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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Les couloirs
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Balcon sous les etoiles
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Re: Balcon sous les etoiles
Invité, le  Lun 22 Jan 2018 - 22:19

Le reptile s’était transformé en oiseau. Une pie, jacassant, bavarde, qu’il aurait aimé changer en carpe pour la faire taire. Il ne l’avait jamais entendu parler si longtemps, elle qui semblait si renfermée habituellement, semblait faire tout le contraire de ce qu’il souhaitait. En plus des cymbales dans son crâne, maintenant qu’elle chantait comme une casserole. Ou était-ce comme une baleine ?

Étriller, sifflement, nature, destin… Pourquoi lui parlait-elle de destin déjà ? Est-ce qu’ils avaient discuté de ça à la bibliothèque ? Il ne se souvenait même plus. Et maintenant elle lui sortait une tisane et un concoction du diable ? Cela n’avait pas de sens. Il devrait se pincer pour vérifier qu’il ne rêvait pas, mais il avait la flemme.

Quête de sommeil, il était bien là pour ça. Des songes doux, il n’en avait point. Quelques rêves, ce serait déjà mieux que trop. La Serpentard lui offrait-elle une offre généreuse ? Qu’est-ce qui pouvait l’amener à partager avec lui un moment de détente ?

Un petit sort de micro-ondes, de quoi ramener un peu de chaleur à son breuvage aux parfums sucrés, et voilà qu’elle lui tendait. « Ça vient de ma mère ne t’en fais pas » Bah voyons, pensa-t-il. Sa mère, à quoi pouvait-elle ressembler ? Une tête de Méduse lui apparut, des serpents en cheveux à foison, des yeux pétrifiant et rougeoyant. Il frissonna un instant. L’image disparut lorsqu’il la vit engouffrer dans son gosier la moitié du liquide.

A moins qu’elle ne soit folle, ce qui n’était pas une hypothèse à écarter, son liquide était peut-être bien un remède à ses migraines. « Maintenant, ou jamais. Décide-toi. » disait-elle. Le flacon entre ses doigts, il observait la consistance du liquide en le faisant tourner doucement. Dans l’obscurité de la nuit, il ne voyait que des eaux troubles. Il tourna un peu la tête pour espérer voir quelque chose à travers, mais rien ne filtrer. Il soupira, l’air un peu pataud.

« Qu’ais-je bien à perdre ? »

Il n’en dit pas plus et bu d’un coup sec, tel un whisky, la potion d’Elhiya.

La Serpentard s’était assise sur son écharpe qu’elle avait métamorphosé en un fin matelas de fortune. Idée ingénieuse, se dit-il.  Dommage que cette caboche avait si mal tourné. Il s’assit à ses côtés, pas trop près non plus, et en profita pour prendre une tasse de sa tisane. Elle avait une odeur de noisette étrange. Une gorgée s’écoula en lui, et réchauffa tout son corps. Ce n’était pas si mauvais que ça, et il put presque apprécier ce moment étrange d’intimité qu’ils partageaient.

Les étoiles, au-dessus de sa tête, étaient toujours fixes. Quand soudainement, elles se mirent à tourner comme une pluie d’étoiles filantes orbitant autour de la pleine lune. Les cymbales dans sa tête se transformèrent en notes de piano. Sa tête s’affaissa en arrière, contre la dureté du mur de pierre du balcon, et sans savoir s’il perdait connaissance ou s’endormait, tout devint noir.

♫ Musique du rêve ♫

♫ So
So long
So long ago ♫

Lorsqu’il rouvrit les yeux, le décor avait changé. Le balcon de pierre était une souche d’arbre mort. Le drap de laine état une couverture de feuilles mortes et sèches. La lune avait disparu, et la nuit était sans étoile. Les branches des arbres, tels des bras griffus, s’entrecroisaient et se bataillaient au-dessus de leur tête. Une brume épaisse s’étendait autour d’eux, d’où émanait une lueur d’ambiance surnaturelle. Le vent susurrait des mots anglais, étrangement incompréhensibles, comme filtrés à travers une épaisse couche de coton.

♫ There wasn't anyone out there I thought I needed to know but no more ♫
♫ When I find the day leave my mind in the evening just as the day before ♫

Elhiya était à côté de lui, toujours assoupie. Elle semblait comme morte. Une peur soudaine l’envahit, et sans que ses lèvres bougent, des mots émanèrent dans l’air.

« Sweepy… Réveille-toi… C’est Vincent… »

Il tourna sa tête pour regarder derrière lui. Un grand lac sombre s’étendait. Il n’aurait su dire si c’était de l’eau ou autre chose qui le remplissait. Des formes étrangères flottaient dessus, comme les ombres de singes imaginaires s’agrippant de lianes en lianes dans cette forêt cauchemardesque.

« Où est Ariane… »
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Re: Balcon sous les etoiles
Elhiya Ellis, le  Mar 23 Jan 2018 - 21:46


Et toi, si tu fermes les yeux, tu vois quoi?


Et avec tout ca, j'ai retrouvé  Sweepy
PV Vincent
LA Mutuel dans le rêve

Un matelas de fortune agrandit encore une fois pour devenir couverture moelleuse et chaleureuse, l'assise aurait pu être bien pire et la vision cauchemardesque. Au moins son compagnon de fortune avait les prunelles semblables à quelques étoiles oubliées. Son silence prévalait d'acception et discrètement sa carcasse masculine avait pris place aux côtés de la blonde au regard fatigué. La distance entre eux dessinait des accents de déception bien malgré elle. La nuit était bien trop porteuse d'affection pour laisser le froid s'engouffrer ainsi entre chaque pore de leur corps. Mais il était trop tard pour quémander remerciement et semblant de chaleur. Le brun, bercé par les rayons blafards de l'astre de nuit, confiait déjà son être aux bras de  Morphée.

La fatigue devait vraiment être au palier de son esprit pour l'avoir aussi rapidement lové en son sein. L'injustice arrachait une grimace à la demoiselle qui se sentait lésée par ses propres remèdes. Peut-être qu'un partenaire différent, une promesse autre auraient su officier pour la cause d'un repos mérité. Peut-être... Mais toute tentative d'échange était proscrite, à moins de vouloir risquer de fondre dans les méandres de l'inconscience en plein milieu des escaliers. Une seule option se présentait encore : tirer d'un geste de la main la protection duveteuse sur le rêveur précoce et attendre...

La danse des étoiles était hypnotique, envoûtante. Impossible de détourner le regard de ce ballet. Pour plus de confort, ou par simple habitude, la tête blonde glissa sur une épaule de soutient, juste pour mieux apprécier le spectacle. Se délecter de l'instant paraissait si simple, si doux, que son esprit engourdit valsait lentement au bras des scintillements. "De la poussière de fée.." Les mots à peine glissés sur sa langue venaient se perdre sous une brise légère et glacée.

Puis.
Plus rien.

Plus de vent, plus de mèches d'or virevoltant doucement, plus de tempo lent des battements du cœur du jeune homme sous son flan.

Juste.
Le silence.

Et la mort progressive de chaque étoile. Une à une, les lumières se fanaient, disparaissant à chaque fois plus nombreuse, jusqu'à ne plus exister, jusqu'à ne laisser que des ténèbres.

Le vide,
Et un nom.
"Sweepy".

Un prénom. Son prénom. Quelqu'un qui l'appelait avec cette dénomination si particulière. Quelqu'un de proche, trop proche, dont la voix résonnait inlassablement jusqu'à ce que ses yeux vairons se dévoilaient péniblement derrière le rideau de cils blonds.

-Vincent qu'est ce qu'il y'a? Où est Atios?

Les mirettes frottées par des revers de main, un nez relevé vers le brun paniqué, et enfin un puzzle se reconstituant brutalement. Le lac, la forêt, le cochon, Ariane la Sardaigne partie dehors encore une fois, son doux Tristan emprisonnant son cœur, Atios son collègue poufsouffle perdu dans les sous-sols, et.... Vincent le vil serpent entiché d'une gamine à problème. Elle avait oublié si elle l'aimait bien, elle savait juste que par la force des choses leurs routes s'entremêlaient souvent. Et il y'avait cette certitude bien trop brillante pour être occultée : il fallait retrouver Ariane.

Se levant d'un bond, la gamine avait agrippé la main de l'écailleux. Un doux sourire avait fleuri sur ses lèvres rosées pendant qu'elle l'entraînait dans sa course. Elle courrait, les doigts entremêlés au sien, lui assurant, sur un ton enthousiaste que tout irait bien.

-Viens, viens, je sais comment la retrouver! Tristan m'a montrée une fois!

Il lui avait confié une fois, son cher amour interdit, qu'il suffisait de regarder la même étoile qu'une personne manquante pour pouvoir la revoir prêt de soi. C'était si facile, il fallait se rendre là où le reflet des astres de nuits disparus s’illuminait toujours. Et ses pas empressés les guidaient jusqu'au bord du lac si sombre. Elle s'arrêta un instant, adressant un coup d’œil empli de tendresse au brun, le libérant de sa prise.

-N'ai pas peur.  C'est comme à la tour d'astronomie, il suffit de se laisser emporter. Il n'y aura pas d'impact plus bas, et moi je serai là

Une marche en arrière, une main tendue en sa direction, le niveau de l'eau gagnant de plus en plus les pans de sa robe légère, la sensation agréable de légèreté et... =pouf= ne laissant que le bruit d’un caillou jeté à la mer, la blondinette disparue sans rien laisser derrière elle, pas même une de ses barrettes lapin.

Aspirée dans un tunnel aux milles nuances bleutées, son rire s'élevait à l'impact de son postérieur sur une matière rebondissante aux effluves sucrés. Machinalement, après avoir secoué les volants de sa robe, la main portée sur le côté de sa bouche en office de mégaphone, elle encouragerait le retardataire à venir la rejoindre.

-Allé saute ou je raconte à Atios que t'es qu'une poule mouillée!

Ravie de sa provocation de bon ton, la demoiselle laissait place sur son marshmallow géant et observait le lieu où elle avait atterri. Des montagnes de bonbons acidulés et colorés découlaient un paysage aux teintes flashy et aux arômes gourmands. Les arbres en sucette lollipop se dandinaient de gauche à droite, suivant les remous du courant d'une rivière grenadine. Ariane n'était pas là mais la chanson des pommes d'Amour sautillant sur le chemin de nougat était entraînante. Sweepy secourir la tête en rythme tout en sautillant d'un papillon à un autre
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Re: Balcon sous les etoiles
Invité, le  Lun 29 Jan 2018 - 13:09

« Atios ? Mais on s'en fout d'Atios ! Je te parle d'Ariane nom d'une pipe ! »

Sans aucun contrôle, des mots sortaient de sa bouche. Dans sa tête, il avait l'impression que quelqu’un avait ouvert un vieux grenier remplis de bibelots  couverts par une nappe de poussières. Tout lui semblait inconnu, oublié mais pourtant étrangement bien ordonné. Comme si tout avait été laissé en place, ici, que les propriétaires avaient disparus, sans laisser de traces derrière eux, que leur derniers souvenirs.

Le voilà en tout cas entraîné par la Poufsouffle, phalanges entrelacées, vers le lac aux eaux obscurs. Lui-même semblait être quelqu’un d'autre. Son langage lui semblait plus dur, ses mots plus bruts, et lorsque ses yeux se portèrent en direction de son cœur, un sentiment mixte de soulagement et d'effroi s'empara de lui. L’écu des Serpentards avait remplacé celui des lions.

Qui était ce Tristan dont elle lui parlait ? Rien ne remontait à cette appellation. Mais quand elle cita la tour d'astronomie, une douleur vivace le prit en pleine poitrine. Une sensation d’effroyables chute, d'un choc violent, d'os qui se brisent et de cœur qui éclate. Il crut trébucher tête la première dans le lac lorsque la main d'Elhiya, ou devait-il penser Sweepy ?, le lâcha au bord de la rive. Elle s’était glissée dans l'eau, comme une sirène, et avait disparu sans éclaboussure, semblant n'avoir fait qu'un avec le lac.

« saute ou je raconte à Atios que t'es qu'une poule mouillée! » résonna dans la forêt avec un petit rire malicieux. L'effet de cette injonction avait fait monté le sang à sa tête. Pour une raison qu'il ignorait, sa crainte du lieu s’était envolée. Il s’élança, projetant ses longues jambes l'une après l’autre en avant, tel un sauteur en longueur et plongea les deux bras en avant en piquée dans les eaux. À nouveau, sa propre voix résonna.

« Plutôt crever que cela ! Foi de Vincent, me voilà ! »

Un froid envahit tout son corps lorsqu’il traversa la surface du lac. Un frisson glaçant le parcoura du crâne jusqu’aux orteils des pieds, et pendant un instant, il crut tomber dans un vide abyssal, jusqu’à atterrir dans une grande mousse onctueuse. S'il n'avait pas pris de cette matière absurde sur son doigt pour le porter à ses lèvres, il aurait cru à de la neige. Mais non, ce dans quoi il avait chuté, était bien plus que cela. À plusieurs mètres du sol, dans une coupe de verre ressemblant étrangement au trophée des maisons, Vincent était devenu la feuille de menthe qui couronnait un café liégeois géant. Une crème chantilly l’entourait de toute part, et il était certain de pouvoir sentir l'odeur douceâtre de la boisson chaude qui reposait sous ses pieds. Une énorme cuillère en argent reposait sur l’extrémité du récipient, dont il se servit pour s'extraire de la mousse. Tel un toboggan, il glissa le long du manche en argent pour rejoindre un sol de pain d’épices.

La Poufsouffle semblait bien s'amuser dans ce monde de douceurs et sucreries. Lui aussi appréciait cette ambiance. D'un coup sec, il arracha une sucette qui lui pendait devant le nez, déchira l'emballage de ses dents, le cracha à terre et enfourna le bonbon dans sa bouche, le glissant entre ses dents et sa joue droite. Elle avait un goût acidulé de pomme. Comme Ariane se dit-il un instant. Un délicieux goût acidulé de pomme.

« Bon alors, elle est où mon Ariane ? Pas vraiment que tu m'enquiquines Sweepy, au contraire, on pourrait s'amuser en trio, mais j'aimerais la retrouver d'abord, tu comprends hum ? »

Une route de nougat s’étendait vers une forêt de sapins en chocolat dont des colliers de dragées leur donnait des airs de fêtes. La rivière rouge de grenadine s’écoulait de façon sinueuse parmi eux, jusqu’à dégringoler en une cascade mousseuse dans un lac de limonade aromatisée. Des moutons roses à la laine de barbe à papa se trémoussaient, sautant l'un au-dessus des autres, dans une drôle de danse onirique et ésotérique. Il avait même cru voir des petites barquettes chocolatées circulant le long des rives de la rivière de sucre, sur lesquelles des petits bonhommes de pain d’épices ramaient pour remonter le courant, en vain.

« Ca change de la forêt interdite tout ça. T'es sûre que c’est le bon chemin ? J'ai du mal à l'imaginer ici. On avait plutôt tendance à préférer des lieux… intimes. »

D’étranges mémoires, en étaient-ce bien d'ailleurs, lui venaient. Une peau de porcelaine, des cheveux d'ange, de petits yeux larmoyants, des cris étouffés, et une chaleur torride : cette Ariane était quelque chose qui avait dû marquer le subconscient d'un être, qui n’était pas lui, il en était sûr, mais avec lequel il devait partager un lien.
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Re: Balcon sous les etoiles
Elhiya Ellis, le  Jeu 1 Fév 2018 - 16:22


Et toi, si tu fermes les yeux, tu vois quoi?



PV Vincent
LA Mutuel dans le rêve

Un bruit amusant derrière elle laissa libre possibilité à un papillon sucré de se faufiler entre ses doigts. Ses prunelles avait cherché un instant ce qui avait sur attirer son oreille avant de réaliser que Vincent gisait sur une coupe de chocolat viennois. Vision des plus appétissantes pour Elhiya qui ne reconnaissait pas pouffement de rire et l’extrême candeur dont elle faisait preuve pour accueillir le brun capricieux. De toute évidence peut ravi de se retrouver là, il maugréait déjà en déchirant l’emballage d’une pauvre sucette arrachée à son milieu naturel. Aucune patience, aucune sensibilité, la capacité émotionnelle d’un tronc d’arbre : Vincent dans toute sa splendeur. Nul besoin de se perdre sur les nuances vertes et argent de son blason pour savoir que ce garçon avait besoin d’apprendre à respirer.

Cet empressement à retrouver Arianne était amusant. Elhiya avait voulu ricaner, mais se retrouvait avec un doux sourire ourlant son visage  pendant que son index retirait un peu de chantilly coincé sur la tignasse du jeune homme. Un petit rire cristallin glissait entre ses lèvres pendant qu’elle déposait un bisou sur la joue du râleur.

-Patience un peu, Ariane aussi aime les bonbons, et puis, c’est à toi de guider pas à moi, sauf si tu veux qu’on retrouve Tristan en premier. Là, je pense que le chemin nous amènera vers quelque chose de plus intime, comme tu dis si bien

D’un clin d’œil malicieux, la main du brun capturée, la blondinette à couette était partie sautiller gaiement, laissant un lapin en chocolat les guider. Ce monde était le sien, pas celui de Vincent, pas celui de Tristan, pas celui d’Atios, pas celui d’Ariane. Juste le sien, à elle et à un grand blond de griffondor dont elle ne se souvenait plus le nom. Le gout du miel et les effluves de caramel restaient, mais pourtant, elles n’étaient pas présentes ici. Une renaissance de passée, une bride de souvenir étrange, mais rien qui ne l’empêchait de continuer à trainer l’écailleux derrière elle.

Le clapotis de l’eau fanait à chaque pas de plus, les fleurs dansante sur le sol se raréfiait, et le sol moelleux de sucre s’était durci. L’air plus frais s’engouffrait dans ses cheveux, le hululement d’un hibou se fit entendre, et la lueur rosâtre et pastel disparue au profit d’une lune énorme ronde et belle, accompagnée d’une aurore boréale magnifique. Le claquement de ses bottines cessa directement, son regard sonda les lieux, n’apercevant que des cimes de sapin et au loin le château de Poudlard. En contre bas, une magnifique louve blanche surveillait que rien ne dérangeait la tranquillité des lieux, à ses coté une silhouette, grande, masculine, capable de gonfler son cœur en un simple regard.

La gamine avait lâché le perfide serpent  et se retournait pour lui adresser un large sourire lumineux.

- Pense à elle, plus fort. Mais avec ta tête, avec ça.

L’index posé sur son torse, un clin d’œil espiègle, la blondinette s’échappait rapidement pour rejoindre les deux formes un peu plus loin. Dans sa précipitation, la présence d’un cochon lui avait échappé, le pied de la tour d’astronomie érigé non loin également. Elle se laissait transporter par cette euphorie enivrante de pouvoir se lover dans les bras de son enseignant, occultant tout même cette impression oppressante que chacun de ses pas l’éloignait toujours plus de l’étoile de ses nuits.

Le brun derrière devait modifier, bien malgré lui, le parcourt qui la menait à ses battements de cœur doucereux. Elle avait pressé l’allure, confié ses cris à la brise léger, mais rien n’y faisait. La lune d’argent la toisait éternellement, l’empêchant de s’approcher de cet ilot de douceur éternel qu’elle chérissait tant. Epuisée, abattue quelques larmes coulaient le longs de ses joues, s’offrant à la morsure glacial de la nuit. Et puis il y’avait eu un rire, ce rire, celui mesquin et moqueur, guttural et incontrôlable qui s’extirpait de sa gorge. Comme une fatalité, une évidence qu’elle savait mais qu’elle ne pouvait atteindre, l’amour, n’était qu’illusion, ici, ailleurs, ce n’était que futilité. Alors pourquoi pleurait-elle ? Pourquoi avait-elle si mal à en voyant les contours de son cher faiseur de ténèbres lumineuse faner progressivement.

-Vincent ?

La supplique était faible, et pourtant, le garçon était juste derrière, comme s’il n’avait bougé, comme si tout à part eux deux dégoulinait d’un tableau de peinture à l’huile noyée dans de l’essence de térébenthine. Tout se liquéfiait, glissait disparaissait son cœur si fragile aussi, alors que sa peur de l’abandon grandissait de plus en plus prenante, la forçant à serrer ses doigts entre ceux de Vincent. Que ce fusse Sweepy ou Elhiya, les deux ne rigolaient plus, ne souriaient plus, la moqueuse intimait à l’enfant étoilée de se raccrocher avant de couler à son tour dans l’amas de l’oubli.


Notes HRPG:
 
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Re: Balcon sous les etoiles
Invité, le  Jeu 1 Fév 2018 - 19:06

♫♫
LA partagée avec Sweepy et Elhiya

Et alors que le décor s’écoulait et s’effaçait, que le sucre se transformait en un caramel brûlé, que les sapins perdaient leurs épines de pains, que le sirop de grenadine tournait à l’hémoglobine, un nouveau monde fit place à ce paradis fugace. La lune s'empourpra, le ciel s'obscurcit, et les étoiles apparurent sous un plafond de verre.

Une prison dorée venait de se lever. Quatre parois encadrèrent une chambre au sol glacé de marbre et au plafond transparent de cristal. Aucune porte ni fenêtre ne laissait l’espoir d'une issue. Le papier peint gris effrité était couvert de draperies cramoisies tendues, cachant les traces honteuses d'un passé oublié. Au coin de la pièce symétriquement carrée s’élevaient des lampes arquées. Leur abat-jours blancs en laine élançaient des ombres filandreuses se mouvant par l'action d'un imperceptible courant d'air. Dans l'axe médian, une cheminée éteinte exécrait une odeur âcre de cendre et d’encens.  Face à elle, une table banale d’ébène était prise en tenaille par deux fauteuils matelassés de cuirs. Les poignées des sièges rappelaient les traits des animaux de chaque maison, dont les visages hurleurs semblaient maudire le monde. Contre le mur de droite, un haut casier  tout de métal, sans serrure ni clé, enfermait des outils pour faire parler même les muets. Contre le mur de gauche, une majestueuse armoire, battants ouvert, livrait aux plus osés miroir, plume, menottes et lacets. Enfin, contre la dernière surface, deux coussins regardant vers le ciel, un lit à rideaux de soie nue et aux couleurs pourpres régnait en maître.

La Poufsouffle aux airs de serpent était sur le lit, bras et jambes étendus, comme une croix sur un morpion géant. Un œil fermé, l’autre ouvert, des bouclettes sur le côté gauche, des mèches lisses s’étalant sur la droite, un blason jaune et son cousin vert se battaient en duel sur chacun de ses seins. Dans une étrange étreinte, on ne pouvait dire si elle serrait les draps des extrémités de ses quatre membres, ou si la literie même la possédait. Le reflet rouge argent de la lune projetait sur ses joues, tantôt la pâleur d'un visage mortuaire, tantôt la rougeur d'une passion adultère. Son uniforme d’écolier était sans un pli d'un côté, et froissé de l'autre. Le jour et la nuit semblaient cohabiter en elle, tout autant que sur la silhouette qui l’a surplombait.

Le visage scindé par un masque de nacre, le fantôme de l’Opéra était ici présent. Habillé d'un pantalon noir soyeux et d'une chemise d'un blanc éclatant, Vincent flottait au dessus d’elle, tenant en main droite une cravate rouge et en main gauche un poignard scintillant. Le blason vert sur son cœur répondait du regard à celui d’Elhiya, tandis que son écusson de lion dévisageait celui de Sweepy.

Vincent n'avait pas l'impression d’être dans son corps. Il avait l'intime conviction d’être la salle même. Il ne contrôlait rien de ce qui se passait, comme si son être s’était volatilisé, emporté sur un Styx sucré par un Phlégyas de pain d’épice. Il n’était là qu’en observateur d’une scène où non pas deux, mais quatre personnes jouaient une pièce sans souffleur pour rectifier sa dérive.

Le corps du fantôme s’approcha doucement de celle de la fille, ses jambes touchèrent la couverture en premier, et ses deux mains entourèrent le corps féminin. A quatre pattes, tel un fauve, il la dominait, un sourire en coin du côté gauche. Le poignard s’avança vers les boutons de la chemise d’Elhyia, et un à un, il les fit sauter, en écartant le tissu pour dévoiler la peau de Sweepy. Son œil vert gauche derrière le demi-masque se délectait de cette peau. Son œil bleu droit était comme pris de stupeur. La lame trembla un instant, et une gouttelette rubis perla en son extrémité. L’outil s’arrêta net au-dessus de sa robe entrouverte, et tomba entre ses cuisses.

Le visage de Vincent s’approcha du côté gauche d’Elhyia, et murmura.

« Toi, tu n'es pas Ariane, mais à voir ton blason, nous devons partager la même couche. Peut-être pourrions-nous échanger d’autre chose encore, tu ne penses pas ? »

Après un souffle chaud déposé au creux de son oreille, sa main droite s’élança vers celle de Sweepy, et l’empoigna, la cravate rouge entre leurs doigts. Son visage était passé de l’autre côté du miroir, et une voix essoufflée chantonna.

« Je ne sais qui vous étiez, Ô belle aux boucles dorées, mais nous vivons bien là, un étrange opéra. Il vous faudra m’aider, pour nous en échapper, car j’ai bien trop peur, d’y perdre mon cœur. L’autre ici, Miss Sweepy, désire votre Elhiya, et il y arrivera. Le temps nous presse, cessez ses caresses ! »

Les derniers mots jetés à la belle, son visage était maintenant face à elle. La main gauche agrippa la poitrine de la blonde, la main droite tira la cravate et la main nouée avec elle, et telle une guillotine tombante, l’ombre de son visage couvrit la lune et leurs lèvres partagèrent une torpeur commune.
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Re: Balcon sous les etoiles
Elhiya Ellis, le  Jeu 1 Fév 2018 - 21:28



Et toi, si tu fermes les yeux, tu vois quoi?



PV Vincent & Vincent
LA Mutuel dans le rêve

Actuellement : phase de rêve

Tout s'était liquéfié, mêlant les couleurs argentés à des ombres rougeâtres et sombre. Tout avait disparu. Les arbres, l'herbe, la brise, la chaleur de deux mains nouées, elle(s). Les yeux clos refusaient de se défaire de ces perles humides et brûlantes, la douleur de la perdition de quelque chose d'important engloutissait tout, même si l'esprit ignorait ce qu'il avait perdu. Ne subsistait que le sillon de larmes pour se rappeler la perte inconnue. "Moi" Un souffle inaudible sauf à l'ouïe de la demoiselle. Une constation soudaine mais tellement évidente. Elle(s) etai(en)t ce qui avait ete laissé dans l'oubli. Car l'une de pouvait subsister sans l'autre, car l'autre ne pouvait vivre sans l'une. Si semblable et si différente, conscientes un instant de la présence de cet autrui jumeaux et destructeur. Mais qui etai(en)t-elle (s)?

Une fragance d'encens occupait d'un coup tout ce qui avait prétention à subsiter, amenant avec elle un sentiment étranger. Un mélange d'appréhension er de satisfaction. Sous chaque main,  sous chaque pore de sa peau mise à vue, la délicate sensation d'une étoffe légère. Du coton timide et de la soie outrageuse. Délectation fugace sur un penchant, attente fébrile de l'autre. Aucune ne voulait céder sa place. Si bien que la blondeur innocente et frivole avait l'impression de voir en étant aveugle, d'entendre en étant sourde, de ne respirer que sur un battement de coeur sur deux, d'être cette autre malgré tout.

Une prunelle plongée sur cette lune d'hémoglobine, elle taxhait de prendre l'ascendance sur l'autre. Et savoir qui des douces boucles ou des mèches légères allait gagner le combat n'avait que peu d'importance. Chacune était l'ombre de l'autre, elle(s) l'avai(en)t juste occulté.. à cause de Lui. Cette silhouette qui planait au dessus d'elle(s), qui venait surplombe leur regard, qui faisait frémir l'une et trembler l'autre.

Qu'importait le nom de ce Lui. Il était autant le blond que brun, l'élève que l'enseignant, le passé que présent . Il était eux tous réuni en un seul. "Vincent.." Un prénom. Celui dont elles se souvenaient prononcé dans une supplique désespérée pour l'uniforme impeccable et chuchoté sensuellement de l'autre  un sourire avait fleuri sur ces lèvres rosées, celui de celle dont l'estomac de tordait doucereusement au passage de la lame taquine. A chaque bouton perdant la vie Sweepy souhaitait disparaître. Mais enchaînée aux déviances de son Autre, elle subisait la chute du métal gelé entre ses cuisses en sursauttant. Elhiya, quant à elle, logée dans son élément, ne lâchait pas des yeux le petit mignon dont le regard avait caressé sa peau d'albatre dévoilée. La piqure de la lame avait provoqué une morsure de sa lèvre inferieure, celle côté émeraude. Et elle attendait que d'un mouvement, le souffle chaud caressant sa bouche devienne gourmand.

Mais lui aussi devait supporter son Autrui. Celui bien moins amusant, celui qui ne viendrait pas se lover dans la soie sans aucune impunité, celui qui troquait sensualité et agréables instant contre morale et discours lyrique stupide. L'une frustrée laissa l'autre se faire empoigner la main par une cravate carmine tachée d'Or. L'enfant fébrile désormais sur le devant de la scène rougissait de tant de proximité. Elle voulait fuir la timide petite, partir loin où le seul lui qui affolait son palpitant ne sz permettrait pas une telle inconvenance. Les joues en feu sa tentative de prise de parole se trouva avorté en un claquement de doigt.

Un Rouge, une jaune, deux verts et argents. La donne avait été faite des que deux blasons cohabitaient sur leurs poitrines. D'une main s'emparant d'un côté de son décolleté Sweepy senti son coeur defaillir, sa respiration se faire plus courte et son ventre se nouer rapidement. Elhiya avait capturé les lèvres du serpent, profitant se la docilité de la blairelle, s'y abreuvant jusqu'a plus soif. Le poignet enchaîné abdiquait rapidement, entremelant ses doigts à ceux de son geôlier, alors que l'autre libre s'etait enfoui dans la tignasse aux reflets flamboyants pour le garder un peu plus contre elle, contre sa chemise depourvue de contrainte, contre sa peau fraîche et frissonante.

L'échange humide, empressé, affamé nourrissait au final les demoiselles dont le souffle précipité quémander une pause. Elhiya deserrait sa prise, esquissait un rictus mesquin et laissa son bout de langue glisser sous la lèvre supérieur du serpentard.

-Je crois bien que nous pourrions effectivement partager bien plus, même elle semble apprécier. Laisse moi bâillonner ton chanteur d'opérette. A moins que lui aussi n'y trouve son compte.. mais qu'il sache qu'il ne pourra ramener la gamine avant que je n'ai fini avec toi..

Un clin d'oeil malicieux ponctuant la mise en garde pour le lion et la caresse légère de ses doigts sous la chemise blanche ne laissait plus de place à la discussion. Aucune douceur, aucune tendresse juste une envie de fondre égoïstement en un baiser profond que même Sweepy s'etait à délecter. Elles n'étaient qu'une à cet instant les deux blasons dansant à l'unisson quelques instants.
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Re: Balcon sous les etoiles
Invité, le  Sam 3 Fév 2018 - 21:22

/!\ ALERTE ENLEVEMENT TRIGGER WARNING : RP avec des gens tout nus /!\

La brûlure humide des lèvres venimeuses figea sa conscience le temps d'un instant. La chair de sa bouche pulpeuse remplissait plis et crevasses de la sienne. L’extrémité de sa langue était piégée entre ses commissures, et remuait lentement comme un petit poisson agonisant dans les mains charnues d'un pêcheur. Il n'y avait pas de plus onctueux nectar, de plus douce chaleur, de plus intime ferveur que ce baiser échangé sous cette nuit de pleine lune.

Sous sa main droite, la forme ferme et rebondie prenait l'empreinte de sa main. Se soulevant et s’abaissant au rythme d’une respiration saccadée, ses mains commençaient déjà à glisser sur des gouttes de sueur qui donnaient à sa peau des reflets d'huile. Un instant suffit à sa paume pour suivre la courbe naturelle descendante de son corps, et qu’elle atterrisse au creux de son ventre brûlant.

Entre ses jambes, il pouvait sentir la pointe de la dague qui gardait, telle une ceinture de chasteté, les portes du paradis charnel. Ce rêve devenait un fantasme qu'il n’aurait jamais pu concevoir seul. Tant d'esprits semblaient peindre cette toile onirique qu'il en avait du mal à reconnaître les silhouettes entremêlées.

Les mots d’Elhiya, il savait qu’ils étaient d'elle, avait fait l'effet d'un stupefix sur le Gryffondor et avait déclenché une perfide attraction chez son alter ego. Vincent le Serpentard avait une étrange tendance à finir entre les griffes des plus viles. Des souvenirs lointains d’une femme au nom d’Inei se réveillèrent, comme un vent froid glace le sang, puis ce fut une mémoire d’Ariane qui le réchauffa au plus profond de son être. La Serdaigle lui manquait intimement.

« L’autre n’y connaît rien, je suffirai à vous deux pour vous faire chanter. Même si la Poufsouffle m’a l’air délectable, tu me sembles plus intrigante et à mon goût. Alors cessons ces bavardages et passons au sérieux. Le temps passe si vite…»

Sa main droite agrippa la cravate toujours nouée à la main de Sweepy. Il passa le tissu devant les yeux de l’étudiante, tel un voile lui cachant la vue un moment, puis l’enroula autour de son poignée droit. Prise dans des menottes de textile, ses membres supérieurs étaient emprisonnées. Elle était tout à lui.

Ses paumes se jetèrent sur les pommettes de la blonde. Les deux pouces de Vincent passèrent sur les lèvres d’Elhiya et allèrent chercher dans sa bouche le toucher aqueux de sa langue. Ses deux mains glissèrent ensuite plus bas, enserrant son cou de ses doigts. Il prenait un certain plaisir à l’avoir sous son contrôle, comme une poupée de porcelaine avec laquelle il pouvait jouer autant qu’il le voulait. En passant sur ses épaules, il repoussa sa chemise, et le haut du torse dénudé, il pouvait maintenant atteindre la vallée de sa poitrine, et frôlait les sommets de ses monts.

Son parcours se poursuivit sur les creux de ses reins. Là, il s’arrêta et vint poser le côté gauche de son visage contre son ventre chaud. Ses cheveux bruns devaient lui procurer quelques frissons, car les battements de son cœur s’affolaient sous son oreille. Peut-être était-ce dû aussi à ce petit souffle d’air qu’il s’amusait à projeter contre sa peau ? Ses lèvres, si proches de son nombril, déposaient de légers baisers.

Le décor autour d’eux, comme la dernière fois, se mit à fondre étrangement, comme si la température de leurs échanges liquéfiait les murs. La cheminée se ralluma un instant, projetant ombres et lumière dans la pièce. Après que les tapisseries se soient effacées, se fut au tour du sol, des lampes et des meubles de disparaître à leur tour. Comme des cendres portées par le vent, le mobilier se décomposait en particules fines seconde après seconde. Le monde de fiction disparaissait, et le néant se rapprochait d’eux inéluctablement. Le cadre du lit, le matelas, les coussins et les draps se transformèrent en fils et  peluches de coton. Et comme si ce rêve ne voulait pas se finir, dans un dernier éclat, leurs futiles vêtements s’évanouirent , laissant flotter deux corps nus passionnés dans un espace étoilé.
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Re: Balcon sous les etoiles
Elhiya Ellis, le  Dim 4 Fév 2018 - 21:37


Et toi, si tu fermes les yeux, tu vois quoi?



PV Vincent & Vincent
LA Mutuel dans le rêve

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Trigger Warning possiblement

Il y avait eu ce baiser. Empressé, gourmand, avide de soif qui avait complètement perdue la blondinette timide. Elle avait résisté une seconde, le temps de sentir la pointe de la langue du serpent s'insinuer sous sa lèvre. La seconde, ravie du jeu, se laissait consommer par se feu de paille brûlant, entraînant l'enfant avec elle dans quelques délices dangereux. Mains dans la main, les filles dansaient sur le même tempo de leur cœur unique bien trop affolé.

Les doigts glissés désormais dans la tignasse brune, elles se l'appropriaient avant qu'il le leur échappe dans une promenade curieuse sur la chair offerte allègrement sous cet astre de nuit irréel. D'un manque de douceur sur leurs courbes féminine, leur cœur, traitre,  avait loupé un battement. L'une comme l'autre désormais en accord, frissonnaient doucement au parcourt taquin d'une main sur leur peau brûlante.

La frustration de l'une dessinait la curiosité de l'autre. Seul restait en attente les caprices du Vincent, Vert ou Rouge, qui venait susurrer quelques mots à  leur esprit. Des paroles soufflées par un délectable écailleux, dont le souffle chaud empli de promesses les faisait frémir d'avance. Elles s'étaient mordues la lèvre inférieure pour ne pas répondre, et les yeux déjà fermés, devenaient poupée de chiffon prêtes à vibrer sous les doigts d'un marionnettiste joueur.

Privées d'un sens, les autres semblaient décuplés. Le toucher, le moindre effleurement provoquait une sensation électrique dans tout leur corps. L'ouïe, attentive au moindre bruit affolait leur respiration inévitablement,  laissant l'imagination se perdre dans quelques désirs non avoués. L’odorat, étonnement semblait absent dans cette partie ou elles étaient agneau et non loup. Un rôle amusant.

Les mains bloquées au dessus de la tête, la course de Vincent enflammait leur corps et leurs sens inlassablement . D'une cambrure à leur poitrine libérée, la supplique silencieuse de mettre fin à cet agréable supplice ne semblait point atteindre le coquin joueur.  Au contraire. Le bourreau se faisait plus doux, posant quelques baisers autour de leur nombril, enraillant de plus belle le chant du palpitant malmené.

Puis, leur cœur s'arracha de leur poitrine.
Et plus rien n'existait.
Sauf la chaleur suffocante d'une étoile en combustion.

Le bandage avait disparu, le monde aussi, et soudainement la pluie collait ses cheveux blonds le long de son visage. Des vêtements détrempés lui collaient à la peau, et le reflet de ses joues tachées de sang dans la flaque d'eau lui rappelait qu'il ne fallait pas traîner plus longuement dans le coin. Les pavés de Londres ne tarderaient pas à accueillir les premiers soulards sortant du bar. Et elle, avec ses doigts couverts d'un éclats carmin, finirait par devenir visible..

D'un long soupir désabusé, la jeune femme vêtue de noir claqua sa langue en un bruit agacé avant de montrer d'un signe de tête le corps inerte au sol.

-Aide moi à le balancer dans la Tamise. Cet idiot ma bousillé ma plus belle paire d'escarpins.

Le talon posé sur la hanche de l'être lambda se vidant de son essence de vie, Elhiya adressait un regard noir à son partenaire.

-Tu t'bouges? Y'a toujours du monde qui se pointe sur les docks sans raison, on ca s'faire prendre. Et franchement j'prefere rentrer retrouver Tristan

Les opales glaciales scrutaietn le brun à ses côtés. Sa chemise blanche maculee de sang ne l'etonnait pas plus qu'ignorer qui était ce fameux Tristan. Elle s'était juste demandée qui du chanteur d'opérette ou de l'intéressant serpentard l'avait suivit par ce temps maussade.

Un rapide coup d'oeil sur les environs la rassurait quant à la possibilité de pouvoir partir tranquillement. Avec ce temps de chien, pas un chat n'osait mouiller son pelage, et le lampadaire grésillant, menaçait de n'être d'aucune aide sous quelques secondes. Ils ne seraient bientôt plus que deux silhouettes glissant dans l'ombre. Comme Tristan avant qu' elle ne scintille trop fort contre son flan.

*Mais bordel c'est qui Tristan?*

La question soulevait cette impression de déjà vu, cette sensation d'avoir oublié quelque chose d'important mais d'ignorer quoi. D'agacement Elhiya avait poussé la forme immobile au sol, provoquant un éclaboussement d'eau glaciale et une mauvaise humeur notoire.

-Bouge toi Vincent, on doit chercher j'sais plus qui! On cherche qui d'ailleurs?

Un coup d’œil en biais au jeune homme attendant une réponse . Se peler les miches dehors c'était bien sympa, mais il devait bien y avoir une quelconque raison, il avait plus tôt intérêt à le savoir lui, car là, elle avait même plus de cigarettes pour calmer ses nerfs.
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Re: Balcon sous les etoiles
Invité, le  Mar 6 Fév 2018 - 18:04

« Nan mais t'es sérieuse ! Cette chemise de chez Yamamoto m'a coûté 100 balles au moins ! CENT PUTA*N DE BALLES ! »

Au bord du quai, en bout d'une allée sombre, sur des dalles rendues glissantes par la pluie et un sang encore trop frais, la pointe d'une chaussure noire trépignait d’énervement. S'il n'avait pas son chapeau, nulle doute que sa belle chevelure blonde aux reflets bruns auraient été gâchée par les cordes tombant de ce ciel nuageux et obscure. Au moins, c’était déjà ça de sauver.

Ce lieu où ils avaient mené leur traquenard puait tant que les poivrots du coin devaient l’utiliser pour y vider leur vessie pleine de bière, avant de retourner la remplir au bar voisin. Même les animaux désertaient cet endroit, à l’exception d'un vieux clébard au corps osseux et la peau croûteuse qui râlait au passage de branches recouverts d’écume sur la Tamise.

La blondasse à ses côtés jacassait comme une pie. Et blablabla, mes escarpins, et blablabla, et mon Tristan… s'il n’était pas dans le même bateau qu’elle, il l’aurait poussé à l'eau aussi vite qu'ils avaient dézingué le type à leurs pieds. D'ailleurs qui était-il ? Ahah, il se fit marrer.  Qu’est-ce qu’on s'en foutait qui il était. Il était le mort, un point c’est tout.

La donzelle commençait à s’agiter de tous ses bras, aussi il lança :

« Laisse moi trouver de quoi le p… »

Dans un « splash » étouffé par un coup de frein opportun, le corps roula et tomba comme un tronc déraciné. De l'eau se projeta sur les Richelieux de Vincent. C’était la goutte d’eau qui faisait déborder le calice.

« MAIS J'Y CROIS PAS ! QUELLE ...Rondjudju, tu vas voir qui on cherche. Je te l'ai déjà dit plus de fois que nécessaire, alors va falloir enlever le font de teint qui bouche tes oreilles Pamela ! On cherche la fusée qui nous mènera vers les étoiles, le fil qui nous sortira de ce rêve avant que le Minotaure nous bouffe tout cru. A.R.I.A.N.E ! »

Et puis Mer**, pensa-t-il. Oui, Mer**. Ça résumait bien sa pensée. Déjà parce que ça l'empestait, de deux parce qu’ils étaient dedans, et de trois…

Il lui attrapa le poignée, et se mit à courir, tant pis pour ses escarpins, elle n’avait qu’à les enlever si elle voulait suivre. Pourquoi il faisait cela ? Il n'en savait rien, mais une envie urgente de s’évader, de se précipiter sous ce tunnel de pierre l'avait pris. Le chien couina à leur passage, ils montèrent un escalier à grand pas, et une ruelle sans issue accueillit les deux étudiants. Une poubelle renversée dans un coin ouvrait grand sa gueule à un tas de mégots mouillés. Sur leur gauche, une porte moisie entrouverte projetait un fin filet de lumière. L'air portait un mélange sonore de pluie s’écrasant sur les toits, de voix imbibées d'alcool, et une étrange odeur de rose fraîche.

« Pas le choix , va falloir qu'on se fasse inviter. La galanterie est de mise, ma dame d'abord ! »

Il attrapa Elhyia par les deux bras, la mit face à la porte, d'un coup de pied sur le côté l'enfonçant dans un sinistre fracas de bois, et poussa en avant la Serpentard. Son corps fut propulsé en avant, dans une pièce lumineuse, bruyante et qui, au grand dieu, empestait un parfum de fleurs.
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Re: Balcon sous les etoiles
Elhiya Ellis, le  Mar 6 Fév 2018 - 21:33



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Paella? Pamela? Rebecca? Tristan? Ariane? Mais c'etait quoi tous ces p*tains  de prénom. Et pourquoi fallait aller cherche une fille qu'elle connaissait même pas? Y'a les flics pour ça. Côté moldus, côté sorciers, qu'importait, c'était à eux de gérer les genres de cas comme celui ci. La mine renfrognee, secouant les doigts, la blonde aux cheveux mouillés avait adressé un regard noir à celui qui manquait cruellement de sang froid.

-J'sais pas qui c'est. D*Mer**-toi. J'me casse d'ici.

A peine avait-elle tourné les talons que le brun agriappait son poignet pour entamer une course comme sans aucune raison. Escalade d escaliers, claquements de talons au sol, grognement de vieux chien en fin de vie, et ca se croyait discret? Autant pousser une éléphant dans un magasin de porcelaine, le pachyderme passerait inaperçu contrairement à eux.

La balade forcée s'arrêtant enfin. Laissant la demoiselle essoufflée dans l'incapacité de fulminer. Elle l'aurait bien évicéré sur le bout de trottoir, le laissant gire les boyaux entre les bras pendant que sa belle chemise devenait carmine en chaque centimètre carré de tissus. Mais bon la place, la voilà envoyée dans un rare miteux et puant. A peine le temps de beugler un "C*nnard" qu'il fallait revêtir le masque de la timide pimprenelle devant une troupe de spectateurs à la sobriété défaillante.

Papillonnant des yeux, minaudant en cachant ses doigts dans son dos, la demoiselle aux allures de poupée blessée jouait les innocentes.

-Ho, je suis désolée de vous interrompre ainsi, mais puis-je me cacher ici? J'étais poursuivie par un type louche. Je.. je crois qu'il m-a suivit. C'est lui!!

Index accusateur pointé sur le Serpentard qui venait d'entrer à sa fuite. Mine apeurée. Membres tremblottant pendant qu' elle se blottissait dans des bras forts charmants. Quelques larmes de crocodiles, des sanglots et la bouille de gamine couverte de sang faisait le reste.

Un concerto de raclements de chaises avait libéré des êtres bourrus et habitué à la bagage. Quatre d'entre eux encerclaient le brun faisant résonner leur poing dans leur mains.

-Alors comme ça on embête la demoiselle?

Continuant de jouer pour le meilleur oscar de la soirée, la blonde sanglotait contre le torse confortable qui lui était offert, levant le nez discrètement vers Vincent pour lui tirer la langue et lui adresser un rictus mesquin. On ne balançait pas les filles dansce genre d'établissement de la sorte, et ca Ariane, il allait se débrouiller pour la retrouver. La serpentard n'avait rien à faire ici, et encore moins à  copiner après quelques caresses produguees.

Se nichant dans le cou de son sauveur, elle murmura la nécessité d'aller se rafraîchir le visageet sécher des vêtements, recouvrant ainsi sa liberté et un baiser succulent. Aucun intérêt n'etait porté à l'étudiant qu'elle gratifiait d'un clin d'oeil avant de disparaître par une porte de service. Les docks, à nouveau l'attendaient.

Abandonnant le garçon à son triste sort, la blonde laissait ses pas la guider vers une autre jetée couverte de brume, sans âme vivante horsmis un être encapuchonné devant qui elle s'arrêtait pour effectuer des salutations respectueuses. Un simple regard dans les interstices et l écoulement du temps semblait figé. Plus d éclat de voix, plus de clappotti de la Tamise, juste le vide, le jour, le froid, le sang collant à ses doigts et un appel d'air l'aspirant face à un tunnel sombre et sans fin..

La sensation de savoir ce que c'etait tordait des entrailles, ramenant des relants violent de nausées et ce goût de fer dans sa bouche. Un regard en arrière : le vide. Un regard sur la droite: le vide. Un regard sur la gauche : Vincent. Pas d'échappatoire il fallait traverser et avec ce type

-Si tu t en es sorti de toi même, je suppose que je peux t'y amener

Où? Elle n'etait pas bien sur, mais ses entrailles et son coeur enserré, eux le savaient..  sans plus de procédure des doigts s'entremelerent à ceux du brun pendant qu'elle avançait dans le vide hurlant qui s'offrait à  eux.

Le sol semblait vibrer. Des hurlements féminins resonnaient en boucle dans cette cavité qui semblait sans fin. L'odeur acre du sang frais emplissait leurs narines. Le parcours était long, penible à cause de l'eau gelé dans la quelle ils marchaient. Ses souliers la ralentissaient et lui faisait mal, elle les abandonnait. La main du brun dans la sienne comme seul source de chaleur l'invitait à continuer. Elle ne voulait pas le laisser ici. Il n'etait pas chez lui, mais chez elle.


Le son redondant de sanglots, une faible lueur au loin, et toujours cette odeur persistante devenue moite qui collait à leur peau... le temps filait si lentement, que c'etait épuisé que les deux se trouvèrent née à nez avec un lac noir immense et leurs reflets noyés. Elhiya marqua une pause, se pencha pour effleurer du bout des doigts les silhouette jumelle endormies qui au contact s'elevaient pour planer au dessus de la surface aqueuse en les scrutant.

C'etait les mêmes. A une différence prêt: leurs uniformes n'étaient pas les bons et des clones leur tendaient la main .

"Vous avez oublié qui vous étiez"

4 à  nouveau. Mais 4 bien distincts..Elhiya recula d'un pas quand la poufsouffle posa sa main humide sur son sein gauche en souriant.

-Tu as oublié pourquoi il battait. Pour qui il scintillait.. tu ne l'entend plus chanter quand il le fait.. tu as oublié qui j'etais

Les yeux rivés sur le regard vairon de la blondinette aux couettes courtes, le sort de Vincent lui était alors inconnu. Seul les battements de son coeur et sa main resserant son étreinte sur seule du brun semblaient subsister
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Re: Balcon sous les etoiles
Invité, le  Sam 10 Fév 2018 - 14:35

La Peste avait frappé encore une fois, et tel un fléau s’abattant sur les innocents, voilà que quatre loubards parfumés de Whisky entouraient l’étudiant à chapeau, prêt à en découdre non par les mots mais par les mains. Dans cet étrange lieu où les notes du piano semblaient se fondre avec les chocs de pintes, le gryffondor était presque soulagé d’assister à une scène où il n’était pas l’acteur. Jamais de sa vie, ni de ses rêves, il n’aurait mis les pieds dans un décor nauséabond comme celui-ci. Ce dernier ne pouvait être que la création de cette Elhiya.

Pendant qu’elle jouait le rôle de la victime, avec des talents que lui-même reconnaissait, s’empêtrant dans les bras d’un homme qui n’y voyait que du feu, les huit mains vinrent l’attraper par les bras et les jambes, l’écrasant comme des étaux et l’écartelant en croix. La Serpentarde avait fui vers la porte, il était là seul.

Le décor sembla à nouveau se figer, et alors que les mouvements étaient arrêtés, les clients de l’établissement si agités devinrent brusquement des statues de cire. Tout fut immobile, et des extrémités des cigarettes s’enfuirent des fumées qui se rejoignirent en un maelstrom. Du diamètre d’un œil de verre, la sphère de fumée pénétra par les narines de Vincent en se divisant en deux volutes. Dans ses poumons, une sensation de brulure terrible le frappa. Sa température corporelle montait à une vitesse vertigineuse, et son sang bouillait littéralement dans ses veines. Son corps se couvrit de sueur, ses yeux se remplirent de larmes, et dans un rictus incontrôlé, ses quatre membres se débarrassèrent de leur emprise, et se replièrent sur lui tel un fœtus.

Chutant dans un abysse sans fin, des images éclataient un instant comme la foudre surprenait la nuit d’orage. Sa mère étalée sur une plage sablonneuse, un sourire au coin des lèvres, sa mère étalée sur une route de Florence, un filet de sang au coin des lèvres, le visage d’une petite brunette aux cheveux courts et aux yeux bleus pris entre deux grands coussins et dont le joli corps était recouvert d’un drap froissé vestige d’une nuit agitée, le visage d’une jeune blonde aux cheveux longs et aux yeux vers éclaté contre deux gros rochers et donc le corps désarticulé était recouvert d’un sang humide vestige d’une chute prolongée. Des mémoires, pêle-mêle, s’agitaient avec vivacité dans l’esprit des deux êtres. Puis soudain, comme si la raison reprenait le dessus sur cet univers onirique, d’une violence similaire à celle d’une gifle, un nouveau monde surgit de l’obscurité.

Nouveau, cependant, n’aurait pas été le mot le plus adapté, car un air de déjà vu se manifestait. Les doigts entrelacés dans une main chaude, la vision froide d’un lac sombre rappelait à Vincent ses premiers instants dans ce rêve. Peut-il d’ailleurs toucherait-il sa fin ici-même ?

Un vent de mort soufflait sur l’écume d’un sinistre plan d’eau tourmenté, où se reflétaient deux silhouettes aux identités masquées. Dans le flou artistique, le visage de la blonde côtoyait le sien, et tendait vers eux une paume grande ouverte.

« Vous avez oublié qui vous étiez » furent leurs mots sortant de l’eau dans des vaguelettes s’évanouissant en un instant.

Vincent se pencha comme le fit Elhiya et entendit à son tour d’autres mots.

-Tu as oublié pourquoi il battait. Pour qui il scintillait... tu ne l'entend plus chanter quand il le fait... tu as oublié qui j'étais.

Sa main plongea dans le lac et rejoint celle de son alter ego. Un frisson glacial atteint l’extrémité de ses doigts, et traversa tout son membre supérieur, avant d’emprisonner son cœur. Alors, une voix surgit dans son esprit et lui parla :

« Toi, le gryffondor qui existe dans ce corps, sache qu’il fut, ailleurs et autrefois, un autre être qui porta ton nom. Nous n’avons, d’ailleurs, que ce point commun à partager, car mes valeurs sont le sombre miroir des tiennes. Mais peut-être rencontreras-tu, dans ton futur, l’alter ego d’une de mes connaissances. La Ariane que je cherche existe dans ton monde. Cherche ses traces. La tour d’astronomie est la porte d’entrée vers le labyrinthe qui te mènera à elle. La salle sur demande te mènera vers une version féerique du lieu où tu rêves aujourd’hui. Dans les toilettes des filles, peut-être trouveras-tu aussi des indices… En tout cas, et écoute moi bien à ce sujet, fais tout pour éviter un détour par l’infirmerie. Il y a là d’autres démons qui se cachent et qui pourrait t’emporter, toi et ton petit cœur fragile. Quant à la Poufsouffle à côté de moi, je t’invite à la revoir à la forêt interdite. Elle devrait se manifester facilement là-bas, en compagnie de cette charmante Serpentard que j’ai croisé tout à l’heure. Quel dommage que je ne sois pas à ta place… Enfin… »

Le contact entre les deux hommes se rompit, la surface de l’eau s’effondra dans un tourbillon, et la silhouette se fit de plus en plus trouble, comme le reste du paysage.

« Cherche, et trouve, Vincent. Ariane, ou quelque soit son nom. Elle sera la tienne, et dans vos rêves, nous viendrons écrire le futur d’une autre fiction… »

Un sifflement s’intensifia de façon crescendo et plongea Vincent dans une torpeur nouvelle. Le lac disparut dans un noir plus profond, comme engouffré par un abysse fait de néant, et bientôt plus rien ne lui parut exister. Une froide sensation de douleur se réveilla derrière sa tête, et ses mains s’ouvrèrent pour venir s’appuyer, l’une sur une cuisse chaude et nue, l’autre sur les pierres du balcon de la tour d’astronomie. Le sang battait contre ses tympans, et lorsqu’il ouvrit les yeux, il crut être comme un nouveau né voyant les premiers rayons du jour. Même la lumière de la lune suffisait pour l’aveugler. Sa bouche était pâteuse, son estomac retourné, ses jambes engourdies et ses bras endoloris. Jamais il n’était sorti d’un sommeil aussi étrange que violent. Combien de temps il était resté ainsi, il n’en avait aucune idée. Sa migraine était passée, et soudain, il se rappela de tout.

A sa droite, la Poufsouffle… non, la Serpentard ? se rattrapa-t-il ; avait ses cheveux étalés sur son épaule, ses yeux encore clos. Dans la beauté de la nuit, sa poitrine se levait et s’abaissait sous son uniforme, et sa respiration profonde était synonyme d’un sommeil encore profond. Sa main droite n’avait pas lâché sa cuisse, mais la gauche se rapprocha de son visage et écarta quelques mèches qui se glissaient sur ses lèvres pulpeuses mais sèches. Il la regarda, longuement. Ses petites joues rosées, ce nez taquin, ses cils qui se croisent, les plissures de sa bouche, la pente de son menton, la largeur de son front : il y avait dans ce visage quelque chos...

« Qu’est-ce que tu caches, Ô toi… »

Patiemment, il attendit que l’étudiante se réveille, les pensées encore prises dans cet étrange voyage qu’il avait partagé avec elle, et une pensée lui fit monter de capricieuses larmes. Un nom qui raisonnait dans son esprit : Ariane.
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Re: Balcon sous les etoiles
Elhiya Ellis, le  Sam 10 Fév 2018 - 15:47


Et toi, si tu fermes les yeux, tu vois quoi?


Et avec tout ca, j'ai retrouvé  Sweepy
PV Vincent
Phase actuelle: fin de rêve, éveil


L’oubli, le déni, cette solution de facilité pour continuer à avancer. Ce moyen si simple mais si faible pour parfaire un monde bancal et désagréable. Où était le mal ? et surtout qu’en savait cette pauvre copie détrempée ? De copie, elle ne possédait que le nom. Physiquement différente, leurs voix étaient bien distinctes, un seul point pouvait les lier, un seul qui semblait convenir à l’enfant au blason jonquille, un seul déjà suffisamment meurtri pour des gosses de leur âge. Elhiya regardait ce doigt, toujours sur son chemisier, ce signe accusateur, d’une idée, d’une valeur abandonnée dans un coin de son être. Une porte fermée à clé, la serrure condamnée. Elle n’avait point oublier, juste fait un choix, un seul et unique, une décision à sens unique, sans possible retour. Rien de plus. Une route empruntée seule, guidée par ses propres des désirs et non ceux d’autrui. Une coquille qui se voulait infranchissable, dans lequel le palpitant désagréablement enserrée était supposé être logé.

Les prunelles plongées dans celles de cette Autrui inconnu, la serpentarde ne bougeait pas, fronçant à peine les sourcils, craignant de ne comprendre réellement ce que ce reflet attendait. L’autre restait immobile, un doux sourire sur les lèvres, un de ceux bien trop tendre qu’elle savait offrir à l’occasion, à ces rares êtres avec qui elle était-elle pleinement. Exactement le même. Un écho, ravi de son effet qui en venait à acquiescer d’un signe de tête satisfait avant de chuchoter.

-Rappelle-toi. Et si tu jamais tu m’oublies à nouveau, et que t’ignores à nouveau pourquoi cette douleur fait rage, retourne dans cette forêt, sur cette branche qui fut notre et laisse les murmures te guider. L’autre à coté sait. Il est différent, mais toujours aussi horripilant, il saura te faire te rappeler, si tu arrives à contenir ta baguette...

Ce regard, malgré sa pigmentation différente, ce regard qui se noyait dans le sien, lui aussi était bien trop connu pour ignorer le trouble qui l’envahissait. Ces opales…. brillantes, scintillantes, luisantes de cette tendre elle les connaissait que trop… c’était les siennes, celles qui se posaient sur certains, celles qui silencieusement veillaient et couvaient.. Celles qu’elle détestait afficher, celles symbole de faiblesse, celles appartenant à cette gamine trop sensible bâillonnée dans un coin de son être… Cette môme-ci qui enroulait ses doigts humides aux siens en se rapprochement doucement de ses lèvres. Cette fille enfermée dans une pièce sans fenêtre avec qui elle ne faisait qu’un depuis… toujours.

D’un baiser glacé, les cils dorés s’abaissaient sur ses mirettes, ne laissant qu’un chuchotis indistinct résonner contre les parois de son esprit « Avant tu ne fermais pas les yeux » jusqu’à disparaitre au loin, laissant place à une brise fraiche, trop fraiche, forçant son corps à se recroqueviller contre une source de chaleur inconnue. Il faisait froid, trop froid, et ce vent, bien trop réel imposait des frissons sur chaque centimètre carré de sa peau non couverte. Puis soudaine, cette sensation étrange de chaleur se diffusant sur sa cuisine, brulante, bouillonnante comme une braise échouée soudainement sur sa peau blafarde. Et quelques mots, un timbre étrange forçant un difficile papillonnement d’yeux pour dessiner les courbes d’une tête ébouriffée dans une lueur argentée.


Tachant de tirer sur les brides de sa conscience pour s’éveiller, Elhiya luttait plusieurs secondes avant d’arriver à identifier la devant elle.
-Vincent ? Qu’.. qu’est-ce que tu fais là ?

Un index fin alla frotter son regard embué, accompagnant un léger bâillement et un puzzle d’idées se remettant en place au milieu des lignes d’un songe très désagréable. L’insomnie, la proposition de la potion et l’infusion de sa mère, et ce rêve, étonnant, dont le gout des lèvres de l’autre demoiselle restait aux commissures de sa bouche, et celui des siennes à lui aussi… Non… celles de cette autre lui. Instantanément la blondinette détourna le regard, se sentant rougir sans raison apparente, fixant sa main posée sur sa cuisse. En temps normal, elle l’aurait repoussé d’un geste médisant, ou au contraire agripper pour attirer le garçon à elle. Mais là, encore en proie à cette sensation étrange d’avoir oublié quelque chose d’important, une seule question glissa sur sa langue.

-Ton mal de tête ? Et tes cauchemars ? C’est… mieux ?

Elle avait relevé le nez vers le rouge et or, sans un sourire, sans aucune trace de mesquinerie ou de plaisanterie. Juste, ce regard, faussement vairon grâce à un rayon de lune frappant un de ses iris. Juste cette trace de douceur jamais réellement disparue, jamais réellement tuée. Juste ce qui subsistait sans le filtre et sans les costumes. Juste ce qui apparaissait la nuit, au calme, des restes d’une petite au nom ridicule qui avait toujours été présente….

-Il faut rentrer, j’espère que tu as trouvé ce que tu cherchais ce soir…

Un faible sourire, un baiser posé sur sa joue, et l’annonce d’un départ imminent. Une frêle hésitation, les pensées encore embrouiller, et l'abandon du brun, de sa chaleur et de ces songes étranges. Il avait suivit, à son tour, ne laissant que derrière leurs pas qu'une vague impression de déjà vu..

[Fin du RP- Merci Plush :kiss:]
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Re: Balcon sous les etoiles
Lorelaï Peony, le  Mer 21 Fév 2018 - 17:11

PV avec Jace

Les nuits de février sont froides et humides en Écosse. Après plusieurs semaines à s'être tenue éloignée des escapades nocturnes, Lorelaï eut une soudaine envie de se balader dans le Parc, de prendre l'air, de prendre de la hauteur. Elle enfila son long gilet bleu de laine par dessus sa robe de nuit, et une écharpe aux couleurs de sa maison, puis sortit de son dortoir.

La première bouffée d'air frais lui emplit les poumons et lui enivra la tête, juste assez pour qu'elle oublie qu'elle n'était pas autorisée à sortir le soir. Ses yeux s'habituèrent rapidement à la nuit, tandis qu'elle traversait le Parc d'un pas lent. Elle ne se souciait pas d'être attrapée, elle n'avait aucunement l'impression d'être en tord. Elle répondait simplement à un besoin vital. Celui de liberté et de froid.

Ses pas la menèrent assez rapidement au bas de la tour d'Astronomie qu'elle gravit comme par habitude. Au balcon de la tour, elle s'installa, les jambes dans le vide, comme durant ces nuits d'automne où elle venait fumer et boire pour oublier la mort d'Edward et se sentir vivante à nouveau.

Elle enfouit son regard dans la nuit noire, le Lune éclairant à peine le paysage, les étoiles brillants doucement entre les nuages. Ce sentiment de légèreté, elle ne l'avait plus sentie depuis bien longtemps. Lorelaï retira ses chaussures et ses chaussettes, puis remonta sa robe jusqu'en haut de ses cuisses. Elle posa la tête sur le bord du balcon de métal. Il était froid. Elle sourit.
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Re: Balcon sous les etoiles
Invité, le  Jeu 22 Fév 2018 - 11:21

Bon mon poste préfet est tout récent et j'ai encore moi-même du mal à m'y faire, l'un des avantages à ça c'est que j'ai une excuse pour me trouver dans les couloirs après 22h "ouais ouais je fais ma ronde, je suis préfet" blabla... Au moins Monsieur Jiménez a un règlement plutôt cool, autorisation de fumer dans le parc. J'en avais donc profité pour sortir du château me posait dans un coin tranquille à l'abri de la lumière du clair de lune et fumer tranquillement.

C'était sans compter l'ombre qui traverse le parc d'un pas lent, vraiment rien à faire de se faire attraper visiblement. Me faisant soupirer je commence à la suivre à bonne distance et constate qu'elle se rend à la tour d'astronomie, si elle va rejoint son petit copain ou petite copine je me ferais un plaisir de leur retirer dix points chacun. Ça leur apprendra à me gâcher ma soirée... Me lançant un #occulo Cati ainsi qu'un #Kaleidem je me rends également à la tour d'astronomie dans le plus grand silence et retrouve la personne, sa robe de chambre jusqu'en haut de ses cuisses pour le plaisir de mes yeux de nyctalope et remarque qu'elle a également sa tête posée sur le balcon.
Je reste comme ça à la regarder pendant plusieurs minutes avant de dire d'une voix haute toujours invisible.

-Ce n'est pas très prudent de se promener la nuit, surtout sans aucune protection ou de sortilège.

C'est après avoir fini ma phrase que je remarque que ses cheveux blonds me rappel quelqu'un... Lorelaï ?

gif hrp:
 
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Re: Balcon sous les etoiles
Lorelaï Peony, le  Jeu 22 Fév 2018 - 21:41

Les cheveux bercés par le vent, Lorelaï profitait de cet instant d'elle-même à elle-même. D'elle-même à la nature, au ciel, à l'univers peut-être. Sûrement. Elle aimait tant se sentir comme cette petite particule parmi tant d'autres qui constitue le monde. Reprendre sa place dans le rouage universel. La sentir pleinement. Elle n'était ni plus ni moins que Lorelaï Peony, jeune sorcière pas vraiment née-moldue mais comme si, qui se débattait comme les autres pour être heureuse. Pour être bien. Rien de plus rien de moins.

Puis une voix se fit entendre, une voix qu'elle chérissait, qu'elle aimait entendre. Elle la reconnue avant même de se retourner. Jace l'avait rejoint en haut de la tour d'Astronomie. Le souvenir du baiser qu'il lui avait donné à leur dernière rencontre ici même contre le mur lui revint furtivement en mémoire. Un sourire apparut sur son visage tandis qu'elle se tournait vers son serpent.
- Salut Jace.

Lorelaï cherchait le serpent des yeux, sans parvenir à le trouver dans le noir de la nuit à peine éclairé par la Lune. Elle se leva alors et se dirigea vers l'entrée de la tour.
- Tu te caches de moi Jace ? Tu ne veux pas que je te trouve ?

L'odeur de cigarette parvint à ses narines, et elle la suivit, telle une piste. Le jeu lui plaisait. Elle voulait l'attraper dans le noir.
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Re: Balcon sous les etoiles
Invité, le  Jeu 22 Fév 2018 - 22:54

LA mutuelle avec Lorelaï.

Petit salut de sa part, alors que je continue de m'approcher d'elle de la jeune blonde aux doux yeux gris. Une brise se lève j'imagine très bien Lorelaï frissonner et la prenant dans mes bras pour la réchauffer.

-Coucou Lore.

Visiblement elle ne me voyait pas et commence à marcher pour essayer de me trouver, je ricane avant de recracher la fumer vers elle. Marchant a reculons je continue à la regarder amusé alors qu'elle me demande si je me cache d'elle.

-Comment le pourrai-je ? Je t'aime trop pour me cacher de toi voit. Trouve-moi et tu auras une surprise.

Visiblement la cigarette l'attire à moi, je me mets à ricaner et je m'eloigne à nouveau avant de m'immobiliser. Les quelques souvenirs de notre rencontre ici me remontent en tête, ma main sur son ventre et notre petit baiser. Agréable souvenir que voilà, j'aimerai biens le rafraîchir. Si elle pouvait me voir elle verrait mon grand sourire amusé, et je suis agréablement surpris lorsque tu arrives à m'attraper le bras me rendant à nouveau visible à tes yeux. Jetant alors ma cigarette par-dessus le balcon et je t'embrasse ensuite la joue.

-J'espère que tu n'es pas revenu ici pour déprimé.

La dernière fois qu'elle était ici, elle était dans un sale état avec une bouteille et des cigarettes en chaîne.
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