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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Autres Lieux Magiques ~¤~ :: A l'étranger
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Contrées polaires
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Contrées polaires

Message par : Invité, Mer 29 Aoû 2012 - 14:56


[Autorisation de Mélina Kuders]

Tant de choses s'étaient passées depuis quand, hier, j'étais montée à l'étage du Sanglier Rieur. Après avoir appris le décès de mon oncle Harold, m'avoir découvert des membres de famille plus ou moins lointaine en les personnes de Mélina Kuders et Philéas Byrne, nous être trituré le cerveau pour résoudre des énigmes, en être arrivés à la conclusion que le Grønland allait bientôt recevoir de nouveaux visiteurs, après la réduction de notre petit groupe, après avoir galéré pour rentrer à Gossypium, annoncé mon départ, compté sur mon petit frère pour me faire une liste de tout ce que je devais avoir pour une excursion au Grønland, dévalisé les boutiques pour la première fois de ma vie, envoyé un patronus porteur d'une brève excuse à tous ceux qui comptait sur moi pour diverses raisons, être arrivée aux aurores sur la case départ pour y retrouver une Mélina parée pour le voyage, avoir pris contact avec un guide qui nous emmena en "terre verte" avec de nombreux arrêts, alternant transplanage d'escorte et portoloins, nous voici bel et bien dans la contrée évoquée par oncle Harold!

Bouche bée, j'observais le paysage lumineux qui s'offrait à nous. De la neige, de la neige à perte de vue. C'était magnifique, resplendissant. Le soleil se reflétait sur l'étendue blanche, m'éblouissant même si mes yeux étaient protégés de lunettes spécifiques. Il paraissait incroyable qu'avec tant de lumière, la température n'excédaient que rarement les 10°C. On se serait cru au-dessus des nuages, dans les cieux, à cet endroit nommé...
- Voilà pour la petite vision paradisiaque, dit notre guide en souriant. J'ai profité du temps pour vous offrir cette vision de calme mais votre destination finale n'est pas ici. Je vous emmène jusqu'à Nuuk où vous trouverez ce dont vous aurez besoin pour votre expédition.

CRAAC!

Nous apparûmes dans une des rues de la capitale groenlandaise, à l'allure de petite bourgade. L'architecture était simple et colorée, les maisons étaient très rectangulaires et correspondaient plus au mot "indispensable" et "efficace" que "harmonie". Il semblait que les gens d'ici fussent habitués à aller à l'essentiel, les fioritures étaient sûrement un luxe inutile dont on ne s'encombrait pas sur un désert de glace. Tout était épuré, brut.

- Difficile de croire que nous n'avons pas atterri sur une autre planète, fis-je tout haut. Après avoir fait un tour d'horizon, mon regard se tourna vers ma cousine. C'est dingue, hein Mélina ?


Dernière édition par ~¤ Santa Claus ¤~ le Mar 25 Déc 2012 - 3:53, édité 1 fois (Raison : Titre modifié afin de correspondre à de plus amples rpg)
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Mélina Kuders
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Re: Contrées polaires

Message par : Mélina Kuders, Ven 3 Mai 2013 - 12:06


[ hrpg : Si cela ne pose pas de soucis, je mets le lien du rp du Sanglier afin qu'on puisse faire des va et vient, j'espère que je ne serais pas trop rouillée. Autre précision, je me place dans un contexte où j'étais encore gérante du Sanglier et il me semble aussi phénix. ]

La gérante du Sanglier Rieur avait du mal à croire qu'elle allait se lancer dans une quête pareille ... partir sur les traces d'un héritage laissé par oncle Harold ... oncle déganté qui était passé roi dans le domaine des devinettes et des farces en tout genre. La première chose qu'elle dût faire après le départ d'Aby et de Philéas fut de parler à Lizzie, afin qu'elle prenne les reines du restaurant, durant son absence. En ce moment, elle ne pouvait compter que sur elle, pour s'en occuper, Betty n'était plus la même et elle ne pouvait rien lui confier, c'était comme si, un mur s'était bâti entre elles et aucune des deux n'étaient prêtes à le briser. Bref, cette garde acceptée de son "bébé" par Lizzie, Mélina transplana jusqu'à chez elle, afin de préparer sa valise, enfin du moins, pour la commencer. Elle avait beau vivre en Angleterre, où le soleil n'est pas le plus présent, les ours polaire n'étaient pas les principaux habitants de cette île et elle n'avait pas les vêtements adéquates pour des températures descendant en dessous des - 10° et elle ne préférait pas trop se l'imaginer. Elle préférait ne penser qu'à ce qu'elle allait découvrir au cours de ce périple, de bons comme de mauvais. Oui de mauvais, car elle connaissait l'imagination d'Harold et même s'il était toujours très organisé ... son petit grain de folie amenait toujours de l'imprévu et ces conséquences loufoques auxquelles on est jamais préparé. Rien que d'y penser, cela lui donnait une patate, cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas été aussi pressé de partir ... c'était pire qu'une gamine attendant le père noël. Parée à partir, elle se rendit au point de rendez-vous, ce bon vieux restaurant, le Sanglier Rieur. Elle fut la première sur place, mais elle n'eut pas le temps de bouger que sa cousine avait déjà pointé le bout de son nez et c'était tant mieux, le guide qu'elle avait pris pour les conduire en terre verte, aimait les touristes ponctuels. Elle ne l'avait pas choisi au hasard, il avait une bonne réputation et ses connaissances sur le pays étaient reconnus. Ce guide ne connaissait certainement pas le tonton, ... mais il pourrait peut être répondre à certaines questions qui pourraient les mettre sur une piste, même infime.

Bonjour Aby, fin prête à prendre l'air frais !!! dit-elle avec un grand sourire. Aby lui rendit son sourire. Mélina prit sa main et dans un craquement sonore, elles disparurent, pour réapparaitre ... en terre verte.
A son atterrissage, il lui fallut quelques instants pour s’habituer à la luminosité aveuglante de la neige qui était la principale chose qui formait le paysage environnant, ce n'était pas habituel pour sa part et avait fait abstraction des personnes qui se trouvaient autour d'elle, jusqu'au moment où une voix qu'elle ne connaissait pas se fit entendre.

- Voilà pour la petite vision paradisiaque, dit notre guide en souriant. J'ai profité du temps pour vous offrir cette vision de calme mais votre destination finale n'est pas ici. Je vous emmène jusqu'à Nuuk où vous trouverez ce dont vous aurez besoin pour votre expédition.
Son anglais était propre, malgré un accent très prononcé. Mélina apprécia la démarche du guide, ce n'était pas parce qu'elles avaient un but bien précis ... qui restait encore à déterminer qu'elles ne pouvaient pas apprécier ce qui les entourait. Cependant, cette petite pause photo fut de courte durée, le guide avait déjà annoncé la couleur, le groupe devait déjà repartir en direction de la capitale. Dans un nouveau craquement sonore, ils transplanèrent ... Ils atterrirent dans une petite rue à l'abri des regards, en plein cœur de Nuuk.

Elle fut agréablement surprise par le temps doux, il ne faisait pas si froid malgré la neige omniprésente, normal vous me direz lorsque le printemps bat son plein, mais ici, elle croyait vraiment qu'elle allait geler sur place, comme quoi cela confirmait qu'il ne fallait jamais se faire d'aprioris tant qu'on n'avait pas vu ou fait.

- Difficile de croire que nous n'avons pas atterri sur une autre planète ... s'exclama sa cousine, Mélina tourna la tête dans sa direction et lui sourit. C'est dingue, hein Mélina ?
C'est absolument dingue ... renchérit la phénix. Mélina contempla ce qui l'entourait, telle une enfant, jusqu'à que le guide les ramène à la réalité.

Mesdemoiselles, si vous voulez bien me suivre, je voudrais d'abord vous conduire devant le plus grand monument aux morts du pays.

Mélina fut assez surprise de ce choix ... Qu'est ce qui vous faites penser que cela pourrait nous aider ?

Avec un sourire en coin, le guide répondit : je m'attendais à cette question, d'après les éléments que vous m'avez apportés, je pense que ce serait un bon point de départ à vos recherches et puis faut bien commencer quelque part, n'est ce pas ? Puis, faut bien que je fasse mon boulot, vous m'avez choisi pour mes compétences et je vais vous prouver que vous avez eu raison de votre choix et j'avoue que votre jeu de pistes, m'amuse beaucoup. Cela me change des visites guidées traditionnelles.
On pouvait dire que ce guide avait la langue bien pendue, Mélina espérait malgré tout que ce dernier garderait sa place et qu'il ne serait pas trop envahissant. Mélina fixa Aby dans l'idée de sonder cette dernière, afin de connaitre son avis sur le personnage qui les accompagnait, mais cette dernière avait apparemment l'esprit ailleurs. Et les deux jeunes femmes emboitèrent le pas du guide qui se dirigeait vers l'artère principale qui les conduirait à leur premier objectif : le monument aux morts.

Après avoir fait près d'un kilomètre, Mélina se mit en retrait par rapport au guide et tira par la manche, sa collègue phénix, pour lui chuchoter quelque chose à l'oreille : Tu le trouves comment ce guide ? ... Alors qu'elle voulait lui faire part de son opinion à son sujet, elle se sentit observer. Elle s'arrêta l'espace d'un instant, pour regarder autour, mais elle ne remarqua rien de bien intéressant, cela devait être dans sa tête ... tout simplement, à force de vivre dans l'ombre, de part son job de phénix, elle en devenait parano ...

Sur votre droite, vous pouvez voir un haut lieu du pouvoir magique, qui est une annexe secondaire du Ministère de la Magie qui se trouve comme vous devez vous en doutez, aux Pays Bas. Ce petit point d'information sur ce bâtiment assez modeste, fit oublier à Mélina, durant quelques instant, ce qui pouvait se passer autour d'elle. La propriétaire de Sanglier Rieur ne pensait pas qu'une si grande communauté magique vivait ici, pour mériter un bâtiment, même une annexe. D'ailleurs, elle était curieuse de connaitre, le nombres de sorciers qui pouvaient vivre dans cette région aussi froide du globe, lorsqu'elle voulut lui poser la question, un bruit attira son attention. Elle se retourna précipitamment et vit une jeune femme à la longue chevelure blonde, apparemment cette dernière les observait déjà depuis un moment. Mélina glissa discrètement sa main dans sa doudoune, afin de prendre sa baguette et de parer une éventuelle attaque de la petite fouineuse.

Aby !!! tu crois que cette fille veut faire un portrait de nous ou je deviens complétement parano ?dit-elle inquiète.

[hrpg] Enfin, je réponds MDR Aby et Maria si problème ou question, ma boite est ouverte. Maria ... tu peux faire ton entrée quand tu veux. :kiss: Bien sur je vous autorise à déplacer mon personnage et à le faire parler si cela vous est nécessaire.
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Sloan Wentz
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Re: Contrées polaires

Message par : Sloan Wentz, Jeu 23 Mai 2013 - 15:41


Se rendre au fin fond de sordides contrées perdues et glaciales...Qu'est-ce qu'il ne fallait pas faire ! Certains se lamentent parce qu'ils ont perdu leur famille. C'était compréhensible, et tout à fait normal. Mais en l'état actuel des choses, et ce depuis déjà pas mal de jours - si pas depuis sa naissance ! - la blonde penchait plutôt pour l'envie de tous les tuer. Ils étaient une source inépuisable d'ennuis. Ils avaient l'art de rendre ce qui au départ s'avérait être simple, bien plus compliqué. Trahisons, mensonges, c'étaient les ingrédients qui servaient de base à la composition. Le tout accompagné d'une pointe d'hypocrisie bien épicée. Des tas et des tas de mots gentils et bien placés, pour ensuite demander nous demander sournoisement de leur rendre service.

C'était ce qui c'était une énième fois passé. La tante de Maria était très proche d'un certain oncle Harold, et l'âge l'ayant rendue aussi fripée et vigoureuse qu'un escargot sur son lit de mort, elle avait prié l'Auror d'aller trouver celles qui s'étaient lancées à la recherche de l'héritage d'Harold et de les aider dans leur tâche. Cette demande avait faite naître des questions et des incertitudes pour les moins voraces dans l'esprit de la blonde, qui s'était fait violence pour ne pas refuser catégoriquement. Et puis quoi encore ?! Elle avait une vie de son côté, et avait autre chose à faire que de jouer à cache-cache avec deux inconnues pour ensuite faire la gentille et serviable guide. Mais c'est surtout lorsqu'elle apprît le lieu de destination qui l'attendait qu'elle se braqua davantage.

Après maintes négociations toutes aussi épuisantes les unes que les autres, la jeune femme avait finalement accepté. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'ainsi, sa tante lui serait redevable ce qui pourrait s'avérer être fichtrement pratique, d'autant plus qu'elle se faisait vieille et qu'elle devrait donc accepter d'effectuer ledit service, quel qu'il soit, avant de trépasser. Magnifique avantage, qui, à coup sûr, lui serait utile lors des jours à venir. Maria s'était donc forcée tant bien que mal à écouter les conseils de la vieille femme qui voulait absolument voir "Mélina et Abygael", comme elle les avaient appelées, trouver l'héritage. En quelques jours qui lui parurent durer le temps d'une éternité au moins, l'ex-Serpentard enregistra mentalement un portrait de l'homme et de ses héritières et se documenta sur l'endroit dans lequel elle devrait se rendre. Elle était fin prête à aider les deux inconnues dans leur quête. Visiblement, sa tante était proche d'Harold et toutes les informations utiles qu'elles avaient reçues en supplément, elle les avaient apprises à la future Auror. A elle de voir comment elle se servirait de ses ressources. Dans tous les cas, son caractère n'avait pas un fond très clément et il paraissait évident qu'elle ne fournirait pas le tout sur un plateau d'argent aux deux aventurières, quand bien même avait-elle envie d'en finir rapidement avec cette histoire...

Une fois le voyage terminé, un nouvel obstacle s'était mis en travers de la route de Maria : où trouver les deux cousines ? Le portoloin qu'elle avait d'instinct prit lorsqu'elle était arrivée l'avait conduite tout droit vers un monument aux morts. Le fait de les trouver là-bas relevait presque de l'impossible, s'aurait été un incroyable coup de chance certes, cependant il n'y avait que peu de chances pour qu'il se réalise...Et pourtant...Des bruits de pas attirèrent alors son attention. Son regard azuré se tourna d'emblée vers trois silhouettes qui se précisèrent bientôt. Au fur et à mesure qu'ils se rapprochaient, elle devina deux femmes et un homme. Hâtivement, la louve bondit de côté pour aller se cacher derrière Ellenesavaitpastropquoi - une sculpture probablement, à moins que ce ne fût tout simplement une poubelle...Bref. - Elle se pencha légèrement afin d'observer les nouveaux venus. Elle reconnut sans aucune peine celles qu'elle cherchaient et retint un petit rire de satisfaction.

Finalement, elle aurait mieux fait de se réjouir derrière l'ovni au lieu de se dévoiler ainsi, car l'une des deux femmes - Mélina d'après ses souvenirs - eût tôt fait de découvrir la présence de la blonde. Cette dernière vît les deux murmurer entre elles d'un air quelque peu inquiet, ce qui la fît ricaner tout bas. Elle se décida à sortir de sa cachette pour s'avancer à pas mesurés vers les trois imprudents.

« Inutile de me regarder ainsi, hein, je ne vais pas vous manger...Enfin disons que cela ne figure pas dans mes projets pour l'instant, ah ah. »

C'est avec un sourire sarcastique aux lèvres que Maria dévisagea ses interlocutrices dans l'attente de leur réaction.



(Hrpg : Désolée pour le délai, et si problème, ma volière est ouverte. :3 D'autant plus que j'ai plutôt été hésitante lors de l'écriture de ce Rp donc j'espère qu'il vous convient tout de même. ^^)



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Re: Contrées polaires

Message par : Invité, Mar 25 Juin 2013 - 16:12


Le regard brillant de Mélina en disait plus long que n'importe quelle phrase. Ses yeux écarquillés semblaient vouloir capter le moindre détail de ce qui nous entourait. Sa curiosité attisée par les promesses d'aventure de notre oncle allait sans aucun doute avoir de quoi se rassasier ici...
- C'est absolument dingue ...

Mais le temps de l'extase fut vite révolu : après tout nous nous étions engagées dans une chasse au trésor qui, à en croire Harold, avait de nombreux enjeux. Difficile de cerner exactement ce qu'il y avait à la clef cependant nous avions plus ou moins compris que nous trouverions embûches sur notre route. Le temps nous était probablement compté et si nous nous laissions aller à contempler cette étrange contrée, notre guide ne perdait pas le nord.

- Mesdemoiselles, si vous voulez bien me suivre, je voudrais d'abord vous conduire devant le plus grand monument aux morts du pays.

Hum, monument aux morts ? Cela commençait déjà à être morbide ? Eh bien, cela promettait cette excursion!

- Qu'est ce qui vous faites penser que cela pourrait nous aider ? demanda Mel pour le moins interloquée.

- Je m'attendais à cette question, d'après les éléments que vous m'avez apportés, je pense que ce serait un bon point de départ à vos recherches et puis faut bien commencer quelque part, n'est ce pas ?
Le guide avait le sourire aux lèvres. J'espérais qu'il ne se trompait pas, son choix me paraissait plus aléatoire qu'autre chose... Enfin son sourire était peut-être de ceux qu'on arbore quand on en sait plus que ce que l'on veut faire croire.

- Puis, faut bien que je fasse mon boulot, vous m'avez choisi pour mes compétences et je vais vous prouver que vous avez eu raison de votre choix et j'avoue que votre jeu de pistes m'amuse beaucoup. Cela me change des visites guidées traditionnelles.

Ha, c'est clair que s'il cherche quelque chose d'original, là il va être servi ! pensais-je. Notre oncle Harold avait le secret pour les évènements complètement dingues, un trait qu'il gardait apparemment même dans la mort. P'tain ce qu'il allait me manquer... J'aurais tellement aimé vivre cette quête avec lui. Je détournais mon regard de ma cousine et de notre accompagnant bavard, l'orientant vers les murs des bâtiments alentours qui ne se soucieraient pas des larmes qui me venaient.

Nous nous mîmes en marche, coupant court à mes effusions. Le paysage, les bâtiments et tout ce qui nous entouraient étaient si éloignés de notre culture que nous étions absorbés par ce que nous voyions, avec le sentiment de découvrir un pays que nous n'aurions même jamais envisagé de visiter sans l'intervention d'Harold. Alors que nous marchions à travers Nuuk, Mélina laissa l'homme nous distancer quelque peu avant de me tirer discrètement, me glissant :

- Tu le trouves comment ce guide ?

- J'sais pas, c'est un peu tôt pour avoir un avis arrêté. Ce qui est sûr c'est qu'il aime causer!

D'ailleurs nos messes basses furent recouvertes par le voix de l'intéressé qui ne nous attendait pas pour présenter son pays.
- Sur votre droite, vous pouvez voir un haut lieu du pouvoir magique, qui est une annexe secondaire du Ministère de la Magie qui se trouve comme vous devez vous en doutez, aux Pays Bas.
Nous arrivâmes à sa hauteur pour examiner de nous-même l'alter-ego de notre Ministère. Je n'étais jamais allée au Ministère* cependant c'était assez étrange de retrouver quelque chose qui pour moi appartenait à l'Angleterre dans un endroit si différent (et si froid! dire qu'on se plaint du climat chez nous!).

Je sentis soudain Mel faire volte-face près de moi, me faisant me retourner à mon tour.
- Aby !!! tu crois que cette fille veut faire un portrait de nous ou je deviens complétement parano ?
Je n'eus guère de mal à repérer la personne dont elle parlait, à demi-dissimulée par... était-ce une poubelle ? Une femme qui dénotait particulièrement avec le reste, déjà parce qu'elle était blonde, ensuite parce que personne de saint d'esprit ne penserait à chercher des habits élégants pour se vêtir au Groenland! Elle ne venait pas d'ici c'était certain, ses fringues étaient d'un style bien trop occidental. Elle avait dû passer un temps fou, et/ou une somme monstre, pour trouver une tenue compatible avec les conditions extrêmes polaires et son goût du chic. Qu'est-ce qu'une femme comme ça faisait ici à nous dévisager ?
- Je ne crois pas que tu sois parano et si elle continue, c'est moi qui vais lui refaire le portrait, murmurais-je d'un ton dur. Je n'aimais guère l'idée qu'une femme vienne de nulle part nous épier, encore moins une femme à fourrure.  

Laquelle finit par se rendre compte qu'elle avait été repérée et tenta de sortir dignement de sa cachette. Bel effort dirons-nous.
- Inutile de me regarder ainsi, hein, je ne vais pas vous manger... dit la demoiselle d'un anglais qui confirmait mes conjectures. Elle venait pour nous à n'en pas douter, quelle probabilité sinon que trois anglaises ne se connaissant pas se retrouvent au pôle Nord en même temps, en dehors des périodes de vacances ?
Avec un air narquois qui paraissait propre au personnage, le femme ajouta :
- Enfin disons que cela ne figure pas dans mes projets pour l'instant, ah ah.

Lancer des pics après un échec aussi cuisant était un effort vain pour regonfler son ego... A moins qu'elle ne fut de celles dont l'ego se gonfle vite pour peu.
- Je doute que tu viennes jusqu'au Groenland pour pratiquer le cannibalisme. D'ailleurs nous non plus alors tu n'as pas besoin de te terrer derrière une poubelle.
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Re: Contrées polaires

Message par : Mélina Kuders, Mer 10 Juil 2013 - 16:45


Mélina n'avait pas la berlue et Abyss n'appréciait pas non plus de se faire épier par cette bonne femme. Tout un tas de questions lui vint à l'esprit et si c'était elle qui était sur la même piste qu'elles. Elle était peut-être là, pour leur faire de la concurrence ou encore leur apporter un élément tordu qui rajouterait une nouvelle difficulté à leur périple ou peut-être ... un élément de réponse à notre lettre, mais fallait pas rêver. Lettre qu'avait apporté Phil au Sanglier rieur, en gros, elle racontait " Que le premier pas nous mènera dans le berceau de celui qui a submergé l’insubmersible. Et qu'il faudra se montrer malin et rapide, pour arriver les premiers." Quant à Aby, sa lettre nous avait amené jusqu'ici et celle de Mélina lui avait apporté une cousine. Voilà où en étaient les deux cousines, et une tordue avec sa fourrure venait rajouter du mystère, la couleur était annoncée ... Harold tapait très fort pour sa sortie et les deux jeunes femmes n'étaient pas prêtes de rentrer chez elles.
La jeune blonde cachée, derrière sa poubelle, comprit rapidement qu'elle avait été repéré et sortit à petits pas de sa cachette et prit la parole :

« Inutile de me regarder ainsi, hein, je ne vais pas vous manger...Enfin disons que cela ne figure pas dans mes projets pour l'instant, ah ah. »

Cela ne fit absolument pas rire Mélina qui prit soin de garder sa main sur sa baguette, l'entrée en matière de la blonde ne plut pas à la phénix ... D'ailleurs, elle ne put que constater que sa cousine, n'appréciait pas non, en lui fait la remarque. On pouvait donner un point à chacune et remettre la balle au centre. C'était à présent à elle de rentrer dans la partie.

Je ne voudrais surtout pas être désagréable ... quoique, mais si tu te cachais pour voir ce qu'on faisait c'est que forcément, tu nous cherchais ? Je me trompe ? Je suppose aussi que tu dois savoir qui nous sommes, il serait sympa que tu te présentes à ton tour et que tu nous explique pourquoi tu es là ... même si j'ai quelques idées à ce sujet.

Enfin, elles allaient connaitre les raisons de sa présence ... durant ce même temps, le guide s'était mis un peu à l'écart, grisé par l'aventure que les cousines lui offraient, il scrutait attentivement le monument aux morts, à la recherche du moindre petit indice qui pourrait s'offrir à lui. En effet, selon lui et à juste titre, il connaissait l'endroit comme sa poche et il avait eu à de nombreuses occasions d'observer le monument.
D'ailleurs, il interpella les jeunes femmes :

Je ne voudrais pas vous déranger dans votre discussion, mais venez voir, je viens de trouver quelque chose d'intéressant, enfin quelque chose qui ne se trouvait ici, avant la semaine dernière ...

Mélina le regarda d'un air interrogateur, le guide montra du doigt et le regard de la jeune femme s'y porta dessus, elle vit une petite pièce en or et d'après ce qu'elle pouvait constater, elle y était depuis très peu de temps. Elle s'approcha et la prit sans aucune difficulté, il était clair qu'elle avait été placé depuis peu. Elle était un peu usée et c'était une pièce anglaise et ce n'était pas une pièce moldue, elle appartenait à leur monde. Cependant, une ancre se plaçait au centre de celle-ci.
Plusieurs questions lui vinrent à l'esprit ...
Elle regarda sa cousine et lui dit :

Tu crois qu'elle nous est destinée ? Pourquoi une ancre ? En quoi peut-elle nous aider ?

Elle lui tendit la pièce, afin qu'elle la contemple et qu'elle lui donne son avis ....
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Re: Contrées polaires

Message par : Sloan Wentz, Dim 11 Aoû 2013 - 15:34


Les deux inconnues dévisagèrent Maria d'un air peu amène, visiblement agacées par la réplique de celle-ci pourtant censée détendre l'atmosphère plus que tendu. Oui et non. Pour la jeune femme, cette réplique s'apparentait à une légère boutade, si on lui ôtait le ton arrogant avec lequel elle avait été prononcée. Ses interlocutrices n'avaient donc encore rien vu. Avec la Vladescu, il fallait savoir s'attendre au pire. Il y avait toujours une part de cynisme cachée sous le moindre de ses propos, et les voyageuses devraient s'y habituer si elles comptaient vraiment retrouver le vieillard. Enfin son héritage. Oui parce que bon, visiblement, elles s'en moquaient éperdument, du fait que le gars soit mort et enterré. Ce qui les intéressait, c'étaient les bons vieux sousous  ! Bien. Elles n'étaient finalement peut-être pas si attardées que cela...L'argent était une valeur sûre, une valeur qui permettait de monter les échelons de la société, de prendre sa vie en main tel qu'on le souhaitait. L'argent avait, somme toute, détenait le précieux pouvoir de nous aider à certains moments. Et pour preuve !  on n'avait jamais vu d'Hommes pauvres au pouvoir. Jamais. Et le pouvoir, Maria l'appréciait. Le convoitait, aussi. Alors, devait-on en venir à estimer que la blonde possédait un point commun avec les deux autres, là ? A en voir leurs goûts vestimentaires légèrement...Décalés, il y avait de quoi douter. Après tout, il était également envisageable qu'elles recherchent l'héritage pour d'autres raisons !

Le sourire sarcastique de Maria s'élargit, et elle siffla :

- Oh mais vous savez, le fait d'être ici, on ne va pas dire que ça m'enchante plus que ça, donc si vous voulez que je vous laisse vous débrouiller toutes seules comme des grandes, suffit de le dire. Ah, et j'm'appelle, Maria.

Les présentations étaient faites, les jeux lancés. Il ne manquait à présent que l'élément le plus important : la raison de la venue de l'ancienne vendeuse au Groenland. Oui parce que bon, les paysages glacials et hostiles comme ceux-ci, ça va deux minutes. Disons que l'endroit ne figurait pas spécialement dans la (longue) liste des destinations de rêve aux yeux de la Serpentard. Et, dans une poussée d'intelligence incroyable, les deux cousines l'avaient facilement deviné. Mais, la blonde avait-elle seulement envie de leur donner la raison de sa venue, comme ça, sur un plateau d'or ? Une conséquente partie d'elle-même lui soufflait de leur mentir au sujet d'Harold. Elle souhaitait ardemment leur faire payer. Qu'elles regrettent d'être parties dans cette espèce de chasse au trésor plus que farfelue. Pour une rare fois dans sa palpitante vie, la jeune femme n'avait rien demandé à personne, et voilà qu'on la contraignait à ça. Une "mission" ennuyeuse à souhait, une contrée oubliée, et des inconnues qui lui étaient visiblement opposées en tous points. Génial.

L'espèce de pseudo-guide la tira de ses spéculations intérieures en dirigeant leur attention à toutes trois sur une ancre. Enfin une pièce avec une ancre par-dessus. Ou l'inverse. Enfin, bon, ça n'avait pas tellement d'importance... La bonne blague. Franchement, c'était...Risible, tout ça. Les devinettes à deux balles, ça allait deux minutes. De même pour l'ambiance mystérieuse qui commençait fortement à taper sur le système de la louve. Lâchant un soupir bruyant, elle s'avança prestement jusqu'à l'endroit que ses deux interlocutrices avaient rejoint sans même porter la moindre attention à la Verte et Argent. Bah bien sûr. Elle représentait quoi, au juste, pour elles ? Une statue de pierre, une présence invisible peut-être ? Elle existait, et, plus que quiconque, elle méritait qu'on lui porte une attention particulière.

De ce fait, la belle arborait une mine contrariée. Elle se pencha pour mieux observer l'objet, ses yeux froids le détaillant avec une réelle indifférence. C'était une pièce, quoi. Ok, une pièce pas tout à fait normale, à cause de l'ancre qui y avait été dessinée/gravée/ou ellenesavaitquoi. Mélina émit quelques suppositions, ce qui fît renchérir Maria :

- Si mon avis vous intéresse, y'a de fortes chances que oui. Il doit y'avoir un rapport avec Harold. Mais...Une ancre...L'océan ?

La Vladescu avait fait d'une pierre deux coups en leur précisant la véritable raison de sa présence en ces lieux, et en proposant à son tour une piste. Peut-être s'avérerait-elle être concluante. Après tout, elle-même n'était pas certaine de l'emplacement du fameux héritage. Pour ce qu'elle avait pu en comprendre, rien n'était jamais certain avec l'étrange bonhomme. Mais elle essayerait cependant d'interpréter les preuves qui s'offraient à elles, et d'arriver à leur but. Ainsi, Abygael et Mélina seraient contente, sa grand-mère également la laisserait enfin un peu tranquille. Elle pourrait retourner paisiblement à son quotidien. En voilà un plan parfait !
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Re: Contrées polaires

Message par : Invité, Sam 17 Aoû 2013 - 21:14


L'attitude étrange de la blonde n'était pas non plus au goût de Mélina, quoiqu'elle répondit avec plus de tact que moi :

- Je ne voudrais surtout pas être désagréable mais si tu te cachais pour voir ce qu'on faisait c'est que forcément, tu nous cherchais ? Je me trompe ? Je suppose aussi que tu dois savoir qui nous sommes, il serait sympa que tu te présentes à ton tour et que tu nous expliques pourquoi tu es là ... même si j'ai quelques idées à ce sujet.

En effet, toute l'histoire était suffisamment imprégnée de mystères pour que notre quota fut largement dépassé. Plus vite l'affaire serait clarifiée, plus vite nous pourrions avancer...

- Oh mais vous savez, le fait d'être ici, on ne va pas dire que ça m'enchante plus que ça, donc si vous voulez que je vous laisse vous débrouiller toutes seules comme des grandes, suffit de le dire.

Okay, je devais l'admettre, elle me gonflait. Là j'avais bien envie de la mettre en laisse et muselière pour qu'elle se tint tranquille mais je n'avais pas le matériel sous la main. Puis je n'étais pas certaine qu'elle allait se laisser faire... en fait j'étais persuadée du contraire.

- Ah, et j'm'appelle, Maria.

Elle avait quand même décliné son identité, de façon nonchalante mais bon dans la vie on ne pouvait pas tout avoir. Elle avait perdu une occasion de nous agresser donc peut-être qu'elle essayait de calmer le jeu. Je tâchais également de paraître moins agressive, ce qui ne signifiait pas que je portais la nouvelle venue dans mon coeur. Apparemment, nous avions besoin d'elle dans notre quête. Elle ne l'avait pas explicitement dit cependant elle agissait comme si elle avait parfaitement compris les paroles de Mélina et donc qu'elle était au courant de ce qu'il se passait ici. En même temps, une autre anglaise au Groenland, le hasard aurait été trop grand. Par contre, pour ce qui était de quel côté elle se trouvait, je n'étais pas tout à fait convaincue qu'elle soit de notre côté. De toute façon, avec ou contre nous, elle avait sûrement quelque chose qui nous ferait progresser alors il fallait faire avec.

Le guide choisit ce moment dans nos élucubrations respectives pour se manifester, lui qui était rester si discret (pour une fois) à observer le monument. A la recherche d'un indice, lequel il semblait avoir trouvé :

- Je ne voudrais pas vous déranger dans votre discussion, mais venez voir, je viens de trouver quelque chose d'intéressant, enfin quelque chose qui ne se trouvait ici, avant la semaine dernière ...

Il désigna une petite pièce brillant sous la lumière nordique du soleil, que ma cousine saisit pour mieux examiner. Il était aisée de reconnaître la typique mornille anglaise. Mélina me la tendit, de sorte que je pus l'analyser plus en détail. Ce qui sautait aux yeux, c'était l'ancre qui n'avait rien à faire là, au beau milieu de la pièce. Un indice, c'était certain, le tout était trop incongru pour que le cas de la simple coïncidence soit envisageable.

- Tu crois qu'elle nous est destinée ? Pourquoi une ancre ? En quoi peut-elle nous aider ?

La dénommée Maria s'avança, observant à son tour le petit disque plat. Je ne sortis pas les crocs, j'étais une personne civilisée nianiania.

- Si mon avis vous intéresse, y'a de fortes chances que oui. Il doit y'avoir un rapport avec Harold. Mais...Une ancre...L'océan ?

Ah, elle mettait enfin un nom sur la raison de sa présence ici. Harold... qui était-il pour la plantureuse blonde ? Elle ne l'avait appelé que par son prénom, alors soit il n'était pas de sa famille soit elle ne se sentait pas proche de lui. Je n'avais pas l'impression de partager le moindre lien de sang avec cette femme, notre physique était par trop dissemblable. Ami de la famille, vieille connaissance, mentor ? Aucune idée, j'éclaircirais cela plus tard. Ce n'était pas le moment et mon petit doigt me disait que poser la question de but en blanc ne m'apporterait pas de réponse, la Maria aimait trop mener le jeu pour répondre simplement à une question.

- "Le tombeau de l'insubmersible"... C'est ce qu'avait dit Philéas non ? Il avait tout de suite reconnu le Titanic. Peut-être que c'est ça, peut-être qu'on va devoir plonger dans l'océan glacial pour retrouver ses ruines.

Je fis une pause, me rendant compte que peut-être Maria ne connaissait pas cette histoire. C'était purement moldue et la belle blonde était indéniablement d'une famille riche, or la plupart des familles riches et sorcières étaient anciennes et d'une lignée "pure". Même si ce n'était pas le cas, les sorciers de sang-mêlés qui comptaient peu de moldus dans leur entourage direct n'avaient probablement jamais entendu parler du Titanic. Pour ma part, j'avais une soeur cracmol et amateur d'histoire d'amour, sans quoi le nom de Titanic ne m'aurait rien dit.

- Le Titanic c'est un truc moldu. Un bateau gigantesque et luxueux qui était supposé ne jamais couler, expliquais-je. Sauf qu'il s'est pris un iceberg pour son premier voyage, ça l'a coupé en deux et bam il a plongé dans l'océan quelque part vers le Groenland. L'ancre, ça pourrait faire référence à ça non ?
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Re: Contrées polaires

Message par : Mélina Kuders, Jeu 22 Aoû 2013 - 15:03


Mélina essayait de trouver un rapport entre cette pièce et ce qu'elles avaient déjà, tout en le tendant à sa cousine.

- Si mon avis vous intéresse, y'a de fortes chances que oui. Il doit y'avoir un rapport avec Harold. Mais...Une ancre...L'océan ?


Quoi ? Comment ça ? se demanda la phénix !!! La jeune femme regarda interloqué Maria, cela confirmait ce dont elle pouvait se douter ... elle était bien ici pour les rencontrer et vu comme elle agissait, son but était certainement de les aider. Cependant, elle aurait aimé savoir ce qu'elle avait à leur apprendre, au lieu de faire trainer les choses.
En tout cas, cette histoire d'ancre et d'océan inspira Aby qui aborda une légende, celle du titanic, Mélina ayant vécu sa jeunesse avec de nombreux moldus, connaissait cette histoire qui datait du début du XXème siècle. Par contre, lorsqu'elle lui annonça qu'il allait certainement falloir plonger, dans les eaux glaciales de l'Artique. Cela n'enchanta guère l'ancienne pouffy, elle en frissonnait rien que dit penser et en son fort intérieur, elle maudissait son oncle farceur ... leur faire faire n'importe quoi était plus que dans ses cordes. Mélina soupira ...

Tu crois vraiment qu'il va falloir se geler encore les fesses ... pour ce farceur ? ... Même si elle connaissait déjà la réponse, c'était comme si elle voulait se rassurer ... Quelle poisse !!!

J'avoue que votre quête me passionne et je veux bien vous conduire jusqu'à l'épave du Titanic, je connais l'endroit exact ... enfin, je le connais grâce aux médias. Je ne vais pas vous cacher que je plongerai pas, mais je peux vous y conduire et vous fournir ce dont vous aurez besoin. Est-ce que ma présence, vous intéresserait ?

Mélina fit la moue, elle jeta un œil à sa cousine qui en gros, lui laissa le choix de la décision, il était du coin, il ne pouvait que les conseiller au mieux.

Écoutez pourquoi pas, cependant, j'aurai besoin que vous nous trouviez du matériel nécessaire à notre périple et surtout un plongeur qualifié pour ce genre de chose. Vous avez 48 heures pour cela. Si on vous revoie pas d'ici là, on se débrouillera par nous-même.

Très bien !!! Je vais voir ce que je peux faire, vous avez d'autres choses à demander ?

Mélina lui fit signe de la tête que non, mais elle regarda Aby, peut-être qu'elle, avait pensé à d'autres choses ?
Outre le guide, il fallait qu'elles s'occupent de cette Maria qui écoutait tout ce qui était en train de se passer ... de toute évidence, elle n'en perdait pas une miette.


Dis-moi Maria, comment tu connais notre oncle et je suppose que tu es venue jusqu'ici, c'est que tu voulais nous apporter des éléments, je me trompe ? Nous pouvons les connaitre ?


Elle lui posait simplement la question, mais elle doutait d'avoir une réponse de but en blanc, elle avait l'impression qu'elle voulait les juger, les tester afin de savoir si elles étaient dignes des informations qui lui avaient été confiés. Cette jeune femme avait un air malicieux, mais elle lui paraissait malgré tout honnête, enfin ce n'était que son ressenti, bon ou mauvais, elles allait pouvoir le juger rapidement.

Et dis-moi, tu en penses quoi, toi, de ce petit baptême de plongé ?
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Re: Contrées polaires

Message par : Alexander Scott, Dim 10 Nov 2013 - 22:07


Russie/Taïga

La tempête de neige s'était arrêtée depuis peu mais déjà la faune reprenait ses droits dans l'immense étendue d'arbres. Les animaux le savaient, le pire était passé, le soleil se levait doucement et seule une brise glaciale soufflait désormais dans les imposants pins gelés. Il était plus que temps de sortir de sa cachette, de faire ses provisions en prévision de la prochaine intempérie. Réglés comme des horloges, les oiseaux étaient de sortie à la recherche d'éventuelles graines, les faucons eux cherchaient de petits mammifères à se mettre sous la dent. Par ses conditions, la nourriture était rare et la rapidité devenait un critère de survie.
Il fallait le reconnaître, dans ses conditions la Taïga avait quelque chose de magique. Les rayons du soleil étaient filtrés par les arbres et produisaient de grandes raies lumineuses discontinues qui faisaient fondre la neige à de rares endroits. La fonte des neiges produisait des fines gouttes d'eau, associées à la rosée ses dernières renvoyaient la lumière et faisait briller la forêt de mille feux. L'infernal bruit du vent dans les arbres avait laissé place à divers cris d'animaux, on pouvait aussi bien entendre des aigles que les grognements d'un ours qui n'avait pas encore commencé à hiberner. En cette froide matinée, la Taïga se réveillait doucement.

Lui aussi, il était là, silencieux, affamé. La tempête avait soufflé toute la nuit l'empêchant de sortir de son abri, il était plus que temps de se remplir l'estomac. Les pattes poilues du chat de Pallas n'émettaient aucun bruit tandis que le félin avançaient sur la neige. Tous les sens de l'animale étaient aux aguets, le moindre bruit, la moindre odeur était pour lui le gage d'un délicieux repas. Malgré sa marche silencieuse, il avançait rapidement nullement gêner par les racines et les buissons qu'il traversait habillement laissant parfois derrière lui une ou deux touffes de poils épais. Le chat n'émit pas plus de bruit lorsqu'il se mit à marcher habillement sur le lac gelé, la couche de glace était fine et il le savait, mais peu lui importait, il connaissait les endroits à éviter et les endroits où il pouvait trouver ce qu'il cherchait. Le sol craquait sinistrement à chacun de ses pas comme des dizaines de promesses de bain glacé. Finalement, l'animale s'arrêta au bord d'un trou, là la glace avait déjà craqué et il pouvait voir les poissons filés sous ses yeux sans avoir conscience du danger qui les guettait. Il resta là plusieurs secondes, secondes qui s'éternisèrent pour devenir des minutes, mais il ne bougeait pas pour autant, immobile, il se contentait d'observer les allers-retours de son repas, il mémorisait. Et soudain, sa patte fusa en direction de l'eau dans une grande gerbe d'eau et sa proie s'envola avant de retomber sur la glace en remuant frénétiquement pour regagner la sécurité de l'eau, le félin ne lui en laissa pas l'occasion et planta ses crocs qui traversèrent aisément les écailles. Une fois de plus sa patience avait été récompensée, la chaire du poisson était délicieuse. Après avoir terminé de dévorer sa proie, le félin se pourlecha les babines durant quelques secondes avant de refaire le chemin en arrière.

Cette fois, il était bien moins prudent, il n'avait plus peur de signaler sa présence aux poissons qui nageaient paisiblement sous ses pattes. Il ne lui fallut que quelques secondes pour traverser le lac gelé là où cela lui avait pris plusieurs minutes lors du premier passage, la chasse n'était qu'une question de patience. Le félin n'avait pas fait deux pas sur la neige qu'il s'arrêta subitement ses têtes dressées, ses sens en émois. Au loin, un grognement d'ours retentit, mais ce n'était pas cela qu'il avait perçu, qu'il avait flairé, qu'il avait entendu. À quelques dizaines de l'animale se tenait un petit rongeur qui dressé sur ses deux pattes observait lui aussi le félin attendant incertain sa réaction. Inévitablement, la course s'engagea lorsque le félin bondit en avant imprégnant la neige immaculée des marques de ses pattes. Le rongeur possédait un avantage, sa petite corpulence lui permettait de courir sur l'épais manteau blanchâtre sans s'enfoncer, mais la course tout en agilité et en muscle du félin compensait aisément cet avantage tiré du terrain. Irrémédiablement, le chat de Pallas gagnait du terrain et le rongeur ne pouvait rien y faire aussi rapide fut-il. Dans un ultime espoir, l'animal sauta en direction d'un trou dans un pin, mais la griffe meurtrière le félin fut plus rapide, d'un saut majestueux, il s'était assez rapproché de sa proie pour l'envoyer voler de sa griffe meurtrière. La souris s'écrasa contre un autre arbre dans un craquement évocateur et retomba sur la neige immaculée dans un bruit sourd. Le félin ne sauta pas sur sa pitance, il s'arrêta, dressa ses oreilles et sa truffe et attendit. Finalement, assuré qu'aucun danger ne le guettait, il alla se repaître. Une fois de plus, comme un rituel, il se lécha les babines puis entama un toilettage en règle. Tout y passa le museau, les oreilles, les pattes avant. Il détestait se sentir sale pourtant à du sang demeurait sur son museau ainsi que sur l'une de ses pattes lorsqu'il repartit.

Sa démarche n'avait plus rien de celle d'un chasseur, elle était désormais tout en noblesse. Repus de son délicieux repas et propre comme il était, il méritait bien de prendre une petite sieste. Il était temps de rentrer. Malgré les apparences, les sens du félin étaient toujours aux aguets. Son odorat ne le trompait pas, un humain traînait dans les environs. Finalement, le chat de Pallas arriva prêt d'une cabane de trappeur à l'aspect délabré. Le félin miaula et griffa le bois d'aspect pourri qui se désagrégea en copeaux sous les griffes. Satisfait de lui l'animal se courba sur ses pattes arrière et d'un puissant élan grimpa au sommet de la petite cabane, il était chez lui. Paresseusement, l'animale s'étira et miaulant longuement, cela fait, il se redressa et guetta les environs. L'humain se rapprochait, l'odeur se faisait plus insistante cependant ce n'était pas une odeur habituelle pour un humain, c'était différent et cela déplaisait encore plus au félin. Désormais, il pouvait entendre les bruits de pas qui se rapprochaient irrémédiablement de la clairière dans laquelle se trouvait la petite cabane. L'intrus allait émerger des arbres d'une seconde à l'autre... Le chat de Pallas se redressa de toute sa hauteur, se gonfla et sortit les griffes prêt à défendre son territoire.
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Elenna Benson
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Re: Contrées polaires

Message par : Elenna Benson, Lun 11 Nov 2013 - 19:18



[Pv: Alexander Scott]



La chaleur humaine est la moins coûteuse...


L’hiver avait enfin pris d’assaut la plupart des continents, déversant sur les régions les plus froides d’épaisses couches de neige et des vents extrêmement glaciales. La chaleur semblait avoir déserté l’Europe, ne laissant derrière lui que de bons souvenirs et quelques rayons de soleil. Les bottes et manteaux chauds étaient maintenant de rigueur et encore plus dans la taïga russe. Si certains préféraient rester enfermés chez eux, ils étaient en train de louper les plus belles choses que la nature pouvait offrir à ceux qui vivaient sur ces terres. En temps normal, Elenna n’aurait pas dû être là et elle aurait regardé avec des yeux émerveillés les paysages éblouissants qui se dessinaient devant elle.

Malheureusement, la lune brillait déjà haut dans le ciel, trônant avec fierté au-dessus de la moitié du monde qu’elle illuminait. La nuit venait de s’abattre sur la Russie et la jeune femme perdit toute notion du temps. Cependant, elle savait tenir son calendrier et n’était pas venue ici pour faire de la cueillette. Déposant ses affaires et ses habits dans une caverne enneigée, la vendeuse de baguettes fit un dernier sourire avant de se plonger dans la lumière éclatante de l’astre nocturne. Peu à peu, le petit corps sylphide et gracieux qu’elle possédait, se tordit dans des positions inimaginables, craquant sous l’effet de la transformation et s’étirant pour ne plus paraître humain. Si Elenna n’était pas bien grande sous forme humaine, lorsque le loup qui dormait en elle se réveillait, cela changeait du tout au tout. Une épaisse fourrure blanche recouvrit son corps lycan, ses jambes s’arquèrent, ses pieds prenant la forme de pattes griffues et son visage s’allongea, laissant place à un museau et une gueule aux crocs acérés. La bête, recroquevillée sur elle-même près du sol, grogna doucement, le son résonnant dans sa cage thoracique. Humant doucement les alentours, elle se redressa avec lenteur avant de se mettre sur ses pattes-arrières, hurlant à la lune sa joie de la retrouver enfin…

Le vent glissait sur les poils épais du loup-garou, lui procurant une joie immense. S’il était heureux, la jeune femme qui se dissimulait dans ce corps de monstre l’était encore plus. Elle était venue en Russie pour oublier la folie de son quotidien et pour se sentir enfin libre. Perdue dans la taïga, elle n’avait peur de blesser personne et laissait le loup prendre le total contrôle de son corps pour cette nuit. L’animal courrait comme un fou, soulevant un nuage de flocons sur son passage. La sensation du froid et de la brise sur sa fourrure lui faisait un bien fou. Sentir tous les muscles de son corps se lâchaient complètement pour une fois lui donnait réellement l’impression d’être libre, de n’être qu’un animal parmi tant d’autres. Il ne cessait d’hurler à la lune son bonheur, courant comme un fou, cette folie pouvant certainement se lire dans son regard. Il était seul, totalement seul et il avait faim, terriblement faim. Le loup-garou ralentit sa course pour finir par marcher à pas de velours dans la neige qui crépitait sous ses pattes. Presque totalement silencieuse, la marche du monstre se confondait avec le bruit du vent dans les feuillages des arbres. Puis il jeta son dévolu sur un cerf qui flânait dans les bois. Celui-ci aurait mieux fait d’aller se coucher, comme tous les autres…


--------------------------------------

Elenna grogna quelques mots, essayant d’ouvrir les yeux avec beaucoup de mal. La nuit avait été longue, très longue, trop longue, comme toujours. Un œil, puis l’autre et un râle inhumain. Bon dieu que les matins étaient durs et bon dieu… qu’il faisait froid ! La jeune femme était roulée en boule, nue dans la caverne qu’elle avait abandonnée la veille, avec ses affaires. Heureusement, le loup-garou avait eu la présence d’esprit de revenir ici après sa folle nuit. En effet, si tout le début de la nuit s’était bien passé, une tempête de neige s’était levée quelques heures après la tombée de la journée. Balayant tout signe de présence sur son passage, les animaux n’avaient pas été assez fous pour rester dehors par ce temps et avait préféré commencer leur hibernation. Le monstre lui, avait essayé de résister aux vents qui le poussaient mais au bout d’une heure, à bout de forces, il avait rejoint la fameuse grotte où il était renait pour une nuit de pleine lune.

Jurant comme un camionneur moldu, la belle se releva rapidement, tapotant ses bras et son corps, histoire de le sentir encore l’espace de quelques instants. Elle ne voulait pas risquer d’y laisser un doigt de pied ou autre. Elle se jeta sur ses vêtements, les enfilant à la vitesse de la lumière, ses lèvres prenant une couleur bleutée et ses dents claquant au rythme d’un concerto inconnu. Qu’elle pouvait haïr la bête qui était en elle quand c’était comme cela. Après tout, celle-ci n’en avait rien à faire de l’état de son corps humain. La petite voix de la demoiselle résonnait dans ce paysage désert alors qu’elle continuait de râler, pour changer. Quelle idée elle avait eu de venir ici, loin de tout. Quoique, le but du voyage était quand même cela : être loin de tout. Plus de moldus, plus de sorciers et surtout plus d’hommes.

Elenna n’avait jamais réellement voyagé et pour une première destination, elle aurait pu choisir un endroit plus accueillant c’était certain. Pourtant, la Russie offrait de vastes étendues sans personne à la ronde, ce qui était un plus pour la louve qu’elle était. Elle voulait laisser un peu de liberté à la bête qui sommeillait en elle et le bonheur de celle-ci rejoignait toujours le sien. Car après tout, c’était elle qui se transformait en loup, qu’elle le veuille ou non. De plus, la belle avait besoin d’échapper à son quotidien. Elle avait pris quelques jours de vacances, laissant ses collègues prendre en main la boutique Ollivander’s et profitant de ce repos bien mérité. Si tout semblait allait pour le mieux dans le meilleur des mondes, le sourire que la demoiselle affichait la journée n’était que pur mensonge. Voilà maintenant plusieurs semaines qu’Elen s’était séparée de son fiancé, Daryl. Elle l’avait aimé, peut-être toujours d’ailleurs mais celui-ci avait eu des propos qui avaient tout changé et ce n’était plus que de la haine, de la rage qui restait dans le cœur de la louve.

L’ex-fiancé de l’ancienne Poufsouffle n’avait jamais été gêné par la nature de sa copine, du moins c’est ce qu’il disait. Mais il était vrai que la vie de la jeune femme était réglée sur la pleine lune. Une fois par mois, elle disparaissait pour faire vivre l’autre personne qu’elle était. Daryl avait très bien accepté le tout au début mais au fur et à mesure des jours, l’irlandais était devenu de plus en plus froid, faisant des réflexions sur la louve et sur son train de vie. Il voulait qu’elle reste enfermée les soirs de transformation et râlait souvent de ne pas pouvoir sortir avec sa fiancée lorsque la lune était pleine. Elenna, prenant sur elle-même avait pris sur elle, faisant un effort considérable en retenant son caractère explosif, avait pourtant fini par craqué. Une dispute mémorable avait explosé, le sorcier menaçant sa fiancée de sa baguette et elle grognant, sur le point de craquer et de prendre forme lupine. Même si elle n’était plus une jeune loup-garou, les évènements trop forts pouvaient déclencher une transformation non voulu et elle avait failli craquer, explosant à cause du stress emmagasiné depuis plusieurs semaines. L’histoire du jeune couple s’était terminée ainsi et Daryl avait quitté l’appartement de la brune avec ses affaires, ne revenant plus jamais comme le lui avait demandé cette dernière.

C’était pour cela qu’Elenna avait eu besoin de partir de Grande-Bretagne, de tout oublier l’espace d’une petite semaine. Le silence, le calme, l’inexistante présence de vie, c’était tout simplement parfait. Bref. La jeune femme sautillait sur place, donnant des coups de poing dans le vide pour se réchauffer. Certes, c’était bien beau tout cela mais elle espérait trouver un petit village tout-de-même, avant de mourir de froid. Elle n’avait pas prévu des affaires très chaudes et allait le regretter. En jean avec des grosses Moon bootes, Elen avait quand même acheté un gros blouson spécial ski moldu pour l’occasion. Ronchonnant toujours autant, elle mit sur sa tête son bonnet en laine blanche, remuant son pompon pour l’occasion avant de remettre son sac sur son dos. Maintenant que la tempête était passée, il fallait qu’elle reprenne la route. Soufflant pour se donner du courage, elle sauta à pieds joints dans la neige qui lui arrivait aux genoux. Marchant avec plus de mal qu’autre chose, la jeune femme continua son aventure aux pays des glaces…

Cela faisait maintenant une bonne vingtaine de minutes qu’Elenna marchait dans la neige, râlant toujours autant. Mais après tout, pourquoi n’aurait-elle pas le droit ? Qui allait s’en plaindre ? Personne, tout simplement car il n’y avait personne. Elle se mit même à chantonner à un moment puis à crier les paroles d’une chanson moldue d’une diva ayant perdu son âme sœur. Quelle connerie, quelle bêtise. L’amour. Et dire qu’elle s’était promis de ne jamais tomber dans le panneau, elle avait foutu les deux pieds dans le plat. Une fois de plus, la petite brune faisait des grimaces, parlant toute seule et se critiquant d’avoir pu être aussi bête. Qui pouvait bien aimer un monstre ? Relevant la tête, la belle tomba nez à nez avec une petite clairière ravissante. Une petite cabane abandonnée et au toit enneigée trônait là. Ce serait un super endroit pour être un minimum à l’abri du vent glacial. Un mince sourire se dessina sur le visage de la vendeuse de baguettes en vacances avant que celui-ci ne disparaisse complètement. Elenna venait de remarquer seulement maintenant l’espèce de gros matou qui était posé sur le toit, faisant le dos rond et feulant sur la jeune femme. Elle haussa un sourcil et sortit sa baguette de sa botte, pointant le fou furieux.

" Qu’est-ce que t’as sale bête ? C’est ta maison, maintenant c’est la mienne. Si tu veux pas que ton beau poil tout lustré soit frisé, je te conseille de bouger tes grosses fesses ! "

Contrairement aux apparences, Elenna adorait les animaux mais ses lèvres bleues et sa main qui tremblait la trahissaient. Elle avait juste besoin d’un abri l’espace d’une petite heure ou deux. Levant doucement sa frimousse, la belle huma l’atmosphère et fronça le nez. Le chat sentait beaucoup trop l’homme pour que tout cela soit normal. Faisant quelques pas, le regard suspicieux et la baguette tremblotante au bout de ses doigts, la belle s’approcha, chassant de sa manche les flocons qui se mettaient à tomber de nouveaux, parsemant ses cheveux bruns.

" Vilain matou menteur… Je sais que t’es pas un vrai chat, montre toi avant que tu restes un minou toute ta vie et que je meurs congelée sur place ! "


Dernière édition par Elenna Benson le Ven 10 Jan 2014 - 18:24, édité 1 fois
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Re: Contrées polaires

Message par : Alexander Scott, Lun 11 Nov 2013 - 21:56


L'humaine avait une démarche bien ridicule et quelque peu misérable. Ses êtres n'étaient réellement pas faits pour vivre dans ses conditions. Elle avançait lentement montant ses genoux le plus haut possible pour pouvoir mettre un pied devant l'autre. Son avancée ne devait pas être facilitée par ses épais vêtements et ses immenses bottes qui devaient entraver sa liberté de mouvement, mais qui étaient indispensables pour lui tenir chaud. Visiblement, ce n'était pas bien efficace puisque son visage était rougit par le froid, ses lèvres étaient bleues et elle ne pouvait s'empêcher de renifler régulièrement ce qui agaçait profondément le félin. Comble du comble, elle avait remarqué sa présence, mais s'en fichait royalement et continuait à avancer. Tous les muscles du chat étaient contractés, il était prêt à bondir sur l'étrangère pour lui arracher les doigts, le nez et les oreilles ! Elle cherchait un endroit pour se réchauffer ? Il allait la réchauffer lui ! La seule chose qui l'avait retenu de bondir jusque-là, c'était l'odeur de l'étrangère, une odeur de canidé, une odeur qui signifiait le danger pour lui. Qu'était-elle réellement ? Était-elle accompagnée ? Il ne pouvait pas se permettre de bondir comme ça, il devait attendre qu'elle soit à porter, être sûr qu'elle ne pourrait pas réagir. Le chasseur était vigilent, le chasseur était patient. Elle ne verrait pas l'assaut arriver, il serait rapide et fatal. Le félin feula de plus belle lorsque l'étrangère sortit une baguette de sa poche, où se croyait-elle ? Il avait cependant bien fait de ne pas attaquer, il aurait été cueilli en plein vol par un éclair lumineux.  

" Qu'est-ce que t'as sale bête ? C'est ta maison, maintenant, c'est la mienne. Si tu ne veux pas que ton beau poil tout lustré soit frisé, je te conseille de bouger tes grosses fesses ! "

Le chat s'approcha du bord de la cabane comme pour défier la sorcière, il avait cessé de feuler et se contentait maintenant d'observer. L'instinct lui commandait de partir, de courir, il ne faisait pas le poids face à une humaine armée de sa baguette cependant sa part d'humanité lui commandait de ne pas bouger, d'évaluer la situation. Un véritable combat de volonté avait lieu à l'intérieur du félin. Rester ? Combattre ? Fuir ? Son instinct lui commandait de fuir. Sa fierté lui commandait de combattre. Sa part humaine lui conseillait d'observer et d'attendre. Finalement, l'animal ne bougea pas se contentant d'observer la sorcière avancer prudemment. Si elle avançait trop alors il lui sauterait dessus et briserait sa baguette d'un coup de griffe avant de la chasser de son territoire à coup de morsure. Si elle s'arrêtait alors il ne bougerait pas et se contenterait d'observer. Le chat ne bougeait plus, ne feulait plus, il se contentait de cligner des paupières, tel le chasseur, il observait. L'humaine semblait également avoir ses sens en émois, car il entendait distinctement son nez renifler, le bruit était assez répugnant puisque le froid devait au moins l'avoir partiellement bouché. Le félin profita de ce moment de flottement pour évaluer son adversaire, elle était vraiment en piteux état. De son observatoire, il pouvait voir qu'elle était transie de froid, ses lèvres étaient d'un bleu alarmant, ses mains elles aussi étaient en train de virer au bleu, son visage était rougi par la brise glaciale et puis surtout elle tremblait, il était peu probable qu'elle puisse le toucher d'un sortilège dans cet état, mais il n'allait pas tenter.  

" Vilain matou menteur... Je sais que t'es pas un vrai chat, montre toi avant que tu restes un minou toute ta vie et que je meurs congelée sur place ! "

Le chat dressa la tête plus haute comme si ses dernières paroles l'avaient interpellée. Ce n'était pas l'animal qui était surpris et étonné mais bien le sorcier au plus profond du félin. Les paroles de la jeune femme avaient réveillé l'humain qui sommeillait paisiblement laissant sa part animale s'exprimer l'espace d'un moment. Elle voulait qu'il quitte ce corps ? Ce serait, en effet, bien plus accommodant pour communiquer et puis au moins ce fichu instinct ne lui commanderait plus de tourner les talons et de se barrer en courant. Il s'était parfaitement habitué à son alter-égo animal pourtant parfois cela demeurait difficile de rester à l'instinct, cela ne changerait sans doute jamais et cela provenait sans doute du fait que sa part animale était très présente. De plus, l'instinct était d'autant plus fort lorsqu'il se trouvait ici dans la Taïga et de ce fait, il était bien plus dur d'y résister et à deux, trois reprises déjà, il avait failli perdre le contrôle laissant le félin prendre le contrôle définitivement. Miss O'Riley l'avait prévenu de faire attention à ce genre de chose et lui avait expliqué comment ne pas avoir à y faire face, mais ici, il avait tendance à avoir du mal à appliquer ses précieux conseils.

Sous les yeux de la sorcière, le chat se mit à grossir, à prendre du volume tandis que ses poils disparaissaient un à un. Ses petites oreilles se rétractèrent de même que ses moustaches. Son visage retrouva peu à peu sa forme humaine, sa barbe réapparut ainsi que sa longue chevelure blonde. Les yeux du sorcier redevinrent bleus et se posèrent sur la sorcière. Désormais devant-elle se tenait un jeune homme assis sur le rebord du toit de la cabane. Il était vêtu d'une lourde veste en cuir molletonnée, d'un jean épais et de bottes de cuir. Sa tête était coiffée d'une chapka et ses mains recouvertes de moufles noires épaisses. Alexander observait la sorcière qui l'avait démasqué avec de grands yeux amusés. En vérité il était un peu agacé car il n'avait pas prévu de tenue chaude pour aujourd'hui, il était arrivé s'était transformé et comptait partir une fois qu'il aurait décidé de partir mais cette femme en avait décidé autrement. Et puis il n'avait pas à se plaindre, sa tenue était tout de même très chaude et il était sans aucun doute bien plus habitué que cette pauvre femme. Sans un mot, le sorcier retira ses moufles et les lança à la sorcière qui le pointait toujours de sa baguette tremblante. Le Russe lui sourit comme pour lui montrer qu'il n'avait aucune intention, au contraire, il était bien curieux d'entendre son histoire parce que ce n'était pas tous les jours qu'on croisait quelqu'un en plein milieux de la Taïga.  


-Hé madame la détective ! Mets donc ça, on peut peut-être encore éviter que tu perdes tes doigts. La voix du sorcier était riante, la situation l'amusait beaucoup même s'il avait une baguette toujours pointée sur lui. Et puis ranges cette baguette, tu pourrais blesser quelqu'un par accident, tu trembles comme une feuille.

D'habitude le sorcier Russe était atteint d'une grande timidité surtout lorsqu'il s'adressait aux filles, mais pas cette fois. Non seulement la situation était particulièrement cocasse mais en plus il était ici chez lui, ici c'était la Taïga, c'était sa maison, encore plus depuis qu'il était devenu animagus. Il ne pouvait pas être plus en confiance qu'à cet instant. Alexander sauta du toit et s'enfonça dans la neige de trente bons centimètres ce qui eut pour effet de détremper immédiatement son jean aussi épais fut-il. Le garçon poussa la porte de la petite cabane de trappeur qui s'ouvrit sans résistance en grinçant. Le Serdaigle avait passé ici les cinq mois de son entrainement à l'animagie mais la cabane était toujours aussi déserte, il passait le plus clair de son temps transformé en chat et n'avait donc besoin du strict minimum. Et ce minimum, il l'avait emmené avec lui quand il avait terminé son entrainement donc la jeune femme tombait mal. Ce n'était pas le pied pour se réchauffer, mais il y avait la place pour deux personnes puisse se tenir assise à l'intérieur.

-Voici le meilleur abri à des kilomètres à la ronde ! Ce n'est pas terrible, y'a pas l'eau courante, y'a pas l'électricité, y'a pas de chauffage, y'a pas de lumière... Y'a rien en fait ! Mais au moins le sol n'est pas recouvert de neige et on peut un minimum se réchauffer. Je suppose que se sera parfait pour que tu me racontes ce que tu fais là.

Naturellement le jeune sorcier avait adopté le tutoiement après tout au milieu de la Taïga il n'y avait pas réellement de raison de vouvoyer quelqu'un. Et puis elle avait à peu près son âge même si c'était difficile à juger puisque son blouson était remonté le plus haut possible et qu'elle portait un bonnet. De même, la sorcière semblait belle, mais avec ce visage a moitié dissimulé et rougi par la brise glaciale le Russe n'en aurait pas mis sa main à couper. Finalement, Alexander alla s'asseoir dans la cabane attendant que la jeune femme vienne le rejoindre, ils seraient serrés, mais au moins ils auraient un peu plus chaud.
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Elenna Benson
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Re: Contrées polaires

Message par : Elenna Benson, Dim 17 Nov 2013 - 20:41



La neige c’était beau, c’était doux, c’était surtout froid. Pourtant, le manteau blanc que celle-ci mettait sur le monde était merveilleux. Les paysages enneigés étaient d’une beauté époustouflante et bon nombre de moldus venaient dans les contrées polaires pour immortaliser ces instants si naturels, si simples mais tellement époustouflants. C’était cela, surprenant même, que la nature était surprenante. Les branches des arbres semblaient courber l’échine sous le poids des flocons qui s’étaient amassés là lors de la tempête nocturne et la brise légère mais glaciale déposait une couche de verglas sur chaque arbre ou plante encore en vie qui était sur sa route. Rares étaient les animaux qui osaient pointer le bout de leur nez en dehors de leur terrier, préférant hiberner le temps de cette saison plus que froide. Il fallait de tout pour faire un monde et il y avait bien des fous qui s’aventuraient dans ce froid mordant, n’y connaissant rien.

D’ailleurs, c’était le cas d’Elenna. Il fallait un grain de folie pour venir dans ces contrées froides, surtout quand l’on n’y connaissait absolument rien. Vêtue peu chaudement et se baladant sous forme de loup-garou la nuit pour finir nue dans la neige, c’était de la démence pure et simple. Mais il lui fallait ça pour oublier sa vie, ses soucis et son quotidien. En effet, plus rien n’occupait son esprit à part le vent qui semblait planter des milliers de petites piques dans chaque parcelle de son corps et lui mordait les joues. Ses dents ne claquaient même plus et elle commençait à ne plus sentir le bout de ses doigts. Pourtant, elle ne souhaitait pas laisser un seul petit bout de son anatomie dans cette cambrousse glaciale. La belle remue doucement ses phalanges et ses doigts de pieds dans ses bottes pour vérifier qu’ils étaient toujours là.

Sa baguette tremblait grossièrement, pointant toujours le matou qui ne ressemblait en rien à un chat domestique. Pas de tête toute mignonne, pas d’odeur de pâté dans sa fourrure et pas de ronronnement qui retentissait dans le silence dans la Taïga. Une sale bête quoi. Levant encore une jambe presque au-dessus de sa tête pour la sortir de l’épaisse couche de neige, Elen fit quelques pas, se rapprochant dangereusement du matou. Celui-ci fixait la fille étrangement, elle aurait d’ailleurs même pu déceler une teinte de moquerie dans ce regard félin. Sale bête confirmée. La demoiselle congelée sentait bien les muscles de la bête prêts à déchiqueter tout ce qui passerait à moitié, mais elle semblait douter. Tant mieux, valait quand même mieux ne pas tenter ce petit démon qui semblait se cacher sous cette douce fourrure et garder ses distances était une bonne option.

Feulant comme si sa vie en dépendait, il finit pourtant par se calmer et parut écouter les paroles de la sorcière. Elenna ne bougeait plus, fronçant les sourcils pour prendre un air méchant, les deux regards se croisant, faisant une bataille. Le premier qui baissait les yeux, perdait. C’était simple, c’était bête, c’était un truc de gamin, mais la belle n’était plus à cela près. Les yeux jaunes la fixaient comme s’ils cherchaient à lire en elle. Venant d’un humain, la vendeuse de baguettes y était habituée, les gens la dévisageaient souvent, elle et son allure féline et ses attitudes sauvages.  Mais venant d’un vulgaire matou, c’était assez déroutant. Ce n’était donc pas qu’un simple chaton. C’était là que l’odeur humaine qui s’échappée du félin avait fait tiqué la brune. Il n’était pas normal. Quoique, pouvait-elle parler de normalité elle qui se transformait en loup les soirs de pleine lune ? Bref, ce n’était pas un chat, ou alors ou autre chose à la fois, c’était étrange. C’est là que la douce avait laissé échapper ses suspicions. L’animal la comprendrait-elle ? Puis il dressa la tête plus haut, l’air interpellé. Un sourire victorieux se dessina sur les lèvres bleutées de la belle. Monsieur Chat comprenait donc ce qu’elle lui disait. Un point pour la congelée, zéro pour l’hystérique matou. Ce fut donc un flot d’émotions qui passa dans les pupilles fendues du félin qui semblait mener une grande réflexion intérieure.

Quelques secondes passèrent avant que le chat se décide enfin à prendre une décision. D’ailleurs, Elenna ouvrit de grands yeux ronds lorsque la silhouette du minou prit rapidement du volume, les poils disparaissant peu à peu et son corps se transformant totalement pour prendre forme humaine. La belle avait vu des loups-garous se transformer, ainsi que des animagus comme Philéas, elle-même changeait de forme les soirs de pleine lune, mais c’était toujours aussi déstabilisant. Haussant un sourcil, la demoiselle détailla l’homme qui lui faisait face et avait remplacé le matou teigneux et protecteur de ses terres. Il était encore jeune, peut-être plus qu’elle, mais son sens logique avait disparu avec le froid lorsque celui-ci lui avait fait perdre la sensation d’avoir un corps à porter. Reniflant doucement, Elen regarda un peu mieux le blond qui lui faisait face. Sa barbe mal rasée lui donnait un air rebelle qui était accentué par son blouson en cuir molletonné et ses bottes de cuir. Un sourire amusé se dessina sur le visage de la brune lorsqu’elle pensa à ces jeunes délinquants des séries moldus qu’elle regardait quand elle était encore petite fille. Le style mauvais garçon plaisait à beaucoup de filles. M’enfin bref, la belle ne retomberait pas aussitôt dans le panneau et elle ne tomberait pas amoureuse de quelqu’un pour ses jolis yeux… Bleus d’ailleurs. Il était assis sur le bord du toit, sa chapka sur la tête et ses mains couvertes de gants. D’ailleurs, elle dut porter un regard jaloux sur ceux-ci car le sorcier retira ses moufles et les lança vers Elenna avec un sourire amusé.

" Hé madame la détective ! Mets donc ça, on peut peut-être encore éviter que tu perdes tes doigts. Et puis ranges cette baguette, tu pourrais blesser quelqu'un par accident, tu trembles comme une feuille. "

La jeune femme avait remarqué le ton rieur du blond mais elle ne retint pas, rangeant rapidement sa baguette dans sa botte géante-spéciale-super-froid-de-la-mort-qui-tue. Elle prit vite les gants qui se trouvaient à ses pieds, ou plutôt à ses genoux, les enfilant sans demander de reste. Un souffle rauque s’échappa de ses lèvres comme pour manifester son soulagement lorsque les moufles déjà chaudes grâce au garçon et ses yeux roulèrent, la trahissant toujours plus.

" Alléluia. J’ai vraiment cru que je ne pourrais plus jamais me mettre du vernis si mes doigts tombés. Merci minou. "

Ce fut à son tour de faire un grand sourire, se moquant du sorcier. Elenna plaqua ses mains gantées sur son visage pour le réchauffer un peu, le blond disparaissant de sa vue. Finalement, ce vilain chat allait peut-être lui sauver la vie et elle lui serait reconnaissante. Quelle idée, reconnaissante d’un homme. C’était bien la dernière chose que la louve voulait. Quoique. Elle avait appris avec Daryl, son ex-fiancé, qu’il suffisait de dire « loup-garou » pour faire fuir les hommes. Courageux mais pas téméraires ces petites bêtes. Ils voulaient faire les machos mais dès qu’un petit bout de femme pouvait faire le poids niveau baston, ils prenaient les jambes à leur cou. Un bruit sourd résonna et la belle retrouva la vue, baissant ses paumes de mains. Le blond au nom inconnu venait de sauter de son perchoir et s’était enfoncé dans la neige, comme elle, bien qu’un peu moins étant donné que lui avait la chance de dépasser les 1m60. Pas comme tout le monde… Il ouvrit la porte de la cabane qui grinça joyeusement.

" Voici le meilleur abri à des kilomètres à la ronde ! Ce n'est pas terrible, y'a pas l'eau courante, y'a pas l'électricité, y'a pas de chauffage, y'a pas de lumière... Y'a rien en fait ! Mais au moins le sol n'est pas recouvert de neige et on peut un minimum se réchauffer. Je suppose que se sera parfait pour que tu me racontes ce que tu fais là."

Pas d’eau ? Pas d’électricité ? Pas de chauffage ? Pas de lumière ? Elenna n’en avait strictement rien à faire tant qu’elle était dans un endroit qui pourrait la couvrir du vent qui se levait de nouveau, la tempête de neige semblait faire son retour. Puis après tout, ce n’était pas comme si la magie existait hein, ce n’était pas comme s’ils pouvaient se trouver un moyen de s’éclairer ou autre hein ? Le jeune homme semblait amical et certainement beau mais la brune n’était pas là pour faire des rencontres et encore moins pour flirter. Les mecs étaient des cons, voilà quel était son état d’esprit en ce moment-même… Peinant à retirer ses jambes qui semblaient prendre racine dans la neige, la belle ronchonna encore, comme à son habitude depuis le début de la journée et rejoignit rapidement, du moins le plus vite possible, le blond qui venait de pénétrer dans la mini cabane qui ferait parfaitement l’affaire pour le coup. Pas d’hôtel cinq étoiles et ce n’était pas plus mal. En effet, Elen était ici pour oublier son petit confort de sa vie actuelle alors se reposer dans un taudis aussi grand qu’un placard à balai ne pouvait être que parfait pour un dépaysement total. Le sorcier s’était assis contre les parois de bois, les jambes repliées vers sa poitrine comme pour se tenir chaud. La vendeuse de baguettes fut ravie de marcher de nouveau sur du plancher et referma la porte derrière eux. L’obscurité fut complète, le temps que les yeux lupins de la brune se fasse à l’idée qu’elle n’était plus entourée de cette neige blanche et aveuglante.

Quelques secondes passèrent alors qu’elle n’osait plus bouger puis elle remarqua enfin la silhouette du garçon qui se détachait du fond de bois de la cabane. Elenna avait besoin d’un peu de repos, marchant maladroitement et épuisée, elle marcha doucement sur le pied du blond avant de retirer le sien rapidement, murmurant un « pardon » presque inaudible. Elle finit par s’asseoir enfin face à lui, les jambes en tailleur, un soupire soulagé s’échappant de ses lèvres. Bon dieu quelle idée elle avait eu de venir ici, la prochaine fois, il faudrait qu’elle révise mieux sa géographie et choisisse un endroit un peu plus sûr. Tous les muscles de son corps se détendirent un à un et les traits de son visage maintenant apaisés lui donnèrent un air d’ange. Attrapant la baguette qui se trouvait dans sa botte, la belle souffla « Lumos » et une petite lumière se fit au bout de celle-ci, éclairant les deux sorciers. Un sourire poli se dessina sur les lèvres de la jeune femme qui retira son bonnet, passant une main dans ses cheveux pour les recoiffer rapidement. Son visage reprenait des couleurs humaines, seules ses lèvres restant légèrement violettes. Se raclant doucement la gorge, elle prit enfin la parole.

" Bon… Ce n’est pas si terrible que ça. Au moins, nous sommes à l’abri du vent, c’est déjà ça… Merci pour les gants et pour l’hébergement digne du plus grand hôtel de Londres. "

Elenna rit doucement, contente de trouver tout-de-même un peu de compagnie. Si elle était venue ici pour oublier le monde et les personnes qui le composaient, elle avait toujours eu beaucoup de mal avec la solitude. C’est d’ailleurs pour cela qu’elle se parlait à elle-même à voix haute et passait de temps en temps pour une folle. Bien que les circonstances étaient très étonnantes, la belle était rassurée de croiser un humain vivant dans ce coin. Elle avait cru l’espace d’un instant, avant de croiser l’abri de bois, qu’elle finirait là, morte dans un glaçon géant comme dans les dessins animés moldus.

" Pour ce qui est de la raison de ma présence ici… C’est un peu compliqué. J’ai toujours rêvé de découvrir le monde et disons que ma vie quotidienne ne me correspondait pas depuis quelques semaines. Alors j’ai décidé de m’évader de chez Ollivander’s - je travaille là-bas - et de prendre le large pour ne plus voir personne, ne plus voir de gens, ne plus voir d’hommes. A priori, mission échouée ! Mais rassures-toi, je suis ravie d’apprendre que je ne suis pas la seule folle à oser me promener ici. Je suppose que tu dois avoir de bonnes raisons d’être là toi, certainement meilleures que les miennes… "

Parler de tout et de rien allait faire du bien à la jeune femme. Après tout, le vent se remettait à souffler et la neige recommençait à tomber un peu trop abondamment, ils avaient donc un peu de temps devant eux pour se réchauffer.

" Je m’appelle Elenna. Et toi ? "
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Re: Contrées polaires

Message par : Alexander Scott, Lun 18 Nov 2013 - 21:50


Alexander sourit, la sorcière n'avait pas mis longtemps pour prendre sa décision et bien vite elle était venue le rejoindre dans la petite cabane. Le Russe détailla un peu plus cette drôle d'aventurière. On ne pouvait d'ailleurs pas réellement la qualifier d'aventurière, elle n'était guère préparée aux conditions de la Taïga. Elle avait sans doute mis ses affaires d'hiver qu'elle utilisait lorsqu'il neigeait, mais ici ce n'était pas suffisant, ici le froid était bien plus glacial, bien plus mordant qu'il ne pouvait l'être nul part ailleurs. Le jeune homme lui sourit distraitement une nouvelle fois tandis qu'il se demandait d'où elle pouvait venir. Il s'était adressé à elle en anglais et elle l'avait apparemment parfaitement compris donc elle ne devait pas être du coin, non ce n'était pas une Russe sinon elle aurait été mieux préparé aux conditions glaciales. De toute façon, il n'y avait pas beaucoup de Russes qui s'aventuraient dans les coins reculés de la forêt gelée, quelques trappeurs et chasseurs, mais visiblement, elle n'était pas chasseuse.

La sorcière referma la porte et la cabane fut jetée dans l'obscurité à la grande surprise d'Alexander qui n'avait pas réellement prévu ça.  À vrai dire il s'était imaginé qu'ils laisseraient la porte ouverte, cela pouvait paraître ridicule mais lui préférait voir le neige dehors, ça l'apaisait. Maintenant, il ressentait une sensation d'enfermement, il n'était pas claustrophobe, mais il se serait volontiers passé d'être enfermé dans quatre mètres carrés avec une parfaite inconnu. Désormais, il n'entendait plus que le bruit de sa respiration, une respiration un peu gênée apparemment, mais cela n'avait rien d'étonnant si elle avait marché des kilomètres dans la neige et dans cette tenue. L'ancien Serdaigle retira brusquement son pied-droit étouffant un juron, en s'asseyant, il semble qu'elle avait malencontreusement écrasé son pied. Il lui sembla qu'elle avait articulé une excuse, mais avec le vent qui s'était levé à l'extérieur, c'était bien difficile à dire et puis de toute façon, il n'allait pas lui en tenir rigueur, difficile de voir un pied dans le noir.

Et la lumière fut ! Absorbé par ses pensées, le sorcier n'avait même pas entendu le sortilège prononcé par la jeune femme, peut-être d'ailleurs l'avait-elle informulé ? Quel genre de sorcière était-elle donc ? Nul doute que son voyage avait quelque chose à voir avec la magie, on ne venait pas en Russie pour le plaisir et on ne venait pas se balader dans la Taïga pour observer la beauté des paysages, d'autant plus que le premier village se situait à quelques kilomètres. Si quelqu'un lui avait conseillé de venir ici alors elle s'était bien fait rouler parce qu'il n'y avait rien à voir à part la nature. Enfin, si on lui avait dit qu'il pouvait croiser une aussi belle sorcière en pleins milieux de la Taïga, il n'aurait sans doute pas cru non plus, car c'est qu'elle était belle la jeune femme ! Son visage encadré par ses longs cheveux bruns avait quelque chose d'angélique et pourtant son regard dénotait, il pouvait y lire une lueur de tristesse, mais pas seulement, il y avait aussi une lueur de liberté et quelque chose de sauvage. En vérité elle avait un regard bien mystérieux et l'ancien Serdaigle aurait-été prêt à mettre sa main à couper qu'il l'avait déjà vu quelque part mais n'ayant pas la mémoire des visages il aurait bien été incapable de dire où. Malgré le fait que ses lèvres soient bleuies par le froid et son visage légèrement rougit par le vent elle conservait une grande beauté. Cela faisait un moment qu'Alexander parcourait la Taïga et il devait bien avouer qu'il n'avait jamais eu une aussi belle surprise. Le raclement de gorge ramena le Russe à la réalité.    


-"Bon... Ce n'est pas si terrible que ça. Au moins, nous sommes à l'abri du vent, c'est déjà ça... Merci pour les gants et pour l'hébergement digne du plus grand hôtel de Londres."

Le Russe sourit et haussa les épaules, lui offrir une petite place dans cette cabane miteuse c'était le moins qu'il pouvait faire, il n'allait pas la laisser se transformer en petit glaçon. Quoi que s'il avait écouté le magnifique instinct de son alter-égo alors il l'aurait sans doute laissé crever là où peut-être l'aurait-il achevé sur place mais cela semblait peu probable puisqu'elle était une sorcière. Ouais, même sans lui, elle aurait sans doute trouvé le moyen de se débrouiller, mais il n'allait pas lui faire remarquer qu'avec ou sans lui, elle serait rentrée dans la cabane. Et puis grâce à lui, elle avait conservé ses doigts ! Enfin vu la tête qu'elle faisait et le sourire qu'elle arborait, elle semblait bien contente d'avoir trouvé un compagnon d'infortune à qui parler. Lui ça ne lui faisait ni chaud, ni froid, il serait bien resté seul dans la Taïga, mais devait bien reconnaître que pour l'instant, la compagnie de la sorcière était loin d'être désagréable. Et puis si ça se trouve, elle avait une histoire incroyable à raconter, qui sait... Peut-être était-elle une auror à la recherche d'un dangereux mage noir ! Ou peut-être était-ce elle la mage noir et qu'elle était à la recherche d'un dangereux artefact ! Le plus probable restant qu'elle soit une touriste complètement paumée.  

-" Pour ce qui est de la raison de ma présence ici... C'est un peu compliqué. J'ai toujours rêvé de découvrir le monde et disons que ma vie quotidienne ne me correspondait pas depuis quelques semaines. Alors j'ai décidé de m'évader de chez Ollivander's - je travaille là-bas - et de prendre le large pour ne plus voir personne, ne plus voir de gens, ne plus voir d'hommes. A priori, mission échouée ! Mais rassures-toi, je suis ravie d'apprendre que je ne suis pas la seule folle à oser me promener ici. Je suppose que tu dois avoir de bonnes raisons d'être là toi, certainement meilleures que les miennes... "  

Une Anglaise dans ce cas puisqu'elle bossait chez Olivander ! Et elle était venue ici juste pour... Oublier son quotidien ? Pour ne croiser personne ? Au moins, elle avait choisi le bon endroit, mais c'était tout de même pas le coin idéal à choisir même pour ça. Et puis apparemment elle savait ce qu'elle faisait puisqu'elle disait elle-même qu'elle "osait" se promener ici. Pour le coup, le Russe était passablement étonné et moyennement convaincu, ça lui semblait assez peu probable de décider de venir passer des vacances dans la Taïga. Peut-être avait-elle simplement une case en moins, mais elle semblait totalement lucide. Peut-être aimait-elle simplement l'aventure ou la nature. Ou peut-être était-elle une animagus, cela aurait expliqué son odeur lorsqu'il l'avait senti. Ce dernier cas pourrait expliquer sa véritable présence ici, la chasse, mais dans ce cas pourquoi le cacher ? Le sorcier d'administra une baffe intérieure, une fois de plus il avait tendance à s'emballer. Peut-être avait-elle simplement besoin de se changer les idées, ça paraissait assez fou de venir ici, mais il était bien placé pour savoir que c'était bougrement efficace. Dans tous les cas, il était étonnant de croiser une vendeuse de chez Olivander ici.  

" Je m'appelle Elenna. Et toi ? "

Elenna ? Il ne connaissait aucune Elenna, ça ne l'aidait pas à savoir où il l'avait déjà vu. Bah ! Il lui demanderait plus tard dans la conversation, de toute façon, ils étaient bien partis pour rester ici un moment étant donné la tempête qui semblait souffler à l'extérieur. Le bois grinçait sinistrement, mais la lumière produite par la baguette magique rendait l'ambiance un peu moins sinistre. Alexander pesta contre lui-même, il aurait donné chère pour connaître une formule qui réchauffe l'atmosphère mais à sa connaissance une telle formule n'existait pas où alors il n'en avait jamais entendu parler. Il faisait plus chaud dans la cabane que dehors, mais l'ambiance demeurait glaciale. Finalement, le Russe se contenta de rapprocher ses genoux de son corps avant de sourire à son interlocutrice.

-Moi c'est Alexander Scott ! Pourquoi je suis ici ? À vrai dire j'me balade dans la Taïga depuis que je suis tout petit, je suis originaire de Russie. Et puis je me sens bien lorsque je suis ici, j'ai besoin de venir là régulièrement, j'ai besoin d'être loin de l'agitation du monde des sorcier. Comme tu l'as sans doute vu je suis un animagus, c'est peut-être pour ça que j'aime cet endroit, on dit que l'alter-égo animale influe beaucoup sur la personnalité du sorcier.   Le sorcier Russe s'arrêta un instant reprenant sa respiration. La jeune femme se contentait de l'observer, que pensait-elle de lui ? Evidemment ça peut paraître bizarre vu le visage de la forêt aujourd'hui mais elle n'est pas toujours aussi inhospitalière et puis on ne trouve une nature aussi sauvage nul part ailleurs, c'est un plaisir de s'y balader en forme animale.

C'était vraiment bizarre comme situation. Il ne connaissait pas cette jeune femme et pourtant il lui avait parlé de tout cela comme si c'était une amie de longue date à qui il se confiait. Peut-être était-ce simplement la proximité engendrée par la cabane qui lui donnait des ailes lui qui était habituellement d'un naturel timide ou peut-être était-ce simplement parce qu'elle lui inspirait confiance. C'était étrange, il ne s'attendait pas à la voir se moquer de lui, il ne s'attendait pas à la voir effrayé, sans doute à cause de son air angélique. N'y tenant plus le sorcier posa la question qui lui brûlait les lèvres.

-Tu me dis quelque chose, n'as-tu pas le souvenir de m'avoir déjà croisé ? Peut-être à Poudlard lors de ma dernière année...  Ou peut-être es-tu habituée à venir faire des tours dans ce magnifique endroit.
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Re: Contrées polaires

Message par : Elenna Benson, Sam 23 Nov 2013 - 17:33



L’obscurité avait quelque chose d’effrayant. C’est de là que sortait les histoires du monstre du placard ou de celui-ci qui se trouvait sous le lit, du Père Fouettard qui venait tirer les doigts de pied des enfants pas sage lorsque le soleil se couchait ou même le Croquemitaine qui mangeait le nez et les doigts des enfants pas sages. La nuit, c’était noire, sombre et même malfaisant par moment. Après tous, si les sanguinaires vampires existaient lorsque la journée se terminait et que les loups-garous se transformaient seulement les soirs de pleine lune, c’est bien qu’il y avait une raison légitime. Alors il y avait des astuces, des trucs pour ne pas se retrouver dans cette noirceur aux allures effrayantes. Les enfants avaient leur veilleuse et les adultes leur téléphone allumé. Heureusement, dans le monde des sorciers, cette peur était un peu moins présente bien que les gens se méfiaient quand même des loups-garous lorsqu’ils allaient camper en forêt. Elenna elle, n’avait peur de rien et contrairement aux personnes dîtes « normales », la nuit était son domaine et l’obscurité sa plus fidèle compagne.

D’ailleurs, alors que le noir se faisait dans la petite cabane, la belle sentit la gêne du garçon des neiges. Un problème peut-être ? Le grand gaillard avait-il peur du noir ? Elen n’allait pas laisser cette porte ouverte, elle voulait vivre et non mourir de froid ou d’une maladie qui aurait fini par s’infecter. Certes, elle était un loup-garou et sa santé était de fer puis la magie aidait toujours un peu, mais il valait mieux rester prudent. Saint-Mangouste, ce n’était pas la porte à côté après tout. Ou alors, il avait peut-être peur d’elle. A cette réflexion, la demoiselle avait souri, montrant ses dents méchamment à la noirceur de la seule et unique pièce, que personne ne pouvait donc voir. Après lui avoir marché sur le pied et que monsieur ait étouffé dans un souffle une chose pas forcément agréable à entendre, elle s’était donc assise face à lui, croisant ses jambes. Elle n’avait pas marché longtemps depuis la grotte où elle avait laissé ses affaires pour la nuit mais elle sentait tout-de-même l’épuisement prendre le dessus petit à petit. Ce n’était qu’un rêve, mais elle aurait vendu le blond pour un bain chaud…

Que la lumière soit et le souhait divin fut accompli. Elenna esquissa un sourire, ses pensées la faisant rire toute seule. Le jeune homme devait déjà la prendre pour une folle d’être venue ici seule et avec seulement un gros blouson pour les températures fraîches, alors elle pouvait bien paraître un peu plus démente, cela ne changerait rien. De toute façon, la demoiselle n’était pas là pour se faire des amis, elle était là pour être seule. Mais bon dieu que la solitude était ennuyante. Elle qui avait toujours détesté s’isoler l’avait fait consciemment et le regrettait un peu plus à chaque moment, revivant cet abandon qui avait marqué le début de sa vie tourmentée. Le silence pouvait être reposant, rassurant mais il y avait mieux comme compagnon de route. Alors la jeune femme parlait, seule certes, mais elle parlait, chantonnant même par moment, se faisant rire en se moquant d’elle-même. Heureusement d’ailleurs qu’elle avait cette aptitude à tourner en dérision ses actes et ses paroles. Si elle pouvait se vexer rapidement, elle s’autorisait à ricaner de sa propre personne.

Alors que la belle sentait de nouveau les extrémités de son corps, remuant doucement ses doigts pour les habituer de nouveau à une température hivernale, elle ne quitta pas pour autant la paire de gants prêtés. Elenna sentait le regard du blond sur elle, la détaillant comme si elle était une inconnue perdue dans la Taïga… A vrai dire, c’était exactement cela. Ses joues avaient certainement rougi légèrement mais elle ne pouvait même pas s’en rendre compte, le froid ayant anesthésié chaque partie de son anatomie. Pourtant, le jeune homme lui n’affichait aucune émotion, comme s’il se fichait royalement d’avoir de la compagnie ou non. Charmant. Au fur et à mesure que la brune racontait la raison de sa présence dans cette jungle hivernale, les émotions passées sur le visage de l’animagus. Il semblait étonné et pas tout à fait convaincu. En même temps, rares étaient les personnes qui s’aventuraient ici d’après ce qu’Elen avait pu comprendre. Restait maintenant à savoir pour qui il la prenait. Une gentille ? Une méchante ? Une folle à lier ? Sur ce dernier point, il aurait certainement raison. Mais le jeune homme laissa enfin ses réflexions de côté, souriant à la belle en ramenant ses jambes contre sa poitrine.

" Moi c'est Alexander Scott ! Pourquoi je suis ici ? À vrai dire j'me balade dans la Taïga depuis que je suis tout petit, je suis originaire de Russie. Et puis je me sens bien lorsque je suis ici, j'ai besoin de venir là régulièrement, j'ai besoin d'être loin de l'agitation du monde des sorcier. Comme tu l'as sans doute vu je suis un animagus, c'est peut-être pour ça que j'aime cet endroit, on dit que l'alter-égo animale influe beaucoup sur la personnalité du sorcier. "

Ce fut maintenant au tour de la jeune femme de détailler la personne qui lui faisait face. Eclairé par le faisceau de lumière faible mais suffisant pour le petit espace clos, ses cheveux blonds ressortaient sur le fond noir du bois de la cabane. Ils étaient un peu longs mais pas assez pour le faire passer pour une fille. Une barbe à l’aspect mal rasée, datant certainement de quelques jours encadrait son menton et lui donnait un air de mauvais garçon. Décidemment, cela avait toujours l’air de plaire aux filles et Elenna ne faisait pas exception. A cette pensée, ses joues rosirent de nouveau, continuant son examen. Les deux prunelles qui la fixaient étaient d’un bleu glacial que certains auraient certainement trouvé dérangeants ou même dangereux. Quant à la demoiselle, elle y trouvait une certaine attirance, cherchant à trouver ce que pouvaient bien cacher ses deux petits saphirs. Perdant son regard dans le sien, elle fit un léger sourire en coin, l’écoutant toujours parler alors qu’il reprenait son souffle après sa longue tirade. Un léger rire s’était échappé des lèvres de la brune lorsqu’il avait parlé du côté animal et de son influence sur la personnalité. Si seulement il savait.

" Evidemment ça peut paraître bizarre vu le visage de la forêt aujourd'hui mais elle n'est pas toujours aussi inhospitalière et puis on ne trouve une nature aussi sauvage nul part ailleurs, c'est un plaisir de s'y balader en forme animale. "  

Là encore, la belle sourit. Les sensations dont le jeune homme parlait, elle les avait vécus la veille passée. En effet, si au début de ses transformations la belle n’avait plus aucun souvenir ni aucun ressenti de ces nuits passées au clair de lune, plus les années passées et plus elle devenait quelqu’un d’autre, un autre loup. Tout devenait plus clair pour elle. Elle ne se contrôlait plus totalement mais parvenait par moment à reprendre le dessus et à vivre dans le corps d’un loup-garou avec une conscience humaine. Cela faisait maintenant plus de 6 ans qu’Elen avait changé de nature et elle parvenait enfin à la gérer un peu. Elle se souvenait donc de cet environnement sauvage mais magnifique qu’elle avait sillonné dans la nuit alors que la lune éclairait le grand manteau blanc que portaient les paysages. Ces paysages-même que le Russe connaissait donc depuis sa plus tendre enfance. Il était donc originaire de la région et si son air n’avait rien d’étranger à ceux d’ici, la brune ne trouvait pas qu’il faisait si russe que ça. A vrai dire, elle ne savait même pas à quoi ressemblait les habitants de ce pays glacial mais s’ils étaient tous aussi charmants que le blond, elle reviendrait certainement pour faire de son repas un jeune russe, un jour où l’autre. Le regard instant du jeune homme ne l’avait pas lâché, comme si quelque chose le perturbait puis il parut dire ce qu’il avait sur le cœur, ses épaules relâchant une certaine pression.

" Tu me dis quelque chose, n'as-tu pas le souvenir de m'avoir déjà croisé ? Peut-être à Poudlard lors de ma dernière année...  Ou peut-être es-tu habituée à venir faire des tours dans ce magnifique endroit. "

Elenna haussa donc un sourcil, se mettant à fouiller dans son esprit. Remuant son nez une fois de plus, elle repassait dans ses pensées tous les moments passés à Poudlard et ceux légèrement après. Heureusement qu’elle avait bonne mémoire, même si là, le beau blond ne lui disait rien. Ou alors elle ne l’avait peut-être simplement jamais croisé, du moins pas de son regard, sinon elle s’en souviendrait à coups sûrs. Le jeune homme l’avait-il déjà vu alors qu’elle-même était concentrée sur autre chose ? Posant son bonnet au creux de ses jambes croisées, la vendeuse de baguette laissa le silence prendre place comme si tous les deux étaient trop concentrés à chercher pour pouvoir dire un seul mot. Finalement, Elen finit par faire la moue, déçue de ne pas se souvenir de quoique ce soit et haussa légèrement les épaules.

" Navrée mais je ne me souviens pas… Quel âge as-tu ? J’en ai 25 alors peut-être qu’on a déjà pu se croiser à Poudlard oui. Même si j’en doute, je pense que je m’en serai rappelé. Les moments passés dans cette école de magie sont gravés à tout jamais dans ma mémoire… Pourtant si nous nous sommes déjà vus c’est bien en Grande-Bretagne car c’est ma première visite dans cette contrée glaciale… Peut-être que nous nous sommes vus dans un bar ? Ton visage m’est aussi familier même si je n’arrive pas à savoir pourquoi. Y’a une période où je sortais pas mal et je côtoyais les bars sorciers des environs de Londres… A toi de me dire si tu pouvais y être toi aussi, minou. "

Un sourire sincère et éblouissant se dessina sur ses lèvres de la belle, qui penchait légèrement la tête sur le côté, quelques mèches de ses cheveux bruns venant caresser sa joue de porcelaine. Ce fut son tour de ramener ses jambes contre sa poitrine, les enroulant de ses bras et posant son menton sur ses genoux pour continuer d’observer le garçon des neiges comme elle l’avait surnommé. Humant discrètement l’atmosphère de son nez qui était de nouveau débouché, il n’y avait aucun doute sur le blond. Une odeur de matou l’entourait comme une aura. Voilà que loup et chat étaient enfermés dans la même pièce. A cette pensée, la jeune femme sourit, dévoilant ses dents blanches, son regard rieur et secouant légèrement la tête. Mais qu’elle faisait là ? Elle s’était coupée de tout, éloignée du monde pour ne plus voir d’homme et voilà qu’elle se mettait à complimenter dans ses pensées le physique d’un de ces mâles et à partager avec lui une minuscule cabane… Et puis… Au diable, le passé et ce qui avait bien pu se dérouler ces derniers mois. Après tout, elle allait peut-être finir morte écrasée sous le misérable toit de cette cabane qui grinçait.

Reprenant ses esprits, Elenna se frotta doucement le nez sur ses genoux comme une petite fille l’aurait fait par pure fainéantise. Roulée en boule ainsi, elle et sa petite taille le rendaient toujours plus délicate, pouvant même la faire passer pour une jeunette. Il était vrai qu’elle ne faisait pas ses 25 ans et qu’à cause de son mètre qui frôlait les soixante centimètres en plus, il lui arrivait de se perdre parmi les élèves de l’école de magie. Sa voix brisa de nouveau le silence qui s’était installé alors que les deux jeunes gens se détaillaient sans grande discrétion. Puis ce n’était pas comme s’il y avait autre chose à voir dans cette faible clarté qui suffisait pourtant à la louve.

" Enchantée de faire ta connaissance Alexander. Donc tu es né ici ? Tu vis une double vie si je peux dire ça comme ça ? Un mois en Angleterre, l’autre en Russie ? J’ai toujours aimé voyager mais ne changer d’horizon tous les mois, cela doit être épuisant… "

Le vent se levait de nouveau, faisant grincer de plus belle les planches de bois de la cabane. Une bourrasque vint se prendre de plein fouet la petite porte. Elenna confirmait qu’elle avait bien fait de fermer l’entrée. Peu à peu, ce fut un léger clapotis qui résonna puis un peu plus fort. Les flocons commençaient à prendre un peu plus de volume et venaient s’échouer sur les parois de la maisonnette pour nains. La jeune femme leva un regard inquiet vers le toit. Avec un peu de chance, il ne s’envolerait pas. Il ne manquerait plus que ça, tiens. Que la seule chose qui les abrite s’envole avec le vent. Cependant, si elle était là depuis quelques temps, c’est qu’elle était habituée aux tempêtes de neige. Les doigts de la belle s’enlacèrent, se serrant les uns les autres dans les gants du blond. L’air gêné et peu rassuré, la brune reposa son regard sur Alexander, parlant d’une voix basse…

" Je dois t’avouer que j’ai un peu la frousse là. Te moques pas hein ! Mais c’est la première fois que je vis une tempête de neige perdue au beau milieu de la Taïga russe… Non en fait c’est ma première tempête de neige que j’ai vécu, peu importe l’endroit dans le monde. Puis j’ai vu pas mal de films moldus où des gens meurent congelés sous une tonne de neige… Pas super rassurant. Et toi ? Tu es habitué à tout ça ? "

La belle essayait de faire la conversation pour se couper de ce monde extérieur qui ressemblait à l’apocalypse pour elle. Parler ou écouter le chat lui permettrait certainement de plus écouter le vent qui sifflait dans les branches des arbres qui risquaient d’un moment à l’autre de tomber sur la cabane…
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Alexander Scott
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Re: Contrées polaires

Message par : Alexander Scott, Sam 23 Nov 2013 - 22:43


La sorcière semblait réfléchir et Alexander en faisait autant pour tenter de se rappeler où il avait bien pu la croiser. Dans la petite cabane seuls les grincements du bois et le bruit du vent résonnaient tandis que tous deux étaient plongés dans de muettes recherches. Il était assez peu probable qu'il puisse l'avoir croisé à Poudlard puisqu'il n'avait passé qu'une seule année dans cette école et qu'il n'avait pas fréquenté tant de monde que cela. Bien sûr, il aurait pu simplement l'avoir croisé dans un couloir, mais alors il n'en aurait gardé aucun souvenir, car il n'avait pas du tout la mémoire des visages. Peut-être était-ce elle qui s'était occupée de lui vendre sa première baguette puisque son père et lui l'avait achetée chez Olivander après tout ne disait-on pas que c'était là-bas que l'on trouvait les meilleures baguettes au monde ? Toutefois, il était peu probable que leur rencontre se soit faite là-bas, elle ne semblait, en effet, pas assez âgée pour lui avoir vendu sa première baguette, elle était sans doute encore à l'école à cette époque. Croisé dans la rue ? Improbable là aussi il ne s'en serait jamais souvenu. Une chose était certaine si il était parvenu à se rappeler qu'il l'avait déjà croisée c'était qu'il avait pu l'observer pendant de longues minutes, qu'elle l'avait interpellé et il était persuadé que la première chose à l'avoir interpellé chez cette femme c'était son regard. La première fois il avait donc pu croiser son regard assez longtemps pour s'en rappeler aujourd'hui mais ça n'avait rien d'exceptionnel tant ce regard était à la fois mystérieux et expressif. A cet instant il pouvait y lire l'interrogation tandis qu'elle l'observait avec plus de précision comme pour se souvenir d'où elle avait bien pu le voir ou l'apercevoir.
Alexander grimaça de déception lorsque les épaules de la vendeuse de chez Olivander s'affaissèrent. La moue sur son visage en disait long et apparemment, elle était au moins aussi déçue que lui de ne pas avoir trouvé la réponse à ce mystère. Visiblement, elle ne semblait pourtant pas avoir perdu espoir, car elle ne tarda pas à prendre la parole.


" Navrée, mais je ne me souviens pas... Quel âge as-tu ? J'en ai 25 alors peut-être qu'on a déjà pu se croiser à Poudlard oui. Même si j'en doute, je pense que je m'en serai rappelé. Les moments passés dans cette école de magie sont gravés à tout jamais dans ma mémoire... Pourtant si nous nous sommes déjà vus c’est bien en Grande-Bretagne car c’est ma première visite dans cette contrée glaciale… Peut-être que nous nous sommes vus dans un bar ? Ton visage m'est aussi familier même si je n'arrive pas à savoir pourquoi. Y'a une période où je sortais pas mal et je côtoyais les bars sorciers des environs de Londres... A toi de me dire si tu pouvais y être toi aussi, minou.

Cette fois ce fut le visage du jeune Scott qui afficha une petite moue déçue. En vérité, il n'avait pas totalement abandonné l'idée qu'ils se soient croisée à Poudlard, mais un rapide calcul lui permit de comprendre qu'elle avait quitté l'école quatre ans avant sa propre venue. Le sorcier Russe ne put s'empêcher de rougir en entendant le surnom dont elle l'avait affublé, difficile de dire pourquoi il avait rougi, était-ce de colère, de timidité, de honte ou de plaisir ? Peut-être un peu de tout cela, mais il ne préférait pas y penser et essaya plutôt de se concentrer sur les paroles de la jeune femme levant les yeux au ciel autant pour se concentrer que pour cacher sa gêne. Un bar ? Evidemment, il avait bossé quelque temps au Chaudron Baveur, quelques mois tout au plus avant de se rendre compte qu'il n'était vraiment pas fait pour servir les gens et pour rester en place toute la journée. Était-ce là-bas qu'il l'avait servi ? Il avait vu tant de visages différents défilés ! Et pourtant... Pourtant, il se rappelait parfaitement de ces yeux, ils l'avaient surpris dès le premier échange de regard, oui, il s'en rappelait désormais, mais il aurait juré que la jeune femme était différente à l'époque. Oui, sa chevelure n'avait pas cette couleur, elle était blanche comme la neige et son regard était moins triste. S'il se rappelait bien, elle était accompagnée d'un sorcier blond, ils n'étaient pas restés très longtemps, mais il l'avait observé pendant tout ce temps. Comment ne s'en était-il pas souvenu plus tôt ? Le regard du jeune homme s'illumina à mesure qu'il découvrait la réponse à son mystère.

"Non, non ! C'était pas à Poudlard, de toute façon, je n'ai passé que une année là-bas, avant j'étais à Durmstrang. Et puis j'ai vingt ans donc ça ne colle pas du tout ! On s'est croisé à Londres au Chaudron Baveur ! J'y ai bossé pendant quelque mois mais j'me rappelle parfaitement de toi maintenant, à l'époque tes cheveux étaient blanc et tu étais accompagnée d'un sorcier blond ! Le jeune homme reposa son regard sur la jeune femme. C'est ce changement de couleur de cheveux qui m'a troublé sans doute mais tes yeux n'ont pas changé. Le sorcier Russe détourna le regard, était-il allé trop loin ? Elle qui ne semblait pas porter les hommes dans son estime aurait pu partir sur-le-champ. Enfin si la neige en décidait ainsi. "

Alexander observait désormais le plafond, il n'aurait su dire comment elle avait pris sa dernière phrase car il ne pouvait pas voir son visage toute fois un lourd silence s'était installé dans la petite cabane. C'était assez ridicule comme situation et finalement, il reporta son regard sur son interlocutrice qui continuait de sourire, visiblement, elle n'avait même pas relevé, tant mieux. Elle avait remonté ses genoux contre elle, probablement pour se tenir chaud mais cette attitude lui conférait quelque chose de fragile si bien qu'Alexander l'aurait bien serré contre lui ce qu'il se garda bien de faire par peur des représailles. Cette femme était si mystérieuse, elle avait une certaine aura et il devait bien reconnaître qu'elle le captivait. Qu'était-elle réellement ? Une nouvelle fois, son nez s'était plissé tandis qu'elle semblait sentir quelque chose comme lui-même l'aurait fait lorsqu'il était le chat. Au moins, il était certains qu'elle le détaillait au moins autant qu'il le faisait pour elle. Visiblement, elle aussi était curieuse à propos de lui, mais elle était sans doute un peu moins captivée puisqu'elle connaissait son petit secret. Secret qui n'en était pas réellement un puisqu'il était déclaré auprès du ministère de la magie.
Lui, pourtant, restait captivé, elle était si énigmatique ! Elle paraissait fragile, mais possédait une lueur sauvage dans le regard. Elle semblait perdue, mais avait survécu seul dans la toundra. Elle était petite, mais quelque part paraissait redoutable. Et malgré tout cela, elle parvenait à rester incroyablement belle, c'était véritablement troublant. Le sorcier nordique ne savait pas dire si ce trouble lui plaisait en revanche la présence de la jeune sorcière à ces côtés ne lui déplaisait pas.


" Enchantée de faire ta connaissance Alexander. Donc tu es né ici ? Tu vis une double vie si je peux dire ça comme ça ? Un mois en Angleterre, l'autre en Russie ? J'ai toujours aimé voyager, mais ne changer d'horizon tous les mois, cela doit être épuisant... "

De nouveaux un grand sourire illumina le visage du sorcier Russe. Une double vie ? C'était un bien grand mot ! Non, il venait bien moins souvent en Russie depuis qu'il était allé terminer sa scolarité à Poudlard ! Il avait arrêté de vivre chez ses parents et donc en Russie depuis la fin des cours. Depuis il avait enchaîné divers logements plus ou moins confortables allant de la luxueuse villa de son ancien patron à des chambres d'hôtels moisis en passant par cette cabane en ruine. Finalement même s'il ne voyageait pas tous les mois, on pouvait dire que c'était épuisant, il ne s'en était pas rendu compte, mais maintenant que son interlocutrice lui faisait remarquer, il était devenu une sorte de vagabond ! Il n'avait pas de toit à proprement parler, évidemment, il aurait pu vivre chez ses parents, mais il s'était promis de ne plus le faire. Le sourire du sorcier s'estompa, certes, il aimait cette vie, mais pour l'instant, ce n'était pas vraiment celle à laquelle il avait aspiré. Bien sûr il ne désirait pas vivre dans le luxe mais il était encore loin d'être auror et encore plus loin d'avoir sa propre maison ! Les derniers mois n'avaient pas été des plus faciles et les prochains s'annonçaient tout aussi difficiles, il s'en tirerait sans doute, mais ce ne serait pas la période la plus épanouissante de sa vie.

" Je dois t'avouer que j'ai un peu la frousse là. Te moques pas hein ! Mais c'est la première fois que je vis une tempête de neige perdue au beau milieu de la Taïga russe... Non en fait c'est ma première tempête de neige que j'ai vécu, peu importe l'endroit dans le monde. Puis j'ai vu pas mal de films moldus où des gens meurent congelés sous une tonne de neige... Pas super rassurant. Et toi ? Tu es habitué à tout ça ? "

Surpris le jeune homme reporta son attention sur la sorcière, elle l'avait tiré de ses pensées et en effet elle ne semblait pas en mener large. L'ancien Serdaigle tendit l'oreille et il ne put que constater la force des vents qui s'abattaient sur la bicoque, il avait passé cinq mois ici c'était sans doute pour cela qu'il ne faisait plus attention à ce genre de chose mais pour elle cela devait-être en effet assez impressionnant ! Le Russe posa une main sur le bois de la cabane comme pour la sonder, il était confiant, il était même sûr qu'elle tiendrait, elle en avait vu d'autres ! Comme un phare au milieu d'un océan elle demeurait là bravant les tempêtes, inébranlable, indéracinable ! Aucun vent ne pourrait l'arracher ce cela, il était certain. À la limite le seul risque qu'ils courraient fut qu'un ours décide de marquer son territoire mais part une tempête pareil c'était improbable et de toute façon il se garderait bien de lui faire remarquer elle semblait déjà assez chamboulé comme ça. Alors comme pour la rassurer il décida de répondre à la foule de questions dont elle l'avait assailli sans doute pour tromper l'angoisse.

"Oui, je suis né ici enfin un peu plus à l'ouest là où les climats sont un peu moins froids. J'habitais une grande maison avec mes parents avec une grande propriété qui donnait sur la forêt, c'est d'ailleurs pour ça que je suis habitué à y venir. Mais au risque de te décevoir je ne vis pas de double vie. En vérité, je ne vis plus ici, comme je te l'ai dit, je ne viens que pour me ressourcer. En général, je couche à Londres ou à d'autres endroits tout dépend où je trouve le gite."

Londres, Pré-au Lards, Ecosse, Irlande... Il avait couché dans de nombreux endroits en trois ans et ne s'était finalement jamais réellement posé. En ce moment, c'était sans doute cela qui lui manquait, un endroit où se poser. Il était agréable d'avoir un endroit que l'on pouvait considérer comme son foyer, où l'on pouvait dormir en étant sûr de ne pas être réveillé au milieu de la nuit. Le jeune homme reprit la parole.

"T'inquiète pas ! Ce vieux tas de planches tiendra quelle que soit la force des vents ! Elle n'en a pas l'air, mais cette cabane est particulièrement résistante ! Même un dragon en viendrait pas à bout ! C'était un peu exagéré mais si un peu d'humour pouvait la rassurer. Et puis bon les films moldus ont peu pas trop y prêter crédit. Alexander lui aurait bien prêté sa veste mais il serait sans doute mort congeler. Si elle voulait se réchauffer, elle n'avait qu'une alternative, mais il ne voulait pas la forcer. Et puis si t'as vraiment peur de te transformer en esquimau tu peux toujours venir t'asseoir près de moi. J'suis qu'un minou, j'ai jamais mangé personne. Là au moins il ne lui forçait pas la main. Alors finalement comment trouves-tu le pays ? Tu t'y plais ? Peut-être un peu trop froid ? Comment trouves-tu la nature ?

Il était pressé de connaître son ressentis sur son voyage. Il n'avait que rarement eu l'occasion de demander l'avis de personne sur cet endroit qu'il aimait tant. Miss O'Riley l'avait trouvé un petit peu froid et inhospitalier à son goût, difficile de lui en tenir rigueur. Pour lui, c'était une sorte de paradis sur Terre, mais il était conscient que c'était en grande partie, car son instinct animal l'influait sans doute depuis sa plus tendre enfance. Alexander pouvait parfaitement comprendre qu'on puisse considérer cet endroit incroyable comme un enfer glacé. Contrairement à ce qu'avait pu dire son interlocutrice, ce n'était pas l'endroit idéal pour passer des vacances.
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