faire de lui hein ?! J'ai envie de lui tordre le cou. Il a les yeux vraiment écarquillés. Pour une coïncidence, il faillait le faire. Non mais combien de personnes dans le monde se sont reçu un chat sur la tête ? C'est dément ! Ces yeux brillent, un large sourire aux lèvres. Monsieur-Je-m’en-foutiste semble avoir trouvé la deuxième "chose" importante dans sa vie : L'Ange Noir et le... Chat.
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Shae L. Keats
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Re: Derrière le brouillard...

Message par : Shae L. Keats, Ven 6 Jan 2017 - 8:35


Il n'te laisse pas finir
-Tes inepties.
Tu radotes-radeau de secours
Les mots qui filent
À contre courant,
Pour te laisser porter.
T'as pas eu à être timide bien longtemps
Car le matou n'a pas mis bien longtemps à pointer le bout de son museau.
Déjà ses intonations emplissent l'air du soir
Du bout de sa langue râpeuse de chat
-Assoiffé d'aventure.  

- Bien sûr que je t’entends. Allez debout Angelicus.

Le Chat Noir, de retour,
Svelte et troubadour se lève en deux poussées.
S'étirant comme un diable.
ET après on ose encore se demander
Pourquoi tout le monde veut devenir uncat.
Ton corps à toi, est un peu plus rouillé.
La sieste sur le pavé a engourdi tes muscles,
Mais comme tout enfant qui se respecte,
Tu n'aimes pas faire la sieste.
Dormir c'est perdre du temps
Qu'on utilisera pas à courir les rues
Sauvageon des nuits noires.
Ici tu peux sortir,
À travers le brouillard,
Tous les chats semblent gris.

- Au fait, tu ris vraiment comme un ange t'sais !

Tes lèvres qui s'étirent dans un rictus
Proche du sourire
Dévoilant des dents
Comme rarement
Deux fois qu'il te tirent cette joie incompréhensible
Tu vas finir que la liberté a une teinte féline
Et le bonheur aussi.
Ce soir t'as envie de courir sur les toits,
De faire des choses insensées,
Parce que tu n'as jamais connu d'homme plus libre que ce félin.
La Mouette et le Chat qui lui appris à voler.
Un soirée d'été,
Grattant le ciel du bout de leurs semelles.
Et il te tire un rire,
Cristallin,
Alors que ses vêtements
Tombent un à un à terre
Si il savait le nombre
De fois
Où tu te balades nu comme un ver
Dans le Londres endormi.
Tu as d'ailleurs une fois été accompagné
D'un chameau en robe de chambres
Croisant des chevaliers,
Mais c'est une autre histoire
Qu'il n'y a pas d’intérêt à raconter.
Tout ça pour dire
Que tu t’apprêtais toi aussi
À laisser tomber tes fringues
Partant du principe
Qu'il n'y a outrage à la morale
Que si les gens vous voient
Mais trop étriqués par leur quotidien
tu doutes de n'en croiser aucun,
Lorsqu'un miaulement du diable
Atterrit près de toi
Dans un bruit de chute
Atmosphérique.
Quand on parle de la panthère
Du loup ou de l'agneau,
C'est vous qui choisissez.
Mais le chat noir a déjà rattraper son frère
Bras tendus,
Les pattes du malheureux qui se débattent ne toucheront plus terre.

- Tu savais que ça volait les chats ? Pis qu'est-ce qu'on va faire de lui hein ?! J'ai envie de lui tordre le cou.

Tu ris comme un enfant
Parce toi,
Tu sais quoi en faire
Mais tu rejoins d'abord l'autre
Dans sa nudité bien loin d'être suggérée
Avant de t'affairer
À titiller chat-volant.


- Non, je n'savais pas que ça volait. Mais après tout les cerfs le font alors pourquoi pas. Attends j'ai une idée.

Attrapant le chat par la patte,
Et non la barbichette,
Tu informules un Gonflus
Fabricant en nouant vos vêtements
Une corde que tu fixe à sa patte,
Laissant le chat prendre de la hauteur
Tu tends la ficelle improvisée
Au jeunot libres des toitures,
Lui offrant le ballon le plus stylé
Que la terre n'ait jamais porté.

- Comme quoi ça ne retombe pas toujours sur ses pattes. Tiens c'est pour toi. Faudrait retrouver la mère Michèle. Ca doit être le sien. Tu veux passer par les toits ?
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Esteban R. Lefebvre
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Re: Derrière le brouillard...

Message par : Esteban R. Lefebvre, Sam 21 Jan 2017 - 8:51


Non, je n'savais pas que ça volait. Mais après tout les cerfs le font alors pourquoi pas. Attends j'ai une idée. Oui c'est connu. Les cerfs du Père Noël volent. Une prouesse... technique ou magique peu importe. Silwen n'y croit pas. Cela émerveille Rory. Il est est si innocent... 'Fin, c'est un enfant qui n'a pas encore vu les bassesses du monde. Il secoue vigoureusement la tête. Ne pas réfléchir. Il est censé être la part réaliste et libre d'Esteban. Celle qui hurle La Liberté Est Sans Limite, car il ne part d'aucun raisonnement logique. Ensuite, il penche la tête sur le côté, un rictus amusé étire ses lèvres.

Angelicus semble avoir déniché une très bonne idée. Il est fier de lui. Ni une ni deux, le chat gonfle, gonfle, et Silwen regarde la scène d'un air blasé. Alors comme ça, il peut utiliser des informulés ? Pourquoi n'est-il pas étonné ? Lui est si... puissant. Il connaît tellement de choses. C'est ce qui fait peur à Esteban. Avoir "bridé" inconsciemment sa magie ne fut pas assez pour croyait-il se protéger, alors il a mentalement rejeté l'essence qui fait de lui un sorcier, et c'est précisément à cet instant que Silwen est apparu. Il incarne la Révolte ! Le moment viendra où il aura sa revanche sur Esteban. Celle qui vise à le rendre meilleur et expérimenté. Pour l'instant, il n'a pas encore trouvé sa place, mais l'heure approche... Pourquoi réfléchit-il autant ? Il a un moment de bug puis ses orbes sombres-nuit(s) tombent sur Le Danseur devant lui. C'est de sa faute ! Oui. Il te rend meilleur et tu le rends meilleur. C'est normal, vous êtes amis : Amitié. Moitié. Amitié. Moitié. Am.. Tié... Tié...

Comme quoi ça ne retombe pas toujours sur ses pattes. Tiens c'est pour toi. Faudrait retrouver la mère Michèle. Ca doit être le sien. Tu veux passer par les toits ? Mère Michel ? Kesako ? Rory gazouille joyeusement. Il semble connaître la référence. Silwen est attendrit. Rory semble de plus en plus l'apprécier.

Allez-viens suis-moi. Il s'empare de la corde et ouvre la marche rapidement. Même dans cette situation, il est superbe, indécent, sensuel, provocateur. Il trottine un moment et après quelques contorsions et une ascension comme sur un mur d'escalade il parvient enfin sur un toit bien solide. Il soupire d'aise. Hum... ce n'est pas très haut. - C'est parti !  Crie-t-il. Courir sur les toits... C'est un jeu distrayant. Son corps se réchauffe, une chaleur bienfaisante contrairement à celle de l'entrave qui le brûle quand il porte des vêtements. Il se retourne après quelques minutes d'une course effrénée et de multiples sauts pour passer d'un toit à un autre. Il s'adresse à Angelicus avec nonchalance : - T'sais, tu peux vraiment profiter de ce moment sans avoir peur que je disparaisse. Parce qu'on viendra à se revoir et plus tôt que tu ne le crois. Il sourit, mystérieux.
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Shae L. Keats
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Re: Derrière le brouillard...

Message par : Shae L. Keats, Mar 24 Jan 2017 - 3:35


La goutte
Noctambule
Saline comme l'excitation du premier jour.
Amère.
Vin
-Aigre.


Un mot goutte-huile
Qui glisse
Sur le film,
Cette impression
D'exister
D'être visible
Mais pas de la bonne façon.
Cette envie de gueuler
Que l'on est
Autre chose
Plus caché.
Sans y arriver.
Parce que faudrait
-déchirer le tissu qui couvre les vilaine cicatrices.
Exposer la plaie.
Ou du moins
-essayer.
Mais angoisse qu'au final
Ça effraie.
Dans quelle mesure
-Se livrer.

Mais le reflet de la lune,
Et ses cheveux,
Ses rayons,
Tu pouvais rien lui cacher à elle,
À la nuit.
À lui.
Chat noir.
Libre
Comme une ombre
-Argentée.


Il y eut la porte comme une scie
Il y eut les puissances des murs
L'ennui sans sujet
Le plancher complaisant
Tourné vers la face gagnante refusée du dé
Il y eut les vitres brisées
Les chairs dramatiques du vent s'y déchiraient
Il y eut les couleurs multiformes
Les frontières des marécages
Le temps de tous les jours
Dans une chambre abandonnée une chambre en
échec
Une chambre vide.

Et le vieil homme dans son fauteuil,
En cheval à bascule
Les semelles s'usant
-Le long du lino.
Dans cette pièce vide.
Trop lumineuse
Pour la normalité.


Félin abusé.
Ballotté.
Balle fissurée-fêlée
-Porcelaine.

Vi-comtesse
Céleste
En nuées de buées
-Éclairées.


Et le corps qui s'élance dans une jetée animale
-Une course effrénée.
Les pieds nus qui battent les pavés
Avant de s'élever.
Les tuiles humides et glaciales
Contact
Universel.

Plume de corbeau
-Albinos.
Les yeux envolés
Dans le néant.


L'ébriété non alcoolisée
Mais euphorie
D'une liberté
Retrouvée.

Les mètres qui s’enchaînent
Sans discontinuer,
Dans un rire angélique
Qui poursuit un bonheur humanisé
-Onirique.

- T'sais, tu peux vraiment profiter de ce moment sans avoir peur que je disparaisse. Parce qu'on viendra à se revoir et plus tôt que tu ne le crois.

Sourire en mystère,
Deux traits sous les yeux
Un air malicieux.
Et un soupir distant.

Tu te mouches le nez au ciel
Te plante dans les étoiles
Et tu ris
Comme je pleure
Sur la vie infidèle.
Y a une détente dans l'air du soir.
Y a un rhume de bonheur.
Y un rire funambule qui t'es tout destiné.
En miroir de l'âme.


- J'ai pas peur que tu t'en ailles. C'est beau de partir comme ça. Mais puisque tu comptes revenir Zorbass...

Un éclat
-Lumineux.
L'objet qu vole de tes mains
-Aux siennes.
La pierre.
Aux mille valeurs.





Histoire d'une mouette et du chat qui lui apprit à voler
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Esteban R. Lefebvre
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Re: Derrière le brouillard...

Message par : Esteban R. Lefebvre, Lun 6 Fév 2017 - 13:26


Vraiment désolé pour ce post pourri. Je ne suis plus très inspiré ^^'

Cette étoile est... magnifique. Etoile filante. Il faut faire un vœux.

J'ai pas peur que tu t'en ailles. C'est beau de partir comme ça. Mais puisque tu comptes revenir Zorbass...

Sans se détourner de sa contemplation, il tend le bras. La main ouverte dans l'attente. Un sentiment d'espoir. Ses doigts se referment alors sur la précieuse pierre. Tout son corps vibre comme les cordes d'une harpe dans les mains d'un harpiste. Au fond de lui, il s’interroge sur les raisons de ses actes incohérents, illogiques, irréfléchis. Pourquoi accorder de la valeur à une simple pierre qui n'en a pas ?

Autrefois, l'or ne valait rien.
Ils ont décidé de lui donner de la valeur
Pour satisfaire leurs pulsions incontrôlables. C'est la Richesse.

Silwen, toi aussi tu es cupide. Avare. À l'entente de cette voix, il se détourne de l'étoile qui sous peu sera polaire. - Tu sembles avoir compris. Déclare-t-il calmement au Danseur. Puis il sourit. Il ne comprend pas sa réaction. Peut-être que... - Merci. Dit-il enfin, après un silence religieux, perdu dans les méandres de ses pensées. Il pose sa main sur l'épaule de son vis-à-vis, compte mentalement jusqu'à dix, resserre son étreinte, la relâche et recule lentement.

Tout est clair maintenant.

Un rythme d'une marche funèbre, la main tenant fermement la corde qui le relie au chat. Que faire ? Réfléchis. Tu es intelligent n'est-ce pas ? Alors tu peux le faire. Il doit partir. L'heure est proche. Il fait un salut militaire au Danseur -toujours lui-. Il se dit vaguement qu'il ne connait pas son nom. Tant mieux ! Avoir le moins d'informations possibles -privilégier celles erronées et obsolètes- ; avoir une opinion objective et rejeter les affinités éphémères et mensongères.

Il doit partir maintenant. - À plus
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Shae L. Keats
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Re: Derrière le brouillard...

Message par : Shae L. Keats, Mer 15 Fév 2017 - 0:33


silence.
religieux.
comme
une contemplation
-étirée.
comme
un reflet.
contemplation.
le chat.
face à la nuit
et son reflet.
tu n'arrives pas
à détourner
tes putains d'yeux
de sa silhouette
parce qu'au fond
il est
une ombre
insaisissable
qui file
entre les doigts
qui court
le long des toits.
que tu arrives à suivre
pour un instant,
mais que tu laisses
te distancer
un peu
beaucoup
à la folie.
une ombre
qui hante
tes pas.
nuit
jour.
et océan.

they
fix you


Tu sembles avoir compris.

le corps
allumette.
l'âme
électrique.
essence
heureuse.
ardoises humides.
et nuit pluvieuse.
caresses de l'air
épidermique.

Merci.

et le contact inattendu,
qui te prouve enfin
qu'il n'existe pas seulement dans ta tête.
ça fait comme un
frisson.
le long du dos.
et tu
tolères.
parce que le chat
ne te mangera pas
parce que la main du chat
ne brûlera pas
ne laissera pas
de trace
indélébile
rougeoyante
ne lancera pas
des années plus tard
n'enfoncera pas la pique
chauffée à blanc
dans ta peau
dans ta chair.
contact
libre
agréable
malgré la prise
tu n'aurais pas cru
que c'était encore possible.

Tout est clair maintenant.

et toi
tu sais
le clairon va sonner
l'oiseau rare
dans un salut militaire presque parfait
va s'envoler.
scène
-parfaite.
tu ne regardes pas
tu ne le rattraperas pas
l'oiseau vole
libre
et tu n'es personne
pour l'en empêcher.
alors
tu attends.
patiemment
le
A plus
pour ressentir le vent
sur ta peau
nue

les tuiles sous tes pieds
nus
et
la liberté grisante
de sa trace dans ton âme.
tu contemples encore un peu
la ville des gens biens
endormis
quand est écrit partout
qu'on a pas de seconde chance
t'y crois plus tant
parce que
il y a toujours quelqu'un
pour te prouver le contraire.
toujours
et tu murmures
au vent
deux mots
qui le rejoindront peut-être.

À bientôt. Oiseau-félin.

CRAC




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Izsa Hilswood
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Re: Derrière le brouillard...

Message par : Izsa Hilswood, Sam 18 Fév 2017 - 19:30


Le RP se déroule le soir de la Saint-Valentin (en même temps que le bal)



Izsa se drapait d'ombre ce soir là, pour ne faire qu'un avec le décors. Elle portait une grande cape noire au col relevé, renforcée d'un sort de désillusion, afin qu'elle ne soit qu'une silhouette voire un semblant d'hallucination pour un œil peu attentif. Comme à son habitude lors de ses pérégrination en Phénix, elle portait des lunettes de Quidditch lui mangeant la moitié supérieur du visage. Bien malin aurait été celui la reconnaissant.

En fin de compte, c'était elle qui avait écopé du lieu le plus hostile. L'Allée des Embrumes était connue pour les magies noires qui y flirtaient, ainsi que les présences sombres qui s'y trouvaient de tant à autre. En pleine nuit, c'était peut-être l'endroit le plus vivant du Chemin de Traverse, les commerces respectables ayant tous fermés depuis plusieurs heures.
Oui, si Izsa avait voulu croiser des Mangemorts, elle ne s'y serait pas prit autrement. Sauf qu'elle ne tenait pas à se faire remarquer. Du moins pas maintenant. Son message, lui, devait retentir fort. Et si possible comme la promesse d'un glas, pour ces sorciers sans fois ni loi.

Heureusement pour elle, elle n'avait pas tant de chemin à faire. Elle avait passé la journée en tête à tête romantique avec ses baguettes magiques, dans son atelier, et se trouvait donc à deux pas de l'endroit qu'elle avait désigné comme sa cible. Il s'agissait du centre névralgique du coin, si tant est qu'il y en ai un entre ses ruelles. En tout cas, c'était la meilleure place pour que le message soit vu par un maximum de gens.

Elle sortit une petite fusée allongée de sa poche, et la déposa au sol. La magie avait cela de pratique qu'il n'y avait pas autant de préparation à faire quand on voulait faire exploser quelque chose, comparé au monde moldu.

Elle lança un Incendio Condicionalis sur la mèche, afin que celle-ci se consume à 22 heure 30 précise.

Puis, sans plus s'attarder, elle disparu avec un grand "crac".




22h30 : Une explosion retentit. Le feu d'artifice se déclenche, et leur message orne à présent la ruelle

suite ici
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Mangemort 67
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Re: Derrière le brouillard...

Message par : Mangemort 67, Lun 20 Fév 2017 - 13:32


Fête débile. Ne servant qu'à palier la vie vide de certains êtres vivants. Ce jour devait être comme les autres. L'amour doit être célébré en tout temps. En faire un jour spécial permet à des malhonnêtes de ne pas y penser le reste du temps. Pourquoi attendre un jour pour qu'on nous autorise à dire que l'on aime cette personne précise ? Que ce groupe d'amis nous l'aimons ? Non, je n'ai pas besoin du consentement de la société pour être la personne que je suis. Ce soir, je resterai à la maison... Sauf si l'on souhaite m'en faire sortir...

Naturellement nocturne, masquément forcé à force. Il est assez rare de me retrouver endormi de bonne heure. Une envie de lire, de réfléchir, une envie de plonger mon esprit dans les méandres du passé, une envie de promenade sur les toits, une visite incongrue à un ami ou à un ennemi. Je pouvais édicter une liste plus longue que la Marque des Ténèbres de mon avant-bras de raisons qui me maintenaient éveillé à cette heure-ci, 22h27.

C'était trois minutes avant qu'on nous provoque ouvertement, trois minutes qui m'étaient encore accordées... Le temps de finir la page d'un ouvrage, le temps de boire une gorgée de mon thé, le temps de profiter d'un peu de calme.... Le bruit, de la lueur à ma fenêtre. Que se passe-t-il ? Mon elfette de maison s'agite, elle ne dit rien quand je me lève, elle ne dit rien lorsque je m'approchai de la fenêtre elle me dit enfin : Ce sont eux, Maître.

Elle prit peur lorsqu'elle vite la colère se dessiner sur mon visage, la colère prendre possession de chacun de mes traits, la colère était là. Le lieu n'était pas anodin, le lieu avait été choisi avec soin. Quitte à tomber dans un piège, je me devais de répondre à cette provocation vulgaire.

22h33... Vite, mon masque, ma robe noire. Dangereusement situés dans ma chambre, vite enfilé. Baguette à la main. Je transplanai sur les toits de mon immeuble pour découvrir cet affreux spectacle. Ainsi donc, ils n'étaient jamais loin. Je devais faire quoi avec ça ? Ajouter un "Nous non plus" à la suite ? Non pas très crédible. Mais... Et si ?

- Aguamenti Maxima Murmurai-je. Les lettres de feu avaient été sacrément amochées pour ne pas dire effacées. Il ne restait que de la fumée flottant dans les airs. Une fumée qui témoignait que quelque chose c'était déroulée ici. Pas question de leur faire de la publicité à ces volatiles endimanchés. Eolo Procella, un vent violent se leva et emporta les restes d'une provocation ratée.

22h39. Il semblait que j'ai été assez rapide. Personne pour venir me sauter dessus, il était fort probable que le spectacle ait été remarqué mais à présent, il était effacé, dévoré par la Nuit, comme le seront nos ennemis.

CRAC.
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Rosie Peltz
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Re: Derrière le brouillard...

Message par : Rosie Peltz, Ven 2 Juin 2017 - 0:22


| RPG Unique |

La gargote à prix fixe n’était pas fréquentée seulement par des demi-mondaines, mais aussi par des gens du monde le plus élégant, qui y venaient souper vers six heures ou y donnaient de somptueux dîners. Les soupers tenaient place dans des pièces supérieures encombrées de meubles napoléoniens devant des tapisseries rouges et dorées qui donnaient à ce restaurant l’allure intime et dépravée d’un Café des Anglais sur le Boulevard des Italiens où l’on y partageait des huîtres fraiches et des baisers dissimulés.

C’est dans ses pensées silencieusement ruminées à côté d’un diplomate de Saint-Pétersbourg, tandis qu’elle roulait des épaules sur une causeuse d’Orient, que l’entraînait la découverte que derrière ces huîtres rutilantes sur le plateau d’argent se cachait cette malédiction vénusienne, tombant sur elle comme le rai de soleil grecque tombe sur les acteurs, baignant le théâtre dans une étouffante attente ; celle du chant du cœur marquant le retour nécessaire à l’ordre, le sang justement coulé du sacrifice divin.

Mais, elle fut prise d’une joie dont elle ne fut pas plus la maîtresse que d’un état physique qui se produit sans intervention de la volonté. Toujours souriante, elle s’empara d’une huître qu’elle engloutit avec voracité, laissant son regard planer sur la gargote et, au-delà des fenêtres donnant sur l’allée embrumée, sur les passants affairés dont les silhouettes n’eurent pas même la consistance de charmilles.
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Arty Wildsmith
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Re: Derrière le brouillard...

Message par : Arty Wildsmith, Ven 30 Juin 2017 - 18:31


Avec Elly Wildsmith


Malheur. Quelle idée tout de même, qui faisait ces choses-là ? Il y avait une raison très claire et évidente pour laquelle Arty n’était pas un Gryffondor. Du courage, il n’en avait pas, ou du moins jamais dans l’immédiat. Mais par contre, des idées stupides, ça c’était là, toujours en surface, prêt à pimenter sa vie un peu ennuyeuse en ces vacances d’été. Mais l’allée des embrumes, vraiment ? Il connaissait cette voie, il savait ce qu’il s’y trouvait, et vraisemblablement ce n’était pas pour quelqu’un comme lui. Surtout pas un élève de Poudlard à tout juste quinze ans. Trop jeune, trop délicat, trop peureux. Mais il était têtu, et très curieux, ce qui allait le perdre, certainement.
Toujours est-il qu’on retrouve le jaune & noir, en cette journée brumeuse, dans un coin de l’allée des Embrumes. On aura décidément tout vu, un Poufsouffle, fervent défenseur des idées pacifistes, pas un gramme de malveillance ou encore d'appréciation de la sorcellerie ambiguë, cherchant son chemin dans ce lieu à la réputation quelque peu mauvaise.

C’était donc la curiosité qui l’avait poussé ici, il avait envie d’en savoir plus, peut-être entrer dans quelques boutiques et explorer des voies qu’il n’aurait jamais empruntées. Il y aurait peut-être des petits objets loufoques et rigolos. Enfait, il s’ennuyait tout simplement. Mais maintenant, il regrettait un peu, l’allée des embrumes, pour le moment, répondait exactement à ce qu’Arty avait entendu. Ce n’était pas hyper lumineux, ça donnait pas envie d’y faire la fête, loin de là. Aucune gaieté, de joie ni de bonne humeur. Ce lieu était l’incarnation antithétique de la personnalité de l’irlandais. C’est pour cela, qu’alors qu’il se tenait là, les bras ballants, complètement désorienté, qu’il ressentit soudainement cette boule diffuse dans ses entrailles. Il n’avait plus envie d’être là, il aurait tout donné pour se vaporiser dans l’air et disparaître de cet endroit. Une île paradisiaque, un festival de musique, ça c’était cool, lumineux, plein d’énergie. Dans sa tête, il imaginait maintenant une centaine d’endroits dans lesquels ils voudraient bien être. La vision d’un dentiste ou d’un hôpital le rassurait même, il aurait préféré être dans l’univers hospitalier plutôt qu’ici, dans cette rue sombre, un peu sale, et peu fréquentée, si ce n’est pas des gens étranges.

Mais il ne ferait pas de crise d’angoisse. Non, ce n’était plus son genre, il avait grandi. Il fallait juste retrouver son chemin, faire semblant de rien, oui oui, c’est tout à fait normal et voulu qu’il soit ici. Tout va pour le mieux. Arty se mit donc à raser les murs, pour le peu, il aurait même voulu rentrer en lui-même, ne plus ressentir cette émotion grandissante qui lui disait de se sauver à toutes jambes. Cet instinct de fuite était, en plus, pour le moment, inutile. Il n’y avait personne dans la rue, rien, même pas un rat qui entreprenait une balade digestive. Pas un bruit non plus. Cela pouvait d’ailleurs paraître étrange. Le Poufsouffle regarda alors tout autour de lui, sidéré. Très étrange. Pourquoi il n’y avait personne ? Il regarda autour de lui, les yeux grands ouverts. Peut-être se passait-il quelque chose, une attaque, quelque part dans cette allée. Immédiatement, Arty sortit Odette, sa baguette magique. A l’affût. Si quelqu’un était en train de tuer tous ceux qui se trouvait dans l’allée des Embrumes, il pouvait se défendre, il fallait qu’il sauve sa propre vie. Il était presque prêt à courir partout en criant à l'aide. Mais non, il ne se mit pas à courir, il se redressa seulement lorsqu’il crut voir une ombre, à un coin de rue, non loin de lui.

L’adolescent déglutit. Quelle idée de vouloir visiter ce lieu morbide. Jamais plus.
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Re: Derrière le brouillard...

Message par : Elly Wildsmith, Sam 15 Juil 2017 - 21:49


[En retard ? Quel retard ? :mm: ]

Un banal détour par l’Allée des Embrumes. Pourquoi ? Aucune idée, mais l’auror avait eu envie d’y traîner ses pieds un instant. Peut-être parce que sa vie ressemblait à cela actuellement : des pavés remplis de Ténèbres, de brouillard. Des mouvements furtifs. L’auror savait se faire discrète quand il le fallait et elle estimait que sa présence dans cette rue valait, à elle seule, l’intérêt de ne pas se faire voir.

Aussi, elle enfonça sa tête sur le capuchon noir de sa cape, histoire de ne pas être reconnue par le premier individu qui la croiserait. Un agent du Ministère dans ce quartier, voilà qui serait louche. Elle ricana un instant de sa position, tant elle ressemblait aux gens du coin, mystérieux, ténébreux.

Dans sa tête, une litanie infernale ne cessait de croître « tu as choisi cette voie en tombant amoureuse d’un Mangemort ». Comme si sa conscience la rappelait sans cesse à la raison, celle de le laisser tomber. De tout oublier. A cette idée l’auror secoua sa tête, refusant de se rendre à la raison. Hors de question qu’elle oublie quoique ce soit le concernant, quand bien même ce serait beaucoup mieux … pour elle … pour lui …

Perdue à la contemplation de ses pensées, l’auror avançait sereinement dans l’allée – sans doute plus sereinement que la majorité des gens qui y mettait les pieds. Les Ténèbres, fussent-ils impressionnants, ne lui faisaient plus peur. Elle avait appris à vivre avec cette part d’ombre qui compose la Terre. Ombre qu’elle savait inéluctable, même si, à la vue de tous, elle ne se résignait pas à cette amertume.

Subitement, elle fut tirée de ses cauchemars par une ombre contre un mur, ombre qui semblait en proie à ses propres démons, propres vertiges. Un sourire narquois vint ornée les levres de l’auror. Venir dans l’allée, c’était y affronter ses angoisses. S’il on n’était pas assez fort pour les contrer, alors on tombait inévitablement dans une peur panique, de celle qui tenaille les entrailles et vous empêche de respirer.

Sourire toujours aux lèvres, attrapant prestement sa baguette, l’auror s’approcha pour découvrir un adolescent dont l’air semblait à mi-chemin entre l’effarement et l’angoisse. Amusée, l’auror murmura à sa destination, d’une voix volontairement insidieuse :

- Alors Marmot ? On vient dans les Embrumes et on a peur de ce que l’on y trouve ?

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Re: Derrière le brouillard...

Message par : Arty Wildsmith, Mer 19 Juil 2017 - 17:02


La silhouette, s’approchait, dangereusement, capuchonnée. Frozen, vraiment, d’un coup Arty se mit à avoir très froid, à l’intérieur. Comme si ça allait très mal se passer, en même temps, comment il aurait pu en être autrement, ici, maintenant. Inspire, expire. Il n’était pas prêt à se défendre, jamais, il n’avait pas appris, il n’en avait pas vraiment l’envie. De toute façon, que pouvait-il bien faire ? L’individu(e) avait pratiquement atteint la bulle de sécurité du Poufsouffle, mais toujours aucun geste, si ce n’est ses doigts fins qui serraient de plus en plus fort Odette, si c’était encore possible. Puis une voix, ses oreilles rougirent, brusquement, chaudement, et cela se propagea, rapidement. On aurait pu croire que cette voix était féminine, mais était-elle avenante ? Il ne savait pas. Il essaya de trouver les yeux de l’autre, en vain, les siens ne voulaient pas se lever. Il allait falloir se reprendre, et vite, ça en devenait ridicule.
C’est-à-dire qu’il ne pouvait pas se dégonfler, pas maintenant, si ça continuait, on aurait pu écrire le mot « proie » sur son front. On se ressaisit donc.
L’inconnue pouvait bien chercher des histoires, mais Arty ne le saurait pas, s’il ne fait rien, s’il reste là, comme ça. Il décida alors de lever un peu le menton, doucement. C’était bien une femme, une figure féminine, est-ce que cela pouvait être rassurant ? Il l’ignorait encore.

- Je sais… Deux mots s’étaient échappés. Il ignorait presque lesquelles, et surtout la raison pour laquelle c’était ceux-là, qui étaient sortis. Il allait devoir maintenant les assumer, pas de retour en arrière possible, et surtout, essayer de ne pas passer pour un idiot fini. Je sais que ce n’était pas très malin. Mais j’vous assure madame. J’ai rien fait de mal.

Qu’est-ce qui l’avait poussé à parler ainsi ? Ce n’était pas les gendarmes bon sang. Sa voix tremblante, son regard pas assuré du tout, il faisait belle figure, je vous le dis. Après cela, il essaya de s’éclaircir la voix, un peu comme ça, genre il allait se présenter, que cette situation était tout à fait banale. Oui, oui.
Mais il ne réussit pas, les secondes n’avançaient pas, et lui non plus. Si son menton s’était relevé, le reste de son corps restait avachi par la crainte. Bel air, encore, vraiment. Il était une sorte de déception pour lui-même, il aurait voulu être fort, entreprenant, fearless. Pas moyen, pourtant, il essayait de monopoliser tout ce qu’il avait.
Et puis l’autre, qui elle était, qu’est-ce qu’elle voulait ? Que devait-il faire ? Pourquoi était-elle venu le voir ? Allait-elle le manger ? Ces rencontres fortuites commençaient à faire beaucoup, trop. Il se retrouvait constamment dans ce genre de situations. Il n’aimait pas ça. Il ne savait pas s’il allait faire la conversation, maintenant. Elle tenait sa baguette, lui aussi, fallait-il lancer quelque chose ? Faire un bouquet de fleurs ? Ce serait comme lever un drapeau blanc immédiatement, pas de doute, aucune confusion possible.

Il leva alors doucement les bras, comme face à la police.

- Je vais ranger ma baguette, je ne suis pas un criminel, je ne vous veux aucun mal. J’étais là, je me baladais, comme ça. J’ai juste été trop curieux. Vilain défaut.  

Il en profita pour s’étirer un petit peu, et décida de ranger Odette. Ce n’était peut-être pas fort malin, dans ce lieu incommode, face à quelqu’un qu’il ne connaissait pas. Il se dit alors qu’il pourrait éventuellement être pris pour un petit mage noir, qui s’intéresse à des choses pas conventionnelles. Il ne voulait pas être pris pour quelqu’un comme ça, est-ce que c’était même possible ? Vraisemblable ? Avec sa bouille d’enfant ? Il fit alors une moue embarrassée, mélangée à un sourire. Mauvais mix, il devait en fait faire une drôle de grimace. Mais le malaise ambiant était responsable. Il attendait, quelque chose, un mouvement, un regard, une parole de l’inconnue. Peut-être allait-elle lui proposer des bonbons, ce serait sympa ça, et ça détendrait l’atmosphère, comme ça, en un rien de temps. Un bonbon qui pique, goût framboise, ce serait bien, il imagina, le goût, la couleur, la scène. Oui, pas mal.
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Re: Derrière le brouillard...

Message par : Elly Wildsmith, Ven 4 Aoû 2017 - 14:25


L’auror avait une petite envie de jeu. Le gamin avait quel âge ? 15 ou 16 ans ? Peut-être un peu plus jeune ? Ou un peu plus vieux ? Qu’importe, il était là, dans l’Allée des Embrumes. Endroit tout sauf recommandable et en prime il semblait être terrorisé. L’auror soupira longuement lorsque le gamin rangea sa baguette et indiqua qu’il avait juste été trop curieux.

Haussant les épaules, l’auror murmura, à son indication « Quel est ton prénom, Marmot ? » et tandis qu’elle prononçait ses mots, sa baguette vint se poser sur le menton du garçon. Histoire de dire « j’attends ta réponse maintenant et sans fioriture ». Il était sans défense et pire encore il ne semblait pas conscient des risques qu’il y avait à se trouver ici pour un jeune sorcier. Alors l’auror comptait bien lui filer la trouille de sa vie pour que ça le dissuade clairement de revenir dans l’allée.

- Tu sais Marmot, que les rues ici ne sont pas les meilleures où se baladait quand on a ton âge …


Et à ses mots la baguette de la jeune femme passa quelque instant sur le visage du gamin, pour que celui-ci croie qu’elle serait capable de lui faire du mal. Alors qu’elle voulait juste lui faire peur avant de le ramener sur le chemin de Traverse, de gré ou de force. Bien qu’il semblait évident que le gamin ne lutterait pas contre elle. L’angoisse devait être au paroxysme chez lui et l’auror se délectait de la peur qu’elle pouvait crée.

Finalement, elle décida de se mettre à découvert – ce qui n’était probablement pas la meilleure solution pour elle – néanmoins la capuche de sa cape retomba sur ses épaules. Dévoilant ses cheveux d’or tressaient en une seule natte qui suivait le parcours de son échine. Sortant sa carte du Ministère de sa cape, elle indiqua au gamin

- Tu as eu de la chance de tomber sur moi. Quiconque ailleurs dans cette allée aurait eu tout le loisir de t’offrir une souffrance à la hauteur de ton angoisse.

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Re: Derrière le brouillard...

Message par : Arty Wildsmith, Mar 8 Aoû 2017 - 22:01


Bon, visiblement elle n’allait pas lui donner un bonbon, ça n’avait pas l’air d’être son genre, du tout. Au contraire, Arty avait plutôt l’impression que c’était lui le bonbon à l’heure qu’il était et qu’il allait se faire manger tout cru. Il se sentait comme une toute petite proie prise au piège et qui n’avait pas d’autre choix que d’être cuite avec des épices. Ce n’était pas tout à fait ainsi qu’il avait envisagé la fin de sa vie, mais bon, après tout, on a pas vraiment le droit de choisir, malheureusement. Puis finalement, il n’y pas trop de bon choix dans cette situation. Arty se contenta donc de déglutir et d’essayer d’arrêter de trembler. Tenter de se montrer fort et résistant. Même si avec une baguette magique qui vous caresse le visage c’est pas facile, je l’admets. Elle essayait de l’intimider, ça il l’avait bien compris et cela marchait excellemment très bien.

Enfin presque, c’est-à-dire que le terme « Marmot » le chiffonnait un petit peu. Il n’aimait pas ça, c’était à la fois une appellation affective et négative. Qui le remettait dans son statut de bambin devant cette personne inconnue. Alors forcément, essayer d’avoir une voix quand on vous appelle marmot, ça paraît compliqué. Mais effectivement, elle n’avait pas tort, il n’aurait jamais dû s’aventurer seul dans l’Allée des Embrumes, il s’était surestimé, avait cru qu’il pourrait passer outre ses petites crises d’angoisse. Ça n’avait pas été le cas, et à cause de sa témérité il était pris dans le piège de…
Ah. Une agente du ministère. Arty haussa les sourcils en voyant sa carte qui indiquait son statut. Il était surpris, il s’attendait à beaucoup de choses mais à pas ça. La découverte de la jeune femme ne lui permit pas de prendre la parole tout de suite. Sa voix, ses mots d’avant résonnaient toujours chez le Poufsouffle or son physique ne faisait nullement peur. Ses longs cheveux blonds, joliment tressés. Non vraiment, il s’attendait plus à une sorcière, un mage noir, une goule. Mais pas à ça.
Pourtant il fallait qu’il tente de reprendre ses esprits, il secoua la tête pour chasser et essayer de cacher sa surprise.

- Je m’appelle Arty.

Il ne savait pas pourquoi, mais il n’avait pas donné son prénom & son nom en entier. Une réticence, un reste de peur allez savoir. C’est qu’il n’avait toujours pas compris le petit jeu qu’elle venait de mener avec lui, l’inquiéter comme ça, pointer sa baguette sur lui, c’était comme ça qu’agissaient les agents du ministère ? Peut-être que oui, après tout, il n’en savait pas grand chose, il ne connaissait pas le ministère de la magie et les traditions de ses employés. Il avait parlé d’une voix plutôt ferme d’ailleurs, ce qui engendra une certaine vague de fierté. L’intonation n’avait pas flanché, il était resté digne. Finalement, il se décida de reprendre la parole, tâtonner la situation, trouver des réponses au comportement de la jeune femme.

- Pourquoi avoir voulu me faire peur comme ça, si vous êtes du côté des gentils ? A moins qu’il y ait un problème de camp, et que ce soit les autres, les gentils. Ou peut-être qu’il y a des méchants dans le camp des gentils. C’est qui les gentils exactement ? Est-ce que c’est vraiment une chance d’être tombé sur vous ? Ou plutôt, que vous m’êtes tombée dessus ?


Le plus sérieusement du monde, une myriade de questions s’étaient envolée de la bouche du Poufsouffle. Il était sincèrement dans le doute, dans sa pensée structurée du monde, le ministère était gentil ou du moins œuvrait au bien commun et à la sécurité des sorciers. Mais après tout, il pouvait très bien se tromper, il ne connaissait pas tellement le monde des sorciers et son organisation politique. La roue avait pu tourner et il était peut-être question d’éviter les membres du Ministère. Après tout, c’était possible. Il planta alors le regard dans celui la blonde. Ce n’était pas de la provocation, vraiment, il souhaitait savoir. Quoi que cet air de malice pouvait surprendre, pouvait porter à confusion. D'ailleurs, en parlant ainsi il mettait en doute la valeur de son interlocutrice, et son attitude vis-à-vis de lui. Finalement l’allée des embrumes lui faisait pousser des ailes de fripon. Un fripon qui ne prêtait guère attention à la figure d’autorité que symbolisait la jeune femme devant lui.
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Re: Derrière le brouillard...

Message par : Elly Wildsmith, Mar 22 Aoû 2017 - 19:34


Nous sommes bien d’accord qu’un gamin, pris en faute dans l’allée des embrumes en mode terreur extrême devrait être soulagé que de voir un agent ministériel prendre en charge son angoisse, plutôt que de le laisser en plan ? Visiblement, il n’en était pas de même avec le dénommé Arty, qui semblait avoir retrouvé une certaine fierté, un certain honneur. Ce qui laissa l’auror perplexe quelques instants. Dans une autre ruelle, dans d’autres circonstances, elle aurait probablement éclaté de rire. Mais là, quelque chose la faisait tiquer. Comme si le comportement de l’adolescent en face d’elle lui rappelait quelqu’un dont la tête brûlée était similaire (#CoucouAza).

- Parce que Marmot, tu crois vraiment que le monde se découpe en deux clans distincts ? Gentils, méchants ? Magie noire et magie blanche ? Le monde est rempli de nuance, et c’est dommage de l’ignorer.


A nouveau, la baguette de l’auror effleura le visage de l’adolescent, voulant ramener la peur dans ses veines. Comme pour lui rappeler la peur qu’elle avait insufflée dans son sang quelques instants plus tôt. Puis un sourire vint orner son visage à mesure qu’elle rangeait sa baguette.

- Marmot, en trainant ici tu ne t’attiras pas que des alliés. J’ai simplement voulu te faire peur afin que tu te rappelles de ne jamais revenir ici. En tout cas, pas sans être accompagné.

Un regard perçant, histoire qu’il comprenne bien qu’un gamin n’avait absolument rien à faire sur les pavés de cette fichue allée. N’y avait-il pas assez de boutique sur le Chemin de Traverse pour qu’il achète ce dont il avait besoin. D’ailleurs, que venait-il faire ici. Le regard de l’auror balaya à nouveau l’allée, histoire de vérifier si personne n’était dans les parages.

- Dit-moi Marmot, que fais-tu ici ? Un garçon de ton âge n’a rien à faire ici.
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Re: Derrière le brouillard...

Message par : Arty Wildsmith, Dim 27 Aoû 2017 - 11:03


S’il était de nature trouillarde, une fois le danger écarté, ou au contraire présent en face de lui, le malice refaisait surface et lui permettait d’affronter la situation. Or, la situation ici présente était quelque peu comique, Arty se trouvait là, en face d’une Auror et clairement, il ne savait pas encore comment interpréter cette rencontre. Et encore moins maintenant qu’elle le traitait de gamin naïf qui pensait que le monde était soit noir, soit blanc. Ce qui était tout à fait le cas, il assumait totalement. Il n’aimait pas trop être embrouillé dans des dilemmes renversants, non, c’était beaucoup plus simple d’avoir les gentils d’un côté, les méchants et monstres de l’autre. Et puis c’est tout. Bon évidemment, c’était là la réflexion d’un gamin qui n’avait jamais entrevu de nuances de toute sa vie. Malgré tout, il comprenait les paroles de la jeune femme, il se doutait bien que ça ne devait pas être si simple dans la vie, si beau, si carré. Mais lui voulait y croire, un point c’est tout.
Et comme une fois ne suffisait pas, elle se remit alors à faire semblant de le menacer, sa baguette se promena sur son visage. Il leva les yeux au ciel, il n’avait pas pu contrôler cette expression. Ça devenait redondant, maintenant qu’il savait qu’il avait devant lui une employée du ministère, il se doutait qu’il ne pouvait rien lui arriver de grave, bien au contraire. Cette madame était là pour le protéger, fallait qu’elle assume et arrête de jouer les méchantes. Non mais.

Finalement, l’Auror avait rangé sa baguette, elle venait de quitter son rôle de belle madame voulant faire peur à un gamin. Ne jamais revenir ici, bizarrement, oui, il avait été terrifié, proche de la crise d’angoisse. Mais après tout, il avait l’habitude, c’est comme ça quand on est un espion aventurier paranoïaque. Il faut juste savoir prendre des risques dans la vie, quand bien même on est tétanisé par la peur. Il savait aussi pertinemment qu’il avait eu beaucoup de chance de tomber sur cette dame étonnamment blonde, cela aurait pu être largement pire. C’est pour cette raison que dorénavant il était tout à fait requinqué, il était de nouveau en pleine forme. Pourtant, pour faire croire à son interlocutrice qu’il écoutait attentivement et prenait ses conseils, il hocha de façon exagérée la tête. Oui madame, j’ai bien compris madame, je ne le ferais plus, promis. Après tout, il avait toujours été un gamin poli et bien élevée, même si quelque peu turbulent. Mais elle semblait tout de même gentille, il n’avait pas envie de la faire tourner en bourrique, parce que quand même, en cette soirée sombre et pleine de brouillard, elle était ce qui ressemblait le plus à un merveilleux bouclier magique présent pour le protéger des vilaines personnes.

- Je cherchais l’aventure Madame.

C’était peut-être suffisant, mais pas suffisamment. Il savait qu’il n’avait rien à faire ici, mais les règles ou plutôt, le bon sens n’avait jamais été son fort. Et puis, ce n’était pas là la question la plus importante. Le jeune Poufsouffle voulait en savoir plus sur ces histoires de nuances magiques, il voulait comprendre parce que pour lui, soit on était du côté du professeur Xavier, soit du côté de Magneto, y’avait pas d’entre deux, y’avait pas de je mets ma tête dans le sable en attendant que ça se passe. Impossible. Il fallait prendre position, assumer.

- Et vous, vous êtes qui ? C’était important de savoir à qui on s’adressait exactement. Il avait posé cette question avec un petit sourire innocent, puis il enchaîna, en prenant avant une grande inspiration. Il fallait vraiment qu’il discute de cette vision manichéenne du monde des sorciers. C’est quoi les nuances magiques ? Y’a quoi d’autre à part la magie noire et la magie blanche ? La grise ? Vraiment ? Je sais, c’est p’tet naïf de penser comme ça, mais j’vous suis pas. Vous par exemple, vous êtes au Ministère, vous êtes forcément une gentille, non ?
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