AccueilPortailFAQPublications internesRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Les couloirs
Page 12 sur 13
Une salle vide
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3 ... , 11, 12, 13  Suivant
Peter McKinnon
Modération RPGSerpentard
Modération RPG
Serpentard

Re: Une salle vide

Message par : Peter McKinnon, Dim 2 Avr 2017 - 13:31


Peu de temps auparavant, avait eu lieu le bal des fantômes de Poudlard. Cela avait été l'occasion pour Peter de se remettre définitivement de sa rupture avec Ellana. "Se remettre" était une expression bien inappropriée puisque c'était Peter qui avait pris ses jambes à son cou en découvrant la nature un brin colérique de la jeune fille. Ce bal avait été l'occasion pour lui de se relancer dans une nouvelle union stable avec une fille qu'il aimait par-dessus tout, mais il y avait également croisé ce couple inhabituel : Liskuvo et Ellana. Cela ne lui avait pas du tout plu, que pratiquement le seul garçon pour lequel il avait de l'estime offre ses bras pour consoler celle qu'il avait laissé tomber dans le parc de Poudlard ... Mais Peter avait fini par ronger son frein et la soirée s'était passée. Depuis il n'avait jamais plus eu l'occasion de tomber sur eux, jusqu'à cette journée ...

- Vas-t'en… Il n'y a personne à punir ici et tu n'as pas besoin de retourner ta mauvaise humeur contre moi ! Va plutôt voir près de Merry si je n'y suis pas !

Alors qu'il aurait pu simplement passer son chemin en constatant que ces deux là ne se livraient pas aux même irrégularités réglementaires que ce dont on l'avait renseigné, Peter avait décidé de rester et de leur pourrir leur moment. Cela ne lui ressemblait pas tellement mais cela n'avait pas d'importance ! Voulait-il voir Ellana seule ou bien ne voulait-il pas la voir avec quelqu'un ? C'était la grande question ! Liskuvo, qui, contrairement à sa cavalière du bal ne semblait pas avoir compris le but de l'opération de Peter, essaya de la jouer plus diplomate.

- Hmm...salut Peter ! Comment ça va ? Je suis désolé on avait une conversation un peu...difficile si tu vois ce que je veux dire, écoute pas ce qu'elle dit.

Peter, qui n'avait désormais plus la jeune fille en champ de vision, décida de traverser la pièce pour aller se planter devant le banc des deux apprentis-sorciers. Il essaya alors de prendre un air aussi froid et posé que possible. Cela allait probablement rendre la jeune fille folle de rage, il savait qu'elle avait une sainte horreur de ce type de comportement qu'il lui arrivait encore d'adopter de temps à autre.

- Je me doute, Liskuvo. Ellana a une fâcheuse tendance à s'emporter facilement contre des innocents, comme elle te l'aura peut-être raconté ...

Le ver était dans la pomme. Peter se concentra pour ne pas afficher un sourire machiavélique. Avec un peu de chance, la jeune fille n'avait pas raconté à son cavalier les épisodes malheureux dont Peter avait été informé par Riri. Avec un peu de chance, son collègue préfet tiendrait tout autant à sa réputation que le vert et argent et leur histoire finirait en boite de mouchoir ... Peut-être même que Peter allait avoir l'occasion de prêter son épaule à la jeune belge, tant qu'à avoir du toupet !
Revenir en haut Aller en bas
Ellana Lyan
avatar
Préfet(e)/Serpentard
Préfet(e)/Serpentard
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Une salle vide

Message par : Ellana Lyan, Mar 11 Avr 2017 - 14:21


Il fut un temps, autre lieu,
une époque bien différente
là où ne régnait que douleur
même pas une réelle existence
peut-être simplement une demi-vie
et j'ai crié mon silence
hurler le désespoir de mes yeux
tant tenter de m'enfuir
de cette roue piège
qui sans cesse me poussait à terre
assez de me relevé
je n'y suis plus arrivée
la lumière bien trop loin
alors que tout s'était éteins.

Je sorts de cette ronde infernale, tentant de redresser le menton et de cacher les larmes. J'ai tant perdu dans cette bataille, je ne suis même pas sûre de tout réussir à reprendre de ce que l'on m'a volé. Mais on recommence pourtant, un pas de plus sur ce chemin même si il nous dirige droit vers l'enfer et les démons. J'en ai marre de devoir courir, de tenter de fuir ces ombres terrorisante, c'est à moi de me retourner, de me battre et d'écraser ce qui m’empêche d'avancer, quitte à y laisser mon humanité. Pourtant au dernier moment j'hésite, je doute, me demandant si j'en suis réellement capable, si je ne risque pas de perdre plus que je n'aurais à y gagner en me battant. Ne vaut-il pas mieux ramper de temps en temps ? Mais alors que je vois ses yeux froids posés sur moi, tout sentiments d'hésitation s'envole. Je sais que je ne suis jamais vraiment capable de trouver un juste milieu entre haine et amour. Je comprend également que ce fichu préfet vert se trouve sur ma liste noire depuis certainement bien plus longtemps que je n'aurai voulu l'admettre.

Je sers les points, si c'est de la haine qu'il veut, il peux venir me chercher, j'ai un paquet d'animosité à lui offrir. Mais la main de Kalsi se fait pressante sur la mienne tendis qu'il me place derrière lui, sortant par la même occasion Peter de mon champs de vision. Je fronce les sourcils en l'entendant adopter un ton plus ou moins aimable à l’égard de l’intrus qui s'est glisser dans notre conversation. Il n'avait pas le droit… Pas pour moi. Pourquoi faut-il toujours être dérangé dans des moments pareils ? Comment aurait-il réagit si j'avais interrompu une conversation du même type entre lui et Merry ? Je doute qu'il m'aurait accueillit avec un grand sourire. Si j'avais un instant pu penser que notre relation finirait de cette façon…

Je baisse les yeux devant le regard noir de Kalsi mais je n'ai pas le temps de me sentir honteuse que le serpent réparait devant moi. M'ignorant royalement je le voit s'adresser au Poufsouffle d'un ton aussi froid et détaché qu'il lui arrive de temps en temps de prendre. Outre ses paroles ainsi formulées ayant en sa parfaite connaissance le don de m’énerver, les paroles posées dessus me figent tendis que mes dents se serrent. À quoi est-il donc en train de jouer ? Un bref coup d'oeil inquiète à Kalsi avant que mon attention ne se reporte entièrement sur le vert. Pourquoi agit-il donc de la sorte ? Son but est-il donc de me séparer de Kalsi ? Cherche t-il réellement à me voir plus détruite encore qu'au moment où lui même m'avait laissé tombée ?

Bien sur Liskuvo est au courant, enfin pas vraiment explicitement mais il lui aurait simplement fallu tendre l'oreille et chercher un sens derrière les paroles que j'avais offerte à la directrice des rouges et ors pour se rendre compte que je suis loin d'être blanche comme neige concernant du moins mes actes passées bien que je ne puis prétendre les présents bien meilleurs. Si le jaune n'a pas réagit cette après-midi là, bien éprouvante pour nous tous, je ne vois pas vraiment de raison à ce qu'il soit choqué si Peter se met à relever quoi que ce soit. Pourtant en plus du fait que je ne soit pas sûre que Kalsi accepte sans broncher cette triste et horrible horreur passée, l'attitude de Peter, consistant à tenter de me pourrir l’existence me déplaît fortement.

Instinctivement mes doigts se portent à ma baguette que je sors de quelques millimètres avant de me redresser et de dépasser Kalsi. Ne réfléchissant plus, je me perds dans mes émotions qui réclament vengeance. Arme qui se retrouve entre les doigts, regard de glace brillant de fureur, pourquoi reviens-tu donc me hanter saleté de démon ? Ne vois-tu pas que je ne suis pas prête ? Trop bancale, tu le sais, tu le vois, tu continues. Tu n'en avais pas besoin, toi aussi tu m'as vite remplacée, pourquoi donc t'acharnes-tu de la sorte ? Un pas, face à lui, regard de haine, poings serrés. Pourquoi ? Pourquoi fais-tu ça ? Qu'est-ce que je t'ai fait pour mérité que tu ne reviennes me hanter avec des démons pareils ? Je meure d'envie de lui faire du mal, lui lancer un simple sortilège qui le fera enfin taire. Pourtant je ne parviens pas à m'y résoudre. Revoyant ces sombres cachots, cette fille au sol que je n'ai pas épargnée, cette haine qui vibrait en moi à cette instant, la même qui anime les battement de mon cœur pour le moment.

Et je recule d'un pas horrifiée, e ce que je pourrais faire comme de ce qu'il pourrait dire. Une seule phrase, une seule explication qui pourrait faire nouveau tout basculer, j'ai si peur de ce qu'il pourrait advenir de moi si Kalsi était amener à sortir de mon existence. Toute cette vie n'est donc qu'un long recommencement ? Combien de temps pourrais-je encore supporter ce cercle infernal qui m'emporte chaque jours un peu plus vers le bas ? Déchirée entre haine et désespoir je lui jette un dernier regard désespéré cette fois vers Kalsi. Derniers mots pour le préfet vert. Je t'en prie, tais-toi…

Je sens le piège se refermer,
plus rien à espérer, à oser
j'aimerais me battre mais
j'ai peur de tomber
pas assez forte pour cette terre
je gare les genoux aux sols
si Kalsi s'en va je n'aurais
plus personne pour résister
seule contre le monde
et j'ai si peur.
Revenir en haut Aller en bas
Liskuvo Kalsi
avatar
Préfet(e)/Poufsouffle
Préfet(e)/Poufsouffle
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Une salle vide

Message par : Liskuvo Kalsi, Mar 18 Avr 2017 - 16:35


Sorry. >.<. Sorry. >.<. Sorry. >.<.

Peter a pas l'air commode aujourd'hui. Surtout pas très content de ce qu'il vient de se passer. C'est quand même triste parce que on a rien fait et voilà que Lyan s'énerve, je comprends rien. Elle aurait pu rester calme et gentiment lui faire comprendre de s'en aller parce qu'on voudrait être seuls mais à la place elle a fait en sorte de l'embêter au possible pour qu'il veuille rester ici et nous embêter. Je peux pas m'empêcher de lâcher un soupir de désespoir, c'est vraiment pas possible. Faut que je fasse quelque chose pour la calmer sinon ça va mal se passer.

Peter s'approche et d'un bond il se retrouve devant nous deux, l'air sec, comme si rien n'avait d'importance dans les supplications de la jeune fille. C'est énervant, frustrant, exactement l'attitude que j'avais adopté la nuit de notre rencontre, quand j'avais décidé de partir d'un coup après le "je te déteste" de cette fille qui au final ne me déteste pas tant que ça à priori, il a l'air de savoir comment l'énerver. J'aimerais bien savoir ce qu'il va se passer, au final je sais toujours pas grand chose de sa vie passée, simplement ce que Mary a cru bon de me raconter, c'est pas grand chose mais c'est déjà ça.

- Je me doute, Liskuvo. Ellana a une fâcheuse tendance à s'emporter facilement contre des innocents, comme elle te l'aura peut-être raconté ...

Regard noir vers Peter, perdu vers la jeune fille. Je me doute qu'elle s'énerve rapidement, je sais qu'on ne peut pas tout dire en sa présence sous peine de se faire insulter de tous les noms mais sa phrase est pleine de sous-entendus, je pense pas que je sache ce qu'il veut dire non. Il doit parler expressément de lui sur le coup, comme quoi l'impression du bal se poursuit, les deux se connaissent et pas qu'un peu. Il s'est passé un truc que je ne saurais sans doute jamais en demandant à Lyan, mais je doute que demander à Peter maintenant sois une très bonne idée, autant calmer le jeu.

- Pourquoi ? Pourquoi fais-tu ça ? Qu'est-ce que je t'ai fait pour mérité que tu ne reviennes me hanter avec des démons pareils ?

Ah ça devient sérieux, c'est donc une de ses histoires dramatiques qui lui ont valu de presque se suicider une nuit en plongeant dans le lac gelé, Peter est donc de ce type là ? Foncièrement méchant à ce point ? Je ne sais pas, je pense pas même, il me paraît pas du tout comme ça, je l'imagine plus vouloir faire le bien autour de lui, tout de soie vêtu. Avec sa superbe baguette protégeant le monde entier. Oui voilà, pour moi Peter c'est ça, rien d'autre.

Lyan me regarde désperement. Il faut que je l'aide, tant pis pour ma curiosité ce sera pour une autre fois. J'ai pas envie de lui faire du mal plus que ça, Peter a l'air très doué pour ça finalement. Je pense qu'il vaudrait mieux les éloigner tous les deux, le plus vite possible. Avant que quelque chose dégénère, parce que dans ce cas ce sera ma faute. J'aurais pu à un moment dire stop et je l'aurais pas fait, alors que là il faut que ça cesse. J'entends Ellana prononcer une dernière supplication puis me dis que c'est le moment de calmer le jeu.

- Je n'ai aucune idée de ce à quoi tu fais allusion mais c'est vraiment pas le bon moment d'en parler, vaudrait mieux arrêter là.

Pas plus, lui laisser le choix de s'en aller calmement ou alors de continuer dans son délire psychotique et détruire une personne, si il le fait il s'en sortira pas indemne ça s'est sûr, je vais pas le laisser faire redevenir Lyan la goule qu'elle était sans rien dire, on se bat pas pour que tout revienne à zéro. Le monde n'est pas fait comme ça, je suis prêt à l’accueillir moi.
Revenir en haut Aller en bas
Peter McKinnon
avatar
Modération RPGSerpentard
Modération RPG
Serpentard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: Une salle vide

Message par : Peter McKinnon, Ven 28 Avr 2017 - 20:07


Le préfet des verts aurait bien aimé une réaction de la part du poufsouffle. Mais, bien évidemment, il avait fallu qu'elle vienne de sa camarade de maison et ex-petite copine. Cette fille était toujours à fleur de peau. C'était tellement facile de la faire s'embraser que s'en était à la fois comique et particulièrement lourd. C'était qu'on ne pouvait pas voir une conversation posée, même pas une dans laquelle on essayait de jeter sur elle l'opprobre devant son nouveau petit ami, c'en était fatiguant ...

- Pourquoi ? Pourquoi fais-tu ça ? Qu'est-ce que je t'ai fait pour mérité que tu ne reviennes me hanter avec des démons pareils ?

Peter, lui, essaya de conserver tout son calme. Il allait la jouer plus finement à présent. Tout son plan reposait sur le fait qu'un jour son collègue serait bien forcé d'admettre que c'était lui qui avait raison sur la blonde. Ce jour-là ne risquait pas d'arriver si Peter se mettait le sujet de son plan à dos ... Aussi, il fallait qu'il reste maitre de ses émotions et aussi sympathique que possible. Ce qui était loin d'être facile lorsque la serpentard se lançait dans une crise d'hystérie et hésitait à recourir à une agression magique pour se sortir du piège des tréfonds de sa personnalité.

Liskuvo, fidèle à lui-même, essaya d'apaiser les uns et les autres, les esprits qui s'échauffaient. Fidèle au plan qu'il s'était fixé, Peter décida soudainement de battre en retraite. Inclinant la tête, il indiqua au jaune et noir que c'était lui qui avait raison. Feignant de reconnaitre son erreur, il ne faisait que troubler l'eau un peu plus pour finir par attraper le poisson, un jour peut-être ...

- Je vais vous laisser, c'est mieux effectivement. Ceux que je cherchait à punir ne sont manifestement pas ici ...

Il les salua poliment et tourna les talons. Les abandonnant là, en plein état de circonspection, il ne faisait rien d'autre que de s'adonner à son petit jeu machiavélique. Rien ne pouvait le stopper. Il avait enfermé Liskuvo dans la spirale infernale de la curiosité. Et si Ellana tentait de l'arrêter par la force, à présent, cela ne ferait qu'accélérer les doutes que le poufsouffle pourrait bien avoir. Arrivé à la porte, Peter se retourna pour adresser un dernier trait en guise d'au revoir à la blonde :

- Mais souviens-toi, Ellana, qu'un jour où l'autre il faut bien assumer les conséquences de ses actes. Et lorsque l'on n'est pas prêt à les assumer ... alors on s'abstient.
Revenir en haut Aller en bas
Ellana Lyan
avatar
Préfet(e)/Serpentard
Préfet(e)/Serpentard
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Une salle vide

Message par : Ellana Lyan, Lun 1 Mai 2017 - 11:47


Tristesse, déception mais surtout haine
en être rabaissée à le supplier, oui
l'implorer de ne rien dire
car il ne se rend pas compte
de toutes les conséquences
que cela pourrait avoir sur moi
il ne sait rien, ne me connais pas
pourtant il possède une arme
un poignard comme une épée de Damoclès
suspendue au dessus de moi
qu'il peut m'enfoncer dans le dos
à tout moment et je le hais
je ne comprend pas ce qu'il cherche
non, tous cela mon dépasse.

À son tour Kalsi prend la parole pour essayer de calmer l'histoire sans prendre parti, juste un avertissement, il n'a pas tord c'est vrai, ce n'est vraiment pas le moment, je repense à ce moment où je l'ai vu entrer dans la salle, instant de bonheur lorsqu'il m'a dit qu'il m'aimait juste avant la tempête, j'étais bien mais il faut croire qu'il y a toujours un trouble fête dans l'histoire mais celui ci non contente de nous faire part de sa présence a en plus du se mêler de parler de Serena devant Kalsi, bien sûr il a fallu qu'il la joue mystérieux sans tout dévoiler pour me placer dans une situation particulièrement gênante car je sais qu'à partir de maintenant même s'il ne me demande rien il lui restera cette interrogation en travers de la gorge, un sentiment insupportable que je ne veux pas lui faire vivre.

Peter répond en capitulant ou du moins en en donnant l'impression et recule vers la porte, je fronce les sourcils, non, ce n'est pas normale, ça ne peut pas être si facile, qu'a t-il donc en tête ? Pourquoi fait-il cela ? Je ne comprends pas son comportement mais suis sûre qu'il a quelque chose derrière la tête, il a toujours une petite idée contrairement à moi qui agit sans réfléchir et sur le moment en me mordant les doigts plus tard des conséquences de mes actes, comme avec la jeune rouge et or à laquelle Peter faisait allusions d'ailleurs. Ce dernier se retourne juste avant de sortir et me lance une nouvelle fois son venin à la figure en me parlant d'assumer mes actes, comme s'il avait des leçon à me donner sur ce plan !

Malgré la colère qui cogne à l'intérieur de moi je tente de garder une expression neutre. Je retiens ton conseil Peter, je désapprouve juste que l'on me force la main… Voix glaciale qui s’échappe de mes lèvres tendis que le serpent quitte la pièce, tournant le dos à la porte, je cherche les yeux de Kalsi ne sachant pas trop quoi dire, je sais que je lui doit des explications mais par contre je n'ai aucune idée de s'il veut que je lui parle maintenant ou peut-être plus tard voir jamais. Je ne suis pas dans sa tête bien que je sois sûre que laisser cette coupure ouverte par Peter s'envenimer par le temps n'est pas une bonne chose, autant tenter de cicatriser dés maintenant avant que ça ne devienne trop grave. Pardonne-moi, je suppose que tu veux des explications…  ? Je peux… Ma voix se brise et je ferme un instant les yeux. Je peux te raconter…

La peur de l'abandon
toujours trop présente
mais il a besoin de savoir
je dois…
je dois lui dire, lui expliquer
tout s'il le faut mais j'ai trop peur
à l'idée de pouvoir le perdre lui aussi
non, ça ne peut pas être possible
le serpent ne doit pas avoir réussit
c'est tellement injuste…
Revenir en haut Aller en bas
Liskuvo Kalsi
avatar
Préfet(e)/Poufsouffle
Préfet(e)/Poufsouffle
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Une salle vide

Message par : Liskuvo Kalsi, Dim 7 Mai 2017 - 21:45


Peter commence à reculer, content de ce qu'il vient de créer ou alors subissant la pression et l'hostilité de la jeune fille. Quelle que soit la raison de sa présence ici il n'a créer que du bazar et du n'importe quoi, pas très sympa de la part d'un préfet, même d'un Serpentard. Je lui jette un regard étrange tandis qu'il m'observe à son tour, cherchant à le sonder, à le comprendre.

- Je vais vous laisser, c'est mieux effectivement. Ceux que je cherchait à punir ne sont manifestement pas ici ...

Sans comprendre je le regarde tourner les talons et se diriger vers la porte. C'est quoi ce genre de personnes ? Il arrive, casse tout, énerve Lyan, puis quand j'essaye de calmer le jeu il obtempère aux premiers mots et s'enfuit. Vraiment un comportant déroutant. Ce personnage casse les codes traditionnels de l'humain, c'est assez intéressant. Mais par contre ce qu'il ne casse pas c'est l'ironie finale en s'en allant, la dernière pique qu'il est coutumier d'envoyer avant de s'en aller en laissant tout le monde dans le trouble.

- Mais souviens-toi, Ellana, qu'un jour où l'autre il faut bien assumer les conséquences de ses actes. Et lorsque l'on n'est pas prêt à les assumer ... alors on s'abstient.

On m'a déjà parlé de certains de ses actes. Mary m'en a parlé par lettre une fois, j'avais été troublé par ce que j'avais appris mais m'étais dit que ça pouvait aller mieux avec le temps. Faire des bêtises ça peut arriver. Mais je pense qu'elle s'en veut, elle a l'air en tout cas. Et quand on souhaite abandonner la personne mauvaise qu'on était on finit par changer. J'en suis sûr.

- Pardonne-moi, je suppose que tu veux des explications…  ? Je peux… Je peux te raconter…

Le regard fixe mes pensées s'interrogent. Évidemment que je veux savoir, il faut que je sache, ça fait plusieurs fois déjà qu'elle me dit plus tard et là elle me dit qu'elle peut maintenant. Je ne vais pas refuser, mais ça l'a fait sûrement souffrir. Le dilemme est terrible. Entre la soif de savoir et en même temps l'idée que ça pourrait me briser d'entendre ce qu'elle a pu faire, elle est pas tendre après tout, m'obsède. Mais je pense qu'au final c'est la curiosité qui aura la dernier mot. Parce que je refuse de rester dans l'ignorance de la personne avec laquelle je souhaite partager le plus. C'est difficile à admettre mais c'est la réalité. Il faut souffrir un temps pour aller mieux.

- Je veux bien que tu me racontes oui...prends ton temps.

J'essaye d'être rassurant, qu'elle ne se braque pas et qu'elle puisse tout raconter. Je me rassois sur la chaise, l'invitant à faire de même. Peter a vraiment tout fait foiré, la journée qui s'annonçait agréable, notre rencontre hasardeuse qui était belle, le moment partagé infini. En quelques secondes il a fait en sorte que je me torture l'esprit. Il est pas croyable.
Revenir en haut Aller en bas
Ellana Lyan
avatar
Préfet(e)/Serpentard
Préfet(e)/Serpentard
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Une salle vide

Message par : Ellana Lyan, Mar 9 Mai 2017 - 4:14


Ça donnerait presque envie de pleurer,
avancer, se relever, renoncer, recommencer
pour le même résultat, les même démons
qui sans cesse reviennent
alors que je n'avais rien demandé
d'un côté qui irait demander ça ?
je ne sais pas, ne cherche pas à savoir
je voulais juste prendre une nouvelle voie
sans ce fichu passé qui me rattrape
peut-être que j'espèrais
que tout serait facile, comme si
de rien n'était, j'avais tord
il y a toujours des gens pour gâcher
le plus beau moment que je passe
mais qui sont pourtant si rare
dans cette existence traîtresse.

Le maudit préfet imparfait vient de partir et je me retrouve seule avec Kalsi. Pourtant la situation à changé du tout au tout depuis la venue de Peter, comme si il était venu ajouter je ne sais quoi à la potion et avait fait raté tout le mélange. Il allait falloir que je rattrape tout ça en contrant cet ingrédient non désiré ou en me résignant à renverser le chaudron, me tuant de l'intérieur par la même occasion. Le jaune me répond qu'il veut bien de mon histoire et se rassoit comme au début, comme si rien n'avait changé même si nous savons tout les deux que se moment d'insouciance volé à la vie ne sera jamais plus possible si je ne m'ouvre pas maintenant. Soupire triste et je m'assied près de lui. En un instant je retrouve la proximité, le cœur qui bat trop vite, les mains qui j'ai envie d'attraper pour me rassurer, simplement cet être aimé que j'ai si peur de perdre d'une phrase mal prononcée.

Je crains qu'il ne fasse comme Peter et ne se sauve. Je connais cette situation et sais qu'encore une fois je n'en sortirais pas pareille, si je m'en sors… Alors je baisse le regard, incapable de soutenir ses yeux pour le moment, mes mains se rejoignent entre elles tendis que ma respiration se fait irrégulière. J'ai peur de devoir raconter, d'avouer, c'est si compliqué pour moi et me voilà dans une impasse. Mais je n'ai pas envie, pas envie, non ! Je voudrais m'enfuir d'ici, de cette pièce ou il me semble faire trop chaud. Courir jusqu'à en perde le souffle, pleurer ce qu'il me reste de larme et retrouver les eaux sombres d'un lac trop vite abandonné. Les battements de mon cœur résonnent à mes oreilles et je lève la tête vers lui tout en ouvrant les lèvres pour lui annoncé mon départ. Oui, un simple adieu avant de partir, de cette salle de ce monde. Comme incapable d'avouer, de reconnaître cette faute qui se trouve être mienne. Je ne peux pas… Ne saurai jamais lui dire ça…

Je ne me rend compte que quelques secondes après qu'elles n'aient commencé à couler que des larmes de frustration sont en train de noyer mon visage. Alors c'est ça que tu voulais Peter ? Me faire revenir à mes cauchemars ? La dernière fois je n'avais eu qu'à confirmer les faits, c'était plus simple et je n'avais rien nier, mais aujourd'hui… Me voilà contrainte à tout avouer avec vérité. J'ai déjà bien trop mentis alors je ne veux surtout pas faire pareil avec lui. Choisir entre finir et dire, la décision semble pourtant simple aux yeux de quelqu'un de rationnel, quelqu'un qui ne sait rien… Je veux partir mais d'un regard il me retient prisonnière alors je respire et ouvre ma bouche.

Je suis désolée ça va être long mais je dois commencer par le début… Regard qui se baisse. Il faut déjà que tu saches que mon père, même si ma mère n'y est pas non plus pour rien, m'a fait du mal, en vérité depuis mes cinq ans j'entends le chant de la ceinture qu'elle soit entre ses mains ou dans celles de ceux qui ont été avant Poudlard mes professeurs particuliers. Je déb**e tout ça d'une voix cassée et brisée par l’aveu. Mes mains viennent alors illustrer mes dires en remontant mes manches d'uniforme cachant les coups et cicatrices que le temps n'a pas pu effacer et qui recouvre mon corps. Je serre les dents mais ne dis pas un mot sur les deux sortilèges de torture auxquels j'ai eu droit ainsi qu'au mot effacé d'un sortilège durant 24 heures qui est gravé dans la chaire de mon poignet.

Le fait d'avoir reçu toute cette douleur et la pression de mes parents m'a contrainte à avoir besoin de l'évacuer en l' « offrant » à quelqu'un d'autre. Malheureusement, ça a fini par me dépasser et je n'ai plus su me contrôler lorsque j'ai pratiquement agresser une Gryffondor qui s'était aventurée dans les cachots… J'ai… Nouvelles larmes que je chasse d'un geste rageur. Je lui ait fait du mal sans le moindre remord… Jusqu'à en prendre du plaisir… Quelques secondes filent. Puis Vacuitas m'a vue et m'a arrêtée… Avant d'aller tout raconter à Peter… Puis, il… Illumination soudaine, Kalsi n'est à priori pas au courant que je suis sortie avec le préfet vert… Dois-je le lui dire ? Ou à nouveau me taire ? Non je ne veux pas omettre la vérité encore une fois. Je sortais avec Peter à l'époque et il m'a quitter après avoir appris ça, sans doute n'avait-il pas envie que des rumeurs se répandent et ne nuise à sa jolie réputation sans tâches… Dernière phrase où l'on sent la haine que je contiens depuis longtemps sans l'avoir dite.

Osant enfin relever la tête, j'attends une réaction de sa part. Voilà je crois que tu sais tout… Mais avant que tu ne te fasses une opinion j'ai quand même envie de te dire que je ne suis plus comme ça, enfin… Il n'y a rien que je ne regrette plus au monde que cela et je m'en veux énormément…

Voilà, les dès sont lancé
il sait ce que je suis
ou plutôt ce que j'ai été
je suis perdue
complément sous interrogations
attendant que le triste sort
ne se décide à me donner les résultats
qu'est-ce que Kalsi va donc penser de moi
en vérité je ne suis même pas sûre
d'avoir envie de le savoir.
Revenir en haut Aller en bas
Liskuvo Kalsi
avatar
Préfet(e)/Poufsouffle
Préfet(e)/Poufsouffle
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Une salle vide

Message par : Liskuvo Kalsi, Mar 16 Mai 2017 - 17:19


Les larmes coulent sur son visage, mon cœur se serre en voyant cette scène. Elle est mal c'est sûr, je n'aurais pas du. Mauvaise idée, mauvaise idée, mauvaise idée. Pourquoi faire ce genre de choses ? Mais il faut savoir. Raaah, c'est dur de faire souffrir émotionnellement les gens. En duel avec une baguette ça ne me pose pas de soucis, mais là, c'est trop dur pour moi. Faut toujours que je me retrouve dans ce genre de situations, dans un souffle je tente de me dire que ça ira mieux après, qu'une fois ma curiosité assouvie je n'aurais plus envie d'en savoir plus.

Son histoire commence, dès le début je ressens le poids de la douleur et de la souffrance. Se faire battre, si jeune. La colère me prend, c'est horrible, inhumain, totalement immoral même. C'est très malsain de faire ça à sa propre enfant, pitoyable, tous les mots les plus grossiers me montent à la gorge, mais je la laisse continuer parce que je sais que sinon elle n'y arrivera pas. Elle se faisait battre par les profs aussi, non mais c'est n'importe quoi. Faire ça, c'est un ancien temps. Comment peut-on être aussi corrompu ? Elle me montre ses mains et ses bras qui sont marqués par les cicatrices physiques d'un passé horrible. Je les regarde sans un mot, répugné qu'un tel comportement puisse exister.

Un bond dans le temps suit tout ça, un Gryffondor dans les cachots, une horreur dans l'autre sens cette fois, une vengeance, de la violence gratuite. Je ne cautionne pas, certes. Mais jouer de la baguette, je sais ce que ça fait. L’enivrement de la douleur qu'elle produit sur autrui, difficile d'en réchapper, je ne peux pas la blâmer de se découvrir une supériorité sur quelqu'un après avoir courbé l'échine des années durant. Enfin si, réflexion faite je ne l'aurais peut-être pas accepté d'une autre personne, d'un autre élève, quel que soit son passé. Mais là on parle pas de n'importe quel élève, on parle d'elle et tout paraît excusable avec elle.

Surtout que la suite n'est pas du plus chantante. Peter qui ne souhaite pas gâcher sa réputation et préfère la quitter. C'est laid, c'est méchant, c'est quelque chose à ne pas faire, surtout dans ce genre de cas. L'aider à s'en remettre aurait été mieux, essayer de comprendre le geste. Mais Peter ne doit penser qu'à lui, pas étonnant qu'il ai fait ça. Riri a fait son boulot en aidant le Gryffondor et c'est tout, rien de mal pour lui. C'est autre chose pour le vert, mais bon c'est du passé comme elle dit.

Elle n'est plus comme ça, colérique elle l'est encore, du genre à torturer un jeune dans les cachots je pense qu'effectivement ce n'est plus le cas, je peux lui faire confiance là-dessus. Je reste un instant muet, faisant traîner le temps de réponse. Je m'interroge sur la meilleure réaction à avoir, au final je ne lui en veux pas du tout, je m'en rend compte. J'ai pu faire pire dans ma vie que torturer un jeune jusque parce que je trouvais ça drôle, me souvient de sensations de puissance lors d'un duel, de pleines puissances lancées sur des personnes à terre, d'un combat violent, plein de chose, ça joue dans notre histoire, je ne peux pas la quitter pour ça, c'est...non. Impossible.

- C'est...ce...ne t'inquiète pas...ça peut arriver. L'important, c'est que ce soit passé, non ?

Peu assuré dans ma voix je brise le long silence et sûrement la pression intérieure qui jouait en elle, si ça recommence ça va me retomber dessus. Tout serait ma faute, mais si je lui dit que je veux en rester là, que c'est dégueulasse, elle fera la même chose. Le choix est difficile, l'amour joue, beaucoup, mais le soucis de protection des jeunes rentre en compte. Je sais que c'est pas dingue de le dire comme ça. Si je ne l'avais pas aimé je lui aurais dit que c'est grave, si je n'avais pas eu peur pour les autres aussi, voilà, c'est tout. Aussi bizarre que ça puisse paraître.

- Oublions tout ça d'accord ? Peter a eu ce qu'il voulait.

Me faire me poser des questions, j'espère qu'il est content de lui. Maintenant je ne sais plus quoi dire ni faire. Avec moi elle risque pas de se battre, déjà elle n'aurait pas le dessus puis je suis sûr qu'elle n'y arriverait pas. Autant que je m'assure qu'elle aille bien, c'est pas simple d'assumer, de dire ce genre de choses. Je regarde dehors, cherchant mes mots, comment rebondir là-dessus, puis une idée me vient, une bonne idée.

- Tu te rappelles où on s'est rencontré ?

Le regard sur le lac je me dis qu'une activité en plein air, pour respirer de l'oxygène qui ne serait pas moisi par le temps lui fera du bien, à moi aussi, remettre un réel ordre dans mes idées. J'aimerais bien voir ce qu'il y a au fond, passer un moment à deux dans l'intimité des profondeurs. Oublier tout le reste et revenir au début.

- Ça te dit d'aller voir les fonds ?

Ce disant je range mes affaires et réfléchit à comment faire. Il faut qu'on trouve un moyen de rester au fond du lac sans soucis, mais je sais pas comment faire. Je lui lance un regard malicieux, pétillant d'excitation en pensant à la journée qu'on va passer, à deux.
Revenir en haut Aller en bas
Ellana Lyan
avatar
Préfet(e)/Serpentard
Préfet(e)/Serpentard
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Une salle vide

Message par : Ellana Lyan, Mar 23 Mai 2017 - 4:12


Perdue entre deux scénarios
le premier bien connu
l'abandon
si il prend peur, s'il fuit
alors je serais seule
encore une fois
mais qui sera donc là
si je me perd à nouveau
pour me relever ?
l'autre possibilité
est de le voir accepter
oui, simplement m'accepter
mais je ne veux pas me faire
trop d'illusion sur ce point.

Mon cœur qui résonnent à mes oreilles comme les derniers roulement de tambour. J'ai peur des mots qui bientôt sortiront de ses lèvres, peur de la décision qu'il aura prise, un choix qui quel qu’il soit changera irrémédiablement mon existence. Les secondes coulent comme des heures tendis que les derniers échos de ma voix se sont tus. Je ne le regarde pas directement, préférant me trouver un intérêt nouveau pour mes chaussures, j'ai peur de ce qu'il va dire, comme s'il s’apprêtait à prononcer une sentence capitale. Mes yeux se ferment un instant avant que je ne passe une main en dessous de ceux-ci pour essuyer l'eau salée qui y a fait son nid. Dans cet attente insupportable, je me revois aux côtés de Peter, près de ce fichu lac d'ailleurs. "Ellana, tu as vraiment tabassé quelqu'un ?" Non... "Ellana, tu as vraiment tabassé quelqu'un ?" Je ne voulais pas... Un aveux, un recul, oui il vaut sans doute mieux en rester là, enfuit toi donc petit préfet imparfait, laisse moi démarrer le cauchemar de mon existence seule et détruite. Non, tu n'y est sans doute pour rien, ou peut-être que si, peut-être que tu aurais du rester près de moi, prendre la main de cette enfant qui n'avait jamais appris à marcher comme ton rôle te l'aurais peut être indiquer.

Sa voix s'élève et brisant le lourd silence, fait s'envoler un poids énorme de mes épaules. Mon visage surpris se retourne vers lui et mes yeux éteints semble retrouver une nouvelle lueur d'espoir à laquelle je me raccroche du mieux que je peux, que j'en suis capable. Oublier ? Il veut réellement oublier ? Je reste muette cherchant vainement à faire sortir quelque chose de mes lèvres mais c'est peine perdue, comme si en cette instant le bonheur m'avait ôté la capacité de parler. Je le vois comme s'il me tendait la main pour un nouveau départ et à mes yeux il brille d'une lumière si intense qu'elle m'en fait presque mal au yeux. Malgré ce passé entravant, le voilà qui m'offre une seconde chance en parfait connaisseur de cause. Je respire à nouveau. Simplement heureuse que se soit pour lui que mon cœur ait décidé de battre et ayant conscience que je ne mérite sans.  doute vraiment pas la chance que j'ai en me faisant ainsi dire "pardonné" de mes actes passés par lui. Je me sent bien plus légère et un petit sourire se dessine sur mes lèvres au moment où il demande si je me souviens de notre première rencontre.

Comme si je pouvais un instant vraiment oublier cette nuit qui avait faillit me voler la vie. je me demande qu'elle aurait été mon existence si personne n'était intervenu, si j'avais fini par couler. Aurais-je trouvé la force de remonter de moi même ? Où au contraire, le désespoir se serait il insinuer à t-elle point en moi que je ne trouve même plus la volonté de remonter ? Je soupire doucement. Je suis bien consciente que j'étais alors bien trop faible psychologiquement pour trouver au fond de moi une raison de remonter à la surface et ne pas finir noyée... Il fini par me dévoiler le fond de sa pensée d'une idée qui me ravis autant qu'elle fait briller ses yeux. Mon sourire s'élargit tendis que je le vois ranger ses affaires, je ne sais pas vraiment comment nous pourrions faire mais on arrivera sans doute à trouver le moyen de descendre dans ces eaux noires qui ont faillit m'emporter il n'y a pas si longtemps. Retourner à départ, oui, pourquoi pas...

Un regard. J'attrape ses doigts entre les miens comme si j'avais peur qu'il ne soit pas réel. Sa réaction à largement dépassée mes espérances et j'ai peur de le voir disparaitre d'un coup. Ce doit sans doute être stupide et niait d'avoir des réactions pareilles mais je ne me formalise pas, préférant laisser exploser mes émotions plutôt que de me consumer de l'intérieur à force de tout garder pour moi. Il a ses affaires, mon sourire est revenu plus grand encore qu'avant. N'est-ce pas parfait ? Nous aurions pu sortir exactement de la même manière si Peter n'était pas intervenu aujourd'hui mais je pense qu'il est sans doute mieux ainsi pour nous que quelques secrets soient dévoilés. Au final, vu la tournure qu'a pris le problème, j'en serait presque à remercier Peter d'avoir essayer de m’empoisonner la vie, oui, il faudra vraiment que je le remercie celui-là. Maudit préfet imparfait.

C'est seulement en sortant que je me rend compte que finalement je n'ai même pas répondu à sa proposition. Merci Kalsi... Je... Tu... Merci...


[Fin du RP]
Revenir en haut Aller en bas
Keira Sanders
avatar
Admin en FormationHarryPotter2005
Admin en Formation
HarryPotter2005
Spécialité(s) : Métamorphomage
Permis de transplanage


Re: Une salle vide

Message par : Keira Sanders, Mer 14 Juin 2017 - 10:24




Boucliers
avec Hayleah Moonrose

La classe déserte, le parfait lieu. S'y trouver transférait beaucoup d'interdictions dans le champ des possibilités. Ne pas être vue, aperçue, prise la main dans un sac quelconque. Tenir le secret d'une action répressible entre quatre murs et quelques tables muettes. Des tas de choses pouvaient se dérouler dans un tel lieu. C'était un coin de plaisir au beau milieu d'un château soumis à des règles strictes et carrées, plaisir mêlé à l'adrénaline de peut-être se faire prendre par un membre du personnel en ronde. Enfin, Keira ne savait même pas si ce qu'elle était venue faire ici était interdit. Il lui semblait que oui, mais zut : il fallait bien qu'elle s'entraîne, non ? On ne pouvait pas la réprimander pour s'entraîner à la défense, surtout avec les événements récents que relataient certains journaux. Elle ne faisait de mal à personne, à part à ses pauvres nerfs qui gonflaient sous l'énervement.

Parce qu'elle ne réussissait pas. Elle laissa ses jambes glisser et ses fesses rebondir sur le sol frais avant de s'y écraser, sa baguette doucement frapper de son bout les pavés, sa bouche se tordre en une moue mécontente et ses yeux se fermer. L'échec, elle n'y était pas habituée. Elle s'attaquait ici à un morceau dur mais prestigieux. L'élégance de ce sortilège célèbre et puissant l'attirait. Il pouvait repousser tant ! Et ce qui l'intriguait par dessus tout, c'était de découvrir quel genre d'animal était là pour la protéger. Elle y avait longuement réfléchi, la nuit passée, sans succès. Ce serait la surprise totale.

Peut-être qu'elle n'avait pas assez de souvenirs heureux. Ou aucun qui le soit vraiment. Aucun qui soit assez fort. La majeure partie de sa vie avait été vide. Peut-être qu'elle était juste incapable de lancer ce sortilège à cause de ça. Elle se concentra sur sa cousine. Fallait bien essayer autre chose. Elle n'avait presque pas de famille, et il était vrai que se découvrir une parentée avec qui elle s'entendait bien lui avait réchauffé le coeur. En se relevant, elle essaya à nouveau d'incanter la célèbre formule. Deux fois. Sans succès. Ses nerfs craquèrent, et elle mit un coup de pied dans une chaise adjacente.
Revenir en haut Aller en bas
Hayleah Moonrose
avatar
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: Une salle vide

Message par : Hayleah Moonrose, Mer 14 Juin 2017 - 17:04


PV avec Keira Sanders

Hayleah vit sa cousine se laisser tomber sur le sol avec une moue insatisfaite. Elle-même était installée sur une chaise dans un coin, sa baguette à la main, les genoux croisés, ne sachant pas trop quoi faire. Enfin, si, elle le savait. Rien de plus simple ! Tu penses à quelque chose qui te rend heureux, tu prononces la formule et pouf ! Coucou le patronus, au revoir les détraqueurs. Piece of cake.
Sauf que non, comme en témoignait l’apparente frustration de Keira, ce n'était pas si facile que ça. Et c'était bien ce qui lui faisait peur. Ce qui la paralysait, au point de l'empêcher de prononcer une énième fois cette formule à cinq syllabes qui la narguait depuis le début. Jusqu'à maintenant, la sorcière  n'avait pas été capable d'émettre autre chose qu'une légère vapeur blanche, qu'elle aurait pu tout aussi bien confondre avec de la vapeur d'eau qu'elle aurait expiré. Il faisait presque plus chaud dans les cachots.
Elle avait déjà essayé de produire un patronus, un ou deux ans auparavant - sans succès. Elle avait fini par abandonner l'idée de réussir. Elle était trop jeune, pas assez expérimentée, trop dispersée.... Autant d'excuses qu'elle avait voulu balayer en suivant Keira ici, dans cette salle de classe vide, pour s'entrainer. Elle y croyait vraiment. Elles étaient en mesure de réussir ! Surtout Keira, elle était brillante... A chaque fois qu'elle voyait sa cousine échouer, Hayleah perdait un peu plus confiance en elle-même.

Un peu plus loin, sa cousine se releva, fit deux nouvelles tentatives infructueuses, et finit par envoyer valser une chaise. Hayleah la regarda faire sans sourciller. Elle avait l'impression de se regarder dans un miroir. Alors qu'elle se montrait impassible à l’extérieur, elle bouillonnait de frustration au fond d'elle même. Alors, elle s'approcha à pas lent puis, avec précaution, elle releva la chaise et la repositionna comme si de rien n'était.

- On peut y arriver
, déclara-t-elle avec détermination.

Quatre mots, tout simple, un peu surfait, pour se redonner du courage. La vérité ? Elle ne savait plus comment faire. Qu'est-ce qui clochait ? Sa prononciation ? Le maniement de sa baguette ? Ou bien le fait qu'elle n'arrivait pas à faire appel à un souvenir assez heureux ? Elle avait pourtant tout essayé. Ses parents, son petit village en haut de la montagne, sa grand-mère, les pâtisseries, son oncle, son entrée à Poudlard... Vraisemblablement, ce n'était pas suffisant.

- On n'arrivera à rien en s’énervant. Ça te dit de faire une pause, au moins deux minutes ?


Hayleah plongea une main dans sa poche, en ressortit un sachet de bonbons qu'elle avait planqué dans sa commode en cas de coup dur et avala une patacitrouille. Rien de tel qu'un peu de sucre pour se remonter le moral.
Revenir en haut Aller en bas
Keira Sanders
avatar
Admin en FormationHarryPotter2005
Admin en Formation
HarryPotter2005
Spécialité(s) : Métamorphomage
Permis de transplanage


Re: Une salle vide

Message par : Keira Sanders, Mar 20 Juin 2017 - 9:59


Sa cousine avait toujours su faire preuve de calme lorsqu'il le fallait. Elle avait un tempérament moins bouillonnant que celui de Keira. Enfin, cela dépendait des situations : parfois, c'était le contraire. La chinoise savait faire preuve d'un équilibre impressionnant, là où d'autres perdaient leurs moyens. Elle songeait à l'attaque, notamment. Elle avait eu peur, c'était indéniable, mais elle ne s'était pas agitée dans tous les sens. Elle avait gardé ses angoisses pour son ventre et sa gorge, derrière un rideau paisible. Seulement, l'échec, c'était différent. C'était se prendre une claque en plein visage. C'était se remettre en question. C'était se dire qu'elle n'était pas assez douée. Qu'elle ne pouvait pas. Elle ne pouvait pas, tout simplement. Elle n'était pas un assez gros poisson.

Un petit sourire rassuré s'esquissa sur ses lèvres, devant les paroles motivées de l’intéressée. La Serpentard hocha brièvement la tête. Une pause ne faisait jamais de mal à personne. Elle piqua une sucrerie dans le paquet sorti de la poche de sa cousine. Un sentiment de réconfort l'envahit au contact du goût acidulé qui lui rappelait son enfance aussi bien que sa solitude. Son petit cocon à elle. « Je suis capable de gagner une coupe de duels, mais je ne suis même pas en mesure de faire apparaître un patronus, quelle honte », murmura-t-elle, réservant la force de sa voix pour les prochaines tentatives quant au noble sortilège.

« Tu penses à quoi, toi ? » La question pouvait être indiscrète, mais également d'une grande aide. Peut-être qu'elle entendrait des éléments auxquels elle n'avait pas pensé, et que cela fonctionnerait pour elle. Peut-être que son souvenir heureux était caché quelque part en dessous de sa coquille, qu'il fallait le dénicher tel un trésor enfoui. Si enfoui qu'on a arrêté de croire en son existence.

L'Atlantide.
Keira recherchait l'Atlantide en elle.
Revenir en haut Aller en bas
Hayleah Moonrose
avatar
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: Une salle vide

Message par : Hayleah Moonrose, Mer 28 Juin 2017 - 6:41


Hayleah craint un instant de devoir rester le bras en l'air, le sachet de bonbons dans la main, à attendre le déluge pour l'éternité. Dans ce genre de situation, on ne pouvait pas s'empêcher de se demander quel était le temps règlementaire avant de pouvoir retirer son offre sans être malpolie. Là maintenant, ou encore un peu ? Ça commençait à devenir gênant. Ah, enfin, Keira finit par piocher une sucrerie. Ouf.

- Je suis capable de gagner une coupe de duels, mais je ne suis même pas en mesure de faire apparaître un patronus, quelle honte

La vert et argent avait dit ça dans un murmure, mais elle était assez proche pour que sa cousine l'entende. C'était vrai que, vu comme ça, il y avait de quoi se sentir frustrée... Mais bon, il fallait avouer qu'on avait rarement besoin du sortilège du patronus lors d'un duel entre sorciers.
Hayleah, elle, n'avait jamais rien gagné de sa vie, que ce soit une coupe de duel, un duel tout court, ou une partie d'échecs version sorcier. Aussi triste que cela puisse paraitre, elle s'était habituée à l'échec. Non pas qu'elle l'eût accepté et ne s'en agaçait pas...Mais disons qu'il lui en fallait beaucoup plus que certains pour vraiment se sentir découragée, au point d'abandonner totalement la partie.  

- Tu penses à quoi, toi ?

- Hein ?

Hayleah ne l'écoutait plus, toute absorbée qu'elle était dans ses pensées, à mâchonner son cinq ou sixième bonbon d'affilée. Il lui fallut un petit temps pour comprendre de quoi parlait sa cousine.

- Ah euh eh bien... euh...Je pense à des trucs simples, comme à ma famille, à des bons moments passés ensemble... A mon enfance en Corée, avant que....que... Enfin. Voilà, quoi. Mais ça n'a pas vraiment l'air d'être suffisant, répondit-elle en rangeant le sachet de bonbon dans sa poche.

Elle se sentait bête de sa réponse. Cela lui paraissait tellement évident, et pourtant, ça ne fonctionnait pas. Soit elle n'y mettait pas assez du sien, soit elle n'était pas assez heureuse. Mais était-ce vraiment la seule condition pour que le sortilège fonctionne ? Après tout, quel était vraiment le but de penser à un souvenir heureux ? Se relaxer ? Avoir confiance en soi ? Faire le vide dans son esprit pour faire le plein de positivité ?

- Peut-être...,
tenta la rouge et or. Peut-être que ça ne suffit pas de penser à un bon souvenir ? Peut-être qu'il faut d'abord se mettre en condition, se raconter des blagues ou ...tiens ! On devrait chanter une chanson joyeuse pour repousser les énergies négatives !

De fait, elle voulut attraper sa cousine par les mains, se ravisa par peur de la mettre encore plus mal à l'aise, et se mit à se trémousser en chantant l'une de ces chansons moldues françaises que sa mère aimait écouter lorsqu'elle était en manque d'inspiration pour son prochain roman :

- "Y'a d'la joie ~ Bonjour les hirondelles, y'a d'la joie !" Allez on essaie. #Spero Patronum ! ...Non, toujours pas ? Bon, alors une autre. Euh ..." Because I’m happy…Come along if you feel like a room without a roof~"

La gryffonne devait avoir l'air complètement stupide mais ce n'était pas grave. Si ça ne la mettait pas elle-même de bonne humeur, peut-être qu'au moins, elle pourrait arracher un sourire à sa cousine....
Revenir en haut Aller en bas
Keira Sanders
avatar
Admin en FormationHarryPotter2005
Admin en Formation
HarryPotter2005
Spécialité(s) : Métamorphomage
Permis de transplanage


Re: Une salle vide

Message par : Keira Sanders, Ven 30 Juin 2017 - 19:30


C'était avec exaspération que Keira constatait à quel point sa cousine pouvait partir loin du lieu où se tenait son corps dans des temps records. Il lui avait fallut quelques bonbons et une pause d'une minute à peine. Si le contexte s'y était prêté, elle s'en serait amusée et aurait taquiné l'intéressée sur ce point, car il ne devait pas être aisé de se concentrer en classe lorsqu'on avait l'esprit si papillon. Il fallait juste espérer qu'Hayleah était en train de butiner ces pensées envahissantes, et donc de rendre la pause productive.

Alors que la chinoise songeait à ces choses normales dont la gryffondor parlait, cette dernière se mit brusquement à chanter. Keira écarquilla les yeux et la regarda comme si elle était venue tout droit d'une autre galaxie. Sa tête anticipa ses mots, et se secoua doucement de droite à gauche, d'un geste blasé. « Hayleah... S'il te plait... Oh, ces chansons sont au moins vieilles d'un siècle, je ne les connais même pas ! » Son ton se voulait plaisanter. « Ça me rappelle cette chanson, vieille comme le monde, mon elfe adore », sourit-elle. « Ça parle aussi de happiness et je crois que ça vient de chez toi. Je serais incapable de te la chanter. » A nouveau secouer la tête, ne pas se laisser prendre au jeu. Songer à ses connaissances de la langue maternelle de sa cousine qui étaient proches de zéro ; l'inverse était cependant vrai. Probablement.

« Mais tu as raison. Ne pas être énervées, c'est déjà un bon début... même si je pense qu'il faut trouver la perle rare dans nos souvenirs. » Et c'était cela le problème. Ça semblait impossible. Un instant, elle songea à Crevette, mais elle se ravisa : elle avait déjà essayé. Elle songea aux baisers échangés avec l'inconnu.e mais ces moments n'étaient pas spécialement heureux, seulement aussi troublants qu'agréables. En dernier, son esprit se posa sur un petit détail de son enfance, qui lui paraissait insignifiant ; ce n'était sans doute pas assez, pas assez fort, pas assez tout court. Mais si on essayait pas de déterrer l'Atlantide sous la mer car on jugeait le placement trop incertain, on risquait alors de ne jamais trouver la cité merveille. Il fallait donc donner sa chance à tout ce qui ouvrait un champ de possibilités. Hochant la tête d'un air certain et détendu grâce au sucre, elle sera sa baguette argentée de son poignet gauche.

#Spero Patronum !

Une faible lueur argentée se produisit, faisant reculer de surprise la Serpentard. A force de creuser, elle avait trouvé son trésor. Il ne lui restait plus qu'à se concentrer davantage. Laisser ce pauvre petit souvenir, aussi futile semblait-il, envahir son esprit. Elle sautilla de joie, attrapant l'une des mains de sa cousine. « T'as vu ? T'as vu ? Ça avance ! Il faut continuer !!!!! » Elle devait sembler en cet instant avoir cinq ans. Cette lueur était à elle ce que la barbie était à la petite fille.
Revenir en haut Aller en bas
Hayleah Moonrose
avatar
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: Une salle vide

Message par : Hayleah Moonrose, Mar 11 Juil 2017 - 13:39


Hayleah s'amusait. Elle en venait à oublier sa frustration face à son manque évident de compétence en matière de patronus. Elle ne pouvait en être sûre, mais quelque chose lui disait que sa cousine appréciait tout de même ce petit interlude musicale.

- Hayleah... S'il te plait... Oh, ces chansons sont au moins vieilles d'un siècle, je ne les connais même pas !  Ça me rappelle cette chanson, vieille comme le monde, mon elfe adore. Ça parle aussi de happiness et je crois que ça vient de chez toi. Je serais incapable de te la chanter.

Des chansons sur le bonheur, il y en avait plein en Corée et Hayleah était contente de voir que sa cousine avait quelques notions en la matière. Elle s'apprêtait à en chanter un bout quand sa salive se trompa de chemin et manqua l'étouffer. La sorcière s'arrêta de gigoter dans les sens et se mit à tousser jusqu'à ce que sa voie respiratoire se libère. Fiu. Heureusement qu'elle avait l'habitude que son corps essaie de la faire passer de l'autre côté.

- Mais tu as raison. Ne pas être énervées, c'est déjà un bon début... même si je pense qu'il faut trouver la perle rare dans nos souvenirs.... #Spero Patronum !

A la plus grande surprise des deux jeunes filles, une lueur argentée s'échappa de la baguette de Keira. Bien qu'Hayleah soit entourée de magie depuis sa plus tendre enfance, cela avait quelque chose de féérique. Ce n'était qu'un embryon de patronus mais il en émanait déjà une force et une bonté insoupçonnées. Il était encore impossible de déterminer la forme que prendrait le  patronus, mais on pouvait déjà deviner qu'il serait puissant.

- T'as vu ? T'as vu ? Ça avance ! Il faut continuer !!!!!

Hayleah ravala un semblant de jalousie et se réjouit avec sa cousine. Elle la félicita en l'attrapant par l'épaule. Oui, il ne fallait pas baisser les bras maintenant ! Keira avait réussi à faire apparaitre quelque chose et la coréenne devait aussi tenter son possible pour y arriver. Elle n'était pas aussi douée que sa cousine, mais ce n'était pas pour autant qu'elle devait se contenter de se réjouir pour elle. La pression s'alourdit doucement sur ses épaules. Heureusement que son oncle Jeff n'était pas là pour voire ça.
La septième année tourna le dos à sa cousine pour se concentrer. Elle chanta à nouveau dans sa tête, se força à sourire."Fake it, till you make it".
Les dernières vacances de Noël chez sa grand-mère. Un chocolat chaud avec marshmallow au coin du feu. Des serpentins, des cadeaux, de la joie.

-#Spero Patronum ?, tenta-t-elle d'une voix timide.

Non.
Manger un bon patbingsu en plein été. Des hoddeoks dégoulinant de miel sur ses doigts, la brise marine qui colle ses cheveux à ses joues.  

- #Spero Patronum !


Ah ? Toujours rien. Pourtant, il lui semblait avoir senti quelque chose de différent. Comme une petite décharge électrique au bout de ses doigts. Elle se rapprochait du but, mais sans trop savoir comment.
Elle se força à se remémorer de bons souvenirs, avant la catastrophe, avant que sa vie ne change à jamais.
Courir sur le flanc des montagnes. Jouer à cache-cache dans un temple bouddhiste. Le soleil qui miroite sur sa peau mate, à l'abri de la forêt de bambou. Son meilleur ami qui lui offre le bracelet, la veille de son assassinat.

- #Spero Patronum !

Là ! Une lueur argentée apparu une fraction de seconde, et CRAC. La baguette de frêne émit quelques étincelles et se mit à crachoter une fumée noire.

- Euh... Tu crois que c'est normal ?


Hayleah toussota, mi-enfumée, mi-gênée. Une baguette, ça ne se cassait pas aussi facilement, si ?
Revenir en haut Aller en bas
Keira Sanders
avatar
Admin en FormationHarryPotter2005
Admin en Formation
HarryPotter2005
Spécialité(s) : Métamorphomage
Permis de transplanage


Re: Une salle vide

Message par : Keira Sanders, Mar 11 Juil 2017 - 16:40


Elle regardait à présent sa cousine essayer à son tour. Deux premières tentatives infructueuses, pour une troisième bonne qui fit jaillir une lueur argentée comme celle qu'elle venait de faire - lueur argentée magique, qui enchanta Keira comme s'il s'agissait du plus profond secret de l'univers, qui tourna vite à la fumée étouffante briseuse d'espoirs et de magie. Perplexe, elle attrapa la baguette du bout des doigts, comme s'il s'agissait de l'objet le plus délicat, et la fit tourner entre son pouce et son index. Elle la porta également à son oreille, donnant de petits coups secs dessus, d'une légère pression du doigt. Elle ne semblait pourtant pas cassée.

« Bon... Essaie de lancer un sortilège simple... Peut-être que tu t'es simplement déconcentrée du sortilège et qu'il a mal tourné... » C'était l'explication la plus plausible. En voyant la lumière argentée, Hayleah devait s'être tellement réjouie qu'elle en avait oublié l'objectif. Ou alors, elle avait trouvé le moyen de réussir et de rater un sortilège en même temps.

Mi-inquiète, mi-bercée par la satisfaction de progresser, elle pivota d'un quart de tour, laissant son souvenir pitoyable l'envahir à nouveau. Elle se répéta cette modique phrase, « tu es exceptionnelle », en boucle, de façon à la faire résonner dans son esprit comme un écho. Elle en était sûre, c'était grâce à cette toute petite boule de bonheur et d'amour qu'elle réussirait. Ça avait quand même un côté douloureux : si elle ne se trompait pas, elle devrait replonger ses pensées dans ce jour particulier pour les restant de ses jours, à chaque fois qu'elle voudrait émettre un patronus. Et Merlin savait que cette journée avait été riche en émotions. Keira en avait presque honte. Elle n'en avait d'ailleurs jamais parlé à qui que ce soit.

Attendant que sa cousine donne le verdict pour sa baguette, elle décida de baisser la sienne, et de s'appuyer contre une table derrière elle. Après quelques secondes, sa voix se montra timidement. « Je ne t'ai jamais raconté comment j'avais découvert que j'étais une métamorphomage, » affirma-t-elle. « Je ne le raconte jamais. Seulement mes parents le savent, puisqu'ils étaient là. Ce sont d'ailleurs plutôt eux que moi qui ont découvert ce don, d'ailleurs. » Ses yeux se fixèrent dans le vide, derrière sa cousine. Elle allait entamer un véritable monologue. Ce n'était pas dans ses habitudes. « Ils m'avaient exceptionnellement emmenée au supermarché pour faire les courses, j'avais beaucoup insisté. Mais j'étais une petite espiègle, tu sais, donc... je leur ai faussé compagnie. Quand je suis arrivée à la poissonnerie... » C'était là le point délicat du récit, surtout lorsqu'on le racontait à une personne qui avait un parent moldu. « Je ne savais pas que les poissons étaient déjà morts, et je voulais les libérer pour les remettre à l'eau. Je te laisse imaginer le fiasco que j'ai crée ! » Un sourire amusé se traça sur ses lèvres. « Bref, une fois rentrée, mes parents m'ont tout expliqué. J'étais tellement sous le choc que... voilà. »
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

Re: Une salle vide

Message par : Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas
Page 12 sur 13

 Une salle vide

Aller à la page : Précédent  1, 2, 3 ... , 11, 12, 13  Suivant

Permission de ce forum:Vous pouvez 
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Les couloirs-

L'univers d'Harry Potter est la propriété de la Warner Bros ainsi que de J.K Rowling.
Tous droits réservés sur ce site ©Copyright HarryPotter2005. Affichage optimisé sous Firefox.