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Dans un parc
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Re: Dans un parc

Message par : Invité, Ven 13 Sep - 14:52


Le sang de Mike ne fit qu'un tour. Non seulement le gamin ne s'excusait pas mais en plus il sortait sa baguette magique. C'était un sorcier, voilà qui allait faciliter les choses. Surtout que personne ne pouvait les voir avec ce brouillard. Le trentenaire remarqua le teint du jeune homme et il comprit qu'il devait probablement avoir du sang méditerranéen dans les veines. Il sortit également sa baguette tandis que son jeune adversaire lui balançait déjà un sortilège. Il n'y avait rien de plus pour le mettre en rage. Il attaquait direct, décidément il devait lui apprendre les bonnes manières. Il n'hésiterait pas à lui tirer les oreilles une fois qu'il aurait immobilisé ce garnement.

- Ragnarok !

L'une des formules préférées de 14 lui était revenu aussitôt en mémoire. L'ancien Serdaigle créa un mur invisible entre lui et son adversaire qui allait voir son sortilège lui revenir dessus. Ce genre de sort pouvait être très utile et surtout amusant face à un jeune homme inexpérimenté au combat. Il était impossible de détruire ce mur pendant les cinq minutes. Cela étai largement suffisant pour parler un peu sauf si le jeune imbécile se déplaçait afin de contourner le mur magique.

- Allons petit, ne fais pas l'enfant, je pourrais me fâcher.

Son ton était calme mais il avait un sourire mauvais au visage. Il se rappelait de ce qu'il avait fait à Valens, un gamin qui avait eu le même âge à l'époque que son adversaire d'aujourd'hui. Le pauvre garçon avait passé un sale quart d'heure. Heureusement qu'Alicia était intervenue pour calme le jeu. C'était dommage parce que le sorcier adulte s'amusait tant.

- Ta maman ne t'a jamais appris qu'il ne fallait pas jouer avec ta baguette contre un étranger ? Et puis ce n'est pas beau que d'utiliser la magie dans le monde moldu, si le ministère l'apprenait...

Le temps allait s'écouler mais Mike ne comptait pas en rester là. Il avait envie de s'amuser et il valait mieux pour le garçon qu'il ne chercha pas trop les ennuis. Il aurait pu tenter de désarmer son adversaire mais c'était bien trop tôt. Il avait envie de jouer et comme le sortilège lançait par le jeune homme était enfantin, il décida de faire dans le même thème. il contourna le mur magique et lança un sortilège sans l'informulé. Sinon ça n'aurait pas été du jeu.

- Tarentallegra !

Il attendait la réaction du gamin mais la prochaine fois qu'il lui lancerait un sortilège, il irait un cran largement au-dessus.
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Alvaro Diaz
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Re: Dans un parc

Message par : Alvaro Diaz, Sam 14 Sep - 15:25


Il eût juste le temps d'entendre le sortilège qu'avait prononcé son adversaire que le sortilège lui revint en pleine figure.

- Protego ! s'écria-t-il.

Le sortilège fut soudain propulsé dans les airs. Alvaro ne s'était pas attendu à ça, il venait de réaliser qu'il s'était attaqué à un homme beaucoup plus grand et de ce fait beaucoup plus expérimenter que lui. Alvaro connaissait le sortilège qu'avait prononcé cet homme mais ne connaissait cependant pas la formule pour détruire le mur invisible qui les séparait.

- Allons petit, ne fais pas l'enfant, je pourrais me fâcher.

Le serpentard n'avait pas aimé le sourire mauvais qui se détacha de son ennemi en prononçant ces paroles. La colère lui monta d'un cran au-dessus. Bientôt il ne pourrait plus se contrôler, il le savait.

- Ta maman ne t'a jamais appris qu'il ne fallait pas jouer avec ta baguette contre un étranger ? Et puis ce n'est pas beau que d'utiliser la magie dans le monde moldu, si le ministère l'apprenait...

De quel droit ce sorcier se permettait-il de parler de ma mère aussi cruelle soit-elle ! pensa le jeune homme. Il était allé trop loin, Alvaro attendait le bon moment pour lancer son prochain sortilège lorsqu'il entendit :

- Tarentallegra !

Alvaro laissa le sortilège venir à lui. Il se mit soudain à danser d'une manière stupide mais il connaissait son contre sortilège.

- Finite Incantatem ! lança-t-il.

Il arrêta brusquement de danser et se dit que c'était le bon moment pour attaquer de nouveau. Mais cette fois ci, le jeune homme voulait faire mal. Il contourna le mur invisible avec une rapidité impressionnant, se trouvant à présent sur la gauche de son adversaire, puis il le frappa d'un crochet du droit.



Édit Jessy : Bonjour Alvaro, votre RP ne respecte ni le Grimoire des Sortilèges ni le Règlement RPG car vous y avez utilisé plus de trois sortilèges et que Stupéfix et Endoloris ne vous sont pas encore accessibles. N'oubliez pas d'éditer ce message afin de le corriger. Merci de votre compréhension. Cordialement,
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Re: Dans un parc

Message par : Invité, Dim 15 Sep - 14:12


Mike observa bien le jeune homme. Celui-ci n'était pas bête, il avait su se protéger du retour de son propre sortilège et il n'avait pas cherché à esquiver le suivant. il connaissait parfaitement le contre-sort et l'avait utilisé. Cependant, l'ancien Serdaigle sentait que son adversaire commençait à s'énerver. Cela commençait à devenir intéressant et il attendait de voir sa prochaine réaction, une attaque qui serait loin d'être flegmatique et lorsque le jeune homme s'approcha, le trentenaire décida de ne pas reculer. Le garçon ne pouvait pas lui faire grand mal avec sa baguette et il n'avait pas l'intention de montrer une prudence mal placée. Dans cet instant-ci, son orgueil en prit un coup dans tous les sens du terme. Il n'eut pas temps d'esquiver un crochet du droit qui frappa son menton. Il recula de deux pas sous la violence du coup et pointa sa baguette droit sur le sorcier. Il avait perdu son sourire et maintenant il avait envie de le réduire en cendres.

- Tu te bats comme un moldu, mais tu es face à un sorcier. Sers-toi de ta baguette ! Et sers-toi de ta cervelle et non de ton instinct !

Il se surprit à donner des conseils au jeune abruti qui se trouvait devant lui. Ce n'était pas forcément dans ses habitudes mais le coup de poing l'avait surpris positivement. Rare étaient les sorciers qui se battaient comme des moldus et surtout l'utiliser était une preuve de finesse d'esprit. Le garçon voyait qu'il était moins fort que l'ancien Serdaigle. Il ne pouvait pas le battre à la régulière et il devait utiliser d'autres subterfuges. Certes, pour l'instant Mike n'envisageait aucun avenir avec lui et il avait surtout envie de lui donner une bonne leçon.

- Voyons voir comment tu vas réagir à ça ! Stupéfix !

Il n'avait pas informulé le sortilège pour laisser une chance à son adversaire de s'en sortir. Par contre, il eut un sourire en préparant son attaque suivante. Le stupéfix n'était qu'une diversion.

- Radicis Perfidum !

Ce sortilège était vicieux et il y avait peu de chances que le jeune homme s'en sorte. Il n'avait pas l'intention de le tuer mais l'immobilisation de son adverse allait lui permettre de pouvoir discuter un peu. Les racines sortaient du sol pour attraper le garçon et l'immobiliser uniquement. C'était un sort que l'ancien Serdaigle avait appris autrefois avec une confrérie des forces du mal.
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Re: Dans un parc

Message par : Alvaro Diaz, Dim 15 Sep - 16:53


Son coup de poing avait fait son effet. Après avoir reculé sous le choc du coup, son adversaire ne le regardait plus avec son sourire si mauvais. Cependant, l'expression de son visage et la façon dont il le pointait de sa baguette ne présageaient rien de bon. A présent, c'était Alvaro qui sourirait face à la colère de l'homme en face de lui.

- Tu te bats comme un moldu, mais tu es face à un sorcier. Sers-toi de ta baguette ! Et sers-toi de ta cervelle et non de ton instinct !

"Sers-toi de ta cervelle et non de ton instinct". Cette phrase remémora des souvenirs à Alvaro. Il se rappela d'un jour où il faisait froid, surement une journée d'hiver. Il devait avoir 9 ans et était à son école moldu assis sur une chaise à côté d'un de ses camarades. Il vit son père entrer dans l'école et se diriger vers son professeur.

- Bonjour Monsieur Diaz, dit son professeur.
- Bonjour, répondit son père. Qu'est-il arrivé à mon fils ?

Alvaro avait un oeil au beurre noir et plusieurs griffures sur le visage et le cou.

- Eh bien.. il s'est battu avec un de ses camarades pendant la récréation, mais nous pensons que ce n'est pas votre fils qui ait cherché la bagarre. Ne vous inquiétez pas, nous allons convoquer les parents de l'élève concerné afin d'avoir une discussion sur le comportement de leur fils.


- Vous savez, vous pourrez convoquer ses parents autant de fois que possible, ça n'empêchera pas leur gamin de se battre, répondit Mr Diaz sur un ton calme. Aller vient fiston, on s'en va.

Sur le chemin de la maison, Mr Diaz engagea la conversation :

- Tu sais, je ne vais pas te disputer ou bien te faire la morale car se battre, c'est dans la nature de chacun de nous. Sauf que certains l'évitent et d'autre la cherchent. Je vais juste de dire une chose qu'il faudra que tu retienne : Bats toi d'abord avec ta tête puis ensuite avec tes poings.

Le jeune Serpentard perdu dans ses pensées, n'eût seulement le temps d'entendre :

-  ...à ça ! Stupéfix !

Il fit un pas en arrière, pris de vitesse, mais ne savait plus quoi faire. Ce souvenir l'avait déstabilisé. Mais rien ne vint à lui, le sortilège passa à coté. Pendant un instant, il pensa que l'homme avait raté son sortilège mais un instant plus tard, il compris ce que son adversaire avait en tête.

- Radicis Perfidum !

Alvaro ne pouvait plus rien faire, il était pris au piège. Ne connaissant ni les effets de ce sortilège ni son contre sort, il se laissa faire prit au dépourvu, une expression entre la stupeur et la colère se lisait sur son visage. Les premières racines qui jaillirent du sol emprisonnèrent d'abord ses jambes puis de plus hautes racines s'attachèrent à ses bras et sa taille pour le ramener sur le sol. Il s'effondra.

Il essayait de bouger ses bras pour prendre sa baguette qu'il avait lâché suite au choc mais ce fût en vain. Il ne pouvait plus rien faire maintenant, il ne pouvait qu'attendre.. attendre que son adversaire s'amuse avec lui telle une marionnette.

- Bravo.. oui bravo ! Tu as réussi à m'immobiliser avec ce sortilège mais maintenant, qu'est ce que tu vas faire hein ? Me torturer ? Me tuer ?

Le jeune sorcier prononça ces mots avec un air supérieur et moqueur. Mais au fond de lui, s'était la peur qui dominait.
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Re: Dans un parc

Message par : Invité, Lun 16 Sep - 15:28


Comme prévu, le jeune homme se retrouva immobilisé par les racines. Il manquait de connaissances et de puissance pour pouvoir rivaliser mais Mike devait reconnaître qu'il ne s'en sortait pas trop mal. Il y avait de l'idée, bien que ce fut insuffisant. Il se massa le menton tout en avançant avec calme. Il pointa sa baguette sur celle de l'élève et l'attrapa avec sa main. Le garçon ne savait pas encore informulé les sortilèges mais cela viendrait. Il ne savait pas encore trop ce qu'il pouvait en faire mais avoir le dessus était déjà assez grisant. Pourtant, l'arrogance du petit lui fit comprendre que c'était probablement un Serpentard. Ce n'était pas du courage mais une trop haute opinion de soi-même. Du coup, le sorcier fit resserrer un peu plus les racines autour des membres de l'élève.

- Tiens-tu vraiment à vouloir souffrir pour me provoquer ainsi ? Personne ne t'appris qu'il fallait vouvoyer les adultes ?

Le trentenaire fit un sourire inquiétant. Il n'avait plus tellement envie de jouer, le garçon devenait une distraction mais il n'avait que peu d'intérêt pour la torture. Depuis des années elle lui faisait horreur. Il s'y était soumis pourtant lorsqu'il avait fait partie des Mangemorts mais cela avait été à contrecœur sauf lorsque c'était pour un besoin d'informations. Pourtant certains la pratiquait par pure plaisir, Mike ne faisait pas partie de ceux-là. Il avait presque envie de relâcher le jeune garçon mais c'était encore trop tôt.

- Allons petit, ravale ta fierté et donne-moi ton nom. Si tu coopères, tu ne souffriras pas. Sinon... Je pourrais être d'humeur taquine et ne plus avoir envie de discuter. Agis en bon petit Serpentard que tu es. Le courage n'est pas une caractéristique de ta maison mais l'opportunité à t'en sortir indemne l'est. Alors que préfères-tu ?

Il fit apparaître un siège sur lequel il prit place. Tout semblait étrangement calme et irréel. Le brouillard les entourant formait une barrière protectrice, comme une sorte de bulle. Ce devait même être angoissant pour le jeune homme pris au piège. Aucun secours ne pouvait venir, surtout que Mike commençait à prononcer le sortilège de repousse-moldu afin d'être certain de ne pas être dérangé. Quant à la police magique, si jamais elle intervenait... il n'était que dans son bon droit. Le garçon avait utilisé la magie le premier et l'ancien Serdaigle n'avait fait que se défendre.
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Re: Dans un parc

Message par : Alvaro Diaz, Lun 16 Sep - 22:22


Privé de sa baguette, enchaîné comme un vulgaire animal, Alvaro se sentait faible. Il n'aimait pas ce sentiment d'impuissance dont il avait déjà assez fait les frais dans son enfance. Il attendait la réponse à la question qu'il venait de poser, mais le sorcier qui lui faisait face prit son temps avant de répondre. Il avançait calmement vers lui, faisant léviter sa baguette qui venait se placer dans sa main. Il sentait à présent les racines se resserrer sur lui, l'obligeant à respirer plus rapidement mais moins longtemps. Il commençait à ressentir une douleur au niveau des bras.

- Tiens-tu vraiment à vouloir souffrir pour me provoquer ainsi ? Personne ne t'appris qu'il fallait vouvoyer les adultes ? Allons petit, ravale ta fierté et donne-moi ton nom. Si tu coopères, tu ne souffriras pas. Sinon... Je pourrais être d'humeur taquine et ne plus avoir envie de discuter. Agis en bon petit Serpentard que tu es. Le courage n'est pas une caractéristique de ta maison mais l'opportunité à t'en sortir indemne l'est. Alors que préfères-tu ?

Alvaro comprenait ce qu'il voulait dire mais il n'était pas d'accord avec lui. Pour lui, il ne suffit pas qu'une personne soit adulte pour la vouvoyer, il faut tout d'abord que cette personne le respect. L'homme affichait un rire inquiétant et le Serpentard se demandait bien ce qu'il pouvait signifier, le jeune homme fût parcouru de frissons. Soudain, son adversaire fit apparaître un siège où il s'installa confortablement en prononçant le sortilège de repousse-moldu.

- C'est moi qui t'ai provoqué ? Il ne faut pas oublier que l'on s'est rentré dedans tous les deux sans le vouloir, aucun de nous n'est fautif. Mais si tu ne m'avais pas parler comme tu l'a fais, nous n'en serions peut-être pas là. Et sache, que pour que je vouvoie une personne, il faut d'abord que cette personne me respect.

Le jeune sorcier était réticent à donner son nom, il hésita un instant. En y pensant, il se dit qu'il n'avait pas envie de souffrir plus pour une histoire aussi stupide.

- Mon nom est Alvaro Diaz. Puis-je savoir à qui ai-je l'honneur ? demanda t-il à son tour.
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Re: Dans un parc

Message par : Invité, Mar 17 Sep - 14:48


Le dénommé Alvaro Diaz se plia enfin à la raison. Il était inutile de lutter et de résister lorsqu'un sort bien plus enviable que la souffrance était possible. Mike n'aurait certainement pas agi de la sorte mais il n'était pas un Serpentard. Après tout, chacun sa philosophie et il n'allait pas s'en plaindre. Il desserra légèrement les liens, il n'avait pas l'intention de libérer le jeune homme tout de suite. Celui-ci aurait peut-être encore eu l'envie de lui mettre un coup de poing et avec l'ancien Serdaigle, un mauvais sort pouvait vite stopper une vie. Les propos tenus le firent se plonger dans le souvenir d'avant la bousculade. Le garçon disait probablement vrai, aucun des deux n'était fautif mais de là à reprocher la provocation, c'était petit voir injuste, même si ce n'était pas tout à fait faux. Sauf qu'il ne valait mieux pas répondre au trentenaire lorsqu'il était dans cet état là.

- Allons, oublie la provocation. Dis-toi que c'était une aventure enrichissante à vivre. Et puis, ça peut te donner l'occasion de t'améliorer.

Mike se leva et tourna autour d'Alvaro se demanda ce qu'il allait en faire. Il n'allait pas le torturer, ni le tuer et il pouvait le relâcher mais après tout, peut-être que l'ancien Serdaigle pouvait avoir besoin du jeune homme. Il avait des projets, certes le garçon était bien trop jeune et peu entraîné pour faire partie du cercle d'initiés mais c'était utile d'avoir d'autres personnes pouvant faire le travail. Et qui sait, peut-être celui-ci avait des amis qui pourrait agir en leur nom pour les intérêts d'un autre. Une sorte de mercenaires, sauf que pour l'instant il n'avait pas trop d'argent pour les payer. À moins de cambrioler Gringotts...

- Je sais que pour l'instant tu ne m'apprécies pas mais j'ai décidé d'être clément. Je ne te fais pas souffrir si tu coopères. Il se peut qu'à l'avenir j'ai besoin de tes services. Tu n'as pas peur de te battre et c'est une chose rare. Et surtout, tu n'as aps peur d'enfreindre les règlements. Ça m'étonnerait que t'ais déjà atteint ta majorité et pourtant tu utilises la magie dans le monde des Moldus. Si tu me rends service, je ne te dénoncerai pas aux gens du ministère.

Il tendit la main comme pour toper mais il avait oublié que le Serpentard était encore emprisonné par les racines. Il relâcha le sort mais préféra garder la baguette du garçon dans sa main pour l'instant. Il ne lui avait toujours pas donné son nom et c'était volontaire, cela rajoutait plus de mystères et les jeunes aiment le mystère.
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Re: Dans un parc

Message par : Alvaro Diaz, Mer 18 Sep - 1:00


Alvaro sentit soudain les racines se desserrer le laissant reprendre le rythme de sa respiration normale. Son adversaire commençant à prendre confiance mais ne donna pas son nom. Il attendrait, attendrait le bon moment pour lancer sa prochaine attaque et s'enfuir car il ne se voyait pas vivre en ayant subi une telle humiliation. Il serait prêt à dire n'importe quoi pour que l'inconnu le libère.

Le jeune homme ne voyait vraiment pas ce qu'il pouvait y avait d'enrichissant à se faire humilier, impuissance face à la situation. Mais l'homme n'avait pas tout à fait tort, cela lui aura au moins permis de s'améliorer, de connaître de nouveaux sortilèges et d'apprendre qu'il faut savoir se maîtriser pendant un duel. L'homme commença à tourner autour d'Alvaro.

- Bon, tu comptes me libérer ou me filer le tournis encore trois heures ?

Mais son interlocuteur ne l'écoutait pas, il était plongé dans ses pensées. Inconfortable dans la position où il se trouvait, sa joue le démangeant, il ne pouvait toujours rien faire. Ce n'est que lorsque le jeune Serpentard réussit à se gratter la moitié de la joue avec une des racines qui l'entouraient que l'homme reprit la parole. De quel genre de "service" voulait-il parler ? Alvaro était intrigué, pensif. S'il rejoignait les paroles qu'avaient prononcées le trentenaire, il ne s'agissait pas de petits services anodins. Non, ça avait l'air beaucoup plus sombre. Ses liens se desserrèrent et il put enfin se remettre debout. Mais étrangement, le Serpy n'avait pas l'intention de lancer une attaque, non, l'avidité de savoir se lisait dans ces yeux. Il tapa la main de l'homme, son nom toujours inconnu et demanda :

- Je suis d'accord, mais explique-moi d'abord ce que tu entends par "services".

Il ne comptait plus se servir de sa baguette à présent, mais l'homme ne la lui tendit pas, sûrement par manque de confiance, pensa-t-il.
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Re: Dans un parc

Message par : Invité, Mer 18 Sep - 18:31


Une fois le garçon relâché, celui-ci tapa dans sa main et souhaitait en savoir plus sur les projets de Mike. Il en avait plusieurs en tête. Déjà il devait trouver un moyen d'avoir plus d'argent. Cambrioler Gringotts était une idée mais c'était stupide de prendre le risque de se faire capturer. Il regarda Alvaro et se demandait s'il pouvait lui être utile pour cela. Difficile d'en juger vu les connaissances limitiées qu'il avait pour l'instant au niveau des sortilèges et maléfices. La banque était très bien gardée et certains comptes avaient un haut niveau de sécurité.

Jusqu'à présent il n'avait eu qu'un petit aperçu des capacités du jeune homme mais avait-il l'étoffe pour faire mieux que cela. Il y avait une mission qui pourrait être intéressante pour le garçon et qui serait révélateur pour le trentenaire. Ce dernier avait des documents à récupérer au ministère concernant certains comptes en banque. Certains sorciers avaient changé de nom pour éviter qu'on ne remonte jusqu'à eux et l'ancien Serdaigle comptait se servir dans leurs coffres. Il savait très bien dans quel département il trouverait ces documents. Il comptait en dire le moins possible au jeune homme et verrait la réaction de celui-ci.

- Est-ce qu'une mission secrète au ministère ça te tenterait ? Il faudrait que l'on soit discret et qu'on récupère des documents sans se faire repérer. J'ai besoin d'un complice et toi tu as probablement besoin d'argent. Si jamais tu acceptes et que tu réussis la mission, alors à l'avenir, j'envisagerai de t'engager pour certaines... missions. Et je t'apprendrai quelques sortilèges qui pourraient t'être utiles, si jamais tu as des envies de grandeur comme cambrioler Gringotts.

Il regardait le jeune homme droit dans les yeux. Il voulait voir sa réaction. À ses vêtements, sa famille ne devait pas rouler sur l'or. Un peu d'argent serait forcément le bienvenu. L'ancien Serdaigle lui faisait miroiter l'impossible car lui-même n'avait pas envie de tenter physiquement cet exploit. Trop de choses étaient en jeu pour qu'il soit capturé.
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Re: Dans un parc

Message par : Alvaro Diaz, Mer 18 Sep - 23:57


Une mission secrète au ministère... voilà l'occasion qu'attendait Alvaro depuis déjà fort longtemps. Il avait enfin l'occasion de prendre une petite revanche contre la justice. Cependant, le jeune homme ne comptait pas s'arrêter là. Il comptait tuer... tuer jusqu'au dernier homme, jusqu'à la dernière femme qui se présenterait comme "représentant de la justice". Elle qui l'avait tant fait souffert étant plus jeune, qui l'avait envoyé dans une famille qu'il ne connaissait pas pour son bien, disaient-ils. Mais commettre un meurtre au coeur du ministère de la magie ne lui semblait pas une bonne idée. Il fallait être patient.

Et concernant l'argent, c'est vrai que le Serpentard manquait fortement d'argent, sa pauvre famille moldu ne pouvant lui en fournir assez pour être à son aise. Quand il voyait les autres élèves se plaindre car ils ne pouvaient acheter tel ou telle chose et que lui ne pouvait à peine s'acheter des vêtements, ça le dégoûtait. Quand il voyait dans les journaux moldus qu'ont nous parler de crise économique alors que des hommes politiques volaient dans les caisses de l'état pendant que des familles mouraient de faim... ça le dégoûtait. Des envies de grandeurs, certainement qu'il en avait. Il songeait déjà à cambrioler Gringotts mais pensait justement ne pas être prêt. Il avait déjà hâte d'apprendre les sortilèges que l'homme pourrait lui apprendre. En fait, cet homme était peut-être envoyé par Dieu.

- Depuis le temps que j'attends ça ! J'accepte ta proposition l'ami, ou je ne sais pas comment tu veux que je t'appelle. J'ai une petite revanche à prendre avec la justice.

Il était parcouru d'un sentiment étrange, un frisson lui parcourant le dos.
*Papa ? Padre ? J'approche du but...* pensa t-il.

Soudain, Alvaro se rappela d'une question que lui avait posé Flavius Zichentra, un camarade de Serpentard. Il avait hérité d'une rune dans des circonstances particulièrement bizarres et ne comprenait pas son utilisation et son effet. Flavius demanda donc de l'aide à son ami mais il était aussi ignorant que lui à ce sujet. Peut-être qu'un homme plus expérimenté en matière de magie pourrait les éclairer.

- J'ai une question à te poser, commença le jeune homme. Est ce que tu saurais quelque chose sur une rune qui devait être livrée près d'un hôtel de Londres en échange d'un otage ? Il y a eu une bagarre et celle-ci a été confiée à un de mes amis de Serpentard par un homme dont il ignorait l'identité.
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Re: Dans un parc

Message par : Invité, Ven 20 Sep - 12:01


L'ami ? Sérieusement, le jeune homme ne se rendait pas compte qu'il en faisait un peu trop tôt. Quelques minutes plus tôt, Mike le retenait prisonnier par des racines et c'était certain qu'Alvaro avait encore un peu d'animosité envers lui. Certes, derrière il lui faisait une proposition alléchante mais si le garçon essayait d'endormir sa méfiance, il n'avait fait au contraire que l'accentuer. Le trentenaire était déjà méfiant de nature et d'autant plus dans ce genre de situation.

- Tu peux m'appeler Mike mais évite de dire l'ami sinon tu risques d'avoir une réaction allergique, dit-il sur un ton sarcastique.

Le Serpentard disait avoir une revanche à prendre avec la justice, voilà qui lui facilitait la tâche. Peut-être pourrait-il l'utiliser pour diverses missions illégales concernant le ministère ? Dans tous les cas, il devait voir ce qu'il valait sur place. Il avait l'intention de partir de son côté, de retourner travailler aux Trois Balais. De toute façon, il savait comment joindre le garçon et c'était le principal. Il n'avait pas l'intention que ce soit lui qui le joigne. Cependant, celui-ci lui posa une question à propos d'une rune, ce qui attira indéniablement l'attention du trentenaire. Il fut surpris que le Serpentard lui révéla l'histoire alors qu'ils se connaissaient peu. Décidément, ce jeune homme voulait faire bonne figure auprès de Mike et pouvait s'avérer très utile.

L'ancien Serdaigle n'était que très peu informé de cette histoire. Il savait qu'il y avait eu un sorcier mort près d'un hôtel à Londres et que les Aurors pensaient que c'était une histoire de clans rivaux. En revanche, il ignorait qu'une rune devait servir d'échange et cela l'intriguait. Serait-ce la fameuse rune dont le trentenaire avait entendu parler ? Il sentit son cœur d'aventurier battre d'excitation. Il ne connaissait que peu de choses sur les runes mais il avait toujours voulu mettre la main sur l'une d'elles afin de l'étudier. Coïncidence étrange, dans le milieu une grosse somme d'argent était proposée pour récupérer un objet magique mystérieux volé par un jeune homme à Londres. L'affaire était parvenue aux oreilles du groupe d'initié que Mike et ses amis formaient. Si c'était effectivement la rune en question qui reliait toutes ses affaires, le trentenaire avait une chance incroyable d'avoir Alvaro à son service. Cette rencontre n'était pas si pourrie que ça au final.

- Je sais que ton ami est probablement en danger. Une grosse somme d'argent a été proposée pour récupérer cette rune. À ce prix là, n'importe quel sorcier sans scrupules est prêt à tuer. Je serais ton ami, je m'entourerais de personnes pouvant le protéger... ou alors de la remettre à la personne qui la veut tant. Mais cela m'étonnerait qu'il reste en vie après la rencontre. C'est une affaire qui pue, je ne suis pas certain que le client paye vraiment le sorcier qui lui ramènera la rune.

Cette affaire était très intéressante pour lui et son clan. Au final, il irait se rendre à cet hôtel de Londres et il utiliserait tous ses réseaux de renseignement afin de comprendre toute cette histoire.[/color]
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Re: Dans un parc

Message par : Alvaro Diaz, Dim 22 Sep - 22:23


Alors Mike était au courant de l'existence de la rune. Avait-il donc des connaissances pratiquant la magie noire ? Car il semblait évident que la rune en question ne traitait pas de magie blanche. Serait-il lui même un Mangemort ou un de ces mages noirs pratiquant des choses interdit ? Voici tant de question qui trottait dans la tête d'Alvaro à ce moment là. Il serait fort intéressant pour lui que ses hypothèses soient vrai.

Le jeune homme n'était pas stupide, il savait déjà que Flavius courait un grave danger et c'est justement pourquoi il s'était proposé de l'aider à découvrir ce que contenait cette rune. Alvaro réfléchit un instant. Mike pourrait leur être utile pour résoudre ce mystère, il semblait avoir une très bonne connaissance de la magie en général. En effet, il devait rejoindre Flavius ce week end dans une maison abandonnée de Pré au Lard. Peut-être Mike accepterait-il l'invitation, car il semblait intéressé par la rune et par l'argent qui s'en dégageait, ça se lisait sur son visage.

- Ecoute, je ne vais pas te mentir, j'ai rendez-vous avec lui ce samedi dans une maison abandonnée de Pré au Lard. Tu as l'air de bien t'y connaître en magie alors si tu veux voir la rune... ou même nous aider, sache que tu es le bienvenu.

Après tout, qu'avait-il à perdre à l'invité ? Ils ne connaissaient rien sur les runes et n'étaient que très peu avancés sur les clans qui se la disputaient alors, une aide extérieure d'une personne plus grande et plus expérimentée qu'eux n'était pas à négliger.
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Re: Dans un parc

Message par : Invité, Lun 23 Sep - 18:03


Alvaro était décidément très loquace, ce qui facilitait la tâche à Mike. Il lui proposa même de venir à une réunion à Pré-au-Lard à la maison en ruine que le sorcier connait assez bien pour passer souvent devant. Décidément, c'était bien des enfants pour se mettre dans un lieu aussi peu intéressant et aussi exposé. Si les deux Serpentard s'amusaient à révéler l'existence de cette rune avec le lieu d'une réunion secrète, ce risquait d'être une grosse fiesta pour Mages Noirs au final. L'idée donna au moins un grand plaisir au trentenaire qui avait déjà hâte d'y assister. Bien entendu, il irait seul à la ruine mais préviendrait ses amis pour qu'ils soient sur leurs gardes au cas où les choses tourneraient mal. Il y avait deux clans qui se disputaient déjà la propriété de cette rune, nul doute que le sens allait être encore versé.

- Eh bien j'y serai ! Je vous apporterai le peu que je sais et surtout, si jamais les mauvais sorciers se pointent, cela pourra devenir vite intéressant. J'aime bien l'action.

L'ancien Serdaigle laissait croire qu'il était un agité de la baguette, ce qui n'était évidemment pas le cas mais il fallait mettre le jeune homme en confiance, lui endormir sa méfiance. Mike avait montré une maigre partie de ses capacités mais il fallait que le Serpentard puisse penser que l'adulte n'était pas intéressé que par le fait de posséder la rune et son secret. Après tout, son caractère vif une dizaine de minutes plus tôt lui avait permis justement de montrer ce visage.

- À samedi !

Il devait retourner aux Trois Balais, il n'avait pas le temps de rester plus longtemps et puis il n'avait pas besoin d'en savoir plus. Il n'y avait plus rien d'intéressant à faire ici. Il était toujours bon de partir au bon moment que de perdre inutilement du temps. Au final, il partit dans un pop sonore, profitant du brouillard qui masquait son transplanage. Même si les moldus ne voyaient jamais rien au final...

{Fin du RP}
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Re: Dans un parc

Message par : Pandora Forester, Ven 6 Déc - 19:31


RP avec Harradas Spinner


La neige tombe en des millions de petits flocons, qui, eux, se déposent délicatement sur mes cheveux roux, lâchés, volant au gré du vent ; des mèches caressant mon visage fermé et grave. Mon regard argenté, presque translucide, est vide et sans éclat. La petite étincelle qui pétillait dans mes iris auparavant, avant tout ces chamboulements, a depuis longtemps disparu. Mes bras nus sont frigorifiés, pour ne pas dire congelés ; tout comme le reste de mon corps. Pourtant, je n'y prête même pas attention. C'est d'ailleurs le dernier de mes soucis, pour être honnête. Ma silhouette droite et raide se détache du paysage et des alentours. Mes converses complètement foutues, déchirées et abîmées sont mal mises, les lacets ne sont même pas attachés et la languette part en vrille n'importe comment. Mon jean est lacéré, littéralement déchiré, aux cuisses et au genou, particulièrement. Mon sac est posé à mes pieds, par terre, sur le goudron de la petite allée qui borde le banc sur lequel je suis assis. Mon blouson en cuir est juste à coté de moi, mais je n'ai pas envie de le mettre (ou plutôt, la flemme). Je sais que je mon mascara a dû couler et que je dois avoir des traces de noir sur mes joues, recouvrant mes centaines de taches de rousseur, du à mon maquillage. Je sais aussi que je sens l'alcool à 748743892139 kilomètres. Ou un peu moins. Enfin, à peu près quoi. Pourtant, j'ai la certitude que mon haleine sent la menthe poivrée. Je viens de prendre un bonbon aromatique.

Je sors d'une soirée. Une soirée plutôt arrosée. Étant donné que je suis de passage à Londres, j'en ai profité pour faire la fête avec plusieurs amis. J'en ai peut-être trop abusé. J'ai fini complètement éméchée, dans les vapes, l'esprit enfumé par les 10 clopes et les 3 joints que je me suis enfilé à la suite et l'estomac retourné à cause des 10 bières avalées. Bien sur, je suis maintenant assez remise, sinon, mes copains ne m'auraient pas laissé toute seule, marcher comme un zombie dans les rues. On pouvait juste dire que je n'étais pas au top de ma forme. Mais rassurez-vous, j'ai connu bien plus pire comme cuite. Oh oui, bien pire. En sortant de l'immeuble où était donné ce merdier, je m'étais dirigée vers le parc où mes parents m'amenaient quand j'étais enfant. Quand j'étais jeune, quand j'étais heureuse. Je m'étais écroulée sur un banc et je m'étais assoupie. Enfin... Je crois. Je m'étais ensuite réveillée et j'avais longuement hésité à encore me fumer une cigarette, avant d'en déduire que j'avais eu mon quota pour la nuit. Vous me retrouvez ainsi, maintenant. Il est 3 heures du matin seulement, et je n'ai pas envie de rentrer à mon hôtel. Il est miteux, moche, il fait froid dans les chambres, y a pas d'eau chaude, le lit grince, la minuscule fenêtre de mes appartements donne sur un mur, il y a pas de télé et la ventilation fait un bruit d'enfer. Bref, autant vous dire que vivre dans ce taudis, ne serait-ce seulement pas quelques jours est vraiment pénible.

Je reste donc là, immobile, à regarder devant moi les jeux pour enfants. La brise m'enlève l'odeur de vodka qui m'a suivi pour que le parfum de mes vêtements reprend le dessus. Ils sentent le feu de bois, m'étant assise près de la cheminée dans la maison de mon pote durant la soirée. Je ne dois pas paraître très nette, de loin comme de près. Si une personne arrive, et si ce n'est pas un clodo, je pense très honnêtement qu'il s'enfuirait à toutes jambes. Ça ne me dérangerait pas. Je n'aime pas la compagnie, sauf celle des gens que je connais. Tout en méditant sur mon statut d'associable, je lève les yeux vers le ciel urbain. Il n'est pas aussi pur que celui de la campagne, mais pourtant, il est bien dégagé et les étoiles sont particulièrement visibles. La lune n'est pas pleine (Dieu merci) et autour d'elle brille un halo puissant. Je penche la tête sur le côté puis la remet droite. Mes os craquent dans un bruit terrible. Je grimace pour ensuite me re-concentrer vers les astres. Il y en a une pour chaque personne. Je pense que la mienne est la moins brillante, étant donné que je suis au fond du gouffre. Dommage. J'aurais aimé être une de ces planètes brillantes et belles, que tout le monde admire en levant le regard. Je pince les lèvres. Tant pis. J'ai raté ma chance, j'ai raté mon train. J'ai tout raté. Si je n'étais pas une misérable, je ne serais pas là, seule dans un parc abandonné.

Je ne soupire même pas. Je ne sais pas à quoi sert de s'apitoyer sur son sort, quand il est déjà fichu. Je baisse le visage puis fixe mes chaussures. À force de rester seule, la solitude est devenu un sentiment omniprésent chez moi. C'est volontaire, souvent, mais parfois, je me dis que je ferais mieux de faire comme Dwayne et d'essayer de remonter la pente. Mais je ne suis pas assez forte pour ça. Je suis trop faible et trop vulnérable. Trop... conne. Je cligne plusieurs fois des yeux puis respire un grand coup. Ce n'est pas le moment parfait pour chialer, même si là, j'ai touché le fond. Je croise les bras sur ma poitrine puis ferme les yeux. Je ne veux plus voir ce monde, ces gens, cette ville. Plus rien. J'ai déjà pensé au suicide, mais ça serait trop bête. Liam serait perdu sans moi, et je sais qu'il s'inquiète de mon état. Puis même si je suis dans la période la plus sombre de mon existence minable, j'ai l'espoir que les beaux jours reviennent.
À me lamenter, malgré mes principes, je n'ai pas entendu le bruit de pas à coté de moi. Je m'apprête à me redresser et à dire à cet inconnu de dégager de là et de foutre le camp. Sauf que ce n'était pas un inconnu, oh non, loin de là...
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Re: Dans un parc

Message par : Harradas Spinner, Sam 14 Déc - 2:41


Après avoir passé une scolarité parfaite pendant près de six années à Poudlard, ce fut lors de la dernière et la plus cruciale de toutes que tout changea. Cliché vous me direz, cependant il n'est pas rare que cela se produise. Les gens grandissent, évoluent, les choses s'améliorent ou se détériorent selon les conditions, le temps, la chance peut-être. Mais il n'est pas du genre à se plaindre. Du moins, pas de sa vie en tout cas. Il ne croit pas au hasard ou au destin, il sait que si telle chose lui arrive, c'est qu'il a fait quelque chose pour que cela se déroule ainsi. Que ce soit volontaire ou non ce qui s'est passé durant cette dernière année était d'une idiotie inconstante. Il serait bien trop simple de commencer par le début.

Comment vous expliquer ce qui s'est passé quand la souffrance est encore trop présente pour même y penser. Mais je ne tiens plus, vous devez savoir. L'évènement a marqué plus d'une personne. Certaines n'en sont même pas revenues. Elles ont... Tout simplement cessé d'exister. Comme ça. Dure sentiment pourtant la simplicité de l'acte avait parut incroyablement facile. Cela avait fait la Une des journaux. Cela aurait put tout aussi bien être une fusillade. Quoi que, aurait-ce été moins douloureux ? Une dizaine, vingtaine, trentaine, il ne le savait même plus de personnes ont vu leur journée s'achever avant midi même. Comment un tel acte de cruauté peut-il rester dans l'esprit d'une personne sans la tourmenter nuit et jour jusqu'à la rendre folle.

Cette attaque du Poudlard Express avait causé de réels débats à travers le Royaume-Uni, certains l'accusant même d'être responsable. L'était-il ? Il ne l'aurait jamais pensé, mais si les autres voyaient les choses ainsi, peut-être avait-il une part de responsabilité dans ce désastre. Il aurait du mourir. Après le séjour à Sainte-Mangouste, et les interrogatoires Ministériels aussi bien législatifs que médiatiques, il était parvenu à revenir à Poudlard. Ce lieu idyllique qui est pour tant de sorciers un refuge, s'est révélé n'être qu'un traquenard en cette année finale.

Mille fois ai-je abordé la grande et mauvaise notoriété qu'il possédait en ces murs, pourtant cela ne lui déplaisait pas tant que ça. En arrivant au milieu de Décembre après avoir subit un lourd soutien psychologique imposé par l'hôpital il avait repris les cours. Mais dans une ambiance des plus étranges. Il n'était plus Préfet, premièrement. Et les gens ne le regardaient plus de la même façon. Ce n'était plus de la méchanceté pour être méchant. Ce n'était même plus de l'exaspération en le voyant. Une réelle pitié froide et un genre de dégoût s'était établie entre lui et ses camarades, même avec ses professeurs. On ne lui parlait plus. Pas même pour l'insulter. Rapidement ils commencèrent à l'éviter du regard et bien qu'il n'aurait jamais pu penser être plus seul qu'avant, c'est là qu'il connut la véritable déréliction, autant sociale que psychologique.

Il y a une grande différence entre être détesté et ignoré. Et l'année se poursuivie. Avec des jours plus longues une fatigue qui se faisait constante. Il se couchait de plus en plus tôt, se réveillait de plus en plus tard. Rapidement il abandonna sa plume d'écrivain, et les devoirs furent les suivants à être délaissés. Puis vinrent les révisions et finalement les examens semestriels. Ses notes baissaient de manière significative mais il n'y faisait plus attention. Il n'arrivait plus à y accorder de l'importance. Ni à quoi que ce soit d'ailleurs. Il ne venait plus à la plupart de ces cours et la fin des études à Poudlard arrivèrent. Ses ASPIC's furent des plus déplorables, mais après tout, qui est-ce que cela concerne à part lui n'est-ce pas ?

Poudlard lui proposa de repasser ses examens en Septembre voire même refaire une année, cependant il disparut du champ de vision de l'école et retourna chez ses parents. Ils reçurent ses résultats et n'étant toujours pas conscients qu'il allait dans un établissement de sorciers, ils virent les différents matières qu'il avait pratiqué au cours de ses années et plus particulièrement les commentaires des professeurs. Se rendant à l'évidence qu'ils avaient été bernés, ils le jetèrent hors de la maison familiale en lui hurlant qu'ils n'avaient plus rien à lui offrir et qu'il n'avait qu'à devenir artiste de rue à faire des tours de magie. Et c'est ce qu'il avait fait.

Quittant Oxford pour Londres il était resté à la rue pendant plusieurs semaines. Il lui restait de l'argent dans son compte en banque à Gringotts et il aurait facilement put se prendre une chambre dans une misérable auberge du Chemin de Traverse ou même de l'Allée des Embrumes mais il ne le voulait pas. Il voulait rester dans le froid. Bizarre vous penserez, mais d'un côté cela porte un sens logique. Il a fait quelque chose de mal et en quelques sortes il veut se punir. Purement psychologique. Deux mois passèrent et le froid d'Octobre s'installait. Que faisait-il de ses journées ? Il se promenait, baguette en poche, sans pouvoir l'utiliser...

C'est là qu'un homme, non il n'était pas étrange ni mystérieux, c'était un homme simple, typiquement Londonien avec l'accoutrement approprié et les airs qui venaient avec, ainsi que cet accent habituel. Cet homme qui semblait rentrer chez lui, l'avait vu un soir, assis sur le bitume et l'avait abordé de façon des plus polies. Cela faisait des semaines que personne ne lui avait parlé et il n'était même pas certain d'avoir encore l'usage de la parole. "Voulez-vous venir diner chez moi ?" avait-il proposé simplement en lui tendant la main. Il semblait avoir la trentaine mais avait déjà les cheveux gris et les yeux abîmés et brillants d'une expérience que seul un sage peut détenir.

Affamé, il n'avait pas pu s'empêcher d'accepter. Il ne faisait que manger les restes d'un restaurant depuis les quelques mois qu'il était à la rue et il n'en pouvait plus. Il suivit l'homme jusqu'à son appartement qui n'était non loin de là. "Cela fait plusieurs semaines que je te vois ici, je ne pouvais pas me permettre de te laisser dans une telle situation, surtout vu ton âge". Le jeune garçon l'observait sans parler. "Si tu le souhaites, tu peux rester chez moi. Aussi longtemps que tu le souhaites. Mais il va falloir que tu commences à travailler pour que tu débutes quelque chose dans ta vie.".

Et c'est ainsi qu'il se retrouva cinq ans après, à être encore chez cet inconnu qui avait fini par devenir son meilleur ami en quelques sortes. Il s'appelait en réalité Connor Blair et était l'une des personnes les plus équilibrées qu'il avait jamais rencontré dans sa vie. Le jeune quant-à lui était parvenu à trouver différents travail temporaires au fur et à mesure des années et cela faisait bientôt un an qu'il avait réussit à se stabiliser dans un restaurant sympathique en plein Londres, où il faisait office de serveur. Les choses semblaient aller beaucoup mieux pour lui. Mais il y a une chose que je ne vous ai pas dit. Cela faisait aussi cinq ans qu'il avait enfermé sa baguette dans un coffret au dessous de son lit dans sa chambre. Il ne l'avait plus utilisé depuis si longtemps qu'il arrivait à se sentir parfaitement à l'aise parmi ses camarades non-sorciers avec qui il travaillait. Il n'était plus différent d'eux.

Harradas avait bien changé. Loin de là le petit garçon de seize ans monotone et insociable. Ces expériences en dehors des limites qu'il connaissait lui avaient permis une ouverture d'esprit qu'il ne se serait jamais cru capable d'acquérir. Il avait apprit l'humilité et le devoir d'aide envers autrui. Son guide et sauveur, Connor lui avait appris tant de choses sur les relations avec les autres. Il n'était pas devenu le genre de personne à faire la fête tous les soirs mais il avait été habitué à désormais aller vers les gens. Et principalement, sourire. Il avait encore grandit et se rendait compte qu'il était devenu un homme. En se regardant dans la glace il ne voyait plus un petit garçon, il se voyait lui. Et cela ne lui déplaisait pas.

Une nuit enneigé, alors qu'il était près de trois heures du matin, lui et ses camarades hôteliers venaient de finir d'installer les décorations de Noël que leur chef leur avait exigé de disposer le soir même. Ils sortirent épuisés, et chacun prit le chemin en direction de son chez-soi. Marchant dans la neige, sous les flocons, il coupa comme à son habitude par le parc. Au loin il apperçut une chevelure rousse sur un banc. Croiser une personne assise sur un banc à une telle heure, cela aurait été bizarre dans n'importe quelle autre ville d'Angleterre, mais à Londres c'était on ne peut plus naturel. S'avançant à grands pas sur le sol glissant, au moment où il passa devant elle, il capta son regard... Et s'immobilisa. Il la connaissait. Il en était certain. Mais elle n'était pas de ce monde. C'était tout comme si elle faisait partie d'un rêve qu'il avait eut il y a bien longtemps.


- P... Pandora ?

Ses vêtements étaient lacérés et déchirés de partout. Elle avait un visage fatigué, les yeux rouges et sentait un mélange de feu de cheminée et de cigarette. Qu'est-ce qui lui était arrivé ? Ils avaient été Préfets ensemble pendant une année et malgré une relation tendue au début, ils avaient finis par bien s'entendre, très bien même. Du moins c'est ce dont il se souvenait. C'était il y a bien longtemps. Mais il l'avait oublié, elle comme les autres. Il ne veut pas se souvenir d'un univers si malsain. D'ailleurs, regardez où cela l'a mené. Mais peut-être n'a-t-elle pas eut la chance d'avoir quelqu'un pour l'aider. Il s'assit à ses côtés sur le banc gelé, recouvert de neige fondue. Il prit une profonde inspiration et le regarda d'un air inquiet.

- Qu'est-ce que tu fais ici ?
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Re: Dans un parc

Message par : Pandora Forester, Sam 21 Déc - 21:21


Harradas. Harradas Spinner. Oui, mon ancien collègue préfet. J'ai l'envie de me lever et de m'approcher de lui pour voir si c'est bien son visage qui se dessine dans la nuit, mais je me rend compte quelque seconde plus tard que ce n'est pas la peine. Je suis sure que c'est lui. Il a grandi. Ce n'est plus le jeune gringalet qui me donnait des ordres (parce que soit disant, j'étais insupportable et que je n'était pas faite pour le boulot de Préfète) et qui avait tout le temps le nez fourré dans ses devoirs ou dans des livres de 3464893 pages. Enfin, avant... Le désastre. Il est devenu un homme maintenant. Il a le même visage grave mais doux que la jeunesse nous offre, il a encore grandit et il paraît toujours aussi sage. Il m'a l'air fatigué, mais il n'est pas pire que moi (en cet instant, personne ne le peut). Il semble me reconnaître. Il me fixe et réussi à dire :

-P... Pandora ?

Je lui adresse un sourire en coin. Il sait qui je suis, il s'en souvient. Je ne lui répond pas. En voyant mon visage, il saura que c'est à moi qu'il a à faire. Je prend la peine de me redresser. Il s'approche et s'assoie sur le banc, à mes cotés. D'un ton inquiet, il me dit :

-Qu'est-ce que tu fais ici ?

Je ne prononce pas un mot. Je détourne le regard puis lève les yeux vers le ciel étoilé. Je n'ai pas envie de répondre, ou plutôt, je ne sais pas quoi répondre. Et puis, ça fait mal. En lui répondant, la réalité me frappera de plein fouet. M'entendre dire que ma vie est foutue de ma propre bouche, ça craint. Jusque ici, je ne m'étais jamais regardé dans un miroir en me m'adressant la parole et me disant que c'était fini, que j'avais tout raté. Toutes ces réflexions se passaient dans ma tête. C'était moins violent. En tout cas, je prenais la chose comme ça.

Les étoiles étaient belles ce soir, décidémment.

-Je n'en sais rien.

Les mots viennent de sortir de ma bouche inoppinement.

Mais que lui répondre ?

-Non, en fait, je sors d'une soirée ou j'me suis bourré la gueule, et puis j'ai pas eu envie de rentrer à mon hôtel parce que y'a pleins de vieux pervers qui m'font flipper.

Bon ben... Mon cerveau s'est mis en marche tout seul et s'est mis à parler à ma place. Je regarde Harradas, le visage neutre. Que doit il penser de moi ? Je ne préfére même pas l'imaginer. Je le laisse pensif, en train de méditer mes paroles puis prend mon sac au sol et le pose sur mes genoux. J'en sors une petite trousse noire. Je dézipe la fermeture éclair puis en sors un petit miroir de poche puis une lingette démaquillante. La discussion entre mon ancien collègue et moi semble s'être engagée, alors autant paraitre humaine et pas monstrueuse, comme je le suis en ce moment. Je déplie le petit mouchoir humide puis me le passe sous les yeux, sur les joues. Le maquillage disparaît en laissant des traces sur la matière blanche. Je me nettoie le visage jusqu'à ce que je n'ai plus que de l'eye-liner et du fard à paupière. Mon visage est devenue plus clair et plus pur, et mes tâches de rousseur apparaissent fortement à présent. Je jette un œil à Harradas. Il me regarde toujours. Il doit se dire que malgré les années qui passe, certaines choses ne changent pas, comme si elles restaient figées dans le temps. C'est mon cas. C'est toujours le même visage enfantin et innocent, qui cache pourtant bien de sombres choses, qui me suit tous les jours, depuis longtemps déjà. Je range tout dans la petite sacoche puis la range. En la fourrant dans ma besace, je sens le bois de ma baguette magique contre mes doigts. Je ne veux pas la sortir.

Je ne m'en sers quasiment plus. La seule magie que j'utilise est le Transplanage, et encore. Après tant d'années passées seule et recluse, dans le monde moldu, j'ai perdu l'habitude de m'en servir. Cela ne me dérange pourtant pas. Néanmoins, contre mon gré, ma volonté l'emporte et je la sors du sac. Je la regarde à la lumière de la lune. Elle n'est pas abîmée le moins du monde et doit encore parfaitement marcher. Je la pointe sur moi puis formule un sortilège informulé. Harradas ne doit rien voir, et c'est normal. Ce sort absorbe toutes les odeurs de cigarettes et le feu de cheminée. Cela absorbe les odeurs quoi. Je me sens déjà plus propre, bien que je me sois douché avant de partir à ma soirée, il y à peu. Mon odeur corporelle prend le dessus (une odeur de menthe douce, à savoir). Je range en vitesse l'objet magique. Je ne sais pas pourquoi, mais l'utiliser me fais sentir « souillée ». Je frissonne. Elle est associé à trop de choses, trop de souvenirs douloureux dont je ne veux pas me rapeller. J'attrape l'élastique qui à mon poignet puis me fait une queue de cheval haute, pour dégager mon visage de mes cheveux roux et pour sentir l'air frais passer dans ma nuque. Je respire un grand coup puis reporte mon attention sur Harradas après ma petite toilette improvisé. Si c'est pour parler avec lui durant un moment, autant avoir l'air présentable.
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