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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Autres Lieux Magiques ~¤~ :: A l'étranger
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Europe de l'Ouest
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Lizzie Bennet
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Re: Europe de l'Ouest

Message par : Lizzie Bennet, Mer 17 Aoû - 8:06


Le sale type dont il devait être la mort le laissa pas vraiment accomplir son devoir. Pourtant ça avait diablement bien commencé -il avait suffoqué, jouissive sensation- -il en sentait déjà la fin- -la délivrante fin- -one dead man, so dead, so dead-
Il avait résisté, le bougre. Avait repoussé son étau faiblard en lui enserrant les poignets. Lui était trop fort, trop nourri, et n’avait fait qu’une bouchée de l’incarcéré.

Ses mains ont un froid de calamar


Il résista avec autant d’acharnement que c’était humainement possible, mais ne garda que quelques grains de peau sous les ongles. L’Auror suffoquait, et lui, observant les gouttelettes de sang sur ses mains, ne vit la prise qui lui cloua l’instant d’après les mains à la table. Un enfant pris en faute, et puni à la vieille école. Regard acéré, on s’étonnait que des crocs ne dépassent de son opale, mais qui ne suffit à interrompre le mouvement du sorcier, lui planquant déjà un coup de poing entre les yeux.

Poing dans la gueule -efface
Poing dans la face -dégueule

Ça tournait un peu, mais pas assez pour que la lucidité n’échappe du corps de Sunil ; tendu comme un arc, il entendait la toux bienfaisante de l’homme. Il oubliait presque Parker. Puis il oublia aussi l’Auror. Il oublia presque ce qu’il venait de se passer, cherchant la salle, espérant mettre le doigt sur quelque lame que le temps aurait laissé en cadeau. Rien. Rien sinon ses mains un rien humide, on savait plus trop pourquoi, mais on avait soif, et les lécha. Les instants passèrent langoureusement, martelés par des pages qu’on tourne, des regards pesants. Chacun se trouvait dans un calme désarmant, seul Sunil peinait à se contenir et cherchait autour de lui quelque moyen de se venger de l’Auror.

C’était bien, la vengeance ; c’était une émotion construite, pas amnésique, un truc qui gardait le cap, et qui pourtant se trouva décontenancé par la teneur des propos de leur intrus. Elizabeth Lizzie Bennet, trois mots comme des claques, un visage qui se baisse, n’entend pas. Qui refuse, insiste sur les barrières entre Elle et Lui, il fallait les différencier, c’était le seul moyen de quitter cette prison sans y laisser sa raison. Fallait y déposer sa folie, la personnifier sous un alter ego, aussi consciemment que possible se distinguer de Lizzie, à l’en oublier, mais l’administratif ne fait jamais cas des démarches psychologiques, des gels de pensée, pour eux parler est une obligation, non, pire, un cadeau. Il parlait, donc, les mots glissaient comme une luge qu’un feu ne saurait mimer.

Des durées qui résonnent pas, des questions procédurales, un mot, expéditif, qui lui sonne creux -comme s’il était choqué par le caractère rapide et définitif de l’existence. Un sot, un fou, venait leur parler. Pas de doute. Il cherchait de la raison dans notre prison. Un autre mot, tuer, et la certitude que c’était ce qu’il voulait aussi, pour lui, comme pour les gardes, pour tous les représentants de l’Ordre. Tous devaient crever, et plus d’une fois. Fallait jouer avec leurs corps avant leur mort, les ranimer, les redétruire. Si le mérite de vivre était une notion diffuse, nul agent de l’Ordre ne l’atteignait jamais. Il parlait encore, avec cette distance des gens bien rangés, mais toi t’étais pas des leurs -

Esprit plus bordélique que la chambre de Lestrange
Pas de Rafael pour faire le ménage-

t’étais pas des leurs et tu le voyais comme au travers d’une vitre de zoo. L’animal exhibant ses proies. Un dossier ci, un dossier ça, il les avait dans la gueule, et exposait sa domination. Alors Sunil hochait la tête, n’attendant que de s’en venger. Jusqu’à un mot. Oiseaux. Un mot c*n, qu’on apprend tout gamin, qui disait tout et rien. Oui, le chaton n’en pouvait plus de ses pelotes de laine ; il lui fallait des oisillons à égorger. Il n’aimait que son hystérie soit ainsi exposée, mais l’oiseau, l’envol, il les entendait, et les mots qui ricochaient les uns sur les autres prenaient peu à peu un sens.

- Oui, je le veux.
Aucune conscience des consonances que ça prend dans des esprits sociabilisés. Juste l’approbation. Mais au Ministère -il était difficile de placer tant de mépris en si peu de syllabes- vous n’offrez rien sans rien. Pourquoi nous ? Qu’attends-tu de nous, vautour ?
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Ashton Parker
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Re: Europe de l'Ouest

Message par : Ashton Parker, Mer 24 Aoû - 13:11


Se trouver dans une nouvelle pièce après des mois passés à tourner en rond dans sa cellule provoquait un sentiment assez étrange. C'était assez difficile à décrire et Ashton se sentait perturbé, enfin encore plus que d'habitude. S'il avait déjà du mal à rester psychologiquement stable dans un endroit qu'il connaissait il fallait pas attendre grand chose de lui en zone inconnue. Le gars était du Ministère et ça suffisait à ne pas l'apprécier. Mais au fur et à mesure qu'il parlait quelque chose semblait ne pas concorder avec ce que disaient normalement les chiens de Sudworth. Pourtant ça demandait des efforts de se concentrer sur ses paroles. Parker avait l'impression d'être sous l'eau et que ce que son interlocuteur disait était étouffé, sans vraiment parvenir à lui. Preuve de son manque d'attention, au bout de quelques instants à fixer l'Auror, le sang-mêlé avait commencé à laisser son regard traîner sur le reste de la pièce. Il n'y avait franchement pas grand chose à regarder. Rien sur les murs, deux portes, quelques lumières au plafond, mais ça restait tout de même en bien meilleur état que les cellules des prisonniers. Évidemment, puisque mêmes les gardes préféraient limiter les contacts avec les détenus.

- ... entendre les oiseaux voler et gazouiller puis les entendre rôtir sous un cri hystérique de joie sadique...à nouveau ?

Ding ding, il avait entendu quelque chose d'intéressant. Ashton arrêta alors sa contemplation du plafond et baissa la tête pour fixer l'Auror. D'accord, il avait pas franchement fait attention à tout ce qui se disait mais il en avait entendu suffisamment pour savoir que le Ministre n'était pas au courant de cette petite entrevue. Ou alors il avait bien changé depuis que 412 et 413 étaient arrivés en prison. Le Métamorphomage était étrangement calme, mais c'était peut-être dû au coup qu'il s'était pris dans la tronche tout à l'heure lors de son altercation avec les gardes. Toujours muet, il se contenta de pencher légèrement la tête sur le côté tout en fixant toujours l'homme en face de lui. Il essayait de construire une réflexion constructive dans sa tête mais il n'était pas certain d'être très efficace. Il fallait dire que les oiseaux qui volaient au-dessus de leur tête avaient tendance à le déconcentrer un peu.

Heureusement, il pouvait compter sur Lizzie pour poser les bonnes questions. Pouf, les oiseaux disparurent comme s'ils n'avaient jamais été là, ce qui était peut-être le cas. A l'extérieur des murs on entendait l'orage, qui semblait être la seule météo possible à cet endroit du monde. Sa co détenue semblait elle aussi septique à l'idée qu'un employé du Ministère vienne pour les libérer plus tôt que prévu, puisque c'était visiblement ce qu'il voulait faire. La question posée était donc de savoir en échange de quoi ils seraient remis en liberté. La réponse était qu'il n'y avait pas grand chose qu'ils n'étaient pas près à faire. Il était hors de question qu'il remette les pieds dans sa cellule sale et humide après qu'on lui ai donné un aperçu de lumière et de liberté. La lumière c'était pas spécialement son truc, mais par contre la liberté c'était plus intéressant.

- T'as mon attention, dit-il enfin d'une voix rauque à l'intention de l'Auror.
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Lizzie Bennet
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Re: Europe de l'Ouest

Message par : Lizzie Bennet, Dim 28 Aoû - 21:01


Pas de couteau pas de plateau à quoi peut-il le découper le manger ? 412 prêtait son attention totale. Lui, il avait peur. Il se méfiait. On l’avait trop souvent trompé piétiné détruit pour que le premier ange gardien auto-proclamé soit cru. Attendez, c’était pas ange gardien qu’il avait dit. C’était mécène/sauveteur/issue de secours. Le type parlait, et trop, et l’urgence de lui découper la langue avec un coupe ongle devenait de plus en plus vivace. Sunil en avait mal à la mâchoire, ses dents crissaient les unes sur les autres, comme les enfants cauchemardant.

En même temps, tant de blabla, c’était du cauchemar pur. Parfois, il dérapait le type ; rire de vilain, regard mauvais. Mais le reste du temps, il était aussi foutrement normé que tous ces gens de Dehors. Il était de ces gens qui ne comprennent pas, ne peuvent être atteints. Ne peuvent nous toucher. Notions clefs : importance du sang, question des complexes, mais les nombres il les connaissait pas, de toute façon les nombres on avait pas besoin de les connaitre pour savoir qu’ils étaient trop nombreux, trop libres, les gens de Dehors, qu’ils devaient tous crever,

comme des chiens,

avec l’intelligence en plus, mais graduellement perdue, il fallait palper la perte d’essence avant la perte des sens, c’était important pour souffrir, et ça, il savait pas si ça correspondait à la mort des chiens, mais c’était crucial. Les regards de Sunil manquaient parfois de raison à l’évocation interne de telles idées.

logement et un salaire...follement attrayant...pour un travail qui sera probablement très enrichissant, dans tous les sens du terme, pour vous et...des plus amusants et pratiques pour moi...

Pas compris pourquoi lui, il avait toutes ces propositions, et pas l’autre. Après tout, on était un package. Deux, comme dans les magasins. Peut-être était-ce lié au nom qu’il lui donnait. Lizzie. C’est là que Sunil fut pris d’une bizarre idée. Il me demanda de jouer Lizzie, pour trois minutes quarante neuf. J’hochais la tête. Je comprenais pas quel était ce délire avec leur Elizabeth, mais si je devais endosser un masque, pourquoi pas prendre celui d’une femme. Après tout, dans l’antiquité, c’était toujours les hommes qui jouaient les femmes sur les planches. J’avais toujours pas de planche à pain, et toujours pas de couteau allant avec, mais il voulait son jeu théâtral, et j’allais lui en donner, si Sunil le voulait.

Il fallut ensuite écrire. Et là ça se corsa. Si à mes débuts j’avais écrit, j’avais écrit avec mon langage. Mes codes de lettres sanguines entrelacées. Le reste, le reste je savais pas, je savais plus. Mais il fallait réapprendre. Réécrire. Je pris la plume qui jaillissait hors de l’encrier, et l’enfonçais violemment dans ma paume gauche. Entre le pouce et l’index. Je fis pivoter la partie métallique jusqu’à juger l’objet assez imbibé, et revins au parchemin. Qu’y dire ? Lizzie, Lizzie, qui es-tu, dévoile-toi à moi sale p*te, j’ai besoin de toi, de tes souvenirs, et de sauce tomate aussi je crois.

Oui j’ai faim, j’ai faim p*tain, et c’est sur ces mots que ça commence. « Je soussignée Ellizabeth Bennett confirme par la présente avoir faim et »
- A quel point est-il permis de mentir sur cette déposition pour accélérer la remise en liberté ?
Par permis, il voulait dire nécessaire. Mais il était un peu perdu, surtout sur le fait qu’il faille que les deux dépositions collent ensemble. Regard à l’Autre, Ashton, l’ancre en cours de dilution. Besoin d’un accordéon des versions.

Si sauver un fou était seulement une tâche administrative, il ne serait nécessaire aux héros de le devenir à leur tour.
- Ça serait possible d'avoir une cigarette ? Sunil, Lizzie, je sais pas trop lequel, quelqu'un entendit quoi. Et ça titillait les narines, faisait frétiller les lèvres, n'attendant que la caresse de la fumée et l'envol au goût d'écharpe.
- Ça m'serait nécessaire aussi ouais.


Dernière édition par Lizzie Bennet le Lun 29 Aoû - 18:40, édité 1 fois
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Ashton Parker
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Re: Europe de l'Ouest

Message par : Ashton Parker, Lun 29 Aoû - 18:12


Wow, trop de paroles, beaucoup trop de paroles. Il allait falloir sélectionner des parties du discours à retenir parce que sinon il risquait de ne pas y avoir assez de place dans sa tête. Dans le fond... quelques personnes... et ce sont. M*rde ça voulait rien dire, la sélection devait pas être la bonne. Reset please, vous pouvez répéter la question ? Liberté, ça c'était important et c'était un mot qui plaisait à Ashton parce que ça faisait un bon moment que ce concept était trop éloigné de sa vie. Il était temps de se l'approprier à nouveau. Par un heureux hasard, il se trouva que le sang-mêlé réussit à retenir le nom de leur interlocuteur. Arcturus Madverier, auror et... quoi ? Pas vraiment fan du mot sauveteur, il allait falloir trouver mieux. Reconcentration, c'était pas le moment de s'éparpiller avec des pensées parasites. Quoique, le gars paraissait limite plus instable qu'eux par moment, comme lorsqu'il partit dans un fou rire démentiel. S'il avait compris le pourquoi Parker aurait peut-être ri avec lui mais là il était plus occupé à observer la ligne reliant le mur à sa droite et le plafond.

Back à leur prometteur de liberté. Il avait dit des trucs à Lizzie mais du coup ça n'avait pas spécialement accroché l'attention du Métamorphomage puisque cela ne lui était pas destiné à lui. En parlant d'une Bennet, elle semblait particulièrement attentive et maitresse d'elle-même que s'en était impressionnant. Elle posait les bonnes questions, ou du moins ça en avait l'air, et son esprit avait pas l'air d'être à trois kilomètres. Celui d'Ashton non plus, il fallait pas abuser quand même ils étaient en prison et trois kilomètres c'était trop loin du coup. Les explications sur leur plan d'évasion apparemment presque légal proposé par l'Auror étaient relativement faciles à suivre. Il fallait raconter leur attaque de Gringotts, que le sorcier avait d'ailleurs oublié pendant quelques mois alors que c'était tout de même la raison de sa présence à Azkaban, en insistant sur l'injustice. Jusque-là c'était plutôt facile. Par écrit.

É quoi ? Pendant quelques instants, le Lion fixa son parchemin avant de se rappeler que c'était là qu'était censé se trouver l'encre qui était actuellement dans l'encrier. Et la plume était le lien entre les deux, oui c'était franchement pas bête comme invention maintenant qu'il y pensait. Point position, il avait la main libre désormais mais il n'était plus particulièrement enclin à faire bouffer sa langue à Arcturus après la proposition qu'il leur avait fait. Sauf que là, Ashton eu un petit moment de peur en se demandant s'il n'était pas devenu gaucher après tout ce temps passé sans écrire, ça pouvait arriver ça non ? Bon, puisqu'il fallait s'y mettre c'était parti, finalement c'était pas si compliqué ça revenait vite. S'appliquant comme un enfant de sept ans, Parker tenait sa plume de manière assez crispée alors qu'il formait des belles lettres (la beauté était relative, et particulièrement dans le cas présent) tout en tirant légèrement la langue, signe de sa grande concentration.

- A quel point est-il permis de mentir sur cette déposition pour accélérer la remise en liberté ?

Oups. Ashton releva soudainement la tête d'abord vers Lizzie, puis vers Madverier. Surtout il fallait la jouer naturel, qu'ils ne se rendent pas compte qu'il y avait un problème. Et est-ce que c'était vraiment un problème d'ailleurs ? Il avait toujours été connu pour avoir une très bonne imagination, ce n'était pas de sa faute s'il avait légèrement, très légèrement déformé la réalité dans ce qu'il avait écrit. Le sang-mêlé rebaissa la tête vers les lignes qu'il avait écrit pour voir à quel point son histoire était crédible. Bon, même si c'était une bonne histoire il fallait faire des sacrifices pour le bien de la cohérence. C'était donc à contrecœur qu'il raya sa phrase sur l'intervention des centaures dans Gringotts pour faire un striptease. Oui, vu que les centaures se baladaient déjà à poil il risquait de ne pas être cru. Par contre on avait parlé d'injustice non ? Ashton souligna avec application la partie où il se plaignait de l'absence de pudding au chocolat à Azkaban. Et puis, relevant à nouveau la tête vers l'Auror :

- Ça serait possible d'avoir une cigarette ?
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Re: Europe de l'Ouest

Message par : Lizzie Bennet, Lun 5 Sep - 10:13


L’homme parle beaucoup, et trop, et moi j’m’y perds. Il m’avait proposé plein de choses, et j’y pense, oui. J’y pense, car je sais. J’en veux pas, d’leurs soleils crachés, d’leurs accessoires butoirs, d’leurs artifices fugaces, d’leurs feux de dieu, d’leurs leurres éhontés. Moi j’veux du dur, du solide, du brut, vous savez, plus vrai encore que le beurre salé, j’veux du consistant, de l’authentique. Pas spécialement du bucolique d’ailleurs, je sais que ça peut prêter à confusion mais c’est pas le champêtre qui m’ensorcèle, non moi j’suis pas comme ça, j’veux pas de leurs voiles pour tamiser, de leurs travestissements pour embellir, je veux juste du concret, du réel, du vrai. J’veux pas changer le monde, fin pas encore, attendez, j’ai déjà du mal à savoir si ce ciel est elfe ou poussière ou éléphant ou pierre d’antan, ou bois en fait, c’est vrai quoi, j’ai jamais compris pourquoi on refusait de qualifier le ciel d’un gris de bois alors qu’on s’évertue depuis des siècles à foutre du bois pour l’imiter, ce serait dire que tous les anciens étaient chtarbés, d’ailleurs je dis pas que c’est pas le cas, m’enfin, voilà quoi, faudrait pas qu’on me charge de jeter mes palettes sur le monde. J’sais même pas à quoi ça ressemblerait, si domineraient les noirs ou les blancs, ce qui est clair, c’est que ce serait un brave bordel. Pas dans le genre arc-en-ciel, plus brouillé, plus irrégulier, plus désordonné.

would you die for me?


Il a pas de cigarette, pas de fumée, Sunil, comment puis-je jouer Lizzie s’il n’y a de fumée pour nous envelopper ? Dans quel flou se dissimuler ? Sunil, Sunil je sais pas si je sais la jouer. Tu te rends pas compte. Quand t’as tout oublié, t’as retiré sa rage. T’as gardé que cette peur chronique de soi, cette peur qui retourne les entrailles par déprise. Ne pas se connaitre devient l’obsession. Sunil, sans fumée, il faut me voir, et je ne vois que toi, je ne sais comment il faudrait la jouer. Comment riait-elle ? Crécelle ou gutturale ? Comment était sa mâchoire, son regard, l’intensité de ses pas, avait-elle les poignets cassés et les petits doigts levés ou la démarche féline et enracinée ? Sunil, je me rappelle plus, je sais plus comment elle était, Sunil il me faut cette clope, enfin pas une clope, du kiwicot plutôt, oublier que je ne sais plus pour m’en rappeler. Oui, comme ça, ça pourrait marcher, et lui n’a rien, Sunil, comment allons-nous faire ? Il en promettait pour la sortie, il avait intérêt à s’en rappeler s’il voulait pas que je le butte à ce moment. Ce serait bête de retrouver un tiquer d’entrée pour Azkaban en même temps... Oui, trop bête, même pour qui doit jouer Bennet, alors il faut se contrôler, se réapprendre, maitriser.

that’s too easy


Il finit par se pencher sur nos textes. Enfin pas nôtres, Ashton, d’abord. Peut-être parce que j’arrivais pas à écrire, qu’il me laissait du temps, de l’espace pour penser, retrouver les habitudes, jouer la bonne Lizzie, celle qui pouvait raconter ce dont il avait besoin. Sauf qu’il encouragea pas Ashton, non, pas du tout. Il avait les yeux tous plissés d’amusement, les coins de lèvres à deux doigts de craquer. Il nous prenait pas au sérieux. On était habillés en clown ou quoi pour lui ? Avait-il conscience de ce qu’il se passait ici ? Peut être en fait. Il disait des choses, trop de choses pour un Auror. L’était-il vraiment ? Y avait-il des gens d’intérêt autre que sexuel au Ministère ? Mystère et boules de fumée.
- Ce sont des gens comme nous, leur problème...Mettez à bas leurs mensonges, brisez leur silence, entrouvrez la porte de l'horrible vérité et je me charge de vous ouvrir celle de la liberté.


Il avait l’air fou, plus que moi, j’te jure Lizzie. D’ailleurs j’étais pas le seul à le penser : un garde vint vérifier que tout allait. Non, on n’était pas en train de buter son précieux, même si l’idée ne m’avait tout à fait quittée. WAIT. CE PETIT C*N DE GARDE AVAIT DE DU FEU ? C’était presque un dragon pour moi, en cet instant. Plus que la clope, je voulais le briquet. Voir le feu s’enfumer.

Please don't make any sudden moves
You don't know the half of the abuse


La pensée regénère, je plante plus profondément la plume dans ma paume de main. La gorge de mon sang, et tente de garder mon calme. Je reprends. Sans même mentir.
« Je soussignée Ellizabeth Bennett confirme par la présente avoir faim, et froid la nuit. Et m’en foutre. Et avoir peur. Et pas m’en foutre. Plus possible d’aller prendre ne serait-ce qu’une douche sans devoir se rappeler que les gardes chargés de nous surveillés sont plus monstres qu’humains. On m’a soumise à l’Impero. A des coups et étranglements. A des attouchements sexuels. Ce ne sont les prisonniers qui nous menacent. Ils sont trop détruits par la crainte. Le danger vient des agents payés par le Ministère qui, au nom de la sécurité du peuple britannique, détruisent des vies. Aucune sécurité ne devrait légitimer la fin du respect de la dignité humaine et des cigarettes. » Style trop fragile, envolé, enfantin. Mais on aurait pas mieux de Lizzie sans fumée.

You'll think, how'd I get here, sitting next to you?


feu
feu
feu
est-ce Liz qui réagit ?
- J'peux avoir du feu ? Ou tu veux vraiment me l'allumer ?


Dernière édition par Lizzie Bennet le Dim 11 Sep - 2:10, édité 1 fois
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Ashton Parker
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Re: Europe de l'Ouest

Message par : Ashton Parker, Sam 10 Sep - 0:53


You don't own me. Changements de couleurs, passage par le noir et blanc, les rosaces dessinées sur le mur du fond de la pièce semblaient tourner et s'entrecroiser. Blink, elles avaient disparues. Certainement passées dans une autre salle de la prison. Ashton les avait déjà aperçu furtivement dans la salle de douche mais là aussi elles s'étaient enfuies. En face de lui le gars semblait plus ennuyé qu'autre chose par la demande de cigarettes. Quoi ? On pouvait même plus demander maintenant ? C'était pas comme si le détenu allait faire ou faisait un caprice, oh wait. Blink. A quoi il pensait déjà ? Comment tu pensais ? Tic tac tic tac. Les violons jouaient un air triste au loin et le sang-mêlé avait envie d'hurler aux vagues pour qu'elles se taisent et profitent de la musique. Elles étaient vraiment incapables de profiter de quoique ce soit celles-là. Ça avait d'ailleurs été la cause de nombreuses engueulades entre lui et elles durant le temps qu'il avait passé à Abazkan. Les lettres se mélangeaient, c'était difficile de se concentrer. Focus, fais un effort. Ah oui, le gars en face de lui parlait et expliquait apparemment qu'il n'y avait pas besoin de mentir, heureusement que Parker avait adapté son histoire pour faire plus réaliste, elle plairait sûrement beaucoup aux lecteurs. Oulà, nouvelle crise de folie de la part de celui qui se disait Auror. Mais il y avait très clairement sombral sous mornille, c'était impossible qu'il soit devenu un employé du Ministère comme ça lui.

Don't tell me what to do. Oh, voilà qu'un gardien rejoignait la partie, ou pas. Apparemment il était là juste pour fournir les clopes lui, meilleure nouvelle de la journée, année, seconde ? Vachement coopératif de céder le paquet et le briquet comme ça, peut-être qu'Acruturs était plus influent qu'il ne l'avait pensé. Plic ploc plic ploc. Les gouttes de peinture rouge sang tombaient du plafond. Colp cilp, voilà qu'elles remontaient, c'était inattendu comme réaction pour des gouttes. Who shot the dead body ? Ah, on lui tendait une cigarette, malheureusement sans le laisser toucher au briquet. Un instant le sorcier fut tenté de simplement regarder se consumer mais ça aurait été du gâchis. Inspire, expire, la fumée s'envole dans la pièce, plus libre qu'il ne l'avait jamais été.

I'm not just oNe of your mAnY toys. On tournait en rond, comme un gryffon dans sa cage. Manque de bol, Ashton était à la fois un gryffon et dans une cage. Un comble, même s'il n'en était plus trop sûr lui-même. Ses pensées étaient comme éphémères, à peine formulées qu'elles s'effaçaient déjà. Difficile de garder une trace de ce genre de trucs. Impossible déjà de se rappeler comment il s'était retrouvé là, sur cette chaise en face d'un inconnu. Comme dans un rêve. Dans un rêve on ne savait jamais vraiment comment on était arrivé là, on était direct dans l'action. Inspirer, expirer, fumée. Wow c'est beau ça rime. La petite musique avait repris, les violons s'étaient rapprochés. Au son qu'ils faisaient Parker entendait bien qu'ils étaient bleus, SteelBlue pour être précis. Et puis pouf, disparus. Aussi rapidement que le mégot à présent consumé. Rewind please.
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Re: Europe de l'Ouest

Message par : Lizzie Bennet, Lun 26 Sep - 5:01


Accord d'Ash pour le LA.
L’homme approche. Il lit, valide, ferme, scelle. Il fixe les règles. Toi t’attends.

Il parle. Dit qu’il a tout ce qu’il lui faut, annonce un rendez-vous dans 14 jours. Qua. tor. ze. Tu tords les syllabes, les goûtes, leur trouves un arrière goût assez halé de sel, les égouttes, presses, entre des dents serrées comme des crocs de chien enragé, tes phalanges sont dans un état similaire, puis tout se lâche, tout se vide, dans un dégoût du monde, un crachat de seconde, un souffle de fumée. Pfiou.

L’homme marche. Un groupe rentre. Toi t’attends. T’as compris ce qui se joue. Qu’il faut être plus fine que d’ordinaire. Eviter les émeutes, les remous. Laisser l’eau dormir, couler sourde. Les hommes nous détachent, empoignent nos nuques. Et nous ramènent en cellule. En ce vide devenu tout. Un tout qui vous aspirait plus à chaque instant.

Tu souffris moins les jours qui suivirent. Sans doute parce que tu Attendais. Tu savais que ça venait, ça arrivait, la libération. Tu n’étais pas en totale maîtrise de ton destin, mais tu avais accès à des débuts de contrôle. Le premier étant cet espoir coulant et collant qui te grisait la gorge. D’ailleurs, les 4 premiers jours, tu parvins même à garder une idée du temps qui passait. Progrès des plus inouïs.

Après, ça se corsa, tu sentis que tu rechutais. Par chance Sunil sut te rattraper, mais là ça se ré-embrouilla. Le il, tu, je, on. La connaissance du corps. Parfois, tu te réveillais d’un coup, comme si la peur d’une fenêtre ouverte t’avait empêchée de respirer. Ou que t’avais oublié. Dans un sursaut. Tu tremblais de mémoire autant que de trous noirs. Un jour, il me semble qu’il essaya de pratiquer de la magie sans baguette. Ou peut-être était-ce Ashton. Oui, parfois le flou s’étendait à lui. A force d’être toujours là, à errer à deux, y croire à deux, désespérer à deux.

Tu eus bientôt la certitude d’avoir soulevé de la poussière de craie sans baguette. Peut-être était-ce juste un flottement d’air dû au mouvement de ta tenue de prisonnier. Peut-être n’y avait-il pas de craie dans ta cellule. Qu’en savait-il ? Vie de Cellule, quoi. Un jour, on vous, te déplaça. Ashton et toi, fin lui, fin moi. Ça sentait mauvais, les rapprochements de ce style. On dirait des bestiaux qu’on arrive plus à rentrer dans une cage et qu’on serre un peu avant l’abattoir. Et puis, c’était confus, de pas savoir si tu étais seul ou à deux dans une pièce. Il s’était fait extension de toi, peut-être n’était-il pas même là. Juste un compagnon imaginaire, comme les enfants. Un doudou anti-doute.

Mais la dépendance n’était en option. Fallait lui parler. Ça suffisait pas. Tu savais très bien que parler, ça suffisait jamais à savoir. Tu te parlais tout seul souvent. Mais il fallait pas qu’Ashton soit une construction d’esprit, sinon, tu savais juste plus où t’étais. Alors tu lui avais mâché les cheveux. Sur une impulsion, juste au dessus de l’oreille. Juste pour voir. Deux fois. Comme un enfant. Ou un chat. Un truc sans cervelle quoi. Un toi. Mais ça n’avait pas un goût de mur. Ni de sang. Ni de poussière. Ça semblait être du tissu humain. Ça crissait en s’écartant entre l’émail des dents. Il était là. Il avait toujours été là. Tu savais pas pourquoi on te déplaçait, mais c’était un vous, c’était toujours un vous. Alors tu n’avais peut-être pas rêvé la séquence avec l’homme qui vous faisait sortir. S’il n’était un menteur, il reviendrait. Il reviendrait. Toi t’attendais.

Il tint sa promesse. Un jour une voix te parla, et tu eus l’impression de la reconnaître. L’assurance ne vint qu’à son rire de fou en construction. Un doigt d’honneur au Ministère... Vous étiez un symbole. Presque, il aurait fait de vous des martyrs. Mais la politisation de votre incarcération ne viendrait que plus tard. De nouvelles silhouettes se dessinent. Pour l’instant, pour l’instant il fallait fumer. Précipitamment. De peur qu’il change d’avis. Mains qui se saisissent du paquet. Pas de briquet, pour l’heure, mais il en fournirait sans doute dès que vous sortiriez de la cage. Tu inspiras le tabac froid. C’était comme un encouragement. Un pré-parfum de liberté. Vous y étiez. Presque. Si près. Si là, là tu découvrais que ce n’avait été qu’un jeu malsain d’un Auror dérangé, qui n’avait nulle intention de vous libérer, tes pulsions meurtrières pourraient bien reprendre. Mais les papiers sonnaient vrais quand on secouait l’enveloppe cachetée. Tu hochais la tête. Il demanda d’aller se changer. Tu compris pas. Aller, où ? La cellule était pas bien grande et toujours fermée. Tu reculas un peu, tournas le dos aux squelettes vivants, te changeas. De toute façon, ils avaient déjà vu un mec à poil. Tes mouvements, mus par l’habitude, ne reconnaissaient pas les quelques formes féminines ayant survécu au net amaigrissement carcéral.

Un murmure s’échappa de tes lèvres, sans que tu en aies particulièrement conscience.
- I am cold, can you hear?
I will fly with no hope, no fear


Tu te retournas, dardas sur l’Auror un regard mi-feu mi-glace.
- On peut fêter ça d’un briquet ?
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Ashton Parker
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Re: Europe de l'Ouest

Message par : Ashton Parker, Lun 24 Oct - 19:38


Comme toujours en ce moment, les évènements qui avaient suivi leur discussion avec l'Auror étaient assez flous. Trop flous. Il était parti avec les papiers mais il avait dit qu'il reviendrait, ça Ashton en était sûr. C'était à ça qu'il se raccrochait, car pour la première fois depuis qu'il avait mis les pieds en cellule 412 il avait de l'espoir. Et ça pétillait du coup dans la cellule 412. Tout ne paraissait plus si froid et si sombre, ou tout du moins plus autant qu'avant. La pièce était plus grande et beaucoup plus chaleureuse puisque les rayons du soleil éclairaient le mur en dessinant des formes diverses. Le lit avait de beaux draps blancs et un oreiller confortable. Quand Parker s'allongeait, sa tête s'enfonçait dans le moelleux alors qu'il fixait les motifs du plafond. Petite musique de piano. On voyait les notes se balader et faire une ronde entre elles. Pouf, disparues. Le détenu se redressait.

La moquette au sol était vraiment très agréable, rien à voir avec le béton froid et dur dont il avait l'habitude. De beaux dessins de personnages bâtons étaient accrochés au mur. Pique, Carreau, Cœur, Trèfle. Le mur qui encadrait la porte de sortie, lui aussi était tout ce qu'il y avait de plus accueillant. Le papier peint de couleur pastel rendait magnifiquement bien avec le temps ensoleillé qu'il faisait au-dehors. Le sorcier rêvait du dehors, il y pensait de plus en plus souvent ces temps-ci avec une potentielle sortie qui se rapprochait à grand pas. Le ciel bleu, de petits nuages blancs, les oiseaux qui gazouillaient dans le parc de Londres pas loin de chez lui. Comme ça lui manquait ! Il avait vraiment hâte de retrouver ces petites joies du quotidien comme déguster une sucette en se baladant dans les rues tout en souriant aux passants. Avec ces belles pensées, Ashton jouait avec des figurines imaginaires en étant assis sur son lit. Imaginaires. Im-agina-ire. Imag...

La scène commença à se craqueler, on voyait des bouts de la vérité dans les coins, dans les endroits où les détails étaient les moins bien peaufinés. Clignotant comme de la lumière qu'on allume et qu'on éteint rapidement, la pièce idyllique était remplacée par la réalité de la cellule grise et triste, avant de se rétablir comme il fallait. Lorsqu'il entendait la pluie à l'extérieur, la supercherie était plus difficile à maintenir en place étant donné qu'il était plus difficile d'imaginer le soleil. Quand le lit redevenait simple et inconfortable comme il l'avait toujours été, c'était les moments les plus difficiles. Les dessins étaient bien là sur les murs, mais ils avaient été tracés à la craie. Et petit à petit, le reste de la pièce bascula à nouveau au fur et à mesure que la bonne humeur d'Ashton s’effilochait. Where is my prescription ? Doctor, doctor please listen... Retour brutal à la réalité.

Alors qu'il pensait ne plus jamais pouvoir espérer, on vint le chercher. Le sang-mêlé avait du mal à réaliser que deux semaines s'étaient écoulées. Le jour tant attendu était enfin là. L'excitation était à son comble et il sortit de la cellule avec son amie fantôme à la faux-cille. Laissant 412 derrière lui. Regardant avec curiosité tous les détails autour de lui, un sourire incertain s'étirait sur le visage du Gryffon. Il serait bien passé arrosé le saule pleureur au fond du couloir mais l'arbre se débrouillerait certainement très bien sans lui. L'ex détenu regarda l'heure qu'il était, sortis pile à l'heure du thé ! Sans calculer une seule seconde l'une ou l'autre de ses accompagnateurs, il se dirigea vers la sortie pour qu'on le raccompagne au plus vite loin de cet enfer sur Terre. Nul doute qu'il en emporterait probablement une partie avec lui.
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Lizzie Bennet
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Re: Europe de l'Ouest

Message par : Lizzie Bennet, Jeu 17 Nov - 8:34


LA d’Ash accordé

sunil
sunil
on avait raison
il suffisait de jouer lizzie
de la jouer pour réussir
sunil
sens-tu cette délicate odeur
de liberté
une poudre entre les narines
même la poussière
change de couleur
comme en proie
à la magie
de l’automne
je n’ai aucune idée
de la saison ou de l’année
je sais juste qu’il est 16h
je le sais à la montre
de l’auror
mais qu’est la valeur de l’heure?
qu’est la valeur de l’autre?
qui connaissons-nous jamais?
pourquoi vient-il nous aider?
des questions remises à demain
pour l’instant rien n’importe tant
que la saveur aigre de la clope
que la flamme que son briquet allume
que la taffe que j’en tire
que la fumée qui s’inhale
dans une cambrure d’espoir
sunil sens-tu demain
qui se profile
fait son chemin
l’autre est parti
l’homme parle encore
dit avoir lu ma lettre
lizzie, qu’avais-tu raconté dedans?
je me rappelle plus trop
c’est pas grave en soit
on y repensera plus tard
pour l’heure ce qui importe
c’est l’extérieur
l’air est toujours aussi froid
mais différemment vivifiant
mon regard scrutinateur
laisse la place à des paupières closes
mon nez se remplit des embruns marins
je
suis
sel
et
sauve
une baguette apparaît
j’allais dire c’est pas la mienne
avant de me rappeler
qu’on les avait fait faire
pour l’occasion
je hoche la tête
la range dans ma poche
caressant doucereusement
son bois
magie
palpite
pour
moi
forcément le type reste un auror
il faut nous faire signer des trucs
j’obtempère et serre
la main qu’il tend
à quelques pas de là
une barque
de l’autre côté de la barque
un tout
un monde oublié
destiné à être
redécouvert
où commencer ?
je ne sais plus
si tu ne sais où aller
va-y
aussi vite que possible
londres
ou l’autre bout du monde ?
non
ce serait fuir
j’ai des bagages à plier
avant d’envisager ce type de départ
commençons par londres
tu t’en sens capable, lizzie ?
b*tch please, j’ai fais azkaban
sorry hun
d’autres paperasses nous attendent
mais tu ne l’entends plus
tes sens sont assaillis
par les effluves de la liberté
tu prends les papiers et mains tendues
machinalement
l’air ailleurs
voguant plus vite que les nuages
tu cherches un instant l’ancre
croises le regard de madrivière
le remercies
et t’éloignes de tout ce qui représente
cette prison de malheur
enfin pas tout
tu prends la même barque que
412
aka parker
aka libre
tu souris
le trajet passe plus vite que prévu
t’as les mains trempées par les vagues
les promesses de renouveau
un garde t’engueule et veut que tu les ranges
dans l’embarquation
tu le fusilles du regard mais ne le cribles de sorts
tu as décidé d’être intelligente
un instant
d’éviter de retourner directement là bas
mais l’eau est si fraiche
l’eau est si vraie
connaissez-vous l’assurance
que quelque chose soit si réel ?
je
suis
sel
et
sauve

le trajet s’achève sitôt qu’il a commencé
la liberté s’achemine
une main se pose brève
papillon
sur l’épaule du sorcier
comme un au revoir
on sait qu’il faudra du temps
avant de se recroiser
sans se rappeler
mutuellement
la
captivité
pour l’heure on se comprend
on a la gorge sèche
la gorge arrachée par
l’alcool de la vérité
car aujourd’hui

on
est
sels
et
saufs
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Re: Europe de l'Ouest

Message par : Mangemort 39, Dim 4 Déc - 5:28


RP privé avec Mangemort 28. Etant donné la mention du dessus, je considère le RP terminé. Cependant, si tu souhaites poster Arcturus pour terminer, tu es le bienvenu à la suite de ce sujet. Si jamais mon post te dérange, n’hésite pas à me contacter par MP. Il s’agissait simplement de l’unique disponible pour l’endroit que nous avions choisi, j’espère que cela ne te dérange pas.

Deux compères en vacances. Deux numéros parfaitement complémentaires. Vous, 39. Avec votre comparse, 28. Ensemble, vous formiez un beau 67. Sans compter que 67 était toujours beau, mais c’était une autre affaire.

Vous aviez décidé tous deux de prendre du bon temps. De profiter de congés communs pour partir en vacances ensembles. La destination ? Les Alpes. Mais pas n’importe quelles Alpes non. Les hautes montagnes européennes ne devaient être vues que du côté italien. Raison pratique, sans aucun doute. Oh, non pour vous évidemment, vous n’éprouviez aucunement le besoin de parler à ces ignares, incapable d’apprendre votre langage. Car selon vous, il apparaissait logique que tout le monde parle le même langage. Et le vôtre, évidemment. Quitte à ce que vous soyez obligé d’articuler pour qu’ils comprennent quelque chose, on ne pouvait faire d’eux des génies s’ils étaient préalablement attardés…

Non en revanche, pour 28, cela semblait lui tenir à cœur. Alors, me direz-vous, qu’allaient faire deux Mangemorts en vacances ? En vérité, eux-mêmes ne le savaient pas. Sans doute allaient-ils passer beaucoup de bon temps. C’était ce dont ils rêvaient après tout. Découvrir les environs. Déclencher des avalanches. Ce genre de choses… Un peu de chaos ne ferait pas de mal dans cet horizon perdu.

Alors, vous étiez prêt. Ou devrais-je dire prête. Car vous choisissiez, une fois de plus en tant que 39, de revêtir une apparence féminine. Quoi que… Encore une fois, vous jouiez sur l’entre-deux. Une coupe courte, brune. Quelques endroits rasés, le reste rabattu sur le côté. Une légère poitrine, pas assez importante pour être remarquée. Le travail avait pris des heures, devant le miroir, pour vous donner cette apparence. Le pire passage avait encore été celui sur votre ventre. Car vous étiez fine. Et enfin… Le changement de sexe. Le plus difficile qui soit. Réellement, vous ne comptiez pas les heures que vous aviez passé derrière le miroir. Ni le nombre de fois où vous aviez, avant.

Vous aviez réussi. Vous étiez persuadé que cette réussite était en grande partie due à ce que 08 et vous aviez déjà fait tous les deux. Vous aviez exploré les limites de votre don. A présent, vous étiez capable de les repousser.

Vous vous trouviez sexy. Réellement. Et vous draper tout de noir vous réussissait, réellement. Alors, 28et vous partiez de Hollow Bastion. Et, en plusieurs transplanages successifs, vous parveniez à votre destination finale. Bien enveloppé dans votre cape, vous arriviez au cœur d’un paysage enneigé. Vous respiriez un grand coup, non pour vous rafraîchir les poumons mais pour réfréner l’envie de vomir qui vous prenait aux tripes. Vous n’aimiez pas le transplanage. Ce n’était pas nouveau. Alors, histoire de bien faire savoir à toute la montagne que vous étiez là, vous vous lanciez dans une tyrolienne fantastique. Un beau « Yololéitou » qui se répercuta en écho à flanc de montagne. Puis vous lanciez un regard à 28, et, avec un sourire, lui disiez :

- Ca y est, on y est !
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Re: Europe de l'Ouest

Message par : Mangemort 28, Lun 5 Déc - 21:51




Nous arborions ce matin une valise pleine - de capes, de vêtements noirs. Nous avions accepté le repos proposé par notre bon ami Traumatisme, que disons-nous, Trente-Neuf. Nous portions fièrement notre masque noir, alors que le Mangemort et nous allions, bras dessus, bras dessous, hors du Bastion, territoire de sécurité. L'idée était venue de se reposer sous les douces neiges des Alptes, et sans vraiment savoir pourquoi, nous avions orienté notre choix vers la partie italienne du massif, entraînant avec nous le matricule impair.

Le paysage splendide nous fait sourire derrière notre foulard soigneusement attaché. Nous adressons un sourire chaleureux à 39, qui, bien sur, ne peux pas le voir. Satisfaites, nous écoutions la joyeuse chanson du ténébreux : ou devrions nous dire, de la ténébreuse. Jamais le même, et pourtant toujours semblable, le matricule jouait de son physique et de ses lyrismes. Nous rions de bon cœur avant de prendre le bras de notre allié. Descendant un sentier à travers les neiges alpines, nous finissons par apercevoir un chalet de bois qui sent déjà le bon temps. Nous ouvrons la porte d'un geste hâtif de la main puis nous déposons le bagage dans l'entrée.

- Nous sommes vraiment de la plus belle des humeurs ! Un ou deux cadavres, et tout ira pour le mieux ! un grand sourire. Mais avant cela, nous proposons un bon thé ! Qui a dit qu'un mangemort en vacances n'appréciait pas les boissons chaudes ?

Nous gagnons la cuisine, fouinons un peu les placards jusqu'à trouver une casserole que nous remplissons d'eau chaude avant de la mettre sur le feu. Nous partons à la recherche de nos sachets de thé dans notre sac. Nous trouvons le tout. L'odeur est particulière, assez entêtante. Nous jetons un regard à la belle 39.

- Cette forme vous va très bien. petit compliment sincère.

Nous déposons deux tasses de thé sur la table. La prendra, la prendra pas ? Nous réfléchissions à nos activités prochaines. Massacre au petit village du coin ? Déclenchement d'avalanches ? Tuerie sur les pistes ? Beuverie dans les bars montagnards ? Qu'est-ce que deux Mangemorts mal-intentionnés pourraient bien fabriquer de leurs vacances ? Nous laissons nos idées obscènes derrière nous pour le moment. Nous ôtons notre foulard pour siroter notre thé aux herbes. Le masque encore bien en place, nous surveillons les réactions de la jolie 39.

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