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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Autres Lieux Magiques ~¤~ :: Grande-Bretagne
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Angleterre, coin perdu loin de Londres...
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Jacob G. Kenway
Serdaigle
Serdaigle

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Re: Angleterre, coin perdu loin de Londres...
Jacob G. Kenway, le  Sam 2 Nov - 14:44




    Jake tenait sa baguette sous le nez du moldu dont le visage était méconnaissable à cause de l'obscurité. Il s'apprétait à l'effacer la mémoire, afin d'avoir moins de soucis avec le ministère de la magie qui risquerait de l'envoyer aux détraqueurs, ou pire, de détruire sa fidèle et bien aimée baguette magique, pour avoir jeter un sortilège de défense contre une créature pas très rationelle qui attaquait d'un homme dépourvu de sang magique. Le jeune homme s'apprêtait à jeter le sortilège lorsque:


      - NON ! Fais pas ça. Je ne suis pas un moldu.


    Ah oui, ça changeait la donne. Mais que foutait un sorcier sans son fidèle instrument. D'autant plus dans des situations telles que celles-ci elle est indispensable. Le fait que Jake était encore dans les parages à une heure pareille n'était qu'une intervention divine, ça ne pouvait être que ça, sinon ce mec serait déjà dans de beaux draps. Le serdaigle tendit sa main vers l'inconnu encore au sol et l'aida à se remettre sur pied. Lorsqu'il fut debout, il s'appuya contre ce même mur que la bête avait percuté. LA BÊTE! Jake se retourna vers le fauve qui visiblement retrouvait sa conscience. Il fallait l'assommer... le stupéfixer.


      - Jake ? Tu te souviens de moi ?  


    Le Kenway se retourna, stupéfait de voir que ce mec connaissait son nom. Cette fois, son visage était bien distinct du fait qu'il était situé sous un réverbère. Ah, oui, en effet ils se connaisse, depuis très longtemps même. Tous deux étaient meilleurs amis lorsqu'ils allaient à l'école moldue du coin, étant plus petit. Il venait souvent le rendre visite chez le Serdaigle dans le temps.



      - Akize? Dans quel pétrain tu t'es fourré! Dit-il, surpris. Ca fait longtemps qu'on...


    Il n'avait pas fini sa phrase qu'Akize s'en allait courir derrière... LA BÊTE! Elle s'était remise sur pieds et s'était enfuie. Il était évident que ça n'était pas un animal moldu, donc il était évident qu'il fallait que eux, sorciers, le rattrapent pour le ramener dans son véritable habitat. Rapidement, grâce à ses entraînements quotidiens, Jake fit abstraction de lui-même et trouva son lui-animal. Il le rencontra, fusionna, l'imprégna. Il devint facilement un lynx boréal, avec son pendentif en saphir, incrusté dans son pelage. Le lynx, grâce à son agilité et sa rapidité, rattrapa rapidement le poufsouffle ainsi que l'animal surnaturel. Il  sauta sur celui-ci et mordit à son cou. La bête poussa un cri et glissa au sol... Jake eut un pincement au cœur pour avoir fait du mal à un être vivant... aussi agressif qu'il puisse être. L'animagus repris forme humaine et stupéfixa la créature, au sol, haletante. Elle perdit conscience. Jake en profita pour soigner l'ouverture qu'il avait causé.


      - Je disais que ça fait longtemps qu'on s'est pas vu ! Tu deviens quoi depuis? Reprit-il à l'égard d'Akize.


    Le Serdaigle s'accroupit près de l'animal, essayant tant bien que mal de l'identifier.
Elenna Benson
Elenna Benson
Poufsouffle
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Re: Angleterre, coin perdu loin de Londres...
Elenna Benson, le  Mer 6 Nov - 12:37


A cet instant précis, Elenna était encore jeune, mais pourtant, elle savait très bien ce qu’elle avait accompli dans la nuit. Abandonnée petite fille, maltraitée par les autres enfants moldus, elle avait toujours eu un cran d’avance sur les autres, les épreuves de sa vie la forçant à gagner en maturité plus vite que les jeunes de son âge. La petite brune avait vite compris que la vie était dure et qu’elle ne lui ferait pas de cadeaux. D’ailleurs, elle commençait à croire qu’une entité inconnue s’était mise en tête de s’acharner sur elle, faisant de son destin un parcours semé d’embuches et d’épreuves en tout genre. Pourtant, une chose étonnante avait fini par lui arriver : l’attaque d’un loup-garou, faisant d’elle, par la même occasion, une des leurs. Au début persuadée que là était sa différence, qu’elle avait toujours été destinée à ne pas ressembler à ses semblables, voilà que la jeune femme doutait…

Elle tenait le visage du garçon entre ses mains, ses doigts caressant doucement sa joue par pur réflexe comme une mère l’aurait fait pour cajoler son enfant. Les larmes coulèrent sur ses joues l’espace d’un instant que la belle n’aurait pu compter, roulant avec élégance sur sa peau lisse et encore enfantine. Il l’avait écouté, écouté parler de cette nuit, de ce qui lui était arrivé et surtout, du fait qu’elle était la cause, l’élément déclencheur de sa vie à venir. Parvenait-il à comprendre ? Tout devait paraître si étrange pour le nouveau loup. Il espérait certainement être victime d’un cauchemar et qu’il se réveillerait d’ici quelques minutes. Cependant, tout cela était bien réel et il fallait se demander qui était le plus abattu : le mordu ou le prédateur ? Si Elenna avait trouvé une sorte de liberté dans sa nouvelle nature, ce n’était certainement pas le cas de tout le monde, car personne n’avait vécu ce qu’elle avait dû endurer. Le jeune homme vivait certainement avec des parents aimants, côtoyant ses amis et de jolies filles à Poudlard, travaillant pour devenir A uror ou Ministre de la Magie. Il avait du charme et sous ses traits épuisés et pleins de douleur, la demoiselle pouvait deviner une beauté encore jeune mais qui devait déjà faire des ravages.

Le jeune homme ne bougeait plus. Au fur et à mesure des paroles de la vendeuse de baguettes, il avait froncé les sourcils, cherchant certainement à tout saisir et avait ouvert légèrement la bouche. Allait-il prendre la parole ? Trouverait-il la force de dire tout ce qu’il avait sur le cœur ? C’était une épreuve éprouvante, Elen le savait, alors elle se contenta d’attendre un peu, le laissant digérer toutes ses informations. A quoi pouvait-il bien penser ? Songeait-il à se relever dans un dernier élan de colère, souhaitant sa mort pour avoir déclencher le début de la sienne ? Qu’est-ce qu’un garçon qui avait toute sa vie devant lui et qui devait avoir l’impression qu’on la lui avait pris pouvait bien penser ? La jeune femme sentait ce regard posé sur elle, ne la lâchant plus, lui faisant ressentir toujours plus de culpabilité. Elenna doutait qu’il puisse comprendre qu’elle s’en voulait, du moins pas pour le moment. Il lui faudrait du temps pour s’accepter et peut-être pardonner un jour à son attaquante. Il devait la haïr au plus haut point alors pour ne pas y penser, elle lui demanda simplement son prénom.

" Je.. Je m'appelle Dwayne Maddison. J'ai 17 ans et je suis élève à Poudlard. "

Pourtant, ce fut presque pire. Si le jeune homme semblait ne pas vouloir parler au début, fixant le point d’eau comme pour y trouver un peu de tranquillité, il avait fini par se redresser avec beaucoup de mal, assis à côté de la belle, se tournant vers elle et avait rouvert la bouche pour parler cette fois-ci. Sa voix était lente, comme dénuée de toute énergie. Il avait dit son âge, parlant de celui-ci comme si c’était la dernière année de sa vie. Une grimace se dessina sur le visage de la brune qui eut envie, pour le coup, de se lever et de partir en courant pour pleurer toutes les larmes de son corps. Mais elle devait rester, elle devait être forte, du moins pour lui, jusqu’à ce qu’il est assez de force pour reprendre sa vie en main, seul. Son regard vide lâcha la belle du regard, ne regardant rien que le vide qui se trouvait autour d’eux. Il avait des questions et c’était bien normal, Elen tâcherait d’y répondre.

" Je.. Qu'est ce que je suis ? Qu'est ce que je vais devenir ? Je ne suis plus rien à présent. Comment vais-je faire Elenna ? "

Il était calme, presque serein ou plutôt sans émotion. Les gens s’attendaient à des cris, des pleurs. Pourtant, il avait déjà dépassé ce stade, une émotion blasée prenant certainement le dessus sur tout cela. Il était courageux, du moins, il le devenait face à cette nouvelle épreuve. Elenna regrettait d’avoir été son bourreau, celle qui mettrait fin à ses moments d’orgueils où il aurait dû se sentir normal, plus fort que tout le monde. Au lieu de ça, il serait comme elle, en constant doute et avec la peur de faire souffrir les autres…

" Dwayne… Tu es toujours le même. Certains diront que tu es un monstre, mais ne les crois pas, ais confiance en toi. Tu restes un sorcier, un jeune homme charmant. La nuit, les soirs de pleines lunes, tu deviendras un loup-garou si tu t’exposes aux rayons de la lune. Tu peux cependant décider de rester enfermé chez toi pour ne rien risquer. Il existe aussi une potion, la Potion Tue-Loup, tu te transformeras mais tu seras inoffensif pour les gens que tu pourrais croiser. Ne dis pas que tu n’es plus rien, continues ta vie, vis tes rêves. Cela ne change rien à part une nuit par mois et quelques capacités étonnantes que tu découvriras par toi-même… Ce que tu vas faire ? Continuer de vivre, finir ton année à Poudlard et moi, je serai là. A n’importe quel moment de la journée, de la nuit, je serai là si tu as besoin de moi… "

La belle savait bien qu’il ne comprendrait pas tout le sens de ses paroles pour le moment. Qu’il ne voudrait plus de sa vie, qu’il aurait peur et surtout qu’il ne voudrait plus la revoir. Pourtant, il aurait besoin d’elle qu’il le veule ou non. Après tout, elle était maintenant son seul point d’attache, celle qui pourrait le comprendre et le soutenir en tous point, sa confidente, sa grande sœur. Elenna aurait tant aimé avoir quelqu’un pour elle à ce moment-là de sa vie, qu’elle ne laisserait pas, lâché face à lui-même. Elle serait là pour lui, pour sa première transformation, ces premières craintes et tout ce qui adviendrait par la suite. La jeune femme se releva, rassemblant ses affaires et faisant apparaître son balai. Pour le moment, Dwayne avait certainement besoin de repos et de réfléchir. S’approchant de lui, elle glissa son bras sous le sien pour l’aider à se redresser. Le poids du corps du jeune homme s’appuya contre le sien, les forces devant certainement lui manquer.

" Tu as besoin de repos, nous allons gagner Sainte-Mangouste et je te laisserai le temps que tu souhaiteras pour digérer tout cela… "

Glissant son balai entre ses jambes et celle de Dwayne, Elenna l’enroula d’un bras, le serrant fortement contre sa poitrine, son autre main tenant le manche du balai devant lui. Sans un mot, le bout de bois prit son envol, naviguant vers l’hôpital des sorciers…



[RP terminé]
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Re: Angleterre, coin perdu loin de Londres...
Invité, le  Ven 8 Nov - 17:32

Lors de l'enfance d'Akize, Jake était l'un de ses meilleurs amis. Ils avaient presque le même caractère et cela faisait d'eux les meilleurs amis du monde comme ils aimaient se prénommait. Une goutte d'eau tomba sur la joue du blond, le laissant perplexe. Pleuvoir pendant un si bon moment serait un crime. Une ancienne rencontre, alors qu'ils ne s'étaient pas parler pendant une bonne dizaine d'années était juste merveilleux. Il faisait nuit, et sombre. Le jaune et noir détestait lorsqu'il faisait noir, celui-ci a vécu tellement de drames pendant la nuit que depuis, il n'ose plus sortir dehors à une heure pareille. Si cette bête ne l'aurait pas attaqué, il serait déjà chez lui en train de profiter du chaud mais n'aurait pas rencontrer Jake. D'ailleurs, lorsque Jake se rendit compte que la bête était en train de partir, il prouva son courage en partant vers la bête à vive allure en Lynx. Jake était donc un Animagus, tout comme moi.

Il courut après la bête et ne fit pas du bien. Il lui fonça dessus puis sauta après lui. Au moment là, Akize sentit une drôle de douleur. Il tomba. Comme-ci on l'avait obligé de tomber. Il sentit des griffes à travers son ventre, une douleur insupportable car les griffes ne s'enlevait pas, malgré qu'Akize essaya tant bien que mal de se remettre debout, sans succès. Celui-ci regarda Jake qui mordit le coup du loup. Akize sentit la même douleur. Il sentit deux crocs qui s'enfoncèrent dans son cou, laissant du sang à travers son corps. Le poufsouffle compris de suite que lorsqu'une douleur atteignit le loup, celui-ci sentit la même chose. Mais une question le préoccupait.. Pourquoi ? Il ne pouvait pas y répondre, il avait bien trop mal et la douleur n'arrangeait pas les choses. Son sang dégoulina à travers sa peau alors que les griffes s'enlevèrent au même moment que l'Animagus de Jake. C'était fou, et c'était très inquiétant. Le blond voulut se remettre debout, et l'occasion se présenta car celui-ci y arriva avec succès. Tandis que du côté du brun, il redevint un homme mais lança un stupefix dans l'animal qui percuta aussi le poufsouffle, et l'envoya dans des caisses. Il sentit une de ses côtes se brisait, mais espérait que ce n'était pas vrai. Jake parla mais il n'entendit rien. Puis, le blond cria quelque chose.

- Jake, s'il te plaît, arrêtes. Je sens la même douleur que cet animal, arrête.

La douleur était insupportable, deux crocs dans son cou qui d'ailleurs ne finissait pas de saigner, et une côte qui semblait être brisé. Akize eut peur pour sa vie. Et si il n'allait pas y survivre ? Surtout que ça n'arrêtait pas, le sang coulait et il ne pouvait plus se remettre debout. Il n'allait pas bien. Il regarda l'animal qui perdu connaissance, le poufsouffle perdit aussi connaissance et rêva qu'il tua cet animal mais que lui aussi fut tué.
Antoni Londubat
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Re: Angleterre, coin perdu loin de Londres...
Antoni Londubat, le  Sam 30 Nov - 19:48

{Post unique - Accord de Jake pour poster.}

Les Cornouailles. Ses lutins, ses plages, la lande de Bodmin et son vif d'or sauvage, quel lieu emblématique ! Depuis longtemps que ce comté inspirait la curiosité du jeune Londubat. Depuis belle lurette qu'il avait rêvé de fouler de ses pieds ce sol sacré. Depuis tout jeune qu'il espérait apercevoir une fiente de lutin. Espérons que ces créatures bleues ne soient pas si farceur qu'en dit la légende. Une autre disait qu'un vacancier se serait fait enlevé par ces bestioles, serait-ce vrai ?

Tinworth était l'un des principaux villages des Cornouailles et était celui qui comptait le plus de sorciers. Aucun événement déplorable n'avait entaché la réputation de cette cette commune paisible mais celle-ci méritait le détour d'Antoni avant qu'il ne rentre chez lui. On ne pourrait pas lui reprocher d'avoir patrouiller par là-bas. Et puis qui sait, le fait que ce lieu soit insoupçonné de regorger d'activités suspectes pourrait susciter l'intérêt de sorciers mal famés qui seraient tranquilles ici.

Il ne fallait même pas être en pleine période estivale pour se dire que Tinworth respirait, d'ordinaire, la joie de vivre. Contrairement à Godric's et Loutry, le jeune homme pouvait apercevoir quelques personnes encore présentes dans les rues. Bizarrement, la frontière entre moldus et sorciers ne semblait pas exister ici. Il était impossible de savoir à quelle race appartenait chaque individu qu'il croisait, c'était...bizarre. Mais en même temps agréable de savoir qu'on était tous humain.

Il vadrouillait sans prendre en compte le Temps, ne sachant pas s'il était resté 2 minutes ou 2 heures. Lorsque les songes dévoraient ainsi notre esprit, la notion de temps disparaissait. Par contre, celle de chaleur et de froid...
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Re: Angleterre, coin perdu loin de Londres...
Invité, le  Mer 18 Déc - 23:51

{RP w/ Edward Fitzgerald}

Une fenêtre s'était ouverte, comme une porte sur un autre monde. Au loin, un champ de maïs aux tiges attirées par le soleil, le tout surplombée par un ciel nuageux, secouée par un vent froid et sec. Ces bourrasques contre les épis constituaient le seul bruit dans ce monde agricole. Londres était bien loin. La civilisation, les rues noires de monde, les klaxons résonnant contre les vitrines des commerces. King's Cross et la plateforme 9 3/4, reliant Liam à sa moitié magique. Sa nouvelle vie.

Liam se tenait entre les deux volets, observant ce paysage morose qui ne lui insufflait qu'ennui et isolement. Et pourtant, il était proche des gens qu'il regrettait le plus à Poudlard. Sa famille: sa mère, sa soeur, ses frères, son père. Il était avec ceux qu'il avait toujours voulu emmené avec lui, au château, leur faire découvrir son monde. Il avait tant cherché à les retrouver, mais l'univers de sorciers l'avait tellement accaparé. Il jonglait entre les cours qui s'intensifiaient avec la perspective des ASPICS à la fin de l'année, les Phénix, toujours à la poursuite de la moindre trace, et ses amis. Particulièrement Kyara. Ils s'étaient passés tellement de choses, ses activités s'étaient mélangées et cela avait engendré des complications dans leur couple qu'il s'était efforcé d'améliorer. Il n'avait pu réussir à se consacrer du temps, rien que pour lui. La solitude. Voilà un mot qui n'avait plus grand sens pour lui. Mais cela ne le dérangeait pas, il s'était vite aperçu que ce n'était pas fait pour lui, la solitude. La compagne avait toujours été son but. Ne jamais pouvoir se sentir seul.

Et pour une fois qu'il pouvait se vanter d'être entouré de ses proches, il ne trouvait rien qui l'intéresse. Sa maison familiale l'avait lassé. Ce n'était pas faute d'y avoir laissé des tonnes de souvenirs. A chaque fois qu'il revenait ici, il sentait cette bouffée de chaleur humaine, se remémorant ses instants à courir dans les escaliers ou jouer au coin de la cheminée. Mais les personnes présentes à l'intérieur avaient changé, laissant ses souvenirs faiblir et s'effacer. Sa soeur restait constamment avec lui, et chaque jour, ils essayaient de rattraper le temps perdu. Mais à force de discussion, ils s'étaient vite aperçus de leur différence et la façon dont ils avaient tant changé. Liam ne pouvait rien lui dire, alors il inventait. Mais Diana commençait à avoir des doutes, et il finirait un jour où il se serait obligé de tout lui avouer. Ou de couper totalement les ponts. Sa mère profitait des repas pour lui poser des tas de questions. Elle ne semblait s'intéresser qu'à son dernier fils. Ce qui pouvait énerver le deuxième ou amuser le premier. Ses deux frères ne se parlaient d'ailleurs plus, au risque de partir dans une dispute où chacun prenait parti et finissait par le départ du père dans son isolement. Ce qui apaisait toute tension d'ailleurs. M. Riu ne prenait jamais part au débat, ouvrait peu la bouche et s'enfermait dans un cynisme qui pesait sur la famille toute entière.

Oui, sa famille avait bien changé. Parfois, Liam s'imaginait ce qu'il aurait pu faire s'il était resté au château. Peut être neigeait-il là-bas? Il aurait pu s'amuser avec des boules de neige avec ses amis, passé du temps dans les bars, se retrouver avec Kyara. S'il avait pu l'emmener ici, ça aurait été parfait. Cependant, il redoutait que sa copine puisse se servir de la magie sans s'en rendre compte. Et il n'avait pas prévu un répertoire d'excuse et de raisons face à une manifestation magique. Et il redoutait une sorte de gêne chez la Blanchet. Non, il préférait attendre, et pourquoi pas, rencontrer sa famille avant qu'elle rencontre la sienne. Quoique l'un comme l'autre serait plutôt difficile.

Perdu dans ses réflexions sur sa vie, le Suédois soupira. Diana, sa soeur, dormait à moitié dans sa chambre, secouée de sursauts dus à la fièvre d'une grippe. Sean, le cadet, s'était enfermé dans sa chambre, comme à son habitude. Prenant exemple sur son père. Celui-ci, ainsi que sa mère et l'aîné de la fratrie, étaient partis en course. La maison était aussi silencieuse qu'un cimetière. Liam se sentait étouffé dans cette ambiance faussement conviviale. Il était heureux d'être ici, mais sa tête semblait être resté à l'école de sorcellerie. Il rêvait de magie. Il pensait également à la boutique d'animaux magiques. Celle-ci lui manquait aussi. Les petites bêtes qu'il avait pris l'habitude de côtoyer les week-ends lui manquaient également. Il s'était promis de les étudier, autant les créatures magiques que les petits animaux du monde des moldus. Mais évoquer ce sujet devant ses proches l'obligerait à leur raconter un énième mensonge et Liam était à court d'idée. Il avait donc laissé tomber.

C'est alors que, dans son regard vide, vint apparaître un oiseau. Les yeux verts-gris de Liam suivaient les mouvements de cet animal à la tête recourbée, aux ailes déployées, autour du champ de maïs. Il tournait et tournait. Et le cerveau de Liam se déclencha. Plus il scrutait le volatile, plus il lui semblait apercevoir un vautour. Et autant dire qu'un vautour en pleine campagne anglaise avec un temps pareil, ce n'était pas courant! Il plissa les yeux, voulant être sûr de lui. Il distinguait bien les traits d'un vautour. C'était incroyable! Ses yeux s'écarquillèrent. Que faisait-il ici? Pourquoi ses ronds dans le ciel? Soudain, il piqua vers le sol et les épis de maïs cachèrent la suite. Les méninges du Poufsouffle s'enclenchèrent et il se dit que c'était un signe dans sa quête au savoir sur les animaux. Ses parents ne rentreraient pas avant un bon moment, et il pouvait laisser Diana à Sean.

Dans un mouvement précipité, il referma cette fenêtre pour se diriger vers la porte. Il enfila ses chaussures et un grand manteau, mais tout cela, sans faire le moindre bruit pour éveiller une quelconque attention. Il passa la porte après avoir emprunté un trousseau de clefs et attrapé sa baguette dans sa cachette, et prit la direction du champs. Arrivé à bonne hauteur, il hésita avant d'y pénétrer. Ils étaient sacrément hauts ses épis et le champ devait appartenir à un fermier des alentours. Mais sa curiosité l'emporta et il pénétra à l'intérieur. Il avançait en écartant les tiges, à pas feutrés pour éviter de faire du bruit. Il entendait des bruits, comme un bruissement. Une déchirure. Il continuait et soudain, il crut percevoir une silhouette. Un oiseau? Non, c'était impossible. Il fit quelques pas, sur la pointe de pieds, puis écarta deux épis pour mieux voir. Le spectacle n'en fut que plus surprenant.
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Re: Angleterre, coin perdu loin de Londres...
Invité, le  Jeu 19 Déc - 2:58


Des plumes dans un champ
feat Liam Riu

Pris par un vertige frénétique, je m'abandonnai pleinement à l'Autre tandis que la pâle lumière hivernale dansait sur mon plumage brunâtre. Un cri retentit jusqu'aux limites lointaines que fixait l'horizon, enfumant la matinée par ses sinistres modulations qu'un écho presque imperceptible rendait fantomatiques. Mon corps se voûta alors au-dessus d'une flaque d'eau que le froid et la nuit avait gelée pour que se distingue l'image floue d'un funeste rapace. Ses prunelles fixes avaient une singulière luisance ; elles ne reflétaient pas la terne lueur du jour et semblaient, à l'inverse, l'emprisonner derrière un regard impénétrable. Mon bec claqua, fit vibrer l'ensemble de mon corps avant de se taire pendant un bref instant. Les ailes déployées autour de ma silhouette animale s'agitèrent ensuite, leur mouvement lent et réfléchi, afin que le vautour que j'étais puisse prendre son envol. Il y eut un silence ; un silence où gisait l'acceptation d'un destin indomptable, l'idée que  l'on subit la vie tout autant qu'on la déguste. La bête le sait, l'homme l'oublie  – mais , tous deux acceptaient  de considérer la chasse comme l'une de ces choses aussi essentielles que l'est, par exemple, l'existence même d'un individu. Déterminé, je m'élançai donc dans les airs pour répondre à cette attente qui me rongeait insidieusement. Tu comprends, lecteur, que la traque avait pour moi un attrait que rien n'aurait su détourner ; aussi, j'étais décidé à assouvir ma faim. Ma forme actuelle n'était qu'un prétexte pour y répondre, car peu importe l'enveloppe charnelle qui pouvait m'habiller, ce besoin ne me délaissait jamais.

Fendant l'atmosphère de mes plumes aiguisées, j'entrepris ainsi la recherche appliquée d'une proie. Je me sentais bercé, apaisé, perdu dans les landes aériennes où la pesanteur paraissait ne plus m'atteindre. J'étais intouchable et inatteignable, tel le souffle inapprivoisable du vent qui court sauvagement sur la terre encore humide. Je ressentais la liberté dans chaque fibre de mon être et le charognard savourait cette sensation sans pareille ; celle de vivre au lieu de survivre. D'exister, en fait. Je n'avais ni passé, ni futur, puisque c'était le présent qui coulait dans mes veines. Courbant lentement l'angle qu'avaient adopté mes ailes, je fus soudainement pris par l'envie de modifier ma trajectoire pour me rapprocher du sol. La descente était  longue et mesurée, chaque détail que le paysage dévoilait apparaissant distinctement face à ma vision perçante, affamée, alors que mes serres se contractaient, parfois, dans un geste impatient. Je percevais l'odeur des champs et des plantations, des animaux et des humaines qui parsemaient la campagne comme des petites tâches éveillées par l'aurore, plusieurs heures auparavant. Tout cela formait une multitude d'éléments remarquables, néanmoins, je délaissai la plupart. Ils m'étaient indifférents, superficiels et auraient encombrés mon esprit qui, à ce moment précis, était axé sur une seule pensée. Tu auras compris laquelle, j'en suis certain. L'excitation me rendait à la fois négligeant et attentif par rapport au décors au-dessus duquel je planais jusqu'à ce qu'enfin, enfin ! m'apparaisse la prochaine victime de mon appétit brutal et simplement instinctif. Ma volée se précisa donc, projetant sur la vaste culture de maïs une ombre immense, redoutable et menaçante. Je m'abattis sans hésitation sur le rongeur et emportai en un seul coup l’essence qui l'animait, engloutissant en moins d'une minute la totalité de sa dépouille chaude.

Soudain, un bruit attira mon attention. Le visage tourné en direction de l'endroit d'où il avait surgit, je pris conscience des nombreux végétaux qui m'entouraient avant de comprendre qu'il s'agissait d'un piège. Non, je n'avais pas peur ; j'éprouvais néanmoins l'accablante envie de fuir. Pourquoi ? Je l'ignore encore, je suppose que je ne risquais, après tout, rien. Enfonçant mes pattes dans le sol moite, je fis alors le choix de reprendre mon apparence commune pour affronter l'inconnu qui s'approchait de moi. Le peu de raison dont j'étais doté lorsque j'étais homme écrasa immédiatement mes pensées primitives afin que ne reste que mon habituelle folie. L'Autre hurla son mécontentement, toutefois je ne laissai rien paraître. Pas maintenant. Enfin, je vis une main s'emparer d'une tige et, bien vite, ce fut un jeune adulte  qui captiva mes iris bleutés, vigilant. Le sourire fut immédiatement sur mes lèvres, que le sang avait probablement rendu rouges, tandis que j'articulais, d'une voix rauque et posée, ces mots :

-
Eh bien, bonjour Monsieur.
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Re: Angleterre, coin perdu loin de Londres...
Invité, le  Dim 5 Jan - 15:45

Jamais il n'aurait pu prévoir une telle apparition. Un vautour en campagne anglaise, c'était plus que louche certes. Mais il n'aurait pas pensé trouver à la place du volatile... Un homme. Un véritable être humain, aux cheveux noirs ébouriffés, un rat qu'il portait à sa bouche. Liam ne pouvait y croire. Il restait immobile, observant cet inconnu avec un regard ahuri. Il ne savait quelle était la meilleure solution entre la fuite et la discussion. Il pouvait très bien partir en courant, se précipiter jusqu'à sa maison, paniqué comme tout. Mais penser cela était mal connaître le Poufsouffle. On ne pouvait le qualifier par son courage mais il avait cette imagination, cette capacité à pouvoir tout relativiser qui lui permettait de faire face à n'importe quelle situation. Sa curiosité avait également sa part dans son pouvoir de relativisation, l'obligeant à toujours aller plus loin pour connaître le fin mot de l'histoire. Et pourquoi pas un peu plus?

En attendant, un sourire était venu éclairer le visage de l'inconnu d'une expression de folie. Ses lèvres étaient pleine du sang du petit animal qu'il avait attrapé. Il avait la parfaite dégaine du psychopathe. Ses yeux bleus n'arrangeaient rien à cela, l'ex préfet avait l'impression d'avoir le pire meurtrier de Grande-Bretagne devant lui. Pourtant, il n'avait fait que tuer un rongeur.

Mais une question subsistait dans l'esprit du blond: Où était le vautour? Il tentait toujours de se dire qu'il était parti plus loin et que, dans sa précipitation, le jeune homme ne l'avait pas vu. Mais petit à petit, à mesure qu'il regardait l'homme, il ne pouvait s'empêcher de penser qu'il avait été le vautour. Mais comment avait-il fait cela? Son esprit était quelque peu embrumé. Tout pensait à croire que lui aussi était un sorcier. Mais comment en être sûr sans révéler le monde magique à un moldu? Sa tête commençait à lui faire à force de questions sans réponse.

Lassé d'être debout à attendre qu'on lui explique tout, il soupira pour se mettre à terre, sans quitter l'homme des yeux. Sa main n'avait cessé de se rapprocher de sa baguette qui se situait à l'arrière de son pantalon. Au cas où, un petit Oubliette arrangerait les choses. Il n'était cependant pas certains de réussir un tel sortilège. La seule option s'offrant à lui sur le moment était d'engager la conversation. Enfin, plutôt la continuer.

- Bon...jour, lui répondit-il.

Quelle réponse idiote. Plus il restait en sa compagnie, plus il tombait dans la folie. Il faisait comme si tout était normal, dans le plus parfait des mondes. Ils se saluaient, comme s'ils s'étaient rencontrés dans la rue. Bientôt, ils allaient commencer à parler du beau temps. Non, le Riu n'irait pas aussi loin. Il sentait qu'il perdait pied sur la réalité. Il voulait comprendre ce qu'il s'était passé. Cela l'intriguait beaucoup trop pour qu'il laisse cette question en suspens.

- C'était un beau vol. De l'animagie?

Cette phrase était sortie par elle-même. Les lèvres de Liam avait bougé sans qu'il puisse retenir leur mouvement. S'il avait à faire avec un pauvre moldu un peu dérangé qui ne se nourrissait que de rongeur, il allait passer pour un fou. Enfin, au moins, il ne différerait pas beaucoup de l'inconnu.
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Re: Angleterre, coin perdu loin de Londres...
Invité, le  Mar 28 Jan - 23:52


Des plumes dans un champ
feat Liam Riu

J'avais encore le goût de la chair animale dans ma bouche et la sensation du vent dans mes plumes courait toujours sur ma peau frissonnante. Je me sentais à peine humain ; comme une créature prisonnière d'un engin restreint aux lois de la réalité, et dont l'apparence n'était qu'un simple subterfuge. Je me croyais étranger à ma propre espèce tel un être hybride entre l'homme et le rapace. Mon esprit était empli de pensées et de cris qui  n'étaient que bestiaux, inconscients et farouches, alors que mon corps affichait une toute autre chose. On dit que c'est par les orbes d'un individu que l'on connait son âme – mais que pouvait-on voir de la mienne ? L'oiseau devait danser d'un œil à l'autre, éclairant mon regard d'une étincelle sauvage. La folie, oui. Je n'étais bercé par nulle illusion à ce sujet, la démence m'était tout aussi familière que la présence de l'Autre en mois ; sans doute étaient-ils d'ailleurs liés, je suppose. Nous étions vieux amis, vois-tu, lecteur. Tous deux indissociables et formant un unique ensemble.

Mais ne nous égarons pas davantage ; le gamin qui m'avait approché s'était assis par terre, devant moi, et me scrutait avec une suspicion certaine. Je voyais, au coin de ses lèvres, d'innombrables questions chanceler et bousculer sa retenue. Il avait l'air de ne pas croire en ce que sa vue lui  révélait, pourtant je percevais dans les traits juvéniles de son visage une sorte d'espoir. Un goût pour l'absurde qui laissait une place considérable à l'imaginaire et à l'interprétation que celui-ci pouvait lui transmettre. Et puis, il y avait dans mon interlocuteur un joli sens de la déduction – ou du risque, cela dépend de ton opinion, car il m'adressa quelques mots quel seul un sorcier pouvait connaitre. L'animagie, peut-être la seule forme de magie, avec la divination, où mon inaptitude à manipuler cette science nébuleuse n'était pas transcendante. Il s'agissait  pour moi d'un exutoire, d'un intermédiaire pour affranchir ma bête du contrôle que lui imposait l'humanité. Voler était addictif et troquer ma banale carcasse pour une silhouette de vautour me semblait être un besoin vital. Comme la chasse et le sang tiède, tout cela faisait partie de mon quotidien – ou presque. Le vautour feula son accord avant d'étendre ses réflexions, de grandes ailes sombres, à l'intérieur de mon crâne dérangé. Je souris une nouvelle fois avant de me laisser tomber à moins d'un mètre du jeune homme, mes habits poussiéreux se frottant à la terre sèche et dure.

-
C'est tout à fait ça, dis-je en réponse à l'interrogation précédemment posée. Portant ma main droite sur le tissu quelque peu déchiré de ma veste, je l'essuyai vaguement avant de la tendre vers l'inconnu. Fitzgerald.

Mon nom en guise de présentation suffisait amplement. Je n'étais pas d'humeur très bavarde, j'avais au contraire la furieuse envie de reprendre ma forme d'oiseau charognard. Mes doigts tremblaient légèrement, très subtilement, sous la tension qui habitait ma personne, tandis que mon attention tiquait en direction du ciel nuageux.  Le temps semblait prêt à changer, et les limites que fixait l'horizon me montraient une pluie plus proche que je ne l'aurais cru. Le froid commençait à s’immiscer en moi mais je n'éprouvais aucun inconfort. Poussière, tu redeviendras poussière. Assis au milieu d'un champ de mais en plein hiver, l'estomac à moitié rempli par le cadavre d'un rongeur, et la tête pleine de pensées bouillantes ; j'étais calme. Pourtant je n'étais pas apaisé, non, mais,  en un sens, prudent. Que savais-je après tout, de ce curieux gosse ? Mhm, rien. Et le passé m'a appris que l'ignorance n'est pas une bénédiction.  
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Invité, le  Jeu 20 Fév - 21:15

Après avoir répliqué, le blond se sentit mieux. Simplement mieux. Et sain d'esprit. Comment ne pas se sentir sain d'esprit face à un tel homme? Un sourire dément venait maintenant de se fixer sur ses traits. Liam savait que ses parents n'auraient jamais cautionné qu'il parle avec un inconnu. Sa mère serait tombée dans les pommes en voyant ce sorcier, rongeur mort à la main, les lèvres entourées du sang encore frais de la petite bête.

A son tour, l'homme vint s'asseoir en face de lui. Son mouvement brusque avait éveillé les sens du Suédois qui s'étaient soudainement mis en alerte. Ce qu'il pouvait déduire de l'attitude de l'inconnu ne le mettait guère en confiance. Mais bizarrement, il restait. Il voulait en voir davantage. Qui n'avait jamais rêvé de voir un homme prendre l'apparence d'un animal? Qui n'avait jamais voulu en savoir plus? Le Nordique se demandait d'où cette curiosité aussi poussée lui venait. Sûrement pas de sa mère, qui se contentait de vivre avec ses habitudes.

- C'est tout à fait ça. En même temps, l'homme s'essuya la main sur sa manche, peut être repu, pour finalement lui tendre. Fitzgerald

Le Poufsouffle observa avec dégoût d'abord cette main qu'il tendait, pleine du sang d'un petit animal il y avait à peine quelques secondes. Puis finalement, il la serra volontiers. Au point où ils en étaient après tout. Cependant, cette poignée de main provoqua des frissons dans le corps du jeune homme pendant qu'il répondait: "Liam Riu"

C'est alors que le pire arriva. Sans qu'il sache comment ni qu'il ait pu réaliser ce qui se passait, des plumes se mirent à pousser sur sa main. Des plumes aux reflets ambrés, comme celles qui se trouvaient par terre actuellement. Celles que Fitzgerald avait laissé tomber en volant. Un peu perdu dans ses pensées, sur cet inconnu, il ne vit qu'après un moment la prolifération du plumage sur sa main. Aussitôt, il la retira dans un mouvement vif pour observer, avec des yeux ronds, cette atrocité. De plus près, on pouvait même voir l'ébauche de serres, comparables à celles des aigles, remplacées ses doigts.

Ses traits se froncèrent en découvrant une main qui n'était plus la sienne. Son visage oscillait entre le choc et l'effroi. Mais c'était clair dans son esprit: c'était la faute de cet homme. C'était à son contact que sa peau s'était changée. Il en était certain. Il avait dû ensorceler sa paume pour que chaque surface qu'elle touchait se voit empli de plumes. Le Phénix savait qu'il n'était pas net mais à ce point? Il n'aurait jamais deviné. C'était la seule explication après tout. Non. Il voulait que ce soit la seule explication. Mais une part en lui savait très bien que ce n'était pas cela. Mais cette part avait cessé d'être depuis qu'il avait décidé de devenir l'être le plus normal au monde.

Sous le coup de la surprise, le blond se releva. Il tira sa baguette de son pantalon, sans quitter des yeux ces plumes qui ne voulaient pas partir. La panique s'était emparée de lui, il n'arrivait pas à réfléchir correctement. Il était en colère. Tant de sentiments en une fois, provoquant des tremblements incroyables. C'était trop pour lui. Il le sentait. Ce qu'il ne voyait pas, c'est que son visage avait pris une teinte rouge vif. Comme s'il avait rougi intensément ou comme s'il avait reçu un coup de soleil. Ses pupilles s'étaient dilatées presque au maximum. Et ses cheveux, à la couleur pourtant vive remontés vers le haut, s'étaient raidis et colorés d'une nuance de gris aux reflets blonds. Il avait perdu tout contrôle. Heureusement qu'il ne pouvait voir les changements qui s'étaient opérés sur sa tête.

- Qu'est-ce que c'est ça?! S'exclama-t-il en pointant sa baguette vers l'homme d'une main et montrant les plumes de l'autre. Qu'est-ce... Qu'est-ce que vous avez fait?! Reprit-il d'une voix chevrotante.
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Invité, le  Sam 8 Mar - 2:03


Des plumes dans un champ
feat Liam Riu

Pendant quelques instants, la magie semblait glisser sur ma peau et couler dans mes veines. Je me sentais enveloppé par un étau imperceptible et puissant ; c'était comme si un filtre s'étendait sur mon esprit, mon âme, de façon à faire de moi un être transcendant et éminent. Je n'avais plus la moindre limite. Un frisson caressa ma chair alors que l'air moite de l'hiver anglais inondait mes poumons, noyant ma conscience humaine sous une perdition illusoire. J'étais Dieu – simultanément partout et nulle part. C'était ce dont j'étais persuadé du moins, lorsque ma peau toucha celle du gamin. Car à cet instant-là, je m'égarais entre l'homme et l'animal, les nuages et la boue, et mes sens s'en trouvaient ébranlés. Mon regard se posa quelque part sur la voûte céleste, ma respiration se fit davantage profonde et chaque son produit par la rumeur ambiante parut amplifier par le moment présent. C'était étrange, oui. Mes pensées se bousculaient dans mon crâne, les unes se fracassant contre les autres sans que je ne puisse les comprendre. J'étais détaché de la réalité ; mais pas tout à fait. L'animagie s'évanouit progressivement jusqu'à disparaître, ne laissant qu'une impression vague et effacée à l'intérieur de ma tête. J'avais cessé de me sentir médiocre, contingent, mortel.

J'entendis distraitement la voix du sorcier me faire part de son identité, je perçus le mouvement précipité qu'il effectua pour se relever et je sentis même son souffle devenir saccadé. Le mien était lourd – pourtant, il était nuancé par un certain agacement. Pourquoi ? Parce que je n'aimais pas que mon abandon dans le domaine des songes soit interrompue. Il m'avait dérobé mon illusion, éphémère certes, de ne plus être atteint par le concret. Le corps tendu, rendu nerveux par l'énervement, je me hissai brusquement sur mes jambes dans un unique balancement mécanique. Le sang battait contre mes tempes, c'était assourdissant. J'éprouvais un vertige certain et ma silhouette dégingandée se courba vers le sol pour ne pas perdre son équilibre fragile. Tel un grand grand rapace aux caractéristiques confusément humains, je suivis la mobilité du garçon lorsque celui-ci agita sa baguette vers moi. L'Autre vociféra une profusion de sifflements avant d'émettre un effroyable cri qui percuta douloureusement les parois de mon esprit. Cependant, je ne dis rien et ne fis, en apparence, rien. 

Puis, une tache sombre apparu sur le cou du dénommé Riu.
Elle était opaque, duveteuse, comme la naissance d'un plumage.


Il y eut un silence contemplatif. Je dois avoué avoir ressenti une franche curiosité, peut-être aussi de la fascination malsaine, vis-à-vis du phénomène qui se produisait là, au milieu d'un champ de mais. Mon alter ego se tut pour observer les changements qui s'opéraient dans l'apparence de l'enfant. Ses cheveux prenaient peu à peu l'apparence d'une étrange masse de plumes cendrées alors que ses pupilles se dilataient entièrement dans la couleur de ses iris. Rapidement, les prunelles de l'individu-oiseau se changèrent en deux orbes noires, bestiales. Les traits d'un rapace se dessinaient sur sa face grotesque avec une invraisemblance des plus intéressantes. Je ne pus contenir un sourire admiratif ; tu sais, celui qu'arbore les scientifiques quand ils découvrent l'existence d'une chose improbable mais remarquable.  Entrouvrant les lèvres, je tentai pendant une seconde d'émettre une quelconque remarque  avant de décider que, non, ce n'était pas nécessaire. Je fis un pas sur le côté, puis un autre qui m’entraîna dans un déplacement bref autour de Riu. Pendant mon observation, je pris soin de demeurer à une certaine distance de l'involontaire cobaye qu'avait du créer un contrôle légèrement déficient de l'animagie. Je trouvais cela véritablement captivant – à dire vrai, l'idée de mettre la créature dans un immense bocal de formol m’effleura même. Jusqu'à ce que je n'entende le son de quelques voix s'approchant de nous. Voilà qui était problématique.

- Mhm, je n'sais pas pour vous, mais j'vais pas rester ici, murmurai-je derrière un rictus narquois. Et avant même de prononcer un autre mot, je pris mon envol en direction d'un petit bois avoisinant.
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Re: Angleterre, coin perdu loin de Londres...
Invité, le  Mar 25 Mar - 13:23

{J'ai pris la liberté d'utiliser un peu ton libre-arbitre pour faire avancer le RP, préviens moi si ça te dérange !}


La baguette de Liam ne perdait pas sa cible. Sa main tremblait. Il tremblait. Son regard exprimait toute sa frustration, sa peur, son appréhension. Il ne cessait d'observer d'un côté sa main sur lequel les plumes s'agitaient au gré du vent puis cet homme, cet inconnu responsable de cette aberration. Il allait faire quelque chose contre cela, c'était sa faute. Mais à la surprise du blond, le nouveau plumage du Riu semblait intéresser son opposant. Il semblait... Fasciné? Il n'avait pas l'air d'être le genre de farceur, de mage noir qui aurait volontairement lancé un sort.

La tête du Suédois suivait les mouvements du Fitzgerald. Il aurait voulu l'empêcher d'avancer, de lui tourner autour comme s'il était une bête de foire. Voilà ce qu'il détestait par-dessus tout. Mais bizarrement, il le regardait plus avec cette même lueur de folie dans le regard, mais également cet intérêt particulier, comme s'il se trouvait devant la preuve d'une nouvelle forme de magie ou d'une chose qu'il n'aurait jamais croisé auparavant. Cela inquiétait et intéressait le Poufsouffle. Il essayait de déceler la moindre réponse dans ses yeux puisque sa bouche ne voulait la lui donner quand un bruit fit trembler les épis.

Leurs têtes se tournèrent à l'unisson vers l'origine du son. Inconsciemment, le Phénix avait baissé sa baguette. Il scrutait les alentours, mais il n'y avait rien. Cependant, des voix résonnèrent, attirant un autre problème aux deux sorciers. La réaction du premier fut rapide et clair:

- Mhm, je n'sais pas pour vous, mais j'vais pas rester ici.

Dans un magnifique battement, l'homme s'était muté en animal et s'envolait vers la forêt derrière le champ. Il ne pouvait pas non plus rester ici, pas avec ce pelage et ces cheveux lui tombant sur le cou. Il s'avança rapidement vers un endroit où il pourrait mieux voir le petit bois, entendant les pas de course des hommes derrière lui. L'apparition du vautour n'avait pas donc pas échappé qu'à Liam, le voisinage avait également reconnu l'oiseau. De plus, le propriétaire du champ l'avait probablement vu entrer ici, ce qui n'avait pas du le ravir. Une fois qu'il eut une bonne vision du chêne le plus proche de lui, il tourna sur lui même.

Ballotté dans une sorte de néant, il atterrit finalement derrière le tronc de sa destination. Il était sûr d'avoir réussi à s'échapper avant que les Moldus ne le trouvent. Il tenta un regard derrière lui et l'image du vautour se dessina au-dessus de sa tête, volant vers l'intérieur des bois. Sans le perdre de vue, Liam s'enfonça entre les arbres et les racines. Il entendait au loin les exclamations des paysans sûrement déçus de n'avoir rien trouvé. Comment entendait-il cela? Les feuilles crissaient si fort sous ses pieds. Il ne s'encombra pas longtemps de cela lorsqu'il vit l'Animagi se poser.

Ne prenant plus la peine de pointer sa baguette pour l'intimider, Liam s'exclama avec toujours cette même pointe de frayeur et de dégoût dans la voix:

- Ne partez pas ! Je veux que vous me disiez comment ne plus avoir ça ! Il lui montra sa main et continua: Vous savez comment faire j'en suis sûr. Comment retrouvez-vous forme humaine?

Il ne pensait même plus au fait que ce soit lui qui lui ait infligé cela. Il voulait juste reprendre sa main, cette peau lisse à la place de cet affreux plumage. Et ses cheveux blonds. Oui, il voulait redevenir Liam.
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Re: Angleterre, coin perdu loin de Londres...
Invité, le  Lun 9 Juin - 1:55


Des plumes dans un champ
feat Liam Riu

[Navrée pour ce retard aussi énorme que ma baguette]


Les airs sont un lieu parfait. Là-haut, la pesanteur et le temps lui-même ne sont plus que de vagues concepts laissés sur la terre – loin, très loin de moi. Car je ne suis plus, je suis ailleurs, quelque part. Partout. Ainsi, pendant quelques minutes, ma silhouette bestiale fendit le ciel, les nuages vaporeux, et projeta sur le sol une ombre fuyante que le gamin poursuivait à travers les bois terrestres. Je pouvais presque entendre sa respiration haletante siffler dans l'atmosphère alors que ses pas, légers mais assourdissants, s'élançaient sur la terre que tapissaient d'innombrables feuilles colorées. Mon regard vacillait alors entre le gosse et les bois dans lequel il s'enfonçait aveuglément ; les minutes s'étendaient autour de moi et mon vol me paraissait sans fin. J'étais ainsi partagé entre le délice de cette perdition aérienne, et la gêne de savoir que je n'étais pas libre. On me poursuivait – l'humanité me traquait sans relâche, je devais fuir en tant qu'évanescente charogne.

Enfin, je vis un vieil arbre perdu dans une clairière sauvage. Mes ailes se rétractèrent immédiatement alors que mon corps sombrait peu à peu dans l'obscurité des feuillages. Les branches frôlaient mon plumage et tentaient vainement de s'y accrocher ; quelques mouvements souples me permirent néanmoins d'atteindre une branche solide sur laquelle je pus me poser. La voix beuglante du garçon ne tarda pas à braquer vers moi des cris angoissés, sa figure vaguement humaine se dressant devant moi telle une grotesque apparition. Mon bec claqua à plusieurs reprises en signe d'amusement jusqu'à ce que je ne décide de troquer ma forme animale pour un profil d'homme. Un dernier gloussement vibra sous mon souffle lorsque je me laissai  tomber à côté d'une flaque d'eau boueuse.   

- La panique n'arrangera probablement rien, Riu. Je pense, au contraire, que c'la ne fait qu'empirer la situation. Le silence nous enveloppait tous trois – l'Autre demeurant sans cesse une présence encombrante dans mon crâne. Toutefois, je dois avouer que je suis très curieux de voir jusqu'où cette fascinante transformation évoluera. Vous n'êtes pas du même avis ?   

Question rhétorique, bien sûr. Posant à contrecœur ma main sur l'épaule frissonnant de l'objet de mon intérêt actuel, je pouvais ainsi effleurer l'étrange magie qui se diffusait dans l'anatomie de l'ingénu. C'était quelque chose de véritablement surprenant ; j'avais la curieuse sensation qu'un oiseau se débattait violemment contre mes doigts. Mon alter ego était à la fois intrigué et agacé par cet absurde volatile tandis que m'acharnais à en discerner la nature voilée. Tout portait à croire qu'une entité mystique s'était accrochée à l'âme du garçon.

- Par hasard, vous auriez les coordonnées d'un exorciste ? demandai-je en souriant avant de m'écarter vivement. Pas par crainte, non. Je voulais juste  prendre du recul, imposer une distance réfléchie qui, je le savais déjà sans l'admettre, allait bientôt être brisée. L'instant dura cependant suffisamment longtemps pour devenir illusoire, trompeur. 
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Re: Angleterre, coin perdu loin de Londres...
Invité, le  Lun 23 Juin - 0:27

Liam tenait au loin cette main répugnante, pointé vers les branches d'où l'observait l'homme-oiseau. Il se rendait compte de l'absurdité de cette situation, de sa panique. Comme s'ils était entrés dans un monde parallèle au monde moldu. C'était le cas. Leurs pouvoirs les avaient emmenés du côté du monde magique. Et l'ex préfet avait devant lui la preuve qu'il n'avait pas encore fini d'être surpris par cet univers. Le Fitzgerald ne semblait pas très enclin à l'aider, plutôt amusé par l'apparition des plumes et ses cheveux gris. Il se laissa glisser dans une flaque de boue, peu soucieux d'être propre ou pas, et entreprit de "rassurer" le garçon.

- La panique n'arrangera probablement rien, Riu. Je pense, au contraire, que c'la ne fait qu'empirer la situation.

Le Suédois était offensé par la telle logique de ses paroles, théorie à laquelle il n'avait pas pensé la moindre seconde. Il fronça les sourcils mais appliqua les conseils de cet inconnu, relâchant un peu la pression accumulée et laissant pendre son main défiguré le long de sa cuisse. Il se sentait mieux, le calme du Vautour et le silence qui suivit ses paroles lui permit de reprendre pied.

- Toutefois, je dois avouer que je suis très curieux de voir jusqu'où cette fascinante transformation évoluera. Vous n'êtes pas du même avis ? Ajouta-t-il finalement.

Le blond ouvrit de grands yeux face à cette curiosité morbide pour le plumage apparue. C'était encore pire ce qu'il pensait. Il était réellement fou. Le Poufsouffle avait envie de lui répondre non, de lui rappeler l'horreur de la situation. Mais il n'en eut pas l'occasion, puisque l'homme posa une main sur l'épaule du jeune homme qui s'immobilisa de suite. Avait-il trouvé un moyen de lui rendre forme normale? Il semblait plonger dans une réflexion intense. Mais à mesure que le temps passait, le Phénix sentait que son pouls s'était accéléré au toucher de l'homme et la pression qu'il avait réussit à abandonner reprenait de plus belle. Un regard en coin vers sa main lui indiqua que le plumage recommençait à se répandre.

- Par hasard, vous auriez les coordonnées d'un exorciste ?

Il s'écarta vivement, au plus grand plaisir du garçon. Il ne supportait plus l'influence que cet inconnu avait sur son corps. Les plumes se rétractèrent immédiatement, mais on distinguait bien la forme du plumage de vautour que possédait l'Animagi sous son autre apparence. En observant ce phénomène, Liam s'inquiéta de la question de son interlocuteur. Il parlait comme s'il le considérait comme... Possédé. Cette explication répugna immédiatement le jeune homme. Ce n'était que des paroles d'un fou furieux qui le considérait comme son Frankenstein. Mais le blond se surprit à douter, à croire son numéro. Qu'est-ce qui s'était immiscé en lui? Qui l'habitait? Ou qu'est-ce qui l'habitait? Il tentait en vain de maîtriser l'angoisse grandissante. Il ne devait pas le croire. Il devenait parano.

- Qu... Quoi? C'est impossible, vous dites n'importe quoi ! Pour... Pourquoi vous pensez ça? S'hasarda-t-il tout de même avant de se reprendre pour bien lui faire comprendre: C'est impossible d'être possédé, ça n'existe que dans les films d'horreur moldu les exorcismes. Finit-il en lançant tout de même un regard inquiet au Fitzgerald, souhaitant qu'il confirme ses paroles.
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Re: Angleterre, coin perdu loin de Londres...
Invité, le  Ven 29 Aoû - 3:19


Des plumes dans un champ
feat Liam Riu
Dissimulé sous une arrogante indifférence, j'admirai les plumes se multiplier sur la peau du garçon. Mon regard traquait chaque élément de cette curieuse métamorphose alors que, sur mes lèvres, s'étirait toujours le même sourire. Inébranlable et distant, comme un spectre errant parmi les vivants, il reposait sur ma face humaine. Et il était ancré au plus profond des entrailles, appartenant aussi bien à l'Autre qu'à moi-même. Ce sourire, c'était moi. C'était Lui. À notre image, il n'avait ni sens, ni raison, mais seulement une folie farouche et tordue. Ce sourire, en quelque sorte, détenait quelques fragments de mon identité  – vacillant entre le sarcasme et le calme, le sadisme et la perversion. Une illusion bancale qui s'étendait sur mon visage, et pas seulement. Dans mon crâne, en dehors ; partout.

Un soudain vrombissement frémit entre mes dents.
(Les paroles du gamin me semblaient c*nnement naïves.)

Il s'égarait dans une peur violente qui faisait noircir de quelques nuances son plumage grisâtre. La Magie qui courait dans ses veines et sur sa chair juvénile semblait étonnamment sensible aux réactions du gamin ; cela ressemblait à un parasite qui se serait accroché au corps  de l'enfant. Une intrigante présence que j'avais apposée sur son âme lorsque je l'avais salué. Quelques pensées se déployèrent entre les ailes de mon esprit ; des mots, des images, des idées floues. Agité par la fascination et par l'excitation que je ressentais devant l'hybride,  j'étais à l’affût du moindre froissement de plumes. Chaque son glissait un instant dans ma tête avant de se développer à travers l'ensemble mon être. Un soupir. Un cri retenu. Un bruissement étouffé ; rien n'était négligé. L’œil fixe et béant, je considérais tout ce que mes sens percevaient jusqu'à ce qu'une réflexion ne vienne faire basculer cette étrange situation.

- Je crois que... murmurai-je d'une voix presque sourde, cassante. Oui, peut-être.

Mon corps tout entier se mit à trembler quand le bout de mes doigts effleura l'épais duvet qui recouvrait le cou du curieux spécimen de quasi-animagie. Alors, avec une force animale à peine maîtriser, mes mains s'enfoncèrent entre ses plumes et sa peau cendrée. Ma vision se voila, disparaissant derrière une lumière aveuglante, et ma respiration devint plus saccadée. Le vautour, présent dans mon crâne et dans mon souffle, se mit à émettre un cri d'agonisant. Étouffé par la Magie qui oscillait entre Riu et nous, il se perdait dans un flux physiquement invisible et pourtant – démesurément puissant. Il s’évanouissait. Peu à peu,  le vertige nous emportait vers l'oubli éternel.

(Mes os changèrent ; une transformation familière me fit chanceler.)

Je vis de nouveau. Un regard aiguisé et un bec crochu, une ombre sinistre se projetant sur le garçon. C'était ce que j'étais redevenu ; un volatile surplombant l'anatomie simplement humaine du gamin. C'était ce que j'étais, ce que je suis. Disséquant de mes yeux celui qui était, il y a seulement quelques secondes, un sujet d'étude captivant,  je compris rapidement qu'il n'avait plus aucun intérêt pour moi.  Mes serres se détachèrent lentement de son épiderme, meurtri et marqué par mon emprise, avant je ne lui lance un lourd sifflement. Une promesse gravée dans le sang et le surnaturel ; « Prochainement, nous nous reverrons.  » Et je repris mon envol, l'excédant de Magie ayant été avalé par le vautour. « Prochainement... »


[Fin du RP]
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Re: Angleterre, coin perdu loin de Londres...
Invité, le  Dim 26 Oct - 11:12

PV Astrid N. Reckless


Aujourd'hui, il faisait beau à Londres. Le ciel était bleu, parsemé de quelques nuages blancs. Mais les rayons du soleil parvenait à passer à travers eux. Merit était en compagnie d'Astrid, une de ses amies de longue date. Et elles étaient surexcitées. Pour cause : Il y a quelques semaines, l'australienne avait gagné à on ne sait quel jeu et avait pu obtenir des billets pour une visite gratuite dans une chocolaterie.

A ce moment là, la jeune femme s'était empressée de contacter son amie par hibou, pour lui demander si elle voulait l'accompagner. Il y avait deux billets et ses autres amis étaient tous occupés. Alors qu'elle, elle pouvait être disponible à n'importe quel moment, sauf pendant la semaine bien évidemment. Mais aujourd'hui, il était samedi, alors tout allait bien.

Gourmande, Astrid n'avait pas tardé à lui renvoyer sa réponse. Qui était bien évidemment un grand oui, comme Merit s'y était attendue. Par la suite, la jeune femme avait renvoyé un hibou à la lionne pour lui donner un point de rendez-vous. Devant le Chaudron Baveur. La chocolaterie se trouvait dans un petit coin perdu de Londres mais ce n'était pas si loin que ça. Merit y avait déjà été afin de repérer l'endroit, et ce n'était pas si paumé que ça.

Le jour même, Merit avait attendu Astrid quelques minutes devant le fameux pub. Une fois arrivée, les deux lionnes avaient suivi le chemin retenu par l'australienne. Elle le connaissait pas cœur et ne savait même pas pourquoi. Le trajet ne fut pas spécialement long. Etant donné qu'elles discutaient, le temps passait plus vite. Et elles étaient enfin arrivées devant la grande chocolaterie. La belle brune en bavait déjà. Peut être qu'il y aurait une dégustation à la fin de la visite.

Pendant quelques minutes, les deux rouge et or errèrent dans le hall d'accueil avec d'autres personnes qu'elles ne connaissaient pas. C'était des adultes ou des personnes âgées pour la plupart. Aucun enfant n'était présent. Tant mieux, au moins ils ne s'amuseraient pas à courir entre les pattes du guide ou de leur parents.

Finalement, la personne chargée de les guider à travers le bâtiment vint les chercher. Un sourire aux lèvres, Merit lança une œillade complice à son amie. Pour une fois qu'elles allaient passer une bonne journée. L'australienne espérait juste qu'il n'y aurait pas d'imprévu quelconque. Comme la fois où elles s'étaient retrouvées sur un bateau. La jeune femme sourit en repensant à ce qui s'y était passé.

- Et Astrid, tu t'égares pas et t'évites de t'attirer des ennuies. J'ai pas envie qu'il nous arrive encore quelque chose.
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Re: Angleterre, coin perdu loin de Londres...
Invité, le  Mer 29 Oct - 11:18

Quelques jours plus tôt, j'avais reçue une lettre de Merit Sullivan. Ce qui m'avait étonnée, c'était une amie de longue date et je ne l'avais pas vu depuis un moment. Dans sa lettre, elle me proposait de venir avec elle pour une visite guidée dans une chocolaterie, non loin de Londres. Sans hésiter, j'avais acceptée, de quitter le château le temps de quelques heures. Cette sortie avait un petit goût de vacance. J'avais enfilé une jupe noir et un top blanc ainsi que des bottines et, à l'aide du magicobus, je m'étais rendue à l'endroit convenu pour se rejoindre. J'aperçu l'ancienne Lionne, on marcha, c'était pas très loin, de plus on bavardait donc le moment passé plutôt vite. L'enseigne de la chocolaterie apparut soudain. C'était joli et coloré, dans la vitrine quelques chocolat étaient posé sur des présentoirs et ça donnait l'eau à la bouche... Je poussais la porte et en fut accueillit par le son d'une clochette, déclarant ainsi notre présence.

Il n'y avait que des adultes d'âges mûrs, pas de gosses, ni de bébés et l'endroit était d'autant plus calme. Mais, d'après moi, ça manquait de fun.

- Et Astrid, tu t'égares pas et t'évites de t'attirer des ennuies. J'ai pas envie qu'il nous arrive encore quelque chose.

Un grand sourire se dessina sur mon visage. Ouais, fallait mieux éviter les ennuis et se tenir à carreau... Bien que ça serait difficile. Mon sourire s'étira lorsque je songeais à cette aventure dans le bateau... Ca avait été chouette, mais ouais, une sortie pépère nous ferait pas de mal, pas envie de courir en serviette dans tous Londres... Je commençais clairement à m'ennuyée lorsqu'un zigoto, vêtu de rouge et de noir apparut sous nos yeux. Son haut de forme glissa, le rendant extrêmement ridicule et sa moustache bien fourni n'arrangeait pas les choses. Il tenait entre les mains un plateau de chocolat, et il semblait lui même dégager une grande odeur de cacao. Curieux personnage, constatais-je, le chocolat a dû le rendre fou. En deux, trois enjambées, il se retrouva en face de moi et Merit. Il avait une drôle de démarche... une démarche de pingouin. Il leva le menton de Merit du bout des doigts, sembla l'examiner. J'éclatais de rire et il me fusilla du regard. Euh...? Il reprit rapidement son grand sourire et nous tendit son plateau, le regard plein d'étoiles.

- Goûtez moi ça !

Je saisis un chocolat et le lança dans ma bouche. C'était délicieux.

- Nan, nan, pas comme ça ! Prenez un chocolat, allez-y.

Parce que il y a une manière de manger du chocolat, peut-être ? Dubitative, je saisis un chocolat.

- Maintenant, mettez le dans votre bouche. Laissez le fondre sur votre langue, mordez en son milieu... Vous sentez l'arôme du chocolat ? N'est ce pas formidable ? N'est pas une explosion de saveur ? Votre langue se heurtent à la noisette que vous croquez... Sublime, n'est ce pas ? C'est moi qui l'ait fait.

C'est vrai c'était encore meilleur et c'était de loin, le meilleur chocolat que j'avais goûtée de ma vie. Je tendis la main pour en reprendre un, mais le pingouin s'en alla aussitôt, voir d'autres personnes. Zut. Je le regardais zigzaguait entre les clients.

- Il est spécial, hein ? Dis-je avec un sourire à Merit.

On semblait avoir atterrit au pays des bisounours, tout était colorés et tous le personnels était joyeux. La visitée s'annonçait intéressante. Le pingouin, monta alors sur une chaise, son haut de forme s'écrasant définitivement sur le sol au passage. Un employé s'empressa de le lui remettre sur la tête, ce qui me fit sourire moqueusement. Il frappa dans ses mains pour attirer l'attention.

- Bonjooour, chers amis chocovores ! Je suis Mr Delicious, propriétaire de cette chocolaterie et celui qui va se charger de vous faire visitez ! Restez groupez, n'hésitez pas à posez des questions, mes petits sucres d'orges ! Suivez moooi !

Mes petits sucres d'orges ? Okay, sans commentaire. Je jetais un regard à Merit et je dis à son intention un ''let's go !'' enthousiaste. Le pingouin ouvrit une grande porte et on l'y suivit tous, dans la pièce suivante...
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