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Europe de l'Ouest
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Mangemort 28
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Re: Europe de l'Ouest

Message par : Mangemort 28, Lun 5 Déc 2016 - 21:51




Nous arborions ce matin une valise pleine - de capes, de vêtements noirs. Nous avions accepté le repos proposé par notre bon ami Traumatisme, que disons-nous, Trente-Neuf. Nous portions fièrement notre masque noir, alors que le Mangemort et nous allions, bras dessus, bras dessous, hors du Bastion, territoire de sécurité. L'idée était venue de se reposer sous les douces neiges des Alptes, et sans vraiment savoir pourquoi, nous avions orienté notre choix vers la partie italienne du massif, entraînant avec nous le matricule impair.

Le paysage splendide nous fait sourire derrière notre foulard soigneusement attaché. Nous adressons un sourire chaleureux à 39, qui, bien sur, ne peux pas le voir. Satisfaites, nous écoutions la joyeuse chanson du ténébreux : ou devrions nous dire, de la ténébreuse. Jamais le même, et pourtant toujours semblable, le matricule jouait de son physique et de ses lyrismes. Nous rions de bon cœur avant de prendre le bras de notre allié. Descendant un sentier à travers les neiges alpines, nous finissons par apercevoir un chalet de bois qui sent déjà le bon temps. Nous ouvrons la porte d'un geste hâtif de la main puis nous déposons le bagage dans l'entrée.

- Nous sommes vraiment de la plus belle des humeurs ! Un ou deux cadavres, et tout ira pour le mieux ! un grand sourire. Mais avant cela, nous proposons un bon thé ! Qui a dit qu'un mangemort en vacances n'appréciait pas les boissons chaudes ?

Nous gagnons la cuisine, fouinons un peu les placards jusqu'à trouver une casserole que nous remplissons d'eau chaude avant de la mettre sur le feu. Nous partons à la recherche de nos sachets de thé dans notre sac. Nous trouvons le tout. L'odeur est particulière, assez entêtante. Nous jetons un regard à la belle 39.

- Cette forme vous va très bien. petit compliment sincère.

Nous déposons deux tasses de thé sur la table. La prendra, la prendra pas ? Nous réfléchissions à nos activités prochaines. Massacre au petit village du coin ? Déclenchement d'avalanches ? Tuerie sur les pistes ? Beuverie dans les bars montagnards ? Qu'est-ce que deux Mangemorts mal-intentionnés pourraient bien fabriquer de leurs vacances ? Nous laissons nos idées obscènes derrière nous pour le moment. Nous ôtons notre foulard pour siroter notre thé aux herbes. Le masque encore bien en place, nous surveillons les réactions de la jolie 39.

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Re: Europe de l'Ouest

Message par : Mangemort 39, Dim 15 Jan 2017 - 16:47


Oui, vous y étiez. Et vous respiriez à pleins poumons l’air pur et glacé des montagnes. Et vous ouvriez grand vos yeux pour mémoriser chaque image. Vous, dont la mémoire avait souvent été parsemée de trous. Vous souhaitiez profiter. Et vous aviez la compagnie pour ce faire. Car 28, votre splendide acolyte, dont le mystère renforçait l’attraction – car il devait bien s’agir du seul matricule pour lequel vous ne connaissiez pas le visage – proposa un bon thé. Vous sourîtes et suivîtes ses pas au sein de la maisonnée.

Elle ne tarda pas à poser une tasse devant vous. Vous la prîtes et vous admirâtes vos doigts fins. La transformation était parfaite. Vous vous plaisiez de plus en plus dans ces changements permanents, et votre regard sur votre propre personne changeait du tout au tout. Fini le dégoût permanent de votre personne, vous vous trouviez enfin doué pour quelque chose. Oh, bien sûr, votre vie de tous les jours n’était pas aussi belle que celle que vous viviez masqué, mais il vous fallait consentir à quelques sacrifices.

En parlant de sacrifices, vous aviez frissonné lorsqu’elle avait mentionné les cadavres. Probablement car vous n’étiez pas de l’espèce de mangemort la plus radicale. Plus sûrement parce que vous n’aviez encore jamais tué autrement que par accident. Et puis d’ailleurs, pourquoi tuer tous les moldus si vous souhaitiez révéler le secret magique hum ? Vous secouiez la tête. La gorgée de thé chaud vous brûla la gorge et chassa votre frisson. Le compliment de 28 fendit vos lèvres d’un sourire en coin.

- Merci. J’ai beaucoup travaillé pour parvenir à ce résultat et je me trouve assez… sexy. Ca me donne envie de coucher avec moi, mais je suis le seul à pas pouvoir en profiter c’est déroutant.

Un petit coup d’œil vers vos pieds. Vous n’aviez pas assez de poitrine pour les masquer, mais la bosse que formait vos petits seins vous empêchait tout de même de tout voir. Vous fronciez les sourcils, passiez une main sur votre propre poitrine, et commenciez à penser à voix haute.

- Comment les filles font pour savoir si elles ont du bide ou pas ? C’est tout caché, c’est vachement frustrant nan ?

Oui en effet mais la nouvelle gorgée de thé vous apaisa les idées. D’ailleurs, le thé, vous aimiez. C’était chaud, ça brûlait un peu, ça vous donnait même envie de sauter partout. Ce que vous commenciez à faire, car vous n’étiez pas connu pour tenir en place très longtemps. Mais le pire était surtout que votre cerveau commençait à bouillonner d’idée. C’était la raison pour laquelle vous ne teniez plus en place.

- Ca y est ? maintenant qu’on est chaudes on va s’amuser ? J’aime bien faire du ski par exemple, ou de la luge, parce que ça va vite et c’est dangereux. Mais tout seul c’est triste je trouve… Nouvel instant de réflexion, deux doigts fins se posèrent sur votre doux visage, encadrant votre menton, votre joue également. Puis brusquement vous releviez la tête, et votre visage s’illumina en même temps que vous claquiez des doigts. JE SAIS ! On va skier sur des moldus tu veux bien ? Faut en trouver deux à peu près pareil pour que ça glisse mieux ! Pis si jamais y a des morceaux qui nous gênent on peut les tailler, c’est hyper artisanal comme ça ! Allez viens !

Si vous n’aviez jamais été bien conscient de tuer, des idées comme celles-ci n’étaient généralement pas très bonnes pour ces pauvres moldus. Enfin, qu’importe, leurs vies n’était pas si importantes. En attendant, vous aviez pris la main de votre camarade 28 et l’aviez entraînée à votre suite. Mission suivante : trouver le village et comment se fournir en skis.


Edit du 07/03/2017 : 28 M'ayant annoncé une réponse prochaine, je vous remercierai de la laisser poster. Oui, elle est en retard, mais on ne peut rien refuser à 28...
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Re: Europe de l'Ouest

Message par : Mangemort 28, Mar 7 Mar 2017 - 22:18




L'avantage d'un village de moldus... eh bien c'est qu'il y a des moldus, justement. Et qu'en on en cherche pour remplacer le matériel de sport d'hiver, nous trouvons ça pour le moins intéressant. Une infirmière pour le pied gauche, un vendeur de donuts pour le pied droit, et nous voilà équipée pour l'après midi ! A moins qu'il ne faille changer les skis de temps en temps... le rembourrage s'abimerait peut-être sur la roche... 39 aussi était parée... Outre ses jolis petits seins et son sourire charmeur, elle avait sous le bras ses propres moldus soigneusement sélectionnés. Nous la complimentions pour son bon goût avant de commencer l’ascension vers les pistes. Nous prendrions la noire, bien sur, pour au moins adresser une pensée à ce bon vieux 67 qui se tuait au travail... !

Le tire-fesse a au moins pour qualité de vous laisser le temps d'admirer le paysage. Nous resserrions nos skis, tirant sur le noeud, afin d'être sures de ne pas les perdre; le tableau aurait valut la photo. Sur la montagne poudreuse d'un blanc vierge effarouchée, au milieu du vide, deux Mangemorts masqués portant aux pieds leurs skis particuliers, grimpant joyeusement pour mieux redescendre. Le soleil était doux et nous étions très heureuses d'être là, à profiter de ses vacances, loin des atrocités et des massacres de la vie de tous les jours ! Tant de morts inutiles...

- Dîtes ? Vous pensez qu'il faut se servir de leurs bras comme bâtons ? Ca me semble un peu cruel... là au moins il ne souffre pas... nous demandions à 39.

Et... 1... 2... 3... ! La descente commence, à pleine vitesse, n'etouffant pas nos rires fusant, faisant vibrer les pistes toutes entières, aussi cristallin que les plus belles sonates : ah, que nous sommes formidables ! Nous glissons, glissons sur la neige... Oh ! Un rocher emporte le ski droit... Après un instant d'hésitation, nous nous accroupissons sur le ski gauche, faisant, aussi bien que nous le pouvons, du snowboard pour la première fois.

Arrivées en bas, nous rions aux éclats. Nous tapotons joyeusement le dos de 39. Quelques cris raisonnaient, et nous étions infiniment, immensément heureuses. Nous cherchions la prochaine activité, car même si le ski sur moldus était amusant, il nous en manquait un maintenant...

- Et si nous allions déclencher une avalanche ? Ca fera une grannnde cascade blanche ! Nous prendrions notre pied !


LA Accordé et nan j'suis pas en retard héhé
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Re: Europe de l'Ouest

Message par : Mangemort 39, Sam 11 Mar 2017 - 18:59


L’idée du ski sur moldu emballa 28, et vous filâtes rapidement, joyeusement, main dans la main, au sein de votre magasin personnel : le village. Le choix de 28 était dépareillé. Pour votre part, vous préférâtes vous concentrer sur deux hommes. Un moniteur de ski – qui saurait probablement vous guider en haute montagne – et un vendeur de génépi. L’un était plus grand que l’autre mais pour skier cela ne changea pas grand-chose.

- Non pas les bras, ça va se plier si on les prend comme bâtons !

Vous n’en perdîtes pas en cours de route, car vous fûtes plus prudent que la demoiselle devant vous. Vos seins, si petits soient-ils, vous déséquilibraient passablement, aussi entrechoquiez-vous souvent les têtes de vos deux skis en souhaitant faire du chasse-neige. Cela faisait un bruit sourd et vous riiez souvent. Malgré votre manque d’assurance, la descente fut une bonne expérience. Folle, pleine de surprise et surtout, surtout, le plus drôle était le visage des deux moldus après cette course folle. Chacun avait mangé la neige, perdu la peau et aussi la vie, leurs traits figés dans une expression d’horreur profonde… Enfin pour ce que vous en voyiez, car leurs visages n’étaient plus reconnaissables. Tant pis !

- Et si nous allions déclencher une avalanche ? Ca fera une grannnde cascade blanche ! Nous prendrions notre pied !

- Mais quelle bonne idée ! Sauf que je prends déjà mon pied, regarde !

Sans un mot de plus, vous saisîtes votre pied dans votre main et rîtes ouvertement de votre blague. Evidemment elle n’avait pas voulu dire cela. Il vous fallait déclencher une avalanche d’abord et prendre votre pied dans votre main ensuitepour prouver que, malgré cette cascade de neige, votre équilibre n’était pas atteint.

Vous décidâtes de lui prendre la main et tranplanâtes au sommet d’une montagne. De là, l’avalanche était facile à déclencher ! Vos baguettes sorties, chacune de vous s’affaira à parer un côté de montagne d’un beau Bombarda Retardum. Cela vous laissait le temps de remonter paisiblement sur un sommet en face, et d’apprécier le spectacle.

La neige descendit, descendit, et descendit encore, à une vitesse folle. C’était si beau que votre bouche s’était ouverte pour ne plus se refermer, votre langue était sortie et la bave de l’admiration qui aurait dû couler du coin de vos lèvres avait gelé. Et ça brûlait.

Mais le plus beau était encore de voir la destruction du village dans lequel vous aviez pris les quelques moldus. Ouiiii ! Votre joie ne put rester à l’intérieur de vous-même. Vous sautâtes sur place, prenant dans votre main votre pied pour démontrer que votre équilibre était toujours parfait. Votre stalactite de bave fut bientôt brisée et vous gratifiâtes 28 d’une étreinte réjouie… et frigorifiée.

Viens, faut qu’on se réchauffe un peu...

Vous terminâtes par un baiser léger sur la joue de la demoiselle et un sourire resplendissant. C’était drôle les vacances avec 28
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Chloris Hareka
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Re: Europe de l'Ouest

Message par : Chloris Hareka, Sam 29 Avr 2017 - 22:41


Pas de réponses depuis plus d'un mois, si problèmes, MP moi Wink
RP Privé avec Arya Chamelet, la plus belle de toute. Son LA m'est offert
Musique

Deux vies qui s'emmêlent et s'achèvent au crépuscule.




Nous sommes en France depuis une semaine. Nous n'avons prévenu personne. Ici, aujourd'hui, nous sommes dans le plus bel endroit au monde. Nous sommes sur un phare, les derniers rayons du soleil nous léchant les pieds. En plein océan, à quelques kilomètres des côtes bretonnes. Assez loin pour ne plus les voir. Assez loin pour ne plus apercevoir le monde et les Hommes. Le moment le plus merveilleux de cette vie. Je regarde l'horizon. Je regarde la frontière entre la mer et le ciel. Si fine. Je nous vois là bas. Près du soleil, près de la mer. Entre deux mondes. Penchant pour la mort. La vie est lourde. La mort est légère, superficiel. J'aime la vie mais moins que la mort.

France, pays de mon enfance. La soirée avec les crevures m'avais décidé à partir loin de Poudlard. Je ne voulais pas crever bêtement. J'étais partie deux petites semaines après, en ne prévenant qu'Arya qui devait me rejoindre prochainement. Nos retrouvailles pour notre projet furent émouvantes. La bataille à Poudlard avait comme recommencé avec une attaque de la part toujours des mêmes plus des élèves sous sort impardonnable, comme elle par exemple. Mais je lui pardonnais. Elle n'étais pas consciente, je le savais. Je souriais. J'étais partie avant ces choses là. J'avais évité le pire. Comme quoi cette misérable école n'était que misère et danger. Comme notre monde. Comme une lâche, je partais avant tout cela. Je ne voulais pas voir ça. Je fuyais.

Notre projet printemps de l'hiver pouvait commencer. On pouvait vivre comme bon nous semblait. Arya. On est enfin libre ! En France, chez moi, en haut d'un phare, toutes les deux, au crépuscule. N'étais-ce pas la meilleure des choses dans ce monde ? Arya. Combien de fois devrais-je te répéter que je t'aime et que tu es la plus belle chose qui me soit arrivée dans ma vie ? Ma belle. Ma douce. La sœur jumelle que je n'ai jamais eu. Les tout derniers rayons de soleil s'accrochent désespérément à la mer pour rester mais rien. Ils finiront par mourir sous l'eau. Ma lumière à moi. Mon Arya. Je suis accoudée à la rambarde. Je regarde le soleil faire le grand plongeon. J'ai déposé mes animaux sur terre. J'ai laissé mes boules de poils partir dans la nature. Ils sauront se débrouiller. J'ai demandé à ce qu'on les désillusionne. Nous sommes ensuite arrivé là et mes boules de plumes n'ont pas voulu rester avec les autres. Mon Augurey et ma chouette se tiennent aussi sur la tige de fer. Ils savent aussi. Ma chouette se serre contre mon autre oiseau. Ils se tiennent chaud alors que mon Augurey panique. Je sais qu'il a peur. Il est terrifié. Je retourne la tête pour lui adresser un immense sourire comme je n'en avais pas fait depuis quelques mois. Je m'approche et les caresse, tous les deux. Je leur chuchote de rester ensemble et fort. Que je les aimerai toujours. Mon phénix Irlandais pousse un petit cri de désespoir. Une plainte courte. Je suis heureuse. Je continue de prendre soin d'eux. Ce sont les seuls qui me regretteront.

Derrière moi je ne laisse personne. Ma famille ? Non. Il s'est produit l'inimaginable qui a pu me pousser à tout accélérer. Ils ont déménagé. Ne laissant qu'une lettre de ma mère retrouvé dans ma chambre. Cette lettre m'annonçait que j'avais une cousine à Poudlard. Que ma mère avait une sœur caché. Qu'elle m'aimait plus que tout et qu'elle veillait sur moi d'en haut. J'avais pleuré longuement. J'étais restée dans la maison près de cinq heures à pleurer toutes les larmes de mon corps. Mon père et ma sœur étaient partis sans un mot pour me dire où les retrouver. J'étais seule. Seule. Plus que jamais. Ma mère m'avait dit dans sa lettre qu'elle connaissait mon père, assez pour savoir qu'il partirait loin de cette maison qui lui rappelait tout. Mais elle ne savait pas qu'il partirait sans moi. La tristesse et la douleur étaient incomparable. Indescriptible. Ils laissaient derrière eux leur fille de 13 ans. Je sais que dans ma tête j'en ai largement plus. Mais mes parents étaient-ils donc assez irresponsables pour me laisser ? Ou... M'aimaient-ils vraiment ? La question me rentra dans une crise de colère tel que je m'étais réveillée deux heures plus tard, les mains dégoulinantes de sang à force de frapper le mur et une voix éraillée par les cris de douleur. J'étais seule. Plus rien ne me retenais. J'étais plus libre mais seule.

Mon choix était fait. Je partais loin de tout ça. Loin de ma souffrance. J'aimais Arya. Je t'aime encore maintenant. Tu ne peux pas vivre sans moi. Tu ne te sens plus non plus à ta place. Tu me suis, un accord commun. En fait, tu n'es pas suiveuse ou leadeuse, nous sommes ensemble, au même plan de notre vie, au même endroit. Nous sommes côtes à côtes. Je reviens vers toi. Je te prends dans mes bras. Je te serre un peu. Une larme furtive glisse à force de ressasser ce souvenir. Je la sèche d'un revers de manche et te lâche doucement en te regardant. Je me perds dans tes yeux. Rétrospective de ma propre vie. Comme si tout était réel.


Je tiens un petit chat dans mes bras. Je me souviens de lui. Phiphi. J'avais trois ans quand je l'ai eu. Ils étaient mon compagnon de jeux. Je l'emmenais partout avec moi. Ce chat était l'amour de ma vie. Il me suivait partout, je le câlinais, il dormait avec moi. Il était mon protecteur. Maintenant en y réfléchissant, il est fort probable que ça ai été un fléreur. Nous nous aimions.
Je cours à travers la maison en entendant la porte s'ouvrir, maman revient enfin ! Papa me prends dans ses bras comme une petite fille alors que je suis grande. Ma mère a les traits tirées, elle est un peu fatiguée. Dans les bras de mon père, je distingue enfin un bébé dans les bras de ma maman. Une petite sœur magnifique. Angélique. Je tends les bras vers elle. Favonius s'approche de Flore. Je rencontre Séléné pour la première fois. Je souris de toutes mes dents qu'il me reste. Je tends ma main pour caresser ses cheveux. Une petite main prends moi doigt et le serre fraternellement. Elle partage ma vie désormais. Elle est la plus belle de toute. Je suis fière.
Je regarde le corps sans vie. Les larmes roulent, laissant un sillon épais. Je caresse les poils doux de mon amour. Il était encore chaud. Phiphi venait de mourir. Il respira une dernière fois devant moi avant de s'éteindre définitivement.
Une hibou se pose, une lettre au bec. La nouvelle tombe, je ne suis pas humaine. Je suis sorcière. Je pense à une farce, maman aussi. Puis une autre lettre arrive. Un homme vient finalement nous voir. Il nous explique la situation. Je ne comprends pas tout. Je savais que j'avais toujours été bizarre. J'avais déjà fait voler un petit cheval avec des ailes en jouet. Mais je n'avais rien dit. Je vais rentrée dans une école en France.
Un taux de naissance trop élevé nous apprend que je dois aller en Angleterre pour mes études. Je suis encore plus heureuse ! Je dois rejoindre une école prestigieuse et connue de tous. Poudlard. Je suis insouciante et innocente.
Mon premier jour. Le plus merveilleux. J'arrive et je suis ébahie par tout ce qui m'entoure. Je ne fixe pas mon regard. Je regarde partout autour de moi. Nous rentrons dans la bâtisse, je suis envoyé à Gryffondor. Une belle maison. J'ai entendu le chant d'un vieux chapeau et j'étais étonnée. Tout ceci était tellement irréel pour moi. La maison me correspond bien. J'aurais pu aussi être envoyé à Poufsouffle mais les Gryffondor me plaisent. Ils m'accrochent. Je sens les atomes crochues.
Je te rencontre. Tu es magique et époustouflante. Tes lettres étaient belles, j'avais aussi accroché avec toi mais là en vrai, c'est hallucinant. Je t'aime déjà. Je me lie à toi. Je ne veux pas qu'on se sépare un jour. Ce n'est pas arrivé et heureusement. Je n'aurais pas survécu jusque là sinon. Nous sommes ensemble à une table. On rit si fort que les gens ne comprennent pas. Kohane s'est trompé et on a eu le droit à un Jetseitou. Je m'en souviens encore tellement nous riions pour des choses folles. Ton sourire magnifique illumine mon cœur, encore maintenant. Je souris de plus belle dans le présent en me rappelant des vannes que nous avions faites. Les extra-terrestre qui mettait le chauffage à fond, la faute des ours blanc qui prenait notre glace, cette histoire de champagne et de licorne, le complot des tables contre les chaises, le bois de Jupiter de nos amis les grumpf exilé là bas et qui nous ramenait parfois du bois. J'en ris encore aujourd'hui. Je t'aimais déjà à ce moment là.
Je le rencontre. Lui. Je le voix dans la salle commune. Il me parle un peu. Le quidditch recrute. Notre équipe à besoin de nous. Le beau jeune homme m'apprend l'art de monter sur un balai et me rattrape alors que je tombe dans un chute désespéré. Puis tout commence à la bibliothèque. Je tombe encore, il me rattrape. On se sauve comme des enfants en riant. On se cale contre des poteaux. On parle et il m'embrasse.
Je la rencontre. Cette rouquine serveuse qui sourit tout le temps. Cette adorable fille. Elle me fait sourire aussi. Je la croise parfois à Poudlard, elle est de chez nous.
Je la rencontre. Cette sorcière aux allures froides qui me dépatouille des griffes de gamines. Je la remercie, elle me sauve encore une fois. Elle m'apprend la vie. Elle est belle. Et forte. Je l'admire comme ma mère...
Je la rencontre aussi, ma deuxième mentor. Nous parlons des moldus longtemps auprès de lac avant de partir. Sa mère est une amie à la mienne. On se retrouve chez moi et on parle. Je suis heureuse de passer du temps avec elle. Elle aussi je l'adore. Elle me serre contre elle quand je pleure devant le monde.
Je fais sa connaissance dans un entrepôt, nous courons pour échapper à deux mecs bourrés. On rient, enfin pas sur le coup, on se sépare et on se retrouve des années plus tard, moi sur son fauteuil de bureau à parler du suicide de ma maman. Elle m'apaise. Elle est douce comme fille.
Je fais la rencontre de cet homme misérable. Alcoolo et dépendant à la drogue. Il me dégoûte en me sauvant. Je l'aime. Ou du moins c'est ce que je croyais. Mais c'est une enflure. Il se sert de moi pour arriver à ses fins. Je secoue la tête. Je passe ce souvenir là.
Je rencontre cette fille dans mon dortoir. Elle le partage avec moi. Nous et nous animaux c'est une grande histoire d'amour. Elle devient préfète et je suis fière d'elle. Notre chambre devient une ménagerie mais c'est drôle. Je l'aime bien aussi cette rousse.


Je ressors. J'en ai vu assez pour le moment. Place au présent. Je détourne le regard. Les rayons de soleil tombent un peu plus. Nous ne sommes pas encore au crépuscule. Je prends ta main. Je respire longuement. Je parle "Arya. Je suis heureuse maintenant. Je t'aime depuis le début. Tu as toujours été celle qui faisait battre mon coeur. Ma soeur. Je t'aime tellement. Comment décrire l'amour que je te porte ? Plus que fraternel, plus qu'amical, il est même plus fort que l'amour." Je marque une pause en méditant mes souvenirs rapidement.

Ne pas RP s'il vous plaît, sujet très important.
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Ciarán A. Merrow
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Re: Europe de l'Ouest

Message par : Ciarán A. Merrow, Dim 27 Aoû 2017 - 21:55




RP unique.


Quelque chose de bleu


Une respiration lente et régulière. Tac, tac, tac. Le bruit d'un corps encore endormi qui se meut délicatement sous des draps fraîchement lavés. Tac, tac, tac. Les rayons du soleil qui pointent le bout de leur nez à travers des rideaux mal fermés. Tac, tac, tac. Ce bruit persistant et lointain, qui semble se rapprocher chaque seconde un peu plus. Tac, tac, tac. Le visage angélique d'une jeune femme brune apparaît soudain. Tac, tac, tac. Ses paupières, encore fermées, s'ouvrent peu à peu pour laisser place à des pupilles dorées, semblables à un trésor que tant d'hommes ont du déjà convoiter.

L'avantage d'être une vélane, c'était que la beauté, dans son état le plus pur, imprégnait toujours chaque partie de son corps. Même au réveil.  Chaque membre qui la formait était beau. Chaque courbe, chaque trait, semblait avoir été dessiné pour former un être parfait. À quelque chose prêt, Chloé Greenwood l'était, parfaite. En tout cas, de l'extérieur, nul doute n'était permis.

Peu à peu, cette dernière reprenait possession de son corps qui se réveillait au rythme du bruit insupportable qui l'avait sortie de son sommeil profond. La jeune femme poussa un long soupir, les cheveux en bataille. Elle ouvrit ses rideaux, laissa quelques secondes le soleil chatouiller son visage, et ouvrit la fenêtre à la chouette de l'autre côté de la vitre. Elle commençait à s'impatienter. Chloé ne l'avait jamais vue auparavant. Des reflets roux sur ses ailes, on aurait pu croire qu'elle prendrait feu d'une minute à l'autre, avec l’astre perçant qui brûlait ses plumes. Mais non. L'animal se contenta de déposer une lettre sur le lit de la Greenwood, puis de la regarder, en attente d'une récompense pour la mission qu'elle venait de remplir. Comprenant que salaire ne viendrait jamais, elle repartit d'un air vexé de là où elle venait, et s'envola dans un mouvement d'ailes bruyant.

La vélane était encore à moitié endormie lorsqu'elle déplia le papier, froissé par le voyage. La lettre venait de France, et était écrite dans un anglais approximatif.

Spoiler:
 

Nouveau soupir. La Greenwood n'avait pas prévu de voir ses vacances gangrainées par les derniers restes de sa famille. Elle n'avait pas prévu de passer son séjour en France, mais ne pouvait pas y échapper. Après tout, elle n'avait jamais visité ce fameux manoir français, et était encore à la recherche de réponses concernant la mort de sa mère et de l'abandon de son père. Elle voulait aussi comprendre plus que tout pourquoi ils avaient tous deux décidé de lui cacher leur adhésion à l'ordre noir des Mangemorts.

Il ne lui fallut pas longtemps pour préparer ses affaires et enfourcher son balais.
Le lendemain, elle était arrivée sur l'Hexagone, à l'adresse indiquée sur le courrier, situé dans l’ouest de la France, quelque part dans la campagne bretonne.

Le manoir était comme elle l'avait vu sur les photos. Immense. Gigantesque. Construit avec un goût français qui ne pouvait pas être négligé. Des pierres apparentes sur les murs épais qui devaient abriter la fraîcheur des pièces, même pendant des journées caniculaires comme celles-là. Un toit en ardoise grise qui rappelait les maisons françaises de la Bretagne. Des dizaines de fenêtres témoignant d'un très grand nombre de chambres. Un parterre de fleurs coloré et aux odeurs estivales qui longeait les murs. Un chemin de cailloux beiges qui menait jusqu'à l'entrée principale. Et tout autour, de l’herbe si verte qu’on aurait presque pu en manger. Il ne manquait rien au paysage, même pas ce ciel bleu qui faisait ressortir toute la beauté du lieu, pourtant peu habituel dans la région.

Chloé frappa. Un coup, deux coups. Une petite fille blonde vient lui ouvrir avant que le couple Deschamps ne lui indique l'endroit où dormaient tous ces souvenirs. La Greenwood monta donc dans un grand grenier poussiéreux, aux lattes de parquet cassées de ci-de là. Une odeur de vieux envahit ses narines. Des anciens livres qui avaient pris l'humidité des froides journées d'hiver, des photos jaunies par le temps, des vieux vêtements couverts de toiles d'araignées... Il y avait tellement de choses que Chloé ne savait pas par où commencer. Mais son instinct l'amena rapidement vers une petite boîte, qui ressemblait étrangement à celle qu'elle avait retrouvé dans la maison de son enfance. Celle où avait été enfermée la preuve que ses parents étaient  Mangemorts. Celle qui avait marqué le début de tout, et surtout celle qui avait entraîné son passage au rien. La vélane la saisit entre ses mains tremblantes. Son coeur battait la chamade. Qu'allait-elle encore découvrir?

Les premiers courriers sur le haut étaient trop abîmés pour qu'on puisse les lire. L'eau s'était infiltrée dans la boîte et avait effacé leur contenu. Mais il y avait une missive qui ressortait. L'encre était encore intacte, comme protégée par un sortilège magique. Les mots étaient cependant tellement mal écrits qu'ils étaient presque illisibles. Mais, surtout, elle n'était pas signée, et n'avait pas non plus de destinataire. Chloé posa le coffret et commença à lire.

Spoiler:
 

La Greenwood ouvrit des yeux ronds. Elle tourna la lettre pour s'assurer qu'il n'y avait pas de verso, puis la relut à nouveau. Sans n'y rien comprendre. Elle laissa les mots vagabonder sous ses yeux, attendit encore et encore, dans l'espoir que quelqu'un lui explique le contenu de ce qu'elle venait de découvrir. Elle s'assit, se releva, mit la lettre à la lumière, lança des sortilèges pour tenter de révéler des phrases cachées. Mais rien ne se produisit jamais. Et pourtant. Elle ne croyait pas une seule seconde à la folie de son expéditeur. Sinon, l'encre n'aurait pas été volontairement préservée. Il y avait quelque chose là-dessous qu'il fallait qu'elle découvre.

Elle vida toute la boîte, mais elle n'y trouva aucune explication. Fouilla ensuite le grenier pendant deux heures, à la recherche d'un indice supplémentaire, mais resta sur sa faim.

Persuadée qu'elle ne trouverait rien dans cette baraque, elle redescendit pour retrouver les Deschamps et les remercier. Le bout de papier était dans sa main, et l’ancienne Serdaigle restait bloquée sur la dernière phrase. « Gloire pour toi. » Il n’y avait pourtant rien de patriotique dans le reste de la lettre. Toujours dans ses pensées, elle prit néanmoins le temps de se concentrer sur l’instant présent.  

— Il n'y a rien à garder, là-haut. Je ne veux pas m'encombrer de tout ça. Servez-vous si l'envie vous prend. Et merci de m'avoir contactée. J'espère que la maison vous convient...

La barrière de la langue était forte, alors la femme de la maison se satisfit d'un simple sourire et se leva pour la raccompagner. À l'étage, le mari hurla en français:

— Au fait chérie, tu as vu? La maison de la vieille Gloire à côté, elle est à vendre aussi! À croire que toute les grandes familles de sorciers se débarrassent de leurs secr...

Sa tête apparut en haut de l'escalier. Il ne pensait certainement pas trouver la Greenwood dans son salon et lui lança un regard gêné, tentant de se justifier avec son fort accent:

— Vous devriez aller jeter un œil, cette maison est vraiment magnifique. Plus personne n'y habite depuis longtemps... Peut être que ça pourrait vous intéresser d'investir?  

Chloé laissa planer un silence qui dura quelques instants. Elle réfléchissait toujours à cette phrase. Devant son absence de réaction, le mari reprit la parole:

— En tous cas, si vous voulez rester dormir, vous pouvez passer la nuit ici sans problème...  

La vélane leur sourit.

— C'est gentil, mais vous avez raison, je pense que je vais aller jeter un œil à la maison d'à côté. Merci de votre temps.

Elle se laissa raccompagner jusqu'à la sortie, fit un geste de la main en s'éloignant, et pressa le pas jusqu'à la maison de cette fameuse Gloire. Elle était persuadée que l'écho entre ce prénom et les derniers mots de la lettre qu'elle venait juste de lire n'étaient pas dus au hasard. Une résonance qui avait allumé quelque chose dans sa tête, sans pour autant la persuader que cette piste pourrait la mener quelque part. Sauf qu’elle n’avait rien à perdre à essayer. Parcourant les quelques mètres qui la séparaient de la maison voisine, la vélane se laissa simplement guider par un étrange pressentiment.

•••

Le mari Deschamps n’avait pas menti à propos de l’habitation. Là encore, l’architecture était typiquement française. Une toiture toujours couleur cendre, mais une maison beaucoup plus simple et bien moins impressionnante que le manoir. Les murs de pierres étaient totalement visibles depuis la route abîmée et plus elle s’approchait, plus Chloé se demandait comment quoi que ce soit de magique pouvait être caché ici. Tout était trop calme et trop parfait. Et puis, il aurait été beaucoup trop simple de trouver des réponses ici. Pour une fois, son instinct avait du la tromper.

Elle s’en persuadait en observant l’herbe coupée au millimètre près. Pas un brin ne dépassait l’autre. Elle s’en persuadait aussi lorsqu'elle regarda à travers la fenêtre, apercevant posé, sur une table, un bouquet de marguerites qui semblaient fraîchement cueillies. Elle imaginait sans mal une famille vivre ici. Elle imaginait la maman, jouer avec les enfants sur le tapis, près de la télévision, du côté opposé à la baie vitrée à travers laquelle elle lorgnait. Elle imaginait le père cuisiner pendant ce temps là, sortir les ingrédients un à un du placard sur sa droite. Chloé sentait presque des odeurs épicées arriver à ses narines… jusqu’a ce qu’elle se rende compte que, si la maison n’était pas habitée depuis longtemps, aucun meuble n’aurait du s’y trouver. Encore moins un bouquet de marguerites, qui possédaient encore chacune de leurs pétales.

La jeune femme s’éloigna de la fenêtre et regarda autour d’elle. Personne n’était dans les environs, mais tout semblait avoir été calculé pour que l’on pense que le domaine était habité.

Dans un geste lent, elle se déplaça vers la porte d’entrée, et sortit sa baguette, dissimulée à l’intérieur de sa veste par habitude. La sorcière allait tenter quelque chose de complètement absurde. Si le lieu renfermait bien autant de secrets qu’elle le pensait, elle ne réussirait jamais à l’ouvrir d’un simple coup de baguette magique. Et pourtant… Elle informula un Alohomora, suivit d’un clic sonore qui déverrouilla la porte. Plus le temps passait, et plus les évènements se couvraient d’un voile mystique, doublé d’étrangeté.

Si ses expériences d’ancienne professeur de défense contre les forces du mal, d’ancienne Mangemort et surtout d’ancienne Auror lui avaient bien appris une leçon, c’était que jamais une quête ne pouvait se résoudre aussi simplement.

En tout cas, pas sans en payer le prix derrière.

Elle s’aventura prudemment à l’intérieur de la bâtisse, ferma la porte derrière elle en guise de réflexe. Si qui que ce soit la rejoignait, au moins, elle l’entendrait. Plus la jeune femme s’éloignait de l’extérieur, plus elle observait. Tentant de s’imprégner de chaque son, de chaque filet de lumière. Chaque élément qu’elle touchait. Tout pouvait arriver. Elle en était consciente.

Alors, bien sûr, elle n’y échappa pas. Le fameux « tout » arriva lorsque, dans un mouvement brusque, elle renversa un vase en porcelaine, soigneusement posé sur un meuble en bois massif. Son coeur manqua plusieurs battements tant elle se fit peur toute seule. Mais il s’arrêta presque lorsqu’elle vit, ensuite, chaque élément de la maison se transformer en des dizaines de petites odieuses créatures vivantes qui se précipitaient sur elle. Les tiroirs s’étendaient en des petits bras courts. Les poignées devenaient des yeux vitreux. Le canapé se réduisit pour se recroqueviller en une masse informe.

Son sang ne fit qu’un tour, d’autant qu’elle ne savait pas ce qui l’attaquait. Les bestioles, avec leur mètre de hauteur, possédaient des dents pointues pleines de salive, dégoulinant sur le sol. Des pustules purulents envahissaient leur corps, et les boules globuleuses qui leur servaient d’yeux toisaient la vélane avec une haine non dissimulée. L’un des monstres sauta sur Chloé avant qu’elle ne puisse faire usage de sa baguette. Tombant bruyamment sur le sol, l’ex Mangemort tenta de se retourner sur le côté pour inverser le rapport de force, mais l’ignoble chose devait peser près de 60 kilos, l’empêchant de tout mouvement. L’esprit de Chloé s’animait. Elle ne redoutait qu’une seule chose en cet instant: que les autres bestioles enragées ne lui arrivent dessus.

Le regard dirigé de force vers le plafond, la jeune femme remarqua que les meubles n’étaient pas les seuls à s’être transformés. Les murs de la maison, d’ordinaire d’un blanc pur, étaient désormais recouverts d’une moisissure verdâtre répugnante. Sous son corps, le sol collait, et elle sentait un liquide visqueux empreindre ses doigts.

Pour la première fois depuis longtemps, Chloé était coincée, sans même savoir pourquoi elle s’était mise dans cette position. Sans même savoir ce qu’elle était venue chercher en premier lieu. Quelque part dans sa tête s’afficha furtivement le mot « abandonner ». Elle qui était censée être en vacances, réalisa subitement qu’elle pourrait perdre la vie à cause de sa stupidité. À cause de sa curiosité. Elle se sentait fatiguée. Encore une fois, les secrets de sa famille la mettaient en danger. Alors qu’elle commençait à renoncer à tout effort, une petite voix résonna dans sa tête. Se faisant plus forte à mesure que ses membres fondaient sur le sol.

Si ces créatures étaient apparues, c’était bien pour une raison, non? Que protégeaient-elles exactement? Rapidement, l’instinct de Chloé reprit vie. Du bout des doigts, elle parvint à attraper sa baguette, tombée un peu plus loin. Renoncer? Ça ne lui ressemblait pas.

— Commutatio Loco!

Elle savait qu’il s’agissait d’un sort compliqué, mais son passé lui avait permis à plusieurs reprises d’apprendre à l’utiliser sur les plus lourds de ses ennemis. Et c’était la seule solution qu’elle avait pour se séparer de l’étreinte de la bête qui l’empêchait de se mouvoir. La vélane sentit immédiatement son corps se transporter, dans une désagréable sensation de mouvement qui lui donna la nausée. Voilà en partie pourquoi elle n’avait jamais voulu apprendre à transplaner. Elle avait toujours eu du mal lorsqu’il s’agissait d’un transport par voie magique. Néanmoins, elle comprit qu’elle avait réussi lorsqu’elle se retrouva sur la créature, les mains serrées autour de son énorme cou presque inexistant. Son bras droit lui fit mal lorsqu'elle voulut braquer sa baguette magique sur la bestiole, qui avait au préalable planté ses énormes griffures dans le muscle de la jeune femme. Elle changea de main, puis prononça un « Curo as Velnus » pour apaiser ses cris de douleurs. Immédiatement ensuite, elle adressa un « Reducto » à la chose. Un autre sortilège d’attaque aurait probablement blessé la jeune femme, tant elle en était proche.

Immédiatement, elle se retourna. Tout s’était passé très vite. Avant que les autres créatures ne l’atteignent, elle lança un « Confringo » en plein milieu du groupe. L’explosion provoqua un souffle qui brûla certaines parties de son corps, détruisant en même temps chacune des masses informes qui avaient voulu l’attaquer. Ne restait plus sur le sol que le résultat gluant de leurs pustules qui avaient éclaté.
La jeune femme prit quelques secondes pour se remettre de ce qui venait de lui arriver. Elle avait beau avoir été confrontée à des sorciers bien plus tenaces, elle s’était surprise elle-même par son manque de volonté. Peut-être était-ce d’ailleurs ce qui l’avait le plus effrayée.

Faisant bien attention à chacun de ses pas, elle inspecta le bâtiment, plutôt comparable à une ruine, maintenant que son véritable aspect s’était révélé. Elle n’avait plus rien de la maison parfaite dans laquelle la jeune femme avait pénétré, et n’était plus qu’un amas de poussière et de saleté. Une odeur pestilentielle parvint à ses narines, et la vélane dut réprimer un haut le coeur. Au fond d’elle, elle savait qu’elle devait suivre ce relent, malgré le dégoût que cela lui inspirait. Toujours les doigts serrés autour de sa baguette, elle monta de grands escaliers défoncés, et arriva jusqu’à une nouvelle pièce. Vide. Réelle, cette fois-ci.

Là, une autre boite. Étrangement familière.

Chloé croyait réellement que son coeur allait finir par percer sa poitrine. Elle s’approcha doucement et s’assit sur le sol sale. Ses doigts prirent délicatement possession du coffret.

Une lettre se trouvait à l’intérieur. La troisième. Ainsi qu’une broche argentée en forme d’aigle, surplombée de diamants bleus qui semblaient avoir perdu toute leur brillance et dont certains avaient même disparu. L’un des côtés de l’objet était noirci. La Greenwood ne pouvait plus attendre et déplia le papier froissé. L’écriture qu’elle y reconnu fit naître en elle un frisson qui parcouru chaque parcelle de son corps.

C’était son père qui l’avait écrite. Ce même géniteur qui l’avait abandonnée à l’aube de ses 11 ans, alors qu’elle venait de perdre sa mère et de recevoir un courrier de Poudlard.

Spoiler:
 


La Greenwood fit une pause dans sa lecture, prenant soudain conscience des larmes qui caressaient ses joues dans un torrent silencieux. Elle savait déjà ce qu’elle allait lire ensuite.

Spoiler:
 

Mais Chloé ne voulait plus comprendre. À travers elle, le souvenir encore vivant de sa mère mourut à son tour. Dans un dernier souffle, elle laissa son corps de vélane tomber sur le sol. Les yeux fermés. Les poings serrés.

C’était la lettre de trop. La vérité qui faisait déborder les larmes.

••• fin •••
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Jude Werther
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Re: Europe de l'Ouest

Message par : Jude Werther, Lun 2 Oct 2017 - 20:23


RP UNIQUE



Ma main file entre les liens éparses de la chaleur qui s'efface.
La clameur de la ville s'esclaffe.
Les touristes moldus capturent les instants de leurs appareils photos figés.
Lorsque j'ai été relâchée, j'ai senti le rire m'envahir, la danse me pousser, me retrouver, et le ciel se faire moins lourd.
Pourtant je grignote mes pas, et la réalité, tranquillement, vient se replacer à sa juste place.

Tu as l'impression que tes épaules ne peuvent plus tout contenir, dit la petite fille qui se nomme Mouette. Tu es livide comme un cadavre. Est-ce que tu ne deviens pas cadavre, toi-même ? Ne deviens pas superglue fixée à ces pavés morbides.
La petite fille qui se nomme mouette me pousse et je menace de tomber.

Nous continuons notre labyrinthe dans la ville pour trouver notre issue de secours.
Tu es en colère. Tu as le droit, ne crois-tu pas ?
Je ne sais pas... Je n'arrive pas à savoir si c'est si grave que ça en a l'air.
Tu te laisses donc avoir, comme les autres...
Par quoi, comme qui ?
Sors ton portable et relis les messages.


Je sors mon portable et relis les messages.
Citation :
C'est ce qu'on appelle...

Je sors une cigarette. Je bouffe toute sa fumée et toute sa crasse. Il y a tout un poids lourd qui menace de me faire couler. Mais nous avançons.

Mais tu vois, tu n'es plus seule. Le pire est passé. Personne ne te feras plus de mal.
Comment vraiment le savoir ? Ma poitrine menace d'exploser. Je ne sais pas pourquoi. Je ne sais pas pourquoi cette chaleur de honte m'envahit. On passe près d'une vitrine où des préservatifs serpentinent. Je regarde les pans de ma robe jaune et de ses motifs orangés soleil du bonheur qui couvrent mes jambes jusqu'à mes chevilles. Mon poncho gris et feu cache le haut de cette robe, de cette robe, de cette robe, de cet-

Est-ce que tu n'as pas envie de réécouter la musique ? Cette musique que tu mettais y'a un mois.

Je sors mon casque. Il y a un peu moins d'un mois, ce matin où je suis partie avec mon gros sac à dos et le strict minimum. L'excitation du voyage, la prise de risque, l'énergie qui défile. Défiler de ville en ville, de nouveaux découvrement de ciels. De nouveaux rires et de nouvelles langues. La musique résonne et apaise la peur qui me ronge et me poursuis comme une vipère. Pourtant il n'y a plus que la peur, plus que l'envie de se foutre sous la couette, la couette de son lit, de son lit à soi, à soi seul, seul enfermé, enfermé dans la bulle, et la bulle, loin d'ici. Sueur froide, sueur chaude. Je ne sais plus s'il fait froid ou chaud en cette fin d'août. Je ne suis plus que mes pieds qui suintent dans les chaussures noires de taille 39 faites à lacets - toi aussi, tu te demandes à quoi ça sert, de savoir si j'avais des chaussures noires à lacets ou à scratch, si elles étaient noires ou grises ou vertes, mais - à lacets avec des chaussettes noires, avec cette chaînette rose que j'ai accroché qui me vient du pays de mes parents.

Dans mon portable, il y a une photo, et sur cette photo, il y a quelque chose que j'aimerai expulser.

Oui.

Je l'expulse contre sa face écrasée, je l'expulse contre ses yeux exorbités, je l'expulse contre l'ignorance, je l'expulse contre la bêtise, je l'expulse contre le machisme, je l'expulse contre la haine ! je l'expulse, je l'expulse contre ma gentillesse, contre mes peurs et mon idéalisation. Des gerbes de feu jaillissent. Sont-elles dans mon esprit ou face à moi tout de suite, ces gerbes de flammes qui enflamment tout, ces gerbes qui absorbent -

Tu bouillonnes. Tu te sens misérable et tu ne sais plus si c'est à toi ou si c'est à lui que tu en veux le plus. Mais ce n'est pas ici que tu peux tout détruire. Ici, tu n'es pas encore en sûreté. Tu sens qu'il te faut être dans le bus, et que le bus démarre, et dépasser les portes d'Amsterdam pour être définitivement à l'abri.

Et je me calme. Je fais le vide. Je suis vide, je suis une crevasse - vide. Je suis une coquille sans chair, une coquille qui avance plus vite qu'un escargot. Il y a une mouette en petite fille, ou une petite fille en mouette, qui me tient la main. Sa main est chaude, d'une chaleur protectrice.

J'ai envie de faire pipi.
J'ai envie d'y aller, et avec mon gros sac et la peur d'être vue entre deux voitures, il y a fuite. Ca coule. Ca coule, pas comme un ruisseau, il n'y a pas de métaphore pour décrire une jeune femme qui se pisse dessus parce qu'elle n'arrive plus à retenir grand chose. Parce que les métaphores sont nos vies, elles sont aussi ce vide qui nous habite.

Ma petite Jude.

La petite fille mouette s'arrête. Elle me regarde de ses grands yeux dorés.
La pluie roule sur ses joues ; elle ne cherche pas à les cacher.
Elle ne lâche pas ma main.
Peut être que si elle pleure, moi aussi, je le peux.
Pourtant mes yeux sont secs comme des raisins.
Peut être sont-ils vides eux aussi.
Deux coquilles ; violées.

-

Vous n'avez pas l'air bien, depuis la dernière fois... Je vais vous le redire. Vous n'avez pas à avoir honte ; vous êtes une victime.

La petite fille qui se nomme Mouette me tient la main. Je souris au brigadier sans vraiment lui sourire. Une sorte de sourire désolé à moitié figé. Une vague de chaleur tourbillonesque monte en moi, une forme de colère et de tristesse envers et contre toustes.
Il fait son boulot, Jude. Toutes ces questions, c'est pas qu'il ne croit pas à notre histoire. C'est protocolaire. Regarde ses yeux et ses mains.

Je regarde ses yeux et ses mains.

Et je vois sa colère à lui. Je vois la colère qui le ronge et qui se mêle à la mienne.
Colère fulgurante. Cette situation, ces situations, du système juridique qui, à l'audition, font se sentir les victimes comme des coupables, viennent s'immiscer, s'insinuer dans la vie privée, viennent rompre ces liens, cette liberté, ce droit d'être, ce droit d'être sans être jugée, ce droit de vivre !
Un ouragan qui vient l'arracher à ses tripes.

Je descends et retrouve la rue, libérée de cette pression et de cet immense bâtiment encastré dans le bitume, aux barreaux et aux uniformes bleutés. Nous rentrons à la maison à pied, en passant par un potager de rue. Je pose mes mains dans la terre. Le flux qui nous reliait me semble dissipé.

Soupir.

J'ouvre le nouveau livre en rentrant.
C'est fou ces liaisons entre Murakami et Kundera. J'aurai voulu m'asseoir dîner avec eux. Je me laisse alors choir dans une nouvelle aventure. Glisser tête la première dans de nouveaux univers. Loin de l'attente dans laquelle j'ai été projetée. Est-ce l'attente ? De quoi au juste ?

Choisir d'être, c'est perdre un bout. Laisser couler cette bribe, s'accrocher à une autre.

Tu te retournes. Peux-tu imaginer la multitude de ces instants de vie et de rencontres qui sont là, derrière ? Juste être, juste inspirer, juste écouter, c'est modifier chaque seconde de ton existence. Tu savoures ce moment ; qu'en serait-il si tu t'étais laissé engluer dans cette autre dimension ?
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Ulysse Daiklan
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Re: Europe de l'Ouest

Message par : Ulysse Daiklan, Jeu 21 Déc 2017 - 12:35



A song of Ice and Fire
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Suite d’ici



Oulah. Hm. Arrivée moins sympas. Ma cage thoracique se libère tandis que la nausée commence à monter. C’est que c’est long ce genre de transplanage, même si niveau distance, Londres – Poudlard est plus grand. Je lâche la demoiselle et fait quelques pas le temps de reprendre mes esprits. Un grand bol d’inspiration avant que je ne regarde autour de moi.

- Ahhh bah voilà !

Sous mes yeux, de grandes structures de fer s’étendaient jusque très haut, formant des voutes dont les vires transparentes donnaient directement sur le ciel. Même si celui-ci était noir à l’heure qu’il est, la décoration enchanteresse du lieu garantissait une magie qui n’avait rien à envier aux étoiles. La lumière d’un bleu nuit avec quelques arcs éclairés de rose. En suspension, une boule lumineuse et quelques lumières aux aspects de fausse neige. Et surtout devant nous, l’une des plus grandes patinoires d’Europe.

Alors soyons bien clair, que si je tombe, et qu’elle n’est pas focalisé sur la décoration à ce moment-là, je pète un câble enfin pas un vrai câble mais enfin, voilà quoi. Bon, j’avoue que j’en profite aussi de ce paysage, malgré le monde qu’il y a. Je me retourne vers la demoiselle en lui prenant la main pour l’attirer avec moi.

- Bienvenue à Paris Mademoiselle Ellis.


Mon accent doit faire se retourner Molaire dans sa tombe. Oui molaire, le mec français là. Bref. Je la tire jusqu’aux vendeurs et paye nos place – Oui, quitte à la faire aller dans un gros trucs, autant l’inviter, puis j’ai les moyens. Vive les parents-. On passe en salle d’équipement, et comment dire que mon malaise est… palpable. Je regarde un pincement au cœur mes chaussures partir et mes patins s’avancer vers moi.

Vous la sentez venir la catastrophe ? Parce que moi je la sens bien. Déjà, ces trucs sont immondes mais ça encore ça va, je vais pas faire ma mijaurée pour si peu. En plus c’est pas vraiment qu’ils sont moche, c’est plutôt qu’ils sont usés, ce qui me donne encore moins confiance en ce qu’il va se passer par la suite. Le clou du spectacle étant l’odeur qui se dégage de ces trucs. Ahah la magie de Noël, magnifique.

J’enfile rapidement le tout et me lève. Bon, déjà, c’est plus stable que je ne le penser, quelque part, c’est un peu une victoire. Je regarde la demoiselle d’un air faussement assuré. Je récupère quand même les gants de protection qui m’est offert. Ce serait bête de perdre un doigt, en plus de son honneur. Moment de courage, allé !

- Bon, on se lance ?


Sans vraiment attendre, je me dirige vers la barrière et l’entrée du machin. Comment dire que je suis pas hyper sécur là. Je regarde mes chaussures à vingt centimètres de la glace comme si je voyais deu ennemis qui allaient se rencontrer. Plein de gens autours, plein, plein, plein. Trop.

J’avance mon patin, le dépose sur la surface hostile. Et c’est parti…
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Elhiya Ellis
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Re: Europe de l'Ouest

Message par : Elhiya Ellis, Jeu 21 Déc 2017 - 16:22



A song of Ice and Fire



Pv Lysse
En venant de Notting Hill
LA Mutuel



Mais c’était qu’il prenait tout son temps là pour le boire son verre, non mais, c’était que j’allais finir par sortir directement et l’attendre dehors à force s’il continuait. J’avais machinalement gonflé les joues en une moue boudeuse en le voyant trainer volontairement. La tête posée sur ma main relevée le scrutant comme une gamine vexée de ne pas avoir obtenue ce qu’elle voulait. C’était juste pas sympa de me faire maronner exprès pour rien. Pour le coup, il ne fallait pas qu’il compte sur moi pour l’aider à la patinoire s’il atterrissait le nez dans la glace, ça serait mérité !

Par contre, j’avais haussé un sourcil dubitatif à sa question et regardais par réflexe dehors. Il faisait déjà nuit, depuis qu’on était arrivé en fait, il regardait quoi jusqu’alors pour pas le voir ? Vu sa bouille dépitée, qui m’arrachait un léger pouffement de rire, autant dire qu’il avait dû parler sans réfléchir, et avec une seule bière au compteur… On mettrait ça sur le coup de la blondeur, quoi que j’étais plus blonde que lui… Enfin passons, car dans tous les cas, monsieur avait levé son postérieur de sa chaise s’initiant guide de la suite de la soirée sans me laisser le temps de dire quoi que ce soit. Et ma neige alors ? j’allais finir par vraiment bouder s’il m’en privait. C’est sacré la neige, il ne savait pas ? Hum, nan, en fait il ne savait pas, logique, j’lui avait jamais fourni une liste des choses que j’aimais ou non. Fallait peut-être que j’le fasse non ? ca s’rait utile ce genre de truc ? Nan ? En fait non, carrément aucun intérêt.

De toute façon, si j’avais eu mon droit de parole, je venais de le perdre vu qu’il m’extirpait de la chaleur du bar pour …. Gniii… me prendre dans les bras ?  Vague moment de bug, je n’aimais pas quand on me prenait par surprise. Enfin, j'avais rien contre les calins, surtout les siens mais j’étais encore capable de marcher, hein, il l’avait oublié ?

... oula...

Bon ok. Je me taisais avant même d’avoir pu ouvrir la bouche et m’agrippais à ce qu’il m’offrait. Transplanage d’escorte où j’étais le passager, comment dire que là, je le maudissais de pas avoir prévenu. En plus, pourquoi faire ? En 15 minutes à pied on pouvait rejoindre la patinoire tranquillement sans voir la nausée ou l’impression d’être complètement ratatiné... Ce que je détestais être le passager et ne pas savoir où j’atterrissais.

Une fois à terre, l’estomac me rappelant gentiment qu’il y’avait de l’alcool dans mon café, je papillonnais des yeux et manquais d’insulter Ulysse qui s’extasiait de la réussi de son trajet. "Voilà" quoi? Voilà on a fait 1 borne plus rapidement car c’était une feignasse qui voulait pas y aller à pied ? Franchement… Retrouvant l’usage complet de la vue, j’avais levé le nez pour voir ce qui pouvait bien lui fournir tant de fierté à l’autre Rouge là, et réalisais que j’avais bien fait de me taire.

Les rues enneigées de Londres avaient disparu pour laisser place à une verrière gigantesque aux éclairages diffus colorés de bleu et de rose que je n’avais jamais vu avant. Sous l’architecture de verre et d’acier une patinoire immenses accueillant une flopée de virevolteurs sur glace. Sourire en coin figé sur mes lèvres, regard collé sur les scintillements artificiels, j’hésitais entre râler ou être la môme toute excitée d’avoir eu un cadeau de Noël en avance. Un mix des deux ça aurait été pas mal. Et puis, essayer d’être raccord niveau timing aussi ça aurait été bien, car là, Ulysse m’avait attiré à lui, glissant quelques mots qui se voulaient français. Si ma belle Eury était là, elle l’aurait surement frappé pour avoir massacrer cette jolie langue aussi impunément. Moi J’avais juste rigolé sur le coup et le laissais m’entrainer jusqu’au guichet pour régler tout. Quelle idée que de voir s’occuper de la note, ce n’était pas un rendez-vous, ça servait à rien de jouer les types galants, mais de toute évidence ça lui était sorti de l’esprit.

Tant pis, je râlerais plus tard, bien trop occupée à trépigner en regardant les inconnus glisser –ou tomber- sur la surface gelée. Laçage effectué avec soin, toujours avec les conseils de ma meilleure amie à l’esprit. Une pression ferme mais pas étouffante était la meilleure façon de ne pas perdre une cheville selon elle. J’avais reproduit ses gestes précautionneusement et me relevais rapidement pour aller trottiner à côté d’Ulysse qui ne semblait pas vraiment à l’aise. Il avait la même bouille que moi la première fois où j’avais chaussé ces souliers étranges. Impossible de contenir un nouveau pouffement de rire en le regardant. Je lui aurais bien proposé un coup de main, mais il avait déjà filé vers le petit portillon pour poser un premier pied sur la surface blanchâtre. Pressé de tomber de toute évidence.

Sortant mes moufles de mes poches, je le regardais faire d’un œil amusé, prenant le temps de m’équiper. Franchement, pourquoi avoir accepté ce genre d’activité si ça ne lui parlait pas plus que ça ? Je ne cherchais même pas à comprendre et le retrouvais devant le portique, posant mes deux mains sur mes hanches pour le faire avancer en douceur


« Si t’hésites tu vas tomber, vient »

Me faufilant sur le côté, je lui étais passé devant et lui faisait face en lui tendant les mains. Je devais mon agilité sur glace uniquement à la patience et la douceur d’Eurydice chaque hiver. Reproduire ses gestes n’était bien compliqué, même si j’avais plus tendance à me marrer devant l’hésitation fébrile d’Ulysse qu’autre chose. Lui adressant un sourire radieux je lui récupérais les doigts entre mes animaux de laine et glissais en arrière en inclinant la tête sur le côté. Frimousse enfantine.. tant pis.

« T’sais, si t’avais peur de tomber, Londres faisait l’affaire aussi hein. A moins que t’aies un faible pour les infirmières françaises en fait »

Nouveau pouffement de rire tout en continuant la manœuvre en marche arrière. Je détournais régulièrement mon regard du jeune homme pour regarder les nuances de couleurs se refléter contre les vitres ou la glace, le laissant suivre tant que je ne sentais pas de crispation sur mes doigts. Vérification d’usage dans mon dos pour éviter de tamponner quelqu’un en prime.

« Bien choisi en tout cas, c’est superbe, je ne connaissais pas »

Mes opales avaient glissé à nouveau sur lui , pétillantes, accompagnées d’un sourire espiègle pendant que je lâchais ma prise, et me laissais partir en arrière.

« J’te laisse faire, c’est un peu comme quand on dessine, laisse le mouvement suivre sa continuité. »

Niveau conseil y’avait mieux, mais comme il gribouillait également, je supposais qu’il comprenait ce que je voulais dire. Ne pas imposer un parcours agressif à son trajet sur la glace, fluidifier, se laisser porter pour ne pas casser l’harmonie de la chose. Et puis s’il ne saisissait pas il pouvait toujours se rapprocher de la rambarde, écraser quelques passants ou finir sur le sol. Les 3 possibilités me ferait marrer à coup sûr, sauf si je finissais les fesses par terre car j’esquivais au derniers moment un patineur. Un peu comme là, où l’équilibre en berne à cause d’un choc j’avais dû faire des moulinets de bras ne m’évitant pas la chute.

Contact frigorifiant avec la glace. Petit détail que j’avais occulté : je n’étais pas en Jeans ce soir, ça faisait frisquet au niveau des mollets, mais ce n’était pas bien grave. Relevant le nez sur l’apprenti dompteur de glace je lui tirais la langue en reprenant, toujours sur le même ton enjoué


« Fais pas comme moi quoi »
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Ulysse Daiklan
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Re: Europe de l'Ouest

Message par : Ulysse Daiklan, Ven 22 Déc 2017 - 10:53


A song of Ice and Fire
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Ok. Donc un pied sur la glace, ça tiens. Enfin à peu près. Vite fais quoi. Disons que pour l’instant, je ne suis pas encore tombé. Pas encore. Je sens deux mains se poser sur moi et me pousser vers la glace. Y aller en douceur ? Mais Elhiya tu n’as rien compris. Même en douceur je vais tomber, c’est bien ça le problème.

Elle vient prendre mes mains, commençant à patiner à reculons. Comment elle fait ?! Déjà en marche avant c’est bien assez compliqué alors si en plus on doit le faire en marche arrière. Vraiment du masochisme pur. Puis heu. Si elle pouvait regarder où elle m’entraine ça m’arrangerais. Quoi qu’elle a décidé de se moquer de moi là ? Non mais oh ! Une moue renfrognée se pointe sur mon visage, j’ai pas peur ! Même si j’adore les infirmières françaises, qui ne les aimerait pas ? Un sourire goguenard dans sa direction.

- Oh mais si tu veux te déguiser, ça me dérange pas du tout hein.

Elle semble admirer les lieux. Pour le coup j’ai vraiment eu de la chance, vraiment beaucoup. Beaucoup, beaucoup, beaucoup. Merci Fleur, ou que tu sois, merci.  Superbe ? Oui c’est le mot.

-Moi non plus, mais une amie m’avait montré des photos de ce lieu. Puis j’avais dit que ça avait l’air nul et elle m’avait parlé de ce truc en hivers, du coup voilà.

Elle décide de me lâcher les mains et j’écarquille les yeux avant de me redresser. Ok, là dessuite ça à l’air d’aller à peu près genre. Je glisse, et je reste debout. C’est déjà beaucoup. En fait je dois vraiment avoir l’air ridicule. Bonjour, Ulysse Daiklan, Gryffondor, Meurtrier et sportif n’arrivant pas à tenir sur des patins à glace, enchanté ! M’enfin, j’essaie de suivre Elhiya, évitant au passage tous ces gamins qui sautent de droite à gauche.

D’ailleurs, l’un d’entre eux trouve amusant de bousculer mon professeur du jour. C’est quoi ces sales gosses ? Je regarde la blonde tomber, impuissant face à léa chute du serpent. Oui, ça sonne beaucoup plus classe que ça ne l’es. Je m’approche d’elle en essayant de pas lui couper un membre au passage.

- Hey ça va ? Pas trop mal ?

Je lui tends la main pour l’aider à se relever, avec le peu de stabilité que j’ai. Un Grand sourire, en fait c’est amusant la patinoire ! Quoi qu’avoir de la glace à même la peau ça doit pas être génial, la pauvre.

- Je crois qu’après ça, un chocolat chaud ce ne sera pas volé.

Je lâche un léger rire avant de commencer à avancer de moi-même. Marre d’être frileux ! Mes pieds foulent la glace, cherchant un peu plus de vitesse. Par chance il n’y a pas grand monde. Eh je me déMer** plutôt bien ! J’suis même pas tombé. Je me retourne vers la blonde un grand mouvement de bras.

- REGARDE JE GERE

Bon, mise à part ça je me heurte très facilement à un nouveau problème.Un problème assez conséquent en fait. Lequel est le suivant : Comment on tourne ?
Genre vraiment ? Et la réponse est urgente vu que le mur se rapproche de plus en plus de moi au fur et à mesure. Puis de mon visage. Puis SBAM. Allé ! Un Ulysse aplatit, un !

Je m’arroche à la barrière pour faire demi-tour et regarde la demoiselle. Un air renfrogné sur le visage tandis que j’observe mon futurs parcours. Ca va pas du tout là, faut redorer un peu le blason, j’ai l’air ridicule.

- Foi de Gryffond, j’vais faire un tour entier sans tomber à toute vitesse. Comment on tourne ?

Mes yeux fixés sur elle d’un air interrogateur. Je vous jure, je vais y arriver. C’est O-BLI-GÉ.
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Re: Europe de l'Ouest

Message par : Elhiya Ellis, Ven 22 Déc 2017 - 12:18




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Un sourire amusé à sa proposition de déguisement accompagné d’un pouffement de rire suivit d’un simple « je note »  Je n’avais pas développé plus, étant bien trop occupée à le guider sur la glace plus ou moins correctement. Même chose pour l’explication fournie pour le choix du lieu. Je lui avais juste adressé un regard étonné quand il avait suggéré que ce genre d’édifice pouvait s’avérer nul. Autant dire à une gosse que les cadeaux au pied du sapin c’était nul, ça revenait au même. Franchement, d’où il avait bien pu réussir à arriver à cette conclusion aussi dure ? Questionnement personnel disparaissant aussi vite qu’il avait germé en mon esprit. Pour quelqu’un qui trouvait la patinoire « nulle », il faisait pas mal d’effort quand même... C'était chou, ou suicidaire. Je finissais par lui adresser un coup d’œil malicieux. Sa logique tenait pas debout, contrairement à lui.

Par contre venir vers moi pour me proposer de l’aide, comment dire que c’était … vexant…  Moue boudeuse sur les joues tout en le fixant un instant  et en faisant un compte rendu de l’état de mon fessiers. « ca va, t’inquiètes ».  Il avait du bol que je n’étais pas suffisamment mesquine pour accepter sa main tendue et le faire tomber à ma suite. Pourtant, ça me démangeait pas mal. Allé, j’allais être gentille juste car il m’avait amenée ici et me redressais de moi-même.

Stabilité acquise à nouveau, je me frottais les mains et soufflais dessus pour les réchauffer. Un chocolat chaud, bien sûr ferait pas mal de bien par la suite, ne serait-ce que pour le bout des doigts. Pour le reste, face à sa mine réjouit, je ne pus m’empêcher de lui adresser un sourire en coin moqueur « Moi qui pensais que j’allais pouvoir en profiter pour te réchauffer, tu me déçois. Je prendrais double dosse de chantilly pour le coup ! » Je lui avais tiré la langue, avant qu’il ne décide de se lancer de lui-même. Les bras croisés, commissures de lèvres figées en l’air, je le regardais faire tout en pouffant. A ce rythme il allait finir par atterrir au niveau des rambardes de sécurité et… ah bah, se les manger en pleine face.

Impossible de m’empêcher de rire, vu le bruit. En même temps, je n’étais pas la seule qui avait du mal à se contenir. Arrivant à son niveau, je lui adressais un large sourire avant de répondre à sa question. « Avec tes pieds ? »[/b]. Bon ok, c’était facile, mais pourtant c’était logique. Dodelinant de la tête, je lui montrais d’un  coup de menton la gamine qui venait de nous dépasser en tournant « C’est comme pour aller en avant, mais tu croises tes pieds pour te diriger. Le virage sera léger, mais au moins tu pourras éviter les murs. Garde les genoux flexibles, ça viendra tout seul. Regarde, même les mômes y arrivent »

J’pouvais bien me moquer un peu hein, j’avais mis un moment aussi à atterrir sur les rebords de patinoire avant de freiner et tourner correctement. Ça m’avait fait rire à chaque fois d’ailleurs, surtout car Eurydice paniquait à l’idée que je me fasse autre chose que quelques bleus. Un nouveau moufflet passait à côté, gérant parfaitement son changement de direction, m’arrachant un léger pouffement. « Plus aucun respect les gosses de nos jours, ça vient même défier ton honneur de Lionceau jusqu’ici. Un honneur bafoué sur de l’eau gelée… Comme c’est triste»

Cette notion d’honneur chez les rouges m’avait toujours dépassée, je ramenais ca surtout à la bêtise, mais ça restait relativement risible. D’un mouvement de pied, j’abandonnais mon support et mon petit loup, lui adressant un clin d’œil amusée avant de partir faire un tour de piste sans lui « Ça me va pour le poste d’infirmière, mais uniquement si tu finis ton tour au complet »

Ouai, c’était pas tombé dans l’oreille d’une sourde quand même. Certainement à cause de notre passage dans la salle sur demande l’autre fois, où tout simplement car je me voyais mal dire non à ce genre de distraction plus chaleureuse. Le laissant accroché à sa barrière, avec un dernier sourire espiègle j’avais filé pour un tour de piste sans l’attendre. Slalomant entre les couples et les familles qui trainant sur la glace, je m’amusais de quelques éclats neigeux rebondissant sur le bout de mes doigts découvert de leur cache laineux.

La piste était grande, agréable, appréciable, bien plus que les petits terrains Londonien que j’avais l’habitude de pratiquer. Quelques habitués de la glisse s’étaient postés au milieu, s’adonnant à quelques figures que j’enviais depuis mon niveau d’amateur. Me retrouvant au point de chute initial d’Ulysse, je le cherchais des yeux, m’apprêtant à compter les points marqué par la glissière de sécurité. De ce que j’apercevais, il semblait encore en vie, c’était déjà pas mal. Patiente, tentant de contenir quelques rires face à ses gestes encore mal assuré, j’attendais qu’il me arrive par me rejoindre
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Re: Europe de l'Ouest

Message par : Ulysse Daiklan, Ven 29 Déc 2017 - 2:48


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J’aurais peut-être dû sortir ma tirade sur son idée de me réchauffer, comme quoi c’est loin d’être une mauvaise idée. Mais non à la place je me suis tu et la voilà en train de se moquer de moi. Elle sourit donc je peux pas m’empêcher de sourire aussi, surtout avec sa manie de dodeliner de la tête là. Sauf que… des mômes ? Sérieusement, des mômes ? J’ai la tête d’un môme ? Vraiment un enfant ? Je plisse les yeux en la regardant avant d’être distrait pas un même qui maitrisait apparemment parfaitement ses pieds.

- Non mais c’est de la triche ! J’suis sûr il est né avec les patins aux pattes lui.

Elle rigole m’obligeant à la regarder de nouveau. Respects, honneur, eau gelée. Je me renfrogne, elle a compris comment m’atteindre la traitresse. Est-ce qu’elle faisait pareil pour atteindre l’autre ? Ma bouche entrouverte mes sourcils froncés, tandis que je me relevais en m’aidant beaucoup de la barrière. Une fois tout droit, elle quitta le rebord et se mis face à moi. Une phrase, un défi, une récompense.

Un sourire en coin nait sur mon visage. Ok. Mon idée c’est de la rattraper donc ? La piste est grande, très grande. Bien plus grande que je ne le pensais au début. Elle s’élance et je ne peux m’empêcher de bloquer quelques secondes sur… la vue. Je tousse. Oui c’est ça la vue. D’ailleurs un homme m’a vu voir ce que j’ai vu et j’ai vu dans son regard qu’il avait vu que je regardais ce que j’avais vu d’ailleurs je pouvais discerner une lueur de jugement éclater au fond de ses prunelles sombres. D’accord, s’élancer donc hein, on va pas faire de chichi. L’air glacé me galvanise… pas du tout, c’est plutôt le poste d’infirmière qui me donne des ailes.

J’appuis le cran de mes patins pour avancer sur la surface glissante tentant d’établir une tactique. Visiblement la verte est beaucoup, mais alors beaucoup plus à l’aise que moi sur des patins, c’est assez fou. Dans le sens ou moi je reste relativement proche de la rembarde et je me base sur la technique du « si ça marche au ski ça doit marcher là » pour avancer. Bon autant dire que le chasse la neige a pas trop marché et que j’ai failli m’ouvrir les chevilles. Du coup je préfère l’observer el…la disparut. Elle a totalement disparu dans la foule pas d’autre moyen que finir mon tour, parce que j’aimerais bien ne pas m’éclater la tronche contre les gens qui tiennent trop bien là.

Du coup je continue mon tour, prenant de plus en plus d’assurance au fur et à mesure jusqu’à l’apercevoir au bout. Une ligne droite, personne, un coup de chaussure. J’avance vers elle apparemment elle rigole. Elle rigolera moins quand elle comprendra que y’a un truc que j’ai pas encore appris.

- Je sais pas m’arrêteeeeeeeeer

Pouf ! C’pas grave apparemment j’ai un coussin blond pour m’amortir. Je fais juste attention à ne pas partir en avant et ne pas tomber en me stabilisant, la verte dans les bras. Je ne peux retenir quelques éclats de rire sortir de ma gorge avant de me détacher légèrement un bisou sur sa joue. Ma main gantée vient rejoindre mes cheveux pour les remettre légèrement en place.

-Et voilà j’ai gagné ! Je remporte quand mon lot ?


Un sourire mutin sur les lèvres, comme si arriver 15 min après l’autre signifiait gagner. Mais tant pis, chose promis chose dû ! Je pose l’une de mes mains contre la barrière question d’être solide sur mes jambes, attendant tranquillement sa réponse. Enfin, en espérant que la réponse implique une sortie rapide de cette patinoire sinon, je risque d’avoir vraiment, vraiment besoin d’une infirmière. Puis elle n’avait pas l’air contre cette idée de chocolat chauds, ils doivent en vendre par ici. A voir ce qu’elle voudra. De toutes façon, on a le temps !



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Re: Europe de l'Ouest

Message par : Elhiya Ellis, Ven 29 Déc 2017 - 17:02



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Même pas de chute de ce que je voyais, limite j’étais déçue, bien que le spectacle qu’il offrait ne pouvait m’empêcher de pouffer de rire. Pas beau de se moquer à ce qu’il parait mais chassez le naturel, il reviendra forcement au galop. Surtout qu’en fait, j’y avais pas pensé, mais je ne lui avait pas dit comme se stopper sans foncer dans une rambarde ou… moi.

« Gniiiiii »

Ouai moquez-vous si vous voulez, mais je n’avais pas anticipé de finir comme frein de secours au blond qui ne nous avait pas fait chuter par je ne savais quel miracle. Enfin, l’équilibre précaire dans ses bras relevait plus du coup de bol qu’autre chose, si je ne suivais pas son parcours qui nous trainais vers la barrière, pour sur je finissais à nouveau les fesses au sol et lui sur moi. Perspective qui aurait pu être charmante si on n’était pas en train d’évoluer sur de la glace. J’l’aurai bien enguelé, mais comme il se marrait j’y arrivait pas vraiment et me contentais de lui adresser un sourire en coin réprobateur en roulant des yeux.

« Pfff pour avoir manqué de nous faire chuter, tu mériterais bien une punition au final ! »

Moue faussement boudeuse, joues gonflées et petit nez retroussé levé vers le ciel avant de re-glisser les yeux sur lui en tachant de conserver un minimum de sérieux. Juste impossible, je souriais, amusée, profitant de sa stabilité pour me hisser sur la pointe de mes patins, priant pour qu’il ne me fasse pas tomber et posais un baiser sur ses lèvres gelées. Ok j’avais promis de jouer les infirmières, mais pas là, maintenant, de suite, ca aurait été parfaitement ridicule. Du coup, me détachant de sa chaleur, récupérant une de ses mains, je l’entrainais vers le petit portillon après avoir doucement pouffé

-Parait que tout arrive à qui sait attendre. Expression moldue, ça devrait te parler. Viens prendre ton chocolat en attendant, tu serais capable de me faire rejoindre le sol si je venais à te réchauffer sur patins hein

Glissant lentement pour qu’il suive sans trop de souci, nous arrivions au niveau de la petite porte, quand un pressé nous coupa la route, me forçant à un arrêt brutal pour ne pas foncer dans l’inconnu. J’avais espéré qu’Ulysse fasse de même, qu’il trouve un système quelconque pour ne pas partir plus loin en avant m’entrainant avec lui vers les demies parois de bois. Raté. J’avais pendant une seconde hésité à lui lâcher la main pour qu’il s’aplatisse tout seul, mais cette réflexion m’avait fait trébucher, moi et mes patins plantée dans la glace, porté par sa course.

Voilà que c’était lui maintenant le coussin amortisseur… J’sais pas trop comment j’avais fait pour pas lui couper un doigt alors qu’il avait atterrit sur le sol et moi par-dessus. Tout ce que je savais c’était que j’avais mal aux genoux et que d’un œil plissé, je me marrais quand même alors que j'aurai ou insulter le chauffard sur glace.

« J’crois que c’est toi qui va devoir jouer les médecins au final. Bouge pas, j’te libère.. »

Bon, j’avais rien contre être affalée, sur lui, mais s’il lui venait la brillante idée de vouloir se lever avant moi, on était pas prêt d’y arriver. Prenant appui sur lui, je reculais pour me remettre sur pieds et lui tendait la main une fois debout.

"Un coup de main mademoiselle? "

De la part de quelqu'un qui venait de tomber ça le faisait tiens de se payer sa tête comme ça, pas grave, je me ferais pardonner plus tard s'il en venait à faire semblant de bouder.
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Re: Europe de l'Ouest

Message par : Ulysse Daiklan, Ven 5 Jan 2018 - 1:27


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Aujourd’hui rien n’a changé, le monde continue de tourner. Une perte de soi, un moment volé. De nos corps se retrouvant sur de l’eau gelée, entre les soubresauts de mes épaules contre la douceur calmante de la reptilienne.
La punition, oh oui Lhiya, sort le fouet. Une corde qui se courbe comme ma tête penchée par-dessus la tête, comme ton sourire amusé de la situation comme si tout était normal. Rien n’est vrai, tout est permis. Si tu veux me punir.

- Eh bien vas-y.


Aujourd’hui se résume en ce soir Lhiya. Entre deux routines meurtrières, deux cours ravagés, deux aventures d’amants perdus. Une nuit, juste une nuit glissante sur de l’eau, comme mon rire lorsque je te réponds, comme mon estomac qui se vrille aux images qui défilent dans ma tête. Qui se répètent quand le froid glacial se fait replacer par la lente chaleur de tes lèvres contre les miennes. Quand le vent remplace l’étreinte et que tu capture ma main pour m’attirer à ta suite.

Un équilibre précaire, rapidement mis en dérision lorsque mon dos se colle au sol froid, ta poitrine contre mon buste. La vrille se resserre encore un peu, les images s’allient en film, sur un fond de partition. L’air s’échappe de ma bouche, le noir envahis mes yeux. Les mèches dorés ébouriffées par la chute se relèvent dans une moue tant mignonne que ravageuse.

- Jouer au Docteur, j’aime l’idée.


Aujourd’hui Lhiya, c’est entre toi et moi. Tandis que tu t’appuies pour te relever, mes mains rejoignent une fraction de seconde tes poignets pour te retenir. Et puis quoi, rester là ? Pourquoi pour, on y es bien sur le sol, à l’aise si on occulte les regards étranges des passants.

Cinq doigts fins tendus vers moi, une phrase qui me fait de nouveau sourire. Je les capture, me lance pour me relever, un remerciement de la tête et une révérence de demoiselle à l’ancienne dans un rire trop chaleureux pour que la glace puisse le supporter. Ma tête s’avance plus par instinct qu’autre chose, rejoignant la commissure de tes lèvres comme d’un geste trop naturel pour être normal.

Je me recule, mes pupilles dilatées plongées dans les tiennes, tentant de te faire subir l’envie que tu m’impose en permanence. Une bousculade d’inconnu, qui semble me faire sortir de ma léthargie. Je souris, en un clin d’œil.

- Allez viens, on range ces outils de l’enfer et on va se réchauffer.

Aujourd’hui, avec toi, pas de faux semblants. Ma phrase involontairement laissée suspendue, sans précision. Des manières de se réchauffer il y en a des tonnes. Certaines provoquent la douceur de souvenir enfantins, d’autre font remonter une passion ardente depuis les tréfonds de nos bas-instincts d’animaux encore trop primitifs.

Le soulagement, provoqué par la libération. La chaleur, l’aisance. Mes pieds de nouveaux à leur place, dans des chaussures stables, sur un sol stable. J’attends que tu ais finis à ton tour, avant de t’attirer avec moi au petit café ouvert à la sortie de ce lieu.

- Deux chocolats chauds s’il vous plais.


Aujourd’hui, sur les pavés de Paris, je prends des libertés. Un sourire au serveur, oui je prends d’autorité. Tu voulais un Irish Coffee peut-être ? Il te suffira d’interpeller le serveur. Les chats sont gris, je m’assois. Plus d’alcool, à moins que le serpent ne me charme, plus qu’il ne l’a déjà fait.

Je récupère ma tasse encore brûlante, commence à la boire. Comme prévu un feu réconfortant s’instaure dans mes entrailles, insatisfaisant. J’ai beau tenter d’occulter, ce n’est pas ce que mon corps réclame. Mais la vie est belle, savourons là, sans céder à l’hédonisme niais de gens préfèrent se complaire dans la vide du plaisir que de s’enrichir de moments doux et de souvenirs.

- Alors la suite ? Quoi de prév…

Aujourd’hui, les dieux me ramènent à la réalité. La brûlure sur ma cuisse semble bien trop cuisante pour m’empêcher de sauter de la table et s’essayer d’écarter la chemise de ma peau. Le hautin qui a poussé mon coude a également passé son chemin. Pas le temps de m’attarder sur un Parisien plus longé dans son téléphone que dans ce qu’il fait, j’aimerais juste éviter d’aggraver mon état.

- Oh p*tin c’est chaud ! J’suis sûre j’suis brûlé au troisième degré ! Ca fait un mal de chien !


Ausoird’hui, j’exagère, je me permets. Les seuls dégâts doivent se résumer en une énorme trace rouge sur mon torse, peut-être quelques cloques mais pas plus. Même si je l’ai laissé un peu trop longtemps avant de penser à l’écarter de ma peau et me libérer un peu. En attendant il faut que je me change ou que je fasse quelque chose. Ma chemise semble foutue. Sur une terrasse Parisienne, j’ai perdu un vêtement, mon cœur a un léger pincement devant l’état du vêtement neuf.

Mais pas grave, je la garde éloignée de mon corps, que le liquide de ne me recolle pas. Pas avant que je saches où en sont les dégâts. Une grimace sur mon visage qui se dessine au souvenir de mes faibles capacités en médecine. A l’instant présent, ce dont j’ai besoin, c’est d’une infirmière.
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Re: Europe de l'Ouest

Message par : Elhiya Ellis, Ven 5 Jan 2018 - 13:12



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Les non-dits, les allusions, ça m’avait toujours fait rire. Ça m’amusait encore plus lorsque ça glissait hors de ta bouche à toi. En d’autres temps, une introspection, un questionnement durant des longues heures serait venue me frapper, mais pas là. Un sourire amusé étirait mes lèvres à cette éventualité « jouer au docteur », juste toi, moi, ailleurs, sans personne, se foutant du reste. Charmante perspective, appétissante... Mais avant ça, y’avait un chocolat chaud dans la donne, la meilleure des boissons lactées existantes. Alors, malgré tes prunelles grises plongées dans les miennes, il m’était impossible d’oublier. Même si tu te proposais en échange. Enfin, il me semblait.

Je vérifierais cette hypothèse un peu plus tard, une fois ou nous ne serions pas en proie à de la glace, en plein Paris, et où ma curiosité dépassait mon envie de me perdre en quelque délices différents en ta compagnie. Les souliers de cuir et fer enfin abandonnés, une stabilité plus conventionnelle à nouveau recouverte, je remettais la suite du programme à tes soins. Qu’importait ce que tu voulais, ça me convenait, j’en avais juste pas encore pris conscience, et ne serait pas prête de le faire. Pour cela, il aurait fallu que je fasse un effort certain de réflexion sur mon comportement dès que tu étais dans le coin.

Le regard se baladant un peu partout, mes pas te suivaient jusqu’au petit café juste à côté. Pas beaucoup de marche, pas le temps d’admirer le retour des astres de nuits véritables, ou même de jouer avec le petit nuage de vapeur s’échappant de ma bouche que tu commandais déjà. Ma légère déception s’étouffait instantanément sous ton regard, m’arrachant un sourire. J’attendrais pour profiter des pavés de la capitale française que je ne connaissais pas. Ce contre temps n’était pas gênant, j’avais toute la nuit, pour toi, ou juste pour moi, suivant ce que tu préférais. Pas pressée de rentrer, pas envie de m’enfermer entre 4 murs, me perdre entre 3 cours et recommencer… J’crois bien que j’te l’avais pas dit…

Tant pis, on se fichait pas mal des raisons qui m’avaient poussées à aller te cherche ce soir, elle étaient inconnues à mon esprit, bloquées derrière une porte. Peut-être bien que ma Conscience bâillonnée aurait pu donner son point de vue, mais la dernière fois que j’l’avais rencontrée, c’était il y’avait quelque temps déjà. Elle avait dû finir par vouloir se taire pour de bon, ce n’était pas plus mal. Sans elle, je pouvais profiter tranquillement de ces effluves cacaotés, de cette pause, de toi…

Ma tasse au bord des lèvres, une gorgée prise, le mouvement de la table, ton injonction dans le vent me force à lever le nez, un peu abasourdie. Une boisson renversée, tes vêtements vaguement trempés et un drame mélodramatique qui commençait à se jouer. J’avais pouffé. Désolée. T’allais pas mourir pour si peu P’tit loup, c’était pas grand-chose. D’un doux sourire, je m’étais levée et glissais mes doigts dans ta main libre, t’intimant doucement de me suivre.

– Pire qu’un gosse, vient, on va arranger ça

On était sorcier, toi, comme moi, j’avais juste tendance à oublier que tes origines étaient différentes des miennes. Ton instinct primaire ne t’imposait peut-être pas de sortir ta baguette pour des situations aussi anodines, mais moi oui… De quelques pas, je poussais la porte des commodités, jetant un coup d’œil au membre du personnel pour vérifier qu’on ne s’apprêtait pas à venir nous houspiller. Un #collaporta derrière nos pas, un dodelinement de tête en tachant de ne pas me marrer, et je tapotais doucement sur le tissus mouillé en souriant.

-Enlève ça, et laisse-moi regarder va, ça doit pas être grave. Et puis, je pense pas que tu puisses faire le timide maintenant

Un pouffement alors que j’abandonnais ma baguette sur le côté pour venir t’aider à déboutonner la pauvre chemise souillée. Tu m’excuseras si mon regard s’égarait pendant que je m’occuperais des premiers soins. Promis, je tachais de faire de mon mieux, de me concentrer sur les boutons que j’enlevais, tachant de ne pas t’imposer l’humidité brulante du tissu. Mais, j’avais fini par me mordre la lèvre inférieure. Navrée, cette proximité, me donnait forcément envie de plus que te soigner.

Histoire de garder un minimum de contenance, mes opales espiègles cherchaient les tiennes pour te demander de faire par toi-même avant que je ne m’en charge et dévie un peu trop..

–J’te laisse enlever, ou tu préfères que je m’en occupe ? j’ai même pas la tenue d’infirmière, t’as pris un peu d’avance sur le planning

Et moi aussi d’ailleurs. Envie irrépressible de revoir cette lueur dans ton regard, celle quand tu m’as retenue un instant sur la glace. Sur la pointe des pieds, une main sur chaque pan de chemise, je capturais tes lèvres, t’offrant un peu de la saveur chocolatée coincée sur les miennes. Le lieu n’était pas vraiment le plus conseillé pour me perdre en un baiser, mais, ce détail était directement occulté. Un hall joliment décoré, ça pouvait être pire après tout
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Re: Europe de l'Ouest

Message par : Ulysse Daiklan, Mer 10 Jan 2018 - 1:48


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Le tissue loin de mon corps tandis que je tente d’éviter la combustion spontanée. Et elle, elle fait quoi ? Elle rit ! Elle rit. Non mais vous vous rendez compte ? Bon, je sais qu’elle est magnifique quand elle ris et que du coup j’ai juste envie d’en rajouter une couche mais voilà. Je suis en train de brûler ! Puis attends ou un gosse ? Quoi que toute à l’heure elle a dit que les gosses patinaient mieux que moi. Elle veut dire que je patine mieux c’est ça ? Héhé je le savais.

Un sourire tandis qu’elle capture ma main pour m’amener je sais pas où. Ah bah, je sais ou. Je regarde mon environnement tandis qu’elle se charge de nous enfermer. Mon cœur bat étrangement dans ma poitrine, ventre de nouveau retourné. Je reste silencieux, de toutes façon après sa question je n’ai pas le temps d’esquisser le moindre mouvement qu’elle commence à enlever ma chemise par elle-même. Enfin la déboutonner.

Mes yeux fixés sur ses mains tandis que je la regarde se mordre la lèvre. De nouveau je sens mes pupilles se dilater, mon sang bouillonner dans mes veines, mes lèvres esquissant d’elles même un léger sourire. Ses yeux relevés vers les miens, j’écoute ce qu’elle me dit, tentant de me distraire comme je peux. Mes oreilles bourdonnent et mon estomac se contracte un peu plus, je ne sais même pas comment j’ai pu comprendre la majeure partie de son message.

- Comme si t’avais besoin d’une tenue d’infirmière.

Ok, mission oublier ratée, j’ai juste encore plus d’image qui défilent dans ma tête. Heureusement comme d’habitude c’est la blonde qui arrive à faire taire mes pensées d’une façon plus qu’agréable. Un grognement s’échappant de ma gorge tandis que ses lèvres se pressent sur les miennes. Le gout de chocolat envahis doucement mes papilles et un frisson se propage le long de mon torse pour venir se loger plus bas. La retenue dont j’ai fait preuve jusqu’ici semble vouloir disparaitre. Un mélange de passion et de tendresse s’empare de mes sens, alors que je savoure un peu plus cet arrière-goût de chocolat qui lui va si bien ?

Ma main se pose sur sa hanche, je la rapproche de moi. Près, encore plus près, j’avance à mon tour. Sans même m’en rendre compte je la pousse lentement contre le lavabo où elle a posé sa baguette, mon autre main étant allée me perdre dans ses cheveux dorés. Mes lèvres quittant les siennes avant que je ne recule pour plonger mon regard dans le sien, ma respiration saccadée et la lèvre tremblante.

- Tu me rends dingue...

Ma voix rauque et basse me surprends moi-même. Je descends doucement jusqu’à son cou, embrassant la peau sous mes lèvres. Son odeur me donne envie de plus. Instinctivement ma main se resserre sur le tissu. Ce serais tellement facile de juste tout faire remonter, de la revoir comme je l’ai vu. Ma main glisse de sa hanche jusqu’à son dos, je me colle un peu plus contre elle. Je remontre jusqu’à embrasser cette peau si sensible derrière le lobe de l’oreille.

Se mesurer, savourer au lieu de se précipiter. L’endroit n’est peut-être pas adapté, mais par tous les dieux ce que c’est… excitant. Juste elle, moi, loin des problèmes, profitant tranquillement d’une terrasse parisienne pour s’oublier un peu plus. A l’instant présent rien d’autre ne compte. Rien d’autre dans mon esprit. Juste l’idée entêtante de sa voix, elle, et de ma peau contre la sienne. Mon corps réagit tout seul à ces idées, me faisant contracter un peu ma main sans ses mèches blondes. Mes envies que je tente tant bien que mal de contrôler. Par tous les dieux, Lhiya.

Je te veux.
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