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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Pré-au-Lard ~¤~ :: Forêt Interdite
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Activités forestières
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Kelsey Ryan
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Re: Activités forestières

Message par : Kelsey Ryan, Jeu 10 Nov - 23:01


Serena écarquilla soudainement les yeux et regarda un point précis au loin derrière Kelsey. Celle-ci se retourna vivement pour essayer de distinguer ce qui avait pu mettre sa meilleure amie dans cet état, mais elle ne vit rien tellement la lumière était inexistante ici. C'est alors qu'elle remarqua qu'elle avait laissé sa baguette par terre à côté des pousses d'armoises. Elle se pressa donc d'aller la récupérer.

-  Kelsey,
chuchota la Gryffondor. Reviens par ici, on a dépassé une limite. Et ne fais pas de bruit s'il te plaît.

La verte et argent se releva d'un coup, baguette pointée devant elle, prête à défendre sa meilleure amie et elle-même si besoin. Elle comprit tout de suite de quelle limite la jeune fille parlait. Celle des Centaures. Elles seraient dans de beaux draps si l'un d'eux les croisaient ici. Après quelques secondes elle s'approcha de son amie et elles regardèrent toutes les deux dans la même direction. Instinctivement, Kelsey recula de quelques pas, et marcha involontairement sur une branche d'arbre qui se brisa sous son poids. Le bruit du bois fit s'envoler quelques oiseaux perchés sur les arbres alentours. Elle regarda sa meilleure amie et sans lui expliquer ce qu'elle comptait faire, elle lui prit la main et elle se mit à courir en tirant Serena par le bras.

Après quelques minutes, elle s'arrêta soudainement. Essoufflée, elle s'appuya sur ses genoux et tenta tant bien que mal de reprendre son souffle. Une fois qu'elle pouvait de nouveau parler normalement elle se tourna vers la lionne.

- Je ne sais pas toi, mais moi j'ai la mauvaise impression d'être observée...
dit-elle en regardant autour d'elle.
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Re: Activités forestières

Message par : Invité, Ven 11 Nov - 15:26


Kelsey pointa sa baguette devant elle, elle savait que Kelsey n'hésiterait pas à se servir de quelconque sort pour les sortir d'ici sans encombre. Mais Serena ne voulait pas que l'une d'elle use de la magie. Si elles s'attaquaient aux Centaures, elles en subiraient les conséquences et celles-ci ne seraient pas moindres.
La Serpentard lui attrapa alors la main et se mit à courir entre les arbres. Serena chuchota un "Nox" tant bien que mal et serra sa baguette entre ses doigts pour ne pas la perdre dans ce noir étouffant. Les deux jeunes filles s'enfoncèrent encore plus dans la forêt pour finir par s'arrêter.
Elles soufflèrent longuement, Kelsey pliée en deux et Serena adossée à un tronc d'arbre.

- Je ne sais pas toi, mais moi j'ai la mauvaise impression d'être observée..., dit alors la verte et argent en jetant un coup d'œil furtif autour d'elle.

- J'ai la même impression... On devrait sortir de la forêt et rentrer au château. On reviendra un autre soir Kelsey. Je préfère encore voler quelques ingrédients dans le bureau du prof de Potions que de me faire tuée ici ou me faire renvoyer pour avoir été chopée sur le territoire des Centaures.

La Gryffondor tourna sur elle-même pour scruter les alentours mais il faisait tellement sombre qu'on ne voyait pas à deux mètres. Et éclairer de nouveau l'endroit aurait été trop dangereux.
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Kelsey Ryan
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Re: Activités forestières

Message par : Kelsey Ryan, Dim 13 Nov - 21:54


- J'ai la même impression... On devrait sortir de la forêt et rentrer au château. On reviendra un autre soir Kelsey. Je préfère encore voler quelques ingrédients dans le bureau du prof de Potions que de me faire tuée ici ou me faire renvoyer pour avoir été chopée sur le territoire des Centaures.

Kelsey regardait son amie dans la pénombre. Il fallait avouer qu'elle avait raison, même si la Serpentard ne voulait vraiment pas rentrer. Pourtant, elle n'était pas aussi courageuse que les Gryffondors. On pourrait plutôt la qualifier d'imprudente. C'est le genre de fille à ne pas voir du danger là où il y en a, à toujours tout minimiser.

- D'accord, on peut rentrer si tu veux, on reviendra une autre fois. Mais il y a un problème... dit-elle en s'approchant de Serena. C'est qu'on s'est enfoncée encore plus dans la forêt, et à moins que tu ne reconnaisses cet endroit, je dirais qu'on est perdues.

La verte et argent se mit à arpenter l'endroit où elles étaient dans l'espoir de reconnaître ne fusse qu'une seule plante. De plus, elle entendait des bruits bizarres tout autour d'elle. Elle resserra ses bras autour d'elle en signe de protection.

- Séré... je commence sérieusement à flipper là...je sais même pas comment on pourrait rentrer au château je reconnais rien !

Kelsey se mit à respirer profondément pour tenter de se calmer. Ça ne servait à rien de paniquer, ce n'était pas la première fois qu'elles se mettaient dans des situations comme celle-ci. Elle était sûre qu'elles arriveraient à sortir d'ici indemne. Du moins elle l'espérait.
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Re: Activités forestières

Message par : Invité, Mer 16 Nov - 14:45


Kelsey sembla hésiter un instant puis lâcha :
- D'accord, on peut rentrer si tu veux, on reviendra une autre fois. Mais il y a un problème... C'est qu'on s'est enfoncée encore plus dans la forêt, et à moins que tu ne reconnaisses cet endroit, je dirais qu'on est perdues.

La Serpentard s'éloigna un peu de son amie pour scruter les alentours mais son regard ne disait rien qui vaille. Elle resserra les bras autour de son corps.

- Sere... je commence sérieusement à flipper là...je sais même pas comment on pourrait rentrer au château je reconnais rien !

Kelsey commençait à sérieusement paniquer. Serena s'approcha d'elle et entoura ses bras autour de sa meilleure amie pour la rassurer.

- On va y arriver Kel', t'en fais pas. On va sortir de cette forêt, suis-moi.


Serena, peu convaincue, s'engouffra dans la forêt, à la recherche d'un quelconque indice qui les informeraient sur leurs positions. Mais les bruits les faisaient sursauter et elles se sentaient vraiment perdues. Rien ne sautait au yeux de la Gryffondor, pour une fois tout se ressemblait...
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Rose Layroy
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Re: Activités forestières

Message par : Rose Layroy, Dim 1 Jan - 18:32


Pv avec Ellana Lyan


Nous étions un samedi après-midi ordinaire dans un monde extraordinaire. Le soleil froid de Grande-Bretagne éclairait l'horizon d'une pâle lueur. La blancheur du sol donnait l'illusion d'une certaine pureté de ce monde empli de noirceur. Regardez plus en avant car dans cette fine poudreuse des traces de pas sont visibles. À qui appartiennent-elles ? De petits pieds légers ont laissé leurs empreintes. Peu profonds et proches les uns des autres, ceux-ci trahissent une partie de l'identité de son propriétaire. Il est aisé de deviner que celui-ci est un de ces jeunes sorciers qui sont assez fous pour sortir dans le froid. Pour en savoir plus, pourquoi ne pas les suivre ? Vite, avant qu'elles ne s'effacent. Cherchons leur origine, cela devrait être une chose plutôt aisée. Toutes les traces proviennent du même endroit par ici, l'immense château qui sert d'écoles pour tous ces élèves. Ah... Ces garnements à baguettes en bois. Sans nul doute, la cause de ces traces est due par l'un d'entre eux. Ces petits pieds ont voulu voir du pays. Ce n'est pas un chemin droit et déterminé qui a été tracé mais une vraie valse. Que de boucles, que de détours, que de chemins sinueux et finalement l'interdit ! La noirceur de ce monde en attire plus d'un ? Par idiotie, par vanité, par curiosité, par instinct... Il nous faut les suivre pour assouvir notre soif, cette nouvelle obsession pour ces petits pieds inconnus. Là où les arbres se font plus denses. Là où toutes sortes de créatures incroyable et admirable nous observent en cachette. Oh, n'essayez pas de deviner lesquelles sont celles qui s'intéressent un peu à nous, vous en trembleriez bien trop de peur, surtout si vous parvenez à deviner à quel point ils peuvent trouver notre chair tendre et appétissante. Non, mieux vaut vivre dans l'ignorance. De toute façon, ce n'est pas ceci qui nous importe vraiment. Notre but n'est pas de découvrir les beautés d'une forêt aussi noire que défendue mais de trouver un petit être, tout ce qu'il y a de plus humain. Plus nous avançons et plus nous nous rapprochons de notre quête. Silence ! La voici enfin. Un être noir à vous en faire frémir. Un petit fantôme, une petite ombre... De longs cheveux noirs ondulés protégés par un bonnet en laine en son dessus. Une longue cape de sorcier noir, légèrement teintée de verts et d'argents. Cette cape nous dévoile certains de ses secrets. Une jeune serpent, très jeune serpent à la beauté enfantine. Voilà donc l'origine de ces traces. Mais que veut-elle ? Que cherche-t-elle ? Qui est-elle ? Deux grands yeux marins penseurs donnent vie à ce petit fantôme. À nous d'en déceler l'âme. Il est cependant difficile d'y lire quoi que ce soit. Ces yeux ne semblent pas rattachés au monde qui nous entoure. Ce n'est pas une élève qui marche ainsi mais une marionnette. Une marionnette qui avance et ne fait aucun bruit. Une marionnette qui pense à la vie. Une marionnette qui fuit le quotidien ennuyeux. La petite Rose avance et trace son chemin. Elle ira sans nul doute mieux demain. Laissons là pour l'instant tenter d'effacer son doute. Prions juste pour qu'aucune créature ne croise sa route.
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Ellana Lyan
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Re: Activités forestières

Message par : Ellana Lyan, Lun 2 Jan - 18:31


RP privé avec Rose Layroy

Musique...

Il était une fois.
Une jeune sorcière.
Il était une fois.
Une serpentard.
Il était une fois.
Une jolie blonde.
Il était une fois.
Une école.
Un lieu magique.
Mais en cet instant.
La plus belle forme de magie.
Résidait dans le paysage.
Une blancheur irréelle qui avait pris ses droits.
Et enveloppé dans son merveilleux manteau.
Le si ancien château.
C'est dans cette couche glaciaire.
Que je progresse.
Pourquoi ?
Par quelle folie en avais je décidé ainsi.
Je ne cherche plus à comprendre.
La pureté de cet endroit m'attire.
Peut-être parce que je suis si sale.
Si noire intérieurement.

J'avance te doucement.
Les traces de mes pas se forment.
Mais je ne suis pas seule.
Car à côté de moi.
Se tienne d'autres trace.
Souvenir d'un autre passage.
En direction des bois.
Je continue, je n'ai pas froid.
Un manteau qui me tien chaud.
Et pis ce n'est pas comme si je m'en souciais.
Aussi loin que je m'en souvienne.
Je suis déjà sortie en robe.
Par ce temps givrant.
Mais c'était à un autre moment.
Alors que mes yeux brillaient.
Parallèlement à mon front brûlant.
Joues rougies, lèvres bleuies.
À moitié versée dans la folie.
Mais aujourd'hui ce n'est plus le cas.
Je suis maîtresse de mes actions.
Enfin de ce que j'arrive encore à faire.
En ma condition de spectre solitaire.
Corps et âmes brisés.
À cause d'eux.
À cause de moi.

Je ferme un instant les yeux.
Je veux enterrer mes problèmes.
Me concentrer sur un autre objectif.
Dans cette mission.
Il n'est plus question de moi.
Ce serait trop égoïste.
Je veux simplement maintenir.
Ce fichu équilibre.
Celui que les hommes brisent.
En croulant sous les discourt de bienveillance.
J'aimerais pouvoir montrer.
Que l'ombre elle aussi est importante.
Qu'il faudrait mieux ouvrir les yeux.
Pour se rendre compte.
Que la moitié de la journée et de sombre.
De nuit, d'obscurité.
Seul n'importe pas la luminosité.
J'ouvre un instant les yeux et m'émerveille.
Devant la beauté de la neige à mes pieds.
Blancheur immaculée.
Qui doucement se dépose.
Sur les branches déjà ployées.

Délicatement, mes talons tracent.
Des empruntes là où le sol a été foulé.
En un éclair je la vois.
Cette fille créatrice de pas.
Qui sans savoir m'a guidé jusque-là.
Je ne me rendais pas compte les avoir suivis.
Mais pour une fois je me dis tempi.
Je vais mieux c'est déjà ça.
Je reviens de loin mais maintenant ça va.
Je suis presque guérie de ce vide infini.
Mais quand je vois cet enfant avancer.
Je ne peux m’empêcher de repenser.
À cette époque maudite.
Où je n'étais plus rien.
Juste vide de vie, de sens, d'envie.
Mais on finit par rebondir.
S'il m'arrive encore de me perde.
Je suis bien plus forte qu'avant.
Et je me dois d'aider.
Cette petite si déboussolée.
Mais a-t-elle envié qu'on s'en mêle?
Moi je n'aurais pas voulu.

Pourtant je me déplace doucement.
Jusqu’à passer devant elle.
Je cherche ses yeux.
Mais son regard est à des kilomètres d'ici.
J'aurais aimé lui montrer des yeux pleins de vie.
Mais les miennes sont loin d'être allumé.
Je ne suis pas la personne recherchée.
Mais je comprends l'obscurité.
J'y aie moi-même tant plané.
Vivant à peine.
Telle une machine.
Mais aujourd'hui.
Le cauchemar est presque fini.

- Enchantée.
Ça n'a pas l'air d'aller.
Comment t'appelles-tu ?
Je crois qu'on s'est déjà vu.


En effet tête me disait quelque chose.
D'habitude je sais mettre un nom sur chacun serpentard.
Question de survie.
Mais cette fois-ci.
J'avais beau savoir que nous faisions partie de la même maison.
Je n’arrivais pas à lui donner un nom.
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Rose Layroy
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Re: Activités forestières

Message par : Rose Layroy, Dim 8 Jan - 21:23


Cette petite avance toujours aussi tranquillement. Elle ne semble pas pressée. Elle ne semble pas inquiète. Elle ne semble rien chercher. A-t-elle un but ? Il y a fort à parier que non. Peut-être que si nous parvenions à entrer dans son esprit, à lire dans ses pensées, nous pourrions peut-être réussir à savoir ce qu'elle cherche. À savoir ce qu'elle veut... Ce que je veux ? Je n'en sais rien moi-même. Ce que je cherche ? Si je le savais je ne le chercherais pas puisque je l'aurai d'ores et déjà. Je suis là et je ne sais pas pourquoi. L'envie de nouveau ? L'envie d'aventure peut-être... Je suis restée bien trop longtemps enfermée dans ce château et j'ai besoin de sortir. J'ai besoin de liberté. Essayer d'être gentille avec tout le monde, qu'est-ce que c'est dur. Cela demande un effort plus important que je ne le pensais. S'ouvrir aux autres, sourire, être gentille et désintéressée. Avoir confiance... Comment font ces gens tels que Elise qui y parviennent si facilement ? Je ne fais pas partie de ceux capables d'une telle ouverture à autrui. Pourquoi ai-je toujours besoin de la preuve de la valeur de l'autre avant de pouvoir lui sourire réellement ? Malgré mes efforts j'en reviens toujours au même point de départ. À la même question initiale. Vaut-il vraiment la peine ? Peut-il m'apporter plus qu'un simple sourire de temps à autre ? Je n'en sais rien... Je ne veux pas le savoir ! Je veux juste vivre ! Sans les soucis, sans penser. Je veux juste être heureuse ! Pourquoi je n'y parviens pas ? Je veux dire, pourquoi je n'y parviens pas tout le temps ? Pourquoi je me pose toujours autant de questions ? Pourquoi lorsque j'ai un bonheur il faut tout de suite que je pense au malheur ? Que je pense à l'avenir ? Mon avenir... Rendre fière ma famille... Mon but, faire la justice par n'importe quel moyen. Aujourd'hui, bloquée dans un corps d'enfant je ne peux rien faire... Je ne peux qu'attendre. Que l'attente est longue et ennuyante ! Voilà sûrement pourquoi je marche ici. Dans ce froid qui me rappelle que je suis en vie. Pour tenter de faire passer cette attente beaucoup plus vite. Je ne veux pas être dérangée. Cela doit aussi être pour ça que je me suis éloignée du parc autorisé pour m'enfoncer au plus profond de la forêt. Enfin, profond est un bien grand mot... Je marche tellement lentement. Je marche à la même allure que ma vie.

_Enchantée.
Ça n'a pas l'air d'aller.
Comment t'appelles-tu ?
Je crois qu'on s'est déjà vu.

La petite regarda alors et vit enfin réellement. Voir quelle absurdité ! Encore si elle avait pu voir une des créatures extraordinaires de ces contrées mais non... C'était une créature tout à fait banale qui lui faisait face. Une grande blondinette aux yeux verts. Qu'est-ce qu'elle faisait là celle-là ? Que lui voulait-elle ? Et puis c'était quoi ses questions ? ''Ça n'a pas l'air d'aller...'' Non mais elle se prenait pour qui ?! Elle allait très bien et n'avait besoin de personne ! Qu'elle aille s'occuper de ses primevères loin d'elle ! Comment ça cette expression n'existe pas ? Mais alors déjà ce n'est pas le sujet et de deux... voilà quoi !

Comme la rencontre entre le feu et la glace, cette nouvelle venue eut l'effet d'un électrochoc sur la petite. Ses yeux plus tôt perdus dans le vide s'étaient illuminés d'une noirceur sans égale. Des éclairs jaillissaient et la haine était visible dans chacun des traits de la petite.

_De quoi tu te mêles ? Si j'avais eu envie de rencontrer une bonne samaritaine je serais allée chez les Pouffy'. Tu devrais y aller si tu veux vraiment te sentir utile.

Des mots sifflés, des mots cinglants, des mots froids. Crache ton venin petit serpent...
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Re: Activités forestières

Message par : Ellana Lyan, Lun 16 Jan - 17:44


Le venin sort.
Les lames s'enfoncent.
Les yeux se noircissent.
Les points se serrent.
Le cœur s'assombrit.
Ne plus vouloir aider.
Se rendre compte que tout.
N'est plus qu'illusion.
Toute ce que l'on m'a répété.
Sans relâche.
Le monde est noir.
Ce n'est pas qu'une impression.

Elle me parle. Pour qui elle se prend ? Des insultes pareilles combien en ai-je craché ? Cette fille est en train de faire ressortir mon animosité. Cette partie de moi que je veux enfouir sans vraiment y arriver. Je ne peux pas céder. Pas maintenant. Pas à cause d'elle. Les yeux se ferment pour instant simplement remettre les pensées en ordre. Je me suis promis d'arrêter. Pour lui comme pour moi. Pour eux aussi. Pour ce sang sur mes mains. Ces envies meurtrières qu'il faut sans cesse refouler. Montrer que je ne suis pas comme eux. Que je vaux plus que ces tortionnaires. Je peux les dépasser. Même si maintenant cela n'a plus d'importance. Il pense, il ne voit pas… Mes efforts, mes retenues. Tout ce contre quoi je lutte sans arrêt. Pour ne plus être ce monstre.

Je ne rêve que de sortir de mon enfer. Briser ses fichues chaînes qui me maintiennent prisonnière. Tout détruire, tout laisser tomber, pour repartir. Mais je peux toujours imaginer. La vie n'est pas un rêve. La mienne est un cauchemar. Je me bats contre mes démons, mais la bataille est inégale. Je ne suis qu'une petite humaine. Je n'ai pas de bonnes défenses, je n'ai pas eu le temps de m'en construire. On ne m'a pas laissé grandir. Pauvre chose brisée, je n'aie pas le choix de ma destinée. Mais je continue, de croire en cette bête cause perdue. Désir enfantin, je veux juste me démarquer. Je garde une envie, celle de retrouver le chemin de son cœur. Même si c'est impossible.

Je le regarde sans rien répondre. Je vois cette petite fille, la même que j'étais il y a quelques années. Comme en colère contre le monde entier. Sans doute pas pour les mêmes raisons. J'aimerais l'aider lui dire les mots qui apaisent. Ceux qui guérissent. Parce qu'on n'est pas comme ça sans raison. Faudrait la remettre sur le chemin ou l'en éloigner. La route de laquelle on vient n'est pas toujours la meilleure mais il faut trouver une voie, se perdre n'est pas la solution. J'ai déjà essayé mille et un chemins, maintenant je tiens un fil. Je le suis et espère ne pas sombrer même si c'est plus difficile que ça en a l'aire.

J'aimerais l'aider.
Lui tendre la main.
L'accrocher près de moi.
Pour qu'elle puisse avancer.
Que ses yeux noirs s’apaisent.
Que sa colère retombe.
Mais si c'est parfois difficile.
Mais elle a en partie raison.
Je ne suis pas une poufy.
Je ne saurais pas l'aider.
Et elle n'a pas l'air de le vouloir.
Même avec la meilleure volonté.
Il faut que ça marche dans les deux sens.
Sinon ça ne sert à rien.

Je n'ai pas de conseils ou de reproche à lui faire. Je ne suis qu'un fantôme. Une fille sans âme qui erre dans l'inconnu. Mortellement seule dans cet hiver. Je m'en veux d'être ainsi incapable de la laisser comme ça. Elle désire que je parte, je ne veux pas lui offrir ce plaisir. Je passe outre le fait qu'elle est fortement insolente. Après tout elle a raison, on ne vient pas dans cet endroit peu fréquenté pour faire des rencontres. Je devrais sans doute la laisser seule, me retirer un moment. Mais je n'y arrive pas.

- Je suppose que tu as raison. Sauf que j'ai pas envie de partir, c'est sans doute particulièrement stupide de ma part mais je reste avec toi. Que tu le veuilles ou non je m'en fiche ! Si je ne peux pas t'aider alors j'aime autant que ce soit sur moi que tu passes tes nerfs. Les insultes j'en reçois assez, alors je peux encaisser.

Je me campe devant elle et croise les bras. Sans doute plus pour l'ennuyer que vraiment l'aider. Mais au fond je ne suis pas vraiment douée pour ce genre de situation. Et puis je dois avouer que ça m'amuse un peu de voir les gens s'énerver pour des raisons qui n'en sont pas. Oh et zut, je retombe dans le coup bas. Tempi, j'aime bien cette gamine. Elle a une vivacité et dégage une force de vie que je serrais bien incapable d'égaler. Normale pour un petit fantôme…
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Re: Activités forestières

Message par : Rose Layroy, Ven 3 Mar - 15:02


La petite commença à en avoir réellement marre de cette autre... grrr... la nommer risquerait de l'humaniser. Elle n'a même pas envie de savoir qui elle est. Ce qu'elle fait là, dans cette forêt. Même pas envie de l'analyser. Tout ce qu’elle l'inspire ? Rien à part de la haine. Une haine venant de nulle part. Une haine de folle. Pourquoi se m'était-elle ainsi en colère ? Aucune raison en apparence. Ça lui venait, comme ça. Elle n'en pouvait plus. La gentillesse, elle n'était peut-être pas vraiment faite pour ça. À s'ouvrir comme ça aux autres, à montrer ses sentiments elle en avait fini par baisser sa garde. Maintenant toutes les émotions circulaient librement. Il n'y avait plus aucune censure. Était-ce un peu excessif ? Sans aucun doute. Devrait-elle essayer de trouver un juste milieu entre totalement se confier et ne rien laisser paraître ? Peut-être mais ce n'était pas le moment d'y songer.

Pour l'instant elle en avait juste assez. Assez de sa vie qui n'avançait pas. Assez de se voir, petite et enfantine, dans un miroir. Assez de devoir attendre. Elle avait voulu être seule et on l'avait dérangé. On avait voulu savoir ce qui lui arrivait, très bien. Elle allait être servie. La sinople était une boule d'énergie sous pression qui n'allait pas tarder à exploser. Les dégâts allaient être phénoménaux. *Blondinette, tu seras mon punching-ball.*

La rage se développe, croît et brûle en elle, telle la vapeur s'échappant de l'antre de l'Etna. Sophocle, veux-tu sortir de ma tête ! Cela n'a rien à voir ! Concentration extrême. Il faut faire sortir sa lave au bon moment. Pour l'instant tu observes, tu notes. Elle ne renonce pas. Elle ne bouge pas et se plante là, devant toi. Bras croisés, sûrement aussi déterminée que toi. Elle te regarde de ses beaux yeux verts.

_Je suppose que tu as raison. Sauf que j'ai pas envie de partir, c'est sans doute particulièrement stupide de ma part mais je reste avec toi.

*Stupide ? Non... Boire un poison mortel accidentellement c'est stupide. Vouloir savoir à quoi correspond la douleur de se faire écraser par une massue de troll sur l'échelle de la ''ouille-ouille-ouille attitude'' c'est stupide. Décider de voir la réaction d'un Mangemort quand on le chatouille est stupide. Vouloir rester en face de moi alors que je n'ai qu'une envie de faire avaler ta baguette par tes yeux, ça, ma chère, ça s'appelle du suicide.*

Que tu le veuilles ou non je m'en fiche ! Si je ne peux pas t'aider alors j'aime autant que ce soit sur moi que tu passes tes nerfs. Les insultes j'en reçois, alors je peux encaisser.

Rhâ !!! Ce qu'elle à l'air de t'agacer. ''J'en reçois souvent des insultes donc je peux encaisser... Voix comment je suis une pauvre fillette triste qui ne se fait pas respecter'' (à lire avec une voix suraiguë bien gonflante). C'est bon t'as fini ton cinéma ? Tu peux partir maintenant ? Tu crois sincèrement que ça va me calmer tes mots doux du style,[i] ''regarde je suis gentille, je ne veux que ton bien. Viens on va danser à poil avec des licornes pailletées. Hihi'' (toujours la même voix naïve et insupportable). 9B]]*Tu veux que je passes mes nerfs sur toi ? Très bien. Ne va pas te plaindre parce que c'est toi qui l'auras demandé ! *

La fillette n'a alors qu'une envie. Lui foutre son poing dans sa belle frimousse d'ange. Mais elle ne peut pas. Elle est trop petite, encore... Elle est trop faible. Grrr... A bat la faiblesse ! Tu as d'autres moyens de te défouler. L'action s'accélère. Tout change. Elle allait laisser aller ses émotions une dernière fois.

_Tu veux que je passe mes nerfs sur toi ? Et bien tu ne vas pas me faire prier, cracha-t-elle.

La petite verte se saisit alors de sa baguette accrochée à sa ceinture puis la tendit en hurlant un #Oppugno effroyable. Ce n'était plus la petite Rose mais un véritable démon qui s'agitait. Du feu aurait pu sortir de sa bouche, du sang aurait pu couvrir ses vêtements, une tête aurait pu être suspendue à ses petites mains frêles, jamais elle n'aurait été plus terrifiante que maintenant. Elle ne réfléchissait même plus à ce qu'elle faisait. Elle agissait seulement, bêtement.
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Re: Activités forestières

Message par : Ellana Lyan, Dim 5 Mar - 19:05


Je ne peux plus, j'abandonne.
J'ai essayé, vraiment tenté.
Mais au finale je n'y arrive pas.
Je ne peux pas changer.
Mes pensées, mes envies.
Tout restera à jamais pareil.
Et j'ai beau le vouloir.
Ma volonté n'est pas assez forte.
Je ne suis pas capable.
De retirer ce poison.
Rongée par le venin.
Incapable de m'en débarrasser.
Je ne suis pas celle qui faut.
Je ne peux rien pour elle, pour moi.
Je n'aurais pas su me mêler de ça.
Maintenant je n'ai plus le choix.
Désolée de ne pas réussir.

L'enfant n'est pas réceptif à mes paroles, non, je ne suis pas capable de manier les mots. J'aurais pourtant aimé y arriver, avoir prononcé les bonnes phrases, celle qui touche et arrête la haine. Mais je n'ai pas gagner cette bataille livrée entre moi et la communication. La fillette ne semble pas comprendre cette volonté que j'ai à l'aider, cette envie de lui tendre une main insaisissable. Et qu'aurais-je fait si elle m'avait écoutée ? Comment me serais-je sortie de cette situation ? Non, je suis décidément bien inutile pour elle. Il faut que je me contente d'avancer. Seule et de mon côté avant d'essayer d'apporter à d'autre, de rendre ce que l'on m'a offert alors que je ne le méritais pas. Mais aujourd'hui le masque se brise, la gentille Serpentard disparaît, offrant un visage d’animosité, un véritable tempérament ancré dans les viennes et non une simple mascarade voulue aimable.

Comment pouvoir changer, alors que le monde vous met à l'épreuve, que la vie lance doigts aux ongles acérés pour vous lacérer l'âme et faire ressortir les envies qui s'y cache. La fille dont je ne connais toujours pas le nom me lance des phrase au visage, comme un tourbillon de méchanceté, une valse de colère qui me donne envie de répondre sur le même ton. Je tente de me calmer mais déjà ma main se dirige vers ma baguette, désireuse de lui refermer son clapet. Et le désir de la voir à genou et suppliante me prend à la gorge alors que je tente de le refouler. Je ne peux pas retomber si bas, prise par mes émotions indomptables. Il faut que cela cesse, que je retrouve un brin d'humanité, cesser de me retrouver comme un animal traqué réagissant par impulsions et sans réfléchir.

Mais alors que sa propre baguette se lève sur moi, je vois ses lèvres bouger et le temps si fige. Les aiguille arrêtent de tourner et je vois le sortilège qui fuse vers moi. Alors je coupe la résistance, pour me sauver, pour ne pas plier. J'oublie mes jolies pensées, mes belles paroles, laissant cœur, corps et âme et cet instinct dangereux près à me sauver une nouvelle fois. Je ne veux pas que l'on me vole le contrôle mais je n'ai plus le choix, s'en est assez de se battre pour une cause perdue depuis bien trop longtemps. Les beaux discours, les parfaits idéaux, ce n'est pas pour moi, j'ai essayé de rentrer dans les rangs, de rester une parfaite petite élèves sans histoire mais c'est peine perdue. Pourquoi ais-je mis tant de temps à m'en rendre compte ? Je ne suis pas apte à me comporter de la sorte, pas capable d'être comme les autres. J'ai pourtant essayé…

- # Reversus Onguppo !


Son sort est lancé avec tant d'ardeur et de haine que je me retrouve obligée de glisser de quelques pas malgré sortilège. Je fronce les sourcil ne comprenant pas vraiment pourquoi elle à décider de ce comporter de la sorte avec moi avant que mes yeux ne se pose sur son visage et que je comprenne alors toute la fureur qui s'y cache. Cette petite est complètement folle, d'une colère dirigée vers moi sans que j'en soit réellement la responsable, simplement un trop plein d'émotion offert à la première personne venue. Une vague de sentiment que je ne connais que trop bien. Je ferme les yeux tentant d'ignorer et de repousser la violente envie de répliquer une nouvelle fois à son sort, je sais que si je n'agit pas ce n'est pas elle qui va se retenir de m'en envoyer un nouveau et cette fois ci mes réflexes seront moins aptes à me sauver. Je relève alors la tête vers elle, ouvrant mes paupières pour lui offrir un visage désert de toute trace d'empathie. Seules reste cette détermination froide et alimentée par la haine qu'elle vient de déverser en moi.

- Mais à quoi tu joues ?! Tu te crois maligne de m'attaquer comme ça ?


Je tente de calmer ma respiration.
Pourtant la tâche n'est as aisée.
Si aucune de nous n'arrive à ce contrôler.
La suite de cette rencontre s'annonce sombre.
C'est moi qui devrais être la plus sage.
Pourtant ce rôle ne semble pas m'aller.
Je n'ai plus qu'une envie : lui faire regretter.
Ses paroles et ses actes déplacés.
Même si je ne suis pas blanche non plus.
Tout cela est sans doute idiot.
Mais cette haine imbécile et inutile.
N'a jamais été contrôlable.
Alors on s’abandonne, on oublie.
Pour ne plus être qu'un jouet.
Marionnette des émotions.
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Re: Activités forestières

Message par : Rose Layroy, Sam 11 Mar - 22:48


Un sort. Un mot. Une formule.
La rage de tout un être dans une voix.
Colère infinie et haine non maîtrisée.
Un corps aux abois.
Le sang qui bout dans les veines.
Les battements violents d'un cœur contre une poitrine.
Le tremblement certain de la fureur.
L'adrénaline qui monte et s'étend.
Toute l'animosité d'un petit être.
Il n'y a plus de lieu.
Il n'y a plus de Rose.
Il n'y a plus de blonde.
Il n'y a plus de réalité.
Tout sonne comme un rêve.
Un horrible rêve.
Un véritable cauchemar.
Un cauchemar succulent.
Une sensation agréable qui se déploie dans tous les membres.
Il n'y a plus de souffrance.
Il n'y a plus de tristesse.
Il n'y a plus de pensées.
Il ne reste que cette force.
Cette force, ce pouvoir provenant du plus sombre d'elle-même.
Sentir ne plus être détentrice de son propre corps.
De son propre esprit.
Faits et gestes contrôlés par une force extérieure.
Ou plutôt provenant d'un intérieur des plus profond.
Il n'y a plus de liberté.
Elle n'a plus à faire de choix.
Elle ne s'inquiète plus des conséquences.
Être amicale, douce et attentionnée.
Tout cela, elle l'a tenté.
Le résultat est là.
Elle avait explosé.
Le plus affligeant était que dans l'explosion elle vivait enfin.
Elle ne ressent plus rien.
Comme sous morphine, elle plane.
Aucun sentiment en elle qui la fait saigner.
Il ne lui reste seulement ce qui lui donne l'illusion d'avancer.
Pourquoi donc s'arrêter ?

Comme tout ceci est malheureux de voir cette petite Rose, perdue. Elle ne tente même plus de chercher le chemin de la vérité, de la justice, de la reconnaissance familiale. Nous le savons tous. Si elle commençait à penser aux siens, à ceux encore là et à ceux disparus, cela aurait fait bien longtemps qu'elle aurait baissé son arme. Que penserait son père s’il la voyait comme cela ? Où vogueraient les espoirs de sa grand-mère ? Comment la percevrait son grand-père ? Tous ceux-ci sont des questions qu'elle devrait se poser pour ne pas commettre l'irréparable, mais elle ne se les pose pas. À la place, elle écoute la petite voix. Celle hyperactive, celle qui réclame vengeance. Celle qui adore le sang. Elle ne se rend pas encore compte de ce tel appel destructeur. L'esprit qu'elle croit enfin libéré est en réalité embrumé. La petite n'a plus qu'une chose propre à elle-même, ses réflexes. Pendant des heures, elle s'est entraînée pour essayer de se surpasser. Pendant des heures, elle s'est épuisée pour s'améliorer. Pendant des heures, elle s'est forcée à souffrir pour que le jour où elle se retrouverait dans une situation délicate elle puisse répliquer et rester entière, sauve et presque saine. Cette puissance, cette rapidité (ok, redescend un peu quand même ma petite...), aujourd'hui elle la mettait en œuvre pour de bien tristes raisons.

Toute cette scène n'est qu'un jeu pour les yeux voilés de la pauvre innocente qui se perd. Un ping-pong sorcier se déroulait dans cette forêt enneigée. Balle rapide, mise en mouvement par baguettes et magies. Qui gagnera ? Elle n'avait pas en face d'elle une novice. Une simple élève qui participe aux cours passivement. Son sort avait été repoussé sans beaucoup de difficultés. Elle aurait dû s'y attendre mais elle était bien trop aveuglée. Sa colère se retournait contre elle. Des dizaines de mini objets lui fonçaient dessus à toute vitesse. Alors, sans beaucoup plus réfléchir, elle lança un #Protego presque aussitôt. La balle retombe. Egalité. À qui le service ?

_Mais à quoi tu joues ?! Tu te crois maligne de m'attaquer comme ça ?

La petite baisse sa belle Ultio (baguette). Elle dévisage cette autre fille, l'air dégoûté ; dédaigneuse au possible. Elle ne se contrôle plus. C'est l'autre voix qui la fait se mouvoir. Sa part sombre, maléfique. C'est à travers des yeux vengeur qu'elle analyse et juge. C'est à travers eux qu'elle observe la blancheur du sol. Tout autour d'elle n'est que pureté. La candeur de ce monde ne contraste que trop avec sa noirceur intérieure. Leur seul point commun, leur froideur certaine.

_Tu m'as dit que je pouvais passer mes nerfs sur toi non ? À quoi t'attendais-tu donc ? En voyant ce visage poupin tu pensais avoir affaire avec un petit ange perdu ? Fade erreur... On ne t'a donc pas appris à te méfier des apparences ? Tu crois que tu discours d'une manière fort plaisante ? Tu pensais qu'avec des mots tu pouvais changer ce qui était déjà écrit ?

La jeune fleur rit alors, la tête penchée en arrière. Elle avait parlé avec une aisance certaine, immobile, campée sur ces deux petits pieds. Premier mouvement alors de sa part.Elle fit un pas, puis deux, sa baguette tournoyant entre ses doigts fins et agiles. Posément, avec délicatesse, elle laissa quelques traces de pas dans la poudreuse.

_Tu es bien trop naïve à mon goût... Laisse-moi plutôt m'amuser...

Ultio, de nouveau tu te lèves. Les lèvres rouges de l'enfant soufflent ces derniers mots. Que vont-elles souffler d'autre ? Quel nouveau sortilège vont-elles provoquer cette fois-ci ? Le temps manque et vous n'êtes pas seules. Les règles sont là pour une raison. Pas seulement pour embêter et contraindre de pauvres élèves trop curieux. Le danger est partout, surtout là où la nature reprend ses droits. Les deux jeunes filles ne sont pas seules. Elles ne l'ont jamais été. Méfiez-vous. Craquement fracassant. D'où viens-tu ? Quelle en est ta cause ? Rose, écoutes. Attends cette nouvelle présence avant qu'il ne soit trop tard. Réveille-toi. Reprends-toi. Il le faut.
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Ellana Lyan
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Re: Activités forestières

Message par : Ellana Lyan, Lun 13 Mar - 18:02


HRP : Ton post juste avant je ♥ !
Sérieux je suis fan de ta plume amour

____________________________

J'ai oublié, simplement perdu.
Je ne sais plus ce que je faisais.
Ce que j'ai espéré faire.
Peut-être tendre une main ?
Sombre idiote que je peux être.
Une seule fois, la dernière.
Je n'aurais vraiment pas du…
Ce n'est pas moi, j'ai juste voulu…
Quoi donc ?
Pourquoi toujours lutter ?
Il est si facile d'être soi.
Plongée de des défauts.
Il faut que je cesse de me battre.

Le sort retourne à l'expéditrice, mais toute cette comédie est ridicule, un simple protego et la voilà débarrassée des objets gênants et indésirables, je ne vois pas pourquoi nous continuons ainsi, ce petit combat va t-il encore durer longtemps ? Je commence à être lassée de son attitude, pourquoi donc continue t-elle ainsi ? Ne voit-elle pas à quel point ces enfantillages ne serve à rien ? Ils ne font de nous que de simple pions sans pouvoirs, manipulé par une société qui voudrait que nous réagissions de cette manière, suivre cette attitude me révolte, quelle est donc cette folie ? Parce que je suis chez les verts et argents je dois me montrer cruelle ? La blesser ? Lui faire du mal ? Quand bien même j'en serais capable, car tout ça n'est pas encore gagner, la petit qui semble en proie à une crise de folie démentielle n'en reste pas moins réellement douée à cet art du duel et seul mon statu plus âgée ainsi que mes combats contre plusieurs élèves peu apprécié me permettent de lui tenir tête.

La fillette ne se cache plus, s'est elle vraiment cachée ? Elle crache son venin en bonne petite vipère, sortant les crochets pour me montrer un regard charger de haine et emplis de dégoût, pourquoi y a t-il tant de de sentiment néfaste dans ses yeux ? Comment est elle capable d'éprouver tant d’antipathie à mon égard alors que cela ne fais que quelques minutes que nous communiquons ? Es-tu rongée par le poisson, cette douleur, cette incompréhension qui nous prend sans crier gare ? Je pourrais comprendre, je pourrais vouloir t'aider, si tu le voulais… Mais non. Tu ne veux pas, alors je me referme, je baisse les bras, pour à mon tour laisser la haine devenir le cœur de mon être, je n'ai plus le choix, incontrôlable, pourtant je m'en veux, les nerfs à fleur de peau. Je ne suis pas capable de continuer excuse moi…

Les derniers mots me blesse, je fais un pas en arrière naïve, tu veux t'amuser ? Rage qui prend à la gorge et bien amusons nous… Tu me prends pour une victime, tu veux faire de moi ta prochaine cible ? Laisse moi te montrer à quel point tu te trompes, je peux encore me battre, toujours debout et je continuerais jusqu’à mon dernier souffle, simplement car je n'admettrais jamais mes échecs, plutôt périr que d'avouer. Naïve si tu savais, depuis combien e temps j'ai perdu mon innocence, simple cadeau de mes parents, as tu idée petite vipère ? Connais-tu la douleur d'une enfant de 5 ans ? La souffrance d'un sortilège lancé par les être sensé être parents aimants ? Non, tu ne sais pas, personne n'est au courant, parce que les mots sont bien trop faible, que la nuit ne fais peur qu'à ceux qui savent qu'elles créatures sont créatrices de l'ombre, à l'heure où les cauchemars divisent.

Je veux ajouter quelque chose, simplement parler pour évacuer mais je n'y arrive pas, incapable les mots restent bloquées dans ma gorge comme incapable d'en sortir alors que je meure d'envie de tout lâcher. Puis soudain un bruit comme un craquement, fort bien trop fort, inhumain. Froncement des sourcils, la tête pivote, bref panorama du paysage d'un blanc éclatant, un forme floue, je recule de deux pas. Qu'elle est donc cette chose ? Mon visage se fige, contre la folie d'un animal de la forêt interdite je ne peux absolument rien, pas assez puissante contre la plupart, je ne préfère pas attendre qu'elle soit assez proche pour pouvoir m'assurer que je peux la vaincre.

- Je… Cours !!


Enjambée jusqu'à elle.
Je lui attrape le bras.
L’entraînant dans ma course.
Je ne peux pas la laisser là toute seule.
Il faut qu'on coopère.
Sinon nous n'aurons bientôt plus personne.
À pouvoir détester.
Sans un regard en arrière.
Slalomant entre les arbres.
Tendis qu'un grognement s'élève.
Dernière nous.
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Rose Layroy
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Re: Activités forestières

Message par : Rose Layroy, Mar 11 Avr - 22:49


Yara-ma-yha-who...
Souffle du danger.
Aucun espoir.
Aucune chance.
Comment en était-elle arrivée là ?
Yara-ma-yha-who...
La douleur qui la saisit.
Les hurlements de peur.
Les cris de souffrance.
Le désespoir qui l'envahit.
Yara-ma-yha-who...
D'où viens-tu ?
Que veux-tu ?
Pourquoi la petite Rose ?
Non...
Yara-ma-yha-who...

La petite était immobilisée sur le sol enneigé. Maintenant le blanc pur de la forêt ne l'était plus. Plus autant. En revoir douce illusion de bonté et d'apaisement. Bonjour réalité fracassante et douloureuse. Le rouge se mêle au blanc. Le sang pourpre coule. S'écoule des veines. Il ne représente plus la vie. C'est de la torture que cet écoulement provient. Silence. Pour une fois je te regrette tant. Gazouillements réconfortants... Où êtes-vous quand on a besoin de vous ? Où disparaissez-vous ? Musique de la vie, de film qui malgré les horreurs qui nous tombe dessus nous fait espérer d'un futur meilleur. D'une fin autre que celle que nos yeux nous offrent. Non... Je ne veux pas... Je ne veux pas mourir... Pas maintenant... Pas là... Pas comme ça...

La petite ombre se débattait comme une folle. Elle hurlait, luttait avec violence. Elle combattait avec fureur ses assaillants. Yara-ma-yha-who... Deux de ces créatures étaient sur elle et s'appliquaient à boire de son sang. Elle griffait, gesticulait. Elle aurait même pu mordre si elle ne tentait pas de les tenir le plus éloignés d'elle. De son pauvre corps souffrant. Mais elle perdait des forces. Elle perdait du sang. Bientôt elle les laisserait faire. Elle n'aurait plus la force de se battre. De résister. Elle sentait les crocs s'enfoncer dans sa chair. Dans ses jambes. Dans ses bras. Au secours...

Yara-ma-yha-who...
Comment en était-elle arrivée là ?
Qu'avait-elle fait ?
Que n'avait-elle pas fait ?
Erreurs de débutantes...
Yara-ma-yha-who...
Phrase que l'on entend toujours.
Phrase que l'on n'oublie pas.
Phrase devenue un automatisme.
Lève tes pieds...
Yara-ma-yha-who...

Elle s'était mise en colère. Elle avait voulu faire du mal. Faire souffrir. Elle avait eu envie d'entendre des hurlements déchirants. Elle avait tout ce qu'elle voulait finalement. Mais pas sur la bonne personne. Les deux ennemies inconnues avaient dû s'allier. La blonde avait tenté de protéger la brune. L'aîné avait pris le bras de la cadette. Elle l'avait entraîné pour la mettre à l'abri. Face au danger. Face à la mort. Elles avaient commencé à courir à travers bois. Sauter au-dessus des racines, à éviter branches et monstres. Quand elles fuyaient elle ne savait pas à quoi elles avaient à faire. La sinople aurait aimé ne jamais savoir. Mais elle était beaucoup trop petite. L'âge n'avait aucune importance, mais la taille si. Ses petites jambes de seconde année ne suivaient pas. Elle avait tenté. Elle avait essayé. Elle n'avait pas voulu abandonner. Mais le sort en avait voulu autrement.

Ses pieds s'étaient emmêlés. Elle s'était emmêlée les pieds. Quelle ironie... C'était vraiment d'un ridicule... Sa prise, son cordon de survie avait lâché. La blonde ne tenait plus son bras et la chute fut horrible. Le froid d'abord, première douleur ensuite. Des écorchures au niveau des mains. Rien de bien grave. Mais la chute avait fait tombé sa vengeance, son Ultio, son bois, son âme... Non, non, il ne fallait pas qu'elle l'abandonne là. Mais quelle idiote ! Quelques secondes d'erreur. Le bois en acajou avait roulé et c'est à quatre pattes qu'elle l'avait récupéré. Récupéré peut-être, mais en attendant elle s'était retrouvée en tête à tête avec l'ennemi. La suite, vous la connaissez. La vraie douleur. Le sang et les cris. Baguette qui a encore filé de tes doigts menus. Tu peux la voir si tu tournes la tête. Mais tu ne peux pas l'atteindre... De toute façon si tu tournes la tête ton cou sera découvert et cela sera bien pire... Tu n'es qu'une pauvre moldue comme cela...

Yara-ma-yha-who...
Non, laissez-moi...
Je ne veux pas...
Je ne veux pas abandonner.
Je n'ai plus de force...
Yara-ma-yha-who...
Grande bouche.
Mains ventouses.
Pieds ventouses.
Corps rouge.
Yara-ma-yha-who...
Non, ça ne serait pas la dernière vision.
Ce ne sera pas la dernière horreur.
De l'aide.
Aide-moi, sauve-moi...
Ellana...
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Ellana Lyan
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Re: Activités forestières

Message par : Ellana Lyan, Mar 18 Avr - 6:20


Je cours, je fonce
encore et toujours
d'un ennemi menaçant
dans ta tête inexistant
au loin j'ai peur, je fuis
jamais tu ne te battra
ses doigts dans ma main
ce sont d'autre démon
j'ai peur de la lâcher
le vrai combat est dans tes pensées
si elle tombe, si elle se blesse
tout est de ta faute
je ne suis pas assez forte
tant que tu continuera à le dire
cette douleur en moi
sombrant, perdant pieds
j'ai mal
cesse de te plaindre
Je ne peux pas y arriver
non, jamais.

Les arbres se rapprochent et puis de nouveau s’éloignent, je vois la distance qui file tendis que je garde serrer entre mes doigts son contact aussi angoissant que rassurant, j'ai peur pour moi, pour elle et pour nous, l'impression que je suis la responsable et que tout est de ma faute, comme si c'était à cause de moi que nous nous retrouvions dans cette situation. J’évite les obstacles, saute et fuis toujours, comme une biche égarée, gibier poursuivie à travers les bois tentant d'échapper bien que son destin soit sans doute déjà celé à la poursuite de son prédateur affamé. Le terrain n'est pas facile et la forêt pas interdite pour rien, j'ai la crainte que si nous arrivons toute les deux à échapper à nos poursuivants nous tombions sur autre chose d'encore plus dangereux. Que suis-je venue faire ici alors que le blanc conseillait à chacun de rester bien au chaud dans sa salle commune ou même sous ses draps ? Quel était donc le but de cette folie incompréhensible et idiote ? N'est-ce pas stupide de voir l'immaculée neige tâchée de mon sang par un intense besoin d’adrénaline ?

Je me traite de tout les noms alors que mon cerveaux tourne à plein régime pour tenter de trouver une solution comme pour réfléchir à un pourquoi du comment qui pourrait très bien attendre en sa qualité d'interrogation non prioritaire précédée du besoin de survie. Ma tête ne commande plus rien, seuls mes pieds et membres agissent avec une folle vitesse qui me maintient en vie depuis trop longtemps. Ma respiration devient saccadée et ma foulée moins régulière, la panique me saisit bientôt compromettant très fort mes chance de m'en tirer idem pourtant je continue. Parce que quand l'existence ne teint qu'à un fil, que l'on se situe au bord du gouffre il ne reste plus qu'une chose : l’espoir. Ce sentiment indéfinissable qui empêche de baisser les bras quelque soit le nombre d'obstacle, qui alimente et consume en même temps, qui brise et reconstruit, l'espoir de m'en tirer et que nous puissions sortir de ce labyrinthe végétale sans perte de vie. Ensemble. Alors les yeux se tournent vers la petite simplement pour offrir un peu de cette chose si précieuse, pour que nous puissions trouver les force et continuer à avancer. Mais quand le regard se tourne… Le vide.

C'est une chute, brutale, mentale, je stoppe net et me tourne complètement vers l'arrière, ma main se lève devant mes yeux et la réalité me frappe en plein fouet : elle a disparut. Mon cerveaux se met à tourner follement tendis que je cherche à comprendre, depuis combien de temps ne me suit elle plus ? Comment ais-je pu la lâcher sans m'en rendre compte ? Mon sang se glace tendis que mon cœur tambourine trop fort comme tentant de sortir de ma cage thoracique. La crainte s'intensifie au rythme des secondes qui semble passer comme une éternité. Je l'ai perdue. Et au loin bien que pourtant si près un cri qui déchire l’atmosphère. Un concert de hurlements qui me figent tendis qu'il cris me monte à la gorge. ROOOOSE !! Le nom qui reviens en mémoire comme si réellement le moment était bien choisi, dans le sens opposé je recommence à courir, oubliant la fatigue, oubliant qu'il y a peu de temps, c'est elle qui m'avait attaquée, oubliant enfin que je fonce droit vers l'ennemi.

J'arrive bien vite au lieu de la bataille désespérée que mène la petite contre les petites créature-vampire qui l’assaille de toute part, le combat est bien inégale et le rouge commence déjà à nimber la poudreuse sous le regard impuissant de la jeune verte et argent qui semble puiser dans ses dernières forces pour se battre, libérant une énergie folle et destructrice pourtant pas assez puissante pour venir à bout des créatures. Elle semble avoir perdu sa baguette car seul ses membres tentent de répondre aux assauts de nos poursuivants, sans réfléchir, je vois ma baguette apparaître dans ma main et d'un pas et une poussée d'adrénaline, me retrouve à son côté. Pas le temps d'une parole, un simple regard échangé, des yeux qui disent que je suis là, pas que je vais tout arranger, que nous nous en sortirons, non. Juste que je reste ici, me battrais et périrais à tes côtés s'il le faut mais je suis bien là et tu n'es pas seule !

Pas le temps de monter un plan bien que je le devrais sûrement, ma baguette pointée devant moi, les sortilège se succédant bien trop rapidement dans ma tête. Mon attention s'arrête sur un seul, stupide certes, peut être même un peu idiot mais je le tente quand même sans réfléchir au fait que si je ne suis pas assez rapide ou forte, nous périrons toute les deux. #DIFINDO ! Sortilège répétés, encore et encore, éventrant, décapitant et mutilant les petits êtres surpris. Changement de cible je les vois venir, me sang se mêle à celui de ma camarade mais je ne m'arrête pas, mes dents se serre, ma voix faiblit mais je continue. Je ne me suis pas arrêtée en marquant l'oisillon fou, pourquoi devrais-je le faire alors que ma… notre survie est en jeux. Lentement j'ai l'impression que le combat tourne en ma faveur, mes forces déclinent mais les leurs sont déjà bien restreintes, je ne peux pas nous laissez mourir comme ça. La douleur grandi et je me tord le pied contre une racine que je n'avais pas vue. La douleur me prend et je mes un genou à terre, non, il faut continuer, encore et toujours ! De nouveau le même sortilège lancé dans leur direction, petit à petit ils reculent. Puis s'enfuient… Le silence.

Cette fois mes deux genoux rejoignent le sol tendis que je m'avance vers la silhouette de la petite Rose. La neige est froide mais contribue à me permettre de lutter contre la douleur qui se répand dans mes membres, un regard vers elle et je vois qu'elle ne va pas bien, de nombreuse plaies recouvre son corps frêle et elle semble avoir perdu une quantité assez importante de sang dans l'affrontement. J'ai toujours ma baguette en main mais n'ose vraiment pas toucher à un sortilège de médecine, je ne suis pas douée dans ce domaine et ai bien trop peur d’aggraver son cas. Je… C'est bon, ils sont partis et… Tu… Non évidement que ça ne va pas bien… Peut être qu'on devrait allé à l'infirmerie…

Agenouillée dans la neige, le froid
perçant mes vêtement en les humidifiant
mes dents commence à s'entrechoquer
tendis que mes mains couvertes de rouge
trouvent celles de la petite sinople
j'ai peur qui si les bestiole ne l'ont pas fait
le froid l'achève encore plus vite
tellement peur que de me retrouver
avec son cadavre entre les mains
Rose ? Rose ? Ça va ?
Est-ce que tu m'entends ?
Ce… ça va aller ne t'inquiète pas…
Je… Tu n'est pas seule !
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Rose Layroy
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Re: Activités forestières

Message par : Rose Layroy, Jeu 29 Juin - 13:49


Pourquoi, mes forces, m'abandonnez-vous ainsi ? Qu'ai-je donc fait pour mériter autant votre infamie ? Je ne veux pas qu'il soit dit que la dernière des Layroy périsse aussi tristement. Et surtout qu'elle meurt alors qu'elle n'a encore rien accompli jusqu'à présent. On dit qu'une personne devient éternelle grâce au souvenir de son glorieux passé. Qui a-t-il de glorieux dans sa courte vie ? De ce qu'elle a fait, rien ne mérite les éloges. Rien ne mérite réellement d'être célébré chez elle. Son souvenir ne perdurera pas à la mort de ses grands-parents. C'est ainsi, que dans une existence de douze ans elle n'avait encore pas pu se démarquer... ni par son intelligence, ni par sa gentillesse, son habileté au combat, sa force de caractère, son nombre d'amis ou ses talents, quel qu'ils soient... Non, elle n'était ou n'avait rien de tout cela et n'avait jamais rien tenté pour s'en approcher. Mais devait-elle réellement s'en vouloir ? Douze ans dans une vie étaient bien courts. Les humains surtout sorciers ont la possibilité de traverser de nombreuses décennies. Elle n'en avait vu qu'une seule... Ce n'était pas ce qu'elle souhaitait. Elle valait mieux que cela. Elle était capable de grandes choses. Le monde des sorciers devait se souvenir de son nom. Qu'on la craigne, qu'on la vénère, peu lui importait. Tout ce qui comptait c'était qu'on ne l'oublie pas. L'oublie, pire des tortures, pire des punitions, plus grande infamie, bien plus cruelle ennemie.

La petite ne pouvait donc pas se résoudre à sa propre fin. Non, elle n'abandonnerait pas, jamais ! C'est pour cela que malgré la fatigue, malgré la douleur, malgré le froid de cette neige qui collait contre ses joues, malgré l'embrasement de ses pauvres petits muscles, elle continuait. Elle ne réfléchissait plus. Elle frappait seulement, hurlait, griffait, se battait pour sa survie. Elle continuait même lorsque la menace c'était éloignée. Ses poings frappaient mollement dans le vide. Que se passait-il ? Sa tête tournait. Sa vision se troublait. Les crocs n'étaient plus dans sa chair et pourtant... Les cris... Lointains, elle les entendait. Elle ne devait pas rester là. Trop faible, une proie trop aisée. Ultio ! Première pensée d'une poupée blessée. Avec le peu de force qui lui restait, la petite tentait de se relever. Ridicule essai. Elle se retrouva le visage contre la neige ou la boue ou le sang ou bien un mélange des trois. Ses petites mains tremblaient. Ma pauvre petite créature têtue. Le souffle court elle commença à se saisir de ses petits doigts frêles les mousses, les branches qui étaient présentes pour tenter d'avancer. Progression lente et épuisante. Avait-elle seulement réussi à avancer en glissant ridiculement comme cela ?

Ce qui se passait à côté n'avait aucune importance. Elle n'y voyait pas grand-chose de toute façon. La petite sinople était entré dans ce monde où temps, espace et événement se mêlent, se mélangent et n'ont plus beaucoup de sens. Elle n'avait plus aucun contrôle sur quoi que ce soit. Jusqu'à l'abandon. Usant de ses dernières forces elle se mit sur le dos et attendit. Attendre quoi ? Qui avait-il à attendre à ce moment ? Elle ne ressentait plus rien excepté une douleur intense et totale. Son cerveau était embrumé, son corps l'avait abandonné et son âme semblait déjà s'envoler. Elle n'arrivait même plus à se convaincre que la bonne décision était de continuer de se battre. Continuer à respirer, continuer à réagir, continuer à vouloir vivre. Non, elle n'était plus connectée à quoi que ce soit.

Puis un murmure. Une voix venue du lointain. Que se passe-t-il encore ? Des ravisseurs ? Un danger ? Ou bien le souffle lointain du vent d'hiver ? Qui sait ? Les yeux marins, comme vide, ne regardaient qu'en face d'eux. Sur ce sol qu'elle n'arrivait pas à percevoir. Sa bulle ne commença à se briser qu'à ce contact. Un contact chaud au niveau de ce qui devait être ses doigts. Elle n'avait plus vraiment conscience de son propre corps en réalité. Normalement, sa réaction aurait été de sursauter et de se protéger, mais là... ce n'est pas un événement avec un contexte habituel. Petit à petit, avec une lenteur accablante elle tourna la tête vers la chose qui lui tenait la main. Souffle, murmure lointain :

_Rose ? Rose ? Ça va ? Est-ce que tu m'entends ? Ce… ça va aller ne t'inquiète pas… Je… Tu n'es pas seule !

Jour anormal, volonté inhabituelle... Une goutte salée commença à glisser le long de sa joue sas même qu'elle n'en ait conscience. Puis une seconde et une troisième suivirent. Le flot s'intensifia petit à petit et la petite prit enfin l'apparence d'une fille de son âge. Elle se laissa aller aux sanglots qui la transportaient. Elle tremblait de ton son petit corps et tout ce qu'elle parvint à prononcer fut de faibles :

_Ultio...

entre deux sanglots déchirants. Enfin, une pensée lui parvenait à l'esprit. Elle avait besoin de sa baguette. Ses doigts libres se fermaient et s'ouvraient convulsivement comme s’il leur manquait leur organe vital. Comme un de ces ordinateurs moldu, elle avait planté et buggait sur ce qui faisait d'elle une sorcière. Sur ce qui lui permettait de contrôler... non, d'utiliser ses pouvoirs. Elle devrait pourtant aussi se préoccuper de sa camarade, mais elle n'y arrivait pas. Était-elle réellement à ses côtés d'ailleurs ? Peut-être elle était en train de rêver. Ou bien il s'agissait peut-être d'un fantôme, d'une âme perdue... D'un produit de son imagination perdue. Qui ne lui disait pas qu'elle était seule dans cette forêt lugubre ?...
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Ellana Lyan
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Re: Activités forestières

Message par : Ellana Lyan, Sam 1 Juil - 13:40


Le cœur battant, trop vite, trop fort. J'observe la petite qui semble a bout de force. Couchée au sol dans la neige d'un blanc éblouissant maculé de pourpre qui ne me rassure pas. Je passe mes doigts tremblant sur son front, remets une mèche de ses cheveux en arrière pour dégagez un visage tordu de douleur. Je me mords la lèvre. Non, non ! Cela ne doit pas se passer comme ça, elle ne peut pas finir ainsi. Cruel monde sensé veiller sur nous, pourquoi permettre une telle chose ? Pourquoi donc n'y a t-il personne ici pour l'aider ? Abandonnées à nous même, deux jeunes enfants sans expérience du mon extérieur, deux gamines impuissante fac à la réalité d'un monde atroce. Mais c'est toi, Ellana... L'ainée, la plus grande. C'est à toi que revient cette tâche de la sauver, de prendre le rôle de médecin, de grande sœur, le temps d'un instant. Je suis incapable de faire le moindre geste, comme si le froid de l'hiver avait figé mon corps alors que mes pensées tournent à une allure folle. Je regarde ma petite d'un air suppliant. Je t'en prie, ne m'abandonne pas, on peut se battre, tu peux te battre ! Mais quelles que soit les pensées ce ne sont pas elles qui résoudront le problème...

Son regard soudain rencontre le mien. Mais comme s'il était vide, s'il y manquait quelque chose, elle a mal. Ses yeux le crient au monde sans trouver la force de parler. Et puis soudain, une larme tombe, bientôt suive d'une dizaine d'autre. Je la regarde ne sachant trop quoi faire dans ce genre de situation, craignant la moindre erreur, je la prend doucement dans mes bras, calant sa tête sur mon bras pour la soutenir comme un bébé. Son corps est secoué de sanglot et je me contente d'essuyer les parles argentées qui sortent de ses yeux au fur et à mesure que celles-ci se perdent sur le velours des joues enfantine. Ce... Ça va aller, d'accord ? Elle n'est pas en état de parler mais j'ai besoin de me rassurer, me dire que tout vas bien, qu'elle est encore bien en vie. J'ignore la douleur de mes propres plaies qui goute silencieusement dans la neige. Elles ne sont rien en comparaison avec ce que la petite a reçu alors je m'en soucierais plus tard. Moi qui voulait l'aider, qui ai voulu lui faire du mal, me voilà en train de la serrer contre moi comme si je pouvais la réchauffer.

Un souffle, un mot, elle prononce un nom. Je fronce les sourcils, il lui manque quelque chose, oui mais quoi. Mon regard glisse rapidement autour de moi et revient vers elle. Sa main essaye d'attraper quelques chose comme... Je plisse les yeux essayant de trouver l'arme de la petite sinople. Mon regard aperçois quelque chose au loin mais je ne peux pas me permettre d'aller vérifier si c'est bien ça avec la petite dans les bras. Sortant ma propre baguette je lance un sortilège d'attraction sur la forme que j'ai repérée au loin (#). La baguette de la petite arrive dans ma main et j'esquisse un petit sourire satisfait avant de la lui remettre en main. Je repose mes yeux sur elle et soupire, je ne peux vraiment pas la laisser dans cet état. Douée ou pas je dois pouvoir tenter le tout pour le tout, il n'est pas question qu'elle finisse de cette manière ! Baguette entre mes doigts gelée je la dirige vers les marques rouges infligée par les petite créature avant de prononcer la formule du charme du bisous magique (#). Je renouvelle mes paroles plusieurs fois en passant sur ses membres jusqu'à ce que la majorité des plaies sont plus ou moins convenablement refermées.

Une fois mon opération finie, je lance un nouveau sort pour réduire la douleur (#) et un dernier pour la réchauffer (#). Voilà, comme ça elle devrait survivre un peu plus de temps, au moins jusqu'à l'infirmerie et qui sait avec un peu de chance elle aura retrouver assez de force pour réussir s'en abstenir totalement. Oui, ce ne serait pas plus mal, je n'ai pas vraiment envie de tomber une fois de plus sur Miss Shields et ses recommandations sur mon état de santé. Tu... Tu te sens mieux ? Paroles maladroite, manque d'assurance, comme si je devais avoir plus peur qu'elle. Quelle piètre aide je fais... Est-ce que tu penses que tu pourras marcher jusqu'au château ? Visage inquiet, que dois-je faire dans le cas contraire ?
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