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Les bois hurlants
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June Evans
Poufsouffle
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Re: Les bois hurlants

Message par : June Evans, Dim 26 Juil 2015 - 17:14


Bien que les trois autres étaient d'accord pour se rendre à la Cabane Hurlante, ce n'était le cas de Mathéo qui refusa catégoriquement de se rendre dans cette endroit pour diverse raison qu'Eléna chercha tant bien que mal à connaître.

- Il s'est passé quoi là-bas pour que t'ai aussi peur ? Moi aussi j'aimerai bien y aller, on peut t'aider à surmonter ta frayeur si tu veux.

June ignorait si cela ferait changer d'avis au garçon, mais il fallait bien tenter. La jeune Poufsouffle, quant à elle, n'avait pas l'intention d'insister. Après tout, s'il ne se sentait pas apte à retourner dans la Cabane Hurlante, ils trouveraient bien quelques choses à faire et June espérait qu'ils s'agiraient de l'arrière-boutique de Waddiwasi, c'était toujours intéressant de visiter une boutique de Pré-au-Lard dans son intégralité.
Mathéo expliqua vaguement la raison pour laquelle il refusait de revenir dans la Cabane Hurlante.

- Il s'est passé une chose que je ne peux vous expliquer. De mauvais souvenirs, mauvais esprits, froid, malade, tête, exploser, pointe, Victoire.

June acquiesça de la tête. Après tout ce que l'on raconte sur la Cabane Hurlant, il était fort possible de Mathéo est été terrifié par quelque chose à cette endroit, il était donc inutile d'insister la dessus. La jeune sorcière vit que les autres paraissaient légèrement déçus, mais tout comme June, ils n'allaient pas insister et ils allaient trouver un autre endroit à visiter.

- Waddiwasi fera très bien l'affaire, vous ne croyez pas? Il est encore trop tôt pour se confronter aux mauvais esprits...

- Moi, je suis d'accord pour Waddiwasi, déclara-June en souriant.

- Ok alors allons-y. c'est par là.

June et ses deux autres camarades suivirent calmement Eléna. Ils allaient bientôt dans l'arrière-boutique du magasin et June savait qu'ils allaient découvrir plein de chose. Ça ne vaudrait peut-être pas la Cabane Hurlante, mais ça ne les empercherait pas de beaucoup s'amuser et de passer un bon moment entre eux.
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Aiko Wilkerson
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Re: Les bois hurlants

Message par : Aiko Wilkerson, Mer 29 Juil 2015 - 20:54


À l'évidence, ils étaient tous unanimes. Aussi bien, June, Matheo ou Léo. Ils voulaient tous les trois aller à Waddiwasi. La fameuse boutique de farce et attrape. Alors, en tant que stagiaire de la boutique et organisatrice de l'après-midi (quel beau titre), Eléna emmena les trois sorciers sur son lieu de travail. La boutique était implantée à la fin de l'allée principale, sur un croisement entre plusieurs ruelles. Sa devanture était très colorée, très joyeuse. Les couleurs variaient. Il y avait du vert, du violet ou encore de l'orange. Sans oublier le fameux W au-dessus de la porte principale. Deux grandes baies vitrées encadrées cette même porte. Et garce à ces dernières, on pouvait y voir à travers une multitude d'objets magiques.

-Nous y voilà. Commenta la lionne à l'entrée de la boutique.

Il n'y avait presque personne dans la boutique, ce qui malheureusement devenait habituel. Les élèves avaient de moins en moins la possibilité de venir à Pré-au-Lard. Kohlov, le nouveau directeur surveillait souvent les déplacements des élèves et s'accorder le droit de leur interdire une sortie. Alors bien-sûr, les acheteurs les plus farceurs étaient souvent confinés. Eléna ainsi que ses trois camarades se dirigèrent vers la droite en direction de l'arrière boutique. C'est ici qu'ils passeraient sans doute un bon quart, voir un tiers de leur après-midi.

L'arrière boutique était en faite un atelier auquel on accédait par une porte verte. Ensuite, s'en suivait un petit couloir étroit aux murs oranges puis une porte finale. L'intérieur de la pièce était assez simple. Les murs étaient gris. Mais on y trouvait accrochés sur les murs des différents poster des différentes maisons de Poudlard, ce qui donnait de la couleur à la pièce. En revanche, quelques tableaux d'expériences, ratés ou réussis, par d'anciens propriétaires étaient également accrochés. C'était plutôt sympa comme décoration. En effet, cet atelier était un endroit de créations ou de discutions et généralement sur l'invention de nouvelles choses pour la boutique. Accompagnée d'une charmante cuisine type "Etat-Unis" et d'une table pour quatre personnes, cette pièce était un lieu de rassemblement pour le personnel de la boutique. Lors des pauses ou même les soirs après la fermeture. Contre le mur, il y avait un canapé. Noir, simple, assez grand pour accueillir cinq personnes assises et pour y dormir confortablement. Des petites fenêtres donnaient sur les ruelles et si l'on était attentif, on pouvait entendre les passants discuter entre-eux. Quoi qu'il en soit, c'était ici que la magie de Waddiwasi prenait vie.
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Mathéo Angur
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Poufsouffle
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Re: Les bois hurlants

Message par : Mathéo Angur, Mar 4 Aoû 2015 - 1:45


Après ce qu'il avait dit, les autres se décida à le laisser tranquille et qu'ils aillent à Waddiwasi. Parfait. Au moins, il n'aurait pas de problème sur ce point. Déjà rien qu'en pensant à ça il avait la migraine. Le changement d'avis de Leo l'avais mis de meilleur humeur, au moins il ne cherchait pas à se poser plus de question et d'essayer à tout prix d'y aller. Non, il restait sobre sur ce coup là et le jaune et noir appréciait. En tout cas, maintenant qu'il n'y pensait plus vraiment, il était un peu plus souriant qu'avant.

-Ok alors allons-y. C'est par là.

Bien ! Mathéo suivit donc Eléna pour aller comme ses deux autres camarades à ces côtés à l'arrière-boutique de Waddiwasi. Ce qui serait sûrement super classe. Il adorait ce genre de magasin. Et y aller, surtout à un endroit où il n'irait sûrement jamais avant aujourd'hui et après être sortit. C'est bien la seule occasion pour pouvoir y aller.

Déjà avant même d'arriver, Mathéo regardait la devanture et toute l'enceinte depuis l'extérieur. Ce qui est drôle, c'est qu'il est toujours dans un état second avant d'entré dans une boutique. Car l'extérieur de la boutique, pour lui, influe beaucoup sur le fait s'il va y rentrer ou pas. Et c'est pas ce qu'il a devant ses yeux qui va le faire faire demi-tour. Toutes ces couleurs petillaient devant le regard hagard de Mathéo.

-Nous y voilà.

Oui, c'est sûr et certain, ils pouvaient pas ce tromper de magasin. Alors comme pour détacher un peu le regard fixe de Mathéo, ils rentrèrent. Et là, c'était l'explosion de plusieurs choses à la fois. Mathéo se sentait comme un gamin devant tout ce "bordel". Mais, il n'avait pas eu le temps de tout admirer puisqu'ils allèrent dans l'arrière-boutique. Du moins, après un petit moment de marche. Après avoir franchit la porte cette, traverser un petit couloir orange et refranchit une porte, ils arrivèrent à destination. Et là, bah, Mathéo n'était pas surpris de voir ce qu'il avait sous ces yeux au final. Il pensait vraiment à quelque chose de plus surprenant. Bon, certes, c'est un endroit convivial. Mais, ce n'est qu'une simple arrière-boutique. "En même temps, tu t'attendais à quoi, qu'une fusée te tomberais sur la tête ?" Il y pensait assez fortement que le mot "tête" est sortit de sa bouche. Sans s'en rendre compte. Mais peu importe. La salle était trop simple même si tout ce qu'il y avait pourrait faire croire que cette pièce est plus un lieu de détente que de "travail".

C'est bien, mais vu ce qu'il y avait à l'intérieur... Qu'est-ce-qu'ils allaient faire maintenant. Mathéo pour faire voir son " ennui" s'installa sur le canapé et regardait les autres.

Bon, c'est bien tout ça. Mais maintenant, on fais quoi ? On fume un pétard piégé ?

Bon, c'est vrai qu'il y est aller un peu fort sur la fin. M'enfin, il leur à fait changer d'avis et pourtant...
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Leo Keats Gold
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Re: Les bois hurlants

Message par : Leo Keats Gold, Mar 4 Aoû 2015 - 13:34


- Moi, je suis d'accord pour Waddiwasi.


Leo sourit à June, visiblement, ils semblait tous d'accord. Matheo semblait s'être détendu, il ne manquait plus Qu'Elena:

" Ok, alors allons-y, C'est par là.


Leo emboita le pas derrière La Rouge et or, un peu pressé de découvrir l'arrière boutique de ce magasin qu'il aimait tant. Ça serait à coup sûr un sacré bazar, il imaginait déjà les piles bancales d'objets magiques prêtes à tomber.

" Nous y voilà "

Les quatres élèves entrèrent dans la boutique, dès cet instant, Leo ne sut plus où donner de la tête. Tel un enfant, il regardait de tous les côtés, avec un regard amusé. Cependant ils ne s'attardèrent pas et s'engagèrent rapidement dans le petit couloir qui menait à l'arrière-boutique.

Leo, qui s'était imaginé tout un bric à bracelet d'objets magiques dans tous les sens fut légèrement desappointé par l'arrière-boutique. Elle ressemblait plus à un endroit où les employés prenaient leurs pauses, et était constitué de quelques fauteuils et un sofa.

Le Gryffon observa ses camarades, voir si l'un d'entre eux était lui aussi déçu. Il aperçut Matheo, qui lui, semblait s'ennuyer, le Pouffsoufle s'assit sur le canapé, et d'un ton détendu, mais néanmoins provocateur, il se tourna vers eux:


Bon, c'est bien tout ça. Mais maintenant, on fais quoi ? On fume un pétard piégé ?


Leo laissa échapper un petit rire amusé, appréciant la provocation du jeune homme. Il se tourna vers les deux jeunes femmes et leur demanda:

" Alors, mesdemoiselles, où aimeriez vous aller maintenant ?"
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June Evans
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Re: Les bois hurlants

Message par : June Evans, Mar 4 Aoû 2015 - 13:57


Les trois autres suivirent calmement Elena qui était celle qui connaissait le mieux la boutique puisque la jeune Gryffondor y travaillait. June était contente de pouvoir visiter l'arrière-boutique d'un magasin de Pré-Au-Lard. C'était son village préféré alors c'était un grand honneur pour elle de voir les dessous de cette boutique.

- Nous y voilà, s'écria Elena.

La boutique était quasiment vide cette après-midi là. Les quelques personnes qui s'y trouvaient demandaient conseil au vendeur ou visitait simplement, regardant les nombreux articles qui se trouvaient dans la Boutique.
Elena emmena les trois autres élèves devant une porte verte qui devait probablement être l'arrière-boutique. Le couloir était plutôt étroit, les murs orangers étaient assez rapprochés et menaient à une autre porte. L'arrière-boutique était plutôt sombre avec ses murs gris. Des posters des maisons de Poudlard étaient accrochés aux murs, ce que la jeune Poufsouffle trouvait assez sympa à vrai dire.
June ne pensait pas que cet endroit était pour permettre aux employés de discuter ou de prendre des petites pauses. Elle pensait ça à cause de l'aménagement de la pièce qui lui faisait penser à une salle de pause avec toutes ses places assise qu'il y avait. Malgré tout, c'était un endroit très sympathique qui avait l'air fort confortable !

- Bon, c'est bien tout ça. Mais maintenant, on fais quoi ? On fume un pétard piégé ?

June lui sourit, amusée. Leo se tourna vers Elena et la jaune et noire.


- Alors, mesdemoiselles, où aimeriez vous aller maintenant ?

- Je ne sais pas trop, se tournant vers Elena, qu'est-ce que vous faites le plus souvent lorsque vous êtes ici ?

Ils allaient probablement discuter de tout et de rien. Du moins, la pièce lui donnait cette impression mais après tout, Elena y travaillait, elle savait sûrement ce que l'on pouvait faire à l'arrière-boutique de Waddiwasi. Peut-être y avait-il des objets piégés ici, qui sait ?
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Aiko Wilkerson
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Re: Les bois hurlants

Message par : Aiko Wilkerson, Ven 7 Aoû 2015 - 11:47


- Bon, c'est bien tout ça. Mais maintenant, on fais quoi ? On fume un pétard piégé ?

Ahah, quel sens de l'humour. Eléna lui sourit et se posa sur le canapé à côté de lui. Elle savait qu'il n'y avait pas grand chose à faire ici. C'était seulement lors des réunions que les choses devenaient intéressantes. Elle observa Léo et June qui semblaient dans le même état que Matheo. Après tout, c'était eux qui voulaient venir ici, Gilbert avait proposé ça sur un coup de tête à vrai dire. Enfin bon, Eléna se leva et alla près de la cuisine chercher un verre et le remplit d'eau avant d'en boire quelques gorgées. Il faisait chaud. Elle préférait retourner au parc. Ça, ça pouvait être plus sympa. Leo se retourna vers June et Eléna puis les questionna.

- Alors, mesdemoiselles, où aimeriez vous aller maintenant ?

Eléna reposa son verre vide dans l'évier et s'approcha de June.

-Je ne sais pas trop, se tournant vers Elena, qu'est-ce que vous faites le plus souvent lorsque vous êtes ici ?
- On réfléchit et on invente de nouvelles choses pour la boutique, mais bon rien de bien extraordinaire. Je vous propose de retourner dehors et d'aller au parc. Ce sera sans doute mieux.

Après cette réponse, les quatre élèves sortirent de la boutique ensemble puis se dirigèrent vers le parc où ils apprendraient à se connaître. Ce serait une bonne après-midi.


[ Fin du RP ]
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Azphel
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Re: Les bois hurlants

Message par : Azphel, Mer 26 Aoû 2015 - 18:10


[RP Privé Azphel / Liv J. Samuels]


La Belle et la Bête.

* * *


¤ ¤ T ¤ ¤ La lune était pleine, éclatante, plongeant sur le monde magique une aura de lumière blanche d'origine divine. Les feuilles des arbres se distinguaient plus nettement sous ses reflets pâles et laissaient filtrer dans le bois des fuseaux de clarté diffuse, suffisant pour y voir d'un œil d'homme, sans forcer la vue. Des étoiles délavées ponctuaient le ciel de leur présence discrète, les nuages avaient fuit l'horizon.
¤ ¤ ¤Le loup-garou n'avait pas besoin de la lumière de l'astre, il avançait aux sens et à l'instinct, mais cette lueur spectrale typique des pleines lunes lui procurait une sensation d'apaisement. Azphel s'émerveillait toujours de voir cette soirée mensuelle rendre la vue aux aveugles, leur permettant sans mal d'affronter ténèbres et inconnu, alors que paradoxalement dans cette tranquillité d'esprit pour l'homme se déchaîne la fureur des lycans et leur anathème.

¤ ¤ ¤Le mage noir avait fait abstraction de potion et avait planifié sa soirée à l'avance. Il se savait maître de son comportement, sauf situations extrêmes, et s'était prévu une ballade à l'ancienne en tant que loup-garou, goûtant la liberté animale et la beauté de la nature ensommeillée.
¤ ¤ ¤Les pattes puissamment développées, il arpentait à pas de velours les chemins de traverses dans la forêt autour de Pré-au-Lard, glissant entre racines et ronces avec l'aisance forgée par l'expérience. L'odeur de la mousse emplissait ses naseaux, les parfums des feuilles de hêtres et des pins s'intensifiaient dans son esprit avec leurs arômes boisés, les coussinets de ses pattes ressentaient la terre meuble qui se retournait sous ses foulées.

¤ ¤ I ¤ ¤ Transformé en loup-garou, il se sentait plus vivant, étrangement calme alors que son instinct bestial se démultipliait en lui, le transformant en une arme redoutable, mais qu'il avait appris à tempérer.
¤ ¤ ¤Il dépassa une clairière dans laquelle il gambada à pas lents, admirant la lune qui posait son regard sur lui en le baignant de sa douceur, dévoilant l'animal dans toute sa splendeur sur la prairie ; muscles saillants prononcés, pattes arqués et puissantes, torse bombé, dos fluide taillé sauvagement, cou musculeux et sa gueule au regard jaune étonnement paisible... presque déroutant pour un loup-garou.
Azphel avait appris à soigner son apparence, améliorer sa posture, calmer sa bestialité d'apparat, comme il se l'était imposé dans le civil. Ce soir, à moins de tomber sur un jeune sorcier apeuré, aucune menace ne se dégageait du lycan malgré sa silhouette aussi imposante qu'intimidante qu'il arborait.

¤ ¤ ¤Il quitta la clairière pour se diriger vers un attroupement d'arbrisseaux et de fougères, derrière lesquels se poursuivait en serpentant son chemin de traverse indistinct. Les branchages chatouillaient ses pattes et les odeurs des feuilles emplissaient son odorat de mille saveurs.
Une branche craqua, non loin de lui, distance quinze mètres au maximum. Un bruit de feuilles écrasées. Les oreilles du lycan se dressèrent, alertées. Immobile, il huma férocement l'air, mais la senteur des arbustes autour de lui était telle qu'il ne distinguait la nature du bruit. Homme ou animal ? Quelle qu'elle soit, cette chose s'était immobilisée. Azphel était repéré lui aussi. L'air s'imprégnait soudainement d'une lourdeur hostile.

¤ ¤ N ¤ ¤ C'était peut-être un centaure solitaire ? Ou un sorcier aguerri.
¤ ¤ ¤Plus de bruits, même le mouvement des feuilles des arbres s'était tut, la lune semblait s'être figée, spectatrice de cette rencontre nocturne. Inconsciemment, les pattes d'Azphel s'étaient arcboutées, ses poils hérissés, sa mâchoire resserrée, babines dégoulinantes... La créature qui patientait n'était pas pacifique, il le ressentait dans tout son corps qui s'animait de pulsions défensives.
Il ne s'était plus battu sous forme de garou depuis son exil en Asie... Heureusement pour lui, il ne ressentait pas la peur, ses sens décuplés et sa musculature lui procuraient une confiance inflexible en sa force.

¤ ¤ ¤Azphel lança un grognement hésitant. Une seconde de silence. Un grognement féroce lui répondit. C'était un autre loup-garou... Maintenant, la peur s'emparait des pattes d'Azphel, il n'avait jamais affronté un de ses congénères et celui-ci n'entendait visiblement pas s'écarter de son chemin. Une autre branche craqua, puis le bruit violent d'une accélération brutale dans les buissons.

¤ ¤ ¤Les pattes arrière d'Azphel fléchirent, prêt à bondir. Le choc fut aussi rapide que violent. Quand l'autre loup-garou pourfendit les buissons devant lui, il se propulsa instinctivement vers l'avant, leur gueule respective s'entrechoquant violemment.
Deux grognements rageurs déchirèrent la nuit, alors que les deux lycans tombaient lourdement sur le sol.
¤ ¤ ¤Ils se relevèrent avec le même bond agile et puissant. Leurs yeux jaunes transpiraient d'agressivité. Azphel ne ressentait plus les tremblements dans ses pattes, seulement l'adrénaline du combat, l'instinct de survie. Les deux loups chargèrent de nouveaux, projetant leurs pattes avant sur l'autre avec pour objectif d'infliger une profonde blessure au dos ou au thorax. De la terre moelleuse sur le sol s'élevait des nuages de poussière agressifs derrière leur assaut. Azphel fut touché aux cotes... sans être capable d'évaluer la douleur. Sa gueule se referma sur le cou de l'autre loup, il sentit ses crocs transpercer sa chair, lui arrachant un hurlement de douleur strident.

¤ ¤ A ¤ ¤ Son agresseur tomba sur le sol, une plaie importante juste au dessus de la jugulaire qui saignait abondamment. Son souffle rauque se cristallisait dans la nuit, accompagné par des gémissements brutaux. Azphel recula sans le quitter du regard, évaluant sa propre blessure. La douleur sur le flanc était forte, mais il ne se sentait pas saigner, sans doute était-il touché par les pattes puissantes de son congénère.
¤ ¤ ¤Celui-ci se redressa, gueulant de rage. Ses yeux jaunes transperçaient ceux d'Azphel d'une lueur meurtrière. Azphel se tint sur la défensive, pattes pliées, prêt à bondir. Le choc suivant serait encore plus dur à encaisser, son adversaire était hargneux. Il chargea de nouveau... Azphel encaissa en roulant en boule sur le côté, entraînant l'autre loup-garou avec lui. Les mâchoires claquèrent, les grognements se faisaient rageur... L'autre lui planta ses crocs en plein sur l'épaule, le transperçant avec l'intention de lui faire mal. Le mage noir hurla un cri qui se brisa dans la nuit, qui distilla en lui une rage portée par l'adrénaline. Il se dégagea férocement du loup en plantant ses deux pattes avant dans son torse, arrachant au lycan un hurlement plus meurtri encore que le sien.

¤ ¤ ¤Les deux loup-garou s'écroulèrent sur le côté, à quelques pas de distance. La patte avant droite d'Azphel était sévèrement touchée, occultant la douleur dans ses cotes. Il sentait l'odeur de son sang qui en coulait et ne parvenait pas à s'appuyer dessus pour se relever. La douleur était forte et quand il essaya de la plier il retomba dans la terre lourdement. Son souffle se ralentissait, sa vision se troublait...
¤ ¤ ¤Le loup-garou à côté de lui gémissait. Le regardant, Azphel vit qu'il s'était redressé, mais que ses pattes tremblaient de tout leur long. Il l'avait sévèrement touché aussi, de son torse coulait un filet de sang constant. Les yeux jaunes de son agresseur le fixèrent. Ils étaient larmoyants, mais Azphel savait que s'il rechargeait il se ferait tuer sans rien pouvoir faire. L'animal soufflait lentement aussi... Le mage noir ferma les yeux, attendant que ne vienne son ultime attaque... Rien. Un bruit de feuilles au loin. Azphel rouvrit les yeux et vit l'autre lycan qui disparaissait dans la noirceur de la forêt.

¤ ¤ ♥ ¤ ¤ La lune le baignait de nouveau de sa lueur de glace. Azphel se sentit soudainement très faible, vidé de ses forces. La bête était à terre. Il lutta pour que ses yeux ne se ferment pas, en vain. Le sang coulait rapidement...
Les minutes passèrent, il sombra, inconscient.
¤ ¤ ¤De nouvelles brindilles craquèrent dans son esprit. Rêvait-il, ou était-il mort ? Quelqu'un s'approchait. Dans un effort surhumain, ses paupières s'ouvrirent à demi, ses yeux jaunes apercevant le visage d'une belle jeune femme.
La beauté de la mort, surement.
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Liv J. Samuels
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Re: Les bois hurlants

Message par : Liv J. Samuels, Mer 26 Aoû 2015 - 23:35


[RP Privé avec Azphel - Ecrit avec l'album "Showtime, Storytime" de Nightwish en fond]

Olivia était de sortie, ce soir. Passant outre tous ses devoirs de garde en tant qu'infirmière, elle avait rabattu une cape noire sur ses épaules, occultant sa robe. Si elle devait être dehors toute la nuit, autant qu'elle puisse avoir chaud. Ce n'était finalement pas de gaieté de cœur qu'elle sortait un soir de pleine lune pour se promener en pleine forêt. Elle avait besoin de certaines plantes et herbes médicinales spécifiques, ses réserves ayant été pillées récemment après une épidémie chez les élèves. Rien de bien grave mais beaucoup avaient été touchés. Elle songea rapidement que ces sales gosses lui coûteraient la vie, un jour...De toute façon, elle était une sorcière accomplie. Si jamais elle devait tomber sur un loup-garou ou n'importe quelle autre bestiole sous les rayons de la lune, elle saurait se défendre, n'est-ce pas ? Bon, elle n'était pas rassurée. Elle décida donc de ne pas trop s'éloigner du village pour ce soir.

La jeune femme quitta le Château à pied. Il n'y avait pas âme qui vive. Tant mieux, elle n'aimait pas être dérangée en pleine cueillette. Elle avait au bras un petit panier. Nerveusement, elle pensa à ce conte moldu, le Petit Chaperon Rouge. Sauf que l'écossaise était habillée en noir. Non, aucune raison de s'inquiéter...Elle ne tomberait pas sur un loup-garou. De toutes ses escapades nocturnes, il ne lui était jamais rien arrivé, exceptée la fois où elle s'était foulée la cheville en trébuchant sur une racine un peu trop encombrante sur le chemin. Perdue dans ses pensées, la brune arriva rapidement aux alentours de Pré-Au-Lard. Elle bifurqua sur sa droite, sachant que le petit chemin la conduirait à une forêt. Les rayons de la lune lui permettaient de voir correctement et le ciel était dégagé. Pourtant, elle ne put s'empêcher de sortir sa baguette de la poche intérieure de sa cape et de la maintenir fermement, quitte à faire blanchir les jointures de ses doigts. Elle n'était définitivement pas rassurée.

Liv marcha encore un bon quart d'heure, s'enfonçant de plus en plus dans la forêt. C'était difficile, ses instincts lui criaient que c'était un endroit dangereux. D'habitude, la sensation était moins forte. Sans en tenir compte, elle prit cependant garde à ne pas trop s'éloigner. Quitte à finir dévorée, autant que l'on puisse retrouver ce qu'il resterait d'elle facilement. Sur cette noire pensée, elle se concentra de nouveau sur son oeuvre. S'agenouillant parfois au détour d'un chemin, elle ramassait mousses et herbes, les plaçant délicatement dans son panier. Alors qu'elle allait s'agenouiller de nouveau, ayant repéré une herbe intéressante, un cri la figea. Un hurlement loin d'être humain. Des bruits sourds. Elle resta immobile pendant ce qui lui sembla être des heures, jusqu'à ce que le silence se fasse de nouveau. Par Merlin, n'importe quel humain normalement constitué aurait fuit dans l'autre sens, serait rentré à Poudlard et n'en serait plus jamais sorti ! Mais pas elle. Non, la peur l'avait engourdie, l'empêchant du moindre mouvement.

Des bruits de pattes se firent entendre, s'éloignant dans un sens qui n'était pas celui de l'écossaise. Elle souffla longuement, soulagée. Quoique cela avait pu être, il fallait qu'elle file. Elle avait de la chance que rien ne lui soit tombé dessus. Jetant un œil à la lune, elle tenta de se repérer. Sauf que...Rien. Aucune idée d'où elle était. Oh, b*rdel. Elle tourna sur elle-même, dans l'espoir de se retrouver l'endroit pas lequel elle était arrivée. Rien, nada, tout se ressemblait. Le choc lui avait fait oublier par où elle était venue. Elle frissonna en pensant de nouveau à ce qu'elle avait entendu précédemment. Il ne fallait pas qu'elle reste là. Non.

L'infirmière prit le premier chemin qui s'offrait à elle. L'arpentant rapidement, elle déboucha sur une clairière. Le spectacle et la paix qui se dégageait de l'endroit auraient pu être fascinants si elle n'était pas dans une telle situation...Resserrant sa prise sur sa baguette, elle jetait des regards perdus dans tous les sens, comme un animal effrayé. Ses yeux étaient grands ouverts et pourtant, elle sentait son esprit grand fermé. Elle ne reconnaissait rien. En d'autres termes, elle était perdue. Elle avisa un rassemblement de fougères et autres arbres. Si elle devait se cacher, c'était là. Ensuite, elle songerait  à envoyer un Patronus à Hugh. Il pourrait peut-être venir la chercher. Quoique non...Il serait capable de les perdre encore plus. Valentina, peut-être, pourrait venir...Sinon, il faudrait que la jeune femme passe la nuit ici et elle n'en avait pas la moindre envie. Serrant un peu plus sa cape, Olivia se rapprocha du massif. Elle suivit le petit chemin, maladroitement. Elle commençait à être fatiguée de ses errements...

Stop. Alors que Liv allait écarter une fougère, elle entendit un souffle. Puis deux. Et ainsi de suite. Des soufflements, douloureux et faibles. Stoppée dans son élan, elle n'osait pas avancer plus. Ce qu'elle découvrirait derrière ces fougères...N'était ce pas encore plus effrayant que les bruits qu'elle avait entendu ? Toute personne saine d'esprit aurait rebroussé chemin, cherché un autre moyen de sortir de cet endroit. Sauf elle. Olivia savait reconnaître la souffrance quand elle l'entendait. En bonne Poufsouffle, elle ne pouvait supporter de laisser quelqu'un souffrir et de s'en aller simplement. La main pâle de la jeune femme reprit son mouvement, elle écarta la fougère. Une forme au sol se profilait, mais elle ne pouvait voir distinctement de quoi il s'agissait. Elle avança, la respiration coupée. Un pas. Un deuxième. Un troisième. Elle avança ainsi, doucement, comme si elle ne voulait pas déranger.

Elle s'immobilisa de nouveau, à trois ou quatre mètres de la créature blessée. Les yeux de Liv s'écarquillèrent de surprise. C'était un loup-garou. Un imposant loup-garou. Mais dans quel guêpier s'était-elle encore fourré ? N'aurait-elle pas pu, pour une fois, rester tranquillement au Château et aller chez l'Apothicaire s'approvisionner ? Bien évidemment que non. Le regard attentif de l'infirmière examina le loup. Il était blessé à la poitrine, d'une longue griffure ou bien morsure. Elle ne pouvait pas le déterminer précisément. Il semblait inconscient. Olivia était fascinée et terrifiée. Tout se mélangeait en elle, elle ne comprenait plus vraiment son esprit. Elle tenta d'approcher encore un peu plus. Sauf que le loup-garou rouvrit les yeux. Elle eut un recul, mais compris qu'il était faible, rien qu'en voyant ces orbes jaunes. C'était la première fois qu'elle voyait une telle créature. Elle hésita quelques instants. Il n'était pas très prudent de s'approcher d'un loup-garou, qui plus est un loup-garou blessé. Ses réactions seraient imprévisibles. Pourtant, le petit corps de la brune avança, comme s'il ne la consultait plus. Quelques pas les séparaient maintenant.

-Ne t'inquiète pas, s'il te plaît. Je veux...Je veux juste t'aider.

La voix était faible et tremblotante, entrecoupée, montrant que l'écossaise n'en menait pas large. Elle ne savait pas s'il avait de nouveau sombré dans l'inconscience, s'il l'écouterait ou pas. Pourtant, la brune s'approcha encore un peu. Elle était à portée et elle savait que s'il voulait la déchiqueter, il en aurait la possibilité. Elle posa son panier au sol et s'agenouilla lentement. Avec les herbes et les mousses qu'elle avait déjà ramassé, elle serait peut-être capable de concocter quelques chose pour l'aider. Liv eut pourtant un éclair de lucidité. Mais qu'est-ce qu'elle foutait là ? Elle ne devrait clairement pas être ici. Pourtant, il fallait qu'elle fasse ce pourquoi elle avait été formée. Il fallait qu'elle le soigne. Entre peur et fascination.
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Re: Les bois hurlants

Message par : Azphel, Sam 29 Aoû 2015 - 18:13


La Belle et la Bête.

* * *


¤ ¤ TI ¤ ¤ La plaie sur la patte d'Azphel suintait le sang et il ressentait une douleur vive à l'os qui allait jusqu'à contracter puissamment sa mâchoire. Ses tendons le faisait souffrir, ses nerfs étaient à vif. Ses cotes tambourinaient inlassablement, contraignant son corps a des tremblements de plus en plus incontrôlables. La douleur était omniprésente, bien réelle, il n'était donc pas mort, pas encore.
¤ ¤ ¤Les bruits de pas s'étouffèrent devant lui. La vision fugitive de la belle qu'il avait eue n'était pas rêvée elle non plus. De son museau s'extirpait un souffle lent, entrecoupé de soubresauts, dans lequel il percevait son parfum, une odeur discrète qui colle à la peau et ne se dévoile réellement que dans la plus complète intimité, une fragrance délicatement tentante.

-Ne t'inquiète pas, s'il te plaît. Je veux...Je veux juste t'aider.

¤ ¤ ¤Azphel eut un grognement compulsif, qui s'évapora rapidement. Ses paupières s'ouvrirent de nouveau, se posant sur la jeune sorcière qui s'agenouillait devant lui. En lycan, les sentiments du mage noir devenaient de simples informations et sa principale difficulté à se combattre lui-même venait du fait que la vie humaine lui était davantage indifférente lorsqu'il était transformé.
Mais ses yeux s'arrêtèrent, humidifiés, sur le visage de la belle. Il pouvait voir sa peur et son appréhension, le doute dans sa voix qui s'était faite chevrotante, les tremblements dans ses fines mains, son coeur qui battait frénétiquement, apeuré et excité à la fois.

¤ ¤ NA ¤ ¤ Le regard d'Azphel était maintenant parfaitement plein. La sorcière devant lui se reflétait sous l'éclat de la lune avec beaucoup de grâce et de fragilité. Il la sentait terrorisée, mais résolument pacifique. Et il avait besoin d'elle s'il voulait survivre. Il appuya un clignement de paupières fatiguées pour lui faire comprendre  qu'elle n'avait rien à craindre et qu'il se laisserait faire.
¤ ¤ ¤Elle avait déposé un petit panier devant elle, duquel s'échappaient des arômes de plantes et herbes variées. Azphel se concentra dessus lorsque les mains peu assurées de la brune se posèrent sur lui, lui arrachant des grognements de souffrance.

¤ ¤ ¤Ce n'était pas tant qu'elle s'y prenait mal que les blessures étaient vraiment profondes. Il claqua plusieurs fois des mâchoires dans le vide, veillant cependant à ne pas tourner la tête dans la direction de la sorcière. Il sentait sa patte qui tremblotait nerveusement, son dos qui s'hérissait de poils dès qu'elle s'approchait de ses cotes. C'était la première fois qu'Azphel se retrouvait blessé transformé en loup-garou, et la première fois qu'il se battait avec autant de violence. Il connaissait quelques uns de ses congénères, mais n'avait jusqu'alors jamais eu à affronter l'hostilité de l'un d'entre eux.

¤ ¤ ♥♥ ¤ ¤ La douceur de la sorcière contrastait avec la bestialité qui venait de s'éteindre dans la prairie. Azphel aurait eu du mal à dire si c'était son état pitoyable ou un quelconque sentiment qui lui donnait confiance en elle. Car même s'il maîtrisait ses faits et gestes, en général personne ne l'approchait, surtout avec une baguette entre les mains. Il y avait Kyara, et sans conteste Valentina. Les autres n'étaient que des informations sujettes à subir sa folie animale.
¤ ¤ ¤Mais la sorcière hésitante avec quelque chose de singulier. Il sentait une elle une envie sincère de l'aider. C'était à la fois réconfortant de trouver des âmes si charitables encore aujourd'hui, que déconcertant pour le mage noir qui pensait qu'elle l'aurait probablement laissé mourir là si elle savait qui il était et tous les crimes qu'il avait commis.
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Re: Les bois hurlants

Message par : Liv J. Samuels, Ven 18 Sep 2015 - 16:52


[Toutes mes excuses, c'est plutôt court.]

Un battement de paupières. C'était parfois tout ce qu'il fallait pour établit un contact, une confiance. Liv avait vu ce geste, esquissé par le loup-garou. Étrangement, cela la rassura, la poussant à accomplir sa tâche jusqu'au bout. Ses mains s'activaient, tâtant les blessures, tentant de jauger leur profondeur. Comme elle s'y attendait, ce n'était pas joli. Des grognements s'échappèrent de la créature étendue sur le sol. Elle murmure un faible "désolée". Elle ne pouvait malheureusement pas faire grand chose pour atténuer la douleur. Pas avec ce qu'elle avait sous la main. Elle fourragea quelques instants dans son panier et en sortit une mousse collante, réputée pour ses vertus désinfectantes et cicatrisantes. Cela ne soignerait pas les blessures mais permettrait au loup-garou de tenir jusqu'au lendemain matin, qu'il puisse se faire soigner correctement.

Elle divisa la mousse en plusieurs morceaux, espérant qu'elle en aurait assez. Elle s'activa, feignant d'ignorer les tremblements qui secouaient son patient. Elle était toujours inquiète. Chaque soubresaut de douleur lui rappelait la puissance de la créature qu'elle soignait, du fait qu'il pourrait la tuer d'un coup de mâchoire s'il le voulait. Des claquements de dents. La peur la reprit d'un coup et la jeune femme fut obligée de s'arrêter un instant. Elle ferma les yeux, se concentrant sur sa respiration. Il fallait qu'elle pense à cette confiance qu'elle avait ressentie tout à l'heure. Il ne lui ferait aucun mal. Elle ne pouvait pas en être certaine mais son instinct lui soufflait que rien ne lui arriverait. Mais comment faire lorsqu'on ne croit pas en son intuition ?

Partagée entre doute et peur, l'écossaise ne s'était pas rendue compte qu'elle s'était replongée naturellement dans son travail, presque mécaniquement. C'était son travail, ce pourquoi elle était douée, elle le faisait inconsciemment. Elle avait étalé de la mousse sur la patte blessée, tachant d'en appliquer une bonne couche. Théoriquement, cela piquait assez. Mais elle ne savait pas vraiment comme les loups-garou sous cette forme ressentaient la douleur. Elle espérait que c'était supportable. La question se posait ensuite de poser un bandage. Inutile. Les mouvements du loup les feraient sauter. Il faudrait se contenter de cette couche de mousse verdâtre jusqu'à demain...

Alors que Liv allait commencer à s'occuper de la poitrine, ses mains se mirent à trembler. Conséquence du froid, de la peur, de l'adrénaline, elle n'en savait rien. Elle était juste...tremblante. Elle reposa donc ses mains et décréta qu'il lui fallait un moment. Elle s'assied à côté de la créature et respira lentement. La lune, pleine et ronde illuminait la scène. Cela aurait pu être charmant, si elle n'avait pas été en compagnie d'une des créatures magiques les plus dangereuses de Grande-Bretagne. Au delà de la bête, elle pensa à l'humain. Qui était-il ? Est-ce qu'elle le connaissait ? Avait-il une famille ? Elle n'en savait rien. Peut-être quelqu'un a qui elle n'aurait jamais adressé la parole. Quelqu'un qu'elle aurait méprisé. Impossible de le savoir, finalement. Le destin réunissait parfois deux inconnus, qui ne seraient peut-être jamais amenés à se revoir ensuite. Mais là, sous l'éclat de cette lune, cette rencontre fascinante prenait une tournure magique. Alors, après avoir réfléchit quelques minutes, l'infirmière termina son ouvrage, appliquant la mousse sur la poitrine du loup. Peut-être que demain, il se souviendrait d'elle comme la gentille fille qui l'avait soigné cette nuit-là.
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Re: Les bois hurlants

Message par : Azphel, Jeu 8 Oct 2015 - 12:11


[Mes excuses pour le retard]

La Belle et la Bête.
* * *


¤ ¤ ¤ ¤ ¤ Les grognements du loup-garou s'atténuèrent à mesure que les mains de la belle s'affairaient sur ses plaies, non sans l'électrifier de pics de douleurs. Son animosité se dissipait elle aussi, ses pensées floues du combat se concentrant sur les bienfaits que lui apportait l'inconnue, sans même le connaître. Il aurait pu être laissé là à l'abandon, comme la créature monstrueuse qu'il avait été autrefois ; un simple sorcier apeuré aurait pu s'en détourner comme d'une menace soudaine, mais non, la jeune femme se tenait accroupie devant lui, à prodiguer de ses mains tremblantes des premiers secours bienvenus.
¤ ¤ ¤Le lycan eut un clignement de paupière prononcé lorsque la jeune femme s'excusa de la douleur qui accompagnait son traitement. Elle n'avait pas à le faire, il aurait souhaité pouvoir lui dire mais ne pouvait qu'exécuter de faibles mouvements pour tenter de le lui faire comprendre.

¤ ¤ ¤Azphel sombra définitivement dans un sommeil de circonstance, sans se rendre compte que ses pensées  éparses s'étaient diluées en songes, puis en un sommeil profond. Les mains de la jeune femme étaient devenues des caresses appréciable et la douleur qu'elles provoquaient une simple information. La fatigue était devenue plus forte et le mage noir, le loup-garou, avait sombré naturellement, le corps fatigué, les muscles atrophiés, dans le monde des rêves, bercé par une lune éclatante qui nimbait la Belle et la Bête dans la clairière de sa lueur argenté.

* * *

¤ ¤ ¤ ¤ ¤ Le contact chaud d'un toucher immatériel baignait le visage d'Azphel alors que le sommeil s'échappait de ses membres endoloris. Les piaillements d'oiseaux batifolant alentours résonnèrent à ses oreilles alors que la douleur dans ses côtes se réveillait à son bon souvenir. Il poussa un souffle résolument humain et entrouvrit les paupières sur la clairière. Le soleil se levait machinalement, traversant au fil des minutes un peu plus les branchages qui entouraient la prairie agrémentée d'un léger coussin de brume. Bientôt, il dépasserait la cime des arbres et ce ne serait plus seulement de simples rayons qui se poserait Azphel, mais l'astre tout entier. La matinée s'annonçait belle et tiède.

¤ ¤ ¤Le mage noir était allongé toujours au même endroit, nu, le corps couvert par une cape qu'il devinait être celle de sa bienfaitrice. Il sentait son visage pris de fatigue et ses traits tirés par son combat et sa nuit perturbée. Il se redressa en grimaçant, contractant sa mâchoire sous les coups assénés par la douleur. Il parvint difficilement à s'asseoir et enroula la cape de manière plus saillante autour de ses épaules. Il lui faudrait plusieurs minutes pour être capable de se redresser et plus encore pour quitter la clairière. Combien de jour pours se remettre définitivement sur pieds ? C'était un autre problème.
¤ ¤ ¤Les souvenirs de la nuit s'évaporaient au soleil et il aurait bien aimé revoir la sorcière pour la remercier de s'être occupé de lui. Probablement l'avait-elle laissé au milieu de la nuit après qu'il ait sombré ; après tout il n'était surement rien d'autre qu'une bête monstrueuse à ses yeux.

¤ ¤ ¤ ¤ ¤ Une branche craqua sur sa gauche et lui rappela celles que l'autre loup-garou avait brisées la nuit précédente, juste avant de l'attaquer. Mais la silhouette qui émergea des arbres était celle reconnaissable de la sorcière qui lui avait tenu compagnie. Elle portait avec elle son panier et était parée d'une autre cape sur ses épaules. En la voyant s'avancer, d'une démarche quelque peu intimidée, ses cheveux bruns flottant sur ses épaules menues, son visage angélique où se dessinait un sourire restreint, Azphel pensa qu'elle méritait bien le nom de Belle qu'il lui avait donné sous forme de loup.

¤ ¤ ¤C'était bel et bien une simple sorcière et il se dégageait d'elle tout ce qu'il avait ressenti durant la nuit, une peur manifeste, de l'incertitude, et une vulnérabilité face à l'inconnu - il avait l'habitude de rencontrer pareille faiblesse dès lors qu'il était transformé. Mais un courage certain se dégageait de ses traits et de l'assurance de sa démarche, comme une bravade envers sa propre peur.
Azphel ne savait pas trop comment la remercier. En tant que loup-garou, il ne s'était jamais retrouvé dans une position aussi ridicule et il n'avait jamais pensé qu'un jour un ou une inconnue viendrait le secourir.
Quand elle ne fut plus qu'à deux mètres, Azphel lui sourit chaleureusement, un sourire un peu contrit par la douleur, mais assurément amical envers la jeune femme.

- Je suppose que c'est vous que je dois remercier pour ces onguents ? Ce n'est pas banale comme rencontre, dit-il en la dévisageant avec reconnaissance.
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Liv J. Samuels
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Re: Les bois hurlants

Message par : Liv J. Samuels, Mar 13 Oct 2015 - 17:35


La jeune infirmière s'affairait sur le corps de son patient. Elle avait repris son activité après une courte pause, elle arrivait enfin au bout. Toutes les blessures étaient couvertes d'une épaisse couche de mousse désinfectante. Olivia se rendit compte qu'avec les faibles moyens dont elle disposait, elle ne pouvait pas faire mieux. De plus, le loup semblait s'être assoupi, du sommeil des blessés. Peut-être la fatigue de ses blessures, peut-être un moyen d'échapper à la douleur. Elle n'en savait rien. La jeune femme se releva et se recula légèrement, contemplant son travail. C'était satisfaisant. Elle eut un sursaut. Un oiseau nocturne s'était envolé à travers les feuillages proches de la clairière. Tentant de reprendre le contrôle des battements de son coeur, elle jeta un oeil à la lune. La nuit semblait être avancée, il devait être aux alentours de trois ou quatre heures du matin. Il fallait qu'elle rentre au Château. Mais comment ? Elle était perdue. Oh, attendez une minute...La jeune femme était une sorcière en pleine possession de son permis de transplanage ! Portant sa main à son front, elle soupira. Pourquoi n'y avait-elle pas pensé avant ? Quelle quiche...

Décidant de la marche à suivre, elle dégraffa sa cape avant de l'étendre sur le loup. C'était une cape assez courte, proportionnelle à la taille de sa propriétaire, mais cela suffisait à couvrir les blessures. Il fallait conserver la chaleur du corps autour pour tirer le meilleur parti des effets de la mousse. Le plan était simple. Elle transplanait jusqu'aux grilles de Poudlard, vérifiait que tout allait bien à l'infirmerie, prenait quelques provisions, des potions et des bandages. Et elle revenait rapidement pour voir l'état de son patient. L'école pouvait bien se passer d'elle encore quelques heures. Et cette fois-ci, elle préviendrait l'Elfe de garde à l'infirmerie.

Résolue, la brune fit quelques pas dans la clairière avant d'effectuer un tour sur elle-même, disparaissant. Seul le petit crac typique du transplanage interrompit le calme de la forêt, en résonnant quelques instants.

_____________________________

Quelques heures plus tard, l'écossaise réapparut dans les bois. Cela lui avait pris plus longtemps que prévu. En arrivant au château, elle avait trouvé un élève qui s'était démis l'épaule en essayant d'échapper au couvre-feu, quelque chose comme ça. Elle l'avait soigné distraitement et l'avait installé dans un lit. Puis, elle avait vite rempli son panier, était passée par son appartement pour prendre une autre cape et était sortie pour transplaner.

L'atterrissage avait été un peu hasardeux et elle n'était pas dans la clairière où elle avait laissé le loup endormi. Elle prit ce qu'elle espérait être le bon chemin. Elle marcha quelques minutes et arriva enfin en vue d'un buisson. Elle écarta les feuilles et entra dans ce lieu dont elle se souvenait bien. Les premières lueurs du jours avaient fait leur apparition. Liv ne savait définitivement pas ce qu'elle allait trouver. C'était un peu comme hier. Elle pensait que le loup avait du reprendre sa forme humaine, maintenant que le soleil était levé. Mais c'était une toute autre problématique désormais : rencontrer l'homme sous la bête. L'infirmière n'était pas des ces personnes qui pensaient que les loups-garous devaient  être mis au ban de la société parce qu'ils étaient dangereux, loin de là. Elle ne pouvait cependant pas s'empêcher d'éprouver de la crainte face à eux. C'était donc ces sentiments qui se mélangeaient dans l'esprit de la brune, qui avança d'un pas décidé. Elle avait une mission.

Olivia découvrit un homme, assit dans la clairière, là où était étendu le loup. Il était enveloppé dans la cape de la jeune femme. Elle approcha, toujours de son pas déterminé. L'homme était brun et semblait plutôt grand. Il l'accueillit avec un sourire. La jeune femme sembla déceler une certaine douleur. La crainte de Liv n'était pas totalement apaisée, dire qu'elle était à l'aise serait mentir. Pourtant, elle se détendit légèrement.  Elle sourit timidement à son tour.

-Je suppose que c'est vous que je dois remercier pour ces onguents ? Ce n'est pas banale comme rencontre
-Effectivement, c'est une rencontre qui sort de l'ordinaire. Et pas besoin de me remercier, j'étais juste là au bon moment.

Elle s'interrompit, le temps de s'installer maladroitement auprès de l'homme. Elle déposa son panier et en tira une fiole de potion anti-douleur perdue au milieu des bandages. Elle avait aussi amené des toasts et des brioches pour le petit-déjeuner, enveloppés dans des serviettes. Liv ne savait pas s'il avait faim...ça aiderait au moins à faire passer le goût. Elle reprit, un peu hésitante en lui donnant la fiole :

-C'est une potion anesthésiante. Prenez-là, ça devrait vous aider à supporter la douleur un peu mieux. J'ai amené à manger aussi, servez-vous...Je suis désolée, c'est tout ce que j'ai pu trouver aux cuisines.

L'infirmière esquissa un petit sourire désolé. Son interlocuteur avait l'air fatigué et douloureux. Elle espérait qu'il n'avait pas fait d'autres rencontres durant les quelques heures où elle l'avait laissé. Profitant des quelques rayons de soleil qui perçaient, elle ajusta sa cape. Si la situation n'était pas aussi inhabituelle, cela aurait été une charmante rencontre.
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Re: Les bois hurlants

Message par : Azphel, Lun 19 Oct 2015 - 15:02


PV Liv J. Samuels
La belle et la Bête.
* * *

-Effectivement, c'est une rencontre qui sort de l'ordinaire. Et pas besoin de me remercier, j'étais juste là au bon moment.

¤ ¤ L ¤ ¤ La sorcière s'assit à côté de lui et déposa son panier. Le soleil leur offrait sa tiédeur mielleuse, gratifiant la clairière de son baume doucereux. La jeune femme extirpa du panier une fiole enfouie parmi des bandages, qui dissimulaient également un lot de nourriture, de la brioche apparemment. Elle revenait donc du château pour s'occuper encore de lui. Il songea qu'elle n'avait pas du dormir de la nuit, il était en effet peu probable qu'une personne prenant soin d'une autre de la sorte ne se soit risqué à s'assoupir. Elle devait travailler au château et à la vue de ses manipulations maîtrisées et de son attirail, il pariait sur une infirmière.

Elle lui tendit la fiole en précisant :
-C'est une potion anesthésiante. Prenez-là, ça devrait vous aider à supporter la douleur un peu mieux. J'ai amené à manger aussi, servez-vous...Je suis désolée, c'est tout ce que j'ai pu trouver aux cuisines.

¤ ¤ ¤Azphel sourit. Il appréciait sa bonté naturelle et l'absence de peur sur son visage, bien qu'il y décelait toujours de l'incertitude dans son regard et de l'approximations dans ses mouvements, peut-être indépendant du fait de se trouver en compagnie d'un loup-garou.
¤ ¤ ¤Le mage noir n'était pas du genre à absorber potions et philtres, mais la douleur harcelait ses cotes avec insistance, aussi préféra-t-il ne pas refuser le liquide qu'elle lui avait ramené.
Il prit un morceau de brioche sur une serviette et dévissa le flacon qu'il vida d'une traite. Le goût était infecte et il grimaça avant de mordre sa brioche grossièrement, espérant qu'elle en épongerait l'excédent le plus amère.

- Merci pour tout, vraiment, dit-il après avoir avalé ce qu'il avait dans la bouche. C'est parfait, ne vous inquiétez pas vous avez déjà fait beaucoup. Surement bien plus que ne l'aurait fait la plupart des gens. D'ordinaire les loup-garou inspirent trop de craintes, et même blessés ils ne donnent pas envie que l'on s'en approche ! Alors, merci encore, je ne sais pas dans quel état je serais si vous ne vous vous étiez pas arrêtée.

¤ ¤ I ¤ ¤ C'était vrai, son état aurait pu être très grave et il lui aurait été alors bien difficile de rejoindre Londres. Elle avait stoppé l'écoulement du sang ce qui lui permettait déjà de pouvoir se redresser et elle lui offrait maintenant des potions anti douleur et de la nourriture pour lui permettre de recouvrer un peu de ses forces, ce qu'il lui faudrait pour rejoindre sa maison. Il ne savait pas trop ce qu'il y ferait, certainement rester plusieurs jours au repos, le temps que ses plaies cicatrises, avant de reprendre le cours d'une vie "normale". Il devrait en exclure toute forme d'imprudence les soirs de pleine lune.
¤ ¤ ¤Il termina de manger le bout de sa brioche, appréciant le soleil qui leur faisait face en les réchauffant. Il sentait déjà la douleur qui s'estompait peu à peu et se demanda combien de temps durerait l'effet de la potion.

Il se tourna vers la sorcière et sortit péniblement sa main droite de sous la cape pour la lui tendre.

- Enchanté, je m'appelle Azphel. Il essayait de sourire mais devait quelque peu se forcer. Il était sûr pourtant de vouloir connaître l'identité de la Belle et ça valait bien quelques douleurs pour la remercier. Je me trompe ou vous faites partie de Poudlard ? Il regarda sous sa cape la pâte qu'elle lui avait appliqué durant la nuit. Vous semblez savoir parfaitement ce que vous faites.

¤ ¤ V ¤ ¤ Il lui sourit un peu plus franchement, détaillant son visage entouré de cheveux bruns soyeux, coupés court, ses yeux marrons ronds et pétillants, ses pommettes roses, ses lèvres fines pincées et son sourire qui enjolivait son visage. Elle avait beaucoup de charme, il devait le reconnaître et si elle officiait bien à Poudlard, elle devait avoir de nombreux malades imaginaires parmi ses patients.
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Laurae Syverell
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Re: Les bois hurlants

Message par : Laurae Syverell, Sam 12 Mar 2016 - 19:14


Vol Plané....Sur la Tête
PV avec Amy et Marjo






Ô grand vent. Doux vent. Qu'il était merveilleux de voler. Vraiment. Et pour Laurae c'était synonyme de Liberté. Se libérer de ses maux. Si elle était née dans une autre époque, la Syverell aurait bien voulu être navigatrice ou aviatrice pour voyager seule, au grès des vents et force de l'Océan pour cartographier un monde encore inconnu, voir même observer les créatures magiques et autres espèces magiques. Mais là, elle n'était pas seule, non. Elle partageait sa passion avec une petite blonde aux yeux abyssaux des Mer du Nord. Marjory. Par de fois elles se sont rencontrer. Une première fois aux Halles, et la deuxième fois sur le terrain de Quidditch. C'était fort agréable de voler avec elle. Vraiment. Elles venaient tout juste de décoller près de la  Cabane Hurlante. Il faisait beau, c'était vraiment sympa. De plus en plus, l'anglaise et l'irlandaise commençaient à se connaître. Enfin, Lau' voulait bien lui montrer ce qu'elle voulait, mais gardait caché la majorité des choses. C'était pas par prudence, seulement, sa condition de Phénix, tueuse etc.. l'exigeait. Elle voulait que la Damian la connaisse pour ce qu'elle était vraiment, et non la part sombre qui avait entâché sa vie. par sombre qui l'empêchait de trop s'attacher à une personne. Sa retenue pouvait se faire sentir oui, mais là, en balais, dans l'air... il n'y avait rien, rien qui puisse démanteler son bonheur. Elle fermait les yeux, surplombant de son corps la marée verte qui s'étendait à perte de vue. Cette marée qui abritaient démons de forêt, loup garou, être étrange et créatures merveilleuses. 

En s'approchant d'une clairière, elle fit demi-tour et se colla presque au balais de la Poufsouffle, un doigt sur sa bouche, le regard à la fois impénétrable et profond. C'était comme se laisser plonger dans un trou à la Alice aux Pays des merveilleux... une chute infinie, sans fond. "Chuuuut...". Dans un petit sourire en coin, elle pencha vivement la tête vers la clairière, voulant lui montrer sa trouvaille. La, en bas, il y avait un troupeau d'Abraxans sauvages, dont des petits qui venaient certainement de naître, ou avait seulement quelques mois. Elle la laissa les observer, et en profita pour regarder sa chevelure dorée briller au soleil. Elle était vraiment belle, et transpirait la sincérité. Lau' repensa à son sourire angélique, à l'innocence pure, mais au caractère affirmée. Ses yeux intelligent, malicieux, joueurs... Elle avait eu beaucoup de chance d'avoir rencontrer une personne aussi intéressante que la Damian, vraiment. Lau' ne croyait pas au Destin, mais savait qu'elle ferait tout pour se lier un peu avec elle, même si...non.. elle ne pouvait pas... Que penserait-elle du mystère que Lau' ne peut dévoiler? Elle serait en danger avec l'irlandaise.... hors de question... "Ce n'est pas le vent qui décide de ta destination, mais l'orientation que tu donne à ta voile. Le Vent est le même pour tous"... Elle ne pouvait s'en prendre qu'à elle d'avoir choisi une vie courte plein de combat et d'espoir, plein de non dit et de secrets, pleine de souffrance et de sacrifice. Une vie tumultueuse aux nombreux danger. Elle ne pouvait s'en prendre qu'à elle.

Quelque chose avait du faire peur aux créatures. Une bourrasque de vent plus violente peut être.. ou un géant... puisqu'un tronc venaient de s'abattre dans un craquement sinistre. Un groupe de Sombral venaient à tire d'aile en leur direction, complètement affolés. Sortant comme des diable dans un bruissement de branchages. La jeune femme regarda la Damian, et savait qu'elle pouvait tout aussi bien ne pas les voir. Se mordant la lèvre elle n'eut pas le temps de réfléchir. Ni une ni deux, elle fonça vers les bestiaux, un cri bloqué dans sa poitrine. Un battement de cœur ne vint pas. Un choc, le balais fracassé, les sombrals continuèrent à foncer dans une autre direction, surpris par ce nouveau bruit et le choc. Un sourire... 
Ô vent... Vent violent... Comme une plume, ne pouvais-tu pas faire virevolté le corps lourd de ta fille de cœur? Comme toi 'était un courant d'air, qui part aussi vite qu'un jeune oiseau tremblant, par l'envie d'aventure. Aussi migratrice que les cigogne, martinets et autres oiseaux du Nord. Non, sans balais, l'homme ne pouvait voler. Rêve. Doux rêve... Rêve brisé. 
Bien sûr, si l'on ne se fonde
Que sur ce qui saute aux yeux
Le vent semble une brut' raffolant de nuire à tout l'monde
Mais une attention profonde
Prouv' que c'est chez les fâcheux
Qu'il préfèr' choisir les victimes de ses petits jeux



Ô grand vent. Vent fripon. Chute. C'était haut. Environ une dizaine de mètres. Les branches se fracassent sous le poids de la jeune femme qui perd connaissance à cause de la pression de l'air. L'attraction de la Terre est forte. Trop forte oui... Mais en tout point, la Syverell n'avait pas entendu ou senti le choc. C'est en ouvrant les yeux, qu'elle découvrit une forêt tout autour d'elle... d'abord des ombres, puis floue... jusqu'à une sereine netteté. Le verdoyant se mélangeait avec le rouge bordeaux, liquide poisseux qui s'écoulait sur sa face gauche. Une profonde entaille sur le front jusqu'à sa tempe. Sa main se posa sur l'entaille. Piuf, elle aurait pu y rester... mais.. que c'était-il passé...? Et où était-elle? Enfait, elle ne se posait même pas de question... puisque complètement sonné, elle se sentait pas trop bien pour penser, réfléchir... Près d'elle... une forme ronde avec un dragon gravé dessus. Grosse pièce de métal jaune. Elle le toucha, et le prit dans ses mains. "Bon sang ressaisis toi..".
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Marjory U. Damian
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Re: Les bois hurlants

Message par : Marjory U. Damian, Dim 13 Mar 2016 - 21:49


Qu’elle se sentait bien sur ce balai … Se baladant au-dessus de la foret avec la belle Laurae. Le vent dans ses cheveux s’emmêlant légèrement dans son dos … Comme embrassée par la brise caressant sa peau rougissante de vitesse, d’adrénaline. C’était dans ces moments qu’elle oubliait tout ce qui ne l’accompagnait pas dans les airs. Alors maintenant, dans son esprit ne restait que la foret, magnifique, grande étendue verte sous ses pieds, et Laurae, cette jeune fille qu’elle avait rencontrée par deux fois ces derniers temps. Elle avait osé lui envoyer un hibou après leur discussion aux Halles Magiques, et elle en était vraiment contente. Voilà comment elles s’étaient retrouvées à Pré-au-Lard, et ensuite envolées pour rejoindre le lieu où elles se trouvaient à présent. Elles ne se parlaient pas de là-haut, mais Marjory n’en ressentait absolument pas le besoin. Une certaine paix s’était installée en elle, elle ne pensait plus à ses cours ou à sa famille avec laquelle elle avait des relations de plus en plus conflictuelles, ou à aucune des choses auxquelles elle pensait ces derniers temps. Elle se sentait totalement en accord avec la Syverell, suivant sa trajectoire et s’arrêtant quand elle s’arrêtait.

La belle brune fit soudain demi-tour pour se rapprocher d’elle et lui montrer d’un signe de tête une clairière. Magnifiques chevaux, robe blanche et dorée reflétant le soleil. C’est alors que l’un d’entre eux déploya ses ailes. Deux magnifiques ailes puissantes … Des Abraxans ! C’était bien ça ? Elle en avait déjà entendu parler en cours, mais c’était la première fois qu’elle en voyait en vrai. Ils étaient tellement beaux ! Gigantesques et majestueux … Elle avait presque envie de se poser pour les approcher de plus près. Glisser sa petite main dans la crinière de l’un des petits (seul qu’elle pourrait atteindre, malheureusement). Elle imaginait déjà la douceur de celle-ci, et de ses plumes … Elle hésita à en parler à son ainé pour avoir son avis sur le danger que pourrait représenter son entreprise.

Au moment où elle leva son regard vers ladite ainée, elle entendit un grand bruit venant de la clairière qu’elle venait de quitter du regard. Elle baissa alors de nouveau les yeux avec empressement pour voir un arbre écrasé au sol. Eh bien … Qu’est ce qui avait bien pu faire tomber un arbre comme ça ? En tout cas ça affola totalement les pauvres animaux qui avaient été dérangés dans leur routine. Et d’un seul coup, elle sentit du mouvement près d’elle. Tornade de couleurs sur un balai plus rapide que jamais. Laurae ? Mais où allait-elle comme ça ? Avait-elle été effrayée elle aussi par la chose qui avait déraciné le tronc d’arbre ? Non, ce n’était pas tout à fait ce qu’on aurait dit. D’un seul coup, sans signe avant-coureur, son balai se brisa et elle dégringola vers le sol. Incompréhension. Laissant la réflexion et les questions pour plus tard, Marjory se précipita vers elle pour essayer de la rattraper avant qu’elle ne touche terre, mais elle avait pris trop de distance en s’élançant. Elle suivit alors sa chute, à toute vitesse. Se frayant un passage dans les arbres abimés par le corps de l’ancienne Poufsouffle, elle sauta au sol plus qu’elle n’atterrit à côté du lieu de la chute. Ça lui sembla plutôt étrange, mais lorsqu’elle se précipita vers sa partenaire de vol, elle la trouva toujours en conscience. Etrange, mais néanmoins de bonne augure ! Elle était peut être blessée, mais au moins toujours en vie. Mais au moins toujours capable de faire réagir ses muscles, au moins certains d’entre eux. Se jetant à genoux à ses côtés, elle s’écria :

- Laurae ! Est-ce que ça va ?


Elle s’était fait mal aux genoux en se jetant à terre, salissant son pantalon. Mais peu lui importait pour l’instant. Pendant qu’elle prononçait la dernière phrase, elle posa la main au-dessus de son œil, endroit où elle saignait. Sortant sa baguette de la poche de sa veste, elle lança le sort de soin qui convenait.

- #Episkey !

La blessure se referma, laissant du sang encore humide sur son arcade. Elle inspecta alors le reste de son corps, vérifiant si elle avait d’autres blessures, superficielles ou surtout majeures. Elle n’avait rien de grave. Seulement quelques entailles dues à sa chute dans les arbres. Sort de soin, fermeture des plaies. Elle répéta ces gestes autant qu’il fut nécessaire. Finissant par ses mains, elle les prit entre les siennes, faisant par la-même tomber un gallion au sol. Qu’est-ce qu’il faisait dans sa main, celui-là ? Peut-être qu’il était tombé de sa poche et qu’elle l’avait ramassé. Enfin, peu importait. Elle avait fini d’examiner sa patiente d’un jour, et elle avait l’air d’aller plutôt bien. La brune aux yeux verts était vraiment résistante, ça, on ne pourrait jamais le lui enlever.
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Amy Shields
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Re: Les bois hurlants

Message par : Amy Shields, Mer 16 Mar 2016 - 21:16


Pétrit, pétrit, pétrit, stop ! Un petit ronronnement et un balancement de queue. C'est reparti. Pétrit, pétrit,... Raaaaah ! Mais ce chat ne s'arrêtait jamais ! Ca faisait une heure que le chaton gris était en train de pétrir à l'aide de ses petites pattes, la couverture sous laquelle Amy s'était glissée pour dormir un peu. Dormir, mouais c'était ce qu'elle avait prévu à la base. C'était sans compter sur Chartreux qui venait mettre son museau, ou plutôt ses poils là, pour réclamer des caresses ou autre calins. Ce chat était vraiment trop affectueux..


Ah ! Le petit chat tourna deux fois sur lui même avant de se coucher en boule, toujours tout ronronnant. Avec un peu de chance, il allait s'endormir et laisser sa maîtresse faire de même ou du moins essayer. Le sommeil.. voila bien un ami précieux qu'Amy avait perdu ces derniers temps.. Pourquoi était-il parti ? La jeune femme devait être trop anxieuse. Il faut dire que quelque chose ou plutôt quelqu'un n'arrêtait pas de la turlupiner. Et puis l'Ordre du Phénix, le Chaudron Baveur enfin bref, tout ça faisait qu'elle était devenue une boule de stress incontrôlable. Son ami allait sûrement revenir une fois qu'elle se serait calmée. Oui, sûrement, c'était logique. Ne plus penser à rien, là était la clé. Fermer les yeux, souffler, et se laisser bercer par le bruit du vent au dehors ou simplement par la délicieuse mélodie du silence. Se laisser emporter dans une mer de rêves et de songes dont on ne veut sortir. Se laisser porter par un petit nuage de bien-être et de détente. Se laisser brûler la cuisse par le feu d'un barbecue. Attend.. Quoi ??


La brunette ouvrit les yeux et se redressa en sursaut. Il y avait bien quelque chose qui lui brûlait la cuisse. Elle sortit de sa poche la petite pièce ronde dont elle avait presque oublié l'existence. Elle brillait. D'une couleur foncée.. Amy ne mit pas beaucoup de temps pour comprendre à quel membre de l'Ordre cette couleur appartenait. Laurae. Laurae était en danger ou du moins avait un problème. Sans faire attention au chat qui dormait, la jeune femme sauta de son lit brusquement, enfila ses chaussure et son long manteau noir pour sortir en hâte de la salle commune. Elle partit en courant vers le parc de Poudlard pour réussir à atteindre la limite du sortilège anti-transplanage. Une fois arrivée à destination, elle essaya de reprendre son souffle.


Pour transplaner, et éviter d'être désartibuler, il valait mieux qu'elle se calme. Se ramener chez sa compatriote avec un membre en moins n'allait pas l'aider, surtout si elle était accompagnée de mangemorts. Se battre avec un membre en moins, ou comment se faire arracher la tête en moins de deux secondes. Bref, il fallait qu'elle se concentre. Le Gallion serré dans son poing, Amy pensa fort. Laurae, Laurae, Laurae.. POP. Disparue.


Ce fut une odeur de feuilles mortes et d'humidité qui vint accueillir la jeune femme à son arrivée. Ou était elle ? Oh pas le temps, la première question était : Ou était sa compatriote ? La Poufsouffle se mit à marcher sur le sentier sur lequel elle était atterrit à la recherche de son amie. Ce fut un éclat de voix inconnu qui attira son attention. Elle se précipita vers la voix et trouva par terre, Laurae accompagnée d'une jolie petite blonde. Amy s'avança et s'agenouilla à côté de son amie en souriant gentiment à l'inconnue et en demandant d'une voix calme et douce.


- Excuse moi, que lui est-il arrivé ?


C'était très direct, mais bon, si elle s'était faite attaqué par un mage noir, il était peut-être toujours dans le coin. En tout cas, vu les yeux un peu vide de la grande brune, elle n'allait pas très bien. La Phénix posa une main sur l'épaule de son alliée.


- Tout va bien Laurae ?
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