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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Chemin de Traverse
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Chez Madame Guipure, prêt-à-porter.
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Ann Soledad
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Chez Madame Guipure, prêt-à-porter.

Message par : Ann Soledad, Lun 2 Juil 2012 - 22:27


[ Sujet autorisé par Gloire LeComte]

Ann s'avança doucement dans le Chemin de Traverse, bondé, comme toujours. D'autant que c'était la période des vacances de printemps, il faisait tout de même plutôt frais. La demoiselle ramena son beau cache-nez sur celui-ci, ses cheveux d'ébène voletant légèrement dans son dos, sans qu'une seule mèche ne vienne gêner son regard. La serpentard, se tenant droite, savait exactement où elle allait, même seule. Longtemps, elle avait parcourue avec sa "maman" les trottoirs pavés. Enfin, elle suivait la grande dame comme un toutou.

Ann tourna à un coin de rue, arrivant enfin devant la bâtisse qu'elle cherchait. Enfin, elle l'avait retrouvé, ce bâtiment. Et dieu savait qu'elle avait sommée sa maman pour venir la voir !

Le petit magasin, une sorte de maison biscornue, de bois, orange et violet. Apparemment, des rénovations avaient été faites. Et l'échoppe paraissait neuve. Ou presque.

Alors elle s'assit sur le banc face au petit magasin, attendant qu'elle arrive.
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Adalbrechta Sullivan
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Re: Chez Madame Guipure, prêt-à-porter.

Message par : Adalbrechta Sullivan, Lun 2 Juil 2012 - 23:45


Le temps était doux. Les petits oiseaux chantaient, la sorcière moyenne faisait ses courses et les pré-pubères aux voix rigolotes comme les gamins étaient de sortie: vacances, vacances, ton doux nom chante à mes oreilles.

Mais pas à celles de tout le monde. Ada, qui revenait d'un voyage long, périlleux et éprouvant, avait devant elle encore une masse de travaux: se refaire une santé financière dans les banlieues londoniennes, se retrouver un appartement, faire jouer quelque contacts, utiliser enfin les diverses connaissances qu'elle avait acquise au cours de ces deux mois pour approfondir les notes qu'elle avait laissés au bercail. Mais avant cela, une petite visite de famille au quelle elle ne pouvait et voulait couper.
Avouons une chose: rien de tout cela ne la motivait. Le temps était doux, disaient-ils. Mais seulement selon la conception généralement retenue en ces terres barbares. Pour Adalbrechta, qui revenait des chaudes terres de Numidie, ça caillait sévère: et sa tenue l'attestait. Sa sévère robe noire l'enlaçait du menton jusqu'aux chevilles, ne laissant pas voir sa peau puisque ses bottines noires montant jusqu'à ses genoux prenaient le relais, et par-dessus celle-ci tourbillonnait une épaisse cape de velours pourpre bordé de fourrure de lapins albinos. Elle avait même mis un foulard noir sur sa tête, bordé des habituels médaillons de cuivre, pour protéger ses oreilles.
C'était drôle parce que ça contrastait assez avec le coup de soleil qu'elle avait sur le nez, si sévère qu'aucune crème jusqu'ici n'avait réussi à chasser la pelure qui s'annonçait.


Dans sa main elle sentait encore la chaleur regrettée d'une chope de Bierre au Beurre, bue avec moult bonheur à sa descente de balai: son voyage, moitié balai moitié carpette, avait été long et humide, avec un embouteillage monstre dû au retour des oiseaux migrateurs. Sales bêtes. Heureusement elle avait eu le temps entre son arrivée et son rendez-vous de dormir quelques heures, de se doucher, de dévorer une caille au citron, un kilo de purée et une Tête de Lutin (sa pâtisserie préférée devant l'Éternel). Mais du coup elle avait froid. Et pas forcément de bonne humeur, même si revoir sa petite protégée lui faisait toujours plaisir.

Et en plus le Chemin de Traverse était bondé. Dès son arrivée, de sa chambre donnant sur la rue, dans la petite auberge miteuse où elle avait dormi (pas même un sortilège antibruit... Grmpf), son sommeil avait été gêné par des rires joyeux et des cris avinés. Et quand elle sortit, note réglée, matos en poche et balai en main, elle fut happée par la foule bigarrée qui la charria tel un cadavre dans la direction opposée de Madame Guipure, sur plus de deux cents mètres, sans réussir à s'en échapper.

« Eeeeeeeh... V'z'êtes bien gentils, vous zaut'... » Grogna-t-elle en s'extrayant finalement de la masse, trouvant refuge sur le palier d'une porte. Elle réajusta son voile, tâta sa bourse heureusement vierge de tout attouchement indiscret et soupira. L'Angleterre, vraiment... Pays de sauvages ! Pas un pour faire attention à elle, à lui laisser le passage ou quoi que ce soit... Bon elle ne s'y était peut-être pas prise de la meilleure façon qui soit. Pas le choix, décidément, ne lui restait que la voie des airs. Elle s'assit à l'amazone aussi aisément qu'elle put sur son balai, dans le maigre espace qu'elle avait et s'envola immédiatement, ne manquant pas de faire s'envoler quelques chapeaux au passage. Et de distribuer peut-être une bosse... Baaaah quelle idée d'être aussi grand, vraiment.
Cependant, si la liberté de mouvement lui était maintenant acquise, fallait-il encore trouver la boutique de la charmante Madame Guipure... Et la petite devant qui devait attendre depuis bien dix minutes maintenant. Zut zut zut.
Après nombres tours inutiles, elle finit par repérer le tapage de la Ménagerie Magique et de-là, posant pied à terre, à enfin apercevoir la façade vaguement rénovée de la boutique de la vieille couturière. Elle préférait se débattre dans la foule plutôt que de rester assise sur ce balai qui lui rentrait dans les fesses pour lui ressortir par le nez, après autant d'heures de vol. Et devant, un Botruc aux cheveux longs. Sa petite sœur de cœur avait encore bien grandi, même de loin, semblait-il...

« Hey, hey !, » cria-t-elle, encore à vingt mètres de la boutique, sans se soucier des gens qui l'entourait, difficilement visible de là où était Ann. « Ptiot ! Ptiot ! Je suis là ! »

Elle... En retard de vingt minutes, dites-vous ? Non, vraiment elle ne voit pas de... Mais ce n'est pas de sa faute, voyons !
Okay, stoppons les excuses imaginaires... Simplement, Ada espérait que Botruc n'essayerait pas encore de lui faire manger son balai. Et que ce ne serait qu'un mauvais moment à passer que de subir ses jérémiades.


Dernière édition par Adalbrechta Sullivan le Mar 3 Juil 2012 - 12:55, édité 1 fois
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Ann Soledad
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Re: Chez Madame Guipure, prêt-à-porter.

Message par : Ann Soledad, Mar 3 Juil 2012 - 0:43


Cinq minutes passèrent. Ça lui semblait être passé comme plusieurs heures, tellement elle avait hâte. Ses jambes tremblotaient doucement sous sa trépignation. Elle avait tant de choses à lui raconter !

Finalement, dix minutes passèrent. Elle devait être en retard, pour une raison importante. Qui sait ? Ce fut au bout de vingt minutes que la petite demoiselle commença à se poser des questions.

Enfin, elle entendit sa voix, qui l'appelait ! Ann releva automatiquement la tête, voyant enfin la femme qu'elle attendait. Le sourire qui apparut sur son visage, était plein de bonheur.


- Maman !! s'écria-t-elle alors.

Elle courrut alors à sa rencontre, avant de reprendre une moue plus que boudeuse.


- Tu es en retard...
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Adalbrechta Sullivan
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Re: Chez Madame Guipure, prêt-à-porter.

Message par : Adalbrechta Sullivan, Mar 3 Juil 2012 - 15:28


« M'appelle pas comme ça, ptiot... »

De plus près, sa première impression s'affirma: durant ces deux années, Ann avait vraiment beaucoup grandi. Normal, en même temps. La dernière fois qu'elle l'avait vu, elle entrait à peine en seconde année...
Ses cheveux étaient plus longs, sa peau plus pâle. Elle avait le teint un peu maladif des Serpentard et portait leurs couleurs. Ses traits avaient perdu un de leur rondeur enfantine, pour révéler ce qui serait un jour un visage aux arêtes coupantes comme un rasoir. Elle avait pris bien vingt centimètres... Une vraie petite Miss. Ou presque. Botruc la bouffait des yeux. Et son ton mi-rieur mi-sévère quant à son retard lui révélait combien elle était heureuse de la revoir. Ce qui était réciproque, d'ailleurs. Elle ne tenta pas de se justifier pour son retard.
Ada passa lentement la main dans les cheveux de l'enfant, suivant en même temps les lignes de son visage, caressant tendrement la joue rouge d'émotions.

« T'as grandi. »

Elle enleva brusquement sa main, saisit celle de la petite et se rapprocha d'un pas joyeux de la boutique de Madame Guipure. La foule était maintenant moins compacte, l'on pouvait se déplacer sans problème et sans hâte. Ada sentait sur elle le regard d'Ann, mais n'y répondit pas. Elle connaissait l'adoration que nourrissait l'adolescente à son égard et, bien qu'elle soit au fond flattée d'être aussi aimée de cette « sœur de cœur », elle s'inquiétait un peu de la voir rejeter par là-même sa propre famille, bien que cette dernière ne soit pas des plus accueillante envers leur aînée.

Ada, toujours talonnée par Ann qu'elle ne lâchait pas, entra dans la boutique aux couleurs criardes. Un tintinnabulement les annonça et immédiatement une petite sorcière grassouillette vêtue entièrement de jade apparut. Tout sourire, elle salua vigoureusement les deux nouvelles venues, s'enquit d'une voix onctueuse de la santé de Mademoiselle Sullivan, cette « chère Mademoiselle Sullivan », et de la petite demoiselle si mignonne qui l'accompagnait. Un très petit et très âgé elfe de maison se précipita sur les deux clientes pour les débarrasser de ses doigts rapaces de leur manteau et cape, qu'il posa près de la caisse. Madame Guipure continuait son baratin incessant, ce pendant. Mademoiselle Sullivan serait bien tentée par une petite tasse de thé, n'est-ce pas ? Oui ? Et du lait pour la petite miss ? Parfait, son elfe de maison allait préparer cela. En attendant, si Mademoiselle Sullivan souhaitait voir les nouveautés de la maison ? Non ? Juste quelques emplettes pour la petite miss, soit. Qu'est-ce qui ferait plaisir à cette dernière ?

Le rendez-vous ayant été pris pour Ann, Ada s'éloigna un peu, la laissant dérouler sa liste auprès de la femme, observant l'univers chatoyant de soieries qui l'entourait. L'elfe revint sur ces entrefaites, lui tendant une tasse remplie d'une liquide sombre dégageant des bouffées de vapeur. Elle le remercia d'un sourire et retourna à sa contemplation. Si seulement elle avait un peu d'argent, elle offrirait bien une jolie robe à Ann... Une des nombreuses choses qu'elle aurait à faire quand elle serait riche (Les rêves ne mangent pas de pain).
La boutique, bien que spécialisée dans l'adolescent poudlardien, ne manquait pas de surprises pour les sorcières adultes et coquettes. Madame Guipure avait un style très particulier qui plaisait beaucoup à Adalbrechta. C'est elle qui avait fait quasiment toutes ses robes et la plus vieille, de maintenant presque douze ans, n'avait pas une ride. Elle avait une grande affection pour cette sorcière courageuse et un peu excentrique, qui menait de front sa boutique et une grande famille.
De plus, l'endroit avait une ambiance évanescente et mystique particulièrement inadaptée et de ce fait amusante. Paravents japonais se déployaient à chaque endroit, grands rideaux de lin, de coton, de soie dévoilant leur couleur gracieuse, dérobant aux yeux des curieux les mystères de la boutique. Une aura de mystère charmante, approfondie par le lourd parfum d'encens, s'en dégageait et s'accordait parfaitement avec la propriétaire des lieux, qui avait plutôt l'air du coup d'une gitane dans sa caravane que d'une couturière professionnelle.
Cette idée fit sourire Ada, d'autant plus qu'elle avait vu les lieux avant rénovations, datant alors de Madame Guipure I, fondatrice de la maison. Et le changement était d'un lourd contraste...
Elle s'assit sur un pouf de cuir rouge, et se mit à boire son thé à petites gorgées, savourant le fluide à la saveur délicate qui lui brûlait la gorge.
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Re: Chez Madame Guipure, prêt-à-porter.

Message par : Ann Soledad, Mar 3 Juil 2012 - 18:21


La jeune demoiselle haussa doucement les épaules, faisant une petite moue contrariée. Cependant, elle était tellement heureuse de la revoir, qu'un énorme sourire reprit place sur son petit visage. Ann la laissa la câliner d'une main avec grande joie. C'était agréable de recevoir de temps en temps un peu d'affection de la part de quelqu'un.

- Tu trouves ? Toi tu n'as pas changé ! Je te trouve très jolie !

La petite serpentard se laissa entraînée avec joie vers le bâtiment coloré, qui attirait les regards. Ann fouilla dans sa poche, s'assurant qu'elle avait bien l'argent pour sa nouvelle robe. Vu qu'elle avait craqué une des siennes.

Une petite clochette tinta légèrement, tandis qu'une femme grassouillette s'approcha d'eux en trottinant joyeusement, demandant des nouvelles de sa maman, puis de "la charmante miss qui l'accompagnait". Un elfe de maison vint chercher leurs affaires, alors que la dame l'emmenait derrière un de ces paravents japonais. On aurait dit un cabinet de voyance.

La vieille femme lui demanda ce qu'elle désirait.


- Il me faudrait une nouvelle robe, pour l'école, fit-elle doucement.

Ann regarda par dessus le paravent, puis fit un sourire à Ada.


- Dis, tu me racontes ton voyage ?

Tandis que la dame s'affairait autour d'elle, elle ne quittait pas sa maman du regard.
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Adalbrechta Sullivan
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Re: Chez Madame Guipure, prêt-à-porter.

Message par : Adalbrechta Sullivan, Mar 3 Juil 2012 - 20:46


Ada vit le petit visage éclatant de bonheur d'Ann passer par-dessus le délicat paravent de soie aux motifs dragonesques situé juste en face d'elle et de son pouf. Elle lui sourit, laissant s'échapper un rire léger.

« Tu craques tes robes, m'as-tu dit ? Toi le petit coucou, épais comme mon petit doigt ? On aura tout entendu... »

Le motif du rendez-vous avec Madame Guipure l'avait fait bien rire, au départ. Mais elle savait que cela cachait quelque chose de plus grave: un certain dédain de la part des parents d'Ann, qui n'avaient même pas remarqué ce qu'il en était de la garde-robe de leur fille... Même si Ann était de caractère à le cacher. Elle soupira.

« Dis, tu me racontes ton voyage ? »

La question ne l'étonna pas. Botruc avait toujours été fasciné par les nombreux voyages qu'elle entreprenait à travers le monde et avait marqué plusieurs fois le désir de venir avec elle. « Au diable les études, tu es la meilleure prof du monde », disait-elle à l'époque... L'enfant naïve. Ada ne prit pas la peine de répondre immédiatement. Elle se leva, posa sa tasse sur une table basse proche et s'approcha de Madame Guipure.

« Faites-lui un deuxième uniforme, une taille au-dessus et mettez-le sur ma note, je vous prie. » lui murmura-t-elle, ne voulant pas qu'Ann l'Orgueilleuse l'entende. Ce n'était pas la première fois qu'elle demandait crédit à la couturière et, ayant toujours été réglo avec elle, celle-ci le lui accorda sans problème. Elle passa derrière le paravent, sans se soucier d'un quelconque problème de pudeur. Elle avait partagé plus d'un bain avec la petite et ce n'était pas la voir en sous-vêtements qui allait la choquer. Pliant les affaires de la petite traînant sur une chaise, elle les posa sur le dossier et s'assit, observant pendant de longues minutes Madame Guipure faire les premiers essais, les premières mesures, souriant de voir Ann transformée en silencieux mannequin piqué et repiqué.
Finalement, elle exhala un soupir et se mit à parler d'une voix basse et douce:

« J'étais en Numidie... Je suppose que tu sais qu'aux yeux des Moldus ce n'est plus un pays qui existe. Cependant, dans le monde des sorciers, c'est ainsi qu'on nomme le royaume des sorciers berbères, qui va aujourd'hui de l'Anti-Atlas jusqu'au Sud de la Tunisie, sans se mêler au Sahara néanmoins. Je suppose que tu es au courant des graves conflits qui existent depuis plus d'un siècle et demi au sein des moldus dans ce coin du globe, et bien imagines-toi qu'au niveau des sociers c'est à peu près la même chose. Ils ont énormément de mal à maintenir une certaine unité, et le seul à réellement y parvenir actuellement est la Numidie. C'est pour cette raison que je suis allée là-bas: je m'intéressait au coin et ne voulait pas me retrouver au sein de conflits sans queue ni tête.
Bref, je suppose que ce petit cours d'histoire et de géographie politiques ne te passionne pas plus que ça , donc rentrons dans le but du sujet. J'étais là-bas pour étudier l'influence des sorciers sur la religion moldue, un sujet particulièrement fascinant. Tu sais qu'Ifri, celle qui fut la déesse de la Guerre des Berbères, était au départ une courtisane Cracmol qui utilisa ses amants sorciers pour asseoir son pouvoir sur le peuple nord-africain ? Et devine quelle est son nom latin: Africa. L'Afrique tient son nom d'une demi-mondaine, quand on y pense... Enfin ce n'est pas mieux pour l'Amérique. Bref, où en étais-je ? Ah oui.
 »

Elle s'arrêta un instant, saisit le verre d'eau qui lui tendait l'elfe de maison apparut comme par enchantement.

« Je voulais éviter les grands classiques grecs, égyptiens, romains, etc qui sont lus, vus et revus. Bien que passionnant, ils finissent par vous ressortir par le nez... J'ai innové chez les Berbères, voilà. J'ai aussi eu l'occasion de trouver quelques bestioles magiques aux propriétés tout à fait fascinantes, dont... »

Elle fut interrompue par Madame Guipure qui faisait des allers/retours depuis dix minutes et souhaitait prendre la chemise d'Ann posée sur la chaise pour avoir une base. Ada perdit là le fil de la discussion et commença à rêver, oubliant complètement qu'elle monologuait deux minutes avant. Mais le regard brûlant d'Ann la rappela brusquement à l'ordre. Elle sursauta, comme piquée par une aiguille et stoppa ses rêveries.

« Ah, euh... Excuse-moi. Et toi, à Pou du Lard ? »
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Ann Soledad
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Re: Chez Madame Guipure, prêt-à-porter.

Message par : Ann Soledad, Ven 6 Juil 2012 - 14:09


La jeune fille fronça les sourcils sévèrement vers sa mère. Oui, pour Ann, s'était elle sa mère. Sa génitrice, n'était qu'un visage de plus sur son arbre généalogique, et ne représentait rien à ses yeux. Rien du tout. Plus bas que terre. Au contraire, elle animait envers elle, une haine irrépressible.

- Oui, je les craque. En fait, j'ai économisé quelques mois pour pouvoir en racheter une. La dame aux chats me donne un peu d'argent, à chaque fois que je m'occupe de ses félins, durant les vacances. Et Mi-Niu m'en a donné aussi.

La demoiselle était très orgueilleuse, alors quand elle craquait ses robes, elle ne le disait pas. Elle attendait le dernier moment, lorsqu'elle avait récupérer assez d'argent, et n'avait plus le choix que dans demandé à sa mère. Malheureusement, sinon, elle se passerait bien de son aide, cette enfant. Comme si elle avait besoin d'eux.

Ann avait hâte qu'Ada lui raconte son voyage. A de nombreuses reprises, elle l'avait suppliée de l'emmenée avec elle, mais jamais elle n'avait cédé. Pourtant, elle aurait adoré l'accompagner, elle aurait adoré qu'elle lui apprenne. Mais ce n'était pas grave. Après ses études, elle la rejoindrait, et l'aiderait quoiqu'elle en dise.

Enfin, Ada' se leva, et posa sa tasse sur la petite table basse d'un jaune canari, puis elle s'approcha d'elles. Ann regardait par la fenêtre, et le temps semblait au beau fixe. Peut-être, que sa maman resterait un peu avec elle, avant de partir autre part, accomplir missions, ou bien faire quelques découvertes. Oui, car elle savait la passion qu'avait Adalbrechta pour les recherches. Elle ne remarqua même pas que sa mère de coeur avait dit quelque chose à l'oreille de la couturière.

Alors, la vieille femme commença son travail, tandis qu'Ann restait parfaite immobile, telle une poupée. La serpentard observa Adalbrechta s'asseoir, puis, parler enfin. Ann la regardait, ne la quittant pas du regard. La jeune fille était tout de même captivée par tout cela. Elle était intéressée, et curieuse. La vie de sa mère avait dû être dure !

Enfin, après son récit, elle ne parla plus quelques instants, tandis que la vert et argent la regardait étrangement. Alors, elle se rappela sa présence, et lui demanda comment se passaient les études, et la vie en général à Poudlard. Ann pouffz discrètement lorsqu'elle écorcha le nom de l'école.


- Et bien... Je me suis faite quelques amies, rien de bien palpitant... Bon, il y a parfois quelques accrochages avec les gryffondors, mais ce n'est pas important. Je fais de mon mieux, pour exceller dans chaque matière. Et j'ai découvert, que contrairement à la moitié de l'école, je n'aime pas le Quidditch. Principalement parce que je n'en comprends pas les règles !
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Adalbrechta Sullivan
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Re: Chez Madame Guipure, prêt-à-porter.

Message par : Adalbrechta Sullivan, Mar 10 Juil 2012 - 14:21


Ada voyait littéralement le poids de l'absence s'enlever petit à petit des épaules de l'enfant. Peut-être devrait-elle lui rendre visite plus régulièrement... Elle se savait être la seule personne, hormis maintenant quelques-uns de ses professeurs, à avoir une véritable influence sur Ann. Cela faisait longtemps qu'elle ne se préoccupait plus de ce que pouvaient penser ses parents... Et c'était malheureusement réciproque.
Est-ce que cela lui imposait le devoir de veiller et d'éduquer la jeune fille ? Adalbrechta en doutait. Ann avait porté son choix de vie sur son modèle, cela ne voulait pas dire qu'elle devait rendre la pareille. Si Ada devait se soucier de toutes les personnes qui comptaient sur elle, elle n'aurait pas de vie... C'était un égoïsme tout relatif qu'elle s'autorisait sans complexe, pensant de juste que si elle ne l'utilisait pas, elle pouvait dire adieu à tous ses rêves.
Elle avait vu plus d'une personne être engloutie dans les aspirations d'autrui...


« - Et bien... Je me suis faite quelques amies, rien de bien palpitant... Bon, il y a parfois quelques accrochages avec les gryffondors, mais ce n'est pas important. Je fais de mon mieux, pour exceller dans chaque matière. Et j'ai découvert, que contrairement à la moitié de l'école, je n'aime pas le Quidditch. Principalement parce que je n'en comprends pas les règles ! »

Adalbrechta se mit à rire. Cette façon enfantine de voir les choses l'amusait toujours autant. Elle se pencha en avant et coinça son menton dans ses paumes:

« Ne laisse pas les autres orienter tes sentiments envers Gryffondor... C'est là le seul et grand défaut de Poudlard: la haine des Maisons entre elle, entretenue par les professeurs, les préfets, les élèves plus âgés. Tu sais, lors de la Répartition, le Choixpeau te met là où tu le souhaites et non là où ton caractère te pousse, sauf s'il y a vraiment trop de différence. Il faut bien que tu réalises que j'ai été mis dans la Maison qui me convenais le moins au niveau de caractère et je ne suis sûrement pas la seule. Alors ne te laisse pas monter la tête comme ça... A moins que tu ne penses que toutes les deux nous sommes faites pour nous haïr ? »

Ada bascula vers l'arrière, s'affalant sur son dossier, sans attendre de réponse, toujours un sourire accroché aux lèvres.

« Et tu trompes dans tes estimations ! Tu es probablement la seule malheureuse à ne pas aimer le Qui'... Je t'expliquerais, un jour. Dis-moi, en parlant de ça, est-ce que tu sais manier un balai ? »
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Re: Chez Madame Guipure, prêt-à-porter.

Message par : Invité, Mer 12 Sep 2012 - 18:21


[Suite du RP commencé ici avec Luna Hoston]

La boutique n'avait pas changé. Depuis qu'il avait été lycéen, il avait toujours connu cette devanture et à l'intérieur, la même disposition des robes et les mêmes modèles pour les écoliers. La mode n'atteignait jamais Poudlard, aucune évolution dans les tenues, ça pouvait paraître déprimant mais d'un autre côté, cela faisait parti de la stabilité de cette école bien anglaise dans son style.

L'ancien directeur observait la jeune élève qui appartenait autrefois à sa maison. Il voyait son regard émerveillé comme un enfant dans une boutique de jouets. Au moins elle y trouverait son bonheur tandis que Mike se donnait l'impression de faire un peu tâche avec le reste du décor. Même ses habituels tenues, bien qu'excentriques pour les Moldus, l'étaient également pour les sorciers. Il n'y avait qu'à l'école Poudlard qu'il s'habillait avec une robe de sorcier, la tradition obligeant à respecter un certain conformisme. Du moins, à l'époque où il y avait été. Aujourd'hui, le nouveau directeur aurait bien du mal à l'empêcher de s'habiller de la manière dont il le souhaitait.


- J'étais également un Serdaigle. Nous étions un peu snobinard puisque nous nous considérions à l'époque comme l'élite de l'école. J'ai eu le privilège il y a quelques années d'en être également le directeur et même dans ce temps là, les mentalités n'avaient pas changé. Est-ce toujours le cas ?

Il ne lâchait pas la jeune Serdaigle des yeux et il ne doutait pas qu'elle allait très vite trouver son bonheur, surtout avec Madame Guipure, qui il faut bien l'avouer, arrivait toujours à dénicher le moindre article des désirs des clients. Le trentenaire se souvenait de sa robe de sorcier comme directeur qu'il lui avait demandé de confectionner et la couturière avait dépassé ses désirs au niveau de la réalisation. Il ne l'avait plus porté depuis longtemps. Il était en train de se demander s'il n'allait pas faire un cadeau à l'élève.

- Tu trouves ton bonheur ? Tu peux demander ce que tu souhaites à Madame Guipure, elle fait dans tous les prix.

Il affichait un sourire bienveillant qui pouvait encourager la troisième année à prendre son temps.

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Luna Hoston
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Re: Chez Madame Guipure, prêt-à-porter.

Message par : Luna Hoston, Jeu 13 Sep 2012 - 20:45


Luna entrait rapidement suivi de l'homme. Oui, oui. Elle n'était pas vraiment patiente à l'idée de renouveler sa garde-robe. Mais, elle n'allait pas non plus tout acheter, il fallait quand même rester économe. Puis, elle était enfin rentrée dans cette boutique dont elle avait rêvé jours et nuits. Son regard posé sur les différentes tenues mises en valeurs, les yeux pétillants, elle s'approchait d'une des tenues représentant Serdaigle. Elle se demandait bien si il y avait des tenues moldues ici... Mais, ce n'était pas grave, elle allait sûrement retourner à Londres un jour, ou l'autre... Ou jamais. Mais, en tout cas, elle n'allait jamais oublié la visite qu'elle avait faite à Oxford Street, c'était un rêve. Il y avait des magasins de tout les côtés, et des moyens de transports... Comment dire... Assez étrange, pour les sorciers, mais c'était des voitures. Elle s'y connaissait, car après avoir passé un an, étant jeune, en pension, comment oublier cette expérience ? Après avoir observé différentes tenues, elle adorait tout. En faite, son style de tenue était indescriptible. Elle fixait rapidement Mike avant de sourire. Elle allait sûrement demander son avis.

" J'étais également un Serdaigle. Nous étions un peu snobinard puisque nous nous considérions à l'époque comme l'élite de l'école. J'ai eu le privilège il y a quelques années d'en être également le directeur et même dans ce temps là, les mentalités n'avaient pas changé. Est-ce toujours le cas ? "

Serdaigles, snobinards ? A l'époque, ça devait pas être tellement bien car là, les bleus et bronzes n'étaient plus comme cela. Enfin, d'après ce que la troisième année avait observé... Et cet homme qu'elle avait rencontré était directeur de maison ? De sa maison ? C'est qu'elle en apprenait tout les jours. Puis, elle détournait son regard vers les tenues sans le détacher. Elle prit une profonde inspiration avant de répondre, tout en restant souriante.

" Non, ce n'est plus le cas, d'après ce que j'ai remarqué... Vous étiez professeur ? "

Si il était professeur, c'était la cerise sur le gâteau. La blonde fixait toujours l'ancien directeur de maison, ça devait être bien ce métier. Mais assez dur. Elle, elle voulait devenir Auror, un métier contre la magie noire et être fort en duels. C'était seulement parfait pour celle-ci. Ah oui ! Elle re-pensait alors à la rumeur de la soirée de la rentrée. Mais, elle ne savait pas quel était le thème. Elle ne décidait donc de ne pas prendre de tenue de soirée. Elle fixait alors une tenue moldue. Oui, ils faisaient des tenues moldus ! Yes ! Victoire. C'était un jean bleu clair accompagné d'une veste marron clair. Cool, elle trouvait cela beau. Elle l'observait de tout les coins avant de se retourner vers Mike pour lui demander son avis. Elle l'écoutait avant de prendre la parole. Madame Guipure faisait des vêtements selon nos choix à différents prix ?! C'était un bon système ça. Elle reviendrait plus souvent, c'était sûr.

" Comment vous trouvez cette tenue ? Hors de Poudlard, je la mettrais, bien sûr. "
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Re: Chez Madame Guipure, prêt-à-porter.

Message par : Evan, Dim 11 Aoû 2013 - 15:07


~ Une belle journée s'annonçait. Le soleil était au rendez-vous sur la capitale londonienne et Evan avait profité de cette journée pour s'aventurer sur le chemin de Traverse. C'est pourquoi il était arrivé en début d'après midi, après avoir flâné quelques heures devant les boutiques moldues, sur le célèbre chemin sorcier. Il jeta un bref coup d'œil à sa montre pour calculer mentalement le temps qu'il lui restait, tâtant à l'aveugle de sa main l'intérieur de sa cape, afin de s'assurer que ses deux baguettes étaient bien là, de même que les deux petits sacs en soie noir qui contenaient chacun un objet étrange qui lui serait bien utile plus tard.

~ Le soleil qui occupait le ciel apportait un sentiment très agréable sur les têtes des passants, et Evan espérait déjà que le soleil s'en aille pour laisser place à la noirceur de la nuit qu'il aimait tant. Il se posa un instant contre un mur, près d'une célèbre boutique de gourmandises, et observa pendant de longues minutes les allers et venues. Des sorciers allant au travail, de la sorcière aux cheveux habillement attachés mais qui en vient à faire tomber ses papiers par imprudence, en passant par le sorcier en costard cravate, qui se rendait certainement au Ministère. Puis il y avait aussi les jeunes élèves de Poudlard qui arpentaient la rue pour la première fois, avec leur regard d'ignorant qui se jetait sur la moindre boutique, qui étaient là pour récupérer leur première baguette où acheter le nécessaire dont ils auront besoin pour les cours.

~ Les heures passaient timidement et il pu arpenter le sol de plusieurs boutiques et quelques bars pour égayer son après-midi. Mais, pour une fois il ne s'était pas laisser aller à se bourrer la gueule comme il l'aurait volontiers fait avec son ami Azphel. Non, il s'était mis en tête de rester parfaitement sobre en cette journée, ce qui pourrait lui donner l'occasion de la cocher sur son calendrier pour s'en souvenir. D'ailleurs, son ami Azphel, il espérait le revoir bientôt, car il lui avait envoyé une lettre pour lui proposer de faire une petite sortie entre copains, et ce dernier avait accepté. Après tout, depuis sa scolarité il le connaissait et ils avaient tous les deux fréquenter un même club très tendance...

~ Quand il vit dix-sept heures à sa montre, il décida d'aller se poser sur le rebord d'une fenêtre dans la rue, près de la boutique de Madame Guipure. Il pouvait distinguer le Chaudron Baveur sur sa droite, plus la boutique de Fleury et Bott et celle de Florian Fantarôme face à lui. Beaucoup de sorciers étaient encore dans la rue, certain quittant leur travail pour retrouver leur chez eux. Lui avait décidé de rester là, jouant avec un gallion qu'il extirpa de sa poche, à le faire tourner entre ses doigts, regardant passé le temps par cette agréable journée...
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Re: Chez Madame Guipure, prêt-à-porter.

Message par : Invité, Lun 30 Déc 2013 - 20:15


{ Clío’ vs Dorea }
Elle avait beau être une sorcière, Clíodhna était avant tout une femme. Et comme toute femme qui se respecte, le shopping était l’une de ses plus grandes passions. Dès qu’elle avait un peu d’argent en poche, elle ne pouvait s’empêcher de faire des folies. Quand elle allait bien, elle allait se faire plaisir en faisant la tournée des magasins… et quand elle n’avait pas le moral, c’était encore pire, elle se développait une véritable folie dépensière, comme si ses achats compulsifs pouvaient compenser un vide intérieur. Mais cela est somme toute très répandu, direz-vous. Pour être tout à fait honnête, le Chemin de Traverse n’était pas tout à fait l’endroit de prédilection de la jeune femme pour ce genre d’achats. Elle avait toujours trouvé les tendances sorcières ringardes et banales à mourir ; elle leur préférait largement la mode moldue. En plus, les sorciers étaient de véritables catastrophes pour associer les motifs et les couleurs, alors que les Moldus, accordons-leur au moins ça, pouvaient faire preuve d’un certain goût. Seulement voilà, récemment recrutée comme chroniqueuse au sein de Sorcière Hebdo, notre brunette se devait de se tenir au courant de ce qui se faisait dans les deux univers… En plus de ça, elle rentrait à peine d’un séjour prolongé aux États-Unis et n’était pas tout à fait au jus des dernières tendances du vieux continents, ou plutôt, pour être précis, elle avait déjà pris un peu d’avance sur la mode, les États-Unis étant, nous le savons, toujours à l’avant-garde. Quoi qu'il en soit, elle était en décalage avec la mode londonienne du moment, ce qui était tout bonnement inacceptable ! Une virée shopping s'imposait donc pour toutes ces raisons, pour peu qu'il faille réellement un prétexte pour faire les boutiques !

La belle se trouvait donc là, seule, sur le Chemin de Traverse, les bras chargés d’emplettes venant tant du Londres moldu que de chez Tissard et Brodette, la vraie référence en matière de prêt-à-porter magique. Chez Madame Guipure, les fringues avaient tous l’air d’avoir une ou deux saisons de retard et étaient destinées à un public plus large, principalement aux élèves de Poudlard. Postée devant la vitrine, Clíodhna ne rentra pas, mais s’amusa de constater que l’uniforme de l’école avait un peu évolué depuis son temps, pas toujours pour le mieux d’ailleurs… Ah, Poudlard ! C’était quand même le bon vieux temps. Que ne donnerait-elle pas pour revenir en arrière, ne fusse qu’une journée, pour se retrouver à nouveau plongée dans cette ambiance si particulière ? Les cours, les maisons, le Quidditch… Et surtout les soirées clandestines et les garçons, sexy au possible dans leurs uniformes saillants : la belle époque ! Encore un peu et les éléments de la vitrine s'animeraient pour former une véritable séance nostalgie, un flashback kitschisme digne des plus mauvaises séries B. Mais le bon goût nous oblige à nous arrêter là.


Dernière édition par Cliodhna Quinn le Lun 30 Déc 2013 - 22:59, édité 1 fois
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Re: Chez Madame Guipure, prêt-à-porter.

Message par : Dorea Brythe, Lun 30 Déc 2013 - 22:42


Le Chemin de Traverse était bondé, comme d'habitude. Je n'aimais pas tellement me promener dans cette rue mais je n'avais pas eu le choix. J'avais un achat à faire chez Madame Guipure, cette boutique de vêtement démodée, pour ma mère. Pourquoi avait-il fallu qu'elle m'envoie moi et pas un Elfe ? Et surtout, surtout, pourquoi avais-je accepté ?
Je sais pourquoi, bien entendu. Pour la faire taire. D'après elle, je n'étais pas assez présente au Manoir, pas assez présente pour elle, ma si vieille mère qui, malgré les apparences, n'en avait plus pour très longtemps à vivre. Et moi, moi, Dorea Brythe, m'étais laissée embobiner par son manège. Je n'en revenais toujours pas !

Résultat, je me retrouvais coincée au milieu de moins que rien qui me marchaient sur les pieds ou me criaient dans les oreilles. Comme je crevais d'envie de tous leur jeter un maléfice dont ils se souviendraient ! Mais j'avais de la retenue. Hélas. Je serrai les dents quand deux gosses me passèrent devant en courant, me bousculant au passage et éclaboussant ma robe de chez Chanel de boue. Oui, Chanel, la marque moldue.
Il n'y a que les vêtements que j'apprécie chez eux, car ils ont du goût, contrairement aux sorciers. Salazard seul sait à quel point cela me coûte de dire ça mais c'est pourtant la vérité. Triste vérité, il est vrai.

Ma mère m'avait réclamé une nouvelle robe sorcière, la dernière à la mode d'après elle, et que l'on ne trouvait que chez Guipure. Je n'avais pas discuté les dires de la vieille pie, n'ayant aucune envie de l'entendre déblatérer ses âneries plus longtemps. J'avais plutôt envie de mourir en fait, tandis qu'elle parlait.

« ... et il me la faut absolument tu comprends, surtout que j'ai bientôt un rendez-vous avec le jeune Sckylbert ! Ah, ce jeune homme est d'un tel charme, il a toutes les filles à ses pieds ! Je ne comprends pas pourquoi c'est vers moi qu'il vient, non non, je ne comprends pas du tout... En tous cas, j'espère que tu m'as bien comprise, je veux la robe rose avec de la dentelle, et surtout pas bleue ! Le bleu ne me va tellement pas, il ne me met pas du tout en valeur ... »

Je m'étais éclipsée avant la fin de son monologue car, oui, j'avais bien compris que c'était la rose à dentelles et non pas la bleue qu'elle voulait.
Maintenant que je tenais le chiffon tant désiré, je me rendais compte à quel point les goûts vestimentaires de Belvina Brythe étaient horribles. La chose ne ressemblait à rien, si ce n'est à une superposition de divers tissus d'à peu près toutes les teintes de rose imaginables avec de la dentelle partout. Au col, aux manches, sur le bord, sur l'abdomen pour l'habiller... Une véritable horreur, une faute de goût à elle seule. Un affront à la mode.
Mais les ordres étaient clairs : celle-là et pas une autre !

Un soupir à fendre l'âme et 50 Gallions déboursés plus tard, je me dirigeai vers la sortie. J'étais encore en train d'enfouir la chose dans mon sac Louis Vuitton quand je passai le seuil et heurtai quelqu'un. Quel idiot se tenait derrière la porte alors que n'importe qui pouvait sortir à tout moment ?!
Mon regard glacial et furieux se porta alors sur un visage bien connu et tellement haï. Clíodhna Quinn.

J'eu une moue de dégoût à la pensée que j'avais touché cette... Je n'avais même pas de mot. Toutefois, un sourire railleur et un air supérieur parèrent mes traits délicats.

« J'aurais du m'en douter... Il n'y a que les Gryffondor d'assez stupides pour rester derrière une porte alors que celle-ci risque de s'ouvrir. »
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Re: Chez Madame Guipure, prêt-à-porter.

Message par : Invité, Mar 31 Déc 2013 - 3:00


Et PAF ! Tandis que toute son attention était concentrée sur cette vitrine et les souvenirs qu'elle lui inspirait, Clíodhna fut durement ramenée à la réalité par un abruti qui venait de lui rentrer dedans :

« Nan, mais ça va pas non ?! s’écria-t-elle en relevant la tête. Tu peux pas faire attention, espèce de… », avant de s’arrêter subitement dans son élan lyrique.

Brythe. Espèce de… Brythe. Par Merlin, sur les milliers de sorciers qui fréquentaient le Chemin de Traverse, il fallait qu'elle tombe sur elle, sur cette garce qu'elle espérait n'avoir jamais à revoir ! La séquence nostalgie allait peut-être bien avoir lieu finalement.

Clíodhna n’eut pas le temps de reprendre que la harpie avait ouvert les hostilités :

« J'aurais dû m'en douter... avait lancé la Serpentard, non sans cet air suffisant que notre Lionne ne connaissait que trop bien. Il n'y a que les Gryffondor d'assez stupides pour rester derrière une porte alors que celle-ci risque de s'ouvrir ».

Le moins qu’on puisse dire, c’était qu’elle n’avait pas changé. Elle était toujours fidèle à elle-même, une vraie teigne. Et cela avait beau faire près de dix ans qu’elles avaient fini leur scolarité à Poudlard, Clíodhna l’aurait reconnue entre mille. Il fallait dire qu’il y avait pu de gens qu’elle avait autant haï au château. Adamovitch, Rogue, et même Otaway, c’était de la crème à côté d’elle. Une vraie harpie, et elle n’avait de toute évidence pas évolué, coincée dans cette puérile rivalité inter-maisons.

« J’aurais dû m’en douter… rétorqua la brunette, du tac-au-tac, et sur le même ton méprisant. Que même en m’attardant devant une boutique aussi pourrie celle-ci, il y aurait toujours de la vermine en ton genre pour en sortir ».

Et pourtant non, rien n’aurait laissé supposer qu’une fille comme elle fréquentait ce genre d’échoppe. On avait beau pouvoir lui reprocher pas mal de choses, d’un point de vue strictement vestimentaire, elle avait toujours eu un style… plus que correct, ou en tout cas moins dégueulasse que l’écrasante majorité des élèves de Poudlard. Elle savait où se fringuer et elle en avait visiblement les moyens. Il suffisait de la regarder, elle était une vitrine ambulante pour marques luxueuses hors de prix.

« Ravie de t’avoir revue, Brythe, ajouta alors notre Irlandaise, non sans sarcasme, affichant un air crispé sur le visage. Et sur ce, je ne te fais pas la bise… », après quoi elle pivota et fit mine de s’éloigner, déterminée à ne pas perdre de temps avec cette grognasse.

Cette gonzesse était un pur désastre. Une calamité sur pattes. Une véritable ordure. D’ailleurs, c’était bien simple, personne n’avait jamais su la supporter et rares étaient ceux qui osaient lui tenir tête.
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Re: Chez Madame Guipure, prêt-à-porter.

Message par : Dorea Brythe, Ven 3 Jan 2014 - 14:57


« J’aurais dû m’en douter… » rétorqua Quinn, du tac-au-tac, et sur le même ton méprisant. « Que même en m’attardant devant une boutique aussi pourrie celle-ci, il y aurait toujours de la vermine en ton genre pour en sortir. »

J'arborais une moue dédaigneuse à ces mots. Ce n'était pas de mon plein gré que j'y avais mis les pieds, tandis qu'elle avait semblé être en train de rêver devant. Peut-être était-ce ces magnifiques collants jaune Poufsouffle à pompons qui l'attiraient ? J'eu un petit sourire railleur à cette pensée.

« Ravie de t’avoir revue, Brythe » ajouta alors l'Irlandaise, non sans sarcasme, affichant un air crispé sur le visage. « Et sur ce, je ne te fais pas la bise… », après quoi elle pivota et fit mine de s’éloigner.

« Quoi, tu pars déjà ? » lançais-je avec ironie, ironie que je parvins à masquer tant bien que mal. « Comme c'est dommage, nous aurions pu rattraper le temps perdu...»

Je ne savais pas vraiment pourquoi je disais ça mais cela avait au moins eu le mérite de l'arrêter. Je me demandais ce qui pouvait bien passer dans sa sale petite tête. De la surprise ? Sûrement. Moi-même je m'étonnais pour le coup. Mais j'avais soif de vengeance pour ce qu'elle m'avait fait subir toutes ces années auparavant et maintenant que je la tenais, je n'allais pas la lâcher.
Je la rejoignis à pas lents et mesurés, tandis qu'elle se retournait vers moi, le regard légèrement incertain.

« Voyons, voyons... Penses-tu vraiment que je sois toujours la même gamine qu'il y a dix ans ? » demandais-je, un air faussement peiné sur le visage. « Je suis désolée d'avoir été désagréable plus tôt, j'étais juste surprise de te revoir après tout ce temps... »

Je fis en sorte d'afficher mon plus bel air contrit tandis qu'au fond de moi, je me régalais de son air de plus en plus déconcerté. Elle ne s'attendait visiblement pas à ça... Et bien, tant mieux ! J'aurai sa peau, mais je m'amuserai d'abord un peu.
J'affichai un sourire que j'espérais amical, bien qu'il me soit difficile d'aller jusque là. Je la détestais plus que tout après tout. Et il fallait aussi que je fasse en sorte de ne pas lui mettre la puce à l'oreille, ou mon plan échouerait... Même si je n'avais pas de plan réellement défini pour l'instant.

« J'ai entendu dire que tu étais journaliste... » Que dire après ça ? Il fallait pourtant que je trouve rapidement quelque chose... « Et bien, erm, félicitations. »

Ew, jamais je n'aurais pensé féliciter Quinn. Dans quoi m'étais-je donc lancée ? Il ne fallait pas que je dérape, comme lors de ce duel... A ce souvenir, mon sang se mit à bouillir et ma mâchoire se crispa légèrement. Je me forçai à me détendre.

« Tu as du énormément voyager ! » lançais-je avec une légèreté feinte. « Tu dois bien avoir cinq minutes à gaspiller ? Et si tu me racontais tout ça, histoire d'enterrer la hache de guerre, hum ? »

J'espérais que ça aller fonctionner. Je me sentais déjà bien assez ridicule, d'essayer, alors si en plus je me faisais rejeter... Je ne répondrai plus de rien.
Je lui fis un petit sourire engageant, du mieux que je pus. Je croisai les doigts intérieurement.

Allez...
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