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Le comptoir
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John Dawson
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Re: Le comptoir

Message par : John Dawson, Mer 23 Jan 2013 - 23:34


Le bar était plus peuplé que prévu, mais dès qu'on se trouve une place au comptoir, ça change complètement d'atmosphère, comme si on était dans une autre salle, c'était exactement ce que cherchait John en venant ici, pas le calme plat, mais il voulait juste s'assurer qu'il y avait de la vie sur terre, voir d'autres visages que ceux des élèves, entendre d'autres rumeurs que celles du château, concernant des histoires de collégiens notamment. Le fait d'être dans un pub à entendre des voix parler sur tous les tons eut un grand effet sur lui, c'était comme s'il découvrait un autre monde, il se promit alors de sortir du château plus fréquemment. Pendant ce temps, il continuait de fixer le jeune homme de l'autre côté, s'il le regardait comme ça, c'était parce que John avait l'impression de l'avoir vu quelque part.

La serveuse avait apporté sa commande, il la remercia d'un ton désinvolte. L'homme aux fourrures remarqua le regard intense de John, ce dernier se ressaisi et essaya de s'excuser, mais l'homme s'exprima d'une voix rauque:

- Qu’est-ce t’as toi ? T’veux coller ma tête sur l'mur d’fléchettes !? T’veux t’batt’ ?

*Une voix trop rauque pour lui* pensa John, la réplique n'avait eu aucun effet sur lui, mais c'était la façon avec laquelle il parlait qui l'avait surpris. Le jeune s'était levé, il était enveloppé dans un tas de fourrures, mais il était clair qu'il n'était pas de grande taille, au moins pas aux yeux du garde-chasse. John fut plus surpris par le comportement du jeune homme que par sa voix, il brandissait les poings au lieu de sa baguette, *T'aurais dû sortir ta baguette, idiot* pensa John avec une certaine pitié, il se rappela alors que l'homme s'adressait à lui. Il se leva alors, il voulait le raisonner avant que ça ne devienne une vraie bagarre.

Il avança d'un pas et se rappela où il avait vu cet homme, ou plutôt entendu parler de lui. Les rumeurs qui courraient à Poudlard et qui concernaient le concierge se vérifiaient toutes, surtout celles qui concernaient sa façon de parler, les élèves tous étaient d'accord que le concierge parlait comme un homme des cavernes, mais c'était un peu exagéré, il ne parlait de cette façon qu'après avoir enduré de désagréables circonstances, mais ça ne justifiait pas sa stupidité; aussi petit, il valait mieux sortir sa baguette, le deuxième point qui démontrait son idiotie était le fait de porter toutes ces fourrures, c'était ridicule. Même pendant son voyage au Grand Nord, John n'avait pas besoin de tant de couches de fourrure, c'était sûrement pour paraître plus grand de taille, mais ça ne faisait que le rendre plus gros et ralentissait ses mouvements s'il se battait. Valait mieux mettre fin à ce malentendu, avant que le concierge ne se fasse mal.

- Désolé pour ce malentendu, commença-t-il avec un sourire d'excuse, après tout c'était lui qui l'avait fixé du regard trop longtemps, au fait, je te reconnais, tu es le concierge à Poudlard, c'est ça ?

Le langage rudimentaire de l'homme soulignait un vocabulaire aussi rudimentaire, il était préférable d'utiliser des mots basiques et plutôt gentils, John ne voulait surtout pas le mettre en colère avec un mot trop sophistiqué pour lui, et surtout pas que la tolérance du garde-chasse était mise à dure épreuve en cas de manque de respect, surtout qu'il était tentant de mettre sa tête sur un mur à fléchettes. En plus John ne voulait pas gâcher sa soirée à cause d'un idiot, mais peut-être que l'idiot avait quelque chose d'intéressant à raconter, peut-être que s'il s'asseyait à côté de lui, la conversation serait intéressante même s'il n'imaginait pas quel type de conversation il pourrait mener avec lui, mais s'il faisait partie du personnel de Poudlard, il avait sûrement quelque chose d'autre que la cire dans la cervelle.

- Tu permet que je me joigne à vous, toi et la demoiselle ? Demanda-t-il plus poliment que d'habitude, il ne voulait pas qu'il y ait d'autres malentendus, je ne me suis pas présenté, je suis John Dawson.
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Alexander Scott
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Re: Le comptoir

Message par : Alexander Scott, Dim 3 Fév 2013 - 18:07


Alexander détestait ce genre de journée, vraiment le chaudron baveur lorsqu'il était vide était quelque peu déprimant et puis généralement c'était lors de ces périodes de creux que le serveur était obligé de passer le balais. Le Russe soupira, aujourd'hui il y avait en tout et pour tout trois clients alors c'est tout naturellement qu'il avait pris la balais et qu'il avait commencé à nettoyer l'immense salle principale. Il n'y avait rien de plus embêtant, de plus lassant, de plus humiliant que de passer le balais, et puis soyons franc les balais étaient quand même les instruments les moins pratiques au monde ! Que ce soit pour voler ou pour nettoyer le jeune Scott détestait ces instruments. Lorsqu'il aurait les moyens sans doute s'achèterait-il une moto volante pour éviter d'avoir à utiliser ses choses et puis autant un balais était ridicule autant il n'y avait rien de plus classe qu'une magnifique moto volante reluisante. Le Serdaigle soupira, il en venait presque à regretter les cours de potion de Poudlard qui le divertissaient plus que le ménage hebdomadaire du Chaudron Baveur. Pour un peu il se serait surpris à plaindre sa mère qu'il avait vu tant de fois passer le ménage, c'était amusant comme lorsqu'on observait quelqu'un le faire cela semblait simple et c'est finalement lorsqu'on ressentait les premières douleurs au dos qu'on réalisait le contraire. Utiliser la magie ? Alexander l'aurait bien fait si il n'y avait eu aucun client à l'intérieur de la salle, il n'avait jamais essayé le ménage à la baguette et craignait d'estropier par inadvertance un habitué du Chaudron Baveur. Raph' était plutôt un patron cool cependant le jeune homme doutait qu'il accepte qu'Alex blesse les clients de l'établissement et fasse fuir la clientèle.

Le bruit d'une porte qui s'ouvre et qui se referme vint tirer Alexander Scott de sa rêverie et lorsqu'il se retourna il constata que c'était une jolie jeune fille de son âge qui avait pénétré à l'intérieur de l'établissement. Dans un geste autant de réflexe que de survie le jeune homme cacha le balais qu'il avait à la main. Non mais vraiment, se faire voir par une jeune femme avec un balais à la main ? C'était la dernière chose à faire à moins que vous désiriez perdre toute crédibilité auprès de la gente féminine. Le Russe observa les alentours, il n'y avait aucune trace de Oswin, aucune trace de Raph', c'était parfait ! Pour une fois qu'il n'allait pas avoir un vieux barbu alcoolique à servir, ou bien une femme accompagné. Il n'y avait rien de plus chiant que de servir une femme accompagné, rien de plus frustrant. Il ne fallait pas se cacher que lorsque l'on était serveur célibataire on recherchait toujours la rencontre parfaite même si Alexander avait bien du mal à trouver compte tenu de sa timidité et de ses collègues entreprenants.

Alexander se dirigea derrière le comptoir où la jeune femme s'était installée. Avait-elle déjà fait son choix ? Elle était rentré il y a quelques instants mais certains clients étaient particulièrement rapide et puis... Et puis elle avait sorti un livre et théoriquement on ne lit pas avant d'avoir choisis ! Le Russe pesta intérieurement, devait-il la déranger pour lui demander ce qu'elle prenait ou simplement attendre qu'elle lève les yeux et ainsi ne pas la déranger... Le jeune homme toussota un coup pour attirer l'attention de sa cliente mais absorbée comme elle était par son bouquin elle ne daigna pas lever le regard. En tant que Serdaigle, le jeune Scott ne put s’empêcher de se pencher pour apercevoir le titre du livre qui apparemment traitait des Animagi. Cette sorcière cherchait-elle tout comme lui à devenir une animagus ? Si elle s'intéressait à un tel livre c'est qu'elle avait un niveau magique plus que correct en effet seul les meilleurs pouvaient se permettre de passer une telle formation ! Il ne restait plus que quelques mois avant que le jeune homme lui même tente sa chance mais il ne s'était pas réellement préparé, il allait devoir s'y mettre si il voulait avoir une véritable chance de le devenir et d'avancer encore vers son rêve. Il était évident qu'être animagus était un avantage incroyable lorsqu'on postulait pour devenir auror. Evidemment il pourrait le devenir sans être animagus mais il pensait tout de même avoir toutes ses chances.
Le Russe surpris le regard bleu azur de la jeune femme qui l'observait maintenant... Et Mer**, elle avait visiblement vu qu'il s'intéressait d'un peu trop près à son livre. Lorsqu'il prit la parole son éternel accent Russe trahissait sa confusion.


-Bonjour, vous avez fait votre choix ?
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Re: Le comptoir

Message par : Alexander Scott, Dim 3 Fév 2013 - 20:45


- B-Bonjour.. Excusez-moi, j'étais dans mes pensées. Oui, donc.. je voudrais un thé à la citrouille, s'il vous plaît.

Et bien ! Au moins la sorcière semblait au moins aussi désemparée qu'il ne l'était peut être était-elle déstabilisé par le fait qu'il lorgne sur son grimoire ou simplement n'avait-elle pas prévu qu'il lui demande sa commande aussi tôt mais toujours est-il qu'elle sembla désemparé à la question du jeune sorcier. En retour Alexander fut désemparé par la réponse puisqu'il détestait faire du thé. Après tout qui venait au chaudron baveur pour boire un thé ? Il n'y avait rien de plus mauvais qu'un thé alors ne parlons pas d'un thé à la citrouille ! Le Russe fit la grimace en recherchant les infusions qui devait se trouver quelque part dans le comptoir. Au moins il pouvait être heureux puisque le thé était assez simple à préparer en tout cas bien plus que les coktails avec alcool. Le sorcier remplit d'abord la théière de l'infusion approprié avant de mettre de l'eau à l'intérieur puis d'un coup de baguette magique il fit chauffer le tout d'un geste expert. Peut n'avait-il préparé que quelques thés depuis qu'il était arrivé au chaudron baveur mais par le passé il en avait déjà préparé pour sa mère et savait désormais parfaitement comment s'y prendre pour obtenir un thé savoureux bien qu'il détestait ça. Désormais il ne lui restait plus qu'à surveillé la théière jusqu'à ce que le moment soit opportun pour servir le thé, évidemment si il avait été soigneux il s'y serait pris avec un décompteur mais le Russe préférait utiliser l'instinctp our ce genre de chose.

- Excusez-moi, mais j'ai remarqué que vous observiez mon livre.. La formation d'Animagus vous intéresse ?

Intéressé par la formation d'animagus ? Oui c'est le moins que l'on pouvait dire. Normalement dans moins de deux mois il serait devenu un animagus, cela ne devrait pas lui poser énormément de problèmes puisqu'il avait toujours été incroyablement doué dans les cours de métamorphose. C'était peut être le cours où il débrouillait le mieux et il avait toujours recueilli l'éloge de ses professeur que ce soit à Durmstrang ou à Poudlard. On raconte qu'on est généralement prédisposé à devenir animagus, peut être qu'Alexander l'était en tout cas il osait le croire car il refusait de rater cette formation. Qu'en était-il de cette fille ? Cherchait-elle elle aussi à devenir animagus et si oui pourquoi ? Certains le devenait pour des fins maléfiques, d'autres pour trouver un emploi... Le serveur ne leva pas les yeux tandis qu'il répondait et c'était en partie pour ne pas pedre sa constance devant la demoiselle.

-Oui je cherche à devenir un Animagus. Cela peut sans doute paraître bizarre pour un serveur mais en vérité je ne compte pas rester serveur éternellement et j'espère trouver un métier plus... Remuant.

Alexander fit voler une tasse jusqu'à lui et servit avec précaution le thé dans cette dernière qui dégagea instantanément une forte odeur de citrouille. Le serveur souffla, il n'avait pas raté la préparation de la boisson, s'aurait-été surprenant mais la jeune femme l'ayant interpellé durant sa tâche il aurait pu être déconcentré. Finalement le Russe servit sa cliente avec un grand sourire croisant de nouveaux son regard bleu, ce n'était pas le même bleu que le sien mais le jeune Scott comprit ce qu'était un regard envoûtant. Malgré cela le serveur ne fut pas destabilisé et parvint à reprendre la conversation sans bégayer.

-Je ne peux pas rester en place, j'ai besoin de bouger, j'ai besoin de liberté c'est sans doute pour cela que je souhaite devenir un Animagus et c'est pour cela que le métier de serveur ne me convient vraiment pas... Mais je suppose que vous pouvez comprendre cela si vous lisez un tel grimoire.

Le serveur en profita pour détailler la jeune femme qui était assis en face de lui. Il ne pouvait nier qu'elle était belle, il était rare que de telles femmes se présente dans l'établissement. Elle dégageait quelque chose de mystérieux, était-ce parce que le jeune homme trouvait son regard envoûtant ? Etait-ce parce qu'il ne parvenait pas à mettre un âge sur son visage ? Elle était habillée de tel sorte qu'on ne la remarque pas mais il était difficile de passer à côté d'elle sans la voir... C'était intriguant.
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Re: Le comptoir

Message par : Alexander Scott, Lun 4 Fév 2013 - 18:49


- En effet, je comprends que vous puissiez ne pas vous sentir à votre place. Pour ma part, je veux devenir un Animagus depuis ma sixième année à Poudlard. Depuis cette année-là, je me documente régulièrement.. pour y arriver toute seule."

Alexander ne pouvait pas le cacher, il était passablement étonné, il avait entendu que l'on pouvait devenir animagus sans la formation du ministère de la magie cependant cela comportait un certains nombre de risques. La jeune femme avait-elle conscience des risques qu'elle prenait ? Savait-elle que par un mauvais dosage elle pouvait devenir un animal à tout jamais sans pouvoir redevenir elle même ? Savait-elle qu'elle ne serait pas reconnue par le ministère de la magie ? Ainsi elle ne se destinait pas à une carrière d'auror sinon elle se contenterait de la formation du ministère. Alors peut être désirait-elle simplement devenir une professeur de métamorphose, ou une membre du prestigieux ordre du phénix... Elle aurait aussi pu devenir mangemort mais pour le Russe le risque était faible. Les mages noirs ou sympathisants mages noirs étaient généralement facilement reconnaissables et il n'adressait généralement pas la parole à un garçon de café tout simplement car ils se considéraient bien au dessus socialement, leur sang leur interdisait de parler au bas peuple. Et puis le jeune Serdaigle ne pouvait se résoudre qu'une telle sorcière choisisse la voix du mal.

Pour sa part le sorcier Russe estimait que suivre la formation du ministère était la meilleurs chose à faire si l'on désirait devenir animagus. Evidemment ne pas être recensé au ministère de la magie pouvait être bénéfique notamment si l'on effectuait divers mission pour les mangemorts ou pour l'ordre du phénix mais cela fermait aussi beaucoup de portes et interdisait de travailler au ministère sous peine d'être découvert. De toute façon il n'avait pas réellement le choix si il désirait devenir auror du moins c'est ce qu'il avait compris de ce qu'on lui en avait dit mais comme d'habitude il se documenterait en retard, qu'importait ? Si il avait obtenu optimal à ses aspics ce n'était pas en restant le nez dans le grimoire mais bien parce qu'il excellait sur les épreuves pratiques. D'ailleurs le jeune homme n'avait pas manqué d'impressionner les professeurs de métamorphose lorsqu'il avait transformé un agréable chat en terrible tigre aux dents affûtés le jour de l'examen, ce n'était pas la consigne mais le tour était si bien exécuté qu'il avait reçut un optimal.


- Vous avez déjà trouvé votre alter-égo animal ?

Trouver son alter-égo animal ? Non mais à vrai dire il ne l'avait pas encore recherché mais quelque part au fond de lui Alexander savait comment il allait s'y prendre pour trouver son alter-égo, il savait qu'il n’avait pas de mal à le trouver mais pour cela il devrait prendre une journée de congé et filer dans son pays natale. C'est seulement là-bas près de ses racines qu'il trouverait ce qu'il recherchait, il ne pourrait pas le trouver ici à Londres en pelin milieux de la ville bondée et plein à craquer, et encore moins à l'intérieur du chaudron baveur.

-Non, mais je ne m'en inquiète pas, je le trouverai le moment venu. De toute façon on ne peut pas vraiment dire que je l'ai recherché, ni que j'ai effectué des recherches sur la formation d'animagus. Je verrai le moment venu, je n'ai jamais vraiment été doué pour réviser et je pense qu'une telle formation ne se révise pas. Le Russe sourit. Qui sait peut être que je chercherai mon animal une semaine avant l'examen.

Alexander observa un moment la sorcière, à l'évidence elle se préparait bien pour la formation. Se documentait-elle depuis sa sixième année ? Si c'était le cas alors elle était bien plus renseignée qu'il ne l'était et elle, elle devait déjà avoir trouvé son alter-égo animal. En quoi se transformerait-elle le moment venu ? On dit que l'animal tutélaire était en rapport avec la personnalité ou l'aspect de l'animagus... Vu son air mystérieux elle aurait bien pu se transformer en chat ou bien en phénix, il n'était pas possible de se transformer en cette bête mythique mais magnifique comme elle était cela restait possible.

-Mais je supposes que vous vous l'avez trouvé, vous semblez être du genre à être bien informée.
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Re: Le comptoir

Message par : Invité, Ven 15 Fév 2013 - 23:51


La serveuse avait eu tôt fait de nous prendre notre commande et je me sentis soulagée quand j'entendis sa voix sucrée annoncer qu'elle "nous préparait ça tout de suite". J'allais l'avoir ce whisky, réconfort liquide qui me faisait envie depuis bien longtemps, je m'en rendais désormais compte.

Lorsque j'avais fait remarqué à l'inconnu suréquipé que l'alpinisme n'était pas vraiment un sport londonien, il avait rit avant de répondre :
- Na j’d’vais m’entraîner. J’fais du Quidditch. D’puis pas longtemps. Mais j’vole pas bien. Suis v’nu en balai. Mais f’froid là-haut. J’transplane pas moi. T’viens d’pas loin pour êt’ aussi couvert’ qu’en été ?
Je ne répondis pas tout de suite, le bruit du verre posé sur le bar avait retenu mon attention. Je fixais avec envie le breuvage de belle couleur ambrée et saisit son contenant, l'approchant avec retenue de mes lèvres. Je n'avais encore jamais bu par tristesse, j'avais toujours voulu échapper au stéréotype du désespéré noyant son chagrin dans l'alcool. Aujourd'hui que je cédais, je n'avais pas oublié ma dignité (quoique fort mal placée dans un pub) et résistais à l'envie de me ruer sur mon whisky comme un pitoyable alcoolique. Je n'étais pas si bas. Non ?
Après avoir savouré la première gorgée, je repris la conversation que j'avais mis enre parenthèse :
- T'entraîner au Quidditch hein? Mmh, on a vu meilleur temps pour voler mais de toute façon mieux vaut être paré pour les pires conditions... Le Quidditch c'est pas pour les mauviettes. Le déluge peut arriver, les arbitres te laisseront pas partir tant que le vif d'or aura pas été attrapé. J'avais parlé trop longtemps sans boire, je me vengeais sur ma chope. Ma gorge devait être réhydratée et mes papilles réclamaient le goût corsé du whisky. Je bus de nouveau. Et pour ce qui est d'être chaudement habillée ou pas ça a pas tant avoir avec la région...

Je m'arrêtais abruptement, stoppée par le regard de mon interlocuteur que je crus tout d'abord dans ma direction. Je rectifiais aussitôt mon analyse : ses yeux portaient plus loin, sur un autre homme à ma gauche, un brun barraqué qui avait commandé de l'hydromel. Je m'en souvenais, je laissais traîner mes oreilles par habitude... Dans le milieu ça servait toujours. Le mec avait pas l'air agressif mais semblait absorber dans sa contemplation du type à ma gauche, lequel n'appréciait guère.

- Qu’est-ce t’as toi ? T’veux coller ma tête sur l'mur d’fléchettes !? T’veux t’batt’ ?

Il étaut franchement bizarre ce gars. Prompt à rire comme à s'énerver, excessif aussi. Et pas très subtil. Est ce qu'il était tout le temps comme ça ou est-ce qu'un Bièraubeurre suffisait à le mettre minable ? Si c'était la deuxième option, je le plaignais, cela ne devait pas être pratique de ne pas tenir l'alcool. Faisant tourner le liquide dans mon verre en admirant les reflets que le whisky avait à la lumière, je réfléchis un instant avant de conclure que la première option ne valait pas mieux. Avec une certaine nonchalance, je posais à regret mon verre et remontais mes manches, prête à intervenir si l'un des deux sorciers se jettait sur l'autre.

Cela ne devait pas être nécessaire, le grand brun avait l'air d'humeur calme. Il essayait d'étouffer le strangulot :
- Désolé pour ce malentendu, au fait, je te reconnais, tu es le concierge à Poudlard, c'est ça ?
Mon regard revint sur l'homme qu'il identifiait comme le concierge de l'école, autrement dit le type à qui je rendais le travail plus... épicé. Il avait intérêt à aimer le nettoyage avec mes bombabouses à puanteur garantie deux semaines. Mais je doutais qu'il ait fait ce métier par amour pour les recurvites. Je n'avais jamais entendu parler de sacerdoce pour un concierge. L'autre type, le barraque, il devait bosser à Poudlard pour dire ça, je le voyais bien garde-chasse il avait le physique de l'emploi. Remarquant qu'ils arrivaient très bien à se tenir compagnie tous les deux, je me désintéressais de la situation. Où en étais-je ? Ah oui... Je repris en main mon verre et me servit une nouvelle rasade.

- Tu permets que je me joigne à vous, toi et la demoiselle ? Je ne me suis pas présenté, je suis John Dawson.
Bien que plus absorbée par mon breuvage que par la conversation, ses phrases ne passèrent pas inaperçues et firent leur chemin à travers mon cerveau embrumé.
- Et moi, j'suis de la bouse de dragon ? Est-ce que je te permets de te joindre à nous, tu t'es posé la question ?
Je le regardais de façon que je croyais imposante cependant que je clignais des yeux inconsciemment éblouie par les lumières. Mon verre à la main, je le toisais du haut de mon tabouret de bar, c'est à dire -puisque rien ne pouvait pallier à l'important écart de taille entre le gars et moi, que je le regardais de haut depuis le bas. Pas vraiment impressionnant, surtout quand celle qui pense s'imposer à un coup dans le nez.


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Re: Le comptoir

Message par : Hugh Dey, Ven 22 Fév 2013 - 10:29


Je regardais ma Bièraubeurre bizarrement. Puis je la buvais. Puis je la regardais de nouveau d’un regard incertain. Est-ce que ça contenait vraiment de l’alcool ce machin là ? Je la vidais. Ouais… Bof hein. J’avais besoin de quelque chose de plus fort finalement. Pis ça me réchauffait. Et j’étais déjà bien chaud. Parce que l’autre là, il me regardait bizarre. Moi j’étais pas tellement d’accord. Mais visiblement j’avais pas mon mot à dire.

- Désolé pour ce malentendu,au fait, je te reconnais, tu es le concierge à Poudlard, c'est ça ?

Il a fait comment pour savoir lui ? Je fronçais els sourcils. Moi je ne le reconnaissais pas. Ca ne m’étonnait même pas. Je ne reconnaissais jamais personne. Sauf la serveuse là, mais elle c’était différent. Et puis il avait un visage trop banal pour moi. Tout est banal pour moi. Je ne retiens que les traits spéciaux. Comme l’autre asiatique de la Tête de Sanglier ou à Poudlard. Ouais voilà. Mais parce que eux, c’est des jaunes. C’est parce que je n’en connais que deux. Si j’en connaissais plus, je ne pourrais pas m’en souvenir.

« Ouais. T’es qui toi pou’ m’connait’ ? »

Et avec cette phrase, je faisais un mouvement du menton. Juste pour le provoquer un peu. Ca allait être drôle. Et puis j’oubliais qu’entre nous deux, il y avait une fille. Qui buvait visiblement de bon cœur. Elle m’avait parlé mais je m’en foutais. Ca devait pas être intéressant. Ou trop long quoi. En revanche, ce qui était bien plus intéressant, c’est qu’elle rembarra l’autre abruti qui me regardait. Et moi ça me faisait rire. Parce qu’elle l’avait bien fait.

Puis je réfléchissais. Est-ce qu’elle était de la bouse de dragon ? Bah… Je crois pas. Ou alors, la bouse de dragon c’est vachement plus joli que ce que je pensais. Pis ça avait meilleure forme. Meilleure forme et meilleure odeur. Encore que… Il y avait bien une odeur bizarre dans ce bar. Mais je crois que c’était moi ça. Déjà j’étais pas propre. Pis avec mon amas de peaux sur moi, ça fermentait. Après j’essayais de voir les points communs qu’elle pouvait avoir avec la bouse de dragon. Je n’en avais jamais vu moi. Alors je me demandais si la bouse de dragon, ça avait aussi des cheveux. Je pense que ça dépendait de ce qu’avait bouffé le dragon. La bouse de dragon, ça ne devait pas être très souriant. Comme elle. Mais ça buvait pas de verre. Même si parfois ça pouvait être au whisky… enfin accompagné d’un liquide jaune semblable, tout aussi chaud, mais moins goûteux. C’était quand même très difficile de répondre à son truc. Je m’adressais à l’autre qui me regardait là, pis je regardais derrière lui celui qui bouffait de la viande crue.

« T’veux pas parler avec l’cannibale ? C’drôle d’voir s’tu t’fais bouffer la main. »

Ca ouais. Ca c’était marrant. D’ailleurs je rigolais tout seul. Puis je me tournais vers la personne derrière le bar.

« J’vais prend’ un Tsunami. Très peu d'jus d’orange. J’veux surtout la vodka et l’rhum. »

Là, au moins, ça allait être chargé, et j’allais pouvoir commencer tranquille. Alors je m’adressais à la fille avant de dire :

« Pourquoi t’es là toi ? J’vois pas souvent d’filles boire. »
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Re: Le comptoir

Message par : John Dawson, Lun 25 Fév 2013 - 19:17


Désolé, c'est un peu pourri :$


Avant que les choses n'empirent, John essaya de calmer le concierge qui n'avait apparemment pas toute sa tête, ce dernier flippa au moment où John lui annonça qu'il le reconnaissait, il affirma et retourna la question en faisant un signe du menton, il le voulait provocateur, mais ce n'était pas très réussi, une chose était sûre; il ne voulait que le garde-chasse se joigne à eux, ce fût confirmé par la réplique de la demoiselle, ou plutôt la bouse de dragon, comme John avait décidé de l'appeler.

- Et moi, j'suis de la bouse de dragon ? Est-ce que je te permets de te joindre à nous, tu t'es posé la question ?

La réponse avait apparemment plu au mec aux fourrures, la réplique n'avait rien de marrant, même le ton ne suggérait pas que la jeune femme essayait de faire sa comique, mais ça faisait rire le concierge cinglé. Elle afficha un regard assez imposant, c'était la première fois qu'il la regardait en face, elle avait l'air plus intelligente que l'autre. Malgré leur agressivité, ces deux-là n'avaient pas l'air dangereux, d'abord, il y avait le fou furieux aux fourrures qui préférait se battre à mains libres, à ses côtés, on trouvait la petite femme. Même s'il décida d'ignorer la réplique cinglante de cette dernière, il voulait casser sa bouteille d'hydromel sur l'idiot, il s'en abstint et décida simplement de changer de place. Il prit sa bouteille et...

- T’veux pas parler avec l’cannibale ? C’drôle d’voir s’tu t’fais bouffer la main.

C'était une réplique de plus, le garde-chasse n'était pas de nature à se laisser marcher sur le pied. Il posa sa bouteille près du "cannibale" et retourna vers le cinglé ravi de ses paroles, et qui essayait de reprendre sa discussion avec la bouse de dragon.

Toi et moi, dehors, maintenant !

Il n'était pas en colère, il fallait juste en finir avec ce con, c'était une question de principe: *Ne jamais se laisser marcher dessus*, surtout pas par un petit concierge cinglé ou bourré, il ne savait pas si cet homme était toujours comme ça ou est-ce qu'il faisait semblant. A un moment donné, John avait crû que les choses allaient se calmer, mais apparemment on en voit de tous les genres dans un pub, pires que les harpies et les vampires, le spécimen vivant était devant lui, on aurait dit un Elfe de Maison avec des fourrures et une cervelle de troll.

Il ne s'en prit pas à la demoiselle malgré sa réplique, elle avait raison en quelque sorte, mais il n'allait pas l'admettre maintenant, surtout pas devant l'idiot qui était son collègue, le garde-chasse se reposait la question sur les critères auxquels ce personnage aurait pu répondre pour décrocher ce job de concierge.


Dernière édition par John Dawson le Mar 12 Mar 2013 - 16:11, édité 2 fois
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Re: Le comptoir

Message par : Invité, Dim 3 Mar 2013 - 2:40


[HRP: c'est très bien John, tu nous offres une baston que demander de plus? ^^ Ahlala le bon vieux cliché du règlement de compte dans un bar!]

Le type auquel je m'adressais ne releva pas, probablement qu'il avait été éduqué dans la tradition du "on ne tape pas les filles". Je m'en serais horripilée si l'autre gars n'avait pas explosé de rire. C'était un rire agaçant, trop lourd, trop benêt. Heureusement il s'arrêta brutalement, ses yeux devinrent fixes comme s'il plongeait dans la sombre imbécilité de son cerveau. Parce que, même en essayant d'être objective, il avait l'air c o n avec sa bouche ouverte et son regard vague. L'alcool lui neutralise les neurones, pensais-je avant de me resservir du whisky. Je sentais la tête commencer à me tourner mais le tabouret de bar était toujours sous mes fesses aussi n'avais-je pas à m'inquieter. Je plantais mon regard un instant sur un verre rangé sur l'étagère en face de moi, le temps que le monde autour se stabilise. Cela passa en un battement de cils. Le mec était sorti de son bug et tenait vraiment à asticoter le barraqué. Pour moi il n'y avait pas de problème, au contraire un peu de distraction serait la bienvenue! Mais lui, je crois qu'il n'avait pas calculé son coup:
- T’veux pas parler avec l’cannibale ? C’drôle d’voir s’tu t’fais bouffer la main.
Il était soûl et gringalet alors à moins d'un atout incroyable et bien caché, il ne faisait pas le poids contre le gars sobre et musclé. Cependant il ne s'en souciait pas le moins du monde et rigolais de nouveau, seul encore une fois et cela non plus n'avait pas l'air de le déranger. Il commanda un cocktail, histoire d'être bien certain qu'il ne pourrait pas se relever facilement le lendemain matin. Eh bah, c'est à se demander d'où ils les sortent leurs concierges à Poudlard...

- Pourquoi t’es là toi ? J’vois pas souvent d’filles boire.
- C'est plutôt qu'tu vois pas souvent d'filles en fait.
Non mais sérieux il se prenait pour qui ce type pour me dire ça? Je rapprochais mon verre près de moi, au cas où ça lui prendrait l'envie de me le piquer parce que les filles ça buvait pas nianiania. Il avait pas intérêt à approcher le concierge s'il tenait à ses attributs.

Mais dans l'immédiat il avait d'autres hypogriffes à fouetter. Le mec encore clean avançait vers lui avec une tête de j'me-rends-compte-que-j'peux-pas-te-blairer quoique, vu sa façon d'agir, il ne le formulerait pas comme ça à haute voix.
- Toi et moi, dehors, maintenant !
Ça c'était une phrase simple et claire qui promettait beaucoup, une phrase comme je les aimais! Cela me rappelait de bons souvenirs, l'école avec Thylou... Quand elle se fourrait dans des guêpiers pas possibles et qu'on se retrouvait à balancer des sorts à tout va, ce qui m'offrait une opportunité parfaite pour m'entraîner à la pratique des sortilèges appris en DCFM. Et puis bien sûr, on se battait aussi à mains nues ou avec ce qui nous tombait sous la main parce que ce que les profs ne disaient pas c'était que la magie ne faisait pas tout et qu'il fallait être dégourdi avant d'être agile avec sa baguette.
Enfin, je m'égarais et ce n'était pas le moment. Il allait peut être y avoir la baston tant attendue, je voulais en être, restait à savoir comment. De quel côté serais-je? Je n'éprouvais pas plus de sympathie à l'égard de l'un d'entre eux qu'à l'autre mais je résolus de prendre parti pour le concierge qui semblait désavantagé, afin de "rééquilibrer les forces" si tant est que se battre deux contre un pouvait apporter un équilibre. Mais pour l'heur je me tenais en retrait, voulant d'abord vérifier que le combat tournerait effectivement en la faveur du grand brun.
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Hugh Dey
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Re: Le comptoir

Message par : Hugh Dey, Mar 5 Mar 2013 - 18:17


Le gars me répondit pas. Il me dit pas qui il était. Du coup je me méfiais. Je savais pas comment il savait que j’étais concierge. Je regardais autour de moi. Lui, il devait m’espionner. Ouais. Sûr. Comme les autres. Comme la prof là qui avait dit que c’était une espionne avant. Peut-être qu’il fallait que j’en parle avec elle. Ouais c’était une bonne idée ça. J’en avais pas souvent. Mais ça c’en était une bonne. Bon j’attendais ma boisson, pis y a l’autre fille là qui me répondait.

- C'est plutôt qu'tu vois pas souvent d'filles en fait.

Je serrais la mâchoire. Qu’est-ce qu’elle en savait ? Ca se voyait tant que ça ? Ouais bon. J’étais pas contre si elle voulait rester là ce soir. Quand elle sera trop mûr pour distinguer avec qui. Comme ça j’en profiterais un peu. Ca m’arrivait souvent… Mais pas qu’avec des filles. Parce que comme je disais, j’en voyais pas souvent boire. J’attendais encore mon cocktail. Et quand il arriva je le vidais d’une traite. Voilà. Comme ça, ça ferait du bien. Ca brûlait. C’était chaud. Mais au moins c’était bien. Je réfléchissais pas quand je faisais ça. Je réfléchissais pas souvent de toute façon.

- Toi et moi, dehors, maintenant !

Je regardais l’autre là. Qu’est-ce qu’il avait encore ? Dehors ? P*tain mais fait froid dehors ! Mais à son ton, je pensais bien qu’il voulait régler ses comptes. Avec moi. Sauf que j’avais pas de comptes à lui rendre. Je serrais les poings. Ok. Tu veux aller dehors ? On va dehors. Rien à foutre. J’ai pas peur. Même si je devrais peut-être. Mais avant de m’en aller, je regardais la fille.

« Hé la bouse. T’veux v’nir ? N’a b’soin d’un arbit’. »

Et sans attendre de réponse, j’y allais. Dehors. Je voulais y aller le premier. Parce que comme ça je pouvais me préparer. Dehors il faisait froid. Mais avec mes peaux je sentais pas grand-chose. Ca m’allait bien. Et il y avait des poubelles. Mais pas grand monde. Et des palettes en bois. Bien. Avant de me retourner vers lui, je portais ma main à mon flanc. Je prenais le manche de mon couteau. J’avais pas peur. Je gagnais toujours. Tant que c’était moi qui jouait. Je me retournais, la lame sortie. Mais peut-être que ça se voyait pas. Je voulais pas me battre. Je voulais juste le ridiculiser. Parce que c’était lui qui m’faisais chier.

« Voilà ! Allez viens ! Qu’est-ce t’as ? T’as peur ! P*tain mais frappe ! Approche ! Ou dégage vite. J’veux pas t’voir moi ! »
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John Dawson
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Re: Le comptoir

Message par : John Dawson, Mar 12 Mar 2013 - 17:31


Ce n'était pas la soirée que voulait John, un attardé et une garce, on ne pouvait demander plus. Un simple malentendu et voilà qu'il allait casser la gueule à quelqu'un, à un idiot, il n'avait pas l'air de quelqu'un qui pouvait vraiment se défendre, il avait seulement une bouche plus large que ses épaules, en plus il avait tellement bu, c'est du moins ce que pensait le garde-chasse, car on ne pouvait pas être aussi simplet, ce n'était que l'effet de l'alcool, ça ne pouvait être que ça. John se reposait des questions si cette bagarre en valait la peine, peut-être qu'il valait mieux laisser tomber et retourner auprès de sa bouteille, le garde-chasse essaya d'ouvrir la bouche pour s'excuser, mais l'idiot se leva et parla avant que John ne puisse parler.

- Hé la bouse. T’veux v’nir ? N’a b’soin d’un arbit’.

Trois choses étaient sûres maintenant : premièrement, ce mec était non-seulement attardé, mais aussi malpoli, deuxièmement, il était toujours comme ça, ce n'était pas seulement l'alcool qui le rendait minable, et ce n'était pas à cause de l'alcool qu'il était vêtu de fourrures. Troisièmement, il était trop tard pour revenir sur ses pas. L'idiot pouvait apparemment encore marcher, il a pu trouver son chemin parmi la foule vers la sortie. Pendant que l'autre se frayait son chemin, John se trouva tenté par l'idée de lui sauter par derrière, c'était une très bonne idée, mais ça n'allait pas avec son éducation, en plus il n'en avait pas besoin, c'était plutôt le concierge qui avait besoin de donner des coups sous la ceinture s'il tenait à sa santé. Ils sortirent dans la rue déserte, il n'y avait que quelques poubelles et des débris en bois, mais ce qui gênait John maintenant était le froid qui régnait dans la ruelle. Cette scène rappelait au garde-chasse son enfance où il avait parcouru les rues de Londres, mais maintenant il valait mieux se concentrer sur l'idiot qui avait sorti un couteau.

- Voilà ! Allez viens ! Qu’est-ce t’as ? T’as peur ! P*tain mais frappe ! Approche ! Ou dégage vite. J’veux pas t’voir moi !

John regretta de ne pas l'avoir mis au coma quand l'opportunité s'était présenté, mais une lame n'était pas une raison pour paniquer, il fallait réfléchir vite à un moyen de le désarmer, il n'avait pas sa baguette en main, le garde-chasse était maintenant sûr que ce mec était stupide, il ne pût s'empêcher de rire en se récapitulant toute la situation, il était là en compagnie d'un attardé en fourrures avec une lame à la main et qui riait tout seul à ses propres blagues, ce gars était pathétique, c'était à se demander d'où ils les apportaient ces concierges. Et en parlant de vue...

- Regarde-toi un peu, t'es qu'un petit cinglé en fourrure ! Met ça de côté petit, tu vas te faire bobo.

Il n'était pas sûr que le concierge aurait compris s'il lui avait normalement, un langage aussi rudimentaire que le sien l'indiquait clairement; il fallait lui parler comme si on s'adressait à un enfant. Avant que ce dernier n'assume ces paroles, John sortit sa baguette, mais ne visa pas le concierge, il la pointa vers une poubelle à côté de son adversaire, ça serait amusant de voir comment le cinglé aux fourrures allait réagir à ça.

- Piertotum Locomotor ! Lança-t-il.

Il avait ensorcelé la poubelle de façon à ce qu'elle s'attaque au concierge, John recula et regarda le spectacle.
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Re: Le comptoir

Message par : Kimberly L. O'Toole, Sam 16 Mar 2013 - 23:26


[ PV Lucille Levinsky ]

Kim’ avait été agréablement surprise ce matin-là. Une épaisse couche de neige était miraculeusement apparue durant la nuit et recouvrait maintenant d’une bonne dizaine de centimètres les moindres recoins de Londres. Pour couronner le tout, c’était un samedi, ce qui signifiait que la jeune femme avait toute sa journée de libre ! Enfin, journée.. Sa grasse mat’ prolongée l’avait plongée dans ses songes jusqu’à dix-sept heures passées, mais peu importe. Il ne lui restait plus qu’à décider de ce qu’elle avait envie de faire. Sortir, déjà. Elle n’allait pas rester enfermée par une si belle soirée d’hiver.. Contrairement à la majorité de ses camarades, qui crisaient dès qu’il y avait deux centimètres de neige, Kimberly en devenait presque hystérique et redevenait une gamine de huit ans d’âge mental. Elle prit tout de même le temps de refaire son lit et, après une douche bien chaude, la vert et argent enfila une robe grise et une paire de collants opaques assez épais, puis attrapa sa veste en cuir, son écharpe et ses bottes, et termina de s’habiller en vitesse dans les escaliers la menant à la sortie du Château.

A peine eût-elle mit le nez dehors qu’elle fut parcourue d’un frisson. Ouais, la neige, c’est bien beau, mais ça implique aussi un temps sacrément glacial. Frottant ses bras comme si ce réflexe bidon et étrangement généralisé allait réellement la réchauffer, elle regarda autour d’elle et constata que très peu de malades mentaux avaient eu l’idée ingénieuse de sortir par un temps pareil. Tant mieux, il n’y aurait donc pas grand-monde pour pourrir sa bonne humeur. Evidemment, l’Angleterre n’étant pas aussi habituée aux tempêtes de neige que le Canada, aucun bus ne circulait et, si elle voulait se rendre à Londres, Kimberly allait devoir y aller à pieds.

Et c’est précisément ce qu’elle fit. Après trois bons quarts d’heure de marche, la vert et argent avait quelque peu perdu son entrain, et commençait à en avoir assez d’errer ainsi sans même vraiment savoir où elle allait. Elle ne sentait plus ses orteils, complètement glacés dans ses chaussures. Autant ne pas parler de ses doigts qui n’étaient absolument pas protégés, puisque la jeune femme avait oublié ses gants. Elle avait l’impression qu’ils se briseraient purement et simplement au moindre contact.

C’est donc avec une joie non dissimulée qu’elle se rua au Chaudron Baveur. Elle était congelée, et quoi de mieux pour se réchauffer qu’un peu - voire beaucoup- d’alcool ? La jeune femme se rendit directement au comptoir, et s’empara de la carte qui traînait par là. Dans l’absolu, elle n’en aurait même pas eu tant besoin, puisqu’elle passait tellement de temps dans les bars qu’elle finissait par savoir tout ce qu’elle pourrait y trouver. En voulant chercher son porte-monnaie dans son sac à main, elle réalisa que, dans sa précipitation, elle l’avait oublié dans son dortoir.. Elle fouilla machinalement dans les poches de sa veste, espérant y trouver au moins quatre mornilles, histoire d’au moins pouvoir s’offrir une Bierraubeurre, même si elle aurait aimé quelque chose d’un peu plus fort. Evidemment, il lui manquait une mornille.. Voilà qui réglait le problème. Les yeux plein d’espoir, elle tenta de marchander avec le serveur.


Kimberly – Hey ! Je suis désolée, il me manque une mornille, est-ce que je peux tout de même avoir une Bierraubeurre ?

En guise de bonne volonté, elle avait même déjà préparé l’argent et s’apprêtait à le tendre au serveur, lorsque celui-ci lui répondit on ne peut plus sèchement qu’il était hors de question de lui faire crédit.

Kimberly – Sérieusement ? Je viens au moins une fois par semaine, je vous le paierai la prochaine fois.

C’était toujours un ‘non’ catégorique. Bon, Kimberly commençait à s’énerver. Elle tentait tant bien que mal de se calmer et de trouver une solution à son problème, lorsqu’elle entendit quelqu’un qui semblait s’adresser à elle..
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Re: Le comptoir

Message par : Lucille Levinsky, Dim 17 Mar 2013 - 12:39


PV Kim'


Kimberly – Hey ! Je suis désolée, il me manque une mornille, est-ce que je peux tout de même avoir une Bierraubeurre ?

Lucille se retourna afin de voir ce qui se passait au siège à côté d’elle. Une jeune femme discutait vivement avec le barman. Chose assez commune dans un bar au final, la sorcière reporta son attention sur son verre qui venait juste d’arriver et sourit tendrement au serveur fort mignon qui venait de le lui apporter. Le Chaudron Baveur était vraiment le lieu idéal pour faire des rencontres. Essayant d’aguicher avec quelques clins d’œil le jeune homme, la sorcière fut interrompue une nouvelle fois par sa « voisine de bar » ce qui lui fit froncer les sourcils d’énervement. Qu’est-ce qu’elle avait à geindre comme ça celle-là ?

Certaines personnes sont vraiment sans gêne …

Se rappelant qu’elle était tout de même dans un bar, soit un lieu propice aux discussions et donc bruyant par définition, la jolie blonde se ressaisie et tenta de calmer son énervement.
Se pinçant l’intérieur des joues, elle porta à ses lèvres son verre d’eau de vie de framboise et apprécia la note sucrée que la boisson lui apportait au palet. Quelle agréable sensation ! Les alcools fruités étaient vraiment quelque chose que Lucille adorait. Sa langue n’était pas pâteuse comme avec les autres boissons et l’arrière-goût amer ne restait pas longtemps, camouflé par les saveurs fruitées du mélange.
Souriant de nouveau tout en faisant tourner sa boisson dans le verre, Lucille regarda distraitement dehors afin d’admirer le temps neigeux. A l’intérieur du bar il faisait chaud, douillet, et regarder au dehors la neige tomber par gros flocons avait quelque chose de magnifique à voir. Des souvenirs d’enfance remontaient à sa conscience mais la serpentarde sorti de ses songes éveillés, embêtée par les pleurnichements de sa voisine.


Kimberly – Sérieusement ? Je viens au moins une fois par semaine, je vous le paierai la prochaine fois.

Une alcoolique de service visiblement …

Pourquoi fallait-il que les bars soient nécessairement occupés par des ivrognes? Pourtant le Chaudron Baveur n’était pas réputé pour ce type de clientèle bien au contraire. C’était le lieu de rassemblement des étudiants de Poudlard et des bonnes vieilles retrouvailles entre vieux amis. Qu’est-ce que cette fille venait faire ici à importuner le gérant du bar avec ses déboires de boisson ? Si elle voulait se saouler il y avait la rue tout simplement, une bonne vieille bouteille à la main et le tour était joué !
Lucille était cliente et comptait bien passer un agréable moment avec son verre et ne pas se laisser déranger par cette garce.
Fouillant dans sa poche la sorcière dégota quelques mornilles et fit signe au gérant du bar de s’approcher un peu plus.
La jeune femme déposa sur le comptoir son butin.


- Je lui paie sa bierraubeurre, prenez ce dont vous avez besoin.

Et par pitié qu’elle se taise enfin !

Ne souhaitant pas faire « ami-ami » avec l’inconnue et se faire embêter Lucille entreprit de se lever de son tabouret afin de rejoindre une table au calme au fond de la salle principale de l’établissement (bien que bondé).
Il ne fallait pas s’y tromper, ce n’était pas un acte de générosité que la sorcière venait d’effectuer, c’était la seule méthode qu’elle avait trouvé pour calmer l’inconnue et pour qu’elle arrête de geindre comme une enfant pourrie gâtée. Quoi que lui payer son verre n’était pas pour lui apprendre à arrêter de faire des caprices bien au contraire … tant pis ! Lucille n’avait que faire de l’éducation de cette fille, ce n’était pas quelqu’un de sa famille et si elle pouvait glaner un peu de calme en cette fin d’après-midi c’était ça de gagner, le reste lui importait peu.

Finissant d’une traite son verre d’eau de vie, Lucille attira du regard le serveur qui le lui avait apporté afin de commander une autre boisson. Bien entendue elle lui montra du doigt la table qu’elle souhaitait occuper désormais. Deux chaises entouraient cette petite table ronde au fond de la salle et ce n’était pas sans arrières pensées que la jeune femme avait choisit cet emplacement. Le serveur voudrait peut-être faire une pause durant son service en bonne compagnie … ?
Petit clin d’œil. Sourire au coin des lèvres. Lucille se dirigeait déjà vers sa table pleine de promesses quand elle entendit des pas la suivre …

Par pitié non …


Spoiler:
 



Dernière édition par Lucille Levinsky le Lun 29 Avr 2013 - 20:30, édité 1 fois
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Re: Le comptoir

Message par : Kimberly L. O'Toole, Dim 17 Mar 2013 - 14:23


La brunette se retourna, et se rendit compte que ce n’était pas à elle qu’on s’adressait, finalement. Sa voisine de droite, une jolie blondinette aux cheveux courts et plutôt débraillés, venait de lui payer son verre. Kimberly s’apprêtait à la remercier, mais avant même d’avoir pu articuler un simple « Merci ! », l’inconnue s’était déjà levée en direction d’une table pour deux qui se trouvait tout au fond de la salle. A priori, elle voulait être tranquille et, à en juger par le regard qu’elle avait lancé à plusieurs reprises au serveur, il y avait anguille sous roche. Enfin, dans un sens, en tout cas. Celui-ci ne semblait pas vraiment intéressé. Il affichait bien évidemment un magnifique sourire en toute circonstance, son métier l’y obligeant, mais il se contenta de jeter un bref coup d’œil à la table que la jeune femme venait de lui désigner, et d’acquiescer d’un bref hochement de tête, avant de reprendre son boulot comme si de rien n’était.

Amusée par la situation, Kimberly se demanda ce qui serait le plus judicieux : la laisser seule à se morfondre, ou la rejoindre. L’inconnue n’avait pas l’air de l’apprécier des masses, au vu de sa fuite des plus précoces. Elle avait dû la prendre pour une alcoolique chronique. Ce qui n’était pas loin d’être le cas d’ailleurs mais, pour une fois, elle n’était là que pour se réchauffer, parce qu’elle avait passé trop de temps à l’extérieur par -5°, et qu’un peu de chaleur ne serait pas de refus. Enfin, de toute façon, elle n'avait pas à se justifier, se fichant royalement d'être jugée trop rapidement, comportement qu'elle jugeait superficiel, et donc inintéressant. Elle avala une gorgée de Bierraubeurre qui, pour le coup, était aussi glacée que la neige qu’elle venait de quitter. Elle fut parcourue d’un léger frisson, et décida malgré tout de suivre celle qui lui avait offert son verre. Elle n’allait tout de même pas laisser une si jolie fille seule, délaissée par son cher barman qui n’en avait rien à faire de sa vie.


Kimberly – Cette place est libre ? demanda-t-elle en désignant la deuxième chaise.

Question rhétorique, comme d’habitude. Kim’ connaissait parfaitement la réponse. En théorie non, cette place n’était pas libre, mais si personne ne se sacrifiait pour prendre place aux côtés de la jeune femme, elle resterait vide jusqu’à son départ. Dans le fond, la vert et argent ne faisait que lui rendre la pareille pour sa Bierraubeurre. Ahem, ou pas. Elle n’attendit donc même pas de savoir ce que son interlocutrice avait à lui dire, tira la chaise et s’y assit. L’idée que l’inconnue prenne à nouveau ses jambes à son cou lui traversa l’esprit, mais K. se ressaisit et remercia finalement son porte-monnaie sur pattes.

Kimberly – Merci pour la Bierraubeurre. Moi c’est Kimberly.

Voilà, elle s’était présentée. Maintenant, à l’inconnue de décider de ce qu’elle en ferait. Kimberly avala une nouvelle gorgée, ramassa les trois Mornilles qui trainaient miraculeusement dans sa veste, qu’elle se décida au passage à retirer et à déposer sur le dos de sa chaise, et les lui tendit.

Kimberly – Je te rembourserai ce qu’il manque la prochaine fois.
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