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Les bois hurlants
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Amy Shields
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Re: Les bois hurlants

Message par : Amy Shields, Sam 24 Sep 2016 - 12:46


Autre bon point. Le ptit avait l'air vraiment intéressé. C'est sur que si on était pas intéressé, la formation pour devenir animagus n'allait pas fonctionné étant donné le temps qu'elle mettait. Du coup, énorme avantage pour Linwë qui sans le savoir, facilitait grandement son apprentissage. Bon concentrée Amy, qu'est ce qu'il te demandait ? Déjà, il savait ce que c'était qu'un fennec, ou à peu près du moins. Lorsqu'il demanda confirmation elle fit " oui " avec sa tête pour qu'il comprenne qu'il avait raison. Le garçon avait l'air hyper intéressé par la transformation. Ouais, c'est vrai que vois un animagus se transformer n'arrivait pas tous les jours. Non pas qu'elle se considérait comme exceptionnelle mais elle-même avait dût attendre très longtemps avant de voir une vraie transformation. N'empêche, ça faisait très plaisir à Amy de voir que le bout d'chou était aussi enjoué. Ca la motivait à l'aider.

Linwë continua sur sa lancée et posa alors une question. Mais pas n'importe laquelle. La question la plus longue qu'Amy ai jamais entendu de sa vie. Cette question était digne d'un examen avec pour seul commentaire : " vous avez 2h ". Nan mais elle comprenait la question hein, mais c'était tellement long qu'elle avait eu un peu de mal à suivre jusqu'au bout. Elle sourit cependant au jeune garçon et lui répondit après un petit temps de réflexion.

- Moi.. J'ai très vite été intéressée par cette forme de magie. Je trouve ça très intéressant de pouvoir se mettre dans la peau d'un animal.  Ca fait comprendre qu'ils ne passent pas leurs journées à dormir. Pour le comment on découvre son animal, on va bientôt y passer puisque tu vas toi-même tenter de le découvrir ! Je t'expliquerai juste après. Pour l'affinité que tu as avec le loup. C'est normal d'avoir un animal de préférence. C'est logique. Maintenant, il ne faut pas que tu ai peur de découvrir que le loup n'est pas ton animal. Si tu le redoutes ça va bloquer ton esprit et tu n'arriveras à rien. Ton réel animal ne doit pas être une honte pour toi. Moi j'aimais bien les oiseaux. Tu vois ou j'en suis maintenant ? Si tu t'obstines sur le loup, ça va vraiment bloquer ton apprentissage. N'aies surtout pas peur de découvrir qui tu es vraiment. Je t'assure ça fait un bien fou. Et puis, rien ne t'empêche d'encore aimer le loup. Ton animal te représente mais tu n'es pas obligé de ne plus aimer les autres bêbêtes !

Oula. Elle avait, beaucoup parlé. Enormément parlé. Avait-il suivi ? Aucune idée mais si pas, il le comprendrait lors de l'exercice. Maintenant, venait le moment le plus rigolo. Sa transformation. C'était tellement devenu un jeu que de se transformer qu'elle n'avait même plus besoin de méditer des heures avant. Ca faisait un énorme changement par rapport à avant et honnêtement, elle s'en délectait. Elle sourit au blondinet et lui dit sur un ton de défi.

- Prêt ?

Amy ferma les yeux. Bah oui, même avec l'habitude, la concentration restait la même. Bon, concentration : check. Maintenant, le laisser venir. Devenir lui. Se mettre dans sa peau. Etre ce fennec. Tout en restant toi dans le fond. De l'extérieur, le corps d'Amy rapetissit, ses oreilles grandirent et son nez devint très longs. Après plusieurs secondes, il ne resta plus qu'un petit fennec roux assit sur le pouf. Amy ouvrit ses grands yeux noirs et redressa ses grandes oreilles. D'un bond souple elle sauta du pouf qui était devenu vachement haut d'un coup pour aller se poster devant son apprenti. Le fennec lacha un jappement heureux. Elle sauta alors sur le coin du pouf de Linwë et s'assit à côté de lui près de son bras. Les oreilles du fennecs se tournaient dès qu'un bruit se faisait entendre. Un craquement, une feuille qui crisse, le vent,.. Tous ces stimulis étaient très intense pour le fennec. Mais avec le temps on s'y faisait. Amy regarda le Gryffondor et pencha la tête sur le côté pour signifier qu'elle l'écoutait. C'était rigolo de se montrer comme ça à un élève. Bizarre mais rigolo.
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Lïnwe Felagünd
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Re: Les bois hurlants

Message par : Lïnwe Felagünd, Dim 25 Sep 2016 - 11:47


Explication sucrée.
L'irlandais venait de poser une question à rallonge. Et pas une oreille. Le genre de question qu'apprécient les professeurs rien que pour la longueur. A savoir comment gagner des points en classe. Il comprit d'ailleurs bien assez vite que le loup ne serait probablement pas son animal totem. Enfin, quelque chose en lui voulait être un loup. Mais il ne saurait décrire cette sensation. Il était perdu comme un poète dans ses vers, ses vers emmenés là-haut par la lune. Dans tous les cas, il ne devait pas se focaliser sur une chose. Alors il se contenterait d'accepter son moi intérieur. Après tout, il était là pour comprendre la transformation et plus si affinité et non pas choisir son propre animal pour le style.

« Moi.. J'ai très vite été intéressée par cette forme de magie. Je trouve ça très intéressant de pouvoir se mettre dans la peau d'un animal.  Ca fait comprendre qu'ils ne passent pas leurs journées à dormir. Pour le comment on découvre son animal, on va bientôt y passer puisque tu vas toi-même tenter de le découvrir ! Je t'expliquerai juste après. Pour l'affinité que tu as avec le loup. C'est normal d'avoir un animal de préférence. C'est logique. Maintenant, il ne faut pas que tu ai peur de découvrir que le loup n'est pas ton animal. Si tu le redoutes ça va bloquer ton esprit et tu n'arriveras à rien. Ton réel animal ne doit pas être une honte pour toi. Moi j'aimais bien les oiseaux. Tu vois ou j'en suis maintenant ? Si tu t'obstines sur le loup, ça va vraiment bloquer ton apprentissage. N'aies surtout pas peur de découvrir qui tu es vraiment. Je t'assure ça fait un bien fou. Et puis, rien ne t'empêche d'encore aimer le loup. Ton animal te représente mais tu n'es pas obligé de ne plus aimer les autres bêbêtes ! » finit-elle par balancer. C'était ce qu'on pouvait appeler une réponse à la hauteur de sa demande. Il captait toutes les informations et les rangeait bien précieusement comme un apothicaire dans son bordel. Méditez sur le sujet. Vous avez quatre heures.

Transformation délicieuse d'un fennec malicieux.
La sorcière avait d'abord commencé par fermer les yeux. On se serait cru en cours de Divination. Cours de type : on ferme les yeux pour réfléchir. Traduction étudiante : on ferme les yeux pour dormir. Captain Obvious en action. De toute manière, il suffisait d'avoir un taux d'imagination assez élevé pour gratter des points. Alors à quoi bon s'inventer un troisième œil quand on ne peut en avoir ?

Elle, en avait eu forcément pour transformer ses oreilles, son nez, son visage, sa taille... C'était une véritable métamorphose qu'il avait sous les yeux. Comme peut le faire le peintre et ses pinceaux sur une toile défrichée. Le poète et sa plume décrivant un objet vulgaire. Le musicien et son oreille avec trois notes.

Tomber des nues. Tombée de nue.
L'apprenti avait gardé son bout de gâteau en l'air pendant tout ce temps. Et il ne le mangea plus de toute la rencontre. « Wahooo... » fit-il en reposant le biscuit sur la table.

« Fascinant. J'imagine qu'on ne peut pas parler en étant un animal... Mais quand tu reviendras en Amy j'ai... Mer** je sais plus ce que je voulais dire. », il n'osait pas caresser le renard. Car au final, c'était une Amy sauvage qui était là devant lui, accroupie à même le pouf. Et... cela pouvait être gênant de caresser une femme qui avait dix de plus que lui... Alors il préférait la toucher du regard. Il arrivait même à penser qu'un jour il avait dorloté un humain sous sa forme animale.

« Ha oui voilà. » reprit-il en retrouvant le fil de sa pensée. Pas facile quand il y en a une centaine qui se chevauche pour une seule idée. « C'est comme le principe de métamorphose ? Tu dois imaginer les parties du corps de ton animal pour te transformer ? Tu pourrais me raconter les étapes de ta transformation... ? » Et il restait là. A la regarder. Il était émerveillé par cette métamorphose humaine. Animale.
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Re: Les bois hurlants

Message par : Amy Shields, Lun 3 Oct 2016 - 16:57


Un bruit. Une oreille qui se tourne. Un craquement. La tête qui se tourne complètement. Foutu instinct d'animal. Bien qu'elle restait elle même au fond, l'instinct de l'animal restait intact. C'est donc très naturellement que le fennec se raidit lorsqu'il apperçu le moineau qui sautillait sur le sol sec. Même si Amy avait très bien entendu les questions de Linwe, le petit renard sauta du pouf et atterrit sans bruit sur la terre. D'un mouvement vif et silencieux, l'animal se plaqua au sol pour observer le moineau. Mouais, il est vrai que la fourrure crème et rousse du Fennec passait beaucoup mieux dans le désert que dans les bois question camouflage. Maaaaais, l'oiseau n'avait pas l'air si dérangé que ça. A pas feutrés, le canidé s'avança sans que le volatile ne bronche. Une fois suffisamment près du petit machin violent la fennec bondit. Pas assez rapide, puisque il manqua l'aile de près et la proie s'envola avec un cris de mécontentement. C'était un échec. Dommage. Enfin en même temps, vu l'esprit humain qui était à l'intérieur, le fennec avait des chances en moins de chasser correctement. Amy se releva et trottina jusqu'à son pouf et s'assit avant de se lècher une patte. Aaaaargh ! Ca aussi c'était dégeu ! Allez, remets toi en humaine ! En quelques secondes la jeune femme brune fut de nouveau devant son apprenti. Elle lui sourit et faisant un clin d'oeil.

- Tu viens d'assister à ce qu'on appelle un échec cuisant en matière de chasse.

Nouveau sourire avant de mettre son index devant ses lèvres pour lui intimer de ne rien dire. La jeune fille reprit sa tasse de thé et but une gorgée avant de répondre à toutes ses questions.

- C'est effectivement une partie de la transformation. Tu dois t'imaginer toutes les particularités physique de ton animal. Mais aussi les parties mentales. L'ouïe, la vue, le gout,.. Vraiment tout. C'est très troublant de s'imaginer avec des poils mais c'est vraiment ça !

Nouveau sourire naturel, comme d'habitude. Pourquoi être superficielle ? Autant qu'il voit ce qu'elle était vraiment, elle n'allait pas jouer la fille sérieuse et parfaite. De toute façon c'était rapé il venait d'assister à un échec de chasse. Mais honnêtement elle s'en fichait. Elle était très bien avec ses échecs et ses réussites.

- Pour ma transformation, une chose de capitale mais de très difficile au début, c'est faire le vide dans ta tête. Faire abstraction de tout : Les bruits, les odeurs, vraiment tout. Moi avec le temps j'ai facile, mais au début j'ai eu beaucoup de mal. Une fois que le vide est fait, normalement l'animal apparait. C'est à ce moment que tu dois se mettre à sa place. Tout imaginer de lui. Je pense que, c'est à ce moment là que physiquement on se transforme. Quand à savoir quand c'est fini, c'est instinctif. Tu le sauras. Ca va tu as compris ? Désolée je suis très brouillonne !

Le rose qui monte un peu aux joues à cause de la gène. Bof, au moins elle assumait complètement ! Elle croqua un morceau de biscuit qu'elle mâcha en regardant le jeune garçon qui se tenait devant elle. Trop mi... NON. Stop avec ça. On a compris. Bref, bref. Réfléchis.

- Ca te dirais d'essayer ? Ne t'enflamme pas, tu n'arriveras pas à te transformer mais, tu pourras peut-être réussir à voir ton animal. Pour ça tu dois juste faire comme j'ai dit, abstraction de tout. Ta tête doit être vide. Si tu es gêné je peux me prêter à l'exercice aussi. Ca te dis ?
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Re: Les bois hurlants

Message par : Lïnwe Felagünd, Ven 21 Oct 2016 - 1:35


Mes excuses pour ce retard...
Hésite pas à me demander mon LA ou voir en PV pour la suite (:


La Belle ou la Bête ?
Bête. Evidemment, il ne fallait guère s'attendre à ce que le fennec lui parle comme un humain. Mais cela ne lui importait que trop peu. Il restait fascinait — comme un enfant devant son dessin animé — devant cette métamorphose des plus douces qui soit. Une fleur. Un camélia rouge qui se fend par ce vent matinal. Cette robe rouge qui prétend à devenir princesse. Maîtresse. Rien au monde ne l'avait plus fasciné qu'aujourd'hui. Pas même les loups. Aujourd'hui était un nouveau jour, au sens large. Une naissance qui ne se consumerait point après avoir offert le reflet de son éclat.

Amy était-elle Belle ou Bête ? Elle semblait être peut-être plus proche de cette mademoiselle qui fait tomber des nues de soie sur l'herbe du soir. « Tu viens d'assister à ce qu'on appelle un échec cuisant en matière de chasse. » dit-elle après avoir raté sa proie. Belle.

Et le papillon se pose et écoute cette conversation virtuose.
La sorcière lui intima de ne pas faire de commentaire mesquin. C'était comme si elle connaissait déjà son comportement. Ayant passé du temps avec des jeunes adolescents de son âge. Comme s'il était déjà fiché, quelque part. Sur une feuille. Avec des chiffres, des mots. Un numéro d'édition. De série. De prisonnier. Elle but une gorgée pour hydrater sa bouche de satin où mûrie cette vague démentielle qu'on appelle son. Echo dans sa grotte buccale.

« C'est effectivement une partie de la transformation. » commença-t-elle. « Tu dois t'imaginer toutes les particularités physique de ton animal. Mais aussi les parties mentales. L'ouïe, la vue, le gout,.. Vraiment tout. C'est très troublant de s'imaginer avec des poils mais c'est vraiment ça ! » Lïnwe resta là un instant sans rien dire. Les yeux étrangement plus ouverts qu'à l'ordinaire. Temps suspendu aux arbres. Papillon qui brille sur la table. Il ne bouge plus. En fait, il ne s'attendait pas à ce que se soit aussi profond. Puiser dans son âme. Dans les abysses de son cœur. Torpeur d'ailleurs.

Suite de danses.
Prélude non mesuré dans cette clairière éclairée par la nature. Dame. Fertilité ondoyante. Cocon lumineux où baignent deux bébés. « Pour ma transformation » expliqua-t-elle, « une chose de capitale mais de très difficile au début, c'est faire le vide dans ta tête. Faire abstraction de tout : Les bruits, les odeurs, vraiment tout. Moi avec le temps j'ai facile, mais au début j'ai eu beaucoup de mal. Une fois que le vide est fait, normalement l'animal apparait. C'est à ce moment que tu dois se mettre à sa place. Tout imaginer de lui. Je pense que, c'est à ce moment là que physiquement on se transforme. Quand à savoir quand c'est fini, c'est instinctif. Tu le sauras. Ca va tu as compris ? Désolée je suis très brouillonne ! » Il n'avait pas peur pour cette première étape. Faisant le vide tous les jours. Rituel thérapeutique. Eau chaude. Vapeur. Savon mauve. Bonheur.

Le problème, c'est qu'il n'avait jamais vu d'animal en faisant le vide. La Courante. Ou peut-être avait-il trop de violette ? Fleur lui chatouillant paresseusement les narines. Comme ce papillon qui ne semble pas s'agiter. Il fait une pause après un long voyage. Faute d'accélération cardiaque. Démesurée.

« Oui, je pense avoir compris. Même si ça me paraît un peu abstrait vu comme ça. Pour ce qui est de faire le vide, ce n'est pas un problème particulier. Je.. je le fais tous les jours en fait. Mais je n'ai jamais vu d'animal dans mon esprit. Je n'ai jamais prêté qu'attention aux bruits. C'est euh... compliqué de ne plus ressentir de goût ou d'odeur non... ?... » Enfin il sait pas. Enfin peut-être. Il ne sait pas sur quel pied danser. Jongler. Sur cette passacaille. Ou ce menuet.

Elle aussi pouvait changer de couleur. Comme si le peintre écrasait ce papillon sur sa toile. Donnant une couleur peu commune sur les joues de sa muse brune. Odeur de prune. Comme cet artiste. Elle propose. Elle essaie. Teinte le grain de la toile. File l'araignée sur le bois. Se prête aussi à l'exercice. « Oui je veux bien ! »

Ferme les yeux.
Ce gâteau.
Ne doit plus avoir de goût.

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Re: Les bois hurlants

Message par : Amy Shields, Jeu 10 Nov 2016 - 15:36


Il voulait tenter. Ca c'était bien ! Il n'avait pas peur de se lancer. Très bon point. Parce que mine de rien, il fallait pas mal de courage pour entamer ce genre de formation. Ok rien ne l'empêchait de continuer, mais l'animagie était une forme de magie assez longue à travailler. Elle tirait donc son chapeau au blondinet. Alors comme ça, il avait l'habitude de faire le vide ? Intéressant. Honnêtement il ne lui serait jamais venu à l'idée de faire le vide juste pour le plaisir, elle qui pensait toujours à quelque chose. Mais elle comprenait parfaitement le fait que certaines personnes avaient besoin de faire le vide pour se sentir bien et pour se ressourcer. Donc pourquoi pas. Amy regarda le Gryffondor fermer les yeux. La jeune femme s'assit en tailleur sur son pouf et l'observa quelques instants, décidant de lui donner quand même quelques consignes pour que ça se passe au mieux. D'une voix douce et calme, elle dicta lentement.

- Concentre que sur ton toi intérieur. Plus rien ne doit te perturber. Ni odeur ni bruit. Même moi tu ne dois plus sentir ma présence. Je ne suis pas là.

Avec un peu de chance, je garçon n'entendait déjà plus ce qu'elle racontait. Et c'était parfait. Amy décida de faire l'exercice en même temps que son protégé. Elle ferma les yeux et fit abstraction. Comme d'habitude, les animaux représentant son caractère défilèrent, comme de vieux amis. Avec le temps, elle avait appris à connaitre par coeur la moindre parcelle de leur corps. Elle les connaissait par coeur. Le cheval, le loup, le geais,.. Tous étaient là. C'était presque devenu habituel. Puis, lorsque tous furent passés, une forme se dessina derrière ses paupière. Un petit animal. De grandes oreilles, une longe queue, des yeux noirs et perçant et un pelage roux et crème. Le petit Fennec se baladait tranquillement dans sa tête. Par réflexe, Amy commença à s'imaginer comme lui. Oups non. Pas maintenant. Ce n'était pas du tout le moment ! Elle devait rester concentrée sur son élève. Il était peut-être temps de voir si il était réveillé d'ailleurs. Dès que cette pensée effleura son esprit, le petit renard disparut et Amy rouvrit les yeux. Linwe n'avait pas l'air réveillé. Ce n'est pas pour autant qu'elle bougea. La première connexion avec le totem était fragile. Un bruit et s'en était fini. La jeune femme se contenta donc de l'observer sans bruit, une légère brise venant faire voleter leurs cheveux à tous les deux. Puis d'un coup, le rouge et or se réveilla dans un sursaut assez violent. Amy eu la même réaction. Elle sourit cependant à son élève pour le calmer.

- Alors ? Tu as réussi ? Qu'as tu vu ? Dis moi tout !

Nouveau sourire gentil. Ouais ouais elle était curieuse. Mais là ce n'était pas de la mauvaise curiosité ! Loin de là.
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Re: Les bois hurlants

Message par : Lïnwe Felagünd, Mar 6 Déc 2016 - 18:14


Désolé du retard, j'espère que tu ne m'en voudras pas. ):



Persistance de la mémoire.
Il voit le gâteau s'évanouir. Il voit le thé s'épanouir. Il voit la lumière s'en aller à mesure que ses yeux se ferment. Ils se ferment comme ceux d'un bébé bercé par la voix de sa mère. Une voix semblable à celle d'Amy Shields qu'elle laisse entendre doucement : « Concentre-toi que sur ton toi intérieur. Plus rien ne doit te perturber. Ni odeur ni bruit. Même moi tu ne dois plus sentir ma présence. Je ne suis pas là. » Ainsi, l'environnement se dérobe tout autour de lui. Les grands arbres se dissipent et disparaissent en un dernier regard. Un dernier instant. Puis... le néant. Un voile noir qu'on pose sur sa tête. Les paupières sont closes. Les paupières sont closes. La vue est faite par la nature. Et l'enfant la garde, se cachant les yeux. Les paupières sont closes. Il ne voit plus. Mais il aperçoit des formes. Son esprit a répertorié les objets ici présents. Il s'imagine assis sur le pouf. Il s'imagine sa tutrice. Il s'imagine l'oiseau qui chante sur la table. Le vent qui agite les arbres et les feuilles qui tombent. Tout, absolument tout ce que sa mémoire a enregistré consciemment on inconsciemment durant ces dernières secondes.

Abstraction du réel.
L'odeur est une difficulté supplémentaire encore. Un mélange de terre sucrée et de gâteau qu'il faut neutraliser. Enfermer dans une bulle. de savon sans aucun parfum. Une boîte. Délaisser le froid saisonnier en un soupir. Respirer profondément. Un travail extrêmement complexe qu'il doit ici réaliser. L'appréhension de ne pas connaître le déroulement des choses. L'excitation d'apprendre sa nouvelle identité. Qui est-il ? Qui est ce démon-animal ? L'atteignent.

Trop de questions. Trop d'émotions.
Les mettre dans un sac. Un sac sans odeur et sans bruit.
Tous les sens découpés en morceaux.

Des planches à dessin plein la tête.
Une forme se dessine devant moi. J'ouvre mes yeux mais ils sont déjà grands ouverts dans mon esprit. Quelqu'un s'approche de là. On dirait un petit oiseau aux plumes jaunes. Un bec ambré. Une démarche gauche et des pattes palmées. C'est un poussin ! Un poussin qui cherche sa mère dans ce brouillard uni. Seule couleur éclatante qui ressort sur ce rideau obscur aux effets narcotiques. Je m'approche de l'animal. Est-ce donc lui ? Est-ce donc moi ? La mer m'empêche de voir. Et je me noie. Le poussin semble me suivre. Mais quelque chose de beaucoup plus gros s'approche de nous !

Je me retourne et le poussin s'évapore dans un dernier souffle. Ce qui nous a suivi l'a mangé et la créature se dresse devant moi désormais. Elle est énorme. J'ai peur ! Je ne pensais pas mourir comme ça. Sous les couteaux acérés d'un monstre. Vais-je souffrir ? L'ombre s'échappe du prédateur. Dévoilant une longue crinière et des yeux jaunes. Le lion blanc, car c'est un lion albinos, rugit avant de disparaître lui aussi. Je me retrouve seul dans le noir. Sans poussin pour me guider. Sans lion pour me protéger.

La voie vers l'accomplissement est longue. Très longue. Je ne vois pas de marches. Où sont les étoiles ? Où sont les enfants ? Les feuilles mortes qui jonchent la terre encore mouillée de la forêt ? Des formes indistinctes et trop sombres pour que l’œil humain identifie ce que c'est, se haussent soudainement devant moi. Comme si des plantes magiques sortaient du sol pour toucher le ciel absent. Le néant s'ouvre encore plus sous mes pieds mais j'ai l'impression de flotter.                            CRAC. Une branche se casse sous le poids d'une patte. Le bruit vient de derrière moi ! C'est une biche... ou non. Je vois des bois. C'est un cerf... ou un chevreuil. Oui, un chevreuil. Il semble mieux se dessiner. L'esquisse est plus propre et le contour plus net. Je peux voir la vie pétiller dans ses pupilles. Je n'ai jamais vu quelque chose de semblable. Je veux m'en approcher mais je n'ose pas. Est-ce une nouvelle illusion ? Pour me berner encore plus ? Quelque chose me retient, je ne puis avancer.

Soudain, j'entends un chant au-dessus de ma tête. Et l'animal à la pureté sans pareil prend feu du haut de ses bois. C'est un oiseau. Un oiseau parmi les flammes. Le phénix se tient là. Tandis que le chevreuil s'évapore. Le volatile aux flammes laissent couler sa larme dans le creux de ma main. Mais dès que je le caresse, le phénix prend feu. Il n'est plus que cendres. Je ne voulais pas ! Je ne voulais pas lui faire de mal... Je me retrouve seul dans le noir. Sans poussin pour me guider. Sans lion pour me protéger. Sans chevreuil pour m'apaiser. Sans phénix pour me réchauffer.

Une voix attire mon attention. On dirait une chanson. Mais je ne sais pas d'où elle vient. Je ne peux m'orienter dans ce noir complet. Je ne puis m'y repérer mais quelque chose clignote à ma droite. Ce n'est pas le poussin qui est là. C'est une lumière. Une lumière qui prend racine dans un trou. Un terrier. Home Sweet Home. Et voilà que l'abri m'agresse et m'attaque. Je tombe à la renverse. Une forme blanche sur moi. Je peux sentir ses pattes m'appuyer sur le ventre. C'est un renard des neiges aux reflets roux si j'en juge par sa couleur. Un renard venu du nord. Ou un loup. Un renard ? Ou un loup ? Quelques lignes sont déformées. C'est un loup avec une queue de renard. Et plus petit qu'un loup. Il ne cesse de changer de forme. Il devient plus grand. Son visage vibre avant de perdre quelques centimètres. Et sa taille augmente de nouveau.

Il saute par-dessus mon corps et je le rejoins derrière un tronc d'arbre brisé. Je n'ai pas vu son visage encore. Je n'ai pas vu son regard plonger dans le mien comme celui du chevreuil. Il se retourne délicatement, comme s'il m'avait entendu. Et ses yeux sont gris. Verts. Bleus aux points jaunes. Les... les mêmes que... J'ai l'impression de revivre cette scène. J'ai cette étrange impression de l'avoir déjà vécue. Était-il dans un rêve ? Était-il dans cette forêt ? Oui. Autrefois, je l'ai vu. Il m'a vu. Je l'ai caressé. Parce qu'il s'est laissé caresser. Et j'y ai laissé quelques blessures aux côtes. Je suis venu à lui. Et aujourd'hui, il vient à moi.

Son profil devient aussi réel que mon esprit est irréel. Le renard grandit. Grandit. Grandit. Son museau s'effile. Sa queue s'assouplit et sa gueule plus importante. Il lâche un hurlement. Lui aussi est-il excité de me connaître ? C'est un loup. Un loup des neiges. Son pelage est plus argenté que roux maintenant. Le loup. Aussi frais que l'hiver. Aussi doux qu'un flocon. Est aussi dangereux qu'un pique de glace.

Je l'ai trouvé.
C'est lui.
Je l'ai trouvé.

AHOUUUUUUU. Voilà qu'il m'attaque de nouveau ! Je sens ses crocs me saisir la jambe et ses griffes mes côtes. Mais je n'ai pas mal... C'est-


Le peintre est parti.
« Alors ? Tu as réussi ? Qu'as tu vu ? Dis moi tout ! » lui demanda Amy en souriant. Il manqua de tomber de la banquette et ce n'est qu'à ce moment là qu'il réalisa qu'on lui parlait. L'apprenti clignait encore des yeux face à ce trop plein de lumière. Il resta là un instant sans rien dire. Fixant le gâteau devant lui. Cerise. Il était à la cerise.

« Je l'ai trouvé. » fit-il en regardant la jeune femme avant d'étirer un sourire. « C'est un loup des neiges. »


Dernière édition par Lïnwe Felagünd le Ven 20 Jan 2017 - 15:35, édité 1 fois
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Re: Les bois hurlants

Message par : Amy Shields, Ven 20 Jan 2017 - 14:31


Une secousse. Un tremblement. Une crispation. Tant de choses que Amy connaissait. Son " apprenti " avait des mimiques que seul un animagus pouvait reconnaitre. Les mimiques de quelqu'un profondément enfouit dans son rêve, dans son soi intérieur. Elle même avait tremblé, grincer des dents avant de trouver ce qu'elle cherchait. Vécu maintenant passé, ce souvenir pourtant pas si agréable que ça, devenait un souvenir bon et plein d'excitation. Voir son animal totem pour la première fois, c'était toujours quelque chose d'incroyable. La brunette s'étaient à l'époque, empressée de prévenir une de ses amie lorsqu'elle avait rencontré son animal. Animal qui depuis, avait changé. Il était toujours dans ses visions, net et très proche. Mais le petit renard qu'elle était avait pris le dessus sur l'oiseau qu'elle avait été. La jeune femme était donc l'exemple même que l'animal pouvait changer un quelques années voir quelques mois. Elle sourit donc lorsque le blondinet lui dit qu'il avait pu apercevoir un loup. Pas étonnant, si il avait une certaine affinité avec l'animal, son esprit pouvait très bien s'apparenté au canidé. Il n'empêche, elle se redressa et lui sourit avant de répondre.

- Je te félicite. Y arriver du premier coup c'est vraiment bien. Moi même je n'ai pas réussi la première fois ! Mais tu es sur que ton " rêve " était fini ?

Bah quoi ? On était jamais sûrs hein. Non parce que se réveiller en plein milieu ça arrivait tout le temps. Simple bruit ou odeur qui vient détourner l'attention et hop, le rêve est fini. Elle ne pouvait donc être sure là dessus puisqu'elle n'était pas encore dans la tête des gens et encore moins de Lïnwe. Pas encore. Elle posait donc juste la question pour être sure.

- D'ailleurs, je suis sure que tu dois être heureux d'avoir un loup, mais je tiens à te prévenir, que l'animal totem peut changer. Tout comme toi tu changes. En grandissant comme en vivant d'autres choses qu'ordinaire. Ne t'étonne donc pas si un jour tu croise un autre animal. Je sais ce que c'est je l'ai vécu ! Ce ne sera peut-être pas le cas pour toi, mais je tiens à te mettre au courant, éviter que tu ne sois déçu ou surpris. Même si ça surprend toujours un peu.

Nouveau sourire gentil. Olala elle faisait très pro. Pas du tout Amy en fait. D'un geste lent elle prit un biscuit qu'elle mit entre ses dents et en proposa un au Gryffondor. Evitant de parler pour ne pas lui cracher dessus. Bonjour la relation après ça.
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Re: Les bois hurlants

Message par : Lïnwe Felagünd, Sam 28 Jan 2017 - 18:44


Une feuille pas comme les autres qui s'écrase contre le bois.
Tel un rêve énigmatique qu'on oublie au levé. Le rideau tiré à la volée et une imagination qui prend la fuite dans la poussière. Lïnwe avait vu pour la première fois son loup. Rien qu'à lui. Rien que pour lui. Était-il inspiré de cette ancienne réalité ? Ou était-ce plutôt la réalité qui était influencée par son esprit ?

« Je te félicite. Y arriver du premier coup c'est vraiment bien. Moi même je n'ai pas réussi la première fois ! Mais tu es sur que ton rêve était fini ? » lui dit Amy, prenant une bonne gorgée de précautions. Guérisseuse plus que défaitiste. Le Gryffondor allait répondre, mais soudain c'est une feuille morte qui craque une dernière fois contre le bois.
Crac.

Crac.

Regard surpris, comme s'il ne comprenait pas. Comme s'il avait loupé quelque chose. Un élément important. Impossible à voir, à tenir, à saisir. Mais juste là, sous sa patte.

Introspection opportune.
Hmm... Bonne question, Miss Obvious.
Euu...
C'est vrai quoi. Alors, c'était le loup ? Moi je dirai que c'était le loup.
Moui. T'as sûrement raison. T'as tout vu comme moi ?
Bah ouais, t'as un problème ?


Négation de la tête. Il réfléchit encore un instant.
Trois secondes de
doute.

Puis se décide enfin. Se décide à profiter de quelques secondes encore.
« D'ailleurs, je suis sure que tu dois être heureux d'avoir un loup, mais je tiens à te prévenir, que l'animal totem peut changer. Tout comme toi tu changes. En grandissant comme en vivant d'autres choses qu'ordinaire. Ne t'étonne donc pas si un jour tu croise un autre animal. Je sais ce que c'est je l'ai vécu ! Ce ne sera peut-être pas le cas pour toi, mais je tiens à te mettre au courant, éviter que tu ne sois déçu ou surpris. Même si ça surprend toujours un peu. »

Quinze secondes de gagnées.
« Euuw... je ne sais pas. Je pense que oui, c'était bien le dernier animal. J'en ai vu plusieurs. Celui-ci était le dernier de leurs transformations. C'est comme si ils laissaient place à tour de rôle. Et le dernier et le plus important, c'était le loup. Enfin... Oui c'est bien ça. »

Tentation du réel.
Son nouveau guide lui proposa un biscuit qu'il prit avec politesse. Recensant encore sa transe méditative.
Le gâteau tangue vers ses lèvres. Horizon vermeil.
Frôlement puis délaissement.
Frôlement puis délaissement.

« Qu'est-ce que tu étais, avant de devenir... fennec ? Comment ça se passe, faut tout refaire à zéro ? Réapprendre à vivre sous une nouvelle forme... » finit-il par articuler en mangeant d'une traite le gâteau. Le goût du réel. Le goût du réel. Expansion vers les cieux non célestes. Descente vers les eaux non sacrées. Le goût du réel.



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Re: Les bois hurlants

Message par : Amy Shields, Mar 28 Mar 2017 - 13:38


Un loup donc. C'était fort plausible. De ce qu'Amy connaissait du garçon, ça lui allait très bien. Mais comme elle lui avait dit, il ne fallait pas s'étonner si ça changeait quand il grandirait. Elle lui sourit, amusée d'entendre comment il avait vécu la chose. C'était assez différent d'une personne à l'autre en fait. Certains pouvaient vivre ça très mal et d'autre très bien. Le vivre mal oui. Car dans certains cas, l'animagus pouvait être source de peur et d'angoisse. Il pouvait représenté quelque chose de particulier pour le sorcier et par conséquent l'effrayer. Mais ça n'avait pas l'air d'être le cas avec Linwe cette fois ci. Même si il ne le montrait pas clairement, il avait l'air d'avoir bien vécu la chose. Et c'était tant mieux. La brunette se voyait mal en train de le rassurer parce que les animaux lui avaient fait peur. Elle était donc heureuse qu'il soit bien. Elle lacha un petit rire en entendant sa question. Il avait l'air assez pro dans ce qu'il disait. Elle lui répondit donc enjouée.

- Au départ j'étais un Colibri. Mais j'étais jeune. Le colibri est resté pas mal de temps à vrai dire. Jusqu'à ce que mon vécu fasse qu'il cède la place à un autre. Il faut avouer que c'est déroutant. J'avais mis beaucoup de temps à apprivoiser l'oiseau. A m'imaginer comme lui. Et puis du jour au lendemain il s'efface, comme un souvenir. Il a laissé sa place à un animal que je ne connaissais pratiquement pas pour être honnête. Il a fallut que je le dompte comme j'avait dompter l'oiseau. Long travail mais comme je l'avais déjà fait avant, ça a pris moins de temps qu'avec le Colibri. Après m'être adaptée, je me suis rendue compte que le canidé convenait plus à ma personnalité. Normal tu vas me dire. Mais du coup, maintenant quand je ne le sens plus, c'est limite si je panique pas. Il fait partie de moi et.. voilà.

Nouveau rire amusé mais gêné en même temps. L'animagus, c'était quelque chose qui se sentait. Le fennec, il n'étais jamais vraiment parti, toujours là, en arrière fond. C'est ce qu'elle voulait dire par là, quand elle ne le sentait plus proche d'elle, elle paniquait presque. Comme si il manquait un repère. Une partie d'elle même. C'était bizarre à expliquer. Pour certains, ça pouvait être un trouble de personnalité, mais pas du tout. Le Fennec était quelque chose à part entière. Rien à voir avec une personnalité. Enfin bref, si elle continuait, le lecteur allait vite finir à s'endormir (hum hum). Soupir. Elle leva les yeux vers le ciel, presque entièrement caché par les branches des arbres. S'affaissant dans son pouf, elle finit par regarder le Gryffondor pour lui sourire gentiment.

- Maintenant, il ne te reste plus qu'à beaucoup t'entrainer pour réussir à dompter ton animal. Et ça malheureusement, je ne peux pas le faire à ta place. Il faut de la patience. Mais vu ton tempérament, je suis sure que tu vas réussir sans aucun problème. Et moi je serai là pour toi. Si tu as des questions, doutes, expériences,.. N'hésite pas à m'envoyer ton hibou. Tiens d'ailleurs, tu en as encore des questions ?

Amy ne voulait surtout pas couper court à leur rencontre, mais elle ne voulait pas que le garçon se fasse engurilander si il rentrait trop tard au château. Elle connaissait assez bien les règles que pour savoir qu'ils étaient strictes là dessus.
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Re: Les bois hurlants

Message par : Lïnwe Felagünd, Sam 8 Avr 2017 - 0:20


Autoportrait du passé.
Lïnwe restait assis-là, à écouter sa nouvelle tutrice. Mentor d'un soir éphémère de la brise légère, il ne savait si leur relation résisterait. Mais elle l'invitait à la recontacter, sait-on jamais ? Il pouvait encore rester à l'écouter. A l'écouter. A l'écouter des heures entières au fond du nid. A l'ombre d'un tilleul ou d'un épicéa. Le vent fleurant les joues. Le silence régnant un instant sur le chant des oiseaux qui annoncent le soir et la lune. Et la mélodie le son de sa voix qui s'enchaîne de sitôt.

Le ton qui mord la nostalgie. Douceur et volupté qui s'échappent d'un fil sur les lèvres rouges. Le regard ailleurs. Les sens engourdis par la torpeur qui nous ramène au passé. A l'ombre d'un tilleul ou d'un épicéa. Sur une place de quartier, un rêve abandonné. « Au départ j'étais un Colibri. Mais j'étais jeune. Le colibri est resté pas mal de temps à vrai dire. Jusqu'à ce que mon vécu fasse qu'il cède la place à un autre. Il faut avouer que c'est déroutant. J'avais mis beaucoup de temps à apprivoiser l'oiseau. A m'imaginer comme lui. Et puis du jour au lendemain il s'efface, comme un souvenir. » [...] un discours qui prend fin sur les bords de la falaise flottante au-dessus des rives et des bribes de mots dans la mer béante écrasante, au loin, l'horizon vermeil.

Une vérité écrasante au soleil. Plénitude. Quelle plénitude. Que de se savoir libre pour un futur encore douteux.
Plénitude. Quelle plénitude.
Quelle plénitude...

Conseil prémonitoire.
Quelques rires instantanés qui plaisent au gamin. Cette sorcière est loin d'être fausse. Masque fondu dans le recoin de la cave. C'est une bonne chose que lui n'a pas. « Maintenant, il ne te reste plus qu'à beaucoup t'entrainer pour réussir à dompter ton animal. Et ça malheureusement, je ne peux pas le faire à ta place. Il faut de la patience. Mais vu ton tempérament, je suis sure que tu vas réussir sans aucun problème. Et moi je serai là pour toi. Si tu as des questions, doutes, expériences,.. N'hésite pas à m'envoyer ton hibou. Tiens d'ailleurs, tu en as encore des questions ? » lui demanda-t-elle une dernière fois alors que le sang-mêlé se levait.

Une tâche de peinture.
Dernière pâture peinte à même le mur de Pré-au-Lard. Il avait encore une dernière requête... une dernière question. Qui soudain, l'avait fait hésiter. « Merci pour tout. J'ai effectivement... une dernière question. Comment on fait pour le dompter ? » lui n'était pas à même le fait d'accepter cela. Il l'était, pour sûr. Il était dompté. Par un être invisible. Une pensée. Un marionnettiste caché quelque part dans l'ombre de ses cheveux. Mais il ne le savait pas. Ne le pensait pas. Ne le voulait pas. Loin l'idée d'abandonner toute platitude de la vie bornée par le désir de survivre dans un espace-temps continu. Roue archaïque de vieille charrue bordélique. Antique.

Un dernier mouvement sur le côté
Un dernier mouvement, le pilier puis l'attente
Et le devoir de reprendre sa route
Après avoir seulement offert cette
tâche de peinture aux nues de cette nature.
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Re: Les bois hurlants

Message par : Amy Shields, Jeu 27 Avr 2017 - 18:29


Pas trop de réaction de sa part. Etait-il tout le temps comme ça ? Non non ce n'était pas du tout péjoratif comme question, juste que, totalement à l'opposer de lui, certains élèves n'arrivaient pas à cacher ce qui les animaient sur le moment. Lui était plutôt réservé en fait. Adorable et gentil, mais ne laissait rien paraître. Il y avait juste son regard, qui trahissait quelque peu ce qu'il pensait. Mais c'était quand même déroutant d'être face à quelqu'un d'aussi jeune qui parvenait à garder ses émotions pour lui. Admiration. Enfin bref.

Un côté qu'elle aimait bien chez lui était qu'il était resté toujours attentif depuis le début. Certes il l'avait appelée et par conséquent il ne pouvait pas trop refuser ses explications, mais en même temps rester attentif plus d'une heure, pour un adolescent, ça relevait presque de l'exploit. Elle même se souvenait avoir galéré pour rester attentive plus de deux heures de cours d'affilé. Enfin soit, elle appréciait grandement l'effort fourni par le blondinet. Mais fallait qu'elle se concentre sur sa question. Question assez délicate puisqu'il n'y avait pas vraiment de " truc ".  Réflexion intense. Quelques secondes avant de pouvoir répondre.

- Pour dompter ton animal, tu dois d'abord l'accepter. C'est quelque chose pas super facile en fait. Même si l'animal ne déplait pas, il faut te faire au fait que c'est lui que tu es au fond de toi. Une fois que tu as fait ça, un grand pas est déjà fait. Ensuite tu dois lui prouver que c'est toi le chef. Car même si tout ça se passe en toi, ça reste un animal qui essaiera de soit attaquer. Il faut donc que tu lui fasse comprendre que tu es le chef. C'est primordial quand tu es transformé, sinon ton animal prend le dessus et tu restes sous cette forme pour le reste de ta vie. Pour se faire, il n'y a pas vraiment de truc, tu dois juste t'affirmer et ça viendra spontanément. En tout cas pour moi c'est venu spontanément.

Petit rire. Bah oui bah quand on avait tout appris toute seule, Amy avait du improviser. La plupart de sa formation avait été de l'impro pur parce que cette forme de magie n'était pas inscrite telle qu'elle dans un livre. Ca devait venir de l'intérieur et personne ne pouvait décrire comment tel ou tel sorcier allait réagir face à son animal.

- Ah oui et denouveau comme tout en animagie, ne t'attend pas à réussir du premier coup. Il faut beaucoup de temps avant d'être au point. Mais ne baisse pas les bras, c'est trop bête.

Petit clin d'oeil avant de s'étirer et de lever la tête vers le ciel qui doucement, perdait de son éclat. Le soir arrivait. Ca se sentait. Les ténèbres n'allaient pas tarder..


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Re: Les bois hurlants

Message par : Lïnwe Felagünd, Lun 1 Mai 2017 - 22:51


Semi-absence d'un enfant.
Il écoutait, vraiment. Contrairement à ce que l'on pourrait croire. Il écoutait. Tentait d'enregistrer toutes les informations possibles comme des données qu'on doit stocker dans de gros conteneurs qui s'ouvrent en GO. En réalité, comment était-il possible de dompter un animal intérieur ? Comment était-il possible de contrôler et d'apprivoiser une partie de nous-même ? Notre âme ?

« Pour dompter ton animal, tu dois d'abord l'accepter. C'est quelque chose pas super facile en fait. Même si l'animal ne déplait pas, il faut te faire au fait que c'est lui que tu es au fond de toi. Une fois que tu as fait ça, un grand pas est déjà fait. Ensuite tu dois lui prouver que c'est toi le chef. Car même si tout ça se passe en toi, ça reste un animal qui essaiera de soit attaquer. Il faut donc que tu lui fasse comprendre que tu es le chef. C'est primordial quand tu es transformé, sinon ton animal prend le dessus et tu restes sous cette forme pour le reste de ta vie. Pour se faire, il n'y a pas vraiment de truc, tu dois juste t'affirmer et ça viendra spontanément. En tout cas pour moi c'est venu spontanément. » une explication aux attentes gargantuesques. Complexe et complète.

Mais les yeux sur le côté.
Tentant d'enregistrer toutes ces informations
existentielles.

Un silence après sourire et départ.
Il y eut un silence. Et un rire. Et un silence encore. Comme une mélodique qu'on jouait. Comme une musique et son orchestre favoris. Et le chef, baguette levée qui attend que les dernières notes résonnent jusqu'au fond du théâtre et rebondissent contre le plafond. Et seulement là, seulement là on peut applaudir. Pas avant. Non, pas avant.

Et seulement là,
seulement là il la remercia. Gracieusement.
Pour tout ce qu'elle lui avait apporté aujourd'hui.

Et seulement là,
seulement là il eut l'esprit tranquille. Follement.
Mais le cerveau surchauffe. La tête haute mais chaude.

Un dernier geste pour un dernier au revoir en sa direction. En espérant un instant, sur le chemin du retour, qu'il puisse la recontacter lorsqu'il sera prêt. Oui, lorsqu'il sera prêt. Un sourire mêlée au paysage qui s'endort paisiblement. Et un regard aux hautes cimes qui rejoignent l'horizon, c'était ces arbres là.


|Fin du RP|

HRP : merciii à toi pour le temps que tu m'as accordé !
A bientôt. ♥
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Re: Les bois hurlants

Message par : Alhena Peverell, Lun 19 Juin 2017 - 2:35


Suite de
RP Azaël
LA d'Azaël

Faiblesse


Tombés
Fracassés sur le sol

Tu sais Kid,
Je ne sais pas depuis combien de temps je vis avec ça,
Je ne sais même pas comment te l'expliquer,
Pourquoi on est là ce soir, pourquoi j'ai transplané dans une f*utue forêt,
J'ai l'impression que le monde s'est juste écroulé, que mes mots on un goût d'amer-absurde, que tu ne sais plus où on en est,
Que t'es seul, mais c'est pas vrai,
C'est juste...
_________Que parfois, la peur prend le dessus

Tes mains tremblent, il est là, figé entre tes bras. Tu recules doucement. Tu ne sais pas pourquoi, t'as l'impression que le ciel vient d'exploser. Tu glisses doucement contre un arbre, tu regardes le sol. Tu sens l'air frais, il fait vibre ta peau.
Les arbres vous entourent. Il y a cette vieille sensation qui prend possession de toi. Ce retour en arrière, cet épisode qui t'a marqué plus que nécessaire.
T'as envie de crier
de pleurer
de dire les quatre vérités au monde

Je me suis perdue
Je suis désolée

Il n'y a rien d'autre à dire
Ton regard est vide
Tu te blottis contre tes genoux, peut-être qu'il va partir lui aussi ?
Tu fermes les yeux, un soupire s'échappe de tes lèvres,
Tu ne sais plus quoi penser
C'est juste des mots qui s'alignent, un travail à la chaine qui se meurt
dans lequel tu meurs
Tu t'efforces de faire semblant et cette nuit le mur écroulé
Les flots ont envahis la pièce et tu ne savais plus nager pour sortir la tête hors de l'eau
Tu t'accroches, il s'accroche à ta main
Et tu as coulé, l'entrainant dans ta chute

________Est-ce que c'est des larmes ?

Je crois Kid,
Que j'en peux plus, d'être comme ça, d'être moi
D'être ce truc qui ne sait pas quoi faire, qui se perd avec des faux sourires,
J'ai juste l'impression de survivre, pourtant j'aimerai vivre, mais c'est comme un rêve impossible,
Es-tu, toi aussi, jamais assez pour les autres ? D'être le total imparfait, l'unique déception d'être juste toi
Avec tes défauts, tes mélancolies, tes crises et tes folies
Des blessures non pansées par le temps,
Regarde nous,
Regarde moi,
J'ai l'air de quoi maintenant ? Tu penses quoi de cette soirée ?
Que tu vas donne ta confiance à un monstre, qui ne sait plus faire la différence,
D'ailleurs, est-ce que tu me fais encore confiance après ça ?
Je ne saurai te dire ce qu'il faut, j'ai juste un regard qui parle, qui fuit les miroirs
La vérité

Je n'étais pas moi-même, ou peut-être que si. Mais je n'étais pas dans ce monde...

Tu prends une grande respiration. Un rire amer écorche ta gorge et tu poses ta tête contre l'écorce derrière.
Tu sors une cigarette, l'allume et prend une bouffée.
Tu cherches à être soulagée, portée pour confronter
La réalité

Un jour j'ai cessé de respirer.

Depuis je suis morte...


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Re: Les bois hurlants

Message par : Azaël Peverell, Lun 3 Juil 2017 - 16:24


T'as rien compris à ce qu'il s'est passé. D'un coup, la douleur s'est envolée. Pour ne laisser place qu'à l'incompréhension la plus totale. Mais t'as pas le temps de reprendre réellement tes esprits. Alhena te prend dans ses bras pour transplaner. Dans une forêt. T'as carrément envie de gerber. L'alcool et la petite séance de torture que tu viens de vivre n'y sont sûrement pas étrangers. Mais t'oses pas bouger. T'as peur de recevoir un nouveau sort. T'as peur qu'elle te laisse là, tout seul. Lorsque tu sens ses bras qui te lâchent, tu recules un peu précipitamment, sans la quitter des yeux. Tu ne sais pas quoi dire. Pas quoi faire. Tu te contentes de la regarder, dans l'attente de ce qu'il va se passer.

Elle se recroqueville un peu sur elle même. Et seuls quelques mots s'échappent de ses lèvres. Perdue ? T'es sensé être quoi toi là ? Quand celle qui te promet d'être là pour toi quoi qu'il arrive laisse une de ses potes s'amuser à te torturer, et se joint à elle ? Tu ne parviens pas à détourner les yeux d'elle. Tu voudrais comprendre, mais t'es pas sûr de pouvoir. T'es juste encore plus paumé qu'avant si c'est possible. Mais t'es trop exténué pour réellement lui en vouloir. T'as l'impression que toutes tes forces t'ont quitté. Tu restes là, assis par terre, à à peine quelques mètre de ta soeur sans parvenir à lui décrocher un mot.

Et puis elle parle encore. Tu crois voir quelques larmes sur ses joues. Mais t'es pas sûr. Tu préfères écouter ce qu'elle a à dire. Parce que tu lui a demandé pourquoi après tout. Alors tu peux bien entendre ses explications. T'es même pas sûr de lui en vouloir réellement. T'es pas en état. Et c'est pas comme si c'était la pire chose que tu n'aies jamais vécu. T'aurais juste été rassuré qu'elle intervienne pour toi, et non contre toi. Mais ça n'en fait qu'une de plus. Elle a l'air de s'en vouloir à elle-même plus que tu ne lui en veux toi. T'as pas envie de la perdre. T'as trop besoin d'elle. T'es bien placé pour savoir que la famille c'est pas toujours la meilleure chose au monde. T'as pas l'habitude de voir les remords chez l'autre après par contre. Tu finis par lâcher quelques mots, d'une voix un peu enrouée.

- J'suis pas toujours dans ce monde non plus. On peut p't'être réapprendre à respirer ensemble...

Tu la supplies à moitié du regard. T'as pas envie de repenser à tout ça. Tu préfères passer à autre chose. Essayer d'oublier. Elle a dit qu'elle serait là pour toi. Tu peux sans doute essayer d'être là pour elle aussi.
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Re: Les bois hurlants

Message par : Alhena Peverell, Jeu 13 Juil 2017 - 2:53


Je me noie, dans cette guerre qui n'en fini pas
Corps étranger, vices propagés

Tu restes là, t'écoutes sa voix. Tu te demandes comment il fait. Pourquoi il s'énerve pas. Qu'est-ce qui fait qu'il n'est pas comme toi, qu'il n'y aura pas un Peverell vs Peverell. Un sang contre sang.
Est-ce le fait d'avoir été éloigné, qui l'ont rendu moins propice à la haine familiale propre à votre histoire.
Tes yeux se percutent aux siens. Tu ne dis rien. Tu laisses le silence couler. Deux loups qui se toisent. Une famille qui tente d'aller mieux. De s'élever vers les cieux pour oublier que derrière les masques, ils sont pathétiques.
Non pas torturés, souffrant, juste pathétiques.

Peut-être qu'on pourrait

Que parfois, t'es pas juste un pilier. Que toi aussi, t'as besoin qu'on te regarde. Qu'on t'aide. T'es pas en bois, tu peux tomber, t'écorcher sans rien dire. Mais ça ne veut pas dire que tu n'as besoin de personne. Que tu as envie d'avancer les yeux fermés, sans une voix pour t'encourager.

Tu penses pouvoir me pardonner ?

Parce que c'est ça le plus important. Ce n'est pas les explications ou même la discussion. C'est de savoir ce que la suite vous réserve. Savoir si les mots, les gestes, incontrôlés seront pardonnés. S'il est prêt, à peut-être voir cela se reproduire. S'il t'acceptes comme t'es. Avec ta folie, avec tes trucs qui tournent pas rond. Parce que tu veux être là pour lui, mais s'il te rejettes, tu ne pourras rien faire d'autre que regarder.
Et tu le comprends parfaitement.
Parce que vivre avec son passé, ce n'est pas forcément s'encombrer avec la folie du monde.

La cendre tombe.
Tu as peur, un peu. Parce qu'il a fait un pas, t'en as fait un autre. Mais vous risquez encore de tomber. De chuter. Ou que l'un de vous s'enfuit. Parce qu'il semblerait que ça soit dans votre nature, de fuir la réalité. Vous n'aimez pas être heureux au fond, même si c'est ce que vous cherchez.
Parce que sinon, la vie n'aurait pas de sens si vous franchissez la ligne d'arrivée ?
N'est-ce pas frangin ?

Tu as encore mal à un endroit ?

Tu t'approches lentement. Tu ne veux pas le brusquer, mais tu veux voir s'il est encore souffrant. Dans ton inconscient, tu espères aussi que l'autre jeune homme s'en sort un peu mieux. Même si tu as de grand doute. Le Kid est celui qui a pris le moins tarif, alors tu n'oses pas imaginer.
Torture
Un gout de fer, tu pourrais devenir ta pire frayeur, tu pourrais devenir le parent qui abandonne,
La mère qui t'a laissé au milieu de ta f*utue forêt

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Re: Les bois hurlants

Message par : Azaël Peverell, Sam 22 Juil 2017 - 11:20


Elle est d’accord avec toi. Alors tu te dis que vous pouvez toujours essayer. Tu ne sais pas trop comment vous allez faire ça, mais t’as envie d’y croire. Apprendre à respirer. Apprendre à vivre. L’un avec l’autre. Parce qu’après tout, vous êtes une famille à ce qu’il paraît. C’est que ça doit vouloir dire quelque chose. Prouver quelque chose. Sa question te fait baisser les yeux instant. Lui pardonner… Est-ce que vraiment, tu peux ? Ce n’est pas comme si tu n’avais jamais vécu cette situation. Un membre de ta famille qui te fait du mal, c’est un peu comme un running-gag. Mais il est loin d’être drôle. T’as jamais pardonné à ton père pour ce qu’il t’a fait. Parce que c’était fréquent. Habituel. Presque quotidien lorsque tu n’étais pas à Durmstrang. Et parce qu’il n’a jamais regretté. Pas une seule fois il ne s’est excusé. Pas une seule fois il s’est dit qu’il allait trop loin. Qu’il pouvait te perdre. Parce que cela ne lui importait pas.

T’avais beau essayé, faire de ton mieux pour le rendre fier. Ou au moins pour ne pas le mettre en colère. Mais rien n’y faisait. T’espères qu’Alhena est différente. T’as l’impression qu’elle l’est. Qu’elle tient vraiment à toi. Des fois. Clairement pas ce soir chez Evans. Mais t’es bien placé pour savoir que des fois, on se perd en chemin. Que les actes peuvent dépasser l’entendement. Si elle veut savoir si tu peux lui pardonner, c’est probablement que tu peux. Parce que tu ne veux pas la perdre alors que tu viens de la trouver. Et parce que toi aussi, tu as fait des choses pour lesquelles tu voudrais qu’on te pardonne. Alors tu hoches légèrement la tête en lâchant quelques mots.

- Je pense, oui…

Tes yeux se lèvent à nouveau vers elle. Comme pour lui prouver que t’es réellement prêt à passer à autre chose. Que tu ne vas pas lui en tenir rigueur pour ce qu’il s’est passé. Parce que toi aussi tu aurais préféré que ça n’arrive jamais. Mais vous allez devoir vivre avec, tous les deux. Et ce sera sans doute plus facile de le faire ensemble que chacun de son côté. Elle s’approche de toi. T’as envie de reculer, comme pour garder une distance de sécurité. Mais t’as peur qu’elle le prenne mal. Alors tu restes totalement figé. De toute façon, t’es complètement vidé de ton énergie, et t’as pas vraiment la force de t’éloigner d’elle.

T’as presque envie d’éclater de rire à sa question. La douleur physique, t’en as rien à faire. T’as l’habitude, t’encaisses en silence. Mais les sorts d’Evans ont joué avec tes sens. Avec tes nerfs. Avec tes peurs. Tu as été faible. D’une faiblesse pitoyable. T’as pas lutté, t’as juste supplié. Tu t’es laissé faire, encore une fois. Parce qu’au fond, t’as l’impression que c’est mérité. Un genre de punition parce que t’as l’audace d’exister. Donc oui, t’as mal. A ton ego, à ton amour propre, et à ta confiance en toi. Et il y a toujours cette peur viscérale au fond de toi. De ne pas être assez bien pour qu’elle reste. Tu secoues la tête de gauche à droite.

- Non, ça va. Dis… J’suis désolé de t’avoir suivie…

Parce que t’as l’impression que tout ça c’est de ta faute du coup. Si tu ne l’avais pas suivie, il ne se serait rien passé. Peut être même que l’autre abruti de Pouffy ne serait pas rentré non plus, qui sait ? En tous cas, ni elle, ni toi ne seriez dans cette situation. Et ce serait probablement mieux ainsi.
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