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Promenade sur le Chemin de Traverse
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Finrod Elensar
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Re: Promenade sur le Chemin de Traverse

Message par : Finrod Elensar, Mar 24 Nov 2015 - 10:32


La discussion suivait son cours. La découverte de cet inconnu après une dure journée de travail était surprenante et agréable. À la petite histoire sur le fléreur, Finrod sourit. Bien que cela n'était pas très ragoutant, mais révélateur. Une anecdote qui en disait long sur ce fameux James. Curieux et doué en soins en créatures magiques apparemment. Il avait plus d'une corde à son arc. Dès que l'inconnu évoqua la famille, le Fourchelang pensa directement à la sienne. Cela faisait bien longtemps qu'il ne l'avait pas vue. Mais les relations s'étaient envenimées au fur et à mesure des années. Le père Elensar et le fils ne pouvaient plus être dans la même pièce sans que le ton monte. L'ancien Serpentard n'écoutait plus que d'une oreille, non pas que les propos de James ne soient pas intéressants mais plus parce qu'il s'était perdu dans ses pensées, jusqu'à...

- Alors j’ai été au département des animaux magiques au ministère. J’attends… Mais je ne pense pas qu’un emploi se libère de sitôt. Vous auriez besoin de quelqu’un ?

À l'évocation du Ministère de la Magie, Finrod tiqua. Fini de repenser aux conflits familiaux. La volonté de rejoindre une institution tel que l'autorité principale du pays pouvait en dire long sur une personne. Il fallait reconnaître que les forces officielles n'avaient pas la côte en ce moment. Mais alors pourquoi vouloir rejoindre ses rangs ? Pour redorer le blason ? Ou le salir encore plus ? Dans tous les cas, l'inconnu avait réveillé une certaine méfiance dans l'esprit du jeune gérant. Un silence, pas forcément lourd mais pas pour autant agréable, s'installa entre les deux hommes. Seuls les bruits des animaux se faisaient entendre. Après quelques secondes pouvant paraître longues :

- Au Ministère vous dîtes ? Vous cherchiez une place pour travailler avec les animaux ou bien pour soutenir notre gouvernement ? Il fallait qu'il connaisse l'opinion de James sur le sujet. "J'ai suffisamment de vendeurs pour l'instant, malheureusement. En revanche, j'ai cru comprendre que vous vous y connaissiez en soins médicaux sur les animaux. Je n'ai pas de soigneur. On pourrait envisager vous trouver une pièce pour pouvoir exercer, si cela vous intéresse bien entendu.

Sourire cordial, petite gorgée de thé en attendant une réponse. Intégrer un éventuel soutien du Ministère à la BAM permettrait de garder un œil sur les opposants des Mangemorts et de leurs partisans.
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James Manor
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Re: Promenade sur le Chemin de Traverse

Message par : James Manor, Lun 30 Nov 2015 - 14:39


Le silence de Finrod a une pesanteur de bête tapie. Ventre contre le sol, griffes prêtes à sortir. Le ventre écrase, un peu. Le ventre se frotte contre les gens, beaucoup.

James regarde ce silence, l’épiderme hérissé, étonné, décontenancé. Son dos crépite de minuscules bulles invisibles qui éclatent sous la pression du silence ventru.

Pourquoi Finrod, soudain, se crispe-t-il à la mention du ministère ?
Lui qui est aimable, affable ?
Lui qui aime les bêtes ?

Dans un recoin de l’esprit de James, une noisette de souvenir percute ses os : la presse sorcière a parlé de deux louches « individus ». Deux vandales, deux voleurs… Ils ont pris un abraxan, un gronian. Ils ont cassé, saccagé, pillé. La BAM s’en est bien remise, James a pu le constater. Mais peut-être son propriétaire, lui, a-t-il des blessures plus difficiles à cicatriser ? Des rappels du passé peu agréables à vivre au quotidien ?

Le Ministère n’a plus donné de nouvelles depuis.

Finrod se tait-il en espérant des nouvelles ?
Ou en maugréant contre le ministère ?
Ou en maugréant contre toute autre chose ?

- […] ou bien pour soutenir notre gouvernement ?

James… Oh, lui…

- Oh, moi… Je suis plus philosophe que politicien… Je préfère la réflexion des sociétés à la conduite des sociétés elles-mêmes.

Dit James en regardant le thé à la menthe qui descend dans la gorge de Finrod.

Finrod a repris ses gestes lents et mesurés. James a repris sa neutralité. Une spontanéité d’homme du monde qui sait quand il doit plonger dans les discours engagés et quand surnager à la surface. James ne connait de Finrod, que ce qu’il en a vu, perçu, deviné peut-être, observé il l’espère.

- Je suis plus proche des bêtes que des hommes. Je regrette ce vol à la BAM pour les bêtes qui ont été dérobées.

Les engagements politiques de Finrod… En ce moment de questionnement… Pour James, cela n’a guère d’importance. Un jour, plus tard, dans le futur, il devra se poser la question. Mais à l’instant de cette première rencontre, James ne peut le savoir.

Il ne peut pas savoir qu’il rencontrera Azphel, qu’il jettera le corps de Solice à manger aux porcs et encore moins qu’il touchera, du bout des doigts, la magie noire qu’il a toujours refusée. Et il ne peut imaginer à quel point cela le touchera en retour.

- On pourrait envisager vous trouver une pièce pour pouvoir exercer, si cela vous intéresse bien entendu.
- Oh ! Oui, évidemment.

Il a un large sourire. Son dos se détend. Ses muscles fondent, sa tête se redresse.

Il a un silence soudain. Un autre silence… Mais un silence d’une autre nature que celle de Finrod. Son silence à lui, c’est tout un rayonnement de lui-même, sans bruit et sans dureté. Une brume de velours, qui passe à travers la pièce, la chaleur dans ses replis et la pudeur dans ses ondulations.

II devrait parler salaire et horaire. Au moins.

Il n’en a pas envie.

- J’ai été éduqué pour détester parler de gallions et de détails quotidiens avec des personnes que je connais peu… Je dois avouer que la question me gêne. Je suppose que vous y êtes plus habitué que moi.

Il laisse la main à Finrod pour le côté pratique de l’engagement. Cela n’est pas très sage et sûrement cela ne mène-t-il ni à la richesse ni à la gloire… Mais au fond, il parle d’un poste de vétérinaire, pas de gestionnaire.
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Re: Promenade sur le Chemin de Traverse

Message par : Finrod Elensar, Mar 8 Déc 2015 - 11:08


Ainsi l'homme en face de lui était plus un homme de pensées que d'action. Cela lui allait bien. Le calme qui se dégageait de ce James concordait avec les mots qui sortait de sa bouche. Il ne semblait pas manipuler quoique ce soit pour entrer dans les bonnes grâces du gérant. Les soupçons d'une certaine Auror sur sa personne la pousseraient peut-être à infiltrer un espion dans l'entourage du Fourchelang. Certes, Finrod ne pratiquait pas la légilimentie mais certains comportement ne trompaient pas. Sauf si cet homme était un expert en la matière du mensonge et de la tromperie ? Pour le savoir, il valait mieux jouer le jeu et si cela s'avérait être faux, il gagnerait une personne compétente au sein de son équipe. Les oreilles bien ouvertes, le sorcier écoutait sans interrompre son invité.

Le rappel du vol du magasin fit revenir l'incompétence du Ministère. Finrod avait contacté les Aurors mais depuis, aucune nouvelle, rien. Et ces animaux perdus dans la nature, un client mécontent et une boutique sans réponse. Une raison de plus pour ne pas soutenir l'actuel gouvernement. Mais l'enthousiasme apparent de James chassa les mauvaises pensées du Fourchelang pour revenir sur un sujet plus plaisant. L'engagement d'un soigneur. Certes, l'ancien Serpentard garderait à l'oeil le Manor, mais cela ne l'empêchait pas d'être satisfait d'avoir trouvé une personne compétente dans une telle situation. Une chouette de perdue, la même soignée et ramenée par un futur soigneur. Drôle d'imbrications des événements, mais pas désagréable pour autant.

Àprésent parlons argent :

- Ne vous en faites pas. Il est normal de parler argent dans ce genre de situation. Ce que je peux proposer... Mmm. C'est de facturer la prestation à 2 Gallions. Vous avez le droit d'estimer à plus si le soin requière certains composants coûteux. Et votre salaire s'élèvera à 3 Gallions. Qu'en pensez-vous ? Cela vous semble correct ? Petit silence avec un sourire sur le visage du presque-géant. "Vous ne tarderez pas à rencontrer le reste de mes employés. Il y a deux vendeuses et un stagiaire encore aux Études à Poudlard. Ha, il arrive que notre boutique propose certains événements avec les animaux. Vous serez mis au courant de ceux en cours de préparation prochainement. Et pour vous remercier du soin prodigué à cette chouette, je vous l'offre. Enfin, si vous ne possédez pas encore de compagnons à plumes.
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Jasmine Vagneur
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Re: Promenade sur le Chemin de Traverse

Message par : Jasmine Vagneur, Lun 11 Jan 2016 - 21:30


Post unique ~


Frissonnant légèrement, Jasmine rabattit le bonnet noir sur sa tête. Elle avait une sainte horreur d’en porter, mais actuellement, c’était pour la bonne cause.  Tenant à préserver son anonymat à tous prix, la Sang-mêlé avait pris soin d’avaler une bonne dose de polynectar avant de se rendre sur le chemin de traverse. Elle avait désormais l’apparence d’une trentenaire aux cheveux courts et noirs comme la nuit.  Une sorcière lambda qu’elle avait croisée au bar et dont elle avait substitué quelques cheveux sur la chaise, après son départ. La couleur sombre de sa chevelure lui assurait un meilleur camouflage que ses mèches claires qui auraient plus facilement attiré l’attention, même de nuit.

Baguette bien en sécurité dans sa manche, l’Animagus avançait calmement, dépassant les boutiques et les rares passants. Ceux-ci ne lui accordaient presque aucun regard, pressés de rentrer chez eux pour se réchauffer. Ce qui n’était pas plus mal, elle ne tenait pas à se faire attraper avant d’avoir terminé sa mission. Ce soir, on comptait sur elle pour faire passer un message de la plus haute importance. Plus tôt, Altaïr, Izsa et Alexander avaient une certaine statue à faire sauter, au ministère. Contrairement à ce que certains allaient penser, ce n’était pas là un acte de pur vandalisme, mais plutôt une démonstration de leur existence. L’Ordre du Phénix n’était pas mort et enterré, loin de là. Ils se tenaient là, prêts à montrer au monde et aux mages noirs qu’ils ne comptaient pas se laisser démoraliser par les attaques répétées de ces derniers. Une partie de la communauté magique ne comprendrait pas la réelle intention des Phénix à travers leurs actions. Mais ils osaient espérer que les autres sauraient, réaliseraient qu’ils n’avaient rien de terroristes ayant pour seul but d’effrayer la population. Ils souhaitaient seulement mettre fin à la mentalité des mangemorts qui se répandait bien plus que de raison. Stopper cette étrange notion d’égalité que représentait un ministère corrompu. Et pour cela, il leur fallait agir en conséquence. Faire passer le message de façon efficace.

Quand le chemin fut désert –ou presque, ne chipotons pas– l’ancienne Bleue et Bronze s’arrêta devant la devanture de Ollivander’s. Chaque jour, un certain nombre de sorciers de tous âges se pressaient là. Le lieu idéal pour une innocente petite inscription. Vérifiant à nouveau que personne ne se trouvait dans les parages, Jasmine pointa sa baguette sur le sol, à quelques mètres de la devanture de la boutique. Avec une grande concentration, elle se mit à tracer des lettres à l’aide d’un #Flambios. Après deux minutes de travail, le message se détachait clairement sur le trottoir, resplendissant :


« Nos larmes guérissent, nos flammes punissent. »


C’était le type de phrase qu’il leur fallait pour être clairs ; ils étaient là pour protéger les sorciers, les moldus, les créatures magiques, tout le monde… mais également pour éliminer les immoraux qu’ils traquaient. Afin d’avoir la certitude que l’inscription resterait gravée aussi longtemps que possible, la jeune femme lança un #Salveo Maleficia sur le périmètre. Une fois cela fait, elle ne s’attarda pas, reprenant son chemin d’un pas plus pressé.

Elle réitéra l’opération à plusieurs autres endroits stratégiques ; la boutique de Fleury & Bott où les élèves ne manquaient pas d’affluer, sur un banc situé au beau milieu du chemin, près d’un arbre où beaucoup de promeneurs s’adossaient pour manger une glace. Néanmoins, Jasmine n’eut pas l’occasion de poursuivre plus longtemps, ses forces ayant nettement diminué à cause des nombreux sortilèges lancés. Épuisée mais satisfaite de son travail, elle s’avança jusqu’à une ruelle sombre et se métamorphosa alors en hirondelle. Battre des ailes lui redonna immédiatement l’énergie nécessaire pour se hisser par delà les toits, appréciant la brise fraiche caressant ses plumes. En survolant Gringotts, elle songea à la scène à venir en ce lieu très fréquenté. Mais cela n’était plus de sa mission actuelle, les Phénix avaient longuement préparé leur coup et tout se déroulerait comme prévu. Les silhouettes d’Elenna et de Rurik se dessinaient déjà près de la banque. Elle ne les aurait jamais reconnus si elle n’était pas au courant de leurs agissements. Quant à elle, elle allait pouvoir trouver le réconfort tant attendu de son matelas.
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James Manor
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Re: Promenade sur le Chemin de Traverse

Message par : James Manor, Mer 3 Fév 2016 - 18:02


Réponse à Finrod.

- Ne vous en faites pas. Il est normal de parler argent dans ce genre de situation. […] Enfin, si vous ne possédez pas encore de compagnons à plumes.
- Oh, c’est parfait. Et merci pour Ernest.

Evidemment. James est aussi intéressé par les comptes d’apothicaire qu’un apothicaire par les chouettes. Avec quelques exceptions, sans doute.

Il regarde Ernest. Il glisse un doigt sur le sommet de son crâne blanc.

- Tu vas rester avec moi. Content ?

Il tapote le bout de son doigt sur le crâne d’Ernest qui enfonce sa tête entre ses épaules.
Plutôt fier, l’oiseau.
On s’en serait douté.

La soirée passe.
Ils mettent au point les derniers détails. Des détails auxquels James n’aurait pas pensé.

Pas qu’il refuse de penser.
Simplement, il n’aime pas penser aux détails.

On ne choisit pas les sujets de ses pensées. C’est presque le propre des pensées, d’avoir leur personnalité. Et celles de James lui échappent trop pour qu’il soit un homme de détails.

La soirée passe. Rapidement.
James s’éclipse, Ernest sur le bras.
L’oiseau est toujours aussi blanc dans la nuit.
La nuit lui va bien.
La nuit va bien aux choses blanches. Ou noires. Elle va bien à Finrod, aussi, pense James en se retournant sur la BAM. La nuit ne va qu’aux choses extrêmes, après tout.

[Fin du RP]
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Anthony Adams
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Re: Promenade sur le Chemin de Traverse

Message par : Anthony Adams, Dim 21 Fév 2016 - 1:46


Fin de journée. Enfin. La nuit tombait doucement sur le chemin et Anthony fermait sa boutique. Le jeune gérant, comme à son habitude partait le dernier de la boutique. Il avait les comptes à faire, les caisses à compter et à ajuster... Bref, il terminait une bonne demi heure après ses employés. Le jeune gérant ferma la boutique. Il s'assura qu'aucune ouverture n'était restée ouverte, puis, il ne rentra pas immédiatement. Il aimait bien l'ambiance du chemin en fin de journée. C'était calme. Il n'y avait plus de gosse cherchant à tout prix le dernier jouet à la mode, plus de parents exaspérés par ces mêmes gosses. La rue bouillonnant d'activité était à présent calme. Anthony déambula donc quelques minutes dans la rue. Il flânait, redécouvrait des lieux souvent bouchés par la foule.

Puis, il n'avait pas envie de rentrer. Comme souvent le soir. Après tout, pour quoi faire ? Il était seul dans cet appart' trop grand pour lui. A moins qu'Ailyne ne soit arrivé pendant la journée, mais c'était peu probable, elle l'aurait avertie avant. Alors, au lieu de retrouver un appartement vide, il préféra marcher. Sans vraiment de but, mais juste... Juste pour passer le temps. Retrouver les pièces vides, ce n'était pas vraiment ce qu'il appréciait. Au moins, quand il était à Olly, il n'était jamais seul. Il y avait toujours quelqu'un. Un client, un employé, un type égaré (oui, ça arrivait parfois...), un mangemort (même eux, ils faisaient une plus agréable compagnie que des pièces vide)... Bref, il n'était jamais seul. Et c'était ce dont il avait besoin. Avoir toujours quelque chose à faire. Parfois, la vie à Poudlard lui manquait. Avoir un devoir à finir à la dernière minute, échapper au couvre feu, aller dans la salle sur demande, flirter, éviter les profs, chercher la charmante préfète de l'époque... Bref, il y avait toujours quelque chose à faire finalement. Maintenant, malgré une vie professionnelle bien remplie, Anthony avait toujours des moments où il s'emmerdait. Sans Lyne, il se faisait incroyablement ch*er. Ça allait faire cul-cul (ou tout ce que vous voulez d'ailleurs...) mais pour Antho, Ailyne était vraiment celle qui illuminait sa vie. Grâce à elle, sa vie était moins terne. Puis, grâce à elle, le jeune homme ne s'ennuyait pas le soir. Ils s'occupaient. Un bon film, une partie de monopoly... Bande de pervers. C'était toujours mieux à deux.

En marchant, le jeune homme était perdu dans ses pensées, il regardait devant lui sans vraiment voir. Mais au loin, une silhouette approchait. Une silhouette qui ne lui était pas inconnue. Il l'aurait sans doute reconnu s'il avait fait un peu plus attention. Mais là, il avait la tête ailleurs. Il continua donc à marcher, les yeux dans le vide. Regarder sans voir, c'était tout un art. Art qu'Anthony maitrisait à merveille. Tellement bien, qu'il bifurqua au mauvais moment. Comment ça ? Et bah... En tournant pour faire demi tour, le jeune homme n'avait toujours pas vu la silhouette qui s'approchait de lui. Il la percuta donc. De plein fouet. Cela le fit revenir à la réalité aussitôt. Malheureusement pas assez vite pour l'empêcher de trébucher. Et par trébucher, j'entends s’emmêler tellement bien les pinceaux qu'il tomba, tête la première. Il eu juste le temps de mettre les mains en avant et "PLOUF". Ses mains atterrirent dans une magnifique flaque d'eau qui l'éclaboussa et éclaboussa sans doute la silhouette qu'il n'avait toujours pas vu. Le jeune gérant se redressa rapidement en se confondant en excuse.

- Euh... Je... Désolé, je ne regardais pas où j'allais. Rien de casser ? Il n'avait toujours pas relevé la tête. Trop occupé à secouer ses vêtements à présent trempé. A vrai dire, je n'ai pas l'habitude de croiser du monde à cette heure par ici, alors forcément... il finit enfin par relever la tête.

Et oh, surprise, il connaissait ce visage en fait. Ce n'était autre que Crystal. Une équipière de Quidditch et collègue gérante dans le chemin.

- Oh Crystal ! Euh... Vraiment désolé, j'avais la tête complètement ailleurs. Tu... Tu vas bien ?

Vous savez. Il y a des questions qu'on regrette d'avoir posé. Celle-là en fera partie. C'est le genre de question pour laquelle la réponse vous importe peu. De toute façon, généralement tout le monde vous réponds que tout va bien. Et si la personne vous réponds autre chose genre "bof", "non", "pas trop", vous vous feignez d'une question, avec une réponse qui vous importe toujours autant que la précédente. C'est ce qu'on appelait une conversation dans le langage courant. Un ensemble de banalité, de questions sans réelle réponse. De réponse, sans réelle intérêt. Ça, c'était le genre de truc qu'on regrettait pas. C'était simple, rapide, sans embrouille.

Puis, il y avait les autres. La réponse n'était ni dans la catégorie classique du "oui", ni dans la catégorie "non". Cette conversation là, ne répondait parfois même pas à la réponse. C'était le genre de conversation que vous regrettez d'avoir entamer avec une phrase aussi banale que "Tu vas bien". Non, ce genre de conversation, vous auriez préféré la commencer par autre chose. Un truc qui vous donnait la parole, et empêchait l'autre d'en placer une. Un truc qui vous empêchait d'en prendre "plein la gu*ule" comme on dit.

M'enfin... Il est temps pour moi de vous laisser. De laisser notre pauvre Antho au main de Crystal. En espérant pouvoir le retrouver dans un prochain RP. Dans le cas contraire, mes chers amis, ce fut un plaisir de faire ce petit bout de chemin ensemble...
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Crystal M. Ertz
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Re: Promenade sur le Chemin de Traverse

Message par : Crystal M. Ertz, Mar 23 Fév 2016 - 18:27


Même la plus calme des biches peut vouloir vous arracher les miches (poète inconnu et non-reconnu)


Quelle était l'image que les gens se faisaient de Crystal? Une jeune femme réservée? Professionnelle? Souriante? Timide? Coincée? Un peu folle sur les bords? Et bien, tout dépendait de où et quand vous la rencontriez, parce qu'elle changeait et s'adaptait aux diverses situations qui se dessinaient devant elle. Mais une chose sur laquelle presque toutes ses connaissances étaient d'accord, c'était dire qu'elle avait un don pour rester calmer, garder son sang-froid. Une aptitude primordiale dans ses deux occupations principales. Ce don était inné, elle avait toujours été comme ça sans même avoir pris un seul cour de yoga: Crystal avait la zen attitude.

Sauf! Dans toutes les bonnes histoires, il y a un élément perturbateur, quelque chose qui sort de nulle part et qui change le cours des événements pour amener des aventures merveilleuses (ou moins merveilleuses). Ici, il est introduit par ce 'sauf' (donc préparez vous, l'histoire commence maintenant). Sauf qu'aujourd'hui, la goutte avait fait déborder le vase qui semblait pourtant sans fond dans le caractère de la sorcière. Elle avait sombré du côté obscur de la force. Et tout ça à cause d'une journée de travail aux Halles qui avait commencé comme toutes les autres journées. Voici son histoire.

Elle s'était levée, apprêtée, rembourrée d'un croissant et abreuvée d'un thé au citron dans un silence bienvenu. Les petits gestes simples du quotidien, répétitifs et contraignants, permettaient à son esprit de rester en stand-by quelques précieuses minutes de plus. Ce mode n'était désactivé qu'une fois son transplanage exécuté. Une fois sur le chemin de traverse, la jeune femme commençait sa journée par observer les passants, en saluant chaleureusement ceux qui la reconnaissaient, elle avait presque envie de chanter 'bonjour!' à tous les passants en dansant vers les Halles. Puis, elle entrait aux Halles par la porte de derrière pour vérifier les stocks et l'état des lieux. Et c'était pile à ce moment-là que le disque du bonheur se raya. Un parchemin froissé avec des gribouillis l'accueillit dans sa boite de courrier. "Dézolé mdam, problèm de livraizon, vos stok arivron bientau" Ok, on pouvait déjà deviner les quelques éléments qui l'énervaient:
1) L'orthographe de Troll de ce monsieur
2) La propreté et le soin du message, transporté par Scroutt à Pétards peut être?
3) Le fait que ses rayons ne pourraient pas être remplis aujourd'hui, faisant disparaître la belle image des Halles aux réserves sans fin.

La gérante respira un grand coup, froissa la lettre et l'envoya à la corbeille. Bon, il restait encore des stocks dans la réserve et ce n'était pas la période la plus active de l'année. Aucune raison de s'inquiéter outre mesures. Il n'empêche que l'attitude fort peu professionnelle de ses fournisseurs faisaient vraiment froid dans le dos. Quelques minutes plus tard, elle ouvrait les portes et laissait rentrer les premiers clients. Ce qu'elle ne savait pas, c'était que tous les clients les plus lourds de l'années avaient décidés -consciemment ou pas- de venir l'Emmerd*r aujourd'hui, sans lui laisser de pause. Le premier était un homme, petit, gras et tout endormis. Il lui répéta trois fois qu'il voulait acheter trois perroquets. Gardant son calme et son sourire, Crystal lui répéta trois fois qu'il n'était pas entré dans le bon magasin, avant de l'escorter jusqu'à la sortie. Le deuxième était une femme d'une quarantaine d'année, hautaine et énergique, qui refusait de payer le prix plein pour un balai "parce qu'elle avait gagné une compétition quand elle était jeune et qu'on lui devait bien ça". Bon, là, la gérante perdit un peu son sourire, mais resta polie en lui demandant de partir. Et que faisait Laurae pendant ce temps-là? Elle rigolait avec les gentils clients? Fin de journée, les derniers clients se décidaient et partaient. Tous, sauf un groupe de deux garçons d'une quinzaine d'années, qui étaient dans le rayon Quidditch depuis bien trop longtemps. Alors qu'elle s'approchait, elle remarquait avec horreur qu'ils étaient en train de plumer le balai d'exposition. Oui, le plumer!! Ils arrachaient un par un les brindilles de bois qui le constituait en ricanant bêtement. Perdant son sang-froid devant cette destruction de matériel, elle s'empara d'une batte et courut vers les deux jeunes tout en hurlant un cri de guerre. Ils eurent vite compris qu'ils n'étaient pas la bienvenue et s'enfuirent dans la rue à la vitesse d'un éclair de feu, laissant la gérante la batte à la main et le souffle court.

Toujours furieuse, elle ferma la boutique et pesta contre l'air trop frais qu'il y avait dans cette rue noire et presque déserte. Sans plus réfléchir à ce qu'elle faisait, l'ex-Poufsouffle se remit à marcher d'un pas vraiment vif, les yeux rivés sur le sol. Elle avait toujours la batte à la main. L'instant d'après, elle percuta violemment quelque chose qui s'écroula à terre. Après un PLOUF fort peu ragoutant, la gérante sentit des goutes envahir son pantalon.

- Euh... Je... Désolé, je ne regardais pas où j'allais. Rien de cassé ? A vrai dire, je n'ai pas l'habitude de croiser du monde à cette heure par ici, alors forcément...

Pour tout dire, Crystal n'avait pas trop écouter ce qu'il venait de dire. Elle était plutôt occupée à calmer sa respiration et à se retenir de hurler.

- Oh Crystal ! Euh... Vraiment désolé, j'avais la tête complètement ailleurs. Tu... Tu vas bien ?

La voix résonna vaguement dans son esprit. Si ça avait été un autre jour, elle aurait pu le reconnaître comme étant son captain de Quidditch. Si c'était un autre jour, elle l'aurait alors aidé à se relever. Peut être aurait elle rigoler de cette rencontre brutale et saugrenue. Ils auraient ensuite passer un petit moment ensemble bien agréable, en échangeant quelques ragots et quelques anecdotes. Si ça avait été un autre jour, il n'aurait sans doute pas regretté de l'avoir croisée. Hélas, on était pas un autre jour. Alors, mécaniquement, dans une vague de folie destructrice, la brune décida de déchainer toute la mauvaise énergie qu'elle avait accumulée ce jour-là. Son bras droit se leva et ses doigts se resserrèrent autour de la batte. Ses yeux s'ouvrirent comme les portes de l'Enfer et un cri strident et très aigu jaillit de sa gorge, alors qu'elle abaissait son arme du jour sur le pauvre Anthony, qui ne comprit sans doute que trop tard ce qui allait arriver.
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Anthony Adams
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Re: Promenade sur le Chemin de Traverse

Message par : Anthony Adams, Jeu 25 Fév 2016 - 0:04


Bon, bah... Les dés ont parlé. Pauvre Antho :
_______________________________________________________________________

Ce qu'Antho n'avait pas remarqué (puisque de toute façon, il n'avait même pas vu Crystal) c'était que sa coéquipières tenaient une batte. C'était assez étrange de se trimballer avec une batte dans la rue quand même. Ok, l'allée des embrumes n'étaient pas loin, mais le Chemin restait un endroit sûr et tranquille où une batte n'était pas franchement utile. A vrai dire, l'explication du pourquoi du comment elle avait une batte au milieu du chemin de Traverse n'était pas franchement important finalement. Non, le plus important c'était que Crystal ÉTAIT COMPLÉTEMENT FOLLE P*TAIN ! Anthony eu juste le temps de se relever que la jeune femme cria. Ou plutôt hurla. Comme un cri de guerre. Mais en plus... Aigües. D'ailleurs, il croyait bien avoir un tympan percé à cause de ça.

Et c'est après ce cri de guerre que l'expression "S'en prendre plein la g*eule" prenait tout son sens. Crystal leva la batte et avec une rapidité foudroyante faucha violemment Antho qui ne comprenait pas ce qui se passait. Par réflexe, il se protégea le visage, et se fut donc tout le reste de son corps qui prit. Non, ne cherchez pas, vous n'aurez aucun détail sur les parties touchées. Ni sur les parties d'ailleurs. BREF. Il subit pendant 30 secondes, ce qui lui valut quelques bleus, et sans doute quelques bosses. Il trébucha à nouveau et se retrouva à nouveau dans la flaque. Sauf que cette fois, il n'avait pas eu le temps de mettre les mains en avant et s'étala donc de tout son long. A présent il était trempé, et Crystal continuait à taper. Aïe le dos... Le jeune homme remarquait que les coups s'amenuisaient petit à petit. Il en profita pour rouler sur le côté et bloquer un nouveau coup. D'un tour de main, il sortit sa baguette et lança :

- Expelliarmus ! aussitôt suivi d'un, Everte Statum, puis pour être sûr d'un, Incarcerem.

Le jeune homme finit par se relever et compta les bleus. Il y en avait trop. Mais qu'est-ce qui lui avait pris ? Elle était complètement timbré. Ok, elle avait peut-être eu une journée difficile, mais de là à matraquer le premier venu ? Le jeune homme prit la batte qui était tombée un peu plus loin. Le gérant d'Ollivander's enleva son manteau qui était imbibé d'eau et qui était presque lourd à porter. Il aurai pu se venger mais... Ça aurait été trop simple. Puis, il était pas un mangemort tout de même. Ni un type franchement violant. Quand il se défoulait, c'était sur le terrain ou face à un sac de sable. C'était moins dangereux. L'attrapeur remarqua alors que la batte était neuve. Comme si elle sortait tout droit du magasin. Celui de Crystal en l’occurrence. Le bois était encore parfaitement poli. Cette batte n'avait jamais vu de cognard de sa vie. Anthony garda la batte bien en main avant de s'approcher de Crystal.

- Qu'est-ce qui te prends ?
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Crystal M. Ertz
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Re: Promenade sur le Chemin de Traverse

Message par : Crystal M. Ertz, Ven 26 Fév 2016 - 10:22




Frapper: un peu, beaucoup, passionnément, à la folie. C'était une sensation totalement nouvelle pour la gérante qui n'avait jamais lever la main sur qui que ce soit de sa vie. Elle découvrait l'ivresse de la violence grâce à une batte de Quidditch, mais pourquoi pas après tout. Il était vraiment si simple de laisser sa colère exploser ainsi, tel un feu d'artifice flamboyant et violent. Elle avait mit un pied sur le chemin des solutions faciles et y faire un autre pas était tout ce qu'elle demandait. Mais alors qu'elle frappait, son souffle se fit plus court et saccadé et son muscle commença à fatiguer. Quoi? Déjà? C'était vraiment tout ce qu'elle avait dans le ventre? Ses réserves de colère (qui n'était au final pas si terrible que ça) s'épuisaient elles-aussi, permettant à la jeune femme de retrouver un brin de raison. Quel était ce nuage épais et brumeux dans lequel elle s'était engouffrée? Elle continua de frapper, un peu moins fort, tout en réfléchissant un peu. Mais plus elle réfléchissait et plus elle sombrait dans l'incompréhension. Mais qu'est ce qui s'était passé en fait?

Avant qu'elle n'ai pu sortir de cette nappe de brouillard qui lui embrouillait l'esprit, la sorcière entendit Anthony hurler quelque chose. Quelques secondes plus tard, elle se retrouvait par terre, ligotée et sans sa précieuse batte. Mais qu'est ce qui lui prenait à lui? Il lui manquait une case ou quoi? Depuis quand on attaquait ainsi ses collègues? Son premier réflexe fut de chercher la batte du regard. Malheureusement, celle-ci était vraiment hors de portée. Aucune chance qu'elle ne puisse la reprendre dans l'état où elle était. Elle ne pouvait même pas sortir sa baguette, étant complètement incapable de bouger les bras.

- Tu viens de bafouer ma liberté d'expression!

Ce fut tout ce qui lui vint à l'esprit à ce moment-là, allongée comme elle l'était sur le sol froid, sa joue droite en contact direct avec les pavés. Elle n'essayerait même pas de se relever, ayant trop de choses en tête pour ne serait-ce que penser à bouger. Lui pendant ce temps-là, s'était relevé. Ah! Il se sentait puissant hein comme ça! Elle, attachée au sol et lui la jugeant debout. Mais elle ne se laisserait pas intimidé... Qu'est ce qu'il croyait? Même en position de faiblesse, Crystal garderait sa fierté et son orgueil. Jamais il ne parviendrait à lui enlever ça. Qu'il essaie donc tiens... Etait elle dans le déni total de la réalité de la situation? Peut-être. S'en rendait-elle compte? Pas vraiment. Finirait-elle par redescendre sur terre? Mystère.
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Re: Promenade sur le Chemin de Traverse

Message par : Anthony Adams, Sam 5 Mar 2016 - 23:58


Il avait réussi à la calmer. M'enfin, "calmer", c'était un bien grand mot. Disons qu'il l'avait mis hors d'état de nuire momentanément. Mais malheureusement, pas hors d'état de parler. Il avait l'impression de se retrouver à Olly avec les clients un peu bizarre demandant n'importe quoi ou croyant s'adresser à Ollivander lui même.

- Tu viens de bafouer ma liberté d'expression !

Il éclata de rire. Il regretta d'ailleurs immédiatement à cause de sa douleur au ventre, mais il ne put s'empêcher de continuer. Elle était forte celle-là. Anthony se calma au bout de quelques secondes de fou-rire nerveux. La liberté d'expression ! Carrément ! Mais tout le monde le savait : la liberté des uns s'arrêtait là ou celle des autres commençait. Et tabasser quelqu'un à coup de batte, c'était très certainement précisément là que la liberté s'arrêtait. A tel point qu'il pourrait sans aucun doute porter plainte et gagner quelques gallions pour préjudice moral. Mais bon, ça passait pour cette fois. La prochaine fois qu'il croisera Crystal, il aura sa baguette en main, prêt à la pétrifier au moindre mouvement étrange. Puis, il avait bien fait de la retirer du poste de batteuse de l'équipe en fait. Elle était vraiment dangereuse avec une batte à la main. Et pas dans le bon sens du terme. Le jeune homme reprit son souffle avant de répondre d'un ton qui ne laissait pas le choix :

- Et toi tu m'as bafouer tout court, donc tu vas te calmer rapidement.

Il retira l'Incarcerem pour laisser à Crystal le loisir de bouger, mais néanmoins il garda sa baguette dans sa main gauche, prêt à la refoutre par terre au moindre signe et la batte dans la main droite en dernier recours. Le jeune gérant resta à bonne distance de sa collègue. A cette distance, la jeune femme devait forcément faire 2 ou 3 pas vers Anthony pour l'atteindre. Sans abaisser sa vigilance, le jeune homme reprit avec une voix dure :

- Tu vas me dire ce qu'il te prend maintenant ?

Antho n'avait qu'une seule envie, c'était de rentrer chez lui et de s'étaler sur son lit pour ne plus bouger avant le lendemain voir le surlendemain. Il allait peut-être même annuler la séance d'entraînement de Quidditch. C'était ça l'avantage d'être capitaine. On faisait ce qu'on voulait. Quand on était fatigué, on s'octroyait une journée, quand on était en forme, on fatiguait les autres. Le jeune homme regarda attentivement le moindre geste de Crystal et s'apprêtait à réagir au moindre mouvement trop brusque.
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Re: Promenade sur le Chemin de Traverse

Message par : Crystal M. Ertz, Dim 6 Mar 2016 - 23:03



Que se passe-t-il lorsqu'on vous frappe répétitivement avec une cuillère, pendant plusieurs jours, sans relâche? Dans la plupart des cas, il n'est pas difficile d'imaginer que vous finissez complètement timbrée. Personne ne l'avait agressée avec un tel instrument de torture, mais elle considérait que l'accumulation des événements faisait exactement le même effet. Aussi, la jeune femme se sentait agressée, elle avait peur au moindre bruit. Oui, ça devait être pour ça qu'Anthony se retrouvait avec de si jolis bleus. Les petits coups, avaient fait de plus en plus de mal, même si à la base, ça restait des petits coups. Essayez de gratter votre peau avec votre ongle sans varier l'intensité. Au bout d'un moment, ça fait quand même plus mal qu'au début non? Bref. La sorcière n'avait pas agressé son capitaine de Quidditch sans raison. Il était vraiment au mauvais endroit au mauvais moment.

Mais... Il s'en remettrait non? Là déjà! Il se mettait à rire. C'était bon signe normalement? Sans doute. La petite voix de la raison, qui s'était réfugiée derrière la barrière de folie dans sa tête, tentait d'escalader celle-ci, en jetant d'abord un premier coup d'œil prudent. S'il l'attaquait maintenant, sa raison prendrait des vacances sans préavis, vous pouvez le croire. Voyant que la gérante restait plus ou moins calme, Anthony tenta une ouverture en la libérant. Soulagement immédiat. Enlever ces diables de cordes marchait aussi bien physiquement que mentalement. C'était comme si on venait de lui enlever une partie des problèmes qui l'avait étouffée aujourd'hui. Ce sort avait été un mal pour un bien, en fin de compte.

Se remettant sur ses pattes -lentement-, Crystal leva -toujours lentement- la tête vers son collègue. Il avait l'air toujours plutôt inquiet, les muscles tout tendus et deux armes dans ses deux mains. Il croyait qu'elle était quoi au juste? Un dragon? Un scroutt à pétard?

- Tu vas me dire ce qu'il te prend maintenant ?

Outch. Il avait prit sa voix du "Je ne rigole absolument pas". Le premier réflexe de la sorcière aurait été d'utiliser un brin d'humour, mais elle changea rapidement d'avis. Sa raison avançait petit à petit sur la ligne de front. Dans quelques minutes, elle se retrouverait probablement en première ligne, là où était sa place. Le voyant ainsi, elle rejoua dans sa tête la scène qui venait de se passer. Ok, elle avait juste péter les plombs, et lui était péter de partout maintenant. Aïe, aïe, aïe. Comment allait-elle pouvoir expliquer ça? Surtout qu'avec une baguette et une batte, il lui tomberait dessus au moindre mot de travers. Avant de se mettre à parler, elle leva les mains en l'air, en signe de paix.

- Oh. Comment dire. Je suis, vraiment, désolée. Sincèrement. Je sais que tu attends probablement une explication rationnelle, mais j'en ai pas en réserve. J'ai juste... craqué. Mauvaise journée, toussa toussa. Elle se tut. Elle aurait probablement mieux fait de ne rien dire sur ce coup là. Je... J'ai de l'essence de Murlap dans mon sac si tu veux, dit elle en désignant d'un doigt sur sac à sa taille.

C'était peut être le premier pas à faire vers la rédemption, songea-t-elle en regardant le pauvre Anthony, qui avait quand même subit son courroux en prenant presque tous les coups sur lui. Être alchimiste avait ses bons côtés, dans des cas comme celui-ci (non, ça ne doit pas arriver tous les jours, mais qui sait?). Sa petite sacoche en cuir était pleine de petites bouteilles démo, avec les quelques potions/essences et pommades d'urgence à avoir sur soi en permanence. Dans tous les cas, sa folie s'était décidée. Et sa colère laissait peu à peu place à la tout aussi désagréable culpabilité.
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Re: Promenade sur le Chemin de Traverse

Message par : Anthony Adams, Jeu 10 Mar 2016 - 22:42


Anthony s'aperçut qu'il tenait une posture peut-être un poil agressif. M'enfin, certes, elle l'avait tabassé, mais là avec une batte et une baguette, il avait carrément le dessus. Peu de risque de se faire surprendre avec ça. Mais au moins il y eut un effet sur Crystal. Elle semblait revenir à la raison. Il se pourrait même qu'elle soit désolée. Elle leva les mains en l'air avant de lui fournir des explications. Du moins, elle lui expliqua qu'il n'y avait pas d'explication à donner. Elle avait pété un boulon quoi. Elle invoquait même une mauvaise journée. Si tout ceux qui passaient une mauvaise journée se mettait à tabasser le premier venu, le monde serait encore plus m*rdique qu'en ce moment. Anthony fit tournoyer la batte pour la prendre à l'envers et la tendre vers Crystal pour lui la rendre.

- Je suis nul en potion, j'ai aucune idée de ce que c'est ton essence, mais si ça peut me soulager je veux bien ! dit-il en s'approchant de la jeune fille. Fais moi penser à ne pas m'approcher de toi quand t'as passé une mauvaise journée... enchaina-t-il sur un ton entre l'humour et la fatalité.

Le jeune homme commençait à avoir froid à cause de la flotte qui commençait à entrer en contact avec sa peau. L'eau était glacée, l'air être très frais. Il était bon pour un rhume bien sympathique. Qu'elle fasse vite pour qu'il puisse enfin rentrer chez lui, prendre une douche et dormir. Oui, il l'avait déjà dit, mais p*tain, il en avait vraiment envie. Puis, en fait, il n'allait peut-être pas dormir. Lyne devait être à l'appart et les retrouvailles pourraient être très intéressantes. M'enfin, certes il avait mal partout, mais bon, il paraitrait que c'était un bon remède contre la douleur, contrairement à ce que voulait faire croire certaines filles. Et puis, une nuit avec Lyne, ça ne se refusait pas ! Surtout offert sur un plateau comme ça. Il ne savait pas vraiment s'ils étaient en couple mais tout ce qu'il savait, c'est que c'était un super bon coup. Pour l'instant, il profitait simplement de cette situation. Ils avaient toujours leur complicité, puis, il y avait un petit supplément. Le truc cool. Le bonus. Appelé ça comme vous voulez. En même temps, il n'était pas certain de pouvoir supporter Lyne en tant que copine. C'était une super amie, mais plus ? Pourquoi je parlais de ça déjà ? AH OUI ! Lyne l'attendait. Peut-être. Rien était sûr. Mais si elle était là, il ne fallait pas qu'il traine trop.

- Je vais rentrer après... Faut absolument que je me change rapidement, je suis trempé, et pas trop envie d'être malade. On a un match dans pas longtemps, ça serait con, non ?

Il attendit donc un peu impatiemment l'essence de truc pour partir au plus vite de là. Le transplanage lui permettrait d'y être en moins d'une seconde. S'il s'arrangeait bien, il pourrait même atterrir direct dans sa douche. Mais c'était un peu dangereux, pour un peu qu'Ailyne la prenne en ce moment... Bref, comme d'hab, il allait transplaner à la porte. Puis, s'il croisait un moldu, un petit sortilège d'amnésie et hop, ni vu ni connu.
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Re: Promenade sur le Chemin de Traverse

Message par : Crystal M. Ertz, Lun 14 Mar 2016 - 13:17




On avait beau dire que la violence ne résolvait rien -Crystal était d'ailleurs plus que partisante de cette doctrine-, elle se devait de reconnaître les bienfaits thérapeutique d'une bonne crise de nerfs. Elle avait extériorisé ses problèmes et se sentait maintenant à nouveau sereine. Elle était en Paix. Et cela faisait bien quelques semaines qu'elle n'avait plus ressenti ça. En d'autres mots, elle en devait une à Antho. Mais il ne servait sans doute à rien d'expliquer ça à l'homme qu'elle venait d'agresser. Lui ne devait pas avoir le même ressenti de cette expérience. Mais peut-être en avait-il tiré une certaine satisfaction, debout là, en mâle dominant avec ses instruments de destruction potentiel. Hum. Non en fait. Il ne devait absolument pas ressentir ça.

Le voyant avancer, l'Apprentie alchimiste récupéra sa batte qu'elle coinça entre ses jambes et sorti l'essence de son sac. Elle déposa dans sa paume quelques goutes jaunes avant de s'avancer vers son capitaine. De ses mains délicates, Crystal commença à appliquer la solution sur les zones les plus touchées -et accessibles- . Tandis qu'elle le soignait, un long silence s'installa. Hey, qu'est ce qu'elle aurait bien pu dire pour meubler la conversation? "Encore désolée de t'avoir agressée" ? "Prochaine fois, je t'attaquerai avec un pyjama, ça te fera moins mal"? Mouai. Il valait mieux qu'elle la ferme. Elle ne put s'empêcher de regarder son visage à la dérobée. Lui visiblement était en train de penser à quelque chose d'agréable. On aurait dit par ses expressions qu'il avait une conversation passionnante avec lui-même.

- Je vais rentrer après... Faut absolument que je me change rapidement, je suis trempé, et pas trop envie d'être malade. On a un match dans pas longtemps, ça serait con, non ?

Ce serait con en effet. Pourtant, la jeune femme était persuadée qu'il pensait à autre chose là, et qu'il ne songeait qu'à déguerpir le plus vite possible. Elle ne pouvait pas dire qu'elle ne le comprenait pas aussi, vu la situation actuelle. Elle se demandait si elle allait plus tard souffrir de cette rencontre, lors des entraînants par exemple. Etant capitaine, il aurait tout le loisir d'avoir sa revanche sur elle, et une bonne poursuiveuse devait pouvoir souffrir en silence. Ou peut-être allait-il oublier cette rencontre? Mystère et boule de gomme .

- Tiens, dit-elle finalement en lui tendant la petite bouteille d'essence de Murlap après l'avoir rebouchée. Je te conseille d'appliquer toute la bouteille le plus vite possible, normalement dans un ou deux jours il n'y aura plus rien...

Elle recula ensuite de deux pas et se contenta de le fixer bêtement, ne sachant quoi rajouter. Bon, bon, bon. Encore gênée par ce qui venait de se passer et paradoxalement, satisfaite, la gérante des Halles décida que le moment était opportun pour transplaner. Avant de disparaître, elle prit le temps de lui envoyer un petit sourire coincé et de hausser les épaules. C'était peut-être pas la meilleure chose à faire, mais bon. Le temps effacerait cette rencontre inopportune comme l'Essence effacerait ses bleus, en théorie.

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Re: Promenade sur le Chemin de Traverse

Message par : Personnage, Lun 18 Avr 2016 - 15:35


- Post libre si réponse, unique si personne ne vient -

Le Cercle des Immortels. Il lisait la Gazette du Sorcier avec un intérêt tout particulier pour le premier article, pour cette une qui évoquait son nom. Assit à la terrasse d'un café, le masque vénitien attaché serré et camouflé par son tricorne, Vincent lisait le journal avec détachement et même un mince sourire. Ses yeux brillaient de malice. Ils avaient fait tant de bruit; pour si peu. Le grimoire n'était même pas le bon, et Irma s'était froissé une épaule. C'était ça, de prendre une grand-mère dans son camps. Il la comprenait, pourtant. Elle se rapprochait au plus près de la fin, c'est donc pour cela qu'elle cherchait l'immortalité. Ils trouveraient, tous ensemble, le secret de la vie éternelle. Il en était persuadé.

Alors il se leva. Déposa quelques mornilles au fond de la tasse de café vide que supportait une table branlante, et quitta la terrasse pour  se fondre sans craintes dans la foule de badauds qui passaient par là. Il serra sa cape sur ses épaules larges, rabaissa son tricorne, tira sur les ficelles du masque vénitien argenté et pourpre pour le maintenir d'avantage, et déambula sans but aucun, en tâchant de percevoir les émotions des passants. Cette tâche était impossible pour tout sorcier, mais il essayait de se mettre à leur place, vraiment. Et il fallait reconnaître qu'il avait un talent certain pour la compassion. Chantonnant gaiement le titre centenaire "Un Chaudron plein de Passion", de Célestina Moldubec. Ce vieux titre lui donnait l'impression d'être déjà un élu, un survivant. Il n'avait pourtant que la quarantaine.

Vincent Owen, chef incontesté et fondateur du Cercle des Immortels, transplana brusquement. Le voilà sur un toit, en équilibre sur les tuiles, fendu d'un rire fou. La baguette jaillit, se pointe sur sa gorge mal rasée, et un #Sonorus plus tard, son éclat démentiel résonne dans tout le Chemin de Traverse. Les regards se tournent vers lui, certains le reconnaissent.

-Mais qui c'est, ce pauvre type ?
-Mais... ce ne serait pas Owen, Vincent Owen, le taré de la Gazette ? Vous savez, le chef du Cercle des trucs, là.
-Le Cercle des Immortels. Avec cette histoire de bal masqué, difficile de les ignorer.
-Mais que fait le Ministre !
-Trop occupé à traquer des pseudos mages noirs.

Et la foule ricane, sous l'oeil satisfait d'un Vincent gonflé d'orgueil. Déjà, on le reconnaît, on connait son nom, celui de son intrigue, de son projet. Cette notoriété ne peut qu'être bénéfique. Après avoir travaillé tant de temps dans l'ombre, le Cercle s'était décidé à éclater en pleine lumière. Si jamais un sorcier ou un autre avait des informations sur leur quête, l'immortalité, la vie éternelle, peut-être aurait-il ainsi la brillante idée de les contacter. Et c'est pour ça qu'il était là. Pour les inviter, les convertir, les rassurer.

Le but du Cercle des Immortels n'était en aucun cas de prendre de vies, de faire le mal. Ils avaient tous des idéaux politiques différents et étaient tous divergents quant à la magie. Mais ils étaient liés pour ce but. Cet objectif qu'ils s'étaient fixés. Ils n'étaient pas dangereux. Les explosions de la semaine passée n'était pas dans le but d'effrayer mais de marquer les esprits. Alors. Il fallait poursuivre. Comme un chevalier, le sorcier leva haut sa baguette et sa voix résonna.

Je suis bel et bien Vincent Owen, maître du Cercle des Immortels, mes amis. Je ne vous veux - nous ne vous voulons - aucun mal. Vous le savez. Vous êtes condamnés. La mort va vous prendre. Luttez ! Aidez nous à trouver le secret de l'éternité ! Aucune vie ne vous sera prise, elle vous sera rendue ! C'est le temps que nous combattons, pas les sorciers !

Il marqua une pause, effleura son masque, regardait avec délice les œillades interloquées, les minois pendus à ses lèvres, qui s'offraient à lui.

Si jamais l'un ou l'une d'entre vous aurait une piste, une idée. Qu'il nous contacte. Le Cercle protégera ceux qui ne veulent qu'une immortalité méritée. Pour nous trouver, une énigme. C'est le soir, à la tombée de la nuit; quand, candides, les fleurs du jours s'éteignent, qu'il vous faudra plonger. La lune est vote vecteur, si, par bonheur, les limbes vous ne craignez pas.  

Vincent s'éloigna du rebord, prit de l'élan, se jeta dans le vide. Avant de se fracasser sur le sol, il fut aspiré par le tourbillon du transplanage. Il n'abandonnait qu'une rose blanche sur le sol, et l'affiche froissée et maculée du Bal Masqué où étaient notés les termes de l'énigme. En réalité, il était réapparut derrière un mur, juste à côté, et observait les réactions des citadins.
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Re: Promenade sur le Chemin de Traverse

Message par : Malena Kane, Mer 4 Mai 2016 - 21:03


[Rep à Owen.]


Y a le jour qui n’arrêtait pas de s’écouler mais tout à tes pensées, tu ignorais les pas qui rapprochaient de la nuit. Le temps passait à côté de toi, à travers toi, emportant les chansons des bars, les tac tac des talons sur les pavés, les rires des enfants, les disputes des parents etc., tout partait à la suite de l’autre.

C’était quoi ça ?, cette douceur de plumes qui t’étreignait depuis quelques jours ? Et cette envie d’appuyer sur l’accélérateur, de changer de voie, de repartir vers le passé ? Faucher de nouveau les souvenirs, les sensations instants calfeutrés à l’intérieur de ton toi. Tu les sentais là, quelque part, accrochés à ton oesophage, tatoués sur un poumon, endormis dans un muscle de ta cuisse. Mais ils restaient muets, et toi, sourd-e.

Brûler la nostalgie (?), un coup de blues (?) avec une cigarette. Chasser la crasse par la crasse, et souffler sur la fumée pour tout envoyer valser. Déjà que le monde te porte sur son dos, voilà que tu niques sa peau avec tes bonbons lourds et empoisonnés. Pardon, la Terre, toi, qui connait toutes les réponses ; toutes les lignes du temps étaient là, toutes les lignes des espaces, l’harmonie absolue juste devant les yeux - une note de musique qu’on entend et qui s’échappe comme un chat.

Les souris s’excitaient dans la ruelle ; une fête ?, un concert de fromage ? Juste une souris un peu plus grosse que les autres qui couinait là haut, sur un toit.

- Je suis bel et bien Vincent Owen, maître du Cercle des Immortels, mes amis. Je ne vous veux - nous ne vous voulons - aucun mal. Vous le savez. Vous êtes condamnés. La mort va vous prendre. Luttez ! Aidez nous à trouver le secret de l'éternité ! Aucune vie ne vous sera prise, elle vous sera rendue ! C'est le temps que nous combattons, pas les sorciers !

Maitre du Cercle des Immortels, un bal, un rêve ou un souvenir qui danse tango avec du brouillard. Confusion. Les souris semblaient le connaitre, tu ne lisais pas les journaux. Ou rarement. Pas depuis longtemps.

- Si jamais l'un ou l'une d'entre vous aurait une piste, une idée. Qu'il nous contacte. Le Cercle protégera ceux qui ne veulent qu'une immortalité méritée. Pour nous trouver, une énigme. C'est le soir, à la tombée de la nuit; quand, candides, les fleurs du jours s'éteignent, qu'il vous faudra plonger. La lune est vote vecteur, si, par bonheur, les limbes vous ne craignez pas.  

Ton âme dragon se réveille entre deux bâillements bleus. Immortalité. Dans ton coeur, une brèche s’ouvre, ça saigne du souvenir d’un être perdu. Dans ta tête, ça bzzz de mouches qui bouffent la lucidité, la réflexion. T’as bien des idées, t’as bien déjà réfléchi à ça, mais t’es que le fantôme de toi - et surtout, t’es pas alcoolisé-e.

Immortalité. Une braise, un lointain Dragon qui ronronne à défaut de rugir. Au moins, il est là, toujours. Immortalité. Tu sais qu’une partie de tes réponses se cachent là, derrière ce mot, et que c’est lié à ton âme-Dragon. Tu le sais. Faut juste creuser la terre avec les mains et se défoncer les ongles : t’as pas le courage, là, tout de suite. Puis l’autre, il est déjà parti.

Tu reprends ta marche comme tout à l’heure, mais en un peu différent ; à présent, t’as une cape qui traine derrière toi, une cape faites de mots : immortalité, et quelques autres : C'est le soir, à la tombée de la nuit; quand, candides, les fleurs du jours s'éteignent, qu'il vous faudra plonger. La lune est vote vecteur, si, par bonheur, les limbes vous ne craignez pas. Une cape que tu allais garder un sacré bout de temps...
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