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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Le Parc
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Dans le jardin, sur la belle pelouse
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Matilda Grayling
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Re: Dans le jardin, sur la belle pelouse
Matilda Grayling, le  Ven 26 Aoû 2016 - 0:06

L'air joyeux de la fillette aux cheveux d'argent s'était soudain dissipé à la question pourtant anodine de Matilda. Elle avait répondu d'un ton distant :
"Je suis née en France, en Normandie. J'ai vécu en Angleterre et vis maintenant à Toom, en Irlande. Mon père est un sorcier qui travaille dans les affaires. Et ma Mère elle... ne travaille plus..." Les mots semblaient lui peser.
Ainsi elle était d'origine française, encore une ! Décidément ils étaient nombreux à Poudlard. Mais elle avait vécu en Grande Bretagne toute sa vie, ce qui expliquait son accent.
Ainsi elle vivait à Toom. Matilda ne s'attarda pas sur cette ville Irlandaise dont elle ne connaissait pas la localisation.
Ainsi son père était un sorcier. Et sa mère alors ? Est-elle moldue ? Connaissait-elle alors l'existence du monde magique ? Risquait-elle d'en parler aux autres moldus ? Pourquoi le père qui était sorcier était-il avec une moldue ?
Ainsi il travaillait dans les affaires. Quelles genres d'affaires ? Ce n'était pas une question qui intéressait réellement Matilda.
Ainsi sa mère ne travaillait plus. L'effort qu'avait fait Elise pour prononcer ces derniers mots était intriguant. La Serdaigle pensa d'abord à l'éventuelle mort de la mère de son interlocutrice. Cela expliquerait pourquoi son visage s'était soudain assombrit, sa mère n'était peut-être même pas moldue mais simplement plus une sorcière pour que la fillette ait besoin de le préciser. Ou bien peut-être que la qualité de moldue dela mère l'avait poussé à commettre un acte horrible qui l'avait envoyé en prison.
Matilda avait posé sa question sans grand intérêt, uniquement pour engager la conversation, en espérant ne pas trop s'étendre sur un sujet qui ne l'intéressait pas. Pourtant la réponse de la petite blonde avait piqué sa curiosité. Elle voulait en savoir plus, mais fut prise de court par le renvoie de sa propre interrogation sans intérêt :
"Et... Hum... Toi tu viens d'où ?
- Moi je vis près de Londres, j'ai toujours vécue là bas, dans un quartier de sorciers. Mes parents aussi sont des sorciers, Ils tiennent un magasin de meubles magiques. Et puis j'ai une grande sœur et un grand frère" répondit Matilda machinalement.
Son regard recroisa celui de la Gryffondor à présent allongée sur la pelouse. Elle avait l'air pensive. Les questions de Matilda lui brûlaient les lèvres. La timidité de la fillette l'empêchait de les laisser sortir, ainsi que la gêne de l'autre petite fille face à la question précédente qui avait semblé indiqué qu'elle ne souhaitait pas partager les détails de sa vie avec Matilda. Sans doute ne l'estimait-elle pas digne de confiance. Peut-être n'y voyait-elle aucun intérêt puisque la Serdaigle était trop ennuyeuse pour mériter sa conversation. Même la fleur qu'elle démembrait était plus captivante. Ce fut presque compulsivement qu'elle reprit son air joyeux pour faire part à Matilda de l'odeur exquise du cœur de fleur qu'elle venait de porter à son nez. La sorcière bleue et bronze écarquilla les yeux de surprise et d'incompréhension. Bon très bien, puisque le sujet des origines était clos, parlons de la flore du parc.

"Ah oui ? je veux bien sentir. dit Matilda plus par politesse que par réel curiosité.
En effet la fleur sentait bon. Mais cela ne méritait pas tant d'excitation.
"C'est vrai qu'elle sent bon. On devrait en parler au monde entier." dit elle d'un ton ironique, totalement blasé en s'allongeant dans l'herbe à côté de sa camarade sans la quitté de son regard percent dans lequel on pouvait y voir en plus une lueur taquine. Elle était marrante cette fille lunatique qui s'extasiait pour tout et n'importe quoi et qui gardait une part de mystère sur son passé. Matilda en saurait plus, lorsque le moment serait plus opportun.
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Re: Dans le jardin, sur la belle pelouse
Elise Green, le  Ven 2 Sep 2016 - 20:52

Entre ciel et terre. Entre flore et mer. Le vent dans mes cheveux argentés. Je me remémore une chanson française. Elle sort de mes pensées, passe outre mes cordes vocales et entre mes lèvres... Et s'étire vers le ciel. A travers les nuages. Les murmures forment des paroles de plus en plus distinctes... Allez viens, j't'emmène au vent... Balancement de tête, dans l'herbe, les pieds faisant des mouvements saccadés. Ma compagne d'un jour sent la fleur, me prenant certainement pour un folle.

« C'est vrai qu'elle sent bon. On devrait en parler au monde entier. »

Je hoche la tête alors qu'elle s'allonge à mes côtés. Sans me quitter des yeux. Sans cesser de me regarder comme une bête curieuse. Je tourne brusquement la tête, l'observe, la jauge et lui relance un sourire. Je soupire doucement. L'air frais se balade sur mon visage, entre mes cheveux de neige. Contraste entre chair chaude et cheveux glacés. Je repose mon regard plein de gazon sur Matilda. Elle est intrigante cette fille. Elle me suit dans ma bêtise, dans ma légèreté. Ou alors elle a juste peur que je sois complètement timbrée et fait mine d'être dans le même délire que moi de peur que je ne lui saute dessus... Ahah, voilà qui est amusant. Un papillon azuré volette au dessus de moi, passant outre un nuage qui semble si proche et si loin vu d'ici. Vu d'en bas. Il se rapproche, j'arrête de respirer. Un instant, il se pose sur mon nez, puis s'envole vers Matilda. Je tourne lentement la tête vers la jeune fille, le papillon se pose sur son front, puis reprend sa route. Planant, battant des ailes. De fleur en fleur. Je me place sur le flanc, la main contre l'oreille, de façon à voir mon interlocutrice. Je lance alors :

« Qu'est ce que tu veux faire plus tard, Matilda ? Moi, je ne sais pas trop. Certainement quelque chose d'important... J'aime diriger. Commander. »

Mon regard se perd dans le vague, sur le gazon qui nous sépare. Oui, quelque chose d'important. Entre reprendre l'entreprise de Père ou... Travailler au ministère, pourquoi pas ? C'est un bon choix. Et c'est pas trop mal payé. Mais les abysses m'appellent de plus en plus, les secrets, la magie oubliée, les méandres obscures des pratiques interdites... J'ai un léger soupir. Le Choixpeau m'a t-il envoyé dans la bonne maison ? Ne serai-je pas plus à ma place parmi les Serpents ? Non, je me plais chez les Lions. Il faut simplement que la Lionne qui sommeille en moi se réveille. Ca ne va pas tarder, non, pas tarder. Attendre, encore. Ne pas perdre patience.

Jamais.
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Re: Dans le jardin, sur la belle pelouse
Matilda Grayling, le  Dim 18 Sep 2016 - 20:21

Le son doux du vent dans les feuilles des arbres, le lit de verdure moelleux, la chaleur agréable du soleil et sa lumière qui se reflétait dans ses cheveux ainsi que dans ceux de sa camarade, cet instant harmonieux apaisait Matilda. Elle se laisserais bercée ainsi durant des heures, à ne penser à rien d'autre qu'à ce qui l'entoure. La fillette était toujours allongée sur le côté, de manière à voir sa camarade si elle s'adressait à elle, mais son regard s'étais perdu dans le vague jusqu'à ce qu'un battement d'aile vienne la sortir de sa somnolence. Le petit insecte se posa sur le nez de la Gryffondor avant de se diriger vers le front de la Serdaigle. Ses petites ailes bleues s’arrêtèrent de battre un instant, se dévoilant au regard de Matilda qui louchait difficilement pour les observer. S'il avait été loin d'elle, elle aurait tenté de s'approcher délicatement pour voir sa robe de plus près. A présent qu'il était au plus proche, il était impossible de l'observer distinctement. Elle pouvait à peine voir sa couleur en faisant effectuer à ses yeux une acrobatie qui risquait de lui donner la migraine si elle continuait. Ce n'est que lorsque de nouveau s'envola vers d'autres cieux qu'elle pu le voir nettement mais pendant un laps de temps beaucoup trop restreint. Encore une leçon à retenir probablement. On ne voit les choses clairement que lorsqu'elles sont hors de portée. La petite blonde qui se tenait toujours devant elle imita sa position pour l'observer dans la nouvelle conversation qu'elle engageait :

"Qu'est ce que tu veux faire plus tard, Matilda ?"
Dit-elle de manière spontanée.
Ah tiens ! Bonne question. Question que La petite sorcière évitait de se poser, lassée de ne jamais trouver de réponse.

"Aucune idée, dit elle rapidement avant d'ajouter en souriant : Je verrais bien si je trouve ma vocation au cours de la scolarité. Et toi ?

- Moi, je ne sais pas trop. Certainement quelque chose d'important... J'aime diriger. Commander." répondit sa camarade, pensive.

Son excitation du début semblait s'être dissipée. Voilà qui était intéressant : Elle était ambitieuse et aimait diriger. Les qualités qui avait manqué à Matilda pour l'envoyer à Serpentard n'avaient pas suffit non plus à Elise pour faire partie des Verts et argents. Cela n'avait pas l'air d'affecter ses projets pour autant, si l'on pouvait les nommer ainsi.
Matilda se laissa tomber sur le dos et plaça la main gauche sous sa tête et la main droite sur le ventre avant de déclarer :

"Alors moi c'est pas du tout mon truc la direction. Je n'aurais aucune crédibilité en chef, et ce serait trop de responsabilités pour moi je pense, j'aurais toujours trop peur de mal faire"
dit elle avec un léger rictus à la fin de sa phrase.
Puis elle se tourna à nouveau vers sa camarade et plaisanta d'un ton faussement solennel :

"Tu sera Ministre de la Magie, et moi je serais vendeuse de meubles dans le magasin de mes parents."
Son ton caricatural confirma l'une de ses peurs qu'elle ne voulait pas avouer puisqu'elle savait être sa destinée: Devenir comme ses parents.
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Re: Dans le jardin, sur la belle pelouse
Elise Green, le  Dim 9 Oct 2016 - 18:43

Wow, j'ai du retard (noooon sans blague ?) ! Milles excuses...

- Alors moi c'est pas du tout mon truc la direction. Je n'aurais aucune crédibilité en chef, et ce serait trop de responsabilités pour moi je pense, j'aurais toujours trop peur de mal faire.

Ma petite camarade réajuste sa position dans l'herbe tendre. Est-elle timide ? C'est bien ce que je pensais, mais je n'ai rien dit. C'est vrai qu'elle fait un peu réservée mais... Bon, pour commander, il ne faut pas avoir ce défaut. Enfin, ça n'en est pas un véritable. Disons juste qu'il est partiellement handicapant. Je ne suis pas comme elle. Je ne suis pas réservée. La preuve ! Je suis allée vers elle. Inconnue à mes yeux. Je tourne la tête et sourie à ma camarade. Je fixe le ciel, alors qu'elle enchaîne.

- Tu sera Ministre de la Magie, et moi je serais vendeuse de meubles dans le magasin de mes parents.

Un éclat de rire m'échappe. Son ton est cynique. Je ne sais pas trop si elle veut rire, ou si elle est sérieuse... Je réplique alors lentement, en essayant de paraître la plus naturelle possible.

- Ministre de la Magie... Je ne sais pas. Mais en tout cas je ne deviendrai jamais comme mes parents. Ils sont un peu... Austères.. Enfin, surtout Mère. Père est un peu plus laxiste. En même temps, il passe son temps à l'étranger. Je ne le vois pas souvent. Quand j'étais plus jeune, nous étions rassemblés tous les jours mais maintenant la vie est un peu plus triste.

Je tourne la tête vers elle et m'empresse d'ajouter, sur un ton qui se veut rassurant :

- Mais je suis heureuse malgré tout !

Je me lève soudain, me plante devant elle et l'observe, les mains sur les hanches. Depuis combien de temps suis-je là ? Je me suis levée trop vite. La Terre tourne trop vite, sous mes pieds. J'ai un sourire, puis je lance à Matilda :

- Il est temps que j'y aille. Ce fut un plaisir ! J'espère qu'on se recroisera un de ces quatre ! A plus Matilda !

Je lui adresse un signe de la main et un clin d’œil, puis me dirige en silence vers le château. Quelle belle journée !

Fin du RP pour moi ♥


♥ :
 
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Re: Dans le jardin, sur la belle pelouse
Matilda Grayling, le  Dim 13 Nov 2016 - 1:31

Le rire carillonnant de Elise fit sourire Matilda à son tour. Sa camarade dit finalement d'un ton neutre qui ne parvenait pas à dissimuler un sentiment plus profond :

"Ministre de la Magie... Je ne sais pas. Mais en tout cas je ne deviendrai jamais comme mes parents. Ils sont un peu... Austères.. Enfin, surtout Mère. Père est un peu plus laxiste. En même temps, il passe son temps à l'étranger. Je ne le vois pas souvent. Quand j'étais plus jeune, nous étions rassemblés tous les jours mais maintenant la vie est un peu plus triste."

Encore cette distance lorsqu'elle parlait de ses parents. Encore ce poids qui semblait peser sur son petit cœur qui entrait à peine dans l'adolescence. Comme Matilda. Les relations familiales était étranges chez tout le monde, plus ou moins agréables, et leur âge ne faisait qu'accentuer le sentiment qu'elles éprouvaient pour leurs parents. Matilda se sentait décalée, détachée de sa famille. Elle ne parvenait pas à distinguer les sentiments qu'éprouvait l'autre première année à ses côtés, mais il y avait sans doute une certaine distance entre elle et ses parents également, le fait de les appeler "Mère" et "Père" le trahissait. Matilda aurait aimé en savoir plus.

"Mais je suis heureuse malgré tout !" déclara son interlocutrice précipitamment avant de se lever brusquement.Il est temps que j'y aille. Ce fut un plaisir ! J'espère qu'on se recroisera un de ces quatre ! A plus Matilda !
- Salut Elise ! Je suis contente qu'on ait parlé aussi, on se recroisera sûrement, à bientôt !" répondit Matilda en s'asseyant dans l'herbe.

La fillette lui fit un signe de tête avant de tourner le dos à Matilda pour se rendre au château, ses cheveux d'argent s'envolant au gré du vent. Drôle de personnage. Sympathique, un peu excentrique, mystérieuse.
Matilda repris son manuel en quête d'étude, comme si la conversation n'avait pas eut lieu, alors qu'elle avait fait prendre une toute autre tournure à la journée de la petite Serdaigle qui avait commencée avec la boule au ventre par peur d'être persécutée, c'est le cœur léger de s'être peut-être fait une nouvelle amie qu'elle se terminerait. Non, ne nous emballons pas, elles avaient juste discutées dans le parc, pas échangé les paroles de l'amitié.
[Fin du RP]
HRPG:
 
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Re: Dans le jardin, sur la belle pelouse
Ellana Lyan, le  Ven 30 Déc 2016 - 11:22

RP privé avec Gabrielle Phoenix

Musique...

Qu'avais je demandé ?
Qu'aurais je pus faire ?
Tant de question qui me passe par la tête.
Qui m’obscurcissent les pensées.
Je les retourne encore et toujours.
Mais j'ai beau essayer je ne parviens pas.
Je n'arrive pas à trouver.
Cette fichue réponse à mes interrogations.
Alors doucement les larmes se mettent à couler.
Mes yeux saignent.
Mon regard pleure.
Il forme comme un voile devant mes yeux.
Une toile que je ne souhaite que déchirer.
Sans pouvoir réellement y arriver.
Pourquoi ? Qu'ais je fais ?
Serait-ce une punition ?
Je sais que je la mérite.
Cette sanction.
Pour tout.
À cause des douleurs que j'ai infligées.
En ce monde, tant de gens qui ne m'avait rien fait.
Et je suis seule désormais.
J'ai perdu le chemin tout tracé qui défilait sous mes pieds.
J'ai voulu me reconstruire.
Commencer une nouvelle route.
Mais je me suis perdue.
Et maintenant j'erre solitaire.
Dans la caresse du matin.
Du soleil qui se lève.
Douce est la rosée sous mes pieds.
Et j'avance sans cesse.
Caresse infinie de mes larmes.
Fragment d'éternité qui se brise à mes pieds.
Je ne suis plus, ai-je jamais été ?

Je sens mon sang circuler.
Mon cœur battre et ma poitrine se gonfler.
Je vis machinalement.
Hors du temps.
Peut-être est-ce depuis que je m'en suis rendu compte ?
Depuis que je ne suis plus qu'une arme.
Poignard des ténèbres.
Il faut que je me relève.
Mais je me suis déjà tellement redressée.
Plus rien n'importe désormais.
Il n'y a plus personne pour m'aider.
Me rendre la lumière que j'ai tant espérée.
La vie est cruelle et ne fait pas de cadeau.
Pas pour les gens comme moi.
Délaissé, abandonné.
C'est sans doute ce que je mérite.
Je n'ai plus la force de me battre.
Plus l'envie de vivre.
Mais, je continue.
Par habitude c'est tout.
Je n'ai pas envie de me noyer.
Pas tout de suite.
Même si je n'ai plus de but.
Même si je ne suis plus que machine.
Car il reste quelque chose.
Un sentiment longtemps enfoui.
L’espoir.
Une simple lumière brillant dans le noir.
Il suffirait de la souffler.
Et le cauchemar prendrait fin.
Ou bien commencerait.
Je ne sais plus. Peut-être que suis-je déjà en plein dedans.
Après tout j'ai toujours vécu dans l’obscurité.
Enfant des ténèbres.
Fille des enfers.
Qu'ais je demandé ?

Je ne voulais qu'une enfance normale.
Ce n'était pas trop espérer…
Mais non, c'était bien trop simple.
Il a fallu qu'ils me détruisent.
Me briser, me blesser.
Que cela leur a-t-il apporté ?
Une fillette sans bonheur.
Gamine de désespoir.
Incapable de gérer sa douleur.
Ils ont fait naître le poisson de la haine en moi.
Et maintenant, aujourd'hui je ne suis plus qu'un objet.
Oui une arme, une lame empoisonnée.
Je ne fais pas de cadeau, ce n'est pas ma faute.
Je dois évacuer mon venin.
Car la douleur est atroce.
Oui tout ça fait mal.
En moi, je me consume petit à petit.
Je dois faire mal et blesser.
Faire couler le sang de ma lame si affûtée.
Prisonnière de mes malheurs.
Je ne peux pas en sortir.
Pas seule.
Mais je n'ai pas le temps.
Je ne peux pas trouver la bonne personne.
Pas avant qu'ils ne comprennent.
Qu'ils finissent par m'envoyer à Azkaban.
Et là tout sera perdu.
Je suis condamnée.
Il faut que je m'en sorte.
Mais la lumière est si loin.
Ce n'est pas faute d'avoir essayé de l'atteindre.
Il y a bien des gens qui ont voulu m'aider.
Un poufsouffle au regard de braise.
J'aurais pu réussir.
Le bonheur était là.
Si présent et si proche.
Le jaune m'a pris par la main.
Alors que tout nous opposait.
Il m'a guidé.
Mais l'ombre est arrivée.
Celui que j'appelle père.
Cet homme qui aurait tant dû m'aimer.
Il nous a séparés.
Il a doucement pointé sa baguette sur moi.
Et d'un sortilège m'a offert une once de souffrance.
Le centuple de ce que j'avais pu ressentir jusqu'alors.
Crier, hurler, pleurer.
Cela ne sert à rien.
Pas pour moi.
Pas pour lui.
J'ai eu mal, si mal.
Et elle.
Ma génitrice.
Un mot pour ne pas oublier.
Une blessure, ouverture dans ma chaire.
Ma robe blanche imbibée de sang.
Elle a écrit ce mot.
Celui que je vois toujours à mon poignet.

Traîtresse.

Pourquoi ?
Traîtresse.
Pour lui ?
Traîtresse.
À cause de lui ?
Traîtresse.
Parce que je l'aimais ?
Traîtresse.

L'eau peut bien couler la douleur elle reste.
Sans cesse en moi.
Elle ne me quitte pas.
Les « pourquoi » n'ont jamais de réponses.
Pas pour moi en tout cas.
Je m'assieds dans la marrée verte.
Océan de nature.
Qui chatouille doucement mes pieds.
Et lentement mes yeux se ferment.
Pour se rouvrir aussi tôt.
Je ne veux pas replonger.
Tomber à nouveau.
Dans cet enfer.
Dans mes cauchemars.
Mes paupières sont lourdes.
Depuis combien de temps n'ai-je pas dormi ?
Combien de nuits blanches puis-je compter ?
Trop pour résister au sommeil.
Trop pour être encore en vie.
Pour être encore consciente.
Peut-on mourir de fatigue ?
Littéralement ?
Tomber et ne plus ce relever.
Qui est cette fille ?
Ce corps dans lequel je suis enfermée .
Ce n'est plus moi.
Je ne suis plus Ellana.
Juste une ombre.
Un simple reflet.
Le contacte mouillés des végétaux contre mes jambes.
Peau meurtrie par le nombre de châtiments infligés.
Et j’attends.
J'espère quelque chose qui n'arrivera jamais.
Une personne qui n'existe pas.
Mais l'espoir est toujours là.
Alors je ne peux que me plier à sa volonté.
Et patienter sans abandonner.
Un guide, une lanterne sur le chemin.
J'en ai tellement besoin.

Mais je le sais tout au fond de moi.
Qu'encore une fois personne ne viendra.
Qui voudrait aider quelqu'un comme moi ?
Une personne brisée au-delà de ce que l'on peut imaginer.
Je n'ai sans doute plus d'avenir.
Mais j'ai besoin de continuer.
Pour ne pas mourir.
Juste continuer d'espérer.


Dernière édition par Ellana Lyan le Sam 7 Jan 2017 - 14:15, édité 1 fois
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Re: Dans le jardin, sur la belle pelouse
Gabrielle Phoenix, le  Lun 2 Jan 2017 - 11:47

Bon bah... j'ai été bien inspiré! Oups... Je retourne aussitôt bloquer!

Le temps des fêtes n’était plus très loin, le temps de son retour approchait, ce qu’elle avait hâte ! Ces quelques mois passés au château ne s’étaient pas particulièrement mal passés, disons simplement qu’ils s’étaient déroulés, sans lui demander son avis. Elle avait fait quelques rencontres, rien de très marquants cependant, des élèves à droite, à gauche, de sa maison et d’autres. Elle se concentrait surtout sur les cours, et le passage de ses B.U.S.E prévu en fin d’année. Elle passait le plus clair de son temps dans la tour des serdaigles, où elle se sentait plus à l’aise qu’en première année. Elle avait enfin compris qu’elle n’avait pas le tempérament de feu des gryffondors, qu’elle était appelée à développer d’autres capacités. Elle essayait d’en apprendre le plus possible, à travers la lecture notamment, quand la bibliothèque de château ne lui suffisait pas, elle n’hésitait pas à passer une tête chez Fleury et Bott. Elle en profitait pour se promener sur le Chemin de Traverse ce qu’elle aimait faire depuis toujours.

Ce matin là, l’adolescente avait traîné au lit durant plusieurs dizaines de minutes, son premier cours de la journée n’étant qu’en fin de matinée. Elle descendit à la grande salle pour prendre son repas, seule comme à son habitude. Cela ne la dérangeait pas plus que ça, elle n’avait ainsi pas à suivre des conversations la bouche pleine, et à faire face aux élèves matinaux tout joyeux dès l'aube, ce qui n’était pas, vous l’aurez compris, son cas. La grande salle était quasi vide, comme la plupart des étudiants étaient déjà en cours. Son repas fini, elle jeta un coup d’œil à sa montre, il lui restait encore du temps avant son cours et elle était à jour dans son travail.

Petit soupir.

De satisfaction ou d’ennui ? Comment combler ce temps ? Ce temps à dépenser, à consommer, à perdre... Certains en rêveraient, seraient prêt à la payer pour quelle leur concède quelques-unes des longues minutes de répit dont elle disposait dans la journée. Gabrielle était simplement organisée, studieuse, et mine de rien l’absence de relation amicale lui libérait beaucoup de temps dont elle jouissait seule.

Elle attrapa une veste décidée à aller faire un tour dans le parc qui ne devait pas être surpeuplée à cette heure. En sortant, elle sentit l’air froid, mais pas glacial, s’engouffrer dans ces poumons. Un temps de printemps canadien songea-t-elle amusée. Son référentiel climatique était bien perturbé depuis son arrivée sur le sol anglais. Elle se mis à marcher tranquillement, et décidant tout de même de rentabiliser son temps, elle décida de préparer mentalement une liste de présents qu’elle comptait offrir à ses proches. C’était incroyable ce que l’activité libérait la créativité. Vous connaissez tous ce syndrome de la page blanche, n’est ce pas ? Si, si vous savez bien, ce moment horrible où assis face à une feuille rien ne vous vient. C’est la panne sèche dans votre tête. Alors que quand vous gambadez dehors, curieusement vous avez dans la caboche de quoi écrire un roman. Ce petit syndrome touchait aussi souvent notre aiglonne, c’est pourquoi elle avait choisi une alternative autre que l’assise derrière un bureau. Si seulement en promenade elle avait une plume et un parchemin volant à ces côtés en permanence !

Elle tacha donc d’évoquer plusieurs idées tout en flânant entre les pelouses. Elle avait du temps libre, encore, en fin de semaine qu’elle avait prévu de consacrer à ses achats à Pré-au-lard, elle trouverait sans doute de quoi ravir ceux qui lui étaient chers. Un sanglot vint interrompre le cours de ses pensées.

Mais d’où provenait-il ?

D'une silhouette de dos, posée sur la marrée verte qui luisait d’un reflet nacré. Le sol devait être mouillé, pourtant ladite silhouette ne semblait guère s’en soucier, accablée, accaparée par sa douleur. Une douleur qui semblait impossible à contenir en elle, puisqu’elle la laissait s’exprimer dans son corps. Ce corps de jeune fille. Blonde. Une chevelure platine retenue par un serre-tête.

Gabrielle fronça les sourcils, cela n’était pas sans lui rappeler une crinière identique découverte au cours d’études des moldus, il y a une dizaine de jours. Aujourd'hui, maintenant, c’était le bon moment.

Elle s’approcha de quelques pas, l’autre élève devait surement l’avoir entendu approcher, marquer une pose puis se diriger vers elle. Ne voulait pas trop la surprendre ou avoir l’air menaçante, l'aiglonne se plaça face à l'autre adolescente, en maintenant une certaine distance pour ne pas violer l’intimité de cette dernière. Elle s’accroupit à son niveau pour ne pas avoir l’air de la toiser.

Que lui dire maintenant ? " Salut, comment vas-tu ? " Mal forcément, ça se voit bien ! " Qu’est ce qui ne va pas ? " Peut-être qu’elle n’a pas envie que tu le saches ! " As-tu besoin de quelque chose ? " Pas mal… " Besoin " mmh bof en fait, elle risque de se sentir redevable. Bon, on va essayer quelque chose.

- Salut… fit alors la bleu et bronze d’une voix douce, ça n’a pas l’air d’aller fort.

Simple constat. Réaction dénuée d’intérêt en apparence, mais que faire d’autre ? Cela laissait la blondinette libre de tout, de confirmer ou d’infirmer la supposition, Gabrielle ayant pris garde de ne pas formuler d’affirmation pour ne pas la froisser. Si elle refusait sa compagnie, la brunette ne serait pas contrariée, certaines personnes n’avaient pas besoin des autres quand elles exprimaient leurs peines… dans un premier temps. Par la suite, la serdaigle pensait qu’un soutien humain était nécessaire, même s’il était si dur parfois de reconnaître en avoir besoin.

Etre fort ne signifie pas être seul…


Dernière édition par Gabrielle Phoenix le Ven 6 Jan 2017 - 11:45, édité 1 fois
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Re: Dans le jardin, sur la belle pelouse
Ellana Lyan, le  Mar 3 Jan 2017 - 11:13

Musique...

Une mélodie.
Douce musique à mes oreilles.
Un air mélancolique.
Qui fait couler l'eau.
Larmes brûlantes sur mes joues.
J'arrête de tenter vainement de les essuyer.
Elles ont leur place ici.
Entre mes yeux et le sol.
Roulant délicatement.
Sur un visage brisé.
Une attitude de fin.
Détruite, passée.
Je n'attends plus rien.
Pas de ce monde.
Le vent passe sur mon visage.
La brise fait un instant voler mes mèches.
J'offre mon visage de douleur au ciel.
Regarde maman, observe-moi.
Vois-tu ce que tu as fait ?
Une mère aussi aimante que toi.
Je ne parle plus de ma génitrice.
Mais de cette autre qui porte tous les hommes.
Terre mère qu'attends-tu de moi ?
Que cherches-tu dans ma souffrance ?
N'en as tu pas assez ?
De me voir assise comme ça ?
Brisée comme je l'ai jamais été.
Pourquoi ne prends-tu plus soin de moi ?
Ne suis-je plus un de tes enfants ?
Une de ces filles que tu chéris tant.
Pourquoi me tournes-tu le dos ?
J'ai besoin de toi…
Maman…

Je suis seule et j’attends.
Que la chance tourne.
Que la vie puisse me sourire.
Mais il n'y a personne.
Soit. Détruisez-moi alors…
Brisez-moi puisque vous ne pouvez plus.
Vous ne savez plus m'aimer.
Me reconnaître, me chérir.
Comme vous l'avez pourtant toujours fait.
Mais ne m'oubliez pas.
Je vous en prie.
Que je ne sois pas qu'une ombre.
Parmi tant d'autres.
Laissez- moi exister encore un peu.
Que je marque mon passage.
Le temps de quelques adieux.
Puis reprenez- moi.
Si tel en est votre désir.
Ramenez-moi en votre sein.
Sauvez-moi de cet affreux destin.
Mère, je ne cherche plus rien.
Juste un élan d'amour.
Un soupçon de compassion.
Vivre ne l'est plus quand seule compte la survie.
L’existence a perdu sa saveur.
J'ai besoin de quelqu'un.
Qui me berce et sèche mes pleurs.
Je t'en supplie maman.
Libère-moi de tous mes tourments.
Je ne compte plus mes erreurs.
Mais pardonne-moi et je sortirais de ma douleur.
J'ai besoin de toi, maman.

- Salut… ça n’a pas l’air d’aller fort.

Je porte mon regard sur la personne.
Ce quelqu'un tant désirer qui vient de me parler.
De plus je la connais.
Cette fille qui était.
Au même cours que moi.
C'est l'enfant qui brillait.
Serais ce un ange ?
Est-ce elle que tu m’envoies ?
Non. Les anges n'existent pas.
Pourtant c'est une aigle.
Un oiseau ça vole.
Sauf quand c'est cloué au sol.
Par folie.
Comme la petite Mary.
Mais elle n'est pas comme ça.
Oui ce doit être ça.
Une fée qui est venue se poser.
Ici-bas pour me parler.
J’espère juste que ce n'est pas un piège.
Une créature de l'enfer.
Car alors nous serons sœur.
Ou du moins cousines.
Si elle aussi avait.
Cette fichue douleur.
À l'intérieur.
Mais non je ne crois pas.
Accroupie devant moi.
Je le regarde à travers le voile.
Que forment mes larmes.
Je meurs d'envie de lui demander.
Si c'est elle l'ange que l'on m'a envoyé.
Ce n'est pas comme si la magie n'existait pas.
Mais je me demande tout de même.
Si ce n'est pas, un simple hasard.

- Bonjour…
On s'est déjà vue je crois.
À priori dans un cours.
Mais que fais-tu là ?


Je ne cherche plus à cacher.
Plus à masquer.
L'eau qui coule.
Mon masque est tombé.
Depuis longtemps j'ai arrêté.
De vouloir me montrer.
Plus forte, sans cesse.
Je ne suis plus une princesse.
Juste une gamine lâchée.
Dont on a coupé les ailes.
Alors qu'elle commençait.
Tout juste à se déployer.
La souffrance me berce.
M'a pris dans ses bras.
Mais tout cela n'est qu'illusion.
Car les cauchemars ne me laissent aucun répit.
J'aimerais tellement pour m'endormir sans rêver de lui.
Mais c'est impossible sans cesse reviennent les images.
Il les a associé à de l'amour.
Pour que je me sente déchirée.
Chaque fois que je vois.
Ce fichu poufsouffle.
Pour que j'ai mal.
Et qu'en permanence je souffre.
Quel genre de fou.
Faire subir ça à son propre enfant.

Moi je suis perdue et je navigue.
Sur un océan de doute.
Une mer de mélancolie.
Et doucement mon embarcation sombre.
Lentement je me vois tomber dans les flots.
Emportée, je ne me débats pas.
Je n'ai plus la force. Plus le courage.
Je me laisse porter.
Flottant comme un cadavre.
Dérivant vers les eaux troubles.
J'aimerais fermer les yeux mais quelque chose m'en empêche.
L'aigle qui a parlé me tient prisonnière.
De son regard, de ses yeux.
Qui m’empêche de tomber comme je veux.
Je ne peux pas tomber.
Pas encore, ça ne serait pas poli.
De finir ainsi.
Sans avoir pu discuter.
Avec une bleue non tarée.
C'est quand même une chance.
Quand on y pense.
Alors je reste assise là.
Je ne sombre pas.
Le sol mouillé me glace les jambes.
Mais je n'ai que faire de cela.
Je suis bien ici.
Entre la mort et la vie.
C'est le matin, le commencement.
Je finirais plus tard.
Quand viendra le soir.
Oui quand elle sera partie.
Ce sera mieux ainsi.

- Vois-tu ? Comprends-tu ?
As-tu déjà éprouver ?
Ce sentiment d'être perdu.
De ne plus exister.

D'errer comme une âme sans vie.
Complètement délaisser.
De tourner dans un cercle infini.
De ne plus rien espérer.

Es-tu un ange petit bleu ?
Un oisillon comme Mary ?
Descendue tout droit des cieux.
Pour rendre un sens à ma vie.

Non ne me prend pas pour folle.
Même si je ne suis pas tout à fait saine d'esprit.
Je te vois avec une auréole.
Alors bon, tempi.


Je la regarde un instant.
Oui ça ne fait pas de doute.
C'est bien un ange.
Ce n'est pas possible autrement.
Au pire si je me trompe.
Qu'ais je à perdre ?
N'est-ce pas plutôt un compliment ?
Si j'en suis presque sûre.
Pour autant qu'elle le prenne bien.
Elle n'a pas l'air méchante.
Alors je fais ce qu'il me chante.
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Re: Dans le jardin, sur la belle pelouse
Gabrielle Phoenix, le  Dim 22 Jan 2017 - 18:50

Mille excuse pour ce retard choupette, j'espère qu'en lisant ce que tu m'as inspiré tu vas me pardonner!

La jeune fille révéla son visage baigné de larmes à la serdaigle. Elle ne semblait pas en avoir honte.

- Bonjour… répondit-elle d’une voix effacée.

Si sa bouche avait des yeux, ils seraient probablement perdus dans le vague, au loin.

- On s'est déjà vue je crois. À priori dans un cours. Mais que fais-tu là ? questionna-t-elle légitimement.

Le vent froid venait faire rougir ses joues ruisselantes, laisser sa marque, sa brûlure sur la peau pâle du serpent. Ses yeux s’agrippèrent à ceux de l’aigle. Comme une sensation de déjà vu.

- Vois-tu ? Comprends-tu ? As-tu déjà éprouver ? Ce sentiment d'être perdu.
Oui…
- De ne plus exister. D'errer comme une âme sans vie. Complètement délaissée.
Je l’ai déjà vécu…
- De tourner dans un cercle infini. De ne plus rien espérer.
Je m’en souviens comme si c’était hier…

Gorge qui se sert.
Mots qui frappent juste.
En pleine cible.
En plein cœur.
Qui résonnent dans les tréfonds de son être.
Douleur va renaître.
Poids grandissant au creux de son estomac.
Une pierre qui l’entraine vers la terre, qui l’oblige à plier le genou.
Qu’elle tente de refouler, d’oublier.
Mais ces mots viennent l’enrober.
Lui rajouter une couche, une épaisseur, une lourdeur.
Heureusement que l’aigle est à terre avec le serpent dans la rosée.

Deux cavalières désarçonnées de leurs montures.
Deux quilles renversées par la vie.
Deux anges déchus. Peut être viennent-elles du même royaume céleste?
Elle aurait aimé porter plainte.
Pour coups et blessures.
Physiques et psychiques.
Les bleus ont disparus mais les mots résonnent encore.
Comme des couteaux dans son cerveau.
Pas de sang, pas de larmes.
Ecchymoses invisible.
Mais nuisibles.
Qui viennent parasiter sa vie.
Son estime.
Sa perception.
Ses relations.
Mais ce n’est pas son tour, ce n’est pas son moment.
Sa peine, ses douleurs ont été épongées.
Même si les rêves en sont un rappel constant.

- Es-tu un ange petite bleu ? Un oisillon comme Mary ? Descendue tout droit des cieux. Pour rendre un sens à ma vie.

Mary ? Ma douce, ma seule amie ? Puis-je encore parler d’elle en ce terme ? Mary, est-ce à cause de mon absence qu’elle a… dégénérée, qu’elle a laissée la porte ouverte à Folie ? Si je l’avais comblée de ma présence, les choses auraient été si différentes.
Sentiment de culpabilité immonde.
Nausées à ses souvenirs.
Je m’en veux.
Je me dégoute.
J’exerce ma personne.
Je n’étais pas assez forte pour moi-même, qu’aurais-je pu faire pour toi, innocente Mary ?
Et toi sinople blessée, que puis-je faire pour t'aider?
Je n'ai pas même trouvé le sens de ma vie, comment puis-je t'aider à te réaliser?

- Non ne me prend pas pour folle. Même si je ne suis pas tout à fait saine d'esprit. Je te vois avec une auréole. Alors bon, tant pis.

Folle ? Non, tu ne semble pas l’être. A l’agonie, osera-tu l’admettre ? Dans tes yeux, je vois ton être que tu laisses apparaître, peux-tu devant moi te le permettre ?

Un blanc.
Un ins-temps.
Yeux dans les yeux.
Deux cœurs face à face.
Symétrie.
Esthétique.
Harmonie.
Vibration.
A l’unisson.
Je t’entends.
Tu as tellement besoin d’être entendu.
Non plus que ça.
Je t’écoute.
Tu as tellement besoin d’être écoutée
Je te vois.
Tu as tellement besoin d’être vue telle que tu es.
Et de le savoir.
Je vois en toi.
Rares sont ceux qui en sont capables.
Le puis-je ?
En utilisant un pouvoir.
Empathie.
Nul besoin de mot pour traduire ce qui se dit.
Le corps parle pour moi.
Mais elle semble avoir soif de paroles, de pommade.
Il est trop tôt pour venir l’étaler sur ses écorchures.
Encore à vif.
Mais elle a besoin.
De premiers soins.

Première étape : sécuriser le lieu. La blessée et la secouriste ne craignent rien de plus en cet endroit que la mâchoire du vent, prête à leur donner une morsure glacée.
Deuxième étape : évaluer l’état de la victime. Mauvais. Au désespoir.
Troisième étape : trouver l'aide nécessaire. Moi. Je ne suis pas là avec toi. Je suis là pour toi. J’éluderais donc sa première question.
Ultime étape : donner les premiers soins. Commencer par laisser s’exprimer la souffrance. La douleur. Et la reconnaître. Elle est là. Indéniablement. Vouloir rassurer trop vite la délicate tête blonde pourrait produire l’effet inverse, elle pourrait y voir une négation, un refus d’acceptation de sa douleur.

Je secoue doucement la tête.

- Je ne suis pas un ange, juste une élève, une parmi d’autres.

Mais contrairement aux autres je suis là, ici et maintenant. J’ai tellement de chose à dire mais je crains tellement mal agir, mal m'exprimer, je ne veux pas qu’elle souffre davantage, je ne veux pas remuer de lame dans sa plaie, je ne sais que trop bien ce que ça fait. Je laisse sortir quelques mots, délicatement choisis, en soutenant son regard, elle n’est plus seule. Mais comme elle est déjà noyée dans les abysses de la souffrance, je ne veux pas la submerger d’un tsunami de parole.

- Le truc avec la souffrance, c’est qu’elle exige d’être ressentie… Et d’être exprimée.


Elle empreinte des mots qui ne sont pas les siens. Mais qu’importe s’ils tombent juste.

- Que se soit par des mots ou des larmes, ça fait du bien de les libérer, c'est indispensable... On garde parfois sa douleur bien en soi parce qu’on pense qu’il n’y a rien d’autre, qu’on est devenu sa douleur mais c’est faux. Tu es toujours là, tapi au fond de toi-même. Ça nous rassure de ressentir de la peine parce qu’elle nous rappelle qu’on est toujours en vie...

Sa voix manque de s'éteindre aussi. Mais elle ne peut pas se le permettre. Ce n'est pas pour elle qu'elle joue cette partie.

J’ai terriblement peur de ce que je dis, je veux qu’elle ressente que je ne la juge pas pour quoique ce soit.
Qu'ai-je fais dans sa situation?
Cache tes blessures, n'en parle pas.
Fais attention, le secret survivra.
Pas d'états d'âme, pas de tourments.
De sentiments.
Voilà comment je pensais m’en libérer, m’en délivrer…
Je croyais que c’était cela être forte…
Mais je me trompais cruellement.
Libère ta douleur.
Libère le poison qui te ronge comme de l'acide.
Qui 'intoxiques.
T'étouffes.
Te bloque la langue.
T'empêche de parler.
Bientôt de respirer.
Vaut-il mieux souffrir qu'être en vie.
Peut-être...
Au moins, c'est un état réversible.
Un jour tu craques, tu cèdes.
Tu laisses une faille d'où s'écoule le pus de tes blessures.
Paroles ou larmes.
Tu purifie ton organisme.
Évacuant tout produit nocif.
Il faut prier que ce jour là, une personne soit là.
Une purification est un grand saut.
Une chute libre.
Dont l'issue est inconnue.
Il faut une personne pour nous rattraper, nous récupérer au vol.
Avant que, pensant bien faire,
L’on ne s’écrase face contre terre…
Définitivement.

- La douleur, c’est purement subjectif. Il n’y a pas de grande ou de petites douleurs. Il n’y a pas de douleurs pires ou moindres. Qu’elle soit physique ou psychiques, méritée ou non, il n’y a nul besoin de le savoir.


Je ne sais pas quel mal te ronge, mais tu as le droit de souffrir. Car c’est un droit pas un devoir.

Elle n’a pas à me raconter son histoire. Je l’y invite s’il elle le souhaite, si elle en ressent l’envie, le besoin. Elle n’a pas de compte à me rendre, de justification à me faire. Juste parler et avoir l’assurance de les mots qu’elle laisse couler - le poison qu'elle élimine de son système - tomberont dans une oreille attentive peut l’aider. Parfois, il n’y a pas besoin de plus.
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Re: Dans le jardin, sur la belle pelouse
Ellana Lyan, le  Sam 28 Jan 2017 - 19:37


Musique (mais va falloir la passer en boucle...)

J'aimerais…
Qu'on me pardonne.
Que ma vie recommence.
Retombe en cendres.
Pour mieux repartir.
Mais aurais-je droit à une deuxième chance ?
Non, il n'y en a pas, jamais.
Pour des gens comme moi.
Qui vivent de désespoir.
Prisonnière de mes démons.
Démon des autres.
Je ne suis plus que mirage.
Simple fantôme.
Et j'erre sans fin.
Dans cet infini.
Cet autre monde si loin de vous.
Et j'aimerais…

Mais tu vois je n'ai pas le choix, entends ma complainte au ciel, vois mes larmes ruisselant sur mon visage déchiré. J'ai mal tu sais, au fond j'ai toujours connu cette douleur. Et là-haut, par-dessus les nuages, je vois un visage qui me nargue, destin, ait pitié, sauve-moi de cette injustice, j'ai besoin… Tellement besoin. Qu'on me sauve, qu'on me brise. Contradiction ? Préservée ou déchirée. Ce n'est qu'un choix, une stupide décision à prendre. Fait l'a ma place, je t'en conjure, lance la pièce dans l'azur de cet endroit céleste. N'ai pas peur, montre-moi, pille ou face ? J'attends ton jugement… Je ne le crains pas mais m'offre à lui, dans cette dernière espérance. Envoie-moi un signe, même si ta main tremble, que ton regard s'embue et que tes lèvres s'étirent, je mérite de savoir… Je t'en supplie… Ne joue pas avec moi, je suis déjà si affaiblie. Que me reste-t-il ? Je n'ai plus rien… Ni but, ni objectif, je ne suis qu'absence et désillusion. En-mène moi je t'en prie confie-moi à ta sœur…

Faucheuse mortelle qui d'un coup parfaitement maîtrisé, pourra couper sans regret, le simple fil qui me rattache à la terre, laisse-moi périr et lentement, me faire bercer dans ses bras. Je ne vaux pas plus que ça, offre-moi des ailes noires, laisse-moi devenir un ange des ténèbres, créature déchue des enfers. Pourquoi me refuses-tu ce droit ? J'ai le droit de connaître la vérité… Dit moi simplement, s'il y aura une suite à mon existence ou si je suis condamnée à planer comme je le fais maintenant. Mes yeux se ferment, simplement. Que fais-je ici ? Je tourne la tête vers l'autre. Une sauveuse ? Non un ange…

Je le vois comme si elle l'avait écrit en grand sur son front.
Je le sens comme si mon instinct me le dictait.
La fille n'est pas une simple élève, c'est un ange.
Je me sens légèrement coupable, ne devrais-je pas fuir ?
Suis-je assez digne de lui parler, moi la fille de la nuit ?
Sans doute ne le serais-je jamais, mais je ne puis partir.
Ce serait lui manquer de respect, à elle… Créature de paradis.
Elle a pris la peine de se pencher sur mon cas, d'être là.
Sait-elle ? Devine-t-elle ? Voit-elle ?
La créature, le démon qui sommeille en moi ?
Cette chose incontrôlable créée par la folie de mes parents.
Ou par la mienne, je ne sais plus, ne veux plus savoir.
Je ne suis pas capable, pas assez forte pour assumer pareille chose.
Une si grosse remise en question…


Et puis, l'ange me parle.
Ses mots chantent.

Ses mots s'envolent.

Font vibrer délicatement mes tympans…

Elle veut que je m'exprime… Que je me libère. En suis-je capable ? Je doute sans cesse. Parler d'eux, de lui… Y arriverais-je ? Je ne sais pas… Cette fille est une parfaite inconnue, elle nie être un ange, pourquoi veut elle me mentir ? Sans doute a-t-elle besoin de cacher son identité aux yeux du commun des mortels… Ou bien, peut-être qu'elle a vu ma noirceur profonde, qu'elle a pris peur et n'a pas oser me parler de ça. Je ne suis qu'une idiote ! Mais quand je vois ses yeux emplis de compassion, mes remords s'envolent. Elle n'a pas eu peur, elle ne voit pas le démon. Elle doit sentir en moi ce que certains appellent le bon côté, ce que je considère comme quasi inexistant chez moi. Je n'ai jamais vraiment vu cette partie de mon être, peut-être juste aperçue, mais elle a disparu. Je le sais, je le sens… Elle est partie avec lui. Avec Albus, avec mon cœur et ma raison.

Puisque maintenant, je ne suis plus qu'une âme vide, morte, tannée par la souffrance. Ô douleur, je t'en prie, ai pitié de moi. Je ne suis pas assez forte pour te résister, j'ai cru, j'ai voulu… Mais tu avais raison, je ne suis qu'une créature condamnée, emmène-moi, met fin à mes jours. Je ne crierais pas je te le promets. Je serais docile, comme il l'a voulu l'autre soir, comme il me la demandait quand j'ai frappé la rouge, quand son sang à perler la neige immaculée. Je l'ai vue à ce moment, l'horreur sur son visage, mon cœur déchiré par son expression. Comme s'il apercevait enfin, le monstre qui se cachait en moi. Ce serpent que je tentais chaque jour de combattre mais que j'ai fini par ne plus maîtriser. Je me suis fait piéger à mon propre jeu. J'aimerais tant qu'il me pardonne. Mais cette époque est révolue. Je ne suis plus ni prédatrice, ni victime, je ne suis que fantôme errant. Sur cette terre trop ronde, ce monde trop blanc.

Je n'ai pas ma place ici, je ne l'ai jamais eue, je m'en veux d'avoir pu croire, d'avoir pu penser que j'étais assez forte pour tout ça. Mais, la vérité m'a vite rattrapée, elle m'a jetée au sol sans ménagement. Ce doit être ce que certains appellent la justice, oui la méchante finit par périr, ne plus être que l'ombre d'elle-même. Mais qui choisit donc les rôles ? Se donnent la responsabilité et le droit de faire pencher la balance. Pourquoi jamais au bon moment ? J'ai eu ce que je méritais et pourtant j'enrage, je crie à l'injustice de mon existence. Je n'arrive pas à me plier à la volonté de ce destin qui n'ose pas choisir pour moi. Et je ris de la mort, je suis encore bien trop vivante. Même si mes membres décharnés, mes yeux cernés, corps, cœur et âme détruisent. Pour tout recommencer ou finir maintenant. Je ne parviens pas à choisir, à me mettre d'accord avec moi-même.

Et loin de ce monde de douleur.
Je reviens à la réalité.
Les yeux de l'ange me ramènent.
Dans ce monde vivant.
Je dois être un agent double.
Valsant entre conscience et déraison.
Je suis la fille du passage.
Entre mort et vie.
Espérance et affliction.
Le jour veut me voir plussoyer.
La nuit me battait.
Et mon être, ma tête et mes pensées.
Tout me demande d'arrêter.
De cesser d'être cette créature mutilée.
Qui se cherche sans se trouver.
Je dois sortir.

De cet enfer.

Cette nuit perpétuelle.
Qui me brise.
Et me perd.

Mais je ne suis plus seule.


Je ne peux l'ignorer plus longtemps, il faut que je lui réponde, que je lui parle. Lui offrir moi aussi, les sons de ma voix. Après tout c'est moi qui ais commencé à lui parler cauchemars et malheur. Mes mains tremblent, j'ai si peur. Qu'elle ne soit que mon jugement dernier, là pour peser le bien et le mal avant de m'emporter dans les cieux ou de me rendre à mon berceau. Mais il n'y a pas besoin de balance, je suis mal je le sais. Je ne tente même pas de le nier, je le sais depuis trop longtemps. Cet inscrit au plus profond de moi. Au-delà du sang et de la chair, dans une dimension que je n'ai jamais été capable que d’effleurer. Que je redoute plus que tout. Car elle me ferait verser, irrémédiablement dans la noirceur, par n'importe laquelle, celle qui tue sans pitié, mais je ne peux pas me permettre, d'utiliser cette ultime horreur cachée en moi.

Je respire et sens mon cœur battre doucement dans ma poitrine …

Boum… Boum…


Je dois lui parler.


Boum… Boum…


Lui expliquer, lui raconter.

Boum… Boum…

Depuis le début…

- La souffrance, petit ange, je la connais si bien, elle fait partie de nous tu sais . Parfois elle parts, mais ce n'est que pour mieux revenir… Chez moi, pour moi… Les larmes ne suffisent pas, j'ai essayé si tu savais, j'ai eu mal jusqu'à vouloir m'en déchirer en deux, mais je n'ai pas réussi, la mort ne m'attire pas, la vie non plus… Je suis coincée ici, vivant dans cette nuit infinie, fantôme errant, fuyant les démons de son passé. Mais je ne suis pas d'accord… Pour moi il y a deux sortes de douleur : celle qui fait mal et celle qui nous change… Et moi je souffre, petit ange, j'ai mal, chaque jour qui passe, chaque seconde qui s'écoule mais j'attends. Attitude stupide ? Je n'en doute guère… Mais, je suis prisonnière de mes tourments, depuis si longtemps. Et au loin je vois, doucement, cet espoir qui s'enfuit devient de plus en plus inatteignable. J'aurais tant souhaité, retourner dans mon innocente, mais mes rêves sont terminés, le cauchemar a commencé quand j'avais cinq printemps et n'a jamais cessé.

Soupire lointain, pourquoi est-ce que je parle ? Pourquoi dis-je tout ça ? Suis-je comme ça ? J'aimerais la soutenir, lui dire qu'elle a raison, rester optimiste, pour elle… Parce que ce petit ange qui me trouve à moitié morte en cet instant aurait mérité bien mieux que ce que je ne serais jamais capable d'offrir. Je lui offre mes yeux déchirés encore une fois, fini le regard perçant de la prédatrice, celui hautain de la noblesse et ce dernier dégoûté de de la sang pur. Oui, mon existence se résume en regard et chacun peut aujourd'hui lire ma douleur dans ces yeux perdus.

Mais à elle, j'aurais voulu montrer autre chose.
Que du néant, du vide, du désespoir.
J'aurais aimé lui transmettre du bonheur.
La remercier de sa présence, de son oreille attentive.
Et surtout de sa voix qui résonne encore en moi.
Une si jolie mélodie, qui me fait émerger.
De cet Océan de malheur.
Lentement je reviens sur la terre.
Et quittent mes cauchemars, il ne faut pas que je bascule.
À nouveau dans la folie de la douleur.
Pas avec elle, je ne me le permettrai jamais.
Mais simple paria à qui elle prend le temps de parler.
Je sais que je ne mérite pas cette attention.
Mais elle ne semble pas savoir.
Ou peut-être n'y fait elle pas attention.
Les anges sont tellement imprévisibles.
Je la vois différente et pourtant si semblable.
Sa façon de parler de la douleur.
Sait-elle ? A-elle déjà vécu cela ?
Est-ce elle aussi une miraculée ?
Descendue des cieux pour m'aider et me sauver.

Mais elle nie, elle a nié, je ne sais plus quoi penser. J'aimerais qu'on m'éclaire, apprendre à la découvrir, voire ce qu'il se cache chez cette jumelle lumineuse, ce bon côté du miroir. Âme de lumière pour cœur de noirceur. Ange et démon rassemblées pour pouvoir survivre à la vague mortelle qui se rapproche dangereusement de l'enfant qui ne possède pas d'ailes. L'eau lèche le bord de la plage, le poison s'infiltre dans le sable. Le serpent regarde le tout sans expression même si elle sait que quand le liquide néfaste arrivera jusqu'à elle, elle en mourra sans possibilités de retour en arrière. Elle est au courant et ne semble pas s'en préoccuper, peut-être est-ce dû au fait que ce sont en partie ses propres larmes et le sang qu'elle a fait couler qui ont contribué à alimenter la marrée qui s'approche de plus en plus.

Mais près d'elle, planant délicatement, il y a un ange, créature céleste dont la mission est de voler au secourt de la diablesse. La vague se rapproche les deux enfants le savent, un reste neutre, l'autre tente à l'aider. De la faire reculer, même si ce n'est que pour quelque temps. Il faudrait le faire, construire cette digue, ce brise-lame, capable d’empêcher d'avancer, faute de savoir l'éradiquer, ce poison, cet acide, qui meure d'envie de venir lécher les pieds de la petite démone qui ne réagit plus. On pense que son heure est sans doute venue, peut-être est-ce vrai. Mais il y a encore dans ce monde de blancs et de noir. Des gens pour croire que rien n'est perdu. Que la vie continue.

Et là-bas sur cette plage de sable blanc, la marrée noire avance lentement.
Savourant les seconde et l'angoisse qui monte, dans le cœur de l'enfant.
La diablesse est entravée, l'eau a tant attendu ce moment.
Elle ne peut plus se battre, elle n'a jamais pu, bien trop faible, il est temps de prendre le dessus.
Mais sur cette plage, une forme blanche, qui se bat à coup de mots.
Onde de compréhension qui réveille doucement le petit diable.
Pour l'inciter à continuer, à dépasser, à construire un barrage.
Pour arrêter cette mer de noirceur.
Et l'enfant de la nuit prend la main de l'ange.
Tandis que l'eau néfaste pousse son premier hurlement d'agonie.

L'échec est une redoutable force de vie…
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Re: Dans le jardin, sur la belle pelouse
Gabrielle Phoenix, le  Dim 5 Mar 2017 - 22:21

- La souffrance, petit ange, je la connais si bien, elle fait partie de nous tu sais. Parfois elle parts, mais ce n'est que pour mieux revenir… Chez moi, pour moi… Les larmes ne suffisent pas, j'ai essayé si tu savais, j'ai eu mal jusqu'à vouloir m'en déchirer en deux, mais je n'ai pas réussi, la mort ne m'attire pas, la vie non plus… Je suis coincée ici, vivant dans cette nuit infinie, fantôme errant, fuyant les démons de son passé. Mais je ne suis pas d'accord… Pour moi il y a deux sortes de douleur : celle qui fait mal et celle qui nous change… Et moi je souffre, petit ange, j'ai mal, chaque jour qui passe, chaque seconde qui s'écoule mais j'attends. Attitude stupide ? Je n'en doute guère… Mais, je suis prisonnière de mes tourments, depuis si longtemps. Et au loin je vois, doucement, cet espoir qui s'enfuit devient de plus en plus inatteignable. J'aurais tant souhaité, retourner dans mon innocente, mais mes rêves sont terminés, le cauchemar a commencé quand j'avais cinq printemps et n'a jamais cessé.


Les mots coulent à flot, comme l'encre d'une plume qui se déverse sur un parchemin, comme les doigts agiles d'une jeune fille dansant sur un clavier.
La douleur se déverse de la plaie, le poison coule, goutte, pullule, se répand hors du système.
Mais soudain je doute. Terriblement.
Est-si c'était une erreur immense que de la faire parler, que de l'éprouver d’avantage?
Chaque mots semblent lui coûter.
Et si ils venaient comme des écarteurs, éloignant les deux bords d'une plaie, qui peine déja tant à se refermer.
J’ai envie de me mordre les lèvres et... même de pleurer.
Pas pour moi pour elle.
Sur mon sort, je n'ai pas à m’apitoyer.
Je me hais.
Je me semble pauvre.
Je me sens faible.
Inutile.
Pour tout ce que je ne peux pas lui donner.
Pour son passé que je ne peux pas changer.
Pour sa douleur que je lui fait ressasser.

Je regrette presque aussitôt de m'être penchée sur elle, ce n'est pourtant pas l'envie, le cœur qui manque.
Mais j'ai peur, terriblement peur.
De ne servir à rien.
Pire, peur d’aggraver la situation.
Ou, plus tard, de la décevoir.
Je n'étais pas là quand Mary avait besoin de moi, je ne sais comment faire.
Je ne veux pas la forcer, pas la blesser d’avantage, je n’aurais peut être pas dû insister.
Elle m’appelle petit ange encore…
Je me sens soudainement responsable.
De cette créature.
De cette enfant.
Qui n'a rien de maléfique.
Et je n'ai rien de mature.
Je ne mérite pas ce titre, cette dénomination.
Je n’ai rien fait de céleste.
Je n’ai rien fait du tout.
Car c’est ce que je fais le mieux.
Rien.
Je ne cause de tord à personne.
Je ne critique pas.
Je ne blesse pas
Je ne me mets personne à dos.
Je ne suis pas en fin de compte.
Impartiale.
Transparente.
Toujours de passage.
Dans les vies de chacun.
Pas de point fixe, pas d'attache.
Et pourtant, aujourd'hui.
Ce matin.
Dans la rosée.
Dans la verdure.
Dans la peine.
Je me sens reliée.
Tenue par ce regard.
Par cette fille.
Cette inconnue.
Ancrée dans ces yeux.
Dans son monde.
Dans son histoire.
Dans son passé qu'elle vient de dévoiler.

Je suis horrifiée.
5 ans…
Son sort était celé.
Je suis au bord des larmes.
Au bord de la nausée.
Mon estomac est retourné.
Quelle atrocité…
Mais qui aurait osé ?
Toucher à une enfant.
A sa pureté immaculée.
Lui voler son innocence.
Les tendres douceurs de son enfance.
Et même si quelques déceptions venaient entacher son jeune âge.
Qu’est ce que quelques erreurs, dans la vie d’une enfant sage?

Elle est ici au moins.
En vie.
Une demi-vie peut-être.
Une vie maudite lui semblerait-telle.
Une vie davantage emplie de petites morts que de vies.
Mais je la vois.
La sorcière qui se tient là.
Elle aurait devenir un Obscurus, s’autodétruire.
Comment tient-elle bon depuis tant d'années?
C'est inhumain?
Son sort la transformé.
Est-elle une sorte de miraculée?

Gabrielle, tu n’es pas là pour raisonner.
Elle a mal, elle ose le dire.
Combien de temps t'es tu tues/tuée avant de faire de même.
Quelle idiotie.
Tu as mal, tu n’es pas le mal ! La nuance est tellement importance.
Qu’elle nécessite d’être soulevée.
Tu n'es pas devenue létale.
Et rien ne semble t'achever.

La douleur, je l'ai connu aussi.
Tu parles de celles...
Celle qui nous fait mal…
Celle qui nous change….
Comment une douleur pourrait nous faire changer sans avoir mal ?
Comment ne pas changer quand on a mal ?
C’est étriqué.
Elles sont toutes deux aussi paumées.

La mort ne m'attire pas, la vie non plus…
Un seul monde m’attirait aussi, celui des rêves, il abolissait tout, lois, temps, espace, douleur.
Du moins c'est ce que je croyais, j'espérais.
Naïve, insouciante.
Maintenant je sais.
Aucun échappatoire.
Aucune issue de secours.Dans cette fournaise.
Ce crématoire.
Cet enfer.
Qui consume.
Qui brûle tant que le sang circule.

Gabrielle relativise sa vie.
Chaque moment de bonheur est un don du ciel à côté de chaque souffrance passée.
Elle a eu ce second départ, cette seconde chance, ce renouveau.
Suis-je renée de mes cendres?
Pas encore.
Pas complètement. Chaque chose en son temps.
Un jour viendra, la résurrection sera complète.
En attendant, cette fille t'attend.
Tu ne peux pasla sauver pour ml'éternité.
Mais tu peux la ramener d'une petite mort.
C'est par là qu'il faut commencer.

Je ne suis pas féru de contact charnel, mais je sais ne pas en être avare quand il y en a besoin.
Il me semble que je doit lui tendre, lui lancer.
Une bouée, qui l’aide à flotter le temps de resaler.
Une épaule sur laquelle s’appuyer le temps de remonter en selle.
Une main pour maintenir la sienne le temps de prendre une bouffée.
D'espoir. De renouveau. D'envie. De soutien. De volonté. De force. De bonheur.
Je suis disposée à tout lui donner.
Du moins à essayer.
Elle peut tout prendre.
Du moment qu'elle ne cherche pas à m'utiliser.
Ellana Lyan
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Re: Dans le jardin, sur la belle pelouse
Ellana Lyan, le  Sam 11 Mar 2017 - 12:25

J'ai oublié, me suis oubliée.
Le temps l'instant et les secondes qui filent.
Je ne cherche plus rien d'autre que cette survie.
Puisqu'il ne veux pas m'achevez, qu'il me laisse vivre.
Je ne supporte plus d'être ainsi manipulée.
Alors je ne réfléchis plus, n'en ais plus besoin.
Fini de tout analyser, je suis bien trop loin.
Je n'ai pas envie de me cacher.
Derrière un mur de certitudes.
Destinée à s'effondrer.
Je veux simplement respirer.
Sentir cette légère brise contre mon visage.
Oui, juste être là, ici et ailleurs.
Je n'ai plus à chercher autre désir.
Uniquement montrer, que je ne suis pas encore déchirée.
Que je peux continuer à me battre, un seul instant.
Repousser tout mes démons avant de tomber.
Sur cet ultime champs de bataille.
La guerre à assez durée.

Je ne suis pas faites pour être soldat, je ne suis pas née pour tenir une arme, mais pourtant c'est au fond de moi que ce cache le poignard. J'ai tant voulu le détruire, me détruire pour évacuer le poison de mon sang, mais je n'y suis pas parvenue, je n'en étais pas capable, bien trop fable pour faire ce genre de manipulation, j'ai eu peur du feu, peur de me brûler. Alors j'ai simplement attendu, que le verdict tombe, que ma mort approche, mais l'agonie est lente et au lieux de me donner l'envie de vouloir mettre moi même un terme à mon existence, elle m'offre une cruelle illusion appelée espoir. Je ne sais pas, ne sais plus, si je dois y croire ou bien fuir ce mot qui me semble à la fois bienveillant et menaçant pour ma qualité de spectre. Si seulement rien de tout cela n'était arrivé, si je n'étais qu'une enfant de banalité. Mais le cruel destin en a choisi autrement, alors je me tais, je me plie, exauçant la moindre de ses exigence puisque je n'ai pas le choix, comme une esclave j'obéis bien qu'entre mes dents les haine est bien présente envers ce maître maudit.

Je veux fermer les yeux, me recroqueviller et m'endormir, peut être à jamais, peut-être pour une nuit, je ne veux pas savoir. Chaque membre me fait mal mais je m'applique à souffrir en silence, même si les autres le remarquent, je n'ai pas le choix. Doigts qui passent sur mon visage, mes cernes, mes lèvres. Mains qui retombent au sol sans comprendre ce que le corps reflet de l'âme à pu devenir. À l'heure où le soleil semble briller si intensément, là sur l'herbe du vert printemps l'âme déchirée reste mais pas seule. Enfant accompagnée, par ce que les yeux voient comme un ange, alors le contact d'une main pour ne rien lâcher, la surprise, brin d’espoir, nouveaux regard. Lentement, petit à petit, une confiance nouvelle qui naît envers l'ange pour l'enfant des ténèbres.


Nouvelle brise qui vient faire voler les mèches et je me sens si faible, j'ai tant besoin de cette impression, comme un désir de me sentir à l’abri, protéger de ce danger incessant qui semble planer sur moi. Regard suppliant, regard d'enfant quand je me rapproche pour la serrer dans mes bras, juste quelques instant de contact, le temps d'une larme qui tombe, avant de retrouver la distance, mais les doigts pourtant toujours entremêlés. Alors je souris, non visiblement mais bien intérieurement. L'autre à mon âge pourtant je la vois plus grande, pas adulte car je ne leur accorde pas ma confiance, pas grande sœur, pour moi elle ne sont pas forcément gentille, peut être simplement comme une amie ? Je ne suis pas spécialiste de ce terme, généralement les relations que j'ai avec autrui ne sont que rarement positive mais bien d'animosité.

Pourtant alors que je ne l'a connais qu'à peine, je ne peux m’empêcher d'avoir cette impression ce sentiment que le petit ange est belle et bien d'empathie et non un être cruel près à retourner les apparence et me plonger un poignard dans le dos. Je serre un peu plus les doigts de l'ange et tourne la tête vers elle. J'ai envie de parler, lui dire quelque chose, simplement faire couler les mots hors de ma gorge et les laisser se répandre autour de moi, pour rentrée vidée au château et peut être même réussir à m'endormir. Mais les phrase restent bloquée et j'enrage de ne plus être capable de faire sortir les mots de mes lèvres, je ne suis pas douée pour communiquer mais j'avais pensé, simplement espérer que cela puisse être différent, que je pourrais lui confier, mais maintenant que la première vague est sortie plus rien ne veux s'échapper. Cruelle injustice.

J'aimerais tant te raconter petite ange, te partager comme je l'ai fait, la douleur, les malheurs, les pleurs. Mais qu'en ferais tu ? Cela ne t’empêcherait-il pas de dormir ? Serais-tu vraiment apte à m'aider ? Je ne veux pas te causer de soucis, je n'ai même pas envie que tu te retrouve mêlée à tout ça, pourtant j'ai cet irrépressible besoin, cette envie de te confier un partie de ma vie, pas spécialement le passé mais que dirais-tu du présent ? C'est plutôt un beau cadeau non ? On peut en faire pratiquement ce qu'ont en veux, lui offrir la forme désirée et quand viendrons les jours sombres et qu'il sera passé alors les souvenirs émergerons et apporteront un peu de sérénité. Qu'en penses-tu ? Veux tu faire partie de mon présent ?

- Comment t'appelles-tu ?


Honte à moi de ne pas connaître.
Le simple nom de l'ange.
L'appellation humaine de cette sauveuse.
Regard perdu au loin, attente.
Simplement pour une réponse.
Je ne sais que faire, que penser.
J'ai peur qu'elle s'en aille, qu'elle me laisse.
Mais je ne veux pas que tu partes.
Je souhaite tellement.
Que tu puisse faire partie de mon présent.
J’espère que tu seras d'accord.
Je sais que ce n'est pas une proposition en or.
Mais je te fais confiance, pour en faire de même.
Je te montrerais que je peut être digne de toi.
Et ensemble nous repousserons la marée noire.

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Re: Dans le jardin, sur la belle pelouse
Gabrielle Phoenix, le  Lun 1 Mai 2017 - 15:10

Alors qu’une main tendue. Sonne comme une invitation.
Qu’elle s’empresse d’accepter et même de dévorer.
Elle prend mon bras, et mon torse tout entier.
Un rapprochement inattendu qui me pousse dans mes retranchements.
Je n’ai jamais connu telle proximité.
Je refoule les pulsions premières qui me crient de repousser.
Cet élan d’affection vécu comme une agression.
Je refuse de céder à cette pensée.
Aux souvenirs qu’être maintenue vient me rappeler.
L’intention n’est pas blessante.
Je sens cette tonicité, loin d’une froideur pesante.
Mais d’une présence, d’une confiance projetée, partagée.
Une accolade bienveillante.
Je perds son regard le temps de cette embrassade.
Puis le retrouve changé.
Ya quelque chose dans ce regard, d’un peu fragile et de léger comme un espoir.
Qui vient de naitre. Que je lui ai donné.
Notre pacte est donc celé.
J’ai pris mes responsabilités, de ne pas la décevoir, ne jamais la laisser tomber.
Un contrat signé sans plume et sans mot.
Sans encre ni papier.
Loin des traîtres traités négociés, puis dans le néant oubliés.
Dans le silence d’un regard.
L'espace-temps de ce silence.
Qui est.
Non pas le continuum dans lequel l'on se perd, l'on se noit.
Nos vies bruyantes s’en sont chargées.
Mais dans le silence de ce matin là, nous nous sommes trouvées.
Pas un brin d’herbe ne gémit, pas une pierre ne grince, pas un souffle ne soupire à mes oreilles.
Ils sont là bien sûr, musiciens du monde environnant.
Mais j’ai éteint mon ouïe, j’ai court-circuité le câble qui nous relie.
La seule vérité présente à mes yeux, la seule qui fait du bruit est l’enfant perdue.
Sa voix qui tintinnabule. Comme une clochette d'argent annonce un bon présage.

- Comment t'appelles-tu ?

Question étrange. Ou logique.
Qui ponctue les premières rencontres.
Simple code à respecter. Ou véritable volonté.
Élan de curiosité. D'envie. Donc de vie.
Comment je m’appelle ? La question se pose vraiment.
Comme si je n’étais plus simplement moi-même.
Comme si je n’existais plus indépendamment d’elle.
Pourquoi demander, alors que tu m’as déjà appelée?
A ma naissance, j'ai reçu un prénom, une envie héritée de mes géniteurs, que je n’ai pas choisis.
Je m'appelle...
Non je ne m'appelle pas. J'ai été nommé, voilà ce qu'il est juste de dire.
Ce prénom ne me déplaît pas, ne vous méprenez pas. Mais je ne comprends pas l’intérêt portée à cette information qui ne me définit pas.
Mais comme je ne suis plus là pour moi, je réponds ce qu'elle veut entendre.

- J'ai reçu le prénom de Gabrielle.

Je crains de retourner la question. A l’entente de la souffrance passée que je vais ramener. Mais trop tard, une norme de réciprocité est activée, piètre humaine que je suis, je peine à y résister. Un échange de bon procédé, une reconnaissance réciproque activée.

- Comment souhaites-tu que je t’appelle ?

Je te laisse protéger ton passé, ton identité. Tu existes pour moi en tant que ce que tu choisis d’être. Tes tortionnaires ne te définissent pas.
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Re: Dans le jardin, sur la belle pelouse
Ellana Lyan, le  Lun 1 Mai 2017 - 19:22

Parfois la vie est une traîtresse,
souvent elle nous blesse
poignard dans le dos, perle qui coule
et la au la lune rit de nos malheur
mais aujourd'hui pas
alors que tout laissait penser
que c'était bientôt la fin
que l'enfant offrait son dernière soupire
ses dernières larmes
d'un voile qui se déchire
une apparition lumineuse
sur la douce et fraîche rosée
un pas léger et pas d'ange
comme une étincelle dans la nuit
ta main, ma main pour un matin
sourire plus brillant que l'astre timide
ses yeux qui offrent l'envie de se battre
celle de remonter la pente
de retrouver cette envie de vie.

J'écoute ses mots, sa voix qui résonne comme une douce mélodie, symphonie du matin dans le ciel clair et sous le chant des oiseaux, à elle seule elle vient construire un paradis qui éloigne les maux, mes maux… Une douleur si vive qui règne dans mes plaies à vif aux cicatrices que l'on espère mais qui restent absente. Et elle. Je peux presque voir ses ailes qui nimbée d'une merveilleuse éclaircies comme l'on en trouve qu'aux petits matin d'hivers restent sagement dans son dos, j'aurais presque peur, oui, effrayée qu'elles ne s’animent et fasse s'envoler la jolie fille. Mais tout cela n'est pas plausible, ma tête résonne tendis que je me demande comment j'ai pu penser être abandonnée par elle alors qu'elle m'offre un bout de paradis. Où pourrait-elle donc s'envoler si ce n'est ici ? Je ne sais pas alors je me dis qu'il n'y a pas d'autre endroit.

Brise dans un tourbillon de sérénité qui m'emporte au loin je ne cherche pas à résister, je n'en ai plus envie, simplement portée à écouter l'écho de son nom dans le parc qui ne m'a jamais paru aussi accueillant. Gabrielle… Gabrielle… J'avais raison, c'est bel et bien un ange qui se tient à mes côtés, un ange qui va m'aider à me battre ou du moins penser mes plaies, oui je ne suis pas sûre qu'elle puisse m'aider, cette bataille contre les démons de mes cauchemars est la mienne et personne ne peux faire le travaille à ma place, au fond quand bien même elle pourrait je ne serais pas d'accord, j'ai trop peur qu'il ne lui arrive du mal, qu'elle ne se fasse blesser par ma faute. Il n'y a pas que moi qui ait pu souffrir, elle n'ont plus n'a pas du avoir la vie toute blanche sinon elle ne serait jamais devenue l'ange que je vois en elle aujourd'hui…

Chaque mot comme une pommade, un baume qui soulage les blessures et rend la douleur supportable, je ne sais pas si elle voit, si elle se rend compte du soulagement qu'elle me prodigue, certes il serait dommage qu'elle n'en ait pas conscience mais cela ne m'étonnerait pas vraiment, un ange ne se présente pas comme tel, c'est d'ailleurs bien pour ça qu'elle a tenté de nier, elle me rend heureuse sans le savoir comme si ce n'était pas déjà assez merveilleux comme ça qu'elle le fasse tout simplement. La phrase prend une tournure d’interrogation et je plonge mon regard dans le sien déterminée à ne jamais lâcher cette petite bénédiction du ciel qui est venue se poser près de moi. On pourrait penser ses mots pareils au mien mais la nuance est importante, comme si elle ne s'arrêtait pas au simple fait d'avoir un nom mais bien à celui que j'aimerais recevoir de sa part.

Comme une conversation mise dans le désordre où l'on commence par se livrer avoir d'offrir son identité, la formule me plaît, je ne vois pas pourquoi il devrait y avoir un quelconque ordre de discussion après tout… Un ange, oui cela te va à merveille… Tu resteras mon petit ange… Rester sur mes positions, c'est peut-être un peu idiot mais je trouve que ça lui va très bien, l'ange Gabrielle, que vient elle donc m'annoncer ? Une clef pour la liberté ? La plus part des gens de ce monde me nome Ellana et je n'en suis pas dérangée j'aimerais juste que jamais tu n'utilises mon nom de famille… Peut-être que cela peut paraître stupide mais les entendre à travers moi me glace d'horreur. Yeux qui s’abaissent puis bien vite se relèvent, ne pas la quitter, ne pas fuir ses beaux yeux, rester avec elle, encore, juste un peu…

J'aimerais à nouveau entendre le son de sa voix mais elle semble se taire, puis le moment en tout cas, mon regard se perd dans l'infini du paysage qui me semble soudain plus lumineux que d'habitude, est-ce donc sa présence qui rend le tout plus magique, plus merveilleux ? Qu'a t-elle donc fait à mes yeux ? Ses doigts dans les miens entrelacés comme si jamais ils ne pouvaient réellement se quitter, je te connais depuis quelque temps seulement, pouvant compter en minutes les véritables moment que nous avons partagés et pourtant tu es l'une des personne qui j'ai de plus chère, merci d'être là petit ange, merci de me rendre un peu de joie, un simple sourire sur cette terre glacée pour simplement réchauffé mon cœur, mon âme aussi gelée. Non, il n'y a rien de plus magique que ce sentiment de vie que tu m'offres en cet instant.

Simples regard emmêlés,
pour continuer d'avancer
le monde peut bien tomber
je continuerais d'exister
tant qu'elle reste à mes côtés
et continue à me protéger
je crois en elle comme je n'ai jamais cru
parce qu'elle est là et vivante
avec pourtant une telle irréalité
comme si j'allais finir par me réveiller
et découvrir que j'ai tout rêver
mais non, elle est bien là
et tout est trop réel
pour n'être qu'illusion
alors je me raccroche à cet espoir
et fais un pas de plus vert cette lumière
au fond du couloir.
Rachel Ester Pasca
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Ministère de la Magie
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Re: Dans le jardin, sur la belle pelouse
Rachel Ester Pasca, le  Mer 28 Juin 2017 - 21:01

HRP : Nous vous invitons à répondre à la suite des posts pour écrire la réaction de votre personnage s'il tombe sur l'un des tracts.

Un sort conditionnel a été lancé sur les prospectus par Morrìgan (ressemble à un journal lambda jusqu’à ce qu’un sorcier/moldu en rapport avec la magie ou autre le touche)

RP unique
Se déroule au petit matin

Encore une nuit. Encore l’ennui. Encore les frasques de l’insomnie. Demain elle irait voir l’infirmière pour lui demander des somnifères, mais ce soir elle préférait mettre son trouble à contribution. Ce soir, elle avait une mission. La première. Alors, forcément, Ester avait envie de bien faire. Elle avait d’hors et déjà prouvé qu’elle savait être au mauvais endroit au mauvais moment, il fallait maintenant prouver qu’elle était capable de plus. De mieux ! Plus encore parce qu’elle comptait les rejoindre.
Son insomnie, Ester décidait donc de l’utiliser pour arriver à ses fins. Pour la bonne cause. Avec l’espoir de sauver quelques âmes. La dernière année se leva donc, s’habilla de noir, masqua son visage. Et la voilà partie, prospectus dans un sac agrandit magiquement. Ce soir elle comptait bien s’amuser. Ce soir elle ferait de la magie. Demain elle constaterait de l’effet qu’aura eu son œuvre sur les autres.

Dans le parc, les prospectus en  forme d’oiseaux ne manquait pas. Certaine d'être toute seule et d'en avoir presque terminé, Ester se laissa aller à fredonner une chanson.
"Au clair de la Luuune,
Mes amis Phénix.
Prêtez-moi vos pluuuumes,
Pour écrire un mot.
Ma espoir est mooort,
je n'ai plus le feu.
Donnez-moi la foooorce,
Pour ressuscité".




L'Étincelle




Cher.e.s étudiant.e.s, professeur.e.s, membre du personnel.



Ces derniers jours ont été une grande épreuve. La prise en otage de certain d'entre vous, l'attaque au sein même de l'école de magie la plus réputée au monde, et la disparition d'un directeur qui ne vous protège plus par son absence. Ce message est pour celles.ceux qui doutent, celles.ceux qui ont peur, celles.ceux qui sont dégoûté.e.s, celles.ceux qui se rebellent, celles.ceux qui n'en peuvent plus de ces situations.

Nous vous demandons de vous relever de ces épreuves. Cette expérience face aux attentats ne vous ont pas rendu plus faible. Seulement, pour certain, plus vulnérables encore par la fatigue et l'habitude. Nous vous demandons de ne pas céder à toute avance des mages-noirs autant dans la vie que dans vos esprits, dans vos cœurs comme dans vos corps. Certains ont été blessés, certains sont indemnes. Mais votre résistance font de vous des combattants contre l'injustice, le doute et la peur. Certain d'entre vous ont-il déjà reçus des cours sur les Patronus, ou en ont peut-être déjà enseigner ce thème: un formidable bouclier, défenseur contre la peur. Et bien, cher étudiant.e.s, professeur.e.s, membre du personnel, nous vous demandons de lever ces boucliers face à la peur d'un attentat nouveau. Nous vous demandons de résister aux Mangemorts, véritables Détraqueurs de notre société. Mais n'oubliez pas, étudiant.e.s, professeur.e.s, membre du personnel, que les Mangemorts sont de piètre Détraqueurs. Il est plus facile de se battre contre un homme, une femme, un adolescent emplit de haine et chercheur d'un faux pouvoir que de se battre contre la peur elle même et son baiser de mort. La peur de la faiblesse ont fait d'eux des illuminés capable de tuer leurs familles, et de se briser eux-mêmes. Cher ami.e.s, l'humanité n'est pas une faiblesse. C'est une force qui se nourrit de ce que nous avons de plus commun. De plus ancien. Chaque pas vers la solidarité, vers le courage et vers la tolérance vont vous rapprocher d'une magie ancienne, plus combative et plus forte encore. Les meilleurs boucliers ne se forment pas avec plusieurs baguettes ? Les Patronus ne viennent pas en aide grâce à vos meilleurs souvenir ? Ceux-ci ne sont pas emprunt d'amour ? D'amitiés ? De compassion ? D'empathie ?

Étudiant.e.s, professeur.e.s, membre du personnel. Nous ne vous demandons pas de vous battre sous un même étendard. Nous ne vous demandons pas de vous battre sous les feux du Phénix. Nous vous demandons de vous battre et de résister pour vous, et avec vos propres armes. Vous qui formez l'individualité dans la société. Vous, qui, par vos actions individuelles, sauvez l'Humanité et votre intégrité,  telle une fourmilière. Si chacun d'entre vous se bat pour lui… Alors c'est toute la société qui se rassemblera sous une seule et même force, une seule et même puissance : Votre renoncement à la peur, au doute, afin de participer au combat contre les ténèbres qui vont si souvent vous priver de quelque chose, de quelqu'un, et même parfois de votre propre vie. Que vos baguettes se lèvent. Que les Patronus se rassemblent. Luttons tous contre l'obscurité pour être encore libre de nos propres choix, et nos propres vies. N'oubliez pas, si vos baguettes vous ont choisies, ce n'est pas pour être esclave des ténèbres, mais pour être manipulés par vous et par vous seuls. Pour vos propres capacités, vos propres pensés. Brandissez là, faite lui confiance. Vous vous protégerez mutuellement.





L'Ordre du Phénix.

Codage de Louna ©


Edit Lizzie : Bonjour Rachel. Conformément au Règlement RPG, en zone RPG, votre post doit contenir un minimum de 600 caractères, citations et formulaires exclus. Celui-ci en fait 286. Merci de bien vouloir éditer votre message pour le compléter et de faire plus attention à l’avenir. Cordialement.
Gabrielle Phoenix
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Re: Dans le jardin, sur la belle pelouse
Gabrielle Phoenix, le  Ven 30 Juin 2017 - 1:56

Hop là! Même si je tarde à répondre, ce rp pv se poursuit.

C’est curieux cette façon qu’elle a d’employer la négation. Son appellation commune ne la réjouit pas, elle ne l’apprécie pas, mais elle ne la dérange pas non plus. Je me pose alors mille questions, sur ce qui peut la déranger, quoi de plus qu’un nom ? Moi je le trouve plutôt enjoué. Hé Lana ! Comme une amie que l’on interpelle depuis l’autre côté de la cour. L’impatience est si grande de la retrouver, que ce cri fend la foule, car il nous tarde de nous retrouver. Et Lana. Quelle est sa moitié ? L’autre partie, l’être auquel elle est juxtaposée. Avec qui une paire indissociable est formée. Ellana. Elle ne le sait peut-être pas, mais elle a deux ailes, elle aussi. En tout cas, moi je les vois. Mais elle semble abîmées. Déchirées. En lambeaux. Tailladées au couteau. Des lames lui ont volé sa liberté. L'ont clouée au sol. Sans chaîne la retiennent prisonnière. Mais je vais l'aider, à regarnir ses ailes de plumes plus éclatantes que jamais. Pour que dans les cieux, les deux cavalières, pas de l'Apocalypse, de la Voie Lactée chevauchent en toute tranquillité.

Je la sens. Avec mes yeux tout simplement, je la vois. Je ne peux détacher mes yeux de son visage esseulé. Sa peau me semble s'être opacifiée. Pour qu'elle ne laisse rien paraître. Une carapace. Pour garder les blessures à la surface. Pour ne pas se laisser transpercer. Je la sens tactilement. Nos mains entremêlées. Sensation que je n’ai pas l’habitude d’éprouver. Je n’aime pas être touchée. Partager les choses par ce biais. Mais je la sens autrement. Je la sens étonnamment dans mon cœur, dans lequel elle vient de se nicher. Doucement, durant les minutes écoulées, elle a entrebâillé cette petite porte, que je ne pensais pas si facile à pousser. Elle s’est faufilée dans un silence entre deux battements. Et là voilà installée. Dans un fauteuil solidement ancré dans le plancher de cette chaumière. Qui ne renferme que trop de chaises. Que trop peu de dossiers occupés. Là voilà calée près de l'âtre d'où elle ne pourrait être déloger sans grandes difficultés.

Elle est là. Solidement accrochée sous ma peau. Même si je lui lâchais les mains maintenant, nous resterions étroitement liées. Mais je ne suis pas tout à fait prête à la laisser aller. Je suis ici pour la relever. Commençons par quitter ce sol gelé. Lentement, en s'appuyant d'abord sur elle pour me redresser, puis en la tirant vers le haut, en faisant débuter son ascension, j'entreprends de la ramasser. De la cueillir délicatement au milieu de la rosée désormais estompée. Les deux silhouettes recroquevillées sont désormais debout, à la merci des vents, et de leurs vies. Mais jamais elles ne retomberont aussi bas que maintenant.


Dernière édition par Gabrielle Phoenix le Dim 21 Jan 2018 - 18:52, édité 1 fois
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