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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Le Parc
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A l'ombre mouvante du Saule Cogneur
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Azaël Peverell
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Re: A l'ombre mouvante du Saule Cogneur
Azaël Peverell, le  Dim 16 Oct 2016 - 16:38

Voilà qu'elle lui faisait un clin d'oeil. Elle n'était pas rancunière la lionne. Un point pour elle. Il la regarda esquiver plusieurs branches avec une certaine agilité. Cela lui tira un sourire. Au moins, il n'était pas tombé sur une empotée. Ou plutôt, ce n'était pas une empotée qui lui était tombée dessus. Mais pas le temps de l'observer davantage. L'arbre n'avait pas pour intention de se laisser faire, et il commençait à s'agiter de plus en plus face aux deux étudiants qui avaient osé l'approcher.

Un pas sur le côté, un autre de l'autre. Continuer de bouger sans s'arrêter si on ne veut pas se faire assommer. Récolter des bleus, des égratignures, mais ne pas s'en soucier. Rester concentré sur ce que l'on veut trouver, en faisant abstraction de la camarade qui avait débarqué. Sauf qu'elle n'était pas très discrète. Et qu'elle avait l'air d'avoir repéré le noeud tant cherché. Voilà qu'elle lui volait tout son amusement en trouvant les trucs pour lui.

Gryffondor malpolie... Heureusement, même le Saule Cogneur semblait lui en vouloir et l'éjecta un peu plus loin. Un peu de justice dans ce monde. Sauf qu'il ne voulait pas de lui non plus, et qu'il se coucha au sol in extremis tandis qu'une branche faisait voler ses cheveux. Encore un peu et il se faisait scalper par un bout de bois. Il se remit aussitôt sur ses pieds tandis que la Lionne s'égosillait en lui désignant le noeud. C'est bon, il l'avait vu aussi, ce n'était pas comme si elle s'était dirigé vers le truc discrètement.

Et évidemment qu'il pouvait l'atteindre. Sinon, il n'aurait même pas essayé. Il n'était pas là pour rien. Il s'était lancé un défi, et comptait bien le remporter. Fierté oblige. Ne jamais renoncer. Alors il s'élance entre les branches, se baissant au dernier moment, en sautant par dessus sans s'arrêter. Le noeud est presque à portée de main. Mais une nouvelle attaque en plein dans l'estomac l'emmène en arrière en lui coupant le souffle. Il s'accrocha à la branche le temps d'un petit voyage au dessus du sol et finit par la lâcher dans un vol plané. Qui finit en rouler bouler au sol, non loin de la Gryffondor.

Quitte à être hors de portée des attaques de l'arbre, autant en profiter pour se reposer un peu avant de repartir. Il s'assit au sol en se massant légèrement l'estomac. Il n'était pas en très bon état, mais sa volonté d'immobiliser l'arbre restait inchangée. Il lança alors un regard à sa camarade rouge. Légèrement moqueur, toujours.

- C'pas sympa de venir gâcher mon jeu comme ça, petite fille.


Plus âgée ou pas, il s'en tapait. Il avait tout simplement envie de l'appeler comme ça, et qu'elle l'accepte ou pas lui importait peu.
Nya O'Neal
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Re: A l'ombre mouvante du Saule Cogneur
Nya O'Neal, le  Dim 16 Oct 2016 - 17:41

Hehe, j’avais finalement réussi à décrocher un sourire à mon camarade vert et argent. Je ne savais pas trop s’il se foutait ouvertement de moi ou s’il appréciait un tant soit peu la compagnie, mais peu importe. Moi j’avais du fun, malgré la quantité de bleus astronomique que j’aurais en sortant de là – en admettant que je m’en sorte. J’observai donc le jeune homme esquiver certaines branches et s’en prendre d’autres en pleine face. Oui, il avait lui aussi vu le foutu nœud qui nous permettrait d’immobiliser l’arbre. Malheureusement pour lui, il se fit éjecter au même titre que moi juste avant de pouvoir atteindre le bouton magique, et se retrouva bientôt non loin de moi, se massant l’estomac. Au moins, nous étions tous les deux à l’abri pour un petit moment, et avions apparemment tous les deux décidé d’en profiter pour nous reposer quelques minutes et reprendre un peu notre souffle.

« Quand tu veux, bébé serpent. »

Et oui, moi aussi j’étais capable de donner des surnoms ridicules. L'inconnu n’était vraiment pas beau à voir. Le visage et les bras couverts d’égratignures et de terre, il perdait un peu de son attrait, je dois dire. Il y avait tout de même quelque chose chez cet énergumène qui attirait mon attention, et pas seulement physiquement. Gâcher son jeu, hein? Le jeune homme s’était donc retrouvé à se battre contre le saule cogneur de sa propre initiative. Courage ou stupidité? Est-ce qu’il était là pour tuer le temps? Pour se prouver qu’il en était capable? Ou simplement parce que ses premières années à Poudlard ne lui avaient rien appris? Quoi qu’il en soit, quelque chose me disait qu’on allait vraiment bien s’entendre. J’adressai donc un #Episkey à mon partenaire de crime improvisé, soignant ainsi la grande majorité de ses blessures – puisqu’il n’avait encore rien de trop grave, puis me présentai. Avec un peu de chance, s’il connaissait mon nom, il arrêterait peut-être de m’appeler ‘petite fille’. Ou pas. Ce n’était pas comme si c’était vraiment important.

« La petite fille s’appelle Nya, by the way. Nya O’Neal, étudiante de septième année chez les lions, au cas où mon uniforme ne m’aurait pas encore vendue. Enchantée. »

Je lui tendis la main, un léger sourire aux lèvres. Pour une fois que me présenter ne relevait pas d’une pure forme de politesse hypocrite, et que j’avais réellement envie d’en savoir un peu plus sur la personne qui se trouvait en face de moi…
Azaël Peverell
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Re: A l'ombre mouvante du Saule Cogneur
Azaël Peverell, le  Dim 16 Oct 2016 - 18:36

La réponse de la lionne ne se fit pas attendre. Comme il s'y attendait, elle avait du répondant. Ca fait du bien à entendre. Parce qu'il en avait assez de tous ces crétins qui s'écrasaient par peur du conflit. Par lâcheté, ou tout simplement par habitude. Assez de tous ceux qui voulaient être bien vus. Qui essayait de montrer ce qu'ils valaient, même si ce n'était pas grand chose. La plupart des étudiants de Poudlard était remplie de jolis principes et d'une belle éthique qui se fondaient parfaitement dans le cadre théorique. Mais lui avait décidé de laisser tout cela loin derrière.

Pas besoin de valeurs, pas besoin de morale. Prendre la liberté de faire ce qu'il voulait, plutôt que d'accepter de devenir cinglé. Alors il agissait. Souvent sans réfléchir. Pour simplement se laisser vivre. Essayer de trouver ne serait-ce qu'un minime espoir pour continuer à rêver. Continuer d'y croire. Se dire que la vie, ce n'est pas si mal. Que parfois, on fait ce qu'on veut, et qu'on est presque heureux. Ou simplement conserver le masque. Faire semblant, comme si rien n'était important. Parce qu'au fond, on ne sait pas pourquoi on est là. Et que c'est ça qui empêche d'avancer.

Mais là, elle l'intéressait. Elle lui donnait presque envie de lui parler. De se moquer, sans réelle méchanceté. Juste pour le plaisir de s'amuser. Retrouver un instant l'insouciance de l'enfance. La spontanéité trop longtemps oubliée. Mais sans naïveté. En sachant que tout peut basculer. Qu'avec un mot de travers, on peut tout foutre en l'air. Mais pas de pression. Au pire, il se ferait détester par une personne supplémentaire, au mieux, il se trouvait une camarade de jeu. Pour Emmerd*r le monde à deux. Elle avait l'air recrutable, non ?

Non seulement, elle lui trouvait un surnom ridicule en retour, mais en plus elle s'occupait de soigner ses égratignures. C'est qu'elle marquait vraiment des points la Gryffonne ! Un léger sourire pour unique remerciement. Parce que c'était sympa de la part de la lionne, mais qu'il n'avait rien demandé, alors il n'allait pas non plus se montrer trop poli. On ne sait jamais, des fois qu'il paraisse gentil...

- La petite fille s’appelle Nya, by the way. Nya O’Neal, étudiante de septième année chez les lions, au cas où mon uniforme ne m’aurait pas encore vendue. Enchantée.

Oula, voilà qu'elle lui sortait tout son matricule. Manquait plus que son CV et le titre était complet. Il serra quand même la main qu'elle lui tendait, l'air toujours aussi désintéressé. Un peu en dehors.

- Azaël Liderick. J'irai pas jusqu'à dire que j'suis enchanté, mais au moins j'suis pas trop rebuté. T'as presque l'air cool, petite fille.

Un sourire qui s'élargit. Toujours moqueur, toujours provocateur. Mais une fois de plus, sans chercher à blesser. Juste parler, laisser s'exprimer.
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Re: A l'ombre mouvante du Saule Cogneur
Nya O'Neal, le  Dim 16 Oct 2016 - 20:26

Le jeune homme me remercia d’un simple sourire. Il ne m’en fallait pas plus. Enfin quelqu’un qui ne se formalisait pas plus que moi de toutes ces règles de politesse ancrées dans nos têtes depuis notre plus jeune âge. Pas besoin de mots pour exprimer ce genre de choses. Le message était passé, clair et net. Sans hypocrisie. Sans paroles qui n’ont aucune signification pour personne et qu’on entend pourtant des dizaines et des dizaines de fois par jour. Le vert et argent se présenta à son tour sous le nom d’Azaël. Sa remarque me fit gentiment sourire. Non, il n’arrêterait pas de m’appeler ‘petite fille’ tout de suite, apparemment. Alors comme ça, j’avais ‘presque’ l’air cool, hein? Challenged accepted.

« Seulement presque, hein? On va tenter d’arranger ça. Prêt? »

Amusée, je tentai de me relever, en m’appuyant sur ma main droite… Et redescendis vite de mon petit nuage. La dernière branche qui m’avait frappée avait dû me disloquer l’épaule, parce que mon articulation me semblait bien trop basse et était particulièrement douloureuse. C’était loin d’être la première fois que ce genre de chose m’arrivait, étant donné que je me fourrais toujours dans des situations pas possibles, et j’avais depuis le temps appris à dealer avec la situation. Je plaçai donc mon bras dans le bon axe, fermai les yeux, pris une bonne grosse inspiration, et le remontai d’un coup sec, m’aidant de mon autre bras. J’avais beau être dure à la douleur, je dus quand même me mordre la langue pour étouffer un petit cri. Le craquement de l’articulation qui venait de se replacer me donna des frissons, mais au moins, je n’avais pas eu besoin de demander d’aide à mon camarade. Il devait d’ailleurs me prendre pour une vraie folle, là tout de suite, à m'être replacée ça manuellement plutôt que d'utiliser un sortilège. M'enfin. La douleur ne m'avait jamais effrayée.

Peu importe. J’étais finalement prête à me jeter dans la gueule du loup une nouvelle fois. Maintenant que je savais où était le nœud, j’allais peut-être pouvoir m’y rendre sans finir KO… J’observai l’arbre, qui s’était pas mal calmé, s’imaginant probablement que nous avions eu notre dose… Dans tes rêves! Je jetai un dernier coup d’œil à Aza’, m’étirai un bon coup pour terminer de replacer mon épaule, et partis à l’attaque. La réponse de mon adversaire ne se fit pas attendre. J’étais debout depuis approximativement cinq secondes quand une branche me fonça droit dessus. Je me baissai pour l’esquiver, et eus à peine une demi-seconde pour réagir et sauter pour esquiver la suivante. Je slalomai entre les bûches, me prenant bien évidemment quelques coups au passage, et finis par m’accrocher à l’une des branches, qui me rapprocha considérablement de mon but. À bout de souffle, et pas mal amochée, je finis toutefois par parvenir à ma destination et par appuyer sur le fameux nœud. L’effet fut immédiat : le saule cogneur redevint immobile. Pfiou. Épuisée, je me laissai lourdement tomber sur le sol. Entre deux respirations, je m'adressai au serpent:

« Est-ce que je suis cool, maintenant, bébé serpent? »
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Re: A l'ombre mouvante du Saule Cogneur
Azaël Peverell, le  Lun 17 Oct 2016 - 12:01

La jeune femme ne semblait pas prendre mal le surnom dont il l'affublait. Tant mieux, il trouvait que ça lui allait bien. Alors il n'en changerait probablement pas de sitôt. Peu importe la façon dont elle l'appelait en échange. Ce n'était pas comme si c'était crédible deux secondes. Bébé Serpent... Mise à part l'uniforme des Serpentards, il ne se sentait pas plus proche d'eux que les élèves des autres maisons. Après, l'animal en lui même n'était pas déplaisant. Plutôt classe.

- Seulement presque, hein? On va tenter d’arranger ça. Prêt ?


Il lui répondit par un simple sourire de défi et un hochement de tête. Il était curieux de voir ce qu'elle comptait faire pour l'être totalement. Même si au fond, il ne comprenait pas pourquoi elle se souciait de ce qu'il pouvait bien penser d'elle. Le regard des autres serait donc important à ses yeux ? Ce serait un point en moins là. Mais ça reste à voir. Elle prenait peut être simplement ça comme un défi. Dans ce cas, un point bonus lui serait accordé.

Mais elle avait l'air d'avoir un problème. Son épaule n'était pas vraiment alignée avec l'autre. L'arbre avait dû frapper un peu trop fort. Pas de chance pour elle. Ce n'était pas lui qui allait lui lancer un sort pour la remettre. Parce qu'il risquait surtout d'empirer le truc. Les sorts de guérison, ce n'était pas vraiment pour lui. Parce qu'il ne s'était jamais vraiment penché dessus. Même si ça pourrait lui être utile vu qu'il avait un don pour s'attirer des ennuis. Ou pour foncer tête baissée dedans.

Il la regarda aligner son bras pour remettre son épaule en place d'un coup sec. Au bruit des os, ça avait fonctionné. Cette fois, elle l'avait presque impressionné. Même s'il gardait son air blasé. Il fallait bien admettre qu'elle avait du cran se faire ça à la moldue alors qu'un sort aurait tout aussi bien pu régler le problème, peut être un peu moins douloureusement. Mais si elle était aussi douée que lui avec les sorts médicaux, elle avait peut être choisi la bonne option.

Et la voilà qui s'élançait à nouveau vers le Saule Cogneur en évitant les branches comme elle le pouvait. En peu de temps, elle parvint à atteindre le noeud tant recherché et l'arbre s'immobilisa. Respect, la lionne. Elle venait d'atteindre en quelques minutes le titre de personne fréquentable selon lui. Et ce n'était pas une mince affaire. Il en venait même à se dire qu'ils pourraient s'apprécier. Comme quoi, tout n'est pas perdu à Poudlard, quelques personnes sortent encore du lot. Surtout chez les Rouges visiblement.

- Est-ce que je suis cool, maintenant, bébé serpent ?

Le sourire du Serpentard se fit un peu plus sincère, quoique toujours moqueur. Il la dévisagea de haut en bas en s'approchant d'elle. Et il finit par hausser légèrement les épaules.

- On va dire que pour quelqu'un qui vient de gâcher tout mon jeu, ça peut passer, petite fille.


Il désigna son épaule d'un mouvement du menton, d'une façon tout de même plutôt désintéressée.

- T'es sûre d'avoir bien remis ça ?
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Re: A l'ombre mouvante du Saule Cogneur
Nya O'Neal, le  Mar 18 Oct 2016 - 20:49

Je ne m’étais pas autant amusée depuis un bon moment. Hormis quelques soirées illégales à boire de l’alcool dans la forêt interdite ou dans la cabane hurlante, je n’avais encore rencontré personne à Poudlard qui soit assez téméraire pour me suivre dans mes cascades. Pour une droguée d’adrénaline, c’était un peu plate. Le jeune serpent semblait toutefois un bon candidat. Avec un peu de chance, je m’en ferais peut-être un compagnon pour participer à mes aventures peu recommandables.

Le dénommé Azaël se contenta d’un léger sourire et d’un hochement de tête de défi. Parfait. Je n’avais absolument rien à faire de ce qu’il pouvait bien penser de moi, j’aimais juste un peu trop la provocation. Cette dernière me donnait une raison d’être moi-même, justifiant par la même occasion mon comportement irrationnel et périlleux. J’avais donc replacé mon épaule disloquée sans me plaindre, sous le regard attentif de mon camarade, et étais repartis me battre contre le saule.

Une fois l’arbre magique calmé, le vert et argent se rapprocha de moi, toujours moqueur, et se contenta de hausser les épaules, l’air toujours aussi détaché. Il désigna ensuite mon épaule et me demanda si j’étais sûre de l’avoir bien replacée. Ah oui, mon épaule. Je l’avais presque oubliée, avec tout ça. Nope, je ne l’avais certainement pas bien replacée, mais cela m’importait peu. Pour l’instant, elle ne me faisait pas plus mal que ça, et je savais qu’Aileen se ferait une joie de me remettre le tout en place dès que je la verrais. Elle était pas mal plus douée que moi pour les sorts de guérisons, et je préférais ne pas empirer mon cas. Le sourire aux lèvres, ce fut à mon tour de charrier un peu le serpent.

« Bah alors, tu t’inquiètes pour moi maintenant, bébé serpent? »

Je jetai un coup d’œil aux alentours. L’arbre remis à sa place, il n’y avait pu grand-chose à faire sous le saule. Cependant, le passage secret menant vers la cabane hurlante me faisait de l’œil. La maison hantée était devenue ‘notre’ spot, à Aileen et moi, mais quelque chose me disait qu’elle ne m’en voudrait pas si j’y allais avec Aza’ – quoi que, ça restait à prouver. Quoi qu’il en soit, j’avais bien envie de passer un peu plus de temps avec mon camarade vert et argent, et lui proposai donc de m’y accompagner.

« Bon, je vais faire un tour dans la cabane hurlante, voir s’il y a quelque chose d’intéressant à y faire. Qui m'aime me suive. »

Je lui lançai un clin d’œil provocateur à mon tour et, sans même attendre sa réponse, je me jetai déjà dans le passage, aussi sombre qu’effrayant.

[Fin du RP pour ma part]
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Re: A l'ombre mouvante du Saule Cogneur
Azaël Peverell, le  Mer 19 Oct 2016 - 12:08

La réponse de la rouge fit sourire Azaël une nouvelle fois. Ca faisait vraiment longtemps qu'il n'était pas tombé sur quelqu'un avec un sens de la répartie un minimum développé, et ça lui faisait le plus grand bien. Il observa alors un instant l'arbre totalement immobile, puis le noeud sur lequel elle appuyait. Rien ne laissait supposer que les deux choses étaient liées, et si la façon de rendre le Saule Cogneur immobile n'était pas si connue, il n'aurait probablement jamais pu deviner qu'il fallait appuyer là dessus. Il reporta alors son attention sur la lionne.

- Non, j'm'inquiète pas, j'ai juste pas envie de t'entendre geindre d'ici cinq minutes parce que t'as essayé de faire ta fière.

Toujours très moqueur. Peut être moins agréable qu'avant. Mais il n'avait pas envie de passer pour un mec bien qui se souciait des autres. Parce que ce n'était pas du tout ce qu'il était. Certes, il voulait savoir si elle s'était bien remis l'épaule, mais il n'avait pas envie de l'entendre se plaindre par la suite, c'était la pure vérité. Même si ce n'était peut être pas l'intérêt principal de sa question. Même si Nya semblait être un minimum fréquentable. Pas besoin de s'emballer.

Il lança un oeil vers l'ouverture entre les racines qui menait à la Cabane Hurlante. La dernière fois qu'il était allé là bas, il avait fait une rencontre... Difficilement qualifiable, et qui avait fini en pugilat moldu à force de provocations des deux côtés. Alors il avait bien envie d'y retourner. Après tout, ce n'était pas un mauvais souvenir, ça avait mis un peu d'action dans sa soirée. D'ailleurs, sa camarade semblait du même avis puisqu'elle lui proposa d'aller y faire un tour.

Sans même attendre de réponse de sa part, elle lui fit un clin d'oeil et disparut par l'ouverture. Elle ne doutait de rien celle-là. Comme si il allait la suivre si ça voulait dire qu'il l'appréciait un minimum. Il s'apprêtait à faire demi-tour, par simple esprit de contradiction, mais une branche du saule le projeta violemment entre les racines. Il n'avait pas pensé que l'arbre se remettrait à faire des siennes sitôt que la Gryffonne avait cessé d'appuyer sur le noeud. Quel crétin... Il se laissa donc glisser par l'ouverture, évitant ainsi une nouvelle attaque de l'arbre. Après tout, il avait vraiment envie d'aller dans la Cabane Hurlante, et voir ce que sa camarade avait réellement dans le ventre.


[Fin du RP]
Kohane W. Underlinden
Kohane W. Underlinden
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MDJ-Gestionnaire
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Re: A l'ombre mouvante du Saule Cogneur
Kohane W. Underlinden, le  Mer 4 Jan 2017 - 8:02




Rp avec Azaaaa amour

Les couloirs, longs infinis.
Bon sang, j'avais jamais remarqué qu'ils étaient si longs. Eternels boyaux qui mènent
qui mènent
et on sait pas où
mais il mènent.
Des centaines de pas d'élèves les piétinent. Dans un sens. Puis dans l'autre. S'enfoncer dans leur chair de pierre, les effleurer du bout des doigts tandis que la masse humaine avance. Inexorablement.
On sait pas où
mais elle avance.
Et c'est tout.
Dans ces couloirs infiniment longs.

Mais soudain, tout s'interrompt.
Les pierres disparaissent ; le boyau prend fin.
La lumière est presque aveuglante.
Le frais fouette les joues, le froid mord subitement -ça fait du bien. Avoir l'impression de sentir à nouveau le corps se réveiller par la violence de la température. Après être resté si longtemps assis, à cogiter, on a enfin le sentiment de pouvoir respirer.
Un air frais.
Après un cours intense
-et complètement fou
attendez, rappelez-moi déjà, qu'est-ce qui nous a pris de vouloir déshabiller le prof ?-
l'extérieur permet d'évacuer, courir, sauter, crier.
Plus de pression scolaire.
Plus de société pour nous regarder.
Plus de classe pour nous observer.
Plus de pupilles trop pleines de questions -pourquoi il la fixe comme ça ? Qu'est-ce qu'il y a entre eux ?

Ici, il n'y a rien, désormais.
Rien d'autre que lui. Et moi.
Rien d'autre que nous.
Des étoiles cachées par un jour éclatant. Une Nuit qui n'approche pas. Mais qu'importe. On sait qu'elles sont là. Quelque part. A n'attendre que nous.



Je fais quelques pas dans le parc. L'herbe sur laquelle les élèves ont l'habitude de se poser, à l'approche de l'été. Pour dormir, rêvasser, réviser.
Mais il fait encore trop froid pour s'étendre de tout son long sur la pelouse.
Alors les quelques élèves présents se contentent de marcher. Solitaires. Ou en groupe. Des paroles vides, des rires sans intérêt... Leur coquille ne contient rien d'autre que leur apparence. Pourquoi parlent-ils tout le temps, à tort et à travers ? Pourquoi ne se contentent-ils pas de quelques phrases clé seulement -c'est bien suffisant, pour pouvoir s'envoler loin d'ici.

Tiens
en parlant de s'envoler...

Je lève les yeux vers le ciel.
La lueur est là. Mais on sent que les beaux jours ne sont pas encore revenus.
Et les étoiles
ne brillent pas.
Toujours pas.
Pourtant, ça ne devrait pas nous empêcher de pouvoir voler, si ?
Si ça se trouve, danser avec les nuages est tout aussi bien que cabrioler parmi les étoiles.
Hum...
faudrait réfléchir sérieusement à la chose.



Mes yeux passent du ciel à son visage.
Ce frère anonyme dont je ne désire tout bonnement pas connaître le nom.
Parce que c'est tellement magique, comme ça. Le bonheur des inconnus. Connaître ses traits par coeur mais ignorer la façon dont on l'appelle.
Les regards et le silence. Le peu de mots. Voilà ce que j'aime chez lui. Voilà pourquoi je l'aime tant.
Mais surtout
surtout les étoiles.
Ce rêve fou partagé le temps d'une nuit.
Un rêve de liberté totale, là-haut.
Un désir qui nous a animés durant tout le cours précédent -sortir, vite. Sortir, courir, voler. Etre partout. Sauf ici.

Un sourire se dessine sur mes lèvres.
Une joie sans nom de l'avoir retrouvé -je n'y pensais pas.
Et maintenant, ce bonheur de pouvoir être seule avec lui. Sans tous ces autres, là, qui regardent, analysent, jugent. Désignent par des mots banals, des mots sans intérêt, le lien qu'on entretient -béguin, hormones, amour, attirance... mais qu'en savez-vous pour parler ainsi ?!
Doucement, je tends la main vers lui et mes doigts se referment sur son bras, sur son vêtements, agripper. Le contact physique qui m'a manqué. C'est étrange. Que ça m'ait autant manqué.
Pendant le cours, il l'a pourtant esquissé, ce geste, ce rapprochement. Me prendre la main. Avant de se souvenir que les autres étaient là aussi. Avec leurs yeux. Leur jugement. Regard inquisiteur.

Mais là, il n'y a que lui et moi.
Personne pour nous observer et penser que...
Pas de société pour nous restreindre.
Juste lui et moi. Des étoiles plein la tête.
Ma prise se referme sur son bras et je me rapproche un peu de lui.
Une chaleur qui m'a manqué. Un corps familier, fraternel que je n'ai retrouvé nulle part.
Un contact rassurant, plein de rêves et de folies.

Les étoiles
Les nuages
Le ciel

Tout ce qui est
Là-haut

Ce qui nous rassemble, lui et moi
En plus du partage, de la bouteille
C'est le cosmos qui nous unit
Deux enfants nés en son sein
Qui partagent ce même amour astral

Alors oui, voler.
Quoi de plus étrange ?

-Dis, tu crois pas qu'on devrait pouvoir réussir à toucher les nuages, aujourd'hui, puisqu'il n'y a pas d'étoiles ?

Azaël Peverell
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Re: A l'ombre mouvante du Saule Cogneur
Azaël Peverell, le  Sam 7 Jan 2017 - 15:34

Cours terminé. Enfin. Tu t'es bien amusé, mais tu n'attendais que ça. De pouvoir partir. De pouvoir sortir. De pouvoir être avec elle. De pouvoir en profiter. Tu te rends compte qu'une fois de plus, elle lit dans tes pensées. Elle se dirige vers l'extérieur, suit les couloirs immenses et sans fin. Et toi aussi, à ses côtés. Toujours sans oser trop t'approcher. Parce qu'il y a trop de gens. Il y a trop d'autres. Et ils t'énervent à vous regarder comme si vous étiez des bêtes curieuses. Comme si vous vous aimiez d'une façon qu'ils connaissent et comprennent. Non, vous, c'est différent. Rien de ce qu'ils pensent n'est vrai. Ils se trompent sur toute la ligne.

Vous êtes simplement frère et soeur, pièce manquante, complémentaires. Compagnons de voyages, explorateurs des étoiles. Des oiseaux qui volent, des rondes qui tournent, des danses qui virevoltent. Vous êtes tout ça à la fois, et plus encore. Comment pourraient-ils seulement l'imaginer ? Tout cela n'a aucune place dans leur cerveau étriqué. Ils ne savent pas décoller, ils ne savent pas voler. Alors ils n'ont pas le droit de vous cataloguer. De vous mettre dans des cases. Vous n'y entrez pas. Ensemble, les cases, vous les faites voler en éclats. Et enfin, le château prend fin. Vous libère à l'extérieur. Tu prends une profondes inspiration, comme pour être sûr d'être à l'air libre, et tu tournes les yeux vers ta soeur céleste avec un sourire.

Enfantin, puéril, heureux. Parce que vous êtes tous les deux, et qu'il n'y a plus aucune règle pour vous retenir. Plus besoin de sens commun, plus besoin de faire attention aux gestes qui se font, aux regards qui s'échangent. Ton coeur semble battre plus vite dans ta poitrine, plus fort aussi, comme pour te montrer à quel point tu es vivant en cet instant. C'est bon de ressentir ça. Sans même avoir besoin de boire. Juste parce qu'elle est là. C'est si simple d'être bien lorsqu'elle est à tes côtés. Vous faites quelques pas. Pour marcher, pour vous aérer. Elle en a rêvé autant que toi, et tu le sais. Nul besoin de paroles ou de discours. Un simple regard suffit.

Et tu la sens. Sa main, sur ton bras. Qui s'accroche à toi, à tes vêtements. La chaleur qui se diffuse. Le besoin de la sentir plus proche. Elle t'as manqué, plus encore que tu ne l'avais imaginé. Tu as besoin d'elle, de la sentir près de toi. De sentir qu'elle est bien là. Et elle qui se rapproche encore, comme pour répondre à ta demande muette. Ton sourire s'élargit un peu plus. Elle te rend vivant, heureux. Elle fait ressortir la beauté du monde, elle te permet de la voir. Elle te donne envie de voler à nouveau, de retourner danser parmi les étoiles, de briller autant qu'elles, de devenir à votre tour lumière dans l'obscurité. Comme la fois d'avant.

Un regard vers le ciel, et tu comprends que la nuit n'est pourtant pas encore tombée, et que ça risque de durer encore un peu. Légère déception, mais qui ne dure cependant pas longtemps. Parce que sa voix résonne à nouveau à tes oreilles. Sa voix douce, belle, au moins tout autant qu'elle. Et elle pose une question. Propose une idée. Toute aussi folle que celle d'avant. Et tout aussi bonne.

-Dis, tu crois pas qu'on devrait pouvoir réussir à toucher les nuages, aujourd'hui, puisqu'il n'y a pas d'étoiles ?

Tu la regardes, toujours en souriant doucement. Et puis tu lèves une fois encore les yeux au ciel. Tu regardes les nuages, blancs, cotonneux, accueillants. Ils vous observent. Ils vous invitent. A les rejoindre. Ils sont moins hauts que les étoiles. Moins loin. Mais ils sont attirants aussi, à leur manière. T'as bien envie de les toucher, de sauter au dessus, d'aller de nuages en nuages en laissant tes pas s'enfoncer et rebondir sur eux. Etendre les bras et rejoindre ceux qui sont plus éloignés en planant. Avec elle, main dans la main. Alors tu hoches doucement la tête, les yeux brillants d'excitation.

- Il suffit de partir d'assez haut pour s'envoler...

Alors tu réfléchis. Où trouver un endroit assez élevé pour que vous puissiez laisser le vent vous porter et vous envoler une nouvelle fois ? La tour d'astronomie est trop loin, il faut rentrer à nouveau dans le château, s'y enfermer encore avant d'être libre. Il en est hors de question. Il faut que vous voliez maintenant, impossible de reculer le moment. Impossible d'occulter le ciel par un plafond. Alors il faut trouver autre chose. Un arbre. Un arbre vieux, grand, solide. Tu en connais un. Alors tu lui prends la main, la serre dans la tienne, et l'entraînes derrière toi en courant, comme un enfant impatient de montrer sa découverte du moment. Tu l'emmènes devant le Saule Cogneur, et désigne son sommet.

- Tu penses que de là-haut on va y arriver ?
Kohane W. Underlinden
Kohane W. Underlinden
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Re: A l'ombre mouvante du Saule Cogneur
Kohane W. Underlinden, le  Dim 8 Jan 2017 - 17:34




L'oiseau qui passe.
L'oiseau qui plane.
Au-dessus des têtes.

Hep ! Attends, toi !
Attends nous ! On va te rejoindre !
Sois patient, attends un peu...
On arrive...

On

Le ciel paraît si lourd de ces nuages entre lesquels filtrent les rayons.
Le ciel cotonneux,
de ces contons qu'on a envie de toucher. Dans lesquels on a envie de se rouler. Découvrir ces nouvelles sensations qui seront, pour sûr, bien différentes des étoiles.
Je ne crois pas qu'ils rient, eux.
Ils sont silencieux mais leur regard perce l'atmosphère.
Je sens qu'ils nous observent et nous attendent.
Nous. Leurs enfants. Leur famille. Membres émérites du clan cosmique. Ils attendent qu'on revienne, qu'on rentre au bercail. Revenir dans ses pénates, tranquille.
Le regard insistant rivé sur nous.

Ils doivent nous trouver beaux, non ?
Ne trouve-t-on pas toujours ses enfants magnifiques ?
Ce frère, cette soeur. Presque main dans la main. Epaule contre épaule. A regarder la famille, un sourire coincé dans la gorge.
Pendant un court instant je me demande si mon frère est toujours mon frère d'alcool ou bien de cosmos.
La question traverse l'esprit
se perd quelque part, entre les arbres du parc, entre les nuages ou les brins d'herbe.
Parce qu'importe, en fait.
Il est tout à la fois.
Il est parfait.
Il rassemble le nécessaire de la rêverie et de l'évasion. L'arsenal total du sourire et de la Vie.
Il est tout à la fois.
Et c'est bien comme ça.



Les étoiles paraissent illuminer ses yeux tandis que ceux-ci se mettent à briller.
L'enchantement est là, au plus profond du coeur. L'idée folle, le nouveau rêve partagé. Il est est là, mon frère. Partant pour une nouvelle aventure. Un nouveau décollage.
Bien sûr, qu'on y arrivera.
Ensemble, tout est possible. On l'a déjà prouvé, non ?
Ensemble, tout est possible.
Et nous ne reculerons devant rien.
Suffit de trouver la bonne technique. Parce que les nuages... bah ce sont pas les étoiles. Il faut les appréhender différemment. Les toucher d'une autre manière. Les percer d'une autre façon.
Danser parmi eux ne sera pas comme danser parmi les étoiles.
Nous apprendrons. Nous nous adapterons.
Ce n'est pas ça qui va nous faire peur, qui nous fera reculer.
Lui, moi.
Moi, lui.
C'est bon. Tant qu'on est ensemble, tout va bien.

- Il suffit de partir d'assez haut pour s'envoler...

Sa voix
m'avait manqué.
Certes, il a déballé un long et flatteur discours à Lefebvre, il y a quelques minutes pour récupérer ses cheveux, son miroir et éventuellement ses vêtements.
Mais ce n'était pas pareil.
Ce n'était pas la même voix. Les mêmes mots.
Ils ne m'étaient pas adressés, tout à l'heure.
Maintenant, ils sont juste pour moi. Et ils scintillent de mille feux. Comme emplis d'une multitude d'étoiles.
Ses mots claquent contre un mur invisible, ils résonnent et éclatent de leur beauté.
Tout comme l'idée tonne dans mon esprit.

Il suffit de partir d'assez haut...

Seulement prendre de l'élan, alors ?
Pour partir vers les étoiles, suffisait de courir sur le macadam désert, s'envoler les pieds rivés au sol, dans cette superbe contradiction qui a permis à notre esprit de décoller.
Pour les nuages, il faut que le corps accompagne.
Qu'il saute.
Se rattrape.
Traverse les cotons du ciel, propulsé vers eux.
Alors oui, suffit de partir d'assez haut.



Trouver le perchoir idéal, voilà ce qu'il nous faut.
Le lieu qui nous servira de tremplin pour le ciel. De ressort pour décoller.
Nous pourrions monter dans l'une des tours mais cela fait loin. Et puis y'a toujours le risque qu'il y ait les autres.
Ces abrutis qui nous regardent bizarrement.
Ces crétins qui ne comprennent rien à rien.
Et que feraient tout pour nous empêcher de prendre notre envol.
Pff
Ils seraient capables de se mettre à hurler et nous lancer un sort pour nous éloigner de notre perchoir.
Stupides créatures...
Pourquoi faut-il qu'au nom de la rationalité ou je ne sais quoi ils détruisent tout ce qui décolle ? Ce n'est pas parce qu'ils veulent rester les deux pieds scotchés au sol qu'on doit faire pareil !

Soudainement, je sens mon frère se saisir de ma main.
Le vieux contact, qui rappelle cette première nuit.
Main dans la main.
Pour voler.
Encore cette fois, ce sera pareil.
Il se saisit de ma personne et court

Court

Court

Court


L'impatience grandit.
Je le suis sans poser de question -je n'ai aucune question à lui poser, je lui fais une totale confiance.
Je file à sa suite. Deux enfants qui rient dans un champ de blé, un jour d'été.
Deux ados qui rient dans un parcs, jour chargé de nuages gris qu'ils veulent atteindre.
La course s'emballe -les pas ne résonnent pas sur le macadam aujourd'hui. Au contraire. Ils sont étouffés par l'herbe.
Le pas accélère puis s'immobilise.

Et face à nous

L'Arbre.



Saule Cogneur, qu'on l'appelle ici.
Parce que ses branches s'agitent et... bah cognent, quoi.
Mais ce n'est pas ça que nous regardons, lui et moi. C'est plutôt le point à atteindre. Celui qui est là-bas. Là-haut. Le sommet. D'où nous pourrons déployer nos ailes, plonger, remonter.
Voler, seulement.

- Tu penses que de là-haut on va y arriver ?

Il désigne le point exact que je regarde.
Dingue, comme on parvient à avoir les mêmes pensées en même temps. Cette connexion qui est sans cesse établie entre nous. Ce lien invisible qui nous relie -cet amour cosmique qui nous unit.
Ces choses qu'on ne peut nommer et que les autres ne comprennent pas et que les autres ne saisissent pas parce que pour eux, tout doit porter un nom.
Pas nous.
Pas nous deux.
Déjà, nous n'avons pas de nom l'un pour l'autre.
Alors pourquoi y en aurait-il pour décrire notre relation, magique et magnifique ?
Ca s'est fait, c'est tout. Il était celui que j'attendais, j'étais celle qu'il attendait. Tout ça pour terminer le puzzle. Voilà.

Mon regard se perd dans les hautes branches de l'arbre.
Mon esprit rêve.
Du moment où...
Nous y serons.

Et le sourire s'élargit sur mon visage tandis que ma main resserre sa prise sur la sienne.
Oh, comme c'est beau ! Ce perchoir ! Ce tremplin !

-C'est parfait, je murmure.



Seulement ce mot, qui me vient à l'esprit.
C'est parfait.
Parce qu'il n'y a pas d'autre façon de l'exprimer.
Seulement la perfection du lieu.
Je reste quelques secondes immobiles, à scruter la cime. Puis je sens qu'il va falloir y aller. Commencer les préparatifs du décollage.
Court instant d'hésitation.
Me séparer de la main de mon frère ?
Dure décision à prendre à laquelle il me faudra, pourtant, me résoudre.
Couper le fil physique. Mais ne t'en fais pas, pas pour toujours ! Couper pour mieux se retrouver ensuite. A se rouler ensemble dans les nuages. Le rire entravé dans la gorge. Et les yeux brillants des milliers d'étoiles pas encore présentes.

Alors je me décide.
Et coupe le fil, retire ma main.
Adresse un sourire tendre et encourageant à ce frère.
C'est toujours étrange, les moments où je le perds au creux de ma main. Il était là. Il n'est plus. Malgré tout, la sensation demeure. Et sa présence, elle, reste à mes côtés. Son regard, son visage que je n'ai jamais oublié, même si c'est dans la nuit profonde que je l'ai vu la dernière fois.

Je fais un pas confiant en direction de l'arbre.
Je crois que j'ai même oublié qu'on l'appelle Saule Cogneur.
Pour moi, il est juste notre tremplin vers les étoiles.

Deuxième
Troisième
Pas

Oui, j'ai vraiment oublié qu'on l'appelle Saule Cogneur.

Alors la surprise est de taille lorsque l'une de ses branches me fauche violemment.
Le cri s'étouffe
la respiration est coupée.
Choc.
Le corps retombe lourdement sur l'herbe et déjà, une autre branche attaque.
Woooh drouille ! je vais me faire écraser !
Une roulade instinctive au sol pour éviter le saule (oui, le jeu de mot est pourri mais que voulez-vous... ma narratrice avait envie de sortir un truc idiot).
Et ça n'en finit pas !
L'arbre paraît furieux. Quelle ingratitude ! Lui qui a eu la chance d'avoir été élu par nous pour devenir notre tremplin ! Voilà qu'il essaie de m'amocher... pire ! de me tuer !

A quatre pattes, je rampe -je vois de très très près une branche me frôler. Encore une autre et me voici à plat ventre pour l'éviter.
L'est dingo, cet arbre, bon sang !
Rampe, rampe petite.
Jusqu'à être hors d'atteinte.
Face contre terre, je ne bouge plus.
Bon sang, pourtant, le plan c'était de s'élever ! Pas rester au sol, les bras en croix !

-Mazette, je prononce, la voix étouffée par les brins d'herbe que je manque de manger, cet arbre est fou !

Rassemblant mes forces, je me relève un peu et m'assois dans l'herbe.
Délicatement, je soulève un peu mon t-shirt pour regarder mon ventre, là où cet abruti m'a fauchée la première fois.
Ca va, je ne parais pas avoir grand chose... ça aurait pu être pire.
Assise en tailleur par terre, je boude.

-Ah mais on va pas abandonner comme ça ! On arrivera à y monter et décoller !

Azaël Peverell
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Auror
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Re: A l'ombre mouvante du Saule Cogneur
Azaël Peverell, le  Lun 16 Jan 2017 - 12:21

Se dresser face au Saule Cogneur, à deux, main dans la main. L'observer, sans la moindre lueur de défi cette fois, non. Juste avec un rêve. Un espoir un peu fou. Mais qui, puisqu'elle est là, semble réalisable. Que tu sais réalisable. Ensemble, vous pouvez tout. Alors monter au sommet de l'arbre pour vous envoler vers les nuages, ça ne semble pas plus difficile que de courir pour laisser son esprit rejoindre la Voie Lactée. Là, c'est même plus près. Après tout, les nuages ils sont moins hauts. Mais pourtant tellement attirants. T'as envie d'y marcher, d'y courir, d'y sauter, d'y tomber, d'y rebondir et de continuer. Encore et toujours. En riant, parce qu'elle sera là, avec toi.

C'est à tout cela que va vous mener cet arbre. Il va vous aider, vous donner l'élan nécessaire. Tu ne sais pas encore exactement comment. Mais t'en es persuadé. Le doute n'a pas sa place dans ton esprit à l'instant présent. Tu baisses un peu les yeux vers elle. Vers ta soeur, dont la main est toujours dans la tienne dans un contact que t'as envie de prolonger, encore et toujours, pour qu'il dure à jamais. T'attends de voir si ton idée lu paraît lumineuse. Même si t'es sûr que c'est le cas. Parce que vous êtes reliés. Il y a cette connexion entre vous. Ce lien étrange, qui fait que vos pensées sont partagées. Et lorsque sa voix s'élève, à peine murmurée, ton sourire s'élargit.

- C'est parfait.

Tu sens l'enfant en toi qui sautille en tapant dans ses mains, complètement fou de joie et d'impatience. A l'idée qu'elle est une fois de plus d'accord avec toi. Et aussi parce que vous allez bientôt vous envoler. Cette sensation t'as manqué. Tu n'as qu'une hâte à présent : atteindre le sommet pour pouvoir t'élancer. En t'assurant bien qu'elle te suive. Sinon tu risquerais de t'écraser. Vous devez absolument rester liés. Connectés. Donc il ne faut pas trop vous éloigner. Mais il va bien falloir vous lâcher. Pour affronter l'arbre. Et elle le sait. Sa main t'échappe doucement. Tu sens ton coeur accélérer. T'avais pas envie qu'elle te lâche. Mais son sourire te rassure. Bientôt, vous vous rejoindrez. Mais il est l'heure d'y aller.

Tu la regardes s'élancer, et tu fonces à sa suite. Le temps pour réfléchir est passé. Maintenant, il faut se donner les moyens d'accéder à ses rêves. Il faut grimper, le plus haut possible. Il faut atteindre ce sommet. Mais finalement, l'arbre alliés se transforme en adversaire. Ses branches s'agitent, sifflent, fendent l'air. Il y en a une qui la fauche elle, de plein fouet. T'as bien l'intention de lui faire payer. Il ne va pas s'en sortir comme ça. Non seulement, il essaie de vous empêcher de vous envoler, mais en plus, il lui fait du mal à elle. Abruti d'arbre. Tu cours, tu sors ta baguette. Après tout, s'il veut se battre, t'as de quoi te défendre. Tu évites une branche, deux branches, et la troisième te touche en pleine tête, cinglante, sans appel.

Mais il ne s'arrête pas là. Il est fou, ce saule. Il continue d'attaquer, comme si cela suffisait pour te faire reculer. Mais bientôt, les coups pleuvent, ta baguette est inutile, tu la ranges de peur de la casser. Et tu refais le chemin en sens inverse. L'arbre t'y aide même. D'un coup de branche dans le dos il t'éjecte plus loin. Lâche ! Tu finis par la rejoindre, pour t'asseoir par terre en tailleurs à ses côtés. Ta joue saigne un peu. Ton dos est douloureux. Comme toutes les parties de ton corps qui se sont faites attaquer par cet arbre déluré. Mais tu ne fais pas attention à tout cela. C'est elle qui importe.

Tu as cru l'entendre dire qu'elle n'allait pas abandonner. T'es bien content. Parce que toi aussi, t'as bien l'intention d'y arriver. Et à deux vous le pouvez. Ce débat-là n'a pas lieu d'exister. Il est évident que vous parviendrez au sommet pour vous envoler et atteindre les nuages. Après tout, vous avez prévu de sauter et de vous rouler dedans, pas vrai ? Alors qu'est ce qui pourrait bien vous en empêcher ? Rien du tout. Il suffit d'y croire. D'avoir la volonté, d'avoir la foi. Pas en elle. Pas en toi. En vous. Réunis. Lorsque vous n'êtes plus qu'un. Mais pour cela, il faut que cet imbécile d'arbre arrête de vouloir vous abîmer comme ça. Parce que ça en deviendrait presque dangereux ses conneries à celui-là !

- On va l'avoir cet arbre. C'est pas lui qui va nous empêcher d'atteindre les nuages.

T'essuies d'un revers de manche le sang qui coule sur ta joue. Et tu la regardes elle. Attentivement. Comme pour voir si elle n'est pas blessée. Parce que si elle a mal quelque part, tu risques de vraiment lui en vouloir à ce fichu Saule Cogneur. Rien ni personne n'a le droit de lui faire du mal à elle. Elle est parfaite. Elle ne mérite pas ça. C'est bizarre pour toi, de s'inquiéter pour quelqu'un. T'as pas l'habitude. Mais elle, t'as envie de la protéger. T'es son frère après tout. Et personne n'a le droit de faire du mal à ta soeur. Elle est la famille que tu t'es choisie. Celle qui vient du ciel, des étoiles, du cosmos, des nuages. De là-haut. Alors pour elle, oui, t'es près à dire que la famille c'est important. Tu lui adresses un léger sourire, comme désolé qu'elle se soit faite attaquée. Parce que t'avais comme oublié que le Saule Cogneur était dangereux. Tu aurais dû la prévenir après tout.

- Ca va ? Il ne t'a pas trop amochée ?

Parce que sinon, tu vas lui faire payer. Pas une fois que vous serez tout en haut dans les nuages, à pouvoir enfin profiter de tout ce qu'ils ont à vous offrir, mais dans la main, riant et sautant comme des enfants. Non, là, tu comptes bien profiter, avec elle à tes côtés. Mais une fois que vous serez redescendus. On verra s'il fait le malin si tu lui brûles les feuilles. Pas le droit de toucher à ta soeur d'alcool et d'envol.
Kohane W. Underlinden
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Re: A l'ombre mouvante du Saule Cogneur
Kohane W. Underlinden, le  Jeu 19 Jan 2017 - 14:32




Cette herbe présente sous le corps. La terre sentie sous les doigts.
Alors que
non
c'était pas ça, le but de la manoeuvre, bon sang !
Où sont donc les nuages ?! Pourquoi sommes-nous encore si proches du sol ? Pourquoi sommes-nous encore cloué à lui, comme tous les autres ? Alors qu'on voulait, qu'on devrait plutôt s'envoler bien loin !
Les coups qui ont fait reculer alors qu'on aimerait bien résister. Mais pas une faille ouverte pour nous. Pas une chance laissée par ce foutu arbre.
Rrrrrh...
Saleté !
Ah tu rirais si on te découpait des racines jusqu'aux dernières branches.
Ah ouais mais... attends une seconde...
Si on le découpe...
On pourra plus grimper, on pourra plus décoller, on pourra plus voler !
Oh, saleté ! Le chantage ! Voilà qu'il a un argument de poids, ce foutu arbre. L'argument qui le protège de tout assaut de notre part. De toute vengeance contre sa violence envers nous.
...
Non mais sinon, on te découpe après avoir décollé. Tu verras, tu n'y échapperas pas ! T'as l'droit de nous traiter ainsi. Alors qu'on t'offrait le plus beau rôle de ta vie.
Et si tu crois avoir réussi à nous faire abandonner notre rêve -ce merveilleux rêve qu'on réalisera, parce qu'ensemble, tout est possible- tu te fourres le doigt dans l'oeil jusqu'au coude ! Enfin... la branche dans... le tronc ? Dans quoi... t'as pas d'oeil, toi, si ?
Oh et puis zut !
Tu te trompes complètement, voilà !
On est plus coriaces que tu ne le crois.
Parce qu'ensemble, on a cette force étincelante, cette force folle et galopante qui envahit les âmes et abat tout sur son passage.
Parce qu'ensemble, il y a ce transfert d'énergie qui nous rend plus solides qu'on ne l'est tout seul.
Cette énergie qui passe de l'un à l'autre sans même que nous n'ayons besoin de nous toucher. Cette incessante connexion entre nous -le contact par la prunelle, par le sourire commun, par les pensées partagées sans mot- permet de ne faire plus qu'un sans même avoir besoin de se tenir la main.
C'est magique.
De se sentir autant en harmonie avec quelqu'un.
C'est magique.
De sentir cet osmose, ce tout que nous formons ensemble, ce puzzle que nous complétons à merveille.
C'est tout bonnement merveilleux.
De savoir qu'il est là, quelque part, dans ce monde.
Qu'il a toujours été là.
Et qu'enfin, je l'ai trouvé. Rencontré. Ou redécouvert.
Et qu'enfin, il est à mes côtés. Plus proche que jamais.
Et qu'enfin, il est à portée de main. Cette pièce manquante que je peux contempler en silence. Avec qui je peux partager mes rêves les plus fous sans mots ou presque. Ce frère désiré, complice de mes folies doucereuses. De ces folies tellement agréables parce qu'elles libèrent l'âme toute entière. On s'échappe, on s'évade d'un monde trop cruel pour rejoindre une réalité parsemée d'étoiles tendre et de son sourire, et de son regard, et de ses traits... une réalité toute emplie de lui, qui sait si bien lire en moi.

Alors oui, parce qu'ensemble tout est possible
Parce qu'à deux, on est plus forts que tous
Parce que côte à côte, regard dans regard, on parvient à déplacer des montagnes,
Cet arbre ne nous aura pas ! Jamais !
Nous monterons
Nous l'escaladerons
Nous sauterons
Nous volerons
Sourire plongé dans sourire
Sa main que je veux retrouver dans ma main
Dans cette union parfaite entre frère et soeur
Nous irons sauter parmi les nuages, sur les nuages, entre les nuages.



Sa voix qui s'élève ne fait que confirmer mes pensées.
Il est fort.
On est forts.
Bien plus puissants que cet arbre ridicule -il l'apprendra à ses dépends, cet abruti !
Mon regard tombe sur ses traits lumineux. Dingue comme il brille tout le temps ! Même lorsqu'il n'y a pas de nuit à éclairer. Il éclaire alors le jour toujours trop terne et sombre sans lui.
Et une chose détone sur sa lumière
-ce sang, qu'il essuie d'un revers de manche.
Oh mon dieu, l'arbre, ce stupide arbre l'a abîmé. Mon frère ! Il a osé l'abîmer ce frère chéri !
Pourtant, il ne se plant pas et même esquisse un sourire désolé à mon adresse. De ce sourire qui renforce sa luminosité. Alors que ses mots s'échappent à nouveau de ses lèvres.
- Ca va ? Il ne t'a pas trop amochée ?

Il s'inquiète pour moi ?
Alors qu'il saigne.
Il s'inquiète pour moi ?
C'est étrange de voir un visage préoccupé et désolé comme le sien. Je n'ai plus l'habitude. De voir cet air inquiet.
Cette flamme de reconnaissance gonflée dans le coeur.
Et mon sourire rassurant alors que je secoue doucement la tête :
-Moi ça va. Mais toi tu saignes.

J'approche ma main de son visage, l'oblige à le tourner légèrement pour regarder sa joue.
Des gestes pétris de douceur -ne pas le blesser.
La main contre la peau, qui rappelle cette nuit-là, cette première nuit, première rencontre. La main contre la joue pour bercer un frère si inquiet que rien ne soit réalité.
Et aujourd'hui, la main contre la peau, les doigts qui effleurent doucement la blessure, vouloir la panser.
Je sors alors ma baguette de ma poche et prononce un #Vulnera Sanentur pour stopper l'hémorragie.
Un sourire tendre qui signifie t'en fais pas, tout va bien.



Enfin presque tout va bien...
Parce que y'a tout de même le fait qu'on est toujours au sol et non au milieu des nuages.
Mais qu'est-ce que ça signifie, cette histoire ?
Où avons-nous m*rdé ?
Qu'est-ce qu'on a oublié ?!
Un instant mon sourire laisse place à une moue boudeuse en plein réflexion.
Je sens mes petits rouages internes tourner, turbiner à deux cents à l'heure.
Comment ça, ça fait un moment que je n'ai plus mes rouages internes et que je ne réfléchis plus ?!
N'importe quoi
je réfléchis très fortement, là.
Parce qu'on ne va pas abandonner là, qu'on a dit.
Et non, on ne va vraiment pas en rester là.
On arrivera
A décoller.
Encore faut-il qu'on trouve là où on a oublié un truc. La clé pour s'envoler.

Un silence profond dans lequel je me laisse couler en espérant que la lumière se fera.
Mes yeux parcourent chaque brin d'herbe en espérant y trouver la solution attendue.
Ils remontent le long du tronc d'un arbre au loin. Un arbre qui ne paraît pas bouger et s'attaquer aux passants mais est moins majestueux que notre saule.
Ils vont alors se perdre dans le parc.
Où donc est la pièce manquante de ce tableau, de ce nouveau rêve ?!

Silence.
Seulement les voix lointaines des autres.
Et soudain
l'ombre qui passe
l'oiseau qui survole le parc
et la lumière se fait.

-Oooooh je sais ! je m'exclame subitement, tournant ma tête vers mon frère.
Mes yeux s'agrandissent sous l'excitation d'avoir enfin trouvé le problème.
-On a oublié un truc hyper important ! On n'a pas d'ailes ! Et il nous en faut si on veut que le corps vole lui aussi.
Un large sourire vient se dessiner sur mon visage.
Voilà toute la solution.
Des ailes.
Des ailes.
Des
ailes.



Mais on en trouve où, d'abord ?
Ah nous voilà confrontés encore à un nouveau souci.
Qu'est-ce qui pourrait devenir nos ailes ?
Je regarde mon frère de haut en bas, de bas en haut.
Donne-moi la solution !
Voyons...
Et mon regard s'accroche à sa cape qui recouvre ses épaule, flotterait s'il y avait du vent.
Mais bien sûr !
Voilà les ailes pour ceux qui ne sont pas oiseaux !
Forcément !

-Nos capes seront superbes pour nous porter, j'en suis sûre !

Je retire la mienne, la regarde sous toutes ses coutures.
On vient de sortir d'un cours de travaux manuels et franchement, j'ai pas envie d'y replonger.
Faut avouer que la magie, c'est quand même ultra pratique.
Alors je sors à nouveau ma baguette et un #Plasticinum est lancé sur le vêtement pour qu'il prenne la forme d'ailes.
Le vent s'engouffrant à l'intérieur lorsque nous sauterons
Le cape devrait pouvoir nous porter et nous faire flotter.
Après tout, ce n'est pas pour rien que les super-héros Moldus qui volent ont une cape ! Ca fera pareil pour nous.

Je tourne vers mon frère un visage radieux pour voir s'il est d'accord avec moi.
Il doit sûrement l'être.
C'est mon frère
Après tout.

Azaël Peverell
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Re: A l'ombre mouvante du Saule Cogneur
Azaël Peverell, le  Ven 10 Fév 2017 - 7:43

Tu l'observes. Avec inquiétude. T'aimes pas l'idée qu'on puisse lui faire du mal. Que ce soit quelqu'un, ou quelque chose. Alors cet arbre, il a plutôt intérêt à se calmer vite fait si il veut pas que tu lui fasses l'écorce. Elle est bien trop parfaite pour qu'on s'en prenne à elle.

-Moi ça va. Mais toi tu saignes.

Sa réponse te rassure un peu. T'espères simplement qu'elle ne dit pas ça pour te faire plaisir. Pour relativiser. Tu veux vraiment qu'elle aille bien. Qu'elle ne souffre pas. Jamais. T'es prêt à tout pour elle. Après tout, elle est celle qui te complète, ta pièce manquante. Tu lui adresses à nouveau un léger sourire. Qui se veut plus rassurant que désolé cette fois.

- C'pas grave, t'inquiète.

T'en as vu d'autres. C'est pas un peu de sang qui va te faire reculer. D'autant plus que t'as pas l'intention de te laisser faire plus longtemps. La prochaine fois que vous allez prendre ce Saule d'assaut, il fera moins le malin. T'en es persuadé. Rien est impossible lorsque vous êtes tous les deux. La connexions est trop forte pour être rompue. Et c'est pas quelques branches folles qui vont y changer quoi que ce soit. Tu t'apprêtes à te relever, pour retourner escalader cet arbre qui fait un peu trop le malin à ton goût. Mais ta soeur t'en empêche. D'une main sur la joue. Un contact si doux que tu fermes les yeux un instant, simplement pour en profiter. Elle t'apaise. Te fait oublier ta colère envers le végétal.

Alors tu la laisses faire, tu tournes légèrement la tête vers elle pour qu'elle puisse voir. Si c'était quelqu'un d'autre à sa place, tu l'aurais probablement repoussé. Mais voilà, c'est elle. Celle avec qui tu peux t'envoler. Alors si ça peut la rassurer de te soigner, tu préfères la laisser faire. Tu ne veux pas l'inquiéter. Tu veux juste qu'elle soit aussi bien que toi à tes côtés. Et c'est loin d'être désagréable. Cette sensation de compter réellement pour quelqu'un d'autre. D'exister. D'être important. Pas pour le crier partout, pas pour le montrer. Non, simplement pour se sentir vivre pour quelque chose. Pour quelqu'un. Pour cette soeur tombée du ciel, qui est venue illuminer tes ténèbres.

D'un simple sort, elle empêche le sang de continuer à couler. Elle t'adresse alors un sourire tendre, rassurant. Du genre qui soigne toutes les blessures. Mêmes celles cachées à l'intérieur. Tu sais que ça ne va pas durer. Qu'une fois qu'elle ne sera plus là, tout reviendra. Mais pour l'instant, t'es juste bien. T'as comme une bouffée de tendresse pour cette soeur cosmique. T'as envie de la serrer dans tes bras, de la sentir contre toi. Sentir sa chaleur réconfortante. Sa force. Parce qu'elle est forte. Plus que n'importe qui. Mais ce n'est pas le moment. Vous avez quelque chose de plus important à régler.

Tu reportes donc ton attention sur l'arbre en face de vous. Cet arbre complètement cinglé, complètement fou. Mais que vous devez affronter. Non, mieux, escalader ! Pour qu'il vous aide à vous envoler, pour atteindre ces nuages tellement désirés. Aller qui, c'est pas tellement demandé. Les étoiles, c'était bien plus difficile, pas vrai ? Là, c'est plus près. Un regard à ta soeur d'alcool te fait comprendre qu'elle est en intense réflexion. Pour régler les petits problèmes, pour pouvoir enfin entreprendre votre ascension. Alors tu fais pareil. Tu réfléchis, t'essaies de trouver une bonne idée. Mais elle est plus rapide que toi.

- Oooooh je sais ! On a oublié un truc hyper important ! On n'a pas d'ailes ! Et il nous en faut si on veut que le corps vole lui aussi.

Mais oui ! C'est évident ! Comment avez-vous pu passer à côté de ça ? Comment avez-vous pu ne pas y penser ? Des ailes, il en faut pour s'envoler pour de vrai ! Pour que le corps suive. Pour pouvoir aller vous poser dans les nuages, sautiller et bondir dans ces balles de cotons qui ont l'air si confortables, si accueillantes. S'y rouler, tous les deux, main dans la main, en riant. Parce que, vu d'en haut, tout est beau. Comme elle. Tu ne perds pas de temps pour hocher vivement la tête à sa proposition. T'es tout aussi excité qu'elle. Rien qu'à l'idée de vous rapprocher un peu plus de votre rêve. Deux enfants dans le monde des possibles. Il suffit d'y croire, de se donner les moyens. Et ensuite tout va bien.

- C'est exactement ça ! Avec des ailes, on ne pourra que s'envoler très haut !


Alors il vous suffit de trouver des ailes. Un nouveau problème se pose. Tu fronces légèrement les sourcils, comme pour mieux te concentrer. Tu ne sais pas ce qui fonctionnerait le mieux. Déjà, est-ce qu'il vous faut des ailes à plumes, comme les oiseaux ? Ou des ailes rigides, comme des cerfs-volants moldus ? Ou même des ailes de dragon ? On doit pouvoir atteindre le soleil avec des ailes pareilles, t'en es persuadé. Mais ça risque d'être légèrement compliqué à trouver. Et puis il ne faudrait pas que vous alliez vous brûler. Alors ce n'est peut être pas une très bonne idée.

Toute cette histoire est bien compliquée tout de même. Tout cela pour atteindre les nuages... Les étoiles étaient plus faciles d'accès. Alors pourquoi elle viennent pas briller en plein jour pour vous permettre d'y aller ? Tu pousses un léger soupir dépité. Les nuages, c'est déjà pas mal. C'est même très bien. Les nuages ont l'air sympas, même si ils pleurent quelques fois. Ils ont peut être tout simplement besoin de compagnie. Pour arrêter d'être triste. Pour arrêter de pleurer. Vous pouvez bien leur rendre visite, et vous amuser avec eux. Surtout que ça a l'air bien chez eux. Et qu'avec ta soeur, vous arriverez à y aller.

- Nos capes seront superbes pour nous porter, j'en suis sûre !

Ton sourire s'élargit. Tu la regardes donner une forme d'ailes à sa propre cape, totalement admiratif. Ses idées sont tout aussi parfaites qu'elle, et ce n'est pas peur dire. Alors tu ne perds pas de temps. Tu t'occupes de ta propre cape, lances à ton tour un #Plasticinum. Et te voilà avec des ailes qui te porteront jusque dans le ciel. Une fois cela fait, tu te tournes vers ta soeur, avec un immense sourire. Celui du gamin rêveur et plein d'espoir en toi. Qui, cette fois, n'a plus aucun doute quant au fait de parvenir à atteindre ces nuages blancs qui vous appellent. Et tu ne peux t'empêcher cette fois de refermer tes bras sur ta soeur. Pour la serrer contre toi, juste quelques secondes. Vous êtes si près du but.

- C'est parfait. On va y arriver.

Et tu la relâches. Défais le contact. Et tu regardes cet arbre, qui s'agite encore un peu, comme pour vous défier d'approcher. Il ne perd rien pour attendre celui-là ! Après tout, tu l'as déjà vaincu une fois, pas vrai ? Tu viens d'avoir une illumination. Le noeud au niveau des racines. C'était ça ! Il faut immobiliser l'arbre le temps de monter, et tu sais exactement comment faire. T'avais un peu oublié jusqu'à présent. Sûrement le temps de rassembler tous les éléments. Tu te relèves donc, et pointes ta baguette sur une branche qui traîne. Tu la fait léviter d'un #Wingardium Leviosa jusqu'au noeud, et la fait appuyer dessus. Le Saule ne bouge plus. Tu lances donc un regard à ta soeur, avec un immense sourire, tout fier de toi.

- On a des ailes pour voler, et un arbre immobile à escalader. Le voyage vers les nuages peut commencer !

Tu lui tends la main. Pour que vous puissiez avancer tous les deux. Pour que vous puissiez atteindre votre rêve ensemble. Faire un pied de nez à la réalité, et à tous ceux qui pensent que c'est impossible et que vous n'y parviendrez jamais. Ensemble, vous irez dans les nuages. Vous planerez jusqu'à y arriver.
Kohane W. Underlinden
Kohane W. Underlinden
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Re: A l'ombre mouvante du Saule Cogneur
Kohane W. Underlinden, le  Ven 17 Mar 2017 - 18:10




Deux bras
tendres et fraternels
qui se referment sur moi,
sans violence,
sans brusquerie -je n'ai pas peur.
Le contact physique, plus présent que jamais.
Les bras de mon frère autour de moi, la douce étreinte et mon corps contre le sien.
C'est l'embrassade des derniers courages. De ceux qui se félicitent, proches du but. C'est la vision de la victoire prochaine -bientôt, bientôt nous y arriverons.
Les secondes tombent les unes après après les autres,
lentement.
Alors que mes bras se referment aussi autour de mon frère.
Sentir cette chair familière, le sang familial qui bat ses veines et cogne son coeur. Etreindre la douce et merveilleuse étoile qu'il est à lui tout seul.

- C'est parfait. On va y arriver.

Le murmure qui s'envole.
Et revigore l'âme. Sa confiance en notre opération me fait du bien. Parce qu'après ce premier échec cuisant, j'aurais pu tout laisser tomber.
Mais non.
Ce n'est pas pour rien que je suis une Lionne, impulsive et têtue.
Et surtout, surtout, lui continue d'y croire. Alors je ne peux qu'épouser ses convictions.
Parce qu'à deux, tout est possible.
On parvient, ensemble, à faire les plus merveilleuses choses.

Son étreinte me relâche, son corps s'éloigne de quelques centimètres.
Un étrange impression de froid soudain. Parce que j'aime le savoir là, mon frère astral. Proche. Sentir ses bras autour de mon corps. Et le savoir à nouveau parti provoque un petit pincement grinçant dans mon coeur.
Mais je me rassure.
Pas éloignés pour longtemps.
Car, bientôt, nous seront deux. Nous serons, lui et moi, moi et lui.
Et nous volerons, main dans la main.
Bientôt, il y aura lui, moi, les nuages. Puis une seule entité de nous trois. Parfaite osmose.
Comme toujours, les pièces manquantes d'un puzzle dans lequel nous nous imbriquerons parfaitement.
Je n'ai désormais plus que ça en tête. Partir. Avec lui.
Parce que je sais que c'est ainsi que nous nous retrouverons.



Et soudainement, je le vois lancer un sort sur une branche qui traine par là.
Intriguée, je l'observe.
Il mène sa proie jusqu'au saule dont les branches vont pas tarder à s'agiter en sentant un truc se déplacer sous son nez. Enfin, nez... ça n'a pas de nez, ouais, je sais, mais, et alors ?
Toujours est-il que son bout de bois vient se poser sur un endroit précis des racines de l'arbre. Et soudainement...
oh, miracle !
Le frémissement rageusement cogneur de l'arbre cesse.
Une immobilité parfaite.
Mon regard s'agrandit de surprise.
Ce fichu arbre assassin a donc un point faible ?! Je l'ignorais.
Mais évidemment, mon frère le savait.
Parce qu'il sait tout. Tous les secrets pour s'envoler en toute sérénité.
Parce que mon frère est juste parfait.
Tout bonnement
parfait.
Alors, il ne pouvait pas ne pas trouver la solution.

Un sourire large, tendre et joyeux vient illuminer mon visage.
Il est génial !
Mon frère reporte son attention sur moi, tout aussi lumineux et l'air fier de lui. Il a de quoi. Moi aussi je suis fière de lui. Fière de ce qu'il a réussi à faire. Fière d'être sa soeur.

- On a des ailes pour voler, et un arbre immobile à escalader. Le voyage vers les nuages peut commencer !



Et ça y est, voilà que ça volette dans mon esprit.
Que sa main tendue me ravit.
Alors, oui, je m'en saisis.
Fermement.
Je ne parle pas mais mes yeux brillants peuvent se passer de mots. Je suis juste
heureuse.
Nous sommes tellement près ! Tellement proches !
Encore quelques pas puis
nous volerons
enfin !

Plantée devant le saule immobilisée, la main tenant celle de mon frère, je cherche comment escalader tout ça.
Et tout à coup, je me dis que, peut-être, j'aurai besoin de mes deux mains. Histoire de pouvoir m'accrocher aux branches, non ? Oui mais... utiliser mes deux mains... ben ça veut dire lâcher celle de mon frère.
Et ça...
Et ça, j'ai pas envie non plus.
Parce qu'il était parti après son étreinte et que le voilà revenu au creux de ma paume.
Et faudrait que ce soit moi qui, cette fois, m'envole, décolle, m'enfuis ?
Enfin, pas fuir. Ce n'est pas le mot. Ni envole-décoller d'ailleurs. Parce que je ne peux voler qu'avec lui.
Ce serait plutôt m'éloigner, à contre coeur de mon frère.
Je reste un instant sans rien faire. La décision flotte et papillonne dans l'esprit. Elle ne semble pas vouloir encore se faire accepter du cerveau. Puis, finalement, je me fais une raison. Il est là, sera toujours là.
Et nous serons d'autant plus ensemble là-haut.
Alors,
ça vaut bien une toute légère séparation pour mieux se retrouver ensuite, non ?



Doucement, mes doigts glissent entre les siens.
Mon regard lui dit que cette fois, on y est. Encore quelques pas, encore un infime effort.
Mais
on est y est.
Pour de vrai.

A nous les nuages !

Arbre immobilisé,
Main libérée,
On peut monter !

J'entreprends alors la lente ascension le long du tronc.
L'idée de génie de mon frère pour immobiliser le saule fonctionne à merveille. Ses branches ne remuent plus d'un poil. Je suis d'autant plus fier de lui, ce reflet astral. Il est vraiment trop fort. Sans lui, je ne serais parvenue rien de tout ça. Toutes façons sans lui, je n'aurais même pas eu la brillante idée et envie de sauter parmi les nuages.
Seul lui parvient à faire naître en moi ces doux rêves.
Surtout seul lui parvient à faire en sorte que ces doux rêves deviennent réalité.
Maintenant que j'ai trouvé cette pièce manquant qui me sied à merveille, je me demande comment j'ai pu vivre dix-sept ans sans lui. Franchement. Très franchement. Comment ai-je pu m'en sortir tout ce temps sans ce morceau manquant du puzzle ? Sans ses étoiles ? Sans ses rayons ? Sans ses rêves fous ? Sans Lui, tout simplement ?

Mes mains et mes pieds s'agrippent, prennent appui.
Lentement, le corps progresse le long du tronc. Collé au tronc.
Je vois les branches défiler au fur et à mesure que je progresse.
Les minutes me paraissent longues. Intenables. J'ai envie
J'ai envie
J'ai envie
Enfin
De sauter
Et voler !

Après un temps qui m'a paru être une éternité, je parviens en haut.
Les branches ploient un peu plus, semblent moins solides. Mais... ça va. Elles supportent.
A califourchon sur l'une d'elle, j'avance prudemment. Regarde en bas.
Oooooh
c'est petit tout ça !
Tout semble minuscule.
Les ombres qui se pressent
Les pas qui foulent l'herbe
Les voix qui s'élèvent et résonnent
Tout est loin, petit, rien du tout.

Nous sommes haut.
Haut dessus de tout ça.
Nous planons, lui, moi. Ensemble.
Et nous décollerons.
Bientôt.

Je tourne vers mon frère un visage ravi quoiqu'un peu perlé de sueur après cet effort d'ascension.
Mes yeux pétillent d'impatience.
Enfin, enfin on y est !
Mon coeur bat à tout rompre.
Le grand saut
Le grand vol
Bientôt
Ma parole !

Lentement, je me redresse et, assurant mon équilibre sur la branche, une main posée contre le tronc, je me mets debout.
Droite et fière.
Prête à me présenter dans toute la splendeur astrale aux nuages.
Et le présence de mon frère à mes côtés ne fera que dupliquer cette splendeur qu'on n'acquiert qu'ensemble.
Cette fois-ci, c'est moi qui lui tends la main.

-Je pense que là, c'est la bonne, je prononce, radieuse. On va enfin pouvoir voler !

Alors,
prêt à prendre ma main ?
Et décoller avec moi ?
M'emmener dans ton vol comme je t'emmènerai dans le mien ?
N'hésitons plus. La porte des nuages est là. A portée de main. A bout de doigts. Suffit juste d'une petite impulsion -ressort- pour exécuter le grand saut qui nous fera passer son seuil.
Ensuite, nous pourrons danser avec eux.
Et faire résonner nos rires dans leur univers cotonneux.
So
Let's go !

Azaël Peverell
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Re: A l'ombre mouvante du Saule Cogneur
Azaël Peverell, le  Mer 5 Avr 2017 - 19:25

LA de Koko



Elle a l'air toute aussi heureuse que toi de voir que l'arbre est immobile. Il faut dire qu'avec un tel sourire, elle rayonne, ta soeur. Tout autant que le soleil. Elle brille, c'est une étoile, une vraie. Et elle se tient à tes côtés en plein jour, prête à s'envoler une nouvelle fois. Avec toi. Alors oui, vous devez avoir l'air un peu béats, tous les deux, à sourire comme ça, en vous tenant la main. T'imagines bien les discussions des autres si ils voient ça. Mais tu t'en fiches. Ils ne comprennent pas. Ils ne comprennent rien. Ils ne savent pas que vos coeurs sont reliés par la simple envie de voler. Par un besoin de briller. Alors ils peuvent bien parler si ça leur fait plaisir. S'imaginer ce qu'ils veulent. Vous deux, vous êtes les seuls à connaître la vérité. Et elle est plus belle que ce que n'importe qui pourrait imaginer.

Vous arrivez bientôt au pied du Saule. Il fait bien moins le malin, maintenant que cette branche appuie sur le noeud de ses racines. T'as une nouvelle fois envie de le brûler. Juste en repensant à ce qu'il a osé faire à celle qui se tient à tes côtés. Celle dont la main ne t'a pas encore lâché. Ta pièce manquante, qui te donne enfin l'impression d'être complet, de pouvoir vivre, de t'autoriser à exister. Qui transforme les rêves en réalité, qui est toujours pleine de bonnes idées. Il a osé l'attaquer. Lui faire du mal. La blesser. Tu ne comprends même pas comment ça a pu passer par l'esprit de ce fichu végétal de faire du mal à la personne la plus parfaite que la Terre n'ait jamais porté. Tu dois vraiment lui faire payer.

Mais voilà que ta soeur te lâche la main. C'est soudain. Mais ça te remet les idées en place. Pas touche à l'arbre. Pas tout de suite. Vous devez d'abord atteindre les nuages, et pour ça, vous avez besoin de lui. Il faut l'escalader, pendant qu'il ne bouge pas. Il faut monter haut, très haut, pour ensuite s'élancer et pouvoir enfin voler. Planer. Rejoindre les nuages qui vous tendent les bras. Qui vous appellent. Ils veulent jouer, ils ont compris que vous alliez les rejoindre, et ils ont hâte. Comme vous. Parce que le ciel est un terrain de jeu, que vous pouvez explorer uniquement lorsque vous êtes tous les deux. Une fois réunis, vous pouvez braver l'impossible. Alors s'envoler pour aller sauter dans les nuages, ça te semble facile. Enfantin même. Vous avez toutes les cartes en main pour y parvenir. Alors il est temps d'y aller.

Tu la regardes commencer à monter. T'es un peu inquiet, tu n'oses pas la suivre tout de suite, tu préfères être sûr de parvenir à la rattraper si jamais l'arbre se remet à bouger, et la fait déraper. C'est qu'il est fourbe, ce bout de bois là. T'as pas confiance en lui, même si la branche appuie toujours sur le noeud. Mais t'es bien forcé de constater que ta soeur cosmique se débrouille très bien sans toi. T'aurais dû t'en douter, elle est parfaite, alors c'est pas une petite escalade comme ça qui risquait de la faire reculer. Avec un immense sourire, tu commences toi aussi à grimper. T'as l'impression que c'est facile, comme si tu l'avais déjà fait. Parce que tu montais souvent aux arbres quand t'étais petit. Pour t'y cacher. A croire que t'avais déjà envie de t'envoler. Pourtant, t'as jamais osé. Sans doute parce qu'elle n'était pas avec toi. De toute façon, sans elle, ça n'aurait probablement pas valu le coup.

Vous arrivez bientôt en haut. Tout en haut. Les branches sont assez solides pour vous porter tous les deux, bien qu'elles ploient un peu. Tu observes le parc qui s'étend devant tes yeux. Tout paraît plus petit vu d'en haut. Mais votre ascension n'est pas finie. Elle ne fait que commencer. Ce n'est que la première étape, vous devez aller bien plus haut. La main de ta soeur se glisse dans la tienne. Alors tu la regardes, en souriant. Parce que t'aimes son contact, plus que tout au monde. Cette chaleur qu'elle partage avec toi, cette force. Elle te donne toute l'énergie dont tu as besoin. Pour te mouvoir, ou tout simplement pour y croire. Tu serres sa main dans la tienne, et tu avances d'un pas sur la branche. Il faut aller plus au bord. Pour pouvoir sauter tous les deux, et que vos ailes prennent le vent. Il faut attendre le bon moment.

- Je pense que là, c'est la bonne. On va enfin pouvoir voler !

Tu hoches doucement la tête. Tu ne pourrais pas être plus d'accord avec elle. Cette fois, c'est la bonne. Il n'y a rien pour vous faire échouer. Vous êtes tous les deux, perchés en haut d'un arbre, main dans la main, et des ailes dans le dos. Et vous y croyez, dur comme fer. Et il suffit d'y croire pour réussir. Rien ne peut vous résister. Un nouveau pas, pour se décaler encore un peu. Mais toujours sans la lâcher. Parce que vous devez absolument rester tous les deux pour que ça fonctionne. Il ne faudrait pas que vos mains se lâchent et que vous vous écrasiez. Mais cette idée ne te traverse même pas l'esprit en fait. Si tu ne la lâches pas, c'est simplement parce que tu n'en as aucune envie. T'es trop bien en la sentant près de toi. T'es trop bien avec sa main dans la tienne. Tu sais que tout ce que tu ressens pour elle, elle le ressent pour toi. Vous n'avez pas besoin de parler pour ça. C'est... Simplement évident.

Tu ne prends pas la peine de lui répondre par la parole. Ce n'est pas comme si c'était les dialogues qui primaient entre vous de toute manière. Les mots sont superflus. Vous pouvez communiquer par un simple regard, un simple sourire, une simple pression de la main. Parfois, t'en viens même à te demander si vous ne communiquez pas par la pensée tellement vous vous complétez. Mais après, tu te rappelles que c'est le but de la pièce manquante du puzzle. Vous êtes entiers une fois réunis. Vous ne formez qu'un. Alors vos pensées doivent obligatoirement se croiser, même si vous ne pouvez pas l'exprimer clairement. En tous cas, toi, tu le ressens. Au plus profond de toi. Ce lien, cette connexion qui ne pourra jamais être brisée tellement elle est forte. Tellement elle est indispensable.

Tu sens tes ailes dans ton dos qui commencent à flotter légèrement. Un coup de vent. Il faut y aller. D'un regard, tu vois que ta soeur l'a compris aussi. Alors tu cries, simplement pour donner plus de vie au moment. Parce que c'est un grand moment. Vous allez vous envoler pour les nuages, c'est pas rien. Il faut que le monde le sache, il faut s'en rendre compte. C'est pas plus tard, c'est pas dans une seconde, non. C'est...

- Maintenant !

Et l'impulsion est donnée. Par toi, ou par elle, ou par tous les deux en même temps. Mais en tous cas, vous avez sauté de cette arbre, ça y est. Main dans la main, tu tends les bras, pour que tes ailes se déploient, pour qu'elles prennent le vent. Pour qu'elles t'emmènent loin, qu'elles te fassent planer jusque là-haut, jusqu'au nuages qui semblent déjà vous acclamer parce que vous avez sauté le pas. Parce que vous allez arriver. Deux étoiles qui vont rejoindre le ciel en plein jour, c'est bien vous ! Il faut battre des ailes, pour monter plus haut. Plus haut ! Et pourtant... Malgré toutes les conditions réunies, c'est visiblement trop difficile de s'envoler pour de vrai. Perdu dans ton rêve, dans ton fol espoir, tu ne te rends même pas compte que ce n'est pas du ciel que tu t'approches, mais bien du sol. Et que tu t'en approches bien trop rapidement. Et ta soeur également.
Kohane W. Underlinden
Kohane W. Underlinden
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Re: A l'ombre mouvante du Saule Cogneur
Kohane W. Underlinden, le  Mer 10 Mai 2017 - 14:49


   

   

Certains pourraient avoir le vertige, de là-haut. Tanguer, effrayés, équilibre précaire, boule de stress dans l'estomac.
Moi pas.
Parce que j'ai mes ailes.
Parce que j'ai mon frère.
Et qu'ensemble, tout est possible. Surtout de voler. Pour rejoindre les nuages. Les atteindre, les toucher du bout des doigts, du bout des ongles. Voler, ce terme sonne si juste à mes oreilles. Juste et surtout tellement réel ! Parce que c'est lui, magnifique frère sans nom. Et qu'il fait des miracles.
Alors non, je n'ai pas peur.
Cette idée ne m'effleure même pas l'esprit. Ce mot semble être banni de mon vocabulaire, relégué loin, très loin dans les méandres de la pensée.
Confiante comme jamais, je sens ma main attraper celle de mon frère, se glisser entre ses doigts.
Sourire flottant.
J'aime le contact physique avec lui. Parce que ça me prouve qu'il est là, bien là. Même si, évidemment, je n'en doute pas une seconde. Cependant, cela renforce cette agréable certitude.

Mes doigts doucement caressent sa peau. Et ma prise se resserre.
Oui, c'est décidé.
Ensemble, à nouveau, ensemble, encore une fois, nous allons faire des miracles. Tout ce que les autres dédaignent, ce en quoi ils ne croient absolument pas. Je les entends déjà, de loin rire et se moquer.
Quoi ? Mais vous êtes fous ? Voler avec ces ailes de tissu ? Mais vous êtes pas bien dans votre tête ?
Eh bien oui, et alors quoi ?
Oui, on va voler !
Oui, on va vous le prouver, messieurs dames soit-disant rationnels et pragmatiques ! Vous allez voir !
On va vous prouver que les miracles existent. Qu'il faut y croire. Et tenir la main de la bonne personne.

Or, aujourd'hui, c'est la bonne personne.
Comment cela aurait-il pu en être autrement ?
Une pièce,
pièce de puzzle,
pièce manquante d'une tableau,
il n'y a que lui pour me compléter parfaitement ;
que lui pour fermer la boucle et permettre l'envol réel.



Mon frère hoche la tête face à a conviction mais ne prend pas la parole. Après tout, à quoi bon ? Je sais ce qu'il pense. Je sais qu'il est tout aussi convaincu que moi. Qu'il y croit tout autant que moi.
Et donc.
C'est notre croyance commune, flotter ensemble sur la même longueur d'onde qui nous fera décoller sans jamais rien lâcher.
Habitués aux diolagues silencieux lui et moi, nous nous accordons doucement.
Pour le saut.
L'Ultime saut.
Le Grand saut.
Le saut de toute une vie, de tout un rêve.

J'aime mon frère
parce qu'il sait rêver en même temps que moi,
qu'il rêve comme moi et surtout, surtout,
qu'il veut autant donner corps à ses rêves que moi.

J'aime mon frère
parce que sa main sait accompagner la mienne sur ce chemin
et cette relation sans mot, cette relation qui ne peut être définie par le langage commun est tout bonnement
magique.



Soudain, le moment propice, moment attendu. Le coup de vent qui décoiffe et gonfle les ailes et les coeur.
Je sens, au plus profond de moi, résonner le tambour de l'impatience.
La météo est clémente ; le vent est là.
Je sais qu'il va nous falloir partir. Qu'enfin, on va pouvoir décoller.
Filer, filer, filer au grès du vent, remonter son fil invisible jusqu'aux nuages. Sans jamais lâcher la main de l'autre au risque de se perdre ou de briser le charme qui nous porte.
Je sais que c'est maintenant,
ou jamais.
Lui aussi, l'a senti. En même temps que moi. Après tout, pièces manquantes d'un grand tout, nous sommes toujours connectées.
Comme pour confirmer cet instant T tant attendu, il s'embarrasse d'un maintenant sans appel. Pour être sûr. Qu'on décollerait ensemble. Mais il n'en avait pas besoin. Liés l'un à l'autre, nous avons dû ressentir le même sentiment d'urgence.
Maintenant
ou
jamais.


Un coup sur la branche. Qui ? Nous ensemble ? Lui ? Moi ? Le vent ? Qu'importe qui a donné le signal de départ. Juste deux oiseaux qui, d'un même mouvement, décollent de leur branche.
Nos mains restent liées et parmi les images galopantes de mon esprit, je crois apercevoir les nuages qui nous sourient tendrement, délicieusement, appel des plus attrayants.

Le vent s'engouffre dans nos ailes, l'air fouette les joues, se prend dans les cheveux.
Je sens toujours la main de mon frère dans la mienne. Serrée. Ne pas le lâcher. Car nous allons voler ensemble.
Yeux mi-clos, tout tourne. Nuages, nuages, nuages. J'ai l'impression à la fois qu'il s'approchent et s'éloignent. Etrange sensation dans une seconde en suspend. Seconde pour planer, croire, rêver.
Nu
ages !
J'aimerais tendre le bras vers eux, dans l'espoir d'enfin les saisir, me hisser à leur bord, mon frère à mes côtés.
Mais quelque chose paralyse mon bras libre. Un manque d'énergie qui fait que mon bras ne se tend pas.
Rien ne bouge.
Juste le corps et ses ailes de tissu.
Le corps qui vole.
Ou le corps qui tombe.
Je n'ai conscience de rien.
Seulement de l'air qui fouette les joues, la sensation d'intense excitation à l'idée de voler de nouveau et la présence tendre et rassurante de mon frère dans ma main.

On a dû décoller.
C'est pas possible autrement.
Ensemble, on fait des miracles.

On a dû décoller.

Je ne vois même pas que le sol se rapproche dangereusement.
Ce n'est l'histoire que d'une seconde.
Mais je ne vois rien, crois même ne rien sentir. Anesthésiée par le vent et l'espoir, l'air frais et le rêve.
Il y a juste nous. Et les nuages.
Oublions le sol un instant !

On vole !

Ou on s'écrase. Quelque chose qui a disfonctionné dans notre plan. Le sol qui est là alors qu'il ne devrait pas...
Pourtant, je crois encore,
je veux y croire encore.
Rêver un peu plus des nuages.
Un sourire gravé aux lèvres alors que les premiers contacts douloureux sont établis. Alors que le corps retrouve la terre-mère dangereuse lorsqu'on vient de si haut.
Pourtant, dans mon esprit, continue de défiler les nuages.

Ils sont là
presque là
j'en suis sûre
ils sont là
nous disent coucou
nous accueillent
nous attirent
ils sont là,
nu
ages


Mon frère aussi, est là, toujours là. Je ne sais plus si c'est parce que je sens sa main dans la mienne ou simplement sa présence à côté de la mienne.
Mais il est là.
Frère d'étoiles, d'alcool, d'astres, de nuages aujourd'hui.

T'as vu, on vole, non ?
Haha
On vole, hein ?



/Ne pas poster svp, Mal arrive !\
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