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Rues de Londres, après le couvre-feu
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Jana Van Oaklyn
Serpentard
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Re: Rues de Londres, après le couvre-feu

Message par : Jana Van Oaklyn, Sam 05 Jan 2013, 01:33


Dans l'impasse, on n'entendait que des voix. Les leurs. Des voix enrôlées par l'alcool et le délire, des voix graves et féroces, tremblantes par les effets que produisaient les produits sur leur conscience. On sentait qu'ils n'étaient pas tout à fait eux-mêmes... Sauf peut-être l'autre qui se parlait à lui-même. Je ne désirai pas donner un nom à ces têtes. Pour moi ils n'étaient rien. Il m'arrivait certes de sortir bourrée, mais pas de profiter de cette manière des autres. Cela me répugnait. Et il m'était facile d'imaginer que ces hommes étaient tout aussi peu abordables dans la vraie vie. Je ne pouvais m'empecher de leur témoigner ma hargne, de leur cracher au visage sous les applaudissements continus de chacun, et sous les propositions incessantes je ne faisais que me débattre de toutes mes forces. Mais ils étaient plus nombreux, plus forts également. Mais ils n'étaient pas lucides, et il me fallait désormais trouver une manière de me débarrasser de ces saletés. Trouver le moyen de délivrer l'une de mes mains, seulement une, et révéler mon poignard. Des sueurs froides, non, plutôt brûlantes, me coulaient dans le dos. Je sentais une chaleur me hanter, et l'envie féroce de catapulter chacune de ces têtes maudites. D'arracher les yeus, d'arracher leur chaire. Chaire qui n'aurait jamais dû exister.

« Allez vient par-là poulette, on te fera pas de mal !
- Ouais, un peu quand même peut-être non ? Ta gueule gros troll, t'es con ou tu l'fais exprès ? »

Ouais. Ils étaient vraiment déchirés quoi. Soudain au loin je vis une ombre se profiler. Quelque chose semblait émaner de l’extérieur. Aucun bruit. Et ces impotents étaient trop ahuris et idiots pour entendre quoique ce soit. Lueur d'espoir. Mon coeur battait fort. Je n'avais pas voulus m'admettre que j'étais dans un véritable pétrin, et tentait en vain de me rassurer par diverses manières que je m'en sortirai. Voir quelqu'un nous guetter m'empli d'un soulagement immense qui me permit de réaliser que oui, j'avais peur. Je ne voyais là qu'une silhouette s'avancer de plus en plus vers nous. Était-il l'un des leurs ? Il n'avait pas l'air, semblant plutôt vouloir les déjouer par sa manière de s'avancer vers nous. Il semblait désirer les surprendre ; sa corpulence me confit qu'il s'agissait d'un homme, assez haut de taille. Fort ? Moldu, sorcier ? Je ne voyais aucune baguette. Bien. Il serait une distraction fort attrayantes ; mon esprit devait tourner, et ce au plus vite. J'avais trois solution. La première, m'échapper par le grillage et jouer sur mon habileté ; et risquer de me faire attraper de nouveau, qu'on ne m'immobilise par un sort. La deuxième, jouer sur mon poignard et les égorger tous un à un. Comme des porcs. Comme des boeufs, ces enfoirés, et faire gicler le sang, avec haine, haine, haine profonde, mon dieu, j'en avais tant envie. Une envie fulgurante de les transformer un à un en crapaud, ou plus exactement d'en faire de la bouillie pour chien. Ces yeux, les écarter, les arracher de mes doigts de sauvage, et les écraser, les écrabouiller. Chaud. J'avais si chaud... Troisième solution ? M'échapper par où j'étais entrée ici, et user de ma baguette pour les ralentir. Mais les choses vinrent vite. Trop vite pour me permettre de réfléchir un instant de plus. Alors que j'allais opter pour la deuxième, le moldu vint rapidement coller une grosse raclée à l'un des zigotos. Tout allait vite. Le bourré tomba, les autres s'éparpillèrent, ne prirent même pas le temps de sortir leur baguette. Leur cerveau était ramollis. Ramollis. La main de l'homme vint se glisser dans la mienne et il me tira. Des mots à mon attention partirent dans mon esprit. J'avais compris. Et je ne voulais rester un instant de plus parmi ces animaux.

Nous courrions. Nos jambes nous guidaient, et nous n'avions pas le choix. Il n'était pas moldu, il avait une baguette. Ou baguette de pain ? Pourquoi parlerait-il de pain ? Non, baguette. Les nôtres. J'étais alors plus que rassurée ; comment avait-il su qu'ils étaient également sorciers ? Je l'ignorai, et cela m'importait peu. Je ne disais rien ; nous devions garder nos forces pour notre course. Ils allaient peut-être nous pourchasser. Des sorciers ne laissent pas des proies s'échapper. A présent nous étions deux. Peut-être bien qu'un des leurs était gay, ou venait de se découvrir une vocation pour les hommes. Et plutôt mignon de plus ; le halo de lumière avait illuminé son visage et révélé ses cheveux de jais.

« Tu sais qu'ils auraient pu te faire mal et même pire. Il ne faut pas rester là pour eux c'est un jeu je connais ce genre de gars. Ils sont capables de tuer. Même ivres morts ils savent toujours se servir d'une baguette, il va falloir être prudent.
- Merci d'être venu. C'est des fous ces gars-là. Je te suis, j'connais mal le coin. » Lui murmurai-je rapidement sans quitter des yeux les alentours.

Nous marchâmes rapidement en direction d'un immeuble. Les rues étaient désertes. Et la nuit nous narguait de son obscurité. J'avais envie de la remercier de sa bienveillance ; de l'altérité de la nuit, et de l'adrénaline qui rendait mon souffle saccadé. Je sentais que je vivais une aventure que je ne vivrais pas chaque soir, et qu'il me faudrait rejeter par ma peur pour être la propre héroïne de mon histoire.

Entre temps j'avais également sortit ma baguette. Je jetai un #protego sur nos deux personnes, préparer une éventuelle attaque. Le silence était rois ; j'avais le sentiment d'être observée. Par les escaliers sombres, par les impasses et les couloirs de l'immeubles. Mon sauveur se plaça sur les escaliers, et évidemment je le suivis. Je ne voulais pas devoir quoique ce fût à quiconque. Même pas un bel homme. J'étais déterminée à lui montrer que je n'étais pas faible ; j'étais mal de m'être fait surprendre en instant de faiblesse à présent que j'étais libre de mes ravisseurs. Ensuite, il lança un sortilège qui ne m'était pas inconnu. Invoquer un serpent, c'était joli, mais il y avait mieux pour nous protéger ou pour attaquer ces fous. J'étais assez perplexe, d'autant plus qu'il lui serait impossible d'utiliser sa baguette. Cependant la suite me laissa pantoise. Et même surprise. Mais agréablement. J'observai avec surprise mon compagnon parler au serpent invoqué. Fourchelang ? Bon sang, je ne pouvais m'empêcher de l'admirer. Et dire que je l'avais pris pour un moldu. Honte à moi. Je ne pus m'empêcher de sourire et de me sentir en sécurité avec cet individu. Non pas que j'ai besoin de lui, seulement qu'il avait de quoi rendre fier. Quelque chose s'échangeait entre le reptile et l'homme. C'était comme s'ils étaient connectés. Puis il fit sortir le reptile. Nous étions dans la demi-obscurité, et à présent je n'avais rien à craindre de cet homme. Je l'observai avec malice, avide de questions, mais pas pour autant idiote pour les poser. Il m'observa à son tour.

« Je peux savoir ton nom ?
- Jana, pour te servir. Et quel est le tien, mon cher sauveur ? »

Laissant à peine le temps au jeune homme de me répondre, des hurlements au loin s'insinuèrent dans mes oreilles. Des hommes, et j'entendais des bribes de paroles. « P'TAIN DE Mer**, il m'a mordu, c’était quoi ? - Aaaah ma jambe, ma jambe, ils ont où ? Rattrapez-les, ils sont dans l'coin c'est sûr ! » D'un coup d'oeil accordé avec le dénommé Logan, je l'entraînai par le bras dans les escaliers. Nous montions encore et encore les marches, et au bas nous entendîmes des bruits dans le hall. Je reconnus la voix de l'un des tarrés. Ils étaient donc là. Je m'arrêtai brusquement dans ma course et fit signe à Logan de ne rien faire. Peut-être n'iraient-ils pas en haut, sans entendre de bruit. Hélas, finalement des bruits de pas signalèrent leur décision, et immédiatement nous repartîmes de plus belle dans nos mouvements circulaires. Un instant je me penchais en avant et lançai alors un #Bombarda assourdissant sur mes cibles. Atteintes ou non, je n'avais guère le temps de m'en préoccuper. Nous étions à bout de souffle, et j'entrevis une sortie en dirigeant mon regard vers le haut. Un sort fusa alors et se répercuta sur notre protection qui s'éclata.

Après un dernier étage parcourus, j'ouvris la porte par la magie et nous tombèrent sur une grande cours menant à l'extérieur. Le ciel était sombre, et les maisons s'étalaient à des kilomètres de là. Une idée me vint alors. Je lançais dans le vide un #Promptus Nebulae et prit aussitôt la main de Logan. Nous étions deux, il serait bête de nous perdre par mon sortilège. Le brouillard s'élevait, brume consolatrice. Elle s'élevait partout, nous cachant de nos ravisseurs. Je n'aimais pas me dissimuler, mais cela nous ferait gagner du temps. En attendant, il nous fallait trouver un moyen de nous échapper de là. Dans ma poche, le poignard gisait, m'écorchant légèrement la peau. Mais pour le moment il me fallait me contenter de ma baguette. De mon autre main je ne désirais pas perdre Logan. A deux contre quatre drogués nous aurions plus de chances de nous en sortir saints et saufs.
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Re: Rues de Londres, après le couvre-feu

Message par : Logan Jameson, Sam 05 Jan 2013, 21:28


Après s'être entretenu avec le reptile, Logan le laissa sortir. Un lien très puissant unissait le jeune homme avec ces animaux à savoir les serpents. Depuis son plus jeune âge, un lien indescriptible l'unissait avec les serpents, ces êtres si nobles pour lui. Parfois il est difficile de leur ordonner des choses, parfois, ils aiment faire ce qu'ils veulent, il ne faut pas oublier que le serpent est un animal rusé et sournois. Il aimait leur parler, sentir son coeur battre face aux reptiles, parfois sauvages, il aimait sentir ce son si doux lui traverser délicatement les tympans. Le serpent montait la garde comme il fallait. Pendant ce temps, Logan essayait d'en savoir un peu plus sur cette inconnue. Elle semblait pleine de rage, prête à passer derrière cette porte et aller les chercher elle-même. Elle était forte, ni larmes, ni autre signe de faiblesse se dessinait sur son visage, peut être souffrait-elle de l'intérieur? Logan sentait qu'elle était prête à se battre, ça pouvait se lire sur son visage, elle en voulait. Comment ne pas avoir la haine face à des gros porcs comme ça? Logan connaissait bien les personnes de ce genre. Ce sont des personnes qui se prennent pour des mangemorts, des traqueurs, mais n'ont pas le courage d'affronter leur propre peur. Malgré ça, ils savaient très bien utiliser la magie. Il fallait se méfier, même les deux étaient forts, il ne faut pas se laisser pousser des ailes dans des situations pareilles. Jana, elle s'appelait Jana. Cette dernière avait jeté un sortilège de protection sur eux.

- Logan. Je serai avec toi tout au long de la nuit s'il le faut ma belle.

Les battements de coeur du jeune homme s'accentuèrent quand il entendit des bruits dehors, c'était bien eux. Il n'avait pas spécialement peur, mais l'adrénaline il aimait ça. Il échangea un regard avec Jana quand, elle lui attrapa le bras pour grimper les escaliers. Arrivé à une certaine hauteur on pouvait entendre les ravisseurs, qui se précipitaient dans les escaliers, elle lança un bombarda qui se fit plus qu'entendre, pauvres gens. L'un d'eux lança un sort informulé qui fusa à toute vitesse sur Logan et Jana, leur protection éclata. Au dernier étage se dressait une porte qui menait à une grande cour. Aussitôt Jana formula un "Promptus Nebulae", le brouillard s'éleva aussitôt, cette brume qui bloquerait sûrement l'ascension des ravisseurs. Elle ne perdait pas de temps, elle attrapa encore une fois la main de Logan. Ils se mirent à courir, dans leur course Logan aperçut un muret assez haut pour pouvoir s'y dissimuler en se baissant légèrement. Il dirigea Jana vers ce fameux muret et la plaqua dos au mur.

- Reste là, quand je reviendrai tu me suivras directement.

Il avait une idée, pour lui il ne fallait pas fuir directement au risque de se faire piéger dans le dos. Sa baguette en main il revenait lentement sur ses pas, collé contre les murs en faisant toujours bien attention à ne pas se faire voir. Sa baguette ne demandait qu'à servir, elle ne voulait qu'une chose, s'élever et faire vivre sa magie. Il était arrivé où il voulait être le brouillard s'évaporait peu à peu, les malfrats étaient encore dans l'immeuble, ils n'allaient pas tarder à sortir de cette porte, il se dissimula derrière une poubelle postée à côté de la porte, l'un d'eux sortit. Il pointa sa baguette vers le concerné "Terraballi Mortis" une boule terre engloba l'ennemi qui ne pouvait plus bouger, il n'était donc plus vraiment une menace, dans un tourbillon Logan disparut avant que les autres n'arrivent. Il avait transplané.

Sans attendre quoi que ce soit ni même qu'elle réalise sa présence il prit sa main et se mit à courir pars le biais du transplanage. Transplaner était une solution plus que valable, prendre la fuite, loin. Mais ce n'était pas ce qu'il voulait, il voulait à tout prix faire payer les quatre malfrats, un par un. Si vraiment il faillait partir, il le ferait, mais pour le moment l'envie de leur faire bouffer le sol le démangeait.

Dans sa course, il se stoppa net. Il lâcha la main de Jana et se pencha légèrement en avant en tenant sa tête entre ses mains. Un flash-back, encore un. C'était très courant chez lui, des images de sa mère décédée, lui revenaient souvent. Il était pris, pris par cette chaleur, des gouttes de sueurs lui coulaient sur le visage, il avait mal. Tellement mal à la tête, son cerveau était possédé par ces flashs, par ces images de sa mère. Il voulait que ça s'arrête. Il fronça les sourcils et prit malgré tout la main de la jeune femme et continua difficilement sa course. Avec le temps qu'ils avaient perdu les ravisseurs ne devaient pas être très loin derrière eux. Son corps se bloqua subitement, seulement sa raison restait éveillée, Logan perdit l'équilibre suite à un sort reçut dans le dos. Les sorts fusaient entre Jana et l'un des gros tas de m*rde. Logan se releva, avec une rage si puissante qu'il poussa un cri, un cri qui aurait pu amadouer un lion. Son visage avait complètement changé, une haine s'était éveillée en lui, s'emparant de tout son corps, ses muscles se contractèrent, il fixait le ravisseur d'un regard qui en disait long sur son état."Hostium Halitus" Une onde très puissante jaillit du bout de la baguette de Logan elle était à la hauteur de sa haine. La force de frappe de cette onde avait envoyée valser l'ennemi dans le décor. À chaque fois qu'il devait se battre il imaginait que c'était l'homme vêtu de noir qui avait tué sa mère en face de lui. Il pensait souvent à lui, il se demandait souvent pourquoi? Pourquoi avait-il tué l'être qui comptait le plus pour lui? Il s'imaginait souvent comment il pouvait être. Ces cauchemars qui le hantaient à Poudlard, c'était à cause de cet homme. Il s'était juré que s'il le retrouvait, il n'hésitera pas à tuer, à le faire souffrir autant qu'il l'avait fait souffrir, lui montrer ce qu'il ressentait chaque jour de cette pu*ain de vie. Ce sentiment lui avait littéralement bouffé sa vie. Ce sentiment avait fait couler tellement de larmes, tellement de sueurs qu'il prendrait même plaisir à tuer cette personne s'il mettait la main dessus. Il avait même demandé à son père des renseignements, mais ce dernier ne voulait pas en parler avec son fils.


Dans un intense soupir, Logan attrapa encore une fois la main de Jana, ils n'allaient plus se lâcher jusqu'à la fin. Arrivé à un certain endroit, une maison en ruine leur souriait gentiment à leur droite, elle leur permettrait de faire une petite pause et aussi d'attirer les ravisseurs pour mieux les surprendre une fois à l'intérieur en se plaçant à des endroits stratégiques.

Logan poussa la vielle porte en bois qui grinça tellement fort qu'on aurait dit qu'elle parlait. Arrivé à l'intérieur il entendit un bruit, ça venait de l'étage, il gardait toujours une main dans celle de Jana et marcha en direction de l'escalier. L'endroit était plutôt sombre et sans vie apparente, le bois de l'escalier chantait son ancienneté à chaque marche. Arrivé en haut il vit une chambre dont la porte était entre ouverte.


- Vous partir d'ici avec jolie fille, vous pas avoir droit d'entrer dans maison du maître.

Un elfe. Il était posté à la fenêtre rongée par la noirceur de la crasse. "Lumos", il lâcha la main de la jeune femme et avança vers l'elfe. Il semblait attendre quelqu'un il était collé à la fenêtre, ses mains contre les vitres sales.

-Ne t'en fais pas on va pas rester ici éternellement juste le temps de se cacher
-Vous trouver autre cachette.
-Moi c'est Logan et elle Jana, on voudrait rester ici juste le temps de reprendre des forces.
-Moi avoir cachette pour vous. Krumpi aide vous juste parce-que la fille est jolie, vous suivre Krumpi.


Il lança un regard suivi d'un sourire amusé à Jana. Les deux suivaient l'elfe qui semblait vouloir les emmener en bas, le petit être souleva difficilement une trappe qui menait à une cave sombre. Sur le chemin Logan fit un court résumé des événements précédents à l'elfe. Ce dernier semblait très intrigué par Jana et Logan.

-Toi entrer là avec jolie fille. Moi rester là attendre méchants sorciers. Vous pas parler.
-Tu sais on peut rester dehors avec toi.
-Toi pas parler et entrer vite.
-Mais ont..Heu...
-Servir vous C'est honneur pour Krumpi, alors vous entrer maintenant !


Le jeune homme haussa les épaules en esquissant un sourire et se glissa par la trappe en s'aidant de petites marches, sa baguette était toujours sous l'emprise du Lumos. Une fois son corps entièrement passé, il aida Jana à descendre. Logan pointa sa baguette vers le haut et vit l'elfe lui faire signe avec son doigt, pour lui dire de ne pas faire de bruit. Après quoi il referma la trappe. Ils étaient à présent dans cette petite "cave" extrêmement sombre et poussiéreuse. Les ravisseurs pouvaient arriver d'une minute à l'autre oui, car la maison se trouvait sur leur chemin. De plus si vous êtes une bande de malades mentaux à la recherche de deux personnes et que sur votre chemin vous croisez une maison en ruine, la première chose à faire et d'entrer dans cette maison. Il éclaira le visage de Jana et lui sourit.

- Gentil le p'tit Krumpi.

Fit-il pour détendre l'atmosphère. Mais la menace était bien présente, ils pouvaient débarquer à n'importe quel moment et il était hors de question de laisser le petit Krumpi tout seul au moindre bruit Logan sortirait de là pour combattre une nouvelle fois ces gros tas. Il était descendu pour ne pas décevoir l'elfe qui s'était montré serviable avec eux et qui s'impliquait dans l'affaire, mais il allait sûrement remontrer dans les secondes à venir.


Dernière édition par Logan Jameson le Dim 06 Jan 2013, 17:38, édité 6 fois (Raison : Problème de post.)
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Jana Van Oaklyn
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Re: Rues de Londres, après le couvre-feu

Message par : Jana Van Oaklyn, Jeu 10 Jan 2013, 20:45


La brume s'élevait tranquillement dans l'air, tandis que nos souffles se répercutaient dans l'atmosphère. Le beau brun vint me plaquer contre un muret que je n'eus pas aperçu immédiatement. Il était petit et suffisemment grand pour que nous puissions nous y cacher. Mais désirait-il véritablement se cacher ? Qui était-il ? Quelque chose me disait que ça n'était pas un peureux. Quelque chose me disait qu'il n'était pas de ce genre-là. Mais que savais-je finalement ? Je l'observais, me parler et me laisser là.

« Reste là, quand je reviendrai tu me suivras directement. »

J'étais un peu sidérée. Pouvais-je lui faire confiance... ? Je crois que quelque chose me disait que oui. Je n'aimais pas faire confiance aux gens. Ces choses-là se retournent toujours contre vous. Mais je choisis de me fier à mon instinct et de l'attendre. Il était à présent hors de ma vue. Et le temps me parut long, terriblement long. J'avais ma baguette fermement serrée de ma main, à l'écoute, à l’affût, tel un animal en proie à la faim terrible. Je crois que j'avais peur qu'il ne revienne pas. Je sentais le piège se refermer sur moi, quelque chose me disait qu'il était aller chercher quelque chose ou traquer nos ennemis. Mais surtout je ne voulais pas qu'il s'occupe du travail seul. Si c'était ce qu'il faisait, il aurait ma peau. Son sauvetage serait vite oublié, je le sentais. Je sentais la colère me prendre par cette simple pensée. Je ne voulais pas qu'il me pense trop faible pour les affronter, trop jeune, ou simplement parce que j'étais une femme. Je ne le supporterais pas. A ma grande surprise quelque chose m'effleura la main, doucement, et je faillis la retirer brutalement pour asséner un coup à mon ennemi avant de réaliser qu'il n'en était rien ; il était de retour.

« T'étais où, que s'est-il passé ? »

Et, alors que nous courrions sans nous arrêter, vers le vide, dans je ne sais quoi, dans une direction inconnue, mon camarade s'arrêta, ne pouvant guère me répondre. Il se cramponnait à son ventre. Je me penchais brusquement. J'entendais au loin les voix des gaillards bourdonner dans mon esprit. C'en était insupportable. Il se tenait la tête, et semblait aller mal. Si mal ! Nous étions dans la semi-obscurité, et je pouvais voir ses yeux briller à la lumière de la lune d'une étincelle douloureuse. Je le voyais se tordre légèrement sans pouvoir faire, hormis lui demander ce qu'il se passait, lui demander ce qui lui prenait, ce qu'il s'était passé lorsqu'il m'avait quittée quelques instants plus tôt. J'avais peur de ce qu'il s'était fait. Je crus qu'il s'était injecté un machin, ou qu'on l'avait frappé et qu'il vivait à présent les symptômes de ce mal. Je me cramponnais à lui, lorsqu'enfin il releva la tête et me reprit la main pour, d'un pas mal assuré, reprendre le chemin. Lequel au juste ? Nous l'ignorions. Mais il semblait aller terriblement mal. Son visage était blafard, sueur visible facilement, même dans cette nuit. Je tentais de mon autre main de le tenir, je sentais qu'il tombait, qu'il tomberait de mes mains, et qu'il s'effondrerait. Je voyais les images dans mon esprit. Je sentais qu'il ne tiendrait pas, je sentais sa fragilité. Qu'avait-il réellement ? Je ne pouvais l'interroger, nous n'avions plus le temps et je ne désirais pas le faire souffrir d'avantage encore par des paroles inutiles. Je ne songeais plus vraiment à nos ennemis mais à fuir cet endroit au plus vite pour mettre cet homme en sécurité. Il semblait sur le point de tomber dans les bras de la mort. Je crois que j'avais peur.

Soudain, une lumière jaune vint sur Logan ; sort porté à son encontre. Je le sentais s'affaisser. Mon dieu, Mer**, Mer**, non ! A ma grande surprise il se releva, fier, et je sentais sa main dans la mienne se crisper brutalement, se crisper à m'en brouiller les os ; je sentais sa colère l'emporter. Que lui arrivait-il ? Je ne comprenais plus rien. Lui qui semblait si faible lança un cris percutant. Se répercutant sur les murs. Dans l'air. Peut-être traverserait-il des kilomètres entiers ? J'étais à ses côtés, et ce cris me semblait déchirant, il me semblait aussi terrifiant. Merveilleusement terrifiant. Sa colère s'y vibrait. Que j'étais heureuse de voir quelqu'un en colère, et surgir ainsi dans cette nuit désempreinte de vie, raviver quelque peu ma nuit ! Il se tournait, tel un lion, puis lança alors un sort à l'un de nos ennemis, qui à eux tous s'approchaient dangereusement de nous. Je ne comprenais pas vraiment ce qui lui arrivait, ni de quelle manière il puisait sa force. Mais le sort eu l'effet escompté. J'étais admirative. J'aurais applaudis en d'autres circonstances. Mon sourire trônait, et c'est plus rassurée que je le suivis dans les pénombres. L'air engouffrait mes cheveux. Nos ennemis tentaient dans des rires et à la fois dans le sarcasme d'aider leur ami. Du temps de gagné pour nous.

Oui, du temps gagné pour nous. Je n'étais plus décidée à laisser ces sales types s'en aller à présent. Voir Logan d'une telle force me donnait plus envie encore de me battre. Nous n'avions aucune raison de nous enfuir d'eux. Peut-être sauver notre peau ? Mais combien de fois pourrais-je ainsi lancer des sorts à tue-tête à des crétins ? J'éprouvais du plaisir à cette course-poursuite. Je la trouvais amusante. J'y mettais ma haine. Et en plus de ça j'avais trouvé un mec canon.

Nous pénétrâmes dans une vieille maison. On aurait dit qu'elle était hantée. Inhabitée. C'était excitant. L'adrénaline me montait, je la sentais, et comme j'avais envie d'hurler mon bonheur ! Pourtant je tentais de garder un masque, plus encore face à mon compagnon qui semblait encore touché par ce qu'il venait de se produire. Le vestibule avait une odeur de moisi. Toile d'araignées et compagnie. Le bois craquait sous nos pas mesurés, nos yeux parcouraient l'espace. On aurait pu croire qu'elle était inhabitée, et pourtant... A notre grande surprise, ou du moins la mienne, nous vîmes apparaître un petit elfe de maison. Qui tâcha de se montrer fâché de notre présence.

« Vous partir d'ici avec jolie fille, vous pas avoir droit d'entrer dans maison du maître.
- Ne t'en fais pas on va pas rester ici éternellement juste le temps de se cacher
- Vous trouver autre cachette.
- Moi c'est Logan et elle Jana, on voudrait rester ici juste le temps de reprendre des forces.
- On ne vous dérangera pas, ni toi, ni ton maître, d'ailleurs il ne saura jamais rien, on te le promet.
- Moi avoir cachette pour vous. Krumpi aide vous juste parce-que la fille est jolie, vous suivre Krumpi. »

Logan et moi nous regardâmes, et je dû bien me retenir de rire tant le petit elfe m'amusait. La situation était amusante, et je me demandais bien quel était ce fameux maître. Je voyais rarement des elfes de maisons se plier aux ordres d'autres sorciers et de désobéir ainsi à leur maître. J'espérais fortement qu'il ne s'agisse pas d'un piège, mais le visage du bonhomme semblait bon. Ca me rassurait un peu de le voir un peu se dévergonder, d'un peu sortir de ses limites et de ses devoirs. Des devoirs. Que des devoirs. Mais où étaient ses droits ? Si seulement il avait conscience de son esclavage. J'imaginais qu'il se fermait les yeux. Qu'il l'appréciait. Ou peut-être se voilait-il la face ? Peut-être nous trompait-il tous ? Peut-être tâchait-il de paraître heureux. Pour finalement ne pas l'être... La dite créature nous emmena dans une sorte de cave accessible à partir d'une trappe. Son visage était tout joyeux. Il semblait heureux de sa manoeuvre. Te sens-tu libre, petit elfe de maison ?

« Toi entrer là avec jolie fille. Moi rester là attendre méchants sorciers. Vous pas parler.
- Tu sais on peut rester dehors avec toi.
- Oui, on reste avec toi.
- Toi pas parler et entrer vite.
- Mais ont..Heu...
- Mais tu...
- Servir vous C'est honneur pour Krumpi, alors vous entrer maintenant ! »

Jana d'un coup d'oeil à Logan lui fit signe de la suivre dans la cave. Il fallait lui laisser plaisir. Il fallait lui laisser sa liberté, peut-être pour la première fois dans son existence. Peut-être y prendrait-il goût ? Peut-être s'échapperait-il ? Peut-être vaincrait-il ses dits ' maîtres ', déjouant ses supérieurs. Il le fallait. Il était doué de conscience, aussi il avait son droit comme beaucoup d'autres. Je n'étais pas particulièrement sentimentale, ça n'était pas une histoire de sentiments. C'était une histoire de justice. La lumière vint éclairer mon visage alors que le silence avait prit place après la fermeture de la trappe. Logan me sourit.

« Gentil le p'tit Krumpi.
- On dirait qu'il n'a pas rencontré beaucoup de filles dans sa vie. » Dis-je en un sourire.

Le silence revint. Nous étions censés demeurer silencieux. Mais tout l'était. J'avais du mal à tenir ma langue. J'observais mon sauveur, puis me décidai à m'asseoir sur un tas de sac poussiéreux. Je lui proposai de venir s'asseoir à mes côtés.

« Alors, qu'est-ce que t'as fais quand tu m'as laissée ? Et tu m'as fais peur, je n'ai pas vraiment compris ce qu'il s'est passé, j'ai crus que tu allais t'évanouir. » Finis-je par dire, d'une petite voix pour ne pas faire de bruits. Je repris ensuite sans lui laisser le temps de me répondre : « Si tu ne veux pas courir de risques je te comprends parfaitement, je te remercie déjà pour ton geste. Mais je ne veux pas rentrer chez moi sans avoir terminée ma nuit. Avant de partir je m'étais jurée de ne pas rentrer avant le levé du matin. Je n'imaginais pas que cette nuit soit si mouvementée. Mais j'ai bien l'intention de la vivre pleinement, et d'éliminer ces gros rats un à un. »

Je contemplais mon interlocuteur, espérant tout de même qu'il ne se dégonfle pas. Je voulais le tester un peu. J'ignorais tout de lui. Mais je sentais qu'il n'était pas idiot, il n'était pas peureux. Je le sentais. Mais je ne désirais pas le contraindre. Je me demandais ce qu'il foutait là à cette heure tardive. Ce qu'il faisait dans la vie, ce qu'il aimait. Mais je m'en foutais. Ce que je voulais ? Je voulais vivre. Quitte à saigner, quitte à courir le danger. Je désirais que le danger me rattrape. Et ce au plus vite. Je lui tendis une main, déterminée, yeux dans les yeux. Il n'avait qu'à la serrer pour continuer l'aventure.

« Partant ? »

Un vacarme monstre retentit alors au haut de nos figures. Je serrais instinctivement ma baguette de mon autre main. Je lui souris malicieusement. Il semblait que les gaillards soient venus à pic, et il ne me restait plus que sa réponse pour remonter, avec ou sans lui, m'occuper de ces fous.
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Ailinn Kafka
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Re: Rues de Londres, après le couvre-feu

Message par : Ailinn Kafka, Mer 20 Fév 2013, 17:41


[Flashback troisième année. PV William Stephen]


Ailinn serra fermement entre ses longs doigts blancs le parchemin écorné qu’elle avait reçu quelques jours auparavant.
Un simple carré de vélin, grand comme une carte de visite, sur lequel avait été appuyée une patte de renard en dessous d’un mot tracé à l’encre de chine. « London ».
L’empreinte boueuse, à laquelle la jeune fille n’avait tout d’abord pas trouvé d’explication, lui était soudain apparue familière, et des dizaines de souvenirs déferlèrent sur la petite sorcière apeurée.

Un renard gracieux se faufilant entre les arbres épars d’une clairière. Une minuscule fillette rousse juchée sur son dos fragile.
Naomé tournant le dos, lui disant de fermer les yeux un instant avant de disparaitre pour ne laisser derrière-elle que cet étrange animal cuivré, au regard si sombre et pourtant si vif…

L’adolescente ne perdit pas une seule seconde. Seule dans son dortoir depuis le départ de son amie Jessy, elle n’avait personne à prévenir, ni personne à convaincre.
La vieille armoire d’ébène de leur dortoir grinça lorsqu’elle en entrouvrit les lourdes portes gravées des armoiries de Serdaigle, mais la main de la sorcière ne tremblait pas tandis qu’elle attrapait quelques habits moldus ainsi qu’une ou deux capes d’hiver avant de les fourrer dans la petite bourse sans fond qu’elle portait toujours à la ceinture.

Le Magicobus déboula au bout du chemin de terre menant à Poudlard alors que les lourdes grilles du Château se refermaient derrière la jeune fille, leur grincement lancinant faisant fuir un vol de corbeaux perchés jusqu’alors sur les sapins environnants.

Elle était arrivée à Londres dans la demi-heure suivante, mais lorsque ses souliers vernis effleurèrent le pavé grisâtre de la capitale, elle s’était trouvée un peu idiote, sans trop savoir ce qu’elle devait faire à présent.

Errant plusieurs heures dans les ruelles désertes, elle avait loué une chambre peu onéreuse dans les combles du Chaudron Baveur, une fois la nuit tombante et s’était blottie dans les draps poussiéreux, pleurant une bonne partie de la nuit.
L’oiseau rieur avait été transpercé d’une flèche en plein vol.

La petite sorcière ne s’était levée que très tard, le lendemain, alors que le ciel descendait déjà dans les cieux brumeux de la capitale. Son estomac était douloureusement vide, mais elle ignora la faim et rassembla ses affaires.

Le phénix avait repris vie. Elle mettrait tout Londres à sac s’il le fallait, mais s’il y avait ne serait-ce qu’une infime chance que sa mère soit encore vivante, elle ne la laisserait pas passer.

Enveloppé dans une épaisse cape de velours sombre, Ailinn s’assit sur un petit banc de bois vert, dans un parc désert, et ferma les yeux en inspirant l’air pur et frais de cette soirée d’automne. Le couvre-feu était passé, mais elle n'en avait que faire. Elle était jeune, belle et puissante. Rien ne pouvait l'atteindre à présent.
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Réponse à Kafka

Message par : William Stephen, Sam 23 Fév 2013, 15:47


L'on ne savait quoi penser ces temps-ci... Poudlard était si calme, la vivacité de son ancien Directeur, Albus Dumbledore n'étant plus, il fallait que chacun se fasse une raison de son départ si injuste. La journée était grisâtre, il pleuvait parfois des cordes le matin de bonne heure. Le parc qui reliait la maison de l'étudiant de Serdaigle était très large, des enfants s'amusaient sur les jeux construits à cette action. On aurait pu facilement les appeler Gavroches telle leur allure était parlante. Ils étaient tous habillés d'une veste en laine bleue, verte ou bien rouge et ils portaient un pantacourt beige salit par la boue.

William Stephen se tenait devant eux, les bambins ne prirent même pas la peine de l'observer. L'homme se contenta d'esquisser un petit rire. Celui-ci riait rarement. Il marchait dans le parc en évitant de grosse flaques d'eau. L'hiver approchait à grand pas. Ces petits monstres devraient tôt ou tard se trouver un abri pour subsister jusqu'à la saison nouvelle. Qui aurait l'audace d'accueillir chez lui ces enfants? personne. Personne n'avait le courage de faire cet acte pourtant considéré comme altruiste...


L'érudit Stephen s'approcha d'un banc vert où une petite fille rousse était assise bien droite, mouillée par la pluie. Son visage était meurtri par la tristesse et la solitude. Pourquoi ces enfants innocents devaient-ils souffrir jusqu'aux rives du Styx? On le savait toujours pas. Il s'adressa à la jeune fille:



"Comment t'appelles-tu, petite?"



William n'attendait pas réponse mais il espéra.
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Re: Rues de Londres, après le couvre-feu

Message par : Ailinn Kafka, Sam 23 Fév 2013, 16:24


Une bruine glacée tombait à présent des cieux sombres, arrosant la crinière enflammée de la petite sorcière d’une cascade de perles de pluie. Près d'elle, quelques gamins des rues chahutaient, mais leurs rires semblaient étrangement lointains.

Ailinn ne pensait plus à rien, laissant les souvenirs déferler derrière ses yeux clairs. La rue, la misère et la peur. Et puis, Naomé. Sa lumière, sa bonté. Jamais elle ne pourrait remplacer les moments qu’elles avaient vécu ensembles. La large brosse de bois caressant ses longs cheveux cuivrés tandis que sa mère lui racontait son passé. Les feux de cheminée qui embaumaient leur minuscule cottage irlandais, les histoires du soir…
Comment pourrait-elle oublier ?

« Comment t'appelles-tu, petite? »

Ailinn sursauta au son de cette voix étrangement proche, ouvrant brusquement ses grands yeux d’émeraude. Un homme brun, d’une trentaine d’années, se tenait juste devant-elle, digne et fier, engoncé dans un costume de flanelle grise fortement cintré au niveau des épaules.

« Par les chaussettes de Merlin, vous m’avez fait une de ces peurs ! »

Comme à son habitude, la jeune fille ne tarda pas à regretter son élan de familiarité, et redressa son dos meurtri sur le vieux banc inconfortable. Sa franchise finirait par lui causer du tort...

« Pardonnez-moi. J’étais perdue dans mes pensées. »

La Serdaigle à la chevelure de flammes jeta un coup d’œil à la vieille montre rouillée qu’elle avait déniché aux puces, quelques mois auparavant. La plupart des sorciers avaient une hâte incommensurable d'obtenir la montre de leur dix-sept ans, symbole incontesté de leur majorité, mais Ailinn se contentait bien de celle-ci, dont le cuivre rouillé n'était pas sans rappeler la couleur de sa chevelure inégalée.
Bon sang, le couvre-feu était déjà passé !
Il ne manquerait plus qu’elle n’ait des ennuis avec le Ministère, cela arrangerait probablement son cas lorsque la brigade la ramènerait de force à Pré-au-Lard chez sa marraine !

« Je… Je dois partir. »

Un détail retint cependant la petite sorcière alors que celle-ci s’apprêtait à détaler en direction de sa minuscule chambre du Chaudron Baveur. Une fine baguette de bois vernis, dépassant légèrement d’une poche de la veste grise de cet inconnu.

« Attendez, vous allez peut-être me prendre pour une folle mais… Enfin, comment dire… Vous avez déjà entendu parler des Fizwizbiz ? »

C’était pathétique. Des Fizwizbiz. Il allait la prendre pour une originale un peu folle, et probablement lui demander où étaient ses parents, ne manquant pas de lui faire la morale. Mais comment savoir autrement si cet homme était un sorcier ?
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Re: Rues de Londres, après le couvre-feu

Message par : William Stephen, Dim 24 Fév 2013, 15:03


La fillette se retourna et sursauta en voyant William. Elle le salua respectueusement mais avec une rapidité peu commune. La fille était soit pressée soit mal à l'aise. qui ne l'aurait pas été face à l'érudit de Serdaigle qui été aussi chaleureux qu'un morceau de bois? Il pria pour que celle-ci ne soit pas apeurée par l'homme qu'elle avait devant lui. Elle allait partir lorsqu'elle aperçu la baguette de William qui ressortait de sa tunique universitaire bleue. Elle lui demanda si le jeune homme connaissait les Fizwizbiz. Il lui répondit ceci:


"Bien sur que je les connais... Ce sont des friandises... d'ailleurs il me semble que j'en ai deux trois au fond de ma sacoche..."



William donna quelques Fizwizbiz à la fillette qui ouvrit ses mains avec un sourire radieux qui n'avait rarement l'occasion de montrer le bout de son nez.



"D'après quelques rumeurs, ils contiendraient des dards séchés de Billywig mais les producteurs de ces étranges bonbons devraient vite modifier leur formule... Comment t'appelles-tu, petite?"



William commença rapidement à mettre à l'aise la petite fille d'une quinzaine d'années...
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Re: Rues de Londres, après le couvre-feu

Message par : Ailinn Kafka, Dim 24 Fév 2013, 16:11



L’homme strict, toujours engoncé dans sa veste étriquée, se contenta de lui répondre d’un ton badin frôlant la lassitude.

« Bien sûr que je les connais... Ce sont des friandises... D'ailleurs il me semble que j'en ai deux trois au fond de ma sacoche... »

À la grande surprise d’Ailinn, il lui en tendit quelques-uns avec un grand sourire qui paraissait étrangement déplacé sur son visage placide. La jeune fille le remercia tout en les glissant dans sa poche de jean, mais se promit intérieurement de leur faire subir quelques sortilèges de détection avant de les avaler… Après tout, elle ne connaissait pas cet homme, et le fait qu’il soit un sorcier n’arrangeait pas vraiment son cas.

Elle n’avait pas hâte d’être traînée par le Ministère jusque sur le paillasson de sa marraine, et le monde des sorciers était si petit qu’il était hautement probable que cet homme ait un lien quelconque avec Ahlys.

Confirmant ses pires craintes, l’homme ne tarda d’ailleurs pas à réitérer sa demande, à laquelle la petite Serdaigle n’avait pas prêté attention auparavant. Toutefois, un signe infime, dans son ton, lui laissa entendre qu'il la pensait plus âgée qu'elle ne l'était en réalité.

Ailinn réfléchit un instant. Mieux valait sûrement ne pas prendre trop de risques, et donner son véritable prénom à cet inconnu qui pouvait tout aussi bien travailler au Ministère qu’être un Mangemort en quête de Sangs-de-Bourbe ne lui parut pas être une excellente idée. Elle se composa donc mentalement une identité fictive, destinée à la sortir de ce calvaire.

« Je m’appelle Emeline. » mentit-elle effrontément, sans que son visage ne laisse transparaitre un souffle de mauvaise foi. « Je suis surprise de trouver un autre sorcier à cette heure, je m’apprêtais justement à rentrer. Le couvre-feu est déjà passé… »

La jeune fille dissimulait dans cette dernière phrase un reproche sous-jacent, mais était également curieuse de voir comment cet aristocrate de pacotille s’en sortirait après un interrogatoire candide, menée sous des semblants de toute bonne foi.
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Re: Rues de Londres, après le couvre-feu

Message par : William Stephen, Lun 25 Fév 2013, 16:34


Cette petite semblait perdue. Elle semblait perdue mais elle ne l'était pas. Après tout, peut être cherchait-elle ses parents? Elle dit alors à Stephen qu'elle s'appelait Emeline.


"Bien, Emeline, je vais devoir t'informer que le "couvre-feu" a certes était donné mais je suis assez mûr pour justifier mes faits et gestes...J'aimerais d'ailleurs savoir ce que tu fais seule sur ce banc, par cette pluie battante..."
La petite ne répondit pas.




"Ah, tu n'es pas une plume à papote ... Cela se voit... Peut être que je ne t'inspire pas confiance... Tu as le droit de te méfier d'un inconnu. Pourquoi n'es-tu pas à Poudlard?"


William eu un sourire de coin en voyant la petite examiner les Fizwizbiz qu'elle avait reçu. Peut être que William faisait peur? Peut être qu'il ressemblait à un affreux mangemort? Il n'en n'est pourtant rien !
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Re: Rues de Londres, après le couvre-feu

Message par : Ailinn Kafka, Ven 01 Mar 2013, 15:49


[Hrpg : William, n’oublie pas de respecter mon libre arbitre…]


L’homme la fixa d’un regard sévère, pas le moins du monde amusé de l’arrogance dont faisait preuve la petite Serdaigle. La jeune fille, d’ailleurs, commençait à en avoir assez de cet intrus, qui troublait son calme et l’empêchait de rentrer au Chaudron Baveur.

Ailinn n’avait pourtant qu’une hâte, celle de se blottir entre ses draps encore tièdes de la nuit précédente pour y pleurer tout son saoul sans que personne ne l’observe, et pourquoi pas écouter quelques vieux CDs des Beatles sur le walkman qu’elle avait dérobé dans la vitrine d’une boutique moldue.
La rouquine n’avait aucune idée de ce qu’il convenait de posséder pour un Moldu de nos jours, et ignorait totalement qu’elle avait subtilisé le modèle le plus rétro de l’enseigne, qui ne devait probablement plus valoir que quelques livres…

Le walkman était glissé dans la petite bourse de cuir clair qu’elle portait toujours à sa ceinture, près de deux ou trois Chocogrenouilles que lui avait glissé Jessy dans son dernier colis, ainsi que quelques affaires de première nécessité. Sa baguette, quant à elle, était vigoureusement prisonnière de ses doigts fins, prête à lancer un sortilège de défense en cas d’ennuis.

« Bien, Emeline, je vais devoir t'informer que le « couvre-feu » a certes était donné mais je suis assez mûr pour justifier mes faits et gestes...J'aimerais d'ailleurs savoir ce que tu fais seule sur ce banc, par cette pluie battante... »

« Not your business. »
murmura-t-elle, les dents fermement serrées dans l’espoir vain de contenir sa colère légendaire.

Le caractère enflammé de la rouquine ne s’était pas adouci avec les années, et l’aiguillon tenace de la tristesse ne faisait qu’amplifier les effets de son énervement actuel. Pour qui se prenait-il, cet empiaffé, à l’interroger ainsi sans même s’être présenté ? Elle n’avait de compte à rendre à personne, et surtout pas à de tels crétins habillés en universitaires coincés !

« Ah, tu n'es pas une plume à papote ... Cela se voit... Peut-être que je ne t'inspire pas confiance... Tu as le droit de te méfier d'un inconnu. Pourquoi n'es-tu pas à Poudlard? »

Et de quoi je me mêle, Sherlock Holmes ? La petite sorcière avait à présent totalement oublié les risques que cet homme puisse être du Ministère, et laissa transparaître son agacement devant l’insistance du patriarche.

« Cela ne vous concerne pas, à ce que je sache. D'ailleurs, je ne vois pas le problème, puisque nous sommes en week-end. Et puis si vous voulez tout savoir, je rends visite à mon père, et j’ai eu l’autorisation du directeur de ma maison. » répondit-elle d’un ton trop mielleux pour être naturel.

Mensonge, mensonge. Elle n’avait aucune autorisation, mais après tout, elle ne devait rien à cet homme, et n’aurait donc pas à lui montrer même si celui-ci la lui réclamait.

« Sur ce, j’aimerais que vous me laissiez partir, Monsieur, d’autant que je ne connais pas même votre nom. Si vous voulez des ennuis avec le Ministère en ignorant le couvre-feu, il n’en est pas de même pour moi. »

La rouquine se leva en retroussant son petit nez d’un air digne, et fit mine de s’en aller tout en observant discrètement la réaction de l’inconnu.
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William Stephen
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Re: Rues de Londres, après le couvre-feu

Message par : William Stephen, Sam 09 Mar 2013, 16:47


[HRP: Désolé pour retard ]



William devait visiblement s'imposer durement vu sa prestance forte et imposante. La petite fillette ne semblait pas vouloir lui parler avec le plus grand intérêt. Elle semblait fuyante. Stephen n'insista pas et laissa partir la rebelle sans rien dire, lui s'effaça vers les jeux d'enfants qui jouaient. Ils alla les observer. La petite attendait une réponse mais il prit soin de ne rien laisser paraître. Ni émotion, ni souhait.


Un tourniquet cassé semblait pouvoir accueillir l'érudit de Serdaigle. Il s'y assit et prit soin de sortir sa baguette qu'il admira et examina longuement.

**Pourquoi suis-je si dés appréciable?!*

Malgré les pensées du jeune homme, la petite était tout de même mystérieuse. Elle semblait porter un intêret pour William tout en essayant de lui fuir. Situation difficile pour un être coincé comme Stephen! Mais la rebelle devait impérativement rentrer chez elle car le couvre-feu était le couvre feu. Avec ces attaques de Mangemorts...


William se releva et s'effaça dans la pénombre du parc. Il laissa la petite tranquille comme elle semblait visiblement le souhaiter et rejoignit son appartement dans les quartiers misérables de Londres...
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Re: Rues de Londres, après le couvre-feu

Message par : Lydia Czainska, Lun 22 Avr 2013, 18:48



PV Oswin

Un craquement sourd dans la nuit sombre et une silhouette venaient d'éclore au milieu d'une ruelle étroite. La sorcière qui venait de transplaner voulu lever les yeux vers une plaque ou un panneau qui auraient pu lui indiquer l'endroit où elle avait atterri, mais elle n'en fit rien. A peine eut-elle levé la tête qu'un puissant haut le cœur lui fit rendre le contenu de son estomac en moins de temps qu'il n'en faut pour traverser un terrain de quidditch à dos de dragon. Le temps l'avait rouillée et elle constatait avec désarroi qu'elle ne maîtrisait plus aussi bien les secousses du transplanage, si tant est qu'elle les ait un jour maîtrisées.

Près d'un an s'était écoulé depuis que la plus tout a fait si jeune femme n'avait arpenté les rues de la capitale anglaise. Elle ne s'attendait pas à croiser ni amis ni même connaissance, mais conservait cet espoir au creux de son inconscient. Après avoir, d'un revers de baguette, ôté la bile qui aurait chu sur sa cape, Lydia se mit à marcher à la recherche d'une proie qui l'aurait distraite quelques heures.

La solitude (et la vodka, soyons honnêtes) dans laquelle s'était réfugiée la sorcière l'avait délesté de la plupart des sentiments qui autrefois faisaient chavirer son esprit dans la tourmente. En s'isolant du monde elle avait fini par effacer ses souvenirs douloureux. Il n'y avait plus aucune trace de Will, de Thomas, d'Evan, d'Elwy ou encore d'Anna, plus de proches tués, ni de proches tueurs. Plus d'ombres dans le tableau de sa mémoire puisqu'elle avait tout recouvert d'un noirceur imperméable à la compassion.

Au bout de plusieurs mois et lorsqu'un soir, le parfum du lilas en fleur était venu raviver ses sens, la lycan s'était enfin décidée à sortir de sa tanière afin d'aller à nouveaux goûter aux plaisirs nocturnes de la ville. Mais le retour à la civilisation n'était pas aussi simple qu'elle l'avait imaginé, et n'ayant pas oublié d'être prudente, la jeune femme ne pouvait se permettre de se jeter sur le premier passant pour lui ouvrir le bide d'un coup de crocs.

Dès lors qu'elle ne cherchait plus de victime, la sorcière errait sans aucun but. Comme désorientée par cette conclusion, la sorcière se laissa tomber sur l'un des bancs que, par chance, la vermine de moldus n'avait pas trop souillé de son passage. D'un geste machinal, elle sorti de sa cape une flasque de whisky et un paquet de cigarettes avant de porter l'une d'elles à ses lèvres et de l'allumer.

De maigres volutes de fumées s’échappaient au rythme des expirations de Lydia, jusqu'à ce que cette dernière ne s’interrompe, ayant l'impression de distinguer une silhouette s'approcher d'elle.
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Re: Rues de Londres, après le couvre-feu

Message par : Oswin T. Hooper, Mar 23 Avr 2013, 02:31



You, me and Jack Daniel's.



J'étais un peu bourré, mais juste un peu. Du moins c'était ce que je croyais avant de percuter une poubelle et de l'insulter, pis de l'achever à grands coup de godasse ultra-violents. C*nnasse de poubelle, qu'est-ce tu foutais sur ma route divine ?! On bloquait pas le chemin du merveilleux Hooper, t'savais pas ça ?! Ouais elle répondait rien ... Elle faisait pas sa fière après la race que j'lui avais collé. Le service avait été particulièrement casse-burne aujourd'hui et j'avais un peu forcé sur la picole pour faire passer ça. En plus j'avais le stress de la Nohanouka au cul, parce que dans 3 jours, c'était le grand jour comme on dit ! Bon je doutais fort que ça marche pas, après tout, Noah et moi-même, personnes ô combien géniales et aimées du monde magique, pouvaient pas faire un flop. T'façon j'irais les tirer par la peau du cul si le monde se ramenait pas, fallait pas m'faire ch**r moi.

Enfin pour le moment j'errais pas mal dans la rue, une bouteille de Jack à la main et cherchant un endroit pour poser mon royal fessier. J'allais passer la nuit dehors, 'fin j'étais bien parti pour. 'Tain mais c'était quoi ce manque de gonzesses dans la rue là ? Si je pouvais même pas vendre mon corps pour une nuit au chaud, ça craignait grave. Alors je continuais d'avancer, pas très droit et écrasant la queue d'un chat au passage. Il miaulait, ça me crevait les tympans. Alors je lui décochais un gros coup de pied dans le bide, comme ça il me ferait plus iech. Non mais c'était bon, saleté de minou. Je voulais pas ce genre de chat moi ce soir.
Mais j'devais m'faire une raison, j'étais seul. Seul comme un caca, comme une vieille pantoufle perdue ou comme un scout mort perdu dans la forêt. Et c'était nuuuuuuul !

Ça me gonflait, j'étais trop entamé pour rester seul cette nuit ! Ça m’énervait tellement que je claquais mon poing contre un mur, remarquant de suite que c'était totalement crétin vu que ça me faisait juste trop mal. En plus je saignais, j'étais vraiment un chiotte. Enfin j'étais surtout bourré. Pour changer. Et là, mon odorat sur-développé d'homme errant à moitié chien huma la douce odeur de la cigarette. J'devenais tout fou, y'avait une personne pas loin ça voulait dire ! J'étais pas seul, y'avait quelqu'un d'autre d'aussi paumé que moi et j'étais bien décidé à cloper avec lui. Le must étant que ce soit une meuf vaginalement-motocultable, avec une baraque pas loin.
J'avançais donc, aussi droit que je le pouvais - C'était un échec, et trouvait finalement la personne en question, assise sur un banc en train de cracher d'la fumée. HOME RUN. C'était une meuuuuuuf ! Et elle avait pas l'air grosse, yes !

Je tombais à côté d'elle sans prévenir, elle voulait pas que ç'aurait été pareil. T'façon j'avais du Jack en main, on pouvait pas dire non à un mec sexy comme moi, encore plus qu'un Dieu vivant et avec une belle bouteille en main. " J'du Jack ! J'peux rester ? T'façon je reste. " Pis je buvais un coup, je voyais vraiment flou. Mais elle me donnait envie avec sa clope, alors j'en sortais une de mon paquet, c'était pas facile d'une seule main. Ah la p*te, il était presque vide. Faudrait que j'aille en piquer demain. Je tirais une bouffée, pis une autre. Sauf que je faisais pas gaffe et que je faisais tomber des cendres sur mon T-shirt. Ah mais m*rde ! " P*tain, saleté de cendres ! " J'étais pété, j'avais même oublié qu'une fille était à côté d'moi sur le coup. Enfin, je m'en rappelais vite, vu qu'elle commençait à m'parler. Gros efforts, fallait je me concentre là du coup.
Okay j'étais prêt.

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Re: Rues de Londres, après le couvre-feu

Message par : Lydia Czainska, Mar 23 Avr 2013, 12:47


Elle s’apprêtait à envoyer le nouvel arrivant bouler au moyen d'un réplique bitchi quand, à la lumière d'un réverbère, elle s'aperçu qu'en plus d'amener sa propre tease il était, sans pour autant être un canon, plutôt pas mal foutu. Elle faillit toutefois s'offusquer lorsque le bougre s’affala sans prévenir à côté d'elle. Comme dit précédemment il était assez sexy, en dépit de son odeur éthylique prononcée, mais pas suffisamment irrésistible pour pouvoir se permettre de faire fit de la bienséance. A n'en pas douter, la retraite solitaire de la sorcière n'avait en rien atténuée son arrogance et sa prétention, et elle restait très attaché à la courtoisie.

Le jeune homme baragouina quelques mots s’apparentant à la langue anglaise, mais tout juste assez compréhensibles pour que la lycan comprenne qu'il comptait bien rester un moment. Il s'alluma une clope, accompagnant ainsi Lydia sur la route du cancer. Mais étant devenue lycanthrope, sa résistance au poison goudronneux lui garantissait peut être une résistance plus accrue et une mort plus lente. La blondinette tira alors une nouvelle latte, observant avec amusement l’inconnu souiller son tee shirt avec sa propre cendre. Il était soit rond, soit défoncé. Dans les deux cas cela en faisait un compagnon d'infortune plutôt divertissant.

" Belle nuit pour finir mal, n'est ce pas ? lâcha-t-elle histoire d'entamer un dialogue."

Elle s'atarda alors un peu plus sur le physique de l'inconnu. Ses cheveus long et son air dépravé rebutait quelque peu la sorcière, mais lorsqu'elle devina les lignes de son torse sous les guenilles qu'il portait, son addiction à l'hemoglobine vint gentillement taquiner l'imaginaire de la lycan. Elle balanca le contenu de sa flasque d'une seule traite au fond de sa gorge sans quitter le jeune homme des yeux et une fois que son corps eut encaissé cet apport conséquent en eau de vie irlandaise, elle prit un air pensif et ajouta :

"J'me fiche de qui tu es, mais puisque t'es là et que je n'suis pas encore assez défractée pour me satisfaire de ta simple présence, pourquoi ne pas me raconter un peu qui tu es et ce qui t’amène ici... enfin plutôt comment tu as échoué ici si tu es capable de t'en souvenir."

La sorcière marqua une pose, durant laquelle elle inspira une dernière bouffée de fumée avant d'expulser son mégot d'un simple pichenette. Qui sait peut être que ce jeune homme était plus intéressant que son taux d’alcoolémie de ne le laissait supposer. Et dans le cas contraire, il restait toujours sa bouteille de jack et ses atouts corporels dans lesquelles Lydia trouverait peut être l'occasion de planter certains attributs canins.

"Et si tu as l'intention de gerber, évite le faire sur mes chaussures. Tu n'as pas idée à quel point tu le regretterais"

Ces recommandations faites, Lydia s'étira à la recherche d'une position moins inconfortable et attendit la réaction de son voisin de banc publique.
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Re: Rues de Londres, après le couvre-feu

Message par : Oswin T. Hooper, Mar 23 Avr 2013, 17:06



You, me and Jack Daniel's.



Ouais j'étais trop concentré là, elle pouvait causer la nana, j'étais prêt ! Ça parlait toujours beaucoup les meufs, je savais pas pourquoi. Moi j'aimais pas parler d'habitude, mais avec mes 12 grammes dans le sang j'allais surement pas faire l'aphone. Surtout si j'voulais finir la nuit avec elle. Elle avait pas l'air du genre catin quoi, t'façon j'avais pas d'thunes. Alors j'allais devoir causer, faire le mec cool - Enfin j'aurais surement juste l'air d'un mec torché, c'que j'étais t'façon. Et partager mon Jack pour qu'elle soit mûre elle aussi. J'en vidais encore un peu, histoire d'en profiter au max avant de jouer au mec généreux qui refile de sa boisson à la première inconnue. Pis je terminais ma clope aussi, en l'écoutant causer. En fait j'avais beau être concentré j'avais du mal à assimiler, du coup j'entendais des bouts de phrases que je comprenais pas trop. Enfin j'réussissais à extirper du flot un " ... Un peu qui tu es et ce qui t’amène ici. Et blablablabla. " Euh, c'que j'foutais là ? Baaaah ...

" Et si tu as l'intention de gerber, évite le faire sur mes chaussures. Tu n'as pas idée à quel point tu le regretterais. " J'regardais ses pompes du coup. C'était quoi ? Du cuir de dragon d'Australie pour qu'elle y tienne à ce point ? Je comprenais pas pourquoi les meufs s'attachaient autant à leurs godasses, moi je m'en battais qu'elles s'abîment les miennes. D'ailleurs mes basket blanches étaient plus très blanches pour le coup, mais au moins y'avait pas de trous. Pis bon, un petit coup de baguette là où il fallait et c'était comme neuf.
Enfin, main sur le coeur et air supérieur, je lui claquais le plus sérieusement possible : " Je gerbe pas moi, j'ai un estomac d'acier et un foie en béton. " Enfin je savais pas pour combien de temps mon foie teindrait encore la route, mais pour l'instant je pissais pas encore par la bouche alors ça allait.

" Mais j'pige pas pourquoi vous aimez autant vos godasses vous les filles. C'est que des pompes ! " Un des grands mystères de la vie. En plus quoi, si t'avais pas de fric, bah tu pouvais toujours t'arranger pour piquer une paire quelque part. Bon sinon qu'est ce que je foutais là déjà ? J'prenais une grande inspiration, cherchant quelle c*nnerie je pourrais lui balancer à la tronche. " Euh et c'que j'fais là bah ... " Okay je savais pas quoi dire, j'étais mal parti pour l'impressionner, même un peu. Je levais ma bouteille de Jack et, d'un geste de ma main libre, la désignait. " Je suis là pour partager ce Jack Daniel's avec toi bien sûr ! Ouais je suis voyant, je savais que tu s'rais là. " Euh ouais d'accord, why not. Je m'inventais des dons pourris, mais au moins ça la ferait peut-être rire. P'tet même qu'elle allait m'croire ! Bon elle avait pas l'air aussi c**ne mais j'étais trop bourré pour m'en rendre compte. Pour moi je tenais encore trop la route et j'me sentais comme le roi du monde. Y'avait pas à dire, l'alcool c'était cool.

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Lydia Czainska
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Re: Rues de Londres, après le couvre-feu

Message par : Lydia Czainska, Mer 24 Avr 2013, 13:12


Lydia compris l'incompréhension masculine du jeune homme dès lors qu'il baissa les yeux sur ses bottines. Tenter d'inculquer la subtilité de l'amour fusionnel entre une fille et ses paires de chaussures à un punk alcoolisé était à peu près aussi vain et fastidieux que de dresser une colonie de dirico.

"Je gerbe pas moi, j'ai un estomac d'acier et un foie en béton."

*Et je me ferais un plaisir d'en attester par moi même, pensa instantanément la cadette Czainski en esquissant un large sourire*

Son air se renfrogna néanmoins à la seconde ou l'inconnu prononça le blasphème suprême.

"Ce ne sont QUE des pompes?, répéta-t-elle avec l'espoir ridicule que le jeune homme s'aperçoive de l'ignominie de sa palabre."

Elle comptait lui adresser un sermon des plus cérémonieux, lui comptant le caractère vitale de cet ornement pedestre quasi divin, mais les mots lui manquait pour retranscrire les sentiments féminins à l'égard de cet objet. De plus, les vapeurs de whisky commençaient à danser la Carioca de son ventre jusqu'à sa tête, diminuant largement la volonté de la lycan à se lancer dans un monologue éducatif.

"Laisse tomber, soupira-t-elle comme déçue de son propre renoncement"

La lycan scruta quelques instants les environs : les alentours semblaient déserts à l’exception de quelques chats errants à la poursuite des rats grassouillets de la ville. Aucun passant à l'horizon, ni aucune voiture, un calme troublant régnait dans les rues voisines, à peine perturbé par la voix de jeune homme qui reprit :

"Je suis là pour partager ce Jack Daniel's avec toi bien sûr ! Ouais je suis voyant, je savais que tu s'rais là. "

Lydia leva les yeux au ciel en signe de lassitude que seul le sourire qui se dessinait au coin de ses lèvres pouvait trahir. La sorcière était prête à parier que sur la table de chevet du jeune homme on pouvait trouver un exemplaire de L'art de séduire, par Gilderoy Lockhart, si toutefois le blondinet était un sorcier, ce qui restait à prouver. Se contentant de sourire, la jeune femme posa son coude sur le dossier du banc pour faire face à l'étrange inconnu. Elle approcha son visage du sien si bien qu'elle pouvait maintenant distinguer les odeurs des différents alcools et différents tabacs qui imprégnaient ses vêtements.

"Si tu es voyant, tu dois bien avoir une petite idée de qui je suis non ?"

A cette distance, elle n'avait eu besoin que de murmurer ces mots, donnant à son ton la force d'une tension palpable entre les deux insomniaques. Sans un bruit sa main s’était logée sur la cuisse du jeune homme, et sans détacher le regard de son visage, elle attendait que ce dernier n'ait plus d'yeux que pour elle. Lorsque leur prunelles se rencontrèrent enfin, d'un geste rapide et précis la sorcière attrapa la bouteille du blondinet dans le but de la lui ravir.
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