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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Les couloirs
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Devant la salle commune
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Artemis Wildsmith
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Re: Devant la salle commune
Artemis Wildsmith, le  Mer 7 Mar - 13:34

Contenu sensible ?


Il n’avait pas tout à fait prévu l’ébouillantage intérieur et urbi & orbi, à la rencontre des doigts. Alors il tente de se raisonner, ou plutôt de raisonner ses ongles qui se mettent à papillonner entre eux, enflammés eux aussi par le coudoiement – doigtement en réalité. Se dire que c’est bon, ce n’était pas l’atterrissage intergalactique d’un vaisseau spatial que de tenir la main de l’autre, une main, puis c’est tout. Quand même, les lèvres en pourraient presque s’ébrouer tellement elles sont secouées d’un sourire enthousiaste. Forcément, du coup, il s’accroche comme il peut au décor caverno-chic de la salle commune des Serpentards, en fait rouler ses yeux pour qu’ils quittent momentanément la chevelure d’Élius qui présente rapidement le repaire – pire agent immobilier du monde. En fait, c’est tout flou autour du Serpenteau, rien ne sert de s’y attarder, surtout quand il pouvait voir les détails perler sur les contours de la silhouette du jeune homme. Beaucoup plus intéressant. Il accompagne des rétines le plaid s’effondrer sur le sol froid de la salle, le pauvre qu’il se dit quand même, il resterait ici, seul, délaissé alors que les couvertures sont souvent les spectatrices privilégiées – commères.

Un nouveau regard désintéressé traverse le dortoir vide présenté devant lui. A peine pour remarquer qu’il y avait peu de différences avec le sien, enfin, son ancien. Et avant qu’il ne le réalise vraiment, réellement, ses mains ont harponné le dos du Convoité, elles s’y glissent, pas encore frénétiques. Se contentent de s’accrocher. Forçant ainsi les deux torses à se cramponner ensemble, essayer de faire entendre son cœur au cœur de l’autre, privilégier un discours baboumant, bien évidemment captivant. C’est qu’ils s’étaient déjà rencontrés, les deux muscles pompeurs, mais ici c’était quelque peu différent d’avant. Tandis que plus haut, les lèvres humides réceptionnent facétieusement celles du Vert & Argent. Comme si les entrailles n’étaient pas déjà suffisamment incendiées, ce baiser marquait de couleur pailletée ces secondes décisives, un peu à la façon d’un bond de trampoline lorsque les pieds s’enfoncent brutalement dans le tissu. Instant suspendu avant le bouing. Pareil ici. Ainsi les sentiments et sensations rebondis refont surface s’emparant d’une des mains d’Arty qui s’élève pour capturer la nuque et enfin s’entremêler dans les cheveux d’Élius. En profitant pour intensifier sa réponse au baiser, consumer les lèvres de l’autre, sans les dilapider évidemment, parce qu’il en voulait encore.  

Et c’est tout à fait gonflé d’un embrasement sans équivoque, à l’aide d’échanges humides et pétillants, qu’il pousse légèrement le Serpentard vers un lit, n’importe lequel. Ce serait celui-ci, élu pour devenir la scène accueillante et sûrement agitée, effervescente. Déplacement habile afin que les sûrement délicates fosses poplitées de l’autre rencontrent doucement l’encadrement du lit – et puis attention à la cheville. Il quitte un instant la bouche d’Élius, se mordant la lèvre inférieure – calmer l’ardeur - alors que ses mains s’aventurent sous son tee-shirt, le défaisant de ce trop-plein tissueux pour l’envoyer valser platement sur le sol. La lèvre toujours pincée Arty crochète les rétines de l’autre cachant à peine une polissonnerie avide. Avant de fondre de nouveau vers la bouche, impulsion allègre qui pousse le postérieur de l’autre sur le matelas souriant. Ses mains s’accaparent des contours du visage du Serpenteau pendant que ses jambes et genoux viennent l’encadrer tout à fait. Ainsi à califourchon, on remarque que cette fois, il se tait. Il était diablotin mais pas tant qu’il n’apprenait pas de ses erreurs.
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Re: Devant la salle commune
Élius Askin, le  Ven 16 Mar - 14:29

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Ça vient du ventre. Le même bouillonnement que dans les cuisines, la même chaleur qui monte. Le même sourire carnassier qui s'étale, hémorragique, sur mon visage. J'deviens animal. M'enivre de ta langue au goût d'acier, ton menton salé, ton cou chocolaté. Tout mon esprit est ligoté contre ta peau. Sanglé _ autour de ta bouche, tes mains, nos bassins. Et ça m'emporte, et ça m'attire, et ça m'élève _ au dessus de ce qui n'existe déjà plus. J'veux sillonner chaque facette de ton corps longtemps désiré. Respirer plus fort, inspirer encore, expirer l'ardeur qui brûle depuis l'intérieur. Il ne s'agit plus d'un spectacle, mais bien de mes entrailles directement bousculées par tes initiatives éclairées. Aucune envie de lutter pour garder contenance avec toi, alors je laisse mes doigts explorer les parcelles ardentes, sans me préoccuper du remous qui m'entraîne plus loin. Tu découvres mon torse et moi - d'un mouvement de paupières - j'accroche tes iris claires. Y trouve confirmation, si la gestuelle n'avait pas déjà parlé, que tes intentions sont à peu près aussi mauvaises que les miennes. À peine le temps d'humidifier le feu consumant ma lèvre, que ton étreinte, sans préavis, ranime le brasier. Et mes jambes se liquéfient, essence enflammée, se diluent sous ton impulsion déterminée.


Et doucement, inévitablement, la scène prend des allures de chorégraphie. Quand mes mains avides, rapprochent tes hanches, encore plus près ; instaurent un instinctif balancier, tempo lancinant. Qu'elles remontent jusqu'à débarrasser ton ventre, tes épaules, des couches superflues. Rencontrer l'essentiel. Y inscrire - à coups d'ongles enfoncés, de dents intrusives - l'appétit qui découpe mon souffle en rubans de plus en plus courts, saccadés. Ton épiderme explose du parfum d'agrume dont j'suis complètement dingue et ma tête, puis tout mon buste, basculent en arrière, plongent sur le lit, entraînant ta bouche enchainée. Tandis que je cramponne ta nuque, sous mes autres doigts curieux, c'est ton anatomie qui défile. Du bout d'la pulpe, j'trace des lignes dans ton dos, reviens devant, contourne ton nombril, et longe la ceinture de ton pantalon. Mon index fureteur s'attarde sur un fragment de peau abîmée qui descend plus loin sous le tissu. Une cicatrice, que je n'avais pas remarqué la dernière fois, mais qui semble chuchoter un chemin de charbons incandescents. Alors, j'y fais disparaître ma main. Evanesco qui prend rapidement des allures d'Impero, quand j'ai la savoureuse impression d'avoir ton contrôle tout entier entre mes doigts attentionnés.


Dernière édition par Élius Askin le Ven 30 Mar - 13:05, édité 2 fois
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Re: Devant la salle commune
Artemis Wildsmith, le  Lun 19 Mar - 9:20

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C’est qu’ils deviennent de moins en moins nombreux dans cet échange ardant. Grand temps de se débarrasser des figurants, comme celui-ci, pauvre pull qui venait de s’étaler solitairement sur le sol. Révélant à l’autre un torse bien moins musclé, quoi qu’aussi désireux, désirable, peut-être - visiblement. Il accompagne les pointillés mordants du Serpentard sur sa peau d’expirations bouillonnantes. Juste. Encore. Mais c’est les lèvres captives admiratives qu’il est consentement obligé de suivre le mouvement, tandis que ses mains se déposent de chaque côté de la tête de l’autre, entremêlées aux draps inconnus. Se laisser aller aux furieux baisers avant de se déporter soudainement, comme épris d’une chaleur incontrôlable, pour élire comme havre du plaisir le cou du Serpentard. Parce que ses doigts s’étaient faits explorateurs, Arty savourait le toucher pétillant. Avant que son ventre ne se torde de ravissement devant l’intrusion – sous le pantalon – fougueusement souhaitée de la main d’Élius. Rencontre jubilatoire des doigts avec un membre gonflé d’un flux sanguin enthousiaste. Ses dents enfoncées dans une lèvre inférieure friande ne parviennent pas à retenir le gémissement de plaisir qui vient alors s’enrouler dans l’oreille de l’autre. Aucune manière de résister au mouvement orgasmique, jusqu’au bout des ongles d’une main qui vient alors agripper les cheveux du Serpenteau, quant à l’autre, elle s’enfonce violemment dans le matelas. Il allait le rendre fou – littéralement. A se pâmer de plaisir, et ce n’était que le début.

A la merci d’une rythmique savoureuse, il réussit tout de même à réveiller sa bouche afin qu’elle vienne de nouveau enflammer le visage du Désiré. S’attarder un bref instant sur l’épicentre humide avant d’amorcer un mouvement de recul – pantin d’une fringale embrasée. Les lèvres d’Arty dégringolent alors méticuleusement, effleurant de façon étincelante le menton, le cou, avant de parcourir facétieusement le torse enflammé. Ne pas oublier une parcelle épidermique délaissée, pas de jalouses, marquer le territoire. Sa bouche sillonne la peau encore inexplorée, quoi que la langue se fait un plaisir de dessiner une rivière incandescente descendante, là, vers le bas-ventre. Tandis qu’il envoie sa main en parfaite éclaireuse visiter les différents élastiques, les désolidariser de la peau, le premier d’un jogging criant à être déshabillé, le second d’un sous-vêtement ravi de cette approche émoustillée. La jumelle vient alors en aide, faire échouer les deux morceaux de tissus aux chevilles de leur propriétaire. Le corps du Poufsouffle les accompagne alors, dévalant le lit afin que les genoux heurtent délicatement le sol. Laissant le visage et la bouche seuls comédiens sur scène, entièrement concentrés sur l’acte à jouer.

Ses doigts glissent le long des cuisses du Vert & Argent, préparant le terrain aux lèvres avides avant de saisir le membre paroxysmique et – certainement - approbateur. C’est la bouche qui se charge alors de l’emprise jouissive après qu’elle ait visité les alentours éblouissants du bas-ventre. Prendre son temps, répandre des ondes fulgurantes de plaisir à partir d’ici dans l’ensemble du corps de l’autre. S’attarder et jouer, inviter la langue et les incisives chatouilleuses pour resplendir une chorégraphie répétitive.
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Re: Devant la salle commune
Élius Askin, le  Ven 23 Mar - 15:18

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Tes lèvres empreintes d'ardeur gravent dans mon oreille le souvenir d'un soupir. Précieux lacet d'argent, serpentant au creux des circonvolutions de mon crâne, s'étalant devant l'hôtel à ton effigie. Celui construit mentalement depuis mes onze ans. Bientôt, c'est tout ton souffle qui glisse sur ma peau réceptive. J'en voûte mon échine, tant la torture est agréable, allonge mon cou pour contrer l’exquise douleur d'un foudroyant frisson. Ton bassin s'éloigne, délaisse ma main qui retombe, abandonnée, sur ma hanche brûlante. Tu étires l'esquisse, fais durer le cruel plaisir, la coupable descente, à la manière d'un drap de satin qu'on retire doucement, lentement, progressivement... Les yeux rivés sur le dais garni d'une cascade de soie verte qui surmonte le lit, je cède à des expirations plus chaudes et plus bruyantes. Soulève mes reins sous l'impulsion de tes doigts tirant sur mes vêtements. Deux incisives compulsives s'évertuent à contenir ma bouche qui se tord d'excitation, impatiente.


— Arty... que je murmure en direction du décor renversé par ma nuque cambrée, au moment où tes mains remontent le long de mes cuisses frissonnantes. Je n'ai plus d'autre choix que d'abattre mes paupières, attendre le contact inévitable qui viendra rompre le délicieux supplice de la suspension. Menotté par la tyrannique langueur de tes gestes, j'en ai les jambes qui tremblent, le ventre qui sursaute, quand enfin, tu consens à ouvrir ton sourire pour l'y plonger tout entier. La couverture - de ce lit qui ne m'appartient pas - se retrouve soudain froissée entre mes doigts crispés. Une déglutition sèche vient en renfort de ma gorge béante devant l'effet qu'tu m'fais. Prisonnier de ton étreinte uligineuse, mon corps ne peux que danser au rythme imposé par ta langue soigneuse. Je mords l'intérieur de mes joues quand les tiennes enveloppent chaleureusement mon vigoureux désir. Chaque aller-retour me lie un peu plus à l'ultime gémissement, savoureux sanglage qui brise les angles de mes poignets épris. Le temps n'existe plus, tu l'as anéanti, dominé de tes lèvres entreprenantes. Et moi, je demeure accroché au dénouement, qu'une de mes mains vient chercher dans tes boucles, tandis que mon autre coude se plante dans le matelas, redressant un buste haletant. La suite se raconte en bouffées d'air, entrecoupées d'apnées, accompagnées de contorsions involontaires. Un décollage balistique immédiat en direction de l'inévitable destination.


Il ne faudra que quelques secondes de récupération avant qu'à nouveau la fougue s'empare de moi. Et moi, de toi. Ou plutôt ton pantalon que j'abaisse alors que t'es debout face au facétieux plumard. Dévoilant l’entièreté de ta peau abimée par endroit, que j'embrasse avec avidité. Viens, que je souffle en t'attirant sur le lit ; profitant du mouvement pour me retourner et fouiller dans la table de nuit. Attends, on est sur quel lit là, déjà ? Ah... Celui d'Andy. C'est peut être pour ça que j'trouve que du papier à lettre, et des mouchoirs que j'emprunte au passage. Pour ce que je cherche, va falloir retourner du côté de mes affaires, et revenir vite, coller à nouveau nos épidermes enflammés. Mais d'abord, te recouvrir délicatement ; protéger ton intimité, puis retourner habilement la situation. À coup de mordillements incontrôlés, de caresses plaquées sur tes formes offertes, j'intime mes convoitises. Viens, viens plus près. Viens encore, approche, fais-moi sentir ton attirance résolue.


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Re: Devant la salle commune
Artemis Wildsmith, le  Jeu 29 Mar - 15:55

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C’est l’index et le pouce qui viennent entourer un sourire debout, essuyer la fougue libérée, tandis que tous ses sens tentent d’accrocher aux cellules nerveuses du souvenir la sensorialité du plaisir là, qu’il avait provoqué. Imprégner quelque part le tortillement qu’avait effectué son propre ventre devant les soubresauts euphoriques de l’autre, tortillement qui avait accueilli le climax avec une chaleur sans précédent. Juste quelques secondes où armé d’une pince à linge métaphoriquement malicieuse il attache son rire au dessus du lit fripon. Avant qu’il ne se laisse déshabiller, immédiatement recouvert des baisers, fulgurants, qui parsèment sa chair découverte. Plonger dans les draps qui formeraient l’écume parfaite d’une sereine bulle récréativement-divertissement gracieuse. Un sourcil malicieux levé observant l’aller-retour rapidement impatient d’Élius. Et ce sont des dents affamées qui s’emparent d’un doigt songeur alors que les mains attentionnées de l’autre le revêtent du seul vêtement vraiment important. Un tournoiement presque aérien plus tard, son corps, envieux haletant, surplombe l’autre. Mais avant de river ses yeux dans leurs compères désireux, permettre à la langue de se perdre encore quelques instants dans l’expédition épidermique du torse du Serpentard. Laisser planer les secondes empressées qui lui secouent le cœur friand, tout comme les mains ardentes vagabondes d’Élius, tandis que le second ordre résonne délicieusement à son oreille. Comme une envie de dire, oui, tout de suite, mais son regard embrasé choisissait bien mieux les mots.

Les rétines harponnées à celles du Vert & Argent, instinctivement suivies par le bassin qui s’avance, se penche pour favoriser l’aventure de l’intimité érigée. Alors que la main, douce compagne attentionnée, navigue sur le ventre de l’autre, favoriser, apaiser l’infiltration jouissive, couronnée par les lèvres du Blaireautin heurtant celles de l’autre, à répétition, avides réclamantes, accompagnées d’une langue elle aussi, légèrement intrusive. Et tandis que le ballet de profonds voyages rythmés débute, impossible de refouler les expirations gémissantes délicieuses révélatrices du plaisir, la respiration saccadée de régal. Ses baisers se font alors ambulants-acrobates sur le visage du jeune garçon, puis dans son cou, désormais territoire conquis à coups de cercles enflammés, accompagnent la cadence orgastique des hanches. Le rythme endiablé trouve alors comme figurantes des mains errantes chercheuses d’accroches, de résistance dans les draps narquoisement chiffonnés ainsi que dans les cheveux d’Élius. Alors un maelström impétueux s’empare d’un Arty flamboyant, incontrôlable, se retirer pour se saisir des hanches de l’autre, le retourner brûle-pourpointement. Reprendre la fervente gestuelle autrement, la ponctuer maintenant de caresses arabesquantes sur le dos et le postérieur nus offerts devant ses yeux brûlants. Avant d’enfoncer le bout de ses doigts dans ce flanc convoité, mouvement précurseur du zénith à venir. Paroxysme révélé par l’éclat de la voix, par les entrailles qui se contractent, par les paupières qui se ferment, par la profondeur de l’impulsion intense.

Puis dans un relâchement de l’après, pencher adouci, de ses lèvres sèches il constelle le corps de l’autre sûrement encore frissonnant avant de s’allonger, lover dans un oreiller souriant avenant sa tête assouvie. Un bref regard badin vers le plafond indiscret et de nouveau ses doigts assoiffés s’entremêlent dans les cheveux du Serpenteau, flânent dans sa nuque frémissante, préparant le terrain de sa bouche décidément insatiable qui fond sur son acolyte. Le souffle et la poitrine encore spasmodiques sous les précédentes turbulences réjouissantes, il ne dit rien. Quoi que, tout de même, une idée perce entre ses neurones gonflés d’une ivrante volupté. P*tain. On aurait dû faire ça avant que j’brûle le bureau de McKinnon. Forcément, il ne l’aurait peut-être pas fait. Pragmatique le petit, toujours.
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Re: Devant la salle commune
Élius Askin, le  Ven 30 Mar - 15:27

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L.A. d'Andy




C'est qu'on a foutu un bordel monumental ! Et finalement, en y réfléchissant, ça n'a rien d'étonnant. Le désordre a tout de l'agitation partagée un instant plus tôt. Saveur emprisonnée par mes cuisses encore brûlantes tandis que j’accueille ta bouche câline. Sur le sol et jusqu'au bout du lit, s'étalent les vêtements rapidement abandonnés ; t-shirt en boule, chaussettes retournées et attelle décrochée. Et sous mes yeux, ton visage d'enfant inassouvi vient extirper un sourire espiègle, jamais très loin. D'un bras glissé sous ma tête, j'viens écarter les mèches retombées sur ton front, laisser mes doigts s'enfoncer encore dans tes cheveux et attirer à moi tes baisers. De chaque côtés du dortoir, gisent deux tables de nuit violées par un adolescent empressé d'y trouver son précieux butin. Les tiroirs sont encore ouverts, se plaignant à qui voudra bien les écouter de la violente intrusion. Ton murmure au creux de mon oreille rompt le silence encore chargé d'échos gémissants. J'avoue. Ponctué par mon museau enfouit dans ton cou mandarine. Et tout autour de nous, quelques mouchoirs dessinent une constellation tout juste inventée. Ciel étoilé abritant le tapis d'une scène enflammée.


Sous la couverture, ma main continue de sillonner ta peau, alors que nos jambes entremêlées ressassent le souvenir d'une étreinte plus frénétique. Je revisite tes hanches tant de fois entraînées contre moi, descends sur ton ventre et effleure à nouveau la cicatrise puis dévale ta cuisse en poussant légèrement dessus pour te basculer sur le dos. Mâchoire posée sur ma paume ouverte, je poursuis la balade, une langue gourmande accentuant ma mine coquine. Soudain, le bruit de la porte détourne mon attention et c'est tout aussi nonchalamment que je reçois le visiteur :


— Oui ? Éclairé d'un ricanement, parce que, quand même, la situation est cocasse, un peu.
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Re: Devant la salle commune
Andrew Cobredy, le  Lun 2 Avr - 2:30

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Journée. Harassante. Ou plutôt horrible demi-journée. Un réveil en retard, un cours abominablement compliqué -même pour Andrew-, des devoirs qui s’amoncelaient, une chute en balai. Et cette histoire rocambolesque de bureau brulé, qui avait agité tout le château, jusqu’à la Bibliothèque qui avait perdu son calme habituel. Tout de même, il n’y avait pas idée. Dépasser les règles à ce point, sans doute un Gryffondor trop fier, où l’un de ces Serpentards sans cervelle et mal réparti. Avant d’aller déjeuner, Andrew décida qu’il pouvait s’accorder une pause dans son dortoir. L’horaire aidant, il y serait tranquille, et pourrait faire une sieste. Pour redémarrer de manière factice une nouvelle journée, et oublier la matinée catastrophique qui venait de s’écouler. Il prit la direction du cachot d’un pas pressé, atteignit rapidement la Salle Commune, et se dirigea tout aussi rapidement vers son dortoir. Au moment de pousser la porte, Andrew entendit à l’intérieur des voix essoufflées. Soit, il ne serait pas seul. Il poussa la porte, et ne vit d’abord personne. Jusqu’à ce que ses yeux atterrissent près de son propre lit. T-shirt gisant sur le sol, tout près un pantalon, lit très défait, un garçon, deux garçons, Elius. Deux garçons ? Elius ?

*C’est quoi ce b*rdel… WAIT… Mais il se fout de…*

- Oui ?

*OUI ? OUI ? MAIS… MAIS…*

« - MAIS C’EST LE POMPON ! »

Andrew était hors de lui. Hors de lui, mais complètement bouche bée, et incapable pendant quelques secondes de dire quoi que ce soit tant le spectacle qui s’offrait à ses yeux était absurde et venait achever d’enfoncer le clou de la pire matinée de sa scolarité. Andrew eut soudain, sans comprendre pourquoi, le ventre noué et serré. D’un autre coup d’oeil, il vit sa table de chevet ouverte, et son ventre se serra encore davantage.

« - Vous devriez avoir honte ! Deux hommes, nus, dans le lit d’un garçon de 13 ans. Vos mamans ne vous ont donc pas appris les bonnes manières ? Tout va à vau-l’eau, la colère de Merlin va s’abattre sur Poudlard ! »

*Mais ces corps qui s'entremêlent… C'est quand même quelque chose... Calme toi Andrew…*

« - C’est inacceptable, inacceptable ! Et ce sera où la prochaine fois, dans le bureau d’un professeur ? Avec un Poufsouffle ? Vous mériteriez que j’en parle à la direction, car j’imagine assez aisément que vous avez enfreint l’article 11 du Règlement Intérieur de l’Ecole ! C’est scandaleux ! »

Andrew avait dit tout cela d’une traite. Un peu parce qu’il n’aurait sans doute pas eu le courage de reprendre s’il s’était arrêté, un peu parce qu’il craignait toute réponse d’Elius, qui lui en avait déjà fait baver. Et sans leur laisser le temps de répondre, Andrew tourna les talons et quitta la pièce aussi rapidement qu’il était entré. Troublé, néanmoins, par le gonflement qui le touchait désormais lui aussi.
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Re: Devant la salle commune
Artemis Wildsmith, le  Ven 13 Avr - 16:17

C’est quelque chose qu’il aurait pu dire lui-même et qui lui fait frétiller les oreilles, brusquement. Hey, qui leurre-je, c’est une expression qui sort souvent de ces doigts. Le pompon. Parce qu’il s’était perdu momentanément dans la contemplation ravissante du visage de l’autre, de sa langue, qu’il aurait pu s’apprêter à frôler humidement. Il ne bouge pas, du moins pas immédiatement, se contente de regarder les éclats de voix ne trouver aucun revers, aucun impact. A la limite, les mouchoirs ont frissonné, honteux, c’est qu’ils sont finement fragiles. Mais c’est-à-dire que cette voix stridente est furieusement agaçante. Cette leçon de morale, c’était qui lui d’abord ? Tandis qu’il se retourne, se pose sur ses coudes, exaspéré. Le moment avait été volé, déchiré, intrusion violente qu’il voulait repousser, rapidement, tirer par les cheveux le petit et l’envoyer valser. Quand même. Interrompre ça, ça ne se faisait pas. Et la politesse alors ? Il allait ouvrir la bouche, mais rien, tout de suite ses mots sont ravalés par la tirade qui s’en suit. Arty s’était fait piquer sa répartie en plus de l’instant bulleux, évidemment, ça le fait grimacer de contrariété. Un bref jet d’œil sur le côté pour remarquer l’air de plaisantin de son à-côté.

Avant qu’il ne tique sur chaque mot, parce que ça méritait clairement une petite analyse. Puis on sait, maintenant, que ça va vite dans le cerveau d’Arty. Idées brinquebalantes virevoltantes qui font du trampoline, en riant évidemment.
Oui effectivement, en hochant ironiquement la tête, que la honte et la peur du ridicule était l’élément qui cristallisait toute leur personnalité aux deux allongés. C’était connu. Véritable tragédien qui prenait place en face d’eux. La colère de Merlin. Il ne s’en remettait pas le petit. Foncièrement choqué tandis que la situation commençait – finalement - doucement à amuser le Blaireautin. Puis une vive envie de répondre à l’autre de ne pas tenter Élius, tout à fait capable de le faire dans le bureau d’un.e professeur.e – c’est qu’il ne sait pas que c’est déjà fait. Après, le rappel de sa maison. Ses sourcils s’agitent, évaluent, réfléchissent. Mais pourquoi après l’évocation de l’acte avec un professeur ? Est-ce que c’était plus dégradant de le faire avec un Poufsouffle qu’avec un prof ? Enfin, voilà, c’est qu’il devait revoir l’ordre de ses priorités le petit verdoyant. Pour que somme toute, le pouffement de rire soit retenu in extremis. Il acquiesce, souriant. L’air de dire, mais oui, fais donc ça, va voir la direction. Il aurait pu même se lever spontanément pour lui tapoter la tête, il avait quelque chose d’innocemment mignon. Pour terminer, l’énoncé du règlement. C’est que c’est carrément vexant, en réalité. Est-ce qu’on ne devait pas prendre en compte son auditoire lorsqu’on se lançait dans un pareil monologue ? Ne savait-il pas qui il avait en face de lui ? Effectivement, la nudité pouvait rendre la vision floue, mais ‘faut pas exagérer, le visage reste le même. Ou alors c’était volontaire. Comme le clou du spectacle avant qu’il s’en aille véritablement. Un moment ardent couronné par quelques chuckles finaux. Pourquoi pas, une belle façon de passer les derniers moments Poudlariens. Admettons.

Se redressant alors complètement, Ses mains s’ouvrent dans l’incompréhension tandis que le garçon s’en va. Eclair de drôlerie, brève apparition. C’était un véritable sketch auquel ils venaient d’assister. Rigolo qui plus est. Faudra lui dire, que la colère de Merlin, c’est moi. Quand même, accordez-lui au moins ça, n’importe qui ne pouvait pas se vanter d’avoir mis le feu à un bureau de l’école. Ça devait être synonyme d’une quelconque colère magique ça, non ? Oui, Arty. Un dodelinement de tête plus tard, passer outre l’intervention enfantine, il se focalise de nouveau sur le Vert & Argent, bien qu’immanquablement il sait. Il n’allait pas rester là. Enfin, ce n’était pas pour ça qu’il ne devait pas télescoper les dernières images brasillamment intenses sur ses cornées encore enthousiastes. Ainsi dans un dernier élan, il se jette délicatement sur l’autre afin de le surplomber, de nouveau à califourchon, avant que leurs lèvres ne s’entrelacent, encore. Sûrement afin de clouer quelque part à l’intérieur la petite piqûre de l’au revoir. Complètement dans le déni, passer une dernière fois la main dans les cheveux du Serpentard. Bon. J’voudrais pas qu’on m’voit enfreindre l’article 11 du Règlement, vraiment, ce s’rait pas respectueux quoi. Un toucher délicat de l’index sur le nez d’Élius, puis il culbute derechef, quitte le lit de l’innocent – mais plus tellement – afin de s’emparer de ses vêtements. Jamais il ne s’était habillé aussi rapidement, c’est qu’il ne fallait pas faire durer ce temps, latent, ces secondes gênées de la séparation et de l’ignorance de l’après. C’est qu’il partait, vraiment. Il aurait voulu fendre de nouveau l’atmosphère de baisers, mais en se retournant c’est l’indifférence de l’autre toujours couché qui lui percute la poitrine. A peine un Tsss réfréné de justesse, pour que finalement, il se décide de conclure d'un parfait mélodramatiquement embarrassé Bon, ben, salut. Avant qu'un haussement d'épaules ne le guide vers la sortie.


Arty's out. Merci !
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Re: Devant la salle commune
Élius Askin, le  Ven 4 Mai - 12:05

Contenu sensible
L.A. d'Andy




Je rigole,
Tu soupires,
Iel hurle,
Nous l'observons,
Vous exultez,
Ils fulminent ♫



T'as treize ans seulement Chouchou mais presque l'étoffe d'une diva. Planté sur le seuil, à projeter une réplique qui s'échoue fatalement à terre ; ruban de soie trop fin pour prendre son envol. Burlesque sans le vouloir, tu t'égosilles, exposes ta gorge déployée pour mon plus grand plaisir. J'affiche un sourire distrait devant l'essai et tes joues rosies, applaudis même ta théâtrale sortie ! L'idée d'un jour te maquiller, faire de toi ma poupée, s'évapore en un claquement de porte ponctué d'une fougueuse chevauchée. Il paraît que j'ai pas tout vu, pourtant, j'peux vous assurer que, toutes les colères ; pas seulement celle de Merlin, appartiennent à ce blaireau.


Et nos boucles, à nouveau mélangées, retrouvent l'empreinte de l'étreinte passée. Électrisé, je retiens tes hanches, les rapproche au rythme de nos lèvres qui s'élancent, se rejoignent, s'attachent puis, s'éloignent. Le reste se passe très vite. Une inspiration pour mes cheveux rabattus en arrière, frissons dans l'échine. Une expiration pour ton index glissant sur l'arrête de mon nez, étirant ma bouche. Un rire pour la pirouette et encore cinq respirations pour les vêtements recouvrant ton corps déjà loin. Alors, je sais pas. J'te vois, t'en aller. Ne réalise pas. Parce que j'ai jamais appris à conjuguer futur et passé, te laisse fuir mon présent. Allongé dans l'inconscience d'un caractère trop futile, je préfère ramener la couverture à moi, plutôt qu'un salut jusqu'à toi.




Fin du RP, merci à Arty et Andy
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Re: Devant la salle commune
Mangemort 08, le  Dim 3 Juin - 18:00




Danse de mots au coeur de la nuit


PV Elius
Chronologiquement, ce rp se déroule début avril

Les ombres dansaient sur les murs des couloirs par les fenêtres qui soupiraient des halos de lumière venus de l'extérieur. La valse nocturne criait des étoiles somptueuses dans un ciel entravé par de rares nuages. Et la lune au trois quarts de sa splendeur rayonnait comme une bougie pour guider des pas perdus à des pensées brumeuses.

Je m'égarais dans ce château étouffant, aux pierres que je connaissais par cœur, aux escaliers qui jouaient encore et encore avec mes nerfs, aux tableaux qui discutaient sur mon passage. J'imaginais bien ce qu'ils disaient ces emmerdeurs, des noms d'oiseaux ou des interrogations perdues à la lueur tangible de leurs cerveaux étriqués.  

Poudlard dormait depuis bien des heures. Moi, je me battais avec ces insomnies bien trop récurrentes, chanson qui revenait un peu trop à mon goût. Et ces pensées assassines que de ne plus avoir ce qui me guidait dans la vie, elle. Alors, je déambulais vêtu de ma tenue sombre comme le ciel au dehors, et ce masque strié d'émeraude sur le visage.

Tel un fantôme errant dans les couloirs, qui remuait bien trop de douleurs pour pouvoir être honoré par la grâce de Morphée, j'esquivais des questions, tout en en chamboulant bien d'autres qui laissaient d'amères traces sur ma peau, ou de vagues sur mes joues depuis mes yeux que j'étais content de camoufler derrière mon apparence ténébreuse.    

Les couloirs se suivaient comme des rues vides de tout passant, où j'évadais ma souffrance personnelle au grès de murmures inaudibles ou confus qui s'échappaient de mes lèvres. Pas de conscience de risque, livré à des Démons que j'avais cessé de combattre, qui m'habitaient pleinement aujourd'hui.

Il y a des sourires qui ne peuvent vivre que dans l'écrin d'une main complice, des bonheurs qui ne peuvent prendre forme que dans le symbole d'une présence vitale. Et, dès lors qu'elle n'existe plus, elle ne laisse plus qu'une âme cantonnée à des réflexions existentielles qui lacèrent la chair et l'esprit.

Je n'étais plus qu'une ombre dans la nuit. Au-delà de ce masque qui était ma seconde peau, la lueur du jour se dérobait à ma conscience, je n'étais plus que livré aux râles de la nuit, à des excès de violence, et au chant terrifiant de l’incertitude d'un Demain trop vite peint en Royaume sûr.  

Mes pas me menèrent lentement jusqu'à un endroit bien trop familier, loin de mon appartement dans lequel me faufiler discrètement. J'arrivais, devant l'entrée de la salle commune des Serpentard, ma maison, sans savoir, quoi chercher ni comment oublier ce fardeau destructeur qui m'accompagnait à chaque pas depuis deux mois déjà.
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Re: Devant la salle commune
Élius Askin, le  Mer 13 Juin - 2:05





Une de ces nouvelles nuits ballottées d'agitations. Celles où la lumière - filtrée du lac - fait ramper son étouffant cordon teinté d'écume jusqu'à ma gorge serrée. Impossible de trouver le sommeil, dans le nid beaucoup trop silencieux des serpents endormis. L'écrin des cachots est sans conteste luxueux, mais ses vitraux immergés empêche l'air vivant d'atteindre mes poumons. Redressé sur les coudes, j'observe un moment le ballet des couvertures se soulevant au rythme de lentes respirations. Rejoindre l'une de ces silhouettes aquarellées d'asphyxiante onde émeraude ne suffira pas ce soir.


À la tiédeur d'un corps ne peut rivaliser que l'empreinte du piano sous mes pieds abimés. D'ailleurs, mes doigts martèlent déjà son appel contre le matelas quand d'un geste, je repousse Camille au fond du lit. Rapidement, j'enfile - par dessus le fameux caleçon d'avril - un sarouel de coton gris et un tee-shirt usé aux couleurs de Durmstrang. Baguette en poche et serviette à l'épaule, j'entame une discrète reptation jusqu'à la porte du dortoir, survole unes à unes les marches de pierre et traverse la salle commune en rabattant ma mèche froissée en arrière. Vous pourrez deviner à mon aisance que les escapades nocturnes ne me sont pas inconnues.


Bientôt, je rejoindrai la salle désaffectée pour aller y faire saigner mes talons et toute mon amertume sur un air ensorcelé. Enfin, ça, c'est ce que je crois. Le dernier rempart s'ouvre et les torches du couloir me dévoilent rapidement une présence à l'extérieur. Un instant mes jambes se figent devant l'obscure vision qui se tient devant moi. Encore sur le seuil, je reconnais les contours ourlés d'ombres que portent habituellement les Mangemorts. Sauf qu'on est à Poudlard, château protégé de toute intrusion, et qu'une telle infiltration ne passerait pas inaperçue, enfin je crois. Sans quitter du regard le masque aux éclats verdoyants, je murmure :


— C'quoi c'délire ?


Dernière édition par Élius Askin le Jeu 9 Aoû - 11:59, édité 1 fois
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Re: Devant la salle commune
Mangemort 08, le  Jeu 9 Aoû - 11:41






Navré pour le retard...

Je suis là, observateur muet, à mettre en pause mes sombres pensées devant cette porte dont je savais quelle chaleur elle renfermait. Enfouissant comme je le pouvais, parfois maladroitement, d'autres en fermant simplement mes paupières de longues secondes, cette chevelure blonde et ce regard ébène qui continuait de danser dans ma tête, et dont l'absence se révélait être le poison et les limbes de mon esprit.

Je ne savais plus si je cherchais à échapper à ce qui me tourmentait, ou si, au contraire, j'étais sous l'emprise d'une voix sadique qui me poussait à me raccrocher tant aux poudres enchantées de nos souvenirs merveilleux, qu'à cette absence qui ne pouvait que lacérer mon être. J'étais une ombre dans la nuit, mais surtout un fantôme à l'âme brisée en morceaux éparpillés à droite à gauche.

C'est là que mon esprit alerte réagit à un bruissement dans le silence de la nuit, comme une feuille que l'automne aurait délaissée qui s'échouerait soudainement et ne pourrait être perçue qu'au milieu d'un silence de cathédrale. Je me retourne, prenant un semblant de réalité en pleine gueule, que je n'étais pas seul à cet endroit du château cette nuit.

Une voix un poil trop familière qui fend l'air, pas de celles aux timbres qui envoûtent et qui savent rappeler les regards les plus merveilleux, non, mais de celles que je ne pouvais que raccrocher à un énième cours parti en live, à une tête de con que j'avais envie de baffer, voir d'assassiner froidement sans la silhouette d'un regret.

Elius... Je reste stoïque, le lorgnant de haut en bas comme un morceau de viande qui cuirait sur un barbecue, quand bien même ne me faisait-il pas du tout saliver. Je savais qu'il était préférable de croiser n'importe quel élève plutôt qu'un enseignant, quand bien même j'avais espéré pouvoir jouir d'une tranquillité que, maintenant, je ne voyais pas d'autre issue qu'elle soit tristement rompue. A croire que je ne pouvais décemment me balader dans les soupirs de la nuit sans qu'une brume ne vienne entraver la marche funeste de mes pensées.

- Hum...

Raclement de gorge, timbre de voix plus grave, regard posé sur l'agitateur confirmé.

- On ne t'a jamais dit que sortir des dortoirs à cette heure pouvait être dangereux petit ?

con, tel était le mot que tu aurais pu rajouter derrière, tant le qualificatif collait à la peau de cet être étonnement narcissique et vomitif. Mais à choisir, il ne devait pas deviner qui tu étais, aussi, tu verrais bien où les mots vous emmèneraient. Au pire des cas, tu savais comment faire disparaître un cadavre, et le sien serait même une partie de plaisir...
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Re: Devant la salle commune
Élius Askin, le  Sam 1 Sep - 11:55





Peu à peu, le froid s'enroule depuis la dalle du couloir jusqu'aux chevilles nues et immobiles de l’inconscient. Comme une plante venimeuse, il étouffe ses mollets anémiés par la danse. L'homme vêtu d'ombre brise à son tour le silence suspendu des cachots, d'abord en désencombrant sa gorge puis avec un avertissement peu convaincant. Impossible de retenir un soupir bruyant qui soulève mes sourcils, parce que, vous êtes le nouveau concierge anwé, sérieux ? Quoiqu'à bien reconsidérer cette tenue, c'est décidément un Mangemort qui se promène dans le château. Père disait tout le temps que les enfants sages étaient un jour choisis par le Seigneur des Ténèbres pour réaliser de grandes actions. Mon regard s'adoucit à mesure que la situation s'éclaircit. Soudain l'ampleur de l'instant s'impose à moi ; il s'agit de faire bonne impression.


— J'allais seulement... - caresser frénétiquement mon t-shirt à l'effigie de l'institut, voilà, c'est ça. Sous le coton usé, un cœur excité par l'improbable rencontre. Il est beau. Le masque aux couleurs du lac continue de me fixer tandis que mon dos heurte silencieusement le mur. J'avais même pas remarqué que j'étais en train de reculer. Est-ce que vous êtes un Mangemort ? Une seule question prononcée pour mille autres pensées. Enfin, il y a bien cette toute petite aussi qui s'échappe :


— Vous v'nez tuer des sangs-de-bourbe ? Et le coin d'ma bouche frétillant légèrement, disposé à ouvrir le mur de pierre pour laisser passer l'un de ceux dont on m'avait tant parlé.
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Re: Devant la salle commune
Mangemort 08, le  Lun 24 Sep - 18:16






J'observe ses mimiques, attendant sa réaction comme le prédateur prêt à fondre sur sa proie. Me disant que s'il essayait de se barrer je pourrais lui coller un sort vite fait bien fait qui, à la fois lui donnerait une leçon bien méritée, mais également m'amuserait beaucoup.

Si autant je m'étais attendu à ne croiser personne dans le silence glacial des cachots à cette heure, si j'avais du donner un nom le sien aurait été tout en bas de la liste. Du moins pour une liste sans torture à la clé, sinon il aurait été dans les premiers noms depuis le départ des deux autres hurluberlus.

Son sérieux résonne étrangement, me faisant me demander s'il était pas en train de se foutre de ma gueule et que je n'aurais pas mieux fais de faire voir à sa gueule de pignouf d'un peu plus près la fraicheur du dallage sous ses pieds.

Puis s'ensuit des mots pesés sciemment, mesurés du haut de sa graine d'innocence derrière le masque d'égo, comme s'il prenait conscience de qui j'étais, et que je n'étais pas le premier élève qui passait ayant arraché un rideau vieillit pour se déguiser. Et alors qu'il se retrouve contre le mur derrière lui, sa question estampille ma face d'un sourire sous mon masque pourvu d'émeraude.

Si autant sa première question me donna envie de répliquer sèchement un "Non je suis le Père Noël sorcier voyons crétin !", sa deuxième m'emmena au bord du dépit. Tuer des sangs-de-bourbe, vraiment ? Il se croyait à l'époque d'Harry Potter ou quoi lui ? Je tuais ceux qui se mettaient en travers de mon chemin ou de celle que j'aimais, rien à foutre de son sang ou son appartenance. Sa pauvre lueur d'esprit me fit redescendre d'un cran.

- Un Mangemort... Il semblerait non ? Main droite qui vient relever ma manche gauche, montrer comme arborescence la marque qui trônait fièrement sur mon avant bras. - On m'appelle 08... Donc oui.

Voix ferme, pas pour le prendre de haut, juste que je voulais éviter que le gamin, choix N°1 => Panique, Choix N°2 => N'ait envie de sortir une connerie plus grosse que lui. Je reprenais.

- Tuer des sangs-de-bourbe ? Tu crois vraiment qu'un Mangemort qui aurait ce but là aurait décidé de s'introduire dans Poudlard pour venir tuer des mioches sous les yeux des différents Directeurs et autre trou de balle de Professeurs ? Alors qu'il y en a plein dehors facile à massacrer ? Et je n'ai que faire des sangs-de-bourbe, ce qui compte, c'est la Cause. Je tue seulement toutes celles et ceux qui se mettent en travers de mon chemin ou qui cherchent à prendre la fuite...

Phrase terminée élégamment dans le seul but de lui faire peur. Quand bien même je n'hésiterais pas à lui balancer un sort s'il lui prenait soudainement une envie de me prendre de haut.

- Parce que tu as quelque chose contre les sangs-de-bourbe toi ? Ils t'ont volé tes jouets ?

Un peu de provocation, histoire de le remettre dans le voile d'enfance duquel il se plaisait à sortir comme une marionnette qui déciderait à tout moment de l'écoulement de son Temps. Sous mon masque mon regard le défie, à chacun son tour Mister Askin. Devant  un prof tu fais le malin, et maintenant ?
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Re: Devant la salle commune
Élius Askin, le  Jeu 25 Oct - 23:13





N'avez-vous jamais utilisé un crayon noir pour dessiner la marque des ténèbres sur votre avant-bras "façon Mangemort" ? Parce que moi si. Dix fois, cent fois, mille fois, j'ai joué à être l'un des leurs. Il faut dire que j'étais bien inspiré. Père montait de fabuleuses pièces ponctuées de vrais meurtres ; des reconstitutions captivantes qui remplissaient le petit cabaret Bristolien de sorciers plus curieux les uns que les autres. Mon rire d'enfant gâté résonne encore dans la pièce étouffée du sous-sol où j'apprenais par cœur toutes les répliques, jusqu'aux plus sanglantes. Alors devant le tatouage mes paupières s'écarquillent. Les partisans existent, et surtout - en voici un. Il n'est soudain plus question de sentir le froid du couloir envahissant mon corps, mais plutôt la tiédeur de l'excitation couvrant mes joues ; l'entièreté de mes pensées étant focalisée sur vos paroles impassibles. Le masque immobile dégage ce qui manquait à mes déguisements, cette noirceur que j'ai déjà tant imaginée et qui me fascine davantage en vrai. Les mots résonnent, tranchent l'air humide des cachots et trouvent mon admiration.


— Z'êtes bien trop badass pour choisir la facilité. Que j'imagine, du haut de ma naïveté. Puis, tout le monde aime les massacres, non ? Un peu d'animation ne ferait pas de mal, réveiller la vieille pierre à grands coups de cris non plus. Concavité du pied droit nichée dans celle du gauche, je ne baisse pas le menton face à vos menaces. Peut être car ma lucidité est aveuglée par l'émerveillement de la rencontre. Mes yeux brillants continuent de vous fixer tandis que je réponds très naturellement qu'un sang de bourbe a rarement la bonne façon de penser. C'est c'qu'on m'apprend depuis le berceau et suffit de voir ce stupide préfet - complètement hors sujet chez Serpentard, et qui finira bien par se faire tuer à force de vociférer. Oh tiens d'ailleurs, Lynch, m'a volé mes jouets. Ponctué d'un sourire en coin. On sait jamais, des fois qu'une envie de lancer un impardonnable se pointe, vous saurez vers qui aller. Puis comme ça, avec un peu de chance, j'suis préfet avant la fin de l'année. Et sinon, histoire de mettre les choses au clair :


— Vous faites quoi de ceux qui lui déroule le tapis rouge, à la Cause ? Sous les flammes vacillantes s'exprime la lueur d'une enfance dorlotée par des contes très particuliers...
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Re: Devant la salle commune
Mangemort 08, le  Jeu 17 Jan - 17:45






Je le regarde presque avec du dédain dans mes émeraudes, lui, ce garçon chieur qui, d'un seul coup, semblait s'intéresser davantage à moi dès lors que j'avais apposé sous ses yeux ignorants les contours de mon tatouage singulier. Comme si c'était un passe partout pour délier les langues, ou ouvrir des coffres au trésor débordants de richesses.

Badass moi ? Je n'avais pas cette prétention, je vivais comme je le pensais, simplement. Et il était clair que la facilité n'était pas quelque chose que j'appréciais. L'exigence apporte les clés de la réussite, pas la banalité. Je vois dans ses yeux, ce pétillement caractéristique, me demandant un instant s'il me voyait soudainement avec une part de respect, ou simplement comme quelqu'un qui pourrait lui être utile sur l'organigramme de son existence. Quoique, j'aimais à penser que les personnes que je rencontrais étaient les miennes.

- En effet... Ils ont ce point commun avec les Poufsouffle... glissais-je sur un ton amusé, esquissant un frêle rire à ma propre blague. Lynch hein ? Tu crois vraiment que j'ai comme passe-temps de tuer tous les mouflets qui ont piqué un jouet à un autre mouflet ? J'ai l'air d'un tueur à gage pour bambins ? Je ne tue que ceux qui m'offensent ou le méritent réellement, mais certainement pas pour ce genre de futilités Mister Askin ! Nous avons un minimum d'éthique !

Légère pause, le temps de récupérer sa dernière question plein de sous-entendus, me délivrant son attrait pour la Cause dont il ignorait certainement ce qui se cachait derrière les verrous exposés à son regard profane. Lui ? Un partisan des Ténèbres ? Pourquoi pas après tout... J'avais bien transformé Azaël le fouille m*rde de Poudlard en jeune rebelle prêt à tuer après une sortie en France. Alors pourquoi pas lui ?

- Le tapis rouge hein ? ... Il est bien d'avoir une idée de ce qu'on veut embrasser dans la vie, mais il faut s'en donner les moyens. Si tu sers la Cause comme tu dis, tu seras évidemment traité avec respect et quelques portes pourraient s'ouvrir à toi... Mais il faut que tu gardes à l'esprit que cela peut engendrer quelques sacrifices... On a rien sans rien dans la vie. Et encore plus quand il s'agit de se battre pour changer la face du monde magique aux yeux des aveugles...

Je voyais brûler cette petit flamme d'envie en lui, que je connaissais si bien. Cette flamme capable autant de ronger les nuits que de faire perforer les cieux d'une dévotion sans égale. Je souriais sous mon masque, me demandant qu'est-ce que cela pourrait donner avec le tempérament qu'il avait.

- Les Ténèbres ne sont jamais loin... Si tu as envie de les rencontrer... Tu les rencontreras... Et peu importe si tu te perds en route ou non... Peut-être que l'on se reverra... Ici ou en dehors... Sur le chemin de la Cause va savoir... A voir si tu veux toujours la même chose en grandissant... Ou si c'était juste des mots au détour d'un couloir... Sur ce, Mister Askin... Je vous souhaite une excellente nuit... Et... Si vous voulez récupérer vos jouets auprès de Mister Lynch, un conseil, tuez le vous-même...

Demi tour, je m'éloignais du garçon, après ces quelques bribes de discussion, repartant dans les méandres des couloirs jusqu'à mon perchoir, de noirceur et de démence.

Départ de 08, merci à toi et désolé d'achever cela ainsi, on se retrouvera :kiss:
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