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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Les couloirs
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Couloir du 3ème étage
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Amy Jackson
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Re: Couloir du 3ème étage

Message par : Amy Jackson, Lun 03 Juil 2017, 13:43


Rp avec Alhena Peverell

Il y a des jours comme ça où, alors que la journée avait plutôt bien commencé, alors que le soleil brillait, que les cours se terminaient, que toutes les conditions semblaient réunies pour qu'on se laisse glisser dans le calme, la joie ou la tranquillité la réalité, et le poids de nos erreurs se rappelait à nous au détour d'un couloir.

Amy marchait tranquillement en direction de son dortoir bien décidé à s'allonger sur son lit et à lire jusqu'à l'heure du repas. Cela faisait déjà une semaine qu'elle avait emprunté un roman à la bibliothèque mais avec tout ce qui s'était passé elle n'avait pas eu le temps de l'ouvrir et encore moins de se plonger dedans. Maintenant que le calme était à peu près revenu dans sa vie elle comptait bien rattraper son retard et s'octroyer un peu de temps pour elle.

Mais alors que la jeune fille traversait le couloir du troisième étage une chouette de l'école vola à sa rencontre, lâcha une lettre juste devant elle et repartit à tir d'aile en direction de la volière. Intriguée Amy se baissa et récupéra le morceau de papier qui gisait au sol. Elle ne recevait que très peu de lettres, son père désirant limiter le plus possible ses contacts avec le monde sorcier, pourtant c'était bien son nom qui était inscrit sur l'enveloppe. Après vérification non ça n'était pas son nom qui était écrit, c'était celui que son père lui avait donné, ça plus le fait que l'enveloppe était agrémentée d'un timbre, il n'y avait plus aucun doute sur sa provenance.

Les mains tremblantes, l'esprit partagé entre la surprise et l'inquiétude, Amy ouvrit délicatement l'enveloppe et toujours plantée en plein milieu du couloir commença à lire la lettre qui lui était destinée.
Lettre:
 

Alors qu'elle froissait le bout de papier d'un geste mal maîtrisé la jeune fille sentit des larmes couler le long de ses joues. Elle avait beau connaître son père, en ouvrant la lettre elle avait eu l'espoir naïf qu'il lui écrivait pour prendre de ses nouvelles ou simplement pour lui parler ce qu'il n'avait pas fait depuis plusieurs mois. Elle envie d'être en colère contre lui, elle avait envie d'être au-dessus de tout ça, mais elle n'y arrivait pas. Alors que ses larmes coulaient de plus belle, elle s'en voulait d'être faible, elle s'en voulait de perdre ses moyens face à lui et de réagir comme une enfant en quête de reconnaissance. Mais elle n'y pouvait rien il était sa seule famille et ses mots et son rejet lui faisaient toujours aussi mal. Le dos collé au mur elle se laissa lentement glisser au sol et enfoui sa tête entre ses bras alors qu'elle tenait de calmer ses sanglots.
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Alhena Peverell
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Re: Couloir du 3ème étage

Message par : Alhena Peverell, Jeu 13 Juil 2017, 01:17


RP Amy

You and I

Un monde sans odeur. Sans aucune survie. Une imagination, une rêverie. Une évasion du réel parce que c'est trop morne. Ravalement de salive. Tu parcours les sentiers, les dédales, les couloirs. Un labyrinthe sans fin, avec une musique qui résonne dans tout ton être. Une chanson qui se joue. Une incompréhension. Des pensées qui se battent en duel. T'essaies de voir à travers le noir. De distinguer des couleurs alors que t'es aveugle des sentiments.

Les tableaux se jouent. Des touches de pigments s'échappent. Les pianos chantent en harmonie avec les violons. Tu avances, âme en peine. Il y a délivrance, puis une prison qui se dresse. Tu ne sais pas lequel est le pire. La croyance ou l'ennuie de la vie. Tu soupires.

_Tu veux un cookie avec ton thé ?

Puis tu la vois. Là, devant toi. Il y a des larmes, un cris de détresse du corps. Tu te demandes ce qui se passe. Pourquoi la jeune fille est là, dans cet état. Tu n'es pas certaine de comprendre la scène. Tu voudrais comprendre. Tu voudrais l'aider et pourtant, une part de toi a envie de fuir. Tu ne la connais pas, elle est étrangère à toute ta vie et tes problèmes. Inversement d'ailleurs. Il y a certainement beaucoup de chance, pour qu'elle n'ai pas très envie de se confier à toi. Professeure d'un règne, d'une ère glaciaire.

Miss Jackson ?

Tu t'approches doucement. Tu ne veux pas la faire fuir. Tu t'abaisses lentement à sa hauteur. Tes yeux tentent de la déchiffrer, de comprendre le contexte qui vous entoure. Parce que malgré tout, malgré ce que tu es et ce que tu ressens, au fond c'est ton devoir... d'enseignante et de mère. C'est une pulsion qui revient. Une chose contre laquelle tu ne peux pas lutter : la détresse des enfants.
Tu voudrais les voir sourire, chaque jour. Cela te rend une part d'humanité, une part de ta propre enfance. Celle que tu n'as pas eu. Celle partie trop vite. Là où les rires se sont échappés sans que tu aies pu pouvoir les rattraper. Tu ne veux pas que ça se reproduise, tu ne veux pas que les autres baignent dans le même sang que toi. Chaque sentier est different. Chaque foyer regorge de ses propres démons. Mais tu feras en sorte qu'ils s'attaquent à eux le moins possible.

La jeunesse est l'avenir

Que ce passe-t-il ? Et ne me dites pas que tout va bien, je vois qu'il se passe quelque chose d'anormal.

Un ton presque maternel. Tu voudrais poser une main sur son épaule, mais tu n'es pas certaine de sa réaction. Tu ne veux pas la brusquer ou qu'elle se braque. Tu la laisses venir à toi, dire les mots qui la soulageront. Tu ne demandes pas plus, parce que si elle ne veut pas. Tu ne la forceras jamais.

Parce que parfois, toi aussi, tu préfères que tes maux restent secrets.

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Amy Jackson
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Re: Couloir du 3ème étage

Message par : Amy Jackson, Mar 01 Aoû 2017, 18:49


HRPG:
 

Le silence. Tout autour d'elle. Seuls ses sanglots étouffés qui se raréfiaient résonnaient dans le couloir du château. En temps normal Amy aurait tout fait pour briser ce silence, dont elle avait une peur phobique mais là elle n'en avait même pas conscience. Elle n'aurait jamais pensé qu'un jour elle se sentirait oppressée dans les couloirs du château. Elle n'aurait jamais imaginé non plus, verser de nouvelles larmes pour son père. Elle s'était pourtant juré de ne pas réagir à ses provocations, mais elle n'y pouvait rien, c'était son père et  quoi qu'elle dise ou qu'il fasse ses actes l'affectait profondément.
Mais alors qu'elle tentait furieusement de maîtriser ses sanglots, une voix creva le silence.

- Miss Jackson ?

Cette voix, cette présence lui semblait familière et amicale mais Amy n'osa pas relever la tête. Cette voix sortit du néant lui avait fait prendre conscience que le couloir dans lequel elle s'était réfugiée n'était pas destiné à rester vide et que des élèves risquaient de passer et de la voir dans cet état. C'est ce qui venait d'arriver et ce qu'elle aurait voulu éviter à tout prix.

La jeune fille aimait écouter, elle aimait consoler ses amis, s'asseoir sans rien dire et les laisser expliquer leurs problèmes, et elle adorait parler d'elle. Mais de la personne de surface. Elle avait beaucoup de mal à se livrer vraiment, se contentant de laisser apercevoir aux gens la façade souriante et enjouée qu'elle arborait en permanence. Les gens aiment être entourés de personnes heureuses et fuient la tristesse comme la peste aussi ils ne voient que ce qu'ils ont envie de voir chez  leurs congénères, ce qui en général arrangeait Amy puisqu'elle n'avait alors pas à leur parler de ce qui la dérangeait. Mais aujourd'hui avec tout le stress accumulé et cette lettre en point d'orgue elle était prête à se confier à n'importe quelle personne qui prendrait le temps de s'intéresser à elle.

-Que ce passe-t-il ? Et ne me dites pas que tout va bien, je vois qu'il se passe quelque chose d'anormal.

Cette voix, cette douceur, cette fois elle en était sûre, c'était sa professeur d'Histoire De la Magie qui venait de s'abaisser à sa hauteur. Ce constat rendait la situation encore plus gênante pour la jeune fille. Elle ne voulait passer pour une gamine pleurnicharde auprès d'Alhena Peverell, une personne qu'elle respectait, et surtout une de ses enseignantes. Mais sa professeur n'avait pas l'air de vouloir bouger et Amy du se résoudre à l'idée de lui faire face. Elle tenta de se recomposer un visage présentable ce qui était sûrement impossible et releva doucement la tête en plantant son regard gris dans celui de sa professeur.

-C'est très gentil de vous être arrêtée, Miss Peverell mais vous ne devriez pas perdre votre temps avec moi, vraiment ça n'est rien.

Puis se souvenant des mots de sa professeur et dans un élan de désespoir, désirant juste être  comprise, elle tendit à la jeune le morceau de papier chiffonné.

-J'ai reçu une lettre de mon père aujourd'hui. Ça faisait des mois que je n'avais pas eu de ses nouvelles. Je pensais qu'après des années à ses côtés et des mois de silence je m’étais enfin et pour toujours détachée de lui et de l'idée du père parfait  dont je ne cesse d'espérer qu'il se rapproche, mais j'avais tort. Il a suffi d'une lettre fidèle à lui-même pour faire de moi,  l'enfant naïve que j'étais. Expliqua-t-elle avec un petit rire douloureux. Je suis désolée je ne sais pas pourquoi je vous embête avec ça, ajouta-t-elle en baissant la tête.
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Re: Couloir du 3ème étage

Message par : Alhena Peverell, Mer 02 Aoû 2017, 01:26


Pendant une minute, c'était comme si tu t'étais perdue toi-même. Tu écoutes attentivement la jeune fille. Elle a l'air anéantie. Tu n'es pas certaine de bien comprendre pourquoi, ni ce qui peut la mettre dans cet état. Puis les mots défilent, la lettre, les morceaux du puzzle s'assemblent les uns aux autres. Tu l'observes un instant.

Le temps s'est arrêté. De douces notes de piano jouent par-dessus cette scène étrange. Tu ne sais pas quoi lui dire. Tu ne sais pas comme la réconforter. Parce que toi-même, tu n'as pas la réponse. Tu ne peux pas lui expliquer qu'un père peut changer, qu'il ne le pense pas, qu'il va revenir. Que ça ne sert à rien de se laisser blesser par lui. Tu n'as pas su faire mieux, tu as laissé ton propre père t'écorchait  jusqu'au coeur pour te l'arracher. Parce qu'il ne savait rien faire d'autre que par la violence.

Lèvres pincées, tu déglutis et prends une grande bouffée d'air. Tu poses ta main sur son épaule.

Tu ne m'embêtes pas Amy. Je comprends parfaitement ce que tu ressens... Mon père n'était pas un modèle d'exemple, il était l'inverse de cela. Et contrairement à toi, tu vois, j'espérais qu'il parte. Chacun de nous à des failles et des blessures. Tu n'as pas à avoir honte d'en parler.

Debout, tu lui tends une main afin de l'aider à se relever. Tes yeux percutent les siens. Tu aimerais tellement lui faire comprendre que les parents ne sont pas le plus important à son âge. Que tu as réussi à vivre sans eux, qu'elle peut en faire de même. Que si jamais elle avait des problèmes, des gens seraient toujours là pour elle. Et étrangement, toi y compris. Parce que tu avais ce foutu sentiment qui te faisait sentir mère. Tu voulais les protéger, les aider.

Tu voulais que contrairement à toi, ils aient une enfance.

Marchons Amy et dis-moi en plus, si tu as envie évidemment.

Cela n'allait pas l'aider de dégourdir ses jambes, mais au moins elle ne resterait pas là à broyer du noir. Le décor lui ferait peut-être penser à autre chose en se baladant. Et puis, il y aurait moins de chances de croiser quelqu'un en se mouvant.
Tu crois les bras et passes devant. Tu ne poseras pas d'autres questions. Tu le forceras jamais à marcher. Tu comprendrais parfaitement qu'elle n'a pas envie d'en parler plus que cela. Toi-même, à l'époque, c'était bien trop compliqué d'expliquer ton passé. Par ce fait-là, tu sais très bien comment on peut se sentir. Vouloir tout dire, mais avoir peur.

Là, la situation était complément différente. Mais les émotions étaient essentiellement les mêmes. En réalité, tu ne pouvais que l'écouter pour l'aider. Tu ne peux pas trouver une solution à son problème.
Tu n'as jamais su en trouver une au tien...

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Amy Jackson
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Re: Couloir du 3ème étage

Message par : Amy Jackson, Jeu 03 Aoû 2017, 08:31


Amy ne sait pas pourquoi elle a dit ça et aussitôt sortit elle a envie de le reprendre, d’effacer ses paroles. Et puis en fait non, Mer**. Elle a besoin de s’exprimer il faut que ça sorte, alors elle ne va pas le reprendre au contraire. Elle va tout faire sortir, et peut-être qu’une fois que ça sera sorti ça la laissera tranquille. C’est drôle quand elle y pense on pourrait presque penser que c’est comme une créature qui logée dans son cerveau s’amuserait à la ronger un peu plus chaque jour. La main qu’Alhena Peverell posa sur son épaule la sortit de ses pensées. Cette main, ce contact l’apaisa momentanément, lui permettant de calmer sa respiration. Inspirer, Expirer, Inspirer, Expire voilà, ça n’était pas si compliquer. Maintenant qu’elle avait réussi à maîtriser son corps elle reporta toute son attention sur sa professeur qui reprenait la parole.

-Tu ne m'embêtes pas Amy. Je comprends parfaitement ce que tu ressens... Mon père n'était pas un modèle d'exemple, il était l'inverse de cela. Et contrairement à toi, tu vois, j'espérais qu'il parte. Chacun de nous à des failles et des blessures. Tu n'as pas à avoir honte d'en parler.

Sa voix, si douce, avait des intonations qui rappelait à Amy la voix de sa mère et elle ne put empêcher sa main d’aller caresser son collier, comme à chaque fois qu’elle pensait à elle. Mais au-delà de l’aspect réconfortant la voix de la jeune femme avait un accent de vérité qui avait intrigué la Poufsouffle.  Elle aussi avait eu des problèmes avec son père ? La jeune fille s’accorda un moment pour observer le visage de son interlocutrice, elle n’était pas beaucoup plus vieille qu’elle et en cet instant Amy se sentait étrangement proche d’elle.

Quand la jeune femme se leva et lui tendit la main, Amy l’accepta immédiatement et laissa son regard croiser celui d’Alhena : elle lui faisait confiance.

Marchons Amy et dis-moi en plus, si tu as envie évidemment.

Marcher… c’était une bonne idée, elle avait l’impression d’être dans ce couloir depuis une éternité et l’atmosphère pesante qui y régnait commençait à la faire suffoquer. Sans hésiter elle emboîta le pas à sa professeur qui les, bras croisés avait commencé à marcher. Pour une fois la jeune fille appréciait le silence dont on lui faisait cadeau, il lui permettait de remettre ses idées en place avant de prendre la parole et elle trouvait agréable de ne pas être pressée de questions. Elle n’était pas forcée de parler, c’était à elle de décider ce qu’elle voulait dire et quand elle le dirait et cette liberté lui permit de réfléchir suffisamment pour reprendre la parole.

-Je… merci…

Elle aurait voulu en dire plus mais elle n’arrivait pas à trouver de mots pour exprimer ce qu’elle ressentait à cet instant aussi décida-t-elle de commencer son histoire.

-Mon père et moi... on ne s’est jamais vraiment entendue. Il vient d’une famille aisée un peu bourgeoise et pour lui le plus important c’est que je sois digne de lui et que « je fasse honneur aux Jackson». Il aurait voulu que je sois une enfant calme et discrète, entièrement dévoué à ses études et à l’idée de devenir une bonne maîtresse de maison.  Moi j’aimais courir, me cacher dans les arbres, je pratiquais même un sport de combat et j’avais surtout une grande passion pour les contes et autres histoires de magie. Malheureusement d’après mon père une jeune fille bien élevée ne court pas, ne se bat pas et il trouvait mon obsession pour les histoires fantastiques ridicule et puéril, en fait tout lui déplaisait chez moi-même mon prénom. Il a toujours tout fait pour m’éloigner de ce que j’aimais et faire de moi la fille « parfaite » qu’il voulait, mais comme malgré tous mes efforts je ne rentrais pas dans le moule il a fini par me délaisser. Au début il faisait comme si je n’existais pas puis il a commencé à crier, à se moquer et maintenant il ne m’adresse la parole que pour me rabaisser.

Ça faisait beaucoup de mots. Elle était contente d'avoir parlé mais elle avait un peu peur d'avoir assommé sa professeur sous cette avalanche de parole.
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Alhena Peverell
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Re: Couloir du 3ème étage

Message par : Alhena Peverell, Mar 22 Aoû 2017, 16:15


Désolée :mm:

C'est étrange, c'est étrange comme ses mots te marquent. Il y a dans sa confession, une part de toi-même. Tu retrouves un passé qui te colle aux lèvres. Un passé qui se remarque sur tes traits, que tu essaies d'effacer. Peut-être pas très bien, mais tu le fais. Parce que tu hais la pitié, tu détestes être la martyre, la victime. C'est même le genre de personne qui te rebute, que tu aimerais claquer. Ces pauvres petites bêtes qui ne regardent pas autour d'elle, pour voir que le monde se porte encore moins bien qu'elles.

Cependant, il y aura toujours une différence entre les gens qui se plaignent et ceux qui ont besoin d'une main tendue. Nous n'avons pas tous la même manière d'affronter les problèmes, et ça tu le comprends. Cela fait que tu es là pour les gens, malgré cette froideur, cet orgueil ou ce mépris. Il y a une bonté cachée en toi, une force qui fait que tu aides les gens. Peut-être que c'est un peu égoïste de ta part en réalité. Dans le fond, cette envie ne vient pas de nulle part. Peut-être que tout simplement tu ne supportes pas de voir des personnes... Dans les mêmes états que toi.
Écorché

Je comprends.

Le squelette avance et tu te laisses porter par tes pas. Vous marchez simplement. Parfois, tu jettes un oeil à une fenêtre histoire de regarder le ciel.
Respirer

Son histoire ne te laisse pas de marbre. Elle te rappelle un peu la tienne. Mais tu ne saurais quoi lui dire. Il n'y a qu'une seule chose qui t'a porté pour cela : l'espoir que ça passera. L'idée même que demain, tu ne seras plus blessé par ce passé que tes parents t'ont infligé. Que tu sauras passer outre tout cela pour avancer. Parce que tu n'es pas fragile, c'est possible. Mais se libérer de ses chaines, au final, c'est comme s'arracher la peau. Tu n'as pas encore trouvé le courage de le faire. Peut-être même que ça te plaît de rester comme ça. Que ça te donne une illusion... d'exister d'une manière plus unique.

J'ai une histoire un peu similaire. Il faut que tu comprennes que pour l'instant, il n'y aura que le temps qui t'aidera. Et encore...

Silence pesant, qui en dit plus que le reste du monde.
Une hésitation, une blessure, une cicatrice qui saigne encore.

C'est ton père, c'est normal de l'aimer. Et le choix est toujours dur à prendre. Dois-je vivre pour les autres, ou moi-même ? Je peux t'assurer qu'être une simple image, une illusion de ce que les autres veulent n'est jamais plaisant. On peut y trouver des sourires dans nos secrets... Mais on ne fait que survivre. Alors oui, cela fait mal et tu as le droit de pleurer. Tu as le droit d'avoir terriblement mal... Mais un jour, cela passera. Il te faut juste... un peu d'espoir et une main tendue.

Main dans le dos, tu t'es arrêtée. Tu la fixes avec tes émeraudes. Ce sont des mots que tu n'as jamais réussi à t'avouer, à te faire comprendre. Des mots que tu t'efforces de faire comprendre aux autres parce que tu ne veux pas qu'ils soient comme toi. Qu'ils haïssent, qu'ils soient dévorés par leur propre colère. Par cette amertume qui dégouline entre tes gencives.

Rose aux épines noires, jamais cueillie
_Meurt seule


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Amy Jackson
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Re: Couloir du 3ème étage

Message par : Amy Jackson, Jeu 14 Sep 2017, 13:00


Hop, à mon tour d'être désolée

Anxieuse, Amy continua d'avancer dans le couloir à côté de sa professeure. Elle avait peur, d'en avoir trop dit, peur d'avoir enseveli la jeune femme sous une avalanche de paroles puériles et sans importance. Mais... elle était toujours là, mais elle marchait à ses côtés, mais elle ne l'avait pas interrompu quand elle avait parlé, mais quand elle lui avait dit qu'elle la comprenait, Amy l'avait cru. D'ailleurs marcher c'était une bonne idée. Elle pouvait se concentrer sur le bruit de ses pas sur le sol, sur les paysages mouvants à travers les fenêtres ou même sur le bout de ses pieds. Tout plutôt que de penser à la tempête qui agitait son crâne et son esprit renversant tout sur son passage. Ce ne fut qu'au bout de quelques minutes qu'elle se rendit compte qu'elle se sentait un peu mieux, un peu plus légère, un peu moins désespérée. Un peu comme si en parlant elle avait lâche du leste et telle une montgolfière, était prête à s'envoler de nouveau. Enfin... pas tout à fait... pas encore.

Je comprends. reprit Alhena

Et encore une fois Amy la croyait sur parole.

J'ai une histoire un peu similaire. Il faut que tu comprennes que pour l'instant, il n'y aura que le temps qui t'aidera. Et encore...

Maintenant c'était confirmé, si Alhena la comprenait si bien, c'est qu'elle aussi était passée par là. Cette constatation serra le coeur de la jeune fille, pourquoi est-ce que partout dans le monde, peu importe les époques des enfants avaient à affronter des difficultés à l'âge où ils devraient au contraire n'avoir rien à penser. Mais d'un autre côté elle admirait sa professeure qui était suffisamment forte pour tirer parti de son passée difficile afin d'aider de conseiller d'autres personnes, même si, elle l'entendait à sa voix, son histoire était toujours bien présente dans son esprit.

C'est ton père, c'est normal de l'aimer.

*C'est normal oui, mais qu'es-ce-que ça fait mal*, pensa la jeune fille    

. Et le choix est toujours dur à prendre. Dois-je vivre pour les autres, ou moi-même ? Je peux t'assurer qu'être une simple image, une illusion de ce que les autres veulent n'est jamais plaisant. On peut y trouver des sourires dans nos secrets...

Chaque mot semblait terriblement juste à Amy...Vivre pour elle... oui... elle n'avait jamais été aussi misérable que lorsqu'elle essayait de modifier son attitude pour plaire à son père. Il était peut-être temps d'arrêter d'essayer...

Mais on ne fait que survivre. Alors oui, cela fait mal et tu as le droit de pleurer. Tu as le droit d'avoir terriblement mal... Mais un jour, cela passera. Il te faut juste... un peu d'espoir et une main tendue.

Alhena s'arrêta soudainement de marcher et fixa la jeune fille qui releva la tête pour planter son regard gris azur dans les émeraudes étincelantes de son interlocutrice. Dans ses yeux elle croyait voir la compassion mais aussi la conviction, la conviction qu'un jour tout irait mieux, qu'il suffisait de se détacher, qu'elle aussi était passée par là et qu'elle Amy devait lui faire confiance et écouter ses conseils. D'un regard elle supplanta tous les mots échangés avant et atteignit avec force l'adolescente. Elle resta quelques secondes à se nourrir de la force et de la gentillesse qui émanait de sa professeure avant de reprendre la parole.

- Vous avez tellement raison. Maintenant il faut juste que j'arrive à m'en convaincre et à l'accepter. Ça a été long pour vous ? Pardon je n'aurais pas dû demander. Pardon, je suis désolée, désolée que vous ayez eu à vivre quelque chose comme ça, désolée qu'il existe des parents aussi nuls. Je me sens un peu idiote maintenant. C'est vrai après tout j'ai de la chance, ça aurait pu être bien pire, il aurait pu me faire du mal... physiquement je veux dire. Est-ce qu'un jour on se détache vraiment complètement ? Parce que j'ai l'impression qu'une part de moi essayera toujours de convaincre les autres qu'il est mon père.
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Alhena Peverell
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Re: Couloir du 3ème étage

Message par : Alhena Peverell, Dim 08 Oct 2017, 20:19


C'est une discussion étrange, que tu n'as pas l'habitude d'avoir avec des inconnus et encore moins des élèves. Ce n'est jamais un sujet que tu aimes aborder, même avec tes frères et soeurs, c'est quelque chose de délicat, que tu préfères garder enfoui dans un coffre. Tu croises doucement tes bras contre ta poitrine, comme si tu voulais te protéger un peu. Un geste anodin, mais soudain de recul. Peut-être que tu avais trop parlé, que c'était dangereux.

Dans son flot de paroles, une question s'échappe. Une question qui ne te laisse pas de marbre, qui te dévore les lèvres. Tu voudrais lui répondre, te répondre, mais tu n'es pas certaine de vouloir entendre la réponse. Parfois, tu n'avais pas envie de mettre cartes sur table tout ce que tu pouvais garder craquelé au fond de ton coeur.

_Comme tout être humain

C'est vrai après tout j'ai de la chance, ça aurait pu être bien pire, il aurait pu me faire du mal... physiquement je veux dire.

Cette phrase. Elle te blesse, elle te renvoie des années en arrière. Ce foutu jour où tu as compris, que tu as vu une vraie famille et que les choses ont cessé de se mélanger. Ce jour où tu admis, que les choses chez vous, n'étaient pas normales. Moralement... mais surtout physiquement. Inconsciemment, une de tes mains se portent sur une des cicatrices dissimulées sous le t-shirt. C'était comme... pour t'assurer que oui, c'était bien réel.

_Et là est le problème, c'était la réalité

Ce n'est pas grave, ne t'excuses pas. C'est normal que tu aies envie de savoir, tu veux pouvoir te baser sur quelqu'un d'autre. Mais comment te dire les choses... Je suis un cas particulier. Mes parents sont décédés quand j'avais quinze ans, cela a rendu les choses plus facile dirons-nous. On se rend compte de certains faits qu'après coup. Mais...

Tu déglutis. Il y a cet aveu qui ne veut pas sortir, coincé dans ta gorge.

Je suis devenue mère ensuite et j'ai vu les choses encore différemment. Dans le fond, même seize ans après, je n'ai jamais réussi à me détacher complètement de mon passé. Parce que c'est une part de moi, qui fait que je suis comme cela désormais. Et faire semblant que cela n'a pas existé, c'est se nier. Ne nie pas ton père... Il le sera toujours. Il te faut juste apprendre, avec le temps, à le pardonner, à te pardonner.

Tu glisses une main dans tes cheveux. Il y a quelque chose dans ton regard, peut-être un passé plus triste que tu voudrais le prétendre. Une douleur que tu ne veux pas assumer. Peut-être même au final, que ce n'était pas la noirceur qui te rongeait et te tirait vers le bas... C'était simplement, de la peine.
Cette douleur d'être incapable de surmonter les choses, de ne pas pouvoir les dépasser. Alors tu t'amusais à contourner les faits, à prendre des chemins plus faciles. Plus simples mais qui étaient dangereux, mauvais pour les autres.

_Tu n'es pas réellement un être des ténèbres, tu es juste perdue.

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Ellana Lyan
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Re: Couloir du 3ème étage

Message par : Ellana Lyan, Dim 26 Nov 2017, 12:07


Plus d'un mois, je vole le sujet, si soucis MP ♥

Un chant,
comme un appel hypnotique,
qui tourbillonne


Pv Celle qui berce

Au paradis des âmes déchues il est un enfer dont nul n'a conscience, un coin reculé dans les hauteurs immaculées que les yeux peu observateurs ne pourraient même pas atteindre en pensées, dans ce labyrinthe froid et gris errent les âmes lacérées de la vie, celles qui n'ont pas su se battre - n'ont pas été capables de se relever, c'est un tourbillon qui s'enfonce de plus en plus profondément vers l'enfer au fil du temps passé à avancer, un pas puis l'autre quand mécaniquement membres et réflexes ne font plus qu'un fatigue mais cette nuit encore pas assez forte pour lier l'esprit au sommeil alors la fillette chercher la saveur du silence dans les longs couloirs glacés d'une école oubliée au fond d'une inconnue contrée. Je est une enfant vêtue d'une simple robe blanche qui ne tient pas assez chaud, celle que j'aime remettre pour ne pas oublier mes racines et l'endroit d'où je viens qui me dévore un peu plus chaque jour à présent que même de l'autre côté du voile qui sépare la vie et la mort je sens leurs regards me transpercer et me détruire à petit feu juste une désillusion

les pieds s'arrêtent, étrange - yeux baissé vers le sol - ne veulent plus bouger - soupire - je m'assieds, un caprice de bambin comme si je pouvais me permettre un pareil arrêt dans l'existence, tenter de les remuer, non décidément ils semblent bel et bien bloqués, le cœur doucement s’effrite comme une mise en garde : il ne reste plus beaucoup de temps
impuissante à regarder mes petits pieds qui boudent jusqu'à tenter de s’enfoncer dans le sol, tout de même bien culottés... et me voilà bien embêtée, observation il y a là quelque chose qui ne tourne pas rond les jambes tendues je pose mes mains sur mes genoux tentant de les faire répondre, pas de signal, c'est un silence radio complet qui fait un peu peur

et autour les ombres commencent à bouger
mes lèvres tremblent, je ne comprends pas
figée comme dans un atroce cauchemar
le petit chaperon attends un grand méchant loup
__paralysée

au secourt... comme un murmure dans la nuit
resté insensible aux oreilles fermées
il y a quelqu'un ? serais-ce encore de mon âge ?
de pleurer pour trouver une grande sœur
j'ai peur et essayer sans cesse
un nouvel espoir de voir une main se tendre

mais il n'y a personne, juste le vide et l'absence
moi et ces maudite jambes figées -
une première larme roule contre ma joue.
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Jade Wilder
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Re: Couloir du 3ème étage

Message par : Jade Wilder, Sam 06 Jan 2018, 14:24


HRPG: Pardon pardon pardon, i'm here ♥


Comment expliquer les peurs enfantines ? Celles qui vous habitent longtemps enfant pour disparaitre après un certain âge... ou rester pour le restant d'une vie. Grandir n'est pas simple, les gens disent que les peurs sont faites pour nous faire grandir. Qu'avoir peur, c'est bien pour le développement d'un enfant. Mais quand les peurs nous suivent, nous pourchassent au fil de la vie et qu'on ne parvient pas à s'en défaire, que faire ?

Jade avait peur du noir étant enfant. Durant de longues années, elle avait abusé sur la facture d'électricité en demandant à sa mère de laisser le couloir allumé. Puis, la veilleuse en forme de lune avait remplacé l'ampoule bien trop consommatrice, rassurante et gravée dans la mémoire comme un symbole de bienveillance. A présent, elle ne savait plus trop quand la lune avait disparut. D'aussi loin qu'elle se souvienne, d'autres peurs avaient remplacé celle du noir, comme si l'une occultait l'autre, soudain. A choisir, la blondinette aurait préféré continuer à avoir peur du noir. Car les peurs qui avaient remplacé celle-ci ne pouvaient être résolues à l'aide d'un objet brillant. Des peurs viscérales, qui hantent les cauchemars et occupent les pensées, de jour comme de nuit, sans répit. La peur de choses idiotes quand on est petit est normale pour tous. La peur d'une adolescente ou d'une adulte n'est que gaminerie aux yeux des autres, mais pas aux yeux de ceux qui la supportent.

Les couloirs de Poudlard la nuit avaient de quoi effrayer n'importe qui. Aux yeux de l'adolescente, cette école avait quelque chose de chaleureux. D'accueillant, qui donne l'impression qu'on est chez soi. C'est ce qu'ils promettent tous, une seconde famille. Et elle était assez d'accord, mais de jour seulement. Une fois la nuit tombée, cet endroit revêtait une allure angoissante, réveillant toutes les angoisses profondément enfouies quelque part dans un coin de la tête. La plupart des élèves n'avaient pas le droit de sortir de leurs dortoirs la nuit et franchement, ils devraient écouter cette consigne un peu plus souvent. Mais les rôdeurs étaient nombreux, ne connaissaient pas les règles ou plutôt les ignoraient. Elle était là pour ça elle, pour surprendre ces fugueurs d'un soir et les renvoyer dans leurs lits. En tout cas, c'était ce qu'elle était sensée faire. Bien souvent, elle se contentait d'une remontrance et passait son chemin. Elle n'était pas franchement autoritaire c'est vrai. Mais elle comptait sur l'intelligence des élèves surpris et ça, ce n'était pas compter sur grand chose en vérité. M'enfin, le jour où ils croiseraient plus ferme qu'elle, les loulous prendraient bien plus cher. Toujours est-il qu'elle-même avait le droit d'être là. Raisonnablement, mais elle en avait le droit, patrouillant dans les couloirs officiellement, faisant passer le temps d'une insomnie véritablement. Son sommeil était de plus en plus perturbé, à croire qu'on ne voulait pas lui laisser un instant de répit dans cette mascarade qu'étaient les cours ces derniers temps. Même un cirque semblait plus raisonnable à côté, eux faisaient leur travail, pas les élèves actuellement. Même elle voyait son niveau baisser sérieusement et ça l'inquiétait de plus en plus. Elle n'avait pas pour habitude d'échouer et cette idée lui donnait tout simplement mal au coeur.

Énième insomnie qui la menait dans les couloirs de l'école de magie. C'était peut-être bête, mais c'était la seule manière qu'elle avait trouvé de passer le temps sans déranger personne dans le dortoir. Et puis, ça lui permettait de respirer un peu, de se remettre les idées en place, loin des autres.

Il faisait froid cette nuit là. Une nuit d'hiver comme on les aime - ou pas. Même avec plusieurs épaisseurs sur le dos, la blondinette sentait sa peau réagir au froid et comme toujours, elle détestait cela. L'Italie et ses douces températures lui manquait terriblement. Si elle recherchait le silence, elle ne l'appréciait pas particulièrement, surtout dans cette ambiance où l'on a l'impression que les courants d'air forment des murmures dans la nuit. Les fantômes étaient courants à Poudlard, mais ceux de l'esprit étaient bien plus effrayants que les vrais, je peux vous l'assurer.

Mais au milieu de ces fausses voix inventées par l'esprit, quelque chose se distingua, pas très loin. Une petite voix, qu'il aurait été difficile de percevoir s'il y avait ne serait-ce qu'un bruit environnant. Mais Jade l'avait entendue, cette voix qui appelait à l'aide faiblement.

- Il y a quelqu'un ? ... j'ai peur...

Parcourant le couloir des yeux, l'Italienne se munit de sa baguette. Rien n'y voir n'était pas dérangeant jusque là, mais cette fois, c'était plus que nécessaire.

- Lumos...

Une petite lueur s'échappa naturellement de sa baguette, éclairant faiblement le couloir. Suffisamment néanmoins, pour qu'elle distingue une forme à terre, une forme humaine. Et en se rapprochant, distinguer une jeune fille, déjà croisée en cours, une Serpentard... Ellana. Voilà, c'était son nom, Ellana. Mais elle ne semblait pas aller bien. Ce n'était pas comme ces adolescents à la recherche d'interdits qui la prenaient de haut quand elle les prenaient en flagrant délit. Non, elle pleurait et son appel à l'aide était suffisant pour inquiéter la blondinette. Sans plus d'hésitation, elle s'accroupit devant sa camarade, posant les genoux sur la pierre froide et souriant d'un air partagé entre l'inquiétude et le réconfort.

- Hé, ça ne va pas ? Qu'est-ce qu'il se passe ?

Inquiétude. Jade n'aimait pas voir les gens aller mal. Son coeur battait plus fort, inquiétude permanente de ne pas être capable d'aider, de protéger. Même si elles se connaissaient peu, ressentir une empathie qu'elle ne pouvait contrôler. Par réflexe, elle se débarrassa du plaid posé en énième protection contre le froid, pour le déposer doucement sur les épaules de l'élève peu habillée pour la température des lieux. Pourquoi était-elle à terre comme ça ? Que dire et que faire ? Option 1.

- Tu ne devrais pas rester ici, il fait froid...
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Re: Couloir du 3ème étage

Message par : Ellana Lyan, Dim 07 Jan 2018, 14:31


Il faisait noir. Noir d'encre. Écrasant. celui qui prend la gorge dans le seul bit d'étouffer. le noir des chambre d'enfant, le noir des lits désespérément vide, le noir qui recracher ses maux les un après les autres à la gu*ule de la société pour que celle ci puisse jouer parfaitement son rôle et fermer les yeux sans le moindre scrupule. J'en pleurais. J'étais seule, perdue, j'avais froid et mes jambes ne voulaient plus bouger. Que ce passait-il donc ? Fermant les yeux comme si cela pouvait bien changer quelque chose j'attendais qu'un miracle se produise, le genre qui n'aurait jamais lui comme celui que l'auror se lève par exemple. Je maudissais mes pieds de se montrer si faible pour une raison inconnue, peut-être eux aussi avaient-ils un message à me faire passé. Je n'eus pourtant pas le loisir de m'apitoyer bien longtemps sur mon sort...

Lumos
Mon visage se tourne vers le miracle.

Certain enfant auraient laisser passé entre leurs lèvres un maman ? complétement désemparé, pour moi il n'a jamais été question d'appeler ni ma tortionnaire, ni ma génitrice pour quelque peine que ce soit alors ce n'est pas aujourd'hui que j'allais avoir le loisir de commencer. La personne qui éclairait l'obscurité de sa baguette n'était d'ailleurs - pour autant que j'en ai une - pas ma maman, ni même ma grande sœur, simplement Jade, préfète des jaunes et excellente camarade de classe pour toute les fois où j'avais fait équipe avec elle. Je voulais tenter de faire naître un petit sourire sur mes lèvres mais n'y parviens pas. Un peu perdue, je laissais deux nouvelles larmes couler sans me soucier que cela puisse paraitre étrange ou destructeur pour les clichés de ma maison.

Mes pieds ils ne veulent plus bouger. Un gémissement en direction de la préfète venue gentiment posé un genou à mes cotés malgré le peu de chaleur du sol. Non contente de cette attention, elle dépose sur mes épaules une couverture qui me fit redécouvrir le sens du mot chaleur. Je lève vers elle des yeux remplis de toute la reconnaissance du monde. Merci dans un souffle. Je... J'ai peur du noir... Impossibilité de rester entre les draps. Peut-être pouvait elle comprendre... J'avais envie d'y croire.
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Re: Couloir du 3ème étage

Message par : Jade Wilder, Lun 15 Jan 2018, 13:35


Ellana... Jade avait un très bon avis sur la jeune fille. Elle était sérieuse, appliquée, et travailler en groupe avec elle était... agréable. Qualificatif qui, pour elle, était un incroyable compliment, étant donné l'horreur qu'elle ressentait à l'égard des travaux en groupe. Même avec le temps et les bonnes expériences, la préfète n'en démordait pas, le travail en solo était bien mieux. Car même si elle avait eu de très bons partenaires de travail, il y avait aussi eu les autres. Du genre Justin, ou Azaël. Des cours qui étaient devenus de véritables enfers grâce aux protagonistes avec qui elle était sensée faire équipe. Des bouffons oui. Ellana n'était pas comme ça. Elles avaient déjà travaillé ensemble à plusieurs reprises, et bien travaillé en plus. Si bien que Jade pourrait même envisager de lui proposer le groupe, dans un cours prochain. Et ça, c'était vraiment exceptionnel hein, pas anodin. Elle avait déjà trop de difficultés en solo pour se farcir un boulet en supplément. Du coup, la blondinette avait ses noms, sur une liste précieusement conservée en cas de besoin. Et comme les profs adooooraient les travaux en groupe, ça pouvait arriver du jour au lendemain.

En tant que personne, Jade ne connaissait que peu Ellana. Elle la savait sérieuse, avec un petit caractère tout de même. Elle lui apparaissait souvent comme une poupée qu'elle avait peur de briser. Sa camarade était particulière, avait un côté d'innocence qui pouvait facilement toucher son coeur de guimauve. Bref, elle l'appréciait, ce qui renforçait non seulement son inquiétude, mais aussi son besoin ardent de l'aider à l'instant.

- Mes pieds ils ne veulent plus bouger.

Vouloir aider était une chose, mais comprendre le problème en était une autre. Des pieds qui ne bougent plus ? Un frisson amer lui parcourut l'échine l'espace d'un instant, cela lui rappelait des souvenirs pas si lointains, où elle était bloquée dans un fauteuil. Mais il y avait une cause à cette paralysie, un fait qui l'expliquait. Là, Ellana ne semblait pas victime d'un quelconque traumatisme, pas blessée, que pouvait-il bien se passer ?

La jeune Serpentard la remercia, ce à quoi Jade répondit par un simple hochement de tête. A ses yeux c'était normal, elle n'allait pas laisser sa camarade au sol, comme ça, en pleine nuit. Elle n'était pas du genre à laisser tomber les autres, encore moins ceux qui avaient eu le mérite de la marquer par leur façon d'être. Quoi qu'il en soit, ce que sa camarade venait de lui dire trottait dans sa tête, elle cherchait une solution plausible. Si il s'était passé quelque chose, elle lui aurait dit n'est-ce pas ? Vérifier, avant tout.

- Quelqu'un t'a fait du mal ?

Ses paroles étaient presque froides, si c'était le cas elle serait entrée dans une colère noire. S'en prendre aux autres lui donnait la nausée, mais à des élèves, dans une école, c'était pire encore. A priori, ce n'était pas la première solution qui lui venait à l'esprit, ce qui lui permettait de rester à peu près calme, néanmoins elle voulait parer à toute éventualité.

- Je... J'ai peur du noir...

Léger stop, pour regarder les prunelles de la jeune fille à ses côtés. Peur du noir ? N'importe qui aurait pu se moquer, dire qu'elle était trop âgée pour avoir peur d'une telle futilité. Mais Jade était mal placée pour parler de peurs enfantines, tellement les siennes avaient tendance à influer sur sa vie. Les peurs d'un enfant sont parfois étranges, on s'en débarrasse souvent en vieillissant, mais quand la peur reste, en faire une banalité n'était pas si aisé. D'un sourire réconfortant, Jade répondit.

- Profite de la salle commune ? Personne ne te dira rien. Je passe souvent mes nuits dans la salle commune des Poufsouffles, il fait chaud, le feu éclaire la pièce et personne ne te dérange... C'est presque les meilleurs moments.

Petit rire, ça se voyait qu'elle n'était pas très sociable ? Un peu, sûrement. Tant pis, chacun ses défauts après tout. Néanmoins, même avec cette solution salvatrice, Jade ne préférait pas laisser la Serpy toute seule. Mais où aller, pour qu'elles soient au chaud ? Elle ne pouvait pas l'amener dans sa salle commune et normalement, elles n'étaient pas sensées camper dans les couloirs au milieu de la nuit. Une idée lui traversa l'esprit, mais il allait falloir faire quelques efforts pour ça.

- Écoute, rester là, dans le froid ne va pas t'aider. Si tu veux, on peut bouger jusqu'à la Salle sur Demande, on y sera tranquilles, mais il va falloir marcher un peu... je t'aide ?

Sourire complice, main tendue, c'était à elle de décider. Quoi qu'il en soit, elle ne partirait pas de là tant qu'Ellana ne se sentirait pas mieux. C'était une promesse faite à elle-même et à la jeune fille à ses côtés qui semblait, à cet instant, incroyablement vulnérable.
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Re: Couloir du 3ème étage

Message par : Ellana Lyan, Mer 17 Jan 2018, 13:38


Il y a ces visages qu'on regarde de loin, qu'on admire et qui font doucement sourire. Elle avait, cette flamme, cette douceur, chaleur. Alors je croyais en elle. Précieuse, son nom devait lui aller comme un gant alors que son regard se pose sur moi, je retiens mon souffle. Dans un premier temps la peur d'une punition chassée par la couverture chaude contre mon dos. J'ai envie de lui exprimer, cette reconnaissance. Lui dire à quel point les petits gestes qu'elle m'offre peuvent me faire du bien. Connais-tu donc la valeur d'un sourire au plus profond de l'enfer ? Ici tu es un anges. Mal. Le mot avait fuit les lèvres de la jeune fille pour venir percuter mon cœur délicatement. Drôle de sensation. Le mot banalisé par le temps - j'ai oublié son sens - pas d’inquiétude. Il faut rassurer la préfète d'un Non... avec un regard qui crie le contraire sans pourtant mentir. Le passé, c'était le passé. Même empiétant sur le présent ? J'avais peur qu'elle se fasse des idées.

Douloureux scénarios alors que son sourire vient faire s'évaporer mes peurs. Je contemple son visage comme s'il baignait de lumière, elle doit sans doute elle aussi être une fée... Battement de cœur irrégulier. Proposition pour contrer le mal. Mon esprit la rejette aussi tôt alors que ma langue s'anime. Elle fait peur ma salle commune... C'est l'aveu difficile. Quand le corps hurle que ce n'est pas amusant d'être toujours classée chez les méchants, que parfois le vert ressemble à du vomi, que les cachots font attraper des pneumonies, qu'être un serpent au final ça n'a rien de marrant. C'est l'envie qui caresse doucement d'avoir un uniforme jaune.

Doux rire. J'aime sa façon de rigoler. Un instant je souhaite qu'elle me prenne la main et m’emmène avec elle dans sa salle commune mais je sais qu'elle n'en fera rien. Bien trop sage et nous sommes préfètes, enfreindre le règlement ce n'est pas vraiment notre rôle. Mais quel dommage parfois... Nouvelle proposition. Salle sur demande. Je hoche doucement la tête, tant de souvenir dans cette pièce à l'infinité de visage. Une main tendue. Hésitation le temps d'une fraction de seconde avant de la saisir pour se relever, le même sourire qu'elle sur les lèvres. Ça me va, il fait bien trop froid par ici, tu as raison. Sa main dans la mienne mes jambes semblent de nouveau opérationnelle. J'ai trouvé un but...
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