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Dans les compartiments du Poudlard Express
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Sue Glanmor
Préfet(e)/Serdaigle
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Re: Dans les compartiments du Poudlard Express
Sue Glanmor, le  Ven 1 Mar 2013 - 22:56

Azmaria couva les mille et une confiseries de ses yeux vairons perçants. Au bout de quelques secondes, elle se munit d’une bourse qu’elle ouvrit simplement pour demander au paquet de Chocogrenouille. Tiens, elle aussi ? Peut-être qu’elle adore ? songeait la bleue et bronze en l’observant effectuer ses achats. Elle-même adorait ces créatures au bond si magique et au goût si délicatement sucré ! Bien évidemment, les cartes que dissimulait le paquet étaient pour beaucoup dans l’envie qui la poussait depuis toute petite à demander ces friandises.

Jessy déposa sa Plume en sucre et sa Chocogrenouille sur ses genoux, à une distance pour le moins convenable de la peluche couleur chamallow. La sorcière derrière son chariot réalisa que les commandes étaient terminées dans ce compartiment puis, après une salutation et un souhait de bon voyage, ferma la porte suite à son départ. Un soupçon de calme reparut, troublé par les bruyants soubresauts du Poudlard Express et les conversations de vive voix de quelques apprentis sorciers voisins.

L’Aigle vola une grande gorgée de son gobelet de jus citrouille et soupira de bonheur. Le liquide glacial la rafraîchissait au plus haut point ; il se déversait dans sa bouche, dans sa gorge, apportait avec lui le goût peu commun du légume orangé symbolique de la magie. Un pur moment de joie. Soudain, elle remarqua que la nouvelle de Poufsouffle l’observait de son regard bleu/rouge inquisiteur. Elle lui demanda si elle avait voulu lui poser une question. Un sourire étira les lèvres de Jessy, qui était surprise qu’elle ait aussi bien deviné ses pensées. En effet, une question l’avait effleurée à l’instant, aussitôt chassée par l’arrivée de la commerçante. La demoiselle éclaircit sa gorge avant de répondre :


    « Oh, oui… Je me demandais, tu décris ce travail un peu durement et pourtant tu envisages de le faire plus tard. C’est un peu bizarre, non ? »
Azmaria Slown
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Re: Dans les compartiments du Poudlard Express
Azmaria Slown, le  Sam 2 Mar 2013 - 10:03

« Oh, oui… Je me demandais, tu décris ce travail un peu durement et pourtant tu envisages de le faire plus tard. C’est un peu bizarre, non ? »

Elle voulait le faire malgré tout les désavantage et le mal qu'elle pouvait en dire. Ses parents avait mis beaucoup d'amour dans leurs hôtels, chaque hôtels étaient de qualité cinq étoile et de première classe, pour autant, ses parents se refusé a accueillir uniquement les gens riches. Elle se souvint d'une fois ou sa mère avait ramener un jeune homme d'une vingtaine d'année qui, a ce moment là, était SDF et n'avait pas d'argent. Elle lui avait donner un toit, a manger, et un travail, être avec moi quoi qu'il arrive. J'aimais mes parents, ils étaient gentils, j'aimais leurs travaille quoi que je puisse dire, c'était une partie d'eux-même...

- J'aime mes parents, quand ils ne serons plus là, j'ai du mal a m'imaginer laisser leurs hôtels qu'ils ont chéri pendant des années, faire faillite.

Le train, commença a ralentir a la grande surprise d'Azmaria. Elle regarda par la fenêtre et vit qu'ils entré en gare... Une fois le train immobiliser, elle se leva et récupéra ses valise avant de rabattre son capuchon sur sa tête et fit un signe de main a Jessy. Elle descendit, observant les élèves se précipiter sur le quai avant de prendre la route vers le château...

Fin du RP'
Valiné Whisky
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Gryffondor
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Re: Dans les compartiments du Poudlard Express
Valiné Whisky, le  Ven 3 Jan 2014 - 23:33

[Rp avec la sympathique Natasia Dragunov, Valiné a 16 ans à ce moment-là.]


C'était sa première année à Hogwarts et aussi sa dernière. Effectivement, elle était partie de Salem à la fin de l'année dernière à cause des ennuis qui lui tombaient dessus à chaque fois : A 11 ans, ses parents étaient morts et elle avait été soumise au sortilège Doloris. A partir de ce moment-là avait commencé une longue vie de problèmes. Si encore, sa famille l'avait soutenu... Elle étouffa un sanglot et monta à bord du train qui devait la conduire au château. Tout le monde l'avait laissé tomber là-bas, alors à quoi bon y retourner ? De grosses larmes humides coulaient toujours sur ses joues, humides depuis beaucoup trop longtemps maintenant. Elle ne chercha ni à les arrêter, ni à les cacher car c'était inutile vu qu'elle pleurait tout le temps depuis six ans. C'était grand à l'intérieur mais presque tous les compartiments étaient prit. Il n'en restait plus qu'un et elle y pénétra difficilement.


- Allez Valiné... Dans un an tu seras majeure et t-tu pourras te consacrer à aut-aut-autre chose.


Dans un an elle irait en Amérique, et même si c'était inutile car personne là-bas ne l'aimerait jamais, elle en avait un pressant besoin, comme si sa place n'était pas ici, qu'elle était ailleurs... C'était un sentiment qu'elle ne pouvait expliquer. Comme si son cœur avait été arraché et qu'à la place, un peu de boue salement déposé prenait place, elle voulait y retourner. Elle mit difficilement sa valise en hauteur car même si elle était largement assez grande pour y arriver, elle était secouée de spasmes et ne faisait que trembler. Comme d'habitude, cela l'agacer mais elle ne pouvait arrêter, comme une longue torpeur qui n'en finissait jamais... Et qui n'allait jamais finir, c'était impossible en réalité. Un cauchemar éveillé, voilà ce que cela ça représentait pour elle. Elle continua à gémir, c'était bien son problème maintenant.


- Arrêtes-toi, tu es pathétique, se dit-elle.


Ses cheveux blonds clairs, emmêlés, lui tombaient dans la figure à présent. Comme son père, elle était blonde. Mais, elle avait les yeux de sa mère, de beaux yeux marrons glacés avaient la forme de deux amandes. Elle s'en foutait de son apparence maintenant, à quoi ça servait tout ça ? S'occuper de soi-même alors qu'on est censée mourir, c'était stupide... Alors elle se coiffait, mais elle n'y prenait pas plus longtemps. Elle n'était pas maquillée non plus. Pourquoi se tartiner de la graisse sur le visage alors que personne ne tient à elle ? Ses fines lèvres légèrement roses faisaient ressortir sa peau pâle, très pâle même ces temps-ci. Sa grande taille ne l'aidait plus et elle trébuchait toutes les cinq minutes. La nouvelle fondit en larmes dans ses mains et sortit un mouchoir de son sac vert criard qu'elle tenait en bandoulière et où était marqué en lettres anciennes "Salem". Sa grand-mère... La seule personne qui 'lavait apprécié réellement dans sa famille, lui avait donné ça à sa mort. Dans tous les cas, ça avait été sa vie contre celle d'un autre, elle ne voulait plus de ça, surtout pas ici.


- Cela n'arrivera plus jamais. Jamais, et j'espère que c'est clair, tu ne dois plus laisser les autres le faire à ta place...


Elle pleurait, éternellement, dans un mouchoir où elle se moucha, puis regarda le paysage. Il était encore tôt mais au moins personne ne viendrait la déranger, c'était déjà ça... Elle n'aurait pas plus d'amies ici que ailleurs, elle se le promit. Comme ça, tout le monde resterait en vie, et vivrait heureux, normalement... Sans elle quoi.
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Re: Dans les compartiments du Poudlard Express
Invité, le  Sam 4 Jan 2014 - 1:05

Nastesia se tenait sur le quai 9 3/4, traînant derrière elle son chariot contenant sa malle et le panier de son petit chat blanc aux yeux vairons, qu'elle avait nommé Tolstoï en référence à son auteur slave préféré. A la main, elle tenait Anna Karénine, roman moldu de l'auteur qui portait le nom de son félin, l'édition russe, qu'elle affectionnait tout particulièrement. Regardant autour d'elle, elle soupira. Tous ces gens... Raffermissant sa prise sur le chariot derrière elle, elle s'avança vers le train qui n'allait pas tarder à s'ébranler, slalomant entre les personnes qui pleuraient (les parents...) ou qui étaient ravis d'échapper aux étreintes parentales.

Elle tenait à la main une missive, coincée entre ses doigts fins et le livre, qu'elle regardait parfois en soupirant.


Lettre:
 


Nastesia soupira. Encore et toujours ma même rengaine, sempiternelle, qui revenait à la charge à chaque congé depuis sa cinquième année. Et la pression se faisait de plus en plus forte. Tout en traînant sa malle, espérant trouver un compartiment vide, elle réfléchit et se dit encore une fois qu'il en était hors de question. Cela allait raviver de vieilles disputes mais elle ne laisserait personne lui dicter sa conduite, jamais. C'était l'une des choses les plus importantes pour elle.

Après avoir erré dans le train pendant cinq bonnes minutes, elle trouva un compartiment avec pour seule occupante une jeune fille blonde. Résignée, et sachant qu'elle ne trouverait pas d'autre compartiment aussi peu peuplé, elle fit coulisser la porte et passa sa tête par l'ouverture.


- Salut. Je peux m'installer? Tous les autres compartiments sont pleins et j'en ai ma claque d'en chercher un qui ne soit pas rempli d'imbéciles immatures.


Nastesia haussa un sourcil. La fille pleurait à chaudes larmes dans un mouchoir. La jeune slave hésita, puis ajouta :


- Mais si je te dérange, je peux trouver un autre compartiment. Je veux dire...


N'ajoutant rien, elle attendit la réponse, intriguée par la raison de ce désespoir et espérant vivement que la fille la laisse achever son périple et s'installer avec elle.
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Re: Dans les compartiments du Poudlard Express
Valiné Whisky, le  Sam 4 Jan 2014 - 2:32

Une fille qui devait avoir son âge arriva et lui demanda de s'installer. Elle répondit d'un hochement de tête positif et attendit qu'elle s'installe convenablement. La blonde étouffa un sanglot, se moucha puis se tourna vers la personne en face d'elle qui devait la prendre pour une idiote. Elle aurait aimé pouvoir sourire mais c'était impossible pour elle. Elle pleurait toujours, et ses yeux étaient pleins de larmes. Elle devait certainement la prendre pour une folle et elle en était désolée mais elle ne parvenait pas à articuler un seul son. Après tout pourquoi faire ? Elle n'était pas là pour se faire des amis, mais pour survivre, alors à quoi bon embêter les gens, si elle leur parle ils finiront comme ses parents... Elle pleurait pour de bon cette fois-ci mais elle ne pouvait rien faire alors elle se laissa simplement aller.

- J-je s-s-suis désolée... C-Ce n'est pas d-de ta faut-te. I-Installes-toi, je t'en p-p-prie. N-N-e t'en f-f-fais pas pour m-o-o-oi.

Pourquoi s'en ferait-elle après tout ? Personne ne la traitait comme une humaine, elle devait vraiment être un monstre pour ça... Et si c'était le cas, elle ne voudrait pas embêter cette fille, surtout pas, même pas la déranger, elle voulait juste rester en vie assez longtemps. Même mourir finalement ne la dérangeait pas plus que ça, mais ses parents étaient morts pour sa vie alors elle se devait... pour eux. Tout le monde maintenant devait rester vivant, c'était pour ça qu'il l'avait envoyé ici, comme ça elle ne les tuerait plus, ils seraient vivant pour toujours maintenant qu'ils étaient débarrassés d'elle à jamais. C'était triste de penser qu'en un an toute sa vie avait changé et elle aurait mieux fait de ne jamais naître, tout le monde serait encore vivant et heureux... parce qu'elle en serait pas là.


- Vrai-vraiment ne te souc-cie pas de m-moi, la plup-plupart des g-gens font comme si je n'ex-ex-existais p-p-p-pas.


Elle n'avait pourtant dit que la stricte vérité et se sentait replongé, à fondre en larmes... Elle se souvenait de la première fois qu'elle était allée dans une école de sorcellerie en Amérique, comme si c'était hier. Elle avait la répartie digne de personne en fait, dans sa famille. Ses cheveux blonds, beaux et bien coiffés tombaient lisses derrière son dos. Ses yeux pétillaient, ses yeux en amande, marron glacé... Cette lueur qu'elle n'avait plus. Il y avait trois maisons là-bas et elle se rappelle, que lors de l'épreuve, elle avait tout de suite réussit à entrer dans celle du Phoenix, le courage... Pourtant elle n'en avait pas, et elle se sentait affaiblie par le passé, comme elle l'était par le présent. Ses souvenirs la hantaient et elle n'arrivait plus à s'en détacher. Elle se sentait sale, ridicule. Mais après tout, elle était comme ça non ?


- Je gâche ton voyage, désolé je suis idiote.


Elle avait arrêté de bégayer, s'était essuyé les yeux même si des larmes coulaient toujours on ne l'entendaient plus. Aujourd'hui tout avait changé... Ses cheveux prenaient des couleurs brunes, maintenant ils étaient bouclés, et l'espoir, chose qu'elle avait perdue, oublié. Pourquoi tant de haine ? Si elle l'avait su plus tôt, tout aurait été différent. C'était sans doute pour ça que personne ne lui avait jamais confié un retourneur de temps. Elle voulait se supprimer, sauver ses parents, comprendre et entendre la vraie vérité sur tout cela... Elle glissa du rebord de la fenêtre et tomba. Elle se releva, douloureusement, et regarda ses pieds. Elle était honteuse et faible, depuis toujours et... à jamais.
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Re: Dans les compartiments du Poudlard Express
Invité, le  Dim 5 Jan 2014 - 23:09

La jeune femme hocha la tête d'un air absent et dit d'une voix chevrotante :

- J-je s-s-suis désolée... C-Ce n'est pas d-de ta faut-te. I-Installes-toi, je t'en p-p-prie. N-N-e t'en f-f-fais pas pour m-o-o-oi.

Nastesia en fut un peu peinée. Elle n'aimait pas que les gens pleurent, malgré sa dureté en d'autre circonstances. Elle traîna son chariot derrière elle, et posa sa malle dans le filet, tout en gardant Tolstoï à côté d'elle, dans son panier. Décidant de s'en occuper plus tard, elle se tourna vers sa camarade de compartiment, en disant d'un air compatissant.


- Si tu veux me parler, je suis d'une oreille attentive, même si nous ne nous connaissons pas.


Elle posa son livre à côté d'elle, près du panier de son chat, et se dernier tenta aussitôt de l'attraper avec ses pattes. Masquant un sourire, elle repoussa le livre loin de l'atteinte du félin.

Les larmes de la fille redoublaient et Nastesia était de plus en plus mal à l'aise. En bonne handicapée des sentiments, elle ne savait pas comment réagir, et après une hésitation tapota maladroitement le bras de sa camarade de Gryffondor.


- Vrai-vraiment ne te souc-cie pas de m-moi, la plup-plupart des g-gens font comme si je n'ex-ex-existais p-p-p-pas.


Nastesia fronça les sourcils.

- Et pourquoi ça? C'est une attitude puérile de leur part. Personne ne mérite l'ignorance. Allez, ne t'en fais pas. Je suis sûre que ça s'arrangera.


Plus franche à présent, et légèrement en colère devant le défaitisme de la jeune fille, elle ajouta :


- Je suis Nastesia Dragunov, et j'entre en dernière année à Serpentard. Et toi ?

Les larmes de la jeune fille s'affaiblirent pour finir par disparaître complètement. Malgré ses yeux bouffis, elle était bien plus jolie lorsqu'elle ne sanglotait pas. Nastesia lui sourit doucement.

- Je gâche ton voyage, désolé je suis idiote.

Nastesia éclata d'un rire cristallin.

- Mais, non. Ce qui aurait gâché mon voyage, c'aurait été de le passer en compagnie de gamins immatures.

Elle se tourna vers le panier de Tolstoï et l'ouvrit, prenant le chat dans ses mains, et le mit sur les genoux de la fille, en disant d'un ton solennel :


- Tolstoï, voici une jeune amie de Gryffondor que tu dois consoler. Sois gentil, et fais la comprendre qu'elle existe.


Elle tapota le chaton entre les deux oreilles de ses doigts délicats, s'étonnant elle-même de sa drôle de pulsion. Depuis quand au juste était-elle gentille avec les gens?
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Re: Dans les compartiments du Poudlard Express
Valiné Whisky, le  Ven 17 Jan 2014 - 19:58

Valiné séchait ses larmes, c'était stupide et il ne fallait pas pleurer. Elle s'était retenue pendant des années, elle pouvait attendre un peu plus. Tu crois que tu peux l'impressionner, toi, la fille de deux bâtards ? murmura une petite voix dans sa tête. Tu n'es rien d'autre qu'une petite folle dans un monde de sorciers qui n'ont rien à faire des caprices de la gamine que tu es. Comme à chaque fois, elle frappait juste et elle redoublait d'effort pour se maîtriser. Elle posa sa baguette sur ses cheveux et aussitôt ils reprirent une apparence normale. Une simple gestuelle qui la faisait paraître plus présentable. Elle respira à fond, s'essuya les yeux et dans une dernière tentative d'effacer cette sorte de pensée qui en cessait de crier des injures à ses oreilles, elle répondit d'une voix assez normale, touchant toujours ses cheveux blonds/bruns puis commença enfin.


- Je n'aime pas beaucoup en parler, la voix rauque comme si cela faisait longtemps qu'elle n'avait plus parlé normalement. J'ai... j'ai peur. Et je sais ce que c'est, la peur, la vraie. Ce n'est pas tout simplement un épouvantard c'est... comme si tu n'étais plus rien face à elle, et alors tu es toute seule et tu le sais, on t'injure et exige ta mort. Alors, tu ne veux pas savoir, crois-moi... s'il te plaît


Allait-elle la croire ? C'était réaliste, trop pour sortir de sa bouche mais c'était la vérité, celle que personne n'aimait et dont elle ne connaissait que la partie que tout le monde s’obstinait tant à la faire écouter. Stupide sotte répugnante... Tu penses que tu peux te fier à quelqu'un alors que toi-même n'apporte que le malheur ? Tu me répugnes. Et elle se dégoûtait elle aussi de son attitude. Mais rester en vie était important, on ne savait pourquoi mais c'était le cadeau de Noël de ses parents. Elle était secouée de tremblements et de spasmes mais se tut, pour une fois, baissant les yeux sur ses mains, qui avaient traversé tellement d'épreuves et reçues tellement de coups... Ses cicatrices, faisaient tâches sur elle et la septième année en devenir se demandait comment elle avait pu laisser passer cela. Bon, elle n'avait jamais eut le choix. Mais ça, c'était égal aux autres.


- Personne ne le mérite mais tout le monde en reçoit une quantité et on peut dire qu'ils ont tous trouvé une personne sur qui se défouler, là où j'étais. Moi... sa voix se brisa. J'entre dans ma septième année, j'ai dû changer d'école c'est la première fois que je vois ici. Valiné Whisky... 


Elle lui montrait d'un signe de tête sa malle où était marquée *Valiné V. W.S.C.* Le petit animal de la fille vint sur ses genoux et elle le caressa. La blonde était toujours triste, jamais cela n'avait cessé, et cela ne s'arrêterait jamais, comme une boucle sans fin, un cercle vicieux en quelques sortes. Elle s'en doutait et depuis toujours c'était prévu mais elle ne s'en souvenait que si bien maintenant, en se demandant si sa famille pensait à elle. Bien sûr que non, tu as oublié ? Elle avait presque envie de rire à cette réflexion mais pourquoi pensait-elle que sa "famille", qui l'avait laissé tomber aurait subitement une envie de la revoir ? Elle n'était plus innocente et il fallait vivre avec, elle avait apprit une loi, la loi la plus dure à retenir, On ne change pas le destin. Elle ne pensait pas qu'on récoltait ce que l'on sème. Aurait-elle été si nulle ? Tu te prends pour qui ? Tu n'es rien, du tout. Tu vas mourir, tu le sais ça c'est déjà une chose. Restes plus qu'à l'attendre sagement pendant que tu pleurniches... NON ! Elle avait failli hurler mais s'était levé, de rage. Elle bouillonnait de l'intérieur.


- Si je n'existais pas je n'aurais pas toutes ces cicatrices, malheureusement je suis là pour un petit temps.


Petit...
Peter Ewing
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Re: Dans les compartiments du Poudlard Express
Peter Ewing, le  Dim 16 Mar 2014 - 0:15

- PV Alexie Scott & Peter Ewing - YEAH PETER EWING IS BAAACK - Droit au libre arbitre d'Alexie & de Mélusine


Vacances ! A cet instant j'avais envie de balancer tous mes cours en l'air en chantant l'une de ces maudites chansons de High School Musical, vous savez ce film moldu cul-cul la praline. Allelujah, enfin les vacances. Vacances que j'allais passer avec Mélusine. Ma petite Mélu d'amour. Oh c'est mignon hein ! Même si madame allait probablement passer son temps à faire sa petite diva capricieuse, changer d'humeur toutes les dix minutes, puis me faire les yeux doux tous les soirs pour avoir ce qu'elle veut. Ah lala. Mais qu'est-ce que je l'aime. Enfin bref. Avant tout, fallait que je range mes valises et que je me tire de ce maudit château rempli de gamins de première année. D'ailleurs je pourrais parier tout l'or du monde que ces sales mioches regardaient High School Musical. Tous des petits enfants diaboliques, des satanas partout. J'aime pas les enfants. C'est chiant, ça braille, ça crise, ça sent pas bon. Et dire que j'en avais été un, un jour.

Valises remplies et fermées, adieu la compagnie, hasta la vista Poudlard ! Il me restait plus qu'à faire ce petit trajet jusqu'à Pré-au-Lard avec les autres élèves, pour aller en direction du Poudlard Express. Train dans lequel je comptais évidemment garder un compartiment pour moi tout seul en bel égoïste que je suis. Non je rigole, je veux juste pas de première année avec moi. Ni de deuxième en fait. Ils sont encore trop jeunes pour avoir une discussion profonde et réfléchie sur les questions les plus essentielles de la vie. Du genre, pourquoi un corbeau ressemble-t-il à un bureau ? That is the question. Bref. Après ces longues minutes de petit voyage, que j'aurais pu éviter en transplanant, nous étions enfin dans ce petit village sorcier situé près de l'école.

Tout le monde dans le train ! Hop hop hop, je montais rapidement afin d'avoir un compartiment tranquille, rien que pour moi. Mélusine m'avait prévenu qu'elle passait le voyage avec ses amies et personne ne venait s'incruster avec moi. Je crois que beaucoup d'entre eux avaient peur, ou alors, je leur rappelais de mauvais souvenirs. C'est vrai que je n'étais pas cool des fois. Mais c'était si drôle. Passons.

J'étais bien installé sur mes banquettes - ben oui, quitte à avoir les deux banquettes pour moi tout seul, autant utiliser les deux - presque endormi, quand la voix insupportable de cette marchande boutonneuse qui distribuait ses foutus bonbons me perturba. "bonbons, friandises blablabla" On pouvait jamais être tranquille c'est incroyable ! Madame la marchande et son caddie à roulette ouvrit la porte. Avant de la rembarrer royalement comme à chaque fois, je tournais la tête vite fait, et là, le choc. Le choc inter-galactique. La boutonneuse était devenue LA femme zéro défauts. Cette femme que je connaissais plutôt bien maintenant. Scott. Mais qu'est-ce qu'elle foutait là ? Son Fibi l'avait larguée et elle s'était retrouvé un job ici pour pouvoir nourrir son mioche ? Vêtue d'une petite chemise bleu claire qui la mettait parfaitement en valeur, Alexie s'arrêta net devant moi, sans même avoir remarqué qu'elle s'adressait au meilleur coup de sa vie.

« Bonjour, vous désirez un en-cas ? »

En effet, elle n'avait vraiment pas vu à qui elle s'adressait. Elle ne pouvait pas m'avoir oublié quand même ! J'avais mangé puis gerbé les croquettes de son chien, débarqué en caleçon devant son mec, ah non c'était pas possible qu'elle m'oublie comme ça ! Pas possible ! Bon, peut être qu'elle avait fait une exception...

« Eh Scott, qu'est-ce que tu fous là ? J'suis posey là tu vois pas ? J'en veux pas de tes en-cas. »

"Posey", ce mot que tous les petits jeunes de Poudlard employaient, avec ce fameux accent, comme si on ajoutait 52 "y" à la fin. Du coup, je commençais à m'y faire moi aussi, mais bon, ça ne durera pas longtemps. Enfin j'espère. Je regardais la brunette, à moitié allongé, les deux pieds sur la banquette d'en face et les mains dans la grande poche centrale de mon pull, attendant une réaction de sa part.


Dernière édition par Peter Ewing le Dim 16 Mar 2014 - 13:25, édité 3 fois
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Re: Dans les compartiments du Poudlard Express
Alexie Scott, le  Dim 16 Mar 2014 - 0:49

« Swag Swag Swag de Poule »
Pv : Bouh ♥

[Droit au libre arbitre tout au long du rp]

J'avais quitté Honeydukes. Quelle connerie. Mon salaire de propriétaire m'était plus que favorable surtout pour m'acheter mes chaussures à talons préférées. Aujourd'hui, je vivais d'un salaire de vendeuse à la Ménagerie Magique du Chemin de traverse. Bon c'est mieux que rien. C'est sur, je pourrais être une clocharde, mendiant dans la rue ou dans le métro. Vous savez ces pauvres gens qui se présentent à tous les wagons et qui généralement s'appelle Antoine. « Bonjour je m'appelle Antoine, j'ai 34 ans et je suis actuellement sans emploi. » Le genre de personnes qui me faisait de la peine et dont je ne voudrais en aucun cas ressembler. C'est pour ça que j'avais postulé pour ce travail dans le Poudlard Express. Mon job était simple. Je devais pousser un chariot de l'arrière à l'avant du train et servir les élèves qui désiraient une sucrerie. Ça me rappelait un peu Honeydukes, nostalgie quand tu nous tiens. Ça c'est de la musique.

C'était toujours pareil. Je poussais ce foutu chariot décoré de toutes les friandises possibles et imaginables. Je voulais tant les manger, les garder que pour moi. Je voulais pas les donner - enfin les vendre - aux enfants. Pourquoi ? Parce que j'aime pas les enfants. Ces petits schtroumpfs, ces maudits satanas. Ils ressemblaient à des potatoes. Des potatoes satanas. Je pouvais pas me les voir. Les ados ça allait. Soit parce qu'ils ne souffraient pas trop de la puberté soit parce que je me les tapais. Ça dépendait de mon humeur. Pour eux, j'étais une sorte de fantasme, le saint Graal que tous adolescents rêvent de retourner.

Je continuais de suivre cet étroit et interminable couloir entre les compartiments et les vitres du train. C'était plus que monotone. J'en avais marre, mais bon je ne disais rien. En réalité, j'avais besoin de ce job. Il m'aidait bien. Je pouvais d'un côté faire du shopping et de l'autre mater les ados bien gaulés. J'aimais cette situation ambiguë. Et malgré tous les écueils que je pourrais avoir si on apprenait ce que je trafiquais, je n'estompais pas mes habitudes. Au contraire, j'allais encore plus loin. Compartiment après compartiment, je faisais toujours la même chose. J'ouvrais la porte et posai toujours la même question. Soit on bavait sur moi, soit sur les friandises. Parfois même les deux. Faut dire que j'étais bien faite. Grâce au monsieur là haut. J'en ai de la chance hein. Ou on a des relations ou on n'en a pas.

Le train ralentissait légèrement. On était désormais assez loin du chateau. Je poursuivais mon chemin lorsque j'arrivai à un compartiment pratiquement vide. Je distinguais une seule et unique personne à laquelle je ne portais pas réellement d'intention. J'ouvris la porte, comme d'habitude et posai la même question, comme d'habitude. «
Bonjour, vous désirez un en-cas ? ». J'en avais marre de cette phrase. Elle sonnait si faux lorsqu'elle atteignait mes oreilles. « Eh Scott, qu'est-ce que tu fous là ? J'suis posey là tu vois pas ? J'en veux pas de tes en-cas » C'est alors que je reconnus la voix qui me répondit. D'un coup d'un seul, je relevai la tête et reconnu Ewing. Mon Ewing. The Ewing. Monsieur était "poseyyy". Sorry de te déranger mon pote, je fais mon boulot moi. Il était incroyablement sexy et surtout il n'avait pas changé. Ça faisait longtemps que je ne l'avais pas croisé, il m'avait manqué cet enfoiré. Me voici désormais devant lui, plate comme une planche à pain. J’espérai toujours lui plaire. En tout cas, il me tapait toujours dans l'oeil. « Ewing, p'tain ça fait super longtemps. Comment vas Monkeyman ? Toujours sur le flexe ? Toujours aussi séducteur ou la bête de sexe qui est en toi somnole ? »
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Re: Dans les compartiments du Poudlard Express
Peter Ewing, le  Dim 16 Mar 2014 - 18:51

Mon voyage se passait tranquillement, sans soucis, jusqu'à ce que Miss je-me-fais-tout-le-monde débarque. Je n'sais pas à quoi elle jouait. Si elle se faisait passer pour la marchande de bonbons boutonneuse ou si c'était vraiment son nouveau job. Après tout, après avoir travaillé à Honeydukes, elle était pas vraiment dépaysée. En tout cas, cela me faisait presque pitié de la voir comme ça ici à répéter sa maudite phrase toutes les 3 secondes. J'étais sûr qu'elle en profitait pour matter les plus âgés, voir même leur filer son adresse. Ben oui, elle était directe la petite Scott et quand elle voulait quelque chose, elle passait pas par 4 chemins.

« Ewing, p'tain ça fait super longtemps. Comment vas Monkeyman ? Toujours sur le flexe ? Toujours aussi séducteur ou la bête de sexe qui est en toi somnole ? »

Ah bah enfin ! Elle m'avait remarqué. Elle n'aurait pas pu passer au compartiment suivant sans même reconnaître ma voix quand même. "Monkeyman" c'était ce surnom qu'elle m'avait donné. Elle m'a dit qu'elle s'était inspirée d'une série moldue dans laquelle il y avait un personnage qui me ressemblait quelque peu. Le "flexe" ça venait de son humoriste moldu préféré. Elle reprenait toutes ses répliques, tout le temps.
Mais la dernière phrase m'avait légèrement déçu. Est-ce que la bête de sexe qui est en moi pourrait somnoler un jour ? Attends, c'est pas parce que t'étais pas là que je me suis privé d'autres filles hein. Moi, Peter Ewing, me priver de ça ? Jamais ! D'autant plus qu'avec Mélusine, je ne m'ennuyais pas, non loin de là.

« J'vais bien, et toi ?  La dernière fois qu'on s'est vus, t'étais encore un cachalot. T'as abandonné ton mioche ? Il était roux, c'est ça, et tu l'as vendu ? Mère indigne. Heureusement que tu te rattrapes au pieux. T'en a pas marre de trimbaler ton chariot là ? Viens là Scott, prends toi une pause. »

J'avoue qu'elle était d'autant plus attirante maintenant qu'elle semblait avoir accouché, sans cet énorme bide que j'osais à peine toucher vers les derniers mois. Ben oui, c'était beaucoup plus compliqué de coucher avec une femme enceinte, qu'une femme.. pas enceinte. Et puis madame Scott se permettait de me donner des ordres, de hurler des "attention !" dès que je m'approchais un peu trop du ventre de baleine qu'elle avait. Comme si elle s'inquiétait pour son gosse. On y croit.

Bon, elle lâche son caddie là ? Oui j'avais juste envie qu'elle vienne s'asseoir, à côté de moi, ou en face, peu importe. J'enlevais mes pieds de la banquette pour lui laisser la place, là où elle voudrait. Ca serait un honneur si Scott m'accordait une énième partie de jambes en l'air. C'était devenu presque régulier depuis le temps. Mélusine à côté ? Je m'en foutais. On était libre, elle ne se gênait pas non plus pour aller voir ailleurs, comme cet incapable de Londubat. Moi au moins, j'avais des bons coups. Genre Alexie. Jamais je ne m'étais ennuyé avec elle, et j'espère que ça n'arrivera jamais.

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Re: Dans les compartiments du Poudlard Express
Alexie Scott, le  Lun 17 Mar 2014 - 23:41

Peter se tenait assis, devant moi. Même coiffure et même style vestimentaire. Il n'avait ni grandi, ni vieilli. Il était un canon. Un avion de chasse. Il envoyait du lourd, du patté comme disent les campagnards. Moi je disais rien, je dévorais du regard, sans forcement toucher. Comme mes parents disaient, "touche avec les yeux". Eh bien papa, maman, je vous confirme, je touche bien avec les yeux. Oui je me rinçais bien les yeux face à ce visage sculpté à la perfection. Ses parents avaient géré mine de rien. Son père devait être sacrément sexy. Et Mer**, j'avais peut-être loupé un autre avion de chasse. Bon je ne me plaignais pas, j'avais toujours le fils. Il avait le swag ce mec là. Le swag de Poule. Ouais je parle en mode weshwesh, comme tous les ados. Parfois, je ne comprenais pas toutes leurs expressions quand je passais devant les différents compartiments, mais j'arrivais à caser un petit "yo brother" d'un côté ou un "trop frais" de l'autre. Je m'en sortais plutôt pas mal pour une femme de vingt-cinq piges.

J’oscillais entre deux dénouements. La tentation ou la raison. Etre tentée de me joindre au beau châtain ou continuer de pousser ce chariot à m'en déboîter les deux épaules. Je saluais toutefois Peter, car mine de rien je ne pouvais pas passer à côté de lui, comme si je ne l'avais pas reconnu. Après tout ce mec m'avait offert des heures de plaisir, je ne pouvais pas l'ignorer, comme si c'était une personne tout à fait anodine. Alors je pris sur moi et le saluai du plus chaleureusement que je pouvais. Je n'étais pas très douée pour les retrouvailles surtout avec celles d'un ex amant. «
J'vais bien, et toi ?  La dernière fois qu'on s'est vus, t'étais encore un cachalot. T'as abandonné ton mioche ? Il était roux, c'est ça, et tu l'as vendu ? Mère indigne. Heureusement que tu te rattrapes au pieux. T'en a pas marre de trimbaler ton chariot là ? Viens là Scott, prends toi une pause. » Puisque c'était sa proposition, pourquoi refuser. Autant me montrer aimable en remerciement de toutes ses nuits passées à... Bref, je m'égare.

«
T'es con. Aller je me pose vite fait avec toi. » Je laissai le chariot en plein milieu du passage. Je m'en foutais pas mal que ça gène les déplacements des bambins. Tout en fixant Peter d'un regard qui en disait long sur mes arrières pensées, je m'installai face à lui sur la banquette parallèle à la sienne. Je sortis une cigarette de mon paquet. « Tu fumes monkeyman ? Les rebelles ça fume. T'es rebelle pas vrai ? » Il prit la cigarette que je lui tendis. De ma poche je sortis un briquet et j'allumai ma cigarette, puis la sienne ensuite. J'étais proche de lui. Très. Mon visage pratiquement collé au sien. Face to face. Cigarette contre cigarette. Si je soufflai ma fumée, cette dernière l'époumonerai en quelques secondes. Mais je n'étais pas aussi sadique que ça.

Je me reculai alors, le laissant tirer sa taffe tranquillement tandis que je l'examinai de haut en bas. Non, il n'avait vraiment pas changé. Bon peut-être un peu grossi au niveau du ventre, mais bon ça se perd vite avec quelques foulées. «
Pour en revenir à ce que tu disais tout à l'heure, ma fille hum, Holly, n'est rien de plus qu'un dommage collatéral supplémentaire à mon ancienne vie avec mon ex. C'est fini. Le passé c'est le passé, ça parasite le présent. J'm'en fous presque. Ça me passe au dessus. » Je continuai de fumer ma cigarette tout en faisant le geste montrant que j'en avais raz-le bol de toute cette histoire et que je voulais seulement oublier. « C'est les vacances right, tu pars où alors ? Chez tes parents ? Ou tu vas défleurer tout un convent anglais ? » Je n'attendais pas vraiment de réponse, mais j'essayai tant bien que mal de lancer une conversation "censée" entre deux personnes civilisées bien que je n'avais qu'une envie, le manger tout cru. Ici. Dans ce train. Fantasme inavouable d'adolescente chaste.
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Re: Dans les compartiments du Poudlard Express
Peter Ewing, le  Jeu 20 Mar 2014 - 23:18

« T'es con. Aller je me pose vite fait avec toi. »

En fait, elle m'avait pas répondu là. Alors elle aurait vraiment abandonné son bébé satanas roux ? Ouah, quelle mauvaise celle-là ! Je savais qu'elle était folle mais pas au point de laisser tomber son mioche. Quoie que... Créature venue d'ailleurs qu'elle était. Oh et puis je m'en foutais, du moment que je pouvais faire ce dont j'avais envie avec elle, ça allait. L'ancienne baleine laissait alors son chariot de femme de ménage au milieu du couloir du train avant de me rejoindre dans mon petit compartiment, sur la banquette qui se situait face à moi. Je fermais la porte rapidement, histoire d'être tranquilles.

« Tu fumes monkeyman ? Les rebelles ça fume. T'es rebelle pas vrai ? »

Je fumais pas spécialement non, mais si elle me le proposait, soyons fous. En fait, ça m'arrivait de fumer, quand j'étais énervé, ou que j'voulais faire mon petit foufou. Apparemment depuis qu'elle n'avait plus cette chose dans son ventre, Scott se permettait tout, la vilaine ! J'ouvrais la fenêtre afin d 'aérer un peu, j'voulais pas qu'elle s'étouffe quand même, qui me ferait passer des bons moments après ? En plus j'devrais me taper tout son enterrement de A à Z, chanter  les chansons déprimantes type Caroline ou Kalinka, non merci.

« Pour en revenir à ce que tu disais tout à l'heure, ma fille hum, Holly, n'est rien de plus qu'un dommage collatéral supplémentaire à mon ancienne vie avec mon ex. C'est fini. Le passé c'est le passé, ça parasite le présent. J'm'en fous presque. Ça me passe au dessus. C'est les vacances right, tu pars où alors ? Chez tes parents ? Ou tu vas défleurer tout un convent anglais ? »

Un dommage collatéral supplémentaire, quelle vision elle avait de ce gosse ? Pauvre Holly. Mais elle vivait où cette petite rousse ? Avec son papa ? Le mec avec les parents moches que j'avais croisé l'autre coup chez Scott ? Fort possible. Les vacances chez mes parents ? Non attends laisse moi rire. J'allais surtout passer mes journées dehors à traîner avec Mélusine et des potes, où à passer du temps chez elle. Rentrer pour voir mon insupportable sœur ? Mon dieu quelle horreur.

« Je rentre oui, avec Mélusine, j'sais pas encore ce que je ferais, on a rien prévu. Tu déconnes avec tes bonnes sœurs là ? J'ai que ça à faire d'aller chez elles alors qu'il y a je ne sais combien de filles dans la rue qui rêvent de moi ? Genre toi par exemple, je sais que t'en meurs d'envie. Hein ouais ? J'sais que je t'ai manqué Scott, ça fait un bail. Tu dois être en manque. »

Sur ces mots, j'écrasais ma cigarette, ainsi que la sienne. Porte fermée ? Ok. Seuls ? Ok. Je laissais la fenêtre ouverte, fallait que miss je-me-fais-tout-le-monde respire quand même. Et hop hop hop. En deux temps trois mouvements, ça y est, c'était reparti. Je ne comptais plus les fois maintenant. Après les soirées et les nuits passées avec elle, c'était habituel. L'inhabituel c'était le lieu. Le Poudlard Express quoi ! Qui avait déjà osé ? On était peut-être les premiers qui sait. Belle affaire ! Bref. Avec Scott, c'était où elle voulait, quand elle voulait, elle était tellement cool.

***
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Re: Dans les compartiments du Poudlard Express
Alexie Scott, le  Ven 21 Mar 2014 - 17:51

Je fumais, parfois. Je cachais mes cigarettes afin que Molard ne tombe pas dessus. Il aimait pas me voir fumer, il disait que c'était dangereux. Mais moi, je me fichais pas mal de son avis. Toutefois, pour ne pas l'inquiéter et me coltiner ses discours moralistes, je fumais discrètement. Du coup, je cachais mon briquet dans l'une de mes bottines. Autrement, il était caché dans mes tiroirs. Ça me faisait du bien de fumer, surtout depuis que je n'avais plus à m’inquiéter des répercutions sur mon gosse. C'était terminé tout ça. Over comme disent les jeunes. Et heureusement d'ailleurs. J'en avais tellement marre de me coltiner ce truc dans mon ventre et surtout marre de ne ressembler à rien. Maintenant, je retrouvais ma taille de guêpe et peut-être même mes indescriptibles parties de jambes en l'air avec l'incontournable Ewing.

Il était mignon. Pour que l'odeur du tabac ne me soit pas néfaste il avait ouvert la fenêtre. Yeeah trop fort le mec. Avec un peu de chance il allait peut-être aussi me proposer un massage ? «
Je rentre oui, avec Mélusine, j'sais pas encore ce que je ferais, on a rien prévu. Tu déconnes avec tes bonnes sœurs là ? J'ai que ça à faire d'aller chez elles alors qu'il y a je ne sais combien de filles dans la rue qui rêvent de moi ? Genre toi par exemple, je sais que t'en meurs d'envie. Hein ouais ? J'sais que je t'ai manqué Scott, ça fait un bail. Tu dois être en manque. » Eh Mer** il était encore avec cette petite dévergondée de Mélusine. Mais pourquoi ? J'étais bien meilleure qu'elle. Je pouvais lui faire des choses qu'elle ne savait même pas prononcer. Il avait de la chance de me connaître et de savoir ce que j'aimais le plus. M'amuser.

Bon pour le massage ça semblait mort, mais en tout cas pour les retrouvailles charnelles ça semblait être l'heure. Génial. Sans même me demander mon avis, il écrasa nos deux cigarettes et commença à m'embrasser. Je n'avais même pas opiné du chef. Au viiiiol ! Quoi que, de toutes les manières j'aurais accepté avec plaisir. Il devait s'en douter. Il devait savoir à quel point j'étais perfide et surtout attirée par lui. Sacré Ewing. Toujours si sur de lui. Il jour cela le perdra, mais pas aujourd'hui. Pas en ma compagnie.


***


Ah le pied ! Ca faisait longtemps que je ne m'étais pas éclatée comme ça. Décidément j'enchainais les endroits insolites. La réserve de Honeydukes ? Fait. Les toilettes des Trois Balais ? Fait. Les toilettes d'un avion ? Fait. Un compartiment du Poudlard Express ? Fait désormais. Le plus drôle c'est qu'à chaque fois que je couchais avec un homme dans un de ces lieux insolites, cet homme s'avérait à chaque fois être Peter. Bon sauf pour l'avion où j'avais fait l'erreur de coucher avec mon ex. Mais sinon, c'était tout le temps avec Monkeyman. Faut croire qu'on avait l'esprit tordu ensemble. C'était quoi la prochaine étape ? Sur la table de la Grande Salle de l'école ? Dans un fast-food ? Du genre le domac, poseyy  sur une banquette devant les clients et les serveurs qui ne savent pas compter et qui grugent leur client d'un nugget ? Why not. Je ne sais pas pourquoi, mais je pense que Peter serait partant. Étrange hein ?

Malgré que ce fut un agréable moment et que les coups de reins de Peter m'avait manqué, une chose m'énervait. Sa copine. J'aimais pas quand il parlait d'elle. Je l'aimais pas tout court. Pourquoi il l'aimait ? Elle avait quoi de plus que moi ? Pff. J'aimais pas savoir qu'il prenait son pied avec une autre femme que moi. Enfin une fille plutôt. Une gamine même. Il était temps de remettre les pendules à l'heure avec Ewing, c'est pas la fête. C'est pas quand il veut ou il veut. «
Tu sais ce qui m'a manqué ? Ça. Le fait qu'on soit aussi compatible au lit. Je remis mon tee-shirt et décidai de mettre les points sur les "i". « Par contre écoute bien Ewing, je veux plus entendre le prénom de ta meuf. Et la prochaine fois tu me demandes mon avis avant de me sauter dessus. Ou de me sauter tout court. » J'espérai que le message soit passé dans sa petite tête d'obsédé. Je me rhabillais et regardai par la fenêtre. On allait bientôt arriver en gare et la moitié du train n'avait pas vu passer la sublime femme que je suis munie de son petit chariot. Tant pis.


Fin du rp
Jude Werther
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Re: Dans les compartiments du Poudlard Express
Jude Werther, le  Dim 25 Mai 2014 - 23:12

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{PV Malena Kane ; flashback il y a 4 ans}



Il trébuche, le petit oisillon, sitôt sorti de sa petite coquille, il gémit, puis, regarde l'horizon, d'un oeil envieur, déploie ses ailes translucides et, d'un coup d'abord hésitant, se laisse propulser, se laisse tomber dans ce monde lui étant destiné. Il aura peur ; très peur, peur de tomber, peur que les ailes ne soient pas suffisantes. Je me sentais comme un petit oiseau, maintenu en cage. Il avait été prit en captivité, sans jamais lui laisser faire son grand saut, son grand saut dans le vide. Je venais d'être libérée. Libérée, mais perdue, perdue dans la nature, délivrée, sans savoir comment, comment procéder. Je me sentais forte, et faible à la fois ; minuscule. Minable. Et inutile.

L'aventure allait commencer. Le jour se levait, il se levait si rapidement, et si lentement, à la fois. Il y avait comme une déchirure, un trou béant au niveau de ma poitrine, comme si une main y puisait l'essentiel. Les yeux de ma mère me scrutaient. Elle était là sans l'être, assise à même le sol, contre le mur épais. Elle me regardait. Préparer mes affaires, me regarder dans la glace comme jamais. J'allais vivre avec d'autres, je devais pour la première fois me regarder dans la glace, regarder si mes cheveux étaient bien coiffés, regarder si j'étais habillée suffisamment normalement pour les autres. Je m'imaginais tout un monde formé et prêt à m'accueillir, à m'accepter. Et peut-être, un monde formé, déjà formé, et incompatible à ma conscience. Et si j'étais tout bonnement exclue ? L'exclue du groupe ? La déviance-même ? Très probable.

Entre désir et crainte, j'ignorais tout, tout en m'imaginant le monde s'approcher à grand pas, au fur et à mesure que les secondes, les minutes et les heures s'écoulaient. Depuis ce passage au Chemin de Traverse, je ne savais plus qui j'étais. Je ne savais plus ce qu'était le monde, ce qu'étaient toutes ces aires de temps, ces aires paisibles et songeusement délicieuses se créant dans mon esprit depuis toujours. Je revoyais la forme de ces immenses bulles de guimauve, et une petite chenille se transformer en fée aux longs cheveux elfiques, de la Grande Dame, à la main grisonnante, élégante et mon modèle pour s'affirmer comme maître de ses choix et de sa liberté. Je ne voulais pas être un héro, je ne voulais pas non plus croupir dans un placard, je ne voulais pas être la Minuscule de l'histoire. Je voulais avoir le joli rôle, mais je ne me trouvais pas encore le bon personnage, je ne me trouvais pas encore ce que j'étais, ce que je serais un jour.

Ce jour-là, j'étais une petite de onze ans, j'étais une petite qui sortait pour de bon de sa petite maison. Et qui disais au revoir à sa mère, au revoir à un monde. Parfois, je ne savais plus. Parfois, j'oubliais. J'oubliais ce que je faisais, ce que j'étais, si, cette maison, cette mère, m'appartenaient ou non. Parfois je me forçais à croire que j'étais cette petite fée, se baladant et délaissant des phéromones à ses amies les fées.

Ce que je savais, c'était seulement que je m'appelais Jude Werther.

Des instants plus tard, nous fûmes transportées dans un car, après des pas, des pas et encore des pas enchaînés les uns par dessus les autres. Le car. Le car et sa puanteur, le car et ce bruit tourbillonnant, à déchirer les tympans... Mes mains plaquées contre mes oreilles le long du trajet, tandis que le paysage s'offrait progressivement à nous, que les habitations s'accumulaient au fur et à mesure, que les passagers s'agglutinaient, plus, encore, toujours, PLUS... Je suffoquais. Je toisais chaque individu, les observant un à un, tentant de les percer. Percer leur âme, ce fut mon nouveau jeu. Un jeu, parmi tous les jeux favorisant la quiétude de ma piètre existence. Déjà, tout le long de cette féroce foule et de cet interminable trajet, je me sentais étrangère, je me sentais la Minuscule du car, la différence, je sentais les regards, des regards, des regards en trop, se presser contre mes tempes. Le chwing-gum qu'il mâchait, la musique s'extrayant des ses baladeurs, le souffle timbré de la dame, la pression des roues contre le sol bétonné.

Stop, stop, stop !

Je pressais, pressais, pressais la main de Maman, si fort que mes ongles s'y plantèrent, que mes ongles laissèrent des traces contre la peau de ma meilleure amie. Je n'avais personne d'autre. Je n'avais jamais eu personne, personne d'autre qu'elle. Je n'osais prononcer un seul mot. Je finis par reporter ma peur sur mes bagages, mes bagages, que je gardais férocement contre mes hanches.


*


« Il est temps de se dire au revoir, petite Jude… » Maman. Ma petite maman, que deviendrais-tu, lorsque je ne serais pas là ? Et, que deviendrais-je, sans-toi ? Imaginer des matins sans toi, imaginer des journées entières sans entendre le son de ta voix me bouleversaient. Petite maman, comment te dire comme je t'aime ? Je me sentis faible, tellement, tellement petite en cet instant. Je ne voulais pas te faire de peine, et je ne voulais pas, en allant à Poudlard, te rendre si malheureuse. En faisant un choix allant à l'encontre de tout ce que tu m'avais appris. Je te  tins alors dans mes bras, tes bras si frêles, avec cette peau si pâle, et cet air renfrogné, perdu, ailleurs. Ne sois plus triste, maman, je ne voulais pas que tu aies peur, toute seule dans notre maison loin des yeux mauvais, loin de ces têtes de géants, de ces monstres environnants.

Toi et moi, nous avions peur, peur de cette foule nous bousculant, tandis que nous nous serrions fort dans nos bras comme pour la dernière fois. Le train chuintait, laissant sa fumée opaque s'étaler dans l'air chaud et pesant de cette journée de Septembre. « Je reviendrais à chaque vacances, et je penserais à toi. Je t'aime fort. » murmurai-je, avant d'empoigner ma valise et de me retourner, avant de changer d'avis, avant de repartir à la maison, avant de craquer. Un nombre incroyable d'enfants faisaient leurs adieux à leurs parents, nombre qui ferait bientôt parti de ma vie.

Sitôt entrée dans le train, je me mis à me diriger vers le fond, ravalant ma salive, ravalant cette amertume trépassant mes lèvres. Je passais wagons, wagons et autres wagons, bousculant les autres, suffoquant par l'excès de sons, d'odeurs, et par l'afflux constant d'élèves sillonnant le train. Les compartiments étaient à chaque fois pleins. Je voulais le  compartiment vide, ce dernier compartiment de train où personne ne risquerait d'entrer. Peut être le compartiment le plus sale, le plus puant de tout le train. Sans doutes. Je préférais avoir celui-là, que le partager avec quiconque, même la personne la plus adorable qui puisse exister.

Enfin, arrivée au dernier compartiment, je me décidai à y entrer et à le refermer. Je soufflai, et m'enquis aussitôt d'ouvrir la fenêtre, de déposer mes affaires dans un coin, et de m'asseoir. Laisser toute la lourdeur s'échapper, partiellement, de ma poitrine. Je m'accoudai au bord de la fenêtre, observant le paysage. Londres, capitalle d'Angleterre. La ville, la grande ville et ses habitants, ses magasins et ses habitudes. Me voilà effrayée. Je la sentais, ça y'est, après toutes ces étapes, je sentais monter mon poul, je sentais la peur me paralyser les membres. J'étais dans le train en route pour Poudlard, une école de magie. J'étais en route vers une école, remplie de professeurs, d'élèves, de personnel, de cours, de déjeuners en groupe, de toutes sortes de choses dont j'ignorais tout...

Perdue.
J'étais une fillette perdue,
Au milieu de nul part.
J'étais la Minuscule dans ce train,
Dans ce wagon,
Dans ce compartiment vide.


Dernière édition par Jude Werther le Lun 26 Mai 2014 - 18:43, édité 3 fois
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Re: Dans les compartiments du Poudlard Express
Malena Kane, le  Lun 26 Mai 2014 - 15:55


Il faisait sombre quand je m’éveillai ; j’avais froid et la solitude éveillait en moi une peur presque instinctive. Lentement, je commençais à m’habituer aux ténèbres environnantes, et bientôt, une douce lumière descendit des cieux, déchirant la voute nuageuse, me procurant ainsi une sensation d’apaisement. Je n’étais plus seul, mais accompagné par la lune. Je m’approchai alors silencieusement de la fenêtre pour la voir. Elle brillait d’une pâleur argentée, elle trônait sur le monde de la nuit avec une assurance redoutable. Je la regardais se déplacer lentement avec une sorte d’émerveillement, et transpercer les noirs nuages de sa lumière divine.

Je m’assis sur le sol, près de la fenêtre. Mon esprit était incapable de former une quelconque idée précise, tout en moi n’était que confusion. Regarder la lune était donc d’un plaisir déconcertant, comme si les rayons translucides de l’astre pouvaient m’absoudre, me débarrasser de tout désir intérieur trop encombrant. Sous son regard, je me sentais léviter tant j’avais l’impression d’être léger. Face à sa beauté, le monde terrestre paraissait si dérisoire. Le monde terrestre n’était que désirs, souffrances, une frustration d’espérances impossibles, et de souvenirs... trop de souvenirs. Un trop plein de souvenirs qui vous tordait dans tous les sens, vous tordait l’âme vers le passé, une âme, au fur et à mesure que le temps passait, toujours plus sujette aux blessures de la nostalgie, et de la mélancolie.

Une nouvelle fois, mon cauchemar n’était plus qu’une mer brumeuse, vague, sur laquelle il m’était impossible de naviguer. Je prenais la barre de mon esprit pour tenter de me remémorer et mettre des images sur des émotions intenses, et dérangeantes – leur origine m’étant inconnue. Trop de cauchemars, trop de rêves oubliés. Et au réveil, il ne reste qu’un sentiment de frustration, de manque. Comme si le corps drogué, dopé, recherchait encore en vain la substance onirique. C’était souvent la même chose. Souvent, oui. Chaque matin. Je ne me considérais pas comme quelqu’un de perturbé - peut-être me trompais-je ? -, seulement, mes nuits étaient agitées.

Je soupirai, chassant d’un coup d’âme, ces pensées sans fin. Je respirais lentement, continuais à sentir la lumière de la lune, à sentir les ténèbres du dortoir, à sentir les innombrables petits bruits de respiration. Parmi elle, je fus ravie de redécouvrir le son agréable qui avait souvent caressé mes oreilles ces derniers jours. Ce son agréable provenait d’une petite gorge d’un animal ailé qui souvent, lors de mes réveils nocturnes, interceptaient la lumière à mes yeux. J’en arrivais à présent à presque distinguer les formes ténébreuses autour de moi. Près de mon lit, l’ombre du bébé dragon s’étirait comme un chat. Sur le mur, là où la lune se projetait, on apercevait cette forme monstrueuse car déformée par la collision brutale avec la lumière. J’attrapai sans me lever ma longue robe de sorcier pour me réchauffer et m’appuyai de nouveau contre le mur, puis, en oubliant qu’il était tard, je me surpris à vouloir faire des petits bruits avec ma bouche. Des petits bruits aiguës sortaient de mon gosier et n’attiraient qu’une vague attention de la part du bébé dragon. « Il est complètement fou » devait-il se dire, alors que ses deux yeux jaunes –bien qu’à peine entrouverts, se posaient sur moi. Il baillait en faisant miauler ses cordes vocales.

« - Je ne sais par quelle secrète puissance, mais ta voix m’attendrit et ta présence me trouble, murmurais-je dans le silence.
Le dragon me jeta un bref coup d’œil.
Chaque fois que je te regarde, je t’admire davantage, et à mesure que je te regarde je désire davantage te regarder.
Nous nous regardions d’ailleurs mais le désintéressement visible du dragon me déchirait.
Ne veux-tu donc pas me parler petit dragon ?
Nouveau silence.
Eh bien soit, ne me parle pas… Tu ne seras pas le premier. Non, pas le premier, tu sais. Il m’arrive d’y repenser. De m’en souvenir. Bon, en vrai, j’y repense assez régulièrement, et à chaque fois, je revis la scène avec la même exactitude que si je le vivais pour la première fois. Il y avait cette fille, cette fil…non, non, petit dragon, il ne s’agit pas d’une histoire d’amour. Et si je t’ennuie, tu n’as qu’à t’en prendre à toi-même, c’est par ton silence que l’histoire se répète. Petit dragon, je vais te raconter un souvenir, c’était il y a 4 ans…


****


J’étais âgé de 12 ans, et ma deuxième année à l’école de Poudlard approchait. D’ailleurs, nous avions quitté la Bulgarie en transplanage, mes tantes et moi, pour atterrir dans la ruelle des embrumes, près du chemin de Traverse, –ma mère était restée à la maison. Transplaner, ce n’était pas mon truc ; oh, il ne s’agissait pas seulement des symptômes que mon âge ne pouvait encore réguler. Avec le transplanage, tout allait trop vite, je n’avais le temps de rien faire. Ni le temps de regarder les paysages défiler, ni le temps de sentir l’usure du voyage, le mal de dos à force d’être assis sur le siège, de se sentir épuisé par l’immobilité, ou même par les jacassements incessants et inintéressants de mes tantes. Je n’avais pas le temps de mettre mes écouteurs –si par miracle mes tantes acceptaient la présence d’un objet moldu sur ma tête, et d’écouter et écouter, et écouter… pour rêver, voyager en voyage, voyager et partir pour un autre monde. Un monde ailleurs.

J’avais donc hâte de me retrouver dans le Poudlard Express, le casque bien enfoncé sur mes oreilles, mes carnets de croquis et mes crayons posés sur la banquette. Et surtout, ma tête. Ma tête pour imaginer mes légendes préférées, et combattre à leur côté. J’aimais combattre aux côtés de mes légendes préférées. Ma hâte fut tellement intense, qu’au moment où mes tantes s’attardèrent devant une boutique qui accueillait une illustre sorcière dont elles étaient fans, je me sauvais à pas de velours, comme un chat, et me cachais dans les ombres des passants, des lampadaires et des ruelles pour ne pas me faire attraper. Leur petite fille adorée, ou leur garçon au féminin dans lequel ou laquelle il plaçait tant d’avenir, venait de disparaitre sous leurs yeux. En moins de 10 min, j’étais à la gare avec tous mes bagages, et rejoignais devant la foule aveugle, la voie 9 ¾.

Une sensation de plaisir, telle que je n’en avais pas ressentie depuis longtemps, devait me transporter durant tout mon périple. Je n’avais guère d’amis avec qui partager toutes mes espérances, toutes mes ambitions, j’étais seul. Et ça m'allait. J'aimais me noyer dans la foule, écouter chaque battement, chaque rire résonner, m’incendier de la vitalité des autres, c'étaient quelque chose… d’insatiable chez moi. J’avais faim, à 12 ans, j’avais toujours faim. Mes visions enflammées n’étaient pas encore empruntées du monde, ni alimentées par une bile noire grandissante qui se mélangeaient à mes rêves. A l’incompréhension l’émerveillée du monde se confondait pas encore l’incompréhension désabusée. Seulement, j'aimais la solitude, j'aimais la solitude des grands voyages, j'aimais être seul. Je n'aimais pas être dérangé. Je n'aimais pas me retrouver avec d'autres élèves dans un compartiment étroit, à devoir subir leur existence, et à ressentir leurs émotions de plein fouet. A 12 ans, la charge émotionnelle était trop forte à supporter.

Le rythme de mon cœur s’était accéléré ; l’instant d’embarquer était tout proche. Un pied sur la première marche d’un wagon, j’inspirais une dernière fois l’odeur Londonienne, et l’expirais aussitôt. Je souris en pensant que de longs mois me séparaient de notre prochaine rencontre, et montai dans le wagon. Des élèves qui rigolaient, se bousculaient, certaines qui me regardaient d’un drôle d’air. Tristesse, joie, désir, peur, incertitude, assurance. Je suffoquai rapidement, et m’enfermais aussitôt dans le premier compartiment vide que je trouvais. Je posais ma tête contre la porte coulissante, comme sur un morceau de glace, pour faire baisser la haute température de mon corps. D’ici, je percevrai les ondes avec moins de puissance.

Enfin, c’est que je crus jusqu’à ce que. Jusqu’à ce qu’en me retournant, lentement, naïvement, je la vis, cette jeune fille. Elle était, là, assise, assise sur la banquette. Elle ne demandait rien.  Moi qui voulais être seul ! Je n’avais pas imaginé passer tout le long, tout le long du voyage avec elle. Une sensation de plaisir, telle que je n’en avais pas ressentie depuis longtemps, devait me transporter durant tout mon périple. Je ne ressentais que frustration et colère.
Jude Werther
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Gryffondor
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Re: Dans les compartiments du Poudlard Express
Jude Werther, le  Lun 26 Mai 2014 - 19:49



Le train fulminait.
Rugissait.
Il me mordait,
Me brûlait.

Je brûlais comme la flamme qui scintille, qui trépigne. Avec l'impression que mon coeur allait bientôt se consumer. Se détruire par lui-même. Des secousses, puis des ras-de-marée sillonnaient mon corps. Je désirais fort la pluie. Que la pluie me submerge de nouveau. Allais-je vivre de nouvelles pluies ? Il le fallait. Allais-je continuer à être Jude, allais-je tenir ma promesse à la Grande Dame ? Je lui avais juré de rester ce que j'étais, de ne jamais me pourrir pour les autres.

Mais le soleil me narguait, scintillant, le haut astre tout puissant, trônant sur le monde, trônant sur les mondes. Je fermai les yeux. Imaginant la pluie fracassante et dévastatrice, puis, de hauts nuages inquiétants, féroces et enragés. Il me donnait la main. Bobby me donnait la main. Toujours la main chaude et transpirante, les yeux fiévreux, un cadavre, un pantin sans voix, sans bouche. Seuls ses yeux gris et émus communiquaient. « Aide-moi, Bobby. » Lançai-je alors à mon ami de toujours. Sa présence seule m'aidait à respirer. Je sentais de la chaleur s'accumuler le long de mes bras et de ma nuque. D'un léger signe de tête, je te remerciai, mon Bobby.

En ouvrant les yeux, tu t'étais évaporé. J'observai alors le quai. Le quai et ses lampadaires, ses bancs ébènes, et puis, sa foule. La foule, grande foule, pire ennemie, grand démon, obscure créature, foule, monstre de toujours. La foule, je l'imaginais comme le monstre le plus large et visqueux. Il aurait un corps verdâtre plein de trous emplis de pu, des yeux difformes et intrépides, des oreilles tombant à même le sol. Plus il avançait, plus il faisait de bruit, plus il avançait, plus son odeur étouffait. Finalement, lorsqu'il vous attrapait, il vous écorchait, puis vous enfonçait dans un de ses trous, vous lapidait, et, enfin, finissait par vous engloutir, après maintes et maintes souffrances. La foule. Ô grand ennemi. Ce grand ennemi, je devrais l'affronter comme une battante, une jeune, nouvelle, fraîche, et inexpérimentée, mais fraîche, battante. Je m'étais toujours crue plus forte que tout, je croyais, depuis toujours, être maîtresse de mes émotions, de mes peurs, et les contrôler. Mais, finalement, je n'étais rien.

Dans ce monde hostile, où ombres s'émancipent, où vertiges et étouffement se confondent ; c'est comme retrouver la vraie stabilité de cette Terre, trouver le pied à poser contre les lois nécessaires de gravité. J'avais été mise en orbite. Bon sang...

J'ai peur.
Minuscule que je suis.

Je croyais toucher le but, toucher les objets et les connaître, manipuler des sphères diverses et les maîtriser. Je croyais tout connaître sur tout, je croyais être capable de répondre à des questions. Imaginer avoir pu baigner dans le mensonge me tuait. Imaginer, ne serait-ce qu'une seconde, m'être trompée, m'écorchait. Tout un poids m'écrasait, je voulais me laisser tomber, je voulais rouler par terre, et puis, ne plus rien faire, juste, pouvoir me cacher dans un coin de mon palais et me remettre en marche, remettre en route mon corps. J'étais creuse, une coquille vide. J'étais seule, comme je l'avais toujours été, mais, en cet instant, je me sentais plus seule que n'importe qui, plus solitaire que quiconque. Et j'aimais cette solitude. Elle me rassurait, m'apaisait, prenait soin de ma conscience, me permettait de réfléchir, de me réfugier, de ne pas avoir à me soucier de quoi que ce fut d'autre.

Mais pourtant.

Pourtant, tandis que mes yeux vidés se creusaient sur un pigeon voltigeant dans l'air et s'éloignant à grande allure de cette maudite gare, il semblerait que des pas s'approchent, que des pas se mettent à résonner dans mon esprit. Des pas réguliers, traduisant pourtant une légère inclinaison vers la droite, qu'un pied peut-être supportait plus le poids du corps que l'autre. J'ai vu l'ombre. Cette ombre, une touffe s'écraser contre la vitre semi-transparente.

Le monstre.
S'approchait.
Son souffle, contre la vitre.
Son pied gauche titubant.
Le son strident de la poignée grinçant.
Et mon souffle s'accélérait,
Se confondait,
Jusqu'à manquer d'air.

Et la porte s'ouvrit. Elle laissa entrer un individu, un mâle, à l'air nonchalant, au regard morose, aux traits figés, plaqués contre cette tête intrépide, cette moue mystérieuse, que mes yeux scrutaient comme l'ombre de la mort. Nous nous observâmes, un instant, silencieux, les yeux dans les yeux, fronçant les sourcils. Lourde hésitation figée dans le temps, hésitation inquiétante. Je le vis pourtant, finalement, s'asseoir face à moi. Je ne pouvais cesser de l'observer, observer ses sourcils épais, ou bien son yeux fuyants.

Le train, lui aussi hésitant, se mit après de brèves secousses à s'en aller vers une destination dont j'ignorais tout. Tout m'effrayais, à présent. Tu étais revenu, Bobby. Et tu me prenais de nouveau la main, avant de t'asseoir aux côtés de l'inconnu. Tu le scrutais, effleurais son nez, sa bouche, puis, tripotait ses cheveux. Finalement, tu finis par me regarder, et t'évaporer comme de la poussière. La poussière la plus agréable.

Je pouvais entendre le souffle irrégulier que l'Inconnu émettait. Je le détaillais, sans gêne, tentant de l'assimiler à un objet, à un visage, à un monstre, ou bien, à un animal. Je le mettrais dans la Grotte rougeoyante, où le Dragon fulmine ; il est le bébé dragon, qui essaie, mais échoue à cracher le feu immense. Incertitude le domine, les rides de son front, l'état de sa main gauche par le tripottement de ses doigts. L'odeur de charbon mélangé au jasmin. Je ne voulais pas de ce Bébé Dragon dans mon compartiment. Il était à moi. Je ne voulais pas de sa présence. De cette instable et dérangeante présance, du souffle rauque et saccadé, de l'air qui se déplace, qui m'envoie son odeur, et qui m'apporte informations après informations. Ma gorge me serrait fort, si fort, j'ai senti en moi un sentiment tout premier.

De la colère et de la hargne.

Je finis par fermer les yeux, me penchant légèrement en avant, apposant ma main gauche contre ma main droite à intervalle irrégulier, et me réfugier dans mon palais regorgeant de ressources. J'allais m'isoler dans la salle à pluie et à flamme. J'y allais me faire submerger par la flamme, tantôt accrocheuse, tantôt légère. Elle allait me recouvrir de sa douce mélodie, elle jouait contre mes oreilles des notes longues, tenues, timbre de saxophone, qui se transforme en clarinette, scintillante et éclairante, puis, en cor, robuste et lourd.

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