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Les bois hurlants
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Azaël Peverell
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Re: Les bois hurlants

Message par : Azaël Peverell, Sam 22 Juil - 11:20


Elle est d’accord avec toi. Alors tu te dis que vous pouvez toujours essayer. Tu ne sais pas trop comment vous allez faire ça, mais t’as envie d’y croire. Apprendre à respirer. Apprendre à vivre. L’un avec l’autre. Parce qu’après tout, vous êtes une famille à ce qu’il paraît. C’est que ça doit vouloir dire quelque chose. Prouver quelque chose. Sa question te fait baisser les yeux instant. Lui pardonner… Est-ce que vraiment, tu peux ? Ce n’est pas comme si tu n’avais jamais vécu cette situation. Un membre de ta famille qui te fait du mal, c’est un peu comme un running-gag. Mais il est loin d’être drôle. T’as jamais pardonné à ton père pour ce qu’il t’a fait. Parce que c’était fréquent. Habituel. Presque quotidien lorsque tu n’étais pas à Durmstrang. Et parce qu’il n’a jamais regretté. Pas une seule fois il ne s’est excusé. Pas une seule fois il s’est dit qu’il allait trop loin. Qu’il pouvait te perdre. Parce que cela ne lui importait pas.

T’avais beau essayé, faire de ton mieux pour le rendre fier. Ou au moins pour ne pas le mettre en colère. Mais rien n’y faisait. T’espères qu’Alhena est différente. T’as l’impression qu’elle l’est. Qu’elle tient vraiment à toi. Des fois. Clairement pas ce soir chez Evans. Mais t’es bien placé pour savoir que des fois, on se perd en chemin. Que les actes peuvent dépasser l’entendement. Si elle veut savoir si tu peux lui pardonner, c’est probablement que tu peux. Parce que tu ne veux pas la perdre alors que tu viens de la trouver. Et parce que toi aussi, tu as fait des choses pour lesquelles tu voudrais qu’on te pardonne. Alors tu hoches légèrement la tête en lâchant quelques mots.

- Je pense, oui…

Tes yeux se lèvent à nouveau vers elle. Comme pour lui prouver que t’es réellement prêt à passer à autre chose. Que tu ne vas pas lui en tenir rigueur pour ce qu’il s’est passé. Parce que toi aussi tu aurais préféré que ça n’arrive jamais. Mais vous allez devoir vivre avec, tous les deux. Et ce sera sans doute plus facile de le faire ensemble que chacun de son côté. Elle s’approche de toi. T’as envie de reculer, comme pour garder une distance de sécurité. Mais t’as peur qu’elle le prenne mal. Alors tu restes totalement figé. De toute façon, t’es complètement vidé de ton énergie, et t’as pas vraiment la force de t’éloigner d’elle.

T’as presque envie d’éclater de rire à sa question. La douleur physique, t’en as rien à faire. T’as l’habitude, t’encaisses en silence. Mais les sorts d’Evans ont joué avec tes sens. Avec tes nerfs. Avec tes peurs. Tu as été faible. D’une faiblesse pitoyable. T’as pas lutté, t’as juste supplié. Tu t’es laissé faire, encore une fois. Parce qu’au fond, t’as l’impression que c’est mérité. Un genre de punition parce que t’as l’audace d’exister. Donc oui, t’as mal. A ton ego, à ton amour propre, et à ta confiance en toi. Et il y a toujours cette peur viscérale au fond de toi. De ne pas être assez bien pour qu’elle reste. Tu secoues la tête de gauche à droite.

- Non, ça va. Dis… J’suis désolé de t’avoir suivie…

Parce que t’as l’impression que tout ça c’est de ta faute du coup. Si tu ne l’avais pas suivie, il ne se serait rien passé. Peut être même que l’autre abruti de Pouffy ne serait pas rentré non plus, qui sait ? En tous cas, ni elle, ni toi ne seriez dans cette situation. Et ce serait probablement mieux ainsi.
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Alhena Peverell
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Re: Les bois hurlants

Message par : Alhena Peverell, Sam 22 Juil - 22:43


Soupire.

Il y a des choses qui remontent à la surface. Elles ne devraient pas. Elles devraient rester enfouies dans ton inconscient. Tu ne veux rien affronter, pas ce soir. Tu ne veux pas revoir ces mares de sang. Ces sourires effrayants et cette folie qui dévorent les yeux. Cela te donne envie de crier, de vomir. Briser cette glace.
Éclater les morceaux par terre, se couper jusqu'à l'hémorragie. Puis se dire que c'est enfin fini.

Ne deviens jamais comme moi. Ne deviens jamais comme nos parents.

À fouetter la mort jusqu'au sang. Croire que la maladie c'est une excuse. Qu'on peut tout pardonner parce que les liens du sang, sont les seuls qu'on a connu. La haine ça dévore, l'amour ça meurt, la rancoeur ça nous mange. Ainsi est née la vengeance.

Tueuse allumée, lance le paquet en sa direction.

Tu restes un peu en retrait désormais. Les idées sont plus claires même si ça reste gris. Tu es fatiguée. Être comme ça, aller contre sa propre nature. Tu ne te comprends pas. Cela te dégoûte et en même temps, quand t'es sur le fait accompli, peut-être qu'au fond de toi, ça te fait juste plaisir. Femme étrange a la morale saccagée. Immorale ou amorale ? T'arrives pas à savoir quelle est la bonne vérité.
Peut-être parce que, justement, c'est plus facile d'éviter la réalité.

T'as pas besoin de t'excuser. T'as rien fait. T'étais juste pas là au bon moment. Tu peux juste te pardonner de pas avoir de chance. C'est tout. C'est pas ta faute si je suis instable, si je suis malade.

Et c'est étrange comment ça te déchire les tripes de l'avouer. Cela fait si mal d'être là, de se dire ces mots. Parce que c'était un secret, parce que presque personne ne le savait que t'étais bouffée comme ça. Folie démesurée
Y avait bien Alicia, Malicia, qui étaient au courant qu'un truc tournait pas rond. Mais personne n'avait compris. Peut-être que lui non plus n'est pas prêt à comprendre. Les traumatismes, t'as jamais su en sortir, t'as jamais su guérir.

La seule chose qui te console, c'est que t'es pas la pire dans ta famille. Suffit de voir ton frère ainé, suffit de regarder ta soeur. Parce qu'il faut que t'apprennes à te maitriser, à cesser de laisser tes pulsions de survie malsaine prendre le dessus. Les autres, c'est une autre histoire. Il faudrait qu'il change d'un point A à B. C'est pas juste une phase, c'est une vie.

La fumée s'évapore, ton regard se perd dans le sien. Tu lèves la tête vers le ciel. Y a des étoiles, un jour t'aimerais lui raconter ce qui te relie à elle. Pourquoi tu les aimes tant, pourquoi, c'est elles qui te sauvent si souvent.

Qu'est-ce qu'on fait maintenant ?
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Azaël Peverell
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Re: Les bois hurlants

Message par : Azaël Peverell, Ven 28 Juil - 13:40


Tu ne sais pas pourquoi elle te dit ça. De ne pas devenir comme elle. Parce que de ton point de vue, il vaut mieux être elle que toi. Sans doute parce que tu ne la connais pas. Mais tu ne connais pas davantage vos parents. Tu ne sais rien d'eux. Tu ne lui as jamais posé la moindre question à ce sujet. Ni même à propos d'elle. En fait, tu ne poses jamais aucune question. Parce que t'as pris l'habitude d'être ignoré lorsque tu le faisais. Alors t'as perdu l'habitude. T'as rangé ta curiosité naturelle. Et tu ne poses plus aucune question. Si vraiment t'as envie de savoir quelque chose, t'essaies de trouver par toi-même. Mais tu ne demandes pas aux autres. T'en as marre d'être mal reçu. D'avoir l'impression de déranger. Mais c'est tout de même ta famille que ça concerne. Il est peut être temps que t'en saches un peu plus, non ?

Tu hausses légèrement les épaules lorsqu'elle te dit que t'as pas à t'excuser. Toi, tu trouves que si, sinon tu ne l'aurais pas fait. Parler de malchance pour ce qu'il s'est passé ce soir est un bel euphémisme. Mais de toute manière, vu tout ce qu'il te tombe toujours dessus, tu finis par t'y faire. Elle a raison. T'as la poisse en fait. Mais à un niveau largement supérieur que celui de la majorité des gens. Parce que toi quand t'as pas de chance, ça finit souvent en une quelconque séance de torture, de préférence par un membre du personnel de l'école. Tes yeux se perdent à nouveau dans les siens. La même couleur. C'est un peu perturbant. Elle dit qu'elle est instable. Qu'elle est malade. Toi, tu t'en fous. Ça ne change rien. Elle pourrait tout aussi bien être la pire psychopathe du monde qu'elle resterait la seule personne à qui tu peux te raccrocher.

Tu récupères le paquet de cigarette pour en prendre une. Tu l'allumes avant de mettre le paquet dans ta poche. T'as bien mérité ça, non ? De toute façon, il n'en reste pas tant que ça. On va dire que c'est son cadeau pour que tu lui pardonnes plus vite. Quelques clopes et on parle plus de tout ce qu'il vient de se passer. Tu prends une profonde bouffée. Et tu gardes la fumée de longues secondes dans tes poumons avant de la recracher. Comme pour être sûr d'y installer le mal. Nouvel haussement d'épaules à la question d'Alhena. Qu'est ce que t'en sais, toi, de ce que vous faites maintenant ? T'as une tronche à organiser une soirée ? T'es même pas sûr de tenir sur tes jambes. Léger soupir. Et une question qui revient. Tu peux peut-être la poser. Histoire de te tenir un peu au courant. Savoir à quoi ressemble la famille. Ta famille.

- Ils sont comment tes... nos parents ?

Utilisation du présent. Parce que tu ne connais pas l'histoire de ta famille biologique. Tu ne sais pas qu'elle est tout aussi détruite, si ce n'est plus, que celle qui t'a adopté. Vu celui qui t'a servi de père et ce qu'il t'a fait subir, tu te dis qu'avoir une vraie famille, ça doit être sympa. Avoir des gens qui veillent sur toi. Avoir des parents qui pensent à ton bonheur avant l'image que t'es sensé renvoyer en société. Des personnes qui sont là pour toi. A qui tu peux parler peut être. Qui sait. T'as envie d'espérer. Parce que t'en as assez de toute cette solitude qui te bouffe mais dont tu ne parviens pas à te dépêtrer.
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Alhena Peverell
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Re: Les bois hurlants

Message par : Alhena Peverell, Mer 2 Aoû - 5:43


C'est comme s'il venait de littéralement, te bouffer le coeur. Tu déglutis, tes muscles se contractent. Tu cherches à fuir du regard. Tu ne peux pas l'affronter. Tu n'arrives pas à le regarder dans les yeux, à lui faire comprendre qu'il n'a rien raté. Qu'il aurait peut-être même été pire que ce qu'il est maintenant. Il aurait tout simplement pu, être toi.

Pour commencer, ils sont décédés. Mais je crois que tu le sais.

En réalité, tu n'es pas certaine de comprendre pourquoi il s'intéresse à eux. Peut-être même, que tu n'as pas envie qu'il y prête attention. Ces gens l'ont quand même abandonné, vendu. Tu avais été à la place de ton frère, tu leur aurais craché à la tronche, quitte à le faire sur leur tombe.
Tu pourrais encore le faire d'ailleurs. Mais tu en es bien incapable. Parce que tu te souviens. Parce qu'ils t'ont forgé comme ça. Tu as appris à les respecter, les haïr et même les aimer. Ils sont les seules personnes à qui tu n'aurais jamais pu faire du mal, même si tu l'avais voulu de toutes tes forces. C'est comme si, dès que tu les voyais, en un regard, ils décimaient tous tes espoirs.
Tes rêves étaient morts avec eux.

Je ne sais pas comment t'expliquer tout cela...

Il y a tant de chose que tu aimerais lui raconter sur eux. Ils prônaient l'excellence, ils étaient des monstres souvent. Mais ils étaient aussi, tellement complexe. Eux aussi avaient des blessures. Des cicatrices qui ne guérissaient jamais. Et peut-être que ça n'excusait rien à leur comportement, mais ça t'avait permis de les comprendre. Peut-être même, de leur pardonner ce passé trop sombre.  

Ton rythme cardiaque avait accéléré. Penser au passé, ça ne te réussissait pas. Parce que ce flux de pensées te laissait perplexe. Tu ne cessais jamais de revoir, encore et encore cette pièce. Ce sourire, ces cris, ces pleurs. Tu te rappelles d'avoir couru dans cette forêt, pour survire. Tu te souviens de cette déchirure quand tu avais compris que rien n'était normal. Et de ce jour, de cette mort. De ce soulagement, cette rage que tu avais éprouvée contre ta soeur. Tu te demandes encore comment tu es capable de haïr quelqu'un autant que tu l'aimes.

Nos parents espéraient de nous l'excellence. Ils étaient violents verbalement, physiquement, tu déglutis. Ils prônaient la supériorité du sang. Ils voulaient toujours plus que ce qu'ils avaient. Il fallait être docile, il fallait hocher de la tête et prendre les coups pour la benjamine. Mais... J'ai tellement appris avec eux. Il y a eu de bons moments aussi. Je m'accroche à ça, sinon la haine risque de me bouffer. Je sombre déjà assez comme ça.

Parce que oui, il y a eu des bons moments. Ceux où ils partaient. Ceux où en société ils acceptaient certains compromis. Il y avait eu des Noël et même des anniversaires. Cela avait été très rare, mais ça avait existé et tu ne pouvais pas outrepasser cela.

En réalité, je n'ai pas spécialement envie d'en parler.

En parler, c'était comme revivre ces moments. Cela te brûlait la bouche. Cela réveille tes cicatrices. Tu avais mal à l'intérieur de ta poitrine, tu voulais crier. Tu voulais tuer le monde entier. Une rage, une haine immense et une passion profonde pour l'être humain se réveillaient. Parce que ça te dégoutait. Parce que ça te rappelait que tu n'avais pas été seule, qu'il y avait eu d'autres victimes. Quand tu vois ta famille, tu fuis. Tu as toujours fui les membres de ta famille au début. Tu ne pouvais pas voir la réalité, la vérité en face. C'était trop dur d'admettre que...

Les démons ne façonnent que d'autres démons
.

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Azaël Peverell
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Re: Les bois hurlants

Message par : Azaël Peverell, Jeu 3 Aoû - 14:02


Première révélation. Au moins, tu ne risques pas d'être à nouveau en conflit avec tes parents s'ils sont décédés. C'est peut être un bon point au final. Mais t'aurais tout de même aimer les rencontrer. Pour comprendre exactement pourquoi ils ont fait ça. Pourquoi ils t'ont juste refilé à d'autre, comme un cadeau empoisonné. Une histoire de dettes... Mais quel genre de parents filent leur fils pour régler une dette ? Tu pousses un léger soupir. Tu n'auras jamais de réponse de leur part. TU devras te contenter d'apprendre ce qu'Alhena veut bien te dire à leur sujet. Alors tu la regardes pour qu'elle continue l'explication, en l'incitant des yeux à continuer. T'es curieux, tu veux en savoir plus. Savoir ce que t'as raté en quelques sortes. Essayer de comparer, peut être, aussi.

Tu te rends bien compte qu'elle a du mal à lâcher les infos. Que c'est pas le truc le plus naturel qui soit pour elle. Comme si elle ne voulait rien dire. Que c'était trop douloureux. C'est le genre de trucs que tu connais bien. C'est pas forcément facile d'avouer que ses parents sont de véritables conn*rds, d'autant plus lorsque tu en subis les conséquences directement. Suffit de voir sa façon de déglutir, de se crisper, et de fuir à moitié ton regard pour comprendre que t'as peut être pas raté grand chose finalement. Vous allez peut être pouvoir comparer vos malheurs et vos cicatrices d'ici peu. T'y crois pas une seule seconde. C'est pas ton truc de parler. Et ça n'a pas l'air d'être trop le sien non plus. Vous allez probablement devoir vous contenter de bribes d'informations pour reconstruire ensuite l'histoire de l'autre aussi bien que possible. Pas besoin de savoir les détails dans ce genre de situation Il suffit de savoir la globalité. Après, rien ne sert d'imaginer.

Alors t'écoutes ce qu'elle accepte de te dire sans un mot. Tu te contentes de hocher légèrement la tête tandis que tes mâchoires se crispent légèrement au fur et à mesure que les mots s'échappent de ses lèvres. A croire que vous avez eu un combat semblable durant votre jeunesse. Sauf que toi tu n'avais pas à prendre les coups pour d'autres. Tu étais toujours l'unique fautif. Peut être que tu as évité le pire. Peut être qu'une fratrie t'aurais aidé. Tu ne sauras jamais. Violence et obéissance. On peut dire que t'as connu ça. Un formatage pour faire de toi ce que tu n'es pas. Etre brisé pour pouvoir être mieux remodelé. Elle refuse d'en parler davantage. Ce n'est pas toi qui vas la forcer. T'aimerais pas non plus qu'on te pose des questions sur ta famille adoptive. Tu te contentes d'esquisser un léger sourire. Pour lâcher quelques mots.

- J'peux comprendre.

Et tu restes assis au sol, sans bouger, sans même faire le moindre geste pour te rapprocher d'elle. C'est pas ton genre. Et vu tout ce qu'il s'est passé avant, ce serait un peu trop te demander. Tu lèves la tête vers le ciel. Les étoiles. Tu te demandes vaguement ce qu'elles en pensent, de cette famille que vous essayez de reformer alors même qu'elle est si clairement détruite de toutes parts. T'es même pas sûr que vous ayez réellement une chance de construire quelque chose qui tienne sur des bases qui ne sont que des ruines. Mais le seul moyen de le savoir, c'est sans doute d'essayer. Au pire, tout se cassera la gueule. Vous êtes plus à ça près.
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Alhena Peverell
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Re: Les bois hurlants

Message par : Alhena Peverell, Sam 26 Aoû - 19:31


Il n'y a rien à dire de plus. Les mots sont invisibles et l'air irrespirable. Les regards se croisent, la tension est écarlate. Un goût de sang en bouche. Un coeur qui bat à cent à l'heure et des questions qui sont impossibles à prononcer. Cela brûle vos langues, votre curiosité est mise à rude épreuve. Mais dans le fond, vous comprenez ce silence. Vous comprenez parce que aucun de vous n'a envie de parler de son passé. Du vécu qui vous bouffe, parce que vous êtes incapables de vous en sortir. Te relever, tu as déjà essayé, des tas de fois. Il y avait toujours quelqu'un pour te faire tomber aussi tôt.
Des gens méprisants. Des hypocrites à la langue de feu. Des possessifs du monde avec qui tu n'as pas envie de livrer combat. Des êtres humains qui salissent la réputation de l'homme. Des individus qui ne méritent pas de respirer parce qu'ils aiment seulement détruire. Parce qu'eux, eux aussi sont vides. D'une autre manière, et qu'ils cherchent à se sentir aussi importants que tu peux en donner l'impression.

On devrait rentrer

C'est amusant cette situation dans laquelle tu te trouves. Pas celle de l'instant présent, mais celle dans laquelle tu t'enfonces. Cette incertitude, ce point de non-retour. Tu danses sur un pied, puis sur l'autre. Tu toques à toutes les portes pour voir où tu en es. Tu cherches la sortie alors qu'elle est en face de toi. Il est tellement plus facile de faire comme si tout allait mal, plutôt que comme si tout allait bien. Parce qu'une fois heureux, qu'est-ce qu'on fait ?
C'est une question qui te fait peur. Elle te terrorise parce que tu ne trouves toujours pas la réponse. Tu restes figée, dans le déni, à attendre la mort. Tu ne veux pas aller dans le compliqué, mais tu fonces droit dedans. Tu es le paradoxe de toi-même sans t'en rendre compte.  
Et pourtant, tu tentes d'avancer quand même.

Debout, tu tends une main à ton frère. Pour l'aider à se relever, pour l'aider tout court au final. Fais-moi confiance, on peut s'entraider. Il la saisit difficilement. Et ça se comprend, même toi tu as du mal à faire confiance ou à accepter de l'aide. Mais le désir de ne plus être seul, prendra le dessus. L'instinct de survie ne sera jamais assez peur sur cette peur qu'est l'abandon.
Lèvres pincées, goût amer. Tu l'observes. Tes émeraudes le transpercent. Son langage corporel est parlant. Et tu sais. Tu sais depuis un moment, que tu finiras par découvrir ce qu'il cache. Il finira par trouver les mots, le courage de ne plus se taire. Tu ne forceras jamais la porte, tu le laisseras venir. Parce qu'il faut du temps...

Tellement de temps pour comprendre à quel point, la vie, a le mérite d'être vécue.

Peut-être même, que tu n'es pas spécialement prête à l'écouter maintenant. Il te faudra te faire à l'idée d'abord, qu'il a un passé trop similaire au tien, alors qu'il a vécu loin. Que tu ne connaissais pas son existence. Alors tu attendras. Parce que, enfoncer une porte de manière brutale, c'est le meilleur moyen de détruire encore plus la personne qui se trouve derrière. Tu toqueras simplement jusqu'à ce qu'il cède, et finisse par te dire les mots que tu veux entendre.

Parce que tu espères le meilleur pour lui.
Parce que tu espères que ses faiblesses se transformeront un jour,
En force.



Fin du RP
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Message par : Elhiya Ellis, Lun 11 Sep - 8:59



Entre la lumière et les ténebres, la légende crée un Crépuscule
Pv  Elly Wildsmith • La accordé à Elly si elle en abesoin  •


[bonjour, quasi 2 mois depuis le dernier message, je me perds de prendre le sujet, en cas de soucis Aza tu sais où me trouver :kiss:]



Pv Elly Wildsmith
Mon La accordé si besoin



    Crumble, la petite chouette chevêche familiale, un message soigneusement nouée à la patte, attendait une récompense pour transmettre la missive que sa jeune maitresse avait mis un long moment à écrire. La réponse de l'Auror avait éveillé un soupçon d'impatience chez l'étudiante. La curiosité simple du premier jour d'école s'était mué en un désir tangible de voir au delà de ce qu'on leur enseignait bêtement en cours. Ce petit parchemin offrait une possibilité d'échange plus concret, forçant le choix de de ses mots à ne pas paraitre trop empressés. D'un petit morceau de noix confié à l'oiseau, la proposition de rendez-vous s'envolait rapidement vers le ciel nuageux, plus de retour en arrière, plus que l'attente du jour choisi, plus que le supplice de l'écoulement du temps bien trop lent.

    Choisir un soir de semaine n'aurait pas été de plus stratégique, avec le couvre-feu, il n'était pas forcément aisé de disparaitre plusieurs heures sans éveiller les soupçons ou l'inquiétude d'un élève. Les week-ends offraient bien plus de liberté, malgré leur capacité à rappeler aux enfants qu'ils ne possédaient que d'une simple trêve écourtée. Un laps de temps à mettre à profit ou à gaspiller comme bon leur semblait tant qu'ils revenaient sagement au bercail. Une grimace avait étiré les commissures de ses lèvres en y repensant, peut importait le temps que cette entrevue prendrait, il lui fallait respecter un tant soit peu son retour obligatoire.

    Cape de sorcier visé sur le dos, laissant les grilles de Poudlard et un Crac sonore caractéristique derrière elle, l'étudiante avait apparue derrière la cabane hurlante, un relent de nausée toujours en bouche. Pénible. La blonde espérait que son interlocutrice ne serait pas en avance et lui laisserait le temps de se remettre de sa réapparition. rapide coup d'oeil à sa montre, il restait encore 5minutes avant que l'animagus ne doive faire son apparition dans le coin. Machinalement, tout en reprenant son souffle, Elhiya laissait son regard parcourir circulairement les environnements, à la recherche d'une blonde ou une renarde qui patienterait dans un coin. Rien pour le moment, autant se rendre rapidement à l'orée des bois Hurlants.

    Ne sachant pas trop comment s'imager correctement cette foret, la blonde avait préféré jouer la securité et avoir à marcher un peu.Rapidement les silhouettes peu encourageant de plusieurs ranges d'arbre lui firent face. Grands, magestueux, capable d'étouffer les bruits et les conversations des oreilles indiscrètes, cela devait faire l'affaire. Plus qu'à attendre l'arrivée de l'Auror


lettre retour à Elly:
 


Dernière édition par Elhiya Ellis le Lun 25 Sep - 8:26, édité 1 fois
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Re: Les bois hurlants

Message par : Elly Wildsmith, Lun 25 Sep - 0:10


Une lettre, comme pour sceller un engagement à venir, une promesse d’apprentissage pour la jeune fille. Lors de leur première rencontre, Elly avait clairement sous-entendu qu’il n’existait ni magie noire, ni magie blanche. Que c’était l’utilisation qu’on en faisait qui rendait la magie malsaine, instable. L’auror avait sentie dans les propos de la jeune fille qu’elle avait ce besoin de découverte, cette envie de toucher du doigt les interdits, de braver les règlements.

Étonnamment, l’auror avait proposé son aide à la jeune fille. Pour lui montrer qu’on faisait ce qu’on voulait de la magie, pour l’initier, peut-être, si elle s’en révélait digne, quelques bribes de la magie noire. Forcément, l’auror préférait que ce soit avec elle qu’elle fasse ce genre de découverte, plutôt qu’avec des élèves pensant tout savoir et finalement ignorant tout. Ou encore avec des êtes malintentionnés, qui vous retournent un système comme on retourne un balai.

Toujours est-il qu’à l’heure dite, Elly était au point de rendez-vous, la cape noire bien enfoncée sur ses yeux. Il était hors de question que quiconque dans Pré-au-Lard la reconnaisse. Elly était d’ailleurs ravie du lieu choisi, on ne pouvait pas faire plus discret qu’un bois sombre et lugubre pour ce genre d’apprentissage. Et le fait que la rencontre tombe un samedi permettait aux deux jeunes femmes de se laisser un temps nécessaire. Se rapprochant de la silhouette aux cheveux d’or, la jeune femme s’exprima « Elhiya … ravie de te revoir ».
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Re: Les bois hurlants

Message par : Elhiya Ellis, Lun 25 Sep - 9:09


Ombre découpée à l'orée d'un bois sombre, quoi de mieux pour être invisible à l’œil agar qui ne s'attardait pas?
Un doute,
un frisson,
Et si l'Auror ne la trouvait pas?
Et si l'attente la conduisait vers autre chose?
Vers cet inconnu que les ombres mouvantes qui se cachait derrière les arbre?

Légères question qui fanèrent aussi rapidement qu'elles avaient pu éclore. Raisonnement abandonné face à son nom prononcé. Quelqu'un avait sù la voir au milieu de ces arbres longiformes. Une femme. Celle qu'elle qu'elle avait convié en ces lieux à en juger par la voix.

Tournant les talons, affichant un léger sourire poli, ses opales clairs avaient glissé sur son interlocutrice encapuchonné. Prôner la discrétion semblait être de mise, le choix des bois était le bon, premier soulagement. La blonde du Ministère était bien venu, second soulagement. Quelque part, caché au fin fond de son esprit, Elhiya avait redouté de devoir faire face à un changement de pensées de la part de la jeune femme. Que l'Auror se décide au final de revêtir son revêtement reflétant la lumière, abandonnant ce semblant de promesse d'apprentissage. Il n'en était rien.


"Melle Wildsmith.. Contente également"

Elle avait hoché d'un signe de tête, peu coutumière aux conventions effectives dans ce genre de situation, et, les mains fourrées dans ses poches, avait reprit tout naturellement.

"Je suis navrée d'avoir mis autant de temps avant de vous contacter. Je suppose que je n'éprouvais pas le besoin de m'en remettre à vous avant aujourd'hui. Cependant, vous aviez raison sur un point indéniable, mieux vaut avoir quelqu'un vers qui se tourner au lieu de s'essayer seule à de nouvelles expériences."

Elhiya n'avait pas tenté de faire elle même ce genre de découverte, pas totalement consciente. Et surtout relativement surveillée par son petit ami qui n’appréciait pas que sa blonde puisse avoir besoin de comprendre et connaitre ce qu'on ne leur disait pas. Il était de ceux qui se cantonnaient à ce qu'on lui disait de faire, à suivre un code, des règles, trouvant ça normal. Plus simple, plus logique, plus raisonnable... Juste étouffant aux yeux de la petite verte. Grace à Merlin (ou juste à un système de parrainage) tout le monde n'était pas comme lui, et sa route avait croisée celle de cette jeune femme, Auror à l'image différente de celle qu'on leur confère. Simple rappel à un détail que beaucoup oubliait: la clarté n'était qu'une juste répartition d'ombre et de lumière
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Re: Les bois hurlants

Message par : Elly Wildsmith, Lun 16 Oct - 22:49


Etonnamment, l’adolescente avait un aplomb qui plaisait à l’auror. Ce petit quelque chose que certains sorciers n’avaient pas, quand bien même ils étaient adultes et supposés matures. Elle, Elhiya, elle avait ce quelque chose qui disait à la blonde qu’il fallait la couver, l’aider, à atteindre ses objectifs, à faire ses découvertes. Comme un miroir de son âme, de sa jeunesse passée, de son adolescence écoulée.

D’abord, faire tomber les barrières « Cesse de me vouvoyer. J’imagine que nous allons être amenées à nous revoir, alors appelle moi Elly ». Les yeux se font furtifs, attrapant chaque mouvement, capturant chaque instant, comme si tout devait être gravé, pour ne rien oublier. Absolument rien. Pour comprendre, pour lui permettre d’apprendre. Et d’ailleurs, une question « Que veux-tu apprendre ? » Qu’es-tu venu découvrir Elhiya ? La magie noire est source de danger, de souffrance, de conflit intérieur. Il te faudra être forte pour la maitriser, pour la contrôler, pour en comprendre tous les contours. Il te faudra souffrir également. Mais cela, la sorcière l’ignore encore. Sourire malsain qui s’étire sur les lèvres blêmes de l’auror.

L’attente de la réponse, pour pouvoir débuter, lui inculquer ce qu’elle avait appris seule, au prix de nombreux sacrifices. Son année sabbatique avant sa prise de poste chez les aurors lui avait permis d’acquérir quelques compétences et la compagnie d’Evan n’avait fait que renforcer son attrait pour cette magie, si … particulière.
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Elhiya Ellis
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Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: Les bois hurlants

Message par : Elhiya Ellis, Mar 17 Oct - 17:46


Première convenance abandonnée. Vouvoiement occulté, distance verbale réduite pour une approche plus naturelle. L'idée était bonne et fut accueillie d'un hochement de tête suivit par quelques mèches blondes. Un sourire radieux serait mal venu. L'étudiante n'avait pas réclamé la présence de l'Aurore pour partager le thé, autant être franche et direct.

Mais la question la devançait. Que voulait elle vraiment apprendre? "Tout" aurait été présomptueux. Autant faire les choses dans l'ordre et mettre les mots sur sa requête. Les bons mots, pas ceux qui cherchaient de façon hésitantes des chemins de traverses pour suggérer les choses.

Les mains fourrées dans les poches, une longue inspiration d'air frais pour donner un écho correcte à ses questions, et Elhiya plantait des yeux clairs dans ceux de son interlocutrice. Elle ne voulait pas lui faire perdre de temps, elle serait claire et consise


"À ne pas me laisser déborder par certains désirs alimentés par la force de sorts qu' on nous interdit. A les connaitre cas échéant pour ne pas qu'ils en viennent à me dominer si.. si je venais à me laisser tenter"

Non ca c'etait hypocrite. La blondinette savait parfaitement qu' elle était plus que tentée, qu' une rancoeur mal contenue demandait à s'exprimer et rarement à coup de câlins. On lui avait dit que plus elle se forcerait à taire ce qui la rongeait de l'intérieur plus ce serait compliquée de ne pas déborder malencontreusement en excès. Quelques signes avant coureur s'étaient manifestés, elle n'avait pas géré, le regard de son cousin lui avait fait prendre conscience qu'ils devaient apprendre pour ne pas se faire croquer.

Un soupire lui échappa alors qu' elle roula des yeux instant


"Autant être franche.. si j avais pu jeter un impero à l'occasion, je n'y aurai vu aucun inconvénient. Autant pas te mentir. L'attrait né de l'interdit et de l'ignorance à mon goût.. "

D'où sa présence ici..
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