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Escapade nocturne
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Rose Thelxiope
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Re: Escapade nocturne

Message par : Rose Thelxiope, Mar 17 Mai 2016 - 13:30


Le lac est tellement beau dans l'obscurité de la nuit. Rose était là, assise devant, fascinée. Fascinée par les bruits qui l'entouraient, par les couleurs, l'apaisement de l'eau, la fraîcheur douce du vent.  
Ici elle se sentait bien. Ici, elle se sentait presqu'entière. Pas vraiment car quelqu'un manquait dans son coeur, mais passons. Elle restait là, perdue dans ses pensées, lorsqu'elle entendit une voix d'homme qui semblait lui être adressée. Elle fit un petit sursaut, elle qui ne s'attendait pas vraiment à avoir quelqu'un à ses côtés.

- Ce paysage est magnifique.

C'était vrai. "Magnifique" en était presque pas assez à la hauteur. Il n'y avait pas de mot pour marquer la beauté de ces lieux.
Rose se retourna alors, pour voir qui était l'auteur de ces dires. Elle vit alors un jeune homme, à moitié dans la pénombre, sûrement âgé comme la Verte. Il semblait rêver autant qu'elle face à ce grand lac.

- Pardon. Je ne voulais pas t'effrayer. Comme toi, je profite juste de la nuit. lui dit-il, toujours caché dans l'ombre d'un arbre.

Rose n'était pas vraiment sociable, et n'aimait pas forcément être dérangée, mais il fallait avouer que la situation était différente. En effet, là, il n'y avait pas grand chose qui pouvait la faire sortir de ses gonds. Elle réfléchit un instant, avant de décider de lui répondre :

- Je... Je suis d'accord avec toi. Non tu ne m'as pas effrayé, j'ai juste été un peu surprise de ne pas être seule ici.. Je vois que tu es un adepte des lieux comme celui-ci, moi c'est Rose, juste Rose... J'suis enchantée de rencontrer quelqu'un qui partage mon avis sur le lac et tout le paysage qu'il offre la nuit.

Les oiseaux rentraient chez eux, on pouvait apercevoir quelques femelles nourrir leurs petits, d'autres terminer leur nid. Les chauve-souris sortaient de leurs cachettes, et les chats couraient à toute vitesse on ne sait où. Plus près du lac, on pouvait contempler les grenouilles et leur chant, les insectes glisser sur l'eau, ou les fleurs se fermer pour la nuit.
C'était si fabuleux, si beau, si.. Magique.

Rose décida de l'inviter à rester avec elle, elle qui aimait pourtant la solitude, là s'en était autrement et elle semblait déjà aimer sa présence.

- On pourrait peut-être partager ce panorama à deux ? Enfin si tu veux bien-sur...
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Erundil Trismegiste
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Re: Escapade nocturne

Message par : Erundil Trismegiste, Mar 17 Mai 2016 - 14:01


Rose. Elle s'appelle Rose. Décidément, cette personne au visage lunaire inspire de sa simple existence. Je suis content de pouvoir observer un tel visage. C'est un autre poète qui me vient désormais à l'esprit. Malheureusement méconnu, et ayant vécu une vie plutôt tragique. Je me sens donc mélancolique à cet instant. Mais bien, non loin d'elle.

Elle m'invite à la contemplation de cet univers. Un univers de couleurs, de sons, d'odeurs. J'aime la mousse sur ces arbres, une douceur délicieuse. A son invitation je réponds par un sourire, qu'elle ne verra probablement pas. Je souhaite cependant rester dans l'ombre. Je souhaite rester anonyme. Est-ce de la timidité ? De la pudeur ? Je crois que c'est de la peur. Je ne souhaite pas tâcher de ma présence ce décor si magistral.

Je nous laisse profiter de ce temps, cet instant, cet éphémère. Je m'assoie sur une branche proche du sol, assez solide pour soutenir ma carcasse, et je fais attention de rester suffisamment dans l'ombre.

- Cet instant est enchanteur.

Je le dis simplement. Je ne fais que parler doucement, de peur, presque, de réveiller cet instant, de lui faire peur, qu'il s'affole, qu'il disparaisse. Tout finit par disparaître.

- Qu'est-ce que vous … Je veux dire, qu'est-ce que ce lieu, cet instant t'inspire ? Te fait ressentir? Tout ce beau …

Je laisse tout cela m'envahir. Je n'ai pas envie d'être moi, à cet instant. J'ai juste envie d'être une partie de ce tableau. J'aime ce tableau, tant qu'il est anonyme, et tant qu'il n'est personne. Avec cette fleur au milieu, pleine de son superbe, rose comme une prose onirique, en plein sommeil de l'amoureux, sous la lune, son amante fidèle.

J'arrête d'observer cette Rose. Les formes et les couleurs se déforment de douceur. La douleur semble s'estomper. J'ose me sentir Bien.

Je souris.
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Rose Thelxiope
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Re: Escapade nocturne

Message par : Rose Thelxiope, Mar 17 Mai 2016 - 15:40


Suite à ce qu'elle venait de dire, l'homme devant elle restait dans l'ombre. Pourquoi ? Avait-il peur d'elle ?
Il s'assit sur une branche proche de la terre avant de lui dire :

- Cet instant est enchanteur.

Comme il trouvait bien ses mots. Rose aimait le fait qu'il semble savoir exactement quel mot va à quoi ou à qui. Mais elle trouva dommage qu'il ne vienne pas près d'elle.

Il continua dans sa lancée :

- Qu'est-ce que vous … Je veux dire, qu'est-ce que ce lieu, cet instant t'inspire ? Te fait ressentir? Tout ce beau …

Vous ? Heureusement qu'il avait vite changé de pronom, Rose n'avait que seize ans, et lui semblait en avoir autant, donc pas deux vieux. Après peut-être avait-il été éduqué ainsi ? Enfin, ce petit mot fit sourire Rose.

Ce lieu.. Cet instant.. Ce beau.. Rose ne savait même pas par quoi commencer, tant cet univers devant elle la passionnait, tant tout ce beau lui sautait à la figure.

Elle réfléchit un petit instant puis se livra à lui :

- J'aime les petits bruits que les oiseaux font avec leur brindilles quand je ferme les yeux, j'aime regarder le calme de l'eau, les brins d'herbes qui bougent harmonieusement grâce au vent. La nature qui reprend toute sa place, les animaux qui semblent être plus sereins que n'importe où ailleurs, et puis, quand je me couche dans l'herbe et que je lève mes yeux vers le ciel, la splendeur de l'univers est à ma portée, enfin à la portée de qui veut bien prendre le temps de s’arrêter regarder. J'me sent bien ici, j'me sent un peu plus moi, et je dois avouer que c'est plutôt agréable de se sentir pleine.... Et toi ?

Elle regarda en sa direction, sans vraiment le voir, avec un large sourire éclairé par la lune.
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Erundil Trismegiste
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Re: Escapade nocturne

Message par : Erundil Trismegiste, Mar 17 Mai 2016 - 19:54


Un sourire magnifique regarde dans ma direction après m’avoir parlé de son ressenti. C’était chaleureux. Je ne la connais pas, et pourtant elle me parle avec une sincérité, une honnêteté naturelle. Est-elle toujours ainsi ? Ou est-ce juste la situation.


La rose a dans la pétale la proie, et dans le corps le prédateur.
Elle est entière dans son être qui fait sourire autant que peur,
Car cette chose si complète d’infini
Est unique. Elle est seule parfaite ici bas,
La seule, de tous les Mondes, qui me sourit.



Je m’étais encore mis à poétiser à haute voix, en murmurant. Je reprends mes idées. Les pensées. Je divague dans les vagues de ceux-là qui me font voguer dans ce paysage si majestueux.

Je reste un peu gêné par les mots qui sortent de mes pensées, pour se libérer de ma bouche.

- Désolé pour ça. Je me perds dans mes pensées parfois. J’aime les mots. Je me sens à l’aise avec eux.

J’admire le spectacle qui s’offre à nous en cette nuit.

- Je me sens à l'aise ici aussi. J’aime toute cette danse devant nous, toutes ces couleurs, ces formes et ces difformes, ces créatures, animales et végétales. Je les aime, je sais que je peux compter sur eux. Car l’herbe rester toujours de l’herbe. L’arbre restera un arbre. L’eau restera de l’eau. Contrairement aux humains qui changent souvent.

Encore une fois je m’éloigne. Elle va finir par se sentir mal à l’aise si je continue. J’ai toujours eu ce souci, mes pensées deviennent mes paroles. Le bon côté est que je n’ai pas le temps de mentir. Le désavantage est que je parle trop. Cette fois-ci, je vais me calmer. Elle semble d’un naturel gentil. Peut-être est-ce juste l’atmosphère de la nuit seulement qui la rend ainsi ?

Il faut simplement profiter de ce moment. Les créatures nocturnes sont éveillées, et certains regards se tournent vers nous. Rien de méchant, je crois. Je pense qu’il nous accepte comme faisant partis de leur monde. De leur Tout. A ce simple instant.

Je n’ose pas vraiment la regarder à nouveau. Je me sens bien tant que je reste anonyme. Tant que cette amitié naissante reste ainsi. Cette inconnue aux couleurs et à la lumière de ce ciel étoilé. Elle restera ainsi pour moi, car c’est comme ça que je la vois. Je me permets de la regarder à nouveau pour me rappeler de la couleur des étoiles dans ces yeux.

Voilà. C’est tout. C’est bien. C’est assez.

- Oui. C’est doux et agréable d’être soi. Au moins avec soi-même. Et puis, avec le temps, avec les autres, et le reste. Et puis, nous apprécions mieux cet oiseau qui chantonne à la belle étoile, ce vent qui aime se perdre dans ses caresses. Toutes ces choses. Tout. Je me sens bien aussi.

Cet instant est simple. Faut-il y ajouter la conversation ? Je lui laisse ce choix. Je l’apprécierai, quel qu’il soit.
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Rose Thelxiope
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Re: Escapade nocturne

Message par : Rose Thelxiope, Mer 18 Mai 2016 - 10:09


La rose a dans la pétale la proie, et dans le corps le prédateur.
Elle est entière dans son être qui fait sourire autant que peur,
Car cette chose si complète d’infini
Est unique. Elle est seule parfaite ici bas,
La seule, de tous les Mondes, qui me sourit.



Rose avait tout entendu. Et avait ressentit tout son corps vibrer suite à tout ces mots prononcés sûrement pour elle.

Elle voulu y dire quelque chose, mais Erundil s'excusa :

- Désolé pour ça. Je me perds dans mes pensées parfois. J’aime les mots. Je me sens à l’aise avec eux.

- Ne t'excuse pas, c'était très beau. lui dit-elle.

Erundil semblait regarder tout comme elle le paysage que la nuit leur offrait, et reprit:

- Je me sens à l'aise ici aussi. J’aime toute cette danse devant nous, toutes ces couleurs, ces formes et ces difformes, ces créatures, animales et végétales. Je les aime, je sais que je peux compter sur eux. Car l’herbe rester toujours de l’herbe. L’arbre restera un arbre. L’eau restera de l’eau. Contrairement aux humains qui changent souvent.

Tout ce qu'il venait de dire était vrai. Rose n'avait pas confiance aux autres, mais elle aimait être dans la nature, car rien dans cette dernière ne la trahirai un jour.

- Oui. C’est doux et agréable d’être soi. Au moins avec soi-même. Et puis, avec le temps, avec les autres, et le reste. Et puis, nous apprécions mieux cet oiseau qui chantonne à la belle étoile, ce vent qui aime se perdre dans ses caresses. Toutes ces choses. Tout. Je me sens bien aussi.

Pourquoi se cachait-il s'il se sentait bien ici ?

- Pourquoi te cache-tu ? Si tu te sent bien ici ? J'ai un problème ? Dis moi..

Voilà c'était demandé. Rose aimait être seule mais pas là. Elle parlait à un arbre sombre, qui cachait quelqu'un, qu'elle ne pouvait même pas voir. Pourquoi ? Avait-il peur d'elle ? Mais pourquoi ? Rose se fichait de son apparence, ou on ne sait quoi. La voix de l'inconnu lui suffisait pour comprendre qu'ils allaient très bien s'entendre.

Le vent venait s’écraser sur le corps de la jeune femme, qui commençait à avoir un peu froid près de l'eau. Elle sortit alors sa baguette, et lança un petit #Incendio en direction d'un endroit qui semblait être prévu pour faire un petit feu près d'elle, puis face au feu, lança #Calda pour avoir plus de chaleur.

Ses yeux semblaient eux aussi se réchauffer, comme son coeur et tout le reste de sa petite personne.
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Erundil Trismegiste
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Re: Escapade nocturne

Message par : Erundil Trismegiste, Mer 18 Mai 2016 - 21:25


Je vois sa peau réagir au vent. Chaque parcelle de cet organe immense comme un pays est soudainement envahit par une trop grande fraicheur. Mais le royaume qui se peint au dessus de tout ça, comme un édifice superbe, prend l’initiative d’allumer un feu. Une source de chaleur. Son pays tout entier s’en va ravi. Apaisé.

Elle me demande de me présenter à elle, de ne plus être cette ombre. Je me sens tellement à l’aise tant que je ne suis qu’une ombre. Je me lève aussi doucement que ces rampants qui vivent sous ces pierres froides et ancestrales. J’avance d’un pas. Un deuxième, et me voici là, devant elle. A sa merci. Je me sens comme une chose sans défense qu’elle pourrait détruire de son regard, ou son envie.

Je m’assoie. Pas très loin.

- Le décor était si parfait. Je n’avais pas envie qu’il change. En tout cas non, tu n’as pas, et tu n’es pas un problème.

Je laisse mon regard s’égarer, s’éloigner de ses paysages pour virer vers d’autres visages, comme cette lune scintillante. Le temps s’est rafraichi en effet.Je la remercie pour le feu. Il réchauffera également mes pensées qui deviennent un peu froide ce soir.

Quelques instant s’écoulent. Des instant d’agréables murmures, das chants de silences dans des champs de vides, dans l’air obscur qui nous entoure de tout son être. Les murmures de quelques animaux éveillent les oreilles. Les formes discrètes de ceux-là qui viennent à se mouvoir bien loin. D’ici, ils semblent être si grand. Ils ne sont que bestioles dans le vent. Ils sont comme nous, insouciants. Insignifiants. Comme nous, ils sont là, profitant du moment. Ils ont probablement mangé leur goûter, ils viennent maintenant gambader, profiter de leur liberté, quelques secondes seulement, émerveillés, peut-être, par toute cette beauté.

Les instants continuent de s’écouler, comme une cascade au loin que je crois entendre. Peut-être n’est-ce que mon imagination. Mais cette image me rappelle à l’instant, et cet endroit, avec cette fleur à la couleur délicate, et à l’âme forte.

- Qu’est-ce qui t’a mené ici, ce soir ? Pourquoi as-tu ressenti l’envie de te fondre quelques instants dans ce tableau que Mère Nature a crée. L’a-t-elle voulu parfait ? Est-ce pour cela qu’elle t’a interpelé ?

Mes pensées. Encore. Sont devenue paroles. Je me suis égaré, me voici verbalisant des propose trop personnelles. Je me vois plonger dans ce gouffre d’incertitude et d’inquiétude. Là où le plaisir est Maitre, et où le bonheur nous caresse mortellement.
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Aileen O'Leary
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Re: Escapade nocturne

Message par : Aileen O'Leary, Mer 5 Oct 2016 - 0:23


Rp privé avec Nya O'Neal et Alec Hallen
Nya m'a donné son libre arbitre

Cela faisait déjà un bon 2-3 semaines que les cours avaient commencés à Poudlard, Aileen avait retrouvé son rythme scolaire et se plaisait dans sa routine créée sur mesure pour son année. Ce soir, ses plans étaient simples, lire son livre de potions sous son arbre habituel. Nya et elle étaient sorties la veille au bord du lac et elle n'avait pas eu l'opportunité de terminer sa lecture. Non pas qu'elle n'avait pas apprécié le moment! Loin de là. Elle ne voulait toutefois pas tomber en retard dans ses devoirs. La 7e année était exigente.

Elle sortit donc du dortoir, se dirigeant d'un pas décidé vers son endroit préféré. Elle n'eut néanmoins pas le temps de faire trois pas en dehors du Grand Hall que déjà Nya l'intercepta. Elle avait un grand sourire aux lèvres, et visiblement une idée fixe en tête.

-Je vais t'emprunter pour la soirée Aileen! J'ai reçu un cadeau récemment que j'aimerai bien étrenner....

Et voilà que la Gryffondor entraina Aileen à travers le parc, au bord du lac, loin des regards indiscrets. Après avoir vérifié que l'endroit était assez isolé et que personne ne passait dans le coin, la rousse donna un énorme câlin à son amie et sorti de sa robe deux bouteilles de Whisky pur feu. Cela causa Aileen à hausser un sourcil.

J'espère que Nya ne compte pas nous saouler ce soir....La dernière fois on s'est fait prendre et engueuler de façon solide...

Aileen commença néanmoins à lancer les sortilèges habituels qu'elle utilisait lors de leur sorties. Tout d'abord vint un #Voluptas Garden pour l'ambiance, puis un #Oblitesco pour effacer les traces de leur passage vers le lac et d'un #hominum revelio pour s'assurer que personne n'était proche d'elles.

Après que les préparations à leur soirée furent terminées, Nya s'installa confortablement par terre. Des petits yeux et un baiser eurent raison de la réticence d'Aileen et bientôt les deux jeunes filles buvaient l'alcool dans des verres improvisés. Les deux riaient ensemble en se contant des souvenirs d'enfance et de Poudlard.

-Tu te rends compte! Il a eu les cheveux oranges pendant une semaine après! S'exclaffa Aileen en parlant d'un potion ratée par un élève de sa classe.

Les deux semblaient seules aux monde...mais l'étaient-elles réellement?
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Alec Hallen
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Re: Escapade nocturne

Message par : Alec Hallen, Sam 15 Oct 2016 - 16:31


Aileen O'LEARY & Nya O'NEAL & Alec HALLEN
RP privé avec Aileen et Nya

Cela faisait déjà un bout de temps qu'Alec était de retour à Poudlard. Il était enfin de retour dans sa deuxième maison. Mais très vite, il regretta d'être revenu ici. A peine de deux ou trois semaines de cours que le jeune homme en avait déjà marre des cours, mais le pire, c'était les devoirs. En parlant de devoir, l'élève de Poufsouffle en avait pour cette soirée, malheureusement.

Aussitôt son dernier cours terminé, il se dirigea en trompe dans sa salle commune pour effecteur ses devoirs. Mais quand il arriva chez les Poufsouffle, la salle était pleine. Le jeune homme traversa la salle en essayant tant bien que mal de se faire un passage pour accéder au dortoir. Une fois qu'il eut atteint le dortoir, le jeune homme retira sa robe de sorcier et desserra sa cravate, puis il prit ses affaires nécessaires pour travailler. Le jeune homme décida donc de se poser à la bibliothèque pour ainsi faire ses devoirs tranquillement.

Il s'installa à la première table qu'il trouva et il fit ses devoirs. Une fois cette corvée terminée, Alec s'autorisa à aller prendre l'air à l'extérieur. Mais avant cela, il retourna dans son dortoir pour déposer ses affaires. Puis il se mit à courir dans les marches, tellement il était excité d'aller dehors.

« Aaaah... Enfin de l'air !»

Le jeune sorcier traversa tout le parc en direction du lac. C'est l'endroit préféré du Poufsouffle. Mais une fois arrivé sur les lieux, le jeune homme aperçut au loin deux silhouettes. Plus il s'approchait plus il entendait deux rires féminins.

« Tu te rends compte! Il a eu les cheveux oranges pendant une semaine après! » entendit Alec quand il arriva à distance des deux filles.

« Ça devait être marrant à voir ! » s'exclama le jeune Poufsouffle.

Il les regarda en souriant avant d'ajouter.

« Puis-je me joindre à vous ? Vous avez tellement l'air de vous amuser...»

Après tout, lui aussi, avait besoin de s'amuser.

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Nya O'Neal
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Re: Escapade nocturne

Message par : Nya O'Neal, Sam 15 Oct 2016 - 20:48


Aileen semblait avoir d’autres plans pour la soirée mais, loin de m’en formaliser, je l’avais tout de même entraîner avec moi dans ma débauche. Eh, deux bouteilles de Whisky, c’est toujours synonyme de fête et de partage! Je m’étais donc emparée de sa main, et l’avais traînée à travers le parc, jusqu’à trouver un endroit propice à notre petite soirée improvisée. Après avoir lancé une poignée de sortilèges, la vert et argent s’installa confortablement dans l’herbe. Je la suivis, heureuse de pouvoir partager ce moment avec elle.

Il ne lui fallut d’ailleurs pas bien longtemps avant de passer par-dessus sa réticence à boire. Bien que boire après mon amie ne me dérangeait pas le moins du monde – de toute façon, l’échange de microbes était déjà fait depuis bien longtemps, j’attrapai quelques feuilles qui traînaient autour de nous. L’automne était vraiment la saison idéale pour se trafiquer des verres avec des feuilles mortes. Je sortis ma baguette, et lançait un #Herbivicus, qui augmenta considérablement la taille desdites feuilles. Je leur donnai ensuite la forme désirée à l’aide d’un #Plasticinum, puis servis une bonne quantité de Whiskey à Aileen et lui tendis son verre improvisé.

Plus les minutes passaient, plus l’alcool commençait à se faire sentir. Nous rions à plein poumons, échangeant des histoires sans queue ni tête, lorsqu’une voix se fit entendre. Je m’arrêtai net. Quelqu’un nous avait entendues. J’étais un peu inquiète, j’avoue. J’avais déjà -presque?- mise Aileen dans le pétrin dans la salle des armures, je ne voulais pas qu’elle se fasse prendre une deuxième fois à faire des affaires illégales, à cause de moi qui plus est.

J’observai donc l’inconnu de la tête aux pieds. À en juger par son visage parfaitement imberbe, il ne devait pas avoir plus de quinze ans. Il était plutôt mignon, ceci dit. Sa demande ne tarda pas à me rassurer. S’il voulait se joindre à nous, c’est qu’il n’avait probablement pas l’intention de nous dénoncer. Je lui souris donc, l’invitant à prendre place à côté de nous.

« Hehe bien sûr, on ne va tout de même pas se boire tout ça à deux! »

Je lui montrai ensuite les deux bouteilles, dont l’une était déjà à moitié entamée. Je recommençai donc mon enchaînement de sortilèges, et lui tendis un verre. Je remplis ensuite le mien et celui de la vert et argent, et brandit mon verre dans les airs.

« Cheers! »

J’attendis que mes camarades me suivent et que les trois verres se soient cognés, prenant soin de regarder tour à tour Aileen et l’inconnu droit dans les yeux. Pas que les sept ans de bon sexe avec un parfait inconnu ne m’intéressaient pas, mais c’est ça.
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Aileen O'Leary
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Re: Escapade nocturne

Message par : Aileen O'Leary, Dim 16 Oct 2016 - 20:03


Aileen appréciait sa soirée, Nya était proche, le soleil avait presque finit de se coucher mais l'air restait agréablement chaud. Elle ne pouvait rien espérer de mieux. Et puis l'alcool aidant, peut-être que la conversation qu'elles avaient commencée dans le train reviendrait sur le tapis...Avec un peu de chance elle...

-Ça devait être marrant à voir !

La serpentard se figea, quelqu'un écoutait et semblait désirer participer à la conversation. Aileen espérait que ce n'était pas un préfet. Elle avait déjà eu assez d'altercation avec les préfets pour le mois. Elle se tourna vers le nouveau venu. Il semblait jeune, peut-être 1-3 ans plus jeune qu'elle. Pas de baguette en main. En plus il venait de Poufsouffle. Parfait, si jamais l’intrus semblait décidé à les dénoncer elle pourrait lui lancer un sort rapidement et sans qu'il ne puisse réagir.

-Puis-je me joindre à vous ? Vous avez tellement l'air de vous amuser...

Nonononon, cet inconnu ne venait pas de casser SA soirée avec Nya. Elle se tourna vers Nya, espérant que la Gryffondor allait l'envoyer paître, quelques sorts au visage comme à son habitude.

-Hehe bien sûr, on ne va tout de même pas se boire tout ça à deux!

Bordel Nya, pourquoi est-ce que ton bon sens se casse à chaque fois que tu prends une goutte d'alcool.

À contrecoeur elle laissa une place au Poufsouffle, trinquant avec pour faire plaisir à Nya. Elle laissa s'échapper un petit soupir, comment se débarasser de l'inconnu? Puis, l'illumination lui vint. Il pouvait partir de lui même si on le poussait un peu. Elle le laissa boire son verre avant de dire.

-Moi c'est Aileen O'Leary et elle c'est Nya O'Neal. Enchanté petit Poufsouffle.

Elle lui fit un petit sourire en coin avant de rajouter.

-Que dirais-tu d'un petit jeu pour apprendre à ce connaitre et se détendre en même temps? Vérité ou conséquence Pouffy?


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Ellana Lyan
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Re: Escapade nocturne

Message par : Ellana Lyan, Mer 18 Jan 2017 - 21:15



RP privé avec l'oisillon fou et la Lisk'orne
Musique...

Immensité de la nuit.
Comme un clin d’œil.
Comme un sourire.
Une mélodie.
Et moi je lui rends.
À cette obscurité.
Ce qu'elle m'offre.
Ses bras qui me bercent.
Brisent mes chaînes.
Me libère.
Une fois pour toute.
Je me sens moi.
Pleinement.
Et je vibre.
Au son de ces refrains.
Je sens mon cœur battre.
La vie emplissait mes poumons.
Adrénaline qui circule.
Dans ce corps d'enfant.
Petit fantôme.
Cheveux au vent.

Boum… Boum…


Un pas, un autre. Écho a la lune, course pour les étoiles. Je suis libre et je ris. Je tire la langue aux règlements. Je m'enfuis, je m'envole. Je vis. Vivre. Pour chanter ma complainte, ma ballade à mes sœurs. Aux étoiles. Mes miroirs, mon bon côté, lumière dans la nuit de ma vie. Je cours sous les astres. Je vis pleinement chaque instant. Le vent souffles dans mes mèches. Les pans de ma robe voltigent autour de moi. Vivante, je cours, perdue, je cours, sourire aux lèvres, je cours. Je m'envole, tourne et virevolte. Ombre parmi les serpents, enfant sorcière qui se cache, derrière son masque. L'existence est à moi. Je suis seule. Le calme règne. Je suis juste… Heureuse ?

Mot longtemps effleurés.
Du bout de mes doigts.
Sans jamais y toucher.
Mais je ne suis plus comme ça.


Maîtresse du corps et de l'âme.
Seul le cœur ose encore me défier.
Mais je persévère.
Et finirais par trouver.
Comment le contrôler.



Ellana brisée se reconstruit.
Veut bannir la souffrance de sa vie.
Sans doute est cet impossible.
Mais je veux essayer.
Au moins tenter.


La vie s'écoule, le temps me fuit. Je sors d'un long sommeil sans bruit. La terre est infinie, le monde n'attend que moi, pour le briser ou le sauver, seul compte mon choix. Et ma volonté, le reptile s'est réveillée. Prête à se battre pour toutes les causes perdues. Bien… Mal… Tout est relatif. Tout est subjectif. Aujourd'hui je respire et c'est déjà ça, demain j'irais conquérir l’Au-delà mais nous ne sommes pas encore là. Gamine vulnérable, je garde des plaies à vif. Incapable de supporter les regards. Je ne suis qu'un spectre sans objectif. Mais doucement je reviens et un jour je me retrouverais.

Je ne serais sans doute plus jamais cette moi d’antan, endurcie par la vie, les cicatrices en témoignent, visible comme cachée, sur la peau ou sombrement gravée. Je veux me montrer forte j'aimerais le faire croire. Ici la solitude fait un bien fou mais là-bas, quand les autres m’oppressent, me rappelle mon statut d'insecte. Tu n'es pas libre Ellana, mais, prisonnière du refrain de la vie. J'ai le droit de choisir mes couplets, mais tous les jours il revint . Oui ce satané refrain. Qui me hante et me brise. Me rappelle mon vulgaire statut d'humain. Je voudrais être autre, souhaiter m'envoler vers cet espace infini. Mais je suis coincée ici. Entre pression et déchirure.

Que faire ?

Comment sortir ?

Quand le piège se referme sur moi ?

Juste vivre, ne plus survivre, ne pas essayer de s'enfuir. S'envoler à tout prix et retrouver ce chemin. En évitant cette répétition, qui sans cesse me revient. Fichue chanson. La tête veut exploser. Tendis qu'elle résonne contre mes tympans, bien plus puissante que le vent. Et je veux la chasser. La détruire. Comme elle m'a détruite. Je cours sans m'arrêter. Pour tenter de m'en détacher. Telle une ombre elle me suit. Je ne peux m'en détacher, forcée d'écouter, cette horreur, cette douleur.

N'oublie pas que tu es un monstre
Tu seras abandonnée, détruite
Tu es la personne la plus odieuse que je ne connaisse.
Tu n'es pas et tu resteras qu'une peste
Tu regretteras d'avoir vu le jour ma fille !
Je te promets que notre arbre généalogique contra un nom de moins.
Tu auras affaire à moi !
J'avais besoin de t'oublier
Je l'aime... Je suis passé à autre chose
On va souffrir, tu vas souffrir...


Je me bouche les oreilles, tente d'y insérer un autre air. Je n'y arrive pas. La douleur grandit. La liberté s'enfuit. Les menottes se referment, la clef pendue en l'air hors de portée. Je veux l'atteindre mais mes chaînes se resserrent. Je ne vois pas l'obstacle et m'étale sur l'herbe gelée. Il ne fait pas chaud. Le froid glisse sur ma peau sans que je ne puisse rien faire. Immobilisée, mes yeux se ferment. Erreur. Sortilège, lumière, douleur, père, cris, larmes, baisers, claque, vois… Qui chuchote à mon oreille. Je la reçois comme une gifle, comme un cri contre mes tympans.

Ellana, regarde-moi, tu as vraiment tabassé quelqu'un ?

Ellana…
               regarde-moi...
                                            tu as vraiment...
                                                                              tabassé quelqu'un ?



Tu as vraiment…

tabassé quelqu'un ?

Tabassé quelqu'un ?

Non ! Les paupières s'ouvrent, les yeux saignent. Je me relève, où suis-je ? Le lac… L'euphorie de transgresser les règles m'a quittée. Imbécile. J'ai déjà assez de problème. Un cœur en miettes, rafistoler au papier collant. Je n'ai toujours pas trouvé la pièce manquante, l’erreur dans le mécanisme. Peut-être qu'il n'y en a pas… Que je suis simplement… Difforme. Jeune fille bouleversée, dans cette amie, mère nocturne, qui soigne, apaise et sauve. Pour refermer mes blessures. Je t'aime maman.

Doucement, je me relève. Mes chaînes pendent à mes poignets. Je jette un regard vers la lune. Implorant, perii en ce monde… La tête tourne, yeux de douleur, regard de malheurs. Les larmes se tarissent. Je finirais par comprendre, ce qu'il faut être, ce qu'il faut faire. Pour que la vie m'appartienne. À moi la petite diablesse blessée. Démone enchaînée et si avide de liberté. Un jour je te vaincrais monde de vermines. En attendant la souffrance me tient compagnie. Mais je me battrais, et tu te plieras à mes pieds.

Une promesse informulée.
Pour cette belle lune qui brille.
Pour ce monde égoïste.
Pour cette sorcière.
Qui l'est plus encore.
Car le bonheur soigne les cœurs.
Mais bien souvent.
Les détruits.


Je suis une victime.
Je ne le nie pas.
Mais un jour je m'élèverais.
Et deviendrais reine.
Destin du petit serpent.
Parmi ce monde si intrigant.


C'est avec des actes.
Que l'on gagne une bataille.
Moi je ne fais que parler à la lune.
Assez de sang sur mes mains.
Je ne veux plus lutter en vain.
Je finirais par trouver.
En attendant…


Tenez-vous prêts…
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Liskuvo Kalsi
Préfet(e)/Poufsouffle
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Re: Escapade nocturne

Message par : Liskuvo Kalsi, Ven 20 Jan 2017 - 0:09


Avec Mary la griffée et lalana cœur brisé
Vous m'excuserez mais la musique j'en ai pas...

La nuit, le monde s'enhardit.
La nuit, je resplendis.
La nuit, le silence gronde.
La nuit, je fais ma ronde.



Lorsque le château sommeille, plus personne n'est là, je me sens bien. Finalement je suis à mon aise. Les bruits m'agacent, je préfère les hurlements de douleurs, les gémissements de terreur, ou alors simplement le silence. Calme assourdissant qui me prend au plus profond de mon âme. Il y a de cela quelques jours je devais lutter contre le règlement de nuit pour ne pas m'attirer d'ennuis, ce petit ver luisant m'avait montré qu'on pouvait faire les choses d'une belle façon depuis ma promotion préfectorale. Plusieurs fois j'avais pensé à elle, serpente immonde qui ne cherchait qu'à attiser la haine. Finalement mon souvenir d'elle était trouble, il paraîtrait même qu'elle ne soit pas si horrible que ça, j'en doute. Un seul contact, un seul murmure. Voilà les seuls souvenirs que j'avais de cette chose, le reste m'était bloqué. Les souvenirs affluent quelques fois, lorsque seul dans l'école, j'écoute les oiseaux et l'appel du vent.

Un bruit résonne dans le couloir, habituel. Je n'y prête pas attention. C'est comme un murmure lointain, quelque chose auquel tu ne prête pas attention, une histoire de secondes avant de retrouver le plaisir nocturne. Voilà. C'est passé, facile. Je me replonge dans mes pensés. Je ne devrais pas me retrouver ici, en tant que préfet. Je n'ai jamais réussi à suivre une quelconque règle de ce château. Balades de nuit, forêt interdite, les cachots. Je ne suis pas sage, je ne suis pas un exemple à suivre. Encore moins pour les Poufsouffles, les loyaux, les justes. Je ne suis rien de tout cela, si il le fallait je serais prêt à tout balancer de ce que je savais.

Enfin.
Non.
Ça c'était avant.
Avant les vacances.
Vacances maudites.
Maudits mangemorts.


Il m'avait suffi d'un contact pour empoisonner mon existence. Plus jamais je ne serais comme avant, souriant, prêt à aider, j'avais perdu l'âme d'un Poufsouffle, mon âme. Ma vie. Il me l'avait volé, en seulement quelques minutes. Moi qui pensait m'être construit une forteresse d'hypocrisie. Détruite, en seulement un geste, un saut. Une parole. Un sort. Et me voilà coincé dans l'engrenage, je pouvais pas m'en sortir, la jouissance du pouvoir m'avait enivré. J'en voulais. Encore et encore. Quitter ce monde étudiant. Retrouver 08, retourner en Cornouailles. Le monde. Le vrai. Il me manquait. Les bruits quotidiens de l'allée.

Hé mais.

Minute !

Minute !


Minute !


Les couloirs ne faisaient pas de bruit tous seuls, je n'y avais pas prêté attention mais, quelque était passé, pas loin de moi. Y'a quelques secondes. Qui c'était ? Pas un prof. Dites moi que c'était pas un prof. Je veux de l'action, ressentir le vent sur mon visage, le frisson d'une filature, du chantage, des menaces. J'avais plein pouvoir, j'étais en droit, pas l'inconnu.

Je me redresse, lève les oreille (bizarre comme expression), vers la sortie. Ça s'annonce fun, en quelques secondes je suis dehors, comme quoi l'inconnu connait pas les passages, un élève. Tiens, je le vois. Je la vois plutôt, une petite fille, que je connais pour l'avoir vu quelques fois. Lyan, quelque chose comme ça. Enveloppe vide je dirais, pour l'avoir observé en cours. Une envie de faire une bêtise p'tite Lyan ?

Elle court, comme si sa vie en dépendait, je me retourne. Non non y'a personne. Elle court juste, tarée en fait. Je vais la suivre un coup, faudrait pas qu'elle fasse un truc que je regretterais par la suite, après on va dire que c'est sa faute, mais moi je saurais que non. Et limite dire que c'est ma faute ok, mais là faudrait l'aider, d'une façon ou d'une autre. Tout est bon à prendre.

Au bout de quelques pas elle s'écroule, On est au Lac, je doute qu'elle m'ait déjà repéré, elle a vraiment pas l'air bien, du genre à qui tu fais un câlin parce que c'est ton amie. Dommage que j'ai perdu cette âme, elle aurait peut être été un peu réconforté, à la place je vais la renvoyer dans son dortoir, et fissa. J'ai pas vraiment le droit d'être là non plus il me semble. Autant faire vite.

Elle est debout, je m'approche, elle est complètement folle, yeux délirés (ça existe pas.), elle ne parait pas me voir alors que je suis pile devant elle depuis 5 minutes. Je lui fais coucou de la main, l'art de commencer une discussion c'est chez moi. La ver avait commencé d'une façon beaucoup moins agréable, mais je suis pas un rampant, j'affirme fièrement être un soldat de la discussion, je vais essayer de comprendre, et puis la dégager. Peux pas tout faire non plus.

Dis moi Lyan.
Toi qui te fânes.
Pourquoi es-tu si tourmentée ?
Te prends-tu pour une ratée ?


-Bonsoir, je peux savoir ce que tu fais là ? T'as pas l'impression que t'as mieux à faire que de gambader dans la prairie alors qu'il fait -8000 et que t'es habillée en robe ?

Et bien dis moi petit préfet, tu te sens malin avec tes questions ? Suffit de la regarder pour comprendre, elle craque.

-J'veux pas savoir en fait, respire un bon coup et tu rentres direct dans ton dortoir, c'est pas négociable Lyan.

J'suis pas SOS Sorcier en détresse en fait, j'vais pas l'aider pour rien. Elle voudra pas m'en parler non plus, donc zou. Au lyan. Euh au lit. J'ai mes propres problèmes et je suis bien incapable de les démêler, je vais pas me saouler avec une enfant qui découvre la vie en plus. Elle pourra rien m'apporter, moi j'ai des choses pour elle. Un monde différent que j'ai approché. Dangereux mais...si vivant.

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Ellana Lyan
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Re: Escapade nocturne

Message par : Ellana Lyan, Dim 22 Jan 2017 - 15:59



Musique (mais vu que t'aimes pas t'es pas obligé de la mettre Lisk'orne ^^)

Je suis seule.
Que cela fait-il du bien !
De sentir ce silence.
Couler autour de moi.
De ne plus rien voir.
Simplement être grisée.
Par ce tourbillon de sensation.
Qui cherche à m'emporter.
Yeux grands ouverts.
Qui pourtant ne voit rien.
Mais là dans le coin de mon regard.
Un mouvement dérangeant.
Je tourne la tête et fronce les sourcils.
Qui est donc cet inconnu ?

Mes yeux se posent sur cette personne qui en cette nuit de quiétude vient troubler ma plénitude. Cela pourrait encore passer, si le garçon en question, arrêtait de parler et de gesticuler. Comme un insecte dérangeant. J'ai envie de le chasser, d'un geste négligé, de lui dire que je ne suis pas intéressée, qu'il me dérange, que je voudrais rester seule. En plus il veut me donner des ordres, oh, il m'ennuie. S'il continue, je vais être tentée de l’écraser. Si au moins c'était quelqu'un comme l'ange, oui une gentille Serdaigle prête à me remettre sur pied ou bien une fée, oui voilà elles j'aurais aimé les retrouver dans ce cadre nocturne. Mais lui… Mes yeux posés dans sa direction je me met à l'examiner.

En un regard je fais un point sur la situation. Un Poufsouffle, un préfet… Je vois bien qui tu es Kalsi. Mais jamais je ne te le ferais savoir, jamais je n'avouerais que je vois parfaitement qui tu es. Tout ce que je sais de toi tu ne le dois qu'à ton statut de préfet, rien qu'au fait qu'un insigne soit attaché à ton uniforme. Tu n'aurais pas mérité mon attention autrement et je commence à en avoir marre. De ces êtres qui se croient supérieurs, qui pense pouvoir donner des ordres et imposer des sanctions. Vous êtes comme nous, stupides élèves, je le sais, je l'ai vu. Les mêmes défauts, les mêmes objectifs. Les mêmes stupidités. Oui je les ai vues de près les lèvres de Peter, pareille que celle d'Albus. Vous rester humain et moi je vous déteste.

Et moi je te haïs petit jaune.
Je haïs ta façon de me dire « bonsoir ».
De me donner des ordres.
De m'appeler Lyan.
Je n'ai plus qu'une envie dorénavant.
T’écraser, oui te réduire en miettes.
Histoire de te punir, toi et tes semblables.
Oui car tu restes faible, tu restes poufsouffle.
Oh, sais-tu à quel point.
Te voir gisant sur le sol.
Me ferait le plus grand bien.

Tu as vraiment tabassé quelqu'un ?

Mes mâchoires se crispent et me regard se voile. Non, je ne peux pas lui faire de mal, pas maintenant, je me le suis promis, je me le suis promis, je… La vague de douleur remonte et se serre autour de ma gorge comme un étau. Je veux hurler, je n'en suis plus capable. Mes yeux brillent de fureurs que je ne peux pas laisser sortir. Ne pas m’abaisser à ce rang de criminelle. Je ne peux pas… Je ne veux pas… Pas être comme eux. Je suis plus forte, je peux combattre ça. Ma tête semble sur le point d'exploser. Ce serait tellement plus simple si je pouvais me défouler sur lui.

Courage petit serpent.
Ne te laisse pas détruire.
Ne te laisse pas briser.
Combats le poison.
À chaque instant.
Même quand ça fait mal.
Quand la douleur est insoutenable.
Tu peux le faire.
Ne lui fait pas de tort.
Tu vas le regretter…
.
..

Le regretter…


Calmes toi…



N'oublies pas…


Je le dévisage, l'imagine. Avec les yeux en moi, le sang sortant de sa bouche, le ventre ouvert, les organes éparpiller dans l'herbe devenue rouge. Comme une animale avide de sang, l'envie me prend de me lécher les lèvres. De planter un couteau bien pointu dans son ventre, de serrer mes mains sur son cou, de pointer ma baguette sur son front. Sourire sadique, éclaire de lumière verte et le tour sera joué. Plus de préfets, plus de problèmes. Un jaune en moins sur cette terre trop blanche. Oui je suis la nuit, je règne et je regarde, hautainement ce petit sorcier qu'il me serait si facile d'égorger. Et puis ça sonnerait bien, non ? « Ellana la jeune criminelle » Je me mets à rêver mais le regard du Poufsouffle me ramène à la réalité.

Je ne peux pas faire un acte aussi terrible consciemment. Je me donnerais bien des baffes, mais, il me prendrait pour une folle, si ne le fait pas déjà… J'imagine sa tête s'y pouvait lire dans mes pensées, voir cette folie meurtrière qui se cache au fond de mon regard. Pauvre petite chose innocente, tu ne sais pas ce que je ferais si je ne gardais pas un peu de bon sens. Je réprime un sourire carnassier. Qui pourrait percevoir de si sombres pensées derrière ce masque de jeune fille brisée. Non pas que je prétende ne pas être ainsi, ça ne sert à rien de le cacher, il y a tant de signe extérieur pour le démontrer et le clamer à la terre entière. Mais cette partie de mes réflexions, elles au moins ne seront jamais découvertes ou divulguée.

- Non. De quel droit tu te permets de me faire la morale ? Tu'n'es pas dehors toi ? Allez fou moi la paix et retourne engueuler des premières années. Ce n'est pas parce que t'es préfet que t'as le droit de me dicter ma conduite. Je te n'ai rien demandé.

Un refus catégorique, mais sans agressivité, je n'ai pas envie de me battre, juste de la voir partir, oui c'est ça qu'il dégage gentiment, après je serais tranquille et je pourrais continuer, simplement d'admirer l'infini des étoiles. Sans personne pour vouloir me sanctionner et puis que peut-il faire ? Me traîner jusqu’à mon dortoir ? Il ne se rend pas compte que ce que je fais, je le fais en partie pour ne pas nuire au sommeil de mes camarades de dortoir, je crois qu'elles n'ont pas spécialement envie de se réveiller au milieu de la nuit parce que Miss Ellana Lyan hurle après avoir fait un cauchemar.

Il ne comprend pas, je veux l'envoyer valser ou mieux : le prendre avec moi dans mon cauchemar, qu'il se rende compte et arrête de me marcher sur les pieds. Ouais, qu'il sache un peu ce que ça fait de revivre la même douleur chaque nuit. De se réveiller en pleurs parce qu'on n'a pas des parents capables d'être un peu présent ou d'arrêter de torturer leur enfant. Mais je ne veux pas faire ma pauvre gamine traumatisée. Les horreurs que j'ai vécues il ne les connaît pas, il ne sait rien de ma vie et il se permet de me juger, de m'empêcher de garder un peu de liberté. Moi qui tente sans cesse de ne pas me faire dévorer par mes démons.

S'il avait été gentil j'aurais pu lui proposer.
Oui, lui demander de m'accompagner.
Dans cette escapade nocturne.
Peut-être que lui aussi.
Ça lui aurait peut-être fait du bien.
Histoire de décrisper un peu.
Moi ça ne m'aurait pas dérangée.
De partager mes étoiles avec lui.
Je l'aurais vraiment fait.
Mais je suis déçue.
Qu'il veuille se montrer si autoritaire.

Tu ne connais pas ma vie…
Tu m'entends ?
Bien sûr que non…
Mais fait au moins semblant.
Que je ne pense pas ça pour rien.
Tu sais je ne cherche pas un ennemi.
J'en ai déjà assez.
Je ne t'aime pas particulièrement.
Mais tu peux encore changer tout ça.
Même si je sais que tu ne le feras pas.



Laisse-moi au moins un peu espérer.
Qu'au fond tu ne sois pas un préfet parfait.
Ce n'est pas drôle de rester mono-branché.
Sur des idéaux qui n'en sont pas.
Je n'ai pas voulu t'ennuyer.
Juste profiter de la soirée.
Enfin c'est toi qui vois.
Puisque inconsciemment je te place devant un choix.


Dans quelle case vas-tu tomber…


Antipathie ?


Entente ?


Ta prochaine phrase définira ton choix…
Et même si tu ne le sais pas…
Je te déconseille de faire le mauvais…

Alors bonne chance…
Petit Poufsouffle…
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Liskuvo Kalsi
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Re: Escapade nocturne

Message par : Liskuvo Kalsi, Mer 25 Jan 2017 - 13:37


Musique.. (Pardon)

La nuit porte conseil est vraiment un proverbe d'imbécile. Perdu dans cette immensité sombre et antiréflexionniste je n'ai pas l'impression de réellement être conseillé. Ni moi, ni la petite fille devant moi. Lyan. T'es perdue. Avoue le. Tu sais même pas ce que tu fais là. Un jour tu te rappelleras de cette soirée, et puis t'en pleureras toute les larmes de ton corps. Parce que même si ça finit bien. Tu t'en voudras. Éternellement. Tes actes de révoltes, tout ce que tu fais. Tu t'en souviendras. Mais jamais avec fierté. Toujours avec honte et mépris pour toi même.

Alors ce regard.
La façon dont tu me montres que tu ne m'aimes pas, alors que tu ne me connais pas.
Lâche le.
Oublie ça.

C'est pas mon problème si t'es une loque. si ton âme s'est vidée lentement. Je connais pas ta vie. Tu connais pas la mienne. Alors pourquoi me juges-tu alors que je tente de t'aider. On dirait peut-être que je suis méchant. Que je viens embêter mon monde. Mais tu te rends pas compte que je l'ai fait. Cette sortie. Ce non respect du règlement. Et maintenant mon âme est mort. Pas vide comme la tienne. Tout simplement morte. Ils l'ont attaqué par à-coups, et puis maintenant elle a disparu. Alors ton petit monde, celui que tu crois horrible. Détruis. Et bah dis toi que t'es pas la seule. Mais je vais pas te le dire comme ça. Rien qu'à voir comment tu m'observes, comment tu penses être au fond du gouffre, je pourrais te montrer comment y arriver, et je n'y suis même pas. J'ai rencontré des détruits. Des que tu ne souhaites pas approcher. Alors arrête, reprends toi un peu. Parle.Lâche toi.

- Non. De quel droit tu te permets de me faire la morale ? Tu'n'es pas dehors toi ? Allez fou moi la paix et retourne engueuler des premières années. Ce n'est pas parce que t'es préfet que t'as le droit de me dicter ma conduite. Je te n'ai rien demandé.


T'es prévisible Lyan, apprends à changer ton regard avant de venir pleurer la nuit. Tu sais ce qu'ils font les mangemorts la nuit ? Ils cherchent des gens comme toi, qui savent pas se contrôler. Et puis ils arrivent. Ils jouent à chat. Mais au lieu de simplement te toucher. Ils te démembrent. Tu sais ce que c'est une âme démembré ? Je pense pas en fait, tu dois t'imaginer que ça peut pas être si horrible. Mais si, ça l'est. Et au final t'en ressors grandit ? Pas du tout, t'en ressort juste complètement mort. Incapable de discerner ce que tu devrais faire.

J'ai envie de fuir Poudlard. Comme tu viens de le faire. Aller pleurer devant le lac, regarder mon reflet qui montre quelqu'un que je ne connais pas. Mais tu dois faire face, parce que eux font face, ils n'attendent que les âmes comme la tienne. Celles qu'on remplit pour mieux revider. J'imagine que tu sais ce que c'est le désespoir ? Imagine toi pire. J'ai connu pire. Alors embêter les premières années parce qu'ils ont oubliés de lacer leurs chaussures j'en ai un peu rien à faire. Ils ont le droit de se tromper, personne ne leur en voudra.

Mais toi.
Toi.
T'as pas le droit.

T'es là depuis longtemps. T'as vécu. Survécu peut être, comme tout le monde. Je pourrais t'aider. J'ai presque envie de le faire. Mais en regardant comment tu te comportes. J'ai juste envie de te pousser dans le lac et de m'en aller. Tu serais morte en 15 secondes. T'en a envie j'imagine. C'est le plus beau cadeau qu'on puisse te faire. Finalement j'ai plus envie. Alors je m'accroupis, pas loin de toi. Pour pas t'effrayer. Parce que j'ai envie de te sortir de là. De remplir l'âme que tu as vidé. De raccrocher les morceaux de la mienne. Faire ma bonne action. D'accord j'ai pas eu de problèmes dans Poudlard. Mais je veux ton histoire. Parce que t'en a pas l'impression. Mais parler c'est de la m*rde. Alors tu vas parler, tu faire du mal. Et puis ça ira mieux. Parce que il faut cotoyer le plus bas pour revenir au plus haut. Parce que sinon tu vas finir par plonger du mauvais côté.

- Je vais pas te foutre la paix tu vois, mais je vais pas non plus continuer à te demander de rentrer, j'ai pas que à faire. Alors je reste ici, tant que tu seras pas rentré. Mais je peux t'aider tu vois, je crois pas que tu t'en sois rendue compte. Alors je reste ici. Assis, et j'attends que tu te décide à parler.

Vas tu comprendre Lyan ? Que c'est pour toi que je le fais. Que je ne suis pas méchant. Que le Pouffy que je suis n'est pas le faible que tu imagines ? Je l'ai été oui. J'ai parlé. Je ne le suis plus. Alors arrête de te morfondre, relève toi. Tu ne vois pas cette étincelle d'espoir là haut dans les étoiles ? Elle te sourit. Elle t'attends. Comme je le fais actuellement. Je reste assis sur l'herbe, il faut bien que tu te décides un jour. En attendant je te lance ma cape chaude. Meurs pas maintenant. Tu as du soutien. Plus que tu ne le penses. Profite de ce moment tant que tu le peux.
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Mary Drake
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Re: Escapade nocturne

Message par : Mary Drake, Mer 1 Fév 2017 - 20:52


C'est du Sia, t'es obligé

Il y avait un vide. Un vide si beau. Un vide, dans ma poitrine. Un vide qui ne cessait de s'atténuer. Je n'arrivais pas à vivre avec. Je me sentais seule. Je n'étais pas du genre sociale, d'ailleurs, je ne l'ai jamais été. Mais il y a des choses qui ne s'oublient pas. Et cette solitude pesante me rongeait petit à petit. J'avais quelques personnes avec qui je me sentais mieux, mais si il y a bien une chose que j'ai retenue, c'est que les paroles sont feintes. Ils venaient, s'essayaient, puis s'enfuyaient. Je pense qu'à leur place, je ne serais pas rester aussi. Avec elle, comment vouloir aller loin quand un démon prend notre place. Elle vient, part, je pouvais ne plus être à tout moment. Et le peu qui restait, j'avais tellement peur de leur faire du mal que c'était moi qui m'en allais. Je n'étais pas ce que l'on pouvait appeler une sorcière épanouie. J'en voulais d'ailleurs à cette nature magie. Mais je ne peux m'empêcher de penser que, quoi qu'il arrive, nous nous serions tout de même rendu à Paris, et que l'ancienne rêveuse en moi serait tout de même sortie, que la rencontre avec la Chapelière aurait tout de même eu lieu. Il y a des millions de sujets que je peux compléter avec des ' Et si '. Sauf que là, pour le coup, je ne pouvais pas. Si j'avais une nature de folle dingue en moi, elle serait sortie un jour ou l'autre, quoi qu'il arrive. Et ceci, c'est bien ce qui me faisait le plus peur. Avec le temps, j'avais appris à la dompter, du moins un petit peu. Nous avons un terrain d'entente. Mais la gamine qui se trouve ici, sur ces pages noires, ne le sait pas.

Vous savez les enfants.
Même grande.
Elle est dingue.
Elle n'a pas de vie.
Elle s'en invente une.
Je suis ce qu'elle est.
Et elle, elle n'est rien.
C'est ça qui est drôle.
Je suis dominante.
Elle s'écrase sous mon poids.
Je joue avec elle comme.
Comme avec une Marionnette.
Ne vous laissez pas berner par ses paroles.
Quelques années ne changent rien.
Les apparences sont trompeuses.
Les paroles aussi.
JE suis maître.
Elle est esclave.
La petite Mary de l'histoire a de la chance.
Par rapport à celle du futur.

Ce jour là, je m'étais rendue aux dernières lueurs de la journée dans le parc, tout près du lac. Il m'en était arrivé des choses là-bas. Étrangement, jusqu'à ce moment précis, elles étaient positives, ces choses. Mais, les bonnes affaires ont une fin. Toujours. C'est ce que la sagesse des années m'ont apprise. Je croyais au bonheur, j'y croyais vraiment. Puis elle est partie. Et ça a été la déchirure. Je n'ai plus pus être positive, j'ai été brisée, et ça, ça. C'est la chose la plus horrible qui puisse arriver à un être. Ce point béant, dans la poitrine, qui s'enfonce, tel un manque. Cet éternel mal au ventre et à la tête pendant des semaines. Et oui, il y a un reste, un reste indéniable, impossible à comblé. Des séquelles qui valent bien plus qu'une peine amoureuse. Qu'une folie démentielle. Cette perte elle te bouffe, t'enlève ton énergie. Te murmure que ça ne s'est joué à rien, rien du tout. Seulement quelques minutes. Et déesse mort te chuchote à l'oreille qu'il n'y a pas de retour en arrière. C'est une personne odieuse. Je la déteste. Mes les remords ne servent à rien, ce qui est fait est fait. L'ancienne Mary, elle, elle l'avait assimilé cette connerie. Ce qui lui permettait de ne pas souffrir. Je ne suis plus comme ça. Je me revois encore sous ces filaments colorés, jusqu'à ce que la nuit tombe pleinement. J'étais bien, si bien, je m'en veux. Je... Je suis le futur, et le futur à peur. Trop peur. Un futur qui se demande comment le passé à réussi à survivre jusque maintenant.

Mais.
Mais.
Mais.
Mais.
Mais.
Et si
Et si
Et si
Et si
Et si
Encore
Encore
Encore
Si seulement.

Ce jour-là, comme d'habitude, j'avais comme à mon habitude mes cheveux emmêlés. Ma robe de sorcière flottait autour de moi, je n'avais pas de larmes sur les joues, malgré ce vide. Je parle bien du vide du début du texte, celui de la solitude, et non de celui que j'ai ressentit par après. Je regardais la pointe de mes pieds dans une tentative de ne pas tomber pour la énième fois. C'est bien quelque chose que j'ai gardé de l'avant de l'avant moi ; la maladresse. Peut importe ce que l'avenirs compte me réserver, je resterai maladroite. Evidemment, quand on suit, ses pieds, on ne regarde pas devant nous, même si le noir se faisait de plus en plus épais, j'avais quand même une sacrée malchance de tomber sur la scène à laquelle j'ai du bon gré mal gré participer par la suite. Je vous explique la situation. Il y avait deux personnes. La vipère, la fille que je détestais depuis qu'elle avait croisé mon chemin. Je lui dois quelques cicatrices. Elle fait partie des personne qui ont alimenté ce premier trou noir. Puis, un préfet. Celui des poufsouffles. Qui l'aidait. Et je n'ai pas compris. Pourquoi est-elle aidée ? A chaque fois, elle trouve une bouée, quelqu'un pour l'aider. Moi, je... Je n'ai jamais eu cette chance. Deux, elles sont seulement deux. Celles qui n'ont pas peur de moi. Entendre les paroles réconfortantes qui l'aident. Alors que c'est un démon. Alors que je n'avais rien fait et que j'ai toujours été reniée. C'est affreux. J'ai eu envie de vomir, de lâcher ce qu'il y a dans mes tripes. La haine, le dégoût et le vide grandissant au suffit. A a peine quelques mètres d'eux, j'ai laissé le contenu de mon estomac s'écraser sur l'herbe rendue fraîche par la nuit. J'étais malade, j'étais perdue. Et une fois que tout s'est déversé, j'ai crié. Hurler au monde entier à quel point je le détestais. Lui et ce manque.

HRP:
 
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Ellana Lyan
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Re: Escapade nocturne

Message par : Ellana Lyan, Sam 4 Fév 2017 - 10:57


Musique ><

Douleur, douleur.
Celle qui empêche d'avancer.
Celle qui te brise et t'anime.
Le néant qui emplit ton être.
Le déchirement de tes yeux.
Alors quand elle te ronge.
Que la souffrance te vole.
Cette identité.
Il faut se battre, oui se battre.
Pour soi, pour le monde.
Pour la survie.
Même quand manque l'envie.
.
..

Clipped wings, I was a broken thing
Had a voice, had a voice but I could not sing


I struggled on the ground
So lost, the line had been crossed

Mais dans cette sombre obscurité, cette vie de noirceur, cette impression sans cesse grandissante d'avoir toucher le font, de ne pas pouvoir tomber plus bas, encore une fois je ne suis pas seule. Parce que l'autre est revenu, sous une autre apparence mais toujours là. Oh, quand cessera tu de jouer avec moi cruel destin… Je ne voulais qu'être seule, oui seule. Mais je suis de nouveau prise entre les griffes, celles de la discussion, d'une autre présence. Et je tente vainement de m’échapper, n'y arrive pas, non, je ne réussis jamais… À sortir de ce cercle de paroles infini, et pourtant. Comment peut-on vouloir deux choses opposées si fortement ? Je n'ai encore une fois pas de réponse… Mais je souhaite tellement, attentes pourtant dépassée, je ne peux pas en demander autant. Et l'autre est toujours là. Je ne sais pas pourquoi il s'amuse ainsi à jouer avec moi, prenant sans cesse des apparences différentes, mais un jour j'y arriverais, je lui ferais tomber son masque. Oui je le torturerais, rien que pour lui faire avouer, qui il se trouve être réellement. Parfois sous forme d'ami, d'autres comme mon ennemi, au fond c'est la même personne, c'est si facile à comprendre, à moins qu'encore une fois je ne me leurre.

Mais c'est en frappant Serena que je l'ai fait fuir en embrassant Albus qu'ils m'ont punis. Tout n'est qu'un long cycle sans fin, une boucle dont je n'arrive pas à sortir entre les différentes manifestations de cet autre. Il me blesse, joue avec moi, m'utilise… Il veut que je sois gentille et méchante avec tout le monde, il choisit et me manipule, m’insufflant des choix qui me conduiront à ma perte et doucement, il tire les ficelles. Si je n'aide pas je regrette, si je porte secourt il me fait du mal et lentement, il me consume, je ne sors plus de ce tourbillon de relation, cette toile d'émotions. Prisonnière quelle que soit ma destination, et avec lui ? Dois-je être gentille ? Horrible ? Qu'attend-il ? Que veut-il ? Que je l'aime ? Que je le haïsse ? Je me perds dans mes interrogations sans réponse, m'oublie dans tout ça. Je me sens si vulnérable, fragile et blessée. J'aimerais que tout puisse changer, inverser le courant, faire pencher la balance mais je n'en aie pas le droit, pas le pouvoir alors je reste là, je me tais même si au fond je ne rêve que de pouvoir sortir de ce trou noir, oui remonter vers la lumière, veut-il m'aider ?

Mais je ne veux tellement pas.
Devoir lui parler de tout ça.
Pourtant j'entends sa voix.
Si différente de ce que je pensais.
Puis il s'assied.
Sans que je ne lui aie rien demandé.
Il ne va pas lâcher l'affaire.
Alors tempi.
On va faire avec.

Je le regard un instant. Simple éclair de reconnaissance dans le regard. Puis il m'envoie sa cape, je la saisis déconcertée. Autour de moi il ne fait pas froid ou alors je ne sens plus rien. Mais le geste me touche, bien plus loin que ce je ne pensais pouvoir être effleurée. Il faut croire que je garde encore une part d'humanité. Même si cela m'est pourtant vraiment dur à croire. Lentement, je vois mon cœur s'ouvrir, effrayée, non, pas encore, je ne peux pas me permettre de m'attacher à nouveau à quelqu'un, il faut que je combatte, encore, à chaque instant, les pressions des relations, la violence des sentiments. Et je ne peux pas me permettre, d'à nouveau tomber dans ce piège, alors je refoule, toutes les émotions qui défilent à l'intérieur. Ne pas montrer, ne pas ressentir, rester forte, défier les peurs et le bonheur. Mais n'est ce pas se détruire soi-même ? S’empêcher d'éprouver ainsi… Oh que j'aimerais ne pouvoir rien ressentir, oui rester sans cesse de marbre, mais je n'ai pas le choix, je suis ainsi, fille guidée par des émotions traîtresses.

We hold on so tight, we cannot deny
Eats us alive, oh it eats us alive

.
..

Un d'un coup, un cri qui déchire l'obscurité. Un hurlement que je ne connais que trop bien, celui du désespoir, de la douleur, du manque… Comme moi aussi j'avais hurlé alors que je les avais vu ensemble, pour laisser ce surplus de douleur, cette tristesse immense, ce trop-plein de souffrance, se déverser dans l'infini de la nuit, pour que les étoiles reçoivent mes malheurs et que le monde souffre avec moi. Je me sens coupable, si concernée, mais mes yeux scrutateurs d'obscurité ne parviennent pas à trouver la source de ce bruit. Je tourne un regard vers le garçon, toujours accroupis, j'aurais tellement voulu ignorer le nouveau venu, faire comme si de rien était et continuer ma discussion, mais voilà, je ne peux pas ignorer mes propres blessures que je sens se rouvrir lentement dans l'aura de souffrance qui se dégage un peu plus loin.

- Je suis une enfant de la nuit, fille des ténèbres, j'étais libre, on m'a forgé, changée pour faire de moi quelqu'un d'autre. Ils m'ont coupé mes ailes et maintenant, je n'ai plus que cette solitude, cette douleur qui me ronge jour après jours, nuit après nuit, le cauchemar revient sans cesse et je me perds dans ce tourbillon de souffrance qui m'a volé mon âme et a rendu mon cœur vulnérable. Je ne suis plus qu'une ombre… Un fantôme errant sans but…

I sing for love, I sing for me
I shout it out like a bird set free

Je reprends ma respiration, les yeux gonflés par cette vérité que je viens d'offrir, encore une preuve du manque de barrière pour protéger mon cœur, ça en est presque effrayant, de voir à quelle vitesse je viens de me livrer à ce presque parfait inconnu. Au loin je perçois et pense à la personne brisée qui a crié à la nuit. Alors je me lève et porte mon regard sur le ciel étoilé avant de les reposer sur l'endroit présumé de la source du cri. Je suis si égoïste de ne parler que de moi alors que là-bas une autre personne souffrante reste solitaire. Mes pieds avancent tous seuls et je me dirige vers la forme d'obscurité, j'aimerais tellement l'aider, la protéger, lui dire que…

Mon expression se fige, mes yeux s'agrandissent quand je vois la créature qui se trouve devant moi. Le petit oisillon fou dans une crise de douleur que je ne peux que trop bien comprendre. Ma main se plaque contre mes lèvres, les larmes se mettent à couler sur mes joues tandis que le sentiment de culpabilité emplit chaque parcelle de mon être. J'ai mal pour elle, pour moi, une douleur qui me ronge de l'intérieur et me brise. Ma gorge se serre mes mains tremblent et je m'entends à mon tour parler pour elle, pour lui, pour les étoiles et pour la nuit.

Yes, there's a scream inside that we all try to hide
We hold on so tight, but I don't wanna die, no


- Mary, Mary oh non… Que t'arrive-t-il, qu'ai-je fait ?! Que se passe-t-il répond moi, oh Mary…

Les larmes coulent.
Encore et encore.
J'ai envie de la prendre dans mes bras.
De la serrer fort, si fort.
Mais je ne peux pas.
Je n'oserais jamais.
Je suis là et reste plantée.
Alors que mon cœur me crie de l'aider.
Mais je n'y arrive pas.
Parce que je ne suis pas un ange.
Je n'en suis pas capable.
Lentement je recule.
Rongée par le remords.
Persuadée que tout est de ma faute.
Mes yeux cherchent le garçon, le trouvent.
Je m'avance et lui rend sa cape.

- Donne-lui à elle, elle en a bien plus besoin que moi et… Demande-lui de me pardonner, dit lui que… Je suis… Désolée… Je ne suis qu'une sale diablesse…


Je m'enfuis vers l'étendue d'eau argentée. Là mon reflet me fait peur, ce n'est pas moi, je ne me reconnais pas, je ne vois que la figure déchirée d'une fillette brisée. Et j'ai mal, si mal. Le vent caresse mon visage, j'ai tellement peur. Mes doigts se tendent, l'eau les effleure, je sens le liquide couler entre mes paumes. Miroir chaleureux je m'enfonce petit à petit dans les abîmes glacés de l'étendue magique. Comme si l'eau pouvait guérir toutes mes blessures, me faire oublier toute ma souffrance, alors lentement je m'immerge dans le liquide, sentant le tissu imbibé de ma robe coller contre ma peau. Les perles de mes yeux se mêlent au lac, je les sens rouler et se perdre dans les profondeurs, je respire difficilement dans cette eau glacée. Puis d'un mouvement, mes membres se tendent et ma tête plonge dans le liquide.

Mon cœur semble battre six fois plus vite, mes yeux s'ouvrent tandis que je bats des jambes pour m'enfoncer plus profond. Mes yeux saignent encore, mais je ne remonte pas, j'ai besoin d’éradiquer ce poison, quitte à y passer. Mes poumons s’enflamment, je sens les battements de mon cœur résonner dans ma tête. J'ai mal, je veux crier, oui hurler sur ce monde, mais l'eau m'en empêche, l'oxygène me manque et j'ai mal. Souffrance qu'il n'est pas possible d'enlever. Mais j'ai essayé, j'ai tant voulu. Et cette horreur qui me broie de l'intérieur, qui me brise, me détruit...

Yes, there's a scream inside that we all try to hide
We hold on so tight, but I don't wanna die, no
I don't wanna die, I don't wanna die


Je ne peux pas finir pas maintenant, ce serait trop injuste mais je ne veux plus je n'en aie plus rien à faire, je ne veux tout simplement plus vivre, plus me battre, je suis perdue dans ce néant. Le noir est là, le noir me berce et j'ai si grande envie de m'abandonner dans ses bras, je l'ai tellement souhaité, mais maintenant j'hésite, je me repose les questions. Pourquoi finir quand on peut vivre ? Pourquoi pleurer quand on peut rire ? Mais où est l'existence, où est la joie, oui je suis seule, si seule. Dans cette obscurité qui chaque jour me ronge un peu plus et j'ai mal… Mal, mal, mal…

I shout it out like a bird set free
I'll shout it out like a bird set free
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