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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Les couloirs :: Salle sur Demande
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Un refuge
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Keira Sanders
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Re: Un refuge

Message par : Keira Sanders, Mer 7 Juin 2017 - 22:51


Les animaux et Keira, c'était un peu compliqué. Parfois. « Oh oui, j'ai une tortue ennuyeuse et un chaton noir », affirma-t-elle. « Tu as peut-être vu Creper passer dans les dortoirs... mais il est très indépendant et détaché. Je ne pense pas qu'il soit déjà allé vers quelqu'un, tu vois », qu'il ne soit allé vers elle pour aller à sa rencontre. Non par timidité de l'animal. Creper aimait juste être seul, la majorité du temps. Comme sa maîtresse. Elle l'avait vraiment bien trouvé, celui-là.

« Oui. C'est justement pour ça que je crois en la science des nombres. Ce n'est pas comme lire dans une tasse de thé ou une cheminée », renchérit-elle. Ceux qui y croyaient dur comme fer l'impressionnaient. Pas forcément dans le bon sens. Ce n'étaient que des superstitions. Dignes de moldus. La brune chassa ces pensées négatives de son esprit, se concentrant sur la nouvelle question qui lui était posée. S'était-elle déjà enfuie ?

Elle avait été traînée par ses parents. En Chine, de nombreuses fois. Ou à Paris, bref voyage qui eut mal tourné. Mais à chaque fois, elle était emprisonnée avec eux. Ce n'était donc pas fuir. Au contraire. Fuir aurait été de rester chez elle, au manoir, alors que ses parents seraient partis seuls. Parfois, prendre la tangente n'était que planter ses deux pieds dans le décor. « Il y a... peut-être une fois », se remémora-t-elle. « Mais je n'ai pas été bien loin. Juste sur une plage, au niveau d'une côté très proche de Londres, au sud. » C'était là-bas qu'elle avait rencontré son inconnu(e). La seule escapade de sa vie était aussi celle qui l'avait le plus bouleversée, elle et ses convictions. Ou plutôt, elle et les convictions des auteurs de ses jours.

« Bien. Les prochaines cartes sont c-... vont nous répondre ,» affirma-t-elle, se souvenant qu'il ne fallait pas employer de formule laissant supposer du conditionnel lorsqu'on cherchait à convaincre. « Prête ? » Sans attendre, la brune retourna la prochaine carte. Un sept de coeur. Ça n'avait qu'à moitié de sens. « Bien... ça veut dire que l'animal sera très jeune, voire bébé. » Elle retourna les deux cartes restantes sans attendre. « Le valet de pique nous donne des informations complémentaires... hm... l'animal serait un petit roublard. Un animal au caractère typiquement infidèle ou traître. La dernière carte est sans grande importance, elle indique un vague espoir, » finit Keira. En rassemblant les indices, on pouvait ainsi commencer à formuler la réponse finale. Ce n'était pas si terrible. Au moins, ça tenait debout.

« Entre la nuit, et ce type de caractères, je pense qu'on peut dire qu'un chaton trouverait peut-être sa place avec toi. Tu les aimes ? » Léger, pencher la tête sur le côté, indiquer un intérêt. « Ou un fléreur. Il doit y avoir d'autres créatures qui correspondent. Il faut demander à miss Blanchet son avis, va donc lui expliquer cette situation ! » ricana-t-elle, loin d'en connaître un rayon sur les créatures. Ce qui était sûr, c'est que d'après ces cartes, Eurydice ne nécessitait pas d'elfe de maison.
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Re: Un refuge

Message par : Eurydice Wildsmith, Dim 11 Juin 2017 - 22:41


Eurydice ne passait que très peu de temps dans les dortoirs. Il ne lui semblait pas avoir aperçu le chat dont son interlocutrice parlait. Elle haussa les épaules avec désinvolture.

« La mer c'est vraiment agréable » ajouta t-elle d'une voix comme adoucie par l'eau de mer. Elle n'avait pas souvent quitté l'Angleterre à cause d'un travail trop prenant de son père.
Les rares fois où la brune s'était ébrouée à la plage ; elle aimait sentir les embruns, et le vent se déchaînait sur l'eau. Elle pouvait imaginer ses pieds dans le sable humide et l'écume des vagues caressaient ses orteils. Cela lui donnait l'impression de ne faire plus qu'un avec la Nature en inspirant à fond. Elle soupira en songeant que cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas fait une promenade en bord de mer pour se dégourdir les jambes.

L'hésitation dans la voix de l'asiatique la rendait adorable. Elle n'osa l'interrompre dans sa lecture des cartes. C'était un as de pique, à la fois acérée et ronde. La métaphore lui plaisait.
« Je ne sais pas si je me sens assez responsable pour m'occuper d'un jeune animal toute seule mais si c'est comme les gamins, cela ne devrait pas être compliqué. » affirma t-elle.
Les gamins avaient cette capacité à la surprendre, à l'attendrir si facilement d'un regard qu'elle les avait toujours choyés à sa manière, sans les infantiliser. Elle pouvait les écouter babiller. La fratrie, la petite sœur, le petit frère était un membre manquant dans son cœur. Maintenant il y avait cette grande sœur qui chamboulait son quotidien.

Concernant le reste de ses affirmations, l'Anglaise se sentit plus dubitative mais esquissa seulement une moue discrète.
« Non les chats ne sont pas fidèles. C'est détestable d'abandonner quelqu'un. » répondit-elle. Keira aurait presque pu sentir le gel se déposait sur sa nuque. Glacé.
« Le fléreur est une possibilité à explorer. Je me vois mal déranger Miss Blanchet, surtout qu'en ce moment je n'ai pas été très attentive à ces cours. » avoua t-elle.
« C'est assez impressionnant que tu aies découvert mon penchant pour les nuits mouvementées. » Elle était obligée de lutter contre cette force. Cette terreur. Dévorante.
« Pour te remercier : #Orchideus »
Ce sort la ravissait à chaque fois. Il était d'une simplicité dont on ne pouvait qu'apprécier l'effet. Elle avait laissé son envie du moment l'emporter comme à son habitude.

« Cette passion est venue comment ? »
Sa compagne avait l'air d'avoir des passions à foison. * quelle chance*
A part la botanique qui avait su la captiver, la rendre accro, elle n'avait rien connu de tel pour l'instant.
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Re: Un refuge

Message par : Keira Sanders, Jeu 15 Juin 2017 - 20:40


La mer n'était pas si agréable que ça. Ce que Keira aimait, c'était le sable fin. L'attraper par poignées, le laisser s'écouler doucement entre les doigts, crisper les orteils pour le sentir se glisser dans les interstices, s'imbiber de sa fraîcheur, puis sentir quelques grains minuscules se glisser sous ses ongles comme des corps étrangers. D'un côté, elle ne pouvait pas leur en vouloir. Elle les écrasait. Les piétinait. Les secouait dans tous les sens.

Keira devinait que son interlocutrice était douée avec les enfants. Elle ne pouvait pas dire la même chose. En fait, elle ne savait même pas comment ça se passerait, si elle devait surveiller des enfants. Elle n'en avait jamais fréquenté. Vraiment jamais. Elle n'avait ni cousins, ni neveux, ni fratrie. Enfin, il y avait bien Hayleah, mais elles n'avaient pas grandit ensemble. Elle avait toujours fréquenté des enfants de son âge. Et encore. La solitude avait été son quotidien de nombreuses années. Alors, lorsqu'elle s'était retrouvée à Poudlard, à ses onze ans, entourée de tant de gens et à devoir partager une chambre, c'était un véritable coup dur. Apprendre la notion de vie en communauté.

« Certains sont fidèles, cela dépend de l'environnement dans lequel ils sont élevés. Tout comme les humains, en réalité, »
répondit Keira sur le même ton qu'Eurydice. Elle pensait qu'il ne fallait jamais faire de généralités. En revanche, elle ne releva pas le fait que pour Miss Blanchet, c'était une blague, et préféra taire ce détail pour accepter le bouquet qui lui était tendu. « Merci bien.  Il faut croire qu'à force, je commence à me faire douée. Enfin, j'espère ! » plaisanta-t-elle à moitié. Contrairement à beaucoup de choses dans la vie de la brune, savoir étudier les chiffres n'était pas inné.

« Je ne sais pas. J'ai accroché directement, c'est tout... » avoua Keira. Il n'y avait pas de réelle explication à cette fougue personnelle. C'était comme un coup de foudre. Imprévisible. « Tu veux sortir d'ici ? On peut aller discuter ailleurs. » Sur ces mots, elle commença à ranger ses cartes dans le petit paquet d'origine, puis se leva pour emboîter le pas. Elle était contente d'avoir pu partager cela avec quelqu'un. C'était la première fois.

Fin du RP
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Re: Un refuge

Message par : Elhiya Ellis, Mer 9 Aoû 2017 - 19:20



Comme un instant volé au temps
Pv  Daemon Stebbins•  ♥



Comment ça il dormait avec Trystan ? La tournure de phrase n’était pas la bonne et arracha un pouffement de rire à la blondinette, peut-être que chez Gryffondor c’était la crise du logement et qu’ils devaient partager des lits, mais elle en doutait fort. Quant aux lois, elles n’existaient que pour être transgressées aux yeux d’Elhiya, ce n’était qu’une simple façon d’essayer de brimer de façon légale le troupeau d’adolescents turbulents qui peuplait Poudlard. Et puis pour l’éducation que les parents tachaient de leur donner… Un sourire ourla ses lèvres, c’était bien gentil de vouloir écouter toujours papa et maman, mais aucun d’eux n’étaient présent quotidiennement pour veiller au grain, et puis... Elhiya n’a jamais écouté les fadaises qu’on avait voulu lui imposer. Et si Daemon s’avérait bien trop enclin à respecter des lignes qui noircissait les parchemins aux entêtes « règlements », elle s’efforcerait de lui faire changer son point de vue.

Mais comme il validait le séchage de cours, la blonde estima qu’elle n’avait pas trop à s’inquiéter. Par contre niveau sous-entendu déplacés ce n’était pas la même chose. Alors qu’elle lui avait juste précisé qu’elle ne fuirait pas hors d’une salle, si elle était désormais seule avec lui, voilà qu’il s’était –bien entendu- mépris sur ses propos. Lui adressant un regard tout d’abord empli d'incompréhension , elle le suivit des yeux alors qu’il fuyait en rigolant, puis haussa les yeux au ciel, désabusée.

*Franchement...*

Un sourire amusé avait fleuri sur ses lèvres instantanément, incapable d’arriver à s’agacer de son comportement. Tout au contraire.  D’un léger mouvement de baguette suivit d’un accio, elle récupéra son sac sous le bras avant de rejoindre tranquillement son Rouge & Or qui avait stoppé sa course. Emprisonnant sa main dans la sienne, elle lui adressa un sourire en coin, faussement véxée, tout en dodelinant légèrement de la tête.


« Alors de un, sache que je ne cours pas
Essaye de courir avec une jupe plissée pour voir! Et de deux... J’ai rien insinué avec cette histoire de porte celée.. »


Ses joues avaient légèrement changé de teinte a cette évocation. Elle fit en sorte de ne pas en tenir compte, car comme lui avait si bien rappeler Daemon, trainer dans les couloirs en sens inverse des autres élèves pouvait paraitre quelque peu louche. Surtout que la salle sur demande était localisée au septième étage du château. Il leur fallait traverser tous les dédales de couloirs et escaliers capricieux, le tout en esquivant au mieux préfets et autres membres du personnel qui désireraient les renvoyer en cours. Rapide coup d’œil à sa montre, les premiers cours n’avaient pas encore dû débuter, ce qui expliquait leur facilité à gravir les étages sans qu’on leur pose de question. Comme à son habitude un escalier dévia de chemin au dernier moment, les déposant devant un tableau assez étrange que la blonde n’avait jamais vu auparavant. Et surtout l’occupant du cadre avait dû se balader ailleurs vu que seul son chat les regardait avec un air complétement effaré en miaulant.

« Ca mange les chats dans les tableaux tu crois ? »

Comme ils étaient bloqués sur leur escaliers, c’était un peu la seule chose qui avait réussi à traverser l’esprit de la blonde lorsqu'elle écoutait les complaintes de l'animal en peinture a l'huile. Enfin ça, et l’envie de se blottir à nouveau contre le brun en attendant que l’axe des marches redevienne le bon. La chaleur de leurs doigts entrelacés était bien frileuse comparée à son étreinte apaisante au pied de l’arbre, et déjà, Elhiya éprouvait la nécessité de retrouver ce linceul de quiétude. Et bien qu’elle trouvait ça désolant, la blonde réalisa qu’elle ne voulait pas qu’il en soit autrement en fait. Elle se sentait bien au côté du brun, et ne voyait pas meilleur endroit où être pour passer le reste de la journée.

L’escalier fini par se repositionner correctement, leur donnant accès à l’étage qu’ils devaient atteindre, ne restait plus qu’à tourner en rond bêtement au niveau de la tapisserie de Barnabas le Follet qui était persuadé qu’il pouvait apprendre la danse classique à des trolls. Et vu l’état de fatigue de la Verte et Argent, elle ne pariait pas sur l’apparition d’une piscine ou un placard de produit d’entretien ménager quand la porte s’ouvrit enfin. Ce fut donc sans surprise, qu’entrainant Daemon sur ses pas,  la verte pénétra dans une pâle copie revue au gout du jour de son grenier aménagé chez ses parents. Après tout, cette pièce avait toujours été son antre depuis toute petite, pas bien étonnant de voir que c’était ce qu’elle appelé inconsciemment


« Ca m’aurait étonné que ce soit autre chose en même temps.. »

L’avantage du fameux grenier aménagé d’Elhiya c’était que la lumière filtrait via deux lucarnes rondes que la jeune fille laissaient ouverte pour sa chouette, n’offrant une luminosité légère et non caustique. Les deux larges canapés moelleux servaient dans leur version originelle à accueillir les filles lors de leurs soirées chez elle. Un soupire lui échappa quand son regard se posa sur la table de chevet qui avait été reproduite jusqu’au moindre détail, son ours en peluche élimé avait le même air désolé avec son ruban rose qu'en vrai. Seul différence, les couettes, ce n’était pas les siennes, et la tasse à côté du thermos ne lui disait rien non plus. Ca ressemblait plus à ce qu’elle avait vu à l’occamy doré qu’autre chose.

Elhiya attrapa un des larges oreillers moelleux qui jonchait le sol, comme lorsque les filles passaient une nuit blanche, et se faufila vers la table base pour récupérer un cookie. Ce n’était pas ceux de sa mère mais ça ferait l’affaire. Le mâchouillant, elle leva le nez vers le brun et repris la parole doucement avant qu’il ne vienne à lui demander à quoi faisait référence cette salle.


« Copie du grenier chez mes parents, j’ai tendance à m’y refugier quand je suis de retour à Londres. Encore t’as de la chance, tout n’a pas été reproduit, notamment la bibliothèque et les peluches...»

Et heureusement que la salle sur demande n’avait reproduit que la partie confort et cocon de la pièce, car la blonde se voyer mal expliquer qu’elle possédait encore toutes les peluches qu’on lui avait offertes depuis sa plus tendre enfance. Idem pour les romans moldus qui se mêlaient aux grimoires sorciers. La cage de Crumble avait été omise, mais pas le panier de son Fléreur. C’était assez surprenant d’ailleurs. Croquant dans son biscuit, elle jeta un coup d’œil circulaire pour voir si rien licencieux n’avait été dupliqué dans cette pièce


Dernière édition par Elhiya Ellis le Jeu 10 Aoû 2017 - 7:56, édité 1 fois
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Daemon Stebbins
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Re: Un refuge

Message par : Daemon Stebbins, Mer 9 Aoû 2017 - 22:37



Comme un instant volé au temps
•  Pv  Elhiya Ellis ♥♥♥♥♥ Music by Daemon •


Si j'avais pu parier avec quelqu'un sur la réaction de la serpentarde, nul doute que j'aurai gagné sans aucun effort.

- Comme si j'allais te croire aussi facilement à propos de sujet là. Quand à courir avec une mini-jupe, pardonne-moi. J'oublie souvent que toutes les demoiselles ne sont pas aussi garçon manqué que ma chère et qui n'a jamais tenu compte de sa tenue d'écolier pour faire ce qu'il lui chantait. D'ailleurs Jaimie a eu quelques sueurs froides à ce sujet. Et je crois bien que c'est l'une des choses qu'il n'a jamais regretté de Poudlard.

Evidemment j'avais fais comme si je n'avais pas le changement de teinte de ses pommettes. Nous marchions d'une allure assez vive afin de ne pas nous faire coincer en pleine tentative de séchage. Ce qui nous aurait valu certainement pas mal d'heures de colle et bon nombre de points en moins dans le sablier de notre maison respective. Chose que j'aurai eu beaucoup de mal à accepter car je pouvais me prévaloir que je n'en avais jamais perdu bien au contrairement. vu la populace encore présente, la cloche n'avait pas encore sonné ce qui était une aubaine pour nous deux. Nous arrivâmes à ces maudits escaliers. Chaque fois que je les prenais, on aurai dit qu'ils se déplaçaient uniquement pour me contrarier. et comme de coutume, ces derniers ne manquèrent pas de bouger. Ils nous déposèrent devant un tableau qu'Elhiya observa un temps avant de me poser une question à laquelle je lui ai dit :

- Ma douce, tous les gens ou animaux dans les portraits ne mangent plus vraiment. Pour certains cela fait des siècles qui sont morts. La magie leur permet de conserver une forme de copie de l'esprit de leur propriétaire mais ce n'est plus eux.

* Qu'est-ce qui me prend !*

Oui le surnom était sorti tout seul sans que je n'y prête vraiment attention avant de refermer la bouche après mon explication. Il me paraissait naturel pourtant il me rendit nerveux car je n'avais aucune idée qu'allait voir ma blonde. Certes c'était déjà mieux que le doxy que je lui avait donné et qu'elle n'aimait pas franchement. Toutefois il faut prendre en considération qu'il était dû à ce satané princesse qu'elle s’acharnait à me coller. C'était un prêter pour rendu. Moi rancunier, on va dire légèrement surtout quand on m'affuble d'un surnom de bimbo.

Nous sommes parvenus finalement à notre destination, le septième étage et la fameuse tapisserie qui cache l'entrée de la salle sur demande. Je vis la verte et argent faire les allers retours pour créer le lien qu'elle désirait. Elle ne fut pas étonné de ce qu'elle trouva à l'intérieur de la pièce quand nous y entrâmes. Elle semblait familière des lieux et extrêmement à l'aise. Moi, je commençais à détailler l'endroit. Cela semblait chaleur, intimiste. Comme un refuge lorsque les choses ne vont pas le sens que l'on désirait, offrante une sécurité. Voilà ce qui se dégageait de l'endroit et ça me plaisait. Avant même que je pose la question, elle m'annonça que c'était le grenier de ses parents et profita pour prendre un cookie. Etre dans un lieu de son quotidien me faisait encore plus aimé l'emplacement. Je détaillais chaque recoin et mon regard se porta sur la table où je découvris un ourson qui faisait son pesant d'âge. Je m'en approchais et demanda :

- C'est lui qui te tenait compagnie lors de tes nuits d'enfance ? En tout cas, c'est agréable comme sensation ici. On dirait qu'on ait à l'abri comme dans un cocon et que rien de mal ne peut se produire. Qui d'autre est déjà venu en réalité là-bas ?

J'espérais qu'aucun autre garçon n'est pénétré là-bas. Je ne sais pas pourquoi cela m'aurait énormément contrarié même si je savais que peut-être avant moi, il y avait eu déjà d'autres élans du cœur. Je me rendis compte alors comme je pouvais être jaloux du passé de la serpentarde alors que deux semaines au par avant, je ne la connaissais pas. Elle était entrée dans mon univers et l'avait coloré et envahis d'une manière qu'aucune autre ne pourrait jamais le refaire. Elle était unique et surtout mienne.

Je m'approchais du canapé qui avait l'air hypra confortable et m'installa d'une manière nonchalante. Offrant à la blonde un espace au creux de mes bras tendus afin qu'elle vienne s'y loger comme cela devait l'être.

- Alors est-ce que tu veux bien me faire part de tes recherches ou devons-nous trouver une autre activité qui nous enchantera tous les deux pendant les prochaines heures ?

Je ne pus m'empêcher de sourire une fois de plus. D'ordinaire,je n'étais pas ce genre de type mais Elhiya me rendait complétement fou, à côté de mes pompes.

- Désolé, c'est sorti tout seul. Mais je plaide non coupable. J'ai la meilleure des défenses pour expliquer ce comportement qui ne me ressemble que peu. J'ai depuis peu une petite-amie absolument belle qui a des formes magnifiques et qui embrasse comme une déesse alors forcément ça ne peut faire perdre que le nord au pauvre sorcier que je suis. Tu me pardonnes ?

Je ne savais pas franchement ce que j'espérais en disant cela ou plutôt si je le savais. J'espère ainsi la mettre en confiance suffisamment pour détendre l'atmosphère et l'amenait à me faire des confidences sur la raison de l'existence de ses deux gros pavés qu'elle trainait dans son sac et qui avait piquait ma curiosité et si mes propos déclenchait tout autre chose, cela me convenait tout autant et je serai le dernier à dire non.

- Alors ma douce que décides-tu ? Suis-je coupable à tes yeux ? Quelle peine vas-tu m'infliger si c'est le cas ?

Je fixais ses beaux yeux bleus et m'y noyais complétement confirmant mon propos dans mon esprit. Pour moi, il n'y avait pas plus belle demoiselle dans cette école...
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Elhiya Ellis
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Re: Un refuge

Message par : Elhiya Ellis, Jeu 10 Aoû 2017 - 10:05


Que le chat du tableau ne mange pas réellement, la blonde le savait. Elle n’ était pas issue d’une famille moldue, elle trouvait  triste que la représentation du félin les ait scruté en quémandant quelque chose. Au moins les moutons sur le tableau de ses parents pouvaient brouter tranquillement l’herbe de leur décor, mais ce n’était qu’un détail insignifiant au final. Par contre ce qui était moins anodin c’était le sobriquet que le Rouge & Or avait utilisé pour l’appeler. Ça changeait de Doxy pour le coup. Elhiya avait souri en lui jetant un coup d’œil amusé. Comme si avoir accepté de partager avec lui ses sentiments devaient envelopper forcement chacun de leur échange d’un voile de tendresse bienveillant. Et même si elle était persuadée qu’elle mettrait un peu de temps à s’accoutumer à ce genre d’attention, la blonde trouvait ça relativement mignon. Tout autant que de voir le brun scruter son vieil ours en peluche avant de lui demander qui avait déjà foulé le plancher du grenier aménagé sur Londres. Comme si cela pouvait avoir la moindre importance. D’un sourire espiègle, elle ne put s’empêcher de lui demander quel était le but de sa question.

« Pourquoi ? Tu serais jaloux ? Autant de cet ours que de de Lucy et Luna ou même Artémis s’il avait mis les pieds dans un simple grenier ? »

D’un regard malicieux elle mâchouilla un nouveau morceau de son biscuit. Petite, Elhiya n’avait jamais été du genre tendre avec les autres enfants, qu’elle trouvait tous trop faible, ce qui expliquait elle n’avait accordé son amitié infaillible qu’à la gamine moldue qui habitait à côté. Car cette dernière était la plus tenace qu’elle connaissait –entre autre-. La seule digne de son intérêt pour une petite fille de 3ans. Et depuis, la blonde n’avait pas vraiment trouvé nécessaire de changer sa façon de sélectionner les personnes qui l’entouraient, avoir un nombre incalculable de copines éphémères ne l’intéressait pas. Quant à Luna -la Verte et argent aux propensions à vouloir avoir toujours le dernier mot- elle lui était tombée dessus –enfin sur son grimoire- avant la rentrée à Poudlard. Et ce qui avait commencé en éclat de voix avait fini par une complicité emplie d’admiration sur le courage de la brunette.

Du coup, la version réelle de cette pièce avait été leur refuge de gamine depuis toujours, à elles seules et personne d’autre. Voir le brun dedans et s’affaler sur le canapé avait quelque chose de déroutant, mais après tout, il ne dénotait pas plus que son ours en peluche dans ce décor chaleureux, à un détail près. Généralement, elle ne venait pas dans cette pièce en uniforme scolaire, les deux autres filles non plus d’ailleurs. Machinalement, elle regarda si la petite étagère de la table basse comportait le kit de survie que sa mère préparait usuellement. Mais la salle sur demande avait visiblement tiré profit uniquement de ce qui était le plus nécessaire pour s’équiper. Ça valait peut-être mieux pour Daemon après tout. D’un pouffement de rire, elle reprit sur un ton facétieux.


« Et puis te plains pas, outre le fait que normalement pour être ici il te faudrait un pyjamas en pilou rose avec des cœurs, ce canapé est normalement rempli d’un peu trop de peluches pour s’étaler dessus. Et je veux aucune remarque là-dessus, oui je dors avec des peluches et je vois pas le soucis surtout que jusqu’à présent ça me suffisait amplement ! »

En plus de Muffin et Myrtille, Elhiya avait amené un de ses animaux en peluche que Lucy lui avait offert lorsqu’elles avaient été à la fête foraine de Londres, au moins, comme ça la petite moldue était un peu avec elle, même ici. Ses pensées auraient bien dérivé sur le prochains week-end que la blonde passerai avec son amie, mais un nouveau sous-entendu du brun l’en empêcha, lui arrachant un sourire en coin faussement désapprobateur. Il se n’arrêtait jamais, c’était effarant à force ! D’un coup de baguette et d’ #Inanimatus Apparitus Hino, la blonde fourra dans les bras de son Rouge en manque d’affection sa grande peluche chat. Peut lui importait qu’il lui fasse remarquer qu’elle avait donné un nom à un nounours, ça valait toujours mieux que ses explications à lui, qui était totalement risibles. Il avait réussi à arracher à la blondinette un nouveau pouffement de rire alors qu’elle se piquait devant lui, sourire en coin aux lèvres, sa tasse entre les mains pour fixer ses prunelles acajou. Elle était incapable de dire s’il était sérieux ou non, et c’était relativement déstabilisant.

« Mouai, c’est un peu facile de te défiler de la sorte pour ne pas que je râle non ? » Elle s’était penchée pour poser sur ses lèvres un léger baiser empli de tendresse, avant de continuer sur le même ton boudeur. «  Et puis, fais-moi une place, à moins que tu veuilles câliner Hino toute la matinée ?»

Sans attendre qu’il ait retirer la peluche de ses genoux, Elhiya s’installa à ses côtés, se pelotonnant une nouvelle fois tout contre lui avec délectation. Jamais elle n’aurait cru que ce simple contact puisse autant l’envelopper d’un tel sentiment de bienêtre et de quiétude. Portant sa tasse à ses lèvres pour prendre enfin une gorgée du liquide caféiné, elle laissa sa tête se caller en arrière sur Daemon fixant, les yeux dans le vide, la lucarne ronde du grenier recomposé. Celle-ci lui semblait plus grande que l’original et l’air frais du matin avait fait entrer quelques feuilles mortes qu’elle regardait tomber par terre. Elle ne voulait plus sortir d’ici, rester avec lui, loin du tumulte scolaire qui les entrainait quotidiennes. Rester là, comme si rien d’autre n’existait, même si cela impliquait qu’elle allait devoir sortir le lourd ouvrage de cuir vert de son sac au bout d’un moment.

Le bouquin dépassait du sac de cours, bien trop épais, bien trop lourd pour accepter de partager la place avec d’autres ouvrages. Bien trop « vivant » pour se faire oublier. Elhiya soupira doucement, elle était trop bien callée pour vouloir se déposséder de la chaleur agréable que le corps du brun diffusait en elle. D’un #accio, elle appela le grimoire à eux et le fourra dans la main de libre de Daemon en grimaçant légèrement.


« Tu voulais jeter un œil, tiens… C’est celui des Becker celui-là. Pas vraiment le plus agréable à bouquiner à mon gout… »

Ses yeux clairs se ternissaient irrémédiablement lorsqu’ils se posaient sur la couverture ornée du grand arbres aux immenses feuilles touffus et longues branches et racines noueuses. Exactement le même que celui de l’illustration du recensement généalogique du journal des Ellis. Pinçant son morceau de cookie restant entre ses lèvres pour se libérer une main, Elhiya effleura le grimoire vert foncé du bout des doigts. La désagréable sensation de sentir l’ouvrage vibrer et réagir à son contact l’empoigna à nouveau. Elle soupira, cette façon de dévoiler son contenu réveillait amèrement en elle les paroles de la Grand-mère Ecossaise « les sacrifices nécessaires pour préserver le sang ». La stupidité monumentale des idées archaïques aurait été plutôt le bon terme aux yeux de la blonde, mais elle n’avait eu le courage de le dire, son cousin s’étant enflammée alors que des relents de nausée l’avait envahi ce matin-là. Au moins, les hauts le cœur s’étaient calmés depuis.

Avalant sa fin de biscuit, Elhiya posa sa tasse de café sur la seconde table de chevet à sa portée, et se nicha sur le côté, contre Daemon, de sorte à conserver un contact avec le grimoire vert pour qu’il ne se referme pas subitement sur les doigts du brun.


« Je cherche ce qui se rapporte à la lignée à partir de 1950  en fait. C’est ce qu’on fouinait quand vous êtes venu nous sauter dessus tout à l’heure. Enfin… c’était ce que Jace faisait, vu que j’étais trop occupée à dormir »

Elle marqua une seconde de silence, elle avait toujours sommeil en fait... mais ce n’était pas la possibilité de s’assoupir qui l’inquiétait, mais la réaction du brun face à ce qu’il trouverait dans les petites cases noircies d’encre... Elle même avait très mal réagit, son cousin avait très mal réagit, et pourtant c’était leur bagage familial, ils étaient obligés de faire avec. Elhiya avait été éduquée avec les stéréotypes ridicules de la valeur du sang, de ce que c’était censé impliquer, de la responsabilité que ça devait engendrer. Et même si elle avait toujours rejeté ces principes d’un temps –à ses yeux- révolu, elle avait toujours su que ses parents y tenaient. Elle n’avait été qu’a demi surprise de réaliser que ses doutes avaient toujours été fondés. Elle soupira et regarda une des petites cases où le nom d’un moldu avait été noté, accompagné d’un petit éclair et les noms des sortilèges utilisés pour s’en débarrasser. Ce n’était pas bien glorieux, mais, un minimum d’explication était nécessaire.

« Jace et moi venons de familles de sorciers de sang-pur, avec l’imbécillité qui va avec visiblement. Il a été élevé avec les concepts stupides comme quoi on ne doit pas se mêler aux nés-moldus si j’ai bien interprété sa requête la dernière fois.  Moi aussi, mais je n’y ai jamais porté une once d’intérêt. Et on nous a légué ce recueil semblable à un tableau de chasse avec pour seule consigne de… Corriger les erreurs de nos ailleurs. C’est vague, surtout que tout n’est pas toujours lisible… parfois il faut chercher derrière les ratures... Et ce qui y’a derrière nous plait rarement. »

Elhiya avait notamment en tête, la petite case comportant 3 noms Becker raturés. Dans le livre vert ce n’était que de l’encre qui couvrait partiellement une case, dans l’ouvrage bleu, c’était un branchage brisé aux feuille fanées. Le résultat était le même sous couvert d’une nécessité de garder une pseudo pureté de sang, les familles bien pensantes tronquées eux même leurs branches malades. Nouveau soupire, tout en se pelotonner un peu plus contre le brun.

« Sincèrement, ça me n’enchante pas des masses que tu veuilles le feuilleter… »

Cependant, la blonde n’avait pas rompu le contact avec le grimoire vert, le sentant toujours répondre à son appel, laissant la possibilité à Daemon de lire et juger si le cœur lui disait.
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Daemon Stebbins
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Re: Un refuge

Message par : Daemon Stebbins, Jeu 10 Aoû 2017 - 11:58



Comme un instant volé au temps
•  Pv  Elhiya Ellis ♥♥♥♥♥ Music by Daemon


Le sourire amusé s'était collé sur son visage vis à vis de la question posé et ma réponse fut simple. Parce que je n'avais pas envie de cacher mes émotions avec elle, bravant ainsi toute l'éducation maternelle durement assimilait pendant de longues années. A m'entendre que ce n'était pas nos émotions qui devaient nous dominer mais bien le contraire. Qu'il fallait rester impassible en tout circonstance afin de devenir un adulte responsable et respectable. Quand mon père entendait cela, il ne pouvait s'empêcher d'éclater de rire et s'empressait de dire à ma mère que j'avais largement le temps de devenir sérieux et qu'à quatre ans, on était censé être enfant insouciant faisant des bêtises en attendrissant nos parents avec un joli sourire et des yeux humides pour éviter la punition. Alors cette dernière rétorquait qu'il avait déjà assez fait de dégâts avec le comportement de leur fille et qu'elle ne le laisserait pas faire la même chose avec moi. Voilà pourquoi Aya ressemblait tellement à notre père et moi à notre mère.

- Pourquoi cela te déplairait vraiment de savoir que l'idée qu'un autre garçon, avec toi ici, ne plairait pas et que tu pourrais employé parfaitement le mot jalousie pour décrire ce sentiment. Je n'en ai pas le droit ? Je te rappelle que tout à l'heure, tu as souligné qu'Aria et moi étions coupables parce que je lui tenais la main. Alors suis-je le seul à être dérangé par l'idée qu'un autre soit trop proche de toi ?

A mon tour le sourire malicieux s'était posé sur mes lèvres.

- Par contre je te rassure, il y a une une personne dont je ne m'inquiéterai pas, c'est bien lui car je sais que tu ne l'intéressera jamais.

J'avais pointé la peluche du doigt afin de faire passer la légère tension que ma phrase aurait pu provoquer et ainsi retrouver l'ambiance tendre du début. J'avais saisi au vol sa remarque sur les peluches et en rétorquant.

- Tu n'as plus besoin d'elles pour dormir, je porte volontaire pour les remplacer quand tu le désires. Toutefois je ne suis pas certain que le rose soit ma couleur et que les petits cœurs soient suffisamment virils. Mais si tu concèdes du bleu avec des fusées, je suis ton homme.

A cet instant, elle me refourgua un chat géant dans les bras. Ce n'était pas lui que j'avais envie de sentir contre moi.

- Apprends que je ne dis jamais rien que je ne pense. Même quand je sis acerbe, je ne fais qu'énoncer de vérités et c'est pour cela que ça dérange les gens. Ce que je viens de t'avouer est vrai. en ce qui concerne ton chat, il ne m'intéresse pas mais toi.

J'avais alors senti ses lèvres se posaient sur les miennes.

- Mais toute de suite ma douce.

Même si elle s'était installée à côté, je mis le chat derrière le canapé sans ménagement et me pencha pour la ramener délicatement vers moi à cause de sa tasse. Je n'aimais pas franchement qu'il y ait de la distance entre nous. A nouveau sa chaleur m'envahissait et j'avais eu l'étrange sensation d'être complet et à ma place. Alors qu'il était dans une parfaite bulle de bien-être, la jeune fille tira sa baguette et fit venir vers eux, le volume qui m'avait tant intrigué. J'étais touché de son acte car cela voulait dire qu'elle me faisait confiance. Etaler ses affaires de famille, n'est pas la chose la plus facile surtout devant quelqu'un à qui on désire montrer seulement sa meilleure image. Heureusement ce n'était pas complétement notre cas. Elle l’ouvrit en laissant ses doigts courir sur le grimoire. Je n voyais pas son expression pourtant j'avais la sensation que tout cela la dérangeait. Je vis apparaître un arbre généalogique avec certains noms rayés. Quelque chose d'étrange émanait de ce bouquin et qui me mettait mal à l'aise. Cependant je ne fis pas de commentaire là-dessus. Ma verte et argent se déplaça légèrement ainsi je pouvais voir son visage et elle m'expliqua ce qu'elle cherchait. Ce que j'avais redouté en parcourant le livre, ne faisait que ce confirmait et il fut facile de comprendre de quoi il 'agissait surtout en me souvenant que ma blonde m'avait expliquée que ses parents prônait la pureté du sang. Bien sûr mes muscles se tendirent. Toutefois, il fallait que je garde contenance. Ma petit-amie n'était en rien responsable des atrocités de sa famille. Elle avait suffisamment démontré en plus en me présentant sa meilleure amie moldue, Lucy. Je pris une profonde respiration tandis qu'elle me donnait des explications. Ses mots ne firent que corroborer mes idées.

- Et moi, cela ne plaît pas non plus que tu t'embarques dans ce genre de recherches. Au vu de ce que j'ai pu parcourir, c'est la manière dont vos ancêtres à Jace et toi ont utilisé pour préserver leur lignée. C'est immonde. Et je trouvais honteux que quelqu'un ait osé vous mettre une telle responsabilité sur le dos. C'est les coupables qui doivent corriger les méfaits et non deux adolescents qui n'y ont absolument pour rien.

La colère perçait mes mots sans le vouloir. J'étais furieux qu'on colle un si lourd passé sur les épaules d'Elhiya et je ne pus m'empêcher de dire.

- Jace et toi ne devraient pas pousser plus loin dans cette obscurité. On vous a dit d'apprendre de ce bouquin, c'est fait. Tous les deux vous savez que c'est mal et qu'il ne faut pas agir ainsi et rompre avec ses traditions sinistres. A votre place, je rendrais ces deux maudits bouquins et en disant que le meilleur moyen de rétablir les choses et de vous concentrer sur l'avenir et ne pas reproduire tout cela.

Je n'avais qu'un désir, prendre ce truc et le foutre au feu pour que les deux verts en soit débarrasser définitivement. Malgré tout, je vis les yeux bleus de ma blonde qui me fixait. visiblement ce programme ne lui convenait pas. Alors je lui répondit

- Si vous voulez vraiment des informations, ce n'est pas ci que vous les trouverez mais au ministère. Surement dans les archives de la brigade de la police magique.

Je respirais un beaucoup avant de continuer.

- Attends. Je n'ai pas fini. Le destin est ironique visiblement envers nous. si tu te demandes comme je suis si sur de moi à ce propos, je vais te la dire. Mon père travaille à la brigade. Il est même responsable d'une des équipes. Peut-être qu'en passant par son intermédiaire, on pourrait avoir accès au dossier puisque le ministère ne jette jamais rien. Toutefois, ne t'emballe pas trop, vu ce qui se passe en ce moment, je ne peux te garantir que ce sera rapide surtout qu'il faut retrouver où il se trouve également. Toutefois, il y a une condition à tout cela.

Evidemment la blonde avait froncé les sourcil sous entendant que je n'avais rien à exiger connaissant son caractère.

- Interdiction que tu me caches quoique se soit sur tout cela. Il est hors de question que je te laisse t'embarquer dans tout cela avec seulement l'aide d'un gamin de quinze ans. Je ne prendrait aucunement le risque qu'il t'arrive quelque chose. Je te l'ai dis plutôt, tu es à moi...

Je la serrai dans contre mon cœur déposant un baiser sur le haut de son front. A peine trouver, il était hors de question que je la laisse filer en dehors de ma vie pour des trucs immondes et une idéologie digne de la préhistoire...
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Elhiya Ellis
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Re: Un refuge

Message par : Elhiya Ellis, Jeu 10 Aoû 2017 - 15:22


Si la blonde avait voulu rétorquer qu’elle donnait la main à personne d’autre que lui, elle réfléchit plutôt avec quel autre garçon elle était proche. Et hormis son cousin avec qui elle était devenue très vite complice elle ne voyait pas trop. Certes elle taquinait le préfet de Poufsouffle quand elle passait du temps avec lui, mais ils étaient quelques peu en froid ces derniers temps. Faute à un autre Vert d’ailleurs. Donc Daemon n’avait pas de raison d’être jaloux, vu que le seul être masculin avec qui elle se permettait des familiarités était le petit brun possédant les mêmes prunelles qu’elle. Mais l’idée qu’il soit tout de même jaloux pour un rien l’amusait un peu.

Elle n’eut pas vraiment le temps de répondre, vu qu’elle tournait la tête pour suivre des yeux l’ours en peluche que le Rouge et or incriminait d’un pointement de doigt, assurant que l’animal ne serait jamais intéressé par sa maitresse. Elle dodelina de la tête, lui adressant une moue boudeuse, trouvant cette remarque pas vraiment gentille. C’était son ours depuis 17ans elle, elle l’aimait bien et c’était franchement triste d’apprendre que cette boule de coton ne l’aimerait pas si elle venait à éprouver quelque chose.

Cependant, elle ne put s’empêcher d’adresser au jeune homme un coup d’œil espiègle alors qu’il se portait volontaire pour remplacer ses peluches et porter un pyjama bleu avec des fusées. Elhiya éclata de rire en lui assurant qu’elle n’avait pas ce genre de vêtement en stock, mais qu’elle prenait bonne note de sa requête et du reste de ses dires. Elle n’était pas encore tout à fait prête à abandonner ses ours en peluche de toute façon, pas maintenant, en plus elle en avait un bon nombre chez ses parents. Et même si la nuit dernière elle les avait troquées contre son cousin car elle ne trouvait pas le sommeil, elle les appréciait. Ça pouvait toujours être utile pour calmer les attaques de Muffin en plein milieu de la nuit. Et surtout, si le jeune homme comptait les remplacer, il allait avoir quelques soucis avec l’accès aux dortoir de Serpentard, donc elle faisait mieux de se garder quelques peluches en réserve. Souriante, elle était venue le rejoindre sur le canapé.

En confiant le grimoire des Becker à la lecture de Daemon, la Verte & Argent s’était préparée à subir son point de vue somme toute très logique. Bien entendu normalement les anciens auraient dû corriger eux même leurs bêtises, mais il fallait bien avouer que du peu que la blonde avait entrevu, ils en étaient incapables, trop aveuglés, ou trop fiers. Elle ne savait pas trop quelle était la véritable raison, et ne voulait pas la connaitre. Cependant, la colère du brun était justifiée, elle-même n’avait pas été des plus maitres de ses ressentiments lorsqu’on les avait investis de leur mission grotesque. Elle se pelotonna un peu plus contre lui, se doutant que ça ne l’apaiserait pas beaucoup, mais c’était mieux que rien. Et surtout, elle voulait sentir sa chaleur réconfortante plus que les vibrations du grimoire qui n’avait de cesse de réagir sous ses doigts. L’étreinte était faible, mais si elle lui avait pris la main, l’ouvrage se serait refermé instantanément ne sentant plus sa présence.

D’un soupire abattu et d’une légère grimace, Elhiya écoutait toujours sans interrompre Daemon s’offusquer et fulminer sur un héritage qui n’était pas le sien. C’était touchant, mais elle n’avait besoin qu’il lui dise comment elle devait agir, et encore moins lui intimer la politique de l’autruche. C’était avec ce raisonnement que les choses avaient déviées autant si on en croyait ce grimoire. Qui, hormis des personnes trop faibles et trop peureuses, aurait laissé massacrer leur propre famille ? Qui hormis des êtres qui fermaient les yeux sur ce qui se passait à côté d’eux aurait pu permettre cette soit disant pureté de lignée ? Surtout que vu le nombre de fois ou Becket et Ellis semblaient s’être mélangés, il y’avait quand même de sacrées questions à se poser niveau pureté. Elle leva le nez sur son petit-ami, l’accablant d’un regard réprobateur. Il avait le droit de s’inquiéter mais pas de lui dicter sa façon d’agir. Cet héritage elle n’en voulait pas, mais on lui avait refilé sans ménagement, elle ne comptait pas faire comme ses parents en fermant les yeux.

Quant aux registres ministériaux, Elhiya grimaça légèrement, si tout était recensé correctement ça se saurait. Elle avait déjà eu ce genre de discussion avec sa meilleure amie Luna, la brune avait soulevé que les registres concernés par le Ministère n’étaient que rarement à jour, et c’était bien le cas à cause de tout ce qui se passait en douce, loin de leur juridiction. Sinon elle n’aurait pas un registre ultra complet sur la lignée des Becker dans les mains. Et puis, qui irai dire au ministère « Au fait, j’ai effacé de ma lignée ma sœur et son mari moldu, ça entachait mon honneur », il fallait être réaliste : personne. Pourtant Daemon insistait –trop à son gout-, avoir aussi foi en ses parents était louable, mais ça faisait des années qu’Elhiya savait que c’était très préjudiciable.

Ses mains glissèrent du vieil ouvrage de cuir vert - qui se referma instantanément- vers celles que le brun utilisait pour tourner les pages. Elhiya entremêlèrent leurs doigts en soupirant avant de lever le nez sur daemon qui venait de la gratifier d’un bisou sur le front après avoir tenté une pointe de chantage. Elle lui sourit avec douceur, se hissa doucement pour agripper ses lèvres avec tendresse, réprimant l’envie de balancer le livre pour fondre dans ses bras, avant de lui exposer sa façon de voir. Elle inspira profondément et regarda son pouce qui caressait la main du brun, se surprenant du naturel avec lequel ce genre lui était venu.


« C’est gentil mais nous n’aurons pas besoin de registres du Ministère, ils sont encore plus incomplets que les nôtres à mon avis. Sans aucune offense à ton père hein. De plus, je ne vois ce qui pourrai nous arriver. Mes parents ont bien voulu occulter ce que bon leur semblaient, ceux de Jace aussi je suppose, sinon on ne nous aurait pas laissé dans l’ignorance aussi longtemps. Aucun d’eux n’est capable de corriger ce sur quoi, ils ont fait les sourds et les aveugles tout simplement depuis toujours. »

D’un nouveau soupire, elle reposa ses yeux clairs sur Daemon, cette façon qu’il avait de vouloir s’impliquer sans plus de prérogative était extrêmement touchante. Et elle ne pouvait que ressentir une vague de gratitude en son encore. Mais à part l’aider à remplir les cases illisibles ou les branches d’arbres brulées, elle ne comptait pas lui demander plus. Le reste ne concernait que son cousin et elle. D’autant plus qu’elle ne savait même ce qu’elle cherchait réellement. Très certainement un survivant à un nettoyage récent de la lignée Ellis-Becker, mais elle n’en était pas sure. C’était bien pour cela qu’elle voulait continuer à bouquiner les ouvrages, pour ne pas passer à côté d’un détail, comme cette photo que Jace avait embarqué. D’un nouveau sourire empli d’affection à son brun, Elhiya imposa les limites qu’elle voulait fixer.

« Soit tu m’aides sur la période que je t’ai indiqué, soit on repose le grimoire. De toute façon, sans moi tu ne peux pas l’ouvrir. Et je pense qu’on pourrait trouver autre chose à faire que fouiller dans un passé à l’idéologie défaillante, non ? Sans aucun sous-entendu, je précise avant que tu t’emballes encore »

D’un regard malicieux elle lui avait volé un nouveau baiser attendant qu’il se calme un peu
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Daemon Stebbins
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Re: Un refuge

Message par : Daemon Stebbins, Jeu 10 Aoû 2017 - 16:48



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L'entêtement d'Elhiya venait une fois de plus de frapper. Mais je ne pouvais pousser l'argument sans trahir ce que j'avaisappris par hasard. Sa blonde se trompait. Le ministère avait des dossiers incomplets pour le public pas pour ses agents et même si officiellement, le dossier pouvait paraître vide et dans l’impossibilité de désigner le coupable. Il en était tout autre officieusement. généralement il avait tous la théorie la plus probable. Des fois, on savait parfaitement la vérité mais on n'avait aucune preuve pour l’étayé. Alors on classait le dossier. Les gens restaient toujours pessimistes sur le ministère. Cependant il avait lourdement tord. Mais ça il ne pouvait pas l'affirmer haut et fort car lui-même n'était pas censé être au courant de la seconde salle d'archives secrète. Une indiscrétion d'un des collègues de son père, un soir un peu trop arrosé lors de sa fête de départ à la retraite. Le sorcier avait été poussé vers la porte à cause de pas mal de bourdes qu'il avait commises depuis la mort subite de sa femme d'une crise cardiaque. Il était tombé petit à petit dans l'alcoolisme. William, son père, avait tenté de l'aider mais sans aucun succès. Il y avait eu l'erreur de trop et ses supérieurs avaient décidé d'arrêter le massacre. Trop amère, Figus m'avait pris à part au cours de la fête et m'avait tout balancé entre deux hoquets. Mon père avait espéré me faire gober qu'il racontait n'importe quoi. Cela n'avait pas marché. J'étais son fils et s'il y avait bien une chose que j'avais hérité de lui, c'était ma facilité à déduire les liens et la vérité. Il avait fini par cesser de tenter de dissimuler les faits en me faisant jurer de ne jamais rien révéler et je tenais ma parole depuis ce jour.  Donc c'était décidé, je ferais un saut à Londres, demander de l'aide directement à mon père et j’étais persuadé qu'il ne refuserait pas car je n’avais jamais agis ainsi au par avant.

- Ce qui pourrait vous arriver, c'est que certaines personnes sachent également la vérité et veuillent prendre leur revanche sur vos deux familles pour leurs morts. Ou alors décident de se servir de vous afin de continuer cette chose macabre.

J'anticipais peut-être trop ou me faisait un film. Cependant le mauvais pressentiment ne me lâchait pas. Et mon père m'avait toujours de se fier à mon instant.

- Je ne supporterai pas qu'il t'arrive quelque chose. Je ne pensais pas qu'on pouvait s'encrer quelqu'un dans la peau aussi vite. Même moi j'aurai trouvé cela risible, il y a encore deux semaines. Cependant on ne parle pas d'une banale expérience de magie noire là. Mais bien de centaines d'années de méfaits de celle-ci dans ta famille....

Je me stoppais pour reprendre contenance. M'emballer ne servirait à rien.

- Tout ce que je désire c'est que tu sois en sécurité. Est-ce que c'est trop demandé ? N'ai-je pas le droit de souhaiter cela pour toi et même Jace ? Imagine en prime si Aria découvre tout cela ? Moi, je suis adulte responsable tout comme toi. Jayce, c'est aussi son héritage donc il n'y peut rien. Mais elle, elle n'a que quatorze ans et elle est loin de tout cela. Surtout au vu de ses origines. Promets que tu parleras à ton cousin pour qu'il lui cache tout cela. Si elle savait...

Je stoppais là mon propos. Oui si elle savait, j'avais peur qu'elle s'embarque bille en tête la-dedans pour faire justice à toutes ses victimes. Je voulais qu'elle garde encore un peu son monde fait de naïveté. Alors pourquoi lui montrait déjà sa laideur ? Puis ma verte et argent a fait à son tour son propre petit chantage arguant que je ne pouvais ouvrir le livre sans elle. Foutue famille de sang pur avec leur combine morbide.

- Très bien, je travaillerai avec toi. Mais je te préviens, je veux être au courant de tout sinon je n'hésiterai pas non plus à en parler pour que ces maudits livres vous soient confisqués. Et je n'ai qu'une parole.

Oui si fallait la balancer aux autorités pour la protéger et bien je n'hésiterai pas une seconde par Merlin même si elle m'en voudrait jusqu'à la fin des temps. Puis la blonde laissa trainer cette petite phrase qui sonna comme une douce mélodie à mes oreilles et me détourna pour un temps de mes pensées.

- Nul besoin de faire des sous-entendus ou de s'en passer. Les propositions sont les meilleures ou même le passage à l'action est recommandé dans ces cas-là. Car ce que tu viens de me donner ne peut-être qu'une dégustation de mise en bouche.

Je la tirais vers moi et capturais ses lèvres. Il fallait au moins un baiser enflammé pour apaiser la frustration que je ressentais d'être entiché d'une fille aussi indépendante et têtue. Petit à petit, nous glissâmes sur le canapé. Moi sous elle augmentant la pression de ses formes sur mon torse. La chaleur de nos corps s'intensifiait au fur et à mesure de la progression de l'échange. J'avais soif d'elle à un point que je n'imaginais pas. Aucune autre avait eu une telle emprise sur moi. Honnêtement elle m'aurait dis saute, j'aurais sauter sans chercher à comprendre. Mes mains descendirent lentement dans son dos et l'une d'elle passa sous la chemise blanche de la demoiselle. Je laissais mes doigts savourer le contact entre eux et la peau douce et tendre de la serpentarde. Je percevais l'accélération de mon rythme cardiaque parfaitement. Je n'avais pas envie que cela s'arrête. je voulais plus. Ce manège dura quelques minutes. je dévorais sa bouche, sa langue sans ménagement. Néanmoins il fallait que je cesse l'échange car une partie de mon individu était un peu trop réveiller et si je continuais de la sorte, je serais dans l'incapacité de me maîtriser très longtemps. Je devais faire redescendre la pression lentement. Je tentais alors de dompter notre passion pour que rien de désagréable n'arriva pour elle et moi. Cela aurait été, je pensais, assez gênant même si c'était une réaction assez naturel au vu du désir que j'éprouvais pour elle...
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Re: Un refuge

Message par : Elhiya Ellis, Jeu 10 Aoû 2017 - 18:56


Pourquoi fallait-il forcement voir le mauvais côté des choses, bien sûr que les familles qui avaient été lestées d’un être cher par le passé pouvaient parfaitement réclamer justice. D’autant plus qu’avec le registre détaillé de Jace il n’était pas dur de trouver les personnes capables de vouloir se faire justice soit même. Mais ce n’était pas dans cette optique que les deux adolescents faisaient leurs recherches. Ils avaient parfaitement conscience que leurs ainés comptaient se servir d’eux comme de simple points sur leur échiquier bancal, ça avait été dit clairement de toute façon, mais ils n’avaient jamais accepté d’être leur instrument pour autant. C’était bien pour ça qu’ils fouinaient dans les deux bouquins simultanément.

Et malgré l’inquiétude que pouvait nourrir le brun sur les éventuelles investigations qu’Elhiya et son cousin pouvaient mener, la blonde ne partageait pas son point de vue. Dénigrer la magie noire était une chose, l’exclure complètement de ce tout qui faisait la magie était aberrant à ses yeux. Ce n’était pas car une poignée d’individu l’avait manié en de mauvais dessein qu’il fallait forcement la pointer du doigt. La magie n’était ni bonne, ni mauvaise, elle était ce que chaque sorcier faisait d’elle… mais ce n’était pas le moment pour aborder le sujet visiblement. Un soupire lui échappa alors qu’elle continuer à regarder la danse se son pouce sur la main du brun.

Il n’était pas compliqué de comprendre ses peurs et ses craintes, mais aucune d’elles n’appartenait à la blonde. Et la sécurité dont il parlait n’était qu’une simple illusion qui se nourrissait des espoirs de chacun, rien de plus, elle s’en était rendu compte à 11ans quand on lui avait collé cet écusson de serpent sur le poitrail. La société magique estimait plus intelligent de cataloguer les gens par couleurs, par supposé caractère et éventuel futur, de brimer certaines capacités pour le « bien de tous », de forcer à développer certains dons et pas d’autre. Tout le monde sorcier était corrompu à ses yeux, et le seul moyen d’évoluer dedans était de ne pas faire cas de chaque aberration qu’elle pouvait croiser. Alors qu’on lui ait confier un tableau de chasse ancien n’avait au final rien de bien préjudiciable. Les anciennes pratiques été connues par le grand publique depuis des siècles, il aurait été extrêmement naïf de croire qu’une famille qui se targuait d’être de sang-pur n’y avait pas eu recours. Même Aria, que Daemon voulait à tout prix protéger, devait bien se douter.

D’un sourire en coin, Elhiya voulait bien concéder à la rassurer sur ce point, même si son cousin avait deux ans de moins qu’eux il n’était pas stupide.


« Je doute qu’il lui fasse part de cette histoire de toute façon. Ses parents savent même pas qu’elle existe en plus. »

Elhiya trouvait que c’était une preuve suffisante à apporter au brun, d’autant plus que la relation que débutait son cousin et Aria ne le concernait pas le moins du monde. D’autant plus que vu qu’il commençait à proférer des menaces stupides, la blonde ne voyait pas pourquoi elle devait se justifier plus longtemps sur les intentions de son cousin envers la brunette. Elle lui adressa un sourire désapprobateur avant de compléter assez durement :

« Le jour où tu auras le droit de faire des choix à ma place, ou l’autorisation de te prendre pour mon père, tu seras autre chose que mon petit-copain. Or, on en est pas là. »

C’était comme pour tout, il y’avait des limites à ne pas franchir. Qu’ils soient ensembles ne lui octroyait pas la main basse sur ses décisions. Si elle en était venu à lui parler de ce que contenait les grimoires c’était uniquement car elle voulait bien lui en faire part rien de plus. Aussi, ses menaces, il pouvait bien en proférer autant qu’il voulait, ça n’aurait jamais l’effet escompté. Et s’il avait pas encore comprit, il ne tarderait pas à constater son erreur un peu plus tard.

Clôturer le sujet d’un baiser pressé n’était pas vraiment ce que la blonde avait en tête. Néanmoins elle était incapable de ne pas se laisser consumer à petit feu par l’échange soudainement urgent initié par son Rouge & Or (oui va falloir que je trouve quelque chose de plus affectueux au bout d’un moment). Et sans qu’elle ne puisse prendre le temps de le réaliser, elle se retrouvait au-dessus de lui, répondant à son appel, glissant ses doigts dans ses cheveux, n’écoutant ni son cœur qui s’affolait dans sa poitrine, ni la vague de chaleur qui l’envahissait, se laissant entrainer dans un tourbillon étourdissant.

Un peu d’air frais se faufila sous son chemisier, la surprenant vaguement, avant qu’un frisson brulant lui faisant rater un battement de cœur ne vienne l’envelopper avec brusquerie. Daemon laissait trainer ses mains sur sa hanche, sur son flan, sur son ventre et avant la fâcheuse manie à glisser trop facilement, l’inondant d’une délicieuse sensation un peu trop intrusive. Si elle se sentait étonnement affamée de ses caresses, elle était cependant incapable de se laisser dévorer entièrement par ce désir fugace. D’un bond, Elhiya se redressa sur le brun, lui bloquant la main baladeuse à plat sur le canapé, lui refusant tout accès supplémentaire au bout de peau que sa chemise encore un peu relevée ne cachait pas, et le fixa les yeux ronds. Elle avait les joues rouges et son rythme cardiaque la trahissait, mais elle n’en était pas moins farouchement décidée à l’empêcher d’aller plus loin à l’heure actuelle.


« Hey ! Tu brules les étapes là. C’est peut-être dans tes habitudes, mais pas dans les miennes ! Et crois-moi, si je dois user d’un aguamenti pour te remettre quelques idées en place ça ne me pose aucun problème. »

D’une longue inspiration qui ne calma même pas les battement de son cœur, elle posa ses deux mains sur la chemise du brun en lui souriant doucement avant de soupirer. Ses doigts tapotaient l’étoffe de tissus pendant qu’elle cherchait à exprimer correctement le fond de sa pensée. Ils venaient tout juste tous les deux de se lancer dans cette relation, et bien que ce fusse tout nouveau pour la blonde, elle ne voulait pas se précipiter inutilement. Un sourire en coin étira ses lèvres en une moue gênée

« Je ne vois pas l’intérêt d’aller trop vite. Je ne vais pas disparaitre demain et toi plus, et quand bien même ce ne serait pas une justification valable. Ce n’est pas ce que je veux … construire avec toi »

Le mot lui avait paru étrange, trop sérieux, trop empli de promesses dont elle ignorait vraiment les sens et valeurs, pourtant, c’était le seul qui trouvait grâce à ses yeux. Tout autre explication lui paraissait fade et pas assez réelle. Il était temps qu’elle accepte enfin qu’elle ne voulait pas d’un simple flirt avec Daemon, et que si ça n’avait pas de sens quelques instants auparavant, sa simple requête donnait, désormais, à ses sentiments une toute autre envergure.
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Daemon Stebbins
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Re: Un refuge

Message par : Daemon Stebbins, Jeu 10 Aoû 2017 - 22:13



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Elhiya me rassura sur les intentions de Jace par rapport à Aria au sujet de toute cette épouvantable histoire. Puis elle s'enflamma à cause de ma demande. J'aurais dû m'énerver à cet instant. Cependant je n'avais pu le faire. Cette déclaration tourna en boucle dans mon esprit. Ainsi elle envisageait que je pourrais avoir une place plus importante dans son avenir au point de pouvoir décider à sa place. Curieusement j'étais enchanté de cet aveux même si cette dernière n'avait pas calculé ses propos. Puis il y eut ce moment intime un peu plus poussé. Heureusement, ma verte et argent s'offusqua de la liberté qu'avait pris mes mains et stoppa les choses avant que je sois en fâcheuse posture. Je l'écoutait et lui assura :

- D'accord. Je ne te pousserai jamais où tu ne veux pas aller. Je veux que tu sentes bien dans notre relation. Je ne dirais pas que j'en ai l'habitude mais juste que j'ai un peu plus l'expérience que toi. Et la manière dont je l'ai acquise ne peux pas se comparer à ce que nous vivons. Ce n'est pas très glorieux.

Je voyais qu'elle était confuse face à ce qu'elle éprouvait alors je lui laissais le temps de reformuler ses propos et qu'elle soit soulagée.

- Je comprends. Je ne désire pas non plus vivre un flirt de plus ou une aventure brève et passagère pour toi et moi. Sache que tu es la première à pouvoir dire que tu es ma petite-amie. Il n'y en a jamais eu par le passé malgré les tentatives de certaines à des moments où je n'étais pas tout à fait moi-même. Malheureusement pour elles, elles l'ont appris à leur dépend et de manière assez froide.

Oui j'avais été ainsi dans le passé et je ne le cachais pas. C'était une attitude révolue et j'estimais qu'elle m'avait façonné afin d'être celui que j'étais aujourd'hui.

- Donc ne te prive jamais de me dire si quelque chose ne te convient pas ou te déplait. Si tu as des questions à poser par rapport à mon passé, je te répondrai le plus honnêtement possible. Cependant il y a des faits que je n'ai pas forcément envie que tu entendes.

Oui j'étais prêt à me mettre à nu pour elle si c'était ce qu'elle voulait de moi. Je voulais que notre histoire fonctionne. Inconsciemment, je voulais peut-être même recréer la romance que mes parents vivaient depuis qu'ils s'étaient rencontrés. Après tout, quelques mois à peine ensuite, ils s'étaient mariés. Et c'est ce genre de vie qu'il avait toujours eu envie d'avoir et de construire.

- Que souhaites-tu faire à présent ? Reprendre les recherches sur 1950 voir si on peut récupérer des noms ou bien veux-tu que l'on discute un peu encore ?

Il y avait bien une troisième possibilité celle qu'elle se repose entre mes bras mais vu le léger mal à l'aise précédent, je n'avais pas osé le dire. Puis n'avait-elle pas pris un café pour résister à sa fatigue. Je contemplais chaque nouveau détail que je découvrais. Comment la lumière se reflétait dans sa chevelure ou une lueur de sentiment brillait dans l'azur de ses prunelles. Comment le rose de ses lèvres s'accordaient parfaitement avec le teint de sa peau. Je me rendais compte de la chance que j'avais qu'elle tienne à moi aussi et j'espère que nous réussirions à faire les choses afin que notre histoire soit extra-ordinaire...


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Re: Un refuge

Message par : Elhiya Ellis, Ven 11 Aoû 2017 - 10:50


Si le seul être capable à la perturber autant avait écouté sagement, s’attendre  de sa part, à un simple acquiescement tête suivit d’un « ok « , était bien entendu tout bonnement stupide. Cette propension agaçante à s’épancher continuellement en explications commençait, cependant, peu à peu à trouver grâce aux yeux de la blonde. Pour éviter tout quiproquo supplémentaire, il était effectivement intelligent de prendre le temps de parler un peu, de s’attarder un peu plus longuement sur la situation, et ce même si cela avait le fâcheux effet de la faire rougir de plus bel. C’était ses parents qui trouveraient ça bien, depuis le temps qu’ils lui rabâchaient qu’elle était trop concise et direct dans ses propos. Néanmoins, Elhiya n’était pas bien sûre qu’ils valident les raisons qui la poussait à communiquer soudainement un peu plus.  

Mais les propos du brun la tirèrent de sa réflexion personnelle. Il se faisait compréhensif et patient, attachant et attentionné.  Il en faisait peut-être même un peu trop à son gout, lui arrachant un regard dubitatif alors qu’il commençait un peu trop à s’ouvrir sur son passé amoureux. Ce genre de détails, n’étaient quant à eux pas vraiment bien nécessaires. Savoir qu’il avait plus d’expérience qu’elle ne la dérangeait pas, elle l’avait compris d’elle-même. Mais connaitre les tenants et les aboutissants de cette expérience acquise ne faisait pas partie de ce qui pouvait nourrir sa curiosité. Une faible grimace ourla ses lèvres. Vouloir être transparent était peut-être louable, mais pas à l’heure actuelle, et pas sur ce genre de sujet. Elle ne le supportait pas. Un soupire lui échappa bien que Daemon avait pris soin de la rassurer sur ses intentions concernant leur relation. Elle aurait dû passer outre, lui sourire en l’embrasser en assurant qu’elle était ravie qu’ils partagent le même point de vue, mais c’était impossible.

Car d’une nouvelle proposition concernant ce qu’il avait pu faire par le passé, Elhiya ne réussit qu’à lui adresser un sourire en coin, tout en jouant avec les boutons de sa chemise qu’elle s’était mise à fixer pour fuir son regard piqué d’ambre. Si elle se permettait de se perdre un instant de plus dans les prunelles de ses yeux, elle savait parfaitement qu’elle perdrait toute capacité à le contredire ou lui tenir tête, et finirait par opiner tout simplement, oubliant qu’elle ne voulait rien savoir de son passé amoureux.


« Ce que tu as fait avant ne me concerne pas. Je n’ai pas dit que ça ne m’intéressait pas, car nécessairement c’est ce que tu as pu vivre qui a fait ce que tu es aujourd’hui, mais c’est juste que cela ne me concerne absolument pas... »

Elle posa sur le brun un léger regard terni trahissant le trouble qui l’envahissait. Sentir qu’elle n’appréciait pas l’entendre raconter son vécu sentimental la déstabilisait tout autant que la main qu’il avait glissée nonchalamment sous sa chemise. Ce genre de ressentiment ne lui correspondait absolument pas. La vie des autres ne l’avait jamais vraiment intéressée, ou tout du moins elle n’avait jamais éprouvé aucune jalousie ou aucun mal être en écoutant Lucy ou Luna lui raconter certains détails. De manière générale, la blonde avait toujours été très détachée, lui conferant le rôle de l’observateur extérieur apte à donner un conseil ou un point de vue différent. Jamais, ce que ses amies avaient pu lui dévoiler n’avait été désagréable à entendre. Mais là. Impossible d’être l’oreille attentive qu’elle savait être parfois.

Lâchant le bouton qu’elle n’avait de cesse de triturer depuis qu’il lui avait atterrit sous les doigts, Elhiya tapota le torse du jeune homme, souriant encore avec quelques difficultés


 « J’ai pas pour habitude de retenir ce que je peux penser. C’est un peu préjudiciable d’ailleurs, mais là-dessus, je n’ai franchement pas envie d’en savoir plus vois-tu.. »

Si la blonde avait eu la langue dans sa poche, elle aurait été moins apte à se prendre le nez avec un peu tout le monde pour peu qu’ils ne lui inspiraient aucune sympathie. Malheureusement, elle n’avait jamais été la douce, sage et patiente petite fille que sa mère voulait qu’elle soit. En même temps, son père, lui, ne se plaignait pas de ce caractère un peu trop direct et impulsif, au contraire, ça le faisait rire. C’était d’ailleurs grâce à ça que la blondinette pouvait voir son amie d’enfance sans trop de soucis, du coup, elle n’était pas prête de changer d’ici tôt. Et même si elle se laissait déstabiliser assez facilement par son Rouge & Or, il ne lui viendrait pas à l’idée de changer ses façons de faire, même si c’était lui qui le lui demandait.

Et comme il proposait de revenir à leur sujet initial de recherche, Elhiya secoua énergiquement la tête de gauche à droite. Fouiner dans le grimoire avait quelque échauffé les principes dorés de Daemon, et la liberté affectueuse de ce dernier avait jeté un léger froid que la blondinette ne voulait pas voir s’amplifier et dériver en un malencontreux silence gênant. Et pour ça, il ne fallait pas qu’elle reste assise à califourchon au-dessus de lui. Glissant sur le côté pour remettre pieds à terre Elhiya lui sourit, avec un peu plus de facilité cette fois, le feu de ses joues se calmait doucement, et sa contenant lui revenait tranquillement.


« Les recherches attendront, fait moi une place, vu qu’on est dans un truc qui ressemble à mon grenier, je peux bien en profiter un peu, ce canapé et bien plus moelleux que les dortoirs. Et ca se trouve, certains bouquins ont été dupliqué aussi. »

Non pas que la blonde avait forcément envie de se plonger dans le dernier roman que Lucy lui avait prêté, mais vu la facilité déconcertante avec laquelle elle en venait à vouloir se nourrir de la présence du brun, elle préférait poser son attention sur autre chose ne serait-ce que quelques minutes. Profitant d’être debout, elle récupéra un cookie, retourna le panier du fléreur pour voir s’il contenait le journal qu’elle rédigeait en commun avec son amie moldu, et fini par abandonner tout espoir de retrouver des effets personnels –autre que l’ours en peluche élimé- dans cette salle. Elle se laissa tomber mollement sur le sofa, à coté de daemon, évitant de se caller de suite dans ses bras, refreinant cette envie qui ne la lâchait pas et soupira, désabusée.

« Bon de toute évidence y’a pas vraiment beaucoup le choix. Soit je te laisse bavasser sur ta vie sentimentale passée au risque que ça m’énerve de trop, soit je te laisse chercher avec moi dans le registre au risque là ce soit toi que ça agace, t’as une autre idée en tête ? »

Oui, oui l’option se blottir et parler d’autre chose de plus léger était certes valable, mais vu ce que ça avait donner, la blonde préférait attendre un peu


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Re: Un refuge

Message par : Daemon Stebbins, Sam 12 Aoû 2017 - 12:11



Comme un instant volé au temps
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Visiblement lui avoir parlé de mon passé n'était pas la plus brillante des idées. Elle était légèrement gênée et me faisait comprendre que ce qu'il y avait eu avant, ne la concernait que peu. Je n'en ai pas pris ombrage. Seulement, je voulais qu'elle sache qui j'étais à cause de certains bruits de couloir qui pourraient remonter lorsque je m'afficherais avec elle dans toute l'école. J'étais conscient qu'une rivalité, faite de clichés, existait encore entre certains gryffondors et serpentards. Toutefois, cela m'était toujours passé au-dessus de la tête.

Je comptais bien étaler au grand jour qu'Elhiya Ellis était une chasse gardé et faire assimiler rapidement  que toute tentative contre ou pour essayer de me la prendre, aurait droit à une déclaration de guerre en bonne et due forme avec ajout de regard incendiaire et emploi de ma carrure pour dominer pour une fois. A cette seconde, je réalisais combien la verte et argent m'avait changé en si peu de temps. Jamais je n'avais eu un tel comportement envers une demoiselle. Bien au contraire, je ne cessais de les fuir. Elle s'était reprise afin de reformuler sa pensée.

- Je comprends. Je ne te demande pas de changer. Mais certains fait pourraient refaire surface. Je préfère que tu les saches de ma bouche. Même si je suis certain que tu donnerais parfaitement le change en les découvrant. Néanmoins je ne veux pas que tu sois troublé ou blessé par cela. J'aime ton caractère comme il est. Même si avec le mien, cela peut provoquer des tensions. Au moins nous ne serons jamais un de ses couples routiniers.

Ma blonde ne voulut pas reprendre les recherches. Peut-être avait-elle peur que mon attitude change encore une fois et devient trop sombre en parcourant les pages de ce maudit grimoire. En y réfléchissant, elle n'avait pas tord. C'est là pour la première fois de ma vie que je me suis demandé comment faisait mon père ou les aurors quand ils avaient à faire à des meurtres ou des assassinas ? Comment réussissaient-ils à ne pas perdre la boussole ? Mais à enquêter avec calme, minutie et patience. Je compris que j'avais encore un bon bout de chemin à parcourir si je me décidais à devenir auror et qu'il faudrait très sérieusement que je travaille ce point de ma personnalité dans l'avenir. Elle quitta sa position, chose que je regrettais mais que je ne commentai pas.

Je l'observais tandis qu'elle venait de me déclarer qu'elle voulait profiter de cette copie de son grenier. Je détaillais chacun de ses mouvements afin d'apprendre la moindre de ses manies. Visiblement, elle avait l'habitude de dévorer se cookies d'une manière peu conventionnel. Mais pouvait-on dire qu'il y avait déjà quelque chose de conventionnelle chez elle ? La réponse était sans aucune hésitation : non. Elle revint vers moi pour s'installer de manière plus classique mettant quelques centimètres entre nous. Je n'aimais pas cela. Cependant je voulais lui laisser de l'espace. Si je semblais à l'aise avec les démonstrations d’affection, ce n'était pas tout à fait son cas.

- Une autre idée...

Je ne voyais pas franchement quoi faire ici en-dehors de ces deux points. Puis une image me traversa l'esprit.

- On pourrait diffuser de la musique. Tu te calerais comme tu le sens contre moi et nous pourrions profiter pour lire si tu n'as pas le désir de parler. Qu'en penses-tu ?

Ainsi je lui proposais une activité neutre qui ne finirait pas en séance de baiser enflammé mais pourrait nous permettre de profiter l'un de l'autre.

- Cependant si ce programme ne te plaît pas, on peut chercher encore autre chose.

J'avais beau me creuser la cervelle la seule autre possibilité qui me venait était la fameuse séance d'embrassade. J'attendis alors de voir si ma verte et argent accepterait cette proposition...
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Re: Un refuge

Message par : Elhiya Ellis, Sam 12 Aoû 2017 - 18:50


« Refaire surface », les mots utilisés par le brun avaient arraché un sourire amusé à Elhiya. Quoi qui pouvait bien ressurgir en bruit de couloir ou autre ne ressemblerait certainement pas à un vieux grimoire magique retrassant sur des générations quelques joyeuseries mélangeant magie noire et ancienne croyance. Et dans le pire des cas, si cela venait à arriver, la Verte & Argent finirait par conclure que les sorciers de sang-pur avaient un sacré soucis d’égo. Les trophées de chasse ne servaient pas à grand chose. Il fallait être franchement bizarre pour consigner chacun de ses méfaits dans un bouquin. Aussi, la blonde s’était contenté de dodeliner de la tête, ne voyant pas trop ce qui pourrait bien la troubler sur le passé amoureux de son petit-copain, d’autant plus que cela ne la concernait absolument pas.

Comme sa recherche dans la salle sur demande s’était avérée infructueuse, elle avait continué à mâchouiller son cookie nonchalamment, écoutant ce que Daemon avait à lui proposer. Bien entendu, un sourire malicieux avait ourlé ses lèvres à son idée de base. Comme si lire tranquillement, calée contre lui était quelque chose qu’elle arrivait à faire... Elle pouffa de rire doucement, lui adressant un regard pétillant et un brin moqueur.


«Ho oui, brillante idée de bouquiner dans tes bras, on a vu que c’était une parfaite réussite ! Le record à battre est de 5minutes c’est ça ? »

Ses yeux clairs glissèrent machinalement sur l’ouvrage de cuir vert qui gisait encore par terre, totalement abandonné sous l’indifférence complète de sa propriétaire. Pauvre livre, heureusement que ses capacités magiques étaient uniquement sécuritaires. Si jamais ce bouquin avait été capable de s’exprimer, la blonde était persuadée qu’il l’aurait insulté allègrement en vociférant et vomissant des verves acides d’encres noires. Après tout, ces pages avaient été remplies par des sorciers bien trop arrogants pour tolérer qu’elle laisse cet héritage trainer sur le sol au profit d’un garçon. L’idée la fit sourire tellement elle semblait criante de vérité. Et, instinctivement du bout du pied, elle l’éloigna un peu plus d’eux, tout en terminant d’avaler son biscuit. La lecture, c’était proscrit du coup.

Et oser espérer, qu’elle arriverait à contenir le peu d’espace de maintient qu’elle avait créé entre son brun et elle, aussi. Adressant un sourire en coin espiègle à Daemon, Elhiya soupira doucement avant de le pousser d’une main sur le torse pour qu’il s’étale sur le sofa.


« J’crois qu’en fait, je n'arriverais de toute façon pas me concentrer sur grand-chose avec toi dans les parages. Suffit de voir ce que ça à donner ces deux dernières semaines. Fait une place ! »

Sans trop attendre, la blonde alla se nicher entre le dossier du canapé et le torse du jeune homme, outre la fatigue qui pesait toujours, elle ne voyait pas pourquoi elle devait se priver de l’étreinte de son chéri. Ça fait plus de dix jours qu’elle s’était efforcée à faire taire ce besoin de se blottir contre lui, finissant par l’empêcher de dormir correctement, incapable d’accepter ces sentiments complétement irrationnels. Il fallait être réaliste au bout d'un moment. Même là, elle avait beau vouloir faire bonne figure, conserver le maximum de contenance, et feindre le plus de contrôle personnel possible, ça lui était impossible. Elle avait besoin de sentir sa chaleur, se laisser bercer par sa respiration ou les battement de son coeur, s'assurer qu'il était là et qu'il ne partirait pas..

Un soupire de contentement lui échappa, lutter indéfiniment n’était visiblement une option non envisageable. En plus, elle devait paraitre complètement indécise à osciller ainsi entre élan d’affection et semblant de distance. Mais il était dur pour la blonde si indépendante, si têtue, d’accepter l’emprise indéniable que son Rouge & Or avait sur elle. Pourtant, lové contre lui, c’était irréfutable, elle se sentait bien, tellement que les pensées mièvres qui lui venaient à l’esprit ne semblaient soudainement pas si insensée que ça. Elle enroula son bras au tour du jeune homme, se pelotonnant un peu plus.


« Si tu veux bouquiner, ou que je t’ouvre le grimoire ça me va, tant que je tu me laisses rester là et que tu ne touches pas à ma chemise, au pire je te prêtes ma cravate si tu veux à tout prit jouer avec du tissus. »

Elle avait ri avec douceur, se doutant bien que le brun se contrefichait des étoffes de tissus. Cependant, la boutade trahissait son sérieux concernant l’attitude un peu trop urgente de son Rouge & Or. Et plutôt que de voir le rappeler à l’ordre car elle aurait été une nouvelle fois incapable de le repousser, Elhiya préférait lui assener une petite piqure de rappel. Un bâillement lui échappa, incontrolable
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Re: Un refuge

Message par : Daemon Stebbins, Dim 13 Aoû 2017 - 17:23



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Exit l'idée de lire dans mes bras. Elhiya en a même rire prétexte que je ne savais pas me tenir plus de cinq minutes. Evidemment elle ne connaissait dans ma passion pour la lecture. Car une fois plongé, dans une œuvre, il état difficile de me rappeler que le monde extérieur existé. Quoique je n'étais pas certain d'arrivé à ce résultat habituelle à cause de la présence de ma verte et argent à mes côtés. Il faudrait tenté l'expérience pour voir comment serait ma réaction. Elle voua qu'être dans la même pièce que moi, ne lui réussirait pas de toute façon. Donc c'était bien la demoiselle qui avait soucis pour se concentrer et non l'inverse. Sans attendre ma serpentarde alla se caler entre le dos du canapé et moi.  Je pouvais constater qu'elle n'avait réussi franchement à combattre de son état de fatigue même avec le café ingurgité quelques minutes plus tôt.

- Je te l'ai dit, cela ne me dérange pas que tu te reposes. Etre en ta présence me suffit aussi et ne t’inquiète pas, je ne dépasserai pas les limites que tu me fixes. C'est toi qui déplacera la baguette comme on dit quad tu te sentiras prête.

Je la regardais dans les yeux et ajoutais :

- J'ai compris que tu n'aimais pas que j'étudie le grimoire de ta famille où celle de Jace sans toi. Donc je n'y toucherai pas pendant que tu seras au pays des songes.

J'avais mes affaires de cours donc je pouvais toujours pioché dans un de mes bouquins pour rattraper les cours que je manquais en ce moment.

- Tu sais même si je ne suis pas fils unique, j'ai toujours su m'occuper seul. Ma sœur à quatre ans de plus et même si on s'entend bien maintenant. Petit ce n'était pas tout à fait le cas. La cause en était qu'Aya est plutôt quelqu'un d'extraverti comme mon père alors comme tu as pu le constater, je ne suis pas le type le plus bavard en groupe même si je suis sociable. Il n'y a qu'avec quelques personnes que je parle vraiment. et si tu m'as trouvé bavard c'est simplement parce que je désirais que tu me connaisses mieux et éviter les quiproquos.

Je la sentais doucement s'endormir. Ma voix se fit plu lente pour qu'elle berce ma blonde et l'aidait à lâcher prise

- Cela n'a pas d'importance pour l'instant. Ne t’inquiète de rien. Oublie tout les cours, la recherche sur ta famille et les autres. Dors et ne fait que rêvais de moi.

Elhiya finit par sombrer dans les bras de Morphée tout contre moi et je chuchotais pour son inconscient :

- Quoiqu'il arrive dans l'avenir. Quoique tu découvres de pire encore sur ta famille. Quelques soient les conséquences, je serai là pour te ramener toujours vers le bon chemin et moi. Je te protégerai parce que tout simplement tu es une partie de moi que je ne compte pas abandonner... Jamais... Et si je dois me battre pour cela ou faire des choses qui ne te plaisent pas pour te garder, par Merlin, je te promets que je n'hésiterai pas. Quoiqu'il en coûte.

J'embrassais le haut de son front alors qu'elle était profondément assoupi et pour ne pas trop bouger. J'attrapais un livre qui trainait à ma portée sur la table de nuit à ma tête. C'était un bouquin moldu... Une pièce d'un certain William Shakespeare... Roméo et Juliette... Une tragédie...

* Joyeux*

Pensais-je avant de m'attaquer à sa lecture...

( Fin du rp pour nous 2. Merci ma douce)
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