AccueilPortailFAQPublications internesRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Le Parc :: La Volière
Page 33 sur 33
La Volière
Aller à la page : Précédent  1 ... 18 ... 31, 32, 33
L'auteur de ce message est actuellement banni du forum - Voir le message
Lorelaï Peony
avatar
Serdaigle
Serdaigle
Année à Poudlard : Septième année

Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: La Volière

Message par : Lorelaï Peony, Sam 9 Sep 2017 - 16:11


Lorelaï fonça vers la sortie, prête à bousculer l'aveuglé au passage, mais elle ne put atteindre l'issue. Les fientes de chouette et la crème pâtissière au sol l'obligeant à ralentir son allure afin de ne pas s'écraser tête la première. Le corps en avant, les bras le long du corps, tel un sprinter aux Jeux Olympiques de Vientiane, elle n'était plus qu'à deux doigts de la liberté. Mais, c'était sans compter la vivacité du jeune homme qui, plus rapide, avait déjà retiré la mixture de son visage. Lorelaï se retourna une seconde afin de voir où en était sa victime, quand elle reçue une bonne poignée de gâteau à la fientes en plein dans sa face. Elle se sentie alors projetée au sol. Sa respiration était saccadée, difficile de respirer entre les morceaux de gâteau, de crottes d'hibou, ses longs cheveux collants qui lui entraient dans les narines et -surtout - le corps lourd du bonhomme qui lui écrasait la poitrine. C'est un gâteau à la framboise, pensa-t-elle, avalant sa salive, avant de tordre son corps en crevette et d'accrocher la jambe du jeune homme afin de l'utiliser comme levier pour se relever au-dessus de lui. Elle avait maintenant une jambe de chaque côté de son agresseur, il ne lui restait plus qu'à asséner un bon coup de poing en plein dans son nez, quand elle ressentit quelque chose d'étrange qui lui retenait la main... Serait-ce... de l'hésitation? Le poing en l'air, elle regardait entre les couches de crèmes grisâtres qui recouvraient le visage du malotru. Il est essentiel de préciser, à ce stade de l'histoire, que le nez de ce mal appris était assez esthétique, du moins assez esthétique que pour faire hésiter la jeune fille. Pouvait-elle se permettre de démolir un si joli pif?

Position:
 
Revenir en haut Aller en bas
L'auteur de ce message est actuellement banni du forum - Voir le message
Lorelaï Peony
avatar
Serdaigle
Serdaigle
Année à Poudlard : Septième année

Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: La Volière

Message par : Lorelaï Peony, Mar 12 Sep 2017 - 10:25


Trop concentrée sur le nez du bonhomme, Lorelaï ne remarqua pas qu'il changeait de couleur. Pour sa défense, le visage du jeune homme était tellement recouvert de matières en tout genre qu'il aurait été compliqué pour n'importe qui de de distinguer quoi que ce soit. C'est pourquoi, elle ne comprit pas tout de suite ce qui venait de se passer. A vrai dire, c'est surtout l'odeur - voire la puanteur - qui permit le déclic. La main toujours en l'air, Lorelaï se figea. Elle ne respirait plus. Ne pas ouvrir la bouche, ne pas ouvrir la bouche, ne pas ouvrir la bouche. Elle sentait sa tête se gonfler de plus en plus, elle ne pourrait pas tenir plus longtemps sans respirer. Il fallait trouver une solution rapidement. Elle tomba sur le côté, dans la paille collante, les jambes encore partiellement sur le jeune homme. Elle frotta son visage avec le bas de sa cape, en faisant bien attention à ne pas absorber l'horreur qui lui coulait sur la peau. Le visage un peu plus propre, elle put enfin expirer et, surtout, inspirer grandement. Elle se tourna vers celui qui lui avait vomi dessus, les yeux écarquillés. Le pauvre avait l'air dans un état tel qu'elle eut pitié. Elle s’essaya à ses côtés. Il était dans un état lamentable. Lorelaï posa sa main sur son bras.
- Ca va? demanda-t-elle hésitante. Désolée de t'avoir jeté du gâteau au visage et heu... d'avoir voulu te donner un coup de poing.
Elle se sentait mal, mais elle avait aussi très peur. La dernière fois qu'elle s'était excusée auprès de lui, il lui avait violemment crié dessus. S'il récidivait, elle l'abandonnerait, dans son vomi, son gâteau et ses fientes de chouette, à son sort.
Revenir en haut Aller en bas
L'auteur de ce message est actuellement banni du forum - Voir le message
Lorelaï Peony
avatar
Serdaigle
Serdaigle
Année à Poudlard : Septième année

Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: La Volière

Message par : Lorelaï Peony, Ven 15 Sep 2017 - 17:56


Elle attendait sa réaction. Il semblait plongé dans ses pensées. La bataille avait été intense pour les deux étudiants. L'émotion et l’adrénaline retombaient doucement. Lorelaï, la main toujours posée sur le bras du jeune homme, regardait autour d'elle. Les hiboux avaient diminués en nombre. Certainement l'agitation qui les avait effrayés.

Elle avait enfin retrouver un souffle régulier et calme.

Le jeune homme se releva. Il semblait embarrassé par la situation. Sans un regard vers la jeune femme, il se dirigea vers la sortie, s'excusant doucement au passage.

Lorelaï se sentait bouleversée.

Seule au milieu de la volière, entourée d'oiseaux et de pailles, elle baissa les yeux vers le gâteau qui traînait au sol. Elle ramassa, sans réfléchir, la carte qui apposée au paquet. En lisant les quelques mots qui y étaient tracés, elle sentit ses yeux se mouiller. La lettre était rédigée simplement, mais elle était imprégnée d'amour. Lorelaï ne pouvait se résigner à laisser cette lettre au milieu de la volière. Il était hors de question de la jeter.

Elle sortit donc sa baguette et la pointa sur le papier. Tergeo prononça-t-elle, rendant ainsi à la lettre son apparence initiale. Elle vit alors un petit hibou s'avancer vers elle et lui tirer la lettre des mains du bout du bec. L'oiseau prit de suite son envole, certainement en direction de la tante Olga.

Lorelaï rangea sa baguette, attrapa son casque audio qui traînait au fond de son sac, le posa sur ses cheveux sales et attrapa le colis dégoulinant avant de se diriger vers la sortie.


[Fin du RP pour Edward et Lorelaï]
Revenir en haut Aller en bas
Kalén Bloom
avatar
Poufsouffle
Poufsouffle
Année à Poudlard : Cinquième année

Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: La Volière

Message par : Kalén Bloom, Sam 7 Oct 2017 - 12:48


Oiseau de mauvaise augure
avec Arty


Kalén avait imaginé qu'un moment seule à la volière lui aurait fait du bien.
La fin de l'année approchait, avec son lot d'examens, de révisions et de fatigue. La jeune adolescente avait entendu dire que les évaluations à la fin de la quatrième année étaient particulièrement difficiles, constituant une sorte d'avant goût aux B.U.S.E.s qu'elle aurait à passer l'année suivante.

Bien que la jeune blairelle se soit attelée à ses relectures de cours depuis un bon mois, elle avait l'impression d'avoir à accumuler encore beaucoup trop de savoir pour son esprit fatigué.

Voilà pourquoi Kalén s'était rendue à la Volière, en ce samedi matin pluvieux d'avril, pensant trouver un peu de réconfort auprès des rapaces qu'elle affectionnait tant.
Accoudée à la large ouverture qui donnait sur l'extérieur, la jeune adolescente laissait son esprit vagabonder et son regard se perdre au delà des montagnes écossaises et de la vallée.
Les quelques cris d'oiseaux encore réveillés ne la dérangeaient pas. Au contraire, leur chant sonnaient comme une douce mélodie aux oreilles de la jeune fille qui n'entendit pas le bruissement d'ailes résonner non loin d'elle.

Ce ne fut que lorsque le hibou vint lui pincer gentiment le doigt, que Kalén remarqua Lloyd, le messager de la famille, que la demoiselle affectionnait beaucoup et que sa mère avait gardé au moment du divorce

Oh ! Comme elle était heureuse de le revoir ! Cela faisait si longtemps qu'elle n'avait pas reçu une lettre du Pays de Galles, et sa terre natale lui manquait beaucoup. Caressant avec émotion l'oiseau, la jeune fille décrocha l'enveloppe soigneusement cacheté avec le sceau de sa mère.
Elle haussa un sourcil. Habituellement, c'était son père qui lui écrivait des lettres ; il était rare qu'April prenne la plume autrement que pour mettre parfois son nom au bas des parchemin que Hayden lui envoyait.

Alors que la blairelle s'apprêtait à décacheter le message, le hibou hulula doucement et posa sur elle un grand regard triste.

Elle hésita. Lloyd l'avait toujours ébahi par sa faculté d'expression et d'empathie. Il semblait toujours deviner les pensées de l'enfant qu'elle avait été avant son entrée à Poudlard, et parvenait systématiquement à deviner quand celle-ci ressentait de la tristesse.

Envahie par une soudaine impression terrifiante, Kalén déchira l'enveloppe et en sortit le parchemin recouvert de l'écriture fine et penchée de sa mère, écrite à l'encre verte.


« Ma chère Kalén,

Il m'est difficile de t'écrire ces mots alors que la tristesse me ronge.
Aujourd'hui, deux sorciers du Ministère de la Magie du Brésil ont transplané devant la maison pour venir m'apporter la plus terrible des nouvelles. Owl est mort.

Il a été assassiné par deux hommes, deux mages noirs dont on ignore s'ils appartiennent ou non à un ordre connu.

Il a été tué alors qu'il tentait de sauver des moldus qui se faisaient attaquer par ces sorciers. Owl s'est interposé mais n'a pas réussi à dévier le sortilège qui l'a touché en plein cœur.

Ils l'ont retrouvé ce matin, dans une ruelle des favelas de Brasilia.
Nous allons venir te chercher demain avec ton père pour que tu puisse venir à la maison. Tout est arrangé avec l'école.
Prépare tes affaires, nous seront là dimanche, avant midi.

Je t'embrasse ma chère enfant,

Sois forte,

April Miller. »



Kalén ne lisait plus, ou plutôt lisait et relisait les mêmes phrases, dans le désordre ne comprenant plus les mots qui s'affichaient devant ses yeux.

Une seule phrase avait marqué son esprit au fer rouge. Trois mots brillaient, incrustés sur ses rétines, éclipsant tout le reste.

Owl est mort.

Owl est mort
Owl est mort
Owl est mort
Owl est mort



Le cri silencieux qu'elle poussa tordit ses lèvres en des grimaces abominables de douleur. Elle se jeta sur le mur, cognant ses petits poings sur la pierre froide.
Les larmes coulaient à présent et les sanglots secouaient son corps, aussi silencieusement que son hurlement mutique.
Dans son explosion de d'horreur, le parchemin avait glissé de ses doigts pour atterrir un peu plus loin, au milieu des fientes d'oiseau.

Kalén ne sentait plus rien que la douleur en elle. Rien d'autre. C'était comme si une multitude de Doloris venait de lui être lancée en même temps, comme si elle s'était jetée la tête la première dans une horde de Détraqueurs affamés.
Tout le reste s'effaçait, le bruit de la pluie au dehors, le froid printanier qui aurait du engourdir ses membres, l'odeur des oiseaux, la silhouette du château qui se découpait à travers les nuages.
Tout le reste s'effaçait, oui, pour ne laisser place qu'à ce vide terrifiant que la petite refusait de voir, refusait d'accepter. Non. C'était impossible, ce n'était pas possible. Ce n'était pas possible. Ce n'était pas possible.

Ce n'était pas possible.

Les paumes appuyées sur ses yeux pour ne pas voir la réalité qui la cernait de toute part, Kalén se mit à trembler, de manière convulsive au milieu des oiseaux qui hululaient tout autour d'elle, dérangés dans leur sommeil par cette agitation silencieusement cauchemardesque qui régnait dans la Volière.
Revenir en haut Aller en bas
Artemis O'Toole
avatar
Préfet(e)/Poufsouffle
Préfet(e)/Poufsouffle
Année à Poudlard : Sixième année

Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: La Volière

Message par : Artemis O'Toole, Mar 10 Oct 2017 - 5:30


Sentiment grandissant de joie intense qui ne peut pas être mesuré. Il trottine vers la volière, complètement dansant un pied puis l’autre, petite musique dans la tête qui le fait fredonner. Il aimerait bien, comme ça, pouvoir faire fuir la pluie parce que sa lumière se diffuserait tellement. Les gouttes l’évitent en réalité, il tourne sur lui-même, les bras perpendiculaires. Peut-être a l’air-t-il fou, un peu. Il essaie de se donner de l’énergie, parce que c’était un peu mal parti. Il savait qu’il devait s’y rendre, qu’il devait envoyer une lettre à sa mère, il ne pouvait pas constamment reculer et procrastiner. Surtout qu’elle ne savait pratiquement rien, de cette année merveilleuse passée à faire n’importe quoi. La bonne nouvelle étant qu’il maîtrisait tout de même davantage sa magie, et savait lancer des sortilèges époustouflants. Elle serait sûrement ravie d’apprendre ça, en plus de toutes ses bêtises. Parce qu’il fallait qu’il se montre honnête envers elle, à distance c’est beaucoup plus facile, elle ne connaissait pas les beuglantes. Donc se transmettre de la joie de vivre à soi-même pour se rendre à la volière. Déjà que c’était pas le lieu le plus accueillant pour Arty. Oui, après toutes ces années, le traumatisme de la chouette-dragon était toujours frais, dans sa tête. Maintenant, il ne se dirigeait que vers les petits hiboux beaucoup trop mignons pour pouvoir vouloir le manger.

Il monte les escaliers, manque de tomber deux fois, se rattrape, parce que la pluie, en plus d'avoir collé ses mèches rebelles à son front faisaient glisser les marches, mais ça, il n’y avait pas pensé. Arty accroche son sourire, c’est le plus important. Faire bonne impression devant les volatils, qui, il le savait, pouvaient se montrer méfiants et agressifs. Il passe la porte de la volière. L’image le frappe, d’un coup, il se raidit.
Douche froide, que dis-je, glaciale. Décharge électrique dans la gueule. Et l'eau et l'électricité, ça ne fait pas bon ménage.
Sa première réaction est d’amorcer un brillant demi-tour, faire semblant de rien, non ce n’est pas grave, je repasserai plus tard, pas de problème. Faire comme s’il n’avait pas vu, que ça ne lui avait pas arraché une grimace et un pincement douloureux au cœur. Ce n’était pas la réaction des oiseaux qui l’inquiétait, c’était sa camarade, là, dans un état qu’il jugeait bien trop grave pour lui. Il ne maîtrisait pas, ce genre de choses. Les interactions sociales, tout simplement. Il n’était pas le mieux placé pour tenter de réconforter, là, c’était impossible. Alors oui, il pouvait retourner tranquillement au château, et effacer tout ça de ses rétines brûlantes.

Mais en cette fin d’année, peut-être que c’était impossible. Impossible par rapport à tout ce qu’il avait vécu auparavant, il ne pouvait pas la laisser là, toute seule, en proie à une agitation monstrueuse. Avant sûrement qu’il n’aurait pas hésité, mais maintenant, ça allait envers toutes ses valeurs. L’aider, non pas pour lui, mais parce qu’il sait aussi, ce que ça fait d’être laissé. Que lui aurait voulu quelqu’un, tout près. Même s’il sait qu’il n’était pas un super-héros, mais à l’intérieur près du cœur, il aimait revêtir sa cape de justicier, ça lui allait bien. Puis c’était sa mission maintenant, répandre de la lumière partout, tout partout. Alors il respire un grand coup, parce que finalement, ce n’est pas lui qui a des problèmes, juste histoire de prendre de l’assurance.
Il observe un peu la volière, les oiseaux qui semblent ressentir l’inquiétude de la Blairelle. Il voit aussi un lettre jetée là, à l’abandon. Ce n’est pas difficile de faire le lien, une mauvaise nouvelle. Très mauvaise.

Il décide de s’approcher d’elle, même si elle est terrifiante ainsi, malade compulsive. Il l’imaginait plus petite, mais après tout, Arty n’était pas un exemple d’observateur perspicace. « Hey, Kalén, c’est ça ? Ça va ? Enfin non, j’vois bien qu’ça va pas là, mais j’ai pas de chocolat. » Parce qu’il est maladroit le gamin, il faudra l’excuser. Il pose sa main sur son épaule, tenter de la calmer, il connaît l’importance du contact en cas de crise, en cas d’oubli de soi tellement l’émotion est importante et destructrice. Elle ne le voit pas encore, alors il essaie, comme ça. De transformer son visage et de reprendre une bouille angélique accueillante, pour qu’elle puisse recevoir toute la lumière possible. Il ne lui dit pas que ça va aller, que tout va bien, parce qu’il n’en sait fichtrement rien.

Alors il se contente d’être là, grand et fort il imagine, tout simplement et d’attendre un petit retour. Peut-être qu’elle l’enverrait valser ailleurs, qui sait.
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Kalén Bloom
avatar
Poufsouffle
Poufsouffle
Année à Poudlard : Cinquième année

Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: La Volière

Message par : Kalén Bloom, Sam 14 Oct 2017 - 15:54


♫ Pour échapper à la nuit ♫.


Regarde-la comme elle est heureuse
Nostalgie de l'enfance et ses douces berceuses
La petite fille oubliée a rangé ses poupées

Perdue dans ses pensées
Il reste encore les fils
Des marionnette en exil
Et sur sa joue un cil oublié

Egaré le temps de l'enfant
Où seuls comptaient les sourires des parents

On raconte que la terre est ronde
J'ai plutôt l'impression qu'elle est carrée.
Dans ses recoins emprisonne le monde
Et assassine de ses angles meurtriers.

Regarde-la elle est malheureuse
A chaque nouveau regard c'est sa tombe qu'elle creuse
Elle veille
La petite fille
A oublié la couleur du soleil.



Sang
A ses tempes.
Bat sourdement.
Les paumes appuyées
Qui font danser les couleurs dans l'obscurité de ses yeux.

Froid
Tout autour d'elle
En elle.
Tremblements incontrôlables

Lumières indicibles
A jamais oubliées
Détruites.


Un larme tombe sur la paille. La goutte d'eau reste suspendue sur un brin de foin, le temps d'un instant, suspendue. Puis elle se fond, se perd dans le désordre du sol.

Au milieu des excréments qui pourrissent.

Il lui faut quelques instants pour comprendre qu'elle ne respire plus. Qu'elle est en train de se noyer. Alors elle se débat dans son océan de tristesse, lutte de tout son petit corps chétif.

La surface est si loin.

La surface n'existe plus.

Personne, avant de l'avoir vécu, n'imagine ce que la mort d'un proche provoque.
Dans sa noyade infernale, Kalén revoyait tous les moments, tout ce qu'ils s'étaient dit, tout ce qu'elle n'avait jamais pu lui dire, tout ce qu'elle aurait voulu lui avouer.

Tout ce qu'elle ne pourrait jamais plus faire.

Jamais.

Le mot sonnait si fort dans sa tête embrumée, dans son esprit inondé de douleur. Le pire à supporter était bien le deuil de ce qu'elle aurait pu vivre avec lui s'il n'était pas mort. Oublier tous ces moments qui n'avaient jamais existé et qui n'existeraient jamais.

Jamais.


Son corps se dépose au fond de cette eau sale qui l'embourbe. Elle n'est plus, elle non plus. Ses yeux se perdent, ne cherchant même plus la lumière trahissant la surface. Elle laisse, allégrement, ses poumons se remplirent, détruisant peu à peu tous les liens qui la rattachent à la réalité.
Elle laisse, allégrement, les ténèbres entourer les restes de son existence. Sans Lui. Il n'y a plus rien.

Rien.




"...chocolat."

Et la main chaude qui se pose. La tire, entrainant la remontée fulgurante. Son corps hissé brise l'immobile terreur de l'océan. Elle sent l'air ébouriffer à nouveau ses cheveux mouillés. Elle émerge.
Ses paumes se décollent d'elle-même et elle ouvre les yeux.

Kalén est dans la Volière. Prostrée sous la fenêtre, large ouverture sur la pluie battante qui mouille ses boucles brunes, et sur le vent glacé qui entre par rafale dans la petite tour.
Tout lui revient alors. Poudlard.

Et ce garçon qui la regarde, sa main posée sur son épaule. Comment s'appelle-t-il ?

Des papillons noirs dansent encore devant ses yeux rougis. Mais elle perçoit clairement la lumière. La lumière qui émane de son visage, non, de son être tout entier. Qu'il est beau ce garçon lumineux. Elle ne peut pas détacher son regard de lui. Elle sent qu'elle sombrerait à nouveau dans les abysses si ses yeux venaient à se poser ailleurs. Alors elle le regarde, n'osant même plus cligner des yeux.

"Ne me lâche pas... Arty" souffla-t-elle.

La réminiscence d'un cours d'Histoire de la Magie, fort lointain, d'une geôle dans un cachot sanglant, d'une bataille d'eau dans un lac... un peu moins lointaine. Arty. Les rencontres avec ce garçon avaient rythmé les années de la jeune fille à Poudlard, sans qu'elle ne prenne réellement le temps de rencontrer le jeune homme. Et pourtant, il avait été là dans les moments importants de la vie de Kalén au château. Qui était-il ? Son ange gardien ? Est-ce que les autres pouvaient le voir aussi ? Pour elle, les apparitions divines d'Arty dans sa vie n'étaient pas anodines.

Elle semble lire une incompréhension dans ses yeux. Alors, elle ose, un instant, détourner son regard pour le poser, le temps d'un souffle sur la lettre gisant au sol. Elle ne pourra pas lui dire. Il valait mieux qu'il lise.
Ses yeux reviennent bien vite sur la figure d'Arty, la bouée, la corde, qui la maintient , elle ne sait comment, hors de l'immensité sauvage.
Revenir en haut Aller en bas
Artemis O'Toole
avatar
Préfet(e)/Poufsouffle
Préfet(e)/Poufsouffle
Année à Poudlard : Sixième année

Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: La Volière

Message par : Artemis O'Toole, Dim 22 Oct 2017 - 12:36


LA réciproquement accordés pour toute la durée du RP


Il déglutit aux mots exprimés par la Blairelle. Il ne pouvait plus faire demi-tour, là devant son regard de chat botté au fond du trou. Ça allait être difficile, peut-être même la chose la plus dure qu’il n’ait jamais faite, ce n’était pas facile pour lui, de ne pas être l’enfant qu’on réconforte et qu’on protège. En même temps, il se dit qu’il l’avait déjà fait, sous le coup de l’adrénaline, de l’action et de l’horreur, la sauver, ou presque, il avait essayé du moins. Alors là, c’était sûrement un peu pareil. Excepté qu’il a peur, évidemment, de mal faire, de faire paniquer plus qu’autre chose, de braquer la jeune fille. Alors il lui tend un sourire grimaçant, on va dire que c’était la pluie dans la gueule qui le rendait ainsi. Il suit le regard vers quelque part plus loin, un papier laissé à l’abandon, la raison devait être là, effectivement. Il baisse la tête, petit geste de la main pour lui dire qu’il ne s’éloignait pas tellement.

Il tremble un peu, parce qu’il n’aime pas les mauvaises nouvelles, puisque visiblement ça allait en être une. Elle ne pouvait pas être dans cet état là en apprenant le merveilleux cadeau d’anniversaire qu’elle allait recevoir. Puis il allait devoir entrer dans la confidence, c’était obligé, mais il le fait, pour elle, parce qu’elle le méritait.
Il déplie la lettre, plissant les yeux, essayer de retarder ce moment fatidique et funeste. Les mots nets, bien écrits, alignés parfaitement sur la page.
Quelqu’un était mort. Une chouette visiblement.

Owl. C’est un nom de hibou ça. Alors c’est vrai qu’il se demandait pourquoi la mort d’un volatil touchait autant Kalén, mais après tout, il n’était personne pour juger. Puis, il ne put s’empêcher de penser que les mages noirs devaient être tombés bien bas pour assassiner des hiboux. En plus, c’était un hibou héros, un peu, comme ça, il a voulu sauver des moldus. Ce n’était pas tous les jours qu’on voyait un oiseau se comporter de manière si héroïque. Mais quand même. Il se mit à douter. C’était bizarre de quitter l’école pour enterrer son hibou, non vraiment, quelque chose devait clocher quelque part.
Il dodeline de la tête. Il devait donc forcément s’agir de quelqu’un, apparemment plutôt proche de la Jaune & Noir. Il revient donc à ses côtés, s’assoit tout près d’elle, les genoux repliés sur sa poitrine. S’éclaircit la gorge, la lettre toujours entre les doigts.

Il s’agit maintenant de trouver les mots pour tenter de la réconforter, mais en réalité, il ne sait pas. Ce n’était peut-être pas ça la bonne solution, réconforter quelqu’un, si vraiment un proche de Kalén était mort, elle ne pourrait pas être réconfortée, jamais. C’est le genre de trucs qui forment des trous béants dans la poitrine et qui ne se referment pas, jamais, au mieux on le cache avec des feuillages. Enfin, c’était plus ou moins comme ça qu’il voyait la chose. « Je suis désolé. Owl c’était … ? » Il laisse sa question se suspendre. C’était important, il supposait, de dire qu’il était navré, parce que c’était le cas. De la voir là, complètement brisée, c’est à vous retourner le cœur. Et Arty n’est pas insensible, parfois déconnecté mais il ne manquait pas d’empathie. Alors de sa main libre il entoure la Blairelle et la serre contre lui. Le contact physique, c’était toujours à ça qu’il revenait. Parce que s’il ne trouvait pas les bons mots, il se devait de montrer qu’il était là. Que même si quelque part, il sentait qu’on était en train de lui dire de s’enfuir en courant, de faire semblant que les problèmes n’existent pas, c’est tellement mieux. Il ne peut s’empêcher de se sentir brisé lui aussi, face à l’étendu tristesse de la jeune fille. « En tout cas, j’te lâche pas, jamais. » Il resserre l’étreinte. Pour une fois qu’il ne se laisse pas envahir par un flot continu de conneries.

Une sorte de promesse qui résonne et qui se faufile entre le vent, la pluie s’infiltrant brusquement jusqu’à eux.
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Contenu sponsorisé

Re: La Volière

Message par : Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas
Page 33 sur 33

 La Volière

Aller à la page : Précédent  1 ... 18 ... 31, 32, 33

Permission de ce forum:Vous pouvez 
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Le Parc :: La Volière-

L'univers d'Harry Potter est la propriété de la Warner Bros ainsi que de J.K Rowling.
Tous droits réservés sur ce site ©Copyright HarryPotter2005. Affichage optimisé sous Firefox.