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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Le Parc
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Ecouter le chant des oiseaux
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Angel Snape
Gryffondor
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Re: Ecouter le chant des oiseaux
Angel Snape, le  Jeu 17 Déc - 14:55


Thalia se rapprocha de lui tout en lui disant qu’elle n’avait pas vraiment fait de rencontre car elle avait le nez dans les livres, une vraie Serdaigle rajouta t’elle. Ensuite elle sembla s’intéresser à Horus, elle lui demanda si elle pouvait le caresser, Angel fit une petite grimace à cette demande. Le chat qu’il avait adopté n’était pas du tout du genre à aimer qu’une autre personne le touche. Parfois le brun s’amusait à dire de lui que ce n’était pas un chat, mais une vraie panthère noire.

- Honnêtement je ne te le conseille pas ! En fait il te griffera ou mordra, je l’ai adopté alors qu’il était abandonné dans une ruelle et depuis il n’y a que moi qui ai le droit de le toucher ! Il a déjà bien grandit alors qu’il n’a pas encore un an… Mon corbeau est… il est mort… !

Il baissa le regard sur son chat, il revoyait la scène de son bel oiseau le protégeant contre un sort mortel. Il releva les yeux dans celui de la brunette, puis il repensa à la première question qu’elle lui avait posée. Elle lui avait demandé s’il avait fait des rencontres, effectivement depuis son retour il avait rencontré quelques personnes.

- Sinon je n’ai pas rencontré beaucoup de personnes, étant de retour depuis peu, et bon tu connais mon côté sociable aussi !


Angel était loin d’être sociable, déjà il avait ce côté froid qui n’attirait pas forcement, de plus quand on lui parlait il prenait toujours un air impassible. Et puis ensuite sa réputation ne jouait pas forcement en sa faveur. Il y avait bien cette jeune Serpentard qu’il avait rencontré, elle était partie précipitamment quand le Préfet de Serdaigle était venu les interrompre. Ensuite il avait également fait la rencontre de la Préfète de sa maison.

- Naoh Whisper et Kaëlie, la Préfète des Gryffondors ! En fait c’est tout pour le moment !


Thalia Smith
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Re: Ecouter le chant des oiseaux
Thalia Smith, le  Lun 21 Déc - 2:48

J’ai tellement l’impression de me retrouver devant un parfait inconnu, de ne plus connaître cet homme qui fut un jour mon petit ami. Nous n’avons pas été ensemble tellement longtemps, mais dans ma vie à moi il avait compté. Beaucoup. Je l’ai aimé et là j’ai l’impression qu’il est quelqu’un d’autre, je ne sais pas comment agir, je dois avouer être plutôt confuse aussi. Je tente de répondre à ses questions le plus clairement possible, mais il n’y a rien, rien de nouveau chez moi, si ce n’est que ce sentiment qui vient me prendre de temps à autres et qui m’empli de tristesse, ces pensées sombres qui ne cessent de défiler. Je me contente de faire un sourire, qui est faux, mais qui est la seule chose dont je suis capable en cet instant.

Je me suis rapproché de lui, alors qu’il tient son chat dans ses bras et je lui demande alors que ma main s’est naturellement tendue vers lui, si je peux flatter le magnifique animal. J’arrête mon geste alors qu’il me dit ne pas me le conseiller, il m’explique la situation de l’animal et un voile de tristesse passe dans sa voix alors qu’il m’annonce la mort de son corbeau.

« Je suis désolé pour toi, tu étais proche de lui si je me souviens bien. »

Mon bras fini par s’abaisser tout doucement, alors que je libère mes paroles. Je me contente de rester silencieuse après ça. Je sais comment une perte peut être difficile, même s’il s’agit d’un animal. On devient proche d’eux, on leur confie nos secrets et ils partagent notre vie. Souvent, ils sont plus importants que d’autres humains qui partagent le même espace commun que nous.

Je relève la tête quand il parle de ses rencontre et de son côté sociable.

« Oui je me souviens d’un monsieur Snape pas très facile à approcher. C’était près du lac non qu’on s’est pris la tête lors de notre première rencontre ? »

Je souris à cette image, disons que notre première rencontre n’avait pas été très prometteuse, on s’entend que si je m’étais seulement fier à l’idée que j’avais eu de lui ce soir là on ne se serait pas revu du tout.

« Je ne les connais pas… J’ai l’impression de ne plus connaître personne ici, tu ne trouve pas que tout a changé ? »
Angel Snape
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Re: Ecouter le chant des oiseaux
Angel Snape, le  Lun 21 Déc - 11:00


Thalia lui dit qu’elle est désolé pour lui, ensuite elle lui dit se rappeler de leur première rencontre ce qui l’a fit sourire. Puis elle rajoute ne pas connaître les personnes qu’il lui a indiqué et qu’elle trouve que tout à changé. Angel ne put s’empêcher de sourire à son tour en la voyant raconter cette anecdote. Il avait oublié cet instant, dans sa tête il avait fait le vide sur son passé et voilà qu’elle lui faisait revivre un passage plutôt plaisant quand on y pense car il avait débouché sur une belle histoire d’amour. Il l’observa un instant, son sourire lui avait rappelé pleins d’autres bons souvenirs, il avait tellement aimé ce sourire qui lui allait si bien. Pourtant aujourd’hui elle semblait différente, elle paraissait triste et ne plus être la même personne.

- J’avoue que je me rappelais plus notre rencontre, mais maintenant ça me revient et c’est clair que c’était mal barré entre nous !

Son sourire s’était élargit sur son visage angélique, il y avait tellement de choses qui s’était passé entre temps. Puis sa voix douce et posée s’éleva dans le parc pour répondre à sa deuxième question.

-  Ben vu que je suis parti longtemps, il est vrai que tout me paraît différent, mais pourtant tu es là toi et tu n’as pas changé… Enfin si tu sembles changée, tout comme moi, mais les épreuves qu’on vit nous change c’est certain et bien que je ne voulais pas te recroiser, et oui je ne vais pas te mentir, pas à toi, mais tu vois maintenant je suis content de te voir !

Il devait bien l’avouer, il avait redouté cet instant, mais la bleu et argent avait pas du tout réagit comme il le pensait et il avait même été content de voir que c’était l’inverse qui s’était produit. En lui parlant il s’était rendu compte qu’il était enchanté de parler avec elle.

Angel Daft
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rp déplacé
Angel Daft, le  Dim 7 Fév - 15:28

Angel, souhaitant prendre l'air, se décida à aller dans le Parc. Le soleil s'annonçait en cette douce journée. Pourquoi pas en profiter ? La jeune fille marchait sur la belle pelouse, sa cravate de couleur bleu autour du cou, avec sa chouette, Sky, qui poussait des hululements de joie. Elle observait les environs, des élèves aussi différents les uns les autres qui discutaient, jouaient et s'amusaient. La blonde s'assit sur la pelouse, loin du centre de cette endroit. Ses mains se misent à caresser le cou de la chouette. La jeune fille se mît à chanter une mélodie moldu.

- I would hold you in my arms I would take the pain away Thank you for all you've done Forgive all your mistakes.

Elle se demandait si parmi ses jeunes sorciers, il y avait un seul qui connaissait cette chanson ou bien qui voulait lui parler.


Edit Emily : Bonjour Angel, je vous rappelle que selon le Règlement RPG, il est interdit de poster dans un sujet déjà occupé avant au moins un mois après la date du dernier post. J’ai donc déplacé votre message dans un sujet libre.
Devon Starck
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Re: Ecouter le chant des oiseaux
Devon Starck, le  Jeu 24 Mar - 14:00

Métaphormoses
PV Hugh Dey

¤ ¤ T ¤ ¤Pour un début de printemps, la journée était décevante. La palette de couleurs du ciel affichait un bleu morne, virant sur un gris sans espoir. Si le soleil n’était dans les coeurs on ne le trouvait au dehors, là sous ce paysage céleste fade et sans saveur. Coup de crayon malhabile de Dame nature qui n’avait empêché Azphel de s’extirper de Poudlard, de son enceinte, ses millénaires murs et l’oppression qui y régnait, malgré eux. La magie y vivait bien, oui, mais elle étouffait, écrasée par ces pierres savamment disposées, trop à l’étroit dans ce château qui résonnait comme un artifice : un bien bel assemblage façonné là qui servait de cloître éternel et de muselière à l’entière magie, à ses possibilités. 

Poudlard, lui aussi, avait perdu ses couleurs depuis d’innombrables années.



Le sifflement du vent léger dans les branches des hauteurs, et le pelage fleurissant des arbres de la forêt interdite, au second plan de cette esquisse, apportait un peu de l’humeur printanière qui manquait. Le coup de pinceau avait été timide.

Un arbre, là, au dehors, encerclé par nul autre, mais pourtant beau, noueux, robuste, portant fièrement ses années sous sa musculature exposée. L’été, il devait être un doux rempart face au soleil, l‘ami agréable contre lequel on s’appuie pour trouver le réconfort ou l'apaisement. Faisant comme si ce jour resplendissant existait déjà, Azphel se dirigea vers lui, sans idées ni couleurs, lui non plus.



Au delà du cadre de son champs de vision, il devinait le lac, les nuances de sombre que le ciel nuageux apportait à sa froide surface, si immobile, peut-être seulement effleurée par la brise d’un printemps introverti. On pouvait admirer l’herbe, grandie dans ses traits par les dernières pluies, qui n’attendait que de se laisser mordorer par les rayons du soleil, si toutefois la direction artistique daignait prendre cette tournure. Quand les pinceaux se motiveraient, le spectacle serait grandiose et apprécié des chamailleries de centaines de sorciers. Le temps travaillait son chef-d’œuvre lentement, laissant languir les regards spectateurs des charmes et du potentiel de sa peinture.



Le Directeur de Serpentard prit place près de l’arbre, fidèle ami qui devait ressortir sur toutes reproductions du lieu existantes. Il avait avec lui un trop plein de pensées et l’envie de les déverser dans le parfum calme de ce décor coloré, même tristement. Peut-être prendrait-il un verre calmement ou s’aventurerait-il dans les effets de style, vers les couleurs ternes du lac, ou celles profondes, nuancées, de la forêt.

Quelques minutes peinturlurées s’écoulèrent, jusqu’à ce que l’homme qu'il savait être le concierge de l’école, n’entre dans son champ de vision. Il en avait oublié le nom, comme le printemps d'éclore, aussi le salua-t-il bêtement, en levant la main :

- Hugh !
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Re: Ecouter le chant des oiseaux
Hugh Dey, le  Dim 27 Mar - 0:06

Aujourd’hui. Ce mot qui me hantait, constamment. Parce que quoi que je fasse, je n’étais jamais en mesure de fuir le jour qu’on était. Même si je dormais, je partais d’un aujourd’hui devenait hier, pour arriver sur un ancien demain qui était aujourd’hui. Peu importaient les jours de la semaine, tous se résumaient à un seul, si ça tombait sur le bon jour, puisque tous passaient par le stade « aujourd’hui ». Et aujourd’hui, bah c’était un autre jour, pas le même qu’hier, pas le même que demain, mais il portait quand même le même nom. C’était pas perturbant ça pour vous ? Pour moi ça l’était en tout cas… C’était un peu comme quand on se pointait dans une classe et que quatre personnes différentes portaient le même prénom. Un peu comme Elena vous voyez, avec accent ou sans, avec un N ou deux, avec un L ou deux ou trois… On s’en foutait, tout se disait pareil et surtout tout le monde s’appelait pareil. Quoi qu’il en soit, le problème était le même. Si on criait ce nom là, y en avait toujours trente-six qui tournaient la tête.

Heureusement que les jours de la semaine ils pouvaient pas tourner la tête. Parce que t’imagines, dès qu’on appelle « aujourd’hui » y a tout le monde qui lève la main, puisque tout le monde aspire à l’être ! C’est quand même sacrément flippant de se dire que dimanche ou jeudi, jours complètement différents pourtant, tout le monde allait un jour devenir « aujourd’hui ». Et en général, le jeudi avant le dimanche, sauf si on était vendredi ou samedi.

Après ces deux bons paragraphes de grosse daube, j’allais quand même peut-être vous dire où j’étais. Bah j’étais dans le parc, en train de réfléchir à l’absence de personnalité des jours de la semaine, largement comparable à l’absence de personnalité des élèves. Nan mais sérieusement, tous vêtus de leurs uniformes, on aurait dit une armée de robot. Tous catégorisés dans une maison, une maison qui parfois, comme ça avait été le cas pour moi, pouvait très bien ne pas vouloir d’eux… Cette école était sacrément déprimante. Comme le temps gris typiquement écossais qui tapissait le ciel comme un papier peint trop bien collé et qui, malgré l’humidité ambiante, ne parvenait pas à se défaire. Comme si quelqu’un s’était amusé à lancer un sortilège de glu perpétuelle contre les nuages…

Mon flot de réflexion continua ainsi un long moment, et j’en étais bientôt venu à l’idée de grimper en haut d’un arbre, sur la branche la plus haute pouvant supporter mon poids, avant de sortir mon instrument de tous les plaisir et de soulager grossièrement ma vessie. L’intérêt ? Voir si la pisse se mélangeait bien à l’eau du lac quand elle était lancée à dix mètres de haut. J’avais choisi mon arbre un peu comme un chien choisit son lampadaire, et je m’y dirigeais tranquillement, jusqu’à ce que je vois que l’endroit était déjà occupé, et qu’en plus, on me saluait.

- Hugh !

Main bien levée, intonation rude. J’hésitais un instant, ne sachant pas s’il s’agissait de la prononciation de mon prénom ou d’une salutation indienne. Pour trancher, je préférais penser que c’était mon prénom en indien, et que cela résultait d’une très vieille coutume sorcière sortie du cerveau malade de quelque magicien burlesque. Je répondais donc d’un modeste « Houga houga » avant de détailler davantage le visage de mon interlocuteur.

Grand, fin, brun, le visage dur, sévère. Mais surtout, un signe qui ne trompait pas : l’apparition d’une première ride sur le front et de quelques très légères pattes d’oie lorsque les yeux se plissaient our laisser apparaître un sourire. Nul doute possible, cet homme là était un trentenaire. Un trentenaire que j’avais déjà croisé, oui, puisque j’en étais certain, il travaillait ici. Mais je n’avais jusque là pas réussi à déterminer son âge. Il était pourtant d’un précieux monstrueux. Car, comme j’en avais informé récemment Blanchet, j’avais l’impression ces derniers temps que mes jours étaient comptés. Aviez-vous vu fleurir les quadragénaires à Poudlard ? A part Harshing décédée et notre actuel Kholov, sexagénaire – le meilleure âge selon moi – il n’y avait personne.

Alors, je bondissais bientôt sur l’homme, déposant ma main droite insensible sur son torse viril – ouh – pour que la gauche, elle, navigue sur le coin de ses yeux.

« Bordel ! T’as quel âge dis moi ? Ca va tu te sens bien ? T’as pas eu d’attaque bizarre ces derniers temps !? »
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Re: Ecouter le chant des oiseaux
Devon Starck, le  Mar 29 Mar - 10:43

Métaphormoses
PV Hughie

¤ ¤ T ¤ ¤L’apparition du personnage et pas du père son âge, qu’en savait-on ? laissa Azphel perplexe. "Houga houga", salut déjà peu banal en soi, ne fit que précéder un flot d’incompréhension. Le mage noir n’avait eu le temps de dévisager pleinement l’homme et son âge, qui arrivaient devant lui. Un âge semblable, similaire ou différent, mais raisonnablement dans l’avancement, que le sien.

Intérieurement, le Directeur des Serpents se décida de baptiser l’homme Hugh, ou indien, il ne savait vraiment. Un des deux, les deux peut-être, bien qu’il était un seul, certainement.



Mais plus que ce bonjour surprenant, son attitude se fit plus grise, si c’était possible, plus merdique encore que le ciel lunatique qui plombait le moral au dessus de leur tête. L’homme lui sauta dessus, littéralement. Sans préambule, sans connaître ses préférences sexuelles, comme s'il avait senti en lui une attirance que ne se connaissait pas Azphel. Etait-ce son parfum ? Ou celui du jour, les nuages lourds d’hormones qui criaient au peuple du monde de rester chez soi, que s’encanailler n’était peut-être, en cette triste journée, point une mauvaise idée leur foi.



« Bordel ! T’as quel âge dis moi ? Ca va tu te sens bien ? T’as pas eu d’attaque bizarre ces derniers temps !? »

Ok, ok, saluer ce mec n'était peut-être la bonne idée. Il n’est pas dans son état naturel, ou s’il l’est, il n'est pas naturel. Encore qu’à Poudlard, indépendamment de sa personne, Azphel considérait être dans son état naturel, qu’il soit ou non dans son état naturel. Aussi, « Hugh » pouvait être lui aussi dans son état naturel dans son état naturel ou sans être dans celui-ci, mais en étant dedans, fort logiquement.



- J’ai trente-deux ans, maugréa Azphel, sans fierté dans la voix, sans abattement non plus. Pas d’attaque récemment, exceptée celle que j’ai manqué avoir y a une minute, te voyant me sauter dessus comme un abstinent rompant ses voeux. J’ai cru mourir bien que la mort ne m’effraie. Concierge tu es, si je ne m’abuse ? Bien que je n’entends insulter un cierge. Ne pourrais-tu passer un coup de balai dans ce ciel décoloré, pour nous faire pointer de minces rayons de soleils dorés ?



La réponse serait négative, encore que, dévisageant le fou présent devant lui, même s’il était arbitraire de le considérer comme tel, il se pouvait qu’il tente le coup, poils de balai levés vers le ciel et motivation guidant ses mains, à chasser nuages ronchonnants et grisaille du matin.

C’était le bordel ce personnage, la confusion. Assurément l’âge était devenu de sa personne un fidèle compagnon, et paraissait être le reflet d’un miroir dans lequel il se plaisait.





- Je crois pouvoir bientôt être incorporé aux murs de cette école, oui, métaphoriquement. J’ai fait mon temps, ou mon temps m’a fait, allez savoir. Azphel, se présenta le sorcier, lui tendant une main, préférant ce geste aux bécots d’inconnus dans un parc.

Et bordel, je me sens bien, j’espère que toi aussi ! Le parc est ta balade dominicale, la sortie des vieux du coin, ou est-ce le hasard qui réunit les ancêtres ici ? Te régalerais-tu d’un breuvage ambré, que nous trouverions un point commun, en plus des années que nous avons semé derrière nous, comme des cailloux sur un chemin.
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Re: Ecouter le chant des oiseaux
Hugh Dey, le  Dim 3 Avr - 13:00



- J’ai trente-deux ans. Pas d’attaque récemment, exceptée celle que j’ai manqué avoir y a une minute, te voyant me sauter dessus comme un abstinent rompant ses voeux. J’ai cru mourir bien que la mort ne m’effraie. Concierge tu es, si je ne m’abuse ? Bien que je n’entends insulter un cierge. Ne pourrais-tu passer un coup de balai dans ce ciel décoloré, pour nous faire pointer de minces rayons de soleils dorés ?


Trente-deux ans. Bordel… Il y en avait donc, des gens de la même espèce que moi, dans ce château ! Des trentenaires oui, ce terme effrayant correspondant aux courageux choisissant d’avancer sur la route sinueuse de l’âge. Bientôt la quarantaine, puis sans même voir passer, la cinquantaine… Le déambulateur, la sagesse certes mais la maladie également.

Une chose était certaine cependant, puisque personne ne parvenait apparemment à atteindre la barre fatidique de quarante ans, tout le monde semblait disposer d’une philtre rajeunissant. Ou une maladie inconnue frappait l’esprit des plus âgés. Et lorsque je l’entendais parler ce mec, bah je me disais qu’il était pas loin de flancher. Parce qu’il paraissait évident que j’avais pas de balai assez grand pour aller toucher les nuages. Mais ça, le mec avait pas l’air de s’en rendre compte… Bordel il était sacrément atteint en fait.

Puis, il partait sur un délire avec le temps et les murs de l’école. Moi je pouvais que froncer les sourcils, parce que je comprenais rien. Sauf quand il se présentait. Azphel qu’il disait. Je hochais la tête, lui serrais la main et répondait :

« Hugh, t’avais raison. T’es le dirlo des serpentard c’est ça ? »

Je voulais pas dire que c’était le vieux crouton qui dirigeait les serpentard parce qu’il était quand même vachement plus jeune que moi. Alors dirlo ça allait très bien. Moi je me rappelle de quand j’étais dirlo des gryffy. C’était franchement sympa. Jusqu’à ce qu’on m’enferme à l’hôpital en fait, mais c’était une autre histoire.


Et bordel, je me sens bien, j’espère que toi aussi ! Le parc est ta balade dominicale, la sortie des vieux du coin, ou est-ce le hasard qui réunit les ancêtres ici ? Te régalerais-tu d’un breuvage ambré, que nous trouverions un point commun, en plus des années que nous avons semé derrière nous, comme des cailloux sur un chemin.

Mais what the f*ck ??? Ma bouche avait dû s’ouvrir, comme un arriéré qui comprenait rien. Parce que je comprenais rien en même temps. Fin je comprenais, mais fallait me laisser le temps que l’info monte au cerveau. Le mieux c’était encore le liquide ambré. Ca, c’était le meilleur langage que j’avais. Alors je regardais l’arbre pas loin, ma cachette secrète en quelque chose et je lui faisais un signe de la tête pour me suivre en direction des quelques branchages du parc.

« Viens. J’ai une bouteille pas loin. On n’est plus des gosses, on peut faire ce qu’on veut. Mais fais gaffe, les articulations craquent un peu avec l’effort. Je voulais justement m’y rendre. »

Arrivé au pied de l’arbre, je sautais vers la première branche et me hissais tant bien que mal. Je faisais cette opération souvent mais ça n’en était pas moins dur, surtout quand on avait comme moi la force d’une mouche. Ce qu’il fallait, c’était sauter bien, pour avoir les bras courbés. S’ils étaient tendus, jamais j’aurais pu le hisser. Mais au bout de longs efforts, j’étais enfin sur la première branche. Et je tendais la main au vioc parce que j’avais peur qu’il y arrive pas.

« Y a un trou dans l’arbre avec une bonne bouteille. On y sera tranquille. Pis honnêtement je rencontre pas de vieux tous les jours. Tu trouves pas que le monde magique manque un peu de trentenaires toi ? »
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Re: Ecouter le chant des oiseaux
Devon Starck, le  Mer 6 Avr - 14:50

¤ ¤ T ¤ ¤Hurluberlu, c’est le reflet qu’Azphel voyait de lui dans le regard du concierge. Etaient-ils semblables ou différents, Alors qu’ils ne semblaient pas du tout pareils. Folie passagère vérifiée, ils étaient concernés. Vieillesse, approuvée. Ou plutôt, jeunesse avancée, le prononcé était mieux.

Le concierge avait l'air de connaître un minium son boulot, pas si absurde que ça, il le connaissait en tant que Dirlo des serpents.



- C’est bien ça, Directeur de Serpentard. De quelle maison viens-tu ?


Le type avait la tête d’un… ou d’un… En fait, il avait la tête d'un mec qui appartenait à aucune maison. Un peu décrépi, son attitude, sa façon de s'exprimer, ne laissait guère d’indice sur l'endroit d'où il venait.



« Viens. J’ai une bouteille pas loin. On n’est plus des gosses, on peut faire ce qu’on veut. Mais fais gaffe, les articulations craquent un peu avec l’effort. Je voulais justement m’y rendre. »


Sa phrase était magique et Azphel s’empressa de lui emboîter le pas, espérant que ce n’était pas là une ruse destinée à l’attirer loin des regards indiscrets pour que Hugh ne lui saute à nouveau dessus. Il avait l'air d’en pincer pour les trentenaires, mais Azphel n‘en pinçait que pour les bombes italiennes, voitures mordues comme humaines, voire, dans des moments de tendresse infinie, pour des petits chats toscans.
 S’il était un homme rationnel, il ne fallait cependant pas toujours chercher à comprendre ce que voulait dire Azphel. Hugh avait l’air de l’avoir compris et Az' aurait pu lui dire que lui-même ne se comprenait pas toujours, mais il n’y aurait plus rien eu à comprendre.


Il suivit Hugh jusqu'au fameux arbre, qui se révélait être une déception puisqu'il n'avait rien de fameux. Un tronc, des branches, des feuilles, wouhou, la grosse ambiance ! Rien à première vue qui pouvait être une cachette secrète destinée à contourner la prohibition.
Ils arrivèrent devant l'arbre qui les attendait, sans même le savoir, puisqu'on l'avait planté là il y a bien longtemps. Le Directeur adressa un sourire au concierge qui le regardait avec un air confiant et il le vit prendre appui pour grimper sur une branche. Il était plus souple qu'il en avait l'air, Gandalf. Son cul bien posé sur sa branche, il tendit une main qu’Az serra pour s’assurer de bien arriver en hauteur. il préfèrerait encore être vu à donner la main au concierge pour grimper à un arbre qu’à se casser la gueule de celui-ci.



« Y a un trou dans l’arbre avec une bonne bouteille. On y sera tranquille. Pis honnêtement je rencontre pas de vieux tous les jours. Tu trouves pas que le monde magique manque un peu de trentenaires toi ? »
Hugh manquait pas d’air en le qualifiant de vieux, alors que lui-même avait la tête d’un dinosaure, encore que certains dinos auraient pu protester quant à cette affirmation. Il se demanda si la question de Guiguie attendait une réponse ou non, et se força à réfléchir.



- C’est vrai qu’y a pas trop de vieux. Y a surtout des bombasses et des bombeaux. Pas trop de types awesome à notre manière, la classe bien British à la moldu, style Sean Connery. Un gentleman moldu qui a fait des films bien des décennies auparavant, se sentit-il obligé de préciser. Tu viens donc dans cet arbre pour picoler en douce ? C’est sympa ! Mais t’as jamais eu de mouflets qui t'ont vu et demandé de partager ? Ou… des mouflettes, des Higgs, dit Azphel en lui adressant un clin d’oeil et en lui donnant un coup de poing amical sur l’épaule.



Avec un peu de Whisky, les étudiants s’ouvraient à toutes sortes d’idées… Ce hughie avait bien pu en attirer des dizaines dans ses filets, ou plutôt, dans ses branchages.
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Re: Ecouter le chant des oiseaux
Hugh Dey, le  Dim 10 Avr - 15:10


- C’est bien ça, Directeur de Serpentard. De quelle maison viens-tu ?

- Le choixpeau m’a collé à Gryffondor. Ca veut pas dire que j’en fasse réellement partie…

Voilà, le lien était fait. Pas comme dans Avatar ce film moldu où les pauvres humains sans pouvoir vont tenter de conquérir une planète où les espèces sont plus fortes qu’eux rien qu’avec des arcs et des flèches, non, faire le lien juste en papotant. Voilà, il avait plus de trente ans, moi aussi, et ça suffisait. Pis la bouteille allait pouvoir sceller tout ça. Alors on grimpait. On grimpait. On grimpait encore. Jusqu’à arriver sur the branche, la branche assez solide pour qu’on y soit tous les deux même si on était bien à sept mètres de haut, et surtout la branche qui desservait le trou et mabonne bouteille de Whisky Pur Feu. Mais celui-ci, c’était pas n’importe lequel. Il était vieilli en fût durant quinze belles années, ce qui lui donnait un arôme tout particulier. Et la faculté de désinfecter toute la bouche et la gorge sur son passage.

- C’est vrai qu’y a pas trop de vieux. Y a surtout des bombasses et des bombeaux. Pas trop de types awesome à notre manière, la classe bien British à la moldu, style Sean Connery. Un gentleman moldu qui a fait des films bien des décennies auparavant. Tu viens donc dans cet arbre pour picoler en douce ? C’est sympa ! Mais t’as jamais eu de mouflets qui t'ont vu et demandé de partager ? Ou… des mouflettes, des Higgs

Délicatement, je pris la bouteille dans mes mains tout en l’écoutant. Et je dévissais le bouchon tout doucement avant de renifler avec délice l’intérieur de la bouteille. Puis je lui tendais pour qu’il fasse de même. Le parfum de ce Whisky me faisait déjà saliver. Et qu’importe qu’il soit dix, douze, quinze ou vingt heures, il était toujours temps de boire un bon whisky.

C’est ça… En fait nous on a un peu la classe à Dallas. Et puis avec un petit verre de Whiksy, tout va bien. Manque plus qu’un cigare et des lunettes de soleil et on est refait. T’as pas des cigares par hasard ?

Je reprenais la bouteille de whisky, revissait le bouchon, et la collais bien serrée entre mes jambes. Tout le monde ne pouvait pas se vanter d’avoir bu quelque chose qui venait d’entre mes jambes quand même. Mais c’était pas juste pour ça que je l’avais collée entre mes pattes, nan. C’était surtout que j’avais pas de verres. Or, boire un whisky comme ça sans verre, c’était un sacrilège. Alors il nous fallait faire des verres. En regardant autour de moi je voyais des petites branchettes d’arbre, dont deux suffisamment grosses pour nous aider. Je les cassais à la main, puis, à l’aide d’un #Plasticinum j’en faisais des verres. Des verres à échardes, potentiellement, mais des verres quand même. Enfin, j’en tendais un au dirlo de Serpy pour pouvoir le servir généreusement, tout en répondant à sa dernière question.

« Ca m’arrive de picoler ici ouais. C’est ce que voulais faire là, c’est bon pour me ressourcer. Mais finalement on me rejoint pas souvent nan. Pis les Higgs, ça fait longtemps qu’elles sont plus à Poudlard. Mais je dois avouer que je serai pas contre me faire les deux sœurs en même temps… T’es pas de mon avis ? »

Ouais… les deux sœurs Higgs. Quoi que je me sois déjà fait Zoey, je devais avouer bien aimer sa jumelle. Ses yeux surtout. Seulement, j’avais la chance de bosser avec elle en ce moment… Grrr… Je rêvais vraiment du jour où elle me dirait oui celle-là.
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Re: Ecouter le chant des oiseaux
Devon Starck, le  Mer 13 Avr - 17:21

¤ ¤ T ¤ ¤L’arbre, c’est qu’il était haut ce con. Fallait y monter dans les branches à suivre le père Hugh, mais la récompense en valait la peine, la promesse d’un verre de Whisky. Sinon, que diable Azphel aurait été faire dans un arbre ; quérir un corbeau ? Possible. Cueillir un bouquet de feuilles ? Aucun risque, mais la plus insensée des pensées ne pouvait être censée, ça avait du sens de le penser.

Quand de la cachette secrète s’extirpa une bouteille et qu’Azphel constata qu’il s’agissait bien là de la meilleure potion du monde, son visage s’illumina. Le whisky avait l’air d’être artisanal, pas le genre de débouche-toilettes vendu par le grossiste du coin, mais plutôt dans le style idéal pour décrasser un égout.


- A vue d’oeil, ça m’a tout l’air d’être de la bonne !
 s'exclama Azphel alors que Hugh parlait lui aussi.

 ...nous on a un peu la classe à Dallas. Et puis avec un petit verre de Whiksy, tout va bien. Manque plus qu’un cigare et des lunettes de soleil et on est refait. T’as pas des cigares par hasard ?

- La classe à Dallas, le swag à Prague, le style au Brésil ! Puis, réfléchissant : des cigares, je crois pas nan. Mais j’ai toujours un paquet de clopes qui traîne, puisque vu que j’ai arrêté de fumer, il m’arriver de cloper régulièrement. J’ai arrêté de boire aussi, c’est pour ça que je suis là, je suis sûr que tu comprends ? Azphel mis la main sur sa baguette et la dressa devant lui : Accio paquet de cigarettes !


Une dizaine de secondes plus tard, un paquet avec des photos immondes de résultats de maladies graves arriva dans les airs, pour se poser dans sa main. Il ne manquait plus que la photo d’un foie en pleine cirrhose et ce paquet aurait tout de suite rendu l’après-midi beaucoup plus gaie. Le mage noir en extirpa deux futurs mégots avant de ranger le cancer consommable dans sa robe. Tiens, dit-il alors que Hugh lui tendait un verre taillé dans l’arbre - qui ressemblait davantage à la coupe du Christ qu’à un verre - avant de le lui remplir. Il se servit de sa baguette comme briquet et alluma leur cigarette.


- Merci, dit-il très sincèrement, espérant ne rien avaler de travers dans la chope de bois.

Portant la coupe de Jésus à ses lèvres, la première gorgée s’insinua dans sa bouche en lui arrachant la langue, manquant de s’étrangler.  * C’est du whisky ça ? * Il en avait l’odeur des plus agréables, ceux vieillis en fût au-delà des dix ans qui laissaient dans leur parfum un arôme boisé s’imprégner, et au goût un tempérament de feu bruler les corps et les coeurs. Mais celui-ci avait davantage la force d’une liqueur de fruit. Qu’importait, son caractère s’appréciait.



Hugh et Azphel étaient haut perchés et, au sol, si on ne levait la tête vers eux on ne risquait pas de les voir. C’était assez amusant de se retrouver là avec le concierge, à siroter un sky' et pomper une clope comme des gamins en train de se cacher, sans avoir grand chose à foutre des conséquences. Une bonne occasion de s’échapper de Poudlard en y restant.


" [...] Pis les Higgs, ça fait longtemps qu’elles sont plus à Poudlard. Mais je dois avouer que je serai pas contre me faire les deux sœurs en même temps… T’es pas de mon avis ? "
Il lui adressa un clin d’oeil entendu. Le sorcier eut un hoquet de surprise, il ne s’était jamais posé cette question. Admettre que les soeurs Higgs avaient toujours su être fidèles à leur réputation de chaudières relevait du bon sens. Je suppose ? répondit Azphel dans le vague. Réponse timorée d’un sorcier qui n’avait jamais connu de plan à trois et qui était définitivement casé. Mes pensées sont plus tournées vers une ancienne professeur.. Il fronça les sourcils, se demandant si Hugh l’avait bien connue. Valentina Boccini ?
 Il but une deuxième gorgée de son whisky qui ne passa pas mieux que la première, mais bien moins que la troisième qui libéra un courant fort salvateur en s'écoulant.


- Bordel, ton sky arrache ! Tu le fais toi-même ? Déjà, après seulement trois gorgées, le liquide ambré entamait un changement dans sa tête, la caressait d’un mouvement continuel, proche de celui des vagues d’une mer calme sur une barque. M’est avis qu’on devrait supprimer le poste de concierge, et t’offrir une place de barman… pour les adultes ? Azphel était persuadé qu’il y avait là une idée à exploiter, même si cela revenait à partager avec d'autres cette délicieuse boisson qui décapait tout sur son passage.
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Re: Ecouter le chant des oiseaux
Hugh Dey, le  Mar 26 Avr - 14:46

- … Mais j’ai toujours un paquet de clopes qui traîne, puisque vu que j’ai arrêté de fumer, il m’arriver de cloper régulièrement. J’ai arrêté de boire aussi, c’est pour ça que je suis là, je suis sûr que tu comprends ?

Okay, lui, je l’aimais déjà bien. Genre c’était déjà fixé et gravé dans la pierre. Je pouvais pas m’empêcher de lui adresser un sourire, et très compréhensif en plus. Parce que moi aussi j’avais arrêté de fumer et de boire, ça se voyait nan ? En l’occurrence, on m’avait fait arrêter, ce n’était pas de mon fait. Avec ceci on m’avait également lavé le cerveau et interdit toute coucherie avec quelque personne. Rien n’avait été prononcé au sujet des animaux mais étrangement je n’avais jamais été très attiré. J’aurais pu me rapprocher des cadavres mais j’avais un gros problème avec leur haleine en général. Ils avaient beau ne pas respirer, ils puaient tout de même sacrément de la bouche.

Alors j’avais tout simplement rompu le serment qu’on m’avait imposé. J’avais repris la luxure, l’alcool de temps en temps, quoique de plus en plus souvent, et quand l’envie m’en prenait la cigarette. J’avais un faible pour les cigares mais puisqu’il n’avait que la version miniature, j’allais m’en contenter. Une flamme au bout de la baguette et la fumée pouvait s’échapper du tube blanc empli de nicotine. Première bouffée étouffante, comme d’habitude, puis les réflexes revinrent et je pus profiter pleinement de cette sensation piquante dans ma gorge, amplifiée par le whisky. Je recrachais la fumée bleue et la contemplais un moment, tentant d’y déceler des formes. J’entrevis brièvement deux corps enchevêtrés, mais sans doute était-ce à cause de la révélation du directeur de Serpentard.

« Boccini !? Bordel oui j’vois qui c’est ! Qu’est-ce qu’elle est bonne aussi celle-là ! J’ai passé une soirée avec elle et l’infirmière une fois, je dois t’avouer que je suis pas trop sûr de comment ça s’est fini… Fin si tu rêves d’une vie à deux avec elle t’es mal barré. Avec la dégaine qu’elle se tape, j’suis sûr que si la rue était pavée de b*tes, elle marcherait sur le cul celle-là ! »

Et j’accompagnais cette phrase délicate d’une bonne tape dans l’épaule du dirlo. Mais pas trop fort quand même, fallait pas qu’il renverse son whisky. Avec le prix qu’il m’avait coûté, ce serait sacrément gâcher. Et je serais encore capable de l’accuser de l’avoir fait exprès. Alors autant modérer mon geste et éviter toute dispute inutile. En tirant une nouvelle latte de cette clope, je repensais à toutes ces fois où j’avais moi-même déclenché une engueulade dont j’étais le seul responsable. Du haut de mes trente-six piges, j’étais capable de monter à un arbre pour boire et fumer tranquille, mais toujours pas de me trouver un mec ou une gonzesse avec qui me soulager régulièrement. Peut-être que ma capacité à faire porter la faute à autrui y était pour quelque chose… … … Naaaan c’était forcément les autres qu’avaient un problème. J’avais juste pas encore trouvé chaussure à mon pied. A croire que je chaussais du soixante-dix. Boh… rapidement je regardais mes pieds. Un bon trente-neuf mais j’étais petit, ça montait pas plus haut.

- Bordel, ton sky arrache ! Tu le fais toi-même ? M’est avis qu’on devrait supprimer le poste de concierge, et t’offrir une place de barman… pour les adultes ?

Je sortis de mes pensées et regardai l’ami droit dans les yeux, un sourire aux lèvres. J’aimais assez sa proposition. Mais j’aimais bien mon petit poste de concierge. Sans même que je ne m’en rende compte, mes deux yeux devinrent des puits de noirceur dans lesquels mon partenaire pouvait s’enfoncer. Et voir jusqu’au plus profond de mon âme. Ce que m’apportait le rôle de concierge était tellement plus important que ce qu’il proposait là. Une planque. Une maison. Un endroit fixe où j’étais insoupçonnable. Car je n’étais que le petit concierge, cet être incapable de faire autre chose que passer le balai. Mon sourire devenait bien plus énigmatique que je ne le pensais au début…

« Si j’le faisais moi-même, tu s’rais déjà mort. J’ai toujours eu un problème avec les dosages. »

Et c’était vrai. Les potions, ça avait jamais été mon fort. En tant que serveur j’avais toujours tendance à servir trop généreusement. Et je n’étais plus apte à faire le service. Ma main droite pouvait tout au plus tenir ma baguette. En pensant à tout ça j’allais même me gratter machinalement l’avant-bras gauche, avant de m’arrêter subitement en me rendant compte de mon geste, et de reposer ma main où elle se trouvait auparavant. Sur mon verre tiens. Hop, une gorgée et c’était bon.

« Barman c’est trop de responsabilités. On m’accuserait de mettre des trucs dans les verres. Là au moins je passe partout, et personne ne me voit. Un bon moyen de cracher dans le verre d’eau de qui je veux sans même qu’on sache que c’est moi. C’est ça, être concierge. Et c’est cent fois mieux que barman. Que dirlo de la maison aussi sans doute. Sauf si tu trouves des avantages à accéder à la salle commune de tes Serpents ? Y a pas une mini Boccini qui traîne là-bas ? »
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Re: Ecouter le chant des oiseaux
Devon Starck, le  Jeu 5 Mai - 10:36

¤ ¤ T ¤ ¤Le mage noir manqua de s'étrangler quand il entendit Hugh parler de Tina : « Boccini !? Bordel oui j’vois qui c’est ! Qu’est-ce qu’elle est bonne aussi celle-là ! J’ai passé une soirée avec elle et l’infirmière une fois, je dois t’avouer que je suis pas trop sûr de comment ça s’est fini…. Il avait arrêté d'écouter là, quand les mots du concierge avaient vaguement laissé entrevoir un plan à trois. L'infirmière ? L'image de la jolie Liv passa dans l'esprit du mage noir. Elle lui avait sûrement sauvé la vie, le soir où il l'avait rencontrée dans la forêt et il se souvenait d'elle comme une sorcière prévenante et d'une rare gentillesse.
Que le commun des moldus et sorciers fantasme sur Valentina coulait de source, mais c'était la première fois qu'un mec lui parlait d'elle de cette façon. Nul doute que Hugh devait ignorer leur relation...  Se pouvait-il... cependant, qu'ils aient.. cou... Non. Pas que Hugh était moche (quoi que, il était particulier) mais Tina était vraiment à part et il la voyait mal s'enticher du concierge... Autant il y avait une certaine ressemblance entre Will et Azphel que le directeur des serpents la voyait très mal entre lui et Hugh...


Azphel termina son whisky d'un geste maîtrisé de la main, finissant de tuer toutes bactéries dans son corps au passage.  Il leva son verre devant les yeux de Hugh, histoire de lui dire " rempli-moi stp et on sera de bons potes "
- Valentina est très… belle, c'est vrai. Il hésitait à lui dire qu’il partageait sa vie depuis plus d'un an, même s'il était fort probable qu'il en ait entendu parler mais préféra voir jusqu'où allait l'admiration du concierge à son sujet. T'as eu, une histoire avec elle ? Ou des relations à Poudlard... avec des membres du personnel.... ou des élèves, d'ailleurs ?



Il jeta un regard mélancolique dans le parc. Sa question était très personnelle mais Hugh ne semblait pas du genre à se formaliser de manières constipées ou à jouer de la langue de bois. Celle de bois, non, mais peut-être de sa bouche, ouai. Et puis, ça faisait longtemps que les relations entre membres du personnel et étudiants existaient... pas au stade d'être encouragées mais plus personne n'était dupe à ce sujet.
Une mini Boccini, à Serpentard ? Le sorcier ne put réprimer un sourire en coin. Là où Tina était intéressante c'était dans sa personnalité, et aucun avatar qui pourrait avoir un physique se rapprochant du sien ne lui ressemblerait jamais. Aucun homme qui partageait la vie de la sorcière ne pourrait sainement envisager une autre femme, ou alors il était atteint d'une maladie mentale inexplicable.


- Nope, enfin, là comme ça je vois pas. Je préfère la vraie Boccini en fait, la sorcière ambitieuse et sexy, un peu comme moi. Il se rendit compte en la prononçant de la prétention de sa phrase. C'est bien de trouver quelqu'un avec qui on est en accord sur l'orientation magique... entre autre... Il réfléchit un instant à Hugh et à sa condition de concierge, plantant son regard émeraude dans celui du distilleur d'anesthésiants pour éléphants. Tu as l'occasion de pratiquer régulièrement la magie avec ton poste ? Tu penses quoi, de la magie noire ?


Il avait essayé de maintenir une certaine neutralité dans la voix, mais comme à chaque fois qu’il abordait le sujet, un intérêt certain devait se lire dans son regard et sur l'ensemble de son visage.
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Re: Ecouter le chant des oiseaux
Hugh Dey, le  Jeu 5 Mai - 22:35

Nouvelle gorgée de whisky et je me rendais compte que mon verre était vide. Le sien aussi. Et il me le tendait. Si c’était pas un message pour qu’on continue à boire. Evidemment je le resservais. Et je changeais un peu de position sur ma branche. Je savais pas si j’avais pas posé le cul sur un nœud ou une branche mal taillée parce que ça faisait mal sérieux. Je me levais et je me décalais un peu. Ah… C’était mieux. Ouais, en effet j’avais un truc dans les fesses. Bizarre que je l’ai pas senti plus tôt. C’était l’habitude sans doute. Bref.

- Valentina est très… belle, c'est vrai. T'as eu, une histoire avec elle ? Ou des relations à Poudlard... avec des membres du personnel.... ou des élèves, d'ailleurs ?


« Avec Boccini ?? Naaaan ! Fin comme j’te dis j’sais plus comment ça s’est fini. Mais pas de long terme nan. Jamais de long terme. J’ai trente-six piges et j’ai pas eu une relation longue. Pour c’qu’est des élèves j’ai arrêté depuis le procès. »

Le procès ouais. A cause de Mia Wilson. Celui qu’avait conduit à mon internement durant plus de quatre ans. Heureusement que j’avais rétabli ma tête un peu. Que j’avais trouvé le chemin dans lequel je devais aller. Une nouvelle fois j’allais me gratter l’avant-bras gauche, un petit sourire sur les lèvres. Ca me démangeait de plus en plus en ce moment… C’était comme une réaction quand ça faisait trop longtemps que je m’étais pas laissé aller à mes pulsions. Je devais me contrôler. Et quand j’avais envie d’en parler, ça me rappelait de plus en plus qu’il suffisait de la dévoiler. Mais justement, il suffisait de la dévoiler pour me tirer un Avada dans le pied. C’était franchement pas une bonne idée. Et quand on parlait du loup…

Tu as l'occasion de pratiquer régulièrement la magie avec ton poste ? Tu penses quoi, de la magie noire ?


Avant ça il avait débité des banalités tout en se vantant considérablement. Moi j’avais bien rigolé. Mais là, il passait sur un sujet plus sérieux. Un petit sourire se peignit sur mon visage. Il était presque suffisant, comme si j’étais heureux d’en savoir plus que lui. Mais je regardais aussi la tronche qu’il faisait pour savoir ce que je pouvais dire. Et ça, ça me stupéfia. Je plongeais dans ses yeux et je pouvais y lire – moi qui voyais jamais rien sur les visages des gens – que ce sujet lui tenait à cœur. Qu’il y tenait, qu’il avait une profonde envie d’en parler, d’aborder le sujet. Il paraissait même… Excité ?

Bordel. En repensant au morceau de branche que je m’étais foutu dans le cul je déchantais un peu. Ca se trouve il l’avait vu, et c’était ça qui l’avait excité. Il posait la question que pour tenter un rapprochement. Et c’était pas que j’étais contre hein – avec un whisky de plus pourquoi pas – mais disons que j’étais pas monté pour ça. D’autant que dans un arbre c’était pas confortable. Pis c’était dangereux. Alors je me décalais un peu plus, comme pour m’éloigner de lui, trahissant mon malaise. Pis je me raclais bien la gorge pour essayer de retrouver de ce dont on parlait. Ah oui. Magie noire. Ah bah voilà, j’allais lui dire les trucs les plus atroces du monde, peut-être que ça le freinerait.

« En tant que concierge non. Mais ça m’empêche pas de la considérer comme un exutoire. D’avoir envie de buter des élèves de temps en temps. Je le fais pas pour conserver ma place. Alors je sors c’est mieux… Mais y autre chose. Plus grand tu vois. Une organisation. Tu comprends ? »

Je comptais juste lui débiter des horreurs mais je m’étais laissé entraîner dans le trip. Mes yeux brillaient d’excitation, mon sourire trahissait tout. On aurait dit un gosse parlant du jouet qu’il voulait absolument pour Noël. Et moi je l’avais déjà, ce jouet.
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Re: Ecouter le chant des oiseaux
Devon Starck, le  Lun 9 Mai - 19:10

¤ ¤ T ¤ ¤Les propos de Hugh, pour la première fois, eurent le mérite de rassurer un peu Azphel. Il y avait vraiment peu de chances pour qu'il se soit passé quelque chose de sérieux entre Valentina et lui et le directeur retrouva un sourire beaucoup plus détendu. Le whisky du concierge l'aidait aussi dans ce sens là, comme un relaxant musculaire, un soulagement du coeur. Pour éviter de trop déraper sur sa blonde il préféra réorienter la conversation ce qui déclencha une réaction encore plus surprenante de la part de Hugh... Un moment, il pensa qu'il était totalement opposé à la magie noire, du genre des partisans du dimanche prêts à déchirer n'importe quelle affiche postée comme un acte d'une importance fondamentale.

Il se replaça sur la branche, comme s'il marquait une distance ou se réservait.. ou alors il avait des hémorroïdes, auquel cas ce n'était pas plus mal qu'il s'écarte de lui et aille se frotter au tronc avant qu'il ne se décide à s'approcher de sa jambe. Azphel avait souri tant bien que mal quand le bonhomme face à lui avait évoqué un procès lié à des élèves, et, au même titre que Valentina, il avait préféré ranger cette discussion dans une boîte invisible qu'il ne rouvrirait pas. La sentence allait maintenant tomber, ou son allusion à la magie noire allait sceller leur après-midi, ou Hugh allait se révéler plus mitigé, voire intéressant, autrement que pour son whisky…


« En tant que concierge non. Mais ça m’empêche pas de la considérer comme un exutoire. D’avoir envie de buter des élèves de temps en temps. Je le fais pas pour conserver ma place. Alors je sors c’est mieux… Mais y autre chose. Plus grand tu vois. Une organisation. Tu comprends ? »



Le mage noir alluma une seconde cigarette alors qu'il dévisageait Hugh comme un parfait inconnu
.
Ses paroles avaient suscité bien plus que l'intérêt d'Azphel, sa fascination même pour ce qu'il incarnait. Les propos du concierge ne laissaient pas de place au doute et il n'y avait que d'un ordre dont il pouvait parler. S'ils n'avaient pas été sous l'influence d'un alcool fort artisanal, il y avait de grandes chances pour que l'homme face à lui n'ait jamais parlé de ça...Pouvait-il réellement lui mentir sur un sujet si sensible, ou alors le testait-il pour voir si Azphel ne cachait pas quelque chose ?


L'idée paraissait ridicule, d'autant que Hugh, au premier abord, avait l'air plus inoffensif qu'une mouche. Le fait qu'il ait envie de buter des élèves était très personnel... et quelque part, ça en faisait peut-être le profil type de membre de l'organisation...
Le directeur termina son verre en essayant de sonder Hugh, exercice rendu difficile par sa tête qui commençait sérieusement à tourner. Il préféra sortir sa baguette, en prenant garde à ne pas tomber de sa branche.



- Je crois que je comprends, dit-il en relevant sa manche gauche jusqu'au coude, sa cigarette au bec lâchant une cendre au bas de l’arbre. Il posa sa baguette sur peau et se révéla sur son avant-bras une marque des ténèbres barrée de cicatrices en forme de croix. Il rangea sa baguette et laissa son bras ainsi, bien visible. C'est de ça que tu parles ?

Azphel fronçait les sourcils en détaillant les expressions qu'affichait Hugh. Il n'avait jamais caché aux partisans de la magie noire son appartenance passée.
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Re: Ecouter le chant des oiseaux
Hugh Dey, le  Mar 10 Mai - 22:07

Et puis brusquement, je me rendais compte de mon état. Et l’euphorie dans laquelle je me retrouvais se dissipa. Non pas brutalement comme elle aurait dû le faire mais tout doucement, comme si elle s’évaporait lentement dans l’air sans plus jamais être rattrapée. Et à la limite, il valait mieux. Peut-être qu’ainsi il ne verrait pas le brusque changement d’expression que j’étais en train d’opérer.

Ca faisait un moment que j’avais pas bu. Pour masquer ce que j’avais dit, et ce sourire disparaissant progressivement, je me permettais de reprendre mon verre de bois et de boire. Une. Deux. Trois gorgées. Ca piquait plus la gorge. C’était fini le moment où ça faisait mal quand ça passait. Maintenant ça glissait tout seul et j’avalais comme si c’était du lait. Sauf que c’en était pas. Loin de là. Et j’aurais dû comprendre au bout d’un moment que c’était l’alcool, cette rougeur que je sentais poindre sur les joues, qui me jouait des tours. Qui me poussait à me confier. A révéler tout ce que j’avais envie de dire, comme si les barrières n’existaient plus.


- Je crois que je comprends

Ah oui ? Je relevais les yeux vers lui. Je le fixais un moment avant que son image reste immobile. Oui. Le whisky m’avait plus attaqué que je ne l’avais cru jusqu’à présent. Mais quand il releva sa manche et laissa apparaître la marque sur son bras, je croyais sérieusement que j’hallucinais. Je regardais mon verre pendant un moment, puis même la bouteille pour essayer d’y voir quelle substance avait pu y être ajoutée. Mais non. Azphel, le directeur de Serpentard, était réellement en train de me montrer sa marque.

Je posais mon verre sur un endroit relativement plat, tout au moins où le verre semblait pouvoir tenir, et je relevais à mon tour la manche de mon avant-bras gauche, tel un automate. Je n’était pas tout à fait conscient de ce que je faisais. La vue de cette marque me faisait entrer dans une sorte de transe, mais j’appréciais ce moment. La manche relevée, je fermais simplement les yeux, les plissaient, et me concentrais pour la faire apparaître. J’avais refusé qu’elle soit dissimulée par magie. C’était à moi de la cacher et de savoir la garder masquée grâce à mon don de métamorphomagie. J’étais le seul maître de la marque.

J’approchais mon bras du sien et entamais une sorte de comparaison, à présent bien plus conscient de mes faits et gestes. Je venais de dévoiler ma Marque. Mais s’il souhaitait me dénoncer auprès d’un quelconque bureau, il aurait à subir la même chose de ma part. Car lui aussi était marqué. Quoique presque différemment. La marque n’avait subi aucune altération – sur l’encre je voulais dire – mais la peau en revanche…

« Pourquoi c’est tout abîmé dessus ? T’as voulu l’enlever ? »

Un élan de panique me submergea soudain. Et s’il avait souhaité l’enlever ? S’il avait voulu renier ses premières appartenances ? S’il s’était dit que s’engager dans cet ordre était pour lui une erreur de jeunesse ? Mon cœur s’emballa tandis que je me rendais compte de la triste réalité. Quelles qu’aient été ses ambitions et ses rédemptions, il était trop tard. Car à présent, il connaissait et ma tête et mon bras.
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