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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Les couloirs
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Balcon sous les étoiles
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Merry K. Harper
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Re: Balcon sous les étoiles

Message par : Merry K. Harper, Lun 25 Juil 2016, 09:57


La journée avait pourtant si bien commencée. Enfin, dans un contexte comme celui-ci, elle ne pouvait que bien commencer. Merry s'était réveillée de bonne humeur, pour une fois, depuis que Nel l'avait laissé à son triste sort. Le soleil se levant à peine, elle était partie courir de nouveau, dans le parc du château pour se détendre et oublier tout ce qu'il se passait actuellement dans sa misérable vie. Puis était venu l'heure du petit déjeuner, suivi des cours de la matinée qu'elle devrait enchaîner pour bien s'en sortir. Evidemment, elle avait suivit comme d'habitude, hors de question de manquer un seul cours en étant si proche de l'examen des BUSES. Malgré tout, elle pensait à ses études et à sa réussite la petite Harper. Alors tout s'était merveilleusement bien passé en quelques heures.

Puis l'heure du midi était arrivée, Merry avait retrouvé ses camarades de maison à la table des Gryffondors où le repas était déjà servi. Grignotant durant quelques minutes, les élèves avaient ensuite aperçu les chouettes et autre hiboux de transport arriver avec le courrier des petits jeunes qui n'attendaient que cela d'avoir des nouvelles de leur famille. Mais s'il y avait une chose à laquelle elle ne se serait pas attendue, c'était bien un courrier. La lionne avait reçu une lettre. Une lettre de sa famille, de ses parents bien sûr. Qui n'aurait pas reconnu le fameux papier à lettre des Harper. Cette enveloppe lui était destinée à elle seule, le nom de son frère n'était inscrit nul part. D'ailleurs, elle ne l'avait pas vu depuis un petit moment et ne savait pas trop comment ça se passait pour lui. Ils auraient peut être l'occasion de se voir plus souvent en 6ème année dans tous les cas...

Mais en attendant, la jeune fille était restée intriguée vis-à-vis de la lettre qu'elle avait reçu. Elle s'attendait à tout, sauf à une bonne nouvelle. Alors Merry s'était décidée à ne pas l'ouvrir de suite. Elle avait attendu le soir même, ne souhaitant pas gâcher pour l'instant sa journée, ni la déconcentrée durant son après-midi de cours qui passa relativement vite à son goût. De même que sa soirée, où le repas qu'elle mangea sans goût, sans envie, la laissa sur sa faim. Si bien qu'elle était retournée dans sa chambre assez vite, somnolent quelques instants.

Et la voilà quelques heures plus tard, assise dans son lit, la lettre de ses parents devant elle. Sa baguette à côté d'elle illuminait le papier à l'aide d'un parfait Lumos, dosé de manière à ce qu'elle puisse lire sans réveiller personne. Plongée dans sa lecture, Merry n'entendait rien. Hormis le son de la voix de sa mère qui avait écrit la lettre, lui annonçant une chose à laquelle la rouquine n'aurait jamais pu penser, faisant de cette lettre, un cadeau empoisonné qu'elle n'aurait jamais voulu recevoir. Des larmes coulèrent sur les joues pâles de la jolie jeune fille, qui n'eut d'autre choix que de sortir de la Tour des Gryffondors, pour ne réveiller personne avec ses sanglots saccadés.

Elle ne comprenait plus ses parents. Avaient-ils vraiment voulu d'elle et de son frère ? Pas de son point de vu qui la rendait aussi mal qu'il y a quelques jours, la détruisant petit à petit. D'abord Nel qui s'en allait, et maintenant ses parents qui annonçaient presque qu'ils ne les verraient pas avant plusieurs mois. La seule chose qu'elle voulait, c'était sortir de Poudlard, oublier cette affreuse année qu'elle avait passé à bosser pour ses examens, pour faire plaisir à ses parents.

Les larmes ne s'arrêtaient plus, brouillant la vue de la jeune fille qui dû s'arrêter, le cœur éclaté en mille morceaux à nouveau. De colère, elle froissa le papier dans lequel elle planta ses ongles, s'imaginant faire de même dans la main qui avait écrit ses quelques lignes empoisonnées. Si elle avait pu le faire, si seulement sa mère s'était tenue à côté d'elle, elle l'aurait fait... Écrasée sa main, planter ses ongles dans la peau bien entretenue de sa mère qui la faisait souffrir. Quelle ordure.

« Bonsoir Merry… Que fais-tu ici ? »

Merry ravala ses sanglots, levant brusquement la tête, surprise par la personne qui venait de tomber à genoux devant elle, et qui n'avait pas l'air mieux non plus. Devant la rouquine se trouvait sa professeur d'histoire de la magie, cousine de son ex petit-ami, et qui ne devait probablement pas savoir ce qu'il avait fait. Essuyant les grosses larmes qui coulaient sur ses joues, la jolie rousse se reprit assez rapidement, soufflant un bon coup avant de répondre à la femme qui semblait vouloir l'aider.

- Je... j'ai appris une mauvaise nouvelle. De la part de ma mère. C'est un peu la goutte d'eau qui fait déborder le vase on va dire... Alors j'ai préféré laisser mes camarades dormir plutôt que de les déranger.

La Harper regarda de ses yeux noisettes, humidifiés par les larmes, le visage de sa professeur qui restant agenouillée devant elle. Elle, qu'est ce qu'elle faisait là ? Pourquoi était-elle dans cet état ? Bien sûr ça ne la regardait pas... d'ailleurs elle ne voyait pas pourquoi elle se confiait à elle. Mais elle en avait tant besoin de soutien, de réconfort. Chose qu'elle ne trouvait pas depuis quelques jours. La solitude était un poison qui pouvait venir à bout d'une personne forte comme elle d'ordinaire. Alors elle se lança, voix tremblante, commençant par des phrases simples qui n'en dévoilaient pas trop.

- Je me sens un peu seule à vrai dire, c'est un peu compliqué de concilier tout ce qu'il se passe dans ma vie en ce moment...
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Alhena Peverell
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Re: Balcon sous les étoiles

Message par : Alhena Peverell, Mar 09 Aoû 2016, 11:09


Un visage d'ange tombé du ciel. Pourquoi pleurait-il ? Pourquoi l'ange était triste ? Et toi ? Pourquoi tu n'oses pas la regarder dans les yeux ? Pourquoi tes lèvres ne bougent pas ? Pourquoi tu n'oses pas lui dire ce que tu as sur le coeur. Ce qui concerne son propre coeur ? C'est confus et flou. Comme s'il y avait une brume qui vous enveloppait. Vous étiez compressées, oppressés, étouffées par les vestiges de la vie. Par tout le monde, tous les jours. Et il est impossible de sortir de cette petite boite dans laquelle on vous enferme. Parce que les autres font en sorte que vous ne puissiez pas. Parce que la vie et la mort rigolent ensemble, vous tiennent comme des poupées. Des petites poupées belles et fragiles. Si facile à manipuler grâce au destin.

- Je... j'ai appris une mauvaise nouvelle. De la part de ma mère. C'est un peu la goutte d'eau qui fait déborder le vase on va dire... Alors j'ai préféré laisser mes camarades dormir plutôt que de les déranger.

Tes yeux ancraient dans les siens. Partageant un moment plus qu'étrange. Partageant une nuit où les étoiles pleurent avec vous. La légère brise te fait frissonner. Comme si tu ressentais enfin quelque chose. Et tu fermes les yeux et hoches la tête : tu comprends. Tu comprends et tu ne diras rien. Parce que sa mère ne lui a donner que quelques coups d'aiguilles dans la peau par rapport à ce que tu comptes faire. À ce que tu t'apprêtes bientôt à dire. Ce que tu as appris dans ce matin même et qui t'as fait frémir toute la journée. La chose, la lettre qui fait tambouriner ton coeur plus vite que tu pensais qu'il était capable de battre pour quelqu'un. Coeur de glace et coeur de pierre. Des murailles, un mur de brique qui parfois s'écroulent. Est-ce bien d'être un humain ?

- Je me sens un peu seule à vrai dire, c'est un peu compliqué de concilier tout ce qu'il se passe dans ma vie en ce moment...

Tu lui prends la main. Tes pouces caressent le dos de celle-ci. Comme si tu essayais de lui faire passer un message. Un sourire amère et triste se dessinent sur tes lèvres.

- Les parents manquent parfois un peu de tact... Je ne sais pas exactement ce qu'il se passe entre toi et ta mère. Mais je suis sûre qu'il n'y a rien de profondément mauvais. Parfois, il faut juste du temps. En ce qui concerne la solitude...

Tu relèves la tête et observes les étoiles. Un soupire, las de la vie. Tu te reconcentres sur elle. L'affronte.

- Ça ne va certainement pas te rassurer. Mais d'une certaine manière... On nait seul, on meurt seul, on vit seul. Alors à moins que vous soyez deux dans ta tête. Tu seras toujours seule. Mais c'est à toi de combler ce vide. C'est à toi de voir le bon côté des choses de la solitude. Si le destin faire en sorte qu'en ce moment même tu sois seule... C'est pour une bonne raison. Peut-être aussi, que le destin ne m'a pas amené ici par hasard.  

Tu la lâches et te relèves. Tu la surplombe de haut et ton visage redevient de pierre. Ou du moins indifférent.

- La vie t'as envoyé cette lettre pour que tu sois ici-même à cet endroit. Comme moi, j'ai reçu une lettre. Pour que ce soir, moi je sois ici aussi... Pour te le dire.

Comment on annonce ça à un enfant. Comment on dit ça, alors que ta propre voix est étouffée par le flux des mots que tu ne peux pas prononcer. Comment tu peux passer à côté du fait qu'elle aille mal et que tu risques de l'achever. Comment tu peux passer à côté ? Peut-être parce que tu es déboussolée. Que ça a dégénéré. Qu'à l'intérieur de toi, ça boue à mille degrés. Que l'enfer qui t'attend montre les dents face à ces sentiments ardent. Une bataille intérieure qui déchire le corps et l'âme, impossible à diluer dans l'alcool, les pilules et la cigarette. Juste un choix, un choix à faire. Un choix qu'on te demande de faire. Par toi, pour toi. Ironique n'est-ce pas ?

- Je sais ce qui se passe entre Nel et toi... Après tout je suis sa cousine. Je le connais bien.

Une voix fébrile et pourtant réconfortante, légèrement acerbe, une touche d'humour et beaucoup de froideur. Une mélancolie. Un cocktail bien trop amer pour la jeune fille qui se tient devant toi. Tu te remets à sa hauteur. Assise cette fois. Ta main passe sur sa joue, efface une de ses larmes.

- Il t'a laissé parce qu'il y avait du danger... Mais il n'y a pas que ça. Merry... Aujourd'hui Nel est parti. Il est...

Avec votre vieille amie à vous les Peverell.

Déglutissement. Anéantissement. Mine désolée, blessée. Tu imagines son cercueil d'or...

- ...Il est mort.


Dernière édition par Alhena Peverell le Mar 20 Sep 2016, 18:15, édité 1 fois
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Re: Balcon sous les étoiles

Message par : Merry K. Harper, Lun 19 Sep 2016, 18:17


Libre Arbitre d'Alhena accordé


Bon début de journée, mauvaise fin de journée. Pourquoi Merry méritait-elle cela ? C'était pourtant une bonne élève qui ne causait que très rarement des problèmes, lorsqu'elle se trouvait dans ses mauvais jours. Et pourtant ses parents venaient encore lui pourrir la vie. Mais s'ils n'y avaient qu'eux. Elle ne voyait quasiment plus son frère, que ce soit en cours ou en dehors. Et pourtant, elle devrait le trouver pour lui expliquer qu'ils n'iraient pas chez eux pour ces prochaines vacances. En plus de ça, Nel venait de la quitter et rien n'allait dans sa petite vie... mis-à-part ses notes peut-être, et encore.

C'est donc désespérée, triste, en colère, que la rouquine s'était réfugiée vers la tour d'astronomie, lieu dans lequel elle aimait se rendre avec Nel il y a si peu de temps. Et pourtant, tout cela était maintenant terminé. Et maintenant elle devait se confier à sa professeur, qui n'était autre que la cousine germaine de son ex petit-ami... Qu'est ce qu'elle dirait ? Que c'était la faute de la jolie Harper ? Ou celle de son ignoble cousin ? Mieux valait ne pas lui dire de suite. Ses parents étaient pour l'instant un problème plus important... si on pouvait dire.

Alors, prenant son courage à deux mains, la rouquine avait légèrement séché ses larmes et raconté ce qu'il était dit dans la lettre à la va vite. La seule chose à comprendre était que ses parents ne voulaient pas d'elle ni de son frère dans leurs pattes pendant deux mois de grandes vacances. C'était dur à encaisser mais la colère dépassait sa tristesse. Elle serait déçue toute sa vie par ses parents... c'était écrit comme ceci.

Mais s'il y avait une chose qui n'était pas écrite et à laquelle Merry ne s'attendait pas, c'était bien la nouvelle qu'allait lui annoncer Alhena. Une chose qu'elle n'aurait jamais pu imaginer, même dans ses pires cauchemars. Mais ce n'était pas pour tout de suite. Une belle tirade concernant les parents venant d'Alhena ne parvint pas à calmer la rouquine qui était dans une colère monstrueuse contre sa mère qui l'avait blessé. Du temps. Ils n'avaient pas déjà eu assez de temps en laissant leurs enfants pendant deux petites semaines de vacances plusieurs fois par an ? C'était trop demandé de pouvoir passer du temps avec ses paternels ? Bah oui évidemment. Le travail était plus important pour eux.

Et la voilà qui parlait de destin et de solitude. Ah bah ça pour mourir seule, elle le ferait la petite Merry. Seule toute sa vie, sans son frère, sans ses parents, sans le reste de sa famille... et même pas d'amis sur qui se reposer en ce moment même. Mise à part Alhena. Mais comment la considérer comme une amie alors qu'elle était sa professeur, et actuellement, sa psychologue personnelle ? N'empêche, que ça faisait bien du bien de se défouler et de raconter tout ce qu'on avait dans notre petit cœur....

Mais ce n'était pas fini. Miss Peverell se leva, lâchant la main de Merry qu'elle avait attrapé quelques instants plus tôt. Juste avant sa longue tirade. Un masque dénué de tout sentiment semblait s'être posé sur le visage de l'ancienne Serpentard qui regardait la rouquine, donnant l'impression de chercher ses mots. Un infime moment. Puisqu'elle se remit à parler instantanément, déballant ce qu'elle avait à lui dire. Mais lui dire quoi ? Qu'est ce qu'elle pouvait bien lui cacher ? Hormis le fait qu'elle savait ce qu'il s'était passé avec Nel. Ca, la Harper s'en doutait bien. Ils se disaient tout dans cette famille...

En entendant ses mots, les larmes de Merry se mirent à couler seules de nouveau, sans qu'elle ne puisse les contrôler. Seulement quelques unes qui restaient souvent enfouit là quand elle repensait aux bons moments qu'elle avait eu avec le jaune et noir. La Peverell se remit à la hauteur de la jolie rousse qui la laissa essuyer la larme qui coulait sur sa joue, profitant de cet instant pour dévoiler ce qu'elle avait à lui dire. Une part du moins. Mais la rouquine ne savait pas comment elle devait interpréter tout ceci. Parti ? Comment ça parti ? Parti loin d'elle parce qu'il ne voulait plus la voir ? Il fallait le dire de suite. Même si la vérité au fond, était bien plus pénible que cela à affronter.

- Il est mort.

Le suspens interminable de la fin de la phrase de la professeur était enfin terminé. Pendu à ses lèvres comme si elle attendait qu'on lui annonce quel serait son cadeau, Merry déchanta vite, analysant les trois derniers mots prononcés par la Peverell. La bouche s'ouvrant petit à petit sous le coup de la surprise, la jolie rousse qui s'était presque levée, retomba assise sur le sol, en état de choc, cherchant à comprendre un autre sens à cette phrase. Son esprit tentait de déformer les mots pour refaire une nouvelle phrase qui annoncerait à la rouquine que tout ceci était faux. Mais rien n'y faisait... tout revenait au même endroit. Mort. Les sanglots sortirent petit à petit de la gorge de Merry qui réalisait enfin ce qu'on venait de lui apprendre. Terrible nouvelle, qui la détruirait sans doute. Une fois que son corps se serait vidé de toute l'eau qu'il contenait.


***

Merry avait passé de longues heures à pleurer dans les bras d'Alhena et à tenter de discuter avec elle pour comprendre pourquoi tout ceci était arrivé. Pourquoi il ne lui avait rien dit avant de partir. Pourquoi tout ce cinéma ? Une nuit blanche fondée sur des interrogations qui tourmentaient l'esprit de la Harper et la faisait souffrir. Si elle avait su plus tôt... elle aurait pu tout arrêter.

Mais la fatigue se faisait ressentir. Et il était temps pour la rouquine d'aller se coucher. Elle tenait à peine debout. Et sa gorge serrée l'empêchait de hurler à la lune sa tristesse. Alors, elle fit quelques pas, ne se donnant plus le choix. Elle parviendrait jusqu'à son lit. Et y resterait de longues heures, de longues journées et de longues semaines. Simple remerciement du bout des lèvres et c'était parti dans les longs couloirs jusqu'à la tour des Gryffondors.

- Merci Alhena.
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Alhena Peverell
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Re: Balcon sous les étoiles

Message par : Alhena Peverell, Mar 20 Sep 2016, 18:48


La peur, elle te dévore jour et nuit. La peur elle te fait faire des choses insensées. Derrière ta carapace dur et froide, presque indifférente au reste du monde se cache seulement la peur. Tu resteras toujours cet enfant effrayé au milieu de la forêt. Jamais tu n'en sortiras, tu ne peux pas. Tu restes fermement accrochée à tes chaines parce c'est tout ce qu'il te reste à l'intérieur. Que te reste-t-il sans cela ? Tu es trop effrayé par cette réponse. Encore tu as peur, constamment pétrifiée. Mais malgré ça tu avances dans la vie, pas pour toi... pour les autres, aussi incroyable que cela puisse être.

- Merci Alhena.

Tu la regardes partir, le coeur lourd. Pourquoi ça te fait mal ? N'est-ce pas évident ? Tu ne revois pas ces flashs ? Ces pleurs et ces cris. La mort intérieur d'un être qu'on a aimé, qu'on aime peut-être encore qui sait.
Les mots se murmurent sur tes lèvres :

- Pardon Merry... Mais il fallait que tu saches.

Tu te retournes, contemples une dernière fois les étoiles. Des astres magnifiques. La lune brille de plus belle. Belle mais isolée... Comme toi aujourd'hui. Tu soupires. Aimer, ne pas être aimer. Ressentir des émotions, ne pas en ressortir. Être soi, être fausse. Qui es-tu ? Que ce cache derrière ce masque de mensonge ? Est-ce qu'il va enfin finir par tomber ? Qui craquera en premier ? Ton coeur ou ton cerveau ?

Tête baissée, tu observes tes chaussures. En quoi crois-tu ? Comment vas-tu ? Est-ce que tu y crois encore ? Malgré ces petits pincements qui te font espérer ? De toute façon qu'elle importance. Sauver les autres c'est facile. Mais toi qui est si près du gouffre, déjà peut-être tomber dedans. Est-ce que c'est possible de te sauver ?

Non

Fin du RP

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Asclépius Underlinden
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Re: Balcon sous les étoiles

Message par : Asclépius Underlinden, Sam 26 Nov 2016, 15:27



RP avec Ellana Lyan

Il était une fois, un Serpentard né au solstice de Juin, qui aimait regarder les étoiles. Ce petit serpent, habitait la plupart du temps, dans un grand château situé dans un trou perdu de l’Ecosse. Ce qui lui convenait parfaitement, car il avait toujours aimé s’isoler et que d’un point de vue géographique, ce château avait décidemment beaucoup d’endroits agréables pour observer les étoiles, une fois la nuit tombée. Même si la nuit ne tombait pas vraiment, et que Dame Lune, dans sa robe de moire, partait davantage en mouvement ascensionnel… De toute façon, tout était une question de rotation de la Terre autour du Soleil, se disait scientifiquement, le petit serpent. Et tord aurait celui qui penserait pouvoir le détourner de ses pensées. Ou bien… Il lui faudrait bien du courage, à celui-là… Car le petit serpent avait si bien tendance à laisser dériver le courant de ses pensées dans tous les courants possibles et imaginables… Et il aimait tant s’y perdre à s’y noyer… Que celui qui voudrait y plonger avec lui, risquerait fortement de sombrer.
Oh, quel délice.

Le jeunot était allongé sur le dos, sa tête bouclée reposant sur un coussin fait de son sac de cours. Ses chaussures et chaussettes étaient posées non loin de lui, et ses pieds nus pendaient de part en part, à travers les interstices du balcon. Sur son ventre, reposait un brouillon de carte du ciel, ainsi qu’un crayon de papier. Sa respiration douce et calme permettait à ces instruments de travail de tenir en un équilibre sommaire, mais non sujet à la gravité immédiate. Vêtu de son uniforme scolaire, sommaire, la cape d’école portée par un corps sec, sur laquelle était épinglé le badge brillant de l’élite, et celui moins conventionnel du Chicaneur, le jeunot était en pleine observation ; entre ses mains pourvues de doigts arachnéens, son télescope, sagement posé sur la portion disponible de balcon à son côté. Avec ses outils, il observait les anneaux de Jupiter, les comètes qui dansaient, les soleils qui s’éteignaient, et les polygones étoilés que pouvait offrir l’immensité de l’espace.
Studieux, pensif, rêveur, Asclépius travaillait son Astronomie. Son Optimal à ses BUSE l’ayant convaincu de poursuivre dans cette matière stellaire… Il poursuivait, à cœur joie, à cœur ouvert, à cœur battant.

Nuit tranquille sous la voûte céleste.
Nuit qui venait de commencer.
En Hiver, ça tombait tôt, la nuit.
De toute façon, son statut lui accordait une permission plus importante que celle du reste de la population poudlarienne standard…

Alors, autant en profiter pour poursuivre ses révisions en Astronomie et en Divination…
Profiter de la quiétude de la nuit,
S’envelopper dans une robe de moire familière,
Et se laisser bercer, dans les bras doux et régulier d’Eissaure
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Re: Balcon sous les étoiles

Message par : Ellana Lyan, Sam 26 Nov 2016, 16:17


Le soleil se décide enfin à disparaître clôturant une journée trop compliquée, une pression trop forte pour mes frêles épaules. Oh non, il n'est pas bon de se faire de si gros nœud au cerveau. J'en ai aujourd'hui payé les frais. Une sale migraine, un état proche de l’évanouissement, un teint un peu trop pâle, même pour moi. J'ai été autorisée à quitter mon dernier cours de la journée pour passer à l'infirmerie. Ce n'était vraiment pas volontaire, j'aurais préféré assister à ce cours de peur de voir ma moyenne baisser et surtout, de devoir affronter mes parents après.

Mais je dois dire que les quelques heures de sommeil que j'ai pu récupérer dans ce lit d'un blanc parfait m'ont rendu les forces dont je manquais terriblement ces jours-ci. Il ne faudrait pas qu'un mauvais virus me cloue au lit. Je ne supporterais pas de devoir perdre ainsi des heures de cours. Je sais, j'aurais dû rester encore un peu allongée, ma fièvre n'est pas encore retombée et mon front brûlant me fait un peu chanceler. Mais, je ne veux plus rester couchée sans rien faire.

Je crois que je suis un peu entrain de délirer. Mes pieds nus avancent tout seul sur le sol froid des couloirs que je traverse. Je ne sais pas où je vais, peu importe finalement. Je suis bien. Je ne croise personne. Quelles heures est-il donc ? Je continue à me laisser porter par mes jambes. Un pas, un autre. Je n'ai pas les idées claires. J'ai chaud, trop chaud. Mes joues sont brûlantes. Je pousse une porte, passe à travers une tapisserie, monte une volée de marches.

Un vent frais sur mon visage. Cela me fait un bien fou. Mais où suis-je ? Je m'assieds dépitée, je dois être perdue. Soudain, j’aperçois un garçon devant moi. Il est couché sur le sol et regarde quelque chose en l'air. Je le connais, j'en suis sure, je l'ai déjà vu. Mais où ? L'effort de se rappeler est trop grand pour moi. Je frisonne un peu. Il ne fait pas chaud. Je baisse le regard sur mes habits. Je ne suis vêtue que d'un débardeur et d'un short que je garde pour dormir. Ben bravo ! Pas grave, plus rien n'est important. Alors, je lève la tête dans la même direction que l'autre sorcier. Et j'oublie tout. Les étoiles. C'est magnifique. Je garde tant le nez dans mes manuels que je ne trouve plus le temps d’admirer les choses simples est merveilleux que nous offre le monde.

Je crois que… J'aime les étoiles. Ça brille, c'est joli. C'est vivant, c'est là et ça me plaît. Je ne suis pas dans mon état normale, froide, manipulatrice, cruelle, calculatrice. Aujourd'hui je suis pour la première fois rêveuse, heureuse, insouciante, innocente. Je suis bien. Alors je me tourne vers le garçon dont je ne me rappelle pas le nom -il faut dire que l'obscurité et sa position me masquent son visage- et lui dit :

-C'est magnifique les étoiles !

Je souris, comme je n'ai jamais souris, parce que aujourd'hui, la fièvre m'a pris dans ses bras, la maladie a délié ma langue et la douce quiétude dans laquelle je baigne me comble de joie et d'une sérénité que je pensais ignorer connaître.
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Asclépius Underlinden
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Re: Balcon sous les étoiles

Message par : Asclépius Underlinden, Sam 03 Déc 2016, 08:33



La contemplation,
Ça lui plaisait. Ça lui était familier,
Et ce qui était familier… Etait rassurant, la plupart du temps, non… ?

C’était sa grand-mère, maternelle, qui avait un travers pour les étoiles : preuve en est, ses appartements au château Underlinden sont au sommet d’une tour d’astronomie. Le tout pourvu d’un télescope démesuré… Oui… La vieille s’était fait un nid confortable. En même temps, elle était une ancienne Serdaigle, et avait une baguette de tilleul. Ouais. Tout était lié. Probablement.
Encore ce tilleul. Non seulement, il devait se le coltiner en blason familial sur ses armoiries… Mais en plus… Y avait des membres de la famille choisis par des baguettes en bois de tilleul. Y avait le Fatum qui s’ennuyait à ce point, pour faire des coups comme ça ?
Peuh…

Il soupira vaguement et réajusta une lunette, afin d’affiner sa vision de l’immensité.
C’était beau, contemplatif…

Distrait, studieux, il prenait des notes, quand il le fallait… Mais se laissait plus facilement bercer par la ronde tranquille des astres. Ça changeait de la java terrestre… Y avait du menuet dans l’atmosphère et, en tant que mondain accompli… En tant que danseur… Il aimait le menuet. Il adorait cette danse.
C’était sophistiqué, délicat… C’était habillé de perles et de dentelles… De rubans, aussi… C’était sorti d’un autre temps, d’un autre monde… Un peu comme lui, en somme… Enfin… Peut-être… C’était vraiment prétentieux, comme pensée…

Un mouvement, terrestre celui-là.
Quelque peu surpris de cette intrusion, il demeure statique, faisant comme s’il n’avait rien perçu, avant qu’une voix, enjouée, comme du cristal de roche, vienne s’écouler contre les parois de ses tympans.
Un commentaire empirique, presque enfantin.

Ça le fait sourire, et il détourne son regard du télescope, l’écarte avec douceur, se redresse de même, et fait ainsi face à la nouvelle venue, sur le balcon étoilée.
Jeune demoiselle qui semblait perdue. Première impression, mais pas la seule. Traits familiers, visage tout autant : il reconnaissait au moins ses comparses de Serpentard… Question de survie.
Un sourire, c’est doux, dans la nuit.

« - N’est-ce pas ?

Lui aussi, est enjoué.
Il se relève, tranquille, et pousse le télescope en direction de sa camarade, comme une invitation à poursuivre ses observations.

J’aime ce rondeau des astres… Ces polygones étoilés…

Tant de sincérité, de sa part, en une seule sentence.
Sourire tout aussi fugace, orbes glauques et clairs qui se lèvent vers l’immensité, tranquille.

On voit bien Mars, ce soir. »

Mars, il l’avait décidé dans sa jeunesse, après sa visite chez les Peverell ;
Mars, c’était la planète des familles de sang-purs.
Mars, c’était la colère, de rester coincé, étriqué, dans un corset moulé en bronze.
Mars, c’était la famille, la filiation qui passait par le sang.
Mars, c’était la passion apavide des sangs-purs… De sa famille, en tout cas, qui n’était animée que par les conventions. Rien sous la surface de gaz vaporeux…
Mars… C’était un peu les Underlinden. Un peu les Peverell. Un peu les Lyan.
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Ellana Lyan
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Re: Balcon sous les étoiles

Message par : Ellana Lyan, Dim 04 Déc 2016, 08:25


- N’est-ce pas ? J’aime ce rondeau des astres… Ces polygones étoilés… On voit bien Mars, ce soir.

Le garçon se releva et son identité explosa à mes yeux. Asclépius Underlinden. Un serpentard. Je connaissais, j'en suis sure, d'autre information à son sujet. Elles voletaient au-dessus de moi sans que je n'arrive à les saisir. Tant pis. Le télescope arrive devant moi. Bonheur. Je colle mon œil contre ce dernier et ne parviens pas à étouffer un cri d'admiration. Les étoiles sont là. Toutes proches.

Il a raison. On voit bien Mars. La planète rouge. C'est beau, c'est lumière, c'est joie, c'est merveille. Je décolle difficilement mon regard des astres et tourne la tête vers Asclépius. Reconnaissance. Mon visage est illuminé d'un doux aura de plénitude. Je suis bien. Vraiment. Je n'ai plu ressenti de pareille quiétude depuis longtemps.

L’immensité de l'univers me berce doucement. La nuit dégage une mélodie que peu de gens ont la capacité de percevoir. Je l'écoute. Délicate, apaisante. Les notes s'ensuivent et tissent doucement une berceuse au goût de vie. Les paroles sont différentes pour chacune. Elle ne raconte jamais la même histoire. Vous êtes, seul, la trame de son récit. La chanson vibre en moi avec un tel accent de vérité qu'une à une les chaîne qui m'entravent au monde dans lequel je suis prisonnière se délie et me libère.

Je respire, je vis. Pleinement. Chaque instant. Moi aussi j'ai des étoiles. Dans les yeux. Je redeviens enfant. Fillette insouciante. Mon camarade de maison se transforme en grand frère. Je m'approche près de lui et lui prend la main. Sans réfléchir. J'ai confiance. Il est gentil. Il m'a prêté son télescope ! Alors, je tourne vers lui mes yeux pleins d'espoir.

- Tu crois que je pourrais les toucher ?


Voie empreinte d’espérance, d'insouciance, d'enfance… Je crois j'en suis sure. Elles sont si proches. Si accessible. Si magique. Cela doit être le plus bel enchantement du monde que de pouvoir retomber en enfance d'une poignée d'étoiles. Libre et légère. Magie.

Ce soir, je suis Princesse. Reine des étoiles. J'aimerais ressortir une jolie couronne de plastique pour la poser sur mes mèches couleur platines. Je n'ai jamais eu ce diadème tant convoité par les enfants de mon âge durant mon enfance. Noble, certes, mais pas princesse, pas heureuse. Je crois qu'au fond, il n'y a rien qui ressemble moins à une princesse qu'une vraie princesse.

Ils ont gâché la période la plus heureuse de ma vie. M'ont coupé mais aille de fée. M'a jeté ce sortilège. Douleur. Sang pur, sang noble, sang qui coule, sang qui reste. À quoi cela rime-t-il ? L'autre serpent a-t-il eu pareille enfance ? Solitaire. La mienne a été brisée d'un sortilège impardonnable jeter sur moi. Tel le petit Harry Potter dans son berceau. J'ai reçu des cicatrices pour commencer la vie. Pas visible mais bien profonde. Cinq ans. N'est ais-ce pas prématuré ?

Mais, je retrouve doucement confiance. Lui aussi doit avoir des étoiles dans le regard. Je veux un sourire. Un chemin. Une voie. Un guide. Une lumière. Je rêve. Imaginaire. Une fille fiévreuse en plein délire. Mais je sais, que derrière chaque folie se cache la vérité.
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Re: Balcon sous les étoiles

Message par : Asclépius Underlinden, Mar 06 Déc 2016, 14:45



Selon certains, il était dit qu’une force s’oppose à une autre. Qu’il y avait des mouvements contraires dans l’univers. Que tout n’était que forces qui s’entrechoquent. Ça se détruit, et ça créer. Lui, était plutôt d’accord avec ça : il avait eu l’expérience du duel… Rencontre privilégiée entre deux forces qui s’opposent, qui s’épousent… Pas seulement… C’était le théâtre des tensions qui entraient en oppositions, l’une avec l’autre. De ces forces opposées, naissait la création. En duel de baguettes magiques… Comme en duel de danse, ou duel verbal… C’était assez similaire… Et il se plaisait à pratiquer ces différents arts, en plus d’autres.
N’était-il pas un esthète chevronné ?

Dur de le définir, c’était si changeant.
Pas comme un caméléon, il ne s’adaptait pas vraiment aux différentes situations… Disons qu’il était metteur en scène, jamais acteur, toujours joueur, infiniment rêveur...

Et là, sur ce balcon, il rêvait, inconsidéré, à ces comètes qui dansent dans l’espace… De ses yeux alcooliques, il voit, la trajectoire circulaire, ces particules d’infinis, ces poussières de lumières mortes… Il voit, bien des choses, en somme.
La jeune fille s’écarte de la lunette, et il reprend sa place, pour observer, de nouveau, amoureusement, le ballet des astres dans le firmament.

Il faut du chaos, pour accoucher d’une étoile dansante.
Comment naissait le chaos ?
Fallait-il que le Dragon avale le Soleil ? Un Dragon, un Soleil, du chaos ?
Possible, possible…


La tête perdue dans l’intelligible. Tête dans les étoiles, comme on dit. Tête un peu partout, il dirait. Façon Gulliver, voyageur perdu, qui se plaît à se perdre, pour voyager toujours.
Puis, la rupture.
Façon cassure, brisure, réaction en démesure.


Un contact, contre la pulpe qui enveloppe son squelette.
Un frisson, qu’il ne parvient à réprimer : toujours, quand il subit un contact physique.
A ses côtés, la gamine, qui lui parle, qui rêve elle aussi. Elle semble un peu perdue, avec son accoutrement de dormeuse. Etait-elle tombée de son lit ? Devait-il la remettre dans son nid ?

Son regard est détourné des étoiles, pour s’accrocher à deux orbes, qui espèrent. Là aussi, deux billes troubles, presque humides d’un espoir rêveur.
Il n’est pas du genre à détourner son regard, glauque, couleur rêverie. Alors, il lui sourit en retour.
Le contact le dérange toujours, viscéral.

Faire abstraction, se concentrer sur la beauté de l’immensité…

« - On peut essayer, de les toucher.
Peut-être n’y arriveras-tu pas tout de suite, mais il faut persévérer. Si tu as un but, tends vers lui, toujours.
»

Puis, une idée : étincelle imaginative dans l’occiput.
Distraction qui lui permet de retirer sa main de celle de la jeune fille. Pas la peine de lui dire qu’il tient sa baguette de l’autre main, ou qu’il est ambidextre. Ce n’est guère de son ressort…

Il prend sa baguette,
Donc ;
Celle, claire,
Car si Vacuitas est un chevalier noir, avec sa baguette d’ébène, lui était chevalier blanc, avec sa baguette de pin.
Au fond, les deux étaient vraiment très similaires.

Un petit mouvement de poignet : une danse des articulations,
Une formule, enchantement, soufflée,
Une réminiscence, des souvenirs heureux :

Et de ce bout de bois magique, sort une volute de fumée argentée qui, petit à petit, prend forme, semble tangible… L’on en discerne les détails, c’est presque palpable.
Une abeille, comme patronus, qui vient voleter, près des enfants qui dansent dans la nuit étoilée.
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Re: Balcon sous les étoiles

Message par : Ellana Lyan, Dim 11 Déc 2016, 13:38


Musique...


Haïr quelqu'un. Cela ne se rapporte-il pas à s'y attacher d'une certaine façon ? D'en devenir dépendant d'une autre. Et de l'aimer d'une troisième. S'il vous fait mal, il vous alimente en même temps. Ne consumant rien en vous. Nous sommes les seuls à pouvoir nous faire du tort. Si quelque chose qu'il a fait est douloureux pour toi ou à tes yeux, c'est sans doute que tu y attachais trop d'importance. Je suis seule. Solitaire. L'homme est fait pour vivre en bande mais il n'est cependant pas nécessaire pour lui de ne jurer que par les liens que les êtres humains considèrent comme positifs. Souvent, l'hostilité est bien plus forte que tout autres sentiments. Elle ne compte pas de fragilité. Elle est vraie et sincère. Pas besoin de mensonge. La trahison remplace les embrassades. C'est parfois moins douloureux de se faire des ennemis que des amis. Au moins les premiers ne vous laisseront jamais tomber. Ils vous haïront jusqu’à votre dernier souffle. Pour le meilleur mais surtout pour le pire. Et vous leur en serez reconnaissant car pas une fois ils n'auront essayé de se montrer faux avec vous. Juste un instant vous pourrez dire que vous les avez vraiment aimé.

Je ne compte que peu, pour ne pas dire pas, d'amis. Il est si dur de gagner ma confiance. Brisée depuis l'enfance. Je ne veux accorder à personne ce don si précieux qu'il en est presque dangereux. Je ne sais pas être fiable et ne veux pas recevoir cela de quelqu'un. J'avance, seule. Libre. J'ai maîtrisé le serpent qui dormait en moi, chassé avec l'aide de Peter la voix qui m’obscurcissait les pensées. Aujourd'hui, je ne suis plus qu'une louve solitaire. Je marche, j'avance, je mords, perpétue l'équilibre. Je vis. Pleinement et consciemment. Mon cœur bat sans contrainte et les étoiles me sourient.

- On peut essayer, de les toucher.
Peut-être n’y arriveras-tu pas tout de suite, mais il faut persévérer. Si tu as un but, tends vers lui, toujours.


J'aime son timbre de voix. Ses mots de vérité. Je comprends. J'acquiesce doucement. Aujourd'hui, alors que corps et âme se sont enfin réconciliés. Alors que je vis d'harmonie et de plénitude, mon front brûle. Mon teint est livide mais mes lèvres sont étirées en un sourire si vrai que je m'en étonne moi-même. J'observe, j'admire. La nuit. Le firmament. Le doux voile sombre qui nous protège, nous, misérable humain. Je ne réagis pas normalement. Je ne comprends pas. Ou trop bien. L'autre sorcier aux yeux brillants d'étoiles et désespoir, retire sa main de la mienne. Je ne lui en veux pas. Comment pourrait-il en être autrement ? Il fut une bien lointaine époque où je ne supportais pas le contact physique. Mais, les lèvres et les bras d'Albus et puis de Peter ont eu raison de cette barrière.

Le contact est pourtant fort important. Qu'il soit douloureux comme celui de mes parents ou doux comme celui d'un prétendant. Le toucher est un merveilleux sens, il fait passer des émotions puissantes sans dire un mot. Il nous transporte et nous grave en mémoire des souvenirs inoubliables qu'il soit ou non positif. Mais il est inutile et dérangeant s'il ne sert ou ne représente rien. Pour moi, cette main dans la sienne était vraiment importante. Comme une sorte de remerciement, peut-être un brin de cette confiance que j'ai tant de mal à offrir. Qu'il repousse de quelque peu mon geste ne me semble pas être méchant de sa part. Chacun a ses limites et si les siennes incluent le contacte je me promettent de ne même pas tenter de l’effleurer.

Une douce lumière capte mon regard. Des filaments argentés sortent de sa baguette. Délicatement. Ils se rassemblent et les douces spirales laissent place à une jolie petite abeille qui vole harmonieusement au gré de la nuit. Sous le charme je contemple le patronus comme hypnotisée. Ma main d'enfant souhaiterait étendre ses doigts pour espérer la toucher. Je me refuse ce droit. Si elle disparaissait je m'en voudrais. Alors, je regarde. Je profite. Puis, détourne un instant les yeux vers l'autre serpent.

- Il est très joli, je n'ai pas encore la chance d'avoir pu découvrir mon patronus mais, j'aime beaucoup le tient. Il est comme une luciole dans la nuit. Une douce étincelle d'espoir dans
l'obscurité.
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Re: Balcon sous les étoiles

Message par : Asclépius Underlinden, Mer 14 Déc 2016, 15:00



La nuit l’enveloppait. Les. Il appréciait la mélodie du soir. Ils. Parce qu’à cet instant, ils étaient ensemble. La sonate nocturne, qui jouait pour eux, dans un moment, un fragment d’éternité. Il y avait une légère brise. Un vent du soir qui soufflait dans les feuilles des arbres de la Forêt Interdite, puis, descendait, et partait courir dans le gazon de ce parc anglais, écossais, sauvage, studieux, magique… ça soufflait, mais, doucement. Ils n’étaient pas près de la mer, de toute façon… S’il y avait eu le vent marin… Ses boucles auraient davantage été ébouriffées. Et la jeune fille aurait probablement un peu plus frissonné.
Elle n’avait pas froid ? Elle ne semblait pas… Même si elle semblait vouloir rechercher le contact… Cette petite main, fine, douce, qui était venu se loger dans la sienne, arachnéenne, outil d’arts et de potions… Petite main, qu’il avait repoussée. Parce que le contact, humain, lui était insupportable. Parce que sentir une autre peau contre la sienne, une pulpe qui entrait en résonance avec la sienne, avoir la sensation de ce sang, chaud, qui coule dans des veines semblables aux siennes… Se rendre compte, de nouveau, que ce n’était pas de la sève, pas de l’écorce, pas du végétal… Mais du sang, de la peau, de l’humain… Il ne pouvait réprimer ses mouvements de répulsion. Ça le révulsait, viscéralement. Plus fort que lui. Ça arrivait, parfois, à certains individus. Tant pis. Il n’était pas un être de contacts : il vivrait… Vivait… Sans.

De son point de vue, isolé, niché au sommet d’une tour d’ivoire, il n’y avait pas besoin de contact, pour entrer en contact avec autrui… Pour entrer en résonance avec un alter, un esprit d’autrui… Rien ne valait les mots, la parole… Et sans être vantard, il se considérait plutôt… Connaisseur ? Dans ce domaine… Comme il aimait à le répéter, quand on lui posait des questions sur lui, sur plus tard, sur après, sur pendant… « Je suis un Lantiponneur, profession Rêvasseur ! ». Ça lui allait bien. Alors il faisait avec.
Il vivait avec beaucoup de choses.
Mais, il vivait. C’était le plus important. Ça lui donnait le sourire, quand il avait le doxy. Et le doxy, il l’avait souvent : ça venait bourdonner dans son esprit. Comme si les bestioles s’étaient introduites par une de ses oreilles, et venaient effleurer sa cervelle de leurs dards, dans le but unique de lui causer du tort. Un tort qui fait mal, évidemment. Parce que la souffrance…

La souffrance, ça faisait partie d’un tout,
Tout,
Un peu comme une ronde, éternel recommencement.
Un peu comme le spectacle, qu’ils avaient sous les yeux, illusion du Réel.
Il.
Tourne tourne tourne…
Où était la comète perdue, qui filait, dans l’immensité spatiale ? La comète qu’il voulait retrouver… La comète, dont il suivait le sillage, enfant perdu, petit Poucet stellaire… D’un pas après l’autre, sur une ligne imaginaire… Et il ne fallait pas tomber, surtout pas, sinon, les flammes, la lave… La bouche vorace qui dévore et annihile dans ses sucs gastriques…
Y avait-il de telle créature dans l’espace ?

Si c’était infini, probablement
Multiplicité des possibles…
C’était ça, aussi, de vivre…

Un peu plus près, son patronus, sa petite abeille frivole qui vole, s’élance et danse autour de la demoiselle Lyan. Elle aussi, joue le rondeau nocturne, se laisse porter par la brise… ça l’aide à planer, à changer de direction… ça effleure les poils autrement colorés de son corps d’insecte… Si seulement, sa petite abeille avait été sujette aux éléments du sensible…
Si, seulement…

Il tend la main, l’abeille s’y pose, et referme le poing.
Elle l’est :
Seuls quelques filaments d’une lumière bleutée s’échappent désormais de sa paume ouverte.

Il détourne le regard, vers sa camarade : les filaments de lumière bleutée, qui courent dans ses orbes oniriques :
« - Oui, très joli…
Merci. Ravi qu’elle t’ait plu.


Un sourire.
Soupçon de sincérité.

L’espoir, tu as raison : c’est bien cela qui me motive, me sert de moteur, dans ce monde mécanique… C’est l’espoir, à l’origine de mon patronus.

De nouveau, il lance le charme, et de nouveau, le charme opère :
L’abeille réapparaît, tout aussi lumineuse, tout aussi frivole, tout autant embrumée que précédemment. Manifestation de son rêve éveillé.

Parce que… Penser avec espoir, me rend heureux. Penser à mes espoirs passés et leur aboutissement, me rend aussi.
Je pense, à l’espoir que j’ai eu, à mes onze ans, en recevant cette lettre, pour Poudlard…
»

Un léger rire, qui lui échappe, enfantin, à ce souvenir si particulier.

« - J’étais si heureux ! J’aurais pu en mourir… Mon cœur...

Détournement de regard, puis retour, clair, sur l’alter, qui veille aussi.

Et toi ? Quel est ton espoir ? »

L’abeille s’éloigne, volage, car la lumière ne se contient pas dans un poing, l’on ne peut non plus capturer la fumée entre ses doigts.
Ce n’était pas cela qui allait empêcher l’enfant d’essayer. Joueur, volage, lui aussi… Volant, dans l’altérité.
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Re: Balcon sous les étoiles

Message par : Ellana Lyan, Ven 23 Déc 2016, 11:04


La lune est belle. La lune brille. Elle est là. Si proche et pourtant si lointaine. Ils ont voulu la posséder. Ils ont cru pouvoir arriver à se l'approprier. En sa chair ils ont planté un drapeau. Idiots. Imbéciles. Stupides. N'étaient-ils pas assez satisfaits de la voir belle et brillante comme en cet instant. De profiter de sa douce clarté soir après soir. Ils sont tous fous. Comme s'ils pouvaient comprendre. Cette magie ne se résume guère à un sol foulé. L'humain se sent donc toujours obligé de tout bousculer . De fabriquer machines et outils. Pour aller plus loin, toujours plus haut. L'impossible n'existe pas. Pourtant je vous le dis. Il est impossible que la lune vous appartienne. Pourquoi personne ne se contente de l'admirer d'en bas ? De son statut d'insecte. Ils veulent s'élever plus haut. Ils ne comprennent pas la beauté de cette nuit sous le clair brillant formé entre lune et étoiles.

Et moi j'observe. Je vois et je m'indigne. De ce besoin de savoir qui nous anime. Mais, plus on s'approche, moins on en voit. L'astre argenté et plus beau dans le ciel infini que sous nos pieds. Ils ont déjà volé la terre. L'ont polluée, abîmée, détruite… Pas fiables, pas honnêtes, sans doute trop gâtés. N'y a-t-il que moi pour voir ça ? Que moi pour comprendre ? Pour m'indigner . Ils veulent tout contrôler, plus de puissance, toujours. Mais ce besoin dévorant ne fait qu’accroître leur faiblesse. Prisonniers de leurs désirs. Cette envie n'a pas d’échappatoire car au bout de la volonté on ne peut jamais trouver que l'échec. Redoutable force de vie. Terrible déception. Vent de courage. Nouveaux chemins. Nouvel objectif. Et tu repars. Sans baisser les bras. S’efforcer de progresser, aller de l'avant, sans cesse.

Mais, en cet instant, mon attention est captée par autre chose. Un tout petit corps de fumée. Léger insecte insouciant. L'autre serpent fait atterrir délicatement le petit animal sur main. La lumière cyan du patronus décline doucement. Je la regarde faire comme fascinée en redoutant l'instant ou la petite chose disparaîtra pour de bon. Je ne veux pas la voir s'éteindre. Cette petite étoile d’espoir a besoin de vie, d'amour et de confiance. Mais, je reste là, impuissante face à cette dure réalité. Car, comme toutes les sources de lumière, elle va devoir finir par s'éteindre.

À nouveau, sa voix chante. Me happe. M'emporte. Et moi j'écoute, je profite. Des douces sonorités qu'il produit. Tel un poème. Une mélodie. Mon regard est perdu vers la lumière de sa main qui se fait de plus en plus faible. Quand l'abeille se meure, je ferme les yeux très forts. Mais, son discours parle d'espoir. Des paroles de vérité en sommes. Et je me rends compte. Qu'il y a tout de même une lumière qui ne s'éteindra jamais malgré les ténèbres. L'espoir. Comme son abeille d'espérance. Car personne ne saura détruire cette force. Alors, doucement, l'abeille renaît, parfaite image au mot de l’apprenti sorcier. Un renouveau pour prouver, pour montrer qu'une lueur subsistera toujours.

L'autre sourit, rit. Bonheur. Moi je regarde, j'observe. Car doucement, le petit bout d'espoir que le garçon avait créé, ce morceau de vie, éclat de bienveillance. S’envole. Il a besoin, lui aussi, sans doute, de voir autre chose, d'apporter joie et assurance à d'autre personnes. On ne peut pas garder quelque chose rien que pour soi ce serait injuste. Irrespectueux d'un cadeau dont nous avons pu profiter alors que nous en sommes déjà fort indignes. Moi en tout cas, lui peut être un peu moins. Après tout, elle est lui et lui est elle. L'un représentant l'autre. Compléments. Et même.

Une question a franchi ses lèvres. Mon espoir… Et si, si je n'en avais pas . Bêtise, tout le monde à un espoir. Mais, quel est le mien ? Il faut d’abord que je puisse différencier. Il ne veut sans doute pas savoir que j’espère réussir mes examens ou encore ne pas me faire engueuler par mon père. L'espoir a une tout autre dimension que ce genre de banalité. J'aimerais que les hommes comprennent. Mais, ils sont butés. Ils ne sauront pas… Moi non plus. Personne. Nous sommes si seuls.

- Je ne suis qu'un éclat de vie au millier d'un million d'autre. Je ne suis pas très utile et mon existence est fort futile. Pourtant, comme toute personne, je pense, j'imagine, je réfléchis…

Nous pesons trop souvent de mal de l'ombre. Basé sur des stéréotypes d'un méchant de brume noire. Je crois que le monde à tord. Qu'il faut tout inverser. Ce que nous considérons comme mal est au contraire bien important à notre équilibre et notre harmonie. C'est cette noirceur qui maintient les plateaux de la balance droit. Bien sûr verser dans l'un des deux côtés d'ombre ou lumière est de toute façon néfaste mais, il faut pouvoir se remettre en question sur l'importance des deux camps pourtant en parfaite opposition. Différent mais complémentaire. Dans le cycle d'une journée, la moitié du cercle est offerte à la pénombre.

Et ce ciel que nous voyons, ces astres d'une beauté à couper le souffle. Ne sont-ils pas si merveilleux parce que mis en valeur par les ténèbres desquels ils sortent ?


Je me tais. Je n'ai pas vraiment répondu à sa question mais mes pensées sont pourtant fort explicites selon mes idéaux. Je prône des valeurs que personne ne semble soutenir. Je me place dos à ce que les mortels considèrent comme bien. Je me dresse à contre-courant pour faire face à ce que je pense sincèrement être le seul véritable danger. Les hommes ont exterminé les loups et en ont fait des « méchants ». Je reviens aujourd'hui sans peur aucune pour me dresser et offrir mes idéaux. Je reviens, louve parmi les agneaux sans avoir pour autant cette envie de sang.
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Re: Balcon sous les étoiles

Message par : Asclépius Underlinden, Sam 24 Déc 2016, 21:06



Dans la nuit où la Dame de moire danse le rondeau, le murmure de l’espoir glisse sur les conifères, avant de venir chatouiller son oreille-harpe : de là, les cordes s’animent, sous le souffle doux, et la mélodie vient battre en pulsation, du cœur de son oreille, dans ces cavités à la Botticelli, parce que le vent, et l’oreille se lient, jusqu’à cette cavité si particulière, de cet objet hypersensible.
Un écoulement en cascade fluides : une gamme après l’autre, la mélodie reprend, se joue à quatre mains, sur un piano de maison de campagne. Accordé juste avant, par un, peu plus âgé, et joué par les deux enfants, aux mains agiles et aux doigts rêveurs, dans la brume bleutée qui se dissipe. Sillage de l’abeille nocturne, jouant avec les étoiles, étoile elle-même, fragment d’une Espérance passée, présente et à venir. Moment d’un partage, d’une convergence vers un point parmi d’autre, mais peut-être plus lumineux, ou plus accessible.

Et, ici-bas, ça parlote espoir et grandes espérances : questions muettes, indirectes, franches et formulées, dans la soie du soir qui se meurt. L’enfant qui parle, l’enfant qui répond : harmonie à deux voix, sur un tempo où battent les cœurs. Chœurs, en arrière-plan, dans les harpes-oreilles, où les poissons-lunes de la Tamise viennent parfois se nicher, jouer à cache-cache, et envoyer du remous dans les cordes.
Parfois, également, leur queue d’être subaquatique, vient caresser d’autres cordes, en une sentence plus vocale : c’est la prise, au vol, d’un souffle parlant.

Mais, parfois, le sourire de la Connivence et de la Compréhension, peut s’avérer plus explicite, en tant que réponse à la pensée, qui prend forme, au-delà de ce palais buccale d’où elle, parfois, est issue.


« - Entends-tu, les Sélénites qui murmurent ? Leurs ballades, adressées à leur Mère, est d’une beauté, à faire pleurer Fir-Maman.

Lui-même, sent ce liquide de cristal qui vient lui chatouiller les poils de nez, et humidifier la cavité de ses cernes, en escaliers colimaçés.

Nox, Lux, le « x », qui reste, hum ? L’inconnu, du bataillon. Ça nous rapproche, pourtant. On se fédère, autour de lui. De ce « x », plus haut.
Parce qu’il faut tendre, à plus haut, que ce que tu n’as.


Dessin en colimaçon, sur le marbre poli, où, certains, traits, furent tracés à l’acidité des larmes.

Pratiques-tu les arts ?

Haussement d’un sourcier curieux,
Haussé d’un vent qui souffle : moutons grisâtre en laine de brume.

Sur la peau nue, de petits picotements. Hérissons, sur l’épiderme sensible et sensibilisé, par son exposition involontairement prolongée.
Perte d’un flou, de ce rayon lunaire, joueur, coquin et volage, derrière les barrières lourdes.

J’aimerais… Te faire une démonstration, plastique, du noir, du blanc. De ce soupçon d’obscurité, et de cette poussière de soleil. Mais, timeo ne regnat, disait l’Autre.

Dernière goutte, dans ce souffle, en cavité auriculaire.

Rentrons. Je te montrerai, dans un instant à-venir. »

Vague, à l’âme, au regard,
Puis, sursaut mécanique du geste habituel : celui du rangement.

Devant les yeux de l’autre enfant, la brume bleutée de l’abeille d’espérance, qui s’évanouit en filaments parcellaires.
Un polygone étoilé, dans l’atmosphère.
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Re: Balcon sous les étoiles

Message par : Ellana Lyan, Lun 26 Déc 2016, 11:49


HRP : Désolée je fais mes petites expériences... Ange


Je suis là.
Moi.
Vivante.
Et je danse.
Entre ses bras.
Pour moi.
Pour la lune.
Et pour ce sorcier.
Je sens mon cœur battre libre et léger.
Je touche le bonheur du bout des doigts.

Je respire.
Le vent frais de la nuit.
Il ne fait plus froid.
Il ne fait plus chaud.
Le temps s'est arrêté depuis bien longtemps.
L'obscurité règne.
Intemporelle.
Déesse parmi les déesses.
Ange noir.
Maîtresse des ténèbres.
Mère des enfers.
Créatrice de monstre.

Monstre comme moi.
Créature de l'abîme.
Horreur du tartare.
La nuit ne me fait pas peur.
On n'a pas peur de l'endroit d'où on vient.
C'est innocent pour nous.
Un berceau.
Celui d'un petit enfant.
Le mien brûle.
Auprès d'Hadès.
Je suis fille de Perséphone.
Bercée dans les bras de l'obscurité.
Nyx.

Je suis seule.
Mauvaise.
Néfaste.
Pour moi.
Pour les autres.
Je veux cesser d'exister.
Je dois stopper cette douleur.
Qui me ronge.
Depuis trop longtemps.
Je dois y arriver.
Remonter vers la lumière.
Et je souris.

Allumer une lumière.
Dans ma noirceur.
M'envoler.
Déchirer mes ailles noires.
Les plumes qu'il m'a façonné.
Pour mieux me détruire.
Les couteaux qu'il m'a planté.
Je veux cesser de saigner.
Mes efforts ne seront pas vains.
Je veux recommencer à vivre.
Respirer sans contrainte.
Je suis assez forte.
Je peux.

Quitter mon berceau.
Lui briser son trône infernal.
Le détruire.
Et vivre.
Déchirer mes chaînes.
Lui montrer.
Qu'il n'y a plus que moi.
Sentir sur mon cœur.
Un vent nouveau.
Brise de liberté.
Je trouverais la clef de ma cage.
Et prendrais mon envol.
Car je suis libre.
LIBRE.

Mais doucement.
Le tout retombe.
Le sorcier parle.
Et moi j'écoute.
Je happe ses mots au vol.
Les transforme.
Chatoyante mélodie.
Qui illumine le ciel.
Et l'eau monte.
Doux remerciements.
Hommage au chant.
Vénération de la musique.
Qui me fait vibrer.
Et m'emporte.
Plus loin.
Toujours.

Je sens les perles d'infinité.
Qui roule.
Coule.
Se sèche.
Douce sur le velours de mon visage.
Ça fait mal.
Apaisant et douloureux.
Les deux à la fois.
Pourquoi choisir.
Je vis.

Il continue son chant.
Envoûtant.
Je ne veux plus qu'il s'arrête.
Je ne dis plus rien.
Juste profiter.
De ce trésor.
Fragment d'éternité.
Pour nous.
Yeux rêveurs.
Regard brillant.

Ses mots me questionnent.
Je ne veux pas devoir l’interrompre.
Briser ses merveilles.
Mais il continue.
Les notes reviennent.
Bonheur.
Il va me montrer.
Un trésor.
Je me réjouis.
Je ne suis qu'une enfant.
Avide de découverte.
Et j'avance.
Doucement.

Paumes sur la rambarde.
Je contemple.
Délicatement.
Brise dans mes longs cheveux.
Paupière qui se ferme.
J'écoute.
Le chant de la nuit.
Le refrain de la vie.
Le complet de l'ombre.
Et je me laisse porter.
Sourire dans l'obscurité.
Entièrement moi.

Le parfum de l'existence me prend à la gorge.
M'enivre de plaisir.
Un si grand amour.
Celui de la vie.
Lumière qui capte mon regard.
Filaments argentés qui doucement s’éteignent.
Les larmes montent.
Indomptables.
Je pleure.
Tombe au sol.
Me recroqueville sur moi-même.
Non !
Je ne veux pas.
Qu'elle disparaisse.
J'ai besoin.
De la voir.
De sentir sa douce présence.

Mes yeux se ferment.
De fatigue cette fois.
Trop.
Pour une enfant.
Une petite fille.
Qui a besoin de retourner.
Dans son berceau.
Dans son enfer.
Pour se réparer.
Renaître.

Je vais devoir surmonter.
Cet enfer blanc.
Cet endroit de maladie.
Non !
Je ne veux pas.
Je suis guérie.
Il m'a guérie.
Alors pourquoi ?
Mon front est-il brûlant ?
Je ne veux pas savoir.

J'ouvre les yeux.
Il faut se relever.
S'adapter.
Encore.
Et encore.
Vivre pour ne pas mourir.
Alors, je choisis la vie.
Je suis debout.
Sous le ciel étoilé.
Je le regarde et je souris.
Simplement, un peu de bonheur.
J'avance vers lui cette fois-ci.

- S'il te plaît… Chante encore une fois…
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Re: Balcon sous les étoiles

Message par : Asclépius Underlinden, Mer 18 Jan 2017, 11:31



Au loin les murmures de la Forêt qui appellent l’Enfant, les Enfants qu’ils sont : perdus, eux aussi, prêt à rejoindre les ombres et la brume, les aiguilles et les pommes qui tombent des arbres, se mélangent à la sève, s’embourbent et se collent… Tombent ensemble, prisonnier des racines, et s’écorchent contre l’écorce… Mais, c’est aussi, une grimpée, une suite vers la verticale : pour atteindre un phare de lumière situé plus haut, dans ce mouvement ascensionnel d’espérance. C’est pouvoir se hisser, pouvoir se dire qu’on va y arriver, que ce n’est pas perdu, que ce n’est pas parce qu’on est tombé, qu’on ne pourra plus jamais se relever, ou aspirer à la hauteur des aigles… Ce n’est pas parce qu’on est né serpent, qu’on ne peut se faire oiseau… Ce n’est pas parce qu’on s’est assis sur un tabouret, un jour, sous un choix-peau, un soir, que l’on est destiné à être la couleur que l’on porte à la poitrine. On a tous la même couleur à la poitrine : c’est du noir pour l’uniforme, c’est du rouge pour le cœur en « boum-boum », c’est de l’intangible pour le Souffle qui s’écoule des lèvres. C’est un peu tout ça, avec l’espérance des lendemains incertains. Parce que rien n’est gravé, rien n’est dit, rien n’est déterminé : tout reste encore à faire.

Il range, et elle chute. A son chevet, il s’avance, se sent irresponsable, de laisser l’enfant malade. Mais il n’est pas médecin : n’aspire pas à guérir les autres… Bien qu’il l’ait espéré. Bien qu’il l’espère toujours un petit peu, parfois… Il agit comme bon lui semble, toujours, et actuellement, il a envie d’aider celle avec qui il a partagé les polygones étoilés, celle à qui il a montré la petite lueur de joie et d’espoir qu’il conserve habituellement au cœur, celle, sa cadette, qui semble perdue, elle aussi.

Viens, viens dans les arbres : nous serons les enfants perdus, et nous attendons notre Peter Pan.
Grandir, c’est pour les Tristes, c’est pour les adultes.
Viens dans les arbres, et poursuivons notre rêve !

Il n’est pas responsable. Il n’est qu’un enfant-âme. Ame d’enfant et tourments, indifférents pour la plupart, différents chaque soirs, lorsque seul, au creux d’un lit impersonnel, il retient des larmes de fatigue.

Viens, là-haut, on pourra pleurer notre saoul. Ce n’est pas grave, tu peux, tu as le droit.

Il ne sait pas transmettre, mais veut l’apprendre.
Il ne sait pas partager, mais aimerait le prétendre.
Il ne sait pas consoler, mais fait comme il le sent.


Il voit son approche, et ne recule pas. A sa dextre, il dépose le matériel scolaire, puis, doucement, soucieux de sa maladresse quand il est question de tendresse, vient caresser la tête de l’enfant : éclairé sous la lumière de la Dame nocturne, il semble presque maternel.

e vent qui souffle le fait frissonner : il tremble un peu, dans le geste qu’il espère familier.

Il entend, dans la symphonie du soir, les contes de son enfance : les berceaux de l’insouciance, forgés par la peur des mythes, des contes, du monstre qui se cache dans la forêt.

« -Nous irons par la dune, nous irons par la forêt,
Nous irons vers la lune, atteindre le sommet,
Voyage d’une nuit, pour toi, pour moi, pour le cœur de Celui qui passe,
Viens, je t’invite : nous partirons à l’Aurore, nous partirons à l’Espoir,
Nous partirons sur le vent du Nord, nous partirons sur la mer du Soir,
Il y aura des contrées à traverser, des espaces à explorer, des histoires, ensuite, à raconter.
Ce sera un beau Voyage, ce sera une belle histoire.
»

Dans le rayon calme, un sourire de la Face du Réconfort. Main tendue, vers l’Inconnu, vers l’Enfant qui n’a plus à retenir ses larmes, si elle souhaite pleurer. Vers l’Enfant qui, si elle le souhaite, pourrait se confier. A lui, l’Oreille-harpe, dans le berceau du Soir, prêt à l’éveiller, prêt à la consoler.
Car il sait, que le cœur lourd empêche les pas. Il sait que l’esprit embrumé, ne permet pas de savoir où l’on va. Il sait, qu’on n’a pas de guide, pour ses pas. Il sait, encore, que ça ne se fait pas comme ça, mais que, parler, déjà…
C’est déjà ça.

______________________
HRPG

Milles pardons pour le retard !
Je n'ai pas osé clôturer : si tu souhaites le faire dans ton prochain post, je t'en prie. Merci pour ce RP.
Smile
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Re: Balcon sous les étoiles

Message par : Ellana Lyan, Ven 20 Jan 2017, 16:47


Vois les enfants.
Fils et fille de la nuit.
Qui tissent entre rêve et vie.
Leur propre infini.
Entends les chants.
Entends les paroles.
Il y a la mère.
Doux astres argentés.
Il y a les sœurs étoilées.
Miroir de vie.
Et puis deux sorciers.
Qui doucement.
Dans l'espoir.
Et la nuit sombre.
S'harmonise.
À ce refrain.

L'autre vient, comme un grand frère il s'agenouille. Au sol les larmes font moins grand parcours. Avant d'atteindre leurs objectifs. Pourquoi vise-t-elle toujours le bas ? De toute façon je suis debout. Faible, pâle, malade, mais levée, comme volontaire. Pour ma seule et unique mission. Celle qui m'a été donnée une fois enfantée. Celle que l'on m'a offert et imposée. Celle que je ne peux pas rompre. La seule et unique promesse que je peux prétendre toujours respecter. Celle de vivre. Non plus survivre. Arrêter d'errer sans vie dans ce cercle infini. Mais se reprendre et profiter.

Douce, sa main vient toucher. Longs cheveux platine si bien brossés. Lisses, soyeux, j'y suis tellement attachée. Les paupières se ferment pour un instant d'éternité. Sentant la douce caresse de ses doigts effleurant mes mèches. Simple geste affectif, qui réchauffe agréablement le cœur. Et lentement, les mots sortent. Mélodie qui s'enfuit. Tente de fuir. Résonnant à mes oreilles. Pour moi, ce balcon, ces étoiles, cette forêt. Pour le cœur de deux jeunes enfants. La voix de l'un qui fait briller les étoiles dans les yeux de l'autre. Un simple bonheur. La magie d'un instant.

Mélodies qui s'entremêlent.
Au son des mots qui se suivent.
Refrain et complainte de la vie.
Qui peut représenter tellement.
La nuit se tait.
La brume écoute.
Ces nouveaux bruits.
Ce nouvel être.
Qui semble briller dans la nuit.
La vie est là.
L'existence bat son plein.
Dans le cœur de la petite.
Sournoise vipère soudainement éblouie.





Le vent souffle.
La brise flotte.
Emportant les notes dans l’obscurité.
Hommage à la nuit.
Les paroles qui s'entourent.
Vivent et filent.
La haut dans les étoiles.
Chaque son, chaque murmure.
Qui se grave en moi.
Corps, âme, esprit.
Uni dans la même contemplation.





L'émotion attrape à la gorge.
Que le dernier mot résonne.
Histoire.
La mienne, la tienne ?
Deux chemins qui se croisent.
Deux enfants qui se séparent.
S'effleurant l'un l'autre.
Avant de reprendre leur vie.
Une dernière fois.
Alors que se tait le chant.
Une perle coule.
Sur ce visage d'enfant.


Roule…


Tombe…


Se brise.


Mais le retour est un sourire. Pour lui, pour moi, pour toi. Pour mes sœurs, mes frères, créatures d'ombre ou de lumière. Le sorcier a tendu une main, une aide ça ne se refuse pas. J'aimerais parler, lui dire ce qui pèse, ce qui blesse. Tout ce qui m'empêche d'avancer. Mais quand je veux m'exprimer. Le poids qui pesait sur mes épaules m'a quitté. Par pour longtemps je le sais, les problèmes reviendront sans doute au petit matin, quand je me réveillerais dans ces draps blancs.
Mais pour le moment le cœur est léger, je ne veux pas gâcher cette sensation nouvelle en redevenant victime de mon existence. Ce soir je vis, cette nuit je souris. Ils peuvent bien parler. Je suis heureuse.

Mais les paupières sont lourdes, les bras de cette entité appelée Morphée veulent se refermer sur moi. Je ne suis qu'une enfant, j'ai besoin de retrouver mon berceau. Même s'il est d'horreur, d'enfer et de tristesse. Je dois me plier à sa volonté, le sommeil n'est pas un choix. Pourtant aujourd'hui, je suis sûre que les cauchemars vont pouvoir me laisser tranquille. Cette nuit je veux rêver. Je ne peux pas finir un moment aussi magique par un cauchemar.
Mais la tête tourne, les yeux brillent, le front brûle. Tu serres les deux et lui vole son regard. Encore tenir un moment. Puis tu retourneras dans tes draps s'est promis.



- Merci… Merci beaucoup, pour le vent, les étoiles, la mélodie et la nuit sans voile.
Merci d'être là, sans rien demander de plus. Que de pouvoir contemplé.
Ces merveilles étoilées. Bonne nuit grand serpent.
Que puissent encore longtemps naître les étoiles dans ton regard.


Un sourire.
Le dernier.
Pour graver.
À jamais ces instants.
Non, ne jamais oublier.
La voix de cet enfant.


[Fin du RP]



__________________________



Et voilà, clôturer... Merci à toi, c'était vraiment super, ta plume vend du rêve et ce fut un réel plaisir !! ^^
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