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Europe de l'Ouest
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Mangemort 28
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Re: Europe de l'Ouest

Message par : Mangemort 28, Lun 5 Déc 2016 - 21:51




Nous arborions ce matin une valise pleine - de capes, de vêtements noirs. Nous avions accepté le repos proposé par notre bon ami Traumatisme, que disons-nous, Trente-Neuf. Nous portions fièrement notre masque noir, alors que le Mangemort et nous allions, bras dessus, bras dessous, hors du Bastion, territoire de sécurité. L'idée était venue de se reposer sous les douces neiges des Alptes, et sans vraiment savoir pourquoi, nous avions orienté notre choix vers la partie italienne du massif, entraînant avec nous le matricule impair.

Le paysage splendide nous fait sourire derrière notre foulard soigneusement attaché. Nous adressons un sourire chaleureux à 39, qui, bien sur, ne peux pas le voir. Satisfaites, nous écoutions la joyeuse chanson du ténébreux : ou devrions nous dire, de la ténébreuse. Jamais le même, et pourtant toujours semblable, le matricule jouait de son physique et de ses lyrismes. Nous rions de bon cœur avant de prendre le bras de notre allié. Descendant un sentier à travers les neiges alpines, nous finissons par apercevoir un chalet de bois qui sent déjà le bon temps. Nous ouvrons la porte d'un geste hâtif de la main puis nous déposons le bagage dans l'entrée.

- Nous sommes vraiment de la plus belle des humeurs ! Un ou deux cadavres, et tout ira pour le mieux ! un grand sourire. Mais avant cela, nous proposons un bon thé ! Qui a dit qu'un mangemort en vacances n'appréciait pas les boissons chaudes ?

Nous gagnons la cuisine, fouinons un peu les placards jusqu'à trouver une casserole que nous remplissons d'eau chaude avant de la mettre sur le feu. Nous partons à la recherche de nos sachets de thé dans notre sac. Nous trouvons le tout. L'odeur est particulière, assez entêtante. Nous jetons un regard à la belle 39.

- Cette forme vous va très bien. petit compliment sincère.

Nous déposons deux tasses de thé sur la table. La prendra, la prendra pas ? Nous réfléchissions à nos activités prochaines. Massacre au petit village du coin ? Déclenchement d'avalanches ? Tuerie sur les pistes ? Beuverie dans les bars montagnards ? Qu'est-ce que deux Mangemorts mal-intentionnés pourraient bien fabriquer de leurs vacances ? Nous laissons nos idées obscènes derrière nous pour le moment. Nous ôtons notre foulard pour siroter notre thé aux herbes. Le masque encore bien en place, nous surveillons les réactions de la jolie 39.

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Re: Europe de l'Ouest

Message par : Mangemort 39, Dim 15 Jan 2017 - 16:47


Oui, vous y étiez. Et vous respiriez à pleins poumons l’air pur et glacé des montagnes. Et vous ouvriez grand vos yeux pour mémoriser chaque image. Vous, dont la mémoire avait souvent été parsemée de trous. Vous souhaitiez profiter. Et vous aviez la compagnie pour ce faire. Car 28, votre splendide acolyte, dont le mystère renforçait l’attraction – car il devait bien s’agir du seul matricule pour lequel vous ne connaissiez pas le visage – proposa un bon thé. Vous sourîtes et suivîtes ses pas au sein de la maisonnée.

Elle ne tarda pas à poser une tasse devant vous. Vous la prîtes et vous admirâtes vos doigts fins. La transformation était parfaite. Vous vous plaisiez de plus en plus dans ces changements permanents, et votre regard sur votre propre personne changeait du tout au tout. Fini le dégoût permanent de votre personne, vous vous trouviez enfin doué pour quelque chose. Oh, bien sûr, votre vie de tous les jours n’était pas aussi belle que celle que vous viviez masqué, mais il vous fallait consentir à quelques sacrifices.

En parlant de sacrifices, vous aviez frissonné lorsqu’elle avait mentionné les cadavres. Probablement car vous n’étiez pas de l’espèce de mangemort la plus radicale. Plus sûrement parce que vous n’aviez encore jamais tué autrement que par accident. Et puis d’ailleurs, pourquoi tuer tous les moldus si vous souhaitiez révéler le secret magique hum ? Vous secouiez la tête. La gorgée de thé chaud vous brûla la gorge et chassa votre frisson. Le compliment de 28 fendit vos lèvres d’un sourire en coin.

- Merci. J’ai beaucoup travaillé pour parvenir à ce résultat et je me trouve assez… sexy. Ca me donne envie de coucher avec moi, mais je suis le seul à pas pouvoir en profiter c’est déroutant.

Un petit coup d’œil vers vos pieds. Vous n’aviez pas assez de poitrine pour les masquer, mais la bosse que formait vos petits seins vous empêchait tout de même de tout voir. Vous fronciez les sourcils, passiez une main sur votre propre poitrine, et commenciez à penser à voix haute.

- Comment les filles font pour savoir si elles ont du bide ou pas ? C’est tout caché, c’est vachement frustrant nan ?

Oui en effet mais la nouvelle gorgée de thé vous apaisa les idées. D’ailleurs, le thé, vous aimiez. C’était chaud, ça brûlait un peu, ça vous donnait même envie de sauter partout. Ce que vous commenciez à faire, car vous n’étiez pas connu pour tenir en place très longtemps. Mais le pire était surtout que votre cerveau commençait à bouillonner d’idée. C’était la raison pour laquelle vous ne teniez plus en place.

- Ca y est ? maintenant qu’on est chaudes on va s’amuser ? J’aime bien faire du ski par exemple, ou de la luge, parce que ça va vite et c’est dangereux. Mais tout seul c’est triste je trouve… Nouvel instant de réflexion, deux doigts fins se posèrent sur votre doux visage, encadrant votre menton, votre joue également. Puis brusquement vous releviez la tête, et votre visage s’illumina en même temps que vous claquiez des doigts. JE SAIS ! On va skier sur des moldus tu veux bien ? Faut en trouver deux à peu près pareil pour que ça glisse mieux ! Pis si jamais y a des morceaux qui nous gênent on peut les tailler, c’est hyper artisanal comme ça ! Allez viens !

Si vous n’aviez jamais été bien conscient de tuer, des idées comme celles-ci n’étaient généralement pas très bonnes pour ces pauvres moldus. Enfin, qu’importe, leurs vies n’était pas si importantes. En attendant, vous aviez pris la main de votre camarade 28 et l’aviez entraînée à votre suite. Mission suivante : trouver le village et comment se fournir en skis.


Edit du 07/03/2017 : 28 M'ayant annoncé une réponse prochaine, je vous remercierai de la laisser poster. Oui, elle est en retard, mais on ne peut rien refuser à 28...
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Re: Europe de l'Ouest

Message par : Mangemort 28, Mar 7 Mar 2017 - 22:18




L'avantage d'un village de moldus... eh bien c'est qu'il y a des moldus, justement. Et qu'en on en cherche pour remplacer le matériel de sport d'hiver, nous trouvons ça pour le moins intéressant. Une infirmière pour le pied gauche, un vendeur de donuts pour le pied droit, et nous voilà équipée pour l'après midi ! A moins qu'il ne faille changer les skis de temps en temps... le rembourrage s'abimerait peut-être sur la roche... 39 aussi était parée... Outre ses jolis petits seins et son sourire charmeur, elle avait sous le bras ses propres moldus soigneusement sélectionnés. Nous la complimentions pour son bon goût avant de commencer l’ascension vers les pistes. Nous prendrions la noire, bien sur, pour au moins adresser une pensée à ce bon vieux 67 qui se tuait au travail... !

Le tire-fesse a au moins pour qualité de vous laisser le temps d'admirer le paysage. Nous resserrions nos skis, tirant sur le noeud, afin d'être sures de ne pas les perdre; le tableau aurait valut la photo. Sur la montagne poudreuse d'un blanc vierge effarouchée, au milieu du vide, deux Mangemorts masqués portant aux pieds leurs skis particuliers, grimpant joyeusement pour mieux redescendre. Le soleil était doux et nous étions très heureuses d'être là, à profiter de ses vacances, loin des atrocités et des massacres de la vie de tous les jours ! Tant de morts inutiles...

- Dîtes ? Vous pensez qu'il faut se servir de leurs bras comme bâtons ? Ca me semble un peu cruel... là au moins il ne souffre pas... nous demandions à 39.

Et... 1... 2... 3... ! La descente commence, à pleine vitesse, n'etouffant pas nos rires fusant, faisant vibrer les pistes toutes entières, aussi cristallin que les plus belles sonates : ah, que nous sommes formidables ! Nous glissons, glissons sur la neige... Oh ! Un rocher emporte le ski droit... Après un instant d'hésitation, nous nous accroupissons sur le ski gauche, faisant, aussi bien que nous le pouvons, du snowboard pour la première fois.

Arrivées en bas, nous rions aux éclats. Nous tapotons joyeusement le dos de 39. Quelques cris raisonnaient, et nous étions infiniment, immensément heureuses. Nous cherchions la prochaine activité, car même si le ski sur moldus était amusant, il nous en manquait un maintenant...

- Et si nous allions déclencher une avalanche ? Ca fera une grannnde cascade blanche ! Nous prendrions notre pied !


LA Accordé et nan j'suis pas en retard héhé
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Re: Europe de l'Ouest

Message par : Mangemort 39, Sam 11 Mar 2017 - 18:59


L’idée du ski sur moldu emballa 28, et vous filâtes rapidement, joyeusement, main dans la main, au sein de votre magasin personnel : le village. Le choix de 28 était dépareillé. Pour votre part, vous préférâtes vous concentrer sur deux hommes. Un moniteur de ski – qui saurait probablement vous guider en haute montagne – et un vendeur de génépi. L’un était plus grand que l’autre mais pour skier cela ne changea pas grand-chose.

- Non pas les bras, ça va se plier si on les prend comme bâtons !

Vous n’en perdîtes pas en cours de route, car vous fûtes plus prudent que la demoiselle devant vous. Vos seins, si petits soient-ils, vous déséquilibraient passablement, aussi entrechoquiez-vous souvent les têtes de vos deux skis en souhaitant faire du chasse-neige. Cela faisait un bruit sourd et vous riiez souvent. Malgré votre manque d’assurance, la descente fut une bonne expérience. Folle, pleine de surprise et surtout, surtout, le plus drôle était le visage des deux moldus après cette course folle. Chacun avait mangé la neige, perdu la peau et aussi la vie, leurs traits figés dans une expression d’horreur profonde… Enfin pour ce que vous en voyiez, car leurs visages n’étaient plus reconnaissables. Tant pis !

- Et si nous allions déclencher une avalanche ? Ca fera une grannnde cascade blanche ! Nous prendrions notre pied !

- Mais quelle bonne idée ! Sauf que je prends déjà mon pied, regarde !

Sans un mot de plus, vous saisîtes votre pied dans votre main et rîtes ouvertement de votre blague. Evidemment elle n’avait pas voulu dire cela. Il vous fallait déclencher une avalanche d’abord et prendre votre pied dans votre main ensuitepour prouver que, malgré cette cascade de neige, votre équilibre n’était pas atteint.

Vous décidâtes de lui prendre la main et tranplanâtes au sommet d’une montagne. De là, l’avalanche était facile à déclencher ! Vos baguettes sorties, chacune de vous s’affaira à parer un côté de montagne d’un beau Bombarda Retardum. Cela vous laissait le temps de remonter paisiblement sur un sommet en face, et d’apprécier le spectacle.

La neige descendit, descendit, et descendit encore, à une vitesse folle. C’était si beau que votre bouche s’était ouverte pour ne plus se refermer, votre langue était sortie et la bave de l’admiration qui aurait dû couler du coin de vos lèvres avait gelé. Et ça brûlait.

Mais le plus beau était encore de voir la destruction du village dans lequel vous aviez pris les quelques moldus. Ouiiii ! Votre joie ne put rester à l’intérieur de vous-même. Vous sautâtes sur place, prenant dans votre main votre pied pour démontrer que votre équilibre était toujours parfait. Votre stalactite de bave fut bientôt brisée et vous gratifiâtes 28 d’une étreinte réjouie… et frigorifiée.

Viens, faut qu’on se réchauffe un peu...

Vous terminâtes par un baiser léger sur la joue de la demoiselle et un sourire resplendissant. C’était drôle les vacances avec 28
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Chloris Hareka
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Re: Europe de l'Ouest

Message par : Chloris Hareka, Sam 29 Avr 2017 - 22:41


Pas de réponses depuis plus d'un mois, si problèmes, MP moi Wink
RP Privé avec Arya Chamelet, la plus belle de toute. Son LA m'est offert

Deux vies qui s'emmêlent et s'achèvent au crépuscule.




Nous sommes en France depuis une semaine. Nous n'avons prévenu personne. Ici, aujourd'hui, nous sommes dans le plus bel endroit au monde. Nous sommes sur un phare, les derniers rayons du soleil nous léchant les pieds. En plein océan, à quelques kilomètres des côtes bretonnes. Assez loin pour ne plus les voir. Assez loin pour ne plus apercevoir le monde et les Hommes. Le moment le plus merveilleux de cette vie. Je regarde l'horizon. Je regarde la frontière entre la mer et le ciel. Si fine. Je nous vois là bas. Près du soleil, près de la mer. Entre deux mondes. Penchant pour la mort. La vie est lourde. La mort est légère, superficiel. J'aime la vie mais moins que la mort.

France, pays de mon enfance. La soirée avec les crevures m'avais décidé à partir loin de Poudlard. Je ne voulais pas crever bêtement. J'étais partie deux petites semaines après, en ne prévenant qu'Arya qui devait me rejoindre prochainement. Nos retrouvailles pour notre projet furent émouvantes. La bataille à Poudlard avait comme recommencé avec une attaque de la part toujours des mêmes plus des élèves sous sort impardonnable, comme elle par exemple. Mais je lui pardonnais. Elle n'étais pas consciente, je le savais. Je souriais. J'étais partie avant ces choses là. J'avais évité le pire. Comme quoi cette misérable école n'était que misère et danger. Comme notre monde. Comme une lâche, je partais avant tout cela. Je ne voulais pas voir ça. Je fuyais.

Notre projet printemps de l'hiver pouvait commencer. On pouvait vivre comme bon nous semblait. Arya. On est enfin libre ! En France, chez moi, en haut d'un phare, toutes les deux, au crépuscule. N'étais-ce pas la meilleure des choses dans ce monde ? Arya. Combien de fois devrais-je te répéter que je t'aime et que tu es la plus belle chose qui me soit arrivée dans ma vie ? Ma belle. Ma douce. La sœur jumelle que je n'ai jamais eu. Les tout derniers rayons de soleil s'accrochent désespérément à la mer pour rester mais rien. Ils finiront par mourir sous l'eau. Ma lumière à moi. Mon Arya. Je suis accoudée à la rambarde. Je regarde le soleil faire le grand plongeon. J'ai déposé mes animaux sur terre. J'ai laissé mes boules de poils partir dans la nature. Ils sauront se débrouiller. J'ai demandé à ce qu'on les désillusionne. Nous sommes ensuite arrivé là et mes boules de plumes n'ont pas voulu rester avec les autres. Mon Augurey et ma chouette se tiennent aussi sur la tige de fer. Ils savent aussi. Ma chouette se serre contre mon autre oiseau. Ils se tiennent chaud alors que mon Augurey panique. Je sais qu'il a peur. Il est terrifié. Je retourne la tête pour lui adresser un immense sourire comme je n'en avais pas fait depuis quelques mois. Je m'approche et les caresse, tous les deux. Je leur chuchote de rester ensemble et fort. Que je les aimerai toujours. Mon phénix Irlandais pousse un petit cri de désespoir. Une plainte courte. Je suis heureuse. Je continue de prendre soin d'eux. Ce sont les seuls qui me regretteront.

Derrière moi je ne laisse personne. Ma famille ? Non. Il s'est produit l'inimaginable qui a pu me pousser à tout accélérer. Ils ont déménagé. Ne laissant qu'une lettre de ma mère retrouvé dans ma chambre. Cette lettre m'annonçait que j'avais une cousine à Poudlard. Que ma mère avait une sœur caché. Qu'elle m'aimait plus que tout et qu'elle veillait sur moi d'en haut. J'avais pleuré longuement. J'étais restée dans la maison près de cinq heures à pleurer toutes les larmes de mon corps. Mon père et ma sœur étaient partis sans un mot pour me dire où les retrouver. J'étais seule. Seule. Plus que jamais. Ma mère m'avait dit dans sa lettre qu'elle connaissait mon père, assez pour savoir qu'il partirait loin de cette maison qui lui rappelait tout. Mais elle ne savait pas qu'il partirait sans moi. La tristesse et la douleur étaient incomparable. Indescriptible. Ils laissaient derrière eux leur fille de 13 ans. Je sais que dans ma tête j'en ai largement plus. Mais mes parents étaient-ils donc assez irresponsables pour me laisser ? Ou... M'aimaient-ils vraiment ? La question me rentra dans une crise de colère tel que je m'étais réveillée deux heures plus tard, les mains dégoulinantes de sang à force de frapper le mur et une voix éraillée par les cris de douleur. J'étais seule. Plus rien ne me retenais. J'étais plus libre mais seule.

Mon choix était fait. Je partais loin de tout ça. Loin de ma souffrance. J'aimais Arya. Je t'aime encore maintenant. Tu ne peux pas vivre sans moi. Tu ne te sens plus non plus à ta place. Tu me suis, un accord commun. En fait, tu n'es pas suiveuse ou leadeuse, nous sommes ensemble, au même plan de notre vie, au même endroit. Nous sommes côtes à côtes. Je reviens vers toi. Je te prends dans mes bras. Je te serre un peu. Une larme furtive glisse à force de ressasser ce souvenir. Je la sèche d'un revers de manche et te lâche doucement en te regardant. Je me perds dans tes yeux. Rétrospective de ma propre vie. Comme si tout était réel.


Je tiens un petit chat dans mes bras. Je me souviens de lui. Phiphi. J'avais trois ans quand je l'ai eu. Ils étaient mon compagnon de jeux. Je l'emmenais partout avec moi. Ce chat était l'amour de ma vie. Il me suivait partout, je le câlinais, il dormait avec moi. Il était mon protecteur. Maintenant en y réfléchissant, il est fort probable que ça ai été un fléreur. Nous nous aimions.
Je cours à travers la maison en entendant la porte s'ouvrir, maman revient enfin ! Papa me prends dans ses bras comme une petite fille alors que je suis grande. Ma mère a les traits tirées, elle est un peu fatiguée. Dans les bras de mon père, je distingue enfin un bébé dans les bras de ma maman. Une petite sœur magnifique. Angélique. Je tends les bras vers elle. Favonius s'approche de Flore. Je rencontre Séléné pour la première fois. Je souris de toutes mes dents qu'il me reste. Je tends ma main pour caresser ses cheveux. Une petite main prends moi doigt et le serre fraternellement. Elle partage ma vie désormais. Elle est la plus belle de toute. Je suis fière.
Je regarde le corps sans vie. Les larmes roulent, laissant un sillon épais. Je caresse les poils doux de mon amour. Il était encore chaud. Phiphi venait de mourir. Il respira une dernière fois devant moi avant de s'éteindre définitivement.
Une hibou se pose, une lettre au bec. La nouvelle tombe, je ne suis pas humaine. Je suis sorcière. Je pense à une farce, maman aussi. Puis une autre lettre arrive. Un homme vient finalement nous voir. Il nous explique la situation. Je ne comprends pas tout. Je savais que j'avais toujours été bizarre. J'avais déjà fait voler un petit cheval avec des ailes en jouet. Mais je n'avais rien dit. Je vais rentrée dans une école en France.
Un taux de naissance trop élevé nous apprend que je dois aller en Angleterre pour mes études. Je suis encore plus heureuse ! Je dois rejoindre une école prestigieuse et connue de tous. Poudlard. Je suis insouciante et innocente.
Mon premier jour. Le plus merveilleux. J'arrive et je suis ébahie par tout ce qui m'entoure. Je ne fixe pas mon regard. Je regarde partout autour de moi. Nous rentrons dans la bâtisse, je suis envoyé à Gryffondor. Une belle maison. J'ai entendu le chant d'un vieux chapeau et j'étais étonnée. Tout ceci était tellement irréel pour moi. La maison me correspond bien. J'aurais pu aussi être envoyé à Poufsouffle mais les Gryffondor me plaisent. Ils m'accrochent. Je sens les atomes crochues.
Je te rencontre. Tu es magique et époustouflante. Tes lettres étaient belles, j'avais aussi accroché avec toi mais là en vrai, c'est hallucinant. Je t'aime déjà. Je me lie à toi. Je ne veux pas qu'on se sépare un jour. Ce n'est pas arrivé et heureusement. Je n'aurais pas survécu jusque là sinon. Nous sommes ensemble à une table. On rit si fort que les gens ne comprennent pas. Kohane s'est trompé et on a eu le droit à un Jetseitou. Je m'en souviens encore tellement nous riions pour des choses folles. Ton sourire magnifique illumine mon cœur, encore maintenant. Je souris de plus belle dans le présent en me rappelant des vannes que nous avions faites. Les extra-terrestre qui mettait le chauffage à fond, la faute des ours blanc qui prenait notre glace, cette histoire de champagne et de licorne, le complot des tables contre les chaises, le bois de Jupiter de nos amis les grumpf exilé là bas et qui nous ramenait parfois du bois. J'en ris encore aujourd'hui. Je t'aimais déjà à ce moment là.
Je le rencontre. Lui. Je le voix dans la salle commune. Il me parle un peu. Le quidditch recrute. Notre équipe à besoin de nous. Le beau jeune homme m'apprend l'art de monter sur un balai et me rattrape alors que je tombe dans un chute désespéré. Puis tout commence à la bibliothèque. Je tombe encore, il me rattrape. On se sauve comme des enfants en riant. On se cale contre des poteaux. On parle et il m'embrasse.
Je la rencontre. Cette rouquine serveuse qui sourit tout le temps. Cette adorable fille. Elle me fait sourire aussi. Je la croise parfois à Poudlard, elle est de chez nous.
Je la rencontre. Cette sorcière aux allures froides qui me dépatouille des griffes de gamines. Je la remercie, elle me sauve encore une fois. Elle m'apprend la vie. Elle est belle. Et forte. Je l'admire comme ma mère...
Je la rencontre aussi, ma deuxième mentor. Nous parlons des moldus longtemps auprès de lac avant de partir. Sa mère est une amie à la mienne. On se retrouve chez moi et on parle. Je suis heureuse de passer du temps avec elle. Elle aussi je l'adore. Elle me serre contre elle quand je pleure devant le monde.
Je fais sa connaissance dans un entrepôt, nous courons pour échapper à deux mecs bourrés. On rient, enfin pas sur le coup, on se sépare et on se retrouve des années plus tard, moi sur son fauteuil de bureau à parler du suicide de ma maman. Elle m'apaise. Elle est douce comme fille.
Je fais la rencontre de cet homme misérable. Alcoolo et dépendant à la drogue. Il me dégoûte en me sauvant. Je l'aime. Ou du moins c'est ce que je croyais. Mais c'est une enflure. Il se sert de moi pour arriver à ses fins. Je secoue la tête. Je passe ce souvenir là.
Je rencontre cette fille dans mon dortoir. Elle le partage avec moi. Nous et nous animaux c'est une grande histoire d'amour. Elle devient préfète et je suis fière d'elle. Notre chambre devient une ménagerie mais c'est drôle. Je l'aime bien aussi cette rousse.


Je ressors. J'en ai vu assez pour le moment. Place au présent. Je détourne le regard. Les rayons de soleil tombent un peu plus. Nous ne sommes pas encore au crépuscule. Je prends ta main. Je respire longuement. Je parle "Arya. Je suis heureuse maintenant. Je t'aime depuis le début. Tu as toujours été celle qui faisait battre mon coeur. Ma soeur. Je t'aime tellement. Comment décrire l'amour que je te porte ? Plus que fraternel, plus qu'amical, il est même plus fort que l'amour." Je marque une pause en méditant mes souvenirs rapidement.

Ne pas RP s'il vous plaît, sujet très important.
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Ciarán A. Merrow
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Re: Europe de l'Ouest

Message par : Ciarán A. Merrow, Dim 27 Aoû 2017 - 21:55




RP unique.


Quelque chose de bleu


Une respiration lente et régulière. Tac, tac, tac. Le bruit d'un corps encore endormi qui se meut délicatement sous des draps fraîchement lavés. Tac, tac, tac. Les rayons du soleil qui pointent le bout de leur nez à travers des rideaux mal fermés. Tac, tac, tac. Ce bruit persistant et lointain, qui semble se rapprocher chaque seconde un peu plus. Tac, tac, tac. Le visage angélique d'une jeune femme brune apparaît soudain. Tac, tac, tac. Ses paupières, encore fermées, s'ouvrent peu à peu pour laisser place à des pupilles dorées, semblables à un trésor que tant d'hommes ont du déjà convoiter.

L'avantage d'être une vélane, c'était que la beauté, dans son état le plus pur, imprégnait toujours chaque partie de son corps. Même au réveil.  Chaque membre qui la formait était beau. Chaque courbe, chaque trait, semblait avoir été dessiné pour former un être parfait. À quelque chose prêt, Chloé Greenwood l'était, parfaite. En tout cas, de l'extérieur, nul doute n'était permis.

Peu à peu, cette dernière reprenait possession de son corps qui se réveillait au rythme du bruit insupportable qui l'avait sortie de son sommeil profond. La jeune femme poussa un long soupir, les cheveux en bataille. Elle ouvrit ses rideaux, laissa quelques secondes le soleil chatouiller son visage, et ouvrit la fenêtre à la chouette de l'autre côté de la vitre. Elle commençait à s'impatienter. Chloé ne l'avait jamais vue auparavant. Des reflets roux sur ses ailes, on aurait pu croire qu'elle prendrait feu d'une minute à l'autre, avec l’astre perçant qui brûlait ses plumes. Mais non. L'animal se contenta de déposer une lettre sur le lit de la Greenwood, puis de la regarder, en attente d'une récompense pour la mission qu'elle venait de remplir. Comprenant que salaire ne viendrait jamais, elle repartit d'un air vexé de là où elle venait, et s'envola dans un mouvement d'ailes bruyant.

La vélane était encore à moitié endormie lorsqu'elle déplia le papier, froissé par le voyage. La lettre venait de France, et était écrite dans un anglais approximatif.

Spoiler:
 

Nouveau soupir. La Greenwood n'avait pas prévu de voir ses vacances gangrainées par les derniers restes de sa famille. Elle n'avait pas prévu de passer son séjour en France, mais ne pouvait pas y échapper. Après tout, elle n'avait jamais visité ce fameux manoir français, et était encore à la recherche de réponses concernant la mort de sa mère et de l'abandon de son père. Elle voulait aussi comprendre plus que tout pourquoi ils avaient tous deux décidé de lui cacher leur adhésion à l'ordre noir des Mangemorts.

Il ne lui fallut pas longtemps pour préparer ses affaires et enfourcher son balais.
Le lendemain, elle était arrivée sur l'Hexagone, à l'adresse indiquée sur le courrier, situé dans l’ouest de la France, quelque part dans la campagne bretonne.

Le manoir était comme elle l'avait vu sur les photos. Immense. Gigantesque. Construit avec un goût français qui ne pouvait pas être négligé. Des pierres apparentes sur les murs épais qui devaient abriter la fraîcheur des pièces, même pendant des journées caniculaires comme celles-là. Un toit en ardoise grise qui rappelait les maisons françaises de la Bretagne. Des dizaines de fenêtres témoignant d'un très grand nombre de chambres. Un parterre de fleurs coloré et aux odeurs estivales qui longeait les murs. Un chemin de cailloux beiges qui menait jusqu'à l'entrée principale. Et tout autour, de l’herbe si verte qu’on aurait presque pu en manger. Il ne manquait rien au paysage, même pas ce ciel bleu qui faisait ressortir toute la beauté du lieu, pourtant peu habituel dans la région.

Chloé frappa. Un coup, deux coups. Une petite fille blonde vient lui ouvrir avant que le couple Deschamps ne lui indique l'endroit où dormaient tous ces souvenirs. La Greenwood monta donc dans un grand grenier poussiéreux, aux lattes de parquet cassées de ci-de là. Une odeur de vieux envahit ses narines. Des anciens livres qui avaient pris l'humidité des froides journées d'hiver, des photos jaunies par le temps, des vieux vêtements couverts de toiles d'araignées... Il y avait tellement de choses que Chloé ne savait pas par où commencer. Mais son instinct l'amena rapidement vers une petite boîte, qui ressemblait étrangement à celle qu'elle avait retrouvé dans la maison de son enfance. Celle où avait été enfermée la preuve que ses parents étaient  Mangemorts. Celle qui avait marqué le début de tout, et surtout celle qui avait entraîné son passage au rien. La vélane la saisit entre ses mains tremblantes. Son coeur battait la chamade. Qu'allait-elle encore découvrir?

Les premiers courriers sur le haut étaient trop abîmés pour qu'on puisse les lire. L'eau s'était infiltrée dans la boîte et avait effacé leur contenu. Mais il y avait une missive qui ressortait. L'encre était encore intacte, comme protégée par un sortilège magique. Les mots étaient cependant tellement mal écrits qu'ils étaient presque illisibles. Mais, surtout, elle n'était pas signée, et n'avait pas non plus de destinataire. Chloé posa le coffret et commença à lire.

Spoiler:
 

La Greenwood ouvrit des yeux ronds. Elle tourna la lettre pour s'assurer qu'il n'y avait pas de verso, puis la relut à nouveau. Sans n'y rien comprendre. Elle laissa les mots vagabonder sous ses yeux, attendit encore et encore, dans l'espoir que quelqu'un lui explique le contenu de ce qu'elle venait de découvrir. Elle s'assit, se releva, mit la lettre à la lumière, lança des sortilèges pour tenter de révéler des phrases cachées. Mais rien ne se produisit jamais. Et pourtant. Elle ne croyait pas une seule seconde à la folie de son expéditeur. Sinon, l'encre n'aurait pas été volontairement préservée. Il y avait quelque chose là-dessous qu'il fallait qu'elle découvre.

Elle vida toute la boîte, mais elle n'y trouva aucune explication. Fouilla ensuite le grenier pendant deux heures, à la recherche d'un indice supplémentaire, mais resta sur sa faim.

Persuadée qu'elle ne trouverait rien dans cette baraque, elle redescendit pour retrouver les Deschamps et les remercier. Le bout de papier était dans sa main, et l’ancienne Serdaigle restait bloquée sur la dernière phrase. « Gloire pour toi. » Il n’y avait pourtant rien de patriotique dans le reste de la lettre. Toujours dans ses pensées, elle prit néanmoins le temps de se concentrer sur l’instant présent.  

— Il n'y a rien à garder, là-haut. Je ne veux pas m'encombrer de tout ça. Servez-vous si l'envie vous prend. Et merci de m'avoir contactée. J'espère que la maison vous convient...

La barrière de la langue était forte, alors la femme de la maison se satisfit d'un simple sourire et se leva pour la raccompagner. À l'étage, le mari hurla en français:

— Au fait chérie, tu as vu? La maison de la vieille Gloire à côté, elle est à vendre aussi! À croire que toute les grandes familles de sorciers se débarrassent de leurs secr...

Sa tête apparut en haut de l'escalier. Il ne pensait certainement pas trouver la Greenwood dans son salon et lui lança un regard gêné, tentant de se justifier avec son fort accent:

— Vous devriez aller jeter un œil, cette maison est vraiment magnifique. Plus personne n'y habite depuis longtemps... Peut être que ça pourrait vous intéresser d'investir?  

Chloé laissa planer un silence qui dura quelques instants. Elle réfléchissait toujours à cette phrase. Devant son absence de réaction, le mari reprit la parole:

— En tous cas, si vous voulez rester dormir, vous pouvez passer la nuit ici sans problème...  

La vélane leur sourit.

— C'est gentil, mais vous avez raison, je pense que je vais aller jeter un œil à la maison d'à côté. Merci de votre temps.

Elle se laissa raccompagner jusqu'à la sortie, fit un geste de la main en s'éloignant, et pressa le pas jusqu'à la maison de cette fameuse Gloire. Elle était persuadée que l'écho entre ce prénom et les derniers mots de la lettre qu'elle venait juste de lire n'étaient pas dus au hasard. Une résonance qui avait allumé quelque chose dans sa tête, sans pour autant la persuader que cette piste pourrait la mener quelque part. Sauf qu’elle n’avait rien à perdre à essayer. Parcourant les quelques mètres qui la séparaient de la maison voisine, la vélane se laissa simplement guider par un étrange pressentiment.

•••

Le mari Deschamps n’avait pas menti à propos de l’habitation. Là encore, l’architecture était typiquement française. Une toiture toujours couleur cendre, mais une maison beaucoup plus simple et bien moins impressionnante que le manoir. Les murs de pierres étaient totalement visibles depuis la route abîmée et plus elle s’approchait, plus Chloé se demandait comment quoi que ce soit de magique pouvait être caché ici. Tout était trop calme et trop parfait. Et puis, il aurait été beaucoup trop simple de trouver des réponses ici. Pour une fois, son instinct avait du la tromper.

Elle s’en persuadait en observant l’herbe coupée au millimètre près. Pas un brin ne dépassait l’autre. Elle s’en persuadait aussi lorsqu'elle regarda à travers la fenêtre, apercevant posé, sur une table, un bouquet de marguerites qui semblaient fraîchement cueillies. Elle imaginait sans mal une famille vivre ici. Elle imaginait la maman, jouer avec les enfants sur le tapis, près de la télévision, du côté opposé à la baie vitrée à travers laquelle elle lorgnait. Elle imaginait le père cuisiner pendant ce temps là, sortir les ingrédients un à un du placard sur sa droite. Chloé sentait presque des odeurs épicées arriver à ses narines… jusqu’a ce qu’elle se rende compte que, si la maison n’était pas habitée depuis longtemps, aucun meuble n’aurait du s’y trouver. Encore moins un bouquet de marguerites, qui possédaient encore chacune de leurs pétales.

La jeune femme s’éloigna de la fenêtre et regarda autour d’elle. Personne n’était dans les environs, mais tout semblait avoir été calculé pour que l’on pense que le domaine était habité.

Dans un geste lent, elle se déplaça vers la porte d’entrée, et sortit sa baguette, dissimulée à l’intérieur de sa veste par habitude. La sorcière allait tenter quelque chose de complètement absurde. Si le lieu renfermait bien autant de secrets qu’elle le pensait, elle ne réussirait jamais à l’ouvrir d’un simple coup de baguette magique. Et pourtant… Elle informula un Alohomora, suivit d’un clic sonore qui déverrouilla la porte. Plus le temps passait, et plus les évènements se couvraient d’un voile mystique, doublé d’étrangeté.

Si ses expériences d’ancienne professeur de défense contre les forces du mal, d’ancienne Mangemort et surtout d’ancienne Auror lui avaient bien appris une leçon, c’était que jamais une quête ne pouvait se résoudre aussi simplement.

En tout cas, pas sans en payer le prix derrière.

Elle s’aventura prudemment à l’intérieur de la bâtisse, ferma la porte derrière elle en guise de réflexe. Si qui que ce soit la rejoignait, au moins, elle l’entendrait. Plus la jeune femme s’éloignait de l’extérieur, plus elle observait. Tentant de s’imprégner de chaque son, de chaque filet de lumière. Chaque élément qu’elle touchait. Tout pouvait arriver. Elle en était consciente.

Alors, bien sûr, elle n’y échappa pas. Le fameux « tout » arriva lorsque, dans un mouvement brusque, elle renversa un vase en porcelaine, soigneusement posé sur un meuble en bois massif. Son coeur manqua plusieurs battements tant elle se fit peur toute seule. Mais il s’arrêta presque lorsqu’elle vit, ensuite, chaque élément de la maison se transformer en des dizaines de petites odieuses créatures vivantes qui se précipitaient sur elle. Les tiroirs s’étendaient en des petits bras courts. Les poignées devenaient des yeux vitreux. Le canapé se réduisit pour se recroqueviller en une masse informe.

Son sang ne fit qu’un tour, d’autant qu’elle ne savait pas ce qui l’attaquait. Les bestioles, avec leur mètre de hauteur, possédaient des dents pointues pleines de salive, dégoulinant sur le sol. Des pustules purulents envahissaient leur corps, et les boules globuleuses qui leur servaient d’yeux toisaient la vélane avec une haine non dissimulée. L’un des monstres sauta sur Chloé avant qu’elle ne puisse faire usage de sa baguette. Tombant bruyamment sur le sol, l’ex Mangemort tenta de se retourner sur le côté pour inverser le rapport de force, mais l’ignoble chose devait peser près de 60 kilos, l’empêchant de tout mouvement. L’esprit de Chloé s’animait. Elle ne redoutait qu’une seule chose en cet instant: que les autres bestioles enragées ne lui arrivent dessus.

Le regard dirigé de force vers le plafond, la jeune femme remarqua que les meubles n’étaient pas les seuls à s’être transformés. Les murs de la maison, d’ordinaire d’un blanc pur, étaient désormais recouverts d’une moisissure verdâtre répugnante. Sous son corps, le sol collait, et elle sentait un liquide visqueux empreindre ses doigts.

Pour la première fois depuis longtemps, Chloé était coincée, sans même savoir pourquoi elle s’était mise dans cette position. Sans même savoir ce qu’elle était venue chercher en premier lieu. Quelque part dans sa tête s’afficha furtivement le mot « abandonner ». Elle qui était censée être en vacances, réalisa subitement qu’elle pourrait perdre la vie à cause de sa stupidité. À cause de sa curiosité. Elle se sentait fatiguée. Encore une fois, les secrets de sa famille la mettaient en danger. Alors qu’elle commençait à renoncer à tout effort, une petite voix résonna dans sa tête. Se faisant plus forte à mesure que ses membres fondaient sur le sol.

Si ces créatures étaient apparues, c’était bien pour une raison, non? Que protégeaient-elles exactement? Rapidement, l’instinct de Chloé reprit vie. Du bout des doigts, elle parvint à attraper sa baguette, tombée un peu plus loin. Renoncer? Ça ne lui ressemblait pas.

— Commutatio Loco!

Elle savait qu’il s’agissait d’un sort compliqué, mais son passé lui avait permis à plusieurs reprises d’apprendre à l’utiliser sur les plus lourds de ses ennemis. Et c’était la seule solution qu’elle avait pour se séparer de l’étreinte de la bête qui l’empêchait de se mouvoir. La vélane sentit immédiatement son corps se transporter, dans une désagréable sensation de mouvement qui lui donna la nausée. Voilà en partie pourquoi elle n’avait jamais voulu apprendre à transplaner. Elle avait toujours eu du mal lorsqu’il s’agissait d’un transport par voie magique. Néanmoins, elle comprit qu’elle avait réussi lorsqu’elle se retrouva sur la créature, les mains serrées autour de son énorme cou presque inexistant. Son bras droit lui fit mal lorsqu'elle voulut braquer sa baguette magique sur la bestiole, qui avait au préalable planté ses énormes griffures dans le muscle de la jeune femme. Elle changea de main, puis prononça un « Curo as Velnus » pour apaiser ses cris de douleurs. Immédiatement ensuite, elle adressa un « Reducto » à la chose. Un autre sortilège d’attaque aurait probablement blessé la jeune femme, tant elle en était proche.

Immédiatement, elle se retourna. Tout s’était passé très vite. Avant que les autres créatures ne l’atteignent, elle lança un « Confringo » en plein milieu du groupe. L’explosion provoqua un souffle qui brûla certaines parties de son corps, détruisant en même temps chacune des masses informes qui avaient voulu l’attaquer. Ne restait plus sur le sol que le résultat gluant de leurs pustules qui avaient éclaté.
La jeune femme prit quelques secondes pour se remettre de ce qui venait de lui arriver. Elle avait beau avoir été confrontée à des sorciers bien plus tenaces, elle s’était surprise elle-même par son manque de volonté. Peut-être était-ce d’ailleurs ce qui l’avait le plus effrayée.

Faisant bien attention à chacun de ses pas, elle inspecta le bâtiment, plutôt comparable à une ruine, maintenant que son véritable aspect s’était révélé. Elle n’avait plus rien de la maison parfaite dans laquelle la jeune femme avait pénétré, et n’était plus qu’un amas de poussière et de saleté. Une odeur pestilentielle parvint à ses narines, et la vélane dut réprimer un haut le coeur. Au fond d’elle, elle savait qu’elle devait suivre ce relent, malgré le dégoût que cela lui inspirait. Toujours les doigts serrés autour de sa baguette, elle monta de grands escaliers défoncés, et arriva jusqu’à une nouvelle pièce. Vide. Réelle, cette fois-ci.

Là, une autre boite. Étrangement familière.

Chloé croyait réellement que son coeur allait finir par percer sa poitrine. Elle s’approcha doucement et s’assit sur le sol sale. Ses doigts prirent délicatement possession du coffret.

Une lettre se trouvait à l’intérieur. La troisième. Ainsi qu’une broche argentée en forme d’aigle, surplombée de diamants bleus qui semblaient avoir perdu toute leur brillance et dont certains avaient même disparu. L’un des côtés de l’objet était noirci. La Greenwood ne pouvait plus attendre et déplia le papier froissé. L’écriture qu’elle y reconnu fit naître en elle un frisson qui parcouru chaque parcelle de son corps.

C’était son père qui l’avait écrite. Ce même géniteur qui l’avait abandonnée à l’aube de ses 11 ans, alors qu’elle venait de perdre sa mère et de recevoir un courrier de Poudlard.

Spoiler:
 


La Greenwood fit une pause dans sa lecture, prenant soudain conscience des larmes qui caressaient ses joues dans un torrent silencieux. Elle savait déjà ce qu’elle allait lire ensuite.

Spoiler:
 

Mais Chloé ne voulait plus comprendre. À travers elle, le souvenir encore vivant de sa mère mourut à son tour. Dans un dernier souffle, elle laissa son corps de vélane tomber sur le sol. Les yeux fermés. Les poings serrés.

C’était la lettre de trop. La vérité qui faisait déborder les larmes.

••• fin •••
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Jude Werther
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Re: Europe de l'Ouest

Message par : Jude Werther, Lun 2 Oct 2017 - 20:23


RP UNIQUE



Ma main file entre les liens éparses de la chaleur qui s'efface.
La clameur de la ville s'esclaffe.
Les touristes moldus capturent les instants de leurs appareils photos figés.
Lorsque j'ai été relâchée, j'ai senti le rire m'envahir, la danse me pousser, me retrouver, et le ciel se faire moins lourd.
Pourtant je grignote mes pas, et la réalité, tranquillement, vient se replacer à sa juste place.

Tu as l'impression que tes épaules ne peuvent plus tout contenir, dit la petite fille qui se nomme Mouette. Tu es livide comme un cadavre. Est-ce que tu ne deviens pas cadavre, toi-même ? Ne deviens pas superglue fixée à ces pavés morbides.
La petite fille qui se nomme mouette me pousse et je menace de tomber.

Nous continuons notre labyrinthe dans la ville pour trouver notre issue de secours.
Tu es en colère. Tu as le droit, ne crois-tu pas ?
Je ne sais pas... Je n'arrive pas à savoir si c'est si grave que ça en a l'air.
Tu te laisses donc avoir, comme les autres...
Par quoi, comme qui ?
Sors ton portable et relis les messages.


Je sors mon portable et relis les messages.
Citation :
C'est ce qu'on appelle...

Je sors une cigarette. Je bouffe toute sa fumée et toute sa crasse. Il y a tout un poids lourd qui menace de me faire couler. Mais nous avançons.

Mais tu vois, tu n'es plus seule. Le pire est passé. Personne ne te feras plus de mal.
Comment vraiment le savoir ? Ma poitrine menace d'exploser. Je ne sais pas pourquoi. Je ne sais pas pourquoi cette chaleur de honte m'envahit. On passe près d'une vitrine où des préservatifs serpentinent. Je regarde les pans de ma robe jaune et de ses motifs orangés soleil du bonheur qui couvrent mes jambes jusqu'à mes chevilles. Mon poncho gris et feu cache le haut de cette robe, de cette robe, de cette robe, de cet-

Est-ce que tu n'as pas envie de réécouter la musique ? Cette musique que tu mettais y'a un mois.

Je sors mon casque. Il y a un peu moins d'un mois, ce matin où je suis partie avec mon gros sac à dos et le strict minimum. L'excitation du voyage, la prise de risque, l'énergie qui défile. Défiler de ville en ville, de nouveaux découvrement de ciels. De nouveaux rires et de nouvelles langues. La musique résonne et apaise la peur qui me ronge et me poursuis comme une vipère. Pourtant il n'y a plus que la peur, plus que l'envie de se foutre sous la couette, la couette de son lit, de son lit à soi, à soi seul, seul enfermé, enfermé dans la bulle, et la bulle, loin d'ici. Sueur froide, sueur chaude. Je ne sais plus s'il fait froid ou chaud en cette fin d'août. Je ne suis plus que mes pieds qui suintent dans les chaussures noires de taille 39 faites à lacets - toi aussi, tu te demandes à quoi ça sert, de savoir si j'avais des chaussures noires à lacets ou à scratch, si elles étaient noires ou grises ou vertes, mais - à lacets avec des chaussettes noires, avec cette chaînette rose que j'ai accroché qui me vient du pays de mes parents.

Dans mon portable, il y a une photo, et sur cette photo, il y a quelque chose que j'aimerai expulser.

Oui.

Je l'expulse contre sa face écrasée, je l'expulse contre ses yeux exorbités, je l'expulse contre l'ignorance, je l'expulse contre la bêtise, je l'expulse contre le machisme, je l'expulse contre la haine ! je l'expulse, je l'expulse contre ma gentillesse, contre mes peurs et mon idéalisation. Des gerbes de feu jaillissent. Sont-elles dans mon esprit ou face à moi tout de suite, ces gerbes de flammes qui enflamment tout, ces gerbes qui absorbent -

Tu bouillonnes. Tu te sens misérable et tu ne sais plus si c'est à toi ou si c'est à lui que tu en veux le plus. Mais ce n'est pas ici que tu peux tout détruire. Ici, tu n'es pas encore en sûreté. Tu sens qu'il te faut être dans le bus, et que le bus démarre, et dépasser les portes d'Amsterdam pour être définitivement à l'abri.

Et je me calme. Je fais le vide. Je suis vide, je suis une crevasse - vide. Je suis une coquille sans chair, une coquille qui avance plus vite qu'un escargot. Il y a une mouette en petite fille, ou une petite fille en mouette, qui me tient la main. Sa main est chaude, d'une chaleur protectrice.

J'ai envie de faire pipi.
J'ai envie d'y aller, et avec mon gros sac et la peur d'être vue entre deux voitures, il y a fuite. Ca coule. Ca coule, pas comme un ruisseau, il n'y a pas de métaphore pour décrire une jeune femme qui se pisse dessus parce qu'elle n'arrive plus à retenir grand chose. Parce que les métaphores sont nos vies, elles sont aussi ce vide qui nous habite.

Ma petite Jude.

La petite fille mouette s'arrête. Elle me regarde de ses grands yeux dorés.
La pluie roule sur ses joues ; elle ne cherche pas à les cacher.
Elle ne lâche pas ma main.
Peut être que si elle pleure, moi aussi, je le peux.
Pourtant mes yeux sont secs comme des raisins.
Peut être sont-ils vides eux aussi.
Deux coquilles ; violées.

-

Vous n'avez pas l'air bien, depuis la dernière fois... Je vais vous le redire. Vous n'avez pas à avoir honte ; vous êtes une victime.

La petite fille qui se nomme Mouette me tient la main. Je souris au brigadier sans vraiment lui sourire. Une sorte de sourire désolé à moitié figé. Une vague de chaleur tourbillonesque monte en moi, une forme de colère et de tristesse envers et contre toustes.
Il fait son boulot, Jude. Toutes ces questions, c'est pas qu'il ne croit pas à notre histoire. C'est protocolaire. Regarde ses yeux et ses mains.

Je regarde ses yeux et ses mains.

Et je vois sa colère à lui. Je vois la colère qui le ronge et qui se mêle à la mienne.
Colère fulgurante. Cette situation, ces situations, du système juridique qui, à l'audition, font se sentir les victimes comme des coupables, viennent s'immiscer, s'insinuer dans la vie privée, viennent rompre ces liens, cette liberté, ce droit d'être, ce droit d'être sans être jugée, ce droit de vivre !
Un ouragan qui vient l'arracher à ses tripes.

Je descends et retrouve la rue, libérée de cette pression et de cet immense bâtiment encastré dans le bitume, aux barreaux et aux uniformes bleutés. Nous rentrons à la maison à pied, en passant par un potager de rue. Je pose mes mains dans la terre. Le flux qui nous reliait me semble dissipé.

Soupir.

J'ouvre le nouveau livre en rentrant.
C'est fou ces liaisons entre Murakami et Kundera. J'aurai voulu m'asseoir dîner avec eux. Je me laisse alors choir dans une nouvelle aventure. Glisser tête la première dans de nouveaux univers. Loin de l'attente dans laquelle j'ai été projetée. Est-ce l'attente ? De quoi au juste ?

Choisir d'être, c'est perdre un bout. Laisser couler cette bribe, s'accrocher à une autre.

Tu te retournes. Peux-tu imaginer la multitude de ces instants de vie et de rencontres qui sont là, derrière ? Juste être, juste inspirer, juste écouter, c'est modifier chaque seconde de ton existence. Tu savoures ce moment ; qu'en serait-il si tu t'étais laissé engluer dans cette autre dimension ?
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