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À l'hôtel
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Evan
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Re: À l'hôtel

Message par : Evan, Dim 9 Oct 2016 - 11:15


Pv Alhena qui a mon LA.

~ Depuis que j'étais revenu à poudlard, j'avais fait quelques belles rencontres. Surprenante d'abord, par la découverte du personnage étrange qu'était Hugh Dey. Puis délicieuse ensuite, sous les multiples facettes exquises de Malicia. Et ce soir là, j'avais fait en sorte d'en découvrir une autre. Alhena. C'était elle aussi une de mes collègues, pourtant je la connaissais peu, hormis quelques croisements furtifs, que cela soit aux heures de repas ou dans un couloir quelconque qui nous avait réunis éphémèrement.

~ Du coup, j'avais envoyé un hibou à la mystérieuse brune, la conviant à une soirée en dehors des murs de pierre du château. J'avais à la fois envie de la sonder comme de la découvrir. Elle m'intriguait. J'avais été réjouis de sa réponse favorable, il ne restait plus que la rencontre ne se déroule. Je lui avais donné rendez-vous dans un bar d'un hôtel moldu de Londres. J'aurai pu l'inviter dans mon appartement ou ma demeure, mais j'avais jugé que cela aurait pu être déplacé pour un premier tête à tête.

~ Soit, et puis, l'avantage de faire cela dans un lieu rempli de moldus, c'était que ça laissait quand même une bonne part de liberté sur la vie privée. Pas ou peu d'espionnage possible, on pourrait être tranquilles de ce côté là. Comme d'hab, habillé tout en noir, mais sans ma cape pour ne pas attirer l'attention, j'étais arrivé sur les coups de 20h30. J'avais donné rendez-vous à la belle à 21h, ça me laissait le temps de m'installer confortablement.

~ Le lieu était plutôt chicos. Le cadre du bar regorgeait de couleur, un mélange de turquoise et de magenta qui se mariait à merveille. L'éclairage était offert par des lustres scintillants. Ce qui faisait office de siège était en fait des canapés de cuir confortable disposés en arc de cercle, au centre duquel trônait une table de marbre, le tout cloisonné dans des petits box de pierres hautes qui assuraient de la tranquillité.  

~ Je m'installais dans un box où l'ouverture donnait directement sur l'entrée du salon, de sorte à ce que ma collègue me voit en entrant. Le bar se trouvait sur la droite. Une serveuse vînt me voir pour prendre ma commande, mais je lui répondis poliment que j'attendais quelqu'un.  Même si j'avais bien soif, je me devais d'attendre la belle, ne serait-ce que pour la première impression...
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Re: À l'hôtel

Message par : Alhena Peverell, Dim 16 Oct 2016 - 18:46


Non, non. Je ne suis pas en retard du tout...



Androgyne Liberté

ft Evan


Le Londonien Moldu. Cela faisait longtemps que tu n'avais pas mis les pieds ici. Un peu trop. Entre Poudlard, les Cornouailles et l'Occamy Doré tu n'avais plus de temps. Plus de temps pour être seule, ici dans ton appartement. Là où personne ne pourrait venir te déranger. Tu observais la Tamise avec sa roue géante. Les lumières. Les couples qui passent, heureux. Tu crois que ça fait quoi d'être un simple ignorant ? Ne pas à avoir se préoccuper des mangemorts, de l'ordre du phénix, de magie. Vivre une vie où la seule féerie est la beauté des paysages, des sentiments. Est-ce que tu crois que eux aussi, quand ils rentrent chez eux, ils ont peur ? Certainement pas...

Tu regardes l'horloge. Il est environ 20h30 et tu n'es toujours pas prête. Sans te presser, tu te coiffes et te maquilles. Tu enfiles un pantalon noir moulant, tu glisses à l'intérieur ta chemise noire transparente. Des bottes marrons et une veste tout aussi noir que le reste. Une main vint se glisser dans tes cheveux. Tu observes le miroir. Ce reflet déplaisant de ta beauté qui se fane. Ta baguette glissée dans ta manche, tu descends les escaliers en direction du lieu de rendez-vous.

Tu marches quelques instants sous les étoiles qui s'illuminent petit à petit. Tu t'arrêtes un instant. Tes doigts glissent doucement sur le mur de pierre. Finalement, c'est beau Londres le soir. Il y a un on ne sait quoi que tu n'avais pas vu avant. Une androgyne liberté que tu n'avais pas avant. Quelque chose qui fait oublier tous vos mauvais souvenirs pour laisser place aux meilleurs sensations.

Soupir,
La vie n'est plus un miracle.


Tu continues ton chemin. Tu dois certainement avoir dix bonnes minutes de retard. Ce n'est pas comme si ce n'était pas habituel de toute façon. Tu te décides finalement à rentrer dans le bar moldu d'un hôtel. C'est un étrange endroit que ton collègue de propose là. Mais bon, c'est son choix et en rien tu ne vas critiquer le fait que tu es entourée d'eux... Tu préfères ne pas te faire trop remarquer. Faire un scandal au professeur ne t'avancerai à rien. Faire bonne figure était mieux. Et puis, au fond les moldus ne te dérangent pas plus que cela. Ils sont inférieurs à toi, juste le savoir te suffira pour cette nuit.

Pas le moins du monde émerveillée par la pièce. Tu avances dans cet endroit qui tend à se faire croire luxueux. Le Manoir Peverell rigole doucement et sarcastiquement face à cet endroit. Le jour où on égalera les goûts de tes ancêtres pour le beau, là tu seras surprise. En attendant, tu préfères te terrer dans le silence. Ce n'était pas vraiment plaisant. Tu ne sais pas pourquoi, pour aujourd'hui, tu étais d'une humeur qui faisait de toi quelqu'un d'agréable. Pas de sarcasme, pas d'ironie. Langage acerbe rangé dans le placard. Mais qui sait si tu ne risques pas de le faire ressortir.

- Bonsoir Evan. Belle soirée n'est-ce pas ? Comment vas-tu ?

Un léger sourire qui s'étire sur tes lèvres. Tu enlèves ta veste et prends place à ses côtés.
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Re: À l'hôtel

Message par : Evan, Lun 7 Nov 2016 - 10:46


~ J'attendais patiemment que ma rencontre du soir n'arrive. J'écoutais quelques bribes de conversations qui émanaient de ci de là, des histoires de boulot et d'autres d'amitiés déchues. Très vite je sortais de cela, du moins je ne trouvais nul intérêt d'approfondir mon écoute sur leur vie pathétique. Les moldus étaient si stupides et aveugles.

~ Alhena. Je me doutais bien qu'elle arriverait en retard, les femmes et la salle de bain... (♥) J'avais raison, même si cela ne me gênait aucunement. Puis j'avais choisi un endroit moldu, du coup, c'était moins évident pour s'y rendre. Je la reconnus aussitôt eut-elle passé la porte. Je lui fis un signe de la main alors que j'avais pourtant observé qu'elle m'avait vu.

~ Elle portait la classe il y avait pas à dire. Des couleurs sombres pour des habits sexy qui mettaient la belle bien en valeur. Juste ce qu'il fallait de maquillage pour ne pas rentrer dans l'excès. Elle dégageait un petit quelque chose qui me plaisait. Peut-être parce que je trouvais que son look respirait un peu la magie noire, et que ça me ressemblait bien.

- Bonsoir Evan. Belle soirée n'est-ce pas ? Comment vas-tu ?

~ Je sortis de mes pensées quand elle me salua. Je lui fis un grand sourire, pour lui montrer mon ravissement quant à sa présence. Je l'observe prendre place à mes côtés et lui répond avec une mine enjouée.

- Bonsoir Alhena ! Oui la soirée est bien plaisante ! Encore plus maintenant que tu es là ! Ça va très bien merci ! Et toi alors comment te portes-tu ?

~ Au moment où ma question fut posée, la serveuse venue à moi plus tôt revînt, pour s'enquérir de notre commande.
- Un whisky pur... euh... Une bouteille de votre meilleur whisky s'il vous plaît ?! fis-je avant de me retourner vers ma collègue. Tu veux peut-être boire autre chose ?

~ Un cadre fort sympathique. Une collègue charmante et mystérieuse que j'avais hâte de découvrir. Un peu d'alcool. Cela en faisait une soirée à l'allure des plus agréables. Je ne pouvais qu'avoir le sourire.
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Re: À l'hôtel

Message par : Alhena Peverell, Dim 4 Déc 2016 - 2:34


Un regard. Il suffit d'un simple et unique regard. Met ton coeur dans la balance, on verra si ça penche. Léger sourire. Bonne humeur qui afflue vers le coeur. C'est chaud, c'est que tu apprécies sa compagnie. Peut-être un jour le qualifiras-tu d'ami ? Ou peut-être plus, qui c'est réellement ce que réserve l'avenir. Tu n'avais pas vu venir ce que te réservais Keats, ni Werner ou même Evans. Tu crois maitriser le temps, mais en vrai c'est lui qui se sert de toi comme un vulgaire pantin. Tu n'es qu'une poupée qui court au milieu de la forêt. Une enfant qui s'est perdue à travers les méandres de l'argent.

Tu prends place et écoutes les mots qui sortent de sa bouche. Une bouche parmi tant d'autre. Mais a-t-elle le même goût que les autres ? Celle de Benbow, celle de Cale égaleront-elles les siennes ? Ou serait-ce l'inverse. C'est marrant d'embrasser les gens, pour aucune raison valable. C'est idiot, ça joue des tours, ça donne un piment dans la vie.

- Un verre de vin rouge, mademoiselle.

Rouge sang.

Comme tes lèvres

Tu crois qu'il oserait faire comme toi ? Juste comme ça, pour voir. Ce serait drôle. Tu aurais trouver un autre goûteur de lèvre. Un autre fou. Magie, Magie -noire. Tu contemples la carte tandis que la demoiselle s'en va. Tu n'es pas prête pour commander encore le plat. Tes rouages s'activent, puis tu ancres tes yeux émeraudes dans les siens. Tu commanderas la même chose que lui, sauf si ce n'est pas raffiné. Tu as un peu la flemme de choisir quelque chose. Tu n'as pas vraiment faim ce soir.

- Sinon je me porte à merveille. Je suis désolée du léger retard, j'ai flâné devant la Tamise. Je trouvais ça très beau de nuit, ça faisait longtemps.

Mince c'est sa jambe que tu viens de toucher ? Ah non la table.

- Tu sais, si tu préfères le Pur feu, on peut toujours prendre ce verre après. Chez toi, moi, dans un bar, si tu as envie.

Tu poses la carte et le contemple en détail. Quel âge peut-il avoir ? Il est plus vieux que toi, c'est certain. C'est un homme avec beaucoup de charme dans l'ensemble. Il est beau. Il a quelque chose de sombre aussi, une ombre qui plane. Les ombres sont belles, elles donnent un on ne sait quoi à la personne. Elles sont comme des aimants. Être attirée par la noirceur, c'est inévitable pour toi. Vous allez vous entendre, il n'y avait pas de doute. Et c'était plutôt une bonne chose pour un collègue.

- Au fait Evan, hormis être professeur, qu'est-ce que tu aimes faire dans la vie ?

Question à trois sous pour entamer une véritable conversation. Mais ta voix laissait en dire plus que nécessaire.
Ne fallait-il pas commencer par quelque part de toute manière ?
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Re: À l'hôtel

Message par : Evan, Dim 4 Déc 2016 - 15:53


Un plus un égal deux. Face à face entre le noir et le noir, entre le mystère et l'inconnu. Et, pourtant, aux voix qui se taisent, aux soufflent qui se retiennent, aux gestes qui dorment paisiblement, un battement de cil suffit, une pupille semblable, un éclat soudain, pour déclencher la force d'une tempête, remettre en cause l'ordre établi.  Tel un Zéphyr qui emporterait les grains de sable, effaçant le tableau des idées, pour laisser en place celui d'une attirance au prélude d'un désert, à la recherche de son oasis...

~ J'attendais qu'elle ne réponde, l'observant davantage. Outre son code vestimentaire obscur qui ressemblait étrangement au miens, je ressentais quelque chose que j'avais bien du mal à définir. Je voyais ses lèvres rougeoyantes que j'imaginais m'inviter à les goûter avec une passion démesurée, quelque chose me fascinait en elle. Sans arriver à le définir, étrange sensation. A la fois gardien et prisonnier. M'attacher à elle ?....

STOP

~ Les mots qu'elle eut à l'attention de la serveuse me remirent sur le chemin de la discussion et de la découverte. Je quittais ses lèvres attirantes, la regardait observer la carte en jugeant les plats. Puis nos regards se percutèrent, d'un vert semblable, mon cœur seulement dictant une réaction que je m'efforçais de ne pas montrer. Elle me dit qu'elle se portait bien, s'excusa de son retard auquel je répondis d'abord par un sourire.

- Aucun problème pour le retard, j'ai pris l'habitude d'être en avance partout ! J'aime beaucoup la nuit, son silence, son chant, sa beauté quand elle miroite sur les surfaces de l'eau. Je vois parfaitement ce que tu veux dire.

~ A mon tour je saisis la carte. L'invitation que je lui avais faite avait surtout été pour boire un verre. Manger, je n'en avais pas trop envie, aussi regardais-je sans réellement prêter attention à ce que fournissait la carte. Je ne lui en portais rapidement plus aucune, en écoutant sa proposition. Elle me sous-entendait qu'on pourrait aller ailleurs ensuite pour un vrai whisky pur feu, chez elle ou chez moi. Idée qui était loin de me déplaire. Bien au contraire. J'attendis un peu, écoutant sa question qui vînt ensuite. Puis je répondis.

- Ça serait avec grand plaisir un whisky pur feu en fin de soirée ! Chez toi ou chez moi peu m'importe, ça serait forcément agréable et plus.. intime...

~ Je laissais quelques secondes voguer mon sous-entendu. Mais elle avait ouvert la porte, aussi j'avais décidé de m'y engouffrer. Puis il fallait être honnête, même si je ne la connaissais pas encore très bien, elle était une femme ravissante et mystérieuse, et cela me plaisait. Je pris le temps de réfléchir un peu sur ce que j'aimais faire. Je n'allais pas lui balancer "Ecoute je suis loup-garou du coup j'aime faire des sorties où je zigouille tout plein de moldus. J'ai une passion extrême pour le meurtre de ces derniers et d'ailleurs je pratique couramment cette activité. Et je fais tout pour flinguer la politique ministérielle actuelle..." Non. Il voulait être franc avec elle. Mais il devait se poser quelques limites. Il ne savait encore rien sur elle. En mêlant son regard au sien, il lui répondit calmement.

- Être professeur me prend pas mal de temps, tu sais ce que c'est ! commençais-je en posant ma main gauche sur sa cuisse droite l'espace d'une seconde, intentionnellement. Pour ce que j'aime faire en dehors, explorer le monde déjà. Même si je ne suis pas un amoureux des moldus, j'aime les coins de nature tranquilles. Voyager du coup. Je suis capable de partir du jour au lendemain vers une contrée lointaine si je peux y trouver un havre de paix pour quelques jours. Seul ou accompagné. Je fis une légère pause après cette phrase, qui était purement à son attention. Hormis cela, la magie dans son ensemble, c'est une bonne occupation. J'aime me dire que tout ce qui est dans les livres n'est pas toute la vérité, et chercher la vérité, ou du moins, tout ce qui peut se faire en matière de magie, est quelque chose qui m'intéresse grandement. Je le mêle parfois à mes voyages. D'ailleurs, peut-être pourrais-tu m'en apprendre vu ta spécialisation ! finis-je avec un sourire.

~ J'avais coupé court en voyant la serveuse qui ramenait nos commandes. Je lui rendis ses cartes en lui stipulant que cela attendrait pour les plats. J'ouvris alors la bouteille de whisky pour remplir mon verre, que je levais ensuite pour trinquer avec la belle.

- A notre rencontre, et aux belles perspectives qui vont en découler !

~ Un sourire, un clin d'oeil, et je plongeais mes lèvres dans ce breuvage moldu. Clairement, ce n'était pas du pur feu, mais j'avais déjà bu plus dégueu.

- Et toi alors ? repris-je après avoir posé mon verre. Qu'en est-il pour tes passe temps en dehors de Poudlard ? Qu'aimes-tu faire ? Tu me sembles être une femme pleine de vie, aussi j'imagine que tu dois avoir une vie bien remplie ?

~ Je n'enlevais pas mon regard de son visage, tantôt sur ses lèvres désirables, tantôt en ses prunelles mystérieuses. J'aimais notre proximité, sa présence simplement. J'avais hâte de la découvrir un peu plus.
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Alhena Peverell
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Re: À l'hôtel

Message par : Alhena Peverell, Dim 11 Déc 2016 - 22:35


C'est malsain, murmurent les voix. Et pourtant c'est chaud, brûlant. Ça donne envie de jouer avec, c'est placé entre tes mains. C'est une danse méprisante entre l'alcool et l'amour. C'est sensuel, ça écorche le corps. C'est envoutant, c'est une transe dans laquelle tu t'abandonnes. C'est tout simplement un beau rêve. Ça s'appel jouer avec les coeurs, avec la vie. Il ne suffit que d'un sourire pour l'offenser, pour enfoncer les clous. Continuer à marteler les souvenirs, les événements futur et présent. Griffer l'instant T. Se donner à la mort, laisser en décider le sort. Hasard et travers, les gamins abusés de la terre, se regardent dans les yeux en cette soirée.

Est-ce que ça résonne ?

Ce sourire aux dents blanches. Ces lèvres étirées, attention danger. Un jeu d'adulte maitrisé par des enfants. La peau blanche à caresser. Les cheveux à entremêler avec les doigts, l'égocentrisme du surmoi. L'horloge du temps qui s'arrête un instant, fait place à l'indécent. C'est révoltant, insolent. C'est la tentation à nos dépends. C'est l'effleurement d'une main déjà connue, qui accélère le coeur dans un rythme discontinu. Passé, futur. Doucement tu renfiles l'armures. Tu en oublies les désirs, les plaisirs. Aujourd'hui tu viens lui rappeler qui maitrise la partie, le chemin de l'interdit. Reine des mystères, l'air un peu austère, dis-moi pourquoi, tu ne lui dis pas, ce qu'il y a eu autrefois.

La chair frisonne

Les émeraudes se heurtent violemment, jeu de séduction avec acharnement. Une voix maitrisée qui pompent l'air, de façon éphémère. Dans le seul but de claquer des mots, histoire de ne pas paraitre idiot. Volupté incongrue, incandescence de l'absolu. Tout vouloir, tout, tout de suite. Luxure gratuite. Emprisonnés derrière des barreaux, enchainé à son propre bourreau. Rire luminescent. Il n'y a plus rien d'innocent, quand deux verres se cognent pour célébrer les délices inachevés.

- Aux belles perspectives, à l'avenir.

Le whisky coule lentement dans la gorge. Le vin rouge rejoint son confrère. Les sens aiguisés, tu ne t'es pas trompée. Toujours comme avant ce breuvage, passable. Ton esprit se concentre sur lui, tes méninges ne font pas bonne mine, tu sombres dans la bêtise. Tes rouages de nouveau en place, tu te laisses un temps de réponse. Et les lianes du temps grimpent, te rappellent les souvenirs. Elles enfoncent les ronces dans la peau, déchiquètent à demi-mot.

- Oui je suis assez occupée sur le côté. Je ne sais pas si on peut appeler ça passe-temps, mais je suis propriétaire de L'Occamy Doré sur le Chemin de Traverse. C'est un peu éprouvant d'avoir plusieurs boulots. En plus de cela, j'aide mon frère dans ses recherches. Mais en vrai, ça me passionne aussi. J'y met du coeur. Même si, j'éprouve plus de joie à pratiquer la magie, le sport aussi, ou les voyages. J'adore découvrir les autres pays, les autres cultures magiques. Dans ma matière, ça aide un peu. Mais je ne suis pas une passionnée des moldus non plus, donc je comprend tout à fait ta position vis à vis de cela. Disons que c'est certainement le vécu de la famille qui pèse dans le jugement.

Sinon j'ai des enfants

- Mais tu sais, c'est drôle. Il me semble que tu m'avais posé la même question, la première fois...

Tu portes le verre de vin à tes lèvres. Le laissant piétiner, se raccrocher aux branches. Y a des chances pour qu'il ne se rappel de rien.

- Tu étais mon professeur de Soin aux créatures magiques. Comique n'est-ce pas ?

Regard envoutant, presque hypnotisant. Tes doigts effleurent ton verre, caresse la matière. Ils descendent le long de la coupe, ils claquent les uns après les autres. Et ton regard brille, tes pupilles se dilatent, ton sourire se dessine de plus belle. Qui veut jouer avec le feu maintenant ? C'est drôle, c'est palpitant. Tu te tournes légèrement afin que vos corps se fassent face. Mèche de cheveux remise en place délicatement. Alors Evan dis moi, tu te souviens d'elle ?
De Mademoiselle.
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Re: À l'hôtel

Message par : Evan, Lun 12 Déc 2016 - 17:17


~ Le temps. Le passé, l'esquisse d'avenir, l'ombre du présent. Je la regarde, la couvant, sa beauté m'attire, aimant. Je nous imagine un instant, amants. Oui. Les cris de Demain étaient incertains. L'écrit de deux mains... Peut-être ce présent était une page, peut-être l'aube d'or d'un âge ? Indéfini. Je me perds dans ce vert qui la définit. Qui nous définit. Sa peau exhale un parfum  doucereux, que je touche de mes yeux. Nous sommes là. Notes de musique en fond, du Do au LA. Inconnu regarde inconnue. Non. Contemple. Et en attendant sa réponse, je suis à ses lèvres pendu, comme les voyant tel un temple. Désirables.

Paroles muettes.

~ Mon verre me réchauffe le corps. Où que sais-je ? Est-ce plutôt cette illusion d'accord ? Que je me plais à concevoir en pensées obscures, avec cette peau neige... Moi qui suis un assassin de l'ombre, mériterais-je ? D'être un nombre, accrocher à son cou, comme une partition l'est au solfège. J'attends. Silencieux. Les mots de sa bouche. Je les entrevois révérencieux. Un geste à l'esclave qui touche.

Tourne le regard, et le monde tournera avec toi...

~ Elle me parle enfin. Je l'écoute avec faim. La découvrir. Sans cesser de mes yeux de la couvrir. L'Occamy Doré. Je connaissais l'établissement, de réputation du moins, je n'y avais jamais mis les pieds. Je comprenais parfaitement ce qu'elle voulait dire sur le fait que cela était éprouvant de tout gérer. J'avais moi-même cumulé, un poste de professeur à poudlard par le passé, tout en gérant un bar à côté. Aussi, je savais ce que cela représentait en terme de travail. Elle me parle ensuite de son frère qui effectue des recherches. Je m'abreuve de ce qu'elle me conte, la magie, les voyages, sont aussi une partie d'elle qu'elle me raconte. Comme des morceaux d'elle que j'assemble, des vagues, sur lesquelles mes pensées divaguent, car elle me ressemble. J'en souris.

~ Sa position face aux moldus est semblable à la mienne. Sa famille en exemple l'accompagnant. Je portais également ses gênes. Venus de la pureté de mon sang. Léger silence. Whisky revînt à mes lèvres. En d'autres circonstances, elle pourrait peindre mes rêves.

Comme un doute...

~ Ses mots, qui suivirent, se finirent, comme un doute. J'eus un regard surpris. Nous nous étions déjà vus, qu'elle me disait. Je m'en souviendrais. Oui. Je ne pourrais que m'en souvenir. Si belle elle est face à moi, comment pourrais-je oublier ne serait-ce que sa voix ? J'essayais, vainement, de voir ce qu'elle voulait dire. Elle but. Je ne dis rien. Je cherche. Mais vaines restent mes recherches. Je ne me souvenais pas lui avoir parlé en la croisant dans le château, alors, je préparais une question, qui mourut. A ses mots suivants, je restais bouche bée. Sur le c*l. Elle, m'envoyant dans le passé.

Mon passé.

~ Professeur de Soins aux créatures magiques. C'était lointain, cette maison et ses briques. Combien de temps ? Huit ? Neuf ans peut-être ? Un retour brutal vers un homme pantin. A cette époque, j'étais livré à mes démons, et ça avait mal fini... Mon corps s'en souvenait très bien, ses cicatrices que je portais comme un vestige immortel, d'une tentative échoué sur des rochers. Elle venait de me transformer en puzzle, mais je n'avais pas la clé pour rassembler correctement les pièces. J'étais en pièces. J'avais égaré beaucoup de mes souvenirs. Je n'arrivais pas à me rappeler d'elle en tant qu'élève. Je ne pourrais lui dire pourquoi. J'eus un léger frisson. Cela rendait notre conversation étrange. Elle était un miroir de mon passé, mais je ne pouvais voir son reflet.

~ Elle sourit. Et moi je suis perdu. Comme une souris qui cherche d'où elle est venue. Je ne peux que rester vague, dans un océan de mystères, je l'ai oubliée, simplement. Ce visage, cette terre, qui m'obnubilait, en ce moment. Une voix hésitante, ne sachant pas qu'elle était son attente. Je ne pouvais être précis, dans l'étalage de mon récit.

Face à face

- Je... Ah oui ? Question rhétorique, comme sa dernière, j'imaginais. Pardon mais, je ne m'en souviens pas. J'ai eu un accident... Bien que je me souvienne des endroits où j'ai travaillé, d'une partie de mon enfance, j'ai oublié certaines choses de mon passage à Poudlard. Je vois des personnes floutées sans nom dans mes souvenirs. Alors, désolé, fis-je avec un sourire qui se voulait excuse sincère, je ne me souviens pas de toi ! Tu as été mon élève donc ? repris-je avec une voix qui respirait l'étonnement. Et, si je comprends bien, on a déjà eu une discussion. C'était après un de mes cours ? Tu m'intrigues là !

~ Je m'interrogeais. Je me perdais. Je quittais un instant son regard envoûtant, finissant mon verre d'une traite. Je me resservis dans la foulée. Elle allait m'apprendre une partie de mon passé. Mon verre de nouveau plein, à nouveau je voyageais dans ses prunelles si semblables aux miennes. Elle qui se faisait gardienne. D'un souvenir. Confiant en cette anecdote qu'elle allait me rappeler,  je lui offris un nouveau sourire.
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Re: À l'hôtel

Message par : Alhena Peverell, Lun 26 Déc 2016 - 18:41



Il y a comme un monde dans vos regards. Comme si l'espace temps s'était fendu en deux pour en créer un troisième. Que les mains gelées, à la vue du soleil, étaient devenues brûlantes. Que les secondes étaient devenues infinies. Que le froid avait fait place à l'apothéose du bien-être. Qu'on ne se posait plus de question. Oui, il suffit d'un simple et unique regard pour faire basculer les choses, tout un univers.
Alors, peut-être que c'est possible. Que vous non plus, vous n'y croyez pas à cette nouvelle voie. Que le chemin qui vient de se tracer devant vous, n'est que métaphore et illusion. Qu'il est impossible pour la vie de vous ouvrir ces portes ci. Et pourtant, c'est là, c'est inéluctable. Le destin frappe, il toque trois coups et vous ne pourrez jamais fuir. Vous aurez beau faire le tour de la maison à la recherche d'un échappatoire, il est là et vous encercle. Alors vous voulez retarder l'inévitable. Vous restez enfermé et puis un jour, vous sortez...

Il fait beau
La neige tombe
Vous êtes pieds nus
Il n'y a que la dentelle qui vous couvre
Les flocons viennent se perdre dans votre chevelure

Vous ouvrez les yeux

Il fait nuit
La lune brille
La brise vous enveloppe
Vos cheveux virevoltent avec le vent
Il y a une dernière sensation qui vous envahie

Vous êtes libre

Sourire

Qu'est-ce que c'est ?
Délicatement, tu remets une mèche derrière ton oreille.
Tu t'enfonces dans ton siège et prends du recule.
Comment dire les mots.
Ces mots

Je ne savais pas, je suis désolée pour ton accident.

Comment avoir plus de compassion, quand on espère que les cicatrices dans notre dos puissent provenir, elles aussi d'un simple accident.
On ne peut juste pas

Après tu sais, ce n'est pas très grave. C'est juste une vieille histoire...

Et tu laisses la phrase en suspens
Tu attends
Comme si elle racontait d'elle-même le futur
Alors qu'elle dicte le passé
Tu le sais

Peut-être d'ailleurs que ça te tue. Parce que tes mots risquent de paraitre incongrus. Que tu ne sais pas amener la chose, finalement. Il y a tant de chose que tu aimerais expliquer, cesser de garder secret. Parce que tu es là toi, tu n'es pas moi, ta petite voix qui te rend folle. Tu as besoin de courir, de penser à nouveau, d'être un peu toi à nouveau sans qu'on te dicte quoi être, quoi faire, quoi dire. Cesser d'être le pantin du monde, des conventions et des croyances populaires. Cesser d'être ce que tu ne veux pas.

Retour brutal à la réalité. Tu observes, tu attends. Tu ne sais pas quoi dire pour éviter le blanc. Certes tu n'as jamais été très loquace, mais tu ne l'as jamais été aussi peu. Tu portes ton verre à tes lèvres, juste histoire que ça paraisse moins bizarre. Esquisse d'un dernier sourire. Tu plonges dans son regard, tes doigts à la recherche de l'action tapotent la table. Tu penches la tête et simplement, d'une voix un peu trop rapide, tu dis :

J'imagine que l'amnésie n'est pas chose facile. Comment as-tu réussi à traverser ce cap ?

Bravo le tact...
Mais après tout, tu ne savais pas faire mieux. Tu ne te confiais pas et les gens en faisaient de même. C'était plus simple. Tu n'avais pas à écouter les problèmes, et surtout, l'essentiel, tu n'avais pas à raconter les tiens. Expliquer les choses sur lesquels tu ne voulais pas, ne pouvais pas revenir. Encore maintenant, devant une glace tu souhaitais arracher la peau qui cicatrisait ton passé.

Non. Oublie ce que je viens de dire. Je comprend très bien que ça ne soit pas un sujet facile, moi-même j'ai traversé des impasses. Il y a certainement des choses plus joyeuses à dire ce soir. Hum... Si tu es professeur c'est que tu aimes les enfants ?

M*rde
Nom de Merlin
Tais-toi
Et observe:

Les deux protagonistes sont ici
Avec un passé teinté par la mort
Le rire devient indolore
La douleur elle, s'évapore
Et même que, ça n'est pas encore écrit,
Mais devant eux, il y a...

la vie
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Evan
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Re: À l'hôtel

Message par : Evan, Mer 28 Déc 2016 - 11:10


Je l'observais. Cette beauté. Indéfinissable. Et pourtant à portée. Le contours de ses lèvres, un désir,  un espoir, un rêve ou un soupir, peint à mes pensées. Qu'est-il écrit ? Le passé ? Et l'avenir ? Elle. Est là. Son regard. Cette forêt enchanteresse. Chaque fois que je m'y aventure, j'entrevois. Plus que l'orée d'un bois. Ses blessures. Sa voix. Je suis. A sa beauté. A ses mystères. Ce que l'encre est à la plume. Sur sa route l'ombre d'un lampadaire. La lumière et la brume.

Je la désire du regard. Je la vois de mes pensées.

Chaque mot est un trésor,
De ses lèvres enchantées,
Ce qu'elle expire est de Or,
Du Bonheur à chanter.


Ses lèvres s'étirent. J'embarque dans cette nacelle. Son teint m'anime. Ses regards et sourires sont une pantomime. Je l'embrasse des yeux sans qu'elle ne le sente. Je fais de ses lèvres mon empire sans qu'elle ne le ressente.

Elle me dit qu'elle ne savait pas. Comment aurait-elle pu ? Elle est désolée. Moi aussi. De cette partie de moi dont je suis emprisonné. Ma vie n'est pas toute rose. Mon passé dans ce sens. Je la vois, fleur d'évidence, et je suis habillé d'un teint morose. Somptueuse. Oui, elle est. Elle me dit que c'est juste une histoire. Mais je me repasse ce qu'elle m'a conté, est-ce que cela pouvait réellement ne pas compter ? Je lui souris, accroché à ses lèvres comme à un lustre qui serait le seul éclat de la pièce.

Je suis une note suspendue à ses lèvres rouges,
Une syllabe manquante à un de ses mots,
Un horizon dont toujours la limite bouge,
Un être qui se perd entre le vrai et le faux.


Un silence s'installe. Je ne savais pas. Si c'était le fait d'évoquer mon passé qui l'avait freinée. Je me repose à ses yeux. Délice subtil. Dessert de ma soirée. Elle compatit. Me demande comment j'ai traversé ce désert. Je souris, pour la forme. Non pas que je n'aurais pu lui offrir un sourire sincère. Au contraire. Mais elle me demandait comment j'avais traversé le cap. Et ça révélait d'une part bien sombre de chez moi. Et je ne voulais risquer à obscurcir son regard.

Je l'observe, fleur soyeuse. Je ferme les yeux. J'y réfléchis. Je ressens l'envie de me confier à elle. Je la vois comme un tableau semblable à celui que je suis. Nos regards en décor du Merveilleux. Elle m'est inconnue. Et pourtant. Et pourtant j'avais l'envie de me rapprocher d'elle. Fiole d'obscur, miroir de mon âme.

Elle revient sur ses mots, me dit d'oublier cette phrase sortie. Je lui lance un bref regard étonné. Je pouvais en parler, bien que je n'allais pas lui crier mes aventures mangemoresques. Je ne voulais pas qu'elle s'enfuit. J'étais bien près d'elle. Une dernière question, j'esquisse un sourire. Si j'aimais les enfants ?

Je me perds un instant. Pas dans les méandres de sa question dont la réponse sonne comme une certitude. Mais dans les contours de cette femme assise près de moi. Alhena. J'avais ce pressentiment. Celui qui parfois emporte les cœurs depuis le Soudain vers l'Extraordinaire. Cet éclair. Ce sentiment étrange qui faisait battre mon cœur plus vite. Comme une ressemblance frappante, bien que j'ignorais tout d'elle. Belle. Ce mot n'était pas digne de la décrire. Ses pierres précieuses vertes me faisaient divaguer. J'étais comme un morceau de mousse poussé par les brises du vent. Et cette terre verte, je me voyais la contempler, sur un nuage d'infini.

Et ce rivage ! Ô oui, rivage vermeille ! Virage Merveille ! Qui borde cette richesse ! C'est un parfum qui m'obnubile, une route qui se dessine à chaque sourire éphémère. Et que j'aimerais l'emprunter ! Non. Pas l'emprunter. L'arpenter, le chérir, la quérir, la garder...  Épouser leur senteur, la graver dans mes souvenirs immortels. Encre indélébile. Y goûter. En redemander. Entre l'Envie, la Folie, et l'Excès. Si Seulement...  

Je sors de mes pensées. Je lui souris en lâchant sa bouche des yeux. Combien de temps ais-je rêvassé ?  Je me rends compte que je ne lui ai pas répondu. Je fais mine d'avoir réfléchi et je vais embrasser mon verre pour y dérober une bonne partie du liquide qu'il gardait. Je me retourne pour lui faire face, yeux dans les yeux.

- Oui ! Enfin pas tous ! fis-je avec un léger rire. Dans l'idée, j'aime le silence, pouvoir réfléchir en paix. Donc les enfants en bas âge c'est pas trop mon truc ! Si ça chouine tout le temps ! En revanche, enseigné, éduqué, oui, j'aime ça ! Façonné leur esprit à l'aide d'idées, de nouveautés, leur faire découvrir le monde, c'est quelque chose qui me plaît beaucoup ! Quelque part, c'est comme si je me mettais à leur place ! Je me revois plus jeune alors que j'ignorais tout, et j'essaye de leur faire comprendre ce que j'aurai aimé comprendre à leur âge. C'est peut-être utopiste comme idée, mais j'aime essayer de le faire ! Donc oui, j'aime les enfants dès lors qu'il est possible de les éduquer avec un minimum d'attention, terminais-je avec un sourire sincère.

Je cherche ses réactions. Je ne savais pas où elle voulait en venir. Mais j'aimais cette discussion. Simple. On se découvrait. Je l'espérais. Dans cette découverte dormait l'Aube, qui peignait un horizon en idéal, dans mes pensées, ou Union serait le bonheur véritable. Encore une fois, je voyage. Entre ses yeux et ses lèvres. J'y laisse mes pensées désireuses, et celle d'espoir. Je vide mon verre. Nouveau sourire pour la belle.

- Et toi ? Quel est ton sentiment sur les enfants ? En tant qu'enseignante ? Et... Peut-être en as-tu après tout ? Désolé si c'est trop personnel...

Je ne savais pas pourquoi j'avais fini en ce sens. Enfin, si, je le savais. Je me rendais compte qu'elle me plaisait, mon corps me le criait comme une alarme tonitruante qui me faisait passer un message. Alors, je voulais entrevoir sa vie. Savoir si elle était avec quelqu'un. Quelle porte était ouverte, et quelle porte était fermée.

Sourire sucré,
Regard charmeur,
A ses côtés,
S'envolait mon cœur.
Peut-être pour le meilleur et pour le pire,
Cela seul nous le dirait les choix de l'avenir.


Et je me tus, observateur silencieux de cette beauté sur laquelle j'habillais mes pensées.
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Alhena Peverell
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Re: À l'hôtel

Message par : Alhena Peverell, Dim 29 Jan 2017 - 1:46


C'est fini
Tu m'as perdu
Alors je suis partie
Loin de toi
Dans les bras d'un autre
De celui qui savait regarder le désir
Celui qui n'avait pas menti
Celui qui pendant un instant avait compris
Celui qui maintenant, m'a laissé un cadeau
empoisonné

Sache qu'aujourd'hui elle a gagné
Elle t'a gagné
Celle qui m'envahi
Qui grignote toutes nos envies
Elle a épousé nos corps
Enveloppé nos esprits
Elle est devenue
maladie


Emprisonnée dans ta chair, la soirée tourne en rond dans ta tête. Tes pensées vacillent à gauche et à droite. Tu n'y arrives pas, quand tu as un truc en tête tu ne peux pas t'en détacher. Les mots, les images ne se forment pas. C'est devenu le bordel. Tu planes, tu t'entailles et tu t'écrases. Plus rien n'a de sens. Juste une pression qui ne te lâche pas, là juste sur la poitrine. Comme si tu ne pouvais pas respirer, plus respirer tant que tu ne disais pas ce que tu devais dire. Il y aura toujours cette voix pour te rappeler pourquoi t'es là. Ce démon qui démange, qui dérange.

Let me love you
disait-il

Tes ongles s'enfoncent dans ta propre cuisse, tes dents s'agrippent à ta lèvre inférieure. Tu as envie de partir, tu as envie de rester. Tu balances, tu tangues. Et lui, il parle. Il continue son regard, il continue de faire franchir les mots de ses lèvres. Des lèvres autrefois caressées, embrassées, écorchées. Elles sont posées délicatement sur un visage blanc, que tu as éraflé du bout des doigts. Tes sens se souviennent de la lenteur du toucher, de la chair jouant sur les frissons de l'âme. D'un front contre un autre, une connexion.
La naissance des souvenirs
et d'autres poisons

La réalité du moment
Cela t'insupporte, ça y est
Excessive déduction
Tu repousses l'impensable

C'est dommage, les enfants en bas-âge c'est aussi magnifique. J'ai mis beaucoup de temps à apprécier cet âge, au départ il y a eu beaucoup de réticence. Il est vrai que parfois, les cris et l'agitation peuvent être insupportables. Mais ceux que j'ai connu étaient bien éduqués. Ils étaient la plupart du temps assez sage. Mais en réalité, même sans cela, je pense que c'est un de plus beaux passages de votre vie. C'est là qu'ils font leurs premiers pas, leurs premiers mots... Des émotions inexplicables peuvent vous envahir sans qu'on s'y attende.
Et cela t'a fait peur
les émotions


Mais en tant qu'enseignante, je ne sais pas trop. Peut-être est-ce le plaisir de vouloir faire grandir la société vers la bonne route. Les aider à apprendre à vivre. Je n'ai pas envie de les jeter dans la fosse aux lions sans défense. Il est déjà compliqué d'apprendre par soi-même alors, un peu de compagnie ne fait pas de mal quand on est seul face à cette épreuve qu'est la vie. Après, je ne suis pas sûre d'être objective...

Une gorgée pour désinfecter les plaies

J'ai l'impression que notre monde est infecté
Pollué


Les enfants c'est un sujet spécial.

We've lost it all

En un tracé,
La fin de ta boisson est sifflée
D'une main, tu cherches une cigarette

Il fait un peu chaud je trouve. Je vais aller prendre l'air.

Debout
Les choses prennent enfin un sens
Dans un regard
Dans un espace temps
Dans un mensonge
Dans une souffrance
Dans un souvenir
C'est mémorable et indéniable
Quelque chose d'impossible à fuir
Même si tes pas prennent la direction de la sortie
Ton esprit ne peut plus fuir le passé
Il est agrippé à toi et tes cicatrices
Même ta folie en rit

Il faut que t'ailles noyer tes poumons dans la noirceur. Il faudrait que ta panique laisse place à tes ténèbres. Vif, dangereuse, folle. Elle était folle, elle était belle : le profil de la femme idéale.
Accaparons-nous de l'horloge, de la vie qui s'arrête dans une seconde de culpabilité. La mort sourit, elle te dit quoi faire. La vie tourne autours, elle te dit l'inverse. Et les vrais sentiments font leur apparition : la compassion. Le désir, les ressentis égoïstes, les émotions qui sont dirigés à ton égard font place à ceux que tu peux éprouvé envers un autre humain.
Impossible

Tu vas t'enfuir vers la sortie

Tu sais, en vérité, je suis mère de trois enfants.

Jouons à un jeu Evan
Un jeu puéril
Mais un jeu dangereux
Vous allez commencer par vous voir tous les jours
Puis vous vous écrirez aussi souvent que possible
Vous tenterez ensuite de connaitre au mieux la vie de l'autre
Et le premier qui tombe amoureux
a perdu

Les tiens

Tu as franchi la porte
la limite
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Re: À l'hôtel

Message par : Evan, Mar 31 Jan 2017 - 11:22


Je suis là, pendu aux mots que j'ai laissé s'enfuir, et à ses lèvres, écarlate désir. La connaître un peu, apprendre plus que ses contours. Force obscure. Je suis là, je la dévisage. Sur notre discussion étrange, j'expose mon avis, sachant que dans le fond je n'ai rien d'un ange. Et elle ? Qui est-elle ? Peut-être un opposé bien différent, peut-être un rivage sablonneux loin des pierres de jais de ma cote chahutée.

J'écoute. Je lis, sur ses lèvres les mots qui s'échappent avec des souvenirs enjoués, ces notes qui s'emparent de ses yeux. Témoignage d'un vécu. De son vécu. Je pense. A ses mots que je vois passer sous mon regard étranger. Je sourirais. J'imaginais, combien son point de vue pouvait être objectif. Moi, je n'avais jamais vécu cela. Mais je contemple, je vois, sur des visages imaginaires, un instant éphémère, le bonheur que cela pourrait me procurer, que de voir un enfant faire ses premiers pas, sortir ses premiers sons.

Les émotions.
Ces joueuses d'Interdit.
Ces paroles sans frontières.
Ces déchirures de l'âme.
Et éblouissement de l'être.

Je ne vois pas ses yeux. Sa vision me rejoint, d'enseignante. Paroles saignantes, pour des sorciers en devenir. Nous étions des sculpteurs, des artisans de leur avenir. On les façonne, les conseils, les élève quelque part, leur montre les voies, les choix, les guidant du mieux que nous le pouvions. C'était cela, être professeur. Apprendre et conseiller.

Elle tutoie son verre, je reste dans le canot de mes pensées, balloté sur une mer indomptée.

Elle me dit que les enfants sont un sujet spécial. Je ne peux m'empêcher, d'être touché par l'idée, que d'une quelconque façon, certains existent sur sa toile. Elle laisse son verre à l'état d'assoiffé. Me dit qu'elle va prendre l'air. Je penche la tête sur le côté. Je m'interroge, comme l'interrogeant. L'écrit n'était pas encore posé sur la table.

Question s'approprie l'air ambiant.
Odeur électrique.
Comme un Interdit touché.
Ou un tabou emprunté.
Et l'esprit se cloisonne et se questionne.  
                
Part de vérité arrive, elle est mère de trois enfants. Mon cerveau s'arrête, mon regard s’agrandit. Mes lèvres s'entrouvrent sans crier mot. J'assimilais avec son récit plus tôt, ce puzzle de sa vie, la joie entrevue sur son visage d'un passé coloré de sourires enfantins. Je m'apprête à lui demander si elle veut de la compagnie, pendant que Dame fumeuse joue avec ses poumons. Puis deux mots sortent de ses lèvres, sa silhouette s'échappant de mon monde, et il s'écroule.

Les miens ? Un frisson me parcourt l'échine du corps, jusqu'au crâne. Je reste béat. Je n'arrive pas à réfléchir. Je noies mon esprit dans la fin de mon verre. Était-ce un jeu ? Un défi ? Pour entrainer une réaction de ma part. Mais était-ce la vraie question ? Non, je n'ai pas d'enfants c'est impossible ! Je m'en souviendrais. Je m'en souviendrais. Un nouveau frisson me glaça tout le corps.

L'ivoire se transforme en feuille de papier.
Les remparts se meurent au vent.
L'alarme sonne, mais nul ne répond à l'appel.
Et l'univers entier regarde une Terre se mourir.

Souvenir. Mon passé. Il m'en manquait un bout. Mais, cela, non. NON ! Impossible. Ce qu'il me manquait de ma vie datait de quoi, huit, neuf ans ? Ce blanc complet sur ma vie, ce chapitre perdu de mon livre. Mon suicide raté. Mage noir perdu dans les méandres de la nuit. Je n'ai pas trois enfants ! C'est impossible, elle doit blaguer !

Et si ce n'est pas le cas ?

Tremblements. Mon corps est secoué. Comme mon cœur et mon esprit. Je cherche à me souvenir, mais rien ne me vient. Elle. Cette soirée. J'avais voulu la connaître, rêvant d'embraser cette mer rouge, ces rives d'émeraude, de fusionner nos corps. Et, je l'avais déjà fait ? Et ne m'en souvenais pas ? Et, j'étais père ? Père. Je posais mes coudes sur la table, me prenant la tête dans mes deux mains. Je soufflais, mon corps me dictant la cadence que je ne pouvais pas contrôler. Je subissais des assauts répétés des émotions joueuses, me narguant sur une réalité que jamais je n'aurais pensé.

Le visage d'Alhena gravé dans ma tête. Sa façon de me le dire. Elle avait des enfants. J'avais des enfants. Nous avions des enfants.

Il joue, l'Avenir.
Avec ce pantin de chair.
Derrière le visage masqué.
Sommeillait un Homme.
Et derrière l'Homme.
Sommeillait un Père.
Qui ne se connaissait pas.

Où ? Quand ? Comment ? Pourquoi me le dire maintenant ? Pourquoi pas avant ? Même si j'ai disparu après mon échec sur ces rochers qui n'ont pas voulu de mon corps. Quel âge ont-ils ? Comment s'appellent-ils ? Et pourquoi me le dis-tu ? On ne se connait pas. Mais l'on s'est connus. Aimer ? Je l'imagine. Oui, je ne lui aurais jamais fait de mal. Je l'espère.

Je me perds.
L'horloge du passé rattrape le présent.
Et les aiguilles se confondent.
Les désirs échafaudés se muent.
En souvenirs déchus.
Et je suis perdu.

Nouveaux tremblements. Une boule dans la gorge, venue de la rivière de la vie. De trois vies. Non, quatre. Proches et à la fois éloignées. Que dois-je faire ? Je ne savais même pas ce qu'elle, elle voulait en me disant cela maintenant. La vérité déjà. Le temps de construire, si tant est qu'elle veuille que j'aie un rôle à jouer, viendrait ensuite. Je me resservais. Je vidais cul sec ce verre, comme s'il était rempli du courage qui m'était nécessaire pour faire face à cette vie, à cet avenir qui venait d'effacer la définition que je croyais à qui j'étais.

Je suis toujours abasourdi. Je tremble. Mage noir n'est qu'humain. Quand je me lève, je manque de vaciller et de tomber en arrière. J'ai la tête qui tourne à moitié, la gorge nouée malgré le liquide avalé. J'efface de la paume de mes mains, l'orée de mes yeux humides. Je souffle. Plusieurs fois. J'avance.

Qui suis-je ?
Pas un mage noir.
Pas un loup solitaire.
Pas un professeur.
Pas un assassin.
Pas un mari.
Ni même un Père.
A cet instant.
Plus personne.

Mes pas sont lents, mes pensées, un bordel sans nom. Ma vie, des fragments de parchemin éparpillés au quatre coin du monde. Pourtant, ma vie, attendait peut-être dehors. Trésor d'émeraude et de grenat, à qui j'ai offert, donné, trois enfants. Horizon de rédemption. Comme si cela m'était permis. Comme un doute sur qui je suis.

Je regarde la porte qui donne sur l'extérieur. Je frissonne en avançant. Sachant que derrière, c'était la confrontation des océans qui m'attendait. Celui des questions, celui des réponses, celui d'une vérité tue, camouflée, ou que sais-je encore. J'étais lié à elle, dans l'ignorance comme dans l'oubli. Je n'étais pas du genre à fuir, mais à chaque pas, je voyais ma vie actuelle qui se faisait un malin plaisir à me narguer, à, elle, voler en éclat de tous côtés.

La porte s'ouvrit.
Un nouveau monde alluma ses lanternes.
Forêts emmêlées.
Sans que l'azur ne perce les cimes.

Je la regardais, elle, belle, tirant des volutes de fumée. Je ne savais pas qui était le plus soucieux de nous deux. J'allais plier mes genoux et m'adosser contre le mur, l'expression médusée sur mon visage certainement palpable. Mais je n'avais pas le temps là, ni l'envie, d'essayer de cacher mes émotions. Alors que la vie venait de remporter le round par K.O.

J'observe la Magnifique, sculptée dans le jais qu'elle porte comme la nuit la beauté. Je passe ma main droite dans mes cheveux, la bouche toujours légèrement ouverte. Je ne sais pas quoi dire en premier. J'aimerais crier, mais mes cris mourraient en échos dans tout mon corps. Je ne savais pas ce qui était le plus dur pour moi. De ne pas me souvenir d'elle, ou d'apprendre que j'étais père depuis des années en ayant vécu dans l'ignorance. Une part de moi était terrifiée, et une autre excitée à l'idée de découvrir ce qui se cachait plus loin. Un soldat se relevant à la fin d'une bataille, pour voir dans les larmes et le sang qu'une autre encore se présentait à ses yeux.

- Je... Je suis père ? Et toi... Comment ? Quand ? Je n'arrive pas à assembler les morceaux... Excuse-moi, mais, je suis complètement perdu... Dit-moi que c'est vrai... Ou que ça ne l'est pas... Je ne sais pas... Je suis éteint... Je n'arrive pas à penser clairement... Je ne me souviens pas... J'espère que... Cela était consenti au moins... Enfin, je veux dire... Que nous...

Désarçonné.
En lambeaux.
Peinture déchirée.
Paysage terni.
J'étais.
Je suis.

Je soufflais de nouveaux, en proie à une nouvelle salve de tremblements que je ne pouvais réprimer. J'espérais, que notre relation, quelle qu'elle ait été, fut consentie. Que, jamais, je ne l'aie forcée. Je m'en voudrais encore plus. Je ne pouvais l'imaginer. Mais je ne me souvenais pas, de rien. Si c'était vrai, je venais de vivre près de dix années dans le flou, dans le brouillard, alors qu'une partie de moi vivait ailleurs. Rien que cette pensée me déchirait.

Si c'était vrai, elle devait avoir ses raisons. Je me dis que, au moins, elle devait les désirer ses enfants, nos enfants, si elle m'en parlait. Maigre réjouissance. Je cherche dans le ciel des réponses. Mes souvenirs n'en ayant pas. Feuille trimballée par le vent. Feuille effacée par le Temps. On tire un trait. On clos le chapitre. On tourne la page. L'encre calque le titre du suivant. Nouvelle vie.

Elle, juste une femme.
Moi, juste un homme.
Nous, seulement la vie.
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Re: À l'hôtel

Message par : Alhena Peverell, Mer 1 Mar 2017 - 16:09


Elle s'allume
elle brûle dans la nuit
la flamme
à travers un regard
une cigarette
et les deux s'empressent de tuer tout ce qui se trouve sur le passage
Sans aucune justification, ils achèvent d'un sourire, l'éternel voyageur
puis il fait froid
une brise qui chasse les mensonges
fait apparaitre l'écarlate vérité qui ne demande qu'à mourir sous un tas de gravas
un tas d'année poussiéreux et menteur
où faire l'autruche, se voiler la face, est plus simple
Quand on ferme les yeux, tout est toujours plus simple,
de toute manière.

Le silence se crée. L'écho suit son envole à travers des cris de peur et de joie qui se battent en duel. Qu'est-ce qu'on sait de la vie ? Du destin ? Qu'est-ce qui nous prépare à cette situation ? Comment sait-on quelle est sa réaction ? Et la tienne ? C'est étrange, on ne pourrait pas appuyer mot sur ce que tu penses à l'instant. Ce que tu ressens, ce que tu apprécies le plus en cette soirée. Le fait d'avoir avouer, le fait de n'être plus seule, le fait d'être face à ton miroir et d'assumer enfin les mots : oui, je suis mère. Parce que c'est presque nouveau pour toi, tout ça.

Pourtant,
t'es seule

à l'instant
devant toi y a tous ces passants
peut-être que tu pourrais en tuer un ou deux sur le chemin du retour
pour faire passer cette vulgaire envie
de mourir
de crier

La fumée s'efface et laisse place à un homme désemparé. Il ne sait pas quoi dire. Il balbutie et ses mots ne portent pas de sens. Pourtant son visage parle. Ses traits, aussi beau qu'ils puissent être, l'étincelle de son regard. Il y a même le timbre de sa voix, ses mains, sa position, le rythme de son coeur. Son corps entier parle pour lui. Il n'ouvrirait pas la bouche que tu sais déjà de quoi il en retourne. Il te suffit de le contempler, pour comprendre qu'il est perdu. Plus que toi, c'est certain. T'as mis neuf ans avant de comprendre, alors en une soirée...
Les questions ne cessent d'être angoisse
Qu'est-ce que veut la vie à travers eux
Est-ce un défi ?
Comment on leur apprend à sourire
alors qu'on a pas envie
Comment on fait pour grandir
C'est quoi faire semblant
et pourquoi
parfois
tu fais semblant de nous aimer
Alors
Dis-moi c'est quoi être parent ?

Sourire. Le calme qui fait place. Sous la lune deux âmes qui se jugent :

Evan, tu sais, je ne saurais pas quoi te dire.
Je ne peux pas te rassurer
je n'ai pas les mots pour
Je ne sais pas ce que ça signifie être mère
ou même
être amie
amante
Avec moi tu vas courir
après la lumière
pour attraper des étincelles que tu n'auras jamais
n'espère pas trouver le bonheur à mes côtés
il ne s'est jamais montré
Tu vois, moi aussi je reste dans la confusion
en vrai
je sais pas pourquoi j'ai dit ça
pourquoi j'avais envie que tu le saches
j'avais peut-être besoin
d'une épaule sur laquelle pleurer moi aussi
Et comme à l'époque
Je t'embrasserai de mes lèvres dorées
ferai couler un poison
avant de te jeter
D'un regard je te tuerai
avec un rire je te ferai pleurer
mais avant ça
tu seras heureux
je serai ta muse
pour un temps
ce sera éphémère et illusoire
comme toutes relations que j'entretiens
Je serai là au début
puis je partirai
Oui, je partirai pour pas que ça soit toi qui m'abandonne en premier
parce qu'en vrai : j'ai peur
je vis dans l'éternelle peur
et tu ne pourras pas me retenir
parce c'est moi
je suis comme ça
faudrait que je change
mais j'y arrive pas
les mots ont scarifié ma peau
lacéré mes émotions
criblé de balle ma raison
Et j'ai beau faire semblant
je sais bien que
je ne suis qu'un
animal blessé


Tu sais, tu peux encore fuir toi aussi
après c'est trop tard
tu seras retenu entres mes griffes


Tu t'approches doucement de lui. Vos regards se croisent, un temps. Une seconde qui s'éternise. Il est beau dans l'incompréhension, dans le doute. Il est hors contrôle de sa vie qui s'écroule et tu es la pièce maitresse de la destruction. Cela te plait, ça te rend importante à un certain point. Tu sais que, pour une autre personne sur terre, tu viens d'égayer et noircir son tableau. C'est beau et moche à la fois.
Tes mains se saisissent de son visage. Tu le désarmes avec un sourire, fatigué, mélancolique et pourtant magnifique. Les murmures de la nuit s'enchaine, brise le silence, font voltiger tes cheveux. Ton regard presque attendri, comme si tu étais face à un enfant que tu dois rassurer. Un délicat baisé sur le coin de la bouche.

Ça va... Respire. Réfléchis et quand tu seras vraiment prêt, je t'expliquerai.

Lasse du reste. Tu observes les étoiles, ses iris émeraudes semblables aux tiennes. Tu t'éloignes, doucement, comme si ce n'était qu'un rêve, un mirage. Tu ne pouvais plus le brusquer, pas encore. T'en avais bien assez fait durant cette journée. Sans dire un mot de plus, tu partais. Ton regard disait au revoir pour toi. Main dans les poches, tu soufflais l'air qui se transformer en fumée blanche. Ta cigarette était déjà morte. Elle était consumée, un peu comme ta vie.
Tu te stop
te retourne une dernière fois vers lui
tu sais pas
juste un instant comme ça
tu voudrais courir dans ses bras
le serrer contre toi
oublier le reste du monde mais
non
Tu continues de marcher
tu fuis encore une fois
et tu soupires face à ton incapacité à posséder des relations humaines normales
Toute façon c'est pas comme si tu comprenais quelque chose à la vie


Fin du RP pour ma part
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Re: À l'hôtel

Message par : Evan, Dim 12 Mar 2017 - 13:48


Je suis dans un navire, qui s'effondre en poussières sur une mer qui noie les morceaux, les emporte à ses vagues meurtrières. La tour de ma vie s'effrite, étage par étage, je ne suis plus. Je suis attiré par des limbes qui retirent tout ce que j'avais pensé être. J'étais là. A 33 ans. Père. Ce mot résonnait dans tout mon corps, et j'étais victime de tremblements que je ne pouvais absolument pas contrôler. Séisme émotionnel.

Tremblement de ma Terre.
Secousse de mes émotions.
Et je suis face à un paysage,
Dont je ne discerne pas les effluves.
Les larmes me gagnent ,
Elle s'enfuient sans que je ne leur en donne l'ordre,
Car j'étais devenu un être en désordre,
Perdu à un Chaos insaisissable.

Entre cette rivière salée qui s'étendait sur mes joues, je cherchais de mes yeux du réconfort sur sa silhouette brune. Mon cœur criait si fort et m'envoyait tellement de frissons que je savais que c'était vrai. J'étais un dictionnaire, et elle était celle qui changeait les définitions de ma vie. Elle rayait certains mots, en écrivait de nouveaux. Sous la couverture de trois enfants commun...

Où était ce souvenir ?
Il me lacérait la poitrine,
A ne pas ressurgir à moi,
Je la cherchais dans mes pensées,
Mais je ne voyais qu'un voile indéfini.
Pas même le souvenir d'un drap,
Qu'on aurait tous les deux embrasser,
Par nos corps enlacés,
Pas même le souvenir de ce choix...

La Gardienne revient vers moi, et je m'évanouis dans ses yeux, comme y cherchant une réponse à mes questions. Comme essayant de faire rugir ces instants que j'avais perdus. Mais j'étais un pantin inanimé, elle possédait les ficèles mais ne les utilisaient pas. Ses mains sur mon visage furent comme la brise d'un été, ses lèvres près des miennes comme une promesse de nous revoir. Lanterne qu'elle était, alors que j'avais perdu ma flamme.

Mais vite l'inconnu fit de nouveau surface,
Et je me trouvais derrière le rempart des mots,
Remettant au Temps l'aperçu des réponses,
Et elle s'enfuit comme mon ombre happée par la nuit,
Et je demeure seul avec mes questions et sanglots,
Sanglé à la frontière entre ce que j'étais il y a quelques minutes,
Et ce que j'étais maintenant.
La vérité me détruisait,
Mais l'absence et l'oubli encore plus.

Je regardais l'horizon qui la dérobait à mes yeux. Une dernière fois nos regards se croisèrent, mais déjà le sentiment étrange d'un récit inachevé me consumait. Peut-être que tout cela n'était qu'un rêve ? Que bientôt mon lit m'extirperait de cette idée, de ces larmes qui me paraissaient trop vraies, et que je me réveillerais avec juste des parcelles de ce songe. Mensonge.

Et je m'assis contre ce mur,
Le regard qui fustigeait les étoiles,
Comme si elles y pouvaient quelque chose.
Y avait-il un guide pour devenir père ?
Pour l'être seulement ?
Ma gorge nouée me faisait entrevoir des silhouettes,
Qui demeuraient des ombres sans prénom,
Pour qui j'étais quelque chose,
Mais sur le moment, rien d'autre que le néant.

Un jour la vie toc à notre porte. Elle rentre. Elle s'installe. Elle regarde. Elle dit. Elle dit des choses auxquelles on ne s'était jamais réellement préparé. Et alors, quand elle sort, que la porte est refermée, ses paroles prennent un sens. Et en écrivent un autre. Le sens de la vie, la définition de certains mots, de certains buts, de certains choix. La définition de vivre, simplement...

Et je pensais que les étoiles me comprenaient,
Qu'elles sécheraient ces larmes qui s'échappaient,
Et je pensais que j'étais un homme comme les autres,
Et je pensais que je vivais comme je le voulais,
Sans penser que je pouvais être père,
Sans penser que je l'étais...
Et les étoiles se turent,
Quand les larmes me dirent la vérité...

~ Fin du RP ~
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Re: À l'hôtel

Message par : Esteban R. Lefebvre, Lun 8 Mai 2017 - 22:15


RP avec Elly Wildsmith
LA accordé / Les deux personnages ne se connaissent pas

Puis-je me joindre à vous ? Il relève la tête vers cette voix indéniablement féminine. Il esquisse un micro sourire. En terme d'entrée en matière, il a vu mieux. - Je ne peux refuser la compagnie d'une femme aussi belle. Flatter son ego. Sous-entendre qu'il l'intrigue parmi la gente féminine présente. Moins de dix minutes pour qu'une femme vienne l'aborder. Il n'est pas resté seul bien longtemps dans le restaurant de l’hôtel chic. Son collègue est un bel homme. Dommage qu'il ne soit pas du tout à son goût -sauf peut-être Silwen qui le trouve comment déjà ? Ah oui... alléchant- enfin, rien ne lui assure d'avoir une chance. Finalement, mêler l'agréable à l'utile est une perspective qui l'enchante. Une voix plus grave, aux intonations moins fluettes, une carrure plus virile, un costume noir cintré à l'opposé de son style vestimentaire.

La vengeance est un plat qui se mange froid. Se venger, de son ancien professeur qui est à présent son collègue. Ses phalanges blanchissent à force de serrer ses doigts. Il bouillonne intérieurement. Relaaax. Concentre-toi sur cette charmante compagnie. Impossible. Il ne peut cesser de penser encore et toujours à son plan machiavélique -selon lui-. En quoi consiste-t-il d'ailleurs ? Et bien il- Il se mord brusquement la langue quand la femme se fait beaucoup trop entreprenante. Cette main qui s'avance sûrement de cet endroit trop intime lui donne des frissons d'horreur. Il refrène son envie de lui foutre un coup de poing. Délicatement, il . Un sourire . - Peut-être vaut-il mieux débuter par les... préliminaires ? Le baiser qui s'ensuit après cette phrase des plus équivoque lui procure aucun plaisir. C'est le vide total. Dire qu'il ressent plus de sensations en embrassant son reflet... Pourtant beaucoup d'hommes seraient prêt à tout pour être à sa place !

Le baiser s'éternise. Lui, pour faire bonne figure. Elle, sans doute parce qu'elle y prend du plaisir. Il compte mentalement jusqu'à dix. À combien doit-on interrompre un baiser ? Se demande-t-il inconsciemment. Il a aussi cette vague impression que sa bouche est en train de se faire aspirer...

Evan tu n'es qu'un c*nnard ! Un bruit de succion suit son mouvement trop vif qui l'arrache à cette bouche affamée. Il remarque la jeune femme qui semble le toiser. Puis regarde dans tous les sens, peut-être dans l'attente de voir le fameux Evan apparaître comme une illumination. Mais... il est Evan !

...
M*rde.
Il est dans la moise.
Vite ! Trouve une solution !
Il est un métarmophomage.
Il est maître dans l'art de l'usurpation d'identité.


Il se recompose un visage neutre et pose une main caressante sur la jambe de sa compagne d'un soir. Il reporte son attention sur la blonde. Cela ne fait aucun doute qu'elle connait Evan. Alors, il doit être malin. - Je dois beaucoup te manquer pour que tu cherches perpétuellement ma compagnie. Fait-il remarquer lentement.
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Re: À l'hôtel

Message par : Elly Wildsmith, Lun 8 Mai 2017 - 23:30


Une enquête de routine qu’elle disait. Un simple passage, comme si de rien n’était.  Le propriétaire, moldu, ignorait bien entendu tout des Aurors, du monde magiques, des sorciers en général. Mais Elly faisait sa routine, suivait le petit chemin le long de l’hôtel, entrait. Elle saluait les employés qui avaient pris l’habitude de la voir faire son tour, boire un verre au bar de l’hôtel et repartir comme si de rien n’était.

Terrible ritournelle chaque soir avant de retourner à son appartement qui lui semblait bien vide depuis le départ d’Evan. Bien morne depuis leurs rencontres au Ministère. Et tandis qu’elle ressassait ses découvertes, elle avala d’un trait son shooter de vodka – elle allait finir alcoolique à force de traitrise. En reposant son verre sur le bar, s’apprêtant à partir, elle vit. Elle vit ce qu’elle aurait préféré ne pas voir.

LUI.

Il était là. Et visiblement en charmante compagnie. Un haut le cœur secoua la blonde. Ainsi donc n’avait-il pas de respect, ni pour lui ni pour la mère de ses enfants ? Elly ressentait un profond dégout face à cet homme qu’elle avait pourtant apprécié depuis son année d’étude à Poudlard. Il perdait décidément toute valeur à ses yeux, ne redevenant plus qu’un quelconque idiot dans la masse.

L’Auror sentait la colère battre contre ses tempes, son sang fluctuais à la jugulaire, elle sentait l’accélération de son pouls, son cœur prêt à sortir de sa poitrine et déchirer cet autre qui n’avait que peu d’égard pour les femmes en général. Elle s’élança d’un pas vif et rapide, le regard noir. Elle sentait son animal bouillir en elle. Non, pas ici, pas ça, pas maintenant.

Inspiration, expiration et quelques mots lâchés pour faire descendre cette pression « Evan tu n’es qu’un c*nnard ! » Voilà qui était dit. Un soulagement incertain pointait chez la jeune femme, soulagement qui ne dura pas, malheureusement. Il avait parlé, il s’était exprimé. Une voix froide, un air distant qui tailladait Elly de part en part. Sous l’effet de surprise Elly ne put retenir un « Oh » de franchir ses lèvres. Pour qui se prenait-il ?

Et seulement à cet instant, elle remarqua, la main d’Evan sur cette autre … qu’avait cette femme de plus qu’Elly n’avais pas ? Cette dernière n’aurait pu le dire, étant absorbée dans ce geste qui semblait pourtant complètement anodin à Evan. Un battement de cil, les pupilles qui s’adapte à la violence de ce qu’elle se mangeait de plein fouet. Au délà d’être un menteur, il était véritablement ce qu’elle avait dit de lui, lorsqu’il l’avait aidé à se transformer en renard. Un manipulateur, un Casanova des temps moderne qui n’avais qu’une idée : empiler les conquêtes encore et encore.

- Tu me dégoutes.
Des mots lâchés sèchement, la tristesse avait laissé place à la colère et à la rage. Je ne cherche nullement ta compagnie, tu me tombes juste dessus et crois moi, j’aimerais autant éviter la pourriture que tu es.

Un frisson de dégout lui parcourut l’échine, elle sentait toujours sa colère sous-jacente, juste ici. Entre le cœur et l’abdomen, lui serrant les entrailles. Elle sentait son sang bouillir en elle, si elle ne se calmait pas, le Renard sortirait de sa tanière, ici, devant tous ces moldus.

Non, il ne fallait pas.
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Re: À l'hôtel

Message par : Esteban R. Lefebvre, Mar 9 Mai 2017 - 20:03


Oh ? Comment ça "Oh" ? Est-elle étonnée ? Est-elle malade ? Doit-il lui faire du bouche à bouche ? Hum... non, très mauvaise idée. Il se donne deux grosses gifles mentales. Il faut qu'il cesse d'avoir des pensées aussi saugrenues. Qu'aurait fait Evan dans cette situation ? Se demande-t-i alors que la blonde est prête à attaquer littéralement. Ces jours d'observation ne lui ont pas permis de façonner un Evan mental parfait. Rien qu'une pale photocopie. Mais il se félicite, car le physique et le comportement superficiels sont proches de ceux de l'original.

Tu me dégoutes. Je ne cherche nullement ta compagnie, tu me tombes juste dessus et crois moi, j’aimerais autant éviter la pourriture que tu es. Okay. Donc, s'il a bien suivi jusque là : Evan est un c*nnard et une pourriture qui, s'il en croit l'attitude de la blonde -attitude typique d'une femme jalouse en passant- il est également un Dom Juan né. Il se retint de pouffer en feignant une toux. Bon, il faut qu'il réplique. Il se remémore ses paroles : que fais-t-elle là si elle aimerait éviter sa compagnie. Personnellement, ce n'est pas lui qui l'a invité. Au contraire, sa présence met à mal son plan. Que faire ?

Cela ne se fait pas d'interrompre ainsi les gens... Esteban ou Evan, sursaute légèrement. Mince, il l'avait oublié. Sa main se fait plus coquine ; il l'a remercie silencieusement de son intervention fortuite. Finalement, la voilà son secours providentiel ! C'est donc plus sûr de lui et avec un sourire en coin qu'il reporte son attention sur la jeune femme. Il manque de couiner devant  son expression courroucée. On dirait qu'elle va exploser ! M*rde. Que peut-il bien dire ? Penser comme Evan. Penser comme Evan. Se répète-t-il comme un mantra. Prendre un air indifférent. Lui monter qu'elle dérange. Il regarde les alentours puis la considère et feint un sursaut. C'est d'une voix surprise qu'il lui demande. - Que fais-tu encore là ? je croyais que ma présence t'indisposais ? Vois-tu, je ne cherche nullement ta compagnie. Reprendre ses mots ; soupir de lassitude.
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