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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Autres Lieux Magiques ~¤~ :: Grande-Bretagne
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Angleterre, coin perdu loin de Londres...
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Angleterre, coin perdu loin de Londres...

Message par : Invité, Sam 16 Fév - 3:08


[Autorisation de Gloire Lecomte pour l'ouverture du sujet]

[PV Kyara Blanchet & Franck Shelley]

Les petites lueurs du jour commençaient à poindre. C'était le tout début du week-end et Waddiwasi était fermé. J'allais au quatuer général, il était encore trop tôt pour espérer y retrouver Kyara mais je préfèrais y être en avance, même si mon avance était peut être excessive. Prenant toutes mes précautions, je parvins au manoir un peu après l'aube. La vue du manoir désert avait creusé en moi la place du désespoir au début, dorénavant mon corps se mouvait dans cet espace atrocement silencieux avec une indifférence, un chagrin terne identique partout où je le traînais. Je m'attelais au ménage pour goûter au plaisir simple des taches méchaniques. Dans chaque pièce j'inspectais l'état des lieux attentivement, pour être sûre qu'il n'y avait rien d'inhabituel, puis je lançais les mêmes sorts et assurais ainsi la propreté de cette grande bâtisse inhabitée. Certaines salles me rappelaient des souvenirs, bons comme mauvais, qui me titillaient un je ne sais quoi dans le coeur. Je me mettais ensuite à travailler, je ressortais les différents dossiers et essayais de trouver des liens entre les différentes informations. C'était toujours les mêmes infos qu'avant, nous n'avions rien appris de nouveau depuis des lustres. Nous patogeions dans le porridge depuis des mois mais j'espérais toujours avoir ne serait ce qu'une minuscule illumination qui me permettrait de déduire quelque chose qui nous tirerais de là. J'essayais d'étoffer les stratégies que nous avions échafaudées avec Kya, jamais mises à exécution faute de main d'oeuvre. Nous ne pouvions nous permettre de mener des actions trop dangereuses à ce stade où nous n'étions que deux à assurer la survie de l'Ordre. J'écoutais les infos, que ce soit sur des chaînes officielles de la RITM ou sur des fréquences de jeunes amateurs dégourdis. Je notais ce qui pouvait être intéressant, cependant les nouvelles du jour n'avait rien d'extraordinaire.

C'est alors que je sentis ma baguette vibrer au bout de mes doigts. Le quartier général était protégé de différents enchantements qui empêchaient entre autres sa localisation aussi répondis-je sans crainte à l'appel.
-Plantule, comment tu te sens aujourd'hui ?
- Bien, bien M'man, répondis-je, les sourcils froncés. Comment ça va à la maison ? Du nouveau?
- Eh bien je vais partir quelques jours, j'ai des affaires à régler... Ton père va rester à la maison, il attend une livraison importante de matériaux. Passe le voir si tu as le temps, ça pourrait t'intéresser. Je dus insister lourdement pour qu'elle m'éclaircisse à propos de ces affaires. Un neveu lointain est mort il y a peu, tu ne l'as pas connu, une belle pousse qui est devenu un beau brin de jeune homme. Il a attrapé une étrange maladie le jour où il a épousé une fille de sorciers qui ne maîtrisait pas la magie. Enfin, tu sais comme ils sont tous, je n'ai pas besoin de te faire un dessin. Au final plus que de lui pourrir la vie ça l'a tué.
J'étais écoeurée, comprenant que la famille avait dû lui refiler une malédiction pour avoir oser fréquenter une cracmol.
- Maintenant sa femme est seule sans protection avec sa saleté d'elfe de maison pro Voldemort dans une demeure de sangs-purs. Et qui dit demeure de sangs-purs dit accessoires qui vont avec... Elle eut un soupir, je sentis que son coeur était serré. Cela sent le sapin à plein nez.
- Mais c'est... Enfin bon M'man tu ne vas pas y aller seule?! Il y a d'autres personnes plus concernés que toi. Et attends, je ne comprends pas pourquoi les choses se sont passées ainsi. Il n'a rien fait pour se défendre?
- Tu parles de saisir la justice? La mentalité des sorciers dans le village où il habite est très différente d'ici. Ils tiennent à leur coin tranquille, personne ne se soucie de ce qui ne le regarde pas, chacun ses problèmes. Quoiqu'il arrive, ils ne s´occupent que de leurs affaires respectives et ne demandent jamais de l'aide de l'extérieur. C'est un microcosme qui se veut indépendant. Personne ne s'occupera de ça, surtout qu'il s'agit des affaires de la famille la plus influente donc la plus craint, ils ne risquent pas de s'insinuer dedans. Ils tiennent à être en marge de la ville, ils parlent peu aux étrangers, ce sont de vieux grincheux et têtus pour la plupart. Ils n'ouveiraient pas la bouche pour de l'argent. C'est malheureux mais la peur et le respect qu'inspiraient la famille de Christopher me permettra d'être relativement bien accueillie, il me suffira de prouver que je suis une lointaine parente.
La voix de Mal trahissait sa fatigue et son inquiétude. L'affaire m'intéressait au plus haut point, il fallait faire quelque chose pour cette femme avant que l'elfe n'agisse et il y avait des ouvrages de magie noire là-bas j'en étais certaine, la situation en était d'autant plus dangereuse. Personne n'avait encore eu vent de l'affaire d'après les moeurs des personnes qui habitaient là-bas. Donc pas d'Aurors dans les pattes...

Au fil de la discussion, j'en appris plus sur cette famille lointaine. La vieillesse des parents avait amenuisé leur ambition, donc leurs actions et leur fortune. Ils avaient perdus tout crédit aux yeux des autres familles de sangs-pur lorsqu'ils avaient perdu la majorité de leurs biens à cause de leur dépendance aux jeux. Ils s'étaient ainsi installés définitivement dans leur résidence secondaire, un manoir dans une bourgade reculée. Loin des moqueries, ils avaient pu rasseoir leur notoriété sans peine, les habitants ne se tenant pas au courant des nouvelles de la ville. Les preuves de leur gloire passée, l'argent qu'ils leur restaient et les rumeurs suffisaient à les monter dans l'opinion publique. Leur fils unique avait grandi en petit prince de ce minuscule royaume, un joli garçon trop gâté dont l'éducation avait gâché sa nature affable. J'écoutais M'man me parler de ce Christopher auquel elle s'était attachée et qu'elle n'avait pas revu depuis des années... Qu'elle ne reverrait plus. En grandissant il s'était dressé contre ses parents et contre toute attente avait même rejetté les idéaux de sang-pur. Son mariage avec une cracmole avait été la goutte d'eau qui avait fait débordé le vase.
Je cherchai à convaincre m'man de me laisser y aller et de régler ça de moi même, elle savait que je me débrouillais en combat et que j'avais besoin de me sentir utile, que la disparition abrupte de ma meilleure amie me laissait avec une rage que je n'avais pas encore pu exprimer. Mes arguments ne la firent pas vaciller. Il y avait un ouvrage de magie noire là-bas, une oeuvre clef d'un mage célèbre et elle ne voulait pas me laisser y aller. Elle avait peur et même si elle ne finit pas sa phrase je compris que le problème n'était pas tant la dangerosité matérielle de la situation que les effets que pourrait avoir sur moi un nouveau contact avec ce monde obscur de la magie noire, après tant d'années. Je finis par la convaincre de me laisser y aller accompagnée, ne précisant pas que mon aide serait une jeune fille de dix sept ans. Je développais des trésors d'arguments mais parvint à la décider. Je venais à peine de mettre fin au sort de communication instantanée que Kya arriva.
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Kyara Blanchet
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Re: Angleterre, coin perdu loin de Londres...

Message par : Kyara Blanchet, Dim 17 Fév - 18:10


C'était le début du week end et il était très tôt, trop tôt presque pour Kyara, mais quand il fallait se lever et bien il fallait se lever. En silence et rapidement elle se prépara, prenant ses affaires et sa cape en laine sans oublier bien sur sa baguette. Lorsqu'elle fut prête, elle se mit en route. Elle devait retrouver Aby au QG pour faire le point d'ou elles en étaient. cela serait rapide vu que depuis quelque temps elles n'avançaient plus. En même temps les mangemorts semblaient tous avoir disparu ce qui n'était pas plus mal vu qu'ils n'agissaient plus, mais cela pouvait aussi dire qu'ils préparaient un gros coup. Aussi elles ne se reposaient pas sur leurs lauriers et continuer à être sur le qui vive, prête à intervenir s'il devait se passer quelque chose.

Poussant un petit soupir, elle shoota dans un cailloux qui s'envola à quelques mètres avant de revenir à ses moutons. Prenant toutes les précautions qu'il fallait, Kyara arriva au QG une heure après l'aube. Normalement Aby devait déjà être là, allant dans le placard, elle suspendit sa cape, rejetant ses cheveux dans son dos. Fermant la porte elle passa alors devant la cuisine sans jeter un regard dans la pièce. Kyara ne mettait quasiment plus jamais les pieds la bas, ou tout du moins il lui fallait vraiment une bonne raison pour y entrer. C'était psychologique, chaque fois qu'elle y allait de mauvais souvenirs revenaient en mémoire. Entre autre la vue du corps d'Alicia. Kyara avait aussi du mal avec d'autres pièces entre autre celles ou elle avait l'habitude de traîner avec les autres, mais pour ses dernières elle avait la technique de faire ressortir les bons souvenirs et en général ils prenaient le dessus.

Passant donc devant la cuisine, Kyara se rendit au salon entendant la voix d'Aby en sortir. Fronçant légèrement les sourcils quand normalement personne à part elles ne venaient au QG, elle plongea la main dans la poche de sa robe contenant sa baguette juste au cas où. Entrant dans le salon, elle jeta d'un coup d'oeil circulaire avant d'observer Aby. Cette dernière était assise à la grande table, des dossiers ouverts devant elle et avait dans sa main sa baguette. La brune comprit alors qu'elle devait avoir reçu un appel. Souriant à sa soeur d'arme, Kyara s'installa avant de s'installer sur une des chaises tout en saluant son amie.

Cette dernière lui apprit alors qu'elles allaient sortir aujourd'hui. Intéressé, Kyara se redressa et posa les coudes sur la table tout en l'écoutant. Elles devaient se rendre dans la demeure d'un neveu de sa mère qui était décédée. Apparemment des ouvrages portant sur la magie noire se trouvait là bas et il valait mieux les récupérer afin de ne pas les laisser entre les mains de la femme du défunt et de son elfe de maison qui ne semblait pas être blanc comme neige. Elles allaient donc bouger pour se rendre dans ce village, chouette elles allaient prendre l'air, parlant encore pendant quelques minutes de la marche à suivre les deux jeunes femmes prirent leurs affaires avant de se mettre en route après avoir tout verrouiller tout derrière elles.

Lorsqu'elles arrivèrent dans le village, Kyara ne fut pas surprise par l'ambiance glaciale voir indifférente. Sur le chemin Aby lui avait expliqué qu'on appliquait ici la règle du chacun s'occupe de ses petites affaires et fiche la paix aux autres. Cela arrangeait les deux jeunes femmes au moins elles seraient tranquilles. Silencieuses, elles se rendirent au fameux manoir tout en espérant que la femme du défunt accepte de les recevoir. Ce dernier se trouvait au bout d'un quartier désert, on voyait qu'il était ancien, mais semblait être assez entretenu.

Entrant dans le jardin, elles allèrent à la porte et Kyara toqua trois coups. Attendant quelques secondes elle recommença une nouvelle fois avant d'échanger un regard un regard avec Aby. Cette dernière sortie son capteur de dissimulation, ce dernier lui appris que les sorts de protections n'étaient plus, aussi elles enfoncèrent la porte sans soucis. La première chose qui frappa Kyara fut l'odeur. Une odeur qui lui était trop connue à son jour et qu'on oubliait rarement après l'avoir sentie au moins une fois. Le sang. Cela sentait l'odeur du sang. Jetant un coup d'oeil à sa camarade, la brune comprit qu'elle avait aussi sentie l'odeur sans dire un mot, elles se remirent en marche, avançant dans le manoir silencieux. Trop silencieux pour une personne qui est censé vivre dedans en compagnie de son elfe.

Ce fut en allant dans la cuisine qu'elles découvrirent une scène macabre. Allonger sur le sol baignant dans un bain de sang se trouvait une femme qui devait être la propriétaire des lieux vu qu'elle portait une chemise de nuit. Resserrant la prise sur sa baguette, Kyara s'avança un peu et pu constater que la pauvre femme avait des dizaines de coupures sur le corps, coupures qu'elle ne pouvait s'être faites seule ... Se tournant vers Aby, Kyara prit alors la parole à voix basse.

- Bordel, qu'est ce qui c'est passé ici ?

Le sang n'était pas encore tout à fait sec ce qui signifiait qu'elle était morte depuis quelques heures à peine. Elles étaient donc les seules à être au courant. Kyara allait reprendre la parole quand un craquement se fit entendre venant de l'étage du dessus. Se tournant vers Aby, la brune haussa alors un sourcil attendant l'avis de son ami sur la marche à suivre. Elles n'étaient pas les seules dans le manoir et s'il fallait c'était le meurtrier qui se trouvait là-haut ...


Dernière édition par Kyara Blanchet le Mar 26 Fév - 15:47, édité 1 fois
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Franck Shelley
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Re: Angleterre, coin perdu loin de Londres...

Message par : Franck Shelley, Jeu 21 Fév - 21:22


Une bonne étoile. Une bonne étoile devait veiller sur moi. Ca devait être ça. Je m’étais retourné, et je leur faisais à présent face, ma baguette levée. Il m’aurait été plaisant de pouvoir voir l’expression de mon visage quand je découvris le leur, alors même que leur baguette était braquée sur ma personne.

J’eus quelques instants d’hésitation, tandis que le silence s’imposait de nouveau. « - Miss Blanchet ? Aby ? Silence. Mais qu’est-ce que vous fichez dans cet endroit ? »

Le monde est vraiment petit.

***


Quelques heures auparavant,

Je déambulais dans des rues vides non loin de Londres, mais assez loin de la capitale pour ne plus entendre sa musicalité constante. Mélange de cris, de klafons, de sirènes, de rame de métro etc. Et je me sentais heureux. Du moins, en harmonie avec moi-même. Je sifflotais un petit air aussi joyeux que l’était ce petit soleil dans le ciel et qui, après avoir fait une trève ponctuelle avec l’hiver, nous réchauffait un peu -la fraicheur quotidienne s’amusait toutefois encore à nous glacer les poils des bras.

J’avais en outre abandonné mon sombre ensemble de Directeur, et adopté une tenue plus décontracté. Oublié les robes trop longues, j’étais de nouveau vêtu d’une veste légère et d’un pantalon simple. Et si je n’avais rien de ridicule, j’étais néanmoins bien loin d’être aussi apeurant qu’en tenue de Directeur. J’en imposais pas moins, avec ma grande silhouette et mon regard sombre, mais avec quelques degrès en dessous que lorsque j’étais à l’école. Cette même école que j’avais quitté le matin même, pour un rendez-vous, à priori fort intéressant.

Et, ce rendez-vous, fut des plus intéressants. Je revoyais un ancien ami, longtemps perdu de vue, avec qui j’avais fait les cents coups dans ma jeunesse. Nous nous étions retrouvés au fameux chaudron baveur... ah le chaudron baveur, notre QG, à nous, jeunes Serpentards qui rêvions de grandeur magique ! Je me souviens en avoir passé d’innombrables heures avec Clyde Higgs. J’adorais cet endroit. J’adorais y regarder ce style de gens qui y venait habituellement. J’adorais son ambiance.

Ou ces secrets qui resteraient éternellement et qu’on pouvait sentir planer dans l’air, ici, et là, aussi surement que la poussière s’apesantait autour de nous, nous faisant parfois éternuer bêtement -mes décibels étant assez élevées en effet. Mes parents aussi aimaient cet endroit, toute ma famille d’ailleurs. Mais mes raisons n’étaient pas les mêmes que les leurs. Non. Ce qui m’attirait le plus dans cet endroit... c’était cette porte. Cette grande porte en bois. Cette grande porte en bois dont l’ouverture y amenerait cette odeur tant détestée par la plupart des buveurs et des parleurs ici bas. Cette odeur de moldu. Hum. Nous étions au chaudron baveur, comme à la frontière des deux mondes. L’interdit était proche, tout proche. Il n’y avait qu’à pousser la porte et le gouter à pleines dents.

Pour quelqu’un comme moi qui, à l’époque, adorait les interdits, celui-ci en était le plus excitant. Il allait à l’encontre de tous les principes que ma famille avait tenté de m’inculquer. Sans succès.

Avec mon ancien ami, dont je tairais le nom, nous avions parlé de beaucoup de choses. Mais la fin fut la plus croustillante. Je disais il y a quelques jours, que mon appetit pour le monde revenait au grand galop. Qu’une excitation juvénile grondait au creux de mon ventre apportant avec elle de nombreuses choses que j’avais cru perdre. Parmis ces choses : La Curiosité. J’étais un grand curieux plus jeune, je fouillais partout, partout, je voulais découvrir tous les mystères qu’il soit moldu ou magique, magie blanche ou noire. Alors quand il me parla d’une sombre et étrange histoire dans la banlieue Londonienne, mon sang ne fit qu’un tour.

Quelques heures plus tard, à peine, et je me retrouvais à marcher dans un petit village sinistre. J’avais transplané un peu plus loin pour ne pas attirer l’attention. Ma curiosité était à son point culminant, mais, il y avait autre chose aussi. Depuis mes retrouvailles avec Elizabeth, je m’étais juré de la protêger contre le mal... et le mal, j’avais l’intime conviction qu’il rodait, pas très loin. D’après le ministère tout semblait aller pour le mieux... mais je n’étais pas convaincu. De par mes innombrables voyages, j’avais appris au moins l’expérience. Et, je connaissais ce calme. Ce trop plein de calme juste avant la tempête.

En revenche j’étais excité comme une puce. J’en étais même jusqu’à courir pour arriver le plus vite possible à ce fameux manoir. Mais mon reste de prudence m’empêchait pareille folie. Déjà que je ne m’étais pas beaucoup préparé pour cette expédition -juste le temps de prendre quelques broutilles en cas de situations mal embarquées. Rien de bien spécial quoi. Je comptais surtout sur ma fidèle baguette.

Je trouvais le manoir après quelques dizaines de minutes de marche. Je jetais un oeil aux alentours, et, une fois ma brève inspection de l’extérieur du bâtiment terminée, je toquais. Aucune réponse. Je toquais une seconde fois, puis une troisième, une quatrième...puis, d’un #Allohomora, j’entrais dans la demeure, comme un voleur. A peine avais-je fais trois pas, qu’une odeur terrible m’agressa les narines. Je refermais la porte derrière moi, et avançais, très, très, lentement, en essayant de ne pas éternuer. Il n’y avait aucun bruit. Parfois, on entendait le sol craquer; ou des pas brefs résonner dans le bois. Des souris surement. J’avançais aussi silencieux que je le pouvais. Je ne m’étais pas rendu compte que mes doigts serraient ma baguette.

D’après mon ami, une personne y vivait. Une veuve pour être plus précis. Le mari était mort dans des circonstances que j’ignorais. Je savais seulement que la famille du défunt n’avait pas les moldus dans leur coeur...la femme, crakmol de son état, n’avait surement pas été dans le leur également. D’après les rumeurs, elle vivrait encore ici avec son efle de maison, ce dernier partageant les mêmes opinions sur la supériorité du sang sorcier que ses maîtres. Mais le plus important, pour moi, dans toute cette histoire, c’est qu’elle avait hérité de nombreux objets dangereux -et intéressants à découvrir.

Néanmoins, plus les secondes passaient, plus j’avais conscience qu’une tragédie avait du se dérouler entre ces quatre murs. Ou était la veuve ? Ou était l’elfe de maison ? Et cette odeur !?

Ne préférant pas m’attarder encore un peu plus dans ces lieux, je montais à l’étage, évitant, malgré moi, le corps encore frais qui gisait dans la cuisine. Je me mis en quête de ces fameux objets propres à la magie noire... je recherchais principalement un bouquin. Si il m’était excitant de pouvoir en lire les lignes, je savais également qu’il ne devait pas tomber entre de mauvaises mains. Ma famille, composée de nombreux mangemorts, devait déjà être sur le coup, et si je pouvais les empêcher de mettre main mise sur ce livre, je le ferais avec grand plaisir. J’éviterai surement quelques autres tragédies par la même occasion.

Le mal n’était plus qu’une seule source de plaisir pour moi, qu’une seule source de curiosité, mais bien une force à combattre.

Aussi, je dus passer plusieurs dizaines de minutes à fouiller les différentes pièces du premier étage, sans succès. J’arrivais donc dans ce qui semblait être un bureau... il y avait un grand secrétaire en acajou juste devant la fenêtre poussièreuse -elle ne laissait guère les rayons de ce timide soleil entrer totalement dans la salle, un tapis de mauvais gout, de la paperasse, un ou deux petits meubles positionnés contre les murs mais surtout, il y avait une bilbiothèque. J’allais donc vers elle, cherchant du regard un détail pouvant me mettre sur la voie...et lorsque je crus trouver un titre intéressant -ce qui, en vérité, n’était pas le cas, je n’attrapais non pas un livre, mais plusieurs qui vinrent s’écraser brutalement sur le sol, provoquant par la même occasion -ils étaient plutôt gros, un brouhaha infernal...

Devant ma maladresse, je jurais dans ma barbe de trois jours. Je soupirais, lorgnant les quelques milliers de pages reliés embrassant le sol. Et alors que je m’apprêtais à me remettre au boulot... je les sentis. Dans mon dos. Un frisson me parcourut l’échine. Un frisson de peur, oui. Dans mon dos, ils étaient là. Peut-être deux, peut-être trois. Aucune idée. Le bruit que je venais de faire avait du les attirer... j’étais dans une Mer** pas possible...

Mais une bonne étoile devait veiller sur moi. Ca devait être ça. Je m’étais retourné, et je leur faisais à présent face, ma baguette levée. Il m’aurait été plaisant de pouvoir voir l’expression de mon visage quand je découvris le leur, alors même que leur baguette était braquée sur ma personne.


J’eus quelques instants d’hésitation, tandis que le silence s’imposait de nouveau. Mais qu’est-ce qu’elles foutaient là ? « - Miss Blanchet ? Aby ? Silence. Mais qu’est-ce que vous fichez dans cet endroit ? » J’étais, je l’avoue, plutôt rassuré de les voir. Je préferais de nouveau goûter à la poudre bleue de la jeune gérante de farces et attrapes, plutôt que d’être la victime d’une lumière verte...

A moins qu’elles...?
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Re: Angleterre, coin perdu loin de Londres...

Message par : Invité, Lun 25 Fév - 23:28


Après des explications que j'avais voulu claires et concises et une mise au point préalable, Kya et moi étions en route pour la bourgade du défunt Christopher. J'avançais le coeur serré, me sentant mal pour m'man qui devait s'être enfermée dans sa serre, des larmes coulant à verse sur ses joues. Elle n'avait rien dit à p´pa, j'en étais certaine, il devait être en train de bosser et elle n'avait pas trouvé le coeur de le lui annoncer face à face. Et pourtant à l'heure qu'il était elle devait confier ses sentiments à un confident végétal.

Ainsi que nous l'avions prévu, personne ne vint nous aborder et c'était tant mieux. Nous étions vêtues de capes à large capuche qui empêchaient quiconque de bien voir notre visage sans s'approcher de près. Notre tenue suggérait que nous étions des genres de randonneurs, partis pour une longue promenade et qui faisait un détour pour passer un moment agréable dans un petit village. Il était courant que des voyageurs passaient dans le coin, la campagne était agréable, cependant il ne faisait que traverser le village et ne s'attardait pas. On ne se demandait guère pourquoi... Je n'aimais pas ce climat, il y avait quelque chose de tendu et de franchement malsain. Je n'étais pas fana de diarrhées verbales et j'appréciais la solitude comme le silence mais ici, il y avait vraiment quelque chose qui clochait. D'ailleurs, dès lors que nous avions passé le muret de pierres qui devait symboliser l'entrée du quartier, plus un mot ne sortit de la bouche de Kyara comme de moi-même. Le temps ensoleillé, quoiqu'humide comme un lendemain de pluie, encourageait pourtant un comportement plus joyeux. Le mutisme était peut-être contagieux.

Nous bifurquâmes rapidement à droite, notre destination était aux abords du village. Peu de risque d'être repérées. Je regardais attentivement les alentours sans le laisser paraître. Nous croisâmes deux trois personnes âgées qui ne nous accordèrent aucune attention, habituées qu'elles étaient aux randonneurs de passage. La vieillesse des habitants était bien commode, avec les précautions prises personne ne serait capable de retrouver notre trace. Je reconnus la bâtisse d'après la description de m'man, sans trop de difficulté puisqu'il n'y avait guère d'aussi grande demeure dans le coin. Dans n'importe quelle ville la taille de la résidence ne lui aurait pas suffi pour être distinguée mais dans un village formé de petites maisons agglutinées autour d'une chapelle, un "petit" manoir avait de quoi se faire repérer. Nous empruntâmes le chemin de gravier qui traversait l'avant-jardin jusqu'à la porte d'entrée. Je me demandais bien comment nous allions être reçues. La femme de Christopher ne devrait logiquement pas s'opposer à ce qui relevait de sa sécurité, elle devait bien se rendre compte que rester dans une demeure de sang-pur n'était jamais bon pour une personne sans pouvoir... Pour ce qui était de la convaincre de nous léguer l'ouvrage, cela serait une autre affaire même si j'étais la fille de Malory. Enfin, je n'étais pas certaine qu'elle allait faire confiance à une inconnue prétendant appartenir à cette même famille aux voeux néfastes pour sa personne.

Kya frappa trois coups distincts sur la porte et nous attendîmes patiemment. Ne voyant personne venir, elle réitéra son action. Encore une fois, rien ne répondit sinon le chant des moineaux. Une cracmol reste une journée voire deux avec un elfe dingue des idées sur la supériorité des races magiques et un livre de magie noire, que va-t-il arriver ? Je croyais deviner la réponse. Kyara me lança un regard appuyé et je sortis le capteur de dissimulation offert par ce bon vieux Santa. L'objet n'était guère discret mais nous n'avions pas plus efficace pour détecter les sortilèges susceptibles de nous malmener.
- La voie est libre, les sorts de protection ont dû disparaître à la mort du dernier descendant, murmurais-je avant de réduire l'objet qui ne passait pas par le trou de mes poches à extension indétectable. En un coup de baguette le problème de l'entrée fut réglé et nous fîmes nos premiers pas dans la demeure.

Du sang. Cela prenait le nez dès l'entrée. Guidées par l'odeur nous arrivâmes dans la cuisine où une scène intenable nous attendait. La femme gisait par terre, dans son sang encore frais. Encore en chemise de nuit, peut-être qu'elle s'était levée pour se prendre un verre d'eau pendant la nuit. Ou peut-être qu'elle avait entendu un bruit. J'allais gerber. J'étais pas inspecteur de police, je me faisais pas des scènes de crimes juste après l'heure du petit-déjeuner. Et p'tain quelle scène de crime... La pauvre avait des coupures de partout, plus ou moins profondes, et on pouvait voir des plaies béantes comme si quelque chose était sorti de son corps. Des détails sur son cadavre m'avaient sûrement échappé mais je ne tenais pas à m'approcher pour voir de plus près. Nous n'étions qu'à l'embrasure de la porte de la cuisine et il était hors de question de faire un pas de plus. Un pas de plus c'était risquer de laisser notre emprunte dans une pièce pleine de sang ou quelqu'un avait été assassiné. Même sans combattre illégalement les mangemorts le week-end, il valait mieux éviter.

- Bordel, qu'est ce qui s'est passé ici ?

Je n'eus pas le temps de répondre qu'un craquement se fit entendre au-dessus de nos têtes. Les yeux émeraude de ma soeur d'arme m'interrogeait, prenions-nous le risque de monter ? Hominum Revelio lançais-je sans dire un mot et je ressentis trois brèves secousses venant de ma baguette. Il y avait donc une personne encore vivante dans le manoir, en plus de l'elfe. Une seule... La baguette bien en main, je bougeais mes lèvres en soulevant mon pouce pour faire comprendre à ma soeur d'armes qu'une seule personne se trouvait sur les lieux. Je lui fis donc signe de me suivre avec prudence. Nos pas cadencés par le rythme endiablé de nos coeurs sous l'effet de l'adrénaline, nous parvînmes à l'étage, dans la salle d'où provenait le bruit.

Sans plus attendre, voulant profiter de l'effet de surprise, j'avançais baguette levée. Dos à nous, un homme se tenait debout devant un amas de livres qui en tombant avaient provoqué le fracas ouï plus tôt. Pas de sang sur ses bras qui s'avançaient pour récupérer les ouvrages à terre. Mais, cette silhouette... Le brun se retourna et je découvris le visage intact de Franck. Mon cerveau se mit à tourner au ralenti, choqué de voir un visage aimable dans pareil merdier. La bouche légèrement entrouverte, comme si j'avais voulu respirer mais que ma surprise avait mis sur pause ma conduite automatique. Mais qu'est-ce que...

- Miss Blanchet ? Aby ? Silence. Mais qu’est-ce que vous fichez dans cet endroit ?

L'étonnement passé, je reprenais pleine possession de mes moyens. Oui, il s'agissait bien de Franck mais cela ne devait rien changer. J'avais déjà trop hésité. Réprimant les questions qui me venaient aux lèvres, je refermais ma bouche et d'un coup de baguette assénais un Expelliarmus informulé au directeur de serpentard. Nous ne pouvions pas nous permettre de faire des erreurs. Qu'importe la raison de sa présence ici, il devait être mis hors d'état de nuire avant tout. Pas de prise de risque, avions-nous résolu avec Kyara.


Dernière édition par Abygael Thompson le Mer 27 Fév - 22:03, édité 1 fois
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Kyara Blanchet
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Re: Angleterre, coin perdu loin de Londres...

Message par : Kyara Blanchet, Mar 26 Fév - 16:18


Silencieuse Kyara attendait la réponse de sa soeur d'arme. Elle la connaissait déjà plus ou moins, même si elles étaient en effectif réduit, pour ne pas dire quasi nul, elles affronteraient le danger. Sauf bien sur, si une armée se trouvait la haut ... c'était fort peu probable, mais il fallait s'attendre à toutes les éventualités. Aby leva alors son pouce tout en disant silencieusement le mot un. Comprenant qu'elle avait lancé le sort de révélation, permettant de savoir combien de personnes se trouvaient dans le lieu où on était. Il y avait donc une personne en plus. Deux contre un c'était faisable même si elles devraient se montrer prudentes.

Suivant sa soeur d'arme, la brune monta les escaliers le coeur battant à tout rompre. Elle avait beau avoir déjà fait quelques missions, elle ressentait toujours la même angoisse de se faire repérer, l’adrénaline battant dans ses veines. La maison était vieille, il y avait un risque que les marches grincent sous leurs poids. Kyara avait l'impression d'être une danseuse pour le coup, même si elle ne pesait pas beaucoup ça ne l’empêchait pas de monter les marches sur la pointe des pieds, retenant sa respiration à chaque fois qu'elle posait le pied.

Arriver à l'étage sans encombre je protégeais les arrières d'Aby alors qu'elle avançait vers la source du bruit. Silencieuses elles entrèrent dans une pièce qui semblait être un bureau. Devant elles se trouvait un homme qui leur tournait le dos à ses pieds se trouvaient plusieurs gros volumes qui étaient probablement tomber d'ou le bruit qu'elles avaient entendu quand elles étaient dans la cuisine. Comme s'il avait senti la présence des deux femmes, l'homme se retourna, baguette en main et là ce fut le choc pour tout le monde.

L'inconnu n'en était pas un, il s'agissait de Franck Shelley le directeur de la maison des Serpentard. C'était la dernière personne que Kyara s'attendait à voir ici. Une expression de stupeur sur le visage elle n'arrivait pas à croire, qu'est ce qu'il fichait ici bon sang ?! La brune risquait d'avoir des problèmes, quoi qu'en la jouant finement ça pourrait, passer. Même si elle ne pouvait cacher son identité, celle d'Aby pouvait encore être préservée. Elle pourrait toujours dire qu'elle faisait partie de sa famille et qu'elles rendaient visite à une connaissance.

- Miss Blanchet ? Aby ? Mais qu’est-ce que vous fichez dans cet endroit ?

Nouveau choc pour Kyara, comment connaissait-il Aby ?! Son idée précédente tombait à l'eau, mais ça n'était pas grave. La brune lui retournait la question, qu'est ce qu'il fichait là lui en train de fouiller la maison ?! Parce que c'était ce qu'il était en train de faire quelques minutes plus tôt la brune en était quasiment sure. Aby fut la première à sortir de sa torpeur et lança un expelliarmus informulé sur le directeur faisant que sa baguette lui sauta des mains. Retrouvant à son tour ses esprit, Kyara pointa sa propre baguette sur Franck et après avoir échangé un coup d'oeil avec sa soeur d'arme prit la parole.

- C'est nous qui posons les questions, qu'est ce que vous fichez ici ? Et en train de fouiller qui plus est !

Franck arrondissait-il ses fins de mois en pillant les maisons des défunts ? Peut-être qu'il avait entendu parler de la mort de Christopher et pensant que la maison serait vide était venu fouiller sauf qu'il était tombé sur la femme du sorcier et qu'il l'avait tué afin de pouvoir piller tranquillement ? C'était un peu tirer par les cheveux surtout que l'homme n'avait aucune trace de sang visible sur lui, mais avec la magie tout était possible. En tous les cas dans son intérêt personnel il devait se montrer convaincant pour ne pas finir assommer et en-saucissonner comme il se le devait.
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Re: Angleterre, coin perdu loin de Londres...

Message par : Franck Shelley, Sam 9 Mar - 0:11


Whoo. Elles n’y vont pas à moitié les demoiselles. Et Dans un monde un peu plus fantaisiste, elles auraient pu arriver toute déguisées, collant, masque, et cape pour la jouer à la superwoman.

Enfin bref, j’avais beau les connaitre, elles, elles avaient beau me connaitre, il n’en demeurait pas moins que je venais de me faire désarmer par la plus vieille des deux. Aby. Encore elle. Je ne sais pas si j’en étais soulagé ou non. Soulagé parce que j’avais une réputation de Directeur de Serpentard à tenir et qu’il était inconcevable que Miss Kyara, qui n’avait également pas, comme sa cousine Axelle, sa langue dans sa poche, puisse, en me croisant dans un des couloirs, dans une des salles de l’Ecole de Poudlard, se dire qu’elle avait réussi à battre le Directeur des Verts et d’Argent ;

Et en même temps…, je rageais en considérant une nouvelle fois la jeune gérante de Wadiwasi comme sujet de mes ennuis. En la quittant l’autre jour, à la gare Kings Cross, j’avais eu cette intuition que nos chemins finiraient par se recroiser. J’aurais espéré dans une autre situation, m’enfin, le destin, ou celui qui le commandait, était parfois d’une drôle ironie avec ses protagonistes. Nous.


- Bo...
- C’est nous qui posons les questions, qu’est-ce que vous fichez ici ? Et en train de fouiller qui plus est.

Non mais je rêve là ? C’est Kyara Blanchet qui me parle comme ça ? Kyara Blanchet ? Et il est où le respect ?

- Miss Blanchet, j’aimerai pouvoir répondre à votre question, voyez-vous, en revanche votre ton irrespectueux, et agressif ne me dispose guère de le faire. Faites attention à ce que vous dîtes, concluais-je, menaçant. Et puis, on dirait que je ne suis pas le seul à venir fouiller dans cette maison. N’est-ce pas ? Qu’est-ce qu’une gamine de 17 ans vient faire ici ? En compagnie… de miss Poudre bleue. J’espère que nos prochains rendez-vous seront plus tranquilles Aby. Comment ça va depuis la dernière fois ?

Je souris à la jeune femme. C’était un sourire… à la fois ironique, et à la fois sincère. Mon état d’excitation couplée à une joie infinie de renouer avec mes agissements du passé avait été remplacé par une sorte de colère sur le point d’éclater. Ces deux demoiselles venaient de me gâcher journée et ma bonne humeur. J’aurais pu être un peu plus discret, certes, me préparer d’avantage pour cette mini-expédition, néanmoins leur présence n’en était pas moins tout aussi étrange que la mienne pouvait l’être pour elle.

- Bon, C’est quoi se bordel ? et puis mince, vous faites quoi ici ? Les propriétaires étaient des amis de la famille, je voulais les voir, et j’ai trouvé la maison dans cet état. Et vous, vous fout…

CLAC. Je me taisais, brutalement interrompu par ce bruit familier. Un claquement venait de briser le silence de la maison que nous nous amusions déjà, ou pas, à disloquer. C’était le son d’un transplanage. Quelqu’un venait de transplaner, et ce quelqu’un était dans cette maison…

- Tout le monde se donne rendez-vous ici ou quoi ? Je chuchotais. Vous avez ramenez du monde avec vous ? Je peux récupérer ma baguette ? Je me dirigeais vers ma fidèle sans attendre leur réponse, je ne savais pas trop à quoi m’attendre…et puis tout ce bordel commençait à me courir sur le système… bien qu’au fond de moi, j’en étais terriblement excité de voir comment tout cela allait se terminer.
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Re: Angleterre, coin perdu loin de Londres...

Message par : Invité, Dim 10 Mar - 16:28


L'effet de surprise jouait en ma faveur, la baguette vola loin de son propriétaire sous l'effet du sort avant de retomber par terre dans un bruit mat. Et la glace qui immobilisait la scène fut rompue comme le silence, la mince pellicule qui retenait toute la tension des personnages était sur le point de se déchirer.

- Bo...
- C’est nous qui posons les questions, qu’est-ce que vous fichez ici ? Et en train de fouiller qui plus est.

Je ne disais rien, laissant ma coéquipière mener la conversation. Je la savais rodée pour ça, elle avait un contrôle sur ses émotions que pouvait lui envier bon nombre de sorciers. Probablement que le temps qu'elle avait passé avec Valens y était pour quelque chose. Avant j'aurais trouvé cela terrible, dorénavant je reessentais aussi un petit pincement au coeur pour mon frère d'armes. Absurde regret ou non, il me manquait.

- Miss Blanchet, j’aimerai pouvoir répondre à votre question, voyez-vous, en revanche votre ton irrespectueux, et agressif ne me dispose guère de le faire. Faites attention à ce que vous dîtes.

C'était amusant de leur voir s'inquiéter ainsi pour ce "respect" auquel il tenait tant, alors que nos baguettes étaient pointées sur lui. Quel homme étrange... Je n'arrivais pas à déterminer s'il faisait passer ses principes poussiéreux avant sa santé ou s'il croyait que nous ne ferions rien contre lui. Pour le peu que je le connaissais il devait combiner les deux options. Il serait judicieux pour lui de revoir l'ordre de ses priorités et de ne pas sous-estimer les autres, mais l'heure n'était pas aux conseils amicaux.

- Et puis, on dirait que je ne suis pas le seul à venir fouiller dans cette maison. N’est-ce pas ? Qu’est-ce qu’une gamine de 17 ans vient faire ici ? Ah ça, c'était sûr que ça devait le perturber de voir une de ses protégées lui tenir tête sur un lieu de crime. En compagnie… de miss Poudre bleue. J’espère que nos prochains rendez-vous seront plus tranquilles Aby. Comment ça va depuis la dernière fois ?

Le surnom m'aurait fait sourire s'il n'y avait pas un cadavre ensanglanté un étage plus bas. Et il y avait un cadavre ensanglanté un étage plus bas, aussi mon expression demeura froide et distante. Mes présomptions à propos du meurtrier portaient sur un être beaucoup plus petit mais si Franck insistait, je voulais bien lui accorder une place de choix sur la liste des possibles coupables. Il me regardait avec un brin de sourire sur les lèvres et dans les yeux, le tout couplé avec un air sarcastique, le genre d'expression dont la sincérité nous est floue.

- Tu veux dire mis à part que je viens de voir mon premier cadavre à trous encore baignant dans son sang ? lâchais-je, le coeur au bout des lèvres en revoyant la femme dans la cuisine. Je ne me figurais même pas son visage tant la magie -noire à n'en pas douter, l'avait entaillée, pas plus que la couleur de ses cheveux dont la teinte sombre était due au sang. Mon ton amer ne plut pas plus au Directeur de Serpentard que celui qu'avait employé Kyara quelques minutes plus tôt.

- Bon, c’est quoi se bordel ? et puis mince, vous faites quoi ici ? Les propriétaires étaient des amis de la famille. Des amis de la famille ? C'était possible quoique peu probable, les riches déchus, malgré leur sang pur, voyaient généralement leur côte de popularité diminuer avec leur fortune. J'étais circonspecte, d'autant qu'il avait toutes les raisons du monde de nous cacher le véritable motif de sa présence en ces lieux. Je voulais les voir et j’ai trouvé la maison dans cet état. Et vous, vous fout…

Ce craquement qui venait de nous interrompre ne pouvait être qu'un transplanage. Mon corps se raidit immédiatement, mes sens étaient en alerte et ma baguette à l'affût du moindre mouvement qui lui indiquerait sa cible. M'appliquant à être silencieuse, j'éloignais d'un mouvement léger ma petite soeur d'armes de la porte tout en gardant une distance raisonnable avec le sieur Shelley. Si, ainsi que je le subodorais, le bruit était causé par l'elfe de maison, alors mon action était complètement inutile et l'on pourrait être attaqués avec pour seul invertissement un crac sonore précédent l'assaillement d'à peine une seconde.

- Tout le monde se donne rendez-vous ici ou quoi ? Vous avez ramené du monde avec vous ? Je peux récupérer ma baguette ?

Tout ceci pouvait tout aussi bien être une ruse de sa part pour reprendre le dessus sur la situation, peut-être avait-il un allié dans la place qui l'aiderait à nous neutraliser. Aussi aurais-je dû fermement m'opposer à ce qu'il ait de nouveau une arme dans les mains, cela nous aurait fait un ennemi potentiel en moins à surveiller. Pourtant la sympathie que j'éprouvais pour cet homme retint mes gestes un instant, suffisant pour qu'il se saisisse de sa baguette. Génial, on est dans de beaux draps. Au moins c'est pas encore des linceuils. Franck ne semblait pour l'instant pas enclin à nous combattre, il regardait alentours, sur le qui-vive comme Kyara.

Observant moi même notre environnement, mon regard passa brièvement sur les livres entassés par terre et j'eus un déclic. Comment avais-je pus douter une seconde qu'il mentait ? Il était là pour le grimoire! Quel ami viendrait fouiller le bureau avant même de prévenir la brigade magique d'un meurtre ? A moins qu'il n'éprouvait également une haine envers les sans-pouvoir, ce qui n'était pas mieux. En bref, ami de la famille ou pas, tout portait à croire qu'il était là pour l'ouvrage de magie noire. J'appuyais mon regard contre celui de Kyara, insistant pour lui faire comprendre qu'elle devait se méfier et rester sur ses gardes. En prenant un maximum de précautions envers l'intrus anonyme comme envers le brun, je m'approchais de ce dernier jusqu'à ce que ma position me permette de me faire entendre de lui par un murmure.

- Tu mens.

Et dans le même temps j'informulais un nouveau révélateur de présence humaine pour vérifier mes soupçons. Trois secousses.
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Re: Angleterre, coin perdu loin de Londres...

Message par : Kyara Blanchet, Sam 16 Mar - 4:56


- Miss Blanchet, j’aimerai pouvoir répondre à votre question, voyez-vous, en revanche votre ton irrespectueux, et agressif ne me dispose guère de le faire. Faites attention à ce que vous dîtes.

La menace était à peine voilée et cela tira un léger sourire à Kyara. Ils ne se trouvaient pas à poudlard en cet instant, elle ne lui devait donc pas la politesse qu'elle accordait aux professeurs dans l'enceinte du château. Ici et en cet instant, il était juste un sorcier, enfin plutôt un suspect vu qu'il n'avait pas encore révélé la raison de sa présence dans le manoir. En tous les cas il pouvait repasser s'il pensait intimider où faire peur à la Française avec sa menace. Elle avait vécu pire, sa petite phrase en était même limite risible. Pour un peu la brune aurait répondu avec insolence, mais elle préférait ne pas chercher Franck ne sachant pas comment il pourrait réagir. Même s'il était désarmé il ne fallait jamais baisser sa garde et sous estimer une personne.

- Et puis, on dirait que je ne suis pas le seul à venir fouiller dans cette maison. N’est-ce pas ? Qu’est-ce qu’une gamine de 17 ans vient faire ici ? En compagnie… de miss Poudre bleue. J’espère que nos prochains rendez-vous seront plus tranquilles Aby. Comment ça va depuis la dernière fois ?

Gamine. Il venait de la traiter de gamine. Kyara ne savait pas si c'était une technique pour qu'elle sorte de ses gonds et s'emporte, mais elle ne comptait pas rentrer dans son petit jeu. Elle n'avait que faire de l'avis de Franck. Qu'il pense que c'était une gamine si cela pouvait lui faire plaisir. Il ne la connaissait pas, il ne connaissait pas sa vie et ce qu'elle avait vécue. Kyara était même prête à parier qu'elle en avait plus vu que Franck qui était pourtant bien plus âgé qu'elle. Une expression impassible sur le visage, la brune ne lâchait pas des yeux le directeur alors que ce dernier souriait à sa soeur d'arme. Il l'avait nommé miss poudre bleue, bizarre comme surnom ... Songeuse Kyara se demanda d'où cela pouvait venir car elle n'avait jamais Aby lui parler de cette histoire. Se promettant de le faire plus tard, elle se fit alors la réflexion que ça n'était pas vraiment le lieu pour prendre des nouvelles. En plus Franck venait de lui faire un blabla sur la politesse, mais il n'avait pas daigné demander comme allait Kyara ce qui était malpolie vu qu'il l'ignorait complètement. Il fallait se regarder soi-même avant de faire des remarques aux autres ...

- Tu veux dire mis à part que je viens de voir mon premier cadavre à trous encore baignant dans son sang ?

Ce fut ce que répondit Aby, pas décider à parler comme si de rien n'était revenant par ailleurs au vif du sujet. Il ne fallait pas oublier la pauvre femme en bas qui avait été trouvé la mort dans d'atroces souffrances. Sans le vouloir Kyara revit le corps dans sa mémoire, encore un qui allait lui rester à vie. Elle avait beau avoir déjà vu des morts, cela n'immunisait pas. Au contraire même, car on découvrait que c'était toujours traumatisant de voir un corps, encore plus quand ce dernier n'avait pas été préparer. Kyara en avait fait la macabre constatation quand Alicia était revenu au QG, captive des mangemorts elle s'était faite torturé avant de décéder suite à ses blessures. Avant elle, la brune avait vu le corps de son père dans son cercueil, mais ce dernier avait une expression calme et sereine sur son visage. Sur celui d'Alicia elle avait pu y lire la souffrance. Il en avait été de même avec celui de la pauvre défunte se trouvant dans la cuisine, sans parler de l'odeur. Aucun innocent ne méritait de mourir comme cela.

- Bon, C’est quoi se bordel ? et puis mince, vous faites quoi ici ? Les propriétaires étaient des amis de la famille, je voulais les voir, et j’ai trouvé la maison dans cet état.

Franck n'avait plus son sourire à présent, il avait prononcé ses mots avec un brin de colère dans la voix. Quelque chose ne collait pas dans ses paroles. La brune ne savait pas encore quoi, mais elle le sentait. Ses cellules grisent carburaient à plein régime, elle savait qu'elle aurait du tilter en cet instant. Elle faillit trouver, mais Franck reprit la parole lui faisant perdre le fil.

- Et vous, vous fout… Crac

Un craquement audible venait de retentir dans le manoir figeant sur place les trois sorciers. C'était le même craquement que quand quelqu'un transplaner. Cela ne signifiait qu'une chose, une autre personne venait d'arriver. Le meurtrier qui venait pour se débarrasser du corps peut-être ? La main serrée sur sa baguette, Kyara se rendit compte qu'instinctivement elle avait retenu sa respiration en entendant le bruit. Son rythme cardiaque venait de refaire un pic d’accélération, heureusement qu'elle n'avait pas de problèmes de coeur sinon elle serait morte depuis longtemps. Expirant lentement, la brune avait son regard fixé sur la porte quand sa soeur d'arme l'en éloigna silencieuse en la tirant par le bras. Remerciant cette dernière d'un regard, la brune jeta un coup d'oeil au directeur qui justement prit la parole en chuchotant.

- Tout le monde se donne rendez-vous ici ou quoi ? Vous avez ramené du monde avec vous ? Je peux récupérer ma baguette ?

Ainsi il semblait ne pas s'attendre à l'arrivée de quelqu'un, mais cela ne voulait rien dire, autant Franck jouait la comédie pour faire croire que c'était un gentil. Sans attendre de réponse à sa dernière question, il alla chercher sa baguette. Il aurait pu passer à l'attaque, mais il se contenta d'attendre en restant aux aguets. Fronçant les sourcils, Kyara jeta un coup d'oeil à cette dernière et remarqua que son regard était fixé sur le sol. regardant furtivement à son tour avant de refixer sa soeur d'arme, Kyara constata que c'était les livres qui avaient captés l'attention d'Aby.

Fronçant légèrement les sourcils, la brune se plongea dans ses réflexions quand Aby plongea son regard dans le sien. Lors de missions, il n'y avait pas toujours la possibilité de parler à haute voix, aussi les membres de l'Ordre étaient des fois emmenés à faire passer un message autrement, par des gestes par exemple ou bien le regard comme c'était le cas en cet instant. Aby avait tilté sur quelque chose, mais quoi ?

Alors que Kyara était en train de reposer son regard sur les livres éparpillés sur le sol, Aby quant à elle se mit en mouvement se rapprochant de Franck. Cela rendit instinctivement la Française nerveuse. Le sorcier avait de nouveau sa baguette, si il lui prenait l'avis de passé à l'attaque, son sortilège atteindrait à coup sur sa cible. Kyara ne voulait pas encore perdre quelqu'un de cher, elle en avait déjà assez perdu à son gout. Ce fut pour cela qu'elle se tenait prête à réagir dans le cas où Franck fasse le moindre geste suspect. Tant pis pour le nouvel arrivant, la vie de sa soeur d'arme passait avant tout aux yeux de la jeune femme. Aby était quand même prudente, cela se voyait, arrivé au niveau du directeur, elle lui murmura alors quelques mots, Kyara du tendre l'oreille pour les entendre.

- Tu mens.

Ce fut le déclic dans sa tête. Son regard se porta une nouvelle fois sur les livres, avant qu'elles arrivent dans la pièce le directeur était en train de la fouiller comme s'il cherchait quelque chose. Il avait prétendu être un ami de la famille, si cela était le cas pourquoi se rendre dans se bureau et mettre sans dessus dessous la bibliothèque ? Drôle de réaction non ? Aby avait compris cela plutôt que Kyara d'où le regard qui voulait surement dire qu'il fallait qu'elle se méfie du directeur. Le regard de la brune changea alors, elle n'aimait pas les menteurs de base, même si de son côté elle était obligée de mentir à ses proches, c'était juste pour l'Ordre pour assurer leur protection, après en général elle disait la vérité. Ouvrant la bouche, elle allait poser une question quand une voix s'éleva dans son dos, résonnant dans tout le manoir.

- Où est le grimoire du maître ? Où le traite a caché le grimoire ? Je dois le rapporter au maître, l'impure ne savait pas où il était, il faut que je le trouve. Maître j'arrive bientôt. Je vais tout fouiller maître, soyez patient, votre serviteur arrive ...

C'était une voix aiguë, une voix sifflante, une voix d'elfe. C'était l'elfe le meurtrier et il venait justement dans la pièce où se trouvraientt les sorciers. Jurant entre ses dents, Kyara se retourna vers sa soeur d'arme et le directeur de sa maison. Se rapprochant d'eux, elle prit alors la parole en chuchotant.

- Vous avez entendu comme moi non ? Il risque de venir ici ! Il faut qu'on le mette hors d'état de nuire avant qu'il ne passe la porte, il faut faire attention par contre, vu ce qu'il a fait à la pauvre femme il doit être assez puissant ...

Plongeant son regard dans celui de Franck, elle reprit alors la parole.

- Ecoutez, je ne vous fais pas du tout confiance, mais est ce qu'on peut compter sur vous au moins pour neutraliser l'elfe ?
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Re: Angleterre, coin perdu loin de Londres...

Message par : Ailinn Kafka, Lun 17 Juin - 17:19


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Ailinn referma le tiroir de la vieille commode de son appartement en riant aux éclats. Cela faisait déjà quelques semaines qu’elle était avec Khaos, et malgré quelques jours sombres durant lesquels elle ressentait cette attirance irrépressible envers la magie noire, sa nouvelle existence ressemblait presque à une journée d’été ensoleillée.

La jeune femme à la chevelure de feu avait quitté Poudlard depuis presque un mois, et goûtait avec délice à sa nouvelle liberté. Plus de devoirs de métamorphose, d’infâmes potions à préparer ni d’interminables dissertations sur les runes anciennes. Libre, libre. Enfin libre ! Jamais Ailinn ne s’était sentie aussi légère, aussi libre.

La jeune femme à la peau de porcelaine avait loué un petit appartement inaperçu dans un minuscule village de Moldus, à quelques miles de Londres, et profitait de vacances bien méritées avant de reprendre ses études. Ou pas. La rouquine n’était plus si sûre de vouloir devenir Auror, et puisque son job de serveuse à Honeydukes lui permettait de gagner assez d’argent pour vivre, il ne serait pas désagréable de rester travailler avec Alexie pendant quelques temps. Et puis, il y aurait ce voyage avec Jessy… Combien de temps resteraient-elles ? Peut-être une semaine, ou bien quelques mois ? Il serait toujours temps d’y songer plus tard.

Comme tous les autres élèves, la Serdaigle avait eu un vilain pincement au cœur en quittant Poudlard, ce magnifique Château qui avait été sa demeure durant ces sept longues années d’étude, mais à présent, elle avait l’impression d’être jeune et puissante, invincible.
Un oisillon à l’aube de sa vie. Découvrant les ténèbres, aussi. Une étendue infinie de nuances de feu, lui traçant un chemin vers ce qui était juste. Sa justice. Sa vie.

Bien sûr, rien n’était plus pareil depuis que Storm avait disparu, et la plupart de ses amis s’étaient éloignés dans différentes directions après leurs ASPIC, mais Ailinn avait rarement été aussi heureuse que durant ces jours d’été.
D’autant qu’à présent, elle avait Khaos. Ils ne se connaissaient que depuis peu, et ce qu’elle ressentait pour lui n’était pas encore très clair, mais il y avait quelque chose, c’était indéniable.

Ils passaient des heures dans son petit appartement, à parler et rire aux éclats. Après son histoire tortueuse avec Storm, la jeune femme aux cheveux de feu appréciait de ne pas se prendre la tête et de vivre simplement, au jour le jour.

« Est-ce que tu me diras, un jour, où tu t’es fait toutes ces cicatrices ? » demanda-t-elle, songeuse, en fixant l’une d’entre elles sur l’épaule gauche du Poufsouffle.


Dernière édition par Ailinn Kafka le Lun 17 Juin - 21:47, édité 1 fois
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Re: Angleterre, coin perdu loin de Londres...

Message par : Khaos Blackart, Lun 17 Juin - 17:53


Agenouillé au sol, près de son lit au Chaudron Baveur,
 il préparait sa valise soigneusement,
 après tout, il ne souhaitait pas passé pour un Blaireau, il ne pu s'empêcher de rire à sa piteuse blague, qui était une référence à l'Animal de sa Maison,

un Blaireau...M'enfin bref ! Une belle rousse à la crinière enflammée l'avait inviter à passer un petit temps dans son appart, un appartement Moldu à Londres,
 il n'avait pas vraiment compris si leurs relations était sincère ou si tout cela était juste un Plan C*l ordinaire.

Une fois ses habits préparé, il opta pour son veston de cuir,
son jeans Moldu noir et un t'shirt blanc à l'effigie d'une de ses équipes de Quidditch préférée. Par chance,
 un de ses amis proches avait consentie à
lui prêter son balai, un Eclair de Feu en piteuse état, mais dont
 il devrait se contenter.

Une fois sa valise embarqué, il enfourcha son balai
et sauta par la fenêtre, un instant, il crût qu'il s'écraserait
 mais par chance, au dernier moment, l'Eclair de Feu s'éleva
dans les airs et s'envola. Il reconnut plusieurs monuments qu'il survola,
dont Big Ben, qu'il avait pu admirer durant ses excursions à Londres,
une excursion qui avait finit chez le Ministère...Après qu'il eût lancé un Furunculus à un Moldu ivrogne, il en riait encore.

L'appartement Moldu d'Ailinn se dessina dans le paysage flou,
il la remarquait par une des nombreuses fenêtres de son Salon.
Il descendit alors en pique, dans une ruelle sombre et sûrement
très peu fréquenté, compréhensible à l'odeur fétide qui en émanait.

~~~~~~~~~~~~~~~~

Après avoir longuement parlé, plusieurs questions commençaient à s'enchaîner, dont une qui laissa perplexe Khaos

- Heuu, mes cicatrices ?

Comment pouvait-il lui expliquer les vols et autres embrouilles qui avaient mal tournés ? Lui dire ou ne pas lui dire ? Tel était son dilemme, faute à moitié avoué, faute à moitié pardonné, non ?

- Hm, disons que je ne suis pas vraiment le Gentil Garçon habituel, tu comprendra sûrement.

Il se mit à sourire, priant pour qu'elle n'ai pas comprit son allusion.
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Re: Angleterre, coin perdu loin de Londres...

Message par : Ailinn Kafka, Lun 17 Juin - 18:26


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« Heuu, mes cicatrices ? Hm, disons que je ne suis pas vraiment le Gentil Garçon habituel, tu comprendras sûrement. »

Ailinn avait bien remarqué son hésitation, et ne resta pas dupe bien longtemps. Elle en avait connu d’autres, des comme lui, mais il semblait… différent à ses yeux. Peut-être qu’avec lui, elle parviendrait à rester plus de quelques jours ? Elle avait toujours enchaîné les histoires foireuses, celle-ci serait-elle plus heureuse que les autres ? Mais elle ne voulait pas y penser. Pas maintenant. Pas lorsqu’elle était si heureuse.

« T’inquiète, j’ai l’habitude ! » s’exclama-t-elle avant de partir d’un grand éclat de rire. « C’est pas parce que j’ai l’air en porcelaine que je le suis vraiment ! J’ai passé la deuxième moitié de ma vie à traîner dans des bars… J’en ai vu d’autres, des cicatrices. »

Bon, il n’était pas utile de préciser que la plupart d’entre elles appartenaient à Storm, puisque de toute façon, ce dernier avait préféré fuir on ne sait où pour continuer sa vie de cow-boy solitaire. Ailinn ne mentait pas en parlant du temps qu’elle avait passé dans les bars, et une certaine obsession lui y était venue, quelques semaines avant de finir sa scolarité à Poudlard.

« Khaos… ? Est-ce que tu es… Penché dans la Magie Noire ? » finit-elle par demander, un peu hésitante, en détournant ses yeux d’émeraude.

La jeune femme éprouvait ce besoin irrépressible de lui demander, comme si cette chose au fond d’elle, ce mal enfoui qui tentait désespérément de crever la surface lui hurlait de le faire. Peut-être pourrait-il lui apprendre ce qu’elle voulait savoir ?

« Je me pose tellement de questions en ce moment… Je ne suis plus très sûre de vouloir devenir Auror. Je… Je crois que j’aimerais en savoir plus sur la Magie Noire. » murmura-t-elle, indécise.

Au fond d’elle-même, elle aurait été presque soulagée qu’il lui réponde qu’il n’y connaissait rien, mais elle pouvait déjà prédire sa réponse. Quelqu’un comme lui s’y connaissait forcément, la rouquine le savait. Ailinn se perdait elle-même dans les méandres de sa conscience, incapable de prendre une décision. Seul lui le pourrait.
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Re: Angleterre, coin perdu loin de Londres...

Message par : Khaos Blackart, Lun 17 Juin - 18:46


Khaos hésita à répondre...mais prit le risque


- Hmmmm...


Ne trouvant pas les mots, il pointa sa sacoche dont dépassait plusieurs livres sur la Magie Noire et ses aspects.
Ces livres indiquaient clairement sa préférence pour cet Art Dangereux.


- J'aime bien cet magie qui pour moi est plus puissante que les autres...


Ce penchant pour cela pouvait laisser penser à des préférences pour les Mangemort, mais non, vivre seul et caché de tous n'était pas tellement son truc, il préférerait devenir Auror, largement.
Il sortit sa baguette de sa poche de jeans étroite et la pointa vers sa sacoche, sans formulé de phrase, la sacoche s'envola et finit sur les genoux du Blackart, il sortit quelques livres et les posa sur la petite table qui se trouvait face à lui


- Tiens, si tu t'y intéresses.





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Re: Angleterre, coin perdu loin de Londres...

Message par : Ailinn Kafka, Lun 24 Juin - 22:40


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Note : Désolée d’avoir été aussi longue, entre le bac et mon manque désespéré d’inspiration… Pardon ! :3

La réponse de Khaos fut celle qu’Ailinn avait à la fois crainte et espérée. Le Poufsouffle lui désigna son sac, qui gisait dans un coin de la pièce, et duquel dépassaient une bonne dizaine de vieux grimoires de Magie Noire.

« J'aime bien cette magie qui pour moi est plus puissante que les autres… Tiens, si tu t'y intéresses. » lui dit-il en déposant certains d’entre eux sur la petite table de nuit.

Ailinn les regarda, fascinée par ces objets inertes qui semblaient receler d’une sorte d’existence trouble et malsaine. Une pile d’objets morts, à la fois fascinants et terriblement dangereux.

« Je… Je ne sais pas. » murmura la jeune femme en considérant d’un œil méfiant la pile de grimoires menaçants.

Il y en avait pour tous les goûts. Objets maléfiques, sortilèges puissants et potions sinueuses qui empoisonnaient un sorcier en moins d’une seconde. Terrible. Et fascinant.

« Où est-ce que tu as appris tout ça, toi ? Je suis désolée, j’ai toujours été trop curieuse, mais tu ne parles jamais de ton passé… »

« Il y a tellement de choses que nous ne savons pas l’un de l’autre… J’ai une idée. A chaque réponse honnête que tu me donneras, je répondrai à une de tes questions ! » s’exclama Ailinn, soudain joueuse, en repoussant la pile de vieux grimoires.

La jeune femme se leva en rejetant sa longue chevelure de feu dans son dos, et s’agenouilla pour fouiller dans une corbeille de linge, près de la commode. Après plusieurs minutes de recherches et une bonne dizaine de chemisiers et de capes de sorcier jetés sur le haut de la commode d’acajou, la Serdaigle revint s’asseoir sur le lit, triomphante, avec une minuscule bouteille de verre entre les doigts. La fiole bleutée comportait une fine étiquette écornée, mentionnant « Veritaserum ».

« J’imagine que tu sais ce que c’est ! » rit Ailinn de bon cœur avant de demander à Khaos d’un air de défi : « On en boit chacun la moitié ? »
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Khaos Blackart
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Re: Angleterre, coin perdu loin de Londres...

Message par : Khaos Blackart, Mar 25 Juin - 6:57


Un sourire s'afficha sur ses lèvres rosées, boire du Veritaserum le ménerait sûrement à sa perte et à une visite à Azkaban, qui n'aime pas Azkaban, hein...
Reprenant son sérieux petit à petit, il ajouta :


Je ne bois pas cela, et toi non-plus tu n'en boira pas. On a chacun nos secrets qu'on veux gardés.


Il parlait surtout pour lui, la pensée d'être rejeté pour ce qu'il a été était sûrement à tout jamais sa plus grande peur. Une naissance dans un orphelinat miteux, du racket, du vol, le Bad boy des bacs à sables.


- Hm, sinon. Je suis née ici, à Londres dans un orphelinat très peu recommandé, après, j'ai eu mes années à Poudlard, et une fois finit...Tu auras sûrement deviné lui susurra-t-il à l'oreille, un sourire en coin amusé aux lèvres


Il laissa un silence tomber tant dis qu'il laissait son regard vagabonder dans le petite appartement moldu avant de relever les yeux vers la demoiselle à la crinière roussie.


- Hm, et toi sinon ? Tu es née où ?

/HRP : Désolé pour ce RP court et Piètre, j'ai un gros manque d'inspiration x) /
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Ailinn Kafka
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Re: Angleterre, coin perdu loin de Londres...

Message par : Ailinn Kafka, Mar 25 Juin - 23:08


It's been written in the scars on our hearts
PV Khaos Blackart



« Je ne bois pas cela, et toi non plus tu n'en boira pas. On a chacun nos secrets qu'on veut garder. » déclara le Poufsouffle après un temps d’hésitation.

Pfff… Ce qu’il pouvait être rabat-joie, parfois ! La jeune femme avait juste voulu s’amuser un peu, et ressentait à présent ce refus comme une douche froide. Ailinn devenait peu à peu adulte, et pourtant, elle n’avait jamais eu autant envie de s’amuser. Pire qu’une gosse, se fustigea-t-elle.

« Hm, sinon. Je suis née ici, à Londres dans un orphelinat très peu recommandé, après, j'ai eu mes années à Poudlard, et une fois finit...Tu auras sûrement deviné… » lui murmura-t-il à l’oreille.

La jeune femme se retourna pour l’embrasser doucement, ne pouvant s’empêcher un grand sourire d’étirer ses lèvres roses, avant de répliquer d’une voix faussement vexée :

« T’es vraiment trop nul, on peut jamais jouer avec toi. »

« Hm, et toi sinon ? Tu es née où ? » finit par demander Khaos en la fixant d’un air étrange.

« Je ne te le dirai pas ! » répliqua Ailinn, en tirant la langue comme l’enfant boudeuse qu’elle avait longtemps été.

Sans prévenir, la jeune femme se précipita vers la corbeille de linge de laquelle elle avait tiré le Veritaserum quelques minutes plus tôt, et enfila une vieille paire de chaussettes anti-gravité. Ni une, ni deux, la Serdaigle à la crinière de feu se retrouvait à frôler le plafond, et lança joyeusement à Khaos :

« Je parie combien que tu ne m’attraperas pas ? »

La jeune femme exécuta plusieurs pirouettes, et prit un malin plaisir à toucher le bout du nez de celui qui semblait être son nouveau petit ami pour le narguer un peu plus.
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Re: Angleterre, coin perdu loin de Londres...

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 Angleterre, coin perdu loin de Londres...

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