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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Pré-au-Lard ~¤~ :: Forêt Interdite
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Activités forestières
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Ellana Lyan
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Re: Activités forestières

Message par : Ellana Lyan, Sam 1 Juil 2017 - 13:40


Le cœur battant, trop vite, trop fort. J'observe la petite qui semble a bout de force. Couchée au sol dans la neige d'un blanc éblouissant maculé de pourpre qui ne me rassure pas. Je passe mes doigts tremblant sur son front, remets une mèche de ses cheveux en arrière pour dégagez un visage tordu de douleur. Je me mords la lèvre. Non, non ! Cela ne doit pas se passer comme ça, elle ne peut pas finir ainsi. Cruel monde sensé veiller sur nous, pourquoi permettre une telle chose ? Pourquoi donc n'y a t-il personne ici pour l'aider ? Abandonnées à nous même, deux jeunes enfants sans expérience du mon extérieur, deux gamines impuissante fac à la réalité d'un monde atroce. Mais c'est toi, Ellana... L'ainée, la plus grande. C'est à toi que revient cette tâche de la sauver, de prendre le rôle de médecin, de grande sœur, le temps d'un instant. Je suis incapable de faire le moindre geste, comme si le froid de l'hiver avait figé mon corps alors que mes pensées tournent à une allure folle. Je regarde ma petite d'un air suppliant. Je t'en prie, ne m'abandonne pas, on peut se battre, tu peux te battre ! Mais quelles que soit les pensées ce ne sont pas elles qui résoudront le problème...

Son regard soudain rencontre le mien. Mais comme s'il était vide, s'il y manquait quelque chose, elle a mal. Ses yeux le crient au monde sans trouver la force de parler. Et puis soudain, une larme tombe, bientôt suive d'une dizaine d'autre. Je la regarde ne sachant trop quoi faire dans ce genre de situation, craignant la moindre erreur, je la prend doucement dans mes bras, calant sa tête sur mon bras pour la soutenir comme un bébé. Son corps est secoué de sanglot et je me contente d'essuyer les parles argentées qui sortent de ses yeux au fur et à mesure que celles-ci se perdent sur le velours des joues enfantine. Ce... Ça va aller, d'accord ? Elle n'est pas en état de parler mais j'ai besoin de me rassurer, me dire que tout vas bien, qu'elle est encore bien en vie. J'ignore la douleur de mes propres plaies qui goute silencieusement dans la neige. Elles ne sont rien en comparaison avec ce que la petite a reçu alors je m'en soucierais plus tard. Moi qui voulait l'aider, qui ai voulu lui faire du mal, me voilà en train de la serrer contre moi comme si je pouvais la réchauffer.

Un souffle, un mot, elle prononce un nom. Je fronce les sourcils, il lui manque quelque chose, oui mais quoi. Mon regard glisse rapidement autour de moi et revient vers elle. Sa main essaye d'attraper quelques chose comme... Je plisse les yeux essayant de trouver l'arme de la petite sinople. Mon regard aperçois quelque chose au loin mais je ne peux pas me permettre d'aller vérifier si c'est bien ça avec la petite dans les bras. Sortant ma propre baguette je lance un sortilège d'attraction sur la forme que j'ai repérée au loin (#). La baguette de la petite arrive dans ma main et j'esquisse un petit sourire satisfait avant de la lui remettre en main. Je repose mes yeux sur elle et soupire, je ne peux vraiment pas la laisser dans cet état. Douée ou pas je dois pouvoir tenter le tout pour le tout, il n'est pas question qu'elle finisse de cette manière ! Baguette entre mes doigts gelée je la dirige vers les marques rouges infligée par les petite créature avant de prononcer la formule du charme du bisous magique (#). Je renouvelle mes paroles plusieurs fois en passant sur ses membres jusqu'à ce que la majorité des plaies sont plus ou moins convenablement refermées.

Une fois mon opération finie, je lance un nouveau sort pour réduire la douleur (#) et un dernier pour la réchauffer (#). Voilà, comme ça elle devrait survivre un peu plus de temps, au moins jusqu'à l'infirmerie et qui sait avec un peu de chance elle aura retrouver assez de force pour réussir s'en abstenir totalement. Oui, ce ne serait pas plus mal, je n'ai pas vraiment envie de tomber une fois de plus sur Miss Shields et ses recommandations sur mon état de santé. Tu... Tu te sens mieux ? Paroles maladroite, manque d'assurance, comme si je devais avoir plus peur qu'elle. Quelle piètre aide je fais... Est-ce que tu penses que tu pourras marcher jusqu'au château ? Visage inquiet, que dois-je faire dans le cas contraire ?
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Rose Layroy
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Re: Activités forestières

Message par : Rose Layroy, Sam 1 Juil 2017 - 23:38


Dans cette forêt le vacarme a cédé sa place à un silence des plus macabres. Après les cris, les gémissements et les sorts... le silence... Tant d'évènements en si peu de temps et comme on nous le fait si bien remarquer et ce, si souvent, après la tempête s'ensuit toujours le calme. Oui, bon l'expression originelle est inversée, mais vous avez compris l'idée n'est-ce pas ? Peu importe. Qui sait ce que les animaux de cette pauvre forêt voient chaque jour ? Après tout, celle-ci est censée être totalement interdite. Cependant, les élèves ont la fâcheuse tendance à aimer transgresser cette règle. Alors, si j'en reviens à ces fameux animaux inoffensifs, on a plutôt du mal à estimer correctement l'importance et le nombre de choses qu'ils peuvent avoir l'occasion d'observer. Ainsi, je m'avance sans nul doute à tâtons en disant que leurs yeux sont maintenant rivés sur cette activité inhabituelle. Ces deux vertes, ces deux sorcières, blotties l'une contre l'autre. L'une aux cheveux d'ébène et l'autre aux cheveux clairs. La cadette et l'aînée. Deux corps chauds serrés l'un contre l'autre comme si elles ne formaient plus qu'une seule et unique personne. Un seul être lié dans la douleur. Lié dans la peine.

Mais dans ce K.O, dans cette douleur, dans cette froideur, cette horreur, une once d'espoir apparaît. Comme une petite lueur. Faible, qui éclaire à peine. Seulement visible en clignant des yeux ou de biais. Qui ne se laisse pas saisir si facilement et qu'il faut savoir capter sur l'instant. Une de ces lueurs faisant partie de la famille des plus rares qu'il soit. L'espoir qui ranime, qui ramène petit à petit à la vie. Aussi infime soit-il, cet espoir fut enfin présent. Comment un morceau de bois rouge, un simple morceau de bois noble, d'acajou, peut-il redonner des étincelles dans des yeux qui semblaient éteints à jamais ? Le bois avait à peine frôlé ses doigts qu'une chaleur nouvelle vint remplir sa petite âme de serpent.

La magie entre ses doigts fins. Elle avait enfin une nouvelle raison de se battre. Une raison de vivre. De survivre jusqu'au château. De survivre jusqu'aux prochaines décennies. La vie peut de nouveau faire place dans ce corps de poupée de porcelaine. Pourtant une question demeure lorsque le doute c'est envolé. Pourquoi les larmes continuent-elles de couler ? Il vous suffit d'y regarder de plus près. La source d'où est puisée l'eau cristalline qui nourrit ces perles argentées est bien différente de celles tombées précédemment. La détresse nourrissait les larmes passées, celles-ci sont d'une toute autre nature. Il s'agit de la source de la délivrance. Un sourire horrible crispe son visage, confondu entre douleur et joie. *Oh... Ma belle Ultio... Que ferai-je sans toi ? Comment fais-je pour te perdre si souvent ? Moi qui m'étais promise... Moi qui avais fait le serment... De ne plus jamais, à aucun prix, te lâcher, te laisser loin de moi. De te perdre de nouveau. Que ferais-je sans toi ? Mon âme n'est rien quand tu es loin de moi. Tu le sais mieux que personne. Ne m'abandonne plus jamais !*

Et pendant que la petite sanglotait de bonheur après avoir retrouvé la seconde moitié de son âme, sa sauveuse prenait soin d'elle. C'était peut-être aussi grâce à cela que son sourire revenait petit à petit. Que les étoiles brillaient, se levaient les unes après les autres, illuminant le ciel de ses yeux. Quelle étrange sensation cela fait que de sentir ses plaies se refermer, lentement. La mare de sang cesse de s'étendre étant déjà suffisamment vaste pour deux petits corps si frêles dans la neige. Une chaleur, réelle et matérielle, recouvrit son âme. Puis ce fut au tour de la douleur. Bien que toujours présente elle s'envola en partie. Comme libérée d'un point qui lui pressait le cœur. Comme si des ailes la soulevaient et la transportaient vers des cieux meilleurs. Puis la voix, angélique... Est-ce que les anges existent ? Dans un monde où magie, sorcellerie, lutins et poudre de perlimpinpin font partie de la vérité et du quotidien, les anges devraient pouvoir exister. La preuve en est cette voix, ce son mélodieux comme sortie d'autre monde.

_Tu... Tu te sens mieux ? Est-ce que tu penses que tu pourras marcher jusqu'au château ?

Le visage de la petite se relève alors de nouveau, quittant un instant la vision apaisant du bois entre ses mains pour faire face à la dure réalité. Un autre corps blessé se tient auprès d'elle. Les yeux verts-gris croisèrent alors ceux marins d'une fille inquiète. N'ayant même pas eu le temps de prendre en compte ses paroles elle murmura :

_Tu... tu es blessée. Je... je suis vraiment désolée... Je... aïe...

La petite porta sa main aux côtes suite à un spasme de douleur qui la saisit soudainement. Les larmes glissaient toujours lentement sur ses joues devenues rouges, mais cette fois-ci avec une abondance moindre. Il fallait sortir de cette forêt maudite au plus tôt. Si seulement elle pouvait l'aider. Celle qui lui avait sauvé la vie sans aucune raison. La fillette tenta alors de se relevait sur ses pieds faibles...
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Ellana Lyan
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Re: Activités forestières

Message par : Ellana Lyan, Dim 9 Juil 2017 - 16:08


LA de Rose

Sourire attendri, la petite allait mieux, relevant ses yeux vers moi, j'avais plaisir à la voir ainsi dénuée de haine, non pas que je me serais permise de lui faire la leçon, je ne suis pas vraiment bien placée pour critiquer sa réaction et dans son cas je n'aurais pas été plus aimable mais qu'importe, c'est fini, si colère il y avait eu, elle n'était plus là en ce moment et c'est un peu près tout ce qu'il compte à mes yeux. Dans le fond j'ai même un peu réussit ma "mission" d'aide à cette petite bien que si tous c'était passé comme je l'avais voulu, elle ne serait pas en sang dans mes bras. Mes sortilèges ont d'ailleurs l'air de faire un bon effet, je ne suis pas mécontente du tout du résulta, j'ai eu peur que ceux ci ne la blesse encor plus profondément mais au final tous s'est bien passé, c'est assez encourageant pour la suite même si j'espère ne plus jamais devoir faire usages de telles formules, enfin on ne sait jalais ce que l'avenir peut nous réserver et dans ce cas c'est toujours bien d'avoir quelque formule de guérison sous la main. Il faudra que je pense à m'exercer avec elles quand je trouverais une occasion, on passe vraiment beaucoup de temps à apprendre des sortilèges pour faire mal et le climat qui règne actuellement au sein de l'école en est peut-être pour quelque chose mais il ne faudrait absolument pas dévaloriser l'importance des formules de guérison, parfois comme aujourd'hui bien plus utiles que n'importe quoi.

Les larmes semblaient couler plus lentement moins abondement, comme si une fois les vannes ouvertes, il fallait attendre que tout le liquide ne s'en aille avant de pouvoir enfin trouver le repos, elle semble vraiment avoir contenu les larmes longtemps, c'est peut-être pour ça qu'elle a tant à vider aujourd'hui, j'ai envie, moi aussi, de me laisser me perdre à la caresse des larmes sur mes joues, de m'oublier un peu pour ne plus penser à rien d'autre qu'à cet immense vide en moi , comme une bulle de tristesse, qui enfle, enfle et prend de plus en plus de place avant d'exploser pour libérer l'être de son poids. Mais, aujourd'hui c'est moi la grande, c'est à moi de consoler la petite, je trouverais des bras plus tard, des mots rassurant une autre fois, mais je dois prendre un autre rôle, être la main qui se tend même quand tout le monde va mal, l'infirmière qui passe courageusement pour refermer les blessures et soulager le morale des patients décourager. J'ai eu raison, Ultio était bien sa baguette et son contact sans soulager fortement la petite. Sans répondre à ma question, celle ci parviens toute fois à parler avec plus de facilité que la dernière fois, elle remarque mes blessures que je prends grand soin d'ignorer, je n'ai pas envie de regarder, pas envie d'y penser, ce n'est pas le moment de se plaindre de son sort pas si mauvais au finale, du moins en comparaison à elle. Si je me vois blessée, je vais me sentir blessée alors qu'il n'y a peut-être pas de raison, si je viens à flancher nous serons quand même en très mauvaise position, alors je préfère mordre ma lèvres encore un petit temps, au moins jusqu'à ce que nous arrivions au château, après je ne sais pas trop ce que nous pourrons faire.

La petite tente de se relever mais même sans un diplôme de médicomagie, je peux voir qu'elle risque d'avoir du mal, accompagnant son mouvement, je me remets sur mes pieds sans faire attention à ma cheville qui m'envoie des signaux inquiétant, la jeune fille risque d'avoir encore plus de mal que moi pour marcher. Je lui tient le bras, la laissant s'appuyer contre moi le plus possible pour éviter qu'elle ne doive trop solliciter ses membres douloureux. Bon, on va essayer de rentrer vers le château, si ça ne va pas, n'hésite pas à me le dire on fera une pause mais il faut vraiment qu'on bouge d'ici... elle acquiesce et la soutenant, j'avance en direction du grand château. Je nous pensais complétement perdues dans la forêt, mais finalement, il se trouve que nous ne sommes pas si loin du chemin tracé dans les bois, il faut dire qu'avec la neige et la course poursuite, je n'ai pas vraiment regarder dans quel sens nous allions mais soit, l'essentiel est que nous avons trouver le chemin. Une fois sur une route plus ou moins régulière, la progression se fait plus facile et je retrouve un peu d'espoir. Nous avançons à un bon rythme du moins pour nos blessures respectives et finissons par arriver devant les grandes portes. Je m'arrte un moment pour reprendre mon souffle.Ça va ? voix inquiète, j'ai peur de ne pas l'avoir assez ménagée.
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Rose Layroy
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Re: Activités forestières

Message par : Rose Layroy, Mar 5 Sep 2017 - 21:12


La fillette tenta alors de se relever sur ses faibles pieds... Erreur, elle faillit se retrouver la tête dans la neige. De nouveau. Cela aurait été une grave erreur. Heureusement, la blondinette était là et la retint. Que c'était-il passé pour que tout change si soudainement ? L'adversité rapproche, quel meilleur exemple pouvait-il il y avoir ? Aucun. L'aînée aidait la cadette malgré la violence des propos non justifiés qu'elle lui avait tenus plus tôt. Il faudrait qu'elle puisse penser à la remercier, une fois sortie de cette forêt bien évidemment.

_Bon, on va essayer de rentrer vers le château, si ça ne va pas, n'hésite pas à me le dire on fera une pause mais il faut vraiment qu'on bouge d'ici...

La petite essaye d'ouvrir la bouche pour lui dire à quel point cette idée une brillante idée, relevant d'un génie hors du commun... ouais, juste pour lui dire oui mais même ça elle n'y arrivait pas. Un simple ''hum'' venant de nulle part au son inexplicable parvint à se faire entendre, et encore... Au moins elle hocha la tête pour se faire à peu près comprendre. *Oïe... Mauvaise idée, ça tourne vachement quand même. J'ai peut-être perdu un peu trop de sang moi là... Tiens-toi à la blonde, ça sera mieux. Oui, mais elle est blessée elle aussi. Je ne veux pas lui faire plus de mal que je lui en ai déjà causé... Oui mais là tu as besoin d'une canne pour arriver avant deux heures du matin dans deux ans au château et tout ce que tu as sous la main c'est elle, donc arrête et tu lui revaudras ça plus tard ! Bien moi/maman. Je préfère ça.*

La fillette a la tête qui tourne. Ou peut-être que lorsque l'on est blessé on arrive à sentir le mouvement de rotation de la planète. Une sorte de super-pouvoir des blessés. *C'est ça, tu essayes de te rassurer sur ta santé en racontant n'importe quoi ! Tais-toi, c'est déjà suffisamment difficile comme ça. Si tu veux m'aider, donne-moi tes dernières forces. Tu sembles en avoir encore à revendre en me parlant comme ça ! Méchante !*

Comme une perte des réalités. Le temps, la distance, l'environnement... tout ça, elle n'y était plus réellement rattachée. Seule part de la rive visible à laquelle elle pouvait espérer se rattacher et trouver de l'espoir, du courage ou de la force c'était ce corps chaud à ses côtés. Ces bras rassurants, ces mains bienveillantes, ce soutien salutaire. La douleur a partiellement disparu mais que faire quand la peur de se faire attaquer de nouveau est plus forte ? Surtout lorsqu'on a l'impression de marcher depuis des heures dans cette forêt beaucoup trop dangereuse alors qu'on y est que depuis une dizaine de minutes, nous n'allons pas nous mentir. Quelle sensation de frousse effroyable !

Mais voilà, elles s'arrêtent. Petit instant, bref tout de même, de panique dans cette, beaucoup trop embrumée, petite tête de Rose. Elle prête alors attention aux alentours. Ces grandes portes familières. Elles y étaient. Enfin ! Le château était là et la douce sécurité aussi. La grande détresse disparue une part de la réalité revient avec son lot de fatigue. Les deux jeunes filles respiraient à pleine bouche (oui, je sais, il n'y a rien de plus classe pour décrire cette magnifique scène.) ou nous dirons peut-être pleins poumons pour donner un peu de style à ce texte. Fin d'un silence par une voix inquiète :

_Ça va ?

Que répondre à cela. Elle lui avait sauvé la vie. Pour elle c'était tout ce qui comptait. Elle s'était mise en danger par sa faute et l'avait ramené saine et sauve, tout cela sans l'engueuler outre mesure. À sa place elle lui aurait déjà remonté les bretelles et plus d'une fois. Se forçant à sourire malgré la douleur la petite répondit :

_Je crois oui... Merci, de m'avoir aidé... je... je suis désolée de m'en être prise à toi tout à l'heure... c'était ridicule... Je suis désolée que tu sois blessée à cause de moi...

La petite baissa alors la tête les joues un peu empourprées par la honte. Elle lui en devait une... elle le savait et elle l'honorerait !
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Ellana Lyan
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Re: Activités forestières

Message par : Ellana Lyan, Mer 27 Sep 2017 - 10:35


Mille fois désolée pour le retard ><

La réalité de la morte qui me prend à la gorge
qu'aurais)tu donc fait idiote si elle avait perdu le souffle
si son cœur s'était brusquement arrêter

le sang qui macule mes mains
fierté ou regret ? qui est la plus grande entre vous
pourquoi n'ai-je donc pas su la protéger comme j'aurais du
cette enfant malade qui s'est perdue dans la noirceur des bois ?

et que se serait il donc passé si je n'avais pas été là
si les créature avait fini par la dévorer entièrement

puis le sourire qu'étire sa lèvre par dessus la douleur
la crainte encore un peu présente et le ciel qui se teinte de nuit
un remerciement, des excuses, comment en es-tu donc arriver là ?

ce serait si facile de la laisser planter là maintenant, les mains encore tremblantes de la bataille
et cette attitude d'aide qui dés le début m'avais semblé étrange chez moi
j'aurais du tourner les talons bien plus tôt pour m’éviter tout ces tracas mais qu'importe
je ne suis pas capable de remonter le temps....

un frêle sourire de ma part également sans savoir trop comment réagir
ce... c'est rien affirmation bancale tu connais le chemin de l'infirmerie ?
au cas où...
un espoir plus qu'une réelle question, je n'ai soudain plus envie de jouer les belle héroïne empathique
je recule de quelques pas et le regarde un instant

comme si quelque chose m’échappait encore, une parole que je devrais prononcer
clôturer cette mésaventure dans laquelle je n'aurais pas du m'embarquer
hé bien... à bientôt peut-être ?
sans attendre la moindre réponse de sa part, je tourne les talons le plus rapidement possible et m'enfuis
qu'elle folie donc de pénétrer dans la forêt ! les diverse morsures des petites créatures me font encore mal et je n'ose pas tout de suite jeter n coup d’œil à ma cheville, je verrais bien tout ça une fois dans mon dortoir
pas de sortie nocturne cette nuit en tout cas, j'ai déjà eu mon taux d’adrénaline bien plus qu'en suffisance pour aujourd'hui !

[Fin du RP, merci beaucoup ! ♥]
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Osvald Osborne
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Re: Activités forestières

Message par : Osvald Osborne, Mer 27 Sep 2017 - 16:25


RP avec
🌳 Mary Drake 🌈

La semaine avait été calme, pour une fois. Le dernier événement «mouvementé» en date était le match de Quidditch que j'avais été voir et où j'avais revu Yume. C'était tranquille, un bon moment de passé. Les cours ne me prenaient pas trop de temps, les professeurs ayant calmé le rythme des devoirs à rendre. Je compte bien profiter de cette parenthèse de calme avant la tempête. D'ici quelques semaines on arrivera en période de révision d'examen et là tout sera bien moins décontracté.

En sortant de ma dernière heure de cours je me dirige directement vers le parc. Pas de détour par la salle commune ou les cuisines. J'ai envie de prendre l'air maintenant. Je me sens toujours mieux à l'air libre, peu importe le temps. Contrairement à beaucoup de monde qui préféraient ne mettre le nez dehors que lorsque le taux d'ensoleillement et la température leur convenaient personnellement. Ce que je peux comprendre mais que je trouve un peu dommage.

D'ailleurs comme il fait assez couvert, il n'y a pas grand monde dehors. Un ciel un peu chargé, un vent frais ébouriffant les cheveux, des faibles rayons de soleil perçant çà et là la couverture de nuages au-dessus de nos têtes. Un temps parfait à mes yeux. Je me laisse porter par mes jambes, sans faire attention, me demandant s'il allait pleuvoir ou non. Dans le doute je décide de me diriger vers les arbres les plus proches.

Le son de la pluie battant le feuillage des arbres, réveillant les odeurs de la terre, caressant les écorces et les peaux... rien que d'y penser ça me rendait heureux ! Je me mets à espérer que l'averse soit douce et longue. Certaines personnes aiment la pluie, derrière leurs vitres ou sous leur porche, emmitouflées dans une couverture, une tasse de thé et un livre à la main. Moi je préfère être au premier rang, au cœur de la danse, la symphonie aqueuse au plus près des oreilles.

Je jette mon dévolu sur un arbre de taille moyenne à l'orée de la Forêt. Je rajuste mon sac sur mes épaules, frotte mes paumes l'une contre l'autre puis prends appui et saute les mains tendues vers la plus grosse branche à ma portée. Je juge malheureusement mal la distance et n'y arrive qu'au bout du troisième essai, en prenant un pas ou deux d'élan cette fois-ci.
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Re: Activités forestières

Message par : Mary Drake, Jeu 26 Oct 2017 - 20:36


Désolé pour le retard

Les projecteurs s'affolent dans une danse démentielle, immense, créatrice de mirages, bleu, vert, rouge, cyan, magenta, jaune
Ils jouent, entre eux, en mettant plus de luminosité, créant des teintes, partout, ici, là, vers nous
Nous, toi, moi, les yeux, la lumière est partout
Mais d'une injustice sans faille, les couleurs si jolies, que tout le monde voit
sauf moi
eh bien, en fait, c'est un rejet, oui oui, honteux n'est-ce pas ?
Ce qui est refusé, c'est la beauté, ou la mocheté, en tous cas un mélange
Il y a peau de choses bleues dans la nature, c'est qu'il faut être difficile pour vouloir de lui mais pas les autres
Et les blanches, blanches roses, si pures alors qu'au final elles prennent tout, égoïstement
N'est-ce pas une vaste connerie ?
Sûrement...

Dans le parc j'avance souvent en soufflant soupirant sous la caresse du vent
Mais à force de répéter ces mêmes actions je sens que ça perd son pétillant
Pourtant aujourd'hui exceptionnellement ça va mieux, bien tristement au fond car j'ai capitulé en acceptant ce qui est une première étape vers la guérison du moins je l'espère sinon c'est fait pour rien
Et me voilà dans les brins d'herbes cette fois-ci ils ne me chatouillent pas les chevilles, mon corps est couverte d'un tissu noir, la tête aux pieds
Danse macabre, danse funèbre des remous formés par le tissus, consciencieusement entouré de la peau blanche, un véritable contraste, un partie du ying et du yang à moi moi toute seule
Je continue à tracer le chemin sur la voie plantée, en ligne droite, pointe des pieds
Comme une gamine sur un trottoir, à la différence qu'il n'y en a pas, je joue à la funambule, trébuchant souvent
La terre n'est pas régulière
C'est rigolo, quand même, tant que je ne me foule pas la cheville

D'un rictus éternel j'arrive devant un arbre, un enfant y est perché, n'est-il pas le corbeau ?
Renarde, j'hésite, peut-être ai-je envie de lui voler son dû, son fromage, ses beaux yeux
Tournoyant, tête penchée, je sens la tournure des événements m'échapper
Sage, sage, il faut être une gentille fille même lorsqu'on broie du noir, voyons
Alors j'hésites, lèvre pincée, finalement je peux essayer non ?
Pas de lui piquer son repas, non, on ne les y prend plus les oiseaux,
Plutôt de tenter de parler, en le regardant, si haut, et moi, si basse

-Hé, bonjour, monsieur de la Branche, que vous êtes resplendissants, sans vous mentir, si cette esquisse de sourire est la vôtre, je vous vois enjôleur de ces bois charmeurs !

Puis je m'assieds, là, sur le sol, cou tendu, comme si je m'en fichais d'avoir un torticolis
(c'est faux)
Mais situation oblige
Alors une fois installée, je laisse ma main faire un petit signe
Coucou, dit-il
Reste plus qu'à taper mon front dans le tronc et je serai un véritable
Si c'est pas intelligent ça !
Mais j'vais éviter, on va se fâcher fort sur moi sinon...
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Osvald Osborne
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Re: Activités forestières

Message par : Osvald Osborne, Dim 12 Nov 2017 - 19:25


Le dos calé contre le tronc je ferme les yeux un instant, profitant de toutes les sensations que j'arrive à capter. Les plis dans l'écorce qui s'enfoncent dans mon dos, le vent frais qui se cogne contre mon corps avant de glisser dessus pour continuer son chemin, les odeurs s'échappant de la terre et des feuilles, des sons provenant de partout... Je rouvre les yeux après ce qui me semble être une éternité mais en vrai ça ne devait faire que quelques minutes. Qu'est-ce que je fais maintenant ? Je lis ? Je rêvasse ? Je - ?
Un sursaut de tristesse me prend aux tripes.
Je... vais les chercher... ?
Mon dos s'écarte du tronc à la présence si réconfortante. Mon corps se tourne viscéralement vers la Forêt. Vers elles.
Je déglutis péniblement alors que d'un coup, sans raison, je commence à avoir froid. Mais pas vraiment à cause de la température extérieure. J'essaie de me calmer en me remémorant ce que le centaure m'a dit avant de partir : pas de précipitation, c'est voulu, c'est prévu, quand le moment viendra je les retrouverai. Sauf que depuis ce jour, dès que je passe près de la Forêt, la même question me taillade l'esprit à force de ricocher sans cesse dans ma tête : comment reconnaitre le bon moment ? Avec ellestout est si simple ! Si bon moment il y a, elles m'y accompagnent. Ici je suis seul. Voir un peu moins que ça puisqu'il me manque une partie de moi-même.

La vision que j'ai de l'orée de la Forêt se distord et s'assombrit un peu, à trop me concentrer et me crisper, je me faisais du mal. Est-ce que j'y vais ? Maintenant ? C'est maintenant ? Si pas comment le savoir ? Sans elles il me faudrait quelque chose pour me le montrer, comme un -

« Hé, bonjour, monsieur de la Branche, que vous êtes resplendissants, sans vous mentir, si cette esquisse de sourire est la vôtre, je vous vois enjôleur de ces bois charmeurs ! »

Du haut de mon perchoir mon premier réflexe est de tourner la tête, à ma hauteur, pour voir d'où venait la voix. Ça et de rougit aussi, va savoir pourquoi. Est-ce que c'était le ton ou les mots qui me font ainsi monter le rouge aux joues ? Une fraction de seconde de plus et il me vient la brillante idée de baisser le nez. C'est alors que je vois une brune me saluer de la main et s'asseoir sur la pelouse. Moi, une fois le contact entre mes pupilles grises avec les siennes, brunes, je sens toujours la chaleur qui émane de mes joues.

On est trop habitué à tout voir sous le même angle, celui, horizontal, que nous offre notre taille. On a rarement l'occasion d'observer quelqu'un en plongée de très haut ou de très bas, du coup quand ça arrive c'est assez perturbant. Je ne saurais pas dire si la fille est grande ou petite, de là d'où je suis et même si ce n'est pas vraiment très haut, ma vision est biaisée. Par contre je pouvais voir son visage. Et ses yeux. Et... ses cicatrices ?

Sortant de mon mutisme : « Ah euh bonjour ! »
C'est tout ce que j'avais à offrir pour le moment, un salut simple et un grand sourire sous des joues roses. Mais j'aurais moi aussi voulut la saluer avec des jolis mots dans de jolies phrases.
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Mary Drake
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Re: Activités forestières

Message par : Mary Drake, Jeu 30 Nov 2017 - 20:28


Il est bien beau de parler
D'esquisser des gestes enjoués
Il est bien beau de sourire
Même si il n'en reste plus à offrir
Il est bien beau de crever
Dans un coin abandonné
Tournois-tournois-tournoyer
Masque porté
Rôle sur la peau, dans la tête
Même pas consciente de ce que l'on fait
Les deux clans séparés
Parce que trop violents pour continuer
La bataille toujours rageuse
Corbeau renard cigale fourmi
Une drôle de fête
Rassemblement des plus artistiques
Un air dramatique
Toujours dans les tons de joueuse
J'aime pas me contenter d'observer
Même si je dois y laisser la vie
Le jeu en vaut la chandelle
Ce n'est pas comme si je semais des mies
Ou qu'elle était si belle
Pour donner envie d'être vécue
Paroles d'une enfant révolue

Geste tendu vers le tronc, mémoire lointaine
Plus envie d'y écraser mon crâne, il y a mieux
Juste sentir l'écorce sous mes doigts
Sans arrières pensées, ni haine
Les faire disparaître, j'fais ce que je peux
Sans me presser pourtant bordel y'a l'feu
S'perdre, plus d'une fois
Dans la contemplation
Oubliant, malgré soi
Ce qu'on fait là pour de bon

Déception quand c'est seulement un bonjour
N'a-t-il rien d'autre à me proposer ?
Heureusement que le sourire s'est fait éclatant
Une braise de satisfaction
Pour le coeur et les tripes
C'est pas tous les jours
que ça accepte d'arriver
Aussi dans un soulagement
J'accepte pour de bon
De rien voler à ce type
Il en a pourtant des propriétés
Que je souhaite récupérer
Mais trop innocent
Ce qu'il faut c'est un gentil qui aurait pu basculer
D'un bien obscur côté
Ce n'est qu'un enfant
Je doute que cela lui soit déjà arriver

D'un bond je me relève
Aucunement envie de commencer une trève
Quelques mouvements esquissés
Pif paf pouf me voilà à côté
Dans le gris j'suis toujours plongée
Aucune couleur n'a décidé
De montrer son bébé nez ~ pour changer
Dans l'espoir j'suis toujours englobée
Avec une lueur de malice
Langue contre lèvre, beau délice
Se contenter d'une vérité
Juste du réalité
Finalement j'ai décidé
Petit enfant appommé
De ne pas tenter de dérober
L'un de tes dû
Quel qu'il soit
Bien que je fus
Intéressée par ce qu'il se trouve là

Montrer d'un geste les dents éclatantes
Si tentantes...
Cependant je te demanderai un service
C'est un débile vice
Mais si tu pouvais me prêter tes yeux
Juste un peu
Ou bien alors m'expliquer
Et créer
Des tes petites mains d'magicien
Un arc-en-ciel
Aussi onctueux que du miel
Puis m'expliquer de ta douce voix
Comment tu le vois


J'essaie de reproduire
Ce que je dois m'essayer à offrir
Alors j'en invente un et le plaque
Faut pas être akotédlaplak
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Osvald Osborne
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Re: Activités forestières

Message par : Osvald Osborne, Mer 6 Déc 2017 - 18:32


Quelqu'un d'autre dirait que la brune est bizarre. Mais moi je la regarde comme un trésor. Son regard, ses gestes, ses mots. Tout paraît à la fois exalté et éteint, donnant un mélange surprenant. Je la regarde du haut de mon perchoir, un peu fasciné et toujours les joues brûlantes. Assise elle semble tiraillée dans ses pensées. Le tiraillement je le comprends, mon cœur serré aussi, surtout en ce moment. La Forêt est toujours derrière moi, quelques heures à peine me séparent de l'autre moitié de mon âme et pourtant je suis là, sur cette branche à rougir devant une fille aux jolis mots.

Quand je la vois se lever d'un bond et me rejoindre en quelques acrobaties, je la regarde d'un air surpris et pendant que je la sens me sonder du regard mon cœur se met à battre la chamade. Quelque part en moi je me dis que c'est peut-être un esprit des bois mais elle porte clairement l'uniforme et puis la dernière fois que je me suis risqué à une hypothèse du genre je me suis retrouvé... comme je suis maintenant...

D'un coup de l'hydromel s'écoule des lèvres de la fille, les gouttes d'or se déversent entre nous, fluides et scintillantes comme des paillettes. Hypnotisé je bois son discours aux paroles dansantes et hoche solennellement la tête quand la cascade chantante s'achève à mon grand regret. Je pourrais l'écouter parler indéfiniment...
Un arc-en-ciel elle me demande, un arc-en-ciel je donnerai à cette fille de Bragi.

Je lève les yeux vers les cieux et dans un élan de prière je les cherche dans ma poche. Sauf qu'elles ne sont pas là. Le retour à la réalité est si brutal que j'ai l'impression de pousser un petit cri d'animal blessé. Elles ne sont pas là. Et sans elles je ne suis rien... Mes yeux reviennent sur ceux de la poétesse, bruns comme l'écorce de l'arbre qui nous soutient.
L'arbre...
Dans un sursaut de sagacité je me retourne vers le tronc puis examine intensément les feuilles au-dessus de ma tête. Non, pas celui-là.
Je souris à la fille de Bragi en entamant ma descente. Je devrais lui parler, lui dire ce que j'ai derrière la tête mais ma voix est comme bloquée. Après tant de beauté, l'idée de gâcher ce moment avec ma prose maladroite et simpliste m'est intolérable. J'espère qu'elle comprendra quand même.

Atterri sur la terre ferme, je me dirige vers un autre arbre, un peu plus loin. J'en fais le tour, le touche, caresse l'écorce, le respire, ... *Oui, celui-là. C'est celui-là.*
Je fais un geste vers la rimeuse, lui montrant mon choix. Il sera parfait mais il ne suffira pas à lui tout seul. J'ai besoin d'encore deux ou trois choses. Je repasse près de l'arbre qui me servait de perchoir jusqu'ici et m'arrête une seconde à ses racines pour dire à l'aide de mes doigts à la brune que je reviens dans deux minutes. Je file alors dans la serre la plus proche. La chaleur me prend à la gorge quand j'entre. Il est facile de trouver ce que je veux et comme les cours sont finis il n'y a personne pour me poser des questions.
« - Mr Osborne qu'est-ce que vous manigancer de faire ?
- Tomber la pluie et briller le soleil !»

J'imagine difficilement la tête qu'aurait faite la professeure Lynch...
En sortant la différence de températures me picote la gorge mais tant pis si j'attrape un rhume, ça vaut le coup.

Je reviens haletant à mon point de départ, les bras chargés de cadeaux. Je dispose la fleur de tournesol, l'armoise et le crocus entre les racines de mon arbre-autel. Je prends ensuite les deux roses et frotte leurs pétales contre l'écorce, pareil avec un reste de feuille de menthe. De mon sac je sors la pomme qui devait me servir de goûter et la dépose au milieu des fleurs jaunes intactes.
Une fois mon autel terminé, je me lève et recule d'un pas.
Cette vision me fait prendre conscience que :
Je ne suis pas rien.
Même sans elles.
Je reste Osvald.
Osvald n'est pas rien.
Mon nom n'est pas Celui qui est au service des runes !

Alors je rassemble des brindilles de bois pour former Fehu et Gebo, chacune à une extrémité, entourant alors mon autel improvisé.
Je recule à nouveau d'un pas et m'assois en tailleur dans l'herbe, plonge mes mains dans le sol, les doigts enfoncés dans la terre et je ferme les yeux. Freyr est généreux. J'ai rarement eu l'occasion - et surtout les motivations - de faire appel à lui, à part une fois pour protéger quelqu'un. Aujourd'hui je fais le lien, demande une audience, pour une demande aussi primaire, aussi pure que sa nature de Vane. L'enfant de la terre que je suis ressent encore plus ces puissances-là mais je dois me calmer pour pouvoir espérer être entendu.

De la fine pluie, un rayon de soleil. De la fine pluie et un rayon de soleil. De la fine pluie ...
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Re: Activités forestières

Message par : Mary Drake, Sam 16 Déc 2017 - 22:27


C'est assez fou, quand on y pense, rien que le fait d'être juste ici. Dans l'oubli, dans les pensées, simplement dans un creux de la vie. Cet arbre aux mille branches qui s'étendent pour essayer de toucher le ciel du bout des feuilles. Une par personne, qui s’entremêlent, se croisent, jusqu'à tomber contre le sol. Que nous soyons feuille ou écorce, cela n'a pas d'importance. Ici, seul le fait d'exister compte. Le reste est un superflu.

Le soleil se lève et on se donne déjà un rôle
Même ceux qui ne se prétendent pas comédien
Ils sont là, enfermés dans des cages prédéfinies
Certains ont simplement la capacité de changer
Un peu ici, un autre là, et une étincelle sur le côté
Des facettes, des masques, des sourires étoilés
Le matin quand j'ouvre les yeux je souhaite être mort
Je suis de ces joueurs qui ne savent plus comment fonctionne le jeu
de ces tricheurs qui ne cherchent plus à comprendre les règles
Ils veulent juste savoir, trouver le trésor sur la carte
Avant d'affronter les petites épreuves

Ils n'ont pas compris qu'une recherche de la vie
c'est la même chose que dans Dora l'exploratrice

Souvent je me retrouve incompréhension. Sans doutes suis-je incompréhensible. À force d'analyser on finit par ne plus se rendre compte que nous le faisons. Les conclusions hâtives deviennent des faits avérés, alors que la demi-seconde de la première impression vient à peine d'être passée. Le petit j'ai voulu en premier le voler, puis lui faire le cadeau de ne pas dérober son sourire. À chaque fois je m'essaie, à coller des noms des étiquettes. Plus à moi qu'aux autres, se comprendre soi avant d'espérer apprivoiser autrui. J'suis coincée dans un cercle d'impossible et j'essaie même pas de le briser. J'passe mon temps à chercher les solutions sur le plafond alors que la trappe pour m'échapper est simplement sous mes pieds. Perdue j'me retrouve souvent à réfléchir, à oublier, ou bien simplement ce vide inquiétant qui remplace toutes idées. Il arrive parfois qu'il n'y ai plus rien, et c'est ça qui me fait le plus peur.

c'est ça le problème, j'suis toujours à la recherche de la bête
de ces ombres qui me suivent
et le pire, c'est juste après avoir oublier qu'elles existent
se dire que ce moment d'inatention
il aurait pu me coûter ces pièces de liberté
que j'passe mon temps à chercher ou à dérober

Faut pas oublier Mary, faut pas oublier de regarder ce qu'il y a autour, ne pas se concentrer toujours sur ses petits pieds. Mais en l’occurrence pour le coup c'est utile. À mes pieds il y a cet enfant auquel j'ai demandé de m'offrir en arc-en-ciel. J'me balance sous ses gestes gris, il repart, un petit deux, des gestes au lieu des paroles pourquoi mais pas de réponses il s'en est allé mais j'ai pour espoir de le voir revenir. Il vient tout juste de montrer un nouvel endroit, alors j'descends, ce fut un passage rapide, et j'attends assise sur le sol.

Il revient seulement un peu plus tard, les bras chargés d'objets, de trésors. J'comprends pas ce qu'il fait alors je me contente d'observer ses gestes si minutieux, il prend son temps en créant, une jolie fleur et des babioles que je ne connais pas mais y'a cette crainte de déranger qui s'écoule alors je... Juste se permettre d'apprécier, un peu sur le côté. J'vois cette pomme douce et délicate puis les pétales sans vraiment recevoir toutes les informations. Peut-être que ce ne sont pas mes yeux qui ont un problème mais seulement moi, jouet dysfonctionnel, la clef pour me faire fonctionner à pourtant été de nombreuses fois changée. Un jour je toquerai à la porte du père Noël ou de Saint Nicolas et je lui demanderai de m'aider.

Il dessine des dessins à l'aide de brindilles puis s'assieds dans l'herbe me laissant totalement béate sans savoir ce que je dois faire. Alors que je ne percute toujours pas je dessine à mon tour sur le sol en prenant une dizaine de morceaux de bois, simple soleil, c'est mon ami Sun, tout simplement, avec son sourire débordant. Il est à côté des drôles de symboles que je ne parviens pas à comprendre, puis je suis, me mettant en face et dans la même position. Que fais-tu ? je murmure alors en fermant les yeux, je ne peux m'empêcher. Savoir, c'est aussi arrêter de se poser des questions.
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Re: Activités forestières

Message par : Osvald Osborne, Mar 9 Jan 2018 - 18:46


Mes paupières closes abritent un théâtre d'images qui se bousculent. Trop rapides, trop floues. Elles ne m'attendent pas et à vrai dire moi non plus. Ce n'est pas moi qui compte. Le vent souffle dans mes cheveux et siffle dans mes oreilles, mais je ne bouge pas. Dois-je me concentrer autant ? Combien de temps ? Jusqu'à quel point ? Je dois surtout refouler tous ces doutes et ces questions mais ce n'est pas exercice facile. Une image reste plus longtemps que les autres avant de disparaître à son tour et de laisser place à des centaines d'autres qui se bousculent à sa suite.

J'ouvre les yeux en même temps qu'un murmure me parvient.
Assise en face de moi, elle me fait confiance. Elle veut comprendre. Elle veut savoir.
Je lâche la terre pour prendre ses doigts dans les miens, et répond tout aussi doucement.
« Je prie »
Peut-être que c'était ça le plus important. Pas l'autel. Pas les runes. Nous.
« Je demande... des couleurs... de la douceur... »
Un peu de froid, un peu de chaud, une mélodie.

Tap tap. Tap tap tap tap.
Bruit de tambours hésitants qui me ramène à la réalité humaine.
Tambours qui s'emballent tandis que de fines gouttes s'abattent partout. Sur les feuilles, la terre, nos cheveux, les pétales des fleurs-offrandes. Elles battent dès lors une mesure endiablée et enchanteresse, pleine de promesses.

Je lève le nez au ciel et laisse l'eau marteler, ruisseler sur mon visage et ça me fait sourire. Sourire qui s'élargit jusqu'à se transformer en un petit rire « La pluie c'est tellement... l'eau. Violente à la rencontre puis ça t'accompagne en caresse avant de s'en aller tout en te laissant cette sensation de fraîcheur sur la peau... »
Brutale et douce, à la source de toute vie, c'est de l'or bleu qui nous recouvre bientôt tout entier.

Je devrais m'inquiéter d'attraper froid mais en vérité même si l'eau était glacée je ne le sentirais probablement pas. Je devrais m'inquiéter d'être trempé mais mes vêtements me collant à la peau finissent par ne plus de distinguer de celle-ci et me donnent l'impression d'être plus libre que je ne l'étais au sec. Le vent ne souffle plus que très légèrement, en ouvrant les yeux je le vois bien agiter quelques feuilles mais dépourvu de cette conviction qui l'animait tout à l'heure.

Tandis que pluie vire à la bruine, je me relève sans lâcher les doigts de la fille de Bragi. « L'arc-en-ciel sera bientôt là » je lui promets. Formant comme un rideau entre nous et le reste du monde, l'eau sublime le parc d'une aura mystérieuse, presque féerique. Je ne serais pas surpris d'entendre valser quelques êtres de la forêt non loin de nous. Bizarrement, j'ai comme la certitude, au fond de moi, que si je prêtais attentivement l'oreille, je pourrais en saisir la mélodie par-dessus celle de la pluie elle-même.
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Re: Activités forestières

Message par : Mary Drake, Jeu 18 Jan 2018 - 21:33


Avec son LA

Il est joli, mon Sun de bois. Mes paupières se soulèvent à nouveau pour l'observer. Oui, vraiment. Il a ce rictus rigolo sur ses lèvres inexistantes. Il me sourit. C'est un peu son rôle, d'allumer les regards à coup de chaleur. Même ses copies y arrivent. J'trouve ça beau. Apaisant également. Y'a comme cette envie de l'éfleurer du bout de mes doigts - mais rien ne m'en empêche - alors je suis les contours de ma créations avec un délice modéré. Il a sa place sur cette herbe verte. Il mérite d'être. Dépassant largement les corbeaux, les renards, la poésie et ce qui est joli. Wais, l'est au-dessus de tout ça. Il ne demande jamais rien alors qu'il est toujours là. C'est une âme charitable qui ne le sait même pas. Je n'ai fais qu'un seul hommage mais y'en a une bonne centaine dans ma tête.

Lui, je ne sais pas ce qu'il fait. Il est là, dans toute son étrangeté mais d'un côté j'aime bien le fait qu'il soit si décalé par rapport au reste, aussi je souris, lorsque ses mains empruntes de terre attrapent les miennes. Elles sont brunes, ça lui va bien. Je continue à fixer. Il parle. La scène est anodine et pourtant elle a une sonorité divergente dans ma tête. Comme si tout était ralenti. Précieux. Que les secondes ont enfin accepté de ralentir ne serait-ce qu'un brin leur cadence. Prier est un concept qui me dépasse. Maman n'aimait pas ça. Et j'écoutais ce qu'elle disait. Donc ça raisonne comme une incompréhension, qui se mue dans un seul murmure tu es donc croyant sans effets, sans jugements. L'hautain de tout à l'heure m'est passé au-dessus de la tête je l'ai mangé et on ne peut qu'en être rassuré. Un fait qui n'attend pas de réponse, juste énoncer les choses au lieu de les garder dans un coin de pensées. Puis le reste scintille. Il a compris. Et il a dit oui. Comme un fin à ce qui tuait, il a invoqué les couleurs pour moi.

Encore
un
---vide
puis

Légères, elles s'élancent dans une quête sans mercis. Une quête qui finit par l'impact. Dans toute leur magnificence elles s'écrasent sur le sol, glissent le long de notre peau. Tu es un magicien ! Crié dans une joie difficile à cacher. Il a fait quelque chose de fabuleux. Douce ironie, nous sommes tous des sorciers, mais ce n'est pas grave. Cette fois, ses mots sonnent tellement bien qu'ils m'enroulent dans un cocon doux que je n'ose pas briser en ouvrant la bouche. Je me perds simplement sous cette eau de vie, donnant encore plus raisons à ce qu'il dit. J'ai l'impression d'être porcelaine et imperméable. Puis d'être une simple feuille de papier trempée. Ce tout et rien à le fois, il est encore plus grisant que le reste.

En plus, il commence à faire coloré
comme parfois il fait fatigué

Mais ce n'est pas la fin de mes surprises. Il y a mieux. À tel point que je ne comprends pas ce qui me vaut un tel honneur. L'épommé me promet un arc-en-ciel. Depuis le temps que j'en ai plus vus ! Alors je me relève, parce qu'il est debout aussi, puis je serre plus fermement ses mains et commence à tourner. Tourner. Tourner. Tourner encore jusqu'à ne plus avoir de tête, autour des rideaux, de la pluie déchue, sans piétiner les petites sculptures de bois.

Et puis d'un coup je m'arrête. Parce que j'vois au coin de l’œil un truc qui me titille. Le monde termine sa ronde, la Terre s'arrête. Mon doigt pointe un morceau du ciel. Tu as réussi !
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Re: Activités forestières

Message par : Osvald Osborne, Ven 16 Fév 2018 - 20:46


De toute évidence je ne suis pas le seul de nous à ressentir la poésie du moment. La brune se lève à son tour et m'emporte avec elle dans une danse effrénée sous la bruine. On se met à tourner et tourner et tourner, resserrant l'étreinte de nos mains pour ne pas se perdre dans la ronde et moi je me laisse aller à rire comme un enfant. Derrière nous le monde n'est plus que traînées de couleurs, s'étalant encore et toujours un peu plus, comme travaillées par le pinceau d'un artiste voulant se dégourdir le poignet. La pluie finie par ne même plus avoir le plaisir de choisir où et comment tapoter ma peau, c'est moi qui vais à sa rencontre, jusqu'à ne plus la sentir du tout.

Puis tout s'arrête, brusquement. Ma partenaire de danse opte soudain pour l'immobile et j'ai du mal à me défaire de notre valse. Ma tête tourne encore, refusant de laisser partir ce moment de joie simple. Quant à mon équilibre, il me fuit tout simple et refuse de montrer le bout de son nez, vexé d'avoir été coupé d'un si excitant élan.
Tu as réussi !
Mes yeux faisant finalement le point, je suis la direction pointée par la fille. Des couleurs. Plein de couleurs !

Encore toutes timides, perçant avec appréhension la grisaille, les couleurs s'installent tout en s'excusant probablement auprès des gouttes d'eau pour la place qu'elles sont sur le point de leur prendre. C'est que c'est doux, une couleur.

De nouveau sur la terre ferme, je me place aux côtés de celle qui m'a demandé ce petit miracle. Moi je l'avais demandé à Freyr. Et Freyr l'avait demandé aux éléments. Ils avaient tous accepté sa demande, à elle. Rien que ça, c'était incroyablement beau. « C'est laquelle ta préférée ? » je demande, tout curieux. « Moi c'est le vert. Regarde ! Là, tu vois ? Il est tout fin mais il y a un ruban de vert entre le jaune et le bleu »
Évidemment du vert il y en a aussi partout autour de nous. L'herbe, les feuilles,... mais le vert d'un arc-en-ciel est si particulier ! Parce qu'il est vif tout en étant seulement passager. « Il fait office de passerelle entre les deux parce que c'est une couleur extrêmement vivante, comme le jaune, mais aussi douce comme le bleu. Alors que le bleu et le jaune ne pourraient pas se tenir côte à côte sans se faire de l'ombre et jouer des coudes, le vert lui épouse vraiment sa place d'entre-deux... »

Je regarde plus attentivement le visage de la danseuse. Est-ce qu'elle était du genre à aimer le rouge ? Peut-être bien. Ou plutôt le mauve ? Le rose lui irait bien aussi, mais je ne la connais pas suffisamment pour m'avancer. Alors j'attends sa réponse, avide de savoir.
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Re: Activités forestières

Message par : Mary Drake, Dim 25 Fév 2018 - 17:50


Je déglutis - compliqué d'avaler ce qui reste coincé entre la langue et la gorge. Les yeux pleurent mais loin de saigner, ils veulent montrer leur joie - émotion ~ oui c'est ça ils sont heureux ; admiration. Je sais pas comment il a fait, quelle magie il a pu utiliser mais cette histoire de vol est entièrement terminée il a - frissons impossibles à stopper - il a réussi il a donné vie à ce rien, créé à partir d'une pensée. Ma baguette est illusoire à côté. Je ne sais plus trop à quoi ça sert d'être sorcier, jamais une magie traditionnelle comme on nous l'apprend à l'école a un jour réussi à créer cette valse d'émotion dans ma poitrine. Les six lignes sont encore grises en l'instant mais jamais je n'ai eu autant d'espoir - et de volonté - pour y arriver. Jamais quelqu'un n'avait exprimé autant de passion pour arriver à une fin qui en soit est un début merveilleux.

Parfois je voudrais
Prendre mon courage à deux mains
coller ces deux fausses ailes
dans mon dos
mais ne pas avoir les yeux
plus grands que la réalité
ne pas monter jusqu'aux infinis
des cieux
Juste frôler du bout des doigts
pas très hauts
les fin d'arbres
les arcs-en-ciel
aussi
si ce n'est pas trop loin

Me bercer d'illusions
en voyant de si haut

Nous avons déjà nos balais
c'est vrai
mais ne pas dépendre
de bois - avec tout mon respect pour eux n'est-ce pas
de personne en fait
de rien aussi
ce serait le plus beau des moments

Tu me demandes un choix et je sais que cette fois j'en ai pas. C'est trop cruel de ne pas pouvoir profiter de ce spectacle qui t'a donné tant de peines. Mes mains enlèvent du champ de vision des mèches de cheveux qui barraient le visage. Je plisse mes yeux, tourne la tête : je donne tout pour que ça fonctionne. Je pourrais utiliser la même méthode que d'habitude mais ça ne serait pas très gentil pour lui. J'veux pas lui faire l'affront de me péter le front pour profiter de son cadeau. La dernière solution reste ce que j'appelle toujours la méditation jambonesque. Croisant mes bras toujours statique debout, je laisse mes paupières tombées sur ce qui me reste d'yeux. Haaaaaaaaaamn.

Crispation - ouverture : résultat. Les rideaux de la pièce s'ouvrent une deuxième fois espérant ne pas avoir perdu trop de spectateurs en cour de route. J'relève la têt vers le ciel - je ne savais pas que je l'avais baissée à vrai dire. Quelque chose à changer, un sourire apparaît inéluctablement sur mon visage. Ça a fonctionné. Le hamn a encore marché. C'est la meilleure technique de méditation de nos jours, résultat cent opurcent assuré à caque coup je peux vous le promettre ! Violet. Bleu. Orange. Jaune. Rouge. Vert. Comme d'habitude il n'y a pas photo. Heureuse de pouvoir donner une réponse, je souris en lui murmurant pour toujours le bleu en sautillant.

Ensuite le magicien me raconte une jolie histoire dont j'avale les mots avec toujours autant d'émerveillement. J'ai une déesse déjà. Mais sans nul doute que tu seras mon dieu. Il n'y a pas de question c'est sans appel. Son avis m'importe peu. Tu es donc une parcelle entre plusieurs couleurs, comme une âme-fil au coeur d'or qui tend les maillons pour former une toile tentaculaire !. Hochant la tête pour moi-même, je poursuis cette théorie. Du coup t'es un super-héros en fait !
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Re: Activités forestières

Message par : Osvald Osborne, Sam 10 Mar 2018 - 17:19


Le bleu.

Sa réponse, expiée en un murmure telle une déclaration d'amour, fait sens. Oui le bleu lui correspond bien, quand j'y pense. Une âme en proie à des vagues incontrôlables et un cœur voulant renouer avec des bonheurs simples. Bizarrement j'ai comme l'intuition que j'ai à mes côtés une fille de l'eau. Bien différente de celle avec qui j'ai l'habitude de me heurter, telle une source inépuisable de tsunamis. La poétesse, elle, incarne une autre sorte d'eau. Plus comme un ruisseau. Ou non, pas tout à fait.. mais l'idée est là.

Elle me parle de dieu et de déesse, dont elle souhaite que je fasse partie et d'un coup mon visage s'enflamme d'embarras. Le rose prononcé de mes joues doit grandement jurer avec le reste du décor et le fait qu'elle me compare à un super-héros n'arrange pas les choses ! Moi je ne suis ni super, ni héros. Je suis juste... moi ?
Je ne suis pas le dieu qui a créé cette merveille qu'est l'arc-en-ciel, je suis juste celui qui savait comment demander à un dieu de le faire.

Pourtant je ne relève pas. Je ne veux pas briser la magie du moment.
C'est à cause de cette expression qu'elle a sur son visage. Comme si elle voyait pour la première fois depuis des années. Comme si les couleurs lui accordaient enfin le droit de les percevoir après l'avoir boudée pour d'obscures raisons. Et sur ce sourire, dans ces yeux, la joie se lit très clairement.

Deux petits humains émerveillés par la beauté de la nature, voilà ce qu'on est et voilà ce que je souhaite que l'on reste toute notre vie.

« Le bleu... Oui je comprends pourquoi les gens aiment tant le bleu. » Le ciel, la mer, la puissance, l'innocence, la découverte, la curiosité, il y a tant de propriétés rattachées à cette couleur ! « Ce qui est amusant dans un arc-en-ciel c'est qu'il est à la fois criant et puis il devient... presque discret ! Tu vois on ne peut pas le manquer, le bleu, il est aussi voyant que le jaune ou le rouge ! » grâce au ciel gris, car encore chargé des nuages nous ayant arrosé quelques minutes plus tôt, rend l'observation des plus simple. Pourtant ces gros moutons aux airs soyeux et à l'attitude tantôt triste, tantôt joueuse, se séparent de plus en plus chacun de leur côté. On peut facilement les deviner exténués d'avoir fait tout ce chemin pour participer à cette scène féérique, ravis d'avoir fait du bon boulot mais aussi impatients de retrouver leur petit coin d'atmosphère à eux. Ou bien de partir en voyage, direction une contrée lointaine où d'autres petits singes sans poils se languissent de les observer par curiosité ou romantisme. Qui sait ce qui se passe dans la tête d'un nuage après tout ! « Le gris s'en va et voilà le bleu qui reprend de l'ampleur. Souvent il a la grosse tête, comme maintenant. Le pauvre mauve, qu'on ne remarque déjà pas beaucoup, va se retrouver absorbé par le bleu de l'arc-en-ciel et celui du ciel lui-même. Bientôt il faudra plisser les yeux pour parvenir à le distinguer dans cet océan capricieux au-dessus de nos têtes. » Certains diront que c'est ce qui arrive quand on est non seulement voisin d'un bleu tout en étant - en plus ! - la dernière couleur de l'arc-en-ciel, moi je trouve que c'est un peu triste pour le mauve qui mérite pourtant sa place au même titre que toutes les autres couleurs.
*oui mais...*
Je détourne les yeux de l'arche colorée pour retrouver la teinte noisette de ceux de mon amie, puis dans un léger rire j'ajoute à ma vision du bleu : « Mais en même temps c'est une couleur qui aime l'harmonie autant que le désordre, et que ce soit dans un cas comme dans l'autre elle préfère toujours en être... la régisseuse. »

Pour être tout à fait honnête ; j'ai hésité entre ce dernier mot et « régente » mais n'étant pas sûr de bien saisir la nuance entre les deux j'ai préféré utiliser celui qui me paraissait le moins brutal.
Mine de rien quand je commence à parler j'ai du mal à m'arrêter. Souvent j'ai peur d'avoir été trop loin dans ma pensée et d'avoir perdu mes interlocuteurs en chemin. Tout ça n'était pas très clair et parfois on a beau chercher pendant des heures, on ne parvient pas à mettre le doigt sur le mot qui convient parfaitement à ce que l'on voudrait exprimer...

Toujours est-il que
Le bleu et le vert
C'est un beau duo.
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 Activités forestières

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