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Contrées polaires
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Liskuvo Kalsi
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Re: Contrées polaires

Message par : Liskuvo Kalsi, Mar 11 Avr 2017 - 23:54


Je sais pas pourquoi ma question l'a faite sourire mais c'est déjà ça, elle a un joli sourire c'est mieux que quand elle est triste quand même. Mais bon, ça s'estompe rapidement, elle remet ce masque impassible qui la caractérise depuis le début avant de me tendre une fiole pleine pour moi. J'ouvre les yeux en grand, je vais pouvoir le faire aussi sans soucis ! Je suis trop content, limite je lui ferais un câlin mais je suis pas fou non plus. Je me contente d'un signe de tête tandis que je regarde la fiole sous tous les angles, bien hâte de voir ce que ça donne.

- On y va alors ?

Un peu qu'on y va, j'ai l'impression d'attendre ça depuis des siècles alors que l'idée vient de m'être donnée. Mais c'est comme ça, suffit de me lancer sur des animaux tout mignons comme ça pour que tout le reste disparaisse et que seuls eux comptent de nouveaux à mes yeux. Tous les soucis du quotidien pourront attendre, c'est pas tous les jours qu'on discute avec un Empereur. Pourtant c'est tous les jours qu'on discute avec un professeur. La logique devrait être inversée, y'a beaucoup plus de plaisir avec les premiers. Enfin ça...ça reste à voir.

- Oui !

Alors je commence à m'approcher d'eux, hésitant sur le moment précis où il faudra prendre cette potion. Si ça se trouve j'aurais déjà du, d'ailleurs ils nous regarde alors que je m'approche. Si ça se trouve ils nous critiquent dans notre dos comme ça sans pression. Je deviens parano là non ? Ce sont juste les meilleurs animaux du monde et je commence à mal parler sur eux, ça va pas.

-  Ça me ferait bien délirer de les entendre dire qu’ils ont froid. Ou de me rendre compte que ce sont des blasés de la vie, parce que tout le monde les croient drôles et amusant.

Un rire s'échappe. Ce serait assez drôle oui, qu'ils aient froid finalement. Un beau contraste entre ce que l'on pense et la réalité, c'est d'ailleurs sûrement pour ça qu'ils ne vont pas dans l'eau, peur de crever de froid. Ça se comprend, n'importe qui aurait peur là dedans. Bon plus envie d'attendre là ils gigotent partout je veux savoir. Hop je bois le tout.

- Bon bah on va voir ça tout de suite !

À peine la potion bue et les paroles prononcées que je sens une panique qu'il n'y avait pas tout à l'heure. Je les entends parler là, c'est pas joli joli. "Oh p*ta*n de m*r*e il parle notre langue. L'en***lé !". Je laisse échapper un hoquet de surprise. Je veux bien pas juger un manchot à son habit mais ce qui est sûr c'est que vu le vocabulaire c'est pas un moine celui-là.

- Eh oh tu m'insultes pas ! Je veux juste discuter !

Nouveau concert d'insultes tandis que je me rapproche. Bon ok ok. Mais je crois qu'il capte pas qu'en marchant je vais plus vite que lui qui se dandine. Je pense que celui qu'est pas un bon samaritain c'est le chef du groupe. Il mène tout en jurant sur le monde entier. En quelques enjambées j'arrive à son niveau.

- Je ne te veux aucun mal promis !

Le petit groupe doit bien s'arrêter, ils sont un peu bloqués pour le coup, il me regarde un instant, puis capitule devant ma grandeur (C'est pas moi qui l'ai dit, c'est lui)

- Bon d'accord, qu'est-ce que tu veux ?

Je regarde ma compagne de voyage un instant, c'est bon on va pouvoir commencer !
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Rachel Ester Pasca
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Re: Contrées polaires

Message par : Rachel Ester Pasca, Sam 22 Avr 2017 - 21:22


Liskuvo fut le premier à boire la fiole et a arriver devant les manchots. Elle le vit dire quelques mots, puis répondre à une voix invisible que seul lui avait entendu. Comment est-ce que des manchots avaient-ils bien put apprendre des injures ? Ils semblaient isolé de tout ici, mais pas de la perversité humaine après tout. Triste présage. Ester craignait d'avoir fait le mauvais choix en venant ici. Sans doute ne trouverait-elle pas ce qu'elle cherchait. Il n'y aurait pas de grande leçon de vie aujourd'hui, juste une ou deux ou mille bestioles mal élevées. Néanmoins la verte vida sa potion tandis que son camarade promettait qu'aucun mal ne leur serait fait.

- Bon d'accord, qu'est-ce que tu veux ?

L'étudiante ne réagi pas tout de suite, dévisageant le manchot devant elle, et tout les autres qu'elle entendait chuchoter dans son dos. Misère, la paranoïa revenait la hanter. C'était sur eux qu'on parlait ou n'était-ce qu'une sale impression ? Dans le doute, Ester jeta un regard noir à quelques manchots qui firent quelques pas en arrière. Elle reporta ensuite son regard vers Liskuvo, qui la regardait déjà. Il semblait... bien plus enthousiaste qu'elle. A tel point qu'elle s'en voulu presque de ne pas l'avoir laissé seul avec les créatures. Elle ne voulait pas que sa mauvaise humeur, ses visions noires se propagent chez les autres.

- On... euh, commença-t-elle avant se froncer des sourcils, perplexe. Qu'est-ce qu'elle voulait dans le fond ? Qu'étaient-t'ils venus chercher ? Aventure, amusement, ou réponse ? Comment vous avez appris à dire des injures ?

Questions cons, bonjour ! Cela devait très certainement être l'oeuvre d'un humain ou deux. Des chercheurs, comme ceux à qui ils avaient piqué des fringues et de la nourriture dans de venir jusque ici. De toute manière personne d'autre ne serait assez fou pour venir se perdre en Arctique. Un campeur de l’extrême peut-être, mais la verte doutait de cette possibilité. D'ailleurs mister pingouin fâché ne tarda pas à confirmer la première hypothèse. Dire qu'elle avait espéré trouver un manchot blaser... toujours faire attention aux rêves que l'on fait pas vrai ?

- C'est comment la vie ici ?

- Froid.


L'étudiante arqua un sourcil. D'accord. Elle avait espéré une réponse un peu plus... concrète. Moins minimaliste. Rachel se tourna alors vers le jeune homme qui l'accompagnait dans cette aventure. Peut-être avait-il une idée pour les faire parler ? Peut-être serait-il bon de parler à un autre manchot ?
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Re: Contrées polaires

Message par : Liskuvo Kalsi, Lun 24 Avr 2017 - 17:43


Je veux pas grand chose mon petit manchot, en fait à la base je pensais que tu serais tout mignon et tout et que tu viendrais pas nous embêter. Limite on aurait pu être potes, toi, moi, une team de manchots plus rapide que la lumière. Rendez vous tous ou ce sera la guerre froide. Un truc du genre quoi, on aurait vraiment pu bien s'entendre. Mais j'ai l'impression que c'est un peu mort là. Avoir autant de bêtises dans la bouche c'est pas très classe pour une bestiole qui n'a jamais quitté sa terre natale. Non mais. On croit rêver.

- Comment vous avez appris à dire des injures ?

Euh...je sais pas si c'est la question la plus pertinente à poser à Mister Penguin pour le coup, il a l'air de mauvaise humeur. Si ça se trouve il s'est levé de la patte gauche ce matin et depuis il est vraiment pas de bonne humeur. C'est sûrement ça. Faut croire que la jeune fille se rend rapidement compte que y'a mieux parce qu'elle en pose une autre. Plus intéressante d'ailleurs. Totalement du type que j'aurais pu poser. Au final on sait pas grand chose de ces bestioles. On se plait à croire qu'ils représentent le froid et la bonne humeur mais au vu de la réaction de notre interlocuteur, la seconde idée est fausse.

- C'est comment la vie ici ?

Bonne question pour eux, mais en fait ils s'en foutent un peu à priori. Plus partisans du tac au tac j'imagine.

- Froid.

Pas très causants non plus en fait. La vie ici c'est froid. Tiens c'est bizarre ça. C'est exactement ce qu'elle disait tout à l'heure, ce serait marrant qu'ils aient froids et qu'ils en aient marre de passer leur vie sur la banquise. Du coup ça paraît être le cas. Il nous faudrait peut-être un moyen de les remettre de bonne humeur, ou alors continuer les questions un peu bêtes.

- Et vous vous répartissez comment sur la banquise ? Vous avez un "chef" ?

Si on peut parler au chef et pas à monsieur mauvaise humeur. Ce serait mieux. Il me pointe de la patte sans patte. Comment on appelle les pattes d'un manchot d'ailleurs ? Des palmes ? Disons des palmes alors, il tend avec sa palme le manchot juste derrière lui qui s'avance lentement. Il fait un peu plus calme celui-là. On parlait peut-être au représentant diplomatique, je sais pas. Mais devant celui supposé être le chef tout le monde a l'air respectueux. Enfin, autant que peut l'être un manchot quoi.

- C'est moi qui gère notre groupe. Excusez mon très cher ami qui a du mal à apprécier les étrangers. Il peut se montrer un peu...hargneux.

Bon c'est clair que lui il est plus posé dans ses propos. Ça veut pas dire qu'il est moins insultant dans sa tête mais au moins il fait gaffe à ce qu'il dit. Il me plait un peu plus. Je me tourne un instant vers Rachel, j'ai une petite idée derrière la tête qui va peut-être leur plaire. Parce que des humains ils ont l'habitude mais des sorciers je suis pas sûr qu'ils connaissent. Déjà ils ont eu l'air surpris qu'on sache parler leur langue alors si en plus on peut montrer plus, c'est le feu. Et je dis pas ça parce qu'on est sur la banquise.

- Vous connaissez la magie ?

Regard malicieux, si ils veulent arrêter de s'ennuyer j'ai de quoi les amuser un petit peu, suffit que je sorte ma baguette en fait. Le chef a pas l'air très intéressé par ce que je propose. Je me serais attendu à un peu plus de passion dans leur regard vide en parlant de magie. Mais en fait non, ils se regardent un instant l'air de dire "Mais il est bête celui-là ?". Puis le chef répond, toujours d'une voix posé qui impose le respect.

- Nous connaissons la magie oui, Houdini tout ça. Les scientifiques qui passent dans le coin en sont fan.

Je me tourne vers Rachel, perplexe. Qui c'est Houdini ? Jamais entendu parler. Un sorcier célébre ou quelque chose dans le genre peut-être. En tout cas j'ai aucune idée de qui ça peut bien être. Mais les manchots connaissent. Je dois bien avouer que je suis inculte en la matière, je me rapproche d'elle pour lui chuchoter, sans que les animaux ne puissent m'entendre.

- Qui c'est ce "Houdini" ?

J'ai honte un peu, si c'est un grand sorcier que je connais pas c'est un peu pitoyable. J'aurais peut-être du plus suivre en Histoire de la Magie.
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Re: Contrées polaires

Message par : Rachel Ester Pasca, Jeu 27 Avr 2017 - 20:39


Ester délaissa quelque peu le manchot pour observer le paysage, l'air éternellement mélancolique. Elle avait espéré que ce voyage changerait tout, qu'il lui apporterait des réponses. De bonnes réponses et non une énième métaphore sur les dures lois de la vie. La sorcière savait depuis longtemps qu'il fallait se battre pour avoir ce dont on rêvait, que l’existence était "un éternel combat". Seulement elle manquait de force et était chaque jour un peu plus lasse, trouvait de plus en plus difficilement l'énergie nécessaire pour se lever. En fait, il n'y avait que sa promesse qui l'a maintenait encore à flot, mais Ester avait besoin de plus.

Lorsque la verte revînt au moment présent, elle se rendit vite compte que Liskuvo venait de faire une rencontre intéressante. Plus intéressante que la précédente en tout cas, puisque ce manchot-ci, le chef du clan, était capable de s'exprimer autrement que par monosyllabes. Peut-être pourraient-il enfin avoir une vrai conversation ? Chacun pourrait apprendre quelque chose de l'autre. Comme...

- Vous connaissez la magie ?

Comme la magie par exemple. Très bonne idée. S'il faisait si froid que cela pour eux, pourquoi ne pas les réchauffer un peu ? D'autant que, c'était un peu leur spécialité, à Liskuvo et à elle. Ester appréciait d'ailleurs ce qu'elle lisait dans le regard de son compagnon de voyage. Espièglerie des serpentards. Enfant dans un corps de presque adulte. La sorcière ne se laissa pourtant aller à sourire que lorsqu'elle entendit la réponse que leur fit le chef. La bonne blague. Houdini... c'en était presque décevant, pourtant la sorcière n'avait jamais vraiment sue pour quels fabuleux tours de magie triche il était devenu si populaire. Mais peu importe ! Cela pourrait être amusant de leur faire découvrir la vrai magie. Ester sortie donc sa baguette, déjà prête à faire apparaître une flamme. Ce n'est qu'à ce moment qu'elle se rendit compte que Liskuvo s'était discrètement approché pour lui parler à l'oreille.

- Qui c'est ce "Houdini" ?


Ester le regarda avec des yeux ronds durant quelques secondes. Elle oubliait parfois que ses camarades n'en connaissaient pas autant sur le monde moldu qu'elle. C'était bien triste d'ailleurs. Quitte à avoir connaissance de l'existence d'un autre peuple, autant s'intéresser un peu à lui. Juste pour la culture. Juste au cas où. Ce n'était pas parce qu'on vivait en Angleterre qu'il fallait tout ignorer de la France. La dernière année fit alors une chose qu'elle n'avait pas fait depuis très longtemps. Elle explosa simplement de rire, laissant de côté toute sa mélancolie et ses idées noires.

- Lisk, t'es génial ! dit-elle entre deux rires.

Il était bon pour la sorcière d'enfin pouvoir lâcher prise, même si elle savait déjà que cela ne durerait pas. La grisaille réapparaîtrait dès qu'elle remettrait un pied sur le bateau de retour, et cela n'avait rien à voir avec le mal de mer qu'elle éprouverait surement. Elle se força cependant de ne pas y penser pour le moment, profitant juste. D'autant que, sa crise de rire eu pour effet d'attirer les pingouins plus méfiants. Comme les bébés ou les plus jeunes.

- C'est l'un des plus grands sorciers moldus, expliqua-t-elle une fois son souffle retrouvé. Mais rien à voir avec notre magie, c'est surtout des tours de passe-passes et de l’illusion.

Ester s'approcha alors de son camarade, le regard espiègle. Il était temps d'apprendre à ces manchots le vrai sens du mot "magie". Il était temps de leur apprendre ce qu'était la sorcellerie ! La verte imagina alors un toboggan, depuis lequel ils pourraient glisser, simplement s'amuser. Simplement oublier l'hiver et le froid. Simplement oublier qu'il fallait sans cesse se battre pour avoir le droit de se battre une journée de plus.

- Nous ne parlions pas de ce genre de magie, dit-elle à l'intention du chef avant de lancer son sort. Artes Constringitur.

Et son toboggan prit forme, doucement, s'élevant encore et encore dans la glace. Et une cuve un peu plus loin, qui pourrait facilement faire office de piscine qui on y associait les bons sorts. Impervius pour imperméabiliser. Aquamenti pour remplir le bassin. Calda pour en réchauffer un peu l'eau. Voilà qui les changerait un peu. Voilà lui ferait du bien, maintenant que la magie l'avait fatiguée.

- Ceci est un toboggan, c'est un jeu humain, expliqua-t-elle aux manchots en montant dessus et en glissant. Et ceci est une... piscine. C'est pour vous réchauffer un peu.

Là encore, la verte ne fit pas de vieux os, ne s'éternisa pas en explication. Elle se contenta simplement d'entrer toute habillé dans le bain, sachant parfaitement qu'il lui suffirait d'utiliser un sort pour se sécher par la suite. De plus, un bain à dix ou quinze degrés, ne pouvait faire que du bien lorsque les températures frôlaient, comme ici, les moins 20°.
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Liskuvo Kalsi
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Re: Contrées polaires

Message par : Liskuvo Kalsi, Jeu 4 Mai 2017 - 18:30


La stupéfaction de ma compagne de route me met mal à l'aise. À l'évidence j'aurais du savoir ce truc. Je lui rend son regard rond, mais les yeux forment la détresse de me sentir ignorant. Puis elle part dans un gros éclat de rire que je qualifierais de vexant. Mais j'arrive pas à ne pas rire et la suit dans son délire moqueur. Riant de ma propre ignorance. Si elle rit c'est que ça doit pas être si grave.

- Lisk, t'es génial !

Au moins ça vient du cœur. Je lui adresse un sourire un peu dans l'incompréhension. Il va bien falloir qu'elle me dise ce que j'ai dit de si risible. Mais en attendant elle rit vraiment pour la première fois depuis qu'on est arrivés et c'est beaucoup plus sympathique que son moral de tout à l'heure. J'aurais au moins réussi à obtenir quelque chose de tout cela. Le troupeau des manchots se rapproche de nous, curieux qu'ils sont. Si ça se trouve ils savent pas ce que ça veut dire rire ou sourire.

- C'est l'un des plus grands sorciers moldus. Mais rien à voir avec notre magie, c'est surtout des tours de passe-passes et de l’illusion.

Ah c'est donc pour ça. Comment je suis censé connaître ces gens là aussi. Ce sont des histoires de moldus basés sur la triche et sur une illusion factice alors je vais pas m'y intéresser, je suis pas moldu donc je veux pas savoir ce qu'ils font de leur main, dans tous les cas on fait mieux avec un bâton qu'on appelle une baguette, pas de quoi se fatiguer.

Ensuite elle commence des tours de magie sympathiques pour montrer à nos nouveaux amis les manchots, rien de bien compliqué. Elle crée un toboggan et une petite piscine avec de l'eau chaude avant de rentrer toute habillée dedans. Je sors à mon tour ma baguette pour montrer ce que je sais faire aussi. Je me dis qu'il faut leur montrer des choses qu'ils n'ont pas l'habitude de voir. Comme le toboggan et la piscine. Mais en allant encore plus loin. Un petit Orchideus et un bouquet de fleurs apparaît.

- Voici un bouquet de fleurs. Ça sert à rien que je vous le donne de toute façon les fleurs vont geler et se casser d'ici moins d'une minute donc juste observez quelques secondes. Voilà, c'est bon.

Puis je jette le bouquet derrière moi, persuadé que d'ici trente secondes on pourra le détruire d'un coup de talon. Je regarde le toboggan un instant, puis les manchots. Il y a pas assez d'un toboggan il en faudrait un autre. Un Gemino dessus suffit à en créer un deuxième, parfait. Maintenant y'a encore plus de possibilités.

- Venez !

Puis je me précipite dans le chemin qu'a tracé Rachel et finit à l'eau, tout habillé aussi. Je suis tout sourire, un véritable enfant depuis que je suis ici. Faut dire que depuis que je lui ai parlé de ce Houdini elle a l'air beaucoup plus enfantine elle aussi. Comme si ça avait réveillé quelque chose en elle. C'est gratifiant de sentir qu'on a participé à ce genre de choses. Véritablement bien.

- Super idée ça, c'est trop cool de se sentir au chaud alors qu'en vrai on se les gèle dehors.

Et pour cause elle a admirablement bien géré les sorts dessus. C'est apaisant au possible d'être là-dedans. En comparaison la mer qui est pas très loin ce serait la mort. Je m'intéresse de nouveau aux manchots qui se rapprochent lentement de la piscine sans bruit, totalement déboussolés j'imagine. Ça doit pas être facile de découvrir la magie quand on a vécu sans toute sa vie. D'ailleurs c'est peut-être ce qu'elle a vécu elle aussi. Pour connaître un sorcier moldu faut pas être sang-pur, ou très curieuse.

- Tu connais bien les moldus ? Je veux dire...tu as l'air d'avoir vécu avec un moment. Qu'est-ce que ça a fait de découvrir la magie d'un coup ?

Je sais pas si c'est le genre de questions qu'on pose mais comme je savais pas comment l'aborder d'une autre façon c'est plus facile d'y aller comme ça. Les chaleurs de la piscine me montent à la tête, je me demande si le changement de température va pas me rendre fou ou quelque chose comme ça. En attendant je ferme les yeux et m'enfonce dedans jusqu'à la tête. Pas entièrement pour entendre ce qu'elle a à me dire quand même. C'est important l'oreille attentive.
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Re: Contrées polaires

Message par : Rachel Ester Pasca, Lun 15 Mai 2017 - 22:01


Pour le moment seule dans l’eau chaude, la verte ferma les yeux. Moment de solitude très apprécié. Elle tenta de remettre ses idées en places, chassant eu mieux la mélancolie pour, à l’avenir, passer un le meilleur moment possible. Être ici, parler avec des manchots. La sorcière était presque certaine que, même chez les sorciers, peu de personnes avaient put vivre ce genre de moment. Alors oui, le groupe d’oiseaux sans aile qu’ils avaient croisé était aussi accueillant et heureux de vivre que le Baron Sanglant de Serpentard. Oui, elle avait eu quelques déboires ces temps-ci. Était-ce pour autant une raison de se morfondre comme elle le faisait ? Car ainsi, elle était certaine ne passer à côté de tout ce qui pourrait être bon dans sa vie. La petite voix (l’ange) en elle la suppliait donc de sourire à la vie, même si ce n’était pas aussi facile que cela. Rien à faire pourtant. Aucun sourire n’apparaissait jamais.

- Super idée ça, c'est trop cool de se sentir au chaud alors qu'en vrai on se les gèle dehors.

La sorcière pose un regard bienveillant sur ce grand enfant avant de suivre son regard. Ils sont drôles eux aussi, à se dandiner à chaque pas. Même si ce n’était pas réellement possible, la verte aimait leur imaginer un regard Béa d’admiration ou de surprise. D’ailleurs c’était sans doute pas très loin de la vérité, au vu du silence qu’il y avait soudainement dans le groupes de manchots.

- Tu connais bien les moldus ? Je veux dire...tu as l'air d'avoir vécu avec un moment. Qu'est-ce que ça a fait de découvrir la magie d'un coup ?

La née-moldue acquiesça à la première question, confirment implicitement qu’elle avait affectivement vécu longtemps parmi eux. Onze ans tout juste, plus quelques vacances. Mais c’était loin derrière elle maintenant. Elle avait choisi la magie. Elle avait choisi de ne plus faire semblant. Néanmoins il y avait encore et  toujours cette petite voix (le diable) qui la blâmait pour s’être trompée. La vie, aurait été bien plus simple chez les moldus, bien plus reposante, bien moins sanglante. Mais qu’importe, on ne pouvait jamais revenir en arrière, juste aller de l’avant.

- Ça fait peur. En tout cas moi ça m’a fait peur.

L’étudiante tenta de se rappeler en détail cette journée. La lettre, elle n’y avait pas cru une seule seconde. Personne n’y avait cru chez elle. Puis il y avait eu cet homme, ce sorcier, venu leur expliquer. Non, c’était plus compliqué qu’avoir simplement peur. Rachel avait vu sa famille avoir peur, alors elle avait copié.

- Mais c’était tellement beau en même temps.

Naturel. Pur. Intacte. Un bien qui faisait du mal. Un mal qui faisait du bien. Quand on aime, tout à fait normal. La sorcière reporta alors son attention sur les manchots, se forçant à sourire en espérant les attirer. Venez.

- Venez. L’eau est bonne, vous ne risquez rien.

Les plus intrépides firent quelques pas. Les plus jeunes évidements. Ceux  qui ont le moins d’expérience, ceux qui ont le moins peur de la vie et de ses coups. Très vite cependant, les parents virent à leur rescousse.

- Votre truc y fabrique des nuages. C’est louche.

Des nuages ? Non, juste de la buée. Néanmoins la verte eu matière à réfléchir. L’eau n’était en soit pas trop chaude, mais ne l’était-elle pas trop pour ces êtres du froid ? Ne leur faisait-elle pas plus de mal que de bien avec ce bain aux températures positives ? Mais alors qu’elle réfléchissait, la sorcière fut surprise d’entendre le bruit significatif d’un plongeon dans l’eau. Étonnée, elle tourna la tête, tomba nez à nez avec un petit être. Sans doute avait-il réussi à échapper à la surveillance des adultes. Brave petit.

- Hé j’ai pas froid, j’ai pas froid ! C’est trop bien ! J’ai même… euh…

La sorcière haussa un sourcil, puis un coin de lèvre. Non, ce n’était pas encore un sourire, mais presque. C’en était un à moitié. Et ce petit être était adorable avec sa petite voix d’enfant. Rachel avait envie de le protéger. Mais à défaut d’un danger imminent à contrer, il y avait un terme à trouver.

- Chaud ? C’est l’inverse du froid.

La verte s’était sentie obligée de préciser. Ici, ils ne devaient pas avoir souvent entendu ce terme. Peut-être ne l’avaient-ils jamais oublié. Peut-être ne savaient-ils même pas que cela était possible.

- Oui !

Il n’en fallu pas plus pour que d’autres ne se lancent dans l’aventure.
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Re: Contrées polaires

Message par : Liskuvo Kalsi, Jeu 18 Mai 2017 - 20:05


Peur donc, ça se comprend un peu. J'aurais eu peur de découvrir ça du jour au lendemain, comme j'aurai peur si un jour je me réveillais sans pouvoir et qu'on me catapultais dans le système moldu. Je pense que je chercherai à quitter le monde par tous les moyens, mais c'est pas la même chose après. Découvrir le monde sorcier c'est fascinant alors que découvrir le monde moldu c'est un peu bizarre. Enfin je sais pas trop ce qu'on pourrait découvrir dans le monde moldu, donc ça peut être pas mal, à voir. À essayer même. Pourquoi pas un jour où l'autre, un vis ma vie.

Elle réinvite les bébêtes à venir nous rejoindre, normal qu'ils aient un peu peur, c'est compréhensible même. Ils savent pas ce que c'est, même si y'a la mer à côté la façon dont on a crée ça est tellement anormale pour eux qu'ils doivent pas en revenir, je comprends aussi. J'ai l'impression de découvrir que les gens ne puissent ne pas connaître la magie aujourd'hui, c'est magnifique les scintillements qu'ils ont dans les yeux, des yeux d'animaux certes, mais ça reste beau.


- Votre truc y fabrique des nuages. C’est louche.

Euh...oui, c'est vrai. La vapeur d'eau s'échappe de notre bassin. Après c'est pas vraiment louche, mais c'est pas vraiment le moment pour un cours sur comment marche la chaleur et les différents états de l'eau, ils savent ce que c'est l'eau liquide et l'eau solide, ils doivent pas savoir que les nuages c'est de l'eau aussi, pauvres êtres.

Y'en a un, un bébé, qui nous rejoint, il s'exclame, il découvre la chaleur, il ne sait pas comment l'appeler. Ma partenaire se charge de l'instruire à ce sujet, il a l'air content, c'est génial.

- Sont trop mignons !

Les autres foncent aussi, voulant découvrir ce que c'est que cette "chaleur" dont nous parlons. Des exclamations de stupeur se font entendre. Je suis rapidement pris d'une frayeur, c'est pas forcément très approprié comme endroit, ça pourrait faire un choc thermique et c'est pas forcément le mieux. Ça attrape un rhume un manchot ? Je pense pas, je vois mal ce genre de chose attraper froid. Ce serait drôle d'ailleurs.

- Tu ne penses pas que ça peut être mauvais de les faire avoir chaud comme ça ?

J'espère que non, ils ont l'air trop heureux comme ça pour que ce soit mauvais. Je peux pas croire qu'ils le vivent mal pour être honnête, mais vaut mieux y penser un coup, se rassurer parce que je suis sûr qu'ils ne risquent rien et ensuite on continue à s'amuser. Parce que l'effet de la potion risque de bientôt s'estomper, ça va faire un moment qu'on est là.

- Tu penses qu'on pourrait leur laisser ça, comme ça ? Pour qu'ils soient heureux et arrêtent d'avoir froid, ce serait sympa.

J'aurais apprécié un geste de ce genre, donc je me dis que rendre la pareille c'est pas si mal. Puis au pire pour éviter que les scientifiques de passage voient ça on peut le cacher, y'a pas de soucis. L'idée est cool.
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Re: Contrées polaires

Message par : Rachel Ester Pasca, Mer 24 Mai 2017 - 18:24


LA ok


La verte les observa plonger et se mouvoir avec grâce, bien qu'ils n'aient eu qu'une cuve d'eau relativement petite. Tous les manchots ne pourraient pas les rejoindre. Sept ou huit adultes peut-être, mais à condition de renoncer à nager. Du coup, il n'y avait presque que les bébés, les plus petites, les plus chétives, les bout'choux.

Oui, c'était vrai qu'ils étaient mignons. La sorcière ne pouvaient en fait s'empêcher de tendre la main à chaque fois que l'un d'entre eux passait à proximité. Et même s'ils se laissaient faire, ils ne restaient jamais bien longtemps. La domestication ce ne serait pas pour aujourd'hui. Rachel n'était pas certaine qu'un manchot puisse survivre à Poudlard de toute manière, et à plus forte raison, dans les cachots des serpentards. Il y faisait plus frai qu'ailleurs, ça c'était vrai, mais la verte ne pouvait s'empêcher de garder quelques apriori sur ses camarades et leur capacité à bien traiter les animaux. D'ailleurs, Rachel se rendait compte qu'elle se méfiait de toute l'école.

- Tu ne penses pas que ça peut être mauvais de les faire avoir chaud comme ça ?

Il était trop tard pour y penser selon la sorcière. L'eau commençait déjà à se refroidir. Ou était-ce elle qui prenait froid à force de barboter ? Et puis le mini truc qui venait de sortir de l'eau ne semblait pas s'en sortir trop mal. Ainsi, la verte parvînt à se convaincre que le chaud ne leur ferait aucun mal, tant que cela ne durait pas. Ce n'était l'affaire que de quelques minutes après tout. Un castor pourrait survivre 5 minutes dans une eau à -12 non ? Ou pas d'ailleurs... Finalement, lorsque Rachel secoua légèrement la tête pour signifier à Liskuvo qu'il n'y avait pas de danger, elle n'était plus certaine de rien.

D'un bond, elle sortie alors de l'eau, ne perdit pas de temps pour se sécher. Vite, vite, vite. Faisait froid ici. Trop pour rester mouiller même pour elle. Rachel laissa alors son camarade sortie de l'eau à son rythme. Un manchot, semblait s'être isolé un peu au loin, ce qui titilla la curiosité de la sorcière. S'éloignant alors du groupe, Rachel s'approcha doucement, profitant au passage du bleu irréel de la mer.

- Personne n'a vécu dans le passé. Personne ne vivra dans le future. Le présent est le mode de toute vie.

La sorcière ne répondit pas. Elle ne comprenait pas vraiment cette phrase en réalité, ni pourquoi cette manchote lui disait ça. Elle n'avait rien demandé, pas parlé, juste admiré la glace sous la surface de l'eau. La grandeur avait tendance à fasciner la verte. Et quoi de plus grand qu'un glacier ? Perplexe, elle s'en retourna alors sans dire un mot. Gardant néanmoins ceux de l'animal en mémoire. Ça voulait dire quoi ?

Eh puis finalement, il fut temps d'y aller. L'étudiante ne souhaitait pas vraiment rester bloquée sur cette île recouverte de neige. Un jour peut-être déciderait-elle de venir vivre ici, mais pour le moment elle savait qu'il fallait rentrer. Retourner en cours et essayer encore et encore de faire son petit bout de chemin. Les deux apprentis sorciers prirent alors congé, accordant au groupe de manchots un dernier regard avant de partir.

- Tu penses qu'on pourrait leur laisser ça, comme ça ? Pour qu'ils soient heureux et arrêtent d'avoir froid, ce serait sympa.

- J'vois pas de raison de le leur retirer, approuva-t-elle.

Rachel avait retrouvé son air mélancolique, elle gardait néanmoins un léger sourire. Le retour serait difficile. Elle m'aimait pas naviguer. Redoutait toujours autant de se retrouver au château.

FIN du RP
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Ailyne Lawson
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Re: Contrées polaires

Message par : Ailyne Lawson, Mar 10 Oct 2017 - 21:39


Léo, ressentir le plus grand de tous les mots/maux.
_____________________

J'ai aucune idée de ce que je fais là.

Coincée dans ce corps. Coincée là. Bloquée, entravée. Je peux à peine bouger. Mes lèvres tentent de murmurer. Des mensonges auxquels personne ne croit. Les mains et les jambes liés. La tête embuée d'idées qui pourraient me brûler, rien qu'à les frôler. Brûlure au troisième degrés. Enchainée à ce que je suis, enchainée à des souvenirs. Juste envie d'hurler. Hurler alors que je n'ai plus de voix. Et de toute façon. De toute façon il y a personne pour m'écouter. Ni même pour me regarder. Seule dans une prison de silence, de solitude. Bloquée parce qu'enchainée à moi-même.

J'ai rien dans le coeur. Plus rien dans le corps. Ni l'envie d'avancer, ni même de bouger. Rester sur place. Rester en l'état. Me perdre, finir par me confondre avec le reste du monde. M'oublier à travers le temps et l'espace. Parce que de toute façon si je n'avais pas de consistance ça reviendrait au même. Fumée. Insaisissable.

Sur mon visage. Ma peau brûlée. Toute la joue gauche. Assez d'être un bloc. D'être faite de glace. Assez d'avoir le coeur en pierre. Brûler vive. Brûler vive. C'est tout ce que je veux brûler vive. Me perdre dans l'atmosphère. En fumée. Insaisissable. J'ai plus ma tête, parce que j'ai plus de pensées, je pourrais crever là sans différence. J'ai plus de coeur, il est compressé je le sens plus.

C'est comme si.

Comme si j'avais trop ressenti et que maintenant ça n'avait plus de sens. Le mot même a été utilisé à outrance. Ressentir ne veut plus rien dire. Ressentir c'est un subterfuge. C'est ce qu'on pense pour se consoler. Pour se convaincre d'exister. Ressentir coûte que coûte, n'importe comment. N'importe quoi. Ressentir, ressentir et pourquoi. A quoi ça nous mène tout ça. Mon corps a décidé ça.

Finir bloc de glace, finir liquéfier, à vouloir se brûler. Pour pouvoir de nouveau ressentir. Une douleur, un son, une caresse, une sensation qu'on nous dise. Que c'est pas fini et que ça ne s'arrête pas. Y croire enfin. Y croire parce que ça ferait sens. Parce que la lumière n'a pas été éteinte. Pas complètement.

Qui a éteint la lumière.
Et pourquoi ils ont fait ça ?
Pourquoi tourner en obscurité tout ce qu'il y avait de censé.
Pourquoi m'enlever.
La seule chose de mon existence dans laquelle je n'avais pas peur.

J'aimerais dire. Rallumez. Rallumez.
Ca n'a pas de sens, on n'inverse pas une action qui n'existe déjà plus. On ne remonte pas le temps, les choses ne rentrent pas dans l'ordre. Elles ne font que se détériorer. Et nous avec. Et ma peau avec. Et mon visage. Brûlée, incendiée.

C'était presque doux. Ce soir là. D'avoir mal. De me dire. La douleur me ferait crever. C'était doux de me dire que la douleur m'emporterait. Qu'au moins il me restait cette sensation. Qu'il me restait un peu de souffrance à emporter avec moi. Comme un cadeau. Comme un baiser. La promesse de la nouveauté. La promesse d'une ouverture. D'une possibilité.

Très vite refermé la parenthèse dorée.
Alors on recommence.
Brûlure, coupure, tout ce qui peut blesser et qui ne me fait plus de mal.

Parce que qu'est-ce que c'est le mal. Si ce n'est une notion normative et préjudiciable parce que socialement construite. Qu'est-ce que c'est le mal alors même que le bien n'existe pas et n'a pas de sens. Qu'est-ce que c'est hein. C'est rien, ça n'existe pas. Un mot, une pensée. Sans consistance. Fumée.

Et je sais pas ce que je fous là.
Ca fait des jours que je tourne en rond.
Un lion en cage.
J'ai perdu mes sentiments.
Je les cherche mais plus de sensations.
Le creux dans le bide et le vide dans l'âme.
Je sais pas ce que je fous là et je m'en fous complètement.
Rien n'a de sens et pourquoi ça aurait un sens de plus.
J'ai perdu des émotions.
On ne retrouve pas des émotions.
Ce n'est pas des clés, des papiers, ni quelqu'un.
Quand on perd ses émotions.
On perd son âme.
On laisse du vide et on le remplit de douleurs.

La nature a horreur du vide.

C'est ce qu'on dit.

La nature a horreur du vide. Comblons le vide avec de l'horreur.

Le visage brûlée, les lèvres fendus, sourire de l'ange. les ongles prête à arracher la peau. Ce serait tellement agréable, griffer tellement fort, tout enlever, le corps à vif. Là on ressentirait. Essayer de faire sortir ses yeux. Ils disent que je deviens folle, mais je cherche une issue. Je cherche une p*tain d'issue. Ils comprennent pas qu'il faut que je sorte de ce corps qui m'entrave, qui me ramollit, qui m'empêche d'exister. C'est lui. C'est lui qu'était trop lent, qui a pas pu suivre mes émotions, qui s'est laissé distancer. C'est lui. C'est de sa faute.

Je cherche une issue.
Une issue à cette vie.
Je cherche une partie de moi.
Laissée à l'abandon.
Qui est en train de pourrir.
Dans un coin de rue.
Dans un coin de ta tête.
Déjà morte parce qu'un souvenir ne peut perdurer.
Il est toujours moduler.
Jamais il n'est réalité.

Une issue. Je cours. Je trace. Je sais pas ce que je fous là. Arracher moi les yeux la peau et l'âme. Enlever moi toute cette Mer**. Faite de moi quelqu'un. N'importe qui. Retrouver une voix. J'ai plus de voix. J'ai que des râles au fond de moi. Je crois crever à chaque fois que je tente de m'exprimer.
Clamser serait trop beau. Trop simple.

Je cours et ça n'a même pas de sens. Ni le vent. Ni le froid. Alors je me mets nue.
Nue sur la glace.
Je veux embrasser le froid.
Le laisser m'envahir.
Lui laisser le droit.
D'utiliser mon corps.
Un corps qui ne me sert déjà plus.
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Shae L. Keats
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Re: Contrées polaires

Message par : Shae L. Keats, Lun 13 Nov 2017 - 1:00


Y a quelque chose qui ne tourne plus rien.
Quelque chose de déréglé
Qui était pas la avant
et qui m'effraie.
Quelque chose de déchiré.
d’arracher.

Je fais souvent ce rêves. Je me réveille dans un drap blanc. Il fait jour dehors. Un jour pale de fin d;hiver. Un jour froid. Les fenêtres sont ouvertes. Les rideaux blancs flottent doucement, effleurant au sol le parquet. Je me rends compte rapidement que quelque chose cloche. Parce que cette chambre n'est pas la mienne. Ne l'a jamais été. Parce qu'il n'y a rien ici qui me rattache au passé. Il n'y a pas de vêtements oublies sur une chaise. Pas d'assurance de survie dans un coin sous la forme d'une bouteille et d'un scalpel. Pas de poussière. Tout est trop lisse, trop propre. Alors je me lève. Le cœur au bord des lèvres, je me lève. J'ai mal au bas du ventre, j'y place ma main, et j'appuie, en espérant que ce soulagera. J'avance doucement. Et ma main se tache de rouge. Le sol aussi.
De rouge qui goutte péniblement
Miette d'enfance écrasée.

La mer sentait comme avant la tempête.
Elle dégageait de la puissance, de l’intensité.
Alors j'ai couru.
Partout.
Mais l'air avait partout cette même odeur.
Et j'avais peur.
et c’était pas desagreable
d'enfin sentir quelque chose
juste dans les os.

Il n'y a rien pour me retenir nulle par, j'ai parfois cette impression que cette insensibilité ne me quittera jamais. N'accorder crédit a rien. Et parfois ne même pas réussir a aimer cet enfant dans mes bras. Et m'en vouloir pour ça. M'en vouloir a presque en crever, car si même lui je n'arrive pas a l'aimer, quelle sensation pourra bien me réveiller ?
C'est passager
depuis trois ans
tu t'ecoutes
sans m'accorder aucun crédit.

Je cours. Dans ce corps
nouveau
salvateur
mais qui même aujourd'hui ne parvient plus a me protéger.
je cours.
pour fuir
je ne sais même plus
-quoi.

je vois l'emprunte de ton corps la-bas. j'ai pas envie de m'approcher tout de suite. j'ai plus envie de quoi que ce soit. je crois qu'amorcer n'importe quelle chose me prend trop d’énergie. je crois que j'en ai plus assez. je suis vide.
vide d’émotions.
vide d'espoir.
vide de moi
vide
de
sens.
je ne me comprends même plus. y a plus grand chose a comprendre je crois. fausser un sourire pour réussir a dire que ça va, et vois les autres mordre a l’hameçon. ne voir personne hésiter. regarder
le trou béant caché dans ma poitrine.
et tout le jour je pense a arrêter.
ce serait trop facile. un pas en trop devant le métro.
un pas en moins en haut d'un immeuble.
se demander quelle mort
serait la moins douloureuse
puis penser que ce serait dommage
de mourir avant
ses vingt
-sept-
ans.
et toujours se fixer une echeance,
et tenter de s'y tenir.
j'en ai marre tu sais
du vivre ma vie par petits coups.
j'en ai marre tu sais
d'entendre que ça ira mieux demain.
ça fait des mois
qu'on me le répète.
je vis pour l'autre
et j'arrive même plus a lui dessiner
une safe-place 
suffisante.

Et c'est soudain, comme un élan. L'orage déchire le ciel et je me mets a courir vers toi. Vers ta forme étendue.  Je cours pour ne plus rien penser. Je cours pour arriver. Pour rester par terre. sans rien dire. sans mourir.
juste geler
et attendre
voir si on arrivera a se réveiller.

Chimère éteinte
de n'avoir su composer
avec trop de fausses notes.

Je cours, je glisse, je tombe, je me relève, j'avance. Le froid mord. Le froid brule et la glace coupe, mais je continue. Le corps de Shae que je commence a souiller. Mais peu importe au fond. Le soucis ne vient pas du corps, j'ai fini par comprendre. La lèvre fendue, le corps lacéré. Les vêtements au sol. Et continuer a se griffer en espérant s’ôter la peau. En espérant se libérer. Parce que le corps est trop étroit. non pour une âme. Mais pour ce vide sidérale. Qu'une corps n'arrive même plus a contenir.
Carte de ma santé mentale
dessinée du bout des doigts
sur ma peau blanche.
Je te rejoins
le rouge
sur le blanc.
je te regarde
sans rien dire
y a rien a faire
rien a sauver n'est-ce pas
qu'est-ce qu'on fait la ?
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Antiochus Omega
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Re: Contrées polaires

Message par : Antiochus Omega, Dim 18 Fév 2018 - 10:22


HRPG : Post unique. Pour lire le chapitre I (L'enlèvement), cliquez ici


Chapitre II : Préparation des potions



Antiochus était au fond d’une grotte située dans une chaine de montagnes de la Russie Orientale et qui n’était pas encore connue de la population moldue locale étant donné la difficulté pour un être humain d’y accéder à pieds. Le sorcier avait découvert cet endroit lors de son voyage de fin d’études à Poudlard à travers le monde. Il aimait y retourner lorsqu’il avait besoin de s’atteler à des travaux magiques sans être dérangé ou interrompu. Il avait transplané à l’intérieur de la cavité rocheuse car au dehors une forte tempête de neige balayait la région en émettant un sifflement aigu et strident. Antiochus, ce jour-là, n’était pas vraiment Antiochus. Son regard était bien plus sombre qu’à l’habitude et son visage n’arborait pas la même sérénité. Son alter-ego, Victor, était encore aux commandes de son hôte reclus à l’intérieur de son propre esprit et incapable de contrôler son corps.  L’entrée de la grotte était étroite et il fallait circuler dans un espace long et fin avant de pouvoir accéder à un espace bien plus vaste, creusé dans la roche, au sein duquel Antiochus, lors de ses jeunes années, avait aménagé un espace de travail digne de ce nom et en accord avec sa passion de toujours : les potions. La pierre, éclairée par les flammes de torches placées sur les parois, était scupltée de telle manière qu’il y avait en elle, sur le plat lisse de ses quatre murs, des espaces de rangements dans lesquels étaient placés des chaudrons de différentes matières et de différentes tailles. Une armoire à ingrédients et à fioles était également encastrée dans le mur. Il y avait aussi une bibliothèque remplie de vieux livres, un étendoir à instruments, un amas de buches et un espace à travers lequel s’écoulait de l’eau de source. Au centre de la pièce se trouvait une table qui était un bloc de granite rectangulaire jaillissant du sol de même composition. L’espace de travail était suffisamment grand afin que le sorcier puisse poser ses ingrédients et son chaudron afin de créer.  

Ne souhaitant pas perdre de temps, car d’autres parties de son projet le passionnaient davantage, il débuta directement la préparation de la première potion. Il se saisit de sa baguette et fit glisser sur le bloc de pierre se tenant devant lui un chaudron en argent de taille moyenne. Il attira vers lui alors divers outils comme diverses lames en argent, cinq buches, un thermomètre, une grande cuillère en bois, un décanteur et une fiole au verre finement poli sur laquelle Victor avait jeté un sort d’extension afin de lui permettre de contenir toute la potion du chaudron. D’un autre coup de baguette, il fit léviter l’eau de source circulant à travers la roche jusque dans le chaudron qui se remplit progressivement jusqu’à contenir la portion d’eau idéale. Il marcha ensuite vers l’armoire à ingrédients et se saisit manuellement de tous les éléments dont il avait besoin : langue de caméléon, feuilles d’ortie, bave de crapaud, sève de Saule Cogneur et 2 limaces. Il les disposa sur son espace de travail et plaça à l’aide de sa baguette les buches sous le chaudron. À l’aide d’un autre sort, il mit le feu aux buches regroupées qu’il enchanta afin de pouvoir mentalement régler sa température. Il plaça le thermomètre à la main dans le chaudron afin que progressivement les 50 degrés Celsius soient atteints. Il se saisit alors de la langue de caméléon, parfaitement préservée par l’effet d’un sort de conservation des ingrédients, et à l’aide du scalpel en argent effectua une coupure tout le long de la langue en passant par son milieu. La plaie était faite de telle manière qu’elle ne transperce pas complètement l’organe, pour contenir la salive sans la laisser se répandre. Victor ouvrit ensuite un petit pot dans lequel était contenu la bave de crapaud. Il la versa tout le long de la plaie ouverte afin de la remplir avant d’embaumer soigneusement la langue de plusieurs feuilles d’ortie. Il jeta un coup d’œil au thermomètre. L’eau était à 45 degrés mais en quelques secondes passa à 46 ce qui indiqua que bientôt elle atteindrait les 50 degrés Celsius attendus. Lorsque ce fut le cas, Victor bloqua le feu afin qu’il ne dégage pas plus de chaleur au récipient que ce qu’il lui transférait actuellement. Il plaça alors la langue de caméléon dans le chaudron. Il trancha par la suite les têtes des limaces et les plaça dans le chaudron en mettant de côté les autres parties des corps. La préparation était terminée. Victor augmenta et patienta le temps que la température atteigne les 100 degrés Celsius. De là, il laissa le feu à température constante et attendit 50 minutes en jetant un coup d’œil à la préparation de temps à autre. À cette échéance, il filtra la potion qu’il versa au fond de la fiole extensible.

Victor s’en alla alors nettoyer le chaudron en le baignant sous le flux d’eau de source. Il nettoya également sa table de travail et ses instruments avant de les remplacer au même endroit et dans le même ordre. Après avoir installé le chaudron sur les bûches et l’avoir rempli d’eau de source, le sorcier consulta à nouveau l’armoire à ingrédients. Il se saisit de 10 brins de cranson officinal, 5 fleurs de livèche, 4 onces de pollen d’achillée sternutatoire, 5 brins d’alihosty, 2 plumes de vivet doré et 5 graines de reine Claude. Il se concentra en premier lieu sur la préparation des brins d’Alihosty. Se saisissant d’un couteau en argent tranchant comme une lame de rasoir, le sorcier se mit, en pressant la partie avant de la lame sur la pierre d’une main et en effectuant un va et vient très rapide à l’aide de son autre main, à hacher menu la partie de plante. Une fois cela fait, il alluma le feu aux buches et s’empressa de jeter dans l’eau une graine de reine claude. Puis, il tourna la cuillère dans l’eau deux fois dans le sens des aiguilles d’une montre puis deux fois en sens inverse. Il ré-exécuta ce procédé six fois avant que l’eau devienne pleinement statique, incapable de choisir un sens de rotation. Victor laissa alors infuser pendant quinze minutes à l’échéance desquelles il jeta deux nouvelles graines ainsi que l’ensemble du pollen d’achillée sternutatoire. Il tourna par la suite deux fois dans le sens des aiguilles d’une montre puis deux fois dans le sens inverse. Il répéta cette action à nouveau plusieurs fois jusqu’à que l’eau cesse de savoir dans quel sens tourner. Puis il laissa cuire pendant une quinzaine de minutes. Il ajouta ensuite trois graines, puis une à une les fleurs de livèche. Il laissa à nouveau quinze minutes de cuisson s’écouler. Enfin, il ajouta les brins de cranson officinal et recouvra le chaudron d’un couvercle en métal afin de laisser la potion bouillir pendant une demie heure. Une fois le temps de préparation achevé, il filtra la potion qu’il versa dans une seconde fiole extensible.

Le procédé de nettoyage du plan de travail se répéta et Victor se prépara à la préparation d’une troisième potion. Il avait disposé devant lui cinq racines de marguerites, trois figues, cinq chenilles, un foie de rat et six sangsues. Il plaça tout d’abord dans l’eau de source non chauffée les marguerites et les laissa tremper pendant une vingtaine de minutes. Durant ce laps de temps, il coupa les chenilles en tranches à l’aide d’un couteau de boucher en argent. Il fit alors progressivement chauffer l’eau du chaudron en mettant le feu à de nouvelles buches. Il se saisit de sa baguette et s’éloigna alors de trois mètres du récipient. Il fit ensuite léviter doucement le foie de rat jusqu’au fond du récipient en argent. Il patienta quinze minutes avant de ressortir le foie et le poser délicatement dans un petit bol en terre cuite afin qu’il ne goutte pas partout. Durant ce temps, un couteau que Victor avait enchanté s’était chargé d’hacher finement les racines de marguerite qu’il jeta alors dans l’eau. Il replaça à nouveau par lévitation le foie de rat et laissa la concoction infuser pendant une trentaine de minutes tout en remuant à intervalles réguliers avec la cuillère en bois dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Puis il pela les figues une par une et les ajouta à la mixture. Il patienta une dizaine de minutes avant que la potion ne prenne une couleur vert-jaune et remua quelques minutes avant d’ajouter les sangsues. Il continua enfin à remuer le tout jusqu’à que la couleur de l’eau devienne vert-clair. Puis, il filtra, versa dans une fiole et rangea son espace de travail.

Son travail étant à présent achevé, le sorcier rangea la salle de travail, plaça les fioles remplies dans une petite sacoche en cuir qu’il porta en bandoulière sur son épaule droite. Il prit soin alors de sceller le petit espace étroit qui permettait d’accéder au dehors et du dehors d’accéder à l’intérieur en faisant remonter la pierre jusqu’au plafond. Ainsi, personne ne découvrirait cet endroit ni ne serait en mesure de le piller. Alors, le sorcier transplana.


À suivre ...
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Arnaud Meula
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Re: Contrées polaires

Message par : Arnaud Meula, Dim 8 Juil 2018 - 10:53


RP Unique:
Obtention de la prothèse en Suède:
LA de Max

 CRAC
Craquement sec dans le silence du Nord, ce matin tu t'étais levé tôt, très tôt, pour te préparer à ton voyage, ton elfe de maison avec toi, il allait t'aider à transplaner jusqu'en Suède et porter pour toi ce que tu venais chercher, mais te voilà à destination, quelques minutes de marche pour arriver vers une ville. Cependant, c'était une ville moldue et il fallait être discret.

Écoutes James, je vais aller chercher ce dont j'ai besoin, je te laisse m'attendre ici d'accord? Ne t'en fais pas, je ne serai pas long et si jamais tu as un soucis ou que tu sens un danger, tu sais quoi faire d'accord?

Lui lâchant la main, direction le magasin de l'artisan, c'était un ancien gryffondor qui t'en avais parlé, un monsieur qui avait une prothèse à la place de la jambe, bien aimable et avec une dose de sincérité dans son regard. Trop de réflexions cependant, il est temps de passer la pas de la porte et de franchir un cap que tu attends depuis... si longtemps.

Petite clochette qui sonna, odeur d'anciens objets en bois, Moldu qui se tenait derrière dans son petit atelier.

Bonjour Monsieur, je suis venu pour un service.

Il se retourna et s'approcha vers moi, le visage souriant comme s'il me connaissait déjà.

Anglais, jeune, vous devez être Monsieur Meula! Monsieur Karter m'a appelé pour me prévenir de votre arrivée prochainement, vous avez fait vite!

Sourire gêné, tu savais que tu ne devais rien révéler sur le monde magique, alors il te fallait une excuse pour compenser cela. L'excuse de l'avion est toujours la meilleure pour les moldus, voyage rapide et sans traces possible.

Oui, j'ai pris l'avion la nuit dernière, j'ai de la famille pas loin sur Falun. J'étais donc venu pour la prothèse de ma main gauche, j'ai perdu ma main il y a de cela quelques temps désormais et j'aimerai pour une prothèse qui me permettrait de retrouver l'usage de ce membre perdu, saisir des objets etc..

Asseyez-vous ici, je vais prendre les mesures de votre bras et examinez un peu cela, j'ai déjà des prothèses en réserve, mais il faudra effectuer une légère modification, si cela ne vous dérange pas d'attendre.

Évidement, tu te doutais que tu allais devoir attendre quelques minutes voir heures, ce n'était pas un simple achat au chemin de Traverse que tu venais faire. T'asseyant alors sur l'espace qu'il te vise, tu attends, tu attends, tu le laisses examiner ta main, pratiquer une sorte de massage pour trouver des points nerveux, il repart dans l'atelier, reviens et repart encore, il fait des allers-retours pour examiner, prendre des notes, modifier la prothèse.

~~Une poignée de longues minutes plus tard~~

Alors que tu commences paisiblement à te sentir somnolant, l'artisan alors parti depuis un petit moment revient vers toi avec un volume de voix qui ne manque pas de te faire légèrement sursauter dans ton état de somnolence.

Et voilà Monsieur! Une prothèse parfaitement adapté pour vous, j'y crois totalement! Avez-vous besoin qu'on la fixe ici pour la première fois? Ou avez-vous quelqu'un dans votre île de Grande-Bretagne qui puisse vous aider?

Analysant la prothèse qu'il venait de te donner, tu te rends compte du détails et de la simplicité de la main, vue de l'extérieur on voit évidemment que ce n'est pas une vraie main, mais tu pourrais être beaucoup plus furtif avec cela. Un rêve venait de se réaliser, enfin.. une première partie de ce rêve. Maintenant, il te fallait retourner chez toi et prévenir Elhiya, en espérant qu'elle accepte.

Woaw, c'est magnifique, j'ai déjà quelqu'un qui peut m'aider... quelqu'un de spécialisé dans la médecine en fait. Elle saura parfaitement régler tout cela, je vous remercie! Vraiment, c'est.. bref.

Un sourire de sa part, il se rend compte qu'il a beaucoup fait pour toi, qu'il a redonné à un jeune une seconde vie et que ce jeune pourrait faire de grande chose. Dans tout les cas, tu ne manque pas de le payer plus que le nécessaire et de le saluer à ton départ. Maintenant, que tu possèdes ce que tu désires tant, il est temps de rejoindre ton ami, ton elfe de maison qui t'attendais à l'abri en dehors de la ville. Le pauvre a surement du s’inquiéter pendant ta longue absence, mais tu es là désormais.

Tu es prêts James? Nous rentrons à la maison, j'ai ce que je suis venu chercher, tu as bien fait ton travail, je suis fier de toi, maintenant rentrons.

La dernière sensation était ce vent froid qui marquera mon premier passage en Suède.

CRAC


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Arty Wildsmith
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Re: Contrées polaires

Message par : Arty Wildsmith, Sam 18 Aoû 2018 - 15:47


Dans le vide Islandais
Avec Kohane. LA échangés.


A peine les pieds difficilement enfoncés dans le sol gelé, le visage est percuté par la brise glaciale, à en faire immédiatement rougir le bout du nez. Il y avait bien une différence avec la température écossaise. Le gamin avait prévu cela, enfin, du moins dans sa tête puisqu’il n’avait pas troqué ses éternelles baskets dorées. Comme accompagnatrices de la quête qu’il espérait sereine en compagnie de Kohane. Il plisse les yeux, penche la tête, regarde une montre qui aurait dû se trouver à son poignet. Quelque chose clochait. Il fait tout noir. Éclair de lucidité-perspicacité devant la nuit qui les recouvre entièrement. Ils étaient pourtant supposés arriver au milieu de l’après-midi. De longues minutes qu'il avait passées à étudier photographies, paysages, récits, à surfer sur la technologie moldue, visualiser exactement où ils atterriraient. Alors s’était-il trompé ? Il lâche le bras de la Gryffondor, pour permettre à ses mains de fureter l’obscurité devant eux, s’assurer qu’ils étaient dans un espace gigantesque d’air frais. Ils n’y voyaient rien. Son nez se lève vers nulle part, tenter d’y décerner rien qu’un petit quelque chose. Mais c’est l’horizon pailleté qui vient lui frapper les boucles surprises et coincées sous un bonnet. Un ciel dépourvu de tout coton nuageux, les étoiles présidaient. On s’est trompés de dimension j’crois. Le Louveteau tourne sur lui-même, est-ce que c’était possible ça ? Qu’il voulait tellement aller au bout du monde qu’ils avaient dépassé les frontières du réel ? Au cours du tube transplanatique, il avait peut-être désirait trop ardemment s'éloigner, tout couper, et se retrouvait maintenant dans un nulle part constellé.

Il faisait beaucoup trop nuit. Parce qu’évidemment, ils n’avaient pris ni carte ni boussole ni conseils ni rien du tout, dorénavant seulement emmitouflés par ce qui semblait être un éternel vide - en même temps, c'est qu'ils avaient voulu tomber. Odette se faufile alors hors de sa poche pour illuminer les alentours d’un discret #Lumos. Pauvre idée d’un sorcier qui décide d’ignorer le secret : il ne savait pas où ils se trouvaient. Typique scène où à peine retourné, il découvrirait une horde de moldus derrière lui. Finalement c’est une plaine déserte qui s’étale de tous côtés.
Des montagnes les observaient de loin, le regard suspicieux, couvertes d’une végétation légèrement enneigée, quand elles n’étaient pas rocheuses. Une dizaine de pas sur le côté, de l’autre, le jeune Auror s’assure qu’il n’y avait rien. C’est vraiment un pays tout paumé non ? Qu’il chuchote d'une voix minuscule à la brune. Pourquoi parlait-il si bas ? Comme une volonté de ne pas déranger le lourd silence qui les recouvrait. Jusqu’à ce que Kohane s’agite, sorte de son sac à dos de randonneuse – je suppose – la tente magique, repaire toilé pour leur voyage. Tu savais qu’il ferait nuit toi ? On peut rien faire aujourd’hui. Contraints d’attendre le lever du soleil du lendemain pour y voir plus clair, pour se diriger vers ce qu’ils recherchaient. Le Lumos disparaît pour aider la Gryffondor à élever la tente, une minute à peine avant d’y pénétrer, lancer un feu de cheminée. Le gamin dépose près de son lit son volumineux sac à dos pour se retourner vers Koko. On fait quoi ? Absolument besoin d’être guidé dans cette surface toute perdue. Il se dirige malgré tout vers l’extérieur, comme happé par la froide étendue, comme s’il y avait quelque chose à découvrir, à percer.

Inspiration qui nettoie l’intérieur de toute chaleur, il s’assoit devant la tente, rangeant Odette et tapotant ses moufles entre elles. Réfléchir. Qu’est-ce qu’il attendait exactement de ce périple ? Il était parvenu à s’éloigner du quotidien de sa vie en Grande-Bretagne. Et maintenant ? Devait-il y penser là immédiatement tout de suite ? il s’allonge, crochète ses rétines ébahies aux étoiles qui le surveillaient. Il cherche à leur révéler quelque chose qui reste entremêlé à sa langue rafraichie. Elles seraient épaule sur laquelle il déballerait la rancœur, l’amertume, la rage, la mélancolie, le manque, l’absence, la vengeance qui s’étaient agglutinés dans l’épicentre de l’abdomen. Peut-être même qu’il ferait un vœu.
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Re: Contrées polaires

Message par : Kohane W. Underlinden, Sam 22 Sep 2018 - 20:56



LA d’Arty

-On s’est trompé de dimension, j’crois.

Pardon ?
La voix d’Arty me parvient, mais un peu lointaine. Alors qu’il est tout près de moi. C’est juste que je suis tellement perdue dans mes pensées que j’ai l’impression qu’il est loin. De l’autre côté du bocal.
Il paraît tout aussi dépaysé que moi. Par cette lueur -ou absence de lueur- à laquelle on ne s’attendait pas. Ce silence, aussi. J’sais pas avec précision où on a atterri. Mais ce qui est sûr, c’est que

-Non, on est au bon endroit. On est dans notre bout du monde, je prononce dans un murmure.

Et, à mesure que j’avance cette constatation, un sourire grandit sur mes lèvres.
La nature, le silence, le vide, l’espace vaste et l’obscurité. C’est notre bout du monde, celui qu’on cherchait, celui pour lequel on crevait d’envie. Notre bout du monde à nous, nous seuls.
On est deux, tombés dans ce nulle part.
J’inspire à plein poumons l’air frais. Qui n’a rien à voir avec celui de Londres. Rien à voir avec celui de la Grande-Bretagne en général. Ici, il n’est pas familier et son odeur d’inconnu est délicieusement délassante.
Je constate qu’Arty tourne, regarde, explore, cherche à connaître cette nouvelle dimension ou ce nulle part. De mon côté, je ne bouge pas. Seuls mes yeux se mettent en mouvement, de gauche à droite puis de droite à gauche. Je sens, sur mon dos, le poids de mon sac -quoiqu’allégé d’un sort.
Ca me rappelle un peu la première et dernière fois que j’ai campé en compagnie de l’ex-Pouffy. Pour cette chasse au Leprechauns. Vous savez, la fois où un petit bonhomme vert a essayé d’enlever Arty ! Oh, la trouille qu’il a eu, j’vous raconte pas. Moi non plus, je n’étais pas bien, en m’imaginant rentrer seule pendant que le garçon serait prisonnier dans une colonie de Leprechauns, obligé de porter un petit chapeau vert et de se forcer à rétrécir sa taille.
Aujourd'hui, nous ne sommes pas en Irlande. Bien que, remarquez, à quelques lettres près, c’est bon. Mais, clairement, c’pas la même ambiance. Pas de Leprechauns, donc, je pense. Par contre, je crois que dans ce coin-là, c’est la contrée des trolls, suivant les croyances populaires. Et des Elfes, représentés non pas comme les esclaves de la communauté sorcière mais plutôt comme des être nobles, sveltes, blonds, gracieux et immortels. Tout l’inverse d’un Dobby, quoi.

De la lumière vient briser le soir. C’est Arty qui a allumé sa baguette et permet une meilleure vision de ce qui nous entoure.
C’est vraiment le désert. Aucun indice de présence humaine. Et c’est ce qui rend le lieu
incroyablement agréable.
Tout à fait ce que je cherchais. Sans doute ce qu’Arty cherchait aussi. Pour ne plus étouffer en silence. Enfin, respirer. Fuir tout ce qui nous oppresse. Tout ce qui nous pèse si lourd, tellement lourd sur les épaules.
Regard à la dérobée vers mon compagnon de route, alors qu’il commente le pays, lequel apparaît comme tout paumé. Il a pas tort. L’Island, c’est une île et sacrément loin. Je hoche doucement la tête sans oser vraiment répondre. Se contenter, pour l’heure, du peu de mot. Afin de ne rien troubler de cet univers paisible.
Comme il n’y a sans doute pas grand-chose à faire pour le moment, je finis par retirer mon sac de mon dos, fouiller dedans afin d’en extraire la tente. Avec l’aide d’Arty et, surtout, d’un sort bien placé, nous voilà bientôt avec un vaste abri. Je rentre les affaires tandis que l’ancien jaune-et-noir s’occupe d’aménager l’espace de façon confortable, avec un feu qui réchauffe les âmes.
Après avoir chacun préparé son coin -c’est à dire mettre nos affaires respectives près de nos lits- il me demande ce qu’on fait. J’affiche une mine un peu perplexe à cette question. On n’avait rien prévu en particulier. Pas de plan, pas de planning. On est partis parce qu’on en avait besoin, l’un comme l’autre. Et on avait surtout besoin de mettre les voiles sans même savoir avec précision ce qui pourrait nous attendre de l’autre côté.

Arty est désormais à l’extérieur, devant la tente. Allongé, sous le regard des étoiles. Après quelques secondes supplémentaires de réflexion, je le rejoins. Je jette, autour de la tente, quelques basiques sorts de protection. Pas que je craigne grand-chose ici, mais sait-on jamais tout de même. Puis je me tourne vers Arty. Le regard, allongé par terre.

-Tu veux marcher un peu avec moi ? Trouver le bout du bout du monde. Là où on pourra se pencher au-dessus de l’univers.

A mesure que je parle, mes lèvres rejettent une buée blanche qui rappelle le retour des températures fraîches. L’été tire définitivement sa révérence.
Je tends la main à mon acolyte espion et l’aide à se relever. Je m’assure de lancer un sortilège pour refroidir les flammes allumée par ledit acolyte, histoire qu’il n’y ait pas d’accident et de tente cramée à notre retour. Puis nous nous mettons en route. Côte à côte.
La magie éclaire notre chemin et le silence se glisse en troisième membre du groupe. Ce n’est pas un silence pesant. Plutôt bienvenu. Où chacun est plongé dans ses pensées, ses réflexions. Sa bulle.
Je repense à Shae. Les souvenirs vont loin, très très loin en arrière. Quand iel était Leo. Leo Keats, l’inconnu des lettres qui me faisaient rêver. C’est avec lui que j’ai campé pour la première fois, hors du cercle familial. Ce n’était pas en Island, dans un bout du monde. Plutôt en pleine forêt britannique, soi-disant hantée et, franchement, y’avait des trucs pas clairs dans ce lieu. Les Moldus ne racontent pas toujours n’importe quoi.
Ce souvenir rappelle l’innocence d’autrefois. Quand toutes les relations étaient si simples. Et que la perte n’existait pas. Rachel était mon amie. Leo, mon amour de jeunesse. Et Asclépius, la relation antipathique à laquelle je ne pouvais faire autrement que m’accrocher.
Des trois, deux sont partis physiquement.
La dernière, je ne veux plus la voir.
J’ai l’impression qu’il ne me reste rien des temps des rires adolescents et des amitiés sincères.
Mes pas continuent de se caler sur le même rythme qu’Arty ; le ventre se serre. J’suis venue ici pour respirer. Et malgré tout, je continue de me sentir assaillie. Par le passé.
Tout en marchant, je regarde mon compagnon de route en coin. Et lui. Pourquoi a-t-il besoin d’air ? Pourquoi désire-t-il ce bout du monde ? Qu’est-ce qui pèse tant sur sa cage thoracique ?
Des bruits d’herbe froissée sous nos pieds, branches qui craquent, cailloux qui roulent.
Enfin, je décide de rompre le silence :

-Tu veux parler ?

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Re: Contrées polaires

Message par : Arty Wildsmith, Dim 30 Sep 2018 - 23:22


Le silence n’était pas l’ami d’Arty, il s’agissait toujours pour lui de le percer, l’embêter, ne pas le laisser s’installer. Il avait quelque chose qui faisait frissonner les boucles d’une gêne inquiétante. Pourtant. Il y avait des fois où le gamin l’accueillait à cœur grand ouvert parce qu’il avait des allures de sacré. Avec certaines personnes aussi, surtout. Ici Kohane. Tandis que ses pieds écrabouillent le plus délicatement possible l’herbe gelée – tenter de ne pas chiffonner le calme froid – il sent la Gryffondor frétiller de l’intérieur, assaillie par kyrielles de pensées, sûrement nostalgiques. Avant la terrible question, souhaitait-il parler.
Toujours, devrait-il répondre. La langue du gamin était traversée d’une incorruptible agitation, il y avait continuellement quelque chose sur le bout des papilles, souvent rien de bien intéressant, mais une nouvelle fois, les éclats de voix futiles comme arme contre le silence. Pourtant il prend un long moment pour déglutir, une fois, deux fois, jusqu’à ce que la salive déserte la bouche, il serre la mâchoire. Ce n’était pas qu’il ne voulait pas, c’est surtout que les mots sur le bord de la bouche du Louveteau n’ont pas l’habitude d’être si bouleversés qu’ils compressaient la cage thoracique. Pourtant, il fallait, s'émanciper de toute la noirceur qui continuait de le bouffer, des remords aussi évidemment. J’suis maudit. Beau résumé. De sa langue il humidifie ses lèvres gercées par la brise glaciale, une courte pause avant de se lancer.

Il renverse la tête en arrière, inspire avant de tout cracher au ciel dégagé-étoilé et à l’amie qui l’accompagnait. Un temps nécessaire pour la préparer, d’ailleurs. C’est parti. J’me suis fait mordre par un loup-garou, j’suis un loup-garou. Parce que cela avait été comme le point de départ d’une série d’événements bordéliquement cahotiques, ou peut-être que cela remontait à plus loin encore, son renvoi, son changement d’identité, qui sait. Peu importait en réalité. L’essentiel était de parler. Il tente tout de même un sourire sur le côté, rassurant, j’vais pas t’manger, c’est pas la pleine Lune. Il avait consciencieusement vérifié, ce n’était pas son souhait que de mordre ceux qu’il aimait. Et parce qu’une fois lancé il était difficile d’arrêter les rouages de l’honnête confession, j’t’avais dit qu’j’avais un amoureux. C’était il y a longtemps, quand ils étaient dans cette cave à parler de leurs funérailles. Et là nous allons passer cette erreur de chronologie narrative si vous le voulez bien. Je l’ai repoussé, hop de ses mains il mime le terrible rejet, parce que pourquoi ? le dirait-il ? avouerait-il à celle qu’il jugeait comme d’une douceur et d’une gentillesse sans pareilles que c'est parce qu'il avait agressé violemment quelqu'un ? parce que j’suis bête, bête, bête. A se tapoter de façon répétée le front. C’est pas faux. Bref, j’lui ai même pas dit qu’en fait j’étais pas mort. Alors qu'il était là, lors de ces funérailles-farceuses, s'il tendait l'oreille il pouvait encore entendre les cris de l'Amoureux lui faire saigner les tympans et le cœur. Et parce qu’il a retardé, procrastiné, peut-être un peu oublié, pour finalement ignorer comment l’annoncer. Ça me grignote le cœur j’crois. C’était peu de le dire.
Alors qu’ils continuent de marcher, le gamin ferme les yeux, les serrent, renferme à double clé cette irrésistible envie de transplaner, débarquer il ne savait où pour trouver l’Amoureux, lui avouer, lui dire, s’excuser, l’embrasser. Parce qu’il ne peut pas, sûrement un peu à cause de, puis il y a mes colères aussi, ça fait pas bon ménage avec ma lycanthropie. Kohane ne savait pas non plus ça, le tourment qui lui rongeait les entrailles, il s’arrête, tente d’expliquer sans trop passer pour un gamin capricieux, j’ai quelque chose à l’intérieur ses moufles innocentes désignent sa poitrine toute serrée, qui fait que j’explose, tout le temps, comme ça, pour rien. Il ignore le nom exact de son trouble parce que ni ses parents ni sa narratrice le lui ont révélé. Plus qu’un grignotage du palpitant donc, c’était un état de fureur permanent qui logeait dans l’épicentre.

Les bras finissent ballants le long du corps tremblotant, comme soudainement épuisés. Il avait tout balancé, il inspire de nouveau avant de s’arrêter, regarder l’amie-confidente. Un simple et toi, qu’est-ce qui te grignote le cœur ? Parce qu’elle devait en avoir rudement besoin aussi, elle avait réclamé comme lui ce paysage désert et purificatoirement libérateur.
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Re: Contrées polaires

Message par : Kohane W. Underlinden, Lun 22 Oct 2018 - 0:16



       

La marche a toujours été comme une sorte de thérapie pour moi. Evacuer la douleur dans les pas perdus. Les pas que je laissais glisser dans les couloirs froids de Poudlard, après le couvre-feu. C'était ma façon de me sentir mieux. Ou, en tout cas, de ne pas penser à ce qui allait mal.
Ce soir, y'a aussi la marche. Mais plus en solitaire.
Arty est à mes côtés. Il se glisse, comme moi, dans la nuit. Brindille qui craque de temps à temps. Et le silence. Qui a donné suite à ma question.
Peut-être qu'il a pas envie de parler.
Peut-être qu'il veut juste qu'on continue comme ça. Avancer en muets. C'est dans les blancs qu'il se remet le mieux de ses blessures.

Mais bientôt, sa voix s'élève. Un adjectif. Maudit. Je suis maudit, qu'il dit.
Doucement, ma tête se tourne dans sa direction. Distinguer son profil, près de moi. Alors qu'il continue sur la voie qu'il a commencée à esquisser de ses premiers mots.
Mon cœur fait un bond avant de se serrer lorsqu'il parle du loup-garou. De la morsure. Je ne peux plus détacher mes yeux de sa silhouette qui continue de trottiner à mes côtés.
Arty. Loup-garou.
Deux termes que j'ai du mal à coller ensemble.
Arty. Loup-garou.
Je me mords la lèvre inférieure. Je sais à quel point la situation de ces êtres différents peut être difficile. Les gens ne sont pas toujours très ouverts d'esprit. Et être condamné à se transformer à chaque pleine lune, à perdre le contrôle, parfois en arriver à des gestes regrettables... je n'ose même pas imaginer l'amertume que ça peut engendrer.
Je referme délicatement une main autour du bras d'Arty. Pour lui dire que je suis là. Parce que, à cet instant, c'est tout ce que j'arrive à faire. Alors que l'ex-Blaireau continue de se jeter à l'eau. Nageant chaque fois un peu plus loin dans l'étang aux confidences.

L'amoureux.
Dont j'ai déjà entendu parler. Ce jour-là, dans la cave.
L'amoureux repoussé, sans raison. Et les regrets. Qui grignotent le cœur. L'envie de changer le cours des choses. Peut-être qu'il se sent impuissant. Peut-être qu'il se sent faible.
Mais
Il ne réalise pas
Que rien n'est fini ?
Il peut encore agir ! Il peut encore faire quelque chose ! Il peut encore courir, il peut encore crier, il peut encore hurler. Il peut encore sauter de la falaise en espérant que l'autre sera là, en bas, et qu'ils puissent, ensemble, recoller les morceaux.

-Les colères, ça se travaille, je réponds doucement, d'une voix pas trop forte, comme si je pouvais perturber le calme du lieu.

Autour de nous, les arbres se font de plus en plus denses. Hauts. Parfois tordus. Des étoiles qui, de temps en temps, déchirent les feuilles. Et nous avançons.

-C'est parfois long, apprendre à se connaître et à se contrôler. Ca demande des efforts. Mais ça se fait. Faut juste faire le premier pas. Vouloir le faire, aussi.

Je me tais. Regarde désormais mes pieds qui marchent sur le sol légèrement humide de soir. Mon bras est passé sur le bras d'Arty, comme s'il me fallait le tenir pour qu'il avance. Ou, au contraire, comme si j'avais besoin de lui comme béquille pour continuer le chemin.

-J'sais pas quoi te dire, pour la morsure. Ca me fait mal pour toi. Mais... j'sais pas quoi faire. Tu as vu comment te procurer de la potion Tue-Loup ?

Le sol devient plus pentu. C'est très léger. Mais les jambes le sentent.
Et, à mesure que nous montons, la distance entre les arbres s'agrandit. L'environnement s'éclaircit. Il y a désormais davantage d'étoiles visibles au-dessus de nos têtes.

-Et l'amoureux... n'abandonne pas. Jamais. Si ça te tient à cœur et que tu peux encore agir, fonce. Si tu peux encore le rattraper, vas-y. Parce qu'un jour, il sera trop tard. Un jour, tu pourras plus rien faire. A force de te dire que tu as le temps, tu te retrouves au pied du mur. Et alors là, tes regrets ne pourront plus être apaisés.

Lorsque les arbres s'effacent, nous nous retrouvons en plein devant le ciel de nuit. Au bord du précipice. Une falaise quelconque -un bout du monde.

-Vas-y, j'ajoute dans un souffle.

D'un pas décidé, je me dirige vers le bord. La frontière. Au-dessus du vide.
Je lâche le bras d'Arty et, encore un pas, je reste là. A retour sous moi. Le paysage d'arbres, de verdure et de caillasse qui s'étale.

-Moi, j'l'ai laissé filer, ce temps. Et maintenant... c'est trop tard. J'l'ai laissé partir, avec des tas de choses que je n'ai pas dites. Comme toi, je regrette. Mais... j'peux plus lui courir après. Parce que, où que je courre, il n'est pas là.

Je me force à respirer, longuement, profondément.
Respirer, encore, encore, cet air froid.
Et le nœud dans l'estomac qui s'amplifie. L'enclume au fond du cœur qui pèse encore plus lourd.
Je finis par tourner à nouveau la tête vers Arty.

-Asclépius a disparu. J'me sens seule. Abandonnée. Et il me manque.

Voilà un bon résumé de la situation, je trouve. Et du poids sur le cœur. Un cœur que j'aimerais encore plus enterrer maintenant. L'enfouir, pour l'oublier là. Alors même qu'Asclépius a voulu m'aider à cesser de me cacher et cesser de le bloquer entre quatre murs impénétrables. Mais lorsqu'il refait surface, à vif, il fait trop mal.
Alors.
J'aimerais qu'il ne soit plus là.

....................Now I'm all alone
............................................Now you're gone for good
.........................................................................Now I'm stuck right here
......................................................................................................Wishing I understood

.............................................................................................................................................[...]

.........................................................................................................................And I'm missing you
........................................................................................................................................I'm just missing you
(Starkid, Missing you)

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