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Devant la salle commune
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Elhiya Ellis
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Re: Devant la salle commune
Elhiya Ellis, le  Dim 7 Jan 2018 - 13:02


le déroulement d'un ruban de soie



PV Luly
LA Accordé à Lully

]Trigger warning je suppose]
♫♫

Quelques mots rassurant, caressant mon esprit, pour me faire taire, pour m’imposer de reprendre mes distances pour… que je parte. Je devais, je me le répétais, encore, comme un disque rayé, comme quand ma main se glissait dans celle du seul membre de ma famille existant à mes yeux, comme quand je mettais un pas de plus derrière une barrière que je ne devais pas franchir.

Fermer les yeux une fraction de seconde,
Ecouter ce qu’elle raconter,
Sentir la chaleur nouée au sein de mon estomac,
Sourire.
Frissonner un instant à un baiser au creux de ma main
Esquisser une moue amusée,
La regarder malicieusement
O la tendresse avait un chant auquel je ne savais dire non
Faute aux autres
Faute à moi-même
Qu’importait…
Et ce bouton qui volait
Invitation déguisée,
Comment dire non…

Les opales plantées dans les siennes, la mine espiègle, gardant sa joue dans ma main, je m’étais rapprochée d’elle tout doucement. Posant mon front contre le sien avec délicatesse, marquant une pause le temps d’un battement de cil, laissant mon souffle chaud effleurer ses lèvres. Une simple marque d’attention, rien de plus, un simple baiser, léger, déposé sur sa bouche rosée si douce. Doucereuse sensation retournant mon ventre, affolant brièvement mon palpitant. Découverte appréciable, différente, appétissante…

Pourtant, je me détachais pour lui souffler quelque mots « Désolée… Alors que cachais tu sur ta cuisse l’autre fois » J’étais blonde, pas aveugle, en cours, elle avait tiré sur sa jupe, ici aussi, ce n’était certainement pas pour que mon regard ne croise pas un bout de tissus de coton
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Re: Devant la salle commune
Lorelaï Peony, le  Dim 7 Jan 2018 - 18:40

[Contenu sensible ]
La surprise de son propre geste la figea un instant, elle sentit le parfum d'Elhiya habiter son espace, elle sentit la peau chaude de son front toucher la sienne. La tension montait encore d'un cran si possible, son ventre s'échauffait, son souffle attendait, patiemment, de voir, de sentir encore.

Puis il eut ce baiser, une délicate douceur sur ses lèvres encore humides du passage de sa langue.
Un baiser qui en appelait d'autres, un geste qu en demandait de nouveaux.
Une hésitation pourtant, quand elle regarda le tissu bleu.

Devait-elle lui dire, lui montrer ?
Peut-être ne pourrait-elle pas tenir de voir ainsi sa douleur matérialisée.
Pourquoi lui infligerait-elle de connaitre sa souffrance, alors qu'elle n'était que douceur ?
Comment pouvait-elle infliger sa peine à l'Autre ?

Et pourtant, dans cet instant, sous ses caresses, elle sentait qu'elle pouvait partager.
Elle lui faisait confiance. Si c'était trop pour elle, elle s'en irait.

Lorelaï souffla longuement, elle s'agenouilla sur son lit, dépassant maintenant d'une tête la belle Elhiya.
Fermant les yeux, elle agrippa le bas de sa jupe et la remonta lentement, jusqu'à révéler ses blessures.
Multiples. Répétitives.
Cicatrisées.
Elle ne s'était plus blessée depuis plusieurs jours.

Les yeux toujours fermés, elle attendait la sentence, le jugement.
Perdant quelque peu l'équilibre, elle se maintenait cependant.
Le regard de l'autre sur sa souffrance était trop lourd.
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Re: Devant la salle commune
Elhiya Ellis, le  Dim 7 Jan 2018 - 20:37



le déroulement d'un ruban de soie



PV Luly
LA Accordé à Lully

[Trigger warning je suppose]

Un instant tout se figea. Ma requête gênait peut être, loin de la curiosité et de l'abuse besoin de savoir, elle était douce et quelque peu justifié. Il était facile de persuader autrui que tout allait bien, qu'on s'en sortait,  des lors qu'on se contentait de lui sourire, de juste le contourner. Mais la... Délogé au coin de ses lèvres, ce besoin de tendresse ressemblait plus à un appel qu'à un désir non avoué.

Et l'étoffe glissant sur les cuisses de l'oisillon dévoilait des secrets. Meurtrie, blessée, la chair tendre devenue tableau de quelques esquisses douloureuse se montrait sans artifice. Était-ce ce qui s'etait passé à côté de moi ce jour la? A l'abri d'un pupitre, enveloppée dans un tissus de mensonges rassurants?

Mon index était parti parcourir chacune des traînées laissées par un silence de convenance, écoutant ce qu'elles me confiaient. Différentes tailles, différentes formes, sûrement différents moments n'ayant trouvé le réconfort nécessaire. Je soupirais doucement, posant ma main chaude sur sa les esquisses de sa peine,  relevant les yeux sur l'artiste incomprise.

"Je vois.."

Sur les toits de la ville, au fond d'un verre de trop ou d'une pointe de cutter quelle était la différence? La finalité était toujours la même, une souffrance désireuse de s'exprimer trouvait refuge où elle pouvait.. que serais je pour me permettre de juger? Que serais-je pour fermer les yeux? Cet écho à ma propre douleur supposément morte m'appellait. Inexorablement. Réveillant le souvenir de ces nuits dans le noir, seule avec quelques mauvaises décisions, avec le froid et l'absence d'autrui... loin de la chaleur et du réconfort illusoire d'un être qui me prenait dans les bras...

-.. oublie ca quelques instants..

Me redressant, capturant ses lèvres suaves, je faisais taire l'éveil d'une douleur oubliée au fond de mon coeur, l'étouffant de cz surplus de tendresse toujours existant
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Re: Devant la salle commune
Lorelaï Peony, le  Dim 7 Jan 2018 - 22:14

[Toujours aussi potentiellement sensible]

Et enfin, la douce sentence, une caresse sur ses blessures longtemps brûlantes. Aujourd'hui éteintes.
Un baume de chaleur entourant ses souffrances passées.
Elle ouvre les yeux, rencontrant son regard pour le perdre dans un baiser qu'elle lui rend, attrapant fébrilement son dos entre ses bras.
Passant ses mains sur sa chemise, si fine. Sentant, au travers son soutien-gorge, qu'elle rêve maintenant, fantasme de dévoiler.
Rapprochant leurs corps sous une étreinte qu'elle ne veut plus briser.
Oublier.
Quelques instants.
Dans ces étreintes.
Se perdre dans sa douceur inconnue et si familière.

Hésitante pourtant, de ces mouvements étrangers.
De ce corps qu'elle désire et redoute, qui l'effraye. Nouveau. Inconnu.
Enivrant. Encore. Toujours, inlassablement enivrant.

Elle descend sa main, caressant ses hanches, fébrile. Enlaçant sa taille, enlaçant sa chemise blanche qui sépare et protège.
Oublier.
Elle oublie.
Elle ne pense plus.
Elle plonge dans l'étendue de douceur qu'elle lui offre.
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Re: Devant la salle commune
Elhiya Ellis, le  Lun 8 Jan 2018 - 10:53


le déroulement d'un ruban de soie



PV Lully
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[Trigger warning : bisouillage]


Ses mains dans mon dos m’avaient rapprochée d’elle imperceptiblement. Une caresse légère, timide, touchante. Un frisson né du bout de son doigt envahissait mon corps, mettant a mal mon équilibre précaire. Et puis elle m’avait enlacée un peu plus, se serrant doucement, me faisant ressentir les battements de son cœur contre ma poitrine, assourdissant doucement le semblant d’envie de partir restant.

La surprise de sa réponse diffusait une douce chaleur dans ton mon être, guidant ces gestes jamais partager avec une demoiselle. Pourtant, ils étaient naturels, emplie de la même tendresse que pour n’importe qui d’autre. Apte à faire oublier quelques instants le monde trop froid, trop dur qui nous entourait. Alors je répondais….

Une main glissée sous sa chemise blanche découvrait la douceur de sa peau. Délice inconnu se dévoilant timidement sous la curiosité de la pulpe de mes doigts. Sa hanche, puis son flan, puis une perte d’équilibre, je me retrouvais au-dessus d’elle, esquissant un sourire amusée en recherchant son regard. S’assurer qu’elle avait besoin de cette étreinte, de cette affection passagère, de ce pansement illusoire à sa douleur qu’elle disait savoir convertir.

C’était si simple pourtant.
Il lui suffisait de fermer les yeux,
De se délecter de ces quelques frissons doucereux,
De les laisser se nourrir de tout ce qu’elle pouvait aimer.
Se laisser guider tout simplement.
Par un bisou dans son cou,
Puis un second,
Puis un autre descendant progressivement
Le long de son col de chemise…
Juste laisser parler, ce que les mots ne peuvent combler
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Re: Devant la salle commune
Lorelaï Peony, le  Lun 8 Jan 2018 - 21:54

[contenu plutôt sympathique sensible]
Cette chaleur qui la parcoure, frissonnante. Cette douceur dans laquelle elle plonge à présent aveuglement, sa pensée enfin étouffée par ce souffle peu à peu haletant.
Et ses doigts qui découvraient son ventre échauffé par ses gestes sensibles. Tendant sa poitrine, s'exposant de plus en plus.
Se retrouvant, dans une douce chute sous sa natte, se perdant dans son sourire, dans sa tendresse. Dans cette envie de plus. Cette effrayante envie de plus.

Guidant, par les tensions de son corps, le chemin de baisers que dessinait la blonde le long de son cou.
Jusqu'à la naissance de sa poitrine.

Électrifiée de part en part, du baiser posé sur sa peau déjà attisée.
Elle passe sa main sur la chevelure de son amante, rapprochant leurs lèvres, pour en jouer encore quelques instants, promenant sa main à la frontière sa jupe, devinant déjà les délices qu'elle recouvre.

Elle se laisser bercer par les geste enivrant d'Elhiya.

Douce tempête.

Elhiya.
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Re: Devant la salle commune
Elhiya Ellis, le  Lun 8 Jan 2018 - 22:52


le déroulement d'un ruban de soie



PV Lully
LA Mutuel

[Trigger warning : bisouillage]

Un nouveau tableau. De nouvelles peintures.

Des esquisses nouvelles qui prenaient forme lentement sous la chaleur de ses lèvres, sous la douceur de ses doigts dans mes mèches dorées. Tendre découverte noyée dans une cambrure instinctive à l effleurement de la limite du tissus protecteur.  Une esquisse

Une nouveau frisson, une nouvelle couleur, du rose. Un pigment adorable déposé sur nos joues alors qu'un battement de coeur se perdait au détour d'une caresse. Le bout de mes doigts, gourmands, avaient continuer de délimiter les courbes doucereuses de son flan, remontant progressivement jusqu'à la naissance d'une barrière de coton. Un croquis

Un souffle chaud glissé dans son cou que je rejoignais, traçant du bout de la langue le parcourt de mes baisers déjà envoles. Stoppée dans mon élan par un bouton de nacre, je liberais son emprise sur l'étoffe légère de deux doigts bien trop joeurs pour ne savoir comment faire. Un contour

Le peau d'albatre de l'aiglonne devenait un parfait support au grain si léger que ma lignée humide s'arrêtait qu'au croisement d'un nombril offert à la fraîcheur de la pièce. Un coup d'oeil bien trop doux à la toile qui s'offrait à moi, une vague hésitation tuée sous l'ébauche d'un nouveau pigment : du carmin.  Celui de la goutte de sang perlant dans ma bouche à la tres legere morsure de ma lèvre inférieur. Un dessin à achever

Trop tard pour arrêter, trop tard pour abandonner. Je n'en avais pas envie,  si je la plantais ici, comment pourrais-je lui montrer les millions de couleurs cachées dans tout ce que nous occultions?
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Re: Devant la salle commune
Lorelaï Peony, le  Jeu 11 Jan 2018 - 22:48

Contenu sensible


Ses gestes se poursuivent, découvrant son corps fébrile, elle se laisse emportée par cette douceur qui la tend et la réchauffe.
Accélérant son souffle, accélérant son cœur.
Des sons s'échappent alors de sa gorge qu'elle ne peut retenir.

Prise dans la danse que lui propose Elhiya, elle parcourt à son tour le jeune corps qui s'offre à elle.
De baisers.
De caresses.

Elle dessine des chemins de tendresse sur sa peau, découvrant lentement son intimité.
La chaleur qui émane de ces mouvements de miel l'enrobe, électrifiant son corps qui s'emporte.
Qu'elle ne retient plus.

Leurs corps se mêlent tandis qu'elle se noie dans les yeux clairs de la blonde, tandis qu'elle se noie dans ses gestes.
Tandis qu'elle vibre sous sa douceur envoûtante.
Elhiya Ellis
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Re: Devant la salle commune
Elhiya Ellis, le  Ven 12 Jan 2018 - 16:12


le déroulement d'un ruban de soie



PV Lully
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(づ ̄ ³ ̄)づ Trigger warning :  contenu +18

L’esquisse délicate s’envole, prend forme, se dessine un peu plus à chaque instant. Les contours se dessinent, plus précis, plus prononcé. Les couleurs s’étalent du bout de leurs doigts, s’illuminent progressivement, plus chaudes, brulantes, vibrantes.  Une toile aux milles piments étincelants s’élevant au sein de l’étreinte d’un serpent au tour d’un oiseau.

La douleur, les craintes, les peurs, toutes ne partaient pas ici, mais je n’avais rien de plus à l’offrir. Les palabres étaient vaines, les gestes parfois salvateurs. Un simple exutoire où plus rien n’existait brièvement. L’illusion se faisait douce, tendre, précieuse bien qu’éphémère. J’aurai pu murmurer son nom en un souffle précipité que de notre tableau se colore de quelques douces pastel, mais l’étourdissement fugace ne me l’avait permis.

Et au détour de ma main dans l’or entourant son visage, les dernières touches de peintures vives venaient se mourir délicatement en un délice envoutant. Un sourire trop tendre, un dernier bisou sur son front et la vision d’un morceau de satin bleu ciel colorant son épaule dénudée.

Le petit coquin de ruban avait été sous notre nez depuis le début, spectateur discret, venant rajouter une teinte oubliée à ce décor. « Ho, le voilà » Entre mes deux doigts l’étoffe glissait lentement sur la peau lactée de l’aiglonne. Je le regardais un instant, après tout, je n’en avais pas besoin. Pas de suite du moins

Attrapent avec douceur la main de Lorelaï, je lui disais le morceau de ciel d’été entre les doigts, un sourire trop doux sur les lèvres. « Ne le perd pas, garde-le tant qu’il peut te faire sourire avec un souvenir. Pour moi, il sert à ça » Un dernier regard, quelques secondes perdues à remettre ma tenue en place et de la cravate Serdaigle nouée à mon cou, j’allais m’éclipser « J’te la rend au prochain cours. J’la garde juste pour sortir d’ici tranquille, d’acc ? » Je ne crois qu’il y’avait d’autre solution de toute façon.

[Départ d’Elhi – Fin du Rp – Merci Lully pour ce rp complexe :kiss: ]
Artemis Wildsmith
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Re: Devant la salle commune
Artemis Wildsmith, le  Lun 5 Fév 2018 - 0:12

J'me tire
Avec Élius. LA accordés pour tout le RP.



A peine avait-il blêmi. Parce qu’après tout ils l’avaient cherché, bien mérité, et s’étaient grandement amusés. Les flammes, les crépitements, la fumée, quelques explosions couronnant le tout. Épiquement magnifiquement grandiose. C’était tout comme Aza l’avait dit en réalité, marquer l’histoire du château. Ils l’avaient fait. Alors peu importait les visages colériques, exaspérés ou peut-être encore soulagés du corps enseignant de Poudlard. Et pourtant. Le fameux et célèbre I regret nothing - certains reconnaîtront la référence. Ils auraient pu défiler sur un char mêlant feux d’artifices et paillettes dans les couloirs de la grande école qu’il frôlait pour la dernière fois. Même pas il se sentait nostalgique. Sa respiration le démangeait. Comme un énorme besoin de respirer, d’aller dehors, prendre l’air, s’éloigner. Parce que si c’était la fin d’une grande époque, c’était aussi le début d’une nouvelle vie, vous savez, ce fameux cliché comme quoi il n’était qu’au début de son aventure. Peut-être bien que oui. Il hausse les épaules en balayant du regard le dortoir qu’il quittait. Ils leur avaient laissé du temps pour préparer leurs affaires avant de déguerpir. Rapidement. Pas question de les voir s’attarder, quelque chose comme ça, sûrement, la narratrice ne sait pas trop puisque l’histoire n’est pas encore écrite.

Il se retrouve devant la salle commune des Serpentards. Les cent pas lui prennent les jambes sans qu’il sache exactement pourquoi. Une envie d’être accompagné par Azaël. Sûrement. Histoire de ne pas traverser cette soi-disant épreuve tout seul. Accompagné du seul et l’unique. Franchir les grandes portes tel le duo qu’ils étaient réellement. A jamais. Oui, il avait des rêves de grandeur le petit, laissez-le. Sans problème il imagine la foule en larmes, endeuillée par leur départ. Quoi que, cela se ferait peut-être le plus silencieusement possible, ils les feraient partir par la porte de derrière. Ni vus ni connus, oubliés les Azarty. Ça lui prend le cœur, ça ne pouvait pas se passer ainsi. Mais apparemment il n’avait pas le choix. Les idées et les scenarii se bousculent sous ses mèches. Pourtant, il réfléchit à peine à l’après, une fois les grilles passées. D’un autre côté, il pouvait tout laisser derrière lui, les souvenirs notamment, mais certainement pas l’inachevé. Actually, c’était pour cette raison qu’il était là. Son regard se détache alors soudainement des humides pavés, comme foudroyé en douceur. C’est qu’il avait été bête de penser que c’était pour Aza qu’il se trouvait devant ce mur. Il attrape un première année Vert & Argent par l’épaule, pas le temps de réfléchir. « Va me chercher Askin. » Il ne se présente pas, l’autre devait savoir qui il était, obligé. Il aurait pu aussi demander plus gentiment, parlementer, trouver une tirade attirante, il savait le faire, mais en réalité, on n’était jamais sûr de l’ego des jeunes Serpentards qui se croient supérieurs au reste du monde. Alors autant se montrer ferme. Pas de matière à discuter. Les balbutiements du petit n’y changeraient rien, il le pousse légèrement pour le regarder se glisser dans l’antre.

Il y avait peu de chances pour qu’il soit là, sûrement. En ce cas, tant pis. Peut-être enverrait-il une petite carte de départ, d’adieu. Mais ce n’était pas ça le pire à imaginer. C’était s’il était vraiment là, s’il se retrouvait juste en face de lui. Qu’est-ce qu’il trouverait à lui dire exactement ? Les entrailles commencent à s’emmêler, même devant Jimenez il ne s’était pas senti de la sorte. L’entrevue lui avait glissé dessus – presque. Mais la perspective de. Quoi ? Dire au revoir à Élius ? Oui. L’angoissait. Ses mains se défoulent sur ses cheveux, frottent le visage pour le réveiller, l’éclaircir avant le moment gênant. Il en vient à se retourner, encore, une fois, deux fois, coller la tête contre le mur d’en face, tapoter le front. Il pourrait juste s’enfuir en fait. Il ne le fait pas.


Dernière édition par Arty Wildsmith le Sam 10 Fév 2018 - 16:21, édité 1 fois
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Re: Devant la salle commune
Élius Askin, le  Ven 9 Fév 2018 - 15:06





Les consignes sont formelles. La magie peut aider, accélérer. Mais ma cheville a besoin "d'un peu de repos". C'est à dire qu'il faut les supporter, mes heures entières d'efforts acharnés. Éviter les deux ou trois prochains entrainements seulement. Seulement ? J'crois qu'ils se rendent pas compte. À quel point j'dois danser pour me sentir vivant. C'est donc à moitié mort que j'attends. Ressassant la chute et surtout l'atterrissage loupé. Heureusement, on peut toujours compter sur le dédale de pierre pour véhiculer la distraction jusqu'aux cachots.


Un incendie volontaire. Quelqu'un a foutu le feu aux appartement de Peter. J'suis presque sûr de connaitre le plus grand pyromane du château. C'est que j'ai pensé directement à lui. Puis le nom est arrivé et mon sourire : Azarty. Un peu déçu d'avoir loupé ce spectacle, j'ai quand même applaudi. Posé quelques questions sans réponses aussi, mais les détails ne vont pas tarder, j'en suis certain. Trainant mon pied et les images d'un mobilier embrasé jusqu'à mon lit, j'suis retourné me poser. À peine une minute, jusqu'à c'qu'on vienne déjà me chercher.


Quelqu'un veut me voir ? Nan, ne me dis pas quelle maison, j'adore les surprises ! Vite, attraper un plaid. Emballer mon corps froid - c'est que la rigidité cadavérique n'est plus très loin - et traverser la salle commune. Survêt, t-shirt, chaussettes, on a déjà fait mieux, m'enfin. Peu d'importance, j'frotte un coup mon visage pâle, et rabat en arrière mes cheveux encore humides de la douche. Le mur s'ouvre et un courant d'air s'engouffre. Remontant la couverture dans mon cou, j'tombe sur le dos d'un Poufsouffle familier. Très familier. Trop familier ?


Sans un mot, j'me laisse glisser à côté de la paroi mouvante. Contre la dalle j'observe ta posture différente. Agitée. Salut éraillé, sorti d'une gorge étriquée. La cheville arnachée se cache, consciente de sa laideur, derrière l'autre jambe. Incapable de faire le show, j'reste muet lorsque tu te retournes. Du moins, de l'extérieur, car en dedans, c'est le tapage complet. Puis quand même, mes pupilles laissent échapper une demi-étincelle, les lèvres s'étirent légèrement, on pourrait presque dire "timidement" si ça existait dans mon vocabulaire. J'ai entendu parler de toi aujourd'hui.


Dernière édition par Élius Askin le Lun 26 Mar 2018 - 19:39, édité 1 fois
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Re: Devant la salle commune
Artemis Wildsmith, le  Dim 11 Fév 2018 - 23:52

En fait, il avait juste l’air malade. Comme lui lorsqu’il se baladait avec une tasse de thé et un plaid tout doux autour de lui, de la chambre au canapé, dans la maison familiale. Juste pour traîner son mal de vivre et se faire passer pour un petit garçon au bord du gouffre, au bout de sa vie, après tout, on attire l’affection comme on peut. Alors effectivement il aurait pu, immédiatement, le prendre dans ses bras et lui transmettre un petit peu de vie étincelante. Sauf que ce n’est pas tout à fait pareil quand on est responsable de l’état de l’autre. Ainsi, quand bien même il se détache du mur avec lequel il fricotait, il n’y eut pas d’embrassades. Juste un pas vers l’avant et un regard de haut en bas, qui se faufile pour trouver la cheville blessée, par sa faute. Il grimace, ses lèvres en gigotent. Ça n’avait l’air folichon cette petite blessure. Puis les iris vrillent de nouveau vers le haut au son de la voix. Il sourit en hochant la tête. « Ouais. Tout le monde. C’était un peu le but t’sais. » Cet éternel besoin de reconnaissance, de se montrer au monde et de réveiller l’ennui qui entourait Poudlard. Ils l’avaient fait, vraiment.

Comme un besoin de couper à la baguette l’atmosphère gênante qui commençait à se créer, il s’agite. Un pied sur le côté, il revient, dodeline de la tête avant que les mains ne se réveillent. Et on réitère le mouvement, plusieurs fois. « T’aurais du voir ça ! » C’est qu’il allait se lancer dans un récit épique. « On a foutu le feu à son bureau, tout était explosé, déchiré ! Ses yeux s’ensoleillent. Et là, on admire un peu le spectacle, on se retourne pour partir, quand même. BAM ! On se retrouve nez-à-nez avec McKinnon. Héhé sa tête ! Lé-gen-daire. Il ponctue avec un index marquant trois points dans l’air. Il rigole et continue de faire les cent pas, transporté par les souvenirs qui refont surface. Bon, c’est vrai qu’il était pas content, il nous a attaqué. Il s’arrête, plisse les yeux pour fixer une aspérité dans le mur humide. C’est vrai qu’il y avait eu aussi cette terrible minute où encore une fois Azaël l’avait protégé, se prenant un fouet de feu autour du bras. Le moment un peu pas très sympa de l’événement. Un détail qu’il remballe. Bref. On est virés quoi. J’dois partir avant le déjeuner. » Le récit prend fin à la manière d’un couperet, une annonce qu’il n’allait certainement pas retarder. C’était un peu pour ça qu’il était là, lui dire à lui. Mais peut-être qu’il n’avait pas besoin de préciser cela. Sa tenue de parfait moldu l’avait révélé à la place. Lui qui adorait porter son uniforme de Blaireau, il l’avait quitté, subitement & tristement. Décidément, il y avait beaucoup de choses qu’il mettait derrière lui ces derniers temps, une sorte d’immense virgule, que dis-je, point final avant un nouveau chapitre. La fameuse et classique métaphore. Enfin, il n’allait pas en faire toute une histoire. Parce qu’il aimait bien les sweats à capuche, quand même.

Mais ne surtout pas laisser de blanc occuper l’espace. Immédiatement, il pointe les yeux et le menton. « Comment va ta cheville ? Je. » Puis les mots se perdent, encore, les fameuses excuses. L’autre savait de toute façon, ou presque, sûrement, que c’était juste une crise, qu’il en verrait certainement d’autres et qu’Arty n’avait rien pu contrôler. Aussi, parce qu’il ne voulait pas vraiment parler de la cheville, à vrai dire, il s’en fichait, un peu. C’était aussi – et surtout - voir comment il allait lui, en entier. Une façon comme une autre de détourner la conversation sur autre chose que son proche départ. Parce que s’il était dans cette période où il laissait des miettes – ou tartines entières, à voir – de sa vie dans le vent, il y avait une miette aux couleurs de Serpentard qu’il aimerait bien garder. Un peu. Il ne la quitte pas des yeux, la fameuse miette. Même emberlificotée ainsi, elle rayonnait.
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Re: Devant la salle commune
Élius Askin, le  Ven 16 Fév 2018 - 11:01





Les secondes défilent, rythmées par l'ouverture et la fermeture du passage vers la salle commune. Des pelotes de Serpentard qui cadencent le nid. Tu avances, poses les pieds sur le décor en papier que notre retenue a dessinée. Une étrangère sensation se blottit avec moi au creux du plaid. L'impression que tu n'es pas venu pour jouer. Alors quoi ? Mes bras croisés resserrent la couverture autour de mes épaules. Mais déjà, ton efficace agitation disperse mes questions, déclenche les projecteurs qui illuminent habituellement tes yeux. Privé de mon échappatoire préférée depuis bientôt une semaine - ou seulement deux jours, je ne sais plus - je plonge tout entier dans ta salvatrice distraction. Les flammes réchauffent ton récit et mon sourire qui s'étire toujours plus. Facile d'imaginer la réaction de Peter découvrant ses appartements dévastés ! Ça me fait ricaner tandis que mes pupilles accrochent ta déambulation. En même temps, c'était prévisible qu'il s'énerve un peu. Profitant de ton immobilisation soudaine, j'aventure une main jusqu'au froid des cachots pour remettre mes cheveux en place. Qui reste harponnée derrière ma nuque quand la conclusion tombe. Virés ?


Il y a cette fugace suspension ; trois respirations à peine. Pendant lesquelles mes doigts délaissent finalement mon cou, et glissent sous le plaid. Alors, tu t'en vas. Un frisson parcourt mon échine des reins vers les extrémités. Sans doute la fraicheur du sous-sol... À côté, les sorties se font plus nombreuses que les entrées. Les cours ont commencé, bientôt la salle commune sera vide. Encore une fois, je remonte la cape chaude devant mon menton. Puis, baisse la tête, lorsque tu désignes ma cheville blessée. Perturbé par la précédente nouvelle, je ne réponds pas tout de suite, fixe tes pieds par mimétisme. Enfin, un duo d'iris claires se posent sur ton expression incertaine. Ça fait chi*r. Les deux ; ma jambe et ton départ. Trop de frustrations pour un enfant gâté. D'abord mes lèvres se tordent, compriment l'amertume. Et doucement, les réflexes se fraient un chemin. Survie acérée. S'amuser, de tout. Tout le temps. Puisque t'es là, autant en profiter. Mon regard change, s'adoucit et arabesque ton visage en même temps que ma bouche s'allonge. Quelques retardataires se précipitent en direction de l'escalier, martelant la pierre de leur empressement. J'me penche, tends un bras pour attraper ta poche, t'attirer vers moi. Ainsi adossé, nos fronts sont à la même hauteur. Jambes entremêlées, je murmure :


— T'es venu te faire pardonner ? Un pouffement recolle ma tête à la paroi, ponctué par mes incisives capturant ma babine désireuse. D'façon tu partiras pas. Pas maintenant. Déterminé, je continue, te demande calmement si tu veux pas voir comment c'est, chez les Serpentard ? Et mes malignes prunelles continuent sur ton corps leur balade...


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Re: Devant la salle commune
Artemis Wildsmith, le  Sam 24 Fév 2018 - 14:17

Contenu pouvant être sensible ?


Il y avait eu un blanc. Juste là, devant lui, Arty s’en était saisi, rapidement, l’avait découpé à coups de pensées percutantes. Pourquoi un blanc ? Ça lui fait vrombir le cœur, légères pétarades avant que le moteur ne s’enflamme vraiment. Cette seconde où il se demande si l’autre n’était pas cruellement touché par son départ. Forcément, sinon pas de blanc. Mais il avait tout de même fait déguerpir un léger ricanement à la réponse d’Élius. Ça faisait ch*er. C’était peu de le dire. Ou pas d’ailleurs. Il ne sait pas. Il aurait pu se lancer dans une explication du comment du pourquoi. Le fait que Poudlard lui étouffait en réalité le cœur. Impossible de respirer ici, que ce n’était pas une mauvaise idée qu’ils avaient eu d’avoir voulu y foutre le feu. Que ne plus frôler ces ennuyeux couloirs ressemblait à une terrible bouffée d’air dont il avait grand besoin. D’un autre côté, il en avait une juste là, en face, une bouffée d’air dont il se rapprochait dangereusement, entourée d’une couverture. Impressionnant tout de même, l’effet que pouvaient avoir des doigts glissés dans une poche. Ça fait survenir une risette taquine, esquissée sur sa bouille d’adolescent.

Il surprend alors le regard du Serpentard, s’attarde un demi quart de seconde sur sa lèvre brièvement emprisonnée. Incessamment, il fallait les libérer et leur offrir toute la compagnie possible. Il lève un sourcil devant l’invitation, sa bouche se tord de ne pas trop sourire, éviter beaucoup trop d’éclats pour ces morbides cachots. Toujours sur la métaphore filée de la prison, Arty était loin de considérer son départ comme une marche mortuaire – condamnation à mort. Ce n’est pas ce qui l’attendait en quittant le château, mais tout de même, il n’était pas sans comprendre qu’il y avait là cette idée de dernier repas. Kind of. Alors évidemment, il n’allait pas se retenir pour dévorer l’autre. Ça flambe dans ses yeux, sorte de fusée filante – rouge passionnément - dans ses yeux clairs. Véritable allume-gaz que l’autre venait d’actionner, en même temps, il lui en fallait peu. Il vient alors assiéger les lèvres du Serpentard, incarcérer à son tour de ses dents sa lèvre inférieure, ne pas la lâcher tandis qu’il cramponne son bassin au sien, que ses mains se faufilent pour agripper son dos. Mais c’est-à-dire que l’autre devait attendre une réponse, quand bien même elle semblait plutôt claire. Le Blaireautin vire inopinément sur le côté, piqueter la mandibule de baisers liliputiens ardents et de. « Je petits mots doux qui rythment la progression me vers le creux du cou où il se niche elliptiquement demande bien laisser la langue effleurer l'épiderme comment avant que les dents ne l'agrafent j'pourrais puis chemin pailleté vers l’oreille, ne surtout pas la laisser abandonnée me faire la mordiller légèrement, aussi pardonner. » Le convoité ne pouvait pas apercevoir ses lèvres qui s’allongent dans un sourire ironique. Il venait en réalité de soumettre une solution parfaite - avant-goût - pour l’éventuel pardon.

Mèches de cheveux bousculées marquant la fin du prologue. Quant à la salle commune des Verts & Argents, il brûlait de s’y infiltrer, non pas que la décoration pouvait l’inspirer ou qu’il s’en préoccupait. Il se recule légèrement, calme le tourbillon incandescent intérieur avant de jeter un regard vers le couloir. Personne. Puis il cueille les pupilles d’Élius avec une espièglerie non dissimulée. « J’te suis. » Après tout, il n’était plus un Poufsouffle. Peu importait s’il pénétrait dans l’antre des Serpentards - simple visiteur innocent qu'il était dorénavant. Comme quoi, ces illustres années passées à Poudlard ne pouvaient se conclure sur un entretient affreusement soporifique. Quitter en laissant exploser les feux des entrailles. Un dernier instant à savourer, donc.
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Re: Devant la salle commune
Élius Askin, le  Ven 2 Mar 2018 - 15:08





Tes lèvres ont le goût du différent ; abyssale barbe-à-papa. Chaque bouchée appelle une autre, encore meilleure. J'crois pas pouvoir m'en lasser. Jamais. Le monde rétrécit quand tu m'embrasses. Focalisé sur la mélodie de nos respirations mêlées, j'oublie le reste. Le froid des cachots, ma cheville, ou ton départ peuvent bien aller s'faire voir face à nos fossettes étreintes. Les yeux fermés, je cramponne mes doigts à ta poche ; me laisse étourdir par ton humide chorégraphie. Personne ne sait bousculer mes provocations comme toi. Sur ma peau frissonnante, tu brodes, point à point, l'explicite dessin. L'aiguille est précise, appuyée par des propos tendancieux. J'te serre davantage contre moi, tandis que mes pensées cristallisent autour de nos bassins réunis. Puis le nez ne suffit plus pour expirer l'envie brulante qui grandit à l'intérieur, et ma bouche s’entrouvre, précisément lorsque tu décides de reculer. D'une déglutition, je ravale l'air chaud en levant mes paupières sur ta bouille étincelante. Trois mots s'enroulent dans le pavillon de mon oreille ; badines arabesques. Sans attendre, j'attrape ta main.


Dingue, c'que ça m'fait d'avoir tes doigts entre les miens. Une inexplicable crépitance tapisse mon œsophage, explose dans ma gorge, faisant dérailler le mot de passe qui ouvre le passage vers la salle commune. J'imagine que ta valise nous a suivi. Ou pas. J'm'en fous, en fait. Parce que, dans mes yeux rutilants, n'existe plus que l'exquise situation. Vous voyez, un gamin de 4 ans qui entraine son copain pour lui montrer sa chambre ? On y est. Le bras écarté - car l'autre ne veut plus lâcher la précieuse prise - j'exclame un tonique TADAAAA en me tournant vers toi. Le temps se suspend et mes iris au creux de l'ombre juste sous ton nez. C'est ce moment que choisit le plaid pour tomber, emporter avec lui mes dernières retenues, si j'en avais. Viens, que j'souffle, en grimpant déjà l'escalier, t'amener jusqu'au dortoir désordonné. Dans l'intimité toute relative du nid désert, je saisis ton autre main, ramène les deux derrière mon dos, te rapprocher, tout près. Les centimètres qui nous séparent sont inversement proportionnels à nos âges, alors, je penche légèrement la tête pour t'embrasser.


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Re: Devant la salle commune
Artemis Wildsmith, le  Mer 7 Mar 2018 - 13:34

Contenu sensible ?


Il n’avait pas tout à fait prévu l’ébouillantage intérieur et urbi & orbi, à la rencontre des doigts. Alors il tente de se raisonner, ou plutôt de raisonner ses ongles qui se mettent à papillonner entre eux, enflammés eux aussi par le coudoiement – doigtement en réalité. Se dire que c’est bon, ce n’était pas l’atterrissage intergalactique d’un vaisseau spatial que de tenir la main de l’autre, une main, puis c’est tout. Quand même, les lèvres en pourraient presque s’ébrouer tellement elles sont secouées d’un sourire enthousiaste. Forcément, du coup, il s’accroche comme il peut au décor caverno-chic de la salle commune des Serpentards, en fait rouler ses yeux pour qu’ils quittent momentanément la chevelure d’Élius qui présente rapidement le repaire – pire agent immobilier du monde. En fait, c’est tout flou autour du Serpenteau, rien ne sert de s’y attarder, surtout quand il pouvait voir les détails perler sur les contours de la silhouette du jeune homme. Beaucoup plus intéressant. Il accompagne des rétines le plaid s’effondrer sur le sol froid de la salle, le pauvre qu’il se dit quand même, il resterait ici, seul, délaissé alors que les couvertures sont souvent les spectatrices privilégiées – commères.

Un nouveau regard désintéressé traverse le dortoir vide présenté devant lui. A peine pour remarquer qu’il y avait peu de différences avec le sien, enfin, son ancien. Et avant qu’il ne le réalise vraiment, réellement, ses mains ont harponné le dos du Convoité, elles s’y glissent, pas encore frénétiques. Se contentent de s’accrocher. Forçant ainsi les deux torses à se cramponner ensemble, essayer de faire entendre son cœur au cœur de l’autre, privilégier un discours baboumant, bien évidemment captivant. C’est qu’ils s’étaient déjà rencontrés, les deux muscles pompeurs, mais ici c’était quelque peu différent d’avant. Tandis que plus haut, les lèvres humides réceptionnent facétieusement celles du Vert & Argent. Comme si les entrailles n’étaient pas déjà suffisamment incendiées, ce baiser marquait de couleur pailletée ces secondes décisives, un peu à la façon d’un bond de trampoline lorsque les pieds s’enfoncent brutalement dans le tissu. Instant suspendu avant le bouing. Pareil ici. Ainsi les sentiments et sensations rebondis refont surface s’emparant d’une des mains d’Arty qui s’élève pour capturer la nuque et enfin s’entremêler dans les cheveux d’Élius. En profitant pour intensifier sa réponse au baiser, consumer les lèvres de l’autre, sans les dilapider évidemment, parce qu’il en voulait encore.  

Et c’est tout à fait gonflé d’un embrasement sans équivoque, à l’aide d’échanges humides et pétillants, qu’il pousse légèrement le Serpentard vers un lit, n’importe lequel. Ce serait celui-ci, élu pour devenir la scène accueillante et sûrement agitée, effervescente. Déplacement habile afin que les sûrement délicates fosses poplitées de l’autre rencontrent doucement l’encadrement du lit – et puis attention à la cheville. Il quitte un instant la bouche d’Élius, se mordant la lèvre inférieure – calmer l’ardeur - alors que ses mains s’aventurent sous son tee-shirt, le défaisant de ce trop-plein tissueux pour l’envoyer valser platement sur le sol. La lèvre toujours pincée Arty crochète les rétines de l’autre cachant à peine une polissonnerie avide. Avant de fondre de nouveau vers la bouche, impulsion allègre qui pousse le postérieur de l’autre sur le matelas souriant. Ses mains s’accaparent des contours du visage du Serpenteau pendant que ses jambes et genoux viennent l’encadrer tout à fait. Ainsi à califourchon, on remarque que cette fois, il se tait. Il était diablotin mais pas tant qu’il n’apprenait pas de ses erreurs.
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