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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Les couloirs :: Salle sur Demande
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Un refuge
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Artemis Wildsmith
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Re: Un refuge
Artemis Wildsmith, le  Mer 31 Jan - 18:24

C’est parce qu’il aimait énormément beaucoup son pote qu’il n’était pas en train de se ruer de rire par terre à cet instant. Aza écumait une parfaite défaite, sanglante et cinglante. Puis bon, il n’allait pas rire au risque d’avaler trop de fumée et de devoir expliquer à Miss Shields pourquoi et comment il s’était retrouvé dans cet état. Alors il garde son sérieux et son calme, avec un parfait sourire taquin accroché sur le coin des lèvres. Il n’en pense pas moins alors qu’il regarde avec fierté son tas de cendres. Forcément, il avait pris plus de tableaux. En réalité, toute sa victoire reposait sur le choix qu’il avait fait de ne saisir que des tableaux de petites formes. Un simple coup d'oeil vers le silence qu’abritait désormais la salle sur demande. Plus de cris, plus de larmes, les tableaux avaient rendu l’âme. Pas une once de culpabilité non plus. « Bon allez, boude pas, c’est pas fini ! Regarde, on a créé un magnifique terrain de jeu maintenant ! » il tente le petit, à tout prix de remonter le moral du Serpentard. « Puis faut pas t’inquiéter, c’est une mesure assez aléatoire, on aurait eu besoin d’une balance tu sais, pour voir vraiment quel tas était le plus gros … » il argumente même, ça fait plaisir à voir, tout ça pour ne pas froisser Azaël. Quel ami !

Puis il avait émis une idée qui n’était pas mauvaise, ma foi. Celle du terrain de jeu. Personne ne viendrait les surprendre désormais, ils étaient cachés, à l’abri des regards et ils ne pouvaient pas faire pire pour ces pauvres tableaux. Alors autant s’amuser davantage. Puis faire un peu d’exercice exorciserait la mauvaise humeur d'Aza, Arty en était persuadé. Le gamin se met alors à sauter sur place, faisant mine de s’entraîner pour une prodigieuse course à pieds. Rester en forme. « Après la partie artistique, passons à la partie sportive ! » Avec un petit effet d’annonce qui a son intérêt, la mise en scène, c’est important. « Celui qui fait le plus beau saut dans les cendres ! Quoi que du coup c’est un peu artistique ! » Parce qu’après tout, c’était eux le meilleur jury de Poudlard. Personne d’autre ne leur arrivait à la cheville, ils avaient déjà fait leurs preuves.
Le Blaireautin passe ses bras au-dessus de sa tête, les étire, droite, gauche, se prépare à réaliser la plus belle figure olympiquement cendreuse.


lancer de dés:
 
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Re: Un refuge
Maître de jeu, le  Mer 31 Jan - 18:24

Le membre 'Arty Wildsmith' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


'Pile ou Face' :
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Re: Un refuge
Azaël Peverell, le  Mer 31 Jan - 20:37

C'était une idée pourrie de foutre le feu à ces tableaux. En fait, tu ne t'es même pas amusé une seule fois. Parce que t'as quasiment tout perdu. Sauf la première épreuve. Et finir un truc sensé être fun par terre parce que t'es pas foutu de sauter dans un pauvre tas de cendres plus petit que celui d'Arty, bah ça craint. Sinon, t'es pas du tout mauvais joueur. Et ta narratrice non plus. C'est juste que 7-1, bon joueur ou pas, ça fait hyper mal à l'ego. D'ailleurs on va éviter de parler d'amour propre, parce que tu risquerais juste d'en foutre une à Arty pour calmer un peu ta frustration. Or, Arty s'est montré très conciliant. Il a tout fait pour que tu puisses te rattraper. T'as juste pas été doué, donc tu peux t'en prendre qu'à toi-même et limite remercier ton pote pour avoir été un ami parfait.

Mais vu que tu boudes à moitié, tu ne risques pas vraiment de le remercier. Tu te contentes de grogner de vagues félicitations à ton pote pour son saut plutôt réussi en te relevant pour épousseter tes habits. T'as plus envie de jouer, c'est fini. T'as juste envie de te défoncer la tronche comme c'est pas permis, en te rappelant les cris d'agonie des tableaux. Parce que c'était quand même une super jolie mélodie. Du coup, tu vérifies bien de n'avoir rien oublié dans la salle sur demande, histoire que seuls restent vos tas de cendres en mémoire de votre méfait, et tu te diriges vers la sortie.

- Viens, on n'a plus rien à faire ici, on s'tire.

Enfin, tu risques de ne pas être de la meilleure compagnie qui soit en fait. Parce que t'es clairement d'une humeur massacrante. Mais faut vous barrez de là, vous avez déjà suffisamment respirer de fumée comme ça. Vous puez le feu à dix mètres à la ronde. Faudrait sans doute changer à prendre une douche et à vous changer. Chacun de votre côté bien sûr hein, pas la peine de se faire des films. La porte se referme derrière vous, et la salle disparaît à nouveau. Méfait accompli. Amour propre détruit. Super après-midi.


Fin du RP
Megan K. Hayajân
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Re: Un refuge
Megan K. Hayajân, le  Lun 26 Fév - 14:39

avec Madilyn
____________________


tu voudrais un homme comme lui
t'as besoin d'un homme comme moi


Et ce soir, c'est pas un homme. C'est juste Megan, dans sa cape, son écharpe et ses bottines, sa façon un peu étrange de se déplacer, les yeux rivés sur un inconnu invisible. C'est elle, ses yeux d'orage qui grondent, ses mèches noires qui frôlent ses épaules. Son air un peu bravache alors qu'elle est paumée dans la désillusion; qu'elle se relève des coupures, des douleurs, des noirceurs. Qu'elle prends conscience de l'importance des mots - des justes. Qu'elle voit à nouveau en elle des rires à vous en faire pleurer. Qu'elle se retrouve, à demi-nue dans le miroir - et qu'elle se dise à nouveau ok c'est bien moi. Megan est dans un couloir. Pas d'enquête pour le Chicaneur ce soir. Elle fait craquer ses phalanges sans savoir pourquoi. Elle est calme, pourtant. C'est une nuit qui ré(ai)sonne.

Y a dans la Salle sur Demande des parfums d'évidence. Elle a rien demandé de précis - j'veux un endroit où être moi. C'est bien un refuge. Y a des canapés, des couvertures, de quoi se laver. Y a de quoi survivre - finalement, la salle de gym, c'était surfait. Megan a un sourire quand elle marche sur la moquette. Cet endroit est magique - elle a dix-sept ans, peur de tout. Plus que deux ans pour se préparer à la vie. Mais elle a comme l'impression que demain, ce sera terminé. Que les sept-cent trente jours qui restent vont s'écouler comme une poudre et que bientôt, elle sera livrée à elle-même.

Comment tu fais, pour survivre, quand tu doutes de ta propre réalité ? Meg a la main sur le ventre, debout dans cet espèce de vide, et tout ce qu'elle voit, c'est qu'elle peut être qui elle veut à tour de rôle sans se souvenir de sa véritable identité. Est-ce qu'elle ressemble bien à ça au naturel ? Est-ce qu'il y a encore des restes de métamorphose qu'elle ne voit plus. Elle incline la tête, ferme les yeux.

Tu me dis j'pars pour la vie
je te dis sois discret.

Madilyn Nebulo
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Re: Un refuge
Madilyn Nebulo, le  Jeu 8 Mar - 20:11

Quelques pas volatiles, ce soir t'as des envies d'envol, t'es aérienne. Un souffle de vent, respiration hachée, grandes bouffées oxygénées tandis que tu cours, enfin tu planes quasiment, c'est bon. C'est frais. T'as comme des nuages dans la tête, flous et trompeurs mais t'es l'oiseau bleu, libre et beau, qui traverse le ciel, ajoutant un surplus d'azur dans la mer de coton. Dans l’œil du cyclone, tu nargues l'atmosphère et tutoies les astres légers. Ambiance éthérée. Pensées vaporeuses.
Tes plumes rousses en ailes de braise, tu atterris. Effleurant la réalité, affleurante de velléité. Le firmament béat t'a déposé, ici, délicat; ange perdu cherche un peu plus de ciel.
Et puis au loin une silhouette longiligne, fine et gracile, comme un fragile coquelicot qui aurait bravement poussé à travers une fissure du goudron bourbeux. Une âme naufragée, esquisse poétique, quelque chose de touchant dans cette ombre debout au milieu de rien, bravant un océan invisible de soucis, solide et écorchée, debout contre la vague.
Y a une petite chaleur, comme un soleil modeste, et vos ombres effacées se projettent pâlement sur le sol. Tu lèves ton bras pusillanime, et ton profil découpé au sol touche du doigt son épaule, alors tu l'imites. Contact léger, à peine frôlé, mais te voilà électrisée, et tu perds de l'altitude dans ta divagation aérienne. Couleurs inconnues et nuances inexplorées explosent en feux d'artifice devant tes yeux.

Tu veux juste la toucher comme elle t'a touché, vue de loin, juste un halo à peine dessiné. Tu veux juste voir ses yeux et peut-être trouver la cause de tout ça. Un peu de curiosité, chercher au hasard pour découvrir je-ne-sais quoi. Sa tête inclinée vers le sol, tu veux lui offrir un peu de tes ailes, de tes plumes, lui apprendre à être volubile, à voir les nuages et dévorer le ciel. T'as comme l’impression, et c'est bizarre, qu'elle est en quête d'une chose ce soir, à l'intérieur d'elle, ou ailleurs. T'espères, tu sais pas. C'est peut-être toi. Une étoile est tombée sur la terre, et c'est un accident sublime, parce que tu veux lui montrer comment reprendre le chemin de la lune. Mais qu'elle te laisse un peu d'elle avant de se figer dans l'empyrée magnanime.

Alors tu attends la caresse de son regard que tu conjectures mille fois, tour à tour triste, de velours fait ou brillant en un sourire élevé. Tu attends les traits aléatoires de son visage, la révélation esthétique de cette poésie hallucinatoire.
Tu attends et tu te surprends à espérer
que peut-être, elle aussi
quelque part
t'attendait...
Megan K. Hayajân
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Re: Un refuge
Megan K. Hayajân, le  Mar 20 Mar - 10:39

____________________


La peau glacée comme en novembre - les yeux qui débordent de moments sacrés désabusés. Des restes de bleus sur les bras, sur les jambes. Elle se moquerait presque de son reflet si elle avait confiance en lui. Mais même le miroir est un sacré menteur. Elle peut tout déformer comme elle le veut, se priver d'un corps pour s'en troquer un autre et épouser l'absolu. Si elle ne dit rien, le reste parle pour elle. Comique, non, comme la seule chose pour laquelle elle est douée, c'est faire semblant d'être quelqu'un d'autre ? Elle devrait faire du théâtre - mais elle fait de la musique avec son coeur. Il palpite, endoloris, et se décroche quand elle la voit.

C'est un autre - pourtant elle est superbe. Elle a des yeux mangeurs d'âme et des lèvres prêcheuses. Elle sent le mimosa et la cannelle - l'ailleurs et l'ici. Elle est un autre - pourtant elle est un peu d'elle-même. Meg tends les doigts, se le reproche. Ses mèches brunes qui frappent ses joues semblent inappropriées. Elle aussi, elle devrait être rousse et belle comme cette hessonite sortie des limbes. Elle lui dirait presque - prends ma main. Mais ce serait inadapté; comme elle.

A la place elle dit : j'attendais.
Faut dire franc, elle ne sait pas si cette hessonite qu'elle attendait, mais elle attendait et elle est arrivée. C'est un peu un signe, un faisceau lumineux pour dire hé elle est ici, c'est pour ça. Pour quoi ? Pourquoi ? Meg se sent bien malhabile, les bras ballants et le regard-orage un peu vague. Elle est pas à l'aise avec les humains.

- J'suis pas à l'aise avec les humains.

Elle dit ce qu'elle pense quand elle ne sait pas quoi dire d'autre - la franchise de l'innocente enfant des falaises. Elle respire un peu, chasse l'image du pont puis du banc et visualise un étrange nid pour l'hessonite. Faut, dire, un tel diamant, ça brille et ça se protège des pies.
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Re: Un refuge
Madilyn Nebulo, le  Mer 11 Avr - 16:55

Comme une aile au cœur, quand elle te voit, ton corps et ton visage, modestes fadeurs irradiées par le regard sublime. Une telle délicatesse, et une telle brisure dans un regard, dualité homogène. Son grain de peau, ses yeux, ses lèvres, ses cheveux... Elle est un oiseau blessé au cri déchirant, une plume silencieuse. Beauté gracile, un peu de semblant rugueux face au monde trop peuplé de foules muettes, du gravier et de la pluie, du vent et l'automne. Poésie dans une œillade, tu perçois des images.
Elle est la douceur et les nuages.
Elle t'observe et ne dit rien, en un silence que tu contemples et dont tu délectes intensément. Rageusement. Sensiblement. Passionnément. Timidement. Elle tend ses doigts fins qu'elle rabaisse, l'hésitation, elle oscille et tu es le fil de la légère funambule. Tu veux toucher son épiderme tremblant de ta main déployée, et sentir sa chevelure chocolat, tu veux prendre sa main et l'emmener.
Elle est la simplicité et la lavande.
L'orage dans les yeux, des paillettes d'étoiles dans les tiens. Albatros cloué à terre, elle ne sait plus que faire des ses grandes ailes incommodes. Elle attendait, et c'est drôle parce que t'es là maintenant. Tu sens sa gêne, elle se croit disgracieuse mais elle est une ballerine, valseuse des cieux.
Elle est la pudeur et les coquillages.
De la recherche dans ses yeux, elle est pas à l'aise avec les humains. Ça tombe bien, moi non plus. Ton regard émiette chaque parcelle d'elle, tu croques et ébauches en pensées éblouies les rêveries comme en sépia sur ses prunelles. Tu captures chaque morceau de ce tout qui forme un Elle dans ta mémoire.
Elle est le nacre et le coquelicot.

Tu te sens comme une humble petite perle sans écrin, des membres trop présents, trop lourds, qui encombrent, tu sais plus quoi en faire, une maladresse nouvelle qui éclot en toi. T'es comme une enfant, gauche et timide, t'y arrives plus.
Elle est belle. Une beauté que tu parviens plus à dessiner en songes parce que rien n'est assez... Assez. Elle est brune, mais il faudrait un mot inventé pour parler de ces fils de soie mordorés. Tout est trop sobre. Le monde est trop terne, pour qu'on puisse l'y peindre. Le monde est trop terne pour qu'elle puisse y vivre. T'arrives plus à sourire, trop occupée à dévorer sa peau et son visage, ses cheveux et ses lèvres. Pis t'as plus envie de simulacres et faux-semblants, pas avec elle.

Tes mains sont froides, comme toujours, une pointe de chaleur fugace les parcourt lorsque le bout de tes doigts effleure sa tempe. Tu remets une mèche de ses cheveux derrière son oreille, malhabile et vacillante. Tu te rends compte que tes lèvres sont légèrement entrouvertes, mais t'arrives plus à les sceller. Ta main s'attarde un peu dans sa chevelure, sûrement un peu trop mais tu t'en fous. Elle a les yeux qui sont un peu gorgés de vils souvenirs, t'as envie de passer tes doigts sous ses cils aussi mais tu le fais pas. T'aimerais bien qu'elle tende la main encore, mais que cette fois t'aies le temps de l'attraper. Regards entrelacés. Mots murmurés du bout des lèvres. Je m'appelle Madilyn.
Elle est l'univers et la lune.
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Re: Un refuge
Megan K. Hayajân, le  Mar 24 Avr - 14:17

____________________


Pam pam
pam pam
ça tambourine. Les non-dits ont toujours fait peur, fait mal. Ici ils se placent comme le miroir en plein soleil, reflétant un peu trop fort des lumières entrecroisées. A brûler des fourmis, à brûler des doutes. Parce que dans ces deux regards un peu hésitant, un peu bancals, y a aussi beaucoup de force. La force d'être ce que l'on est, dans ces entités de papier qui ne sont que les marionnettes d'un destin malintentionné. Megan a des yeux d'orage des yeux-tempêtes. Elle se sent toute chamboulée devant l'éclaircie qui se profil sous cette tignasse de cheveux roux. L'hessonite a le goût du givre.

Et y a cette main tendue comme une évidence qui vient établir le contact tant rêvé. Est-ce que tout ce pantomime est un rêve ? Est-ce que Megan est bien là, un peu bouche-bée, troublée face à la plus belle apparition de sa vie ? Est-ce elle au fond de son lit, les cuisses serrées sur le drap de satin argenté, à rêver jusqu'à en perdre le souffle ? Megan sait qu'elle est dans la réalité. Elle serait incapable d'imaginer, de créer une telle perfection. Et dans les doigts un peu tremblants qui caressent les cheveux, une odeur de rose et de genêts, d'imparfaits et d’insensé qui prennent forme en un regard ébloui.

Elle s'appelle Madilyn. Megan en a mal dans le ventre. Elle aimerait le prononcer à voix haute, ce nom, juste pour voir comment ça sonne sur ses lèvres. Juste pour voir comment ça fait, de la connaître. Mais elle l'écorcherait, sans doute. Elle l'abîmerait. La main de Meg se pose sur la sienne, à travers les mèches brunes. Pas pour la faire fuir, nan. Pour établir ce drôle de contact. Les yeux écarquillés, la métamorphomage pâlit. L'humain touche l'humain.
- Khâli. Je suis Khâli.

Dans ces moments suspendus, d'entre deux intemporel, Meg se fourvoie et donne son second prénom, celui qui, dans la langue de son père, veut dire vide, veut dire miel. Elle aime ce fondre dans la définition de ce mot qui roule sur sa langue, qui fait d'abord un ar un peu enroué, un o ouvert qui s'étonne pour terminer sur un li aux atours de fleur sauvage. Elle se présente sous ce nom et c'est presque plus intime encore : car c'est ce qu'elle est vraiment, et non pas la façade qu'elle offre en pâture aux humains si curieux.
- Tu... veux... t'asseoir ?

Et les lèvres entrouvertes, et le ventre fourmillant, Megan a peur de la laisser s'échapper.
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Re: Un refuge
Madilyn Nebulo, le  Mer 30 Mai - 16:45

un temps
Juste le temps qu'elle humecte ton nom de ses lèvres fleuries. Tu voudrais qu'elle le croque à pleines dents, sauvagement. Le silence sinueux vous relie par des mots muets invisibles, il se coule entre vous, doré et volage. Elle n'est pas à l'aise avec les humains. Elle est une fleur sauvage, fleur des champs, fleur solitaire. Pas de grosses roses capiteuses, pas d'bouquet. Des pétales légers aux yeux mouillés à en mourir.

Et tes doigts, et sa peau, et ses cheveux. Fils de soie et d'ébène. Senteurs de miel. Le temps qui s'allonge, ou qui est trop court, tu voudrais tant figer l'instant. Mourir ainsi, tes doigts dans ses cheveux, ton nez dans ses odeurs. Et tes yeux au fond des siens. T'éteindre avec elle... Aux côtés de tout un univers personnifié, cette imperfection sublime qui affole ton cœur subjugué. On t'a toujours dite soleil par ta rousseur, mais là tu ne te sens rien face à la lune... Ton corps en contact avec le sien, du bout des doigts. C'est joli...

Et puis le contact. Sa main qui semble t'arrêter. Pour en fait joindre vos doigts. Son épiderme chaud, contre le tien. Et maintenant vos yeux qui se croisent et s'accrochent. Elle est pas à l'aise avec les humains, mais elle a créé le contact, et c'est la plus grande des gratifications. Ton corps se déchire et ton âme hurle, ta main glisse contre sa joue et le trône de sa pudeur, ton pouce effleurant sa lèvre inférieure. Sa bouche appelle la tienne, mais tu résistes comme une brindille sous l'orage. La tempête de ses prunelles. Elle entrouvre ses lèvres. Et en crache une perle. Khâli.

Sonorités d'ailleurs. Elle est d'ailleurs, elle est de l'inconnu. De nulle part et de partout. Elle est d'un monde solitaire où les filles sentent bon. Sa voix est sublimée par les inflexions de la langue, elle chante un nom. T'en es malade, d'un coup tu aimes à en crever. Elle ne s’appelle pas Khâli. Elle est Khâli. Tant de détails qui prêtent à la poésie.

Elle parle en vacillant, elle est une funambule. Oui, tu veux t'asseoir, et tu t’assois, sans lâcher son regard qui boit le tien. Tu veux t'asseoir, tant que c'est à son côté. La fine couverture de soie, que tu attires légèrement à toi, avant de le regretter. La douceur du canapé sous ton corps suspendu à elle. Et Khâli... Sa présence, tout près, et le silence qui plane toujours au-dessus de vous deux. Tu attrapes doucement sa main, entremêlant vos doigts, dans un élan inconscient dont tu rougis. Est-ce trop ?

Puis ses yeux rappellent les tiens, tu te plonges dans les iris orageux. Tu es belle... Je... Tu te sens si petite... Une poussière face à la lune...


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