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[Habitation Secrète] The Reckless Home
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Noah Alniott
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Re: [Habitation Secrète] The Reckless Home

Message par : Noah Alniott, Mer 26 Fév - 17:55


Une très belle blonde aux yeux bleus-gris apparu dans l'encadrement de la porte. Son regard était neutre, et scrutait Noah de haut en bas, comme pour la jauger. La petite brune se décala légèrement afin de laisser entrer son invitée, et afficha un sourire de bonne hôtesse sur son visage. Tout devait bien se passer, il ne devait pas y avoir de dérapages. Et pourtant, Noah savait qu'avec une fille comme Maria, c'était jouer avec le feu que d'aborder les sujets qu'elle avait en tête.

-Bonjour Maria... J'espère que tu vas bien!

Noah laissa les politesses mourir dans l'air, et enchaina rapidement, afin que Maria ne se sente pas mal à l'aise.

-Je ne sais pas si Jendy t'as déjà parlé de moi. Noah Alniott. Mais moi j'avais entendu parler de toi. Du thé?

La jeune femme n'attendait pas vraiment de réponse et servit le liquide doré dans chacune des tasses, en tentant de ne pas mettre de gouttes sur les soucoupes. Bon sang, elle était serveuse dans un bar depuis des années, et là, elle se retrouvait en galère pour servir deux malheureuses tasses de thé.

Maria et Noah étaient à présent assises, l'une en face de l'autre autour de la table, un silence planait autour d'elles; Et ce n'était pas un silence gênant, c'était plutôt quelque chose de l'ordre du respect qui régnait dans la pièce. Elles étaient dans la maison de Jendy O'Hara, qui leur manquait sans nulle doute énormément, à toutes les deux. Alors elles se taisaient, comme si en faisant cela, elles pouvaient entendre le rire de Jendy résonner à travers les murs. Maria avait été auror, et avait travaillé dans la boutique d'accessoires de Magie Noire. Ex Serpentard. Voilà ce que Noah savait sur cette jeune femme. En plus de quelques mots que lui avait touché Phoebe, quelques pressentiments qu'il avait sur elle. C'est ce qui avait intrigué Noah, ce qui l'avait incité à prendre contact avec, afin de creuser dans les souvenirs, de comprendre qui elle était, qui était les mystérieuses amies de Jendy. Etaient-elles pareilles? Ou Maria, comme Noah, s'était vue cacher les secrets de l'ancienne Seigneur des Ténèbres?

-Maria, je ne sais pas si tu étais au courant, mais je vais te le dire, puisque maintenant de toute façon, c'est fini pour elle. Jendy aimait beaucoup la magie noire, trop, c'est un peu ça qui la détruite? Je le sais, je vivais avec elle, j'ai appris des choses que je n'aurai pas voulu savoir, surtout par les temps qui courent... Tu étais au courant aussi?

Et Noah plongea son regard dans celui de glace de Maria, afin de déceler le moindre battement de cils, la moindre information. Elle voulait savoir, tout savoir sur Jendy, ses ex-amis, la vie qu'elle avait mené, ce qu'elle lui avait caché. Tout savoir pour pouvoir se venger ensuite, de cette magie qui lui avait prit sa Jendy.
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Sloan Wentz
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Re: [Habitation Secrète] The Reckless Home

Message par : Sloan Wentz, Lun 3 Mar - 19:39


A peine Maria eût-elle signifié sa présence qu'on vînt lui ouvrir. Impassible, elle observa longuement la femme qui lui faisait face, cherchant à la cerner du mieux qu'elle le pouvait. Elle le faisait toujours lorsqu'elle se retrouvait à devoir côtoyer de parfaits inconnus. Elle décryptait leurs gestes et écoutait attentivement les moindres de leurs paroles sans trop le montrer, notait chaque changement d'intonation, chaque mouvement fait. Etudier le comportement de ses interlocuteurs lui avait toujours bien plus appris sur eux que ce qu'ils disaient. Mais cette fois, lorsqu'elle se retrouva face à cette personne qui semblait avoir tant compté pour Jendy, il y avait autre chose derrière la paranoïa habituelle. De la curiosité. Une lueur d'intérêt brillait dans les yeux froids de Maria alors qu'elle scrutait ceux d'un brun chaleureux de Noah.

Celle-ci brisa le silence qui s'était installé entre elles deux avec les politesses d'usage, puis lui proposa un thé. Maria aurait voulu lui répliquer que ça ne servait à rien de jouer la comédie avec les boissons et tout le tralala : C'était superficiel et inutile. Toutes deux savaient parfaitement que si elles s'étaient donné rendez-vous dans la maison de la défunte Serpentard, ce n'était pas pour papoter autour de petits gâteaux comme de vieilles amies ayant facilement passé la soixantaine l'auraient fait. Néanmoins, elle n'eût à vrai dire pas vraiment le temps de protester puisque Noah lui fourra d'office une tasse fumante entre les mains et l'invita à s'asseoir.

Au bout de quelques temps, la jolie brune débuta directement la conversation sur un sujet délicat : le goût prononcé de Jendy pour la magie noire. La blonde, surprise de voir que Noah avait renoncé à la comédie et avait directement plongé dans le vif du sujet contint avec difficulté une grimace. La magie noire était un sujet qu'elle détestait aborder depuis le décès de celle qui fût sa meilleure amie, c'était devenu parfaitement tabou pour elle, c'est pourquoi elle eût un pincement au coeur lorsque Noah se mît à en parler librement. Elle voulut nier savoir quelque chose de cette histoire, mais se ravisa finalement. Après tout, à quoi bon ? Mentir ne lui servirait strictement à rien, tout comme le fait d'ignorer son passé ne l'effacerait pas. Et puis, de toute façon, il y avait toujours cette imposante marque sur son avant-bras, soigneusement dissimulée derrière les manches de sa robe, qui la trahissait, prouvant qu'elle en savait bien plus qu'elle ne le prétendait. C'est pourquoi, sans hésitation aucune, elle répondit platement :

- Oh, oui, je le savais.

Aurait-elle haussé les épaules qu'elle n'aurait pas eu l'air plus désinvolte. Consciente cependant qu'elle se mettait plus ou moins en danger, Maria n'ajouta rien de plus.
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Noah Alniott
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Re: [Habitation Secrète] The Reckless Home

Message par : Noah Alniott, Mer 5 Mar - 10:12


Oh, oui, je le savais.

Une grimace de surprise presque impassible avait parcouru le visage de la jolie blonde, avant que celui-ci ne reprenne des traits désinvoltes, provocants, et qu'elle réponde. Et Noah ne savait pas si elle devait être heureuse ou furieuse de cette réponse. Heureuse de ne pas être la seule. Furieuse de voir qu'elles avaient été trop nombreuses à savoir pour Jendy, sans rien faire, par peur ou soumission. Et elles remettaient la faute sur l'amour, l'amitié, alors que dans le fond elles avaient juste été complètement impuissantes. Noah aurait du tout faire pour empêcher Jendy de progresser dans le noir, plutôt que de la laisser, de la quitter, lâchement. Mais Noah avait dans la tête que finalement, Maria avait peut-être été dans la même situation, dans la même progression délicate que son ex. Elle avait peut-être elle aussi été aux prises des forces du mal, prisonnière. Elle l'était peut-être toujours, à cet instant, et prête à lui sauter à la gorge si Noah allait trop loin. Mais la phénix voulait la vérité, voulait comprendre, réparer le passé. Alors elle était capable d'aller loin, très loin. 

-Alors t'es comme moi? Tu savais et t'as rien fait? T'arrives à dormir ? Parce qu'elle s'est pas suicidée pour rien, cette magie la poussée au bout, à bout de force. Je t'en veux pas, je m'en veux moi. De l'avoir quitté pour ça. Je veux comprendre, je veux que tu me dise ce que tu sais. Comment tu peux être au courant toi? Même moi elle me l'a caché pendant des années. 

Noah avait débité ces paroles d'une traite, les mains tremblants légèrement, et qu'elle cala entre ses deux jambes croisées sous la table pour ne pas que Maria s'en aperçoive. Et une question lui brûlait tellement les lèvres. Est-ce que Maria aussi était Mangemort? Avait été Mangemort? Avant d'être auror, après? Crispant sa main sur sa baguette, Noah murmura cette phrase, qui ne demandait qu'à sortir, sans qu'elle ne puisse la retenir. 

-Toi aussi ? Toi aussi tu l'as, la marque? 
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Re: [Habitation Secrète] The Reckless Home

Message par : Sloan Wentz, Jeu 6 Mar - 0:54


Une simple phrase pour une réaction si brusque. Cela fit sourire Maria. Noah avait le sang chaud, visiblement. Il suffisait qu'on la nargue un peu et elle démarrait au quart de tour. Cette conversation promettait d'être amusante...Et Maria comptait bien la tourner à son avantage. Les propos que tenaient la brune auraient du faire culpabiliser la blonde mais celle-ci ne ressentait pas une seule once de remords. Elle avait suffisamment donné en culpabilisant pour les autres, merci, mais non merci.

La jeune femme écouta patiemment son interlocutrice s'emporter, une moue narquoise déformant ses traits. Définitivement, elle avait bien fait de venir. Pour autant, elle ne comptait pas se laisser accuser -à raison certes, mais tout de même- de la sorte. C'est pourquoi, elle répondit d'une voix froide. Le ton employé n'était pas à proprement parler méchant, mais plutôt sec, il cachait une certaine menace : Noah s'aventurait sur des sentiers dangereux.

- Oui, j'arrive à dormir, merci de t'en inquiéter. Non parce que tu vois, Jendy n'était pas une gamine. Et quand bien même. Je la connais depuis Poudlard. Et je peux t'assurer qu'à l'époque elle avait déjà ce côté un peu fou et cet intérêt pour la Magie Noire. Tu n'aurais rien pu faire. Ça faisait partie d'elle, et c'était son choix, point. Sans vouloir t'offenser, tu n'étais pas sa mère pour être responsable de ses agissements de la sorte. Et puis, si tu veux mon avis, même sa mère n'aurait rien pu y faire de toute façon. C'est comme ça.

Evidemment que Noah avait raison. La magie noire avait probablement tué Jendy tout comme elle bouffait Maria. Mais celle-ci aurait préféré mourir plutôt que de l'avouer. Elle n'aimait pas qu'on critique ce(ux) qu'elle aimait. Quitte à se voiler la face.

La conversation dérivant vers sa propre personne, Maria se fît encore plus dure. La vérité, c'était qu'elle avait peur. Toutefois, elle tenta le tout pour le tout et ne le montra aucunement, préférant utiliser un sarcasme mordant :

- Mais dis-moi, imaginons que je sois réellement la personne que tu prétends. Tu ne penses pas te mettre en danger, là, par hasard ?

Pendant qu'elle parlait, la Serpent s'était un peu plus avancée dans son siège, se rapprochant de Noah jusqu'à la fixer dans les yeux.
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Re: [Habitation Secrète] The Reckless Home

Message par : Noah Alniott, Ven 7 Mar - 11:49


Maria répondit d'une voix sèche, des paroles qui rendaient Noah furieuse. Mais la phenix cachait bien ce sentiment, tentait de rester digne, droite, le regard fixe et la main discrètement posée sur sa baguette. Comment Maria pouvait-elle se sentir si distante de la mort de son ex-meilleure amie? C'était comme si elle ne s'était jamais posée de questions depuis l'accident, comme si elle avait accepté la réalité avec tranquillité et passivité. Noah ne comprenait pas cette fille, cette Maria. Elle aurait bien voulu lui répliquer qu'on pouvait toujours changer les choses, que le destin ça n'existait pas, le destin, c'était comme la divination, la matière la plus insensée que Poudlard enseignait. Mais elle n'eut le temps de trouver quelque chose de bien, quelque chose de fort à lui répondre que Maria, avec sarcasme et dureté, avancée sur sa chaise au point que Noah pouvait discerner chaque petit point gris dans ses iris froids, répliqua :

- Mais dis-moi, imaginons que je sois réellement la personne que tu prétends. Tu ne penses pas te mettre en danger, là, par hasard ?

Noah ne cilla pas, se crispa à peine sur sa chaise, tentant de réfléchir à toute vitesse. La soudaine agressivité de la blonde en disant long sur ses orientations, elle était sur la défensive à présent, bien qu'elle le masquait formidablement bien en essayant d'apeurer Noah. Ca marchait pas mal à vrai dire, parce qu'une femme comme ça, c'était intimidant, encore plus quand on s'imaginait le nombre de personnes qu'elle avait peut-être tué. Mais la phenix en avait vu, des cagoulés, et pour avoir côtoyée Jendy elle savait un peu comment agir, comment rester calme et aux aguets. Faire la conne, la simple, la vulnérable...

- Si. Mais je veux pas être méchante ou délatrice, je veux pas me battre. Je veux juste comprendre, pour pouvoir oublier, pour pouvoir dormir!

Noah ne rougissait pas à ce mensonge, qui n'était déjà qu'un semi-mensonge. Elle gardait le regard plongé dans celui de Maria, et son visage légèrement tendu simulait bien la peur. Le silence s'imposa, une nouvelle fois, et la petite brune en profita pour se détendre un peu sur sa chaise, reprendre un peu de distance avec Maria.

-Maria, j'ai vécu avec la chef des Mangemorts, sans jamais la dénoncer, je marche pas avec le gouvernement, je m'en fout des aurors, j'ai juste peur, comme des milliers de sorciers, quand je vois des gosses mourir dans le train pour Poudlard, ou des affiches de propagande de magie noire collées sur la porte de mon bar.

Jouer l'égoïste, la lache, ça plairait peut-être à cette fille..? Continuer dans ce rôle de propriétaire de bar qui a peur de perdre des clients à cause des attaques de Mangemort, continuer à jouer le rôle de la sorcière qui a peur pour sa vie parce qu'elle est née moldue. Faire la débile, et soutirer un maximum d'infos. Pour ensuite, pouvoir enfin sortir de sa passivité. Pour faire basculer les choses, changer le monde. C'était beau l'espoir. Ca donnait du courage surtout, pour pas partir en transplanant face à une possible mangemort, alors qu'elles étaient seules dans la maison de l'ancienne Seigneur des Ténèbres...
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Re: [Habitation Secrète] The Reckless Home

Message par : Sloan Wentz, Ven 7 Mar - 22:42


Le ton menaçant et la phrase provocante de Maria semblait avoir eu son petit effet sur Noah puisque ses traits s'étaient soudainement retrouvés métamorphosés par la peur. Une peur que la Serpentard jugea absurde lorsque la brune lui en expliqua les fondements. Comment pouvait-on ne serait-ce que songer à essayer de comprendre ce qu'il se passait en des temps comme ceux-ci ? Comment pouvait-on se laisser gagner par la peur et la curiosité ? C'était simple, si l'ont souhaitait s'en sortir, il fallait jeter ses doutes aux oubliettes et foncer, tout droit, dans le mur peut-être, mais foncer tout de même parce que c'était important. Vraiment. Et qu'on n'avait pas tellement le choix dans un sens. Il était aberrant de rester les bras ballants à pleurnicher pour les autres et à aller naïvement poser des questions aux autres pour tenter de déchiffrer leurs actions, d'autant plus que parfois, il n'y avait pas forcément de motif aux dites actions.

Et, en cet instant, avec ses traits tendus et ses répliques suintantes d'anxiété, Noah ne renvoyait aucune autre image à Maria que celle-ci. Celle d'une femme qui réfléchissait trop pour son propre bien. Elle se contredisait elle-même, s'embrouillait. "Je veux juste essayer de comprendre" et "pour oublier" étaient deux paradoxes. Quand on oublie, on oublie jusqu'au bout, on tourne la page, et on ferme les yeux plutôt que de vouloir s'obstiner à déchiffrer les faits. C'était bien plus simple comme ça.

N'importe quelle personne ayant un minimum de compassion aurait fait en sorte de rassurer Noah. Ce qui n'était, en réalité, pas le cas de Maria. La jeune femme se contenait de dévisager son interlocutrice sans la moindre trace d'empathie. Bien au contraire. Elle ne la comprenait pas. Du tout. Elle se décida finalement à parler au bout d'un long moment :

- Et ensuite ? Tu as peur. Tu me poses des questions. Je te réponds dans la mesure du possible. Et ensuite ? Ça te mènera où ? Nulle part. Ça ne sert à rien d'en parler, ça n'effacera pas les affiches et ni les meurtres. Tout comme je ne vois pas à quoi je te sers, ni ce que tu attends de moi. Ce n'est pas le fait de savoir si je suis Mangemort ou non qui te sauvera de tes peurs et cela ne ramènera pas Jendy non plus. Il y a certaines choses qu'il ne vaut mieux pas chercher à comprendre.

Maria avait parlé honnêtement, pour une fois. Et elle espérait sincèrement que Noah comprendrait le sens de ses propos. C'était chacun pour soit. Il était dangereux de se faire remarquer en s’immisçant dans les affaires des autres, et ce même en partant d'un bon sentiment.
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Noah Alniott
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Re: [Habitation Secrète] The Reckless Home

Message par : Noah Alniott, Dim 9 Mar - 15:40


HRP : Poste court bien assumé c'est mieux que long et bien chiant ?  :mm: 


Maria ne nia rien, n'affirma rien, restant dans un tel état de nonchalance et de réticence que cela en devenait presque de plus en plus suspect aux yeux de Noah. Balançant des paroles sèches, grinçantes à la jeune phénix, qui encaissa d'abord sans mot dire, pour garder du temps afin de réfléchir et de faire le point sur la façon de retourner les choses à son avantage. Elle savait les doutes qu'avait l'Ordre sur cette jeune femme, et plus elle observait son comportement, plus elle arrivait aisément à l'associer à des activités illégales de magie noire. Elle avait côtoyé des Mangemorts, en avait servi aux Chaudron Baveur, en avait combattu suffisamment pour savoir qu'ils étaient têtus, forts, et infatigables, et que les manières douces qu'elle utilisait depuis plusieurs minutes ne suffiraient pas. Il fallait tenter le gros coup de bluff. Et voir ce que cela donnait.

- Jendy m'a tout dit. Jendy m'a tout laissé, et avant de mourir elle m'a tout dit. Je sais tout sur ton identité Maria. Donc maintenant soit tu me donne les infos dont j'ai besoin, soit je te dénonce.

Noah se tenait bien droite sur sa chaise, prête à bondir, à se défendre en cas de "turbulences". Encore une fois elle avait changé d'attitude, elle n'avait plus ni un air de gentille hôtesse, ni celui d'une pauvre pouffy apeurée et égoïste. Cette fois elle était dure et menaçante, les yeux sombres et fixés sur Maria.
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Re: [Habitation Secrète] The Reckless Home

Message par : Sloan Wentz, Dim 9 Mar - 21:31


Oh, oh. On venait de passer à un niveau supérieur dans la conversation, et celui-ci était bien plus instable et dangereux qu'à l'accoutumée. En entendant Noah la menacer plus ou moins ouvertement avec cette voix froide et cette posture menaçante, à l'instar de cette qu'un tigre arborerait devant un zèbre blessé, Maria le comprit immédiatement et se demanda l'espace d'un tressaillement comment elle allait faire pour s'en sortir. Puis, elle pensa à ce que signifiaient les paroles de son interlocutrice, en dehors du danger qui émanait d'elles. Et à la peur se mélangea un sentiment soudain, désagréable qu'elle n'était pas sûre de pouvoir supporter sur long terme : de la peine. Et de la rage, aussi. Si bien qu'elle ne savait pas finalement si c'était l'anxiété, la colère ou bien la douleur qui dominait. Dans tous les cas, les trois étaient dus à une seule et même chose : Jendy l'avait trahie. Tout comme Maria l'avait trahie à Poudlard. (Trahison, disgrâce ♪) Elle étaient quitte, d'une certaine façon. Mais comment avait-elle pu faire ça, tout de même ?! Par esprit de vengeance, probablement ? La blonde avait mal. Tellement. Mais elle n'en voulait pas à celle qui fut sa meilleure amie. Elle la comprenait. Elle était même fière d'elle. C'était le meilleur coup de grâce qui soit, le mieux organisé, le plus honteux. C'était un acte digne de leur amitié tumultueuse.

Enfin, c'était bien beau tout cela, mais Maria était en très mauvaise posture et elle ne pouvait plus se permettre de la jouer insouciante. Les enjeux étaient trop gros. Alors la jeune femme décida de coopérer. Un peu. Et si jamais les questions de Noah devenaient trop désagréables et gênantes pour la conscience si maigre de la blonde, celle-ci pourrait toujours esquiver. Et, au pire des cas, attaquer. Elle connaissait pas mal de sortilèges d'attaque, avec un peu de chance, elle aurait le temps de s'enfuir loin de cette folle-dingue d'Alniott. Ce n'était sûrement pas une solution digne de ce nom mais ça avait cependant l'avantage d'être rassurant. Pas beaucoup -après tout, la louve n'était pas idiote non plus-, mais suffisamment pour qu'elle puise le courage de redresser la tête et de fixer la personne en face d'elle, hautaine. Même en situation d'infériorité, elle ne perdait pas une miette de son orgueil indestructible.

- Qu'est-ce que tu veux savoir ? répliqua-t-elle plus sèchement qu'elle ne l'aurait voulu.

Elle aurait du avoir l'air penaude, presque dépitée de s'être fait avoir. C'était le cas au fond. Mais la colère avait pris le dessus, l'empêchant de quitter cette attitude méprisante. C'était petit et cela la mettait hors d'elle, à tel point qu'elle ne savait même pas comment elle parvenait à conserver ce masque froid tandis qu'intérieurement, elle bouillonnait et semblait prête à imploser comme un volcan en ébullition qui déverserait sa haine liquide sur le monde.
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Noah Alniott
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Re: [Habitation Secrète] The Reckless Home

Message par : Noah Alniott, Mer 19 Mar - 18:56


Le reflet de la colère passa dans les yeux clairs de Maria, furtivement, avant que ceux-ci ne redevienne presque vidés de toute émotion, comme opaques, comme une vitre renvoyant un simple et pale reflet. Mais Noah savait qu'elle avait touché un point sensible, et en effet, peu après, la jolie blonde sembla battre en retraite, lâchant un "qu'est ce que tu veux savoir" d'un ton particulièrement sec qui témoignait de sa rage, ou de sa peur...

Noah la scruta un instant, réalisant qu'elle était face à une mangemorte, face à ce qu'elle combattait depuis des mois, sans qu'il n'y ait le moindre combat... Elle parlait avec une mangemorte, en prenant le thé, presque calmement... Ou bien Maria avait elle quittée son ordre ce qui expliquait qu'elle ne lui ait encore sauté à la gorge... Noah était dans une incertitude totale qu'elle ne pouvait montrer puisque Jendy était sensée lui avoir tout dit. Son cœur battait à tout rompre à présent qu'elle réalisait le danger. Elle aurait dû venir avec d'autres phénix, pour monter la garde au moins... Mais Abygael avait tant confiance en Maria, Phoebe était le seul à vraiment la soupçonner, si bien que l'ordre c'était dit qu'il n'était pas si dangereux de l'envoyer seule, et surtout plus cohérent...
Noah pensa une dernière fois à comment aborder la question, aux nombreux risques qu'elle prenait. Et se lança.

- L'endroit de l'une de vos piaules... J'ai des affaires de Jendy que je dois absolument récupérer. Absolument...

Inventa Noah avant d'ajouter, avec une assurance digne des plus beaux mensonges:

J'tassure que c'est pas pour la filer aux aurors. J'ai pas dénoncé Jen' pendant tout ce temps, j'aurai aucun intérêt à le faire maintenant! Je dois juste récupérer ... Certaines choses qu'elle n'a malheureusement pas eut le temps de me rendre. Donnes moi l'adresse de votre piaule s'il te plait! J'y vais discrètement, je prend mes affaires, et je me casse vite fait bien fait. Personne ne saura rien.

Noah soutînt le regard de Maria, sentant une forte nausée la gagner à l'idée de parler ainsi de Jendy, de se servir ainsi de son ex', dans sa demeure... Mais l'Ordre était à présent d'une importance énorme dans sa vie, elle pouvait faire presque n'importe quoi pour lui, pour les phénix, et pour leurs idéaux... Et elle savait que si Maria lui donnait cette adresse, cela lui demanderait par la suite des sacrifices...
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Charli Proulx
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Re: [Habitation Secrète] The Reckless Home

Message par : Charli Proulx, Mer 1 Oct - 20:05


______________________________


Voici l'habitation de l'Ordre du Phénix.

Ils peuvent poster dès à présent.

______________________________
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Mangemort 87
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Re: [Habitation Secrète] The Reckless Home

Message par : Mangemort 87, Dim 15 Jan - 7:09


_quand t’inaugures la pioutisation d’une habitation_

Oh tu ne fus déçue
Ton appel fut entendu
Et bientôt accourut
La captive disparue

Enfin tu ne l’identifias pas immédiatement telle qu’elle
Au début tu n’y vis qu’un masque blanc
Mais il y avait cette chevelure de neige
Tu ne connaissais que deux femmes 
Avec des cheveux pareils
Elenna et la femme retenue à Dark Red House

! Mal
Mal détenue
Pardon 67 si tu vous as déçus
Si tu nous as trompés
Tu ne voulais pas
C’était précisément pourquoi
Tu opposais à la nuit ta fureur
Et leur vent de terreur
Et leurs cris et leurs pleurs

Dans une grâce macabre
Danse ton coeur de glace

Ce fut sa douleur contre sa résistance
Ta chair contre les flammes des débris
Son éclair contre ta parade
Tes racines contre ses jambes
Ce fut ses mots contre ton ego

< pourquoi refusais-tu d’admettre
les faiblesses corporelles
peut-être fallait-il encore réduire
le quotient de points du Physique
tant cette enveloppe se faisait la malle <

(oh reviens mon fantôme
reviens m’entourer de ce bras
ne laisse le lit si vide
si vide de moi
car alors il me faut
affronter la disgrâce
de la dissolution sur place
de la fumée écarlate)


non non non
tu étais plus forte que ses mots
tu rageais contre sa sournoiserie
elle parlait
elle parlait comme quelqu’un qui savait
plus qu’elle ne devrait
où était-ce une impression
non
non
ce n’était pas possible
(things just don’t add up)


alors tu t’abandonnas à son invitation
succombas à sa provocation
il n’y avait de boue mais c’était tout comme
*toucha toucha touch me

et de corps à corpses
votre bal accélérait
la frénésie de vos souffles
dans les coups de genoux de couteaux
dans les coups de poings de chance

ses lames s’aiguisaient contre ton corps
le couteau se limait contre le cuir
l’âme s’affutait d’une nuée de trous

oh toi
toi tu n’étais un luckster
les racines que tu avais plus tôt esquissé
échappaient à présent à ton contrôle
la magie s’enfuyait
coulait vipère ! loin de tes sombres mains
t’abandonnant sans crayon
assez affûté pour tes sombres desseins

tu essayais pourtant
de résister
d’abattre contre ses côtes tes petits poings rageurs
tu aurais peut-être dû t’entraîner à la Rocky
contre les cadavres de l’abattoir
peut-être alors aurais-tu eu la force
de rivaliser avec ton assaillante
mais loin était morte 1976

et tes tempes tanguaient sous ses mains
et la vie dansait sans demain

gourmande tu l’avais été
mais une fois de plus tu t’étais surestimée
tu aurais du appeler 67
bientôt
bientôt tu lui donnerais raison
bientôt il verrait combien tu étais morte
des-habitée par l’accouchement
non
non
c’était pire que ça
il ne fallait attendre tant
dés-habitée
tu l'étais déjà
tu n'avais jamais été autre chose

You're three dear, sweet, dead men!
You're three sweet, dead men!
You're three dead men!
You're dead men!
You're dead!
dead!
- d
a
e
d

Tu ne l’entendais plus
ni l’appel ni la rage

< you can blame me you can even be sorry
ni le crac qui vous matérialisait ailleurs
rien

quand tu ouvris les yeux
une odeur de frais
étranger
t’écharpas les narines
la tête te tournait
tout sonnait
tu la dodelinas lentement à gauche

entre tes paupières faiblardes
entre le jeu flou de tes cils
s’esquissait un espace large
à chaque battement
une information supplémentaire
un parquet
et là
là un pied
de chaise
ou de gens
tu savais pas
ça roulait
et tu étais la seule responsable

< i’m the one who cheat on me


on t'a dit un jour
que la vengeance est un plan qui se mange froid
oh tu sentais venir
l'ice ice babe
qui t'attendait
et pour quelques instants
tu voulais juste
prétendre être endormie

pourtant ta respiration avait changé
et ce signe alerterait sans doute
comme en miroir
la captive
pardon
la gardienne
bientôt tortionnaire
après tout comment y échapper
- c'était toi la nouvelle prisonnière

What goes around, goes around, goes around
Comes all the way back around

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Elenna Benson
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Re: [Habitation Secrète] The Reckless Home

Message par : Elenna Benson, Mar 17 Jan - 2:35


La de MM87 accordé.


La vengeance amène parfois bien des surprises... (2)


J
’avais rêvé de cette vengeance un bon nombre de fois. Je m’étais imaginée, tortionnaire à mon tour, face à une ennemie désarmée et entre mes mains le plein pouvoir. C’était mon tour, à moi de faire souffrir, à moi de laisser place à la démence et ses idées malsaines. Cette fois-ci, Bianca laisserait place à la noirceur, j’allais revêtir le costume des mages noirs le temps d’une soirée, le temps de faire comprendre à cette femme combien elle et son copain m’avaient détruite. Chaque jour, je me battais pour anéantir les personnes qui agissaient ainsi et voilà que j’allais devenir mon propre ennemi. Mais la tentation était trop forte et mon cœur était guidé par la rage, annihilant ce que ma raison pouvait bien me souffler. Par Merlin, je savais combien plus tard je regretterais mais aujourd’hui, j’en avais besoin. Mon être tout entier me criait d’infliger des blessures sur chaque parcelle de corps de la femme en noire. Ce qui m’avait poussé à demander à mes alliés de ne pas la tuer ou la blesser avait disparu, mes plus noires pensées prenant sa place. Vous connaissez l’histoire du petit démon sur l’épaule droite et du petit ange sur l’épaule gauche ? C’était exactement cela. Sauf que mon séraphin ne parlait plus, sa bouche s’ouvrait mais aucun son n’en sortait, ou du moins je ne l’entendais pas, je ne l’écoutais pas. Il n’y avait que cette figure maudite qui criait les pires atrocités du monde, sautillant de joie sur mon épaule droite.

J’avais embarqué mon trophée avec moi, sans y faire réellement attention. Mon masque bien fixé sur mon visage qui était redevenu parfait, je n’accordais pas même un regard à mon précieux fardeau, la traînant sur le plancher malgré ses plaintes et ses injures cachées. Tu étais frustrée ma petite ? Hé moi donc. Il me tardait de commencer, il me tardait de lui faire comprendre les souffrances qui avaient été miennes. Les rôles étaient inversés, elle devenait la proie et moi le prédateur. J’avais embarqué sa baguette magique et l’avait dissimulé dans l’une de mes poches extensibles sans qu’elle s’en aperçoive. Je ne voulais pas qu’elle puisse m’attaquer, qu’elle soit sans défense comme je l’avais été, mais le bout de bois pouvait toujours m’être utile sait-on jamais…

L’endroit n’avait pas changé. J’y étais venue une ou deux fois, rarement. Mais le lieu était plein de bons souvenirs. Je m’en voulais un peu d’avoir emmené la mage noire ici mais c’était plus sûr. J’étais certaine que personne ne viendrait me chercher ici, que personne ne me dérangerait. J’avais le besoin et l’envie de faire cela toute seule, sans mes alliés, sans mes amis. Ils auraient compris, ils m’auraient laissé faire, mais jusqu’où ? Lors de son départ, Noah avait légué cette maison à l’Ordre du Phénix. Nous y venions rarement, jamais même, occupant principalement le Quartier Général. Pourtant, c’était une bonne planque et aujourd’hui, c’était MA bonne planque. Rien n’avait changé si ce n’est la poussière en plus qui recouvrait les meubles et le sol. Chaque souvenir, chaque bibelot qui pouvait donner des indices sur l’endroit ou sur les personnes qui avaient vécu ici, avait été retiré. Le mobilier avait été recouvert de draps blancs. Rapidement, je jetais quelques sortilèges de plus que ceux qui avaient été mis en place, histoire que nous ne puissions être retrouvées. L’heure était venue.

Là, au milieu de la pièce, gisait celle qui avait contribué à mon enfer. Savait-elle ? Avait-elle déjà expérimenté les tortures qu’elle avait fait subir à ceux sans défense ? Il était temps pour la fille de cuir de comprendre la douleur qu’elle avait infligé. Elle devenait la captive, je devenais la tortionnaire. Je restais tapie dans l’ombre, la regardant comme si j’allais tout simplement la dévorer. Pathétique comme je l’avais été, faible comme je m’étais sentie, fragile comme ils m’avaient forcé à l’être. Son visage fixait le sol comme si elle espérait qu’il lui vienne en aide. Mais personne ne viendrait, tout cela se jouait entre elle et moi. J'allais déverser ma rage sans plus attendre. Ma baguette pointée sur le corps au sol, je lançais un Ango Nubes comme elle avait tant aimé le faire, la privant d'oxygène quelques secondes, minutes, assez pour avoir l'impression de mourir. J’avais des flashbacks, je revivais les instants passés à ses côtés ainsi qu’à ceux du colosse. Un Diffindo donna à mon bout de bois l'impression d'être une fine lame, entaillant la clavicule de l'adepte de magie noire et un second pour déchirer sa cuisse gauche. Je savourais sa sa souffrance, je savais ce qu'elle vivait là de suite. J'adorais l'odeur de son sang. Oui, j'étais en mode psychopathe mais je le vivais plutôt bien pour l'instant. Pourquoi n’avais-je pas laissé mes alliés la démolir, la mettre plus bas que terre ? Sa respiration était plus forte, saccadée, elle haletait comme pour pallier à une souffrance que seule elle pouvait ressentir. Voilà pour j’avais pris cette décision, parce que malgré toutes les apparences qu’elle laissait entrevoir, elle cachait un lourd secret.

" Finite Incantatem… "

Je m’étais avancée de quelques pas et j’avais pointé ma baguette magique sur la mage noire, sur sa silhouette bien trop mince, sur son ventre bien trop plat. Rapidement, les masques furent levés et la tenue de cuir s’étira, laissant apparaître un abdomen rebondi à souhait. La vie était en train de naître dans les entrailles de ce monstre et à croire qu’elle venait d’arriver à son terme. Elle essayait de s’échapper, maintenant. Je restais là, debout devant ma prisonnière, me rappelant soudainement pourquoi je l’avais laissé vivre. A vrai dire, ce n’était pas son existence que j’avais autorisé à continuer, mais celle de l’enfant qu’elle portait. Elle se tordait presque de douleur sur le sol, respirant bien trop rapidement, son cœur battant la chamade. La Mangemorte aurait pu mentir, jouer l’actrice de films moldus, mais mes sens lupins savaient qu’il ne s’agissait pas là d’une ruse, c’était réellement en train de se produire. Je sentais l’odeur du sang, l’odeur d’une autre personne au creux du ventre maudit. Pendant plusieurs minutes, de longues minutes, je ne bougeais pas, figée devant un tel spectacle, devant la décision que j’allais devoir prendre une fois de plus. J’entendais ses maux, j’écoutais sa souffrance alors que j’admirais seulement. A vrai dire, je n’étais pas en pleine adoration, j’étais tout simplement incapable d’esquisser un mouvement, paralysée par les doutes, par la peur, encore.

Depuis de nombreuses années, j’avais appris à garder mon calme, à reprendre mes esprits alors je secouais légèrement la tête de droite à gauche, remuant le bout de mon nez comme par habitude et m’accroupissais en soupirant. Ma vengeance allait devoir attendre. Ce petit bout n’était pas responsable des horreurs commises par sa mère et je ne pouvais les regarder mourir tous les deux, je n’étais pas avide de tant de violences. Je relevais le menton de la mage noir dans mes mains, le regard dur et la mâchoire serrée, je soufflais entre mes dents.

" Je n’ai pas besoin de te dire ce qu’il se passe, je pense… C’est l’heure et… Je lâchais un flot d’injure dans ma barbe inexistante avant de continuer… Je vais t’aider. "

D’un coup de baguette magique rapide, je fis apparaître une bassine d’eau chaude et de grandes serviettes. J’avais déjà fait cela ? Non, certainement pas. Je ne savais même pas de quel ventre je venais, comment pouvais-je m’être renseignée sur le sujet ? Je soupirais encore, agacée par ma bonté, par ce cœur qui tambourinait dans ma poitrine. Après tout, peut-être que je n’arriverais à rien et que j’aurai ma vengeance… et la mort d’un innocent sur la conscience.

" Je vais t’aider mais je ne pourrais rien faire tant que tu garderas cette tenue. Il va falloir que tu abandonnes tes idéologies et ton identité si tu veux qu’il vive mais je ne te laisserais pas partir quoi que tu décides… "

Son sort était entre ses mains, puis peut-être entre les miennes selon son choix.
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Re: [Habitation Secrète] The Reckless Home

Message par : Mangemort 87, Dim 29 Jan - 3:19


I'm a foolish, fragile spine
I want all that is not mine

Il est venu le temps des cathédrales
Renversées
L’heure de voir les planètes
Alignées
La justice rendue contre les crimes
Masqués

Tu sens pleuvoir une pluie de feu
depuis tes entrailles
Pour une fois elle ne porte la couleur
si familière
de ta rage mortifère
non sa seule teinte
est la crainte
tu sais que tu peux lutter
tant que tu veux
la contrainte tombera bientôt
le tant que tu peux

tu aurais du dire à 67
ce qu’il t’arrivait
plutôt que laisser par ci par là
des indices de ta mort programmée
une petite voix soufflait -enfin s’il s’était renseigné
jusqu’au Quidditch tu ne cachais ta grossesse
il aurait pu voir
savoir
t’aider-

l’autre savait
que tu avais férocement dissimulé
tous les indices de ta faiblesse
dans les sorts et les potions
dans les objets et les jurons
dans les emplois du temps inhumains
qui pouvait deviner
que le chat ne faisait que se mordre la queue
que le chat s’empoisonnait tout seul ?

oh
il y en avait un
39 avait su
39 avait vu
quand tu avais voulu lui expliquer
cette vie qui croissait en toi
ça l’avait dégoûté
il t’avait rejetée
avec ces choix et ces refus
tu t’étais finalement tue
et par ton arrogance incapable
ton inabilité à demander de l’aide

tu t’étais coupé le ventre au couteau
tu avais déchiqueté sa vie
tu t’étais tuée toute seule

crainte et désespoir s’entremêlaient
tu savais que ce soir demain
et pour la décennie à venir
elle ne parviendrait à te faire parler

tu avais accepté
que ce soir
vous mourriez
tous les deux

tu le savais enfin
tu avais choisi ton camp
il était le leur
parce que le sauver lui c’était te sauver toi
et te sauver toi c’était le tuer lui

oui
le plus sage
était de crever enfin
de laisser d’autres écrire demain

aussi tu ne donnerais pas un nom
ça
jamais

tu sentis son plaisir palpable
quand son bois vint frotter ta clavicule
l’entamer d’un Diffindo
râper contre l’os
la chair, fragile, déversait déjà son flot sanguin
bientôt elle s’aventurait contre l’intérieur de tes cuisses
tailladait aussi
il semblerait que les zones érogènes soient aussi
plus sensibles à la douleur
car si tu avais seulement grimacé
quand elle t’avait touché plus haut
cette fois tes cuisses se tordaient
essayaient de se resserrer
pour couper l’accès de sa baguette
pour empêcher qu’elle coupe encore

intéressant de voir
combien la satisfaction que pouvait te procurer
quelques fois
l’auto-mutilation
disparaissait entre les mains des autres
la même pratique n’était plus
« ce que je suis capable d’écrire
de changer
de contrôler »

c’était sa domination
c’était sa fureur
c’était ta douleur


à un moment pourtant
il fut de plus en plus malaisé de déterminer
l’origine de celle-ci
si c’était dans le nuage qui bloquait ta respiration
dans les plaies ouvertes que pénétraient ta sueur salée
ou si les prémisses de spasmes qui te retournaient
avaient un autre sens
pas maintenant
pas maintenant

i can’t fight you both
let me die first
she might find some kind of access
to use my dead body to give birth


un sort s’attaque cette fois
non à ton cuir mais à ses capacités
bientôt les illusions se font fumée
et te laissent face à elle
mise à nue émotionnelle
maintenant
elle sait
elle sait ce qu’il en est

see i’m sure my dead version
will be more capable than i am


pourtant tu n’as pas la force de penser à elle
tu ne fais qu’avoir mal
t’es douée pour avoir mal
peut-être plus que pour aucune fonction humaine
tu te rappelles des griffures que tu t’imposais
jusqu’au sang
et des jeux de couteau
et des brûlures à répétition
tu te rappelles des auto-suffocations
quoique non
la douleur aux autres t’étais bonne aussi
moins que ton maître mais tout de même
en fait
la seule à avoir su capter ton essence
était anthéa
le jour où elle t’avait identifiée
comme aussi destructrice
qu’auto-destructrice

In the darkness I will meet my creators
And they will all agree, that I'm a suffocator

plusieurs minutes encore
tu te retournas contre le parquet froid
c’était l’effet d’un de ses sorts
informulés
ça pouvait pas être ça
pas maintenant
t’avais du mal avec le temps
une légère tendance
aux 9h de retard sur le monde réel
mais ça ne pouvait être à ce point
changez moi cette timeline
j’en veux pas

ses mots disaient une histoire contraire
ses mots disaient que l’enfant allait naître
ses mots mentaient
mentaient
mentaient
ses mots avaient un goût mentholé
si frais qu’on avait envie d’y croire
ce sera beau des moeurs si propres
mais non
personne n’aidait à accoucher
la tortionnaire enfin capturée

for i was born to give death
maybe i should die to give birth


elle continuait
ton identité contre sa vie
et la promesse de te garder aussi
ce n’était pas pour cette fin que tu t’étais engagée
mais si elle pouvait sauver l’enfant
si
-non

tu connaissais les Hommes
tu savais ce qu’ils faisaient
elle allait te faire accoucher
et ensuite
ensuite utiliser la vie de l’enfant
contre l’identité des tiens
contre vos projets
elle était comme eux
une marchante d’idées
accoucher c’était le tuer
ou les tuer
accoucher quoiqu’il en soit
était ne laisser que la mort sortir de ton placenta

87
ton ventre
est la boîte de Pandore
n’apprécies-tu pas l’ironie ?

me semble que t’as ri
à cette pensée

-je veux pas de ton aide
-je sais ce que t’as en tête
-tu l’auras pas


quand on a tout perdu
on ne croit plus
les âmes porteuses d’espoir
on refuse de voir
les lueurs dans le noir
on ferme les portes
et se tue tout seul
sans faire de bruit


bassines et serviettes arrivaient tu crois
et ton coeur palpitait trop fort pour réfléchir
t’avais presque envie de lui dire
« à moins que tu me donnes quelque garantie
que tu ne feras jamais de mal à l’enfant »

mais il n’y avait personne pour vous enchainer
ses mots seraient toujours aussi mentholés
elle allait vous tuer
tous
et ça
tu le laisserais pas arriver
tu te recroquevillas
en position foetale
murmurant inaudible
P
runruna
runrunrunrunr
runrunrunrunrunrund
runrunrunruno
runrunn

pour la première fois depuis longtemps
la douleur ne pouvait être contenue
face à ton choix impossible
tu t’effondrais

when my soul is broken
i don't grieve
i shatter
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Elenna Benson
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Re: [Habitation Secrète] The Reckless Home

Message par : Elenna Benson, Mar 2 Mai - 19:09




J
’avais l’air confiante, j’avais préparé mes petites affaires, j’étais prête à intervenir. Pourtant, au fond de moi, je me concentrais pour ne pas céder à la panique. J’en voulais à cette femme, peut-être plus qu’à n’importe qui d’autre, je voulais voir la couleur de ses veines, goûter le sang qui faisait vivre cet être. Avait-il un parfum différent du mien ? Est-ce que la noirceur l’avait fait pourrir jusqu’au plus profond de ses entrailles ? Serait-il de la couleur de la nuit la plus sombre de l’année ? Ce qui était sûr, c’est que je n’y verrais pas d’étoile, pas de lumière, pas de soupçons d’espoir. J’étais persuadée que pour elle, il était trop tard. L’obscurité l’avait totalement submergé et s’il restait une chance de la sauver, elle avait disparu lorsqu’elle m’avait brisé en plusieurs milliers de morceaux. Dans cette combinaison provocante, je ne voyais que le diable en personne, déguisé en une femme aguichante et tentatrice. Si j’avais vécu dans une autre vie, j’aurais pu regarder ce succube, j’aurai pu succomber. Peut-être même l’avais-je déjà fait il y a quelques années ? Derrière ces masques ténébreux pouvaient se cacher n’importe qui, un fidèle ami, un membre de la famille, un premier amour…

L’avantage, c’est que j’étais sûre et certaine que l’homme qui partageait ma vie n’était pas l’un d’eux et encore moins July. Ils étaient les deux êtres les plus purs qu’il m’avait été donné de rencontrer. Il m’arrivait même de me sentir sale à leur côté, surtout depuis quelques semaines. J’avais évité les miroirs jour et nuit, je ne pouvais plus me voir sans me haïr. Mais le plus difficile, c’était leurs regards, leur compassion, leurs attentions envers moi. Ne voyaient-ils pas ? N’avaient-ils pas vu à quel point j’étais devenue le monstre que certains disaient que j’étais les soirs de pleine lune ? Pourtant, leur amour continuait de m’encercler comme un doux cocon, leurs mots doux pensaient mes plaies, leur affection comblait le vide qui s’était créé en moi. J’étais entourée de gens bien, l’Ordre du Phénix et ses membres avaient été là pour moi, Laurae m’avait aidé sans réellement s’en rendre compte. Mais derrière ce sourire qui renaissait sur mon visage, la culpabilité n’était jamais bien loin. C’était à cause d’elle, à cause de cette femme. Et voilà que je lui offrais mon aide. Etais-je débile à ce point ? Je serrai les dents, lui offrant ses options, m’insultant mentalement.

J’arrivais à sentir sa douleur, l’odeur du sang qui me chatouillait les narines, les courbes de son ventre qui tiraillaient tout son être. J’entendais ce cœur qui battait la chamade dans sa souffrance, je parvenais même à capter un second tempo. Boum boum… Boum boum… C’était si faible, mais pas pour tes sens lupins. Le petit cœur tambourinait à vive allure, je le savais, je l’écoutais. Les quelques ratés qu’il y eut dans le rythme me rappelèrent qu’il était temps, je parvenais même à entendre un écho de ce battement, comme s’il ne cessait de me rappeler qu’il y avait une vie dans ce ventre. D’un coup, je me sentis pris d’un vertige. Voilà que c’était moi qui faisait preuve de faiblesse alors que j’étais en position de force. Je m’adossais contre le mur, inspirant, expirant. Dans ma tête, les pulsations des cœurs résonnaient encore et toujours, beaucoup trop vite, me forçant à faire dans l’urgence. Le corps se tordait sous la douleur et les lèvres à peine entrouvertes laissèrent échapper quelques mots.

" Non. "

Ce fut tout, ce fut rien. Comme le début d’une histoire ou la fin. Comme un point final pour clore le chapitre, comme pour tourner la page blanche. Un petit mot, un seul petit mot qui venait de décider de son avenir et de celui de son enfant. La mage noire signait un arrêt de mort par trois lettres, rien de plus. Préférait-elle réellement cette obscurité à la vie du fruit de ses entrailles ? Choisissait-elle réellement ses idéologies à sa famille ? Une fois de plus, j’étais pétrifiée, ma bouche légèrement entrouverte alors que seul une douce respiration s’en échappait. Je n’arrivais pas à comprendre. Le pouvais-je seulement ? J’avais mal, mal au cœur pour ce bébé, mal au cœur pour l’abandon qu’elle lui promettait en un mot, la vie qu’elle lui retirait sans même qu’elle n’est commencée. Je souffrais parce que j’avais l’impression de connaître tout cela, sans réellement m’en souvenir. J’avais grandi seule, je m’étais forgée seule. Mais j’avais eu la chance de pouvoir respirer, courir, pleurer et rire. J’avais été seule mais en vie.

" Je veux pas de ton aide.
Je sais ce que t’as en tête.
Tu l’auras pas.
"

Mon incompréhension retomba aussitôt, laissant place à une rage certaine. Que savait-elle ? Comment pouvait-elle oser prétendre ce qui se tramait dans ma tête ? Et même si c’était le cas, je ne vivais pas que guider par mon cerveau, j’avais un cœur, des émotions, des sentiments, choses qu’elle ne semblait connaître pour oublier un facteur aussi important que celui-là. Ma mâchoire se contractait et je serrais ma main autour de ma baguette, laissant échapper un grognement de rage avant d’asséner un coup de poing dans l’un des murs qui m’avait soutenu quelques secondes plus tôt. Mes muscles tremblaient, répondant à une colère qui me bouffait de l’intérieur depuis plusieurs semaines, ma main ensanglantée ne m’inquiétait pas, ma haine prenant le dessus sur toutes les autres émotions. Depuis longtemps, je contrôlais la bête en moi et pourtant, j’avais aujourd’hui envie de lui laisser champ libre, de lui offrir mon esprit le temps d’en finir. D’un pas rapide, je me rapprochais de nouveau de la proie prête à mettre bas, me mettant à genoux près d’elle. J’empoignais son menton, la forçant à me regarder, à sonder ses perles grises qu’étaient mes yeux et je murmurais dangereusement.

" Ecoute-moi bien, tu ne sais rien, rien du tout. Et encore moins ce qu’il se passe dans ma tête. Regarde ce que tu as fait de moi, regarde à quel point je suis détruite par ta faute. Mais je suis là, moi et moi seule, personne d’autre. Est-ce qu’un de tes petits copains t’aideraient ? Est-ce qu’ils auraient l’audace d’abandonner leur folie juste le temps de te sauver, toi et ton bébé ? Je pourrais te tuer, en une seconde, tellement rapidement que tu ne sentirais rien crois-moi. Mais tu ne sais pas ce qui se passe dans ma tête et encore moins dans mon cœur. "

Je relâchais son visage, rejetant presque sa tête en arrière pour qu’elle heurte le plancher.  De nouveau sur mes pieds, je fis les cents pas dans la pièce, essayant de me calmer un tant soit peu. Je marmonnais, menant un combat avec moi-même alors que la masquée continuait de s’essouffler au sol. Je repris la parole, comme si je me parlais à moi-même, comme si je lui parlais à elle.

" Ta perception du monde est pourrie par les idées des mages noirs. Crois-tu réellement que ce monde mérite tant de souffrance ? Que vous avez besoin de tuer et de massacrer pour vous faire comprendre ? Les gens sont bienveillants et si chacun a sa propre opinion de notre façon de vivre, cela ne nous oblige pas à nous entretuer. Tu entends ce que je dis ? Nous sommes BONS ! "

J’avais crié le dernier mot sans m’en rendre réellement compte. Je voulais qu’elle comprenne, qu’elle accepte mon aide, j’avais besoin de l’aider malgré tout ce qu’elle m’avait fait subir avec son collègue. Mais mon attitude n’aurait-elle pas l’effet inverse ? Je la pressais, la forçait presque. Que voyait-elle en moi à l’instant présent ? Son reflet ou une fille désespérée ? J’appuyais mon front contre le mur froid, me calmant enfin et laissant échapper mes derniers mots dans un souffle.

" Laisse-moi t’aider et je te promets en retour que je ne toucherais jamais à ton enfant. Si nous n’étions pas seules, je t’aurais prouvé mon honnêteté par un Serment Inviolable mais as-tu seulement confiance en quelqu’un ? Ne serait-ce qu’en toi ? "

J’attendais quelques secondes, laissant planer un silence de mort sur la pièce, réfléchissant à toutes nos possibilités. Nous étions deux dans cette histoire, trois même. Je quittais de nouveau mon appui pour la rejoindre, m’accroupissant encore près d’elle.

" Je sais que tu n’accepteras pas de retirer ce masque sans compromis de ma part. Enlève ce masque et j’enlèverai le mien. Aujourd’hui, je te promets de ne pas dévoiler ce visage que tu caches et celui de ton enfant si tu ne fais pas de même. Mais si un jour tu me trahis, si un jour tu parles de ce jour à quelqu’un d’autre que moi, je te retrouverais et j’achèverais l’œuvre que tu as fait de moi… Donne une chance à ton enfant de vivre, de goûter aux plaisirs de la vie, de choisir la voie qu’il voudra suivre… "

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Re: [Habitation Secrète] The Reckless Home

Message par : Mangemort 87, Lun 22 Mai - 0:24


elle te regarde
sans comprendre
et quand le sens se fait
la rage prend le relai
c’est dans les crispations les contractions les dents qui menacent de claquer de cracher ta chair après l’avoir ingurgitée
un instant tu vois transparaître le chien enragé qui veut juste te retourner la peau te faire saigner te ronger jusqu’à l’os
qui ne peut te pardonner de penser différemment de lui
et ce chien confirme ce que tu pensais c’est une psychopathe une manipulatrice elle fait semblant de souhaiter ton bien et utilisera l’enfant pour te faire parler
avant de vous tuer tous deux elle est comme les autres
elle est humaine
elle est monstrueuse

(une contraction, violente)


elle bloque ta mâchoire
comme tu le lui avais fait
il y a peu
les rôles sont inversés mais elle n’est satisfaite
tu es trop lente à te soumettre
oh, elle il avait fallu la percer au sein pour qu’elle l’ouvre
elle trouvera bien tes boutons mais ce sera pas l’enfant
elle n’a pas le droit d’utiliser l’enfant
il n’est pas encore né et sa destinée n’est de juste servir de marchandage de noms
jamais jamais

elle balance des mots plus rudes que les poings du russe
«  tu ne sais rien jeanne neige »

c’est toi la neige t’as vu tes cheveux ?
merlin la peur rend stupide
ou peut-être n’est-ce la peur
peut-être est-ce seulement le désespoir
j’ai accepté que ce soir
toi et moi on crève
pardon bébé
je m’étais promis qu’à ta naissance les sorciers n’auraient à se cacher que tu pourrais apprendre la magie sans être harcelé par des moldus
que tu pourrais tomber amoureux sans qu’un de ces c*ns te bute comme ils ont fait avec Jane
mais perdue dans mes objectifs long terme c’est toi que j’ai mis en danger
j’ai oublié que mon corps était plus que mon corps
qu’il n’y avait pas que moi dedans
i’m sorry i failed you


(une contraction, violente)

ses mots faisaient mal car elle avait raison pour une partie
je doute que mes frères d’armes m’aideraient à accoucher
43 oui
49 oui
mais ils étaient partis
39 n’avait jamais pardonné ma grossesse
et les autres ne savaient pas
pas même mon sang
difficile pour eux d’aider quand des murs de silence de méfiance s’étaient érigés avec le temps
pourtant elle ne pouvait avoir raison sur la suite
c’était pas possible
c’était de la manipulation
elle voulait me faire croire que je me trompais de famille
elle voulait m’adoucir pour mieux m’assujettir
et quand elle aurait tiré de moi toutes ses informations
elle me buterait comme elle avait buté les autres
comme 67 l’aurait butée elle s’il n’y avait eu les autres phénix
c’est le principe d’une guerre

PAS JE Tu
la voix de Sunil résonna si fort que tu tremblas brusquement
tu
. tu, la gelée
cela n’avait rien à voir pourtant avec la violence du mouvement que fit ta tête quand elle prononça le mot « coeur » et te propulsa en arrière
était-ce le choc contre le sol qui te faisait douter ?
elle parlait avec des mots si pleins d’idéaux
d’amour et de pureté
que tu crus entendre jane
pour un instant

(une contraction, violente)


harmony l’oiseau chanteur
était bonne
elle t’avait rappelé que la pureté existait encore
mais c’était loin d’être une généralité
et elle était si jeune
elle ne savait pas encore
— les gens bons ne survivent pas à leurs 20 ans
soit ils perdent leur bonté soit ils perdent leur vie

interrompre ses envolées lyriques avec la brutalité du monde que tu connaissais
un monde où des années durant tu avais été fille et proie
et où pour ta survie et l’épanouissement de ta progéniture tu t’étais faites femme et prédatrice
non
pas pour lui
pour l’idée que tu avais de ce qui le rendrait heureux
mais c’était ton choix ta responsabilité
jamais ces cadavres ne seraient les siens
lui, si tu te débrouillais bien,
serait dans un monde libre avant la découverte de ses pouvoirs

elle continue de s’écrier que c’est la faute des mangemorts
qu’ils ont perverti ta vision de l’existence
elle devrait pourtant savoir qu’à l’origine tu avais bien plus en commun avec les phénix qu’avec les mangemorts
qu’à la bataille de poudlard tu te battais contre l’ordre noir
que tu avais failli mourir contre eux
que tu croyais fermement à l’entente avec les moldus
que l’homme masqué était ton épouvantard
le fruit d’autant de cauchemars qu’un suicide de jane
mais ce n’était la corde qui avait pris jane
c’était un moldu qui avait eu peur d’elle
de sa candide magique
alors la bonté de l’être humain
elle pouvait la vendre à d’autres
tu avais vu ce que les gens faisaient
quand ils croyaient le monde endormi
quand personne ne savait qui ils pouvaient voler tuer traumatiser

(oui ceci est une gradation)
(car le trauma est une torture psychologique)
(le trauma est une mort en continu)
(le trauma est être mort à l’intérieur malgré un corps à la respiration normale)
les êtres humains ont une violence en eux
inouïe

(une contraction, violente)


à force de parler pourtant
ses mots se plantèrent comme une graine
tu avais l’impression que jane était contre toi
la main posée sur ton épaule
qu’elle te suppliait d’écouter la blanche
de lui faire confiance
il devait survivre
et tu devais vivre pour elle

il fallait prendre le risque
parce que si tu n’essayais pas
il serait trop tard pour lui
il fallait espérer qu’elle n’ose pas le blesser
il fallait abandonner l’orgueil et la force
il fallait être vulnérable et honnête
en voilà un masque que tu ne connaissais
— si tu lui fais le moindre mal ils te trouveront
ils te buteront

ton souffle se fait de plus en plus saccadé
— après m’avoir tuée j'me fiche de ce que tu feras de mon corps
mais cette nouvelle vie confie-la à Emily
je sais qu’elle est des vôtres…
! non elle comprendra pas
élève-le comme le tien
rends-le heureux
j’t’en... supplie

ça t'arrache la gorge
mais il faut faire un choix
/
appel à la femme derrière le masque
pas à la guerrière à la combattante
au coeur qu'elle prétend avoir

tu n’avais pas de choix
c’était ta vie pour la sienne
mais si elle ne te tuait de ses mains
si elle comptait le torturer pour te faire parler
il faudrait un moyen de mourir vite
assez vite pour qu’il n’ait le sens de souffrir
elle semblait trop sensible pour le martyriser
sans la promesse de tes mots en échange

oui
on fait ça
tu lui montres ta tête
elle sort le bébé
et si elle te tue pas
tu le finis toi même

ce jour là t’as sans doute enfreint toutes tes règles les plus sacrées
t’as laissé l’autre te vaincre
t’as cru en des mots dignes de jane
t’as été vulnérable
mais surtout
t’as montré ton vrai visage
des cernes où baignaient la sueur
et les larmes
et la peur

tu n’étais plus 87
le chat
tu n’étais plus Sunil
la fumée
tu étais juste L
et tu étais terrifiée à l’idée que ce ne soit la bonne
route

(une contraction, violente)


mais tout ça, on s’en fichait
il allait vivre
il allait vivre dans un monde imparfait il faudrait se méfier des autres
mais pour l’heure il allait vivre et c’est tout ce qui comptait
il était lui aussi pris de cette pulsion de vie
il cognait toujours plus fort
et fébrilement tu te redressais
et retombais en expirant

tu ne savais pas
comment on accouchait
tu avais besoin d’aide
besoin d’elle
besoin d’ailes

— douloureux ode à la vie

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Elenna Benson
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Spécialité(s) : Permis de Transplanage
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Re: [Habitation Secrète] The Reckless Home

Message par : Elenna Benson, Lun 29 Mai - 4:16




A
u petit matin, une voix m’avait soufflé que la journée ne serait pas semblable aux autres. Je l’avais faite taire. J’étais bien trop occupée, trop busy pour me soucier des petites voix dans ma tête, je n’avais qu’une seule chose en tête, cette vengeance qui faisait bouillir mon être et cette souffrance qui glaçait mes veines. J’en avais lu des livres, j’en avais parcouru des lignes, je savais tout du mal et de cette géhenne que certains infligeaient à d’autres. Je savais que la douleur pouvait se manifester sous différentes formes. Que ce soit un pincement, une légère irritation, une douleur lancinante, une douleur que l’on supporte au quotidien. Et il y a le genre de douleur que l’on ne peut pas ignorer. Ma nouvelle amie. Une douleur si grande, qu’elle bloque tout le reste. Et fait disparaître le reste du monde jusqu’à ce que la seule chose à laquelle on pense, c’est à quel point on souffre. Je le sentais jusqu’au bout de mes ongles mais cette souffrance... On l’anesthésie, on la surmonte, on l’étreint, on l’ignore... Ma façon à moi de l’endormir, c’était la noyade. Je lui coupais le souffle, je lui appuyais la tête sous la surface, baignée dans un océan de culpabilité qui me murmurait à l’oreille que c’était ma punition.

La douleur... Le plus dur, c’est de la surmonter. De décider qu’il en est assez, de prendre sa vie en main et de faire des choix. Ou prier fort, d’espérer qu’elle disparaisse d’elle-même, espérer que la blessure qui la cause se referme. Il n’y a pas de solution, pas de remèdes miracle. Vous devez respirer à fond et attendre qu’elle s’estompe. La plupart du temps, les gens géraient leurs maux mais parfois, la douleur s’abat sur vous quand vous vous y attendez le moins. Elle vous attaque en traître et ne vous lâche pas ! La douleur... Vous devez juste continuer à vous battre parce que de toute façon vous ne pouvez pas l’éviter. Et la vie en fournit toujours plus ! Mon destin m’avait joué un énième tour le jour où j’avais ordonné à Alexander de m’abandonner aux mains des mages noirs. J’avais eu foi en moi mais ils avaient brisé chaque barricade que je dressais, ils avaient fait s’écrouler les remparts de ma volonté. Aujourd’hui, j’avais devant moi la protagoniste de ma souffrance, de ma culpabilité, celle qui m’avait façonné une nouvelle facette dans ma personnalité. J’étais là, plantée devant elle, priant tous les dieux possibles et inimaginables pour qu’elle accepte mon aide.

Tu étais très bien comme tu étais, j’en étais certaine. Occupée à détruire, occupée à te détruire. Mais tu as débarqué dans ma vie, alors à moi de faire la même chose. Je savais que je répondais à ta torture par une main tendue. J’étais peut-être folle, peut-être trop bonne, trop c*nne. Mais c’était le moment pour moi de me pointer, de te dire de te bouger. Est-ce que pour la première fois de ta vie tu voyais l’entraide que je t’offrais ? Est-ce que tu pouvais te rendre compte que j’en avais quelque chose à foutre de ta gueule ? Pour l’importance que je t’accordais, pour la confiance que je te donnais, j’estimais mériter que tu fasses des efforts et j’avais conscience de te demander de t’arracher ton cœur, tes valeurs, si noires soient-elles. Qui étais-tu toi au regard perdu et au souffle court ?

J’entendais les divagations de ma proie, j’entendais les deux…trois ? cœurs qui battaient sans cesse. Dans une autre situation, j’aurai pu fermer les yeux et être bercée par ce rythme endiablé que les tambours chuchotaient dans mes oreilles. Ses mots n’avaient pas de sens à mes yeux, je n’étais même pas certaine d’y avoir fait attention, me parlait-elle ? Moi j’attendais, encore et encore, comme si le temps s’était figé, comme si elle m’offrait un aperçu de l’éternité. Les doutes et les questions passaient dans son regard, ses sourcils se fronçaient sous les contractions et convulsions de son corps. J’arrivais presque à lire sur les traits de son masque le combat d’idéaux qui se déroulait dans l’esprit de la fille tout de cuir vêtu. Sa bouche laissa échapper un souffle, comme une bouffée d’air frais qui me redonnait un peu d’espoir quant à l’âme de la sorcière.

" si tu lui fais le moindre mal ils te trouveront
ils te buteront
"

Oh oui, je le savais, j’en étais même persuadée. Mais cela ne valait-il pas le coup ? Être pourchassée jusqu’à la fin de ses jours, tout cela pour satisfaire une vengeance personnelle ? Non, j’avais d’autres priorités, elle s’était juste trouvée là au bon moment, à l’instant précis où mes nerfs avaient eu besoin d’expier toute la rancœur accumulée.

" après m’avoir tuée j'me fiche de ce que tu feras de mon corps
mais cette nouvelle vie confie-la à Emily
je sais qu’elle est des vôtres…
! non elle comprendra pas
élève-le comme le tien
rends-le heureux
j’t’en... supplie
"

Catwoman citait un nom que je ne connaissais que trop bien, un prénom qui était l’un de mes plus grands secrets. Je m’étais toujours sentie responsable de ma petite famille, de ces personnes dans l’Ordre du Phénix qui m’avait glissé au creux des mains leur destin, leur existence toute entière. Emily. C’était donc l’une de ses connaissances ? La Phénix connaissait-elle la femme sur le point d’accoucher ? Nous avait-elle caché l’identité d’une mage noire ? Je me posais des questions mais je n’avais pas le temps pour ces conneries. Le moment venu, je verrais ce qu’il en est. D’ailleurs, j’oubliais bien vite ma première interrogation lorsque j’entendais la fin de son monologue. L’élever comme le mien… Moi ? Mère ? En avais-je seulement rêvé un jour ? Je ne connaissais rien à tout cela, rien à l’amour familiale. Le seul qui me faisait vibrer était celui qu’Alexander m’offrait, celui que je ressentais. Fonder une famille n’était pas sur ma liste des priorités, nous étions deux, et c’était bien pour le moment. Avoir un enfant c’était en faire l’une des cibles des mages noirs et comment élever un bambin sans savoir même comment on a grandi soi-même. Pourtant, j’étais émue et je reniflais discrètement devant une telle demande. Mais qu’est-ce qui avait bien pu te pousser à devenir celle que tu es, toi qui me supplie de rendre heureux la chair de ta chair.

" S’il devait t'arriver quelque chose, je veillerais à ce qu’il est une belle enfance, je te le promets. "

J’avais murmuré ces quelques mots et je détournais les yeux pour m’affairer à ma préparation. C’était son feu vert, c’était la Mangemorte qui prenait la main tendue du Phénix, c’était le mal qui avançait bras dessus bras dessous avec le bien, le Ying et le Yang plus proches que jamais. Elle avait accepté les termes de mon marché et j’approchais ma bassine d’eau chaude, mes serviettes et ma baguette magique près de moi, lui laissant le temps de se faire à l’idée qu’elle m’offrait ce qu’elle avait protégé jusqu’ici, son identité. Ce nom et prénom se faisaient littéralement virer par une nouvelle priorité, son enfant. Malgré les larmes, malgré la sueur, ce masque ne put cacher plus longtemps ce visage que je connaissais. La fatigue avait creusé les joues de la jeune femme et des cernes d’un bleu monstrueux entouraient ce regard que j’avais croisé, que j’avais apprécié, que j’avais adoré même. Mes yeux gris ne détournèrent pas leur attention de ses traits que je détallais comme je l’avais déjà fait autrefois, de ses expressions que j’avais cru amicales, de ses sourires et étreintes que j’avais presque pris comme une amitié naissante. Je l’avais rencontré dans un endroit que je croyais être l’enfer sur terre et voilà qu’elle me prouvait qu’il y avait toujours plus sombre que le diable en personne. Cette Meuf-fin, c’était un bonbon, une douceur avec qui je m’étais battue, à qui je m’étais identifiée et finalement, la sucrerie était plus amère que son masque le laissait penser, j’avalais de travers les moments passés en sa compagnie.

" Je… "

Non, il ne fallait pas parler, juste agir. Je soupirais lentement comme pour me décharger de la bêtise que j’allais faire. J’attrapais une serviette, me penchant en avant pour éponger le front en sueur de celle que j’avais imaginé comme amie, comme alliée. J’avais peur, peur réellement depuis que j’étais là. J’avais fait attention à elle, j’avais tenu sa main dans la mienne et elle ? Elle m’avait lacéré le corps, m’avait privé de mon oxygène et de ma force. Avais-je eu une mauvaise opinion d’elle dès le début ? Comment avais-je pu me tromper à ce point ? Avait-elle enfoui son cœur assez loin pour oublier mon visage ? Pour ne rien ressentir lorsque je retirerais à mon tour mon masque ? J’attrapais ma baguette magique, la pointant d’abord sur elle pour lancer un Curo As Velnus très léger. Je voulais atténuer sa douleur mais pas totalement la faire disparaître, elle devait sentir son corps, elle devait m’aider à l’aider. Puis le moment fatidique, la pointe de mon arme passa devant mon visage, faisant disparaître peu à peu le masque blanc qui me cachait aux yeux des mages noirs. Bianca s’évanouissait, laissant place à la Elenna que je connaissais dans mon miroir. Je dévoilais mes joues creusées, mes cernes assorties aux siennes, mon regard moins brillant que celui que j’avais autrefois et ma truffe hum… Non d’accord. Je laissais filer mes yeux vers le plancher, ne préférant pas voir de suite la réaction de ma meilleure ennemie, pour m’affairer à la tâche.

" Excuse-moi mais je crois que nous ne sommes plus à ça près… "

Sans autorisation de sa part, je faisais disparaître ses vêtements et faisait apparaître un drap propre sur elle pour la couvrir un minimum avant d’en mettre plusieurs au sol. J’en appelais à ma force lupine, la prenant dans mes bras comme un prince l’aurait fait avec sa princesse, sentant les contractions qui tordaient son corps, avant de la déposer sur les linges propres. L’endroit n’était pas parfait, pas stérile mais elles n’avaient plus le temps pour ses conneries. J’en oubliais presque la présence de ma patiente, me préparant psychologiquement et matériellement. Je m’agenouillais de nouveau près d’elle, épongeant une dernière fois son front. Cette fois-ci, je croisais son regard, ses yeux noisette. J’étais partagée entre d’innombrables sentiments entre l’envie de la baffer pour ses choix et celle de la couver, de l’aider et de prendre soin d’elle.

" Es-tu prête ? "

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