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Le comptoir
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Valentina Boccini
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Re: Le comptoir

Message par : Valentina Boccini, Sam 5 Nov 2016 - 21:31






Le Chaudron Baveur


pour Erundil Trismegiste



____________________

Dans le genre crevant, y a pas pire que les gardes nocturnes de la société indépendante de sécurité magique enchaînée avec la journée au Chaudron Baveur. J'ai le cerveau en compote, je suis malade comme un chien, le grog ne fait rien et le Chaudron Baveur se remplit à vue d'oeil. Puis comme j'ai aucune envie de trimer comme une folle, je passe dans les cuisines et envoi Schiavo chercher Amy au plus vite, en lui assurant un tarif spécial heure supplémentaire. Je baille un bon coup, dépose un café devant le nez d'une sorcière au chapeau pointu, un chaudron effrayant à un petit couple qui cherche à se faire peur, et un thé chargé à une adolescente en pleine révision pour les examens. Je passe un petit coup de torchon sur mon plateau, glisse ce dernier sous mon bras et retourne au comptoir.

Un jeune homme est installé sur le tabouret, avec une chemise agressive pour l'oeil humain et l'air un peu stressé. Je me détourne, range mon plateau, me lave les mains, puis comme le sorcier semble attendre quelque chose et qu'il n'est visiblement pas servis, je finis par m'approcher de lui.

- Bonjour, bienvenu au Chaudron Baveur. Je peux faire quelque chose pour toi ? Une boisson chaude, un bon petit plat ?

Je souris. Il fait froid ces derniers jours et si mes clients pouvaient éviter de geler sur place... Hé mais d'ailleurs ! Quel type de client pour ce petit là hmm ? A en juger par la frimousse surprenante, je dirais type 1. Les étudiants désorientés. Bah. Pas les plus lucratifs.
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Erundil Trismegiste
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Re: Le comptoir

Message par : Erundil Trismegiste, Dim 6 Nov 2016 - 10:42


Le temps se traîne un peu. Tandis que dehors, le vacarme londonien souffle sans cesse dans ce froid merveilleusement intense, à l'intérieur, une douce chaleur vient tournoyer tout autour, dans une danse joyeuse.

Je regarde autour de moi, à la recherche d'une carte pour connaître le menu. Je ne sais pas trop ce qu'ils servent en nourriture ici. Et pour ma demande, je pense qu'il serait bien que j'apprécie la nourriture aussi… Aucune carte. Bon, alors je la demanderai.

Encore un peu de temps se met à languir devant moi. Puis devant moi une serveuse. Je lui souris, mais elle est déjà dans les cuisines. Dommage. Elle revient et s'occupe de ses affaires. Je me mets à observer tranquillement les clients. C'est drôle, il y a vraiment de tout. Un univers complet, de Tout et de Un. Qu'est-ce que je disais déjà ?

Pensée arrêtée par la voix de la serveuse. Celle de tout à l'heure.

- Bonjour. Une boisson ? Oui, bonne idée. Peut-être plus tard pour la boisson chaude, je vous remercie…
Un petit temps de réflexion. J'ai tout de même appris la carte des boissons.
- Par contre, j'aimerais bien goûter à votre fameux « Poudlarien ». Pour le plat, je ne les connais pas tous… Serait-il possible d'avoir une carte du menu, je vous prie ?


Je vous prie
.. Quelle politesse. On dirait presque plus un lêcheur de pompes… Bon. Je lui souris en tout cas, en espérant ne pas trop la gonfler, car je n'ai même pas encore demandé… Mince, la question !

- Et aussi … J'avais une question … Je ne sais pas trop comment ça marche, mais voilà, peut-être que c'est à vous qu'on les donne ? Je voulais vous donner ceci…

Je prends une feuille de la chemise toute noire … Mince, une chemise noire, ça aurait été mieux qu'une verte, non ? Bon, trop tard. Je lui donne dans le papier enchanté. - les mots apparaissent une fois qu'on commence à lire le message - Les premiers mots s'affichent, les autres attendent sa lecture ou non.

- Voilà je … Je cherche un stage. Et j'aurais été intéressé pour le faire chez vous. Donc, je voulais savoir si vous étiez en recherche et puis, quelle est la démarche pour faire la demande...

Le pavé dans la marre. Attendons de voir l'état des vagues. Entre l'inquiétude d'avoir tout foiré, et la hâte d'avoir sa réponse. Bon, je me reprends et attend patiemment. Je lui ai tout lancé comme ça, je vais juste attendre tranquillement. Je finis pas lui sourire de nouveau. Mais je crois que l'inquiétude se lit sur mon visage. Avoir confiance en soi, je suis certain que ça aiderait beaucoup ...

Resume:
 
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Valentina Boccini
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Re: Le comptoir

Message par : Valentina Boccini, Dim 6 Nov 2016 - 14:17






Le Chaudron Baveur


pour Erundil Trismegiste



____________________

L'air un peu paumé, timide. Le regard fixé sur un autre monde. Puisque nous avons chacun notre propre galaxie, autant les relier à grand coups de verres parfumés. Cette auberge est un pan entier de ma vie, un rêve de gosse réalisé. A seize ans à peine, je le regardais avec envie, mais mon travail scolaire ne me laissait pas le temps de travailler en tant que stagiaire. Ces derniers se multipliaient, peut-être que Kholov se montrait finalement assez laxiste sur le travail exigé ? Cela faisait déjà presque un an que j'avais reprit en tant que propriétaire le Chaudron Baveur et ses milles secrets. Un emplois que j'affectionnais pour cette bulle créée, pour l'osmose vivante que l'on ne ressentais qu'ici.

Le petit veut un Poudlarien, cocktail sans alcool gentillet et puis pas mauvais en bouche. Je sais qu'il est apprécié par les étudiants, et souvent, rien qu'au sourire, on peut deviner la maison d'origine. Je verse les ingrédients dans un verre puis tapote du bout des doigts sur la surface glacée : les quatre couches représentant Poufsouffle, Serdaigle, Gryffondor et Serpentard se séparent. Avec un sourire, je récupère la carte du Chaudron derrière moi et dépose la boisson et le papier devant le jeune homme.

- Et voilà, six mornilles !

J'écoute ensuite attentivement son discours, récupérant et lisant d'un même trait le curriculum vitae. Il cherche un stage ! Quelle aubaine pour lui, nous sommes actuellement en plein recrutement. Un sixième année qui avait l'air de se spécialiser en métamorphose et en enchantements... ce n'était pas sans me rappeler ma filleule.

- Je suis une ancienne prof de Poudlard. donc logiquement, je l'avais eu quelques temps. Tu es tombé sur la bonne personne dis-moi. Je suis la proprio. Je vais garder ton CV et bouge pas... je farfouille sous le comptoir, retrouvant l'affichette animée indiquant les modalités à suivre pour tenter de rejoindre l'équipe. Tiens. Tu ne devrais pas trop tarder, par contre. clin d'oeil. On a déjà pas mal de candidature. D'ici deux ou trois jours, ce sera terminé.

Je récupère un verre humide et le sèche au torchon. C'est mon petit plaisir. Le faire sans user de la magie, comme autrefois mon frère le faisait.

- Allez, regarde si tu veux manger quelque chose. Je t'offre le repas.

Parce que la prof dort encore en moi et que les étudiants m'attendrissent toujours autant. On appelle ça l'instinct maternel, je crois...


Tina a écrit:
Erundil Trismegiste : 1 Poudlarien : 6 mornilles
le lien en orange te conduira sur notre offre d'emplois.
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Erundil Trismegiste
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Re: Le comptoir

Message par : Erundil Trismegiste, Dim 6 Nov 2016 - 15:15


Le service est rapide. Il est évident qu'elle est habituée dans son travail, et que, plus qu'un travail, cela semble être plaisir personnel que de s'occuper de cet endroit. Elle m'apporte ce que j'ai demandé, donc. Avec grande précision elle avait donné vie à la boisson aux quatre couleurs. Merci beaucoup. Puis elle revient. Me confirme ce dont je me doutais, c'est bien la propriétaire. Coup de chance, je ne me suis pas trompé. J'espère que je fais figure convenable. Je sais que dans de tels postes, la présence est une chose très importante. Il faut savoir se tenir, savoir être distingué, garder une position professionnelle tout en sachant être à l'écoute de l'autre. Et c'est surtout garder le lieux présentable, et chaleureux pour ceux qui viennent sous le toit et ont envie de passer un moment différent de d'habitude.

Elle me fait remarquer qu'elle est une ancienne prof de Poudlard… Zut, je l'aurais eu ? Je suis bien mauvais pour me souvenir des visages. En même temps, peut-être ne m'a-t-elle pas reconnu non plus. Elle continue la conversation, c'est que ce n'est pas si important, je suppose. Mais dans le doute, je feuilletterai les cours pour me rappeler.

Je lui souris en peu naïvement un cours instant, lorsqu'elle conserve le bout de papier., et qu'en échange, elle m'en donne un autre sur les modalités. Je le parcours un peu. Elle me dit de ne pas trop tarder, avant de partir pour mieux revenir avec le menu.

C'est plutôt inespéré. Je regarde d'un peu plus près les modalités. Il semble bien que je corresponde. J'avais peur qu'être encore élève à Poudlard pouvait être un problème, mais il semble que non. Donc tout va bien.

En plus de cette bonne nouvelle, elle me dit qu'elle m'offrira le repas.

- Vraiment ? C'est très gentil, je vous remercie ! Je vais le déguster avec grand plaisir alors. Je vais prendre …

Je vois qu'ils font des sandwichs.

- Oh, un sandwich, si c'est possible ? J'aimerais bien avec du maïs, du soja, des tomates confites, et un peu de cornichons, s'il vous plaît… Et avec une sauce pimentée.

Je la regarde en lui souriant et imaginant déjà ce sandwich.

- C'est original, je trouve, cette proposition de repas, je ne connaissais pas du tout. Ca me rappelle ces galettes de blé où on peut choisir aussi nos ingrédients. C'est très bon également. Je vous le conseille.

Je me mets à lui parler, comme si on avait gardé les vaches ensemble, et beh bravo. Je me reprends, me ressaisis.

Je la remercie encore par avance pour le repas, en reprenant une posture plus solennel, et moins décontracté.

Vu la personne agréable qu'elle semble être, je pense que ce serait sympa de travailler sous ses ordres. Et je ferais de mon mieux pour être un bon serveur, ou un bon laveur d'assiettes. Je la vois qui s'en va. Je regarde le cocktail. Il semble si appétissant. Je le fais léviter juste devant mon visage, en regardant attentivement chaque couleur, les unes après les autres. Je m'arrête un instant devant la couleur bleu. Etrange. Une sorte de pincement au coeur et d'euphorie. Entre tristesse et impatience d'arriver à la fin. C'est vrai que bientôt, je serai en septième année, et qu'ensuite, je quitterai Poudlard… Qu'est-ce que je pourrais bien faire pour subvenir à mes besoins… Je ne vais pas compter sur ma mère toute ma vie. J'économise déjà pour m'acheter un appartement. Mais … Il faudra bien que je trouve un travail après tout ça. Ce stage pourra m'apporter tellement de choses. Plus de confiance. Une nouvelle expérience professionnelle…

En tergiversant sur tout ça, je me rends compte que le cocktail est maintenant vide. J'entends la porte s'ouvrir, je prends rapidement le verre. On ne sait jamais qui peut rentrer, être prudent.

Je reprends mes esprits et attend avec patience, la propriétaire.
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Vhagar Meraxès
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Re: Le comptoir

Message par : Vhagar Meraxès, Dim 6 Nov 2016 - 21:27


Ah, bonne nouvelle, la serveuse ne se fit pas attendre. Mais semblait déjà agacé par son comportement légèrement irrespectueux du Nordique amoché. Ou peut-être pas, il était pas tellement entrain d'y songer après tout. Il ne pensait qu'à sa bouteille, qu'il allait sûrement boire d'une traite. Il n'avait pas forcément mal, mais la soirée avait été riche en émotions, c'est à dire normal pour notre protagoniste. Ça méritait donc une bonne beuverie, comme dans ses habitudes. Et qui disait journée mouvementée disait obligatoirement bouteille de pur feu au Chaudron Baveur. Un autre bonhomme, plus jeune, était assis non loin de là, et discutait avec la femme derrière le comptoir. Elle revint vers lui un moment réclamer ses mornilles. Et ne manqua pas de faire une remarque sur sa sale mine. C'était bien vrai, il n'était pas au mieux de sa forme. Mais il en avait connu des biens pires, en terme de dégâts physiques. Rien que sa dernière venue d'ailleurs, avec ses trous dans le corps. Il sourit un bref moment, avant de lui répondre.

- Ça c'est toi qui le dis, je pète la forme !

En même temps, même si son combat avec le mangemort lui avait laissé de belles marques de rude conflit, il en avait surtout tiré des leçons, et avait quitté non pas en mauvais terme le chef de cet Ordre dont naguère il connaissait rien. Mais ça, il ne valait peut-être mieux pas qu'elle le sache. Personne ne devait le savoir.

Après avoir prit quelques temps à compter ses pièces, il abandonna son opération et tendit un galion à la serveuse, dans l'attente tout de même qu'elle lui rende la monnaie. Elle l'avait l'air sympathique. En tout cas, c'est ce que son visage trahissait lorsqu'elle discutait avec l'autre gars bizarre. Ça méritait peut-être d'entretenir la discussion. Tout en préparant sa bouteille en l'approchant de ses lèvres, il poussa la verre inutile vers elle pour qu'elle le reprenne, et juste avant de s'alimenter, ajouta:

- Et à part psychomage, t'es qui, toi ?

Et hop, un quart de litre dans le gosier. A ce rythme là, en une petite heure il serait couché. Mais ne comptait réduire la cadence.
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Elenna Benson
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Re: Le comptoir

Message par : Elenna Benson, Dim 4 Déc 2016 - 2:52



L’odeur du sucre vint rapidement titiller les narines de la louve qui ferma les yeux un instant pour profiter de ce doux parfum. C’était le genre de boisson qui vous laissez penser que tout n’était peut-être pas terminé, qu’il y avait encore de l’espoir, du bon dans notre monde. Qui n’avait jamais fait cela ? Noyer son chagrin dans du chocolat, quel que soit sa consistance ? Personne d’après les mythes et légendes, mais rajoutez-y une touche de crème et vous atteindrait le paradis, le pays d’Eden (pas le chien d’Elenna hein) où la sensation de côtoyer les anges n’était même pas la plus belle des émotions.

Amy avait fait l’un de ses grands sourires qui rappelait sa chef en personne avant de s’affairer à sa tâche, préparant la boisson chaude avec vigueur et finesse. Avec les derniers évènements, la demoiselle avait besoin de cela : une douceur sucrée et une amie à qui parler. Ce bâtiment, le Chaudron Baveur, avait toujours été le meilleur endroit du monde pour oublier ses soucis et partager un bon moment. A sa tête, il y avait toujours eu une bouille amicale et souvent un Phénix caché derrière une apparence de jeune femme fragile. Après quelques minutes de bruits et préparation, Mini-piou revient avec une jolie tasse, trônant au centre d’une petite assiette, accompagnée de près par un sucre et un chocolat. Bien joué, du chocolat avec du chocolat, de quoi réchauffer un cœur brisé et un esprit tourmenté.

" Voilà pour toi, j'espère que ça te va. Attention, c'est chaud ! Et pour te vacances, vu comment vous êtes débordés, ça m'étonnerait vraiment. "

" Mmmmh… Ça sent trop bon, c’parfait, merci ! "

Devant l’air ravi de son alliée, Elenna plongea rapidement son nez vers la boisson, humant avec plaisir l’odeur qui s’en dégageait. Ni une, ni deux, la tasse réchauffa les mains glacées de la louve avant de se poser sur le bout de ses lèvres. Doucement mais sûrement, le liquide se glissa dans la gorge avide d’en boire toujours plus. L’Auror dût se contenir pour ne pas boire tout d’une traite mais il était parfois difficile de tenir face à tant de tentation. Ce parfum, ce goût, c’était un souvenir qui ne cessait de la hanter, un souvenir qui avait aussi contribuer à la femme qu’elle était aujourd’hui. Depuis sa plus tendre enfance, depuis l’orphelinat, la demoiselle avait fait du chocolat chaud son moyen d’échapper à ce monde injuste et tous les soirs, elle avait bu en oubliant ses soucis, ses doutes, elle avait profité, refaisant le monde à son image.

" Hé bien écoute, pour moi ça va. Ici c'est toujours dur. Mine de rien être gérante et serveuse ce n'est pas de tout repos, peu importe les rumeurs ! "

" Oui je connaissais ça avec Noah, je sais pas si tu vois qui c’est… "

" C'est vrai qu'on a pas beaucoup parlé. Enfin, il faut dire qu'on a pas eu beaucoup le temps non plus ! Et toi ça va ? Comment tu te sens ? Ca à l'air d'aller mieux tu sais.. "

Un sourire triste vint se dessiner sur le visage de la chef de l’Ordre du Phénix. Oui, ça allait mieux, la journée. La soir c’était une autre affaire, chaque nuit elle revivait le même cauchemar, chaque nuit elle se souvenait de sa trahison. La traîtresse, voilà le nom que le mage noir lui avait donné, voilà le nouveau nom qu’elle s’était autorisée à porter. Elle se souvenait de chaque nom, de chaque identité dévoilée et se sentait toujours autant coupable d’avoir cédé. Mais sincèrement, qui aurait pu tenir face à de telles tortures ? Qui aurait eu la force de se battre lorsque le courage s’était tout bonnement envolé ? Elenna reposa sa tasse sur le comptoir de bois, laissant ses mains froides autour de celle-ci.

" C’est gentil merci… Ça va un peu mieux oui, j’essaie de faire avec. J’arrête pas de me dire que j’aurais dû tenir, que j’aurais dû supporter sans parler. Je me sens encore plus responsable de vous maintenant et de ceux dont j’ai parlé… Alors je surveille et j’essaie de ne plus penser à tout cela. Elle fit un mince sourire. Puis bon, j’ai trouvé des moyens d’occuper mes pensées, comme aller hurler au clair de lune ! "

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Amy Shields
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Re: Le comptoir

Message par : Amy Shields, Ven 9 Déc 2016 - 20:56


Lenna :3


Respiration. Elle remercie pour le sucre. Ca lui a vraiment fait du bien tu crois ? La brunette observa le visage de la blonde reprendre des couleurs. Le teint terne et blanchâtre laissait place à une teinte plus rosée qui aurait fait craqué n'importe qui. Oui bon il fallait l'avouer, cette petite blonde était franchement à croquer. Une vraie poupée de porcelaine. En fait, en y réfléchissant bien, cette comparaison devait être faite souvent, mais en réalité, elle n'était pas forcément vraie. La porcelaine était certes douce, soyeuse, mais également fragile. Et la jeune femme qui se tenait devant Amy se soir là n'avait rien de fragile. Elle venait de se prendre une épreuve dans la tronche où peu de personnes auraient survécues. Et pourtant elle l'avait fait. Certes, elle n'avait pas l'air d'être au mieux de sa forme mais en même temps si elle avait commencé à danser sur le comptoir Amy se serait posé des questions mais il n'empêche, la brunette admirait beaucoup sa chef.

Ah mince, elle lui parlait de quelqu'un. Noah ? Ah bah oui, ancienne gérante du Chaudron, comment ne pas la connaitre ? Enfin connaître, c'était un grand mot hein. Le nom lui disait quelque chose, parce qu'elle n'avait jamais pu lui parler en fait. Elle ne l'avait même jamais vue. Mais soit. Amy fit un petit signe de tête pour lui montrer qu'elle ne connaissant effectivement pas la madame dont elle parlait. La jeune femme commença alors à ranger les verres, attendant que sa compatriote boive et mange sans se soucier d'elle. Ca ne marcha pas beaucoup puisque la blonde reprit après quelques gorgées.

- C’est gentil merci… Ça va un peu mieux oui, j’essaie de faire avec. J’arrête pas de me dire que j’aurais dû tenir, que j’aurais dû supporter sans parler. Je me sens encore plus responsable de vous maintenant et de ceux dont j’ai parlé… Alors je surveille et j’essaie de ne plus penser à tout cela. Puis bon, j’ai trouvé des moyens d’occuper mes pensées, comme aller hurler au clair de lune !

Ouch. Déchirement. Ca fait mal hein ? Et elle a vécu pire que toi. En réalité, l'animagus n'en voulait absolument pas à son amie. Vu ce qu'elle avait subit, parler n'avait rien d'étonnant. Et absolument personne dans l'Ordre ne lui en voulait. Mais connaissant Elenna, elle devait être rongée par la culpabilité. En fait, c'était limite si elle n'allait pas bien juste pour ça. Non non ! Fallait pas exagérer non plus hein. Elle s'était fait cramé la moitier du visage et avait subit des sortilèges de torture, comment pouvait elle bien aller. Amy lui sourit gentiment et très lentement vint poser une main sur l'épaule de la Louve.

- Lenna, tu sais très bien que personne ne t'en veux. Ce que tu as vécu est vraiment horrible, normal que tu ai parlé. Puis tu sais très bien que les concernés ont été mis au courant. Il sont sous protection. Ne t'en fais pas, on va tous bien. Il faudrait par contre que tu commence par penser à toi, crois moi tu es beaucoup plus jolies avec les joues roses et un beau sourire sur tes lèvres.

Petit clin d'oeil avant de sourire sincèrement. Que pouvait-elle dire de plus ? Rien, elle n'allait pas lui mentir et idéaliser les choses, ça ne servait strictement à rien. Mieux valait réconforter comme elle pouvait et sans mensonge.

- Tu souhaites autre chose Bella ?

Surnom affectif bon. Peut-être trop ? Sais pas. Enfin bon, comment lui en vouloir ? C'était Amy après tout. Ca faisait partie d'elle d'être aussi proche des gens même très peu connu. Alors aime ou aime pas, peu importe. Elle ne changerait pas de si tôt.
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Galway Lynch
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Re: Le comptoir

Message par : Galway Lynch, Mar 13 Déc 2016 - 17:52


Galway fut surpris lorsqu'il entra dans le pub en compagnie de sa mère. Lorsqu'elle avait envoyé une lettre à Poudlard pour demander où pouvait-on trouver les fournitures qui étaient notées sur la liste, l'école lui avait parlé du chemin de Traverse et de sa porte d'entrée principale, dans la cour d'un pub appelé "Le chaudron baveur". Galway avait donc supposé que ce pub était réservé aux sorciers et s'attendait à entrer dans un endroit peuplé de créatures surnaturelles (vampires, centaures, trolls) ou de sorciers avec de longues barbes et des grands bâtons s'affrontant à coups de formules magiques.

Le pub ressemblait à n'importe quel pub londonien, et les clients également. Certains étaient assis autour d'une table à papoter, un verre à moitié rempli devant eux, d'autres étaient au comptoir à discuter avec la propriétaire du pub ou les employés. Les solitaires étaient assis dans un coin, regardant leur verre d'un air morose ou lisant un journal (les images paraissaient légèrement floues vu de loin, c'était sans doute un effet d'optique). Lui qui était terrifié par la découverte du monde magique se sentit rassuré par cette première impression.

-Je n'aperçois pas Limerick et Cork, ils ne doivent pas encore être revenus de l'hôpital dit sa mère. Ça te dit de boire quelque chose en les attendant?

Elle se dirigea vers le comptoir, Galway sur ses talons, et ils s'assirent sur un tabouret en attendant que quelqu'un prenne leur commande.
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Valentina Boccini
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Re: Le comptoir

Message par : Valentina Boccini, Mer 28 Déc 2016 - 17:07






Le Chaudron Baveur


pour Galway Lynch



____________________


Allez. Plus qu'une petite heure, et je passe la relève. Que vais-je faire du reste de ma journée ? Sans doute rejoindre Azphel au God's Apetite, ou bien faire un tour à la SISM. William travaillait sur un nouveau projet qui lui prenait pas mal de temps, alors je m'occupais du reste de l'équipe en bonne petite maman que j'étais. Pas que Evan avait vraiment besoin qu'on lui refasse les lacets, mais qui boirais avec lui si je n'étais pas là ? Ah, voilà. Personne. Il était donc de mon devoir de l'embarquer avec moi dans notre nid de couple. En plus c'était pas comme si Az et Evan ne s'entendaient pas. Ils étaient meilleurs amis depuis au moins quinze ans.

Balançant un torchon sur mon épaule, je reprenais l'essuyage de mes verres, tapotant sur la radio de temps à autre pour la remettre sur la station sorcière. Je sifflotais tranquillement, me servais un café. Il y avait un étrange duo, une mère et son fils, qui patientaient depuis un moment. Ne voyant personne les rejoindre, je terminais de boire mon breuvage et attrapais une carte que je plaçais devant le binôme. Mouais. Pour la ressemblance physique, on repasserait. Je souriais comme convenus, lançant un :

- Soyez les bienvenus au Chaudron Baveur, qu'est-ce que je peux vous servir ?

Le tout sur un ton plus que conventionnel. De toute manière le duo l'était aussi. Tout ce qui touchait à Poudlard l'était. Mon auberge, elle par contre... Aaaaah, le Chaudron Baveur. C'est à Londres. Et je n'ai sans doute rien aimé autant que ce lieu - si ce n'est Azphel, mais il est une exception toute entière. J'attendais la réponse pour revenir avec un plateau.



Tina a écrit:
pardonnez le retard, les fêtes ont fait disparaître toute l'équipe. Pour la peine, z'êtes servis par la proprio.
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Re: Le comptoir

Message par : Galway Lynch, Mer 28 Déc 2016 - 23:12


HRP:
 

- Soyez les bienvenus au Chaudron Baveur, qu'est-ce que je peux vous servir ?

Celle qui semblait être la propriétaire de l’établissement s’était approché d’eux pour prendre leur commande. Après avoir regardé la carte qu’elle leur tendait, ils se décidèrent.

-Un café liégeois et un chocolat liégeois s’il vous plaît.
Se tournant vers Galway elle dit : La connexion Internet est brouillée ici, je ne sais pas pourquoi. Je vais sortir un instant pour avoir des nouvelles des autres.

Galway acquiesça d’un signe de tête. Il était resté bloqué sur certains ingrédients qui composaient les cocktails de la carte. Sang de dragon, écaille de serpent, poudre magique ou encore philtre d’embrouille. Finalement la normalité n’était que de façade ici. Malgré tout, Galway qui observait la propriétaire du pub depuis un moment avait remarqué qu’elle écoutait la radio en essuyant les verres, sans utiliser la moindre magie. Cela le laissait songeur.

-Est-ce que tout les sorciers deviennent propriétaires de pub ?

Mais… il avait vraiment dit ça tout haut ? Il estima que le mieux qu’il puisse faire était de préciser sa pensée, mais les mots lui manquaient.

-Je veux dire… je… j’ai grandi dans un monde ou la magie n’était que dans les légendes et… je pensais qu’une fois sorti de l’école la vie était dan-dangereuse genre… chasse aux monstres ou… bagarre à coup de maléfices et… et je ne veux pas de cette vie, moi je veux une vie normale… c’est rassurant de voir que… que d’autres ont une vie nor-nor…

Sa voix se brisa. Il ne connaissait rien de son interlocutrice, peut-être chassait-elle les monstres une fois qu’elle quittait le comptoir de son pub, peut-être même qu’elle se transformait en monstre elle-même. Elle devait sans doute se sentir insultée en entendant parler de vie normale, personne n’aspirait à vivre une vie normale, sauf quand on découvre que l’on a des pouvoirs capables de tuer des gens et que l’on va cohabiter pendant sept ans avec des personne ayant les mêmes pouvoirs destructeurs, dans un monde dont on ne connaît absolument rien. Il guetta avec inquiétude sa réaction.
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Valentina Boccini
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Re: Le comptoir

Message par : Valentina Boccini, Jeu 29 Déc 2016 - 15:01






Le Chaudron Baveur


pour Galway Lynch



____________________


La mère commanda avant de s'éloigner, laissant le petit garçon seul au comptoir. Inconsciente ! Moldue, aussi, sans doute. Si elle savait dans quel monde elle propulse son enfant... en pleine guerre sorcière, tiraillé par le désir de voir les Non-Sorciers asservis. Le gamin semblait mort de trouille. Lui, malgré son âge juvénile, devait avoir conscience du danger qui rôde quand nous sommes des armes, de véritables bombes à retardement. Je souriais tristement en préparant le chocolat liégeois. Un peu de cacao. Bon, d'accord. Beaucoup de cacao. Le chocolat, c'est bon pour les nerfs. C'est le genre de truc qui vous retape en quelques bouchées.

- Est-ce que tous les sorciers deviennent propriétaires de pub ?

Le petit m'expliquait qu'il ne venait pas du monde sorcier et que tout lui semblait démesurément extraordinaire. Dangereux, aussi. Il était dans une quête de normalité. Comme moi, pour être tout à fait franche. Mais malgré les apparences, nul ne pouvait vivre un vie simple et douce dans ce conflit entre le Ministère et les groupuscules dit terroristes. J'achevais la préparation du café liégeois, posant les deux boissons sur un plateau que je posais devant le petit bonhomme. Je rajoutais quelques cookies que mon elfe avait préparé un peu plus tôt. Cadeau de la maison pour cette bouille d'ange terrifiée.

- Non, non. Certains deviennent professeurs, médicomages ou même magizoologistes. Poudlard est là pour te montrer ta voie à travers les différentes matières. je me servais un thé, faisant bouillir l'eau d'un geste de la main. Je ne suis pas seulement propriétaire de cette auberge, tu sais. Je suis aussi chargée de la protection des lieux magiques. Tu n'as pas à t'en faire.

Tina, tu es au courant que ça n'a absolument rien de rassurant ?

- Mais sois rassuré. J'ai un mari, des amis, une maison bien à moi. Tu pourras vivre la vie que tu souhaites si tu t'en donnes les moyens !
Mari. Oui alors le terme n'est pas exact, mais raconter ma vie privée au sujet de sortilèges que l'on n'étudie pas à Poudlard tant ils sont complexes, non merci. Le petit a 11 ans. Qu'il pense plutôt à la magie qu'il va découvrir.

- Tu vas voir, Poudlard est un endroit merveilleux ! quand on ne décide pas de le faire exploser.

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Re: Le comptoir

Message par : Galway Lynch, Jeu 29 Déc 2016 - 22:43


La jeune femme ne semblait pas du tout formalisée par sa question, elle semblait comprendre ses craintes et revint vers lui avec une assiette de cookies qu’elle lui offrit.

- Non, non. Certains deviennent professeurs, médicomages ou même magizoologistes. Poudlard est là pour te montrer ta voie à travers les différentes matières. Je ne suis pas seulement propriétaire de cette auberge, tu sais. Je suis aussi chargée de la protection des lieux magiques. Tu n'as pas à t'en faire.


Galway l’écoutait attentivement en dégustant un cookie qui était délicieux et se mariait à merveille avec la boisson très chocolatée, réconfortante. Les métiers qu’elle venait de lui citer étaient en quelque sorte des métiers non-magiques transposés à l’univers des sorciers.

Des enseignants qui apprenaient la magie à de futurs médecins, soignants les blessures magiques utilisant parfois des remèdes à base de plantes magiques, et à des vétérinaires spécialisés dans les créatures magiques, pendant que d’autres assuraient la sécurité de tous, les prévenant des attaques magiques.

Tout cela avait l’air d’une société bien organisée, à mille lieux de la sorcière des contes de fées isolée dans sa cabane au fond des bois. Galway aurait tout le temps de penser à son futur métier en découvrant les différentes matières enseignées à l’école.

- Mais sois rassuré. J'ai un mari, des amis, une maison bien à moi. Tu pourras vivre la vie que tu souhaites si tu t'en donnes les moyens ! Tu vas voir, Poudlard est un endroit merveilleux !


Selon elle avoir des pouvoirs n’était pas incompatible avec une vie normale, il était rassuré d’entendre ça. Il y avait encore trop d’inconnus concernant ce monde pour qu’il la croit sur parole, mais son ton bienveillant et ses mets chocolatés eurent un effet apaisant sur Galway. Bien vite sa mère revint en compagnie de son père et de sa sœur. Elle but son café-chantilly qui avait refroidi et remercia cordialement la propriétaire de l’auberge en déposant les huit mornilles sur le comptoir. Galway eut un sourire timide de remerciement envers celle qui buvait son thé.

Puis la petite troupe s’en alla dans l’arrière-cour de l’auberge direction le chemin de Traverse.
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Re: Le comptoir

Message par : Peter McKinnon, Jeu 19 Jan 2017 - 16:48


Avec la Plante en pot de l'autre coté du comptoir


Ce samedi là, lorsque Peter passa la porte du mythique Chaudron Baveur, ce n'était pas un jour de vacances. Le jeune homme, toujours scolarisé à Poudlard, et préfet de son état (il y tenait), n'avait donc pas grand chose à faire à Londres si l'on se conformait strictement aux règles et traditions de l'Ecole, mais si vous aviez croisez Peter ce jour-là il vous aurait probablement exprimé sa pensée en ces termes :

*Au diable le règlement !*

Si Peter passait la porte du Chaudron Baveur et pas d'un des chaleureux bar de Pré-au-Lard, village non moins chaleureux jugé au plein centre de l'Ecosse si chère au cœur de Peter, c'était parce qu'il souhaitait s'extirper du bouillon originel du Collège. Il souhaitait faire un point sur sa vie, surtout sur sa vie sentimentale trouble, à coup de boissons colorées et loin des regards de ses camarades. A l'abri des regard, il avait donc transplané jusque devant l'établissement et y était rentré. Les lecteurs les plus attentifs de ce mélodrame adolescent remarqueront que l'on ne débarque pas en plein milieu d'une rue grouillante de moldus par l'effet du transplanage. Ces lecteurs perspicaces ont tout à fait raison ! C'est probablement pourquoi Peter avait revêtu ce jour-là sa cape d'invisibilité. Les londoniens qui passèrent par là n'attribuèrent donc à l'effet du vent l'ouverture et la fermeture subite de la porte de ce qui était pour eux (à tord) un pub miteux.

Une fois à l'intérieure de la salle, Peter retira sa cape. La salle principale du pub était loin d'être pleine ce jour-là, cela réconforta l'élève de Serpentard qui avait envié, pendant de longues heures un peu plus tôt, le calme. Il se dirigea vers le comptoir, auquel il s'assit en s'accoudant à la manière d'un habitué et se plongea instantanément dans la lecture méthodique de la carte. Il était à la recherche d'une route ininterrompue de saveurs liquides qui sauraient l'emmener loin de ses tracas afin qu'il puisse mieux les considérer.

Il semblera évident au plus vil intellect qu'en cet instant il ne s'attendait pas du tout à voir face à lui un élève de Poudlard. Les yeux rivés sur la carte du Chaudron, laquelle ne manquait d'ailleurs pas de style, il ne pouvait se rendre compte que le rôle de son barman ce jour-là allait être interprété par son camarade de chambre. Non, pendant que ses doigts fins parcouraient la longue liste d'alcools exotiques proposé par le Baveux, il ne pouvait au contraire s'empêcher de se dire :

*Par Merlin, ce qu'on est tranquille ici !*
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Re: Le comptoir

Message par : Asclépius Underlinden, Ven 20 Jan 2017 - 16:53






Le Chaudron Baveur


pour Peter McKinnon






Passage du torchon sur le comptoir. Il brille, c’est beau. L’est beau, d’ailleurs, de base, son comptoir. Et c’est le sien, parce qu’arbitrairement, il a décidé de se planter là, aujourd’hui. Premier jour de stage, depuis sa lettre de motivation. Boum : enchaînements. Permis de transplanage en poche, sortie du Ministère, on en profite pour déposer une candidature au Chaudron. Et on est pris. La vie est belle, la vie lui sourit, la vie lui apparaît désormais un peu plus libre, un peu plus indépendante. Quel bonheur, oui, quel plaisir singulier de pouvoir s’épanouir dans ses travaux et de se rendre là où son cœur le désir ?
Un soupire de satiété tandis qu’il vient à bout d’une tache de… D’il ne savait pas trop quoi. Mais ça aussi, c’était tenace. M’enfin. Il aimait quand ça sentait le propre.

Quelques pas de côté, et le voici qui part s’en laver les mains, de l’intrigue, du scénario. Parce qu’il est bien, derrière son bar. En plus, la patronne est sympa, le collègue est un ami et la gérante est une parfaite inconnue ! Tableau parfait.
Pis, ça lui donnait l’occasion de s’exercer à d’autres mélanges. Lui qui voulait s’institutionner potionniste… Faudrait p’t’être qu’il en parle à une figure d’autorité scholastique compétente, de ce désir de carrière, tiens… Sinon, ça ne serait qu’un beau rêve doux… Et pas un fait. Alors que, quand même, autant vivre ses rêves. Ou ses ambitions. Même s’il n’ambitionnait, pour l’instant, que d'hacher un peu plus de feuilles de mandragore.

Pull à col roulé crème et longue cape cannelle, le voici drapé, le tablier de l’établissement, sobre, en ceinturon. Dans la surface impeccable du comptoir, on remet une bouclette en place, avant de détourner les orbes glauques, direction un alter affalé.
Premier client du stage, et c’était une tête connue, reconnue. Eh bien, s’il avait su.

Sourcil aristocratique haussé, pour marquer l'étonnement, il hésita un instant à la manière de procéder, puisque, après tout, il n’était pas venu postuler ici pour voir les mêmes têtes, jour après jour. Y avait des habitués, certes, mais il ne voulait pas les habituels de la faune locale de Poudlard.
M’enfin, il ferait avec. Ce n’était pas comme s’il connaissait McKinnon, de toute façon. A peine quelques mots échangés dans la salle commune, parfois un salut de la tête, dans un détour de couloirs. Sinon, bof.

Pourtant, il était quelqu’un de plutôt taquin. Drôle qu’il n’ait pas cherché à l’embêter pour le moment… Autant réparer l’affaire tant qu’il le pouvait.

Un mouvement fluide et le voici posté, devant le Serpentard occupé à abreuver son regard. Croisement de bras sur la poitrine en une (im)posture supposément viril sur son corps de chétif, tandis que sa voix se modèle, pour devenir plus grave, presque rauque, et reprendre les accents de sa forêt natale, au Schleswig-Holstein, près du Danemark… Bien qu’on sentait la tentative d’accent russe derrière, en une tentative grotesque d’imitation du haut de la chaîne alimentaire de la faune de Poudlard :

« - Alorrrrs tovarisch McKinnon : on parrrresse, on conte fleurrrrette à la boisson ? »

Puis, pétillement, éclatement des bulles qui émergent à la surface de son regard. Petit rire cristallin, de celui qui s’amuse d’un rien, avant de lui-même, s’accouder près du client :

« - Mais, tu sais McKinnon, nous sommes tous des fleurs dans le même bouquet ! »

Sourire du serpentin, en connivence face au camarde, tandis que le regard tendait à loucher vers la carte, à intervalle d’une horloge de grand-mère. Tic-tac.
Après tout, il avait été engagé pour pouvoir faire de la philosophie de comptoir, sur un vrai comptoir. Alors, maintenant qu’il en avait l’occasion, autant laisser ses tendances s’épancher… Et laisser l’alter en faire de même, si ses atermoiements adolescents étaient trop lourds à porter pour sa cage thoracique.
Après tout, le barman est le psychologue de la Boisson.
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Re: Le comptoir

Message par : Peter McKinnon, Ven 20 Jan 2017 - 21:51


Peter s'attendait bien à être interpellé à un moment où à un autre par un barman qui s'enquerrait de la sécheresse de son gosier, mais il n'avait pas imaginé qu'il connaitrait celui-ci, encore moins que le barman prendrait un accent aussi idiot. L'idée du noblion barman était assez amusante et elle eut le mérite de prendre Peter au dépourvu ! Celui-ci qui nourrissait le souhait de faire un jour partie du Club de Sergeï avait sursauté sur sa chaise de comptoir en entendant cette fausse voix slave.

- Alorrrrs tovarisch McKinnon : on parrrresse, on conte fleurrrrette à la boisson ?

La réaction de Peter était bien entendu complètement idiote ! S'il avait eu un tantinet de notions de russe, il aurait su que le terme "tovarisch" employé par son comparse serpentard se traduit en français par camarade (un terme dont l'usage tombe de plus en plus en désuétude depuis que le mur de Berlin est tombé). En rapprochant cela du caractère orgueilleux du Directeur de Poudlard lui aurait permis de comprendre qu'il ne s'agissait nullement de Sergeï Kholov. Enfin, il avait sursauté en se retournant, l'air hagard, pour constater que le pub ne contenait pas plus de Directeur d'Ecole que lorsqu'il y était entré.

Il finit par contempler l'auteur de la plaisanterie qui s'appuyait désormais à ses coté, mais de l'autre coté de son comptoir, ce n'était autre qu'Asclépius. Cet élève de Poudlard était probablement l'un des personnes avec le plus d'assurance que connaissait Peter. Il avait aussi eu un certain nombre de choses que convoitait Peter, à commencer par le fait que sa famille à lui n'avait pas vu son nom si noble sombrer dans l'oubli, ce qui était le cas de la famille McKinnon. Le voir là, le jour où Peter s'était donné les moyens de souffler en paix n'était pas pour le réjouir, néanmoins c'était probablement une opportunité !

- Mais, tu sais McKinnon, nous sommes tous des fleurs dans le même bouquet !

Cela faisait bizarre à Peter tout de même. Il lui semblait que d'où venait son camarade au sang pur, l'on n'avait pas besoin de travailler pour amasser les gallions. Peut-être étaient-ils en effet dans le même bouquet ! Face au sourire de son camarade de salle commune, Peter fit mine de cacher sa surprise, afin d'avoir l'air un peu moins confus !

- Oh ! Asclépius ! C'est étonnant de te voir là. Je ne savais pas que tu travaillais ... ici !

Peter fasait tout son possible pour essayer de paraitre le plus égal possible face à son camarade ce qui n'était pas si simple avec les gens de son rang, même s'il avait son âge. Il ajouta donc, un brin curieux :

- Serait-ce donc ce que vous faites au Club de Sergeï ? Des imitations de notre bon Directeur ?

Peter arbora lui aussi un sourire en coin, peut-être allait-il même glané une information ou l'autre qu'il noierait dans l'alcool pour ne plus la retrouver ...
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Re: Le comptoir

Message par : Asclépius Underlinden, Lun 30 Jan 2017 - 16:39






Le Chaudron Baveur


pour Peter McKinnon





Petite surprise, qui fait son effet. Léger sourire d’auto-appréciation sur le satin du sourire, tandis que l’objectif visuel se resserre, zoom, et se focalise sur le regard-miroir du camarade. Pas perdre le contact visuel : laisser le fil rouge-bleu-jaune-vert de la discussion accaparer les attentions. Etre charmeur de serpent, à la langue fourchu, et au regard en pétillements constants.

« - Etonnant ? »

Laisser rouler le mot, en amusement lingual. Le savourer, en point d’interrogation. Laisser la question en suspension dans l’air, sans volonté particulière d’y répondre.
Parler de son histoire familial, des terres, des rentes, de l’héritage, de son désir d’indépendance et de ses projets prochains ? Lui dire que, maintenant majeur, il se permet de cracher dans la soupe ? Lui dire qu’une fois ses ASPIC en poche, il a bien l’intention de refuser le maigre tiers dont il aurait pu hériter ?
Non. Ce n’était clairement pas les affaires de Peter, des McKinnon, ou des Underlinden. Seulement celles d’Asclépius. Alors, autant se donner les moyens de réaliser ses objectifs. Ce devait pour cela, que le Choixpeau l’avait fichu chez les rampants, au sous-sol de l’Académie.

Sans se départir de son sourire, il s’approcha du camarade, vissé à la pupille, presque intimidant, quand les questions semblaient le déranger.
Puis, l’instant d’après, le voici qui rompt brutalement le contact visuel pour essuyer consciencieusement un verre à cocktail à l’aide de son torchon, le sourire narquois et un sifflement de fond sonore qui lui titille la harpe-vocale.

« - On en apprend, si tu savais, oh... Bien des choses... En somme...

Diversion à l'initiale.

Mais, tu sais, McKinnon, j’ai toujours rêvé de faire de la philosophie de comptoir, sur un vrai comptoir. C’est bien pour cela, que j’affirme sans discourir que tu es une fleur, que nous sommes tous des fleurs, dans un même bouquet. »

Levé de pupilles, tranquillité des marais.
Poser le verre et le torchon, air professionnel placardé sur le minois : « - Alors, chère fleur estudiantine, puis-je glisser quelque substance dans ton vase d’airain ? »

Eluder par le sujet des questions pratiques.
Quelle commodité.
Quelle mondanité.

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