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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Les couloirs
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Une salle vide
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Jade Wilder
Préfet(e)/Poufsouffle
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Re: Une salle vide

Message par : Jade Wilder, Mer 10 Aoû 2016 - 14:46


- Non non ne t’inquiètes pas, viens assieds-toi je t’en prie. Comment vas-tu ?

Un léger sourire apparut sur les lèvres de Jade. Ce n'était que la seconde fois qu'elle avait affaire à son interlocutrice, pourtant, exactement comme l'autre nuit, l'adolescente se sentit directement en confiance. Ce n'était pourtant pas dans ses habitudes de suivre sans rien dire et sans rien demander, bien au contraire. Mais la dernière fois, elle n'avait pas hésité à aider l'Auror avec ces affiches idiotes, au risque de s'en prendre plein la tête ensuite par le directeur des lieux. Tout le contraire de la bonne élève sage et sans histoires qu'elle avait toujours été. Néanmoins, la situation ce jour là était totalement différente. Elles allaient parler d'un sujet difficile pour la préfète, un évènement qui resterait gravé autant dans sa mémoire que dans sa chair. Autant dire que pour la mettre en confiance, il fallait vraiment être doué. Allant donc s'asseoir à l'une des places, Jade hocha la tête.

- Bien merci, enfin fatiguée, avec les examens qui veni.. arrivent mais ça va.

Comme toujours, trouver des excuses était son passe-temps favoris. Du moins, elle s'y était largement habituée à force de temps, préférant cacher ce qu'il se passait réellement dans sa tête. Les doutes à cause de McKinley, la peur qui l'habitait régulièrement alors qu'elle espérait pouvoir se sentir en sécurité dans cette école, son sommeil qui venait à manquer, son enquête à la recherche de celui qui avait brisé sa vie.. Et la trahison, subie il y a peu. Beaucoup trop de difficultés à surmonter, pourtant la blondinette faisait avec. Elle tenait bon et voilà le plus important. Quelqu'un la connaissait réellement comme Emily, Shela ou Harmony, aurait tout de suite compris qu'elle disait la vérité pour cacher une vérité bien plus difficile. Là, les choses étaient plus simples. Pour le moment, car évidemment, le sujet principal devait bien être abordé à un moment ou un autre. Après s'être installée à une table d'elle, l'Auror débuta comme prévu.

- Alors… Comme je te l’ai dit dans la lettre que je t’ai envoyée, j’ai appris que tu étais présente lors que le cours de divination a été attaqué et j’aimerai savoir ce que tu as vu, ce que tu as entendu et ton avis sur le déroulement de cette agression. Prends ton temps, n’hésites pas à me donner les détails les plus insignifiants, tout ce dont tu te souviens. Ce n’est pas un interrogatoire ne t’en fais pas, je voudrais juste avoir ton témoignage.

Mordillant sa lèvre inférieure, Jade inspira légèrement. Elle devait rassembler ses idées, c'était sérieux. Dire tout ce qu'elle pouvait sur ce cours et sur l'attaque surtout. Seulement voilà, c'était un sujet incroyablement difficile. Plus qu'elle ne l'aurait pensé en fait. Elle n'avait parlé à personne de tout ça. Beaucoup lui avaient dit certains détails, mais elle, elle n'avait jamais rien dit, parce-que c'était encore bien trop difficile. Seulement voilà, aujourd'hui, elle n'avait plus le choix. Le plus simple était sans doute de partager ses craintes à la blonde en face d'elle, histoire qu'elle sache dès le début à quel point ce n'était pas simple. Oui. Allons-y pour ça.

- Je suis désolée ce.. ce n'est pas un buon.. souvenir. Ce n'est pas vraiment.. facile d'en parler.

Baissant les yeux, la blairelle se tritura les mains avant de reprendre contenance au maximum. Elle releva alors les yeux, ne sachant trop par où commencer.. elle décida de choisir le commencement, réfléchissant précieusement à ses mots.

- Ce cours était.. désordonné. Enfin.. je crois que quelqu'un s'est amusé à faire une sche.. euh, blague à une autre élève et ça partait un peu dans tous les sens. Normalement j'étais au tableau, pour noter ce que disait le professeur Spinner, il me l'avait.. demandé. Mais tout ça m'énervait alors je suis retournée à ma place, vers l'avant. C'est ensuite que ça a completamente.. dérapé.

Et si elle n'avait pas quitté le tableau ? Si elle était restée là où elle était au lieu de s'énerver et retourner à sa place ? Est-ce qu'elle aurait pu aider quelqu'un, être plus utile, ou même.. éviter le sort reçu ensuite ? Pour faire du tri dans ses souvenirs, la blondinette ferma les yeux l'espace de quelques instants. Tout s'était passé tellement vite, il y avait de quoi s'y perdre. Et notamment, elle ne voulait pas faire un mélange entre ce qu'elle avait vu et ce qu'on lui avait dit. Pourtant, tout voulait se mélanger dans sa tête, c'était à elle de bien faire attention à chaque détail.

- Le professeur Spinner a posé de nouvelles questions, et c'est là.. qu'il est entré. Il.. enfin.. c'était le professeur de Métamorphose, Evan Lival. Et il ne s'est pas gêné pour le sotto.. hm, souligner d'ailleurs.. Il a dit clairement être notre professeur de méta et.. je ne sais plus.. je crois qu'il nous.. "souhaitait" une bonne mort.

Un son quasiment inaudible franchit ses lèvres. Ça aurait pu être un début de rire ironique si son récit ne prêtait pas si peu à la rigolade. D'ailleurs, ses prunelles s'étaient légèrement embuées sans qu'elle ne puisse faire quoi que ce soit et à présent, elle retenait surtout ses larmes. Tournant la tête sur le côté pour les cacher, Jade soupira.

- Je suis désolée.. C'est pas.. enfin.. j'arrive pas à croire que c'est arrivé..
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Elenna Benson
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Re: Une salle vide

Message par : Elenna Benson, Dim 18 Sep 2016 - 2:49




L
e visage de la petite blonde était marqué par la fatigue, ce qu’elle confirma quand l’Auror lui demanda comment elle se portait. Le rythme à Poudlard était très soutenu, surtout pour une préfète et les rumeurs racontaient que c’était pire depuis que Kholov se trouvait à la tête de l’école de sorcellerie. Elenna connaissait le stress engendré par les examens mais pourtant, ce n’était pas ce qu’elle voyait dans le regard de Jade. Un mince sourire se dessina sur son visage, elle aussi avait connu ce sentiment, celui qui nous forçait à prétendre que tout allait bien plutôt que d’oser raconter les émotions qui nous rongent au plus profond de nous. Passant outre, la jeune femme aux cheveux de neige s’assit confortablement, accompagnée d’une petite plume qui notait tout dans les moindres détails.

La Chef de l’Ordre du Phénix remarqua les différents sentiments qui filèrent dans le regard de la préfète Poufsouffle, la peur, la colère, la crainte, la souffrance, la haine. La belle ne préférait même pas imaginer comment s’était déroulé cette journée, ce cours, cette attaque. Elle s’excusa même mais l’Auror ne dit rien, lui laissant le temps qu’il lui faudrait pour dévoiler cet évènement qui en avait marqué plus d’un. Elenna se souvenait du rictus de Laurae, de la panique dans ses yeux et elle le retrouvait face à Jade qui jouait avec ses mains pour cacher son malaise avant de relever la tête et de commencer son histoire.

" Ce cours était.. désordonné. Enfin.. je crois que quelqu'un s'est amusé à faire une sche.. euh, blague à une autre élève et ça partait un peu dans tous les sens. Normalement j'étais au tableau, pour noter ce que disait le professeur Spinner, il me l'avait.. demandé. Mais tout ça m'énervait alors je suis retournée à ma place, vers l'avant. C'est ensuite que ça a completamente.. dérapé. Le professeur Spinner a posé de nouvelles questions, et c'est là.. qu'il est entré. Il.. enfin.. c'était le professeur de Métamorphose, Evan Lival. Et il ne s'est pas gêné pour le sotto.. hm, souligner d'ailleurs.. Il a dit clairement être notre professeur de méta et.. je ne sais plus.. je crois qu'il nous.. "souhaitait" une bonne mort. "

La petite plume automate écrivait rapidement, notant ce que disait Jade, vibrante des émotions de la blondinette. Ses yeux s’étaient remplis de larmes malgré tous les efforts qu’elle semblait faire pour les retenir. La préfète tourna la tête pour cacher sa peine.

" Je suis désolée.. C'est pas.. enfin.. j'arrive pas à croire que c'est arrivé.. "

" Arrête de t’excuser. Tout cela n’est pas de ta faute, rien du tout d’accord ? Je connais la culpabilité que tu peux ressentir. Et si j’avais été plus rapide ? Si je n’étais pas retournée à ma place ? Il n’est pas très dur de comprendre ce qui se passe dans ta petite tête blonde mais je veux que tu te sortes tout ça de là-dedans. Si votre professeur ou une autre personne a attaqué votre cours, c’est parce qu’il avait décidé de le faire à cet instant précis, parce que cet individu mérite la prison. J’ai besoin de toi, j’ai besoin que tu m’en dises plus et pas que tu te prennes pour responsable, mmh ? "

La belle avait été franche mais essayait de rassurer tout-de-même la préfète Poufsouffle. Malgré le fait qu’elles ne se connaissent que peu, voire pas du tout, Elenna n’avait pas envie de la brusquer mais il lui fallait tous les détails. La moindre petite chose pouvait être précieuse pour arrêter la personne qui avait fait cela.

" Dis-moi Jade, je sais que ce n’est pas facile mais il va falloir que tu me racontes précisément ce qu’il s’est passé quand Monsieur Lival est entrée. Quels sortilèges a-t-il utilisé ? Pour toi, c’était bel et bien ton professeur ou quelqu’un qui avait pris son apparence ? Le crois-tu capable de faire cela ? "
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Re: Une salle vide

Message par : Jade Wilder, Mer 5 Oct 2016 - 14:33


Bordel. Jade n'en revenait pas d'être aussi faible face à cet évènement. C'est comme si elle cherchait à le fuir, comme absolument tous ses problèmes depuis des années. Par où commencer, comment tout résoudre sans qu'elle ne se perde elle-même ? Malheureusement, ou heureusement, la blondinette avait une mémoire assez dingue pour certaines choses, lorsqu'un évènement la marquait, soyez sûrs qu'elle finirait par en ressortir les faits, même des années plus tard. Il y avait cependant quelques exceptions à cette réalité, sa mémoire occultant au final les choses les plus difficiles à supporter. Fascinant, le cerveau humain, n'est-ce pas ? Dommage qu'elle ne puisse choisir elle-même ce qu'elle voulait conserver, non, elle ressassait les choses, ne savait plus comment aller de l'avant et restait bloqué dans un entre-deux qui ne pouvait que la freiner dans son existence même. Pathétique.

Ainsi, sa mémoire semblait avoir fait le tri concernant cette attaque. Certains moments paraissaient incroyablement clairs, d'autres étaient brouillons, la demoiselle devait se concentrer pour s'en rappeler. Mais pour une fois, elle ne voulait pas fuir. Elle voulait comprendre, aider, être utile pour une fois.

- Arrête de t’excuser. Tout cela n’est pas de ta faute, rien du tout d’accord ? Je connais la culpabilité que tu peux ressentir. Et si j’avais été plus rapide ? Si je n’étais pas retournée à ma place ? Il n’est pas très dur de comprendre ce qui se passe dans ta petite tête blonde mais je veux que tu te sortes tout ça de là-dedans. Si votre professeur ou une autre personne a attaqué votre cours, c’est parce qu’il avait décidé de le faire à cet instant précis, parce que cet individu mérite la prison. J’ai besoin de toi, j’ai besoin que tu m’en dises plus et pas que tu te prennes pour responsable, mmh ?

Elle était douée, y'a pas à dire. Jade n'avait aucunement formulé son sentiment de culpabilité, pourtant celui-ci devait se lire sur son visage. Elle qui était si douée avec les masques il y a peu.. Il semblerait que ça ne soit pas aussi aisé avec tous les sujets, toutes les personnes, tous les enjeux. Baissant d'abord les yeux, la préfète se décida à hocher la tête. Il fallait qu'elle se concentre pour donner sa vision la plus exacte de l'attaque.

- Dis-moi Jade, je sais que ce n’est pas facile mais il va falloir que tu me racontes précisément ce qu’il s’est passé quand Monsieur Lival est entrée. Quels sortilèges a-t-il utilisé ? Pour toi, c’était bel et bien ton professeur ou quelqu’un qui avait pris son apparence ? Le crois-tu capable de faire cela ?

Ah ces questions. Jade se les était sans doute posées des dizaines de fois, tournant et retournant le problème dans sa tête encore et encore. Elle avait trouvé des réponses, ses réponses, mais si elle donnait une mauvaise version des choses ? Si son opinion s'avérait fausse ? Si elle se trompait sur toute la ligne ? Non. Certaines choses étaient pour elle des plus certaines. Elle avait pu parler au professeur de Métamorphose en dehors des cours, elle ne pouvait pas imaginer qu'il aurait attaqué un cours entier, pire essayé de tuer toutes ces personnes qu'il côtoyait chaque jour dans sa salle de classe. C'était une opinion personnelle qu'on lui demandait, alors elle répondrait personnellement.

- Je ne pense pas que ça soit lui.. Mr Lival non è stupi.. stupide, je ne vois pas pourquoi il aurait tenté de tuer une classe entière pour revenir sub.. juste après.. Et puis ces mots.. cette insistance pour dire qui il était, je trouve ça bizarre. J'ai déjà pu lui parler en dehors des cours et.. je ne crois pas qu'il ait une quelconque ragione.. euh, raison de faire ça. Je crois qu'il aime son boulot..

Là, c'était au stade de la supposition, elle ne se basait que sur cette discussion au bord de la fontaine quelques temps auparavant. Mais pour elle, c'était suffisant. Elle n'imaginait pas que le professeur puisse faire une chose pareille, voilà tout. La suite à présent.. Sans doute la partie la plus douloureuse.

- Tout s'est passé.. très vite, je ne suis pas sûre.. de me souvenir de tout.

Le tout début de l'attaque était incroyablement flou. Jade était ancrée dans une colère bien réelle avec tout ce qu'il s'était passé juste avant, elle ne s'était rendue compte des choses qu'une fois la salle plongée dans une sorte de brouillard.. Oui, le brouillard !

- Juste après ses paroles, la salle n'était.. plus visible. Il y avait des.. nuages ? Oui.. Je ne l'ai pas entendu lanciare.. de sort, mais c'était peut-être un Promptus Nebulae.. ou un Meteorribilis recanto ? Je ne sais pas.

Trop d'incertitude. Elle se souvenait des nuages, mais le sort lui était inconnu. Cependant elle penchait tout de même plus sur le second, cela ressemblait plus à des nuages qu'à du brouillard.

- Le second, je crois. Après.. c'était forcément un Bombarda. Je ne le savais pas à ce moment là, mais quelqu'un a évité en grande partie un disas.. catastrophe. Laurae, avec un Ragnarok. Sans elle, ça aurait été pire.

Là non plus elle n'avait pas entendu les sortilèges prononcés. Peut-être même qu'ils étaient informulé, qu'en savait-elle ? Mais les effets étaient clairs et précis, il n'y avait pas de doute possible. En soi les dégâts auraient pu être bien pires si Laurae n'était pas intervenue. Ça, ça faisait partie des choses qu'on lui avait racontées seulement, mais elle préférait l'ajouter tout de même. Sans ce bouclier qu'elle avait créé, il y aurait eu bien plus de blessés, des morts aussi sans doute. Néanmoins, n'ayant qu'entendu parler de cette action, elle ne préférait pas s'étendre là-dessus, elle n'en avait aucunement le droit.

Oui mais voilà, la suite la concernait directement. Et à vrai dire, la demoiselle n'était pas sûre de vouloir l'aborder, pourtant c'était sans nul doute un élément des plus importants dans l'histoire, du moins pour comprendre que l'attaquant principal n'était pas seul. Avalant difficilement sa salive, Jade baissa la tête et ferma les yeux.

- Quelqu'un.. a lancé un Electrocorpus. Il me visait.
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Re: Une salle vide

Message par : Elenna Benson, Dim 4 Déc 2016 - 2:27




D
urant le peu d’année de son existence, Elenna avait vu des personnes mal intentionnées, des mages noirs ou tout simplement des tarés s’en prendre à des enfants. Pourquoi ? Pourquoi s’attaquaient-ils à plus faibles qu’eux ? Etait-ce l’aisance à faire souffrir ? La facilité à attaquer ? La certitude de repartir vainqueur ? Plus jeune, la belle aurait voulu défier un à un tous ces monstres, elle aurait voulu venger ceux qu’elle connaissait et ceux dont elle ne soupçonnait pas même l’existence. C’était cela qui l’avait poussé à apprendre à se battre, ce sentiment d’impuissance face aux menteurs, face aux tueurs. Elle était devenue Auror pour défendre les opprimés, ceux qui n’avaient pas la possibilité de le faire mais par Merlin, elle se sentait toujours aussi inutile, si ce n’est plus. Que pouvait-elle bien faire pour évincer ses monstres de la course ? Oh certes, la belle pouvait enquêter, les attraper et les envoyer à Azkaban mais le mal serait déjà fait, il serait déjà enfoui loin dans les esprits de ces jeunes…

Avec la plus grande attention possible, elle écoutait Jade, elle apprenait de ses dires, elle notait chaque détail même le plus infime. Et à chaque fois que la douce voix se brisait, quelque chose dans la raison de l’Auror aussi. C’était ce genre de témoignage qui lui donnait envie de raser leur monde du moindre de mal, de revêtir un masque pour éradiquer les mages noirs, de faire preuve de violence pour répondre à la violence. L’adage se plaisait à dire que le sang appelle le sang, il ne croyait pas si bien dire. Petit à petit la préfère se livrait à celle qui avait été une Poufsouffle avant elle, répondant aux questions.

" Je ne pense pas que ça soit lui.. Mr Lival non è stupi.. stupide, je ne vois pas pourquoi il aurait tenté de tuer une classe entière pour revenir sub.. juste après.. Et puis ces mots.. cette insistance pour dire qui il était, je trouve ça bizarre. J'ai déjà pu lui parler en dehors des cours et.. je ne crois pas qu'il ait une quelconque ragione.. euh, raison de faire ça. Je crois qu'il aime son boulot.. "

La petite blonde était tout sauf bête. En effet, les preuves accumulées semblaient désigner Evan Lival au premier regard. Pourtant, c’était beaucoup trop facile ou bien plus compliqué que cela, selon le point de vue. Tout semblait incriminer le professeur, tout s’emboîtait à la perfection, tout sauf son retour sur le lieu du crime quelques secondes après son départ. Quelqu’un s’était donné beaucoup de mal pour faire de lui le parfait coupable. Cela aurait d’ailleurs très bien fonctionné si la personne visée n’était pas dans les parages lors de l’incident.

" Tout s'est passé.. très vite, je ne suis pas sûre.. de me souvenir de tout. Juste après ses paroles, la salle n'était.. plus visible. Il y avait des.. nuages ? Oui.. Je ne l'ai pas entendu lanciare.. de sort, mais c'était peut-être un Promptus Nebulae.. ou un Meteorribilis recanto ? Je ne sais pas. "

A priori, d’après les dire de la préfète, les sortilèges lancés étaient réfléchis et peu accessibles pour des élèves. De plus quel enfant aurait eu accès à du Polynectar ? Sauf si bien entendu c’était là l’œuvre d’un métamorphomage. Il était rare mais la piste n’était pas à laisser de côté, il fallait explorer chaque option. Alors Elenna écrivait toujours, laissant le soin à Jade de terminer son récit.

" Le second, je crois. Après.. c'était forcément un Bombarda. Je ne le savais pas à ce moment là, mais quelqu'un a évité en grande partie un disas.. catastrophe. Laurae, avec un Ragnarok. Sans elle, ça aurait été pire. "

La belle retint un sourire, fière de son allié, de son apprentie, de son amie. Les dégâts auraient été certainement encore plus grand si la jeune Phénix n’avait pas été là et elle avait déjà eu l’occasion de l’interroger. Ses dires ressemblaient beaucoup à ceux de la blondinette. Elle baissa la tête et ferma les yeux pour ajouter une dernière phrase, sa voix se brisant un peu plus encore.

" Quelqu'un.. a lancé un Electrocorpus. Il me visait. "

" D’accord Jade… Merci pour ces précieuses informations. Je vais me permettre une dernière question si tu le veux bien : le sortilège qui t’a été lancé, sais-tu d’où il venait ? Du fameux professeur ou d’un élève près de toi ? "

Elenna connaissait déjà la réponse car Laurae lui avait donné mais il fallait plusieurs avis sur la question. Elle sentait la rage monter en elle. Y avait-il aussi des détraqués parmi les plus jeunes ? A quel âge pouvait bien commencer cette folie ? Etait-ce un jeune qui avait simplement voulu se venger de la préfète sans réellement se soucier des conséquences ou était-ce un môme perdu déjà embrigadé par des forces plus obscures que celles que l’on peut contrôler à cet âge-là ?


Je pense que tu peux répondre une dernière fois et je clôturerais ensuite ok ? ♥
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Re: Une salle vide

Message par : Jade Wilder, Mer 4 Jan 2017 - 3:38


Boui boui, on fait ça, comme prévu ♥


Parler de cette attaque était finalement plus difficile que prévu. Jade savait qu'elle aurait du mal à tout dire, mais à ce point.. c'était comme si son estomac se tordait dans tous les sens, lui donnait mal au coeur. Combien de temps était-elle restée alitée ? Puis bloquée dans un fauteuil, inutile, un fardeau. Rééducation longue, des tests, encore et toujours, jusqu'à ce qu'elle puisse marcher à nouveau et au delà. Parfois, la blondinette se disait qu'elle avait beaucoup de chance. Deux fois où on lui avait dit qu'elle ne pourrait peut-être plus jamais marcher sans fauteuil ou sans béquilles. Deux fois où elle avait bravé les avis médicaux, parce-que Mer**, hors de question de baisser les bras. Mais serait-ce suffisant à la longue, hein ? Rien n'était moins sûr. Parce-qu'il y avait les autres moments, où il ne s'agissait plus de chance mais d'un fléau. S'en sortir était une bonne chose, une épreuve passée que tout le monde ne pouvait pas relever. Mais elle, elle était fatiguée de devoir lutter en permanence. Combien de temps encore ?

Cette attaque et les mois qui l'avaient suivie n'avaient été qu'un enchainement d'épreuves. En parler, c'était autant un soulagement qu'un fardeau. Au final, Jade n'en avait parlé qu'à Emily. Et encore, discussion hachée par les freins de l'Italienne. Se confier, c'était la mettre en dangers, hors de question. Elenna avait une aura particulière, quelque chose qui pouvait faire croire qu'elle était impassible, invincible, que rien ne pourrait jamais l'atteindre. Si seulement c'était possible, si seulement Jade pouvait protéger tout le monde. Mais ça n'existait pas ça, ce n'était qu'une vaine espérance. Mais peut-être, peut-être seulement que l'adulte pourrait comprendre et ne pas s'attirer d'ennuis à cause d'elle. Par pitié, que pour une fois, ses mots n'aient pas de conséquences..

- D’accord Jade… Merci pour ces précieuses informations. Je vais me permettre une dernière question si tu le veux bien : le sortilège qui t’a été lancé, sais-tu d’où il venait ? Du fameux professeur ou d’un élève près de toi ?

Les prunelles aux teintes dorées fixèrent un instant celles de l'Auror. Puis se baissèrent, cherchant d'autres points d'ancrage, cherchant surtout les informations dans sa mémoire, dans sa tête qui y avait tant réfléchis déjà. Il aurait été logique que le responsable continue sur sa lancée. Mais pourquoi elle, pourquoi à ce moment là ? Qu'est-ce que ça lui aurait apporté de plus ? Non, ce n'était pas logique. Le responsable avait fuit aussi vite qu'il était arrivé, lâche. Et malheureusement, Jade avait beau ne plus rien voir, elle se souvenait de la douleur. De cette sensation qui l'avait paralysée sur place, qui lui avait transpercé la peau et avait parcouru son corps. Lentement, la main délicate se glissa sur le côté de son corps, juste un peu plus bas qu'à hauteur de sa poitrine. Oh oui, elle s'en souvenait parfaitement de cette douleur, mais toucher l'endroit lui permettait de se faire une idée plus précise. Quels avaient été ses gestes ? Elle s'était levée, empreinte de la panique qui grondait. Avait pivoté, pour tenter de prendre des repères.

Et là, c'était arrivé.

Retirant sa main comme si elle avait reçu une décharge, la préfète inspira légèrement pour reprendre contenance. Ce n'était plus qu'un souvenir, elle ne devait pas l'oublier. Et en attendant, elle avait une réponse. Rien ne serait précis, celui qui avait attaqué la classe ayant bien prévu son coup. Mais il ne fallait pas être sorcier - ou si ? - pour se rendre compte de la trajectoire approximative d'un sort. Non, c'était sûr et certain.

- Ça venait de derrière moi. Probabilmente.. un des élèves de la rangée du haut. Impossible que ça soit quelqu'un de la même rangée que moi, ou quelqu'un devant. C'était.. forcément derrière.. et il n'y avait que des élèves.

Poing serré. Qu'avait-elle fait pour mériter qu'on lui lance ce sort ? N'était-elle qu'une victime du hasard ou quelqu'un lui en voulait ? Et si encore à ce jour, elle côtoyait celui ou celle qui avait faillit ruiner sa vie ? Quelle horreur. Comment pouvait-on faire ça et s'en sortir aussi facilement ? Si Jade pouvait aider à ce que cette personne soit démasquée.. eh bien elle n'hésiterait pas à un seul instant. Inspirant légèrement, la blondinette ouvrit son sac, en sortant une liste et un plan faits d'un trait assuré mais peu artistique. Après tout, ça n'était pas ce qui comptait le plus. D'un geste, elle tendit les deux parchemins à l'Auror.

- Il y a la liste des élèves présents. Je pense que vous l'avez déjà mais au cas ou.. Et puis j'ai fais un euh.. plan des places. Je ne me souviens pas de tout le monde, mais il y en a..plusieurs dont je me souviens perfett.. parfaitement, ce cours n'était pas très classique. Je ne sais pas si ça pourra aider mais.. voilà..

Ce besoin de se sentir utile la perdrait un jour. Elle ignorait totalement si ce dessin d'insomnie apporterait du nouveau.. mais elle voulait essayer, au moins essayer. N'être que spectatrice lui était devenu impossible, pas après tout ça. A présent, elle voulait agir, ne plus être qu'un pion dont on se sert sans sommation. Plus jamais.
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Re: Une salle vide

Message par : Elenna Benson, Mar 10 Jan 2017 - 8:14




L
e monde devenait fou, complètement hystérique. Tous les jours, il y avait de nouvelles catastrophes, de nouveaux crimes, de nouveau meurtres. Certains disaient que c’était la faute des médias moldus, qu’ils en parlaient plus, qu’avant nous n’étions pas aussi bien renseignés sur les atrocités de notre planète. Chez les sorciers, les rumeurs disaient que le retour des Mangemorts, de l’Ordre du Phénix et de leur petite guéguerre avaient attisé l’envie des plus détraqués de sortir leurs baguettes magiques. Certains voulaient impressionner les mages noirs pour les rejoindre, les autres essayaient de faire la justice eux-mêmes. Ce qui n’était jamais bon. Depuis qu’elle était Auror, Elenna s’était rendue compte que la volonté ne suffisait pas, plus en tout cas. Ils étaient nombreux au Ministère mais pas assez pour cette recrudescence de délits en tout genre et cela leur retombait dessus. Ils étaient coupables de ne pas pouvoir être à plusieurs endroits à la fois, coupables de ne pas intervenir sur un endroit où ils n’étaient même pas appelés. La science infuse, voilà ce qu’on leur demandait d’avoir.

La jeune femme regardait Jade, cette petite blonde à l’allure fragile mais attentionnée. Elle semblait si gentille, comment pouvait-on avoir envie de la blesser elle ou certains de ses camarades ? Certes, il y avait des têtes à claques, il y en avait toujours eu, à Poudlard comme ailleurs. Le monde était rempli d’idiots, il fallait apprendre à faire avec. Un proverbe moldu racontait même : si l’on met un point rouge sur la tête de tous les c*ns, le monde serait un véritable champ de coquelicots. L’Auror avait envie de prendre la préfète dans ses bras, elle sentait sa détresse, son mal-être et cela la rendait folle, ivre de rage. Elle continuait de noter les détails et informations, mettant de côté ses sentiments.

" Ça venait de derrière moi. Probabilmente.. un des élèves de la rangée du haut. Impossible que ça soit quelqu'un de la même rangée que moi, ou quelqu'un devant. C'était.. forcément derrière.. et il n'y avait que des élèves. "

Chaque geste que la blonde faisait trahissait son malaise, comme si elle revivait la scène encore et encore pour ne rien oublier. La louve s’en voulait, elle s’en voulait de lui demander de se souvenir de tout cela mais c’était nécessaire. Elle devait savoir pour pouvoir l’aider. Ses mains bougeaient, touchant les zones qui avaient été impactées sur son corps, ses yeux allaient de droite à gauche, vivant de nouveau la peur qu’elle avait ressentie. Un de ses camarades de classe, un élève l’avait visé. La trahison. C’était ce que la préfète devait ressentir, du moins c’était ce qu’Elen aurait ressenti à sa place. Jade se pencha, ouvrant son sac pour en sortir deux parchemins qu’elle tendit à l’enquêtrice.

" Il y a la liste des élèves présents. Je pense que vous l'avez déjà mais au cas ou.. Et puis j'ai fais un euh.. plan des places. Je ne me souviens pas de tout le monde, mais il y en a..plusieurs dont je me souviens perfett.. parfaitement, ce cours n'était pas très classique. Je ne sais pas si ça pourra aider mais.. voilà.. "

" Super. Merci, ça va beaucoup aider. Je suis désolée de t’avoir fait revivre tout cela mais j’espère pouvoir t’aider à résoudre ce mystère qui doit te peser. "

Elenna jeta un petit coup d’œil sur les papiers et les notes prises par l’élève avant de les rouler pour les glisser dans son sac. Un sourire compatissant se dessina sur son visage et elle se releva. Arrangeant sa tenue, l’Auror fut accompagnée jusqu’à la porte par Jade. Elle plongea sa main dans sa poche avant de prendre celle de la blonde dans la sienne comme pour la remercier. Pourtant, la demoiselle y déposa un gallion, semblable à tous ceux qu’elle avait sûrement déjà vu dans sa vie. Remarquant l’incompréhension sur le visage de la sorcière, Elen sourit et ajouta de sa voix douce :

" Je ne te fais pas la charité. Ce gallion n’est pas comme les autres. Si un jour, tu as besoin de quoique ce soit, il te suffit de faire cela… Elle déposa le bout de sa baguette magique dessus et celui-ci se mit à chauffer de plus en plus fort. Si tu es en danger, les personnes qui recevront le signal t’aideront. Même chose, si un jour tu te sens l’âme d’une justicière et que le gallion chauffe sans que tu l’ais déclenché, laisses-toi guider… Tu ne dois en parler à personne, les gens dont je te parle veulent que toutes ces atrocités cessent mais ils sont considérés comme illégaux… "

Laissant le gallion de l’Ordre du Phénix dans la main de Jade, Elenna la laissa réfléchir. Peut-être comprendrait-elle. Elle lui fit encore un sourire et se recula, ouvrant la porte pour filer.

" Merci encore Jade pour ton témoignage. N’hésite pas si tu as besoin de quelque chose ou qu’une information te revient… Bonne journée et à bientôt. "


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Jade Wilder
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Re: Une salle vide

Message par : Jade Wilder, Sam 14 Jan 2017 - 2:09


- Super. Merci, ça va beaucoup aider. Je suis désolée de t’avoir fait revivre tout cela mais j’espère pouvoir t’aider à résoudre ce mystère qui doit te peser.

Ça allait être utile. Elle pouvait aider, un peu. Était-ce normal, cette sensation, ce soulagement qui libère un peu la poitrine, la gorge nouée ? Cette envie soudain, de laisser couler des larmes bien gardées à ce sujet ? Jade n'en avait pas l'habitude. Quand quelque chose n'allait pas, elle gardait tout, encore et toujours pour ne pas prendre de risques, pour ne mettre personne en dangers. Mais dans le cas présent, elle avait pu parler, elle avait dû parler. Cela pouvait sembler une véritable contrainte, mais finalement ça la libérait. L'Italienne n'avait aucune idée du vécu de l'Auror, peut-être pouvait-elle très bien imaginer la situation. Mais à l'heure actuelle, Jade voulait être égoïste et affirmer que personne ne pouvait savoir, ne pouvait comprendre cette libération. Ce soulagement d'avoir pu confier des faits qu'elle ne pouvait pas crier comme une simple chanson oppressante. Ça n'allait rien résoudre, du moins pas immédiatement. Le reste serait entre les mains d'Elenna, néanmoins Jade voulait croire que ses mots et ses actions auraient des conséquences pour ceux qui avaient osé s'en prendre à une classe d'enfants. Certains étaient très jeunes au moment des faits. Et peu importe leur âge.. Marjory, Shela, Lizzie.. Il lui aurait été insupportable de perdre encore quelqu'un. Pire encore, les perdre sans même pouvoir intervenir parce-qu'un enfoiré avait décidé que non, elle, elle resterait sur le banc de touche. C'était arrivé deux fois. La seconde n'avait pas croisé le fer avec la Mort, mais plus jamais l'impuissance ne devait faire partie de sa vie. Quitte à y perdre elle-même la vie, Jade ne voulait pas être en dehors de tout ça. Elle voulait se battre.

Quelle douloureuse habitude que de mettre des masques et de ravaler ses larmes. Les années n'apaisaient toujours pas la douleur, elles lui avaient seulement donné une camarade: la haine. Ou l'envie de vengeance, ce qui allait de paire. Un jour, elle trouverait, elle saurait. Et ce jour là peut-être, les masques tomberont.

Pour l'heure, il n'était pas encore temps. Affichant donc un sourire façade, mais reconnaissant, la demoiselle hocha la tête. Elle aurait voulu faire plus, mais à force de temps elle avait comprit qu'on doit parfois se contenter de moins. Peut-être serait-ce suffisant, peut-être pas. Mais d'un côté, elle, elle pouvait passer à autre chose. Essayer de ne plus revivre ce cauchemar encore et encore, plongée dans les rêves hasardeux. La préfète admirait beaucoup cette femme en face d'elle, qui se redressait dans l'annonce d'un départ à venir. Cette femme semblait si forte, emplie de détermination. Les gens ne montrent qu'une part d'eux-même, c'est un fait, l'Auror elle-même avait sans aucun doute ses faiblesses et ses propres démons. Propre à chaque être sur Terre. Cela ne pouvait ternir cette impression, comme une enfant qui prend exemple sur son modèle. Un jour peut-être, l'Italienne arriverait à afficher une telle détermination.

Quelques pas vers la porte, l'heure des "au revoir". Pourtant, un dernier geste, bien cordial pour une adolescente. Pourtant, elle ne le connaissait que trop bien après bien des visites chez les juges et autres avocats. Plutôt accueillis comme un geste confiant, la blondinette ne tarda pas à froncer les sourcils lorsqu'un objet se fit sentir au creux de sa paume. Lorsque la main de l'Auror se retira, Jade pu constater qu'il s'agissait d'un gallion. Incompréhension totale. Pourquoi un gallion ? Les Aurors donnaient-ils de l'argent en l'échange des témoignages ? Ou était-ce une sorte de don ? Entrouvrant les lèvres pour protester - il était hors de question qu'elle accepte, quelle que soit la raison - Jade n'en eut cependant pas le temps car Elenna se justifia bien vite.

- Je ne te fais pas la charité. Ce gallion n’est pas comme les autres. Si un jour, tu as besoin de quoique ce soit, il te suffit de faire cela… Si tu es en danger, les personnes qui recevront le signal t’aideront. Même chose, si un jour tu te sens l’âme d’une justicière et que le gallion chauffe sans que tu l’ais déclenché, laisses-toi guider… Tu ne dois en parler à personne, les gens dont je te parle veulent que toutes ces atrocités cessent mais ils sont considérés comme illégaux…

Le regard d'abord ancré sur le visage de l'adulte, Jade se concentra bien vite sur le gallion. Même en comprenant les paroles d'Elenna, Jade ne les assimila qu'après coup, comme si elle avait un temps de retard pour tout comprendre. De quoi se sentir très bête, mais au final c'était tout à fait le contraire. La préfète découvrait quelque chose dont elle ne pouvait qu'à peine soupçonner l'existence, tout un système et plus encore, toute une organisation.. Il ne fallait pas être bête pour comprendre de quoi la blonde en face d'elle parlait. Changer les choses, lutter pour le bien, considérés comme illégaux.. Elle n'était pas bête. Mais une question cependant, fit surface. Pourquoi elle ? Qu'avait-elle fait pour mériter d'être gardienne d'un tel secret ? Ah zut, cela faisait deux questions. Peu importe, elle ne pourrait les poser avec sa tête qui repassait les informations version accélérée. Si elle avait un soucis, quelqu'un viendrait. Si elle pouvait aider quelqu'un, elle en serait capable. C'était comme si enfin, on lui offrait la chance d'agir pour le mieux, pour ses valeurs. C'était un cadeau incomparable qu'on lui offrait là, et elle était totalement incapable de l'en remercier dans l'immédiat. C'était fou.

- Merci encore Jade pour ton témoignage. N’hésite pas si tu as besoin de quelque chose ou qu’une information te revient… Bonne journée et à bientôt.

La porte était ouverte, l'Auror s'éclipsant. Et alors que le silence reprenait sa place de Roi, Jade ne quittait pas la porte des yeux, ses doigts se refermant délicatement sur le précieux sésame. Elenna ne le savait peut-être pas, mais elle venait d'offrir le pouvoir à la blondinette. Le pouvoir d'agir enfin sur sa vie comme elle l'avait toujours tant voulu. Un cadeau incomparable. La jeune fille ignorait si sa présence pourrait réellement être utile dans cette bataille. Mais au moins, elle avait l'occasion d'essayer. Et cette bataille, elle y plongerait tête la première si besoin. Délicatement, alors que le silence n'était plus que seul présent, un seul mot s'échappa de ses lèvres.

- Merci..


~ Fin du RP, merci Lenna ♥ ~
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Re: Une salle vide

Message par : Harmony Lin, Lun 30 Jan 2017 - 11:11


RP Unique

Je suis seule… J’ère. Par ici ou bien par là. A vrai dire, je ne sais pas où je vais. Je faibli. Ce soir, les doutes me rongent. La peur, la douleur, sont à nouveaux là.

J’ai besoin d’aide.

Je le sais. Mais je ne veux pas me confier encore une fois. J’en ai marre de ne compter que sur les autres. Je n’en peux plus de ne rien pouvoir faire par moi-même.

Alors j’ère, tel un fantôme, dans Poudlard.

Cherchant sans doute à me retrouver. Cherchant à retrouver ma joie de vivre. Qu’on m’a pris. Qui ce soir encore s’est envolée. Malgré mes protestations. Malgré ma détermination. A aller mieux. Ce soir encore, je suis à terre. Mon esprit est encore tourné vers LUI. Et vers mon grand-père, évidemment.
 
Et tout à coup, une envie me prend. Soudaine. Brutale.

Je sais à qui à parler. A lui. Mark. Il m’écoutera. D’en haut. Il m’aidera. Comme il le faisait quand il était à mes côtés. Après tout, j’ai encore sa baguette, bien rangée dans une boite que j’avais trouvé là-bas.

L’esprit toujours à moitié vide, je me dirige vers ma salle commune. Vers mes dortoirs.

Je l’ai cachée. Si quelqu’un la découvrait, qu’on me la volait, je ne m’en remettrais pas. C’est l’une des seules choses qui me restent de lui. Qui ai pu m’accompagner à Poudlard et dont grand-mère ne connait pas l’existence.

J’arrive enfin. Je vérifie que personne n’est autour. Et je récupère la fameuse boite.

Je lâche une larme. Puis deux. Puis un torrent.

Il me manque.

Je serre la boite contenant sa baguette contre moi. Je soupire. Et quand je me calme enfin, je l’ouvre. Et je prends la baguette dans mes mains, je la fais tourner, je l’examine sous toutes les coutures. Comme si une partie de mon grand-père était encore sur cette planète. Comme si l’avoir m’assurait de sa présence à mes côtés. Comme une liaison entre son monde et le mien.

Je souris tristement. Je me souviens.
De nos moments ensemble.
De nos rires.
De tout ce temps que nous avons passé ensemble sur ce canapé.
A lire toutes sortes de bouquins.


Puis, je remarque un petit bout de papier sous ce qui contenait la baguette. Doucement, je remets la baguette, soulève son contenant et prend ce que j’ai vu, qui s’avère en fait être une photo.

Je la regarde, un sourire attendri sur le visage. Ils sont deux. Un garçon et une fille. Ils se ressemblent et ont un air rieur. Ils semblent beaucoup s’amuser. Ils ont l’air assez jeunes. Dans la vingtaine je dirais.

La complicité qu’ils partagent est évidente. Ils semblent proches, comme s’ils se connaissaient depuis toujours. J’aimerais bien partager ce genre de relation avec quelqu’un…

La curiosité me prend alors. Je me demande qui ils sont. Et ce que cette photo faisait dans cette boite. Je retourne alors cette photo et ce que j’y vois me laisse bouche bée.

Mark & Agathe

Cette femme… Connaitrait-elle mon grand-père ? Lui serait-il lié ?
Si j’en crois leur air de ressemblance, je ne peux m’empêcher de penser que oui. Je ne savais pas tout de lui. Il aurait pu avoir une sœur.

J’observe cette photo. Pendant des heures qui me semblent être quelques minutes, je dévisage cette photo, relevant le moindre détail, me posant mille questions.

Et si… Il y avait une partie de la famille de ma mère que je ne connaissais pas ?
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Ellana Lyan
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Re: Une salle vide

Message par : Ellana Lyan, Mer 15 Mar 2017 - 20:45


La revanche du dragueur ©Lisk'
Pv avec Peter et Kalsi

Tu vois je marche, tu vois je continue.
D'un pas, un autre sans but, j'avance.
Vers cet avenir, cet incertain.
Tu entends, douleur, je vis.
Écoute moi, je progresse.
Déjouant les pièges que tu dresses.
Brisant les chaînes que tu m'imposes.
À nouveau debout, je me battrais.
Jusqu'à la fin, jusqu'à ma fin.
Enlève les obstacles, je suis plus forte.
Elle a dit, me la promis :
I'm unstoppable today.

Le temps passe, les aiguilles tournent si vite, j'ai l'impression de vivre dans un autre monde, un univers au cadran arrêté. J'admire les saisons qui défilent, voyant le manteau blanc de l'hiver se retirer petit à petit pour laisser place à la douceur d'un printemps de renouveau, j'ai le temps, la vie, l'espoir. Cette bougie vacillante qui brille pourtant de milles feux, cette mère suivie de près par de plus en plus d'autres lueurs, cette flamme d'espérance que la fée à allumée dans l'enfer des mes cauchemars, force qui m'a aidée à repousser les démons, juste un temps, une nuit, un instant. Et je continue, je me bat, décalée mais toujours là, debout alors que je devrais être à terre, respirant avec la tête sous l'eau. Simplement pour ne pas laisser le dernier mot, parce que je suis trop obstinée pour me laisser abattre sans me défendre. Qu'importe les cicatrices, les plaies à vif, je ne suis pas seule, je ne suis plus seule.

Les mains qui frôlent la pierre froide des murs gris, les portrait qui chuchotent que mon passage sans que je ne saisisse le sens de leurs propos. Je ne m'arrête pas aux regards interrogateurs, inquisiteurs, je suis trop loin de ce monde pour comprendre, pour vouloir me rendre compte. Seul reste cette attache murale, qui me tient éveillée, alors que je pourrais sombrer. Mes pensées s’envolent je vis de flou, je vis de tout, sans réels objectif mais avec une envie nouvelle, détermination qui me pousse toujours plus loin, sans cesse en avant. Mes yeux se ferment, se rouvrent, je perds le compte de mes pas, je ne sais plus s'il fait nuit, s'il fait jour, si je peux être là, si je devrais être en cours. Je sais juste que je suis bel et bien présente, que les jolies dorées ne sont pas mes ennemies et que la lune me sourit. 1, 2, 3. À droite ? À gauche ? Où est le piège ? Les murs vont-ils tenter de m'emprisonner dans ce labyrinthe sans fin, ce dédale indéchiffrable ?

Les jambes avancent, machination mécanique, souffle doux dans l’atmosphère calme, désertique. Y a t-il quelqu'un ? Non, plus personne, juste le fantôme matériel qui marche perdue, dans les couloirs mais plus dans la tête. Matière différente sous ma paume, nouveaux ? Je pousse mais la chose ne veux pas bouger, paupières qui s'ouvrent découvrant une porte. Plus simple que magique, les doigts trouvent la poignée pour libérer l'accès de nouveauté. Coup d’œil, zut simple salle, rien de nouveau rien d'intrigant juste cette odeur de neurone cramée, je fronce le nez, ça ne sens pas bon. Quelques enjambées jusqu'à la fenêtre bien vite ouverte en grand, on peut apercevoir le lac, je ne néglige pas la vue, laissant mon regard se gorger du panorama.

L'eau scintille et je lève la tête, c'est le soleil qui est là, je grimace, j'aurais préféré qu'il fasse nuit mais bon, pas de chance. C'est plus joli quand il fait noir, après tout, il faisait sombre quand j'ai rencontré l'autre. Oui, le lac était très froid par contre, j'ai eu de la chance, sans l'oisillon et sa baguette, je serais sans doute tombée en hypothermie. Une mort de glace ce n'est pas vraiment joyeux… Et une mort d'eau ? Une mort tout court ? Est-ce que des gens auraient été triste si j'étais morte ? Personne ne devrais arrêter de vivre, sinon ont fini toujours par pleurer et ce n'est pas joli d'avoir de l'eau dans les yeux. Je ferme la fenêtre, il ne faut pas penser à ça, pour le moment je vis et c'est mieux comme ça. Je ne sais pas si ça vaut mieux, mais je suis heureuse, simplement heureuse…

Face à la fenêtre, un regard.
Pour le lac, pour le jour.
Pour cette nouvelle vie.
Cette douleur qui s'efface.
Ce sourire qui naît enfin.
Sur le visage glacé et déchiré.
Tu vois, on fini tous,
Par se relever…
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Re: Une salle vide

Message par : Liskuvo Kalsi, Dim 19 Mar 2017 - 12:03


RP avec Lalalalana et Peter le roi du bonheur.

Suivre les gens dans la foule d'élèves à la recherche de solitude, vouloir constamment se détacher de tout. Ça me poursuit, j'en ai marre de devoir rester avec eux. Ils m’énervent, ils jugent, ils pensent être les centres du monde à crier comme pas possible. Je cherche quelque part où personne ne pourra venir m'embêter. Une salle de cours, un endroit tranquille. Alors je marche, la tête haute, affichant confiance et sérénité dans cette marré humaine. Alors que je voudrais m'effondrer et leur dire à tous de s'en aller, ils sont trop nombreux, beaucoup trop.

Je découvre finalement une porte. Un endroit sécurisé. Au fil des jours et des années passées ici je me suis rendu compte que les élèves évitaient les salles de classe le plus possible. Si ils veulent étudier ils se retrouvent dans leurs salles communes ou alors à la bibliothèque. Mais elle m'a lassé, c'est le repaire des jeunes nés-moldus qui veulent en apprendre un peu plus, rattraper 11 ans de retard pour la plupart. Je vais pas passer ma journée avec ces incultes. Autant travailler seul dans une salle.

Je pousse la porte en bois, pour arriver dans une simple salle de classe. Apparence vide, une seule personne est ici. Personne connue, un sourire se dessine. C'est elle. Je me rapproche lentement. Sur le flot d'élèves que j'aurais pu croiser je pense que c'est la seule personne que je suis heureux de voir. Les hasards ont du bon parfois. Que j'arrive derrière elle je pose une main sur son épaule, elle est en train de regarder dans le vague. Depuis la fenêtre on aperçoit le lac, elle doit se rappeler la nuit. Rude et difficile, celle qui fut notre première réelle rencontre. Les prémices de joies et de douleurs encore inconnues. C'est si bon de la revoir.

- Salut...qu'est-ce que tu fais là ?

C'est quand même étonnant de la retrouver ici, je l'aurais imaginé moins casanière, plus du genre à rester à l'extérieure. Enfin ça me paraissait logique vu qu'elle passe ses nuits à courir dans le parc, j'aurais trouvé ça logique qu'elle continue dans ce sens et qu'elle le fasse aussi de jour. Mais à priori non, la vue depuis l'intérieur suffit parfois à rendre heureux.

Je regarde moi aussi les scintillements de l'eau du lac, pensant que si j'étais venu sans baguette elle serait morte dans les eaux gelées. Ça a du bon d'être sorcier n'empêche. Je me pose alors une question, je dois la déranger, je devrais partir. Mais je ne veux pas, c'est rare des moments simplement à deux dans Poudlard. Il faut en profiter un maximum, profiter du temps qui passe, ne pas le laisser filer entre nos doigts. L'arrêter quand il faut, juste tout stopper parfois.

Je me détache de la vue de la fenêtre, venant prendre une des chaises de la salle. Sortant un livre, faisant mine de travailler. A vrai dire je préférerais discuter mais c'est plus de la satisfaction personnelle. Je suis venu ici pour travailler alors autant sortir un livre au hasard pour faire comme si. J'avise le nom pour en savoir la matière, c'est celui de Potions. Pfeuh. Je sais faire des potions, je sais même pas à quoi sert ce livre. J'ouvre une page au hasard et me déconcentre à nouveau pour revenir vers Lyan. Au final je me rends compte que depuis le bal il ne s'est pas passé grand chose. Comme si on avait tout les deux décidés, d'un accord tacite, de ne plus en parler. Je sais qu'il faut remettre le sujet sur le tapis. Ma voix hésite un instant, puis le flot se déverse, très vite, avec des intonations nerveuses.

- On a pas vraiment reparlé de ce qu'il s'était passé au bal, c'est le moment là.

Ma main se crispe sur mon livre, elle s'en fout peut-être, pas moi. J'ai envie de savoir.
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Re: Une salle vide

Message par : Ellana Lyan, Mar 21 Mar 2017 - 19:50


Il n'y a plus mille et une chose à faire.
Juste être présente et attendre.
Tentant de ne pas décrocher du monde.
Encore un peu de présence.
Combat de tout les instants.
Qui se fait chaque jour un peu plus rude.
Mais je veux continuer à vivre.
Flotter sur cette terre.
Et me battre contre eux.
Alors je fuis, foule folle.
Désespérant de trouver un endroit calme.
Rester seule dans cet immense château.
Regard dans le vide et vague à l'âme.
Existence d'interrogation.

Perdue je ne sens la présence qu'au dernier moment, sentant une main se poser sur mon épaule, yeux qui se ferment, dents qui se serrent. S'en est-il donc fini de ma tranquillité ? Je tourne la tête avec cette ferme envie de sortir les crocs, demander à ce fichu perturbateur de ma tranquillité de dégager au plus vite, je ne suis pas d'humeur à recevoir de la visite. Pourtant alors que mes yeux rencontre l'autre, la haine préméditée retombe d'un coup laissant place à un simple bonheur comme une vague de soulagement. Les yeux brillants, la gorge bloquée, je reste muette mais c'est lui qui parle, m'offrant une question à laquelle je ne suis pas sûre de pouvoir donner de réponse. Je suis ici… Parce que j'en ais envie ? N'est-ce pas suffisant ? À choisir j'aurais préféré être à l'air libre, simplement respirer un grand coup pour me remettre les idée en place et retrouver cette voie que je ne peux me permettre de perdre. Mais je suis pourtant ici, comme je pourrais être ailleurs, loin du bruits, loin du monde, près de la vie, bercée dans l'envie d'exister, ne serais-ce qu'un peu.

- J'aime bien la vue… Et… Le fait qu'il n'y ait personne…


Je me mords la lèvre, écoutant ma voix cassée résonner contre mes  tympans j'ai l'impression de lui dire qu'il me dérange bien que cela soit sûrement tout le contraire. Je le regarde s'asseoir et sortir son manuel de potion sans le moindre commentaire, totalement désintéressée de la vue. Ah quoi sert il donc de penser à un passé compliquer alors que le présent peut s'avérer si aimable. Ne parvenant pas à détacher les yeux de lui savourant un  moment cette surprise pour le moins heureuse, je me mets à réfléchir il est vrai que nous nous sommes à peine adressé la parole depuis le bal, je ne sais pas vraiment pourquoi d'ailleurs… Un besoin de prendre du recul ? D'analyser ce qu'il s'est passé ? Quoiqu'en soit la raison, notre comportement à eu comme un effet miroir qui m'a fait du bien, trop de sentiment d'un coup ce n'est pas bon, il faut le temps de pouvoir accepter le trop plein d'émotions, surtout dans mon cas.

Finalement je dois être en train de le déconcentrer car il fini par lever la tête et me parler à nouveau, du bal cette fois. Je jette un coup d’œil à la fenêtre, apercevant une nouvelle fois le lac au loin comme un pâle souvenir de ce que je suis entrain de vivre, me rappelant que je lui dois bien plus qu'une simple discussion sur un  bal bien trop compliqué. Évidement, il faut avouer que les potions ne nous ont pas aidée mais je sais qu'il n'y a pas eu que ça. Après la soirée, la petite lionne m'a conseillée de me poser, de commencer par m'en faire un ami. Le regard toujours sur Kalsi, je ris intérieurement, cet étrange mais j'ai la curieuse impression que je ne parviendrais jamais à avoir une réelle amitié pour lui, comme si je ne pouvais balancer qu'entre l'amour et la haine. Deux extrêmes sans juste milieu.

- Je ne sais pas quoi te dire… Que veux-tu donc savoir ? Je ne sais pas si j'ai réellement passé une bonne soirée étant donné les petits imprévus qui se sont manifesté mais…

J'avance un peu et tire à mon tour une chaise pour me placer à côté de lui, cherchant ses yeux sans trop savoir pourquoi. J'ai l'impression qu'il manque quelque chose, que je dois ajouter un élément à cette discussion, un simple truc que je pense mais ne trouve pas les mots pour exprimer. Je soupire doucement, à nouveaux prisonnière des fils de la communication.

- Mais je suis heureuse avec… Enfin, je ne sais pas comment… Je t'aime bien… Beaucoup… Je… Ça m'a fait vraiment du bien de pouvoir passer du temps avec toi.

Je baisse le regard.
Comme une nouvelle fois.
Incapable de soutenir ses yeux.
Je ne sais pas quoi ajouter.
Il y t-il vraiment quelque chose à dire ?
Je ne sais pas si je dois me taire.
Ou plutôt continuer.
Je ne sais pas ce qu'il pense.
Ce dont il a besoin.
De distance ou de proximité.
De me parler ou m'oublier.
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Re: Une salle vide

Message par : Liskuvo Kalsi, Mar 28 Mar 2017 - 12:08


Les questions ne restent que rarement sans réponse. Il faut dire que la première n'était pas des plus difficiles, une raison de se retrouver ici il y en plein, des réelles ou des illusions, quoi qu'il en soit c'est celle de pouvoir observer la vue qu'elle choisit. Un bon choix de  mon point de vue. Je regarde un instant vers la fenêtre, c'est vrai que c'est pas mal. J'aurais pu venir ici pour la même raison finalement, juste s'isoler en contemplant le monde du dessus, pour lui montrer qu'on ne se laissera pas faire par les aléas, on est supérieur à cette personne qui gouverne la Terre et on va lui montrer quoi qu'il arrive.

Je repense au Bal en attendant la réponse à mon deuxième commentaire. Plus qu'un question c'était une constatation, il faut vraiment en parler. Je suis pas fier de tout ce qu'il s'est passé mais le souvenir peu rester pour le moins heureux. Pas avec tous les participants mais la plupart se sont révélés intéressants. Ce faisant je repense à ce jet de boules puantes sur Peter qui avait été bien fâcheux. Je me suis toujours pas excusé de ça auprès de lui, enfin si je l'ai fait indirectement mais c'était sous potion, ça ne compte pas vraiment. Je me demande si y'aurait moyen de me retrouver avec lui lors d'un cours pour aller lui parler. Je m'en veux un peu trop d'avoir fait ça, c'est bizarre comme sensation. Je veux pas avoir quelque chose à lui devoir non plus, c'est toujours très gênant ce genre de relations.

En attendant la réponse se fait définitivement attendre, les millièmes de secondes paraissent durer des heures tandis que je me demande ce qu'elle en pense réellement. Heureusement qu'on est que tous les deux, ça évite au moins un spectacle un peu trop voyant pour les autres.

- Je ne sais pas quoi te dire… Que veux-tu donc savoir ? Je ne sais pas si j'ai réellement passé une bonne soirée étant donné les petits imprévus qui se sont manifesté mais…

Ma gorge se serre à ces mots, mon ventre l'accompagne dans son anxiété totale. Je déteste ce mais qui n'en finit pas. Elle prend le temps de s’asseoir pour continuer ce mais. C'est encore plus long, il lui faut une éternité pour se retrouver sur la chaise. Éternité pendant laquelle de nombreuses questions montent, se fixent dans mon esprit, inexorablement elles s'accumulent jusqu'à étouffer tout le reste. Je suis figé, j'ai l'impression de trop prendre ça à cœur, n'importe qui nous dirait que ce sont des histoires de gamins mais au final les gamins prennent toujours ça à fond, alors ma réaction peut paraître tout à fait normale.

- Mais je suis heureuse avec… Enfin, je ne sais pas comment… Je t'aime bien… Beaucoup… Je… Ça m'a fait vraiment du bien de pouvoir passer du temps avec toi.

Je respire de nouveau, comme quoi on ressent la même chose. La même longueur d'onde comme on dit. Reste plus qu'à espérer qu'on reste dans les longueurs hautes plutôt que les faibles, pas envie de la briser ni de me briser moi-même. Je me rapproche le plus possible d'elle, jusqu'à ce que nos chaises soient collées l'une à l'autre. J'ai pas trouvé plus malin non. Faut dire que là je fais pas vraiment des trucs intelligents quand elle est là, toutes mes pensées se concentrent vers elle et tout le reste devient flou. Je n'entends que mon cœur battre dans mes oreilles, me criant de rester avec elle, et c'est bien ce que j'ai envie de faire. Je lui murmure.

- Moi aussi, je crois que...je t'aime.

Rien d'autre à dire, j'ai dit tout ce que j'avais à dire et que je contient en moi depuis un moment déjà. Elle m'a dit qu'elle me détestait y'a pas si longtemps que ça et j'ai l'impression de n'y avoir jamais cru, c'est comme si la soirée près du lac avait été oublié, encore une fois l'envie de rester ici est présente. Je voudrais plus retourner en cours, que personne ne vienne nous embêter comme tout le monde a pu le faire au bal, c'est fâcheux de venir embêter les autres quand ils veulent juste rester ensemble. L'envie de sceller la porte avec un sort me titille mais je me dis qu'un prof le prendrait mal, alors j'espère que personne ne vienne et qu'on puisse rester tous les deux, dans une boucle belle et infinie.
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Re: Une salle vide

Message par : Peter McKinnon, Mer 29 Mar 2017 - 15:02


Mais dans quel cycle était entré Poudlard ? La question était posée. Peter n'avait jamais eu autant à sévir contre une forme de désinvolture généralisée. Le Règlement d'ordre intérieur était remis en question tous les jours par une génération manifestement bien peu respectueuse de la discipline. Parallèlement à cela, il n'avait jamais reçu autant de délations sur le comportement des uns et des autres, toutes maisons confondues. Poudlard semblait avancer à deux vitesse et tout cela n'annonçait rien de bon, Peter le savait. Mais pour l'heure, il était chargé d'une mission, conserver l'ordre et, dans le pire des cas, le rétablir. On lui avait justement renseigné une salle de classe qui ne servait jamais et dans laquelle des élèves inconscients se laissaient aller à tout un tas de pratiques ... Il était temps qu'un préfet aille y jeter un coup d'œil, si c'était bien le cas, il écrirait au Directeur pour faire condamner l'accès à cette salle.

Peter marchait d'un pas énergique dans les couloirs. Il n'avait pas cours cet après-midi là, il avait donc troqué son uniforme contre sa tenue de sorcier en soie. Il avait longtemps rechigné à laisser tomber son uniforme, symbole d'égalité entre tous les élèves et accessoirement obligation posée par le Règlement. Mais il avait fini par sauter le pas, ces vieux vêtements le grattaient, il ne supportait plus que le sentiment de la soie contre sa peau ... Et puis c'était une bonne façon de démontrer à tous ces élèves indiscipliné que l'autorité se plaçait au-dessus d'eux. Sur le haut de sa robe de sorcier en soie noire, il avait épinglé son insigne de préfet vert et argent. Le bas de sa robe de sorcier tourbillonnait légèrement dans son sillage sous la vitesse qu'avaient pris ses pas. De cette robe impeccables seuls sortaient les manches en dentelées de sa chemise en soie ainsi que le jabot de celle-ci. Deux bagues scintillaient à ses doigts et Phaesporia se trouvait dignement attachée à sa ceinture. Peter se sentait tout puissant.

Arrivé à la porte que l'on lui avait indiquée, Peter ne prit pas la peine de ralentir l'allure. Il poussa avec force la porte qui lui barrait la route et pénétra dans la pièce. Il constata simplement que celle-ci ne contenait que des bancs, des chaises et deux élèves. Grosse déception ... Sauf si ceux-ci étaient en train de se livrer à une activité interdite. En y regardant plus attentivement, Peter le connaissait ... Il les reconnaissait même, et les voir ensemble était d'ailleurs une des dernières chose qu'il souhaitait pour sa journée. Prenant un air impérieux, et se murant dans une certaine mauvaise foi, il s'éclaircit la gorge :

- Dites, vous deux, on peut savoir ce que vous traficotez ?!
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Re: Une salle vide

Message par : Ellana Lyan, Mer 29 Mar 2017 - 20:32


Un battement de cœur,
l'impression d'un bruit assourdissant
que le monde sait, a entendu
j'ai essayé de masquer la douleur
luttant contre les sentiments intérieur
mais le tout est éphémère
je libère le flot des émotions
même si c'est dangereux
si je joue ma raison
sur ce fil si mince
mais de plus en plus épais
pour lui je fais un pas.

Manquant de tomber dans cette trame si fragile, j'ai peur de replonger des mes erreurs, de me leurrer sur lui, sur des fantômes qui n'aspire qu'à me voir chuter, l'histoire ne cesse de ce répéter et j'ai honte, de ces avertissement qu'envoie le cerveaux au cœur. Ne fais pas n'importe quoi, Ellana, je ne suis pas sûr de pouvoir encaisser encore un fois le poids ta douleur. Un pas. Un battement. J'avance encore un peu plus, laissant les mots délier ma langue même si je ne suis pas douée, si j'ai du mal avec ce facteur si important qu'est la communication. Soupire devant le vide à mes pieds, je pourrais si facilement rechuter, mais je ne me le permet pas, me battant pour rester en équilibre alors que le monde vacille autour de moi. Et tout à coup, je ne suis plus seule.

À son tour il s'approche, bruit sourd des objet qui se rencontrent, trouvant des yeux desquels je ne parviens pas à décrocher, le fil infini accueille un nouveau venu, qui était pourtant la depuis le début. Nouvel acteur à faire un pas, pour tenter lui aussi d’accéder à ce qui semble si impossible à mes yeux, j'ai tant douté mais serait-ce donc le moment d'y croire à nouveaux ? Funambules d'une même trame, trébuchant entre l'oubli et les étoiles. Je me perds dans une autre dimension astrale loin de ce monde qui semble d'une pâleur floue en comparaison, présente et pourtant tellement loin. Le ciel doucement s'illumine sous la beauté des jolies dorées, je pourrais m'oublier dans ce paradis qui me tend la main mais sa présence me demande de garder un pied sur terre. L'instant bien trop magique frôle irréel tendis qu'il prononce des mots oubliés.

Je n'ai pas réussit malgré les multiples occasions au fil de la soirée du bal durant lesquelles j'aurais voulu trouver le courage de lui dire. Parce que sans le savoir j'étais déjà prisonnière, alors que cette nuit étoilée près du lac me paraissait si hostile, parce que tu ne m'as pas renvoyée dans mon dortoir, parce que c'est ta baguette qui m'a sans doute sauvé la vie. Je m'en veux de reconnaître que mes paroles crachée pour blesser reflétait en fait une parallèle future bien différente de ce que j'aurais pu même imaginer. Mais j'aurais souhaité te l'avouer également, comme toi qui murmure les mots tel un secret pour moi. J'avais peur de chuter, mais là haut sur ce fil doré, je tend les bras à l'impossible, folle d'une envie soudaine de faire confiance et d'y croire encore un peu.

Un pas. Un battement.


Alors à mon tour je m'approche, gagnant les centimètres avec une lenteur et un brin de manque d'assurance qui me rendent folle. Mes doigts retrouvent sa main et là-haut, les deux tisseurs se rejoignent. Tu… Nous… La voix tremble et je tente de me reprendre du mieux que je peux pour formuler en mots mes pensées bien que l’exercice me soit atrocement difficile. J'ouvre mes lèvres avec la ferme intention de lui exprimer de quoi avancer sur cette trame dorée mais le moment m'est volé. Un bruit fracassant se fait retentir et je tourne instinctivement la tête vers sa source, serrant la main de Kalsi. Dans l'embrasure de la porte se dresse un Peter qui a vraiment l'air d'avoir passé une des journées les mois bonnes de son existence. Le rêve, le fil et les funambule s'efface replacé par la sombre noirceur d'un passé bien trop récent à mon goût.

Je fixe un sans ciller le fauteur de trouble qui s'adresse à nous d'un ton qui ne me plaît vraiment pas. Pour qui te prends-tu donc, cher préfet ? Je t'ai entendu utiliser un ton bien différent à mon égard il n'y a pas si longtemps, tout n'est réellement que façade chez toi ! Je lui lance un regard des plus noir, pourquoi fallait-il qu'il survienne maintenant ? Une boule de haine et de colère concentrée sur lui se forme dans ma gorge mais je l'empêche de sortir, je ne souhaite vraiment pas m'attirer des ennuis avec ce préfet loin d'être parfait. Il viens de casser l’atmosphère magique qui régnait avec apparemment pour seule raison valable, sa mauvaise humeur, nous ne sommes pas en train d'enfreindre le règlement à ce que je sache ! Je fini par lancer mes paroles sur un ton clair, laissant couler mes véritables pensées sans barrage.

- Vas-t'en… Il n'y a personne à punir ici et tu n'as pas besoin de retourner ta mauvaise humeur contre moi ! Va plutôt voir près de Merry si je n'y suis pas !

Je dois avouer que lui balancer,
des paroles pareil en plein figure
n'est peut-être pas le meilleurs moyen
d'éviter une sanction
bien que je ne m'en soucie pas trop
s'il veux perdre des points, il peux m'en enlever
et je ne crois pas qu'il soit en droit
de punir un autre préfet
je me fiche de ce qu'il pourrait faire
je n'ai plus que cette aveuglante colère
il ne devrais pas être ici
m'arracher mon bonheur ainsi.
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Re: Une salle vide

Message par : Liskuvo Kalsi, Sam 1 Avr 2017 - 1:09


LA de Lalalalalalana.

Elle se rapproche encore, jusqu'à l'impossible, la distance nous séparant est toujours infime mais pourtant j'ai l'impression qu'elle est encore trop grande. Je sens qu'elle veut parler. Affirmation, infirmation. Tout parait bon. J'ai envie de savoir ce qu'elle pense aussi. Je voudrais lui hurler de ne pas me laisser dans ce florilège de sentiments que je suis tout bonnement incapable de comprendre. Je voudrais lui supplier de m'aider. De me dire qu'elle aussi est dans le même cercle vicieux. Je sens nos mains qui se lient tandis que la porte s'ouvre. C'est in-croy-able. Il en faut toujours un pour venir faire ch**r dans ces situations. À croire que quelqu'un le fait exprès, nous mettre dans un moment magique puis tout casser parce que c'est plus rigolo comme ça.

Je tourne la tête pour apercevoir Peter, oh. Si ce n'est que Peter rien de grave, je l'aime bien Peter, collègue préfet et puis c'est tout. Il porte une tenue très unique en son genre que je reconnais comme étant possiblement ce que je lui ai vendu aux Halles. Les coïncidences sont folles. Je hausse un sourcil quand il commence à s'énerver contre nous.

- Dites, vous deux, on peut savoir ce que vous traficotez ?!

Pas ses affaires que je sache, on fait rien de mal du tout. Je regarde le livre encore posé sur la table. Bien envie de lui dire qu'on travaille, même si c'est pas vrai. Au pire on s'en fiche, ça arrive de pas tout dire. Surtout que pour le coup la conversation était importante dans un moment magique durant lequel j'avais pas vraiment envie de le voir rappliquer. Je regarde Lyan un instant, puis Peter d'un regard expressif, ça se voit quand même ce qu'on fait vraiment. Il y a pas trente-six mille solutions. On passe un moment à deux comme des ados qui se questionnent sur la vie et qui sont incapables d'exprimer correctement leurs sentiments. C'est...banal.

Pas le temps de parler que Lyan se met en colère. Je lève les yeux au ciel, c'est évident.

- Vas-t'en… Il n'y a personne à punir ici et tu n'as pas besoin de retourner ta mauvaise humeur contre moi ! Va plutôt voir près de Merry si je n'y suis pas !

Je force sur la main d'Ellana pour tenter de la calmer puis je la fais reculer. Autant éviter les affrontements entre les deux. Je la positionne derrière moi sans lui demander son avis. Puis j'adresse un sourire crispé à Peter, cherchant la meilleure façon d'agir avec diplomatie. Je me gratte la nuque tout en réfléchissant.

- Hmm...salut Peter ! Comment ça va ? Je suis désolé on avait une conversation un peu...difficile si tu vois ce que je veux dire, écoute pas ce qu'elle dit.

Ma réplique est accompagnée d'un rire nerveux et d'un regard assassin vers Lyan *refait jamais ça*. Si elle cherche à nous tuer elle est bien partie. Même si je n'ai jamais vu Peter s'enerver avant cela je suis pas sûr qu'il prenne très bien ce genre de choses. Autant essayer de gérer cette histoire. J'ai pas l'impression que les deux soient faits pour s'entendre. Et puis, à ce rythme, ça va impacter mon amitié bancale avec Peter, je l'aime bien mais je le connais pas vraiment, je demande que ça d'ailleurs, le connaitre.
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Re: Une salle vide

Message par : Peter McKinnon, Dim 2 Avr 2017 - 15:31


Peu de temps auparavant, avait eu lieu le bal des fantômes de Poudlard. Cela avait été l'occasion pour Peter de se remettre définitivement de sa rupture avec Ellana. "Se remettre" était une expression bien inappropriée puisque c'était Peter qui avait pris ses jambes à son cou en découvrant la nature un brin colérique de la jeune fille. Ce bal avait été l'occasion pour lui de se relancer dans une nouvelle union stable avec une fille qu'il aimait par-dessus tout, mais il y avait également croisé ce couple inhabituel : Liskuvo et Ellana. Cela ne lui avait pas du tout plu, que pratiquement le seul garçon pour lequel il avait de l'estime offre ses bras pour consoler celle qu'il avait laissé tomber dans le parc de Poudlard ... Mais Peter avait fini par ronger son frein et la soirée s'était passée. Depuis il n'avait jamais plus eu l'occasion de tomber sur eux, jusqu'à cette journée ...

- Vas-t'en… Il n'y a personne à punir ici et tu n'as pas besoin de retourner ta mauvaise humeur contre moi ! Va plutôt voir près de Merry si je n'y suis pas !

Alors qu'il aurait pu simplement passer son chemin en constatant que ces deux là ne se livraient pas aux même irrégularités réglementaires que ce dont on l'avait renseigné, Peter avait décidé de rester et de leur pourrir leur moment. Cela ne lui ressemblait pas tellement mais cela n'avait pas d'importance ! Voulait-il voir Ellana seule ou bien ne voulait-il pas la voir avec quelqu'un ? C'était la grande question ! Liskuvo, qui, contrairement à sa cavalière du bal ne semblait pas avoir compris le but de l'opération de Peter, essaya de la jouer plus diplomate.

- Hmm...salut Peter ! Comment ça va ? Je suis désolé on avait une conversation un peu...difficile si tu vois ce que je veux dire, écoute pas ce qu'elle dit.

Peter, qui n'avait désormais plus la jeune fille en champ de vision, décida de traverser la pièce pour aller se planter devant le banc des deux apprentis-sorciers. Il essaya alors de prendre un air aussi froid et posé que possible. Cela allait probablement rendre la jeune fille folle de rage, il savait qu'elle avait une sainte horreur de ce type de comportement qu'il lui arrivait encore d'adopter de temps à autre.

- Je me doute, Liskuvo. Ellana a une fâcheuse tendance à s'emporter facilement contre des innocents, comme elle te l'aura peut-être raconté ...

Le ver était dans la pomme. Peter se concentra pour ne pas afficher un sourire machiavélique. Avec un peu de chance, la jeune fille n'avait pas raconté à son cavalier les épisodes malheureux dont Peter avait été informé par Riri. Avec un peu de chance, son collègue préfet tiendrait tout autant à sa réputation que le vert et argent et leur histoire finirait en boite de mouchoir ... Peut-être même que Peter allait avoir l'occasion de prêter son épaule à la jeune belge, tant qu'à avoir du toupet !
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