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Le comptoir
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Noah Alniott
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Spécialité(s) : Permis de Transplanage
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Le comptoir

Message par : Noah Alniott, Dim 18 Nov 2012 - 16:28


Envie d’une bierraubeurre en fumant une petite cigarette en compagnie d’une ou d’un magnifique serveur(se) ? Placé à droite de l’entrée du pub devant la petite cuisine, le comptoir est l’endroit le plus ancien du Chaudron Baveur car il n’a été changé depuis la mort du célèbre barman Tom ! Il est connu pour être vaste et parfaitement adapté à toutes les tailles de sorciers : les tabourets s’adaptant naturellement à la hauteur du client pour que celui-ci soit le plus confortablement installé. Propre, un peu bruyant, et toujours en bonne compagnie ... Enfin normalement, on est quand même à Londres et n'importe qui peut passer par là...


Dernière édition par Noah Alniott le Sam 21 Déc 2013 - 20:35, édité 2 fois
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Clélia Skywolf
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Re: Le comptoir

Message par : Clélia Skywolf, Mar 27 Nov 2012 - 11:59


(RP PV Raphael Austin)


Vingt heures trente dans un manoir de Loutry Sainte Chaspoule, un couple se dispute violemment sous les yeux larmoyants d’une petite fille blonde aux grands yeux verts. Un elfe apparu dans un #CRAC# sonore, il attrapa la petite et l’emmena avec lui loin des hurlements des adultes. La femme, ancienne directrice de Poudlard, attrapa un vase en verre coloré et le jeta sur le sol puis, sa baguette pointée sur le buffet où étaient rangées les belles assiettes en porcelaine, elle hurla « Bombarda ! ». Le meuble explosa littéralement. Des morceaux coupants en jaillirent, l’homme eu tout juste le temps de se baisser pour en éviter la tranche mortelle. Clélia, trop énervée, fut coupée au bras par un morceau. Elle regarda le sang perler puis couler petit à petit sans faire le moindre geste. Elle était furieuse, furieuse qu’Actarius passe le plus clair de son temps à faire autre chose pendant qu’elle se chargeait de leur fille, du journal et des Mangemorts. Elle le regarda droit dans les yeux et siffla une phrase qui devait le blesser.

"Tu ne sais même pas qui je suis, ce que je fais, ce en quoi je crois. Tu ne sais même pas qui a tué ta sœur. Moi oui."

Elle s’enfuit ensuite dans leur chambre, le laissant bouche-bée dans le salon. Elle nettoya sa plaie et la recouvrit d’un bandage puis se changea. Ce soir, elle voulait sortir, oublier sa dispute, se noyer dans l’alcool. Peut-être même draguer, l’ancienne Gryffondor était lasse de tout. Elle se vêtit d’une robe verte moulante à manches courtes qui s’ouvraient dans son dos jusqu’à ses fesses. Pas de soutien-gorge pour cette fois, un collant couleur chair, des escarpins noirs et un sac à main de la même couleur. Elle transplana, son manteau sur les épaules, au moment où son amour entrait dans la chambre.


Le Chaudron Baveur, rendez-vous de tous les sorciers, petits et grands, limite ultime entre le monde sorcier avec le chemin de traverse et le monde moldu. L’endroit était accueillant comme toujours. La femme se glissa jusqu'au comptoir en soupirant, la pièce était toujours remplie de sorciers, elle salua ceux qu’elle connaissait puis s’installa sur un tabouret qui s'adapta immédiatement à sa hauteur. Elle sortit une cigarette de sa poche et l'alluma, inspirant lentement la fumée les yeux fermés pour mieux la savourer, puis l'expulsa de ses poumons. Elle regrettait ce qu'elle avait dit à Actarius, elle devrait lui donner des explications lorsqu'elle rentrerait et cela la rendait malade. Jusqu'à présent, elle avait toujours pu éviter de lui expliquer qui elle était au fond d'elle mais après sa demi révélation elle n'aurait plus le choix. Malheureusement, cela la conduirait à deux choses : soit, miraculeusement, il l'accepterait, ce qui était d'ailleurs peu probable... soit il la virerait de chez lui ou pire, la dénoncerait aux Aurors. Quoi que, pire est un bien grand mot, le pire serait de le perdre et de perdre sa fille. Toutefois, elle ne laisserait jamais tomber sa seconde famille même s'il la suppliait.

Un serveur (une serveuse) apparu bien rapidement devant elle pour prendre sa commande. La femme n’eut pas besoin de consulter la carte pour savoir ce qu’elle voulait, un alcool fort qui, après plusieurs verres, plongerait ses pensées dans un brouillard.

"Un mojito magique s’il vous plait."

La personne s’éclipsa pour aller chercher sa commande. Au même instant, la porte s’ouvrit à nouveau, laissant entrer un souffle de vent frais et quelqu’un que Clélia connaissait même si ce n’était pas « officiel ». L’homme était, comme elle, un serviteur des Ténèbres. La femme lui adressa un signe de tête discret, ce serait peut-être l’occasion d’apprendre à mieux le connaître, qui sait ? Un peu de compagnie ne lui ferait pas de mal maintenant qu’elle s’était calmée.
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Re: Le comptoir

Message par : Invité, Mar 27 Nov 2012 - 20:56


La soirée était avancée, le jeune homme ruminait encore ses pensées, et notamment sa rencontre avec son père qui avait fait le déplacement des états-unis jusqu'ici pour le voir. 2 ans, deux longues années ou Raph' n'avait donner aucun signe de vie à sa famille, aucun pas même une lettre de noel ou d'anniversaire. Il voulait se sentir libre et briser les chaînes qu'il avait. Il avait trouvé refuge dans un grand manoir acquis lors d'une vente aux enchères et en piteux état. Après de longues rénovations il avait enfin fini par avoir une demeure splendide, immense pouvant abriter de belles soirées mondaines. Car oui le jeune homme avait besoin de montrer aux autres à quel niveau i les trouvait, il avait besoin de prouver qu'il était quelqu'un.

Il l'avait d'ailleurs déjà fait en devenant serviteur des ténèbres avec ses confrères. Il faisait partit depuis quelques années déjà d'un groupe semblable aux Mangemorts qui sévissait il fut un temps non loin de Chicago. Désormais il terrorisait toute l'angleterre rien qu'en prononçant le simple mot : Mangemort. Malheureusement il y'avait aussi quelques contraintes, comme se faire discret lors de temps dur, et bien évidemment cacher la célèbre marque imposante qui se trouvait sur son avant bras. Il n'avait encore eu guère le temps de visiter de fond en comble leur QG, mais vu la quantité de passages secrets s'y trouvant il n'aurait jamais fini.

Ce soir était un soir calme, trop calme. Dans son manoir, faisant les cent pas, il cherchait quoi faire. Le soucis lorsqu'on vient d'arriver dans un pays c'est que les contacts se font rares, et qu'il n'est pas toujours facile de trouver quelqu'un pour sortir boire un verre. Le geste prenant le pas sur la raison i enfila rapidement sa veste de costume noir s'alliant avec un jean d'un bleu sombre. Sobre et à la fois classe, voilà comment le jeune homme s'habillait. Ce soir, direction le chaudron baveur, célèbre bar de sorcier à la limite entre le monde magique et le monde moldu.

D'un cracement il se retrouva devant la devanture, avec la pancarte se balançant sous la force de la légère brise. Le jeune homme poussa alors la porte avec une assurance certaine et une fois dedans prit le temps de scruter la salle. Le brouhaha ambiant n'était pa déplaisant, la joie de vivre se sentait à des kilomètres et l'odeur de la bière fraichement servie titilla les narines de Raph'. Cependant c'est une tout autre demoiselle qui attira son regard, elle faisait partie de l'ordre secret et le jeune homme l'avait reconnue, lui adressant un signe de tête en guise de bonjour il s'avança doucement vers elle. Elle était ravissante, et fort agréable à regarder. Ses courbes étaient parfaitement mises en valeur avec la robe qu'elle portait. Une fois à distance raisonnable il lança :

Bonsoir, vous êtes magnifique dans cette robe. Puis-je me permettre de vous offrir quelque chose à boire ?

Raph' et les manières... Les habitudes enseignées par ses parents demeraient intacte et étaient de mise lorsque l'on côtoie la haute société magique, mais là c'était différent, il l'a connaissait que peu bien qu'ils aient partagé la même demeure lorsque le jeune homme habitait là bas le temps d'avoir son propre manoir. C'était l'occasion de faire plus ample connaissance et plus si affinités.
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Noah Alniott
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Re: Le comptoir

Message par : Noah Alniott, Mer 28 Nov 2012 - 8:35


La soirée était à présent bien avancée au Chaudron Baveur, presque toutes les tables de la salle principale étaient occupées, et toutes les sortes de sorciers défilaient au comptoir. Noah était partout, en salle, dans les toilettes pour nettoyer (bah ouai, les corvées c'est aussi pour la patronne), et derrière le comptoir ou dans la cuisine pour préparer les coktails.

Jana s'habituait très bien à son travail de serveuse, elle avait prit le coup de main pour ce qui était de la conception des boissons, et savait remettre les dragueurs complètement ivre sur le droit chemin, souvent celui de la sortie. Noah l'observait toujours faire du coin de l'oeil bien sur. Même si elle ne s'entendait pas particulièrement bien avec la jeune néerlandaise, elle ne pouvait s'empêcher de la materner.

Après une petite pause cigarette en cuisine, la brunette retourna derrière le comptoir et remarqua une nouvelle arrivante. Une jolie jeune femme avec une robe très décolleté dans le dos qui attirait beaucoup de regards. Contente de pouvoir servir ce genre de sorcière plutôt que l'une des vieille alcoolique sortie tout droit de l'allée des embrumes comme elle le faisait depuis le début de la soirée parce que Jana lui volait tous les petits jeunes, Noah se hâta d'éfectuer la demande de la cliente: un Mojito Magique, boisson très appréciée.

Après avoir jeté le sortilège qui permettait à la boisson de changer de couleur à chaque gorgée, la propriétaire du pub remarqua qu'un jeune homme s'était joint à la jeune femme.

- Et voici pour vous. dit elle à la jeune femme avant de se tourner vers son "ami". Et pour Monsieur, qu'est ce que ce sera?
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Clélia Skywolf
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Re: Le comptoir

Message par : Clélia Skywolf, Lun 3 Déc 2012 - 13:34


(HJ : désolée pour le retard !)


Après avoir salué Raphael, Clélia s'était plongée dans l'observation de ses ongles. Elle doutait que l'homme vienne la voir, il avait certainement rendez-vous avec quelqu'un d'autre dans ce bar. Après tout, qui allait dans ce genre d'endroits seul ? En dehors d'elle-même bien entendu. La femme passa sa main dans ses cheveux, elle apprécierait de mieux connaître ses nouveaux collègues. De l'ancienne troupe ne restaient que Rabastan et Axelle, tous les autres étaient de nouveaux arrivants qui devaient être formés pour qu'ils rentrent correctement dans le moule. Le Seigneur des Ténèbres était encore inconnu, personne ne s'était encore détaché du reste. Comme les vieux qu'ils étaient, 17 et elle s'étaient occupés de l'installation de tout le monde, aidés par une Serpentarde motivée. Enfin, Hollow Bastion revivait.

Depuis la mort d'Aziliz, l'emprisonnement de Chloé et la métamorphose définitive d'Ethan, la forteresse et le groupe noir avaient perdu motivation et vie. Le monde s'était disloqué petit à petit jusqu'à l'appel de la marque sur leur bras... Cela s'était passé une nuit, l'ancienne directrice s'était réveillée en sursaut, sa marque dansait sur son bras. Enfin, ce qu'elle attendait s'était produit. Elle avait transplané jusqu'à Hollow et avait retrouvé devant la porte 70 et d'autres inconnus. Clélia s'était mise à revivre, les Mangemorts formaient une partie de sa vie.

Une voix s'éleva dans son dos, la faisant sursauter et rougir dans le même temps. Elle tourna la tête et vit l'ancien Serdaigle qui la fixait, visiblement c'était à elle qu'il s'adressait.

"Bonsoir, vous êtes magnifique dans cette robe. Puis-je me permettre de vous offrir quelque chose à boire ?"

La mage noire sourit et lui désigna le tabouret de libre à sa droite. Entre temps, la serveuse s'était approchée pour déposer devant elle le mojito tant désiré.

"Eh bien, vous pourriez commencer par m'offrir ceci ?"

Clélia lui fit un clin d'oeil puis attendit qu'il passe commande à son tour. Elle en profita pour le détailler. Jeune, il la dépassait largement et était plutôt bien musclé, "bien foutu" comme diraient les jeunes moldus. Des cheveux bruns et des yeux clairs dont la couleur oscillait entre vert et gris. Il était vraiment très mignon. La femme se mordilla la lèvre inférieure, elle avait toujours eu un faible pour les bruns aux yeux clairs, Actarius en était la preuve.

"Alors... Qu'est-ce qui vous amène à cette heure-ci, seul, dans un bar ?"

Sa question pouvait s'adresser à elle aussi, mais quand on est mère d'une petite fille on a toutes les excuses du monde pour s'éclipser le temps d'une soirée et oublier les lourdes tâches qui incombent à une jeune maman.
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Re: Le comptoir

Message par : Invité, Mar 11 Déc 2012 - 14:21


Le brouhaha était assez conséquent mais cela n'empêchait pas le jeune homme de comprendre ce que disait la jeune femme, et pour tout dire il n'avait pas forcément prêté attention à autre chose que son corps, il n'avait pas l'habitude de voir d'aussi belles femmes bien que dans les soirées mondaine il y a de quoi faire. Elle partageait également les mêmes idées et faisait parti du même groupe, un avantage pour lui. Il ne restait plus qu'à ce qu'elle ne soit pas en couple... Disons que Raphael préférerait ne pas avoir de problèmes par la suite.

La serveuse s'approche pour servir la boisson qu'avait commandé la jeune femme et Raph' en profita pour lui adresser la sienne, un whisky pur feu, tout en indiquant de mettre tout ça sur sa note. De toute manière avec l'héritage qu'il touchait plus d'éventuelles sorties son compte en banque serait tranquille. La serveuse s'écarta et le jeune homme s'assit de manière à répondre à la question qu'on lui avait posé.

A vrai dire, je ne savais quoi faire. N'étant ici que depuis peu, je n'ai pas vraiment eu le temps de nouer des liens, même si j'espère me rattraper de ce côté là. Et vous, une si belle ne devrait pas se trouver seule. Pendant que j'y suis, auriez vous connu un certain Ethan Bennet ? Je n'ai plus de nouvelles et il m'avait dit qu'il se trouvait en Angleterre, peut-être que vous l'auriez connu dans un cercle d'amis restreint si vous voyez ce que je veux dire.


En effet, les deux hommes s'étaient connus il y a de ça bien longtemps en Amérique. Des liens assez fort s'étaient mis en place. Malgré le fait qu'ils ne se voyaient pas, ils ne manquaient pas de s'écrire régulièrement pour prendre la température en Angleterre sur la montée en puissance du groupuscule. Raphael nourrissait une admiration à propos d'Ethan, tant pour son statut de loup-garou qui lui conférait une force incroyable à certains moment, mais surtout pour son statut de chef des Mangemorts. Le sommet de la hiérarchie du groupe de mages noirs, le rêve du jeune homme.

Il tripotait son verre en faisant tourner son whisky comme pour l'aérer, à vrai dire il était un peu plongé dans ses souvenirs pendant que la jeune femme lui répondait. Revenant petit à petit il se remit dans l'ambiance.
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Clélia Skywolf
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Re: Le comptoir

Message par : Clélia Skywolf, Mar 11 Déc 2012 - 15:56


Clélia dut tendre l’oreille pour entendre la réponse du jeune homme. Les personnes autour d’eux, aidées par l’alcool, parlaient de plus en plus fort, donnant à la femme l’envie de leur lancer un sort pour ne plus les entendre. Toutefois, elle se retint et bu une gorgée de son Mojito qui était alors d’une jolie couleur rosée. Elle souria lorsqu’il évoqua le fait qu’elle ne devrait pas être seule ici, s’il savait qu’elle s’était enfuie pour échapper à ses corvées de mère et de fiancée…

Il lui posa ensuite une question qui lui donna un coup au cœur. Ethan Bennet, si elle le connaissait ! Bien sur ! Mieux qu’il ne le pense certainement. Le jeune homme avait été son amant d’une nuit lorsqu’elle était directrice de Gryffondor, puis un collègue au sein de l’ordre noir, son chef et le parrain de sa fille… Et cet ami avait fini par disparaître après avoir massacré la sœur d’Actarius. D’homme il était devenu un loup sauvage, perdu, qui ne reviendrait plus jamais. Les Mangemorts s’étaient mis d’accord pour le faire passer pour mort et il y avait beaucoup trop d’oreilles indiscrètes qui trainaient pour qu’elle accepte de lui donner la véritable version de la fin du Serdaigle Ethan Bennet.

La femme bu de longues gorgées de son cocktail, le finissant en quelques secondes puis se racla la gorge. Elle passa ses mains sur son visage et murmura.

"Ethan.."

Puis elle se tourna vers son nouveau collègue et augmenta le volume de sa voix chevrotante. Parler de lui la mettait toujours mal à l’aise, elle repensait aux drames à répétitions qui s’étaient passés au même moment ou presque. Elle avait perdu trois de ses amis dans cette affaire, malheureusement…

"Oui, je le connaissais. Très bien même… Mieux que vous ne pourriez le croire."

Clélia passa sa langue sur ses lèvres, sa gorge lui semblait sèche. Elle interpella la serveuse et lui demanda un whisky pur feu comme Raphael.

"Vous ne le trouverez plus, et jamais vous n’aurez de nouvelles de lui. Plus jamais… Ethan… Ethan nous a quitté, définitivement."

Elle ferma les yeux, cela faisait si mal de devoir dire cela. Petit à petit elle n’en avait plus parlé, d’un commun accord avec Actarius ils avaient décidé de ne plus prononcer ce prénom qui provoquait toujours des sanglots dans la maison Bright-Skywolf, de la part de la mère et de la fille qui avait perdu son parrain.

"Je l’ai rencontré à Poudlard. J’étais alors une jeune directrice de Gryffondor et lui un élève de Serdaigle plutôt… dragueur."

La sorcière sourit, elle avait convoqué son ami dans son bureau après une affaire qui lui semblait lointaine. Elle ne savait même plus pourquoi elle voulait le punir… Toutefois, au lieu d’une punition ils avaient passé une nuit assez mouvementée avec la promesse de ne plus se revoir par la suite. Ce qu’ils avaient respectés jusqu’à ce qu’ils se retrouvent chez les Mages Noirs.

"Je vous laisse imaginer ce qu’il s’est passé, une nuit. Une seule, nous ne nous sommes plus revus par la suite. J’étais en couple et de toute façon il y avait une différence d’âge bien trop importante. Toutefois, il a rejoint un cercle d’amis en commun peu après sa femme, Chloé Greenwood. C’est là que je l’ai recroisé. Il était le parrain de ma fille et allait être lui-même père. Malheureusement, sa femme fut enfermée à Azkaban après la mort d’une amie commmune. Elle mouru là-bas…"

Clélia repéra son whisky sur le comptoire et le vida d’un coup, elle en avait vraiment besoin. Elle sortit ensuite une seconde cigarette qu’elle alluma fébrilement et tira longuement dessus. Après plusieurs bouffée, elle se contraignit à raconter la suite et la fin terrible du Bennet.

"Cela rendit Ethan complètement fou. Femme et enfants morts, il était perdu et rien ni personne ne put l’aider, malgré tous nos efforts. Il… s’est donné la mort."

La Mangemorte ferma les yeux et ajouta bien plus bas de manière à ce que seul son interlocuteur puisse l’entendre.

"D’une certaine façon…"

Puis elle le regarda fixement pour lui faire comprendre que certaines choses ne pouvaient être dites en public à moins de vouloir se retrouver autour de détraqueurs à leur tour.

"Cela m’étonne que personne ne vous ait prévenu… Pourtant nous avons fait notre possible pour mettre au courant ses amis et sa famille. Son enterrement fut bien triste, nous n’avons pas retrouvé son corps et c’est un cercueil vide qui s’est enfoncé dans la terre mouillée de notre belle Angleterre."

Elle adressa un sourire triste à Raphaël. Elle qui voulait oublier certaines parties de sa vie, la voilà en train d’en raconter d’autres.

"Et si nous parlions d’autres choses ? Pourquoi avez-vous déménagé ?"

Elle espérait retrouver un ton plus léger, si elle rentrait chez elle en larmes son escapade n’aurait servi à rien.

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Re: Le comptoir

Message par : Invité, Ven 4 Jan 2013 - 19:57


Elle avait donc connu Ethan... Et intimement qui plus est. Cependant la jeune femme lui raconta le fin mot de l'histoire et Raph' ne put s'empêcher de lâcher un soupir... Son idole était devenu fou après ça, il avait décider de se donner la mort... Un geste lâche qui désespérait le jeune homme. Comment lui, un mage si puissant avait put finir comme ceci... Une question sans réponse et dont Raph' ne voulait plus se soucier. Désormais c'est lui qui était en Angleterre pour prendre le pouvoir sur ce groupuscule et rien ni personne ne pourrait l'en empêcher. Sur un ton calme et lent il entrepris de répondre à la jeune femme :

Oh eh bien... Une longue histoire à vrai dire. Je n'avais plus vraiment ma place aux États-Unis, il valait mieux pour moi de m’exiler afin de recommencer quelque chose. Et j'espère y parvenir ici, auquel cas je devrais encore partir. Mais bon. Et puis, comment se fait-il qu'ayant mari et enfant vous soyez encore dehors dans un bar à cette heure-ci ? Ne devriez vous pas vous occuper de votre progéniture ?

Il fallait changer de sujet, en effet, il ne pouvait expliquer les véritables raisons de son départ et encore moins le fait qu'il était venu ici pour finir en tête des Mangemorts. En effet, cette jeune femme qui se tenait assise à côté de lui serait un bon moyen d'y parvenir. Elle avait tisser des liens avec Ethan et Raph' savait qu'il pourrait s'en servir. Et puis pourquoi pas la charmer pendant qu'on y est, après tout il ne faut pas se refuser quelques plaisirs aussi interdits soient-ils.

Malgré l'heure qui avançait, le jeune homme ne ressentait pas la fatigue, bien que l'alcool rendait ses idées un peu confuse, il se sentait agréablement bien pour la première vraie soirée en dehors de son manoir.

Puis-je me permettre une requête ? N'auriez vous pas connaissance d'un lieu un peu plus discret, en effet j'aimerais que vous me parliez un peu plus en détail de vos occupations, si vous voyez de quoi je veux parler. J'ai un manoir à Loutry, si cela vous dit bien sûr.

Il tentait le tout pour le tout, mais autant faire les choses correctement, on ne sait jamais, un endroit plus intime, un peu d'alcool et le jeune homme pourrait parvenir à obtenir quelque chose d'elle... Qui sait, seul l'avenir lui dira.
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Re: Le comptoir

Message par : Invité, Dim 13 Jan 2013 - 22:40


John Dawson & Hugh Dey

J'avais laissé partir Alice plus tôt aujourd'hui, elle avait bien bossé pendant les fêtes et dorénavant que c'était le calme plat je n'avais pas de raison de la garder à la boutique alors qu'elle pouvait rentrer chez elle pour s'occuper des jumeaux. J'étais restée seule jusqu'à la fermeture, hormis quelques clients qui se comptaient sur le doigt d'une main. Seule dans ce magasin qui se voulait chaleureux et vivant... Malgré la couleur vive qui occupait chaque parcelle de la pièce, j'avais toujours cette impression de grisaille et de brume. Ce goût amère dans la bouche. Je vérifiais que tout était à sa place, que les alarmes et diverses sécurités étaient à même de fonctionner au moindre pépin. Mon regard vide passa au peigne fin la pièce que je n'avais étrangement pas envie de quitter. Je savais que si je restais je ne me sentirais pas bien, je fixerais les murs dans l'espoir qu'il m'apporte du réconfort et me laisserais submerger par la nostalgie. Rester plantée là bouche ouverte comme un crapaud dans une mare ne m'apporterait pas grand chose sinon le profond sentiment d'avoir l'air stupide, lequel ne me préoccuperait pas beaucoup tant je serais occupée à me morfondre.

Je quittais les lieux. Pour aller où ? J'en savais rien. J'en n'avais rien à faire je crois, puisque de toute façon je ne me sentais plus nulle part. Je fermais la boutique avec soin et marchait dans la rue en espérant que quelque chose me tomba dessus. C'était absolument con, qu'on se le dise, mais j'en étais presque venue à penser que me faire agresser ne serait pas une si mauvaise chose. Il y avait peu de chances que cela se termina vraiment mal pour moi : bientôt sept ans dans les combats inutiles d'idéalistes avaient affiné mes techniques de défense et j'avais toujours une ou deux surprises dans mes poches... Il fallait néanmoins que mon adversaire fut un duelliste confirmé, de façon à ce que je sentis le danger. C'était ce dont j'avais besoin, du moins je le croyais : un choc. La peur de mourir puis le soulagement d'être en vie, qui me redonnerait la motivation qui m'a quitté. Un déclic qui me permettrait de repartir... A Pré au Lard franchement qu'est-ce que je risquais ? Que dalle. Sauf si les mangemorts avaient décidés de faire le casse du siècle en braquant des boutiques aux caisses uniquement approvisionnés par l'argent de poche des élèves de Poudlard. Pré au Lard offrait de nombreuses possibilités, infiltration de Poudlard et prise d'otages pour faire chanter le Ministère ou faire sauter des têtes par exemple s'ils étaient bien organisés, cependant leur ambition s'était étrangement calmée ces derniers temps. Beaucoup trop pour être normale... Mais là je n'avais pas envie de céder à ma paranoia et de les guetter la nuit durant. Surtout que si c'était vraiment le cas je ne gagnerais qu'à me faire tuer et malgré tout, la mort ne me tentait toujours pas.

Je résolus donc de m'envoler pour Londres, qui aurait sûrement de quoi satisfaire mon manque de sensations fortes. Je murmurais un "debout" dans ma poche et éloignais rapidement mon visage de l'ouverture, juste le temps pour éviter qu'un vieux manche ne m'assommât. Je sortis complètement l'engin, qui malgré tous mes soins commençait vraiment à crier grâce. Il était vieux et fatigué, avait perdu de son agilité et sa vitesse mais ne m'avait jamais joué des tours. Même si son apparence ne le laissait pas transparaître je n'aurais aucun mal à rejoindre la capitale, en un seul morceau. Quoique, une chute...

Avec quelques regrets, j'atterris sans problème dans le Chemin de Traverse illuminé sous le ciel nocturne. C'était toujours pas gagné pour l'électrochoc. Tournant dans ma tête les diverses opportunités ratées qu'avait eu mon balai de me sortir de ma torpeur dépressive, j'en venais presque à regretter que les balais de mon père étaient si fiables. Je me dirigeais vers le mur d'entrée du Chemin de Traverse, ayant dans l'idée de traverser le Chaudron Baveur pour accéder au Londres moldu et traîner les rues en attendant qu'un imbécile me donna l'opportunité inespérée de me défouler. Je ferais ça à la loyale, pas de magie, juste la force et la ruse. Je voulais retrouver l'envie de survivre qui appartenait à l'humanité et non seulement les privilégiés de la magie. Je voulais le goût du sang et la peur qui tenaillait le ventre. Ce n'était pas un désir profond, je n'étais pas maso, cependant je sentais que pour me sortir de cet état d'esprit pitoyable dans lequel je me trouvais, il fallait employer les grands moyens. Et je n'avais nullement envie que cela s'éternise.

Lorsque j'entrais dans le pub sombre et animé, ma tête se tourna d'elle même vers les diverses bouteilles derrière le bar. Cette amertume dans ma bouche... Ce serait un bon moyen de l'effacer. Je soupesais ma bourse, hésitais un bref instant. Quel jour étions nous ? Il me semblait que c'était la journée de repos de Kyara. Mon regard fit rapidement le tour de la salle. Pas de Kyara en vue. J'attendis un moment pour être certaine, elle ne devait pas me voir. Elle penserait que je venais noyer mon chagrin dans l'alcool, moi qui lui disait toujours de garder espoir, qui lui répétait que ça allait s'arranger. Je ne devais pas lui laisser croire que ça n'allait pas. Et puis je n'avais pas l'intention de "noyer mon chagrin dans l'alcool"... J'avais pas les moyens de me payer une potion antidépressive alors je tentais d'autres thérapies. Une fois convaincue que Kyara ne me verrait pas faire ce que j'allais faire, quoique cela fut encore très flou pour moi, je m'installais sur un des tabourets accolés au bar. Un coup de baguette magique et mon manteau s'envola sagement se ranger sur un porte manteau tandis que j'examinais la carte des boissons.


Dernière édition par Abygael Thompson le Ven 18 Jan 2013 - 23:23, édité 1 fois
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Hugh Dey
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Re: Le comptoir

Message par : Hugh Dey, Lun 14 Jan 2013 - 16:44


[Petite note pour Noah : ce RP n’est pas le notre. Si Noah sert, Hugh risque de l’ignorer parce qu’il n’a pas fait attention au nom de l’enseigne.]


Liberté. J’en avais besoin. Là. Tout de suite. J’étouffais dans ce château. Je ne pouvais plus supporter. J’allais commettre l’irréparable si je ne m’échappais pas. Et je n’irais pas à Pré-au-Lard ce soir. J’étais trop connu. Trop habitué. Je ne voulais pas les voir non plus. Personne que je connaissais. Je n’avais que deux options : m’isoler, ou aller loin. Très loin. Seulement je voulais boire. Comme je faisais souvent ces temps-ci pour oublier que j’étais un sorcier.

Je sortais de l’enceinte du château. C’était pratique de pouvoir sortir de temps en temps. Quand on ne travaille pas. Avant que les portes ne se ferment. Et ensuite d’appeler les collègues à la rescousse pour m’ouvrir. Parce que je ne veux pas utiliser la magie pour rentrer. Ce soir pourtant, je n’étais pas sorti comme à l’accoutumée. J’étais mieux équipé. Il faisait très froid dehors. Comme si le général l’hiver avait décidé de passer à l’offensive d’un seul coup. J’avais un affreux manteau en poils de loup. C’était moche, mais c’était chaud. Avec une grosse capuche. Ca couvrait tout, même ma bouche. Mes mains n’en parlons pas. Et par-dessus j’avais ajouté un gros masque me servant de lunettes, pour braver le froid. Ce soir, je voulais partir loin. Et je ne savais pas transplaner. J’avais récemment fait acquisition d’un balai. Je m’étais dit qu’il fallait que je m’intègre et comme Gryffondor manquait de joueurs j’ai… J’ai été admis au sein de l’équipe de Quidditch. Comme gardien. Au moins je ne devais pas trop jouer en équipe.

Le problème c’est que je n’aimais pas voler. Du moins pas à Poudlard. Et je n’ai pas tellement réessayé après. Alors, ce soir, ce serait le bon soir. Je m’étais équipé. Je ne pouvais pas avoir froid avec ça. Je ne pouvais même plus respirer… J’enfourchais mon balai et décollais.

Je ne sentis pas le vent sur mon visage. Voler était comme être étouffé dans Poudlard aujourd’hui. Parce que j’étais trop couvert. Mais au moins je n’avais pas froid. Et la solitude m’apaisait un peu. Le paysage n’était pas si mal. Les lumières qui défilaient… C’était plutôt joli. Finalement, j’arrivais à proximité de Londres. N’ayant pas encore usé de magie, je préférais descendre. Il suffisait qu’on me voit… Alors je finissais le reste de la route à pied. Pour ne pas paraître trop étrange, j’avais sorti ma baguette et utilisé un sortilège de réduction. J’avais pu fourrer le balai dans la poche de mon manteau. Seulement je sentais ma main droite comme salie. Je n’arrêtais pas de la frotter sur mon pantalon sans me débarrasser de la sensation. Je n’aimais vraiment pas la magie.

A force de marcher ainsi dans la rue, je finis par passer une enseigne. Je ne savais pas laquelle c’était. Ce n’était pas bien grave. Je venais juste boire. Mais pas trop. Celui qui conduit, c’est celui qui ne boit pas. Et je n’étais pas bien frais en général alors sur un balai, il ne valait mieux pas essayer. En entrant, j’enlevai immédiatement mon manteau et tout le tremblement. On avait l’impression que je venais d’Alaska tellement j’étais chargé. Et puis, débarrassé sur surplus, je m’installais au comptoir, près d’une fille. Brune. L’avait pas l’air trop mal. Je regardais la carte. Fallait commencer doucement. Dans le classique tiens. Parce que je connaissais personne ici.

« ‘ne Bièraubeurre »

Pas de s’il vous plaît. Comme d’habitude. Parce qu’on me traitait rarement avec respect alors je n’allais pas me forcer. Puis je me tournais vers la brune. Je la regardais sans la voir. Les yeux perdus dans le vague.

« ‘soir. F’froid pas vrai ? »
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Re: Le comptoir

Message par : Invité, Sam 19 Jan 2013 - 0:48


Je résolus dès le premier coup d'oeil de m'abstenir de coktails, trop chers pis je n'étais pas là pour faire dans le sophistiqué. Whisky pur feu... Je n'allais peut-être pas commencer aussi fort non ? Dernier reste d'une capacité insoupçonnée, la raison. Bièraubeurre... Agréable en bouche mais pas tellement appropriée, elle symbolisait trop pour moi la chaleur d'une soirée entre amis. Cependant c'était plus raisonnable... Whisky ? Bièraubeurre. Whisky. Bièraubeurre... Whisky.
- ‘ne Bièraubeurre.
Whisky!
Sans tergiverser davantage, je donnais ma réponse à la serveuse qui m'avait interrogée du regard :
- Ce sera un whisky pur feu pour moi.

Du coin de l'oeil, j'examinais le type qui venait de commander une bièraubeurre à côté de moi. Celui là-même qui avait peiné à passer la porte tant il s'était entouré d'une pléthore de vêtement en tout genre. Peu après qu'il était entré, j'avais pu remarqué qu'il ne faisait pas vraiment la taille d'un troll des montagnes et qu'il semblait même carrément maigre une fois toute sa panoplie ôtée. Il était à peine plus grand que moi et ce qui le caractérisait le plus était sa tenue crade, dont on avait peine à identifier si elle tenait plus du junky-zonard ou du clodo. Il avait pas l'air de se droguer mais il était trop jeune pour coller au stéréotype moyen du clochard à barbe qui dort dans un banc du square. Il avait ce même air malade, de celui qui ne connaît ni confort ni hygiène. Il aurait mieux fait de se payer à bouffer plutôt que de boire, ça coûtait un poil plus cher mais ça n'aurait pas été superflu au vu de ses membres gringalets. Je soupirais en secouant la tête nan mais sérieux... qu'est-ce que j'en avais à faire ?! Je reportais mon attention sur les verres et bouteilles alignées de l'autre côté du bar. Je me demandais combien de piliers de bars voudraient ma peau si je les vidais toutes par terre. Ce serait peut être drôle. La propriétaire m'achèverait-elle pour tous les bénéfices que je lui ferais perdre ou jetterait-elle dehors ces clients déchaînés ? Les deux probablement. Mes doigts tapotaient le bar d'un rythme irrégulier d'un mouvement semi-conscient.

- ‘soir. F’froid pas vrai ?

Il n'articulait pas, son parler était assez rudimentaire, la voix un peu rauque, due à sa vie sûrement plus qu'à sa carrure. Je notais ça par habitude, sans même y penser. Mon visage était déjà tourné vers lui, quelque peu surprise que j'étais qu'il m'adressa la parole. J'avais pas vraiment envisagé le fait que dans un bar il y avait des gens et que ces gens parlaient... L'espace d'un instant, la possibilité de ne pas lui répondre et lui mettre un vent magistral m'effleura l'esprit. Et puis non, après tout si le gars voulait taper la discussion, cela ne m'empêcherait pas de boire. Je n'aurais pas le plaisir de mariner dans mon chagrin, seule esseulée et solitaire dans ma forteresse de solitude, certes. Et je n'aurais probablement pas d'autres occasions de boire sans compagnie entre mon boulot, ma famille et Kyara. Probablement que je fus extrêmement fatiguée pour prendre une décision qui me priverait de ce petit plaisir, ou peut-être était-ce que réalistement je me fis la réflexion que de toute façon vu le monde il n'y avait pas une manière pour que je pusse être tranquille toute la soirée. J'avais fort mal choisi l'endroit, le Chaudron Baveur bénéficiait de sa réputation, toujours était-il que je répondis à l'inconnu. Le sourcil au dessus de mon oeil bleu haussé, j'arborais un sourire légèrement narquois mais sans méchanceté :

- Plutôt ouais. J'imagine que c'est pour ça que certains s'emmitouflent dans des peaux de loups... T'as un sacré équipement dis-moi, tu comptes faire l'ascension d'une montagne ? Je veux pas te décevoir mais y a pas plus plat que Londres.
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Jana Van Oaklyn
Serpentard
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Re: Le comptoir

Message par : Jana Van Oaklyn, Sam 19 Jan 2013 - 14:56


Quand j'étais enfant, je croyais que tout les hommes voyaient la même chose. J'ai finis par comprendre qu'ils ne voyaient pas. Je maintenait le torchon par ma baguette, torchon s’aplatir sur le bord du comptoir et nettoyer les cochonneries déployées par ces fichus mortels incapables de se tenir propres quelques secondes. Plus que tout, j'observai les clients entrer et sortir, yeux vagues, détaillant certains, imaginant à quoi ils s'éprenaient à penser, à songer, à ce qu'il ferait, à ce qu'ils eurent faits, et à ce qu'ils faisaient exactement. Ils étaient intriguant. Et alors, que pouvait-on penser de ma personne ? Je m'en contrefichais. J'agissais sans me préoccuper des conséquences. Dans un soupir je cessais ma manoeuvre et, par la demande de Noah, j'enclenchais la pression de Bierraubeurre demandée à la table 14. Je la lui tendis, regard noir. Pas la patience, aujourd'hui, de lui accorder un quelconque sourire forcé. Je ne me plaisais pas à cette place de comptoir, où mon corps se rendait restreint, mes gestes coupés, tandis qu'à servir je pouvais bouger, laisser filer mes pieds, plus encore facilement observer les autres. Une des têtes réduites accrochées à quelques mètres de la mienne, cheveux blonds longs déployés, remarquais mon désarroi.

« Minette, fais pas c'te gueule, j'ai des potins pour toi si tu me parles. Parles moi, j'me fais chier moi quand tu te la fermes !
- Soit, Jo', soit. Ehmmm. Il fait beau aujourd'hui.
- Je te bénis, et tu n'auras rien.
- Tu me soules, j'ai mal à la tête, je savais que tu me mentais. »

Sans laisser le temps à la tête blonde de riposter, je la désarçonnait de son emplacement et la plaçait dans le placard, puis l'enfermait à double tour. J'étais présente sur ces lieux, elle m'était pour le moment inutile, et Noah n'en saurait rien. La journée serait peut-être moins désagréable sans un imbécile à me maugréer des paroles sans dessus dessous. Je me mis à préparer un Vif d'Or à un vieux assis à ma gauche, puis face à moi un homme ne m'étant pas étranger. Tiens, Hugh... Quel hasard. Je ne pus m'empêcher de sourire, mais ne dis rien. L'épisode de la Forêt Interdite était difficile à oublier, pour autant j'avais de nombreuses occasions dans Poudlard pour le recroiser et, je le sentais, nous aurons d'autres moments pour en rediscuter et, qui sait, jouer de nouveau. Une brune à ses côtés observait la carte.

« ‘ne Bièraubeurre
- Ce sera un whisky pur feu pour moi.
- Parfait, je vous prépare tout ça de suite. »

Je me dirigeai vers la pression, laissant couler le liquide frais contre le verre, puis sortit une nouvelle bouteille de Whisky pur feu pour y verser le contenu dans le second. J'entendais sous l'évier des tambourinements et l'écho de voix aigü, certainement exclamations de ce cher Jo' cherchant à parler malgré mes manoeuvres. D'un moment à l'autre sa voix se sècherait. Je murmurai à son encontre une petite phrase affective : « Doucement Jo', ou je te dépose dans le froid à l'entrée du pub, où tu pourras voir de toi-même comme le temps est radieux aujourd'hui. » Tiens ? Quel miracle ! Il s'eut tût. Bénédiction. Les deux verres fins prêts, je les déposai sur le comptoir aux deux sorciers.

« Et voilà pour vous, n'hésitez pas à demander autre chose. »

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John Dawson
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Re: Le comptoir

Message par : John Dawson, Dim 20 Jan 2013 - 3:31


Une autre longue journée de travail à Poudlard, comme d'habitude d'ailleurs, de plus la neige ne rendait pas les choses faciles. Le travail qui avait jadis parut comme le plus beau du monde commençait à paraître le pire aux yeux de John, même si aucune journée ne ressemblait à une autre, le paysage devenait morne et ennuyeux. Il ne savait plus si c'était vrai ou pas, ces idées ne l'avaient tourmenté que depuis quelques jours, il n'avait aucune raison valable de le penser, même le plus maussade des hommes aurait trouvé détente et repos dans ce paysage, mais pas John, il ne savait pour quelle raison cette forêt ne lui inspirait que chagrin, peut-être qu'il est temps de prendre une journée. John avait décidé de prendre une journée de repos, mais pour aller où ? S'il prenait un congé, ce n'était sûrement pas pour rester au château étendu dans son hamac, il fallait changer de paysage et de visages, rencontrer de nouvelles personnes, parler à des étrangers, pour le simple fait de parler, peut-être qu'ils avaient des sujets plus intéressants que ce qu'on entend chaque jour à Poudlard. En parlant de sujets intéressants, son père en avait toujours, faire un tour à la maison n'était pas une si mauvaise idée, d'ailleurs ça faisait un bail qu'il n'avait pas goûté à la cuisine de Mrs Dawson.

Le lendemain John prit son temps pour se réveiller, prendre une douche et son petit déjeuner. Il ne partit pas directement à Londres, encore trop tôt pour y aller, il en profita pour terminer quelques tâches simples, cela accentua le besoin de s'éloigner de Poudlard. Il mit un simple blouson à capuche pour ne trop attirer l'attention des Moldus, prit une poignée de Poudre de Cheminette, annonça sa destination et disparut dans les flammes vertes. La suite de la journée se passa aussi agréable que prévu en compagnie de ses parents. La journée fut l'une des meilleures depuis un bon moment, mais maintenant il lui fallait un peu d'air, c'était pourtant la raison principale de sa journée, il sortit alors dans la brume Londonienne.

Les rues n'étaient pas très bondées, au moins celles que John parcourait, connaissant les plus petites ruelles depuis son enfance, le garde-chasse évitait les foules de la ville. Sa destination était le Chaudron Baveur, l'idée venait de son père, ça faisait un sacré bail qu'il n'y était pas allé. Ce brouillard lui rappelait étrangement l'examen d'Animagus, il se rappela de ce qui s'était passé il y a quelques jours en Roumanie, où il avait failli... Il essaya de changer d'idées, il divergea vers une rue plus peuplée, comme ça il se concentra sur la foule qui se bousculait, il fut alors absorbé par des souvenirs d'enfance où il parcourait ces rues moins bondées à l'époque, il s'arrêta alors au milieu du flot humain et leva le regard dans les cieux et réalisa soudain combien le temps est si vite passé, il resta planté sur place pendant quelques instants, ce qui lui valu des réprimandes des passants auxquels il resta indifférent, une sensation l'avait envahi, il ne savait pas laquelle mais c'était exactement ce dont il avait besoin, c'était exactement ce qu'il attendait de cette sortie. Une petite pluie commença, John reprit son chemin vers le pub d'un pas plus vif, profitant de chaque instant de cette belle sensation.

Enfin arrivé à destination, John poussa la porte et fit un tour de la salle avec son regard, il n'y avait presque plus de places au comptoir, il en restait deux, l'une à côté d'une jeune femme et l'autre près de de ce qui semblait être une harpie, et des deux il choisissait la jeune femme. Les clients étaient un peu à l'étroit près du comptoir, le garde-chasse eut un peu de difficulté à prendre place en raison de ses larges épaules, une fois installé, il regarda en direction de l'harpie qui dévorait quelque chose de cru, il détourna aussitôt son regard vers la carte de l'auberge, il y avait de l'hydromel, une bouteille devait suffire pour la soirée.

- Une bouteille d'hydromel, s'il vous plaît. Commanda t-il.

En attendant, il regarda un peu ses voisins, la jeune femme à sa gauche conversait avec un jeune homme enveloppé sous plusieurs couches de peaux d'animaux. Le jeune homme ne lui était pas étranger, il l'avait sûrement vu quelque part, il resta à le regarder sans se rendre compte de ce qu'il faisait.
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Hugh Dey
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Re: Le comptoir

Message par : Hugh Dey, Dim 20 Jan 2013 - 14:26


« Parfait, je vous prépare tout ça de suite. »

Tiens c’est quoi cette voix ? Je la connais. Je levais la tête. Une blonde. Derrière le comptoir. Je fronçais les sourcils. Je ne retenais pas bien les visages. Un peu mieux les corps. Et ce corps là… Ce corps là avait couru devant moi. Par un froid glacial. Nous avions joué. Un sourire se dessina sur mon visage. J’aimais jouer. Elle aussi. Je ne pensais pas la revoir ici. Mais c’était bien de la revoir. Me souvenais plus de son nom. Juste du jeu. J’avais déjà hâte de continuer avec elle. Parce que je la reverrais. C’était une élève.

Tiens. Une élève ? Je fronçai les sourcils un moment. Dans une expression de grande concentration. Mon esprit criait : élève hors des dortoirs ! Mais moi je me disais qu’elle était super loin du château. Alors soit elle était très rapide. Soit elle avait le droit. Bon et puis passons. Elle jouait, elle. Je n’allais pas encore la punir. Pas cette fois. Et pas alors qu’elle me servait. Elle était bien capable de mettre quelque chose dans mon verre. D’ailleurs, elle me tendit ma boisson et je la regardais un moment. Et si elle avait vraiment mis quelque chose ? Parce que finalement elle n’avait pas le droit d’être ici. Je me méfiais. Je ne buvais pas. Pas maintenant. Je la regardais se mouvoir un moment. Et puis finalement j’oubliais. Alors je reportais mon attention sur ma voisine. Elle me répondit.

- Plutôt ouais. J'imagine que c'est pour ça que certains s'emmitouflent dans des peaux de loups... T'as un sacré équipement dis-moi, tu comptes faire l'ascension d'une montagne ? Je veux pas te décevoir mais y a pas plus plat que Londres.

Elle était drôle ! Alors je riais. Moi escalader une montagne. Elle avait fumé avant de venir. D’ailleurs en parlant de fumer je prendrais bien une clope… Ah non je n’en ai pas… Bon tant pis. Autant lui répondre alors.

« Na j’d’vais m’entraîner. J’fais du Quidditch. D’puis pas longtemps. Mais j’vole pas bien. Suis v’nu en balai. Mais f’froid là-haut. J’transplane pas moi. T’viens d’pas loin pour êt’ aussi couvert’ qu’en été ? »

J’exagérais un peu. Mais si on considérait que j’étais plutôt bien couvert pour l’hiver, elle n’avait pas grand-chose. Finalement, par réflexe j’avais le verre posé devant moi et j’en bus deux gorgées. Ca réchauffait. Puis je le regardais et regardais la serveuse. J’hésitais à avaler ce que j’avais dans la bouche. Mais c’était trop tard. Je ne pouvais pas recracher dans le verre. Alors j’avalais. Gloups. Gloups. Ca avait du mal à passer. Même si c’était bon. Je sentais le poison se répandre en moi. Je m’apprêtais à tomber.

Mais rien. Non. Ca devait mettre du temps avant de faire effet. Bon bah, quitte à mourir, autant le faire avec une bonne boisson. J’en buvais encore. Parce que c’est tout doux la bièraubeurre, ça se boit comme du petit lait. C’est d’ailleurs la seule boisson alcoolisée autorisée aux petits jeunes alors… La seule à ne pas être assez forte pour ne pas être interdite. Je regardais rapidement autour de moi. Un autre était arrivé pas loin, à côté de celle avec qui je parlais. Il me fixait. Alors je le fixai aussi. On me fixe pas comme ça. Je grimaçais.

« Qu’est-ce t’as toi ? T’veux coller ma tête sur l'mur d’fléchettes !? T’veux t’batt’ ? »

Je ne l’avais pas reconnu. Je n’avais absolument aucune mémoire des visages ! Je ne pouvais pas savoir qu’il bossait avec moi ! Mais je me levais. Brusquement. Et je brandissais les poings. Je devais faire peur avec mes peaux de loups. Parce que j’étais un peu sauvage sur les bords. J’étais prêt, qu’il vienne un peu je l’attendais !
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John Dawson
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Re: Le comptoir

Message par : John Dawson, Mer 23 Jan 2013 - 23:34


Le bar était plus peuplé que prévu, mais dès qu'on se trouve une place au comptoir, ça change complètement d'atmosphère, comme si on était dans une autre salle, c'était exactement ce que cherchait John en venant ici, pas le calme plat, mais il voulait juste s'assurer qu'il y avait de la vie sur terre, voir d'autres visages que ceux des élèves, entendre d'autres rumeurs que celles du château, concernant des histoires de collégiens notamment. Le fait d'être dans un pub à entendre des voix parler sur tous les tons eut un grand effet sur lui, c'était comme s'il découvrait un autre monde, il se promit alors de sortir du château plus fréquemment. Pendant ce temps, il continuait de fixer le jeune homme de l'autre côté, s'il le regardait comme ça, c'était parce que John avait l'impression de l'avoir vu quelque part.

La serveuse avait apporté sa commande, il la remercia d'un ton désinvolte. L'homme aux fourrures remarqua le regard intense de John, ce dernier se ressaisi et essaya de s'excuser, mais l'homme s'exprima d'une voix rauque:

- Qu’est-ce t’as toi ? T’veux coller ma tête sur l'mur d’fléchettes !? T’veux t’batt’ ?

*Une voix trop rauque pour lui* pensa John, la réplique n'avait eu aucun effet sur lui, mais c'était la façon avec laquelle il parlait qui l'avait surpris. Le jeune s'était levé, il était enveloppé dans un tas de fourrures, mais il était clair qu'il n'était pas de grande taille, au moins pas aux yeux du garde-chasse. John fut plus surpris par le comportement du jeune homme que par sa voix, il brandissait les poings au lieu de sa baguette, *T'aurais dû sortir ta baguette, idiot* pensa John avec une certaine pitié, il se rappela alors que l'homme s'adressait à lui. Il se leva alors, il voulait le raisonner avant que ça ne devienne une vraie bagarre.

Il avança d'un pas et se rappela où il avait vu cet homme, ou plutôt entendu parler de lui. Les rumeurs qui courraient à Poudlard et qui concernaient le concierge se vérifiaient toutes, surtout celles qui concernaient sa façon de parler, les élèves tous étaient d'accord que le concierge parlait comme un homme des cavernes, mais c'était un peu exagéré, il ne parlait de cette façon qu'après avoir enduré de désagréables circonstances, mais ça ne justifiait pas sa stupidité; aussi petit, il valait mieux sortir sa baguette, le deuxième point qui démontrait son idiotie était le fait de porter toutes ces fourrures, c'était ridicule. Même pendant son voyage au Grand Nord, John n'avait pas besoin de tant de couches de fourrure, c'était sûrement pour paraître plus grand de taille, mais ça ne faisait que le rendre plus gros et ralentissait ses mouvements s'il se battait. Valait mieux mettre fin à ce malentendu, avant que le concierge ne se fasse mal.

- Désolé pour ce malentendu, commença-t-il avec un sourire d'excuse, après tout c'était lui qui l'avait fixé du regard trop longtemps, au fait, je te reconnais, tu es le concierge à Poudlard, c'est ça ?

Le langage rudimentaire de l'homme soulignait un vocabulaire aussi rudimentaire, il était préférable d'utiliser des mots basiques et plutôt gentils, John ne voulait surtout pas le mettre en colère avec un mot trop sophistiqué pour lui, et surtout pas que la tolérance du garde-chasse était mise à dure épreuve en cas de manque de respect, surtout qu'il était tentant de mettre sa tête sur un mur à fléchettes. En plus John ne voulait pas gâcher sa soirée à cause d'un idiot, mais peut-être que l'idiot avait quelque chose d'intéressant à raconter, peut-être que s'il s'asseyait à côté de lui, la conversation serait intéressante même s'il n'imaginait pas quel type de conversation il pourrait mener avec lui, mais s'il faisait partie du personnel de Poudlard, il avait sûrement quelque chose d'autre que la cire dans la cervelle.

- Tu permet que je me joigne à vous, toi et la demoiselle ? Demanda-t-il plus poliment que d'habitude, il ne voulait pas qu'il y ait d'autres malentendus, je ne me suis pas présenté, je suis John Dawson.
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