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Le comptoir
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Jana Winslaw
Serpentard
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Re: Le comptoir

Message par : Jana Winslaw, Dim 4 Sep 2016 - 0:06




Le Chaudron Baveur


pour Azphel



[Désolée du retard, mais la réponse est là !]

Les gorgées s'enchaînent. Alors qu'Azphel pose son verre sur le Comptoir, tu te rends compte que le tien est vide aussi. La douche chaleur du breuvage a fait légèrement rosir tes joues. Tu n'aimes pas qu'on puisse lire sur ton visage mais les signes sont là. Surtout quand on a la peau qui tire sur la couleur de la craie. C'est agréable, cette sensation du travail accomplit et le délassement qui s'ensuit. Tu ne connaissais pas encore ce sentiment, t'as jamais travaillé de ta vie. Tu sais que ça va te plaire, d'être indépendante. De pouvoir boire des verres ici sans rendre de comptes à personne. Du moins, tant que ton secret tiendra.

Azphel te redemande deux verres. Tu acquiesces et, pendant qu'il parle, tu attrapes la bouteille et remplit les deux verres. Il t'explique qu'il est avec Tina et qu'il passe de temps en temps. Tu esquisses même un petit sourire gêné alors qu'il te rassure sur tes capacités de barmaid. C'est gentil et il n'est pas obligé. C'est ton premier soir. Evidemment, tu as commis des bourdes, tu le sais. Mais rien qui vaille la peine d'être noté. C'est un bon début. Tu es fière de toi, finalement. Une pause dans son discours te donne envie de reprendre la parole mais tu n'en as pas le temps. Déjà, il t'interroge :

- Serpentard vous aussi. C’est pour l’ambition, la soif de connaissance, voire un quelconque attrait pour la magie dans son ensemble ? Je suis toujours curieux de connaître où se situent les sorciers face à la magie et leur envie de découverte.

Question épineuse, s'il n'en est. Tu t'accordes un instant pour réfléchir. Les yeux fixés sur ton verre, tu ne sais que répondre. Ta vie n'a jamais été faite de questionnements. Tu as fait ce qui était tracé pour toi. Tu as eu de l'ambition parce que c'est qu'on voulait pour toi. Le reste également. Alors, comment savoir ? Au fond, tu es peut-être une Poufsouffle ou une Gryffondor. C'est juste que tu n'as pas eu le choix, jamais. Ce n'est finalement que récemment que tu t'es dit que suivre l'avenir tout tracé n'était que te mener à la destruction. Alors au fond, qu'est-ce qui fait de toi une Serpentard ? C'est peut-être l'occasion de le découvrir...

-Honnêtement... Arriver à Serpentard n'est qu'une convenance familiale. J'ai été façonnée depuis ma naissance pour être ce que ma famille attend de moi. Il fallait que je sois ambitieuse, travailleuse et digne. Sinon... Tu marques une pause. En fait, le "sinon" n'est pas une option chez mes parents.

C'est vrai. Quelques Winslaw avaient tenté. Quand on savait ce que ça avait donné, c'était à faire froid dans le dos. Des souvenirs qui remontent. Si tu n'es pas au service de la famille, tu es contre la famille. Tu fermes les yeux un instant, comme si tout ça devenait un peu trop éprouvant. Pour retrouver ta contenance, tu te plonges dans les méandres de l'alcool. Les quelques gorgées qui y passent te remettent d'aplomb.  Tu retrouves ta figure habituelle, gênée d'avoir pu exposer une quelconque fragilité. Tu n'as pas à raconter tes malheurs, tu le sais.

- Mais sur le plan personnel, j'avoue aimer la magie. Elle nous confère une puissance, des aptitudes qui n'existent nul part ailleurs. On peut créer, détruire, transformer voire tuer d'un coup de baguette. C'est juste fascinant, non ? J'ai toujours rêvé d'en apprendre plus mais on m'a bien fait comprendre que c'était pas dans les plans...

Ce n'est pas du mépris dans ta voix, juste un peu de fatalisme. Tu balaies rapidement la salle des yeux. Il n'y a pas plus d'animation que tout à l'heure. Tu regardes Azphel, tu essaies de voir ce qu'il pense de tout ça. Tu n'as pas envie que ton opinion soit considérée comme trop extrême ou que ta fascination pour toutes les facettes de la magie soit mal interprétée. Pour toi, rien n'est blanc ou noir. Il n'y a que des nuances de gris. Rester cantonnée au domaine de la botanique, c'est pas pour toi. T'as besoin d'en savoir plus, d'apprendre, de ne pas faire tout le temps la même chose. Tes yeux sont un peu rêveurs, en pensant à tout ce qu'il te reste à découvrir, derrière ton comptoir ,un verre à la main. C'est limite si tu t'entends lui retourner la question :

-Et vous ? Qu'est-ce qui fait de vous un Serpentard ?

Spoiler:
 
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Amy Shields
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Re: Le comptoir

Message par : Amy Shields, Dim 4 Sep 2016 - 21:13


With Tina


C'était bizarre. Oui, bizarre de se retrouver là à discuter avec la patronne. Bon elles avaient déjà discuté hein, mais jamais vraiment en privé. Pour être franche, Amy ne connaissait que très peu son boss. Animagus, Blonde, très jolie, en couple, ancienne prof à Poudlard, Sism et.. Voilà. Bon, dit comme ça on aurait put croire qu'elle la connaissait mais tout ça était purement théorique. Elle ne connaissait rien du caractère de la jolie blonde. Avec elle elle avait toujours été gentille mais sinon, elle ne savait rien expliquer d'autre par rapport à la jeune femme. La brunette était en train d'y réfléchir lorsque le bruit de pièces qu'on entre choquaient lui fit lever les yeux. Non, elle n'accordait pas énormément d'importance à l'argent, mais depuis qu'elle était en appartement et donc qu'elle devait gérer et acheter tout toute seule, bon, l'autre poulet l'aidait aussi mais voilà, c'était plus compliqué. Une paye ne faisait donc pas de mal. Amy regarda Valentina et lui sourit.



- Merci chef !


Voix enjouée, bah oui. Elle était heureuse d'être payée. Surtout que Boccini était très correct pour ce qui était du salaire. Amy prit les pièces d'or dans ses doigts et les mit directement dans sa poche. Elle re concentra son attention sur sa patronne. Honnêtement, à voir son expression, elle avait l'air d'être préoccupée par quelque chose. Ou du moins, elle y réfléchissait très sérieusement. Par contre, il lui était impossible de dire à quoi elle pensait. Ouais, elle n'avait pas encore ce don. Mais ça viendrait, ça viendrait elle en était sure. 


- Je veille surtout. J'aime bien quand tout est bien propre et prêt quand j'arrive le matin. Pour moi ça fait partie du service qu'on offre aux clients. Et puis, je dors pas super bien depuis un moment. Donc autant que je m'occupe non ?


Petit rire gêné avant de tourner la tête pour regarder ailleurs. Elle avait un peu peur que Valentina la juge. Qu'est ce qu'il lui prenait de lui parler de ça. Nouveauté, Amy se livre à tout le monde. Voilàààà !
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Trevor Le Dragon
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Re: Le comptoir

Message par : Trevor Le Dragon, Mar 6 Sep 2016 - 23:10


réponse à Kathleen Gold ❤ (et Shawn, => grrr oust, she's mine ❤)
musique


La sorcière dorée avait jeté en lui un poison. Un poison en or qui coulait entre sa peau et ses muscles, qui déchirait ses veines pour s’y introduire, que ses os absorbaient comme des alcooliques en manque, qu’il venait même à soupirer dans ses rêves, jusqu’à en jouir. Elle avait accroché ses yeux - comme l’appât d’une canne à pêche aurait accroché un poisson - pour qu’il ne voit rien d’autre qu’elle. Elle était tatouage contre ses paupières, fresque indélébile sur les parois de son corps. Chaque courbe et pointe de son visage le hantait, comme un charmant monstre auquel il n’hésiterait à se livrer. Il lui était dévoué, aussi intensément qu’un pantin l’était à son marionnettiste. Chacune de ses pensées lui étaient consacrées. Elle était tout ce qu’il s’était donné le droit d’aimer.

Les regards avaient commencé à valser, dans les couloirs, lorsqu’ils se croisaient. Les mains tremblaient, les coeurs battaient, les envies poussaient, mais ils s’étaient interdit de se jeter l’un sur l’autre comme de furieux loups. Alors les mâchoires se crispaient, les respirations s’énervaient, les idées bouillonnaient. Ils devaient toujours attendre que les autres disparaissent, que les rêves les emportent; ils ne pouvaient soupirer plus fort que ce qu’il leur était permis. Ils faisaient toujours bien attention, ne violaient les règles que lorsque personne ne pouvait les voir. Ils se permettaient de se jouer du règlement, mais seulement face à face, sans la face de qui que ce soit d’autre. Ils gardaient leurs idées intactes et ne les étalaient que lorsqu’ils se trouvaient
seul
à
seul
.

Le chemin devenait raide, comme s’il s’était donné le droit d’être infranchissable. Les pas de Trevor précipitaient ses mouvements. Les boutiques étaient fades, le ciel terne, les couleurs de la journée plates. Même les vêtements qu’il avait minutieusement choisis, qui lui avait alors semblés être ses plus beaux, sonnaient mélancoliques à ses oreilles. Rien n’aurait pu l’enivrer de joie autant que ce qui l’attendait là-bas. Un rendez-vous, un début de vacances ensoleillé, une rose à la main, tout ça dans un des plus muet secret. Alors il poussa la porte du Chaudron Baveur et un sourire fleurit sur ses lèvres. Elle était là, assise à une table, les yeux sur les autres à rêver. Elle avait les jambes croisées, ou peut-être pas, glissées en dessous de la table, coupées par une jupe. Elle dansait dans ce monde sans bouger d’un centimètre, comme une gracieuse libellule.

Le Dragon émit quelques pas, quelques consonnes étouffées par ses semelles moelleuses, mais s’arrêta lorsqu’un jeune homme vînt obstruer sa vue. Il lança ses yeux en arrière, les fit danser au ciel, puis les posa sur le petit homme aussi énervant qu’un cil collé à l’orbite. Il étudia son sourire avec un léger froncement de sourcils et se décida à venir à sa rencontre. Ses pas étaient moins légers, ils étaient les éponges d’une jalousie aiguë qui venait de naître en lui. Une fumée s’envola dans son expiration alors qu’il s’avançait, les poings serrés. « Ahum. Bien le bonjour/soir/nuit c’que vous voulez, p’tit bonhomme. On va prendre deux- » il jeta un coup d’oeil rapide sur la carte qui énumérait le nom de chaque cocktail. « Deux What Is Love, mettez ça sur mon compte s’vous plait. Merci bien. » Un sourire crispé et des yeux d’orage accueillir le regard du serveur. Quelques secondes de colère pour que celle-ci disparaîsse plus vite encore qu’un éclair dans la nuit. Trevor s’assit à la table, posa enfin ses yeux sur Kathleen, lui sourit doucement, puis se tapa le front à l’aide de sa paume. « Je suis bête, je t’ai même pas demandé… » Il ne voulait pas forcément l’admettre, mais ce rendez-vous l’avait rendu quelque peu nerveux. Son coeur battait furieusement vite, sa cage thoracique pouvait à peine le retenir. Ses mains étaient moites, sa respiration frissonnante et ses idées complètement confuses. Il joua un moment avec le ruban argenté qui était accroché au bouquet dans ses mains, puis le tendit à Kathleen avec un sourire timide.
« Tu es belle, Chanson »


Dernière édition par Trevor Le Dragon le Sam 24 Sep 2016 - 15:29, édité 1 fois
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Azphel
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Re: Le comptoir

Message par : Azphel, Jeu 8 Sep 2016 - 11:14


Réponse Jana Winslaw.


L es premiers remous de l'alcool venaient s'échouer dans la tête d'Appel. Toujours pareil, même commencement, petits clapotis et ballotements lents. Pas toujours la même fin bien heureusement, le sorcier le savait et pour cette connaissance il continuait. Les verres se présentaient avec des promesses, tout le temps. Il ne les tenaient pas toujours ce qui leur conférait un côté méchant, mais à force de les croire bien naïvement, l'on pouvait comprendre que parfois, ils offraient ce qu'on cherchait. Azphel l'avait compris. De l'évasion ou de l'oubli, des rencontres ou des soucis ; il y avait toujours quelque chose à la clé, des bagarres, des pensées tuées et de naissantes amitiés.
Les soirs n'étaient dans le fond jamais les mêmes et les bouteilles non plus.

Il observait Jana tranquillement, comme il l'aurait fait avec n'importe qui d'autre. Elle avait des tics de jeunesse reconnaissables et ses yeux et ses mains jouaient des notes de timidité qu'elle cachait derrière une fausse assurance lorsqu'elle lui répondait. Peur qu'il couche avec la boss, de parler à un inconnu ou peur du loup ? Garou et gare au soir, petite sorcière, si tu t'aventures dans les bois, certaines promesses des verres sont meurtrières. Azphel sourit dans le vide et l'écouta parler de la Serpentard qu'elle était, un regard détaché pour la rassurer, mais pleinement focalisé sur l'histoire contée.
Son sourire se maintint alors qu'elle expliquait que sa famille ne lui avait pas laissé d'autre choix que Serpentard. Ça lui rappelait quelqu'un, même si bien des années plus tard, Azphel aurait de toute façon tout fait pour influencer le Choixpeau et se trouver dans cette maison. Elle était révélatrice de talents et d'ambitions.

Le mage noir acquiesçait silencieusement, goûtant chacune des gorgées de whisky comme si elles allaient apporter un plus, la voix de la sorcière se faisant accompagnement de cette lente descente vers l'incertain. Un il ne savait quoi mais du bonus. Se mettant à penser à sa propre vie, il écouta la serveuse d'une oreille distraite, se revoyant réparti, alors qu'il sifflait inconsciemment son verre d'une traite.

-Et vous ? Qu'est-ce qui fait de vous un Serpentard ?

Elle le tira de ses pensées et le mage noir lui offrit un sourire distrait.
- Désolé, dit-il en rigolant, posant son verre sur le comptoir. Les petits gestes de Jana trahissaient qu'elle ne souhaitait pas trop développer son point de vue, alors il n'insista pas, pas là pour ça. Son point de vue l'avait plongé dans le sien et il se rendit compte, maintenant qu'il était en pleine mer, en voile vers des bermudes insondables, que ce qui faisait de lui un Serpentard, comme ce qui faisait de Jana une Serpentard, n'était pas quelque chose qui se discutait sans ombre dans un bar. Pas complètement en tout cas.

- Tout, affirma-t-il en réponse. Il croisa ses deux mains devant lui. Serpentard depuis avant que je sois né. La relation de ma famille avec cette maison ne m'a pas laissé le choix non plus et je n'étais pas assez mâture pour vouloir autre chose en entrant à Poudlard. Mais avec du recul je sais que je n'aurais pu atterrir ailleurs. Son regard s'étira sur la salle, sans rien chercher d'autre que des bribes de souvenir à raconter.
- Vous devriez essayer de découvrir toujours plus. C'est enrichissant. Si on cesse d'apprendre, comme être sûrs que ce que l'on sait est juste ou vrai ?

Ces pesées étaient offertes à Jana, mais elles venaient tout droit de Tina. La serveuse semblait à la fois convaincue et apeurée d'être à un âge où ses choix auraient une réelle importance. C'était vrai, mais si elle ne faisait pas ce qu'elle souhait, elle, qu'est-ce qui plus tard aurait de sens ? Il n'y avait qu'une réponse à cette question et le mage noir espérait qu'elle la trouverait.
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Re: Le comptoir

Message par : Invité, Sam 10 Sep 2016 - 1:21




Le Chaudron Baveur


pour Kathleen Gold et Trevor Le Dragon



J'aurais ma vengeance méchant  tongue pardonnez ce retard je débute l'université... Et t'en fais pas Shawn comme moi sommes heureux en ménage avec nos moitiés respective ^^

D'un climat doux, tranquille voilà qu'une tornade, que dis-je une tempête de catégorie noire 'fin vous voyez dangereux quoi... *Shawn tu te ridiculise calme toi espèce de Ronflak Cornu...* oui tu as raison ou j'en étais déjà....

Ah oui la tornade: un type, tout ce qu'il y a de type chez les sorciers et les Moldus. Etait-ce un homme jaloux ? un frère protecteur ? je n'en avais aucune idée jusqu'à ce que la commande soit faite et vu le nom tout mimi-craquant-tout plein du cocktail c'était bien un z'amoureux.

Pause

*Attend c'est moi ou il te fixe du regard cet...*
CHUT il ne faut pas le tenter puis je m'abaisserai à son niveau nan mais oh ! (IRL: nanère vengeance et toc tongue XD)...

Tranquillité
Zenitude

Un nouveau sourire, cette fois un peu plus froid, et un sourire au charmant *Mouais* jeune homme et à la jolie demoiselle

Pivotement

Une glisse rapide et silencieuse sur ce parquet centenaire, tel un détraqueur chassant sa proie, le froid installé par cette jalousie, je contemplais ce couple de loin maniant produits aussi gnian-gnian que le nom du cocktail: en fait ils sont vraiment mignon... Ali... *Reprend toi petit idiot puis ça t'a pas empêcher de te régaler avec ta Brésilienne petit polisson ! Laisse Ali oublie là mon vieux*

Qu'est ce qu'avait ma tête bon dieu je déraille... ou j'en étais déjà... je me fais vieux... mais toujours beau comme un dieu ! *Si tu le dit... petit crétin* Bref... AH oui le service comment le comparer... vous savez cette vieille comptine Moldus... je n'en ai pas les droits bien entendu mais la seule comptine que m'ai chanté ma mère est celle-ci... ah oui...

Trois petits tours et puis s'en vont !

- Voilà votre commande cela vous fera... 16 Mornilles !


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Trevor le Dragon: 2 What is Love = 16 Mornilles
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Ian Benbow
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Re: Le comptoir

Message par : Ian Benbow, Sam 10 Sep 2016 - 11:47


J'aurais très bien pu m'en vouloir, de faire lever un homme blessé juste pour m'asseoir dans mon petit coin. Mais j'en avais rien à foutre, si le Gard était blessée c'était certainement un peu de sa faute. On ne se mettait pas dans ce genre de situation sans le faire exprès. Si mon analyse était correct, il s'était fait attaquer par une créature, magique très certainement. Peut-être un hyppogriffe ? Quoique, les blessures ne me semblaient pas assez grave que pour venir d'un hyppogriffe. Je n'allais certainement pas loupé l'occasion de le lui demander, j'étais beaucoup trop curieux pour me retenir.

- Aucunement, mais va falloir que tu me rattrapes !  Je ne compte pas perdre mon avance !

Je lui souriais, en voilà une de bonne façon de voir les choses. Sa voix trahissait sa douleur, par contre. Vint ensuite la partie la plus difficile, celle du levé. Le gars avait mit pas moins de 30 secondes juste pour lever le cul de sa chaise. D'un coup d'œil, je jugeais la distance entre nous et le bar, avec l'handicapé on en avait pour au moins 10 minutes de marchés à cette allure.

- Et oui, pas des meilleures, la journée, comme tu peux le voir.

Ha oui, ça je l'avais vu. Nous avions entamé notre chemin vers le comptoir. Au loin, je repérais une serveuse. Son visage m'était familier, elle était jeune : une élève. Rhaaa, ces étudiants. On ne pouvait aller nul part sans qu'ils ne soient là. J'allais devoir me contrôler, ça allait gâcher ma soirée. J'étais un Professeur, maintenant. Je devais être irréprochable, être un modèle pour mes élèves, bla-bla-bla.. Au diable la bonne tenue, j'allais me bourrer la gueule quoiqu'il en coûte. Je regardais l'homme, j'étais derrière lui prêt à le ramasser en cas de chute. Je ne lui apportais aucune aide, je trouvais ça humiliant, pour lui. A sa place, je ne voudrai pas que l'on m'assiste, j'étais assez grand pour m'occuper seul de mes problèmes. Eeeeeeeeeet voilà, on était assis.

- J'vais essayer de comprendre ce qu'il se passe. Vous vous faites attaquer par je-ne-sais-quoi, vous êtes gravement blessé et au lieu d'aller à Sainte-Mangouste, vous venez ici pour boire un verre ? Je riais doucement. En voilà un qui a le sens des priorités !

Je riais à nouveau. Je n'aurai certainement pas agis comme lui, mais j'appréciais l'idée. Après tout, j'avais déjà entendu dire que l'alcool pouvait faire oublier la douleur. L'homme allait me le prouver ce soir. Je m'adressais à la première personne passant derrière le bar.

- Winslaw, une bouteille de whisky pur feu s'il vous plaît. Mon nouvel ami en a bien besoin, je crois. Et prenez-vous un verre, c'est le prof' qui offre.

Je n'étais même pas capable de comprendre pourquoi j'avais fait cette proposition. Je m'étais emballé, sûrement. Ça m'arrivait trop souvent.
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Vhagar Meraxès
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Re: Le comptoir

Message par : Vhagar Meraxès, Sam 10 Sep 2016 - 16:33


Le chemin vers le comptoir n'avait jamais été aussi long. Il fallait pourtant juste trouver le moyen d'avancer sans solliciter les muscles du haut. Compliqué. C'était donc avec une lenteur sans pareil qu'ils se faufilèrent entre les tables pour atteindre le bar. Ah oui, le chemin n'était même pas rectiligne, la veine. Quoi de mieux pour ruiner le moral et faire suer un blessé qu'un chemin de montagne en plein lieu public. D'autant plus qu'il ne lui plaisait guère de marcher.

Enfin arrivé à bon tabouret. Le temps de prendre une position plus confortable, il vérifia que la bouteille laissée sur la table était bien vide. La vue encore suffisamment claire, il remarqua la dernière gorgée qui se profilait à maintenant une dizaine de mètre. Mer**. Refusant catégoriquement de faire l'aller-retour, et le nouveau venu ne l'aurait surement pas fait non-plus, il abandonna l'idée de finir son hydromel. Dommage, il était délicieux. En même temps un Nordique qui n'aime pas les breuvages Nordiques, c'était assez peu courant. L'ascension de l'arrière train vers l'assise ne fut pas très longue. Mais assez douloureuse. Lassé de paraître handicapé et bon à rien, Vhagar avait simplement usé de ses bras pour se hisser depuis le comptoir. Mauvaise idée, car bien qu'en apparence, tout allait bien, l'épaule partait clairement en vadrouille comme dans un nid de guêpe. Il s'était presque retourner pour vérifier que le Grizzly n'était pas repassé lui donner un "jamais deux sans trois" coup de griffe au milieu du bar. Enfin installé, il repris néanmoins son souffle.

- J'vais essayer de comprendre ce qu'il se passe. Vous vous faites attaquer par je-ne-sais-quoi, vous êtes gravement blessé et au lieu d'aller à Sainte-Mangouste, vous venez ici pour boire un verre ? En voilà un qui a le sens des priorités !

La remarque le fit aussi rire. Il avait tout à fait raison, mais Vhagar détestait devoir assumer le rôle de l'infirme. Cela le rendait fragile d'aspect, facile à maîtriser. Un infirme à l’hôpital renvoie de la faiblesse à ceux qui viennent le voir. Et la dernière chose que Vhagar voulait était renvoyer ce genre d'image, pas même aux médecins qui l'auraient pris en charge. Il avait rarement eu de telles marques de combats, mais en même temps c'était un ours, et malgré cela, il avait déjà connu pire.

L'homme commanda un pur feu et proposa à une jeune serveuse de les rejoindre. Pourquoi pas, plus on est de fous, plus on rit. Cependant, Vhagar n'allait pas tarder à tourner légèrement de la tête, ce qui risquait de nuir à sa crédibilité. Les cuites, il avait l'habitude de les prendre seul, ou avec Brinjolf. Ce fût avec une arrière pensée qu'il hocha de la tête pour acquiescer le choix de la bouteille. Et puis, à quoi bon, il doit aussi être la pour ça. C'est le moment de s'en balancer. Il revient sur la question de l'inconnu.

- Un Grizzly. J'ai égaré ma baguette et j'ai du lui répondre par les poings. Cette fois j'ai perdu,
dit-il en riant. Heureusement un autre gars est arrivé à temps, et avec une baguette. Lui aussi a supposé que je devrais me rendre à Ste Magouste. Mais très peu pour moi, je m'en remettrait bien assez vite à coups de Whisky, j'ai connu pire.

Se sentait à l'aise mais pas encore en confiance, il avait nettement moins mal. Cependant, alcool ou bien-être psychologique, impossible à dire.
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Ian Benbow
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Re: Le comptoir

Message par : Ian Benbow, Dim 11 Sep 2016 - 11:31


Du coin de l'œil, je continuais d'observer les blessures de mon camarade d'un soir. La douleur devait être atroce, sur et certain que s'il le pouvait, l'inconnu se mettrait à hurler comme jamais. Si je pouvais lui reconnaitre une chose, c'était sa capacité à bien encaisser les chocs. Pas sûr qu'à sa place, je me tiendrais aussi bien. J'avais hâte d'écouter son récit, savoir ce qui avait pu causer de telles blessures à un grand gaillard pareil.

- Un Grizzly. J'ai égaré ma baguette et j'ai du lui répondre par les poings. Cette fois j'ai perdu.

Un grizzly ? Fallait m'expliquer où cet homme avait bien pu mettre les pieds. Des ours, on en trouvait pas partout dans ce pays. En faite, je n'étais même pas sur qu'il en existait à l'état sauvage par ici. Ne surtout pas me considérer comme une bible en la matière, s'il y avait bien une chose qui ne m'intéressait pas du tout, c'était les animaux. Moldu ou magique.

J'apprenais une deuxième chose sur cette homme, en plus d'avoir un sens des priorités des plus douteux, c'était également un courageux. Si la première information m'avait parue assez drôle et intéressante, la deuxième ne me plaisait guère. Selon moi, un homme courageux était un idiot. Le courage était sur-fait, il expliquait des gestes inexplicable. Si un homme se bat à main nue contre un Grizzly, on l'appelait courageux, moi je criais idiot. Si un autre fuyait face à ce même ours, on lui criait lâche, moi je l'appelais intelligent. Une des choses les plus importantes lorsqu'on parlait de rester en vie, c'était d'être capable de reconnaître quand la défaite était assurée, et dans ce cas : fuir.

Heureusement un autre gars est arrivé à temps, et avec une baguette. Lui aussi a supposé que je devrais me rendre à Ste Magouste. Mais très peu pour moi, je m'en remettrait bien assez vite à coups de Whisky, j'ai connu pire.

Je lui souriais poliment. Vrai qu'avec une baguette, le duel face à cet ours était gagné d'avance. Dire qu'avec un peu moins de chance, l'homme en face de moi serait sans doute mort tué par un grizzly. Quelle mort idiote, inutile aussi.

- Buvons en l'honneur de votre sauveur, alors ! répondais-je en souriant.

Quiconque lui avait porté secours méritait ce toast. Bien qu'à la place du sauveur, je ne serai certainement pas intervenu. J'en avais fait une habitude : ne jamais me mêler des problèmes des autres. Puis c'était plus marrant de le voir se faire déchirer les tripes par un ours que de le sauver du grizzly. Bref, je m'egarais dans mes pensées. Revenons-en à l'inconnue.

- Je me suis moi-même déjà placé dans des situations plus ou moins compliqué comme celle-ci.. On apprenait de ses erreurs, paraît.. grâce auxquelles j'ai appris à me rafistoler tout seul. Je peux essayer de soulager votre douleur, si vous le souhaitez.. Je ne voulais pas m'imposer.

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Vhagar Meraxès
Serpentard
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Re: Le comptoir

Message par : Vhagar Meraxès, Dim 11 Sep 2016 - 13:50


RP avec Ian Benbow,
pas mal les dialogues en gras, je prends !


Vhagar était normalement bon pour cerner les gens et comprendre à peu près leur intentions. Mais voilà, cet inconnu, qui paraissait vraiment intéressé, semblait cacher quelque chose de pas net du tout. Impossible de cerner quoi, ça se voyait qu'il avait l'habitude de jouer la comédie, et il la jouait à la perfection. Il dû se rendre à l'évidence qu'il était impossible d'essayer de sonder l'esprit de ce homme. Il n'avait de toute façon pas encore le talent nécessaire pour maîtriser la legilimancie, mais si cet homme était un examen, il l'aurait raté en beauté. Mais le visage trahit toujours les sentiments, et celui de son vis-à-vis ne traduisait pas que de l'intérêt à son égard. Il fallait peut-être creuser un peu.

Il semblait pourtant s’intéresser à ce qui lui était arrivé. De quoi être assez perdu. Était-il vraiment sincère ? Certainement pas. Mais dans tous les cas, il n'avait pas l'air du type qui cherche les embrouilles avec les inconnus. S'il allait causer des ennuis quelque part, c'était surement pas avec Vhagar. Il attendrait qu'il soit un peu plus prompt à parler. Le Nordique se savait non seulement très résistant aux effets de l'alcool, quoiqu'il avait une certaine avance, et capable d'assimiler des informations même avec plus de trois de grammes dans le sang, au delà de quoi il partait en euphorie comme d'importe qui d'autre.

- Buvons en l'honneur de votre sauveur, alors !

Bien que Parker illustrait le toxico par excellence, il était arrivé au bon moment. Vhagar avait eu de la chance c'est sûr. Encore plus que ce ne soit pas un moldu. Qu'aurait fait un moldu d'ailleurs ? Rien, il n'aurait rien pu faire, parce-qu'il n'aurait servi à rien, comme toujours. Bien que Vhagar ne portait très haut en estime son sauveur, peut être parce-qu'il était trop du genre à juger sur le premier regard, le junky l'avait sauvé, et c'était assez pour mériter son respect, et un toast. Il leva son verre et tapa celui de son voisin vu que lui ne l'avait pas fait, le brisant presque, non sans ressentir une certaine douleur à l'épaule. En Norvège, on cassait les shooters en signe de respect après avoir trinqué. Cette fois-ci il s'abstenu. Inutile de scandaliser la serveuse, et d'attirer trop d'attention.

- Je me suis moi-même déjà placé dans des situations plus ou moins compliqué comme celle-ci... râce auxquelles j'ai appris à me rafistoler tout seul. Je peux essayer de soulager votre douleur, si vous le souhaitez...


Dans un premier temps, Vhagar déclina la proposition de son camarade. Rien n'était plus humiliant que d'avoir besoin de quelqu'un d'autre. Il préférait souffrir en silence plutôt qu'on lui apporte des soins. De toute manière, à force d'être sollicités, les nerfs devenaient de moins en moins sensibles, et la douleur était de moins en moins forte au fil des blessures. C'était un bon côté de la souffrance. A côté de ça, plutôt rares avaient été les combats qui laissaient autant de marques. Mais plus le mal était grand, plus il se forgeait. Et plus il devenait resistant. Toujours peu efficace contre un sortilège de mort, au cas où, valait mieux être près à toute éventualité.

Vhagar fût intrigué par l'histoire que l'autre était sur le point de raconter. Vu le style de personnage, ça pouvait être intéressant. Quelque soit l'histoire, il fallait la connaître. C'était le bon moyen de savoir si ce gars allait pouvoir lui en apprendre plus sur les sortilèges les plus sombres, afin de devenir plus puissant, ou s'il était juste fort en apparence. Il devait donc jouer l'intéressé. Toujours vide d'expression, il le regarda.

- Vous aussi vous vous êtes battu contre un ours ?

C'était certainement pas un ours, le type avait pas du tout une allure de guerrier, mais plutôt de négociateur fourbe, celui qui vous retourne le cerveau. Plus intelligent encore que lui. Quoi que ce fût, il allait développer, et s'il ne le faisait pas, Vhagar lui aurait demandé de le faire.
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Jana Winslaw
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Re: Le comptoir

Message par : Jana Winslaw, Dim 11 Sep 2016 - 14:47




Le Chaudron Baveur


pour Azphel



Tu souris un instant en entendant le sorcier raconter qu'il avait aussi terminé chez les verts par convenance familiale. Ce n'est pas vraiment rare...Tu pourrais même te prendre à rêver un instant que chacun puisse choisir librement sa maison sans que n'entre en jeu des considérations dépassant de loin un gamin de onze ans. Le monde est ce qu'il est. Y a plus qu'à faire avec.  C'est la phrase suivante qui retient ton attention.

-Vous devriez essayer de découvrir toujours plus. C'est enrichissant. Si on cesse d'apprendre, comme être sûrs que ce que l'on sait est juste ou vrai ?
-Vous avez raison. Pourtant, c'est plus facile à dire qu'à faire.

Ton ton est un peu triste et tu secoues la tête légèrement, tes cheveux bougent légèrement. Tu replaces la mèche qui vient de t'atterris sur le visage derrière ton oreille distraitement. Tu sais que c'est ce que tu dois faire, que tu ne dois pas te laisser dicter ta vie. T'en as envie. Malgré tout, la peur te tient. Peur de l'inconnu dans lequel tu sauterais si tu osais t'opposer ouvertement aux desseins parentaux, peur de ne pas y arriver aussi. Il ne suffit pas toujours d'y mettre toute son âme pour réussir. Alors qu'on t'offre un avenir tracé et réussi, il faudrait être folle pour tout balancer sans même y réfléchir, sans même se  préparer.

- C'est pour ça que je suis derrière ce comptoir dès que j'en ai l'occasion. Et puis, s'ils savaient que leur fille sert des Whisky Pur-Feu ici, mes parents tourneraient de l'oeil.

Tu jettes un regard amusé au brun en face de toi. T'as peut être l'air de la caricature de l'ado en pleine rébellion contre l'autorité parentale, il n'en reste pas moins que c'est agréable. Trêve de bavardages. Tu ne sais pas ce que tu peux dire ou pas en ces lieux ou même à Azphel. Il y a des sujets qu'il vaut mieux ne pas aborder comme ça et pourtant...Peut-être te met il en confiance ? Peut-être est-ce parce qu'il a la confiance de Tina, une des personne que tu admires ? Tant pis, tu décides de tenter ta chance. D'une voix basse, après t'être assurée de l'absence de toute oreille indiscrète, tu lances ta phrase :

-Pour en revenir à nos Hippogriffes...je veux apprendre. C'est une certitude. Mais je ne veux pas apprendre seulement ce que Poudlard ou ma famille juge indispensable. J'ai envie d'explorer tous les chemins que la magie offre.

Ta phrase peut paraître anodine, un peu banale. Et pourtant, elle est si lourde de sens que tu n'oses pas regarder Azphel dans les yeux.  Tu as l'impression d'avoir lâché une bombe. Pourtant, ce n'est qu'une petite phrase de rien du tout.

__________________________________________________




Le Chaudron Baveur


pour Vhagar Meraxès et Ian Benbow



T'as servi ce gars bizarre, qui se tenait plus ou moins caché dans la salle principale. Celui avec le haut couvert de griffures et de sang. Il avait descendu une bouteille d'hydromel. Très étrange. Ton prof de Défense Contre Les Forces du Mal était arrivé et avait emmené l'homme boire un verre au Comptoir. Et sans que tu te rends compte, ton prof t'as commandé une bouteille de whisky et t'as dit de te servir un verre. Tu sors la bouteille et trois verres, tu la débouches et tu sers. Tu t'excuses poliment parce que t'as des clients qui attendent.

T'as une vague de clients. Tu sers donc les plats et les boissons qu'on te commande, ton sourire poli de façade aux lèvres. Tu aimes bien faire ça d'ordinaire, mais la curiosité te pousse à rejoindre les deux hommes au Comptoir. Ce n'est pas tous les jours qu'un de tes profs te paie un verre. D'ailleurs, depuis que tu bosses ici, ton foie a commencé à développer une étrange résistance au Whisky. En même temps, depuis ton premier service, tu picoles avec les clients. M'enfin, la patronne n'a pas l'air d'avoir de soucis avec ça. Tant que tu fais ton job sérieusement, le reste t'appartient.

D'un pas décidé, tu te rapproches de tes clients. Ils semblent en grande discussion. Tu t'installes en face d'eux, après avoir vérifié que personne ne requérait tes services et tu écoutes attentivement :

- Vous aussi vous vous êtes battu contre un ours ?

Ok. Tu ne sais absolument pas de quoi ils parlent, alors tu n'ouvres pas la bouche et te contentes de tremper tes lèvres dans l'alcool. Malgré tout, cela promet d'être une conversation intéressante. C'est un des aspects plaisant du job de serveuse. Tu entends des choses que tu n'entendrais nul part ailleurs. Après tout, c'est bien connu, l'alcool délie les langues.

Consommations :
 
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Ian Benbow
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Re: Le comptoir

Message par : Ian Benbow, Dim 11 Sep 2016 - 14:59


D'un geste, il refusait mon aide. Tout à fait compréhensible, un homme avait sa fierté. D'autant plus que l'homme avait le physique, la coiffure aussi, d'un nordique. Et ceux-là, ils avaient la réputation d'être de sacré homme. Pas étonnant d'ailleurs que l'un d'entre-eux, celui en face de moi, n'ait pas refuser un combat à main nue face à ce monstre que devait être ce fameux Grizzly. Cerner cette homme me semblait compliqué. Souvent, lorsque je rencontrais une nouvelle personne, j'essayais de le caser dans une des quatre maisons, ça me permettait de mieux comprendre son caractère. Je me prenais pour le choixpeau, en quelque sorte. Lui, je n'y arrivais pas tellement. Son côté courageux le désignait plus comme un gryffons, néanmoins une petite partie de moi me poussait à croire qu'il me ressemblait un peu. Et je n'avais rien d'un rouge et or, je vous ai déjà expliqué ma vision du courage.


- Vous aussi vous vous êtes battu contre un ours ?

Je riais et lui signalait que non d'un signe de la tête. Lui aussi était un curieux. Il voulait en savoir plus à propos de moi, j'allais lui donner quelques petits indices, pour l'aider à comprendre qui j'étais. Bien entendu, j'étais assez vif que pour comprendre le véritable sens de sa question : il voulait savoir ce que j'avais pu vivre. Des choses mon enfant, beaucoup de choses. Vivre dans la rue n'avait pas été de tout repos. Être SDF n'était pas une sinécure, mais ça m'avait renforcé. Forgé un caractère, mais aussi une opinion.

- Non, pas un ours. Rare sont les inconnus à qui je confie cela, mais j'ai vécu de nombreuses années à la rue. Je n'avais que ma baguette, que je me refusais à utiliser au début. Alors, en effet, je me suis battu. J'ai souvent perdu, pour tout vous dire. Les moldus ne sont pas très gentils avec leur SDF. Je me suis fait tabasser.. Ou plutôt, je me suis laissé tabasser à de nombreuses reprises. Le combat était déloyal, ils étaient plusieurs et j'avais ma baguette. Je me refusais son utilisation, je ne voulais blesser personne..

En y repensant, je me voyais gisant au sol, du sang séché au coin des lèvres, ma respiration lente et douloureuse à cause de mes côtés cassées.. Quel idiot j'étais. Un coup de baguette et ils étaient raides mort au sol. J'aurais dû me réveiller plus tôt.

Je sais ce que vous vous dites, que je suis un imbécile. Je l'étais, effectivement. J'étais jeune également. Je regardais de l'autre côté du bar, Winslaw était revenue auprès de nous, écoutant la conversation. Je terminais mon verre, cul sec, puis me saisissais de la bouteille et servait une nouvelle tournée. Je me suis réveillé depuis. Et ces moldus n'embêterons plus jamais personne. Je riais comme s'il s'agissait d'une blague, alors que pas du tout. Encore un cul sec.
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Vhagar Meraxès
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Re: Le comptoir

Message par : Vhagar Meraxès, Dim 11 Sep 2016 - 15:37


- Non, pas un ours. Rare sont les inconnus à qui je confie cela, mais j'ai vécu de nombreuses années à la rue. Je n'avais que ma baguette, que je me refusais à utiliser au début. Alors, en effet, je me suis battu. J'ai souvent perdu, pour tout vous dire. Les moldus ne sont pas très gentils avec leur SDF. Je me suis fait tabasser.. Ou plutôt, je me suis laissé tabasser à de nombreuses reprises. Le combat était déloyal, ils étaient plusieurs et j'avais ma baguette. Je me refusais son utilisation, je ne voulais blesser personne...

Il fit une pause. Vhagar avait vécu à peu de choses près le même problème, sauf qu'il avait 10 ans et ne possédait pas encore de baguette. L'homme jusqu'à lors inconnu pouvait difficilement imaginer à quel point il parlait à la bonne personne. De toute façon il ne pouvait pas réellement l'utiliser sa baguette. S'il était vraiment jeune, il se serait fait renvoyé de Poudlard, voir pire, cela dépendait du sort des moldus qui le martyrisaient. Vhagar repensa en même temps à sa propre expérience dans le domaine. La plupart de ses cicatrices étaient là à cause des moldus. Il les méprisaient tout autant que lui, à l'évidence. Il avait trouvé quelqu'un qui se faisait la même opinion que lui, que les moldus étaient clairement des êtres nuisibles. Nuisible car ils étaient la seule raison pour laquelle les sorciers devaient rester caché en permanence, lorsqu'ils n'étaient pas dans le monde magique. Il reprit.

- Je sais ce que vous vous dites, que je suis un imbécile. Je l'étais, effectivement. J'étais jeune également. Je me suis réveillé depuis. Et ces moldus n'embêterons plus jamais personne. Derrière le rire à moitié forcé mais parfaitement joué, Vhagar discerna une once de vérité. Il leur a clairement fait payer le prix de leur cruauté passée. Même s'il avait compris, ce n'était peu être pas le cas de la serveuse qui les avait rejoint. Il joigna son rire à celui de l'homme dont il devinait à présent l'ancienne maison. Il n'y avait qu'un Serpentard pour faire des blagues au troisième degré sur les faibles moldus. Et il partageait cette idée. De cela il ne ressentait plus tellement le besoin de le vouvoyer. Des personnes qui se ressemblent finissent vite par se sentir à l'aise ensemble, non ? Et lorsque Vhagar se sentait à l'aise, c'était rare, il oubliait vite les bonnes manières.

- Je ne raconte pas ça non plus à n'importe qui, mais je sais de quoi tu parles. Il retroussa ses manches, difficilement parce-que les plaies à l'épaule travaillait toujours à la cicatrisation. Il laissa paraître quelques traces du passé. Très nettes. Ça, c'est l'oeuvre de quelques moldus. J'ai quitté mon pays natal à 10 ans pour me faire poignarder par des sans pouvoirs, dit il en riant. Comme quoi, en matière d’imbécillité, on est dans la même équipe !

Tout ça pour des pauvres fruits, de pauvres miches de pain, juste pour pas crever la dale ou crever de froid. S'il venait à les recroiser, ça changeait la donne. Cette simple pensée changea le sourire en un air grave. Il voulait, désirait même, les faire payer, à présent. Il pris le verre que la jeune serveuse lui avait servi, et bût la totalité du récipient. Il allait encore tenir longtemps, assez longtemps pour avoir le fin mot de l'histoire, ce que pouvait bien cacher ce type, et s'il pouvait lui être utile.

- Au fait, je m'appelle Vhagar, mais vu comme on est parti, tu peux m'appeler Vhag.

Il rempli de nouveau le verre de son camarade, qui venait lui aussi de le terminer, et le sien, qu'il allait probablement boire moins vite. La serveuse ne semblait pas avoir l'envie de suivre la cadence, mais peu importait.
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Noah Alniott
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Re: Le comptoir

Message par : Noah Alniott, Mar 13 Sep 2016 - 18:05


Nouveau RP - Noah / Jude Werther



-N'importe quoi les parkings en Angleterre, p'tain, j'avais oublié que c'était un pays de mer*e ! Pas de soleil, pas de parking. Tous réduits à se déplacer à pieds sous la pluie. Les bons cons quoi. C'est le ministère qui nous oblige à avoir la gerbe à chaque déplacement en transplanant. Complot.

Pesta Noah alors qu'elle avait mis plus d'un quart d'heure pour trouver une place afin de garer son vieux tapis volant sur le chemin de Traverse. Noah entra au Chaudron Baveur les jambes tremblantes. Cela faisait deux ans qu'elle n'y avait pas mis les pieds. Alors que pendant une décennie ce lieu avait été sa deuxième maison. Les salles n'avaient pas changé à son plus grand soulagement. Evidemment elle avait fait attention à revendre le bar à quelqu'un d'intelligent -j'ai nommé Valentina-.

La petite sorcière vêtue d'un jean simple, de bottes à talons, et d'une chemise blanche s'installa au comptoir en respirant profondément l'odeur du bois. C'était si étrange. Elle avait fait tant de choses inavouables ici, passé tant de moments heureux ! Et puis tout s'était bousculé. Quatre ans auparavant elle avait quitté l'Ordre du Phénix, épuisée mentalement et physiquement par le combat. Et deux ans plus tôt, après avoir fêté son trente-troisième anniversaire, elle avait réalisé qu'elle était au bord du burn-out, qu'elle ne voyait pas Jude son neveu grandir entre son travail à Poudlard et le Chaudron Baveur. Alors, elle avait démissionné, revendu le bar, et avec son compte en banque plein à craquer, elle s'était offert un tour de l'Asie de l'Est, puis du Moyen-Orient. Avec son neveu, ils avaient découverts des cultures sorcières incroyablement intéressantes et éloignées de la culture occidentale. Ils avaient passé deux années magnifiques où Noah s'occupait de l'éducation scolaire de Jude tout en visitant des temples chinois et en parlant à des marabouts indiens.

Puis Jude avait fêté son onzième anniversaire, et reçu une lettre de Poudllard, quelques semaines plus tôt, alors qu'ils sirotaient des jus de fruits sur le Mont Masada. Noah avait compris qu'il était temps de rentrer en Angleterre. Et voilà qu'elle était à présent accoudée au comptoir, déjà bourrée. En effet la petite brune était allée chez un de ses plus vieux amis et ils avaient fêté dignement leurs retrouvailles. Puis, visiter le Chaudron Baveur lui avait semblé être la meilleure chose qu'elle avait à faire de sa soirée.

En attendant qu'on vienne la servir, la jeune femme observa la clientèle. Un sorcier, ancien client, sembla la reconnaître. Noah détourna le regard. Elle se sentait vieillie, et avait terriblement peur du regard qu'allaient porter toutes ses anciennes connaissances sur elle. Une déjantée de 25 ans, c'est drôle, c'est une amie bonne-vivante. Une déjantée de 35 ans, c'est une lesbienne alcoolique. Déjà lorsqu'elle avait quitté le pays deux ans plus tôt les rumeurs circulaient avec bon train sur son compte. Mais comme elle était une puissante sorcière populaire, elle était intouchable. A présent elle avait perdu contact avec quasiment tous ses amis anglais, elle n'avait plus d'immunité.

Noah remarqua dans un coin une fille à la beauté particulière, au regard mystérieux. Lui jetant des regards en coin, elle hésitait. C'était une gamine. En même temps Noah n'avait jamais été super à cheval sur la morale. D'ailleurs les étudiantes, elle avait connu. P'tain elle était vraiment ce déchet ?

-Vas-y j'men fous, faut bien s'occuper dans c'te pays aussi !

Grommela Noah en se dirigeant vers la jeune fille d'une démarche assurée.

-Salut, j'appelle Noah ! Je t'offre un verre ? J'connais la patronne ici. J'étais la patronne avant en fait. Enfin j'ai fais beaucoup de choses dans ma vie hein, pas que patronne d'une vieille auberge ! J'ai bossé à Poudlard aussi...

Voyant le manque de réaction de la jolie fille alors qu'elle tentait de l'impressionner avec son CV, Noah changea de technique :

-T'es muette ? C'est dommage t'as des beaux yeux.
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Jude Werther
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Re: Le comptoir

Message par : Jude Werther, Mar 13 Sep 2016 - 20:25



ploc, ploc, ploc, qu'ça raisonne,
parce qu'il en pleut, des cordes,
les pauvres petites fées s'écrasent mollement à même le sol,
les plus chanceuses d'entre elles s'envolent
lestement, fuyant le cliquetis effervescent
qui tambourine contre leurs fines membranes.

la nuit qui pointe le bout de son nez brumeux
vient scruter les plus chanceux
c'est alors que mes cheveux se trempent,
que ça tremblote
et qu'il fait un peu froid,
en cette mélancolique soirée de Septembre.

un peu comme si tout à coup,
tout te tombe dessus,
comme si t'avais rien vu,
et que tu tombes dans la gueule du loup.

Elle réalise tout bêtement qu'elle est seule, et que ses pas l'ont menée un peu trop loin. Ça lui arrive pourtant souvent, tu sais, à force de rêvasser, quand tu creuses trop loin, tu finis par perdre ton chemin. C'est aussi tout naïvement qu'elle ne craint rien de l'extérieur, qu'elle sent que rien ne peut lui arriver. Les entités la protègent, comme un petit Elfe au visage rond et doux, un regard de biche innocent, prêt à soulever des montagnes pour elle. Éloignant les mauvais esprits du monde matérielo-physico-réel dont elle a légèrement conscience. Mais elle aime la pluie, la pluie qui se fracasse tendrement contre les pavés, on peut croire parfois qu'elle forme sa propre mélodie, quelques ricochets sur cette dalle-ci et elle forme un trois pour deux parfaitement synchronisé, rond, dense.

Un pas vers toi.
Elfe.
Ses pieds lui brûlent un peu trop

Elle ne peut pas être partie.
Qu'elle murmure, et elle s'avance un peu plus, trempée de plus belle.
Elle n'a pas le droit, t'as encore besoin d'elle.
Qu'elle proteste, un peu plus fort, et que ses doigts se resserrent contre sa cape.
Je sais que t'es là
je le sais,
je le sais.
Ne pars pas.
T'es pas onze,
t'es des milliards,
t'es pas petite,
t'es...
l'univers
entier !

Sa voix se brise. Elle s'arrête, et observe un instant le réverbère lancinant. Reste plantée là, se laisse réchauffer par la fraîcheur mordante nocturne. Ses yeux ombragés ne quittent plus la lumière. A attendre. Elle continue. Perdant notion de temps, de perception, ne pense même plus, et son coeur, bat-il encore, même ? Tout semble s'arrêter, tu pourrais t'y méprendre, si la pluie cessait de battre à plein temps. A toi de deviner ce qu'elle attend, en vain, pauvre Jude, en vain, la petite Elfe est trop faible pour te répondre, elle a sans doute besoin de reprendre ses forces avant de te reprendre dans ses frêles bras d'agneau. Pourtant si doux, ses bras, pourtant, ça y'est, elle repart, elle saisit, contient sa frustration, son émotion, se remet en marche comme si rien ne s'était passé, chasse d'un revers de vague le visage opalescent et rayonnant de petite Elfe.

D'un coup tout éclate à ses oreilles, des rires et les tintements de verres, la musique décalée à la sienne et les chaudes ondulations lumineuses qui se projettent contre le mur d'en face. Elle cligne des yeux, étourdie. Hésitante. Elle reconnait le lieux pour avoir observé de loin et discrètement les allées et venues de ses habitués, et les musiques étonnantes qui sortaient de ce lieux propice aux rencontres et aux instant éphémères. Les mouvements et les passages y semblent chaleureux.


sans crier gare, je fais irruption
mes yeux caressent le parquet ciré
la chaleur des murs m'écrase d'abord,
et puis ;
mes yeux sont attirés comme des a(i)mants
là, par une guirlande suspendue.

Alors Jude sourit, tendrement. Elle remet la mèche de cheveux qui lui pend devant le visage en place, et s'installe naturellement sous la guirlande de couleur illuminée, un coude sur le comptoir, un pied dans le vide, le regard énamouré par les lumières qui scintillent et qui menacent avec bienveillance de clignoter.

tout m’apparaît enfin
je suis là pour toi
attends-moi
lance-moi un signe
fait vaciller les lucioles
on pourrait tisser notre toile
ici et creuser, encore et...

Salut, j'appelle Noah !
que ?
Je t'offre un verre ?
pas d'elfe à l'horizon, juste,
de grands yeux qui te scrutent
te culbutent
et te retournent, encore et encore,
et ça fait boum
et, quoi
qu'est-ce que je fais, là ?
Elfe, tu m'abandonnes, comme ça ?
Repousse-la, s'il te plait,
Et puis, je n'arrive plus à me concentrer sur toi, tandis qu'elle me scrute,
scrute
zieute
prête à te dévorer.

Et tandis qu'une élégante femme, quoique un peu pompette, s'approche d'avantage encore de l'étudiante, et qu'elle lui offre un sourire plein de promesses, plein d'ivresse, plein de caresse, la brune se recule instinctivement, l'air paniquée, jetant un coup d'oeil à la guirlande qui ne bouge pas d'un cil, qui demeure plantée au dessus de sa tête, à l'observer presque avec amusement.

J'connais la patronne ici. J'étais la patronne avant en fait. Enfin j'ai fais beaucoup de choses dans ma vie hein, pas que patronne d'une vieille auberge ! J'ai bossé à Poudlard aussi...


Ses mots résonnent comme une sentence, et sans mot dire, de peur d'en dire trop ou pas assez et de gâcher la seule occasion de retrouver sa disparue dans les ténèbres de l'autre monde, Jude se cramponne d'avantage à son tabouret, effleure de ses yeux la carte du bar, pour finalement chercher du regard un serveur pour son thé aux écailles de dragon, dont elle ignorait tout du goût mais que le seul nom avait attiré. Le souffle rauque et le relent d'alcool de sa congénère lui brûle la nuque. Elle réprime son agacement et préfère se concentrer sur la musique qui passe au bar.

T'es muette ? C'est dommage t'as des beaux yeux, qu'elle me relance,
j'ai deviné,
l'épreuve du jeu.
boules de feu ?
ou protection ?

Elle scrute un instant son interlocutrice, qui décide d'occuper le siège vide trônant à ses côtés. Elle la dévisage non sans gêne, comme si prendre conscience de la forte probabilité que cette intruse fasse partie d'un complot visant à l'empêcher de reprendre contact avec Elfe lui avait permis de prendre de l'assurance, de se relever légèrement, le menton, et d'oser plonger son regard dans le sien. Qu'allait risquer Jude pour le retour de sa précieuse alliée ? Quelle tactique adopter, comment trouver ses faiblesses ?

protection.

Finalement, Jude quitte son regard brûlant de désir et tourne le dos à l'espionne. Qui avait tout de même pris la peine de se faire des bains de bouches d'alcool ahurissants pour endosser son rôle à la perfection. Sans quitter des yeux la guirlande, bien entendu, elle attendit. Elle avait l'habitude de ce genre de situation, c'était dans ses cordes de savoir repérer, anticiper, et agir en conséquence.


Edit Lizzie : Bonjour Jude. Il est interdit d'utiliser les balises blockquote. Je les ai donc supprimées de votre post. Merci de faire plus attention à l'avenir. Cordialement.
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Ian Benbow
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Re: Le comptoir

Message par : Ian Benbow, Mer 14 Sep 2016 - 14:46


J'attendais de voir, j'essayais de jauger l'homme en face de moi. J'essayais de comprendre qui il était et ce qu'il était capable de faire. Il m'avait vite intéressé, et ce genre de chose arrivait rarement. Les gens intéressants se faisaient de plus en plus rare, ou ne croisaient pas mon chemin, à voir. Ce gars avait capté mon attention, et je voyais dans ses yeux que lui aussi s'intéressait à moi.

- Je ne raconte pas ça non plus à n'importe qui, mais je sais de quoi tu parles. Il retroussait ses manches, dénudant ses bras. En fronçant les sourcils, je pus déceler des cicatrices. Je n'en avais qu'une seule, pour ma part, elle se trouvait sous mon œil. Elle faisait partie de moi, tellement que je l'oubliais au fil des ans. Ça, c'est l'oeuvre de quelques moldus. J'ai quitté mon pays natal à 10 ans pour me faire poignarder par des sans pouvoirs. Comme quoi, en matière d’imbécillité, on est dans la même équipe !

J'opinais du chef, pour lui montrer mon accord. J'aurai bien levé mon verre, mais il était déjà vide à nouveau. Il venait de parler de son pays natal, j'allais lui demander d'où il venait, mais il avait été plus rapide pour reprendre la parole. Poliment, je lui souriais et le laissais terminer.

- Au fait, je m'appelle Vhagar, mais vu comme on est parti, tu peux m'appeler Vhag.

Il me donnait son prénom. Je n'avais même pas pensé à le lui demander. Il me servait un nouveau verre. Vhagar, en adéquation avec son look de nordistes. Un norvégien ou un danois, à coup sur. Je prenais mon verre en main et en buvait une petite gorgée. Un peu de retenue cette fois.

- Ian Benbow, enchanté Vhagar. Je pointe mon verre en direction de la serveuse. Et voilà Winslaw. J'ai pas retenue ton prénom. J'retiens jamais leur prénom. Vous êtes beaucoup trop.

J'faisais un sourire poli à la jeune Serpentard. J'avais des doutes quant au fait que Vhagar ait compris quoique ce soit, mais ça n'avait pas vraiment d'importance.

Je me tournais vers le nordiste, j'buvais une nouvelle gorgée de mon doux, mais piquant, nectare et puis lui adressais à nouveau la parole.

- T'as dit que tu étais arrivé ici à 10 ans, tu venais d'où ? J'parie sur le Danemark, ou la Norvège. T'as un look de viking, pour tout te dire. Je laissais sortir un petit rire, pour faire comprendre que ce n'était qu'une blague. Même s'il avait vraiment une tête de vikings, comme on en voyait à la télé moldue.
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Valentina Boccini
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Re: Le comptoir

Message par : Valentina Boccini, Mer 14 Sep 2016 - 20:38






Le Chaudron Baveur


pour Noah Alniott et Jude Werther



____________________


J'ai la tête déchirée. C'est la douleur, la lenteur de ce monde où les aiguilles de l'horloge ne tournent plus rond, où les saccades succombent, et où je meurs d'envie devant l'ambre liquide. Pourtant je suis debout. C'est mon petit miracle, une victoire qui n'a pas de prix. Simplement cela, avec cette langueur que l'on n'envie pas. Je tiens sur mes deux jambes, et c'et beau. Ils ont tous leurs manies, leurs phobies, leurs désirs d'ascension puis d'exécution, ils ne parlent même plus sans flairer l'odeur de la monnaie. Je m'éveille. La nuit tombe. J'ai mal au coeur, j'ai mal au corps. C'est le reste de fumée, de poussière, de crachat. Je balance mes jambes l'une devant l'autre, ouvre la porte.

C'est ce piment qui s'est éteint, la foi, l'unique. Je jette un coup d'oeil aux marques de mon poignet. Après avoir prit toutes les couleurs de l'arc-en-ciel, elles se sont arrêtées sur un symbole. Il appelle ça l'Amour. Je préfère dire ma folie. Plus tenace qu'une bague, plus définitive aussi. J'aimerais bien l'anneau, que, sous le coup de la colère, tu jette dans le caniveau la flamme au bord des lèvres. Je suis liée. Et aliénée par les voix, qui dansent, se dédoublent, murmurent des promesses fragiles et des idylles débiles. Je suis Tina. Ti-na. Tête qui tourne, porte qui claque, musique, tapis rouge, et je pose ma veste sur le porte-manteau, près du comptoir.

Réflexe, habitude, coup de rein et le verre est plein, puis vide, puis plein. J'ouvre les yeux sur le monde, cet univers transpercé de mes voix que j'ai créé. J'ai de la rage, tu vois, j'ai des mots coincés, des mots bâcles, j'ai mal. Ce vieux rêve qui me hante. Je spupire, le poids tenace sur mon coeur. J'ai envie d'hurler, ma peur, mes angoisses, mes délires, mes idées perverses et mes envies stupides, mes caprices d'enfant et mes problèmes d'adultes. Je me gratte la peau, puis délie la langue et le porte-monnaie d'un ou deux clients pour un verre plein.

Cliente suivante, un souffle. Inspiration, expiration. C'est comme un flash. Tu vois, toi aussi, les lèvres de Jake, la barre de pole-dance, les verres d'affilés, le corps de November, repoussée, puis Noah, Noah simplement, pour le reste de la nuit. Oui, tu vois les souvenirs houleux d'un échange triste et mélancolique, desespérant. J'avais encore le serpent dans la tête, à l'époque. Je n'ai plus de tête à moi, à présent. L'ex proprio de mon auberge est avec une nana, le regard cassant, un quelque chose de brisé; d'étranglé, des souvenirs et des sentiments pleins les yeux.

Moi je suis le fantôme de ce bar, la veilleuse, la Maîtresse. Je suis la Reine de l'équiquier, et j'ai moi-même brisé la nuque de mes pions. J'aime jouer seule, tu vois, en face à face.

- Salut, Noah. demi-tour. Bonsoir, Inconnue. je suis au comptoir, c'est Noah. C'est la liberté qui perle. Je bois un peu de sky dans mon verre. Je vous sert quelque chose ? On a une nouvelle carte, tu feras attention. sourire à la Poufsouffle.

Alors, beauté ? Alcool, ou alcool ? Je te laisse avec ta proie quand ton verre sera plein. Promis juré.


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RP avec Amy


La petite ne dort pas bien, alors ? Quels soucis on a, à cet âge là ? Sont-ils proportionnels au nombre d'années passés dans la boue, dans le sang, dans les larmes ? Y a t-il un quota, un maximum, pour les moins chanceux, les plus fourbus, ou la roue se contente-t-elle de tourner et d'écraser quelques dos sur son passage ? Je soupire, achève l'essuyage consciencieux de mes verres. Je ne sais pas quoi dire. Oui, je connais l'insomnie, parce que mes voix me tourmentent, elles gémissent, et le corbeau, chef d'orchestre, s'amuse à mordre et griffer les parties intactes de mon cerveau qu'il peut atteindre.

J'ai appris à faire semblant, à jouer, tout le temps, à porter un masque brisé et recollé avec les rires de la petite fille que j'ai été. J'ai construis un personnage que je joue dans un théâtre constant, mais qui peut prétendre me connaître vraiment ? Le serpent que j'ai tant aimé ?  Le loup qui partage ma vie ? Le dragon qui hante les cauchemars récurrents de l'enfant ? J'ai le P de Personne sur la lèvre mais je sais qu'au fond, c'est un peu faux. Je suis de ces êtres à demi-censurés; ceux qui, sans le vouloir, offrent un bout d'eux mêmes aux étrangers, aux nouvelles rencontres, aux amis de longues date. Juste une pièce du puzzle, un détail. De quoi finir par m'appréhender vraiment.

Je contourne le bar, pose ma main sur son épaule.

- Il y a des nuits comme ça. Tisane de Passiflore, ça passera comme c'est venu. j'attrape un torchon sur le comptoir. Mets quelques gouttes de rhum dans ton eau.

Je viens de parler, pourtant le silence m'assomme. Je frotte la première table en haussant les épaules.

-Si tu veux parler je suis là. J'suis personne, ça tombe bien. J'peux être c'que je veux. Un journal intime, s'il faut. Un truc inviolable, comme moi.

Car mon esprit bousillerait celui de n'importe quel être humain. C'est un poison, une liqueur d’ammoniaque, de quoi te prendre à la gorge et te la serrer jusqu'à la mort. Pour le plus grand bien, tu vois.
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