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Le comptoir
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Peter McKinnon
Préfet(e)/Serpentard
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Re: Le comptoir

Message par : Peter McKinnon, Jeu 18 Mai - 16:28


Asclépius Underlinden


Pour la première fois depuis qu'il s'était accoudé au comptoir, voire même depuis qu'il connaissait le sorcier au sang bleu, Peter avait l'impression d'avoir désarçonné cet interlocuteur si habile avec les mots et les manières habituellement. Aussi, alors qu'il s'était engagé dans l'exercice périlleux qui consistait à avaler une nouvelle bouchée de son sandwich sans voir les poivrons marinés se faire la malle, le jeune préfet lança un regard en biais à son camarade barman. Allait-il bien ? Dans un mouvement de succion, il réussit à attirer à lui un poivron qui s'était mis à courir le long de son pain et reposa le sandwich sur son assiette.

Il se mit alors à écouter attentivement la réponse du noblion allemand tout en sirotant un verre de vin de sureau. C'était plutôt à son goût, bien plus que cet immonde jus de pied que les moldus anglais peinaient à produire ... Il reposa son verre sur le comptoir et le remplit, bien qu'il n'ait pas été totalement vidé, il aimait à sentir l'abondance autour de lui. Par une maladresse naturelle encouragée par la boisson, il eut la main bien trop lourde et se retrouva avec un verre rempli à ras bord. Il haussa les épaules devant cette nouvelles prouesse, il comptait tout boire de toutes façons.

- C’est quoi tes inconnus, à toi ?

Epaté par la question du serveur, qui essayait manifestement de faire plein de choses sauf parler de ses propres problèmes, Peter prit un air enjoué, stimulé par tout ce qu'il avait englouti jusque là. Il tapa sa main sur le comptoir en signe de joie, mais l'onde engendrée par le geste fit ressortir plusieurs gerbes de vin de son verre, qui vinrent éclabousser légèrement le comptoir.

- Oh mais y'a plein de choses !

Il se mit alors à les compter sur ses doigts :

- Le vol, je suis vraiment mauvais ! Aussi tout ce qui touche au sport ... Alors le Quidditch, n'en parlons pas ! Et puis les voyages, je n'ai que très rarement mis les pieds hors de l'île de Bretagne ...

Il piqua alors une frite enduite de mayonnaise dans son sandwich et la porta à sa bouche dans un air grandiloquent avant d'ajouter :

- Mais dis-moi, quand tu parles de sens unique, tu veux dire qu'elles te tombent toutes dans les bras ? Ou bien que tu t'es laissé fiancer parce que tu as des problèmes pour courtiser ces demoiselles ?

Après un instant de réflexion un peu ridicule, il ajouta précipitamment :

- En fait, je dis ça mais ton truc c'est les filles ? Ou les mecs ? Ou bien ... euh ... les brebis ?
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Asclépius Underlinden
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Re: Le comptoir

Message par : Asclépius Underlinden, Sam 20 Mai - 19:51






Le Chaudron Baveur


pour Peter McKinnon




Verre de vin remplit à profusion. Bien plus que ce que les bonnes mœurs pouvaient tolérer à table. Mais ils n’étaient pas à un repas de famille, où les bonnes manières étaient une tradition consacrée, plus que des marques de respect envers les autres individus : ils étaient dans un bar, sur un îlot de comptoir, à parler d’eux, et à boire de temps à autre, pour oublier les bêtises qu’ils débitaient.
Tout du moins, dans le cas de Peter.

Un poing jeté et les ondulations suivirent, faisant trembler le récipient, projetant quelques gouttes sur la surface impeccable du comptoir… Il esquissa un sourire, face à la réaction de son préfet, l’écoutant docilement tout en nettoyant le zinc, avec une ferveur maniaque. Syndrome de McBeth, que voulez-vous ? Les tâches, c’étaient pas son truc.
Peter, lui, ses tâches, c’était le fait de prendre de la hauteur, de se dépasser dans la compétition sportive, de travailler en équipe, et de quitter son confort établi. Tout du moins, c’était ce qu’il associait aux mots « balais », « sport », « voyage ». Peut-être une petite poussée en avant lui ferait-elle du bien ? M’enfin, ce genre de poussée, ne pouvait venir que de la personne concernée elle-même. Sinon, ça ne servait à rien. Mais restait que ça serait marrant, de voir cette figure si sérieuse, sorte de tapisserie austère, se mettre à voleter sur un bout de bois de façon incertaine, de franchir la Manche, et de partir explorer le reste du continent. Ça pourrait être amusant.

Puis, la rêverie de parcourir les ondes sur un balai volant cessa, aussi abruptement que fut ingurgitée la malheureuse frite. L’aristocrate haussa un sourcil et délaissa son torchon un instant, avant de sourire, de l’air doux qui était le sien, à son camarade : « - Mon truc, ce sont les potions. Et l’Idéal. Je n’ai pas vraiment d’attirance physique pour les êtres. Ou alors, je suis juste simplement très ignorant dans ce domaine… Mais je ne ressens pas, non plus, le désir d’y acquérir de l’expérience. Il haussa légèrement les épaules avant de poursuivre, feignant le détachement. En ce qui concerne l’amour à sens unique, je pensais plutôt à mes relations avec ma famille… Sujet glissant, on bifurque. Et, McKinnon, en ce qui concerne mes fiançailles… Tu sais bien toi-même que la meilleure façon de combattre un système, c’est d’y être parfaitement intégré. »

Un regard en biais en conclusion, tandis qu’il se demandait si celui qui arborait toujours un air si… Si… Il ne saurait trop le définir, sans tomber dans un mépris de classe certain… Donc, il se demandait si cet être-là était vraiment du genre révolutionnaire. S’il était aussi bien intégré dans le micro-système de leur école de magie pour combattre ledit système et ses travers de l’intérieur… Ou bien parce que ça lui plaisait, et qu’il y trouvait son bénéfice.
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Peter McKinnon
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Re: Le comptoir

Message par : Peter McKinnon, Mar 23 Mai - 14:36


Asclépius Underlinden


Au final, il n'était pas si perché que ce qu'il voulait bien laisser penser l'aristo. Peter venait clairement dépasser la limite de la décence et du respect et cela avait à peine effleuré le barman. Peut-être était-ce parce qu'il avait justement l'habitude de s'en prendre plein la figure à longueur de temps. De la part de sa famille, de ses camarades de classe, de dortoir, ... Ouais, ça devait pas être facile tous les jours, en plus le seul germanique au milieu de tous ces anglais, ça ne devait pas aider. Mais Peter, lui, il s'en foutait d'où Asclépius pouvait bien venir, il était écossais et il méprisait clairement cette classe sorcière londonienne qui envoyait ses enfants étudier au pays des lochs.

Et le noblion, en définitive, devenait même une compagnie agréable, plus chargé que favorisé par son milieu. Que représentait le poids de toutes ces années passées par ses ancêtres à tenter d'être au-dessus des autres ? Peter se le demandait bien, lui qui avait longtemps voulu évoluer dans le milieu de son camarade de dortoir. Et, même si c'était inavouable compte tenu de tout ce qu'il savait à présent, il n'avait pas fait une croix sur sa volonté d'en faire partie !

Il était reparti, en fidèle garçon de bar, il passait une nouvelle fois la lavette sur son zinc pour le faire briller et effacer les libertés qu'avait pris Peter un peu plus tôt, le tout en reprenant la parole. Mais Peter n'était plus au stade où il lui était possible d'écouter paisiblement. Les mots passaient tout autour de lui mais aucun n'arrivait réellement à pénétré sa caboche imbibée d'alcool. Aussi, se contenta-t-il de finir son sandwich en silence, pendant que l'autre poursuivait le fil de leur conversation.

- ... Tu sais bien toi-même que la meilleure façon de combattre un système, c’est d’y être parfaitement intégré.

Peter venait de finir d'ingurgiter jusqu'à son dernier poivron mariné. Sur le sentiment du travail accompli, il se frotta les mains au-dessus de la petite assiette qui avait contenu son délicieux sandwich jusque là. Il regarda alors son compagnon de comptoir dans les yeux, un éclair de lucidité venait de le traverser.

- Et tu sais toi-même que la plus belle ruse du système est de nous faire croire que c'est en s'y intégrant que l'on le combattra le plus efficacement possible.

Alors, pour la première fois de sa vie, Peter dévoila un sourire qui n'avait rien de charmant, un sourire de carnassier. Mais il se masqua bien vite de sa main. Tout cet alcool et tous ces poivrons ...

- Euh ... cher ami, tu auras un seau ?
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Azaël
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Re: Le comptoir

Message par : Azaël, Mer 24 Mai - 12:01


PV PEP
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Te voilà en train de pousser la porte du Chaudron Baveur. Enfin, t'avais pas trop prévu ça de base. Tu avais juste besoin de t'appuyer sur quelque chose, et c'est tombé sur la porte, qui s'est elle-même ouverte. Et en bon alcoolique qui se respecte, une fois entré dans un bar, tu n'en ressors pas sans avoir bu au moins un verre. Bah oui, c'est un peu une règle de base quand même. Alors tu finis par lâcher la porte, tout en essayant de retrouver un équilibre à peu près convenable avec tes bras. Une fois fait, tu t'avances en titubant vers le comptoir, et t'affales sur un tabouret, coude posé sur le bois, tête posée sur la main. Bon, t'as dû t'y reprendre à deux fois avant de réussir à poser ton menton sur ta paume, mais au moins, maintenant, c'est fait. T'es même presque stable.

T'as la flemme de lire une carte. Parce que tu vois trop flou, déjà. Et parce que de toute façon, t'es plus du genre à avaler n'importe quoi d'alcoolisé plutôt que de réfléchir pendant trois plombes. Alors tu vas te contenter de demander gentiment à un serveur, avec un grand sourire. D'ailleurs t'en vois un au loin. Bon, il est pas si loin que ça, mais vu ton état, il est à peu près à l'autre bout du monde. T'essaies de lui faire un petit signe de main, mais tu manques de tomber de ton tabouret. Alors tu te contentes d'attendre qu'il s'approche de lui-même en le fixant. Enfin en fixant la tâche flou qu'il forme à tes yeux.

Et le voilà qui s'approche, petit à petit, et la mise au point se fait. Tu reconnais ce type-là, et pour cause, c'est ton ami ! Celui qui est complètement perché, celui qui sait te faire planer. Celui qui est pas tout seul non plus, comme toi. Parce que vous êtes deux. Même que vous avez une superbe photo de vous deux, et que tu la garderas toute ta vie parce qu'elle est jolie. Alors tu lui fais un grand sourire, d'une oreille à l'autre, parce que t'es bien content de le voir. Et qu'en plus, maintenant, tu connais son prénom. Enfin, tu l'as déjà entendu, mais il était trop compliqué. Tu t'en souviens plus. Pis en plus, il te plaisait pas. Alors tu le salues à ta façon.

- Hé, l'Perché ! Comment tu vas ? Dis, tu m'sers un truc ? Avec de l'alcool hein !
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Elias Baxter
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Re: Le comptoir

Message par : Elias Baxter, Mer 24 Mai - 14:06


C'était un mardi. Et le mardi, c'était soirée curly. L'Elias s'était vautré dans son fauteuil avec sa bouteille de rhum, les pieds sur la table et l'oeil planté sur l'écran plat. Il en avait fait l'achat sur un coup de tête, et finalement il avait décidé qu'il le rendrait pas. La technologie moldu c'était fort cool, vraiment. Le machin déglinguait ! Pis surtout il s'était trouvé une chaîne au top avec un top cinquante de tubes et des nanas en top tout courts extra tops. Et extra courts. Y avait cette nana là. Beyonce. Et il commençait à bien retenir son délire de parole.
R&B qu'ils appelaient ça. Elias ça lui donnait envie de bouger son popotin. S'abreuvant d'un nouveau coup, il jeta un oeil à l'heure affichée en digital sous sa télé. Mardi, soirée curly. Mais quand même tout seul il se faisait bien chier.

La décision fut prise quelque part entre la demie-bouteille de rhum et l'ouverture du sky. Fallait qu'il s'enjaille et qu'il s'envoie un peu en l'air, quelque part dans le coin. Dehors. Avec des boum boum dans les oreilles et des jolies nanas. L'Elias emprunta son pantalon de cuir,
coincé sa chemise Hawaï et son tee-shirt ACDC, enfila une chemise noire pour assortir l'ombre avec l'ombre et quitta l'appartement en coup de vent, sa bourse en poche. Celle qu'était blindée de Gallions évidemment. Perché sur son skate, il zigzagua dans les rues en quête d'un lieu dreamy qui donne bien envie. Pis le boum boum parvint à ses oreilles, et il entra. Y avait de la musique à fond, des belles nanas,
c'était parfait quoi. Il salut les uns, les autres, et gueula bien fort toute la soirée, entortillé autour de certains et certaines, collé serré.
Il reconnut à un moment du Beyonce, du fort en vrai, mêlé à un son électro m'as-tu vu.

C'est quelques minutes après qu'il quitta la boîte, essoré, les yeux déboités. Il avait peut-être bien pris des trucs. Ou peut-être pas. Il savait plus. Y avait du mouillé sur sa chemise, et de la poudre rouge sur son pantalon de cuir. Du maquillage peut-être. Pis y avait ce mec là qui lui avait fait mettre de l'eye liner sous ses yeux. Titubant son skate à la main, il s'arrêta à chaque coin de rue pour se remettre bien droit. Pis d'un coup une porte s'ouvrit et il tomba en avant, droit dedans. Un coup d'oeil lui permit de reconnaître le Chaudron Baveur,
et tout seul il commença à rire, et à rire fort. De tous les endroits où il aurait pu atterrir, il échouait là. Au coeur de ses semblables.
Mardi c'était soirée curly. Pis magie aussi. Il partit s'appuyer au comptoir et tenta d'y rester planter tant bien que mal. « On voudront... heu... rr-commander ! Du ddd... rhum ! » Il avait l'doigt en l'air, et d'un coup son oreille capta du son.
Il entendait peut-être encore le boum boum de la boîte.

Mais ça ressemblait grave à du Beyonce. Alors il se retourna et laissa ses hanches se mouvoir au son de la voix délicate, qu'existait peut-être que dans sa tête. Ses lèvres s'ouvrirent tandis qu'il se mettait à danser comme il avait vu dans le clip à la télé. «  I'M A SINGLE LADY ! I'M A SINGLE LADY. I'M A SINGLE LADY, I'M A SINGLE LADY. Now put your hands uuuUUP ! » Les mains en l'air il effectua un demi-tour circulaire et planta un doigt sur le personnel avant de le rabaisser au sol et de suivre le mouvement de la tête. « Oh oh oh, OH OH OH oh oh  oh ho ! » C'était le groove baby ! Le groove du mardiii ! Il s'approcha du comptoir et commença à se mouvoir dessus en continuant sa chanson à tue-tête.
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Asclépius Underlinden
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Re: Le comptoir

Message par : Asclépius Underlinden, Ven 26 Mai - 19:10






Le Chaudron Baveur


pour Peter McKinnon




Un sourire amusé se mit à éclore petit à petit sur le minois de l’Asclépius, tandis qu’il écoutait la réponse de son camarade de maison. C’est qu’il n’avait pas tort, le bougre, et le lui faire remarquer était plutôt amusant. Allez, il avait bien mérité ses poivrons ! Même s’il semblait avoir un peu abusé de la marchandise… Ouhla… Qu’il ne commence pas à vouloir changer la couleur de son comptoir, sinon, c’était lui, définitivement, qu’allait finir chafouin. Le bar, c’était un peu son espace vital, quoi. Du coup, se faire vomir dans l’espace, c’était pas très agréable, vous en conviendrez…

Au moins, le préfet avait encore la présence d’esprit de demander un seau. Mais pas de problème mon ami, il suffisait de demander ! Quoiqu’un tour aux toilettes semblait également de circonstance, mais bon, il n’allait pas lui forcer la main pour qu’il aille faire son affaire dans la faïence non plus. Ce ne serait probablement pas très bien perçu. Quoiqu’avec tout ce qu’il avait ingurgité… Pas sûr qu’il s’en rende vraiment compte, même s’il avait des éclairs de lucidité plutôt appréciables…
Avant de se diriger en direction du placard qui entreposait les produits d’entretiens, il déposa, non loin du camarade, un verre d’eau. Si jamais lui prenait l’envie de s’hydrater… Puis, il partit, sifflotant un peu, virant quelques produits, un balais, avant de revenir avec le seau qu’il utilise pour laver le plancher, une fois par semaine. Il déposa ce dernier fièrement sur le comptoir, à côté de son ami, pour qu’il puisse admirer pleinement, toute sa circonférence de seau.

« - Et voilà ! Au Chaudron, nous aussi avons des seaux ! C’est quand même quelque chose, hein ? Sa modestie et son humilité lui donne une consistance toute réaliste, pas vrai ? »

Et à son tour de sourire, mais d’une façon bien moins carnassière que son vis-à-vis. A vrai dire, lui, ne faisait que des sourires doux ou narquois, pas des sourires avec des dents aussi pointus. Sûrement le fait de parler du système, qui lui avait fait pousser la dentition…








Le Chaudron Baveur


pour Azaël




Service au bar, service de comptoir. Sourire au pichet, parce que, entre lui et le torchon, c’étaient eux qui le comprenaient vraiment. Aucun jugement. Et en plus, ils étaient toujours prompts à l’aider ! Même pas besoin de demander, ils étaient là. Et ils ne rechignaient pas au contact du zinc, non, toutes les particules de leurs êtres le criaient, le réclamaient… C’était tellement émouvant qu’il ne pouvait faire autrement : il lui fallait accéder à leurs requêtes, et ainsi, se mettre à briquer, nettoyer, ajuster…
On pouvait le dire, le récurage de chaudron, c’était un peu devenu sa passion depuis déjà deux ans qu’il travaillait ici. Trois à la fin de l’année. Et il trouvait encore des trucs à nettoyer. Faut dire, quand on se mettait au service des ivrognes, on se retrouvait toujours avec quelques gouttes de vomis sur les chaussures. Dans ces cas-là, il souriait, avant de repartir nettoyer.

C’était d’ailleurs à cette activité, qu’on pouvait le trouver le plus souvent. Et il aurait bien continué son ménage, ses petites affaires de soude, si un élément perturbateur n’était pas venu interférer avec son programme, à savoir, un client potentiel.
Il rangea donc le chiffon dans la poche arrière de son pantalon, avant de s’avancer, sourire poli aux lèvres, en direction de la masse avachie sur le comptoir.

Puis, un grand sourire, presque aussi grand que celui qu’il avait de la part du type d’en face, vint étirer son visage. Et pour cause ! Face à lui, son ami Azaël : celui qu’était pas tout seul, ni Pouffy, et qui était également très photogénique. Il lui souriait, là, de toute sa dentition perlée, avant de réclamer quelques doses d’alcools.
Il acquiesça, pour montrer qu’il avait bien compris. Mais se dit que, tout de même, fallait être précis dans la vie. Il savait que son ami avait un léger penchant pour le whisky (à la crèche, ça puait le malt et les infiltrations d’eau). Mais ça lui démangeait les doigts, de concocter quelque chose… Après tout, faire des cocktails, il aimait ça. Ça lui rappelait les potions.

Du coup, c’était parti pour un cocktail. Un cocktail de folie même, qui fut préparé en (il l’espérait), un temps suffisant pour éviter que son pote ne vienne à déposer un bouquet régurgité sur son beau parquet lustré…
Quelques tours de main plus tard, et voici et le cocktail, et la note, sur le zinc, près du copain.

Commande:
 
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Jana Winslaw
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Re: Le comptoir

Message par : Jana Winslaw, Lun 29 Mai - 0:25




Le Chaudron Baveur


pour Elias Baxter



Folle soirée au Chaudron. Tout le monde est de sortie. Vous fermez tard ce soir, histoire de profiter des derniers fêtards. Tu es revenue au boulot depuis à peine une semaine. Ton corps est encore douloureux et ton esprit embrumé d'anti-douleurs. A croire que tu ne t'en déferas jamais. Et en plus, t'as décidé de t'en foutre. Présentement, tu es bourrée comme un pilier de comptoir. Et oui, l'avantage d'être une jolie fille derrière un Comptoir : on t'offre à boire. En plus, c'est pas comme si t'étais pas la cheffe. T'es la gérante et la propriétaire est portée disparue depuis des semaines. T'es un peu anxieuse quand même. Tina, c'est ta deuxième mère. Qu'est-ce que tu vas devenir sans elle ?

C'est pour faire taire l'angoisse et la douleur que tu as accepté de picoler, ce soir. C'est aussi bourrée que tu as lancé la sono. Pas trop fort quand même. On est pas dans un club de strip-tease. Tiens, parlant de strip-tease, ça fait un moment que t'as pas croisé de gigolo. Ouais mais on s'en fout, en fait. Personne n'est venu commander depuis vingt minutes et le Bar est en train de se vider. Alors, tu es grimpée sur le Comptoir et tu danses. Parce que la vie, c'est nul. Au moins, ici, t'as l'impression d'être une déesse. Une déesse qui porte 10 centimètres de talons (et b*rdel, qu'est-ce que ça fait du bien de te retrouver à nouveau juchée sur tes échasses), en mini-jupe en jean et crop-top. Tu m'étonnes que tu vends ce soir.

C'est à peine si une voix te sort de ta transe. Ah, y a un mec qui commande. Il veut du rhum. Woh. Il a l'air encore plus arraché que toi. D'une manoeuvre fort peu assurée, tu descend de ton comptoir. Tu passes derrière et sort un verre. La bouteille maintenant. Zut, tu vois un peu trouble. C'est que ça risque de pas être pratique. Tu finis par chopper la bouteille correcte et tu balances le liquide dans le contenant. T'en fout un peu partout mais bon...Personne n'est là pour vérifier.

-Tiens, mon chou, un rhum !

T'as à peine le temps de relever la tête que le chou en question n'est déjà plus là. Il danse. Ah mais, tu le connais ! Il est déjà venu. Si, si, pour un repas avec un autre mec. Roh, tes souvenirs sont trop flous, t'es bien trop bourrée pour ça. Tiens, d'ailleurs. Puisque c'est ça, tu sors ta bouteille de whisky perso. Elle est toujours là, bien cachée. C'est Tina qui t'a dit que tu pouvais te servir. Peut-être pas en fait. Mais tu le fais quand même. Sous le Comptoir, parce que ça fait mauvais genre quand même. Tu te ressert un shot. Et tu te l'envoies aussi vite. Tu te redresses de derrière le Comptoir. T'adores les soirées de boulot comme celle-là.

Consommation:
 
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Re: Le comptoir

Message par : Peter McKinnon, Lun 29 Mai - 9:18


Asclépius Underlinden


Il n'y avait pas à dire mais le camarade de dortoir de Peter faisait un rudement bon barman ! Déjà, il avait la capacité de rester calme en toutes circonstances sans être dénué de réactivité. Aussi il avait de la conversation, ce qui était incontournable lorsque l'on avait personne avec qui se saouler. Et, enfin, malgré les apparences il ne semblait pas juger Peter quoi qu'il dise ou fasse. C'est ainsi qu'il lui posa prestement un verre d'eau sur le comptoir, après sa demande pour le moins particulière et s'en alla rapido presto lui chercher un seau qu'il déposa sur le zinc tout en le contemplant d'un air fier.

*Il va quand même pas essayer de nous l'vendre ce seau ?*

Mais Peter ne semblait pas aussi enclin à considérer l'objet ainsi positionné comme une nature morte originale. Il l'attrapa maladroitement par un bord et le fit glisser dans un bruit métallique jusqu'à lui. Une fois bien pris en tenaille entre ses deux cuisse, Peter déversa dans le réceptacle la raison de ses nausées soudaines. A dominance aqueuse, la chose semblait massivement marquée par une couleur violette du plus belle effet. Dans cette marre d'un autre monde, deux ou trois petits poivrons voguaient gaiment, éparses, sous le regard vitreux de leur précédent propriétaire. Lequel n'hésita pas, une fois ses ablutions bien personnelles terminées, à s'essuyer une nouvelle fois à grands coups de manche.

- T'es vraiment le meilleur barman qui soit !

Il avait soudainement redressé la tête et s'employait à présent à attraper son verre d'eau qu'il ne tarda pas à avaler d'une traite. Le stagiaire qui lui faisait face n'en restait pas moins l'un des serpentards sur lesquels Peter était sensé représenter une forme d'autorité, aussi se permit-il d'ajouter comme sur un ton d'excuse.

- Désolé ... Des fois je ne me contrôle plus quand je bois ...

*Ah ... Ca c'était peut-être pas la meilleure façon de t'en tirer !*
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Re: Le comptoir

Message par : Azaël, Lun 29 Mai - 14:15


PV Asclé


Ton pote ne perd pas de temps. C'est qu'il bosse vachement bien ! Tu le regardes s'activer, yeux écarquillés. Tu ferais bien d'en prendre de la graine, toi, au boulot, t'es toujours tellement à l'ouest que t'as pas énormément de style quand tu fais des cocktails. Mais au moins tu fais le job. Disons que ça a le goût et les effets requis quoi. Mais t'es un peu plus lent. Normal, ton pote, il est hyper doué. Et même s'il vit sans doute dans un monde que tu ne comprendras jamais, bah ça ne l'empêche pas d'être hyper cool. Bah oui, sinon, ce serait pas ton ami. Il pose la boisson devant toi. C'est que ça a l'air bon. Tu lui souris encore plus largement.

- Merci l'Perché !

Tu sors trois gallions de ta poche et les poses sur le comptoir sans regarder la note. Parce que t'as la flemme, et que ça devrait être suffisant. T'façon, t'es même pas sûr de réussir à lire dans ton état actuel. Tu serais plus du genre à baver sur le comptoir jusqu'à ce que ta tête s'y cogne et que ça te réveille. Mais pour le moment, t'arrives à conserver ta bave dans ta bouche. Ce qui est déjà un exploit. Tu prends quelques gorgées du cocktails. Choco, fruits rouges. Et de l'alcool. Tu ne sais pas bien lequel. Mais ça chauffe dans la gorge et dans le corps. Alors ça te va. Faut que ton copain soit au courant quand même.

- C'est super bon ton truc !

Encore quelques gorgées. Et puis le reste du verre. T'avais vachement plus soif que prévu. Et cette chaleur... Tu sens quelques gouttes de sueur perler sur ton front. Mais ça aussi c'est viril. C'est tes phéromones de mâle, pas vrai ? Ouais, tu sens bon la testostérone à plein nez. T'as même envie de danser, de montrer que t'es bien. Alors tu te lèves, et tu commences à te déhancher avec style (lol), en passant ta main dans tes cheveux. Sauf que ça manque d'un truc. C'est vrai quoi, tu fais comment pour montrer ton sens pas inné du rythme sans musique ? Nouveau regard vers le copain. Tu te rapproches du comptoir, comme pour lui dire un secret, alors que c'est simplement une demande que t'as pas trop envie d'assumer, alors tu la chuchotes.

- Hé, dis, y'a pas moyen d'avoir de la musique ici ?
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Re: Le comptoir

Message par : Asclépius Underlinden, Mar 13 Juin - 19:15






Le Chaudron Baveur


pour Peter McKinnon



L.A. de Peter
Présent sans faire preuve d’invasion (de l’espace vitale, par exemple, chose tout à fait primordial chez l’individu, si on lui demandait son avis), le gamin bouclé veillait sur son camarade de dortoir, appréciant le fait que ce dernier ait eu la décence d’esprit (malgré un esprit alcoolisé), de déverser le contenu de son estomac et quelque ersatz acide d’œsophage, dans un contenant, et non pas sur le sol, histoire de repeindre le tout dans une ambiance de digestion.

Une fois le dégobillage passé, il s’empressa par ailleurs de lancer un #Voluptas Garden, histoire d’épargner les narines des autres clients, reprit le seau, et entreprit de le nettoyer, récurer… Puis l’abandonner dans un coin, avec une note pour l’elfe de la patronne. Certes, il était cuisinier, mais peut-être serait-il assez aimable pour rendre à cette pauvre bête de seau son état et son odeur originel ? Ce serait merveilleux.

En attendant, il dépassa son comptoir en en faisant le tour, de façon à se retrouver partie salle, d’être à la hauteur des clients, même si contrairement à la plupart, il était debout et non assis, pour poser une main amicale sur l’épaule du préfet, le regard serein en parallèle, la voix calme : « - Ne t’en fais pas, ce n’est pas grave : ça nous arrive à tous de perdre le contrôle de notre corps. Viens, je t’emmène aux toilettes. »

Les lieux d’aisance permettraient une vidange et un nettoyage plus précis et accrue qu’un comptoir en zinc, et un seau en en fer.

Le préfet sembla avoir compris, et ne fut pas trop vacillant, sur le chemin menant aux cabinets. Peut-être le pas un peu hésitant, à croire que le sol ondulait sous ses semelles. Pauvre bête, ça lui donnait presque envie de lui faire un « pat-pat » dans le dos, en signe de soutien. De camarade à camarade.
Ce qu’il fit, après avoir déposé Peter sur le couvercle rabattu en faïence de la cuvette la plus proche.








Le Chaudron Baveur


pour Azaël Liderick



Faire la différence, compter l’addition, soustraire, ajouter, prendre l’argent nécessaire puis en rendre la monnaie. Esquisser légèrement une inflexion des deux côtés de la commissure de ses lèvres en se rendant compte que son pote a l’air bien ailleurs. Bien distrait aussi. Heureusement, il était là pour veiller sur lui, veiller au grain, observer le cliquètement des pièces afin que la juste somme soit déposée dans la caisse. Quel beau métier que celui-là.
Un vrai grand sourire, enfin, pour recevoir le compliment, avec le « merci » poli, approprié, qui va avec. Mais ça lui fait plaisir de voir qu’Azaël aime bien ce qu’il lui a concocté. Ça fait toujours chaud au cœur, les compliments, surtout quand ça vient d’un ami.

Le cocktail est avalé, et peu après, le voici, lui, le barman près à remballer. Nettoyer le verre, le sécher et le ranger : la routine habituelle, quoi, tandis que son pote commençait un déhanchement suave. Enfin, il avait plutôt l’air de procéder à une pandiculation en plein état de sudation. Mais c’était probablement un concept artistique. Et il fallait encourager les copains dans leurs projets : c’était important après tout.

D’ailleurs, il prêta l’oreille, avant d’écarquiller pensivement le regard face à la requête. De la musique, il en avait bien… Enfin… Faudrait prévenir les Boursouf’Sound pour ça. Et sachant que Lïnwe était toujours à Poudlard, qu’il ne pouvait pas non plus transplaner, dur de le rameuter ici…
C’était ça, aussi, de faire du recrutement de mineurs avec consentement parental. C’est qu’on devait bien aimer se compliquer la vie.

« - Eh bien, pas particulièrement, mais je peux demander, sinon. »

Un sourire complice et un #Sonorus sur sa personne plus tard : « - Bonjour chers clients de passage ! L’un d’entre vous serait-il tenté par l’interprétation d’une petite chanson, ou d’un conte musical ? N’hésitez pas à faire jouer vos rugueuses cordes vocales, j’accompagne au luth ! »
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Peter McKinnon
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Re: Le comptoir

Message par : Peter McKinnon, Jeu 15 Juin - 9:56


Asclépius Underlinden


Le trait de caractère flegmatique était bien souvent attribué aux anglais, capables de supporter la charge émotionnelle que représente un tremblement de terre comme si ce n'était qu'un chat qui passait par là. Or, il était une personne, pourtant aux origines germanique, à qui Peter prêtait volontier ce même trait de caractère ! Son camarade de chambre était en effet capable de supporter des propos incohérents, déplacés, parfois vulgaire, ainsi que tout un tas de régurgitations gastriques sans broncher. Certes, il était barman, enfin Peter en avait connu des moins tolérants. Adoptait-il ce comportement car il tenait tant à être un barman de qualité ? Peter pensait plutôt qu'Asclépius était une personne d'exception.

Mais, la tête posée sur le bar, pendant que son ami s'occupait du malheureux seau, Peter n'était pas capable de penser à tout cela. Son unique objectif consistait à calmer son oesophage, tâche particulièrement ardue compte tenu de la communication particulière qui régnait entre eux. Mais, son chevalier blanc du jour finit par revenir et lui proposer un passage par les commodités, ce que Peter accepta avec un grand plaisir, relevant la tête tel un suricate hors de son trou.

Une fois arrivés au paradis de la faïencerie, Peter fut délesté auprès d'un trône de toute beauté où il put terminer ses ablutions sous le regard bienveillant de son ami au sang bleu. Il finit par se relever, s'essuyant la bouche à l'aide d'un bout de papier WC, il salua son ami stagiaire et décida qu'il avait eu son compte pour la journée. Sa bourse avait fondu d'ailleurs !

- Bon ... Eh bien je vais te laisser moi ! Histoire que tu gardes une bonne image de moi. Merci pour tout vieux frère !

Et sur cet au revoir particulier, Peter sortit des toilettes avant de traverser la grande salle. A peine allait-il atteindre la porte du pub, qu'il se prit un coin de table.

- Oh ! Excusez-moi Madame !

Mollement, il attrapa la poignée de la porte et sortit sur le trottoir londonien. Afin d'aller profiter un peu du charme idyllique de Londres sous les vapeurs de l'alcool.


Fin du RP (pour moi)
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 Le comptoir

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