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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Pré-au-Lard ~¤~ :: Rues de Pré-au-Lard
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Dans la Pénombre.
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Alicia Steinfeld
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Re: Dans la Pénombre.

Message par : Alicia Steinfeld, Dim 13 Nov 2016 - 17:39


Alicia n'allait pas très bien ce soir. Ces pensées étaient un peu mêlés et tout ce qui en ressortait c'était des pensées très négatives. D'un côté, elle avait essayer de parler rapidement avec sa soeur durant le week-end, espérant que tout irait bien... Mais non. Cette dernière avait encore une fois été méchante avec elle. Pourtant, Alicia ne comprenait pas ce qu'elle faisait qui la fâchait à ce point... La blondinette a toujours été une jeune fille douce et gentille, encore plus avec sa soeur. Lorsqu'elles étaient jeune et qu'Alicia allait à l'école des moldues, elles étaient inséparables... Kelly et Alicia avait passé des nuits à se parler, à rire... Et les journées étaient toutes aussi merveilleuse... Puis lorsqu'ils on vu que Kelly ne recevait pas sa lèvre de Poudlard.... Les choses se sont vite détruites entre les deux soeurs. ET comme si ce n'était pas suffisant, cette semaine elle avait eut des ennuies avec une élève de Gryffondor... Cette certaine Nya avait été méchante avec un des Poufsouffles et l'avait insulté elle aussi... Et bien qu'elle ne se laissait rarement abattre par si peu... Alicia commençait à croire que Nya n'avait pas tord...

Voilà maintenant plusieurs minutes, voir presqu'une heure que Steinfeld marchait sans trop savoir où elle se dirigeait. Tandis que ses pensés s'embrouillait dans sa tête, la blondinette ne pouvait plus s'empêcher d'avoir quelques larmes... Rapidement elle furent plus nombreuses au point où Alicia avait la vue un peu plus flou. Cependant, elle remarqua un gros arbre un peu plus élevé sur une coline et elle se dit que pour le moment, c'était sans doute un endroit plus calme. Toujours en pleurs, mais silencieuse, elle monta la petite coline pour aller s'y asseoir, mais l'improbable se passa.... Alicia n'avait pas remarqué Sean couché au sol et rapidement, elle trébucha dans les jambes de se derniers et se retrouva rapidement au sol à côté de Sean. Alicia soupira, lâcha un rapide "Désoler" et pendant un instant, resta là, couché à plat ventre, le visage caché dans l'herbe. Ses larmes coulaient à présent en silence ( ou presque, puisqu'elle sanglotait légèrement) sur l'herbe fraiche.

Bon sans, cette semaine était pénible....

[HRPG: Désoler du retard!]
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Kohane Werner
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Re: Dans la Pénombre.

Message par : Kohane Werner, Jeu 17 Nov 2016 - 18:31





L'arbre. Est mort.
Et son ombre sans fin se découpe dans la nuit.
Les branches. Tortueuses.
Le tronc froid et sec qui paraît s'affaisser sous tout le poids du monde.
Pas une feuille. Pas un nid. Rien.
Tout est sec en lui.
Pas une source d'eau, de sève. Pas de larmes.
Tout est éteint. Comme une bougie sur la flamme de laquelle on aurait soufflé.
Tout s'est évanouit, évaporé.
La vie s'en est allée, tranquillement. Bagage à la main. Elle l'a caressé une dernière fois avant de reprendre sa route. Pas un regard ensuite. Elle est partie.
Et l'arbre. Doucement. S'est desséché. Doucement. S'est écroulé.
Peu à peu, la vie l'a quitté.
Il a encore vu quelques soleils. Quelques étoiles.
Puis.
Plus rien.
A jamais.

Pourtant, son ombre reste.
Imposante dans la nuit. Imposante sous les étoiles.
Son ombre est là. Le tronc lourd. Le tronc voyant.
Et ses branches. Qui on tendance à se recourber sur elles. Ployer vers le sol.
Ployer sans fruits au bout. Seulement sous le poids de la fatalité.
La lune l'éclaire. Faible lueur. Comme si lui donner trop de lumière romprait le charme.
Un charme terriblement morbide.
Et pourtant, une fascination. Pour cet être vivant qui n'est plus. Cette énergie qui ne coule plus.
Fascination. Pour ces fantômes qui l'entourent. Ceux qui renaissent la nuit. Ceux qui surgissent du néant. Et viennent à nous. Pour nous rappeler combien, ô combien la vie est courte. Futile. Ephémère.
Alors, à quoi bon ? A quoi bon continuer, si tout est si vain ?



Voilà la question que je me pose très souvent. Interrogation qui me tourmente. Me torture.
A quoi bon
Parole de celle qui se sent vaincue d'avance.
Parole de la résignée.
Abandon. Complet. Aux autres. A leur folie.
Et parfois, je me reprends. Il ne faut pas penser comme ça ! Au risque de partir. Engrenage implacable qui conduit au fond. Au gouffre.
Spirale sans fin. Noire, seulement noire. Ténébreuse. Effrayante.
La spirale qu'on tente d'éviter. Autour de laquelle on tourne tout en gardant ses distances. Car le moindre faux pas, le moindre centimètre de trop, elle nous attrape, nous arrache. Nous agrippe. Pour couler. Avec nous.
Alors je refuse de partir avec elle.
Et j'arrête. De me demander. A quoi bon ?
Même cette question est vaine, de toutes les façons. Donc autant ne pas se tourmenter avec quelque chose qui ne fera qu'empirer la situation. Qui ne rendra les larmes que plus amères et la rage plus grande. Destructrice au lieu d'être source de renaissance.

Pourtant, cette nuit, face à l'arbre, ça me reprend.
Et toi, t'es mort de quoi ?
C'est qui, qui t'a tué ? Hein ? Dis.
De quoi t'as crevé, toi ?
Les Hommes et leur folie ? Leurs macabres habitudes ? Leur violence sans fin ?
Hein ? Allez, parle ! Réponds ! Réponds donc !
De quoi t'es mort...


Silence. Parfait.
Rien ne répond. Hormis la légère brise qui se lève. S'engouffre dans mes cheveux. Pas dans les feuilles. Il n'en a plus, de feuilles. Il n'a plus rien. Seulement l'odeur du trépassé. Seulement cette p*tain d'odeur qui s'est faite maîtresse dans ce monde en ruines.
J'attends. Et les secondes s'égrainent.
Une-deux-trois...
And...? Toujours pas de réponse ?
Eh, oh !
Quatre-cinq-six...
Il ne se passera. Rien. Du tout.
Je le sais pertinemment. Alors... j'sais plus pourquoi je reste ici.
C'est tout mort. Et je ne veux pas crever avec eux.
Moi, j'veux vivre.
Donc faut m'en aller. C'est ça. Ou crever au pied de l'arbre. Au choix.



Un temps. Encore. Puis je tourne les talons.
Laisse les fantômes là où ils sont. Je n'ai pas besoin de leur compagnie pour me rappeler. La mort. Et la folie. L'horreur. Et la souffrance.
Je marche, donc.
Ou déambule.
Ou erre.
J'avance, c'est tout. L'unique chose qui compte. Avancer. Oublier l'arbre mort dont la silhouette se découpe dans la nuit de Pré-au-lard.
Je marche. Sans but. Sentir seulement l'air frais sur les joue. Parfois, lever la tête. Le ciel est dégagé. La lune. Mais surtout elles. Les étoiles. Amies d'un rêve. Amies parmi lesquelles j'ai eu la chance de voler. Une fois. En compagnie de ce frère d'alcool, frère que j'aime plus que tout au monde. Déployer nos ailes et partir. On l'a fait.
Alors j'esquisse un sourire à ces vieilles amies. Amies d'un autre monde. D'une autre galaxie.



Soudainement, quelque chose attire mon attention.
C'est une ombre. Seulement une ombre.
Elle passe. Et je me raidis. Crainte au fond des entrailles.
Les ombres, j'les connais à force. Je sais... qu'elles peuvent être cruelles. Frapper sans autre raison que le plaisir sadique.
Les ombres, elles me font peur.
Je veux les fuir. Mais elles me collent aux basques.
Pourtant, elle, non. Elle ne paraît pas m'avoir vue.
C'est moi, qui l'ai remarquée en premier. Moi, qui suis sa trajectoire du regard. Sa silhouette qui se découpe dans le noir, comme l'arbre. Sauf qu'elle, elle est vivante. Enfin, en partie, du moins. Il y a peut-être une part d'elle qui est morte. Détruite. A jamais.
Je reste immobile dans la nuit et regarde où elle va.
Là. Là-bas.
Vers la colline. Vers le point. Lumineux.

La lumière. Faiblarde et pourtant présente.
La lumière. Phare dans les entrailles obscures du Monde.
Elle est attirée par elle, j'en suis sûre.
Elle y court presque.
La colline. Le gros arbre. Peut-être plein de sève, celui-là.
Elle y vole de ses ailes invisibles. Et, s'en m'en rendre compte, je lui emboîte le pas. En gardant une distance raisonnable.
Est-ce pour elle, que j'y vais ? Ou pour la lumière, minuscule lueur au fond de l'entonnoir ?



Je m'arrête à quelques mètres. Quand l'ombre paraît s'étaler au sol.
Je ne bouge plus. Ne respire presque plus.
Et si c'était un piège ? La lueur, un appât pour attirer les ombres à moitié noires qui crèvent encore d'envie de voir du blanc. Des âmes qui espèrent encore être sauvées.
Je reste immobile, à guetter.
M'attends à voir surgir le monstre qui la dévorera toute crue, cette ombre-là.
Mais...

Rien. Absolument rien.
Pas de mouvement. Du moins pas de mouvement perceptible.
Et si elle s'était déjà faite bouffer, la pauvre petite ?
Et s'il la tenait déjà entre ses griffes effrayantes, le démon de la nuit ?
Que faire...?
Y aller ? La sauver ? Ou me sauver ?
L'hésitation est longue. Ou courte. J'en sais rien, en fait. Je n'ai plus aucune notion. Du temps. De l'espace.
Je suis seule au pied d'une colline.
Et, prenant mon cerveau de court, mes jambes me propulsent.
Un pas, deux pas. Des pas rapides, vifs. Les poings serrés. La baguette à portée de main.
Souffle. Court.

Surgir. En haut de la colline.
L'arbre. Plein de sève. Il n'est pas mort.
Et le monstre... n'en est pas un. Pas plus que l'ombre n'en est une.
Il y a lui et la lueur. Lui et sa baguette, et son regard qui vole. Au-dessus. De tout. Cosmique. Il est avec elles. Les boules scintillantes de la voûte céleste.
Il y a elle. Par terre. Celle que je croyais n'être qu'une ombre mais est plus que ça, en vérité.
Je les regarde un court instant. Silence.
Puis je m'accroupis. Tend un bras vers elle. Elle est vivante. Je le sais. Le sens. Son corps. Tremble sous les flots. De larmes.
Poser une main sur son épaule.
Un contact. Humain. Pour arrêter les tremblements.
Les cascades salées sont les plus dures à arrêter. Je le sais.

-Les étoiles sont trop belles ce soir pour qu'on leur offre le spectacle des larmes, je prononce d'un ton doux. Presque murmure.

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Sean Balor
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Re: Dans la Pénombre.

Message par : Sean Balor, Mar 22 Nov 2016 - 20:17


Un choc, un seul choc. Il l'avait ressenti sans le voir alors qu'il était perdu au fond des étoiles à la recherche. Quelque chose était tombé à ses côtés, il ressentait une présence étrangère. Était-ce un avertissement de la lune ? C'était une question dont il ignorait la réponse aussi logique fut elle jusqu'à ce qu'il vit bouger la chose en question. C'était bien humain et il chercha sa baguette ayant couru un peu plus bas dans le vallon, fuyant son utilité et éclairant le sol plutôt que les étoiles. Il quitta légèrement son coussin d'herbe fraiche pour se saisir de Sombreval le temps qu'une nouvelle ombre s'ajoute au tableau. Et celle-ci parlait. Elle rassurait l'autre comme une grande sœur rassure sa cadette un jour d'orage. L'irlandais ne put alors s'empêcher de passer la lumière de sa baguette sur les deux ombres révélant leur visages. La première qu'il découvrit était une petite femme à peine plus grande que 3 pommes, du moins pour lui, aux cheveux passant des ténèbres à la lumière lorsque son sort l'éclaira. Une charmante jeune fille, probablement encore à Poudlard, aux traits délicats et qu'on se plairait à regarder sans fin si le temps était un bien à perdre. La seconde ombre interrogea l'Auror au moment où il la vit, une jolie cascade d'or était au sol tranquillement, presque paisiblement si on excluait les quelques sanglots, alors que sa propriétaire face contre terre semblait attristée par l'évènement qui venait de se passer. Doucement ainsi que de façon compréhensible, et pour ne pas vexé les ombres, il murmura quelques mots à la rivière.

- Désolé j'aurai du éclairer plus fort ma position tu vas bien ?

Il faillit accompagner ses dires par une proposition d'aide pour se relever mais la demoiselle qui s'était présentée avant lui avait déjà fait cet effort ainsi il crut bon de ne pas vexer la jeune femme en se proposant à sa place, et en réfléchissant à cela il remonta les yeux vers le ciel. Observant les étoiles être cachées par ces maudits nuages que les Néphélées emmenaient pour lui gâcher son doux spectacle, leur urnes remplis d'eau fêtant bientôt leur probable victoire sur une femme encore plus belle dont leur jalousie devait ravir l'esprit tant on oubliait si souvent de lui rappeler que toute femme est belle mais elle encore plus que les autres de par son teint dorée et ses longs cheveux noirs perlés de broches d'ors accompagnées de son diadème d'argent. Il ne manquait plus qu'à l'irlandais de priait Ether pour qu'il lui ramène sa douce avant la fin de la nuit sinon contraint par ces diablesses il devrait attendre le lendemain aux premières heures de la nuit pour observer de nouveau son amante sous son meilleur jour.
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Aiko Wilkerson
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Re: Dans la Pénombre.

Message par : Aiko Wilkerson, Mar 27 Déc 2016 - 14:50


Spying w/ Liskuvo et Malicia

Aujourd'hui j'avais une mission, m'enfin c'était plutôt un plan foireux mais passons. J'aimais bien les trucs qui sortaient de l'ordinaire et j'aimais bien m'amuser jusqu'à prendre des risques. Aujourd'hui était un jour à risque, en quelques sortes. Depuis les cours de potion, je m'étais dis que Malicia était une personne intéressante, un peu trop même. Et c'est avec un camarade de cours, Liskuvo plus précisément, que j'avais eu l'idée d'espionner la belle Evans. En réalité je savais pas si c'était une bonne chose, vous savez, s'immiscer dans la vie des gens patati et patata mais comme je le disais, aujourd'hui était un jour à risque. Si on se faisait prendre, on était mort. Plus ou moins.

Il était dix-neuf heures, la nuit était déjà tombée depuis un petit bout de temps. C'était ça l'hiver, jour tard, nuit tôt, comme si les ténèbres s'appropriaient la météo. Le vent soufflait un peu ce soir-là, les arbres dansaient presque. Pas de feuilles, seulement des branches courbées, fissurées, fourchues. Tristesse de decembre, terreur de l'hiver. Pré-au-Lard ne dormait pas, pas du tout. Il était encore tôt bien que la pénombre eut pris place quelques heures plus tôt. Les trois balais ainsi que la tête du sanglier étaient encore ouverts, ouvert encore très tard. Dans l'allée principale, des vendeurs de marron et vin chaud s'étaient appropriés les lieux pour en faire leur commerce. Méthode ma foi bien moldu, démocratisée au fil des années, les sorciers aussi aimaient ces rituels. Assise sur un banc, une jambe au-dessus de l'autre et bras croisés j'attendais mon complice, savant pertinemment que Malicia allait arriver d'un instant à l'autre.  
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Liskuvo Kalsi
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Re: Dans la Pénombre.

Message par : Liskuvo Kalsi, Mar 27 Déc 2016 - 22:16


Rp avec Malicia et Aiko

La froid présent dans toute l'Angleterre avait réussi à me tuer à petits feux. Je n'en pouvais plus. Je voulais qu'il fasse de nouveau plus doux et que j'arrête de me geler dès que je voulais sortir dehors. Surtout comme aujourd'hui où j'avais promis à Aiko, camarade de classe, de l'accompagner pour une autre des histoires idiots dont j'avais le secret. Il avait fallut que je lui dise qu'on espionnerait notre professeure de potion. Il avait fallu que cette même professeure se retrouve à Pré-au-Lard en début de soirée. Donc il avait fallu que je m'habille chaudement. Que je sorte de chez moi. Que je me déplace lentement vers le lieu de rendez-vous avec Aiko.

Nous avions choisi un banc, lieu de bien des rencontres banales comme lieu d'échange de secrets. Le banc m'avait paru parfait. Personne ne nous remarquerait et nous pourrions remarquer tout le monde. Deux ados sur un banc ça inquiétait quelqu'un ? J'en doutais fort. La prof de potion m'avait paru étrange, c'était pour ça que j'avais émis l'idée de venir l'espionner elle plutôt qu'un autre. Toujours fatiguée, réputation de fêtarde chez les élèves. Les personnes qui font la fête ont toujours des secrets à cacher, quoi qu'on dise. Personne ne se perdait dans la drogue et la boisson si il n'était pas lui-même un minimum dérangé.

Malicia était dérangée.
J'étais un peu dérangé.
Aiko ? Peut-être. Trop tôt pour le découvrir.


Les lumières des bars de Pré-au-Lard étaient toujours allumées, un classique. Pourquoi fermer alors que la soirée ne faisait que commencer. Les nombreux cocktails des 3 Balais étaient plus agréables à siroter au beau milieu de la nuit plutôt qu'en pleine après-midi, lorsque les élèves étaient toujours présents pour juger des adultes. Je trouvais ça logique, c'était sûrement pour ça que Malicia était de sortie en cette belle soirée glacé.

J'aperçus Aiko sur le banc. Je souris. Elle était venue, ne m'avait pas laissé en plan. J'étais positionné derrière-elle, impossible pour elle de m'apercevoir de ma position. Je décide de mettre en oeuvre mes talents d'espion.

Je m'approche.
Lentement.
Plus près.
"Bouh !"


Bon d'accord je suis idiot, mais ça m'avait amusé. Je fais tranquillement le tour du banc puis vint m’asseoir à côté d'elle.

-Désolé du retard, ça fait longtemps que t'attends ? J'avais un peu peur que tu ne viennes pas et me laisse en plan, ça fait plaisir de te voir !

Sourire sincère. Il faut qu'on se fasse confiance pour cette opération suicide. J'ai confiance en le fait qu'elle me suive. J'ai confiance en Malicia pour me dire qu'elle ne va pas se laisser duper et qu'on va se faire prendre. Le but étant de se faire prendre le plus tard possible. Restant caché dans la pénombre.

-J’espère qu'elle va venir, pas envie de rester sur ce banc toute la nuit. Ça caille.

J'inspecte les environs, elle va venir. J'en suis sur.
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Malicia Evans
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Re: Dans la Pénombre.

Message par : Malicia Evans, Dim 1 Jan 2017 - 5:14


J’ai à faire.
Affaires.
Urgentes.
J’ai plus de quoi voler.
Depuis deux jours.
Je vais mal.
Je tremble.
Bouffées de chaleurs.
Sueurs froides.
Je pourrais tuer quelqu’un tellement j’ai les nerfs à vif.
Je quitte mon appartement
Avec presque rien sur le dos.
Une robe, légère et ma cape de sorcière.
La capuche rabattue sur ma tête,
Je passe inaperçue.

Je marche. Sans m’arrêter. Je ne ressens même pas le froid tellement le syndrome de manque est puissant. J’approche de Londres. Je longe les murs, m’appuyant parfois contre pour reprendre contenance. Je vois floue, je ne me sens pas bien. Je relève la tête difficilement, je ne regarde même pas autour de moi, j’en ai pas la force. Je continue d’avancer. Faut que j’aille à un endroit précis. J’arrive près d’un carrefour. Je vois l’endroit en question, l’appartement d’un ami.
Je sonne chez lui jusqu’à ce qu’il réponde. Une heure plus tard, je sors de chez lui. Les pupilles extrêmement dilatées, un sourire aux lèvres. Je me sens mieux. J’ai de quoi tenir quelques jours encore.

Je marche rapidement pour atteindre le côté sorcier. Chemin de Traverse. Je passe mon chemin, j’ai envie d’aller au village à côté. Pré-au-Lard. Je vais pouvoir profiter de ma soirée tranquille, ne plus penser à ma crise de manque d’il y a quelques heures. Il y a encore du monde au Pré-au-Lard, des élèves, des inconnus, des connus. Je ne fais attention à rien. Je suis en train de voler. Haut. Très haut. Je passe devant plusieurs personnes, sur des bancs ou en train de marcher, j’ai pas bien regardé. Faute d’inattention, je fais tomber un morceau de papier avec une adresse inscrite dessus avec des noms. L'écriture est presque illisible. Il y a les noms des personnes qui achètent de quoi voler. Je ne fais attention à rien, je continue d’avancer en dansant à moitié. J’approche d’un bar, moins connu des étudiants. Il n’y a quasiment personne à l’intérieur. Je décide d’y entrer, histoire de boire un verre. Ou deux.
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Aiko Wilkerson
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Re: Dans la Pénombre.

Message par : Aiko Wilkerson, Ven 6 Jan 2017 - 18:21


Le froid me guette, il m'attend pour me tuer, entrer et me congeler. Un souffle, de la buée, je respire. Ils vont bientôt arriver, Liskuvo et Malicia, j'attends patiemment, c'est tout ce qu'il y a à faire. Je regarde mes mains, elles ont rongées par le froid. Y'a des micros-coupures et des rougeurs, elles sont sèches. J'ai pas de gant. Je souffre. J'aimerais en acheter et au moment où je bouge on m’attrape les épaules avec un « bouuh », je sursaute, mon cœur s'emballe à mile à l'heure et ça me réchauffe. Je me retourne et je vois mon complice, il est enfin là. Parfait. Il pensait que j'allais le laisser en plan, il est fou lui, jamais je rate une partie d'espionnage. Pour une fois que quelqu'un veut faire ces conneries avec moi, autant en profiter. Je me lève du banc et m'étire. Il espère voir son arrivée. Je ne m'inquiète pas pour ça, je suis sure qu'elle va apparaître d'un moment à l'autre. Je joue avec mes poignets comme un échauffement, mais c'est juste pour pas rester statique, j'ai pas envie de faire du sport. J'hausse les épaules deux trois fois et j'observe les ombres. Beaucoup passent près de nous, et une en particulière. Avec sa dégaine noire défoncée, pas de doutes à se faire. C'est celle qu'on attendait.

- Regarde qui voilà. Je fais une petite tape à Liskuvo pour attirer son attention. Allez on y va.

On avait plus qu'à suivre la belle maître des potions et voir ce qu'elle trafiquait, c'était kit ou double. Soit on allait totalement bien s'amuser, soit on allait être grave déçu de la situation, on verrais bien. Boaf, noir dans le noir ça allait, si on faisait pas trop bruit y'avait moyen de pas se faire repérer. Je marchais comme un chat au milieu des œufs, métaphore hardcore but réaliste. Si on se faisait choper c'était la fin d'une vie. Bref. On suivait la grande qui s'aventurais dans des petites ruelles sombres et lointaines de l'artère principale, des ruelles où on traînait pas tous les jours, l'arrière du village, les devantures inconnues. Les néons des lampadaires éclairaient à peu près, nos pas dans la neige laissaient des traces, et les quelques couleurs discernables semblaient bien trop sombres. L'hiver et la nuit faisaient peur. Elle voulait boire un coup dans ce bar, bar presque inconnu, pour les reclus de pré-au-lard, why not. On attendait qu'elle rentre et hop, à nous. J'ouvrais la porte d'entrée qui grinçait, un mec sortait, il larchait pas droit, ça annonçait la couleur. On avait plus qu'à se prendre une table avec vu sur Evans. Je m'en chargeais. Je donnais quelques gaillons à Liskuvo.

- Tu me prends un chocolat chaud ? Je vais trouver une table pour observer.

J'étais pas vraiment sure qu'on puisse trouver un chocolat chaud dans un tel bar mais bon, j’arrêtais de réfléchir et je m’exécutais, attendant mon collègue.
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Liskuvo Kalsi
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Re: Dans la Pénombre.

Message par : Liskuvo Kalsi, Lun 9 Jan 2017 - 0:41


Il n'a pas fallu attendre longtemps, alors qu'Aiko s'amusait à s'échauffer, comme si elle allait faire un marathon, l'ombre mouvante qu'était la  professeure de potion passa près de nous alors que je venais d'arriver, comme quoi j'avais failli la rater. Aiko me la montre du doigt, oui c'est bien elle. La gryffondor est d'accord avec moi, il faut la suivre avant de la perdre, on est pas venu pour perdre notre cible de vue à la première marche.

Je me lève, pas rassuré sur ce qu'il va se passer. Si on se fait prendre elle va nous faire boire ses potions bizarres et on va finir la tête retournée sur une table. Il faut qu'on soit prudent, et à ce jeu là Aiko est une pro, elle se déplace sans bruit, complètement invisible pour quelqu'un qui ne sait pas ce qu'on veut faire, j'essaye tant bien que mal de la suivre discrètement, j'imagine que je suis plutôt pas mauvais non plus parce j'arrive à récupérer un bout de papier que j'aurais juré être tombé de sa cape, enfin de son ombre.

Je n'essaye même pas de déchiffrer, je garde la petite note pour plus tard, histoire de pas les perdre de vu. Aiko est déjà un peu plus avancé que moi, je la rattrape rapidement, puis me remets dans ses empreintes, elle est vraiment forte, je suis impressionné. Il faudrait vraiment avoir un esprit tordu pour comprendre qu'on prend en filature la dingue des potions. Les ruelles s’enchaînent et ne se ressemblent pas, je ne suis jamais venu par ici. Evans doit être une pro des endroits un peu tordus de Pré-au-Lard.

On s'engouffre peu à peu dans l'ombre, je ne peux plus jurer que c'est bien notre cible devant, si je la lâche des yeux une seconde je la perds, c'est simple. Elle rentre dans un bar. On la suit, laissant un petit temps, faut pas qu'elle nous remarque non plus. Rentrée dans le bar, Aiko s'empresse de me filer ses gallions et d'aller chercher une table. Je vais devoir me mettre à la lumière pour récupérer un pauvre chocolat chaud. Pourvu qu'elle ne m’aperçoivent pas. Manquerait plus que ça. Aiko m'abandonnerait à mon sort.

Je prends deux chocolats chaud au comptoir, le gars m'a regardé bizarrement, il ne doit pas avoir l'habitude qu'on lui prenne une boisson non alcoolisé. Je ne fais pas long feux devant lui et file rejoindre Aiko à la table. Je sors alors de ma poche le petit bout de papier, tout fier de moi. L'observe, puis me tourne vers elle, déçu.

Regarde ce qu'elle a fait tombé ! T'arrives à lire quelque chose ? On dirait des noms mais impossible de savoir ce que ça veut dire.

Je lui tends le petit papier, si elle peut faire quelque chose avec, qu'elle ne s'en prive pas. D'ailleurs la table qu'elle a choisit est très bonne, bien planquée dans l'ombre, je cherche Malicia du regard, on a limite fait le plus dur là.
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Malicia Evans
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Re: Dans la Pénombre.

Message par : Malicia Evans, Ven 20 Jan 2017 - 18:50



Dans un bar.
Encore un bar.
De toute façon quel établissement pourrait accueillir quelqu’un comme moi.
Une droguée.
Paumée.
Qui a cessé de se battre.
Installée au comptoir, je commande un verre.
Alcool fort.
N’importe lequel.
Le barman me sert, je ne le regarde même pas.
Je prends le verre dans ma main droite et observe un peu l’assemblée.
Le bar n’est pas complètement vide mais je l’ai connu plus remplis quand même. Je reconnais quelques personnes, des sorciers pas nets, vraiment pas nets pour le coup. Certains viennent me saluer, je leur réponds d’un sourire. Faux
Je ne viens pas ici pour voir des amis ou quelque chose dans ce genre là.
Non, je viens juste dans des endroits miteux comme celui-ci pour éviter de croiser des personnes qui connaissent ma véritable identité. Ici, ils m’appellent Sarah. Ils ne posent pas trop de questions, évitent de m’em*erder. C’est le principal.

Je retourne à mon verre, bois quelques gorgées.
Puis je sens une main sur mon genou
Qui remonte doucement.
Mon regard se relève brusquement vers le possesseur de la main.
Un sorcier passablement éméché.
Un regard vide,
Un sourire malsain.
Je dégage sa main d’un geste brusque.
Ma baguette glisse de ma manche
Et je plaque le bout sous son menton.
Menaces du bout des lèvres.
J’ai la baguette qui me démange.
La magie crépite au creux de ma main.
Comme la dernière fois, j’aurais dû laisser ma magie exploser. La contenir me détruit.
J’informule un #Ensoporis.
Ne pas péter un plomb.
Pas cette fois-ci.
Alors qu’il tombe au sol, ma baguette retourne à sa place initiale. Je me tourne vers le comptoir pour terminer mon verre. Personne ne semble vouloir me faire des remarques sur le client endormi à mes pieds. Tant mieux. Je laisse les pièces nécessaires sur le bois et descend de mon tabouret. J’écrase à moitié le sorcier sous mes chaussures et quitte l’établissement.
Je reste un moment appuyé contre le mur extérieur près de l’entrée et je m’allume une cigarette.





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Re: Dans la Pénombre.

Message par : Liskuvo Kalsi, Jeu 2 Fév 2017 - 20:43


Air absent, papier inutile en l'état. Je le garde quand même, c'est toujours intéressant. On sait jamais ce qu'il peut se passer, pour peu qu'il m'arrive quelque chose, qu'on se rende compte que je suis Miss Evans depuis tout à l'heure. J'aurais toujours ce papier pour la discréditer aux yeux de Kholov, personne ne veut d'une prof qui écrit des mots bizarres sur un papier c'est connu. Si j'arrive à découvrir ce qu'il y a écrit c'est le bon plan là. Et j'ai rien eu à faire pour éviter tout ça.

J'observe les tables, tous ceux présents ici sont des sorciers et des sorcières qui paraissent un peu perdus, tous bourrés j'imagine. Pas un pour rattraper l'autre. Je suis même pas sûr qu'ils soient en état de tendre une baguette pour se battre, c'est pitoyable. Le serveur apporte un alcool fort à Miss potions, ça parait assez logique. Y'a rien d'étonnant à aller se bourrer dans un bar après tout. Je lâche mon regard, préférant observer la salle, après tout elle risque pas de filer tout de suite, une bouteille puis une autre puis une autre. Je connais ça, elle est pas sortie avant une bonne heure. Quand elle sera à peine capable de se mouvoir, et ce sera encore plus facile de la suivre. L'affaire est facile finalement.

Les sorciers discutent tous entre eux, c'est peut être un bar d'habitués. Y'en a plein des comme ça à Pré-au-Lard, c'est devenu une habitude d'aller toujours au même endroit. Découvrir des nouveaux endroits c'est trop difficile, vaut mieux rester sur ce qu'on connait comme on dit, non ça se dit pas en fait, mais quelque chose comme ça. Je me perds dans mes contemplations, regardant le bar d'un air absent. J'aimerais pouvoir boire un peu d'alcool là en fait. C'est tellement mieux que ce pauvre chocolat chaud. Mais non. Pas l'âge. Pas envie d'attirer les soupçons non plus, je suis pas dingue.

D'ailleurs. Regard qui se tourne. Zut ! Elle est où ? Elle est plus assise, c'est quoi ce délire... Je me lève prestement de la table pour me précipiter vers la porte. Elle va pas filer comme ça sur une erreur de ma part non plus. J'aurais du vérifier, c'est pas possible. Ce que je peux être bête parfois, faut vraiment que je fasse plus attention dans ces cas là, j'ai tout gâché.

J'ouvre la porte en grand. La faisant taper contre le mur. J'ai les yeux écarquillés. Je tourne la tête pour voir où elle est partie, et puis je la vois. Pas loin. Contre le mur. "Oh ! Euuuh..." Je la regarde, je laisse échapper un rire nerveux, je panique un peu en fait. Elle va me tuer si elle reconnait un élève. J'essaye de reculer lentement vers la porte, pour retourner me cacher dans le bar. Mais en repartant je frappe la porte qui se referme et je me retrouve appuyé contre. Aïe Aïe Aïe.
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Re: Dans la Pénombre.

Message par : Malicia Evans, Jeu 16 Fév 2017 - 14:03


consume
consume ta vie
consume ta cigarette
consume ta soirée
tristesse prend le dessus
lassitude aussi
tu n'as plus l'envie de batailler
tu veux voler
tu veux partir d'ici
tu n'es pas faite pour être sur terre
mais quelque chose t'en empêche
tu es rattachée au monde
même si tu essayais
tu ne pourrais pas le quitter
à croire que tu es destinée à vivre dans un monde qui n'est pas le tien

appuyé contre la façade du bar
ta cigarette à la bouche
ton regard dévie dans les étoiles
et tu te laisses happer
ça serait si paisible si tu pouvais voler au milieu des astres
tu ne serais plus obligée de garder les pieds sur terre
tu pourrais te laisser porter comme bon te semble
tu n'en peux plus de cette routine
elle s'installe
bousille ton moral
plus rien ne bouge
tes actes sont d'un redondant
après ta cigarette
tu partiras dans un autre bar
comme d'habitude
tu ne veux pas rentrer chez toi
faire face aux ombres qui se penchent sur ton lit
trop tôt
trop sobre
trop consciente

tu t'apprêtes à jeter ta cigarette
la porte du bar s'ouvre à la volée
claquée contre le mur
tu la regardes étonnée
un garçon sort précipitamment
il te semble bien trop jeune pour ce genre d'endroit
son visage ne t'es pas inconnu
tu l'as déjà aperçu
comportement suspect
tu continues de l'observer
attendant qu'il se décide à parler
la porte se referme sur lui
bloqué avec toi
il n'aura pas d'autre choix que de parler

Tu cherches quelqu'un peut-être ?

tu continues de l'observer
minutieusement ton regard détaille le jeune homme
tu cherches où est-ce que tu as croisé ce visage
tu n'as pas forcément la mémoire des prénoms
mais les visages se gravent dans ton esprit
tu réfléchis un temps
puis flash
tu l'as vu dans le château ce gosse

Tu es élève à Poudlard, c'est ça ? Qu'est-ce que tu fais ici à cette heure-ci ?
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Re: Dans la Pénombre.

Message par : Liskuvo Kalsi, Dim 5 Mar 2017 - 13:40


Elle m'observe, elle est bizarre. Elle me fait peur, plus que de raison. Je sais pas par où m'enfuir, quitter ce regard inquisiteur.  Dans Poudlard j'aurais été en sécurité, protégé par les lieux, ici je me sens vulnérable face à cette prof. Je n'ai aucune idée de ce qu'elle pourrait faire, après tout personne n'est là. Même ma camarade a disparue, volatilisée dans l'espace. Je cherche du regard un endroit, elle bloque le passage, je suis comme pris au piège, avec des murs de chaque côté, et elle, le mur qui se rapproche, qui oppresse.

Tu cherches quelqu'un peut-être ?

Comme une perche qu'elle me tend, chercher quelqu'un, oui je cherche quelqu'un. Mais le soucis, c'est que c'est elle que je cherchais, que j'espionnais. Puis je ne suis pas très bon menteur, ça se voit tout de suite quand je mens, elle le verra. Lui dire la vérité, pas toute cependant, reste la meilleure solution. Je soutiens son regard, les yeux écarquillés.

- M..oui je cherchais quelqu'un.

Elle me détaille. Je sens une onde de soulagement, elle n'a pas l'air de réellement savoir qui je suis. Au pire je lui donnerais un faux nom. Je peux me faire passer pour le lèche botte de service, Alex, où même pour n'importe qui dans Poudlard, je doute qu'elle ait une grande mémoire des prénoms, sûrement qu'elle nous prend tous pour des moins que rien et ça s'arrête là. Je reprends un grain de confiance, ça peut passer....ça peut passer...Minute. si je lui donne un faux nom. Elle s'en rendra compte quand on sera en cours. C'est pas la bonne idée en faite. Je déglutis.

Tu es élève à Poudlard, c'est ça ? Qu'est-ce que tu fais ici à cette heure-ci ?

ah elle m'a remit un peu. Je hoche la tête lors de sa première question. Je me laisse le temps d'y réfléchir, de faire en sorte de pouvoir m'en aller sans encombre. Je connais des gens qui savent inventer des mensonges effrontés sur le fil en un clin d'oeil. J'essaye de reprendre leur visage, leur expression. Leurs idées. Créer quelque chose qui fasse en sorte qu'elle me croit assez pour me laisser passer sans poser trop de questions. Je mets la main à ma poche. Serrant de toutes mes forces le papier trouvé. Maigre butin de cette filature. Puis je m'élance, marchant lentement, me rapprochant d'elle. Tout en parlant.

- Je cherchais quelqu'un. Maintenant que je l'ai trouvé Je fais un signe de main vers l'intérieur du bar, elle peut pas connaitre tout le monde c'est impossible. Je vais rentrer dans Poudlard, je crois que c'est le mieux...

Ce disant j'arrive à son niveau, l'envie de courir se fait grande, j'imagine que je cours plus vite qu'elle. Mais un sort est si vite parti. C'est comme un animal sauvage, faut pas faire de mouvements brusques, juste faire comme si tout était normal. Un pied devant l'autre. Encore. Encore.
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Re: Dans la Pénombre.

Message par : Malicia Evans, Ven 17 Mar 2017 - 13:41


Il ne semble pas à l’aise. Je le sonde du regard, je ne comprends pas vraiment ce qu’il se passe ce soir. J’ai l’impression qu’il y a un truc qui m’échappe, plus que d’habitude. Réponse à ma première question, il est donc élève à Poudlard. Dehors après le couvre-feu mais je me fiche qu’il soit là. J’ai pas envie d’être professeur ce soir. Juste une inconnu qui fume sa clope et qui profite des bars.
Sa main file dans sa poche, ma main file sur ma baguette prête à répliquer en cas d’attaque. Bien que ça serait inconscient de la part de l’élève.

- Je cherchais quelqu’un. Maintenant que je l’ai trouvé. Je vais rentrer dans Poudlard, je crois que c’est le mieux…

Je continuais de le regarder, suspicieuse. Je ne sais pas, je n’ai pas confiance en lui. Il a quelque chose de louche. Je regardais par la fenêtre du bar pour voir qui répondait à son geste de la main. Mais rien. Alors qu’il arrivait à mon niveau, il continuait d’avancer comme pour s’enfuir.
Je me retournais et l’attrapais au coude.

- Avant de partir, je veux ton nom.

Son comportement est trop suspect pour que je le laisse partir sans rien dire. Avoir son nom me permettait de garder un œil sur lui. Même de loin. Je ne sais pas pourquoi mais j’ai l’impression que je n’ai pas fini de le croiser.
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Re: Dans la Pénombre.

Message par : Liskuvo Kalsi, Sam 25 Mar 2017 - 8:40


LA de Malicia.

J'essaye de m'enfuir, de rejoindre enfin un endroit moins malaisant. Je me sens mal par ici, proche de cette prof un peu étrange qui passe sa vie dans les rues mal famées de Pré-au-Lard. Si au moins j'avais pu en apprendre plus ça aurait été sympa mais à la place on se retrouve dans une bêtise totale, coincée entre la prof et la liberté, avec simplement ce bout de papier débile dans la poche. J'ai peur de le faire tomber en plus, je suis pas quelqu'un de très attentionné avec mes affaires, suffirait de pas grand chose pour qu'il parte au gré du vent, loin de tout.

En passant près d'elle j'ai l'impression un instant qu'elle va me laisse partir tranquillement, j'aurais pensé qu'elle était pas en état de continuer et de faire plus pour en apprendre sur moi, mais faut croire qu'elle a pas assez bu ce soir pour être totalement perdue. Suffit que je la dépasse d'un peu pour qu'elle m'attrape par le coude. Je retiens un juron qui voulait sortir, faut pas stresser elle me fera rien. J'essaye de me persuader tant bien que mal qu'elle est pas méchante, juste un peu perchée.

- Avant de partir, je veux ton nom.

Je devrais pouvoir répondre à ça. Enfin, je devrais peut-être en donner un faux, de nom. Après tout on sait jamais, je veux pas être dans les petits papiers de ce genre de personnes. C'est rarement quelque chose de bon. Je réponds pas tout de suite à sa question, laissant un moment le doute planer. Tandis que je réfléchis intérieurement. Faut dire que je connais pas grand monde que j'aime tellement pas que j'aurais donné son nom. Y'a bien deux trois personnes totalement dénués de cerveau humain dans Poudlard mais elle doit les connaitre, ça gâcherait tout. Je me décide finalement et me retourne vers elle avec un grand sourire qui sonne faux.

- Liskuvo Kalsi !

Elle me lâche alors, satisfaite ou non de ma réponse. Tant mieux. Je refais le chemin en sens inverse, mais très vite je me rends compte que j'ai totalement oublié de me rappeler comment on fait pour revenir en arrière quand on suit une personne sans réfléchir. Je me retourne pour lui demander mon chemin au bout d'un trop grand nombre de pas totalement aléatoires mais elle a déjà disparu, bien trop vite. Au moins j'ai pas à devoir lui reparler, j'aurais sûrement pas osé et ça aurait été totalement ridicule. Je vais bien finir par trouver mon chemin là-dedans, Poudlard tout le monde connait, je trouverais bien assez tôt. En attendant, tandis que je marche, je sors le bout de papier et tente désespérément de déchiffrer les mots qui y sont inscrits, avec un peu de temps je vais finir par y arriver.



Fin du RP.
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Nash Weezer
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Re: Dans la Pénombre.

Message par : Nash Weezer, Dim 9 Avr 2017 - 15:34


Privé, 91

Un coup de vent dehors. Les Trois Ballais me réchauffait mieux que le mois instable d'avril. J'aime pas ces sautes de temps, pluie soleil, le mieux pour tomber malade. Un dernière bière au beurre en main je quitte la battisse et m'aventure dans les artères vides, silence tranquillité et repos, je cherche tout. J'ai besoin de tout. Et je ressort une clope, ça faisait longtemps, je la fume et m'esquinte tout ce que je peux tuer, habituel. Et la fumée s'élève, loin dans l'air, haut dans le ciel et je vois, le soleil est bien bas, la pénombre s'installe.

Puis de rires, de cris, de pleurs, de conversation bourdon, un banc et juste le clame au fin fond du village. Personne d'autre dans la ruelle coincée entre deux bâtiments aux façades arrachés. Y'a eu du combat ici, peut-être un mort, et son âme m'observe peut-être, me dit de rester ou de fuir, mais j'entends rien. Le liquide coule dans ma gorge, la fumée coule dans mes poumons. J'ai toujours aimé ce mélange, comme si l'un n'allait pas sans l'autre. Quand les deux sont réunis, je me sens bien, apaisé. Et y'a un coup de vent, j'ai un frisson et la lumière s'estompe, y'a de moins en moins de chaleur.

Effet des drogues j'en suis sûr. Je m'obstine pas à lutter, je résiste quand même bien aux effets. Un nouveau coup de vent, cette fois tout s'éteint et je jette le reste par terre, la bière dans une poubelle. J'ai envie d'insulter, insulter le ciel, le temps, le vent, ils me dérangent tous, ils m'empêchent d'apprécier ce que je vis, ils gâchent l'instant présent. La météo devient mon ennemie. Mais je vois pas encore trop flou, je suis pas encore trop sou, j'ai encore les pieds sur terre, assez pour voir qu'une silhouette m'observe. Ombre mouvante. Plus un mot.

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Mangemort 91
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Re: Dans la Pénombre.

Message par : Mangemort 91, Mar 25 Avr 2017 - 0:34


Froid noctambule des allées taciturnes. Avril. Te découvre pas d'un fil. À croire que cette année, ils l'avaient pris au mot. Plus de temps sous le masque, que l'air sur le visage. L'identité pinnochiarde qui se fondait au visage par le nez allongé, tendu dans les étoiles, compagnes noctambules idéales. Loin des chiards qui pissait sur les murs, qui se mouchaient le long des berges mortes. Laisser leur tanière a des mains certes enfantines, mais promises à un avenir. Prendre l'air, en tant qu'un autre. Prendre l'air et vivre un peu.Se laisser porter par le vent qui faisait claquer parfois la cape le long des mollets aux plaies dissimulées.
Sentiment de liberté.

Une odeur pralinée de tabac au coin de la ruelle, un sentiment d'allégresse qui n'est pas partagé par l'esprit troublé qui semble se tenir là. Comme un mirage, enfant volage. Trois pas qui racle le pavé, avant de se tenir non loin. D'observer. Sans rien dire. Attendre toujours d'être remarqué de l'enfant perdu. Il a du perdre son chemin le mioche. Peut-être pourraient-ils l'aider si ils le voulaient.
Retrouver la city of light de tout gamin un peu paumé.
Lui expliquer que Godot ne viendra pas l'aider mais qu'en suivant le bon chemin on peut finalement s'aider soi-même.
Alors d'une voix sage, comme si la sphère de la connaissance brûlait au fond de leur gorge

Eh Gamin, tu veux qu'on t'aide à retrouver Neverland ? T'as l'air un peu paumé.

Double peau qui a bon dos.
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