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Contrées polaires
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Liskuvo Kalsi
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Re: Contrées polaires

Message par : Liskuvo Kalsi, Mar 11 Avr 2017, 23:54


Je sais pas pourquoi ma question l'a faite sourire mais c'est déjà ça, elle a un joli sourire c'est mieux que quand elle est triste quand même. Mais bon, ça s'estompe rapidement, elle remet ce masque impassible qui la caractérise depuis le début avant de me tendre une fiole pleine pour moi. J'ouvre les yeux en grand, je vais pouvoir le faire aussi sans soucis ! Je suis trop content, limite je lui ferais un câlin mais je suis pas fou non plus. Je me contente d'un signe de tête tandis que je regarde la fiole sous tous les angles, bien hâte de voir ce que ça donne.

- On y va alors ?

Un peu qu'on y va, j'ai l'impression d'attendre ça depuis des siècles alors que l'idée vient de m'être donnée. Mais c'est comme ça, suffit de me lancer sur des animaux tout mignons comme ça pour que tout le reste disparaisse et que seuls eux comptent de nouveaux à mes yeux. Tous les soucis du quotidien pourront attendre, c'est pas tous les jours qu'on discute avec un Empereur. Pourtant c'est tous les jours qu'on discute avec un professeur. La logique devrait être inversée, y'a beaucoup plus de plaisir avec les premiers. Enfin ça...ça reste à voir.

- Oui !

Alors je commence à m'approcher d'eux, hésitant sur le moment précis où il faudra prendre cette potion. Si ça se trouve j'aurais déjà du, d'ailleurs ils nous regarde alors que je m'approche. Si ça se trouve ils nous critiquent dans notre dos comme ça sans pression. Je deviens parano là non ? Ce sont juste les meilleurs animaux du monde et je commence à mal parler sur eux, ça va pas.

-  Ça me ferait bien délirer de les entendre dire qu’ils ont froid. Ou de me rendre compte que ce sont des blasés de la vie, parce que tout le monde les croient drôles et amusant.

Un rire s'échappe. Ce serait assez drôle oui, qu'ils aient froid finalement. Un beau contraste entre ce que l'on pense et la réalité, c'est d'ailleurs sûrement pour ça qu'ils ne vont pas dans l'eau, peur de crever de froid. Ça se comprend, n'importe qui aurait peur là dedans. Bon plus envie d'attendre là ils gigotent partout je veux savoir. Hop je bois le tout.

- Bon bah on va voir ça tout de suite !

À peine la potion bue et les paroles prononcées que je sens une panique qu'il n'y avait pas tout à l'heure. Je les entends parler là, c'est pas joli joli. "Oh p*ta*n de m*r*e il parle notre langue. L'en***lé !". Je laisse échapper un hoquet de surprise. Je veux bien pas juger un manchot à son habit mais ce qui est sûr c'est que vu le vocabulaire c'est pas un moine celui-là.

- Eh oh tu m'insultes pas ! Je veux juste discuter !

Nouveau concert d'insultes tandis que je me rapproche. Bon ok ok. Mais je crois qu'il capte pas qu'en marchant je vais plus vite que lui qui se dandine. Je pense que celui qu'est pas un bon samaritain c'est le chef du groupe. Il mène tout en jurant sur le monde entier. En quelques enjambées j'arrive à son niveau.

- Je ne te veux aucun mal promis !

Le petit groupe doit bien s'arrêter, ils sont un peu bloqués pour le coup, il me regarde un instant, puis capitule devant ma grandeur (C'est pas moi qui l'ai dit, c'est lui)

- Bon d'accord, qu'est-ce que tu veux ?

Je regarde ma compagne de voyage un instant, c'est bon on va pouvoir commencer !
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Rachel Ester Pasca
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Re: Contrées polaires

Message par : Rachel Ester Pasca, Sam 22 Avr 2017, 21:22


Liskuvo fut le premier à boire la fiole et a arriver devant les manchots. Elle le vit dire quelques mots, puis répondre à une voix invisible que seul lui avait entendu. Comment est-ce que des manchots avaient-ils bien put apprendre des injures ? Ils semblaient isolé de tout ici, mais pas de la perversité humaine après tout. Triste présage. Ester craignait d'avoir fait le mauvais choix en venant ici. Sans doute ne trouverait-elle pas ce qu'elle cherchait. Il n'y aurait pas de grande leçon de vie aujourd'hui, juste une ou deux ou mille bestioles mal élevées. Néanmoins la verte vida sa potion tandis que son camarade promettait qu'aucun mal ne leur serait fait.

- Bon d'accord, qu'est-ce que tu veux ?

L'étudiante ne réagi pas tout de suite, dévisageant le manchot devant elle, et tout les autres qu'elle entendait chuchoter dans son dos. Misère, la paranoïa revenait la hanter. C'était sur eux qu'on parlait ou n'était-ce qu'une sale impression ? Dans le doute, Ester jeta un regard noir à quelques manchots qui firent quelques pas en arrière. Elle reporta ensuite son regard vers Liskuvo, qui la regardait déjà. Il semblait... bien plus enthousiaste qu'elle. A tel point qu'elle s'en voulu presque de ne pas l'avoir laissé seul avec les créatures. Elle ne voulait pas que sa mauvaise humeur, ses visions noires se propagent chez les autres.

- On... euh, commença-t-elle avant se froncer des sourcils, perplexe. Qu'est-ce qu'elle voulait dans le fond ? Qu'étaient-t'ils venus chercher ? Aventure, amusement, ou réponse ? Comment vous avez appris à dire des injures ?

Questions cons, bonjour ! Cela devait très certainement être l'oeuvre d'un humain ou deux. Des chercheurs, comme ceux à qui ils avaient piqué des fringues et de la nourriture dans de venir jusque ici. De toute manière personne d'autre ne serait assez fou pour venir se perdre en Arctique. Un campeur de l’extrême peut-être, mais la verte doutait de cette possibilité. D'ailleurs mister pingouin fâché ne tarda pas à confirmer la première hypothèse. Dire qu'elle avait espéré trouver un manchot blaser... toujours faire attention aux rêves que l'on fait pas vrai ?

- C'est comment la vie ici ?

- Froid.


L'étudiante arqua un sourcil. D'accord. Elle avait espéré une réponse un peu plus... concrète. Moins minimaliste. Rachel se tourna alors vers le jeune homme qui l'accompagnait dans cette aventure. Peut-être avait-il une idée pour les faire parler ? Peut-être serait-il bon de parler à un autre manchot ?
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Re: Contrées polaires

Message par : Liskuvo Kalsi, Lun 24 Avr 2017, 17:43


Je veux pas grand chose mon petit manchot, en fait à la base je pensais que tu serais tout mignon et tout et que tu viendrais pas nous embêter. Limite on aurait pu être potes, toi, moi, une team de manchots plus rapide que la lumière. Rendez vous tous ou ce sera la guerre froide. Un truc du genre quoi, on aurait vraiment pu bien s'entendre. Mais j'ai l'impression que c'est un peu mort là. Avoir autant de bêtises dans la bouche c'est pas très classe pour une bestiole qui n'a jamais quitté sa terre natale. Non mais. On croit rêver.

- Comment vous avez appris à dire des injures ?

Euh...je sais pas si c'est la question la plus pertinente à poser à Mister Penguin pour le coup, il a l'air de mauvaise humeur. Si ça se trouve il s'est levé de la patte gauche ce matin et depuis il est vraiment pas de bonne humeur. C'est sûrement ça. Faut croire que la jeune fille se rend rapidement compte que y'a mieux parce qu'elle en pose une autre. Plus intéressante d'ailleurs. Totalement du type que j'aurais pu poser. Au final on sait pas grand chose de ces bestioles. On se plait à croire qu'ils représentent le froid et la bonne humeur mais au vu de la réaction de notre interlocuteur, la seconde idée est fausse.

- C'est comment la vie ici ?

Bonne question pour eux, mais en fait ils s'en foutent un peu à priori. Plus partisans du tac au tac j'imagine.

- Froid.

Pas très causants non plus en fait. La vie ici c'est froid. Tiens c'est bizarre ça. C'est exactement ce qu'elle disait tout à l'heure, ce serait marrant qu'ils aient froids et qu'ils en aient marre de passer leur vie sur la banquise. Du coup ça paraît être le cas. Il nous faudrait peut-être un moyen de les remettre de bonne humeur, ou alors continuer les questions un peu bêtes.

- Et vous vous répartissez comment sur la banquise ? Vous avez un "chef" ?

Si on peut parler au chef et pas à monsieur mauvaise humeur. Ce serait mieux. Il me pointe de la patte sans patte. Comment on appelle les pattes d'un manchot d'ailleurs ? Des palmes ? Disons des palmes alors, il tend avec sa palme le manchot juste derrière lui qui s'avance lentement. Il fait un peu plus calme celui-là. On parlait peut-être au représentant diplomatique, je sais pas. Mais devant celui supposé être le chef tout le monde a l'air respectueux. Enfin, autant que peut l'être un manchot quoi.

- C'est moi qui gère notre groupe. Excusez mon très cher ami qui a du mal à apprécier les étrangers. Il peut se montrer un peu...hargneux.

Bon c'est clair que lui il est plus posé dans ses propos. Ça veut pas dire qu'il est moins insultant dans sa tête mais au moins il fait gaffe à ce qu'il dit. Il me plait un peu plus. Je me tourne un instant vers Rachel, j'ai une petite idée derrière la tête qui va peut-être leur plaire. Parce que des humains ils ont l'habitude mais des sorciers je suis pas sûr qu'ils connaissent. Déjà ils ont eu l'air surpris qu'on sache parler leur langue alors si en plus on peut montrer plus, c'est le feu. Et je dis pas ça parce qu'on est sur la banquise.

- Vous connaissez la magie ?

Regard malicieux, si ils veulent arrêter de s'ennuyer j'ai de quoi les amuser un petit peu, suffit que je sorte ma baguette en fait. Le chef a pas l'air très intéressé par ce que je propose. Je me serais attendu à un peu plus de passion dans leur regard vide en parlant de magie. Mais en fait non, ils se regardent un instant l'air de dire "Mais il est bête celui-là ?". Puis le chef répond, toujours d'une voix posé qui impose le respect.

- Nous connaissons la magie oui, Houdini tout ça. Les scientifiques qui passent dans le coin en sont fan.

Je me tourne vers Rachel, perplexe. Qui c'est Houdini ? Jamais entendu parler. Un sorcier célébre ou quelque chose dans le genre peut-être. En tout cas j'ai aucune idée de qui ça peut bien être. Mais les manchots connaissent. Je dois bien avouer que je suis inculte en la matière, je me rapproche d'elle pour lui chuchoter, sans que les animaux ne puissent m'entendre.

- Qui c'est ce "Houdini" ?

J'ai honte un peu, si c'est un grand sorcier que je connais pas c'est un peu pitoyable. J'aurais peut-être du plus suivre en Histoire de la Magie.
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Re: Contrées polaires

Message par : Rachel Ester Pasca, Jeu 27 Avr 2017, 20:39


Ester délaissa quelque peu le manchot pour observer le paysage, l'air éternellement mélancolique. Elle avait espéré que ce voyage changerait tout, qu'il lui apporterait des réponses. De bonnes réponses et non une énième métaphore sur les dures lois de la vie. La sorcière savait depuis longtemps qu'il fallait se battre pour avoir ce dont on rêvait, que l’existence était "un éternel combat". Seulement elle manquait de force et était chaque jour un peu plus lasse, trouvait de plus en plus difficilement l'énergie nécessaire pour se lever. En fait, il n'y avait que sa promesse qui l'a maintenait encore à flot, mais Ester avait besoin de plus.

Lorsque la verte revînt au moment présent, elle se rendit vite compte que Liskuvo venait de faire une rencontre intéressante. Plus intéressante que la précédente en tout cas, puisque ce manchot-ci, le chef du clan, était capable de s'exprimer autrement que par monosyllabes. Peut-être pourraient-il enfin avoir une vrai conversation ? Chacun pourrait apprendre quelque chose de l'autre. Comme...

- Vous connaissez la magie ?

Comme la magie par exemple. Très bonne idée. S'il faisait si froid que cela pour eux, pourquoi ne pas les réchauffer un peu ? D'autant que, c'était un peu leur spécialité, à Liskuvo et à elle. Ester appréciait d'ailleurs ce qu'elle lisait dans le regard de son compagnon de voyage. Espièglerie des serpentards. Enfant dans un corps de presque adulte. La sorcière ne se laissa pourtant aller à sourire que lorsqu'elle entendit la réponse que leur fit le chef. La bonne blague. Houdini... c'en était presque décevant, pourtant la sorcière n'avait jamais vraiment sue pour quels fabuleux tours de magie triche il était devenu si populaire. Mais peu importe ! Cela pourrait être amusant de leur faire découvrir la vrai magie. Ester sortie donc sa baguette, déjà prête à faire apparaître une flamme. Ce n'est qu'à ce moment qu'elle se rendit compte que Liskuvo s'était discrètement approché pour lui parler à l'oreille.

- Qui c'est ce "Houdini" ?


Ester le regarda avec des yeux ronds durant quelques secondes. Elle oubliait parfois que ses camarades n'en connaissaient pas autant sur le monde moldu qu'elle. C'était bien triste d'ailleurs. Quitte à avoir connaissance de l'existence d'un autre peuple, autant s'intéresser un peu à lui. Juste pour la culture. Juste au cas où. Ce n'était pas parce qu'on vivait en Angleterre qu'il fallait tout ignorer de la France. La dernière année fit alors une chose qu'elle n'avait pas fait depuis très longtemps. Elle explosa simplement de rire, laissant de côté toute sa mélancolie et ses idées noires.

- Lisk, t'es génial ! dit-elle entre deux rires.

Il était bon pour la sorcière d'enfin pouvoir lâcher prise, même si elle savait déjà que cela ne durerait pas. La grisaille réapparaîtrait dès qu'elle remettrait un pied sur le bateau de retour, et cela n'avait rien à voir avec le mal de mer qu'elle éprouverait surement. Elle se força cependant de ne pas y penser pour le moment, profitant juste. D'autant que, sa crise de rire eu pour effet d'attirer les pingouins plus méfiants. Comme les bébés ou les plus jeunes.

- C'est l'un des plus grands sorciers moldus, expliqua-t-elle une fois son souffle retrouvé. Mais rien à voir avec notre magie, c'est surtout des tours de passe-passes et de l’illusion.

Ester s'approcha alors de son camarade, le regard espiègle. Il était temps d'apprendre à ces manchots le vrai sens du mot "magie". Il était temps de leur apprendre ce qu'était la sorcellerie ! La verte imagina alors un toboggan, depuis lequel ils pourraient glisser, simplement s'amuser. Simplement oublier l'hiver et le froid. Simplement oublier qu'il fallait sans cesse se battre pour avoir le droit de se battre une journée de plus.

- Nous ne parlions pas de ce genre de magie, dit-elle à l'intention du chef avant de lancer son sort. Artes Constringitur.

Et son toboggan prit forme, doucement, s'élevant encore et encore dans la glace. Et une cuve un peu plus loin, qui pourrait facilement faire office de piscine qui on y associait les bons sorts. Impervius pour imperméabiliser. Aquamenti pour remplir le bassin. Calda pour en réchauffer un peu l'eau. Voilà qui les changerait un peu. Voilà lui ferait du bien, maintenant que la magie l'avait fatiguée.

- Ceci est un toboggan, c'est un jeu humain, expliqua-t-elle aux manchots en montant dessus et en glissant. Et ceci est une... piscine. C'est pour vous réchauffer un peu.

Là encore, la verte ne fit pas de vieux os, ne s'éternisa pas en explication. Elle se contenta simplement d'entrer toute habillé dans le bain, sachant parfaitement qu'il lui suffirait d'utiliser un sort pour se sécher par la suite. De plus, un bain à dix ou quinze degrés, ne pouvait faire que du bien lorsque les températures frôlaient, comme ici, les moins 20°.
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Liskuvo Kalsi
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Re: Contrées polaires

Message par : Liskuvo Kalsi, Jeu 04 Mai 2017, 18:30


La stupéfaction de ma compagne de route me met mal à l'aise. À l'évidence j'aurais du savoir ce truc. Je lui rend son regard rond, mais les yeux forment la détresse de me sentir ignorant. Puis elle part dans un gros éclat de rire que je qualifierais de vexant. Mais j'arrive pas à ne pas rire et la suit dans son délire moqueur. Riant de ma propre ignorance. Si elle rit c'est que ça doit pas être si grave.

- Lisk, t'es génial !

Au moins ça vient du cœur. Je lui adresse un sourire un peu dans l'incompréhension. Il va bien falloir qu'elle me dise ce que j'ai dit de si risible. Mais en attendant elle rit vraiment pour la première fois depuis qu'on est arrivés et c'est beaucoup plus sympathique que son moral de tout à l'heure. J'aurais au moins réussi à obtenir quelque chose de tout cela. Le troupeau des manchots se rapproche de nous, curieux qu'ils sont. Si ça se trouve ils savent pas ce que ça veut dire rire ou sourire.

- C'est l'un des plus grands sorciers moldus. Mais rien à voir avec notre magie, c'est surtout des tours de passe-passes et de l’illusion.

Ah c'est donc pour ça. Comment je suis censé connaître ces gens là aussi. Ce sont des histoires de moldus basés sur la triche et sur une illusion factice alors je vais pas m'y intéresser, je suis pas moldu donc je veux pas savoir ce qu'ils font de leur main, dans tous les cas on fait mieux avec un bâton qu'on appelle une baguette, pas de quoi se fatiguer.

Ensuite elle commence des tours de magie sympathiques pour montrer à nos nouveaux amis les manchots, rien de bien compliqué. Elle crée un toboggan et une petite piscine avec de l'eau chaude avant de rentrer toute habillée dedans. Je sors à mon tour ma baguette pour montrer ce que je sais faire aussi. Je me dis qu'il faut leur montrer des choses qu'ils n'ont pas l'habitude de voir. Comme le toboggan et la piscine. Mais en allant encore plus loin. Un petit Orchideus et un bouquet de fleurs apparaît.

- Voici un bouquet de fleurs. Ça sert à rien que je vous le donne de toute façon les fleurs vont geler et se casser d'ici moins d'une minute donc juste observez quelques secondes. Voilà, c'est bon.

Puis je jette le bouquet derrière moi, persuadé que d'ici trente secondes on pourra le détruire d'un coup de talon. Je regarde le toboggan un instant, puis les manchots. Il y a pas assez d'un toboggan il en faudrait un autre. Un Gemino dessus suffit à en créer un deuxième, parfait. Maintenant y'a encore plus de possibilités.

- Venez !

Puis je me précipite dans le chemin qu'a tracé Rachel et finit à l'eau, tout habillé aussi. Je suis tout sourire, un véritable enfant depuis que je suis ici. Faut dire que depuis que je lui ai parlé de ce Houdini elle a l'air beaucoup plus enfantine elle aussi. Comme si ça avait réveillé quelque chose en elle. C'est gratifiant de sentir qu'on a participé à ce genre de choses. Véritablement bien.

- Super idée ça, c'est trop cool de se sentir au chaud alors qu'en vrai on se les gèle dehors.

Et pour cause elle a admirablement bien géré les sorts dessus. C'est apaisant au possible d'être là-dedans. En comparaison la mer qui est pas très loin ce serait la mort. Je m'intéresse de nouveau aux manchots qui se rapprochent lentement de la piscine sans bruit, totalement déboussolés j'imagine. Ça doit pas être facile de découvrir la magie quand on a vécu sans toute sa vie. D'ailleurs c'est peut-être ce qu'elle a vécu elle aussi. Pour connaître un sorcier moldu faut pas être sang-pur, ou très curieuse.

- Tu connais bien les moldus ? Je veux dire...tu as l'air d'avoir vécu avec un moment. Qu'est-ce que ça a fait de découvrir la magie d'un coup ?

Je sais pas si c'est le genre de questions qu'on pose mais comme je savais pas comment l'aborder d'une autre façon c'est plus facile d'y aller comme ça. Les chaleurs de la piscine me montent à la tête, je me demande si le changement de température va pas me rendre fou ou quelque chose comme ça. En attendant je ferme les yeux et m'enfonce dedans jusqu'à la tête. Pas entièrement pour entendre ce qu'elle a à me dire quand même. C'est important l'oreille attentive.
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Re: Contrées polaires

Message par : Rachel Ester Pasca, Lun 15 Mai 2017, 22:01


Pour le moment seule dans l’eau chaude, la verte ferma les yeux. Moment de solitude très apprécié. Elle tenta de remettre ses idées en places, chassant eu mieux la mélancolie pour, à l’avenir, passer un le meilleur moment possible. Être ici, parler avec des manchots. La sorcière était presque certaine que, même chez les sorciers, peu de personnes avaient put vivre ce genre de moment. Alors oui, le groupe d’oiseaux sans aile qu’ils avaient croisé était aussi accueillant et heureux de vivre que le Baron Sanglant de Serpentard. Oui, elle avait eu quelques déboires ces temps-ci. Était-ce pour autant une raison de se morfondre comme elle le faisait ? Car ainsi, elle était certaine ne passer à côté de tout ce qui pourrait être bon dans sa vie. La petite voix (l’ange) en elle la suppliait donc de sourire à la vie, même si ce n’était pas aussi facile que cela. Rien à faire pourtant. Aucun sourire n’apparaissait jamais.

- Super idée ça, c'est trop cool de se sentir au chaud alors qu'en vrai on se les gèle dehors.

La sorcière pose un regard bienveillant sur ce grand enfant avant de suivre son regard. Ils sont drôles eux aussi, à se dandiner à chaque pas. Même si ce n’était pas réellement possible, la verte aimait leur imaginer un regard Béa d’admiration ou de surprise. D’ailleurs c’était sans doute pas très loin de la vérité, au vu du silence qu’il y avait soudainement dans le groupes de manchots.

- Tu connais bien les moldus ? Je veux dire...tu as l'air d'avoir vécu avec un moment. Qu'est-ce que ça a fait de découvrir la magie d'un coup ?

La née-moldue acquiesça à la première question, confirment implicitement qu’elle avait affectivement vécu longtemps parmi eux. Onze ans tout juste, plus quelques vacances. Mais c’était loin derrière elle maintenant. Elle avait choisi la magie. Elle avait choisi de ne plus faire semblant. Néanmoins il y avait encore et  toujours cette petite voix (le diable) qui la blâmait pour s’être trompée. La vie, aurait été bien plus simple chez les moldus, bien plus reposante, bien moins sanglante. Mais qu’importe, on ne pouvait jamais revenir en arrière, juste aller de l’avant.

- Ça fait peur. En tout cas moi ça m’a fait peur.

L’étudiante tenta de se rappeler en détail cette journée. La lettre, elle n’y avait pas cru une seule seconde. Personne n’y avait cru chez elle. Puis il y avait eu cet homme, ce sorcier, venu leur expliquer. Non, c’était plus compliqué qu’avoir simplement peur. Rachel avait vu sa famille avoir peur, alors elle avait copié.

- Mais c’était tellement beau en même temps.

Naturel. Pur. Intacte. Un bien qui faisait du mal. Un mal qui faisait du bien. Quand on aime, tout à fait normal. La sorcière reporta alors son attention sur les manchots, se forçant à sourire en espérant les attirer. Venez.

- Venez. L’eau est bonne, vous ne risquez rien.

Les plus intrépides firent quelques pas. Les plus jeunes évidements. Ceux  qui ont le moins d’expérience, ceux qui ont le moins peur de la vie et de ses coups. Très vite cependant, les parents virent à leur rescousse.

- Votre truc y fabrique des nuages. C’est louche.

Des nuages ? Non, juste de la buée. Néanmoins la verte eu matière à réfléchir. L’eau n’était en soit pas trop chaude, mais ne l’était-elle pas trop pour ces êtres du froid ? Ne leur faisait-elle pas plus de mal que de bien avec ce bain aux températures positives ? Mais alors qu’elle réfléchissait, la sorcière fut surprise d’entendre le bruit significatif d’un plongeon dans l’eau. Étonnée, elle tourna la tête, tomba nez à nez avec un petit être. Sans doute avait-il réussi à échapper à la surveillance des adultes. Brave petit.

- Hé j’ai pas froid, j’ai pas froid ! C’est trop bien ! J’ai même… euh…

La sorcière haussa un sourcil, puis un coin de lèvre. Non, ce n’était pas encore un sourire, mais presque. C’en était un à moitié. Et ce petit être était adorable avec sa petite voix d’enfant. Rachel avait envie de le protéger. Mais à défaut d’un danger imminent à contrer, il y avait un terme à trouver.

- Chaud ? C’est l’inverse du froid.

La verte s’était sentie obligée de préciser. Ici, ils ne devaient pas avoir souvent entendu ce terme. Peut-être ne l’avaient-ils jamais oublié. Peut-être ne savaient-ils même pas que cela était possible.

- Oui !

Il n’en fallu pas plus pour que d’autres ne se lancent dans l’aventure.
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Re: Contrées polaires

Message par : Liskuvo Kalsi, Jeu 18 Mai 2017, 20:05


Peur donc, ça se comprend un peu. J'aurais eu peur de découvrir ça du jour au lendemain, comme j'aurai peur si un jour je me réveillais sans pouvoir et qu'on me catapultais dans le système moldu. Je pense que je chercherai à quitter le monde par tous les moyens, mais c'est pas la même chose après. Découvrir le monde sorcier c'est fascinant alors que découvrir le monde moldu c'est un peu bizarre. Enfin je sais pas trop ce qu'on pourrait découvrir dans le monde moldu, donc ça peut être pas mal, à voir. À essayer même. Pourquoi pas un jour où l'autre, un vis ma vie.

Elle réinvite les bébêtes à venir nous rejoindre, normal qu'ils aient un peu peur, c'est compréhensible même. Ils savent pas ce que c'est, même si y'a la mer à côté la façon dont on a crée ça est tellement anormale pour eux qu'ils doivent pas en revenir, je comprends aussi. J'ai l'impression de découvrir que les gens ne puissent ne pas connaître la magie aujourd'hui, c'est magnifique les scintillements qu'ils ont dans les yeux, des yeux d'animaux certes, mais ça reste beau.


- Votre truc y fabrique des nuages. C’est louche.

Euh...oui, c'est vrai. La vapeur d'eau s'échappe de notre bassin. Après c'est pas vraiment louche, mais c'est pas vraiment le moment pour un cours sur comment marche la chaleur et les différents états de l'eau, ils savent ce que c'est l'eau liquide et l'eau solide, ils doivent pas savoir que les nuages c'est de l'eau aussi, pauvres êtres.

Y'en a un, un bébé, qui nous rejoint, il s'exclame, il découvre la chaleur, il ne sait pas comment l'appeler. Ma partenaire se charge de l'instruire à ce sujet, il a l'air content, c'est génial.

- Sont trop mignons !

Les autres foncent aussi, voulant découvrir ce que c'est que cette "chaleur" dont nous parlons. Des exclamations de stupeur se font entendre. Je suis rapidement pris d'une frayeur, c'est pas forcément très approprié comme endroit, ça pourrait faire un choc thermique et c'est pas forcément le mieux. Ça attrape un rhume un manchot ? Je pense pas, je vois mal ce genre de chose attraper froid. Ce serait drôle d'ailleurs.

- Tu ne penses pas que ça peut être mauvais de les faire avoir chaud comme ça ?

J'espère que non, ils ont l'air trop heureux comme ça pour que ce soit mauvais. Je peux pas croire qu'ils le vivent mal pour être honnête, mais vaut mieux y penser un coup, se rassurer parce que je suis sûr qu'ils ne risquent rien et ensuite on continue à s'amuser. Parce que l'effet de la potion risque de bientôt s'estomper, ça va faire un moment qu'on est là.

- Tu penses qu'on pourrait leur laisser ça, comme ça ? Pour qu'ils soient heureux et arrêtent d'avoir froid, ce serait sympa.

J'aurais apprécié un geste de ce genre, donc je me dis que rendre la pareille c'est pas si mal. Puis au pire pour éviter que les scientifiques de passage voient ça on peut le cacher, y'a pas de soucis. L'idée est cool.
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Re: Contrées polaires

Message par : Rachel Ester Pasca, Mer 24 Mai 2017, 18:24


LA ok


La verte les observa plonger et se mouvoir avec grâce, bien qu'ils n'aient eu qu'une cuve d'eau relativement petite. Tous les manchots ne pourraient pas les rejoindre. Sept ou huit adultes peut-être, mais à condition de renoncer à nager. Du coup, il n'y avait presque que les bébés, les plus petites, les plus chétives, les bout'choux.

Oui, c'était vrai qu'ils étaient mignons. La sorcière ne pouvaient en fait s'empêcher de tendre la main à chaque fois que l'un d'entre eux passait à proximité. Et même s'ils se laissaient faire, ils ne restaient jamais bien longtemps. La domestication ce ne serait pas pour aujourd'hui. Rachel n'était pas certaine qu'un manchot puisse survivre à Poudlard de toute manière, et à plus forte raison, dans les cachots des serpentards. Il y faisait plus frai qu'ailleurs, ça c'était vrai, mais la verte ne pouvait s'empêcher de garder quelques apriori sur ses camarades et leur capacité à bien traiter les animaux. D'ailleurs, Rachel se rendait compte qu'elle se méfiait de toute l'école.

- Tu ne penses pas que ça peut être mauvais de les faire avoir chaud comme ça ?

Il était trop tard pour y penser selon la sorcière. L'eau commençait déjà à se refroidir. Ou était-ce elle qui prenait froid à force de barboter ? Et puis le mini truc qui venait de sortir de l'eau ne semblait pas s'en sortir trop mal. Ainsi, la verte parvînt à se convaincre que le chaud ne leur ferait aucun mal, tant que cela ne durait pas. Ce n'était l'affaire que de quelques minutes après tout. Un castor pourrait survivre 5 minutes dans une eau à -12 non ? Ou pas d'ailleurs... Finalement, lorsque Rachel secoua légèrement la tête pour signifier à Liskuvo qu'il n'y avait pas de danger, elle n'était plus certaine de rien.

D'un bond, elle sortie alors de l'eau, ne perdit pas de temps pour se sécher. Vite, vite, vite. Faisait froid ici. Trop pour rester mouiller même pour elle. Rachel laissa alors son camarade sortie de l'eau à son rythme. Un manchot, semblait s'être isolé un peu au loin, ce qui titilla la curiosité de la sorcière. S'éloignant alors du groupe, Rachel s'approcha doucement, profitant au passage du bleu irréel de la mer.

- Personne n'a vécu dans le passé. Personne ne vivra dans le future. Le présent est le mode de toute vie.

La sorcière ne répondit pas. Elle ne comprenait pas vraiment cette phrase en réalité, ni pourquoi cette manchote lui disait ça. Elle n'avait rien demandé, pas parlé, juste admiré la glace sous la surface de l'eau. La grandeur avait tendance à fasciner la verte. Et quoi de plus grand qu'un glacier ? Perplexe, elle s'en retourna alors sans dire un mot. Gardant néanmoins ceux de l'animal en mémoire. Ça voulait dire quoi ?

Eh puis finalement, il fut temps d'y aller. L'étudiante ne souhaitait pas vraiment rester bloquée sur cette île recouverte de neige. Un jour peut-être déciderait-elle de venir vivre ici, mais pour le moment elle savait qu'il fallait rentrer. Retourner en cours et essayer encore et encore de faire son petit bout de chemin. Les deux apprentis sorciers prirent alors congé, accordant au groupe de manchots un dernier regard avant de partir.

- Tu penses qu'on pourrait leur laisser ça, comme ça ? Pour qu'ils soient heureux et arrêtent d'avoir froid, ce serait sympa.

- J'vois pas de raison de le leur retirer, approuva-t-elle.

Rachel avait retrouvé son air mélancolique, elle gardait néanmoins un léger sourire. Le retour serait difficile. Elle m'aimait pas naviguer. Redoutait toujours autant de se retrouver au château.

FIN du RP
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Ailyne Lawson
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Re: Contrées polaires

Message par : Ailyne Lawson, Mar 10 Oct 2017, 21:39


Léo, ressentir le plus grand de tous les mots/maux.
_____________________

J'ai aucune idée de ce que je fais là.

Coincée dans ce corps. Coincée là. Bloquée, entravée. Je peux à peine bouger. Mes lèvres tentent de murmurer. Des mensonges auxquels personne ne croit. Les mains et les jambes liés. La tête embuée d'idées qui pourraient me brûler, rien qu'à les frôler. Brûlure au troisième degrés. Enchainée à ce que je suis, enchainée à des souvenirs. Juste envie d'hurler. Hurler alors que je n'ai plus de voix. Et de toute façon. De toute façon il y a personne pour m'écouter. Ni même pour me regarder. Seule dans une prison de silence, de solitude. Bloquée parce qu'enchainée à moi-même.

J'ai rien dans le coeur. Plus rien dans le corps. Ni l'envie d'avancer, ni même de bouger. Rester sur place. Rester en l'état. Me perdre, finir par me confondre avec le reste du monde. M'oublier à travers le temps et l'espace. Parce que de toute façon si je n'avais pas de consistance ça reviendrait au même. Fumée. Insaisissable.

Sur mon visage. Ma peau brûlée. Toute la joue gauche. Assez d'être un bloc. D'être faite de glace. Assez d'avoir le coeur en pierre. Brûler vive. Brûler vive. C'est tout ce que je veux brûler vive. Me perdre dans l'atmosphère. En fumée. Insaisissable. J'ai plus ma tête, parce que j'ai plus de pensées, je pourrais crever là sans différence. J'ai plus de coeur, il est compressé je le sens plus.

C'est comme si.

Comme si j'avais trop ressenti et que maintenant ça n'avait plus de sens. Le mot même a été utilisé à outrance. Ressentir ne veut plus rien dire. Ressentir c'est un subterfuge. C'est ce qu'on pense pour se consoler. Pour se convaincre d'exister. Ressentir coûte que coûte, n'importe comment. N'importe quoi. Ressentir, ressentir et pourquoi. A quoi ça nous mène tout ça. Mon corps a décidé ça.

Finir bloc de glace, finir liquéfier, à vouloir se brûler. Pour pouvoir de nouveau ressentir. Une douleur, un son, une caresse, une sensation qu'on nous dise. Que c'est pas fini et que ça ne s'arrête pas. Y croire enfin. Y croire parce que ça ferait sens. Parce que la lumière n'a pas été éteinte. Pas complètement.

Qui a éteint la lumière.
Et pourquoi ils ont fait ça ?
Pourquoi tourner en obscurité tout ce qu'il y avait de censé.
Pourquoi m'enlever.
La seule chose de mon existence dans laquelle je n'avais pas peur.

J'aimerais dire. Rallumez. Rallumez.
Ca n'a pas de sens, on n'inverse pas une action qui n'existe déjà plus. On ne remonte pas le temps, les choses ne rentrent pas dans l'ordre. Elles ne font que se détériorer. Et nous avec. Et ma peau avec. Et mon visage. Brûlée, incendiée.

C'était presque doux. Ce soir là. D'avoir mal. De me dire. La douleur me ferait crever. C'était doux de me dire que la douleur m'emporterait. Qu'au moins il me restait cette sensation. Qu'il me restait un peu de souffrance à emporter avec moi. Comme un cadeau. Comme un baiser. La promesse de la nouveauté. La promesse d'une ouverture. D'une possibilité.

Très vite refermé la parenthèse dorée.
Alors on recommence.
Brûlure, coupure, tout ce qui peut blesser et qui ne me fait plus de mal.

Parce que qu'est-ce que c'est le mal. Si ce n'est une notion normative et préjudiciable parce que socialement construite. Qu'est-ce que c'est le mal alors même que le bien n'existe pas et n'a pas de sens. Qu'est-ce que c'est hein. C'est rien, ça n'existe pas. Un mot, une pensée. Sans consistance. Fumée.

Et je sais pas ce que je fous là.
Ca fait des jours que je tourne en rond.
Un lion en cage.
J'ai perdu mes sentiments.
Je les cherche mais plus de sensations.
Le creux dans le bide et le vide dans l'âme.
Je sais pas ce que je fous là et je m'en fous complètement.
Rien n'a de sens et pourquoi ça aurait un sens de plus.
J'ai perdu des émotions.
On ne retrouve pas des émotions.
Ce n'est pas des clés, des papiers, ni quelqu'un.
Quand on perd ses émotions.
On perd son âme.
On laisse du vide et on le remplit de douleurs.

La nature a horreur du vide.

C'est ce qu'on dit.

La nature a horreur du vide. Comblons le vide avec de l'horreur.

Le visage brûlée, les lèvres fendus, sourire de l'ange. les ongles prête à arracher la peau. Ce serait tellement agréable, griffer tellement fort, tout enlever, le corps à vif. Là on ressentirait. Essayer de faire sortir ses yeux. Ils disent que je deviens folle, mais je cherche une issue. Je cherche une p*tain d'issue. Ils comprennent pas qu'il faut que je sorte de ce corps qui m'entrave, qui me ramollit, qui m'empêche d'exister. C'est lui. C'est lui qu'était trop lent, qui a pas pu suivre mes émotions, qui s'est laissé distancer. C'est lui. C'est de sa faute.

Je cherche une issue.
Une issue à cette vie.
Je cherche une partie de moi.
Laissée à l'abandon.
Qui est en train de pourrir.
Dans un coin de rue.
Dans un coin de ta tête.
Déjà morte parce qu'un souvenir ne peut perdurer.
Il est toujours moduler.
Jamais il n'est réalité.

Une issue. Je cours. Je trace. Je sais pas ce que je fous là. Arracher moi les yeux la peau et l'âme. Enlever moi toute cette Mer**. Faite de moi quelqu'un. N'importe qui. Retrouver une voix. J'ai plus de voix. J'ai que des râles au fond de moi. Je crois crever à chaque fois que je tente de m'exprimer.
Clamser serait trop beau. Trop simple.

Je cours et ça n'a même pas de sens. Ni le vent. Ni le froid. Alors je me mets nue.
Nue sur la glace.
Je veux embrasser le froid.
Le laisser m'envahir.
Lui laisser le droit.
D'utiliser mon corps.
Un corps qui ne me sert déjà plus.
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