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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Autres Lieux Magiques ~¤~ :: Grande-Bretagne
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Angleterre, coin perdu loin de Londres...
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Daemon Stebbins
Préfet(e)/Gryffondor
Préfet(e)/Gryffondor

Re: Angleterre, coin perdu loin de Londres...

Message par : Daemon Stebbins, Mar 27 Mar - 22:59






Soirée à la moldue...

Loredana Sparks
Daemon Stebbins

“Une journée est une semence d’éternité,
et nous sommes ses jardiniers. ” ♫♫♫
Loredana n'avait pas cédé sur le fait que je participe à la facture. Elle avait refuser catégoriquement et disant que c'était elle qui assumerait.

- Lo, je ne veux pas te ruiner. Tu as encore pas mal de trucs à acheter pour l'appart. Tu paies un loyer en plus. Et tu sais que je suis un estomac sans fond. Même si on a dit que c'était une soirée à la moldue et que tu devais tout payer entièrement. Mais si tu ne veux vraiment. Je prendrais quand même à ma charge, les boissons, les bonbons et autres à ma charge. Toi, tu paieras les tickets et cela n'est pas négociable.

Je prenais mon air sérieux de préfet, celui où aucun n'osait me défier. J'espérais qu'elle céderait car je n'aimais pas employer ce procédé avec elle. Puis ma brunette avait passer sa commande quand le serveur était venu. J'en faisais de même et bien sûr, je n'avais pas lâcher un seul de mes plats prévu.

- Pour moi, entrée une Pastirma puis en plat un Kebab plate avec tous les accompagnements suivi Yuvalama et pour finir Turkish delight cheesecake. Pour la boisson de la Guinness à la pression, s'il vous plaît.

Le serveur nous apportait rapidement nos entrées.

- Sinon ça ne te fait trop bizarre quand tu es seule dans l'appart lorsque je ne peux pas être avec toi. Tu me diras, tu as tes animaux. Ce n'est pas pareil que l'agitation de la salle commune du château ou la présence de quelqu'un ?

Je mangeais goulument dans mon assiette. Le trouble, que j'avais éprouvé avec Lo, lors de notre léger différent m'avait épuisé. J'avais besoin de me recharger urgemment. Je terminais en deux minutes mon entrée. Je pensais aussi qu'il fallait revenir sur les événements qui s'étaient produit tout à l'heure. Mais avant une intro souple pour ne pas qu'elle se sente mal à l'aise.

- Désolé, les émotions, ça creuse encore plus mon appétit.

Je lu faisais un sourire lumineux.

*Aller courage. Crève l'abcès.*

Puis je prenais un air un chouilla sérieux avant de me lancer.

- Par contre ma déesse, il y a une chose que je veux te demander. Quand je te fais une promesse croit moi et patiente. Je n'ai pas aimé la tension entre nous tout à l'heure. Je sais que je ne suis pas facile à vivre. J'ai un passif lourd et pas vierge niveau fille. Je me doute que tu peux en avoir peur. Mais il faut que tu me crois. Aucune fille n'a jamais eu d'importance. La seule qui m'a un temps troublé et que je pensais aimer. Mais je sais depuis toi, que je me trompais. Ce n'était qu'un battement de cœur, rien de plus. Il faut que tu prenne confiance en nous, dans mon amour pour toi. Il ne changera pas. Et si un jour, tu ne veux plus de moi. Sache qu'aucune autre ne te remplacera. Parce que je le sais depuis le jour où tu m'as poussé à te dire mes sentiments. Celui où je voulais fuir. Mon cœur n'y survivra pas et cette fois, je ne l'ouvrirai plus.

Je sais que c'était peut-être surréaliste. Mais c'était la pure vérité. Parce que ce qu'il y avait entre nous était fort, puissant et cela remontait du plus profond de nous. C'était quelque chose qui pouvait nous exalter vers le paradis comme nous entrainer vers les abysses. Une passion telle que celle-ci était rare. J'en avais pris conscience en parlant avec Trystan, l'autre soir, quand on avait eu notre soirée garçon. Oui, c'était quelque chose, qu'on avait instauré dés notre première année. Un moyen de conserver nos liens malgré tout et envers tout...


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Loredana Sparks
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Re: Angleterre, coin perdu loin de Londres...

Message par : Loredana Sparks, Mer 28 Mar - 17:24





Malgré les insistances de Loredana pour payer la soirée dans son ensemble, Daemon avait aussi insisté... Que dis-je ? Il lui avait ORDONNÉ de le laisser payer les friandises qu'ils prendraient au cinéma. Il avait pris son air de préfet qu'il avait lorsqu'il engueulait ceux qui ne respectaient pas le règlement. Même si elle l'enfreignait presque tout le temps, il n'avait jamais employé ce ton avec elle, ce qui la fit sourire tant c'était inhabituelle. Il était inutile de rétorquer.

- Bien. Tu paieras les friandises, mais c'est tout, tout ce que l'on achètera demain sera à mes frais et ça non-plus ce n'est pas négociable !

Ben quoi ? Elle aussi avait été préfète, elle savait employé ce ton-là également. D'accord, elle, elle passait son temps à jurer. «  Bougez vos c*ls  de là où j'en parle à votre directeur de maison ». Pas très sympa comme langage, mais elle était comme ça. Daemon était toujours poli, mais il parvenait tout de même à se faire respecter, c'est ce qui faisait de lui un bon préfet.
Alors qu'elle commençait à manger son entrée qui lui semblait très appétissante, le Gryffondor lui posa une question sur comment elle se sentait lorsqu'elle était seule à l'appartement.

- Je t'avoue que ce n'est pas toujours évident d'être seule. L'ambiance de la salle commune ne me manque pas quand je suis là, parfois c'est trop bruyant et j'ai envie de balancer les gens par la fenêtre. Mais passer d'une extrême à une autre, c'est un peu dur parfois, c'est surtout toi qui me manque en réalité...

Elle le regardait manger à une vitesse incroyable comparé à elle. Comme d'habitude, il devait être affamé et elle savait qu'il allait de nouveau manger pour quatre personnes au moins. De son côté, elle prenait son temps, espérant que l'appétit viendrait en mangeant. Il s'était justifié en disant que c'était les émotions à propos de se qui s'était passé tout à l'heure. À cet instant-même, son ventre se noua et elle posa sa fourchette, ne pouvant plus avaler une bouchée. Elle se sentait encore coupable de ce qui s'était passé à l'appartement à cause de sa curiosité mal-placé. C'était sa jalousie qui avait parlée. Il lui avait tout de même fait un grand sourire auquel elle n'avait pas pu répondre. Prenant un air plus sérieux, il s'était lancé dans la conversation, lui demandant de patienter quand il le lui demande, qu'il tient toujours ses promesses et qu'il lui en aurait parlé de toute façon. Il fallait qu'elle apprenne à avoir confiance en son couple et qu'il n'y aurait jamais personne après elle.

- Excuse-moi pour tout cela, la jalousie, c'est tout nouveau pour moi et comme je te l'ai dis, je ne suis pas parvenue à me contrôler. J'ai confiance en toi, mais il faut que tu comprennes que, contrairement à toi, je n'ai jamais été en couple avant toi. Je ne suis pas facile à vivre non plus. Tu ne seras sûrement pas à l’abri de nouvelles erreurs de ma part, même si je ferai tout pour les éviter. Ne parle pas encore de quand je ne voudrais plus de toi, si cela arrive un jour. Rien ne peut être parfait, mais je veux vraiment que ça marche entre nous.

Elle lui avait dit tout cela en le regardant droit dans les yeux, pour qu'il puisse voir à quel point elle était sincère. Elle s'était ensuite forcée à manger de nouveau, afin qu'il ne lui fasse pas de remarque là-dessus. Elle espérait que cette petite mésentente  n'allait pas leur gâcher la soirée ou même le week-end. Elle avait conscience que Daemon avait voulu fuir plutôt que lui avouer ses sentiments, elle se doutait qu'avec son comportement actuelle, il n'allait pas rester bien longtemps.
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Daemon Stebbins
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Re: Angleterre, coin perdu loin de Londres...

Message par : Daemon Stebbins, Jeu 29 Mar - 14:53






Soirée à la moldue...

Loredana Sparks
  Daemon Stebbins

“Une journée est une semence d’éternité,
et nous sommes ses jardiniers. ” ♫♫♫
Ma déesse m'avait concédé l'achat de la nourriture au cinéma. Tant mieux. Bien sûr j'avais dit que je la laisserais payer le reste. Et techniquement,cela serait vrai. Cependant il y avait une chose que je voulais modifier dans la zone de la chambre. Le lit m'avait semblait pas assez confortable et grand. Donc je m'étais mis en tête de le changer. Non aucunement je ne le ferais  pas l'intermédiaire de mon père. Parce que bon même s'il se doute que quand je dors chez ma petite amie, nous ne nous regardons pas en chien de faïence. Cependant je préférais rester discret sur ce genre de détails. C'était une chose que j'appréciais chez mon père, il m'épargnait les conversation grasse sur ma sexualité. Evidemment que j'avais eu la fameuse conversation au début de mon adolescence. Je m'en souvenais encore.

**************** Flash-back ****************

J'ai 13 ans et demi. Je rentre pour les grandes vacances. Ma seconde année s'est bien passée. Mes notes sont bonnes et je passe évidemment en classe supérieur. Ce sera d'ailleurs année de ma sœur. Nous sommes au mois de Juillet et le temps est agréable. Ma mère est tendue à la gare, je ne sais pas pourquoi parce que ce n'est pas dans son genre. Aya les embrasse rapidement avant de rejoindre Jamie. C'est peut-être la raison. Soudain ma mère prends la parole et me dit :

- Demain ton père et toi, vous aurez une journée père-fils.  Il est temps que tu t'impliques dans les choses de la famille et que tu apprennes certaines choses.

J'hoche simplement la tête. Me demandant quel secret terrible je vais découvrir. Oui les japonais ont tendance à la gravité cependant je ne suis pas habitué à autant que cela. Parce avec mon père, les choses sont beaucoup plus simples et cool. La soirée se passe tranquillement même si je me sens nerveux. Le lendemain, je me lève tôt et rejoint mon père. J'ai droit à des détails que je connais plu ou moins et qu'on m'a inculqué depuis petit. Je regarde mon père et lui demande alors

- Au vue du comportement de maman, je pensais que j'allais apprendre quelque chose d'horrible sur notre famille.

Mon père se met à rire.

- Ta mère est nerveuse à cause de la conversation que nous allons à voir. C'est pour ça qu'elle a prétexté l'héritage familiale. Elle n'osait pas te dire que nous allions avoir une discussion sur le sexe.

Je m'empourpre un peu. Je suis mal à l'aise.

- Ne t’inquiète pas. Je ne vais en rien te faire une leçon de morale. Ce n'est pas le but. Seulement je veux être sûr que tu sais le choses. Parce que je sais que généralement, c'est l'âge où on commence à s’intéresser aux filles et échanger les copains
- D'accord.

A cette période, je ne suis absolument pas sûr de moi comme aujourd'hui.

- Je tiens simplement à te dire avant tout que si tu a des questions, tu dois ne pas avoir peur de demander les choses. Le point important, c'est que tu saches qu'être amoureux  et avoir des relations ce n'est pas la même chose. Mais dans les deux cas, soit toujours sûre de deux choses. La première, c'est que la fille soit consentante et que tu ne lui fasses pas croire que t'es amoureux d'elle si ce n'est pas le cas. Car cela peut blesser bien plus qu'une plaie physique. La seconde, c'est que jamais, jamais tu ne dois oublier de te protéger. Amoureux ou non. Il n'y a pas que d'une grosse non désiré à prendre mais les maladies aussi. Même dans notre monde, on ne peut pas tout guérir. Et nous ne voulons pas qu'il t'arrive quelques choses.

Je regarde toujours mes chaussures en disant :

- J'ai compris. N'oublie pas qu'à l'infirmerie de Poudlard, on nous informe aussi.

Mon père se remet à rire et termine par :

- Oui mais eux n'ont pas ta mère à rassurer. Elle ne le montre pas mais elle s'inquiète pour son garçon. Ellea un peu de mal à te voir grandir. Tu es son bébé.

Je roule des yeux et souffle devant la déclaration...


**************** Flash-back ****************

Je mettais mis à sourire sans m'en rendre compte.

Je l'écoutais me répondre. Hochant la tête et souflait :

- Je suis certain qu'avec la tribu poilue, ça ira mieux.

Après ma petite déclaration, je me rendais compte qu'elle culpabilisait encore.

- Amour, ce n'est pas la peine de t'excuser encore. On sait énormément de choses l'un sur l'autre. Cependant il y a encore des zones d'ombres, des peurs de part et d'autre, des secrets sans aucun doute. On a besoin juste d'ajustement parce que le temps, nous en avons tant que nous voulons. Nous aurons d'autres accrochages plus ou moins graves. Je sais. Mais je te rappelle que pour moi aussi y a de la nouveauté. Je n'avais pas ce genre de relation. Mon ex n'avait pas d'expérience de couple ou autre. Ca était la plus part du temps un flirt. Je ne voulais pas la brusquer sur ce point. Une première fois est important pour une fille, tu sai que je l'ai appris à mes dépends chèrement. Donc nous avons eu que peu de relations. Cela n'avait même pas l'intensité de nos préliminaires. C'était peu de temps avant qu'elle me trompe et me plaque. Je pense que c'est pour ça. Elle ne m'aimait pas vraiment et elle s'en ait rendu compte. Et comme elle s'en fichait, cela ne l'a pas dérangée de me piétiner.

Puis j'ajoutais :

- Avant j'aurais affirmer comme toi. Mais on se sait pas de quoi demain est fait. Je ne veux as que tu te sentes en cage. J’espère que si un jour, tu en assez de moi, tu auras l'honnête de me le dire. Bien sûr, je ne le prendrais pas avec le sourire. Toutefois, je sais qu'au moins tu auras été vrai et sincère avec moi et que notre histoire n'aura pas été une illusion de ma part. Evidemment, c'est mieux si cela n'arrive jamais. Je ne te le cache pas.

Je lui prenais la main qui était sur la table et je la caressais avec mon pouce pour la rassurer. Le serveur arriva et débarrassait. Une minute plus tard, il arrivait avec la suite. Je dévorais chacun de mes plats comme si j'avais eu l'appétit d'un ogre tout en continuant de discuter avec ma magnifique et merveilleuse compagne...


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Re: Angleterre, coin perdu loin de Londres...

Message par : Loredana Sparks, Jeu 29 Mar - 15:44





Elle avait remarqué un léger sourire se dessiner sur les lèvres du rouge et or. Elle se demandait bien pourquoi, mais ne fit aucun commentaire là-dessus. Il avait enchaîner, lui disant que ses animaux lui porterait compagnie et qu'elle se sentirait moins seule désormais. Elle avait hoché la tête. Pour l'instant, il lui était compliqué de ramener ces quatre animaux (oui parce que son Boursouflet comptait aussi, même s'il ne prenait aucune place) à chaque fois, de faire l'aller-retour entre Poudlard et ici avec eux sur le bras, c'était assez fatiguant à la longue. Alors la plupart du temps, elle les laissait dans son dortoir avec de la nourriture, demandant à ses camarades de chambres de les nourrir pour elle. Pendant ce temps, elle se retrouvait seule dans un appartement presque vide. C'est sûr qu'il était temps d'acheter un peu de décoration. Elle avait d'ailleurs hâte de tout installer. Malgré ce sentiment de solitude, elle était quand même reconnaissante à Daemon de lui avoir permis de loger quelque part, elle se sentait plus détendue, c'était un réel poids en moins pour elle.

- Oui, si tu le dis.

Elle n'avait plus à s'excuser, c'était ce qu'il lui avait dit, mais ça avait été plus forte qu'elle. Elle se sentait ridicule et aurait tellement aimé revenir en arrière pour se la fermer. C'était là l'un de ces plus gros défaut. Elle avait tendance à toujours dire ce qui lui passait par la tête et sans ménagement. Sinon, elle avait l'impression d'exploser à l'intérieur et c'était assez douloureux comme sensation. Et puis, il avait cette manie de toujours parler de son ex. D'accord, il avait souffert et il lui disait à quel point il se rendait compte qu'il s'était trompé sur toute la ligne avec elle. Toutefois, elle aimerait parfois qu'il arrête de comparer sa relation avec celle du passé. Elle ne lui en voulait et ne lui dirait rien à ce sujet, il l'apprendrait sûrement tout seul. Elle lui avait sourit à la place, ne laissant rien paraître, elle en avait déjà assez fait pour aujourd'hui.
« En cage ». Pourquoi se sentirait-elle en cage ? Le jour où il l'étouffera, elle le saura et elle le lui dira, mais ce n'était pas le cas. Elle commençait à bien le connaître tout de même. Elle le savait jaloux, possessif même, mais ce n'est pas ce qui l'empêcher de faire ce qu'elle voulait lorsqu'ils ne se voyaient pas. Elle restait fidèle évidemment, elle ne parlait pas de ça, mais elle tenait à garder un minimum de liberté et tant qu'il respectait ça, il n'y aurait aucune raison qu'elle s'en aille.

Avant qu'elle n'ait eu le temps de dire quoique ce soit, le serveur était arrivé pour débarrasser la table et leur amener le reste. Loredana commençait à manger son plat, tout aussi lentement, son appétit étant parti on ne savait où. Elle avait levé la tête vers Daemon pour revenir sur ce qu'il venait de dire.

- Si je dois partir, je te le dirais clairement. Il n'est pas dans mon habitude de mener les gens par le bout du nez. Tu le sauras et tu peux me faire confiance là-dessus. Je ne suis pas comme... elle.

Et qu'il en soit de même pour toi, Daemon, avait-elle dit dans sa tête. Parler de rupture avant même d'avoir commencer la vie amoureuse, ce n'était pas vraiment une bonne idée, elle le savait au fond d'elle-même. La malhonnêteté, ce n'était pas son fort, elle ne savait pas mentir, pas à quelqu'un à qui elle tenait et elle tenait à Daemon, ça elle en était certaine. Elle connaissait ses craintes, mais chaque histoire et différentes, il en est de même pour les fins.

- Je propose qu'on oublie toutes ces péripéties et qu'on continue notre soirée normalement, comme c'était prévue au départ. On a rarement l'occasion de passer du temps ensemble en ce moment avec tout le boulot que l'on a, j'ai pas envie de gâcher le peu de moment que je peux avoir seule avec toi. Tu es d'accord ?

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Re: Angleterre, coin perdu loin de Londres...

Message par : Daemon Stebbins, Ven 30 Mar - 4:45






Soirée à la moldue...

Loredana Sparks
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“Une journée est une semence d’éternité,
et nous sommes ses jardiniers. ” ♫♫♫
J'avais peut-être un peu agacer ma brunette en parlant de mon ex verte et argent au vue de l’insistance qu'elle avait en disant qu'elle n'était pas elle. Je m'étais donc empressé de lui répondre.

- J'en ai parfaitement conscience ma déesse. Sinon jamais nous serions ensemble aujourd’hui et tu aurais été l'affaire d'une nuit comme avant. Et jamais le temps que nous avons passé ensemble, avant que tu me pousses à dire la vérité, n'aurait pu voir le jour. Je m'excuse si je t'ai fait sentir que je comparais. Ce n'était pas le cas. Même par moment, je me dis que la chance que j'ai de t'avoir dans ma vie, ne durera pas. Parce que je ne me sens pas toujours digne de toi.

Je savais qu'elle allait répondre que ce n'était pas vrai. Mais on ne se débarrasse pas de ce genre de sensation, ancrée dans votre esprit et au plus profond de votre chair, comme cela. Parce que si cela était possible. Je l'aurais fais depuis le premier jour, dans ce centre commerciale et j'aurais plongé dans notre histoire à cette seconde. Cependant nous sommes des êtres complexes, passionnés et parfois déformés par nos expériences.

- J'ai confiance absolument en toi d'instinct et cela l'a été dés le début. Je n'avais pas besoin de 'apprendre avec ma raison ou mon cerveau. C'était quelque chose d'acquis dés le départ de notre rencontre. Un truc qui venait de mes entrailles. J'espère que tu saisis ce que je veux te dire. Parce que cela peut paraître confus.

Je passais ma main dans mes cheveux de la même manière que tout à l'heure parce que la nervosité pointait à nouveau le bout de son doigt. Par moment, le type en manque de confiance et maladroit refaisait surface surtout avec l'incident précédent. Toutefois, je ne devais pas céder aux sirènes de la panique. Je devais rester calme et me maîtriser. Avec le temps, cet état disparaîtrait. totalement. J'ajoutais alors

- Je peux te dire que j'ai tellement confiance en toi que si tu me disais de sauter d'un pont, je le ferai sans hésiter. Je sais que tu ne me ferais jamais subir de la douleur par plaisir. Ce serait juste un peu du à la maladresse, l'impatience... Tandis que pour ma part, c'est parce que je n'ai plus confiance en moi comme avant et que la peur est une compagne qui s'est invité en moi sans que je le veuille... Je te promets, je vais travailler là-dessus...

Puis tentant de ne pas rire, je lui sortais :

- Puis nous travaillerons la jalousie. Enfin surtout toi...

Je mettais pincer les lèvres pour m'empêcher de sourire ou de rire devant l'air que la rouge et or affichait. Puis le plus sérieusement du monde, je disais :

- Tu as raison, oublions nos péripéties de tout à l'heure.

Mais je n'avais pas eu le temps de rajouter autre chose, qu'elle m'envoyait sa serviette dans la tête. Ce qui nous faisait rire et rendait l'atmosphère plus joyeuse.

- Ok, je l'ai mérité sur ce coup. Mais cela ne veut pas dire que nous devons pas faire des efforts tous les deux.

Je reprenais alors le nettoyage des plats qui me restait avant que l'on ne m'apporte mon dessert. Le serveur nous demandait si nous voulions autre chose. Je répondais :

- Du thé à la menthe, s'il vous plaît. L'addition également. Merci

Il repartait donc chercher ce dernier produit.

- Je ne t'ai pas proposé du café parce que à la turque, il est extrêmement fort vu que la marre est dans la tasse. Et je ne suis pas friand de cette boisson chaude dans tous les cas.

Je finissais ma pinte de bière. Parce que mélanger thé  la menthe et cette dernière n'était pas du meilleur goût. Je me versais un peau dans le verre de Lo et me l'enfila d'une traite.

- Sinon le repas t'a plue ?


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Dernière édition par Daemon Stebbins le Ven 30 Mar - 12:18, édité 1 fois
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Re: Angleterre, coin perdu loin de Londres...

Message par : Loredana Sparks, Ven 30 Mar - 11:27





En réalité, un simple sourire n'avait pas été suffisant pour qu'il ne se rende pas compte de ce qui la chiffonnait au fond. Il avait tout compris, il lisait à travers elle sans qu'elle n'est besoin de prononcer un mot. Parce qu'il ne l'écoutait pas uniquement lorsqu'elle parlait, il la regardait, essayant de lire entre les lignes, afin de voir les choses qu'elle ne disait pas à haute voix. Il s'était donc empressé de la rassurer de ce côté-là, afin qu'elle n'est plus ce genre de pensée et ce qu'il lui dit la rassura. C'était ce dont elle avait besoin d'entendre, mais il n'avait pas besoin de s'excuser, elle ne pouvait simplement pas comprendre cela, n'ayant jamais vécu d'autres histoires qui avaient comptées.

- Non, inutile de t'excuser, j'ai peut-être débarqué un peu trop tôt dans ta vie après ton histoire après tout... mais c'est rien, je t'assure. ne pense pas que tu n'es pas digne de moi, tu l'es totalement et comme je te l'ai dis, je me fiche de ce que tu as bien pu faire dans le passé. Tu ne sembles pas voir ce que je vois.

Elle savait pertinemment comment il se voyait. Pour lui il n'était pas une si bonne personne que ça et elle savait qu'il ne changerait pas d'avis même si elle s'entêtait à lui dire que ce n'était pas ce qu'elle voyait en lui. Il était têtu lui aussi de son côté, ce qui rendait les choses nettement plus compliquées qu'elles ne devaient l'être. Puis elle l'avait écouté parler de la confiance qu'il avait en elle malgré celle qu'il n'avait pas en lui-même. Il n'hésitait pas à lui dire qu'il lui avait fait confiance dés le début, que c'était venu tout naturellement chez lui. Elle avait remarqué son petit geste lorsqu'il était un peu nerveux, elle trouvait ça vraiment adorable. Il avait continué en disant qu'il avait peur et qu'il ne parvenait pas à reprendre une totale confiance en lui.
Il allait travailler là-dessus, tout comme elle devrait travailler sa...sa quoi ? Sa jalousie ? Elle ne l'écoutait plus et se contenta de lui envoyer sa serviette à la figure avant de partir dans un rire dans lequel il la suivit. Ils retrouvaient leur éternelle complicité qu'elle appréciait tant.

- Je dois surtout apprendre à réfléchir avant de parler, je pense qu'il s'agit là de mon vrai défaut. Je ne pense pas que la jalousie soit quelque chose qui se soigne quand on aime une personne. Tu avoues toi-même être jaloux. Ne comptes pas à ce que je reste les bras croisés si une fille s'approche de toi un peu trop près. C'est simplement impossible de mon côté. En revanche, je te promets que je ne te brusquerai plus pour que tu m'avoues les choses, même si je m'en mords les lèvres jusqu'au sang. Je ne veux pas te décevoir une fois de plus.

Loredana venait tout juste de finir son plat lorsque le serveur arriva pour débarrasser et apporter le dessert de Daemon. Le restaurant commençait déjà à se remplir, elle était contente qu'ils soient venus plus tôt afin d'être pleinement tranquille. Malgré tout, le restaurant était tout de même calme, ce qui était nettement plus agréable. Le Gryffondor commanda un thé à la menthe et demanda l'addition que Lore allait payer afin de s'entraîner à tout cela. Bientôt, elle serait une professionnelle ! Pour l'instant, elle était encore bien stressée, mais elle voulait s'entraîner sans Daemon. Il ne serait pas toujours derrière elle après tout.
Dey but un verre de thé à la menthe d'une traite, Lore n'en avait pas vraiment envie alors elle se contentait de regardait l'addition avant d'aller la payer, seule, puis retourna auprès de Daemon pour récupérer ses affaires.

- Le repas m'a plu, oui, je n'en ai jamais douté, je sais que tu as ce don de toujours m'emmener dans de super restaurants. Maintenant, direction le cinéma avant qu'on loupe la séance.

Elle enfila sa veste et tout deux se dirigèrent vers la sortie du restaurant, Loredana avait laissé un pourboire pour le serveur, ça se faisait chez les sorciers, ça devait probablement se faire chez les moldus aussi. Au pire des cas, il ne râlerait sûrement pas, l'argent avait son importance malgré ce que l'on pouvait dire. Le rouge et or avait repris la main de Lore et elle s'était laissée guider vers le cinéma. Des personnes faisaient déjà la queue devant celui-ci, ce qui fit grimacer la jeune femme. Il fallait vraiment qu'elle apprenne à être patiente...

Je n'ai pas l'impression que l'on ait énormément de choix, dit-elle en regardant les films à l'affiche. Un film à l'eau de rose, un film d'horreur, une comédie et un drame qui doit faire pleurer. Qu'en penses-tu ? Je penche pour le film d'horreur, je n'ai pas eu l'occasion de voir tellement de film dans ma vie, mais lors de mes soirées avec mes amis moldus, on se marrait bien devant... Évidemment, si tu n'es pas d'accord, je te suis, tu as tout à fait le droit de donner ton avis.

Elle se tut, attendant sa réponse avant de reprendre.

- Je te laisse aller acheter tout ce qui est boisson et friandises, je reste faire la queue ici pour ne pas qu'on perde la place. Les gens vont continuer à arriver et tu sais à que ma patience à des limites...

Elle se leva sur la pointe des pieds afin d'atteindre les lèvres de son compagnon avant de le laisser partir, l'inconvénient d'être en basket à côté de lui...
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Re: Angleterre, coin perdu loin de Londres...

Message par : Daemon Stebbins, Ven 30 Mar - 19:11






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“Une journée est une semence d’éternité,
et nous sommes ses jardiniers. ” ♫♫♫
Loredana m'a fait des propositions de films. Pour moi, peu m'importer ce que nous regardions du moment qu'elle passait un bon moment et qu'elle était heureuse. c'était cela qui comptait le plus pour moi. Parce que chaque fois que je la voyais s'épanouir dans la nouvelle direction de sa vie, cela me provoquait toujours un coup au cœur devant l'éblouissement qu'elle provoquait en moi. Je tombais encore plus amoureux  chaque instant de la femme qu'elle était en train de devenir. Elle était stupéfiante et extra-ordinaire. Elle avait tellement évolué au cours de ces derniers mois. Et pourtant, moi j'avais toujours la sensation d'être  la traine, le même type maladroit et peu sûr de lui qui n'était toujours pas à la hauteur de ce qu'elle méritait.

- Amour, tu es sûre de toi ? Généralement, les demoiselles préfèrent les comédies romantiques quand elles sont avec leur copain afin de se blottir contre lui en soupirant. Même si je sais que tu aimes par dessus tout ne pas ressembler aux autres. Tu n'es pas  obligée d'être originale en permanence. Tu peux également céder à des envies plus fleur bleue comme diraient les moldus. Ne t’inquiète pas pour moi. Ce n'est pas forcément une torture même si la plus part des hommes déclareraient le contraire. Nous aussi, nous avons parfois des envies de romantisme. Mais c'est un secret que tu dois garder.

Je lui faisais un clin d’œil à ce moment pour appuyer mes dires. Je me rapprochais et chuchotais au creux de son oreille

- Après tout, cela dépend de la tournure que tu désires donner à notre fin de soirée quand nous retournerons dans ton appartement.

Oui le message était clair. Je comptais bien profiter d'être seul avec elle pour en profiter. J'avais envie qu'elle soupire à chacun des délices que j'allais encore lui faire découvrir lors de l'union de nos deux corps. Je voulais l'entendre haleter et crier mon prénom quand elle s'abandonnerait totalement entre mes bras et qu'elle serait submergée par les vagues de plaisir qui secouraient chaque parcelle de son être. Oui j'avais décidé de la posséder comme elle possédait elle-même au moindre de ses regards ou des sourires. Car chaque fois, elle déclenchait une passion en moi que je n'avais jamais éprouvé au par avant. Je voyais son trouble et cela m'enchantait. J'aimais avoir ce pouvoir sur elle, de la rendre toute chose, pliable à mes envies comme elle était capable de la faire avec moi. Ma déesse laissait quelques instants planer entre nous. Ses prunelles étaient envahis par une lueur que j'adorais, celle de l'envie. Toutefois, elle reprenait la main sur la situation et m'invitait à aller choisir la nourriture pendant qu'elle ferait la queue ici.

- Bonne idée. Néanmoins je répugne à te quitter. Je peux patienter.

Cependant elle réitérait sa demande sur un ton qui ne s'en laissait pas compter.

- Amour, si tu la joues comme cela, je ne crois pas que nous resterons ici parce que je te kidnapperait en moins de temps qu'il ne faut pour que tu réagisses.

Son regard se faisait défiant, l'air de dire essaie pour voir. Je cédais devant cela en levant les mains.

- Très bien, je t'attends dans le hall. Je ne serais pas autorisé à ressortir.

Je rentrais donc dans l'établissement et me dirigeais vers la boutique. J'attendais quelques minutes et se fut mon tour. Je commandais alors un énorme paquet de pop-corn moitié sucré moitié salé. Oui j'adorais ce genre de mélange détonnant. J’adorais aussi les chips au chocolat également même si cela dégoutait les membres de ma famille. Je prenais ensuite deux énormes boissons de soda. J'avais déjà bu de l'alcool, je ne préférais me limiter même si je n'avais bu qu'une pinte dans toute la journée. Je prenais évidement des chocolat et des bonbons. Parce que j'avais bien vue que ma brunette n'avait pas manger grand chose. Alors je comptais sur sa gourmandise pour compenser un peu. Je souriais au vendeur qui devait mon prendre pour un monstre quand je finissais ma commande. Puis je retournais vers le hall. Je voyais que mon ange était en train de m'attendre.

- Oui j'en ai pris pas mal. Mais il y en a aussi pour moi. J'ai pris ce que tu préférais parce que ne croit pas m'avoir duper, tu n'as quasiment rien manger. Et je sais très bien que c'est en partie de ma faute à cause de ce que j'ai dit et évoquait. Donc j'ai cédé pour le paiement mais je ne céderais pas sur le fait que tu prennes un peu de ces douceurs.

J 'étais sûr de moi sur ce coup et je souriais fièrement.

- Alors quel est le numéro de la salle ? Pas de regret pour le choix du film ?

Nous avancions donc pour nous rendre à la projection. Je ne pouvais pas prendre sa main car je portais tout dans mes bras.

- Par contre est-ce que tu seras d'accord pour qu'on soit au fond, avec ma taille, je n'aime pas déranger les autres spectateurs. Pour cela que je m'y colle et puis ça évite également les coups pieds dans le dos.

Nous étions devant la porte et Lo me l'avait tenue.

- Merci, choisi le coin.

Nous nous étions posés. Je déposais sa boisson ainsi que les douceurs. Mettant le pop-corn entre nous deux pour lui en proposer. J'en profitais pour me pencher et l'embrasser car la saveur de ses lèvres me manquait déjà. Comment allais-je faire l'année prochaine sans elle. C'était une douleur que j'avais du mal à supporter...



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Loredana Sparks
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Re: Angleterre, coin perdu loin de Londres...

Message par : Loredana Sparks, Ven 30 Mar - 20:32




Daemon ne semblait pas convaincu par le choix du film de la jeune femme. Il voulait s'assurer qu'elle ne fasse pas de mauvais choix pour se distinguer des autres filles, ou même pour l'impressionner, ce qui n'était pas du tout son cas. Elle voulait simplement voir quelque chose qui déclencherait des émotions qu'elle ne ressentait pas souvent. Et que lui procurerait un film romantique ? Pas grand chose à vrai dire, ce n'était pas ce qu'elle voulait voir aujourd'hui. Mais elle se doutait bien que Daemon voulait simplement qu'elle se cramponne à lui en regardant le film.

- Pas de film romantique, vraiment je ne veux pas regarder ça, je reste sur mon choix, on verra bien. Je n'ai pas d'envie fleurs bleus, mais je suis ravie d'apprendre que tu as un petit côté romantique, je ne risque pas de l'oublier, tu peux me croire !

Évidemment, ce n'était pas des mots doux qu'il lui avait dit à l'oreille, il faudrait qu'elle attende encore un peu avec de découvrir le côté romantique de son petit-ami. Malgré tout, elle sentait ses joues devenir rouge lorsqu'elle l'entendait parler comme ça. Il trouvait toujours le moyen de lui dire ce genre de chose lorsqu'il y avait du monde. Elle avait même l'impression parfois qu'il le faisait exprès, ce qui était peut-être le cas, d'ailleurs.

- Tu as besoin d'être influencer par un film pour décider de la tournure que prendrait notre fin de soirée ? Je pensais que tu serais quelqu'un de plus inspiré, je suis un peu déçue...

Elle sourit, puis Dey semblait réticent à l'idée d'aller chez les friandises tout seul, mais il finit par céder, sachant très bien qu'elle était également têtue et qu'elle ne lâcherait pas l'affaire. Il fallait bien qu'elle gagne de temps en temps non ? Il était parti et Loredana commençait un peu à stresser. Même si elle s'était entraînée à deux reprises aujourd'hui, il lui faudrait un peu plus de temps avant que cette angoisse ne disparaisse. Elle voulait montrer à Daemon qu'elle pouvait y arriver sans son aide, qu'il ne s'inquiète pas à l'idée de la laisser seule dans un quartier moldu, notamment l'an prochain quand il sera encore à Poudlard tandis qu'elle serait lâchée dans la nature.
C'était son tour de passer à la caisse, elle demanda deux tickets pour elle et Dey et paya sans trop de difficulté. Elle remercia le vendeur et rejoignit son compagnon qui l'attendait, les bras chargeait de friandises. Elle le regardait d'un air presque désespérer. Jamais il ne pourrait voir petit. Il avait beau manger comme quatre, il avait toujours faim. Elle se demandait comment il faisait pour garder la ligne, il faisait parti de ces chanceux qui ne prenaient jamais un gramme.
Il avait remarqué son regard et s'empressa de se défendre et surtout il avait bien remarqué qu'elle n'avait pas eu un grand appétit dans le restaurant et il comptait bien qu'elle se rattrape maintenant.
La gourmandise parlerait pour elle, elle avait du mal à résister à quelques douceurs. C'était pour cette raison qu'il ne fallait jamais la lâcher dans la boutique HoneyDukes, à Pré-au-Lard, elle avait toujours envie d'acheter tout ce qui s'y trouvait. Rien que l'odeur lui donnait l'eau à la bouche.

- Ok, promis, j'en mangerai, merci pour cette délicate intention. Mais tu sais, je ne me laisserais jamais mourir de faim alors ne t'inquiète pas pour moi. Nous allons à la salle n°7 et non, aucun regret pour le film, je t'assure. J'adoooore flipper !!

Nouveau sourire séducteur, puis elle l'entraîna vers la salle, lui tint la port et choisit une place au fond comme il le lui avait demander. Toutes les personnes s'étaient installées au milieu ou à l'avant. Ils étaient peu à s'installer au fond. Elle se débarrassa de ses affaires et les installa sur le siège vide d'à côté. Daemon ne mit pas longtemps avant de s'emparer de ses lèvres. Elle se laissa faire, mais préférait couper court avant que celui-ci ne perde tout contrôle. On ne sait jamais.
Les lumières s'éteignirent et l'écran s'alluma. Elle n'avait jamais vu une chose pareil et c'était assez impressionnant à vrai dire. C'était immense de voir tout cela sur un écran géant. Elle mangea quelques pop corn, pas besoin d'avoir faim pour cela, c'était uniquement de la gourmandise. Elle ne voulait pas se retenir de manger si elle en avait envie.

- J'espère que tu n'es pas le genre à avoir peur des monstres et des fantômes qui font peur dans les films, je pense que celui-ci peut être assez effrayant d'après l'affiche, lui avait-elle délicatement chuchoté à l'oreille.

Puis elle s'installa confortablement, posa sa tête sur son épaule afin de profiter pleinement de cette fin de soirée ne compagnie de l'être qui lui était le plus cher. La musique du film était forte et intense, l'on pouvait entendre certaines personnes réagir à certaines scènes. Elle en voyait même se cacher les yeux, ces personnes-là avait simplement payé leur place pour rien du tout. Malgré toute sa bonne volonté, la Gryffondor ne pouvait s'empêcher de sursauter à certains moments, son cœur battant parfois à un rythme effréné lorsque les scènes étaient trop intenses. Il n'y avait pas à dire, un grand écran était vraiment différent des petits. À côté de ça, les films avec ses amis moldus n'étaient rien.

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Daemon Stebbins
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Re: Angleterre, coin perdu loin de Londres...

Message par : Daemon Stebbins, Ven 30 Mar - 23:21






Soirée à la moldue...

Loredana Sparks
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“Une journée est une semence d’éternité,
et nous sommes ses jardiniers. ” ♫♫♫
Les lumières s'éteignaient. L'écran prenait vie et le film commençait. Je voyais les yeux de Loredana qui s'agrandissaient. J'étais certain qu'elle allait réagir d'une toute autre manière durant le film d'horreur. Elle ferait peut-être un peu moins la maligne. En tout cas, ma déesse avait déjà piqué dans le paquet de pop-corn et cela me faisait grandement plaisir. Parce que même si c'était des friandises, c'était mieux que rien.

- Moi, je ne crains aucun de ces films. Parce que la vraie vie fait beaucoup plus peur que cela. Et de toute façon la seule chose qui m'effraie, c'est qu'un jour tu te lasses de moi.

Les derniers mots, je les avais prononcés le plus bas possible parce que je ne volais pas l'inquiéter et encore moi la distraire. Je désirais qu'elle profite de tout et surtout de ces moments car dans cinq mois, il n'y aurait plus que les week-ends et les vacances. Lo était hypnotisé par l'écran. Elle sautait à de moments. Heureusement qu'elle avait dit qu'elle ne craignait pas les films d'horreur. Ma brunette posait ensuite sa tête contre mon épaule et je déposais un baiser sur ses cheveux dans un geste affectueux. Contrairement à ce qu'elle devait penser. Je savais parfaitement me tenir. J'avais de l'éducation et je n'étais pas aussi démonstratif en publique qu'en privé. Je n'étais impudique que dans le privé surtout lorsque j'étais avec la femme qui partageait le plus souvent mes nuits.

Le film se déroulait. Pour ma part, je n'étais pas emballé même en voyant les réactions de ma petite amie jusqu'au bout cela en valait la peine. Le générique s'était mis à défiler. Certaines personnes sortaient déjà malgré la noirceur encore de la salle et les noms qui s'affichaient.

- Attendons un peu que la plus grosse partie soit sortie. Ainsi on pourra ramasser nos affaires plus faciles quand la lumière sera de retour. Est-ce que cela t'a plu ?

Loredana me répondait oui sans hésiter. Je voyais son regard pétillait.

- N'empêche on ira voir autre chose la prochaine fois. Pare que je suis certain que tu seras tout autant ébloui encore. L'impression de merveilleux passera un peu avec le temps.Mais ce sera toujours agréable.

Je me levais et ramassais mes emballages afin de laisser l'endroit propre.

- Allons-y.

Je me débarrassais de ce qui m'encombrait les mains. Puis je passais un bras autour des épaules de ma déesse tandis que elle me tenait la taille. J'embrassais sa tempe et c'était d'un pas déterminé que nous rentrions à son appart. Il n'a fallu que quelques minutes pour rejoindre le lieu. J'encerclais sa taille tandis qu'elle ouvrait la porte avec les clés. Je posais ma tête sur son épaule et je déposais mes lèvres sur la peau de son coup et respirais le parfum de sa peau.

- Si délicieuse

La faim se faisait présente à cette seconde. Nous entrions à l'intérieur et je n'avais pu attendre. Je pressais mes lèvres contre les siennes, poussant ma langue à chercher la sienne. J'avais besoin de sentir le velours de son être en communion avec le mien. Les gestes se faisaient plus présents et les vêtements tombaient...

Mais la suite de cette scène restera un secret aux yeux indiscrets qui pourraient tomber sur ces lignes...


(Fin du rp ---> Merci Amour)
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Kohane W. Underlinden
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Re: Angleterre, coin perdu loin de Londres...

Message par : Kohane W. Underlinden, Sam 14 Avr - 17:10




Pv 40

C'est un bus qui avance sur une route bordée de végétation.
C'est aussi une envie de fuir l'urbanité trop pesante. Prendre ses cliques et ses claques, laisser derrière soi les 3B. Pas à jamais, bien sûr, j'y tiens, à ce bar. Depuis le temps que j'y suis. Mais là, pas envie de m'y attarder. Plutôt préférer la course en déambulation. Se laisser porter. Comme sur une vague. La vie avance. On n'a pas trop le choix ; il paraît qu'il faut mettre un pas devant l'autre.
Einstein disait que c'est comme une bicyclette : il faut avancer pour ne pas perdre l'équilibre.
Je suppose que j'avance. Un peu.
A bord d'un bus, pris au hasard. Après être passée de Pré-au-lard à Londres la bien connue. Passer de ville en ville pour fuir l'urbain ensuite, coincée entre des Moldus somnolents. Je ne sais pas bien où va cette ligne. Elle a l'air d'aller se perdre quelque part, dans la campagne britannique. En tout cas, ça n'attire pas les foules.
J'aime cette ambiance de silence.
Les instants de calme où on peut se croire seule au monde. Et flotter en solitaire sur la vague. Réfléchir en paix. Se retrouver. Au grès des remous de la route. Ligne droite puis virages, passer à toute vitesse le long de chemins boisés. A mesure que la lumière du jour décline, le paysage s'estompe ; nos propres reflets le remplacent contre la vitre du bus.
Je regarde sans trop voir.
Et je pense sans trop penser.

Le sentiment contradictoire de vouloir trouver quelque chose à faire et, en même temps, de vouloir juste tout laisser tomber pour se laisser porter.
A force, le blabla ininterrompu des clients des 3B m'épuise.
Et puis les foules qui se pressent sur les trottoirs aussi.
Et les gens qui passent de magasin en magasin en cet incessant mouvement qui file un mal de crâne pas possible. C'est un peu triste, comme vie, je trouve. Est-ce que ces gens trouvent vraiment ça exaltant, marcher sur un trottoir moche, entrer dans mille magasins froids pour participer à la société de consommation dans laquelle on vit ? Je connais des activités bien plus entraînantes. Comme suivre discrètement un assassin de pancakes pour voir où il va.



Cette pensée me fait me redresser.
Je décolle ma tête précédemment appuyée contre la vitre.
Arty !
Voilà, c'est lui que j'aurais dû chercher à voir pour égayer un peu cette morne soirée. Parce qu'il a toujours un tas d'histoires intéressantes.
Enfin.
Ca ne m'avance à rien de me dire il aurait fallu que parce que le présent de cet instant t me dit que ce n'est pas ça qu'il s'est passé. Je vais composer avec.
Prise de l'envie de me lever, respirer l'air frais, bouger, je descends à l'arrêt suivant. Aucune idée d'où je peux bien être. En tout cas, ce qui est sûr c'est que, moi qui voulais fuir l'urbanité, bah je suis servie. Parce que là où le bus s'arrête, y'a un p'tit panneau qui annonce que c'est bel et bien un arrêt. Y'a des arbres. Y'a de l'herbe un peu moche en bord de route. Puis à part ça, pas grand-chose, disons-le clairement.

Le véhicule referme ses portes derrière moi et repart dans la nuit. Rien à voir avec le Magicobus. L'est beaucoup plus tranquille, celui-là. En même temps, c'est Moldu.
Je regarde à gauche, à droite. Pas vraiment de panneau d'indication. Ou c'est juste moi qui ne sais pas regarder où il faut regarder.
Haussement d'épaules indifférent.
C'est pas grave.
Au début, je marche sur le bord de la route, mains dans les poches de mon sweat. Le genre de pull large, sombre et plutôt chaud que j'aime bien pour me fondre dans la nuit. Au bout d'une éternité, je croise les phares d'une voiture qui m'aveuglent, le temps d'une seconde. Et j'me dis que ça fait du bruit, que c'est pas très agréable. Puis que voir une route goudronné tout le long, c'est pas très beau.
Alors je m'éloigne.
Un pas de côté. Puis deux. Puis trois.
Je fais toujours des pas de côté.
J'aime bien. Ne jamais être prise dans le carré ou le cercle délimité. Et faire un pied de nez à ceux qui veulent absolument me caser là parce que, selon eux, ce serait là ma place. Sauf qu'on n'a pas le même avis sur la question et que je leur dis f*ck, laissez-moi en paix. Et je m'en vais. Toujours un pas sur le côté.

Tourner le dos à la route.
Aller là où y'a même pas de chemin dessiné. Mais je le dessinerai moi-même. Traverser l'étendue d'herbe, aller vers les arbres qui bordent le tout, chercher à voir ce qu'il y a au-delà.
A votre avis, y'a quoi ?
Je vais peut-être finir par mettre les pieds sans même m'en rendre compte dans une propriété privée et on me chassera en criant.

Les quelques lueurs de réverbères ayant poussé le long de la route s'amoindrissent à mesure que j'avance.
Cela ne me gêne pas. Parce qu'il fait une nuit clair. En plus, en levant le nez, il est possible de voir, entre quelques nuages légers, les étoiles. Qui veillent, guident, protègent. Comme les meilleures alliées du monde.

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Re: Angleterre, coin perdu loin de Londres...

Message par : Invité, Mar 8 Mai - 18:10


Mood


La langueur de la chaleur d’après-midi est presque obscène dans son accomplissement. Çà et là, le ciel se pare de ses atours nocturnes : des teintes en tâches de sang jusqu’à l’opacité d’encre d’une douce nuit étoilée.
Sur un petit chemin de campagne, les pas guident selon le Fatum, selon, l’inspiration, peut-être. L’on ne se sent pas très poétique ce soir. Davantage pragmatique. Les tambours de guerre grondent déjà sous les fenêtres. La populace ; invisible et silencieuse préfère ne pas y prêter attention.
De bêtes ignorants.
Pensent-ils qu’en ne voyant, qu’en n’entendant, qu’en ne prêtant attention ils seront épargnés ? Non. Cette évolution. Révolution, même. Renversement complet et total de la Machine… Les aiguilles ont fait leur tour, temps d’un changement dans l’Histoire. Perpétuel recommencement. Eh bien l’on y aide, à purger le Mal, brûler les racines pour y construire des foyers de cendres et d’espoir. Les ignorants totalitaires supposément lumineux ne sont pas les seuls à détenir le monopole des illuminations, des fulgurances idéologiques. Leur Doxa est paradoxale. Un peu d’exégèse dans leur café serré du matin ne leur ferait pas de mal. A moins qu’ils ne soient des amateurs de thé sucré, étant donné le diabète de leur pensée.

Les mains se crispent dans le vêtement tandis que la figure d’ombres poursuit le chemin des Justes. Il y a à faire, il y a à dire, mais pour l’instant, ne pas savoir. Etre dépassé.e, perdu.e ? Non. Peut-être.
Qu’importe.

Sur le chemin, au loin : « - Miss Werner. Entre la Sécurité et la Liberté, où préférez-vous entendre chanter les rossignols ? », dans la voix atone, sans âge, sans sexe, sans race ni nature, un simple sourire qui fleurit à la vue de cette âme perdue sur le même chemin. Une âme entraperçue façon feu follet. Solitaire, en cette nuit.
A voir vers quoi se dirige l’hostilité d’une jeunesse aux aspirations taries.
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Kohane W. Underlinden
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Re: Angleterre, coin perdu loin de Londres...

Message par : Kohane W. Underlinden, Jeu 10 Mai - 18:20



   
   

Il y a parfois des gens qui rient, qui chantent, qui dansent, qui ont l'air bien plus heureux que nous ne le sommes mais je ne sais jamais si ces gens sont réellement heureux. Car pour l'être et pour offrir au monde un vrai rire il faut connaître sa finitude, il faut savoir qu'il n'est qu'éphémère et qu'un simple vent pourrait le balayer. Alors seulement, le rire se trouve projeté avec un intensité de Vie que peu possèdent. Apprendre à Etre et à Vivre, c'est long. Certaines personnes essaient. D'autres, coincées dans leur bulle dont elles n'ont même pas conscience, se contente de se laisser aller. Sans jamais réaliser à côté que quoi elles passent.
Je ne sais pas bien pour quoi j'avance. Ni même si, au bout de cette route qui n'existe pas aux yeux des autres, il y a réellement un but. Puis, je m'en fiche. Ce qui m'importe, ce soir, ce sont les pas qui mènent. Non vers quoi ils mènent.

Apprécier le vent de solitude et le silence de la nuit. D'un lieu loin de tout. Jusqu'au son qui apostrophe et hèle. Tourner doucement la tête en direction de l'ombre sans, pour autant, vouloir s'arrêter. Seulement ralentir le pas. Un rythme moins soutenu. Qui continue sur sa route infinie. Laisser à l'autre l'opportunité de rattraper le pas, s'il le désire mais ne pas faire du surplace à attendre. Le mouvement. Toujours, le mouvement. C'est comme ça qu'on avance dans vaste labyrinthe qu'est la vie. S'arrêter, c'est ne jamais pouvoir sortir. C'est finir par mourir. Alors qu'encore un peu, je veux vivre. Je sais que je n'en ai pas encore fini avec le monde. Obstination, meilleure amie.
Ne plus regarder la route invisible devant soi mais garder le regard posé sur la silhouette surgie d'on ne sait où. Les sens ne l'ont pas perçue. Et la nature n'a nullement averti de la présence.
L'esprit derrière ses murailles blindées et ses coffres à souvenirs protégés cherche un instant la familiarité du noir et du masque ou peut-être de la voix atone ou de la démarche. Avant de se rappeler, un peu. Vaguement. Je retiens rarement les êtres physiques. Je retiens davantage des âmes, des façons d'être, des pensées et des mots. Comme Seth, dont je ne saurais peindre le visage mais dont les mots et la mélancolie douloureuse sont restés gravés en moi.
Se rappeler et esquisser une moue désapprobatrice. Parce que la seule chose qui reste gravée en gros de cette ombre, c'est le regard porté sur mon frère et moi. Rien que pour ça, je pourrais continuer ma route sans répondre. Les amertumes du passé.
Cependant, ce n'est pas ce que je fais. J'ignore pourquoi. Je garde un rythme de marche plus lent avant de lâcher :

-La Liberté, c'est aussi celle d'écouter le chant des rossignols et se rappeler qu'il y a encore quelques petites choses à sauver dans ce monde.

Air un peu las.
Et le visage se détourne de la silhouette pour fixer l'horizon obscur. Si obscur qu'il est impossible de le distinguer vraiment. Pourtant, on sait qu'il est là. C'est un point intangible. De ces repères qui ne peuvent s'envoler.

-Mais au vu de l'heure, c'est davantage leur chant à elles, qu'il faut écouter, j'ajoute, sans regarder l'autre, l'index pointé vers le ciel.

Les étoiles qui brillent et sourient.
Alors que les oiseaux ont retrouvé leur place au chaud dans leur nid, prêts pour une bonne nuit de sommeil.
Ces étoiles qui parlent à qui sait écouter. Et chuchotent des histoires d'autrefois.

-Elles ont un pouvoir. Celui de remettre les choses à leur place. Et nous rappeler qu'on n'est rien. Rien de plus que des grains de poussière dans un univers dont on n'a même pas idée.

Cette idée m'effraie parfois. D'autres fois, elle me fait sourire. Peut-être que ce soir, elle me fait sourire ? Je ne sais pas trop.

-Mais, j'ajoute d'un ton pressé, comme pour reprendre l'autre avant qu'il ne m'interrompe, elles dévoilent aussi notre pouvoir à nous. Celui d'avoir conscience de cette finitude minuscule et, pourtant, de continuer d'avancer et de se battre.

Soupir.
C'est un chemin qu'on ne saurait détruire. Et une mise en marche qu'on ne saurait arrêter.
Après quelques pas, mon attention quitte les sœurs étoiles pour venir se reporter à nouveau sur la présence intruse.

-Soit on est ridiculement pathétiques. Soit on est grandement admirables dans notre folie. Qu'en penses-tu ?

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Re: Angleterre, coin perdu loin de Londres...

Message par : Invité, Dim 27 Mai - 21:47



Le rythme ralenti petit à petit. Des pas, de la marche, du mouvement. Pas cardiaque. Ce rythme-là est stable, sur une ligne droite, ordonnée, suivant les pas, peut-être, suivant le souffle. L’un après l’autre, ne pas chercher ni à accélérer, ni à ralentir. Laisser à l’autre, le temps de s’habituer à sa présence, de cette Ombre nouvelle qui vient camoufler la sienne, la remplacer l’espace de quelques instants. Qui vient se faire présence à ses côtés, pour une durée indéterminée. Tout dans le présent, tout dans l’anonymat : entre les drapés de noir, la lumière de la dame de moire et les intonations sans âge, sans sexe, sans histoire et sans avenir. Simplement un instant dérobé.

Sous le masque funéraire fait d’argile, le sourire se fait petit à petit discret. Reconnaître la rhétorique particulière de la demoiselle, simplement pour l’avoir déjà côtoyé. Se permettre un sourire, sous le masque, car c’est presque un réflexe, c’est presque tendre. Pourtant, paradoxe du masque : être autre dans l’anonymat. Avoir un visage plus singulier, plus important à porter, à montrer. De même qu’elle, qui se doit d’avoir conscience de sa place au sein de l’Ordre. Rencontre anodine, impromptue, mais qui ne saurait être infructueuse. Il y a des acquis à vérifier, un chemin à parcourir et une confiance à établir… Ou imposer.

« - Vous n’avez pas répondue à ma question, Miss Werner. »

Le ton est calme, en constat. La question du lieu n’a pas été évoquée : grande importance, pourtant, pour cet Ordre qui combat les frontières. A la place, elle se perd, s’envole, rejoint les étoiles. Ne pas douter un instant qu’elle les touche du doigt, qu’elle pourrait s’envoler, porter par leur chant. Les reconnaître pour les avoir connu, encore maintenant. Mais pas en cet instant précis. Etre un Masque, celui du Pédagogue. La mission est limpide, et la patience ne s’est pas encore essoufflée.

« - Enfant, il faut être plus clair dans ce que vous énoncez. Vient le reproche, léger. Etre fluide, compréhensible. Si vous ne donnez pas cette impression, comment pourriez-vous avoir les idées claires ? Et il est important, que vous les ayez, pour la Cause qui est également la vôtre. N’oubliez pas votre place dans l’Ordre Noir. Vous êtres plus qu’un simple partisan, alors vos responsabilités sont plus importantes. Prenez garde, désormais, à ce qu’on vous dit et à la façon de le dire. »

Ne pas aimer, jouer ce rôle, avec cette personne. S’enfoncer dans une dureté, une sévérité qui sied au masque, mais non à la pulpe qui l’abrite. Se sentir faux, en sa présence, mais demeurer intransigeant. Le temps presse, la guerre est à leur porte. Pourquoi personne ne s’en rend-t-il compte ?
Ne pas aimer, devoir balayer les envolées, les tours et détours, le chant des étoiles. Mais il ne peut y avoir de distractions, qui seraient trop pénibles pour la Cause. Il ne faut pas se distraire, mais s’astreindre : accepter de voir la réalité en face et travailler à la rendre meilleure.

Un soupire, plus subtile, alors qu’il n’y a pas eu d’interruption dans la marche, alors que ce regard sous l’argile est droit vers celui de l’Enfant.

« - Vous qui avez conscience de votre finitude, de votre essence d’être humain : devenez ce que vous êtes. Poursuivez le travail que vous avez commencé pour la Cause. Confirmez-vous en tant qu’actant de la Liberté. Vous ne pouvez vous permettre des distractions dont les conséquences impacteront, non seulement votre personne, mais surtout vos camarades, vos alliés. Le comprenez-vous ? »

Ne pas avoir la volonté d’y mettre les formes. Tout comme pour Azaël, cet être compte et doit en avoir conscience. Il doit se responsabiliser, plus particulièrement. Et pour que cette prise de conscience se fasse, accepter d’endosser le rôle du procureur.
Car c’est cela également, être un Juste.
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Re: Angleterre, coin perdu loin de Londres...

Message par : Kohane W. Underlinden, Dim 10 Juin - 20:25



   
   

Cri lointain du chien de ferme qui vient clôturer la journée. Tirer le rideau sur cet acte de vie et encore un jour d'écoulé. Je ne sais pas très bien si ce cri est réel ou seulement alimenté par l'imaginaire d'une citadine qui se retrouve au milieu de la campagne anglaise et l'imagine avec ses vieilles fermes de pierres et ses chiens de gardes. Ce dont je suis certaine, en revanche, c'est du bruissement étouffé des pas sur l'herbe. Chuintement pour rappel du corps physique. Qui dément l'hypothèse de n'être que fantôme sur cette terre. Ou de, tout simplement, ne pas exister. Son familier de la marche qui trouve son écho pas loin. Et officialise la présence.
Les sens aux aguets et chercher à voir à l'aveugle. Car refuser de tourner la tête pour regarder. Plutôt fixer l'horizon sombre. D'un noir nuit tout en douceur. Mais l'ouïe est attentive au froissement d'air qui serait anodin. A la note dissonante dans cette mélodie du silence. Attentive à la sensation du mouvement brusque ou du revirement de situation. Comme la proie cherche à analyser, le plus calmement possible, la situation.
Sauf que je ne me sens pas proie. Ni chasseresse. Je m'assure seulement que l'autre ne sorte pas les griffes. Sécurité personnelle. Je suis de ces souris qui aiment danser avec les chats. Mais ça dépend des chats. Souvent, je les regarde de loin sans rien dire. Parfois je joue avec eux. Me joue d'eux. Comme ils se jouent de moi. Mais il faut qu'ils soient spéciaux à mes yeux pour cela.
Nous n'en sommes pas là à l'heure actuelle. Ni jeu ni regard. Uniquement l'assurance de garder pour soi croc et griffes.

Au lieu de cela ce sont les mots qui partent à l'assaut dans le noir. Eux qu'on ne peut éviter comme on saurait déjouer une attaque de griffes. Néanmoins, sans ralentir le pas, je continue d'avance tranquillement, dans une indifférence feinte. Pourtant, j'écoute. Un peu. Et sur le coup, j'ai envie de lui dire que je l'em*erde. Voilà. Que l'Ombre se garde ses bons conseils, j'crois pas lui avoir demandé quoi que ce soit encore moins demandé son avis. De toutes façons, depuis son jugement acerbe sur mon frère et moi, son avis, je préférerais que l'autre le mettre en sourdine. Oui, j'suis rancunière, peut-être, un peu, et alors ?
Malgré tout, je ravale mes propos, les mâche un peu -pour la forme- et continue d'avancer comme si de rien n'était. Je crois qu'il est inutile de vouloir arrêter les gens quand ils parlent. Quand ils veulent parler. Parce que tout le monde veut parler, d'une façon ou d'une autre. Et lorsque l'envie se fait si forte, trop forte, s'y opposer est inutile. Parfois, même, l'assemblage de mots hétéroclites peut devenir intéressant. Alors je laisse couler. A la recherche de cette éclat intéressant.
Je ne m'autorise pas un coup d'oeil par-dessus l'épaule lorsque l'autre achève. Mais parler d'une vois assez forte pour que les mots soient entendus, même sans me tourner vers lui.



-La ferme avec tes « enfant ».

Ton sec et agacé.
Le pas n'accélère pourtant pas.
S'obliger à tenir exactement la même cadence.
En comptant, dans un coin de la tête.
Un – deux – trois...

-Je déteste les chats condescendants.

Souris peut jouer. S'amuser. Ecouter.
Mais uniquement sur pied d'égalité.
Les gens qui se prennent trop au sérieux et regardent le reste du haut de leur piédestal tout construit de toc
elle les vomit.
Sans doute est-ce pour ça qu'elle a toujours eu des soucis avec l'autorité ? Avec les airs supérieux du vieux Kholov qui se prenait pour un Dieu dans Poudlard, lui et sa petite élite. Il a bien fait de crever, tiens.

Mécaniquement, mes mains se crispent. Tension dans les doigts. Et Souris continue de trottiner.
Chat Souris
Chat
Enfin, je ne suis plus très sûre que l'autre soit Chat, finalement. En tout cas, il n'a rien à voir avec le Chat croisé sur l'Allée des Embrumes.
Un silence en suspend. Plisser les yeux dans la nuit comme pour chercher à distinguer le paysage plus en avant. Et, finalement, adresser un regard. Pour l'autre. Un regard qui cherche à jauger, juger. Trouver le détail qui fera encore plus détester. Ou, au contraire, l'élément qui dira que peut-être, on peut apprécier. La présence de l'autre.
Incertitude des éléments récoltés. Parce qu'il n'y a pas grand-chose. Sinon quelques souvenirs qui font grincer des dents. Et la phrase enfouie qui sort toute seule, en écho aux propos prononcés par l'Ombre précédemment :

-Puis, avant de devenir ce qu'on est, faut savoir qui on est. Et ça, j'ai jamais su.

Le tout balancé d'un ton plat, comme ça avait trop peu d'importance. Sorte de parenthèse lancée quelque part. Pourtant. C'est vrai. J'ai jamais su répondre à cette question. Qui je suis. Pour moi. Au fond de moi. J'ai toujours existé qu'à travers le regard des gens. De mes parents, en tout premier. Ces êtres qui m'ont étouffée de trop d'amour pendant des années. Ces êtres qui ont su me faire exister à travers leurs yeux de parents aimants mais ont été incapables de me donner de quoi me forger moi-même.
Et aujourd'hui encore, ça continue. Je me présente aux autres tels qu'ils s'attendent à me voir et m'enferme dans ces rôles que, consciemment ou inconsciemment, ils m'attribuent. La folle, la perché, la perdue, l'em*erdante...
Je sais bien qu'on est un peu de ce que les autres nous donnent. Un peu de ce qu'on y insuffle aussi nous-même. Je crois qu'il me manque la dernière partie.

-Pour une p*tain de fois dans ma vie, j'aurais aimé exister et être par et pour ce que je suis vraiment, qu'importe le regard des autres, j'ajoute dans un souffle, les yeux de nouveau reportés sur l'horizon obscur. Je crois
qu'on ne sait pas
tenir une place
si on ne sait pas
qui on est.

...

-Non ?

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Re: Angleterre, coin perdu loin de Londres...

Message par : Invité, Mer 20 Juin - 12:40



Le Verbe fut lâché, brut à la façon d’un diamant. Insérer ce dernier dans les canaux auditif de l’Enfant, afin de peut-être, créer un écho chez elle. La situation est pressante, il est impératif que les alliées comprennent leur rôle, leur tâche. Il n’y a plus de place pour l’hésitation, surtout après s’être autant enfoncé dans les Ténèbres. Oh, elles sont capricieuses, exigeantes et sans merci. S’être peu à peu modeler à leur image. Question de mimétisme animal, davantage que social. Il y a des perceptions que seul un Juste peut avoir. Et pour être Juste, il faut savoir sacrifier une part de soi. Celle qui ne permet pas de se dévouer entièrement à la Cause.

Aux premiers mots de réponse, la mâchoire se crispe, les lèvres sous le Masque se pincent dans un pli amer. Se connaître : être une des Ombres les plus patientes, les plus à l’écoute. A l’image d’un 39. Sans pour autant s’épancher dans l’empathie des individus. Car il faut savoir être pédagogique. Avoir fait le pari de la rhétorique comme force, de la parole comme arme et bouclier. Ce qui s’avère être concluant. Alors il ne peut y avoir de place aux débordements de violence, bien que l’Enfant en face, si elle eut fait face à une Ombre autre, aurait probablement finie avec le crâne éclaté sous une pelle.
Les Ténèbres sont capricieuses, et le chien hurle à la lune.

Ce n’est pas tant de la frustration. Peut-être. Toujours une histoire de frustration. Comme le Magister, face à l’insolence d’un élève. Etre encore jeune, dans le métier des Ombres. Avoir en soi des passions violentes d’idéal, et avoir depuis longtemps décidé de ne pas s’encombrer d’accommodements à l’égard des individus.
N’a-t-on pas été assez clair ?
A quel moment l’échec a-t-il eu lieu en la personne de Kohane ?
Ils sont en guerre, n’importe qui peut s’en rendre compte.
Et pas elle ?
Elle est censée être Lieutenant.
Eh, même Azaël avait compris qu’il avait un rôle déterminant à jouer dans cette guerre. Il n’en était pas encore au stade de la maturité, mais en lui commençait à germer les graines du progrès.

L’écoute ne se fait déjà plus.
Ombre piquée au vif ? Peut-être.
Au-delà du jeu des masques : avoir un devoir, un rôle envers l’Ordre et la Cause à remplir. Elle de même. Il est à comprendre, à intégrer qu’il faut que chacun en ait conscience, afin de pouvoir s’affranchir au mieux.

Un souffle, expiré, inspiré, avant de s’arrêter. Fixer l’Enfant d’un regard froid, sec, impersonnel. A l’image de son ton. Au-delà de la réprimande, ce sont des gouttes de danger qui se déversent.

« - Vous n’avez strictement aucune conscience de votre situation, miss Werner, avec votre attitude d’enfant gâté. C’est ce que vous êtes, c’est ainsi que vous serez désigné. Vous êtes incapable de faire la différence entre la condescendance et un rappel à vos devoirs. Pensez-vous vraiment que le chemin que vous avez emprunté est celui d’un champ de pâquerette où, qu’importe vos actes, vos paroles, vous n’aurez à subir aucunes conséquences ? Un rire, sardonique, sans joie, avant de reprendre, le ton plus incisif encore. J’ai rencontré, de nouveau, votre camarade, suite à votre prestation au manoir des partisans. Il a fait preuve de bonne volonté. Du moins, il a la volonté de s’améliorer, de cesser de stagner et d’entrer dans l’action. Il progresse. Il a beaucoup de potentiel et ses progrès sont une fierté : l’Ordre ne s’est pas mépris en lui faisant confiance. Poser son regard sur l’Enfant. Je me suis alors demandé, pourquoi cela avait-il été éclipsé, lors de cette rencontre si particulière ? Notre élite. Insister sur le mot. Je me demande, si ce n’est pas vous, qui le tirez vers le bas. Si par votre présence, vous empêchez son potentiel de se réaliser, car vous êtes encore bien trop immature pour n’avoir d’autres considération que votre petite personne, vos petits états d’âme et vos petits bagouts existentialistes. Sachez que votre insolence n’est pas tolérée : il me semble avoir été limpide, sur l’importance de la discipline au sein de notre groupe. Que ferez-vous sur un champ de bataille, en situation de crise ? Vous commencerez à taper du pied parce que vous ne supportez pas que l’on vous donne un ordre ? Vous allez mourir et causer la perte de vos camarades, ce qui est bien plus grave. Vous ne vous battez pas seule, mais vous n’avez aucun intérêt autre que votre petite personne. Vous ne saurez jamais véritablement, qui vous êtes. Il y a des choses qui demeurent dans l’inconscient. Mais si cela peut vous aider, voici ma conclusion sur votre comportement : vous n’êtes pas digne, d’être une des représentations de la Cause. »

S’être emporté, dans le discours, peut-être.
Hors de question de faire machine arrière. Le corps est tendu, contenu dans une colère froide. Contre cette incapacité à se prendre en compte les éléments plus important que sa simple singularité. Contre soi et son jugement, peut-être, pour avoir trop cru en l’Enfant. L’avoir estimé capable d’aider la Cause, de participer à l’Evolution, d’en être une des pièces maîtresses, peut-être.
Etre renvoyé à la réalité, au factuel.
Il n’y a que des incompétents, dans cette nature humaine si pourrie et égoïste. N’y-a-t-il personne de suffisamment éveillé, qui saurait dépasser son égoïsme afin de se battre non pas pour soi, mais pour la collectivité ?

Cet individu, ce n’était pas Kohane.
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Kohane W. Underlinden
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Re: Angleterre, coin perdu loin de Londres...

Message par : Kohane W. Underlinden, Sam 14 Juil - 13:01



   
 Ce post a été écrit à l'envers. D'abord la fin puis le début. Okay, c'est pas intéressant. Mais j'avais envie de le dire, alors je le dis :mm:

 

Agacement partagé, tension dans l’air. Je n’étais pas venue pour ça. J’étais venue pour pas grand chose, à dire vrai. Juste marcher, me perdre, j’aime me perdre, réfléchir, me perdre encore.
J’étais venue pour tout. Sauf pour ça.
Soupir contenu d’un côté comme de l’autre.
Arrêter un instant la marche pour se retourner vivement aux premiers mots ; l’heure n’est plus au dialogue ambulant. Préférer faire face, complètement, statique. Air pincé. Ne pas aimer le jugement des autres, n’avoir jamais aimé le regard des autres, à fortiori lorsque les autres ne nous connaissent pas ou si peu. Je pourrais faire de l’ironie mordante, traitant le vis-à-vis de jaloux de ne pas avoir été gâté par son histoire, par la vie, par sa famille ou je-ne-sais-quoi. Mais en vérité, je n’en sais rien. Ce que je sais, c’est que, oui, j’ai été aimée, oui, j’ai été élevée en fille unique, choyée par des parents au cœur trop grand, trop gros, trop généreux, qu’il m’ont donné tout l’amour que des parents pouvaient donner à leur enfant et que je n’ai jamais su le leur rendre ; j’ai voulu m’extirper de leurs griffes sans jamais avoir regardé en face tout ce qu’ils avaient fait pour moi. Et quand j’ai voulu me retourner, c’était trop tard, leur belle image s’était déjà fissurée. Est-ce ça, qu’on appelle gâtée ? Si c’est le cas, alors soit. Qu’est-ce que j’y peux ?
De toutes façons, la vie s’est bien chargée de tout me reprendre pas après pas. Quelques blessures et y jeter un peu de gros sel pour bien les faire passer.
Et là encore, qu’est-ce que j’y peux ?
Les seules choses que j’ai pu faire, ont été de me relever, panser les plaies, avancer.
Mais on ne change pas le passé, on ne change pas les coups reçus ou l’éducation dans laquelle on a été bercé.e. Alors, peut-être que j’ai été élevée en enfant gâtée -sans doute- j’étais le plus précieux trésor de mes parents, encore plus après avoir perdu un fils. Et, d’un côté, je ne peux pas leur en vouloir.
Tels sont les faits. Et je n’ai rien à y répondre.
L’autre en vient à parler de mon frère étoilé. Et un léger rire ironique s’échappe de mes lèvres alors que mon visage se crispe légèrement.

-Si t’en viens à penser ça, c’est que tu n’as pas bien saisi qui était mon frère. Il n’est pas assez faible ou influençable pour que j’exerce un quelconque poids sur lui. Il est qui il est, je suis qui je suis. Lorsque nous sommes ensemble, nous sommes un tout, et séparés, nous sommes des particules distinctes. Mais la particularité du tout, c’est de ne pas être deux corps mais un seul ; nous fonctionnons ensemble lorsque nous sommes réunis et en tant qu’un seul et même corps, il est impossible de parler d’influence de l’un sur l’autre puisqu’il faudrait pour cela deux êtres. C’est simplement que, sortis de ce tout, nous n’avons pas la même histoire, les mêmes envies ni la même personnalité.

Hausser les épaules, presque sur le ton de l’évidence. J’ignore qui est mon frère sorti de notre amour astral, tout comme il ignore qui je suis en dehors de nos rencontres. Et lorsque nous nous voyons, il y a toujours quelque chose de différent qui se met en place chez nous, nous permettant de se retrouver de le vaste puzzle qu’on s’est nous-même construit et duquel l’un et l’autre est la pièce manquante. C’est uniquement par ce moyen qu’on peut se sentir pleinement heureux, ensemble. C’est grâce à ce changement qu’il est mon souvenir de pur bonheur auquel je m’accroche à chaque patronus. C’est ce tout que nous formons qui nous permet de vivre de folles aventures, volant parmi les étoiles et se sentir, pour une fois, pleins. Mais cette relation est, en soi, indescriptible par des mots ou devient en deçà de la vérité ; il faut la vivre, pour savoir. Et ne pas se contenter du bien plat et trivial vocabulaire d’influence ou de tirer vers le bas. Que les gens le veuillent ou non, un amour cosmique est bien au-delà de tout ce dont on a l’habitude.
Laisser couler le reste des mots, comme l’eau sur les rochers ; ça finirait par les éroder, pas si on en sort les rochers avant, et je compte bien me sortir moi-même de l’eau avant de finir creusée à leur image.
Laisser parler, sur la responsabilité des actes ; je pourrais m’agacer mais je me dis que, finalement, le jeu n’en vaut pas la chandelle et que l’autre ne connaît rien de moi. Je revois Alice, qui me disait que la première chose à faire était d’assumer mes choix, mes décisions, mes acceptations et mes refus. Je lui ai dit que je le ferais -j’essaierais. Et, depuis, c’est ce que je m’emploie à faire. Pas à pas, assumer les cailloux que j’ai laissés. Cesser de me plaindre de mes propres choix et courir moi-même après ma Liberté. Ca n’a pas toujours été facile, de se faire face dans le miroir ; mais j’ai tout assumé et je continuerai d’assumer.
Les poings se crispent sur les dernières paroles, entre colère contenue et forte vexation. Qui est-il pour juger de la sorte ceux qu’il ne connaît pas ?
Respirer, pour rester calme ; rappel en flash des exercices d’occlumancie qui ont forcé à la tranquillité du corps et au calme de l’esprit. Entre inspiration et expiration.
Lancer un regard froid, ne pas chercher à répondre à de l’acide par de l’acide parce que je suis lasse. Pourtant, j’aurais aimé dire que je ne suis pas qu’une représentation. Je ne suis pas un simple fantôme qui se contente de refléter ce qui est. Je ne fais pas doublon, je ne re-présente pas. Je suis. Même si j’ignore encore qui, précisément. Je suis. Et je suis vivante, ça, j’en ai la certitude. Je vis et mon cœur bat.
Néanmoins, je ne raconte rien de tout ça, me contente de déglutir légèrement, puis :

-Oh, parfait -ironie- dans ce cas, je crois que nous n’avons plus rien à nous dire. Mais saches que d’autres croient en moi. Des gens que j’admire.

Elle croit en moi, elle me fait confiance.
Elle m’a toujours poussée à aller au-delà de moi, construire ensemble notre monde qui, à cet instant-là, me manque terriblement, un monde grand et chaotique, un monde où nous nous sentons en vie, l’une avec l’autre.
Elle m’a beaucoup appris -m’a tout appris. Et, à chaque fois qu’elle pose le regard sur moi, je sais, je sens qu’elle croit en moi. Cela me suffit.
Pour ce qu’on a apporté l’une à l’autre,
Pour ce monde que nous aimons construire à chacune de nos rencontres,
Pour cet être délicieux qui me fascine et m’a toujours aidée à avancer

-Je leur donnerai raison.

Un ton sans hésitation. Je sais que pour elle, je serais prête à tout. Parce qu’elle a tant fait pour moi. Touchée par son intérêt, par sa confiance -autant que je lui fais confiance- je ne ferai jamais rien pour lui donner tort. J’aimerais qu’elle puisse se reposer sur moi autant que je repose sur elle. Et donner corps à ce monde dont nous rêvons.
Un regard tendu et faire volte-face, tourner le dos, ruminer un peu, recommencer à marcher, sans trop se préoccuper de savoir ce que fais l’autre.
Ne pas vouloir répondre davantage aux blessures provoquées parce que




Dans la vie, tu rencontreras beaucoup de c*ns.
S’ils te blessent, dis-toi que c’est la bêtise qui les pousse à te faire du mal.
Ca t’éviteras de répondre à leur méchanceté. Car il n’y a rien de pire au monde que l’amertume et la vengeance.
Reste toujours digne et intègre à toi-même.

(Persepolis)


Alors, se contenter de s’éloigner, tranquillement.
Sortir le rocher de l’eau avant qu’ils ne s’érode complètement.
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