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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Pré-au-Lard ~¤~ :: Rues de Pré-au-Lard
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Dans la Pénombre.
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Mangemort 80
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Re: Dans la Pénombre.

Message par : Mangemort 80, Lun 22 Juil - 21:41


[HRPG : Ce post est un post unique, le mangemort est hors de la vue de vos personnages et n'intervient pas dans votre histoire ;)cependant, cela reste dans la même nuit Smile]

80 se mouvait, silencieusement dans la nuit. Toute la journée elle avait arpenté Pre-au-lard, à la recherche de l'endroit qui conviendrait. Et au terme de celle-ci, elle avait enfin trouvé. Le centre ville, non loin de la tête de Sanglier et de Waddiwasi. Non, cet endroit était parfait. Un pend de mur, blanc cassé, vide, vide. Complètement vide et bien en vue. Il serait parfait se dit la mage noire. Ainsi, tapie dans l'ombre elle attendit. Quelques minutes, voire même quelques heures. La jeune femme à l'âme si sombre attendait que la rue se vide. Que les ivrognes même finissent par rentrer chez eux de leurs pas titubants. Que les gérants des bars ferment leurs bars et que chaque lumière même infime, s'éteigne.

Il faisait donc nuit noire lorsqu'elle osa enfin paraître dans la rue vide et silencieuse. Des lampadaires lâchaient une lumière fatiguée et fade. Les halos de lumière se diffusaient sur le sol de béton. 80 savait qu'elle ne devait passer en dessous, ainsi, se faufilant tout contre les murs non éclairés, sa cape noire de nuit l'enserrant de manière rassurante, sa capuche dissimulant son visage et gardant le soin de la garder baissée. Pas une seule parcelle de sa peau pâle n'était visible. Et son coeur battait, doucement dans sa poitrine. Elle n'avait pas peur parce que, tout se passerait bien. Oui, tout se passerait bien.

Arrivée devant le fameux bout de mur entre deux lampadaires. Il était bien placé, non éclairé. 80 sortit ce qu'elle allait coller sur le mur de sa cape. Déroulant le papier, elle ne perdit pas de temps, et en à peine quelques secondes, elle avait levé sa baguette et collé l'affiche à l'endroit prévu.

Elle y jeta un bref regard.

C'était bon, la mission terminée et elle espérait que les autres réussirait à faire ce qu'elle leur avait demandé. Alors filant dans la nuit sombre, elle retourna au QG.


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Ailinn Kafka
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Re: Dans la Pénombre.

Message par : Ailinn Kafka, Dim 28 Juil - 16:52


Don't you dare...
PV Phoebe Monroe




Une nuit sombre comme tant d’autres. Ailinn les attirait comme un aimant, ces derniers temps… Toujours cette même brume incertaine, ces mêmes réverbères à la lumière diffuse et trouble, ces mêmes pavés humides. Le ciel pleurait un crachin glacial à l’odeur de terre qui détrempait habits et chevelures en quelques minutes, et les chaussures s’éclaboussaient de boue grisâtre à chaque pas.

Comme il était triste de quitter la chaleur douillette d’un bar… Il y avait eu cette odeur de bois et de cuir, la douceur des banquettes, puis l’alcool qui réchauffait les entrailles et les coeurs et à nouveau, la solitude.

La jeune femme, enveloppée de son épaisse cape brune qu’elle revêtait lors de ses excursions peu recommandables, franchit sans un regard une vieille grille de fer forgé, et s’éloigna à grands pas de la Tête de Sanglier. Il était temps de rentrer, à présent.
Bien que quitter cette vie tapageuse et bigarrée de sorcière pour retourner dans son insipide village de moldus l’attristait sincèrement, la rouquine se raccrochait à la perspective toujours plus proche d’emménager à Londres avec Jessy. Dès qu’elles auraient réuni l’argent nécessaire à l’achat d’un logement, et que l’irlandaise aurait obtenu son permis de transplanage, ce village perdu et ces moldus suspicieux ne seraient plus qu’un mauvais souvenir…

C’est ainsi perdue dans ses pensées que la rouquine s’éloignait vers l’orée du village, les yeux pensivement rivés sur les pavés glissants lorsqu’une silhouette sombre, non loin d’elle, la fit sursauter. L’irlandaise pensa d’abord se protéger de sa baguette lorsqu’elle reconnut non sans soulagement la silhouette de son compagnon de beuveries, qui avait si brusquement quitté le bar.

« … Monsieur Monroe ? »

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Phoebe Monroe
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Re: Dans la Pénombre.

Message par : Phoebe Monroe, Mar 30 Juil - 15:29


La Tête de Sanglier, plus tôt dans la soirée.

Les prunelles teintées d'un bleu méditerranéen de la serveuse se reflétèrent dans les iris ambrés de l'offusqué. Le cours du temps semblait s'égrener lentement. Le visage candide de Raphaëlle attendrissait l'animal, tandis que le sien arborait un masque tragique de déception. Outre son impulsivité, il savait pertinemment que l'acte qui se déroulait touchait à sa fin, que les rideaux de velours magenta se refermeraient, que les acteurs retourneraient en coulisse et que l'illusion théâtrale prendrait fin. Il était temps pour le comédien de faire sa révérence et de remercier son public.

– Très bien, je te souhaite de bons entraînements alors... fit-il en un souffle et d'une voix si basse qu'elle était presque inaudible. Vraiment désolé Ailinn.

Son regard s'abaissa sur le sol poussiéreux de la Tête de Sanglier. Son pas lent fit craquer les planches sinueuse du parquet. Franchissant le seuil, la toile au-dessus de sa tête avait pris une couleur indigo. Ne sachant que faire ni où aller, seule la pensée de son malade vint le guider parmi ces ténèbres envahissants.

Ruelle de Pré-au-Lard, actuellement.

Un crachin continu s’abattait sur le pittoresque village. Quelques gouttes se dérobaient des gouttières par des entailles béantes. L'eau ruisselait pour se déverser dans les égouts putrides. D'épais nuages anthracites couvaient le ciel, les rais lunaires ne parvenaient pas à les transpercer. Protégés par des couvercles d'acier de poubelles débordantes, des petits yeux rougeoyants transpercer l'obscurité. Non loin de là, se trouvaient des reflets éclatants : un éclat mordoré projetant une onde de folie dans l'inactivité nocturne.

Recouverte par une sombre cape, on pouvait distinguer une frêle silhouette. Passant devant un réverbère projetant une lueur incertaine, on arrivait à distinguer une longue chevelure de braise dégageant une aura chaleureuse. Son visage ivoirin se détourna rapidement de son chemin pour se fixer dans la pénombre : qu'avait-elle vue ?

… Monsieur Monroe ? Demanda-t-elle d'une voix féminine et vacillante, cette dernière témoignait d'une soirée alcoolisée.

Les deux reflets ambrées se mouvèrent, approchant lentement de la frontière séparant l'obscurité de la lumière. Peu à peu, un homme trempé par le crachin apparu. Son blouson de cuir ruisselait d'eau, ses cheveux auburn luisaient sous la pluie. Parmi toute cette eau, on arrivait à distinguer quelques larmes salées perlant aux coins de ses yeux. Ses traits auparavant si harmonieux tombaient nonchalamment.

Phoebe Monroe tituba, devant lui se trouvait Ailinn qu'il avait quitté il y a quelques heures. Nul n'arrivait à percer la frontière de ses pensées. Il bredouilla quelques mots de manière inaudible. Un éclair craqua le ciel, éclairant l’environnement à des kilomètres. Sa main s'abaissa en direction de sa poche tandis que le tonnerre rugissait faisant frémir son âme. Ses yeux continuèrent à fixer la majeur, bien que sa main remonta transportant avec un bout de bois lustré. Ses lèvres remuèrent à nouveau, bien que sa voix soit toujours aussi inaudible, on pouvait percevoir le mot « désolé » Sa baguette se leva, tenue fermement par son manche.

Legglutten, s'exclama-t-il cette fois-ci intelligiblement. Un rai lumineux s'échappa de sa baguette en houx pour se diriger en direction de la jeune rouquine innocente. L'ingénu ignorait si son sort avait fonctionné mais tout en continuant d'avancer il perpétua son acte : Vampirello Fléau.

De minuscules chauves-souris cadavériques s'échappèrent de l’extrémité de sa baguette dans un vacarme infernale de cris perçants et de battements d'ailes. Toutes se dirigèrent vers le visage opalin d'Ailinn. L'illogisme de la scène était troublant et il était impossible de ne pas se questionner sur le sort de la jeune fille ainsi que de ressentir de l'empathie à son égard.
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Ailinn Kafka
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Re: Dans la Pénombre.

Message par : Ailinn Kafka, Mer 31 Juil - 18:05


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Ailinn, qui avait d’abord été soulagée de reconnaitre le visage familier de son ancien professeur d’enchantements, ne tarda pas à découvrir qu’il était encoure plus saoul que lorsqu’il avait quitté le bar. L’ancien Gryffondor marmonnait une suite de mots inintelligibles d’un air menaçant en s’approchant d’elle, et la Serdaigle vit distinctement la baguette du sorcier se lever dans lumière diffuse des lampadaires.

« Legglutten. »


La jeune femme fit un brusque bond de côté pour éviter le sortilège et le puissant rayon lumineux frappa impitoyablement un vieux muret couvert de lierre, à seulement quelques centimètres de son épaule. Elle l’avait échappée belle… Cependant, le genou de l’irlandaise heurta violemment le pavé dans sa chute, et la jeune femme ne put retenir un juron de douleur tandis qu’elle tentait de s’éloigner dans l’obscurité.

Une fois de plus, Ailinn se maudit de ne pas encore avoir obtenu son permis de transplanage… Il aurait été si facile de fuir, et de se retrouver quasi-instantanément dans son salon douillet, entourée de coussins moelleux et dorlotée par un doux feu de cheminée… C’était décidé, il fallait qu’elle obtienne ce satané permis au plus vite.

Son ancien professeur, toutefois, ne semblait pas disposé à renoncer à son attaque en traître, et avança vers elle d’un pas déterminé. Les yeux d’émeraude d’Ailinn oscillaient de droite à gauche en un mouvement perpétuel, ultime tentative de trouver une quelconque issue de secours à ce combat.

Mais la rue était désespérément plate, et la première ruelle obliquant à droite se situait à plusieurs dizaines de mètres, ce qui l’obligerait à tourner le dos à son adversaire. Autrement dit, se condamner pour de bon.

Très bien. Puisqu’elle ne pouvait pas transplaner, il était hors de question que Monroe prenne l’avantage sur elle en ayant la possibilité de se matérialiser dans son dos sans effort…
L’irlandaise commença par jeter un maléfice anti-transplanage des plus communs. Car si elle ne pouvait pas fuir, il était hors de question que Monroe prenne l’avantage sur elle !

« Anthemius Vocania » murmura-t-elle en entourant la zone dans laquelle ils se trouvaient d’un geste ample.

Soudain, alors qu’Ailinn tentait de se cacher dans l’ombre, une voix qui parut gutturale à la serveuse terrifiée fit imploser le silence de la nuit. La petite sorcière allait-elle mourir ce soir, assassinée par cet Auror impulsif qui l’attaquait en traître ?

« Vampirello Fléau. »

Avant même qu’elle n’eut pu faire le moindre geste, le visage de porcelaine d’Ailinn se recouvrit de centaines de chauve-souris qui mordaient, griffaient, égratignaient sans relâche. Les ailes parcourues de veines mauves battaient en tous sens faisant perdre à la Serdaigle toute notion de l’endroit où elle se trouvait, et les cris perçants des oiseaux de nuits perçaient impitoyablement ses tympans.

Un Maléfice de Chauve-Furie !
Ailinn usait elle-même beaucoup de ce sortilège, mais n’avait jamais eu à subir les frais de l’un d’entre eux - encore moins jetés par un Auror entraîné -, et la rouquine commença à sérieusement plaindre tous ses anciens adversaires…

Lorsque la jeune femme parvint enfin à se débarrasser des créatures, son visage était couvert de griffures pourpres et une fine blessure s’étendait de sa tempe à sa lèvre inférieure. Pourtant, l’irlandaise n’était pas prête à renoncer et se redressa d’une démarche boitillante, les épaules affaissées tandis qu’elle essuyait le sang qui s’écoulait de sa tempe. Ainsi, c’était donc la guerre qu’il voulait ?

« Ne me pousse pas à bout, Monroe… » grogna-t-elle tandis qu’un rictus mauvais se dessinait sur son visage.

En vérité, la rouquine commençait à ressentir cette insatiable soif de sang que procuraient les duels de sorciers, et n’avait plus qu’une envie : remettre ce prétentieux personnage à sa place.

Il était temps de mettre en pratique tout ce qu’elle avait pu apprendre à force de traîner sur l’Allée des Embrumes… La traque de l’assassin de sa mère, bien qu’infructueuse, n’avait pas été inutile car la rouquine n’avait de cesse d’écouter aux portes et avait eu l’occasion d’apprendre quelques sortilèges peu connus…

« ANGO NUBES ! » s’écria-t-elle en décrivant du bout de sa baguette un cercle étroit qui devait diriger la fumée étrangleuse autour du cou de son adversaire.

Généralement, elle réussissait plutôt bien ce sortilège, qui n'avait pas besoin de durer plus de quelques secondes pour être efficace... Une brève sensation de suffocation, et les adversaires paniquaient instantanément.

Malheureusement, la fumée était si dense et si sombre que la rouquine ne pouvait pas distinguer son adversaire à travers elle, et ne savait donc pas si elle avait atteint ce dernier ou non… Par sécurité, la Serdaigle renchérit :

« EXTEO STATTIGA ! »

Les trois flèches filèrent en direction de l’ancien professeur, et Ailinn espéra sincèrement ne pas trop le blesser… Les flèches qu’elle produisait n’étaient pas de très bonne qualité, la pointe était relativement inoffensive, et la jeune femme avait tenté de viser ses jambes histoire de ne pas devoir le traîner à Sainte-Mangouste, mais elle ne maitrisait pas encore pleinement ce sortilège et n’était pas certaine du résultat…

La rouquine dissipa la fumée d’un coup de baguette, et s’avança en direction de l’Auror, sa baguette toujours pointée sur lui pour lui signifier qu’elle n’hésiterait pas à s’en servir s’il renchérissait.

« Eh bien Monroe… » marmonna-t-elle entre deux respirations, le souffle coupé par tant d’efforts. « Depuis quand les Aurors attaquent-ils les jeunes filles, tard dans la nuit ? Je croyais que ce privilège était réservé aux Mangemorts… »
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Re: Dans la Pénombre.

Message par : Phoebe Monroe, Mer 31 Juil - 19:40


Ailinn se redressa, la fatigue d'un combat éreintant et d'une longue journée pesait sur ses épaules. Son regard dardait l'homme qui l'avait attaqué, mais était-ce un homme ? L'individu avait les bras ballants, son puissant torse se comprimé afin d'expulser un air humide et ses yeux, ses iris n'étaient plus que deux fentes mordorées se délectant du carnage qui se produisait. Ses iris étaient semblables à un animal, à un loup.

Ne me pousse pas à bout, Monroe... Fit-elle d'une voix gutturale.

Les commissures des lèvres de la créature surement chimérique s'étirèrent formant un rictus effroyable. Son visage n'avait plus rien de candide. Ses traits étaient déformés, mélangés. Ses pâles lèvres laissèrent échapper un rire. Ce rire semblait se propager telle une onde à travers l'obscurité nocturne, pénétrant dans la chair, glaçant le sang. Mais le plus effrayant n'était pas le rire, non. Le noir où ils étaient émergés avait cette capacité à brouiller les sens, à se jouer de l'être humain. Il plongeait l'esprit dans une incertitude démoniaque, une incertitude menaçante.

Une fumée sombre sortie de la baguette de la belligérante, se déplaçant lentement à travers la pénombre, serpentant avant d'arriver sur sa cible incrédule. Elle se noua autour se son con démuni. La victime n'arrivait plus à reprendre son souffle. A chaque happement, le gaz pénétrait dans sa gorge qui ne supportait pas son goût acide. Toussotant, Phoebe Monroe chercha à balayer la fumée mais elle glissait entre ses doigts, tous ses gestes n'étaient que coup d'épée dans l'eau.

Sa respiration coupée, le fantasque personnage ne pensa pas à fuir, prêt à mourir par fierté. Ses paupières se refermèrent lourdement, n'ayant pour dernière vision que la Lune trouble mais brillant d'un éclat céleste. Ses jambes le lâchèrent et il s'apprêtait à s'écrouler au sol mais le destin en avant décidé autrement et une flèche vint s'enfoncer dans son mollet droit.

Un rugissement retentit dans le village de Pré-au-Lard.

Un liquide chaud se déversait sur sa jambe. La douleur atroce l'avait réveillé. Afin de ne pas y succomber, il se mordit la lèvre inférieur de toute ses forces. Si fort que le goût âcre et métallique du sang s se déposait sur ses papilles. Ses veines sortaient de son corps, marquant sa peau de longs sillons. D'un geste brusque il attrapa la flèche et l'arracha d'une traite.

Un nouveau rugissement retentit dans le village de Pré-au-Lard.

Eh bien Monroe appela une voix qui paraissait si lointaine. Depuis quand les Aurors attaquent-ils les jeunes filles, tard dans la nuit ? Je croyais que ce privilège était réservé aux Mangemorts

L'homme se releva péniblement. Sa jambe ensanglantée, étant dans l'incapacité de supporter le poids de son corps, était suspendue à quelques centimètres du sol. Son souffle s'apparentait à un feulement. Son esprit était toujours possédé par les méfaits de l'alcool mais son animalité naturelle s'était éveillée.

– Tu ne sais rien de moi !! S'époumona-t-il. Obscuro !

Perdant son équilibre suite au lancé de sortilège, son pied droit se reposa au sol et la douleur - qui fut toujours présente - l'électrocuta de plus belle. Il émit un nouveau rire. Il divaguait. La pluie se déversait toujours sur lui, entraînant dans son chemin le sang qui perlait su sa lèvre inférieur.

Wingardium Leviosa. Cette fois-ci, sa baguette ne pointait plus Ailinn mais le couvercle de la poubelle abritant les rats. Ce dernier lévita quelques instants dans les airs juste en face du sorcier. Repulso.

Le couvercle métallique partit aussi vite qu'une balle de pistolet en direction de la jeune fille. Tournoyant dans les airs. Allait-il la rater ?
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Re: Dans la Pénombre.

Message par : Ailinn Kafka, Mer 31 Juil - 23:53


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Il hurlait, déchiré la nuit comme un loup blessé supplierait la mort. C’était à la fois jubilatoire et terrifiant…

« Tu ne sais rien de moi ! » répondit-il, hargneux, en se relevant. « Obscuro ! »

La jeune femme se baissa douloureusement pour éviter le sortilège mais glissa sur les pavés trempés et cogna de nouveau son genou déjà blessé, qui la fit jurer de plus belle. Au loin, l’Auror riait et geignait à la fois, comme un fou assoiffé de liberté égaré dans un monde imaginaire magnifique mais extrêmement triste.

La jeune femme fut submergée par une série de hauts le cœur en remarquant que l’une des flèches s’était fichée en plein milieu de la jambe de l’Auror. Il boitait sévèrement, et un flot de sang pourpre s’écoulait de la blessure visiblement douloureuse. Sa lèvre inférieure était entaillée comme s’il s’était cogné quelque part, mais peut-être n’était-ce qu’un effet secondaire de la fumée étrangleuse…

Pourtant, le jeune homme continuait d’avancer vers elle, toujours menaçant, la baguette levée, et l’élan de compassion de la Serdaigle s’estompa dès qu’elle entendit résonner dans la nuit :

« Repulso. »

Un lourd couvercle de fer, qui flottait dans les airs depuis quelques secondes sans qu’elle ne l’ait remarqué, heurta soudain violemment l’épaule d’Ailinn qui vacilla de plus belle.

« Aaargh ! » hurla-t-elle en sentant un liquide chaud et épais se répandre sous sa peau à l’endroit où l’objet l’avait atteinte, se rassemblant peu  à peu en un lac bleuté qui deviendrait bientôt un large hématome.

Finalement, elle en avait connu des biens meilleurs, des anniversaires. Des anniversaires doux et cotonneux, bercés d’amour maternel  et de petites attentions… Et voilà qu’elle se retrouvait, affaiblie et blessée, en compagnie de cet Auror qui avait décidément pété les plombs pour fêter sa majorité. Génial.

« Comprends bien que j’ai pas vraiment envie d’en savoir plus sur ton compte… Tu te caches dans une ruelle pour me faire la peau, à quel accueil tu t’attendais au juste ? Alors quoi, c’est ton passe-temps d’aller attaquer des gens quand la nuit tombe ? » continua-t-elle, les dents serrés pour combattre aussi bien la douleur qui envahissait son épaule et tout son bras gauche que les larmes de rage qui perlaient au coin de ses yeux.

Ailinn se détestait de perdre la face, de sentir ses nerfs lâcher au moment où elle aurait dû faire face, calme et posée, et simplement courir à la Tête de Sanglier pour avertir les autres que Phoebe était atteint d’un accès de folie…  Mais elle restait plantée là, sous la pluie battante, ses mèches rousses trempées et glacées se plaquant contre ses joues égratignées, son jean déchiré aux genoux couvert de sang et sa main raide pointée vers son adversaire.

« Illusionis. » marmonna-t-elle doucement en refoulant ses larmes. Sois forte, Ailinn, il le faut.

Immédiatement, la silhouette de la rouquine se dédoubla, et ce furent deux Ailinn parfaitement identiques qui s’avancèrent en direction de Phoebe, leurs voix résonnant en écho. Deux sorcières à la chevelure rousse et aux regard brûlant, deux sorcières meurtries mais déterminées.

« Fous le camp d’ici, Monroe, ou je ne réponds plus de rien. » grognèrent-elles à l’unisson en grimaçant de colère et de douleur.

Ailinn plissa les yeux, prise d’un élan de pitié envers celui qui n’en avait pourtant pas à son égard, et prononça presque à regret :

« Electrocorpus. »

Sans même attendre de savoir si la décharge électrique –qui ne devait pas être très puissante, au vu de son état de fatigue- eût atteint sa cible, la jeune femme rassembla toute son énergie et hurla :

« EOLO PROCELLA ! »

Une grande bourrasque de vent se leva autour d’eux, faisant claquer les capes et voler les cheveux avant de se rassembler en une haute colonne d’air glacé qui fonça tout droit sur l’ancien professeur d’enchantements.
Ailinn ne sut pas si la demi-tornade qu’elle venait de créer avait déstabilisé le Gryffondor car, à bout de souffle et prête à défaillir, elle dût s’appuyer sur un muret pour ne pas s’évanouir. Jamais aucun duel ne l’avait autant épuisée, mais saoule et terrifiée comme elle l’était, il n’était pas impossible qu’elle mette au moins la journée du lendemain à s’en remettre…

Sa vision, déjà embuée par l’alcool et la haine, se troubla de fatigue mais la Serdaigle ne lâcha pas prise et se releva pour faire face à l’Auror.

« Si tu veux me tuer, surtout, te gêne pas. Mais compte pas sur moi pour te supplier de me gracier. »

La serveuse soutint dignement le regard de son adversaire. Son visage de porcelaine était couvert de boue, d’égratignure, et ses longs cheveux roux retombaient en mèches folles sur ses yeux en se collant à ses joues, mais même si elle savait pertinemment qu’elle ne pourrait riposter en cas d’attaque, Ailinn ne baissait pas sa baguette pour autant. Elle aimait flirter avec la mort, et étrangement, elle s’en sortait toujours indemne. Pourquoi cette nuit-là ferait-elle exception ?
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Re: Dans la Pénombre.

Message par : Phoebe Monroe, Mer 7 Aoû - 17:01


[Autorisation d'utiliser le libre arbitre d'Ailinn]


Dévoré par la douleur, Phoebe Monore contempla sa jambe recouverte de ce liquide sombre qui affolait ses sens bestiaux et qui lui donnait étrangement faim. L'odeur acre s’imprégnait dans son esprit tandis qu'il avait conscience qu'il perdait peu à peu contrôle de son corps. La douleur ne fut que secondaire. Il s'épanouissait à savoir que toute l'animosité qu'il emmagasinait allait pouvoir être rejetée en pleine nature dans une déferlante de coups de griffes et de crocs. Pourtant, ses iris mordorés ne se désintéressèrent pas de leur proie. La fixant avec un éclat de folie, une lueur de démence, d'aliénation. Le quinteux fut, cependant, confus de s'apercevoir que le corps gracile d'Ailinn se dédoubla, proférant des paroles d'une seule et même voix. Il lui fallut un instant de lucidité pour comprendre que ce spectacle n'était autre qu'une illusion et que la copie de la jeune femme régissait au volonté propre de l’originale. Un instant qui lui coûta cher.

Une fulguration jaillit de sa baguette, illuminant la sombre impasse de sa splendeur invraisemblable. Les étincelles se dirigèrent vers le corps chancelant de l'homme. Ce dernier fut foudroyé, le courant passa dans sa carcasse comprimant atrocement sa musculature. Une fois la tension abaissée, son être chut en un amas inerte. Ses pensées eurent le temps de flotter, indépendamment de son enveloppe charnelle, flânant à des préoccupations sans importances tandis qu'une scène cruciale se jouait devant ses yeux clos.

Un aquilon cruel semant des frimas vint le soutirer de sa somnolence ponctuelle. Succombant à une bise brutale par inadvertance. Les diverses bourrasques le frappèrent en rafale. Le triste blizzard glaçait son corps, pénétrait dans son être, emportait sa chevelure boucanée dans une valse effrénée. L’oxygène se fit rare. L'extravagant s'éteignit alors telle une flamme suffocante, enfermée dans une cloche qui se révélera être son mausolée. Puis, aussi évasif qu'un souffle, Alizé mit un terme aux supplices, s'évanouissant dans l'immensité.

Dans un élan d'omission, aucun son ne vint troubler ce calme éphémère, si ce n'est le souffle profond et rauque du belligérant. La voix fluette d'Ailinn vint briser le cristal calme du mutisme. Dévoilant un ultimatum troublant. Ses mots résonnèrent dans l'esprit échiné de Phoebe Monroe : « supplier de me gracier » Des paroles stoïques, teintées d'un toupet certain et d'un cran honorable. Des paroles qui firent frémir l'âme de la créature chimérique. Subitement, en un geste vif, il s'empara de sa baguette lustrée pour la pointer en direction de la jeune femme – en gisant, toutefois, toujours au sol – pour débiter un sort d'une simplicité infantile mais d'un efficacité indéniable : « Expelliarmus »

La férule de bois s'envola dans le noir, atterrissant dans la paume de Phoebe Monroe. Ailinn était à présent désarmée et susceptible de se voir attribuer des sorts d'une cruauté inhumaine. Le sorcier se leva fébrilement et s'avança d'un pas claudiquant en direction de se cible, jusqu'à se retrouver à quelques dizaines de centimètres de cette dernière, sa baguette dardant le visage ivoirin de l'enhardie. Pourtant, ses lèvres laissèrent passer en un souffle un sort inattendu : « Assurdiato » Insonorisant ainsi l'impasse. Semblable à un feulement, sa voix finit par prendre le dessus :

– Tu te bats bien, avoua-t-il, trop bien... Tu sais te défendre et j'aime ça. Je-je ne peux, toutefois, pas expliquer mon acte... Pourtant j'en suis désolé. Le fait est que j'ai été terriblement déçu lors de cette journée et je me suis laissé emporté... Je ne souhaite pas te tuer au contraire, j'ai même quelque chose à te proposer. Aujourd'hui, des scènes comme celle-là il s'en produit plusieurs par jours. Il y a, comme à chaque fois, des perdants et des gagnants. La plupart des perdants sont des personnes innocentes possèdent une situation stable et ayant ne famille derrière eux... La plupart des gagnants sont cachés par une cape noire et ont un certain tatouage à l'avant-bras et nourrissant des idéaux que je ne peux comprendre. N'est-ce donc pas injuste ? Quant à moi, je ne fais parti ni des gagnants, ni des perdants. Pourtant, je me bat également, je me bat pour un monde égalitaire. Tu jugeras peut-être ce combat utopique mais sache que nous sommes plusieurs à nous battre pour cette cause, à nous battre pour inverser la tendance et que les perdants deviennent les gagnants. Nous nous nommons l'Ordre du Phénix et... Et je ne sais pas vraiment ce qui me pousse vers toi mais je te sens capable de nous rejoindre. Je sais que cette décision n'est pas à prendre à la légère mais, pourtant, je vais te demander si tu acceptes de nous rejoindre dès maintenant. Évidemment, je te rendrais ta baguette une fois ta réponse apportée mais saches que si ta réponse est négative je te soumettrais au sortilège Oubliette et tu oublieras ce combat ainsi que cette entrevue. Alors, qu'en penses-tu ?

Attendant sa réponse avec une impatience démesurée, Phoebe Monroe contempla le visage apeuré de la prosélyte d'avenir non sans une certaine fierté : il voyait déjà en elle sa future sœur d'arme.
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Ailinn Kafka
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Re: Dans la Pénombre.

Message par : Ailinn Kafka, Mer 7 Aoû - 23:53


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[Autorisation de Phoebe pour son libre-arbitre]


Ça y est. C’était la fin. L’ultime instant d’une brève existence. Le sang ruisselait de son front et de son épaule blessée tandis qu’Ailinn acceptait doucement la mort.
Désarmée, meurtrie et à bout de force, la Serdaigle n’avait plus qu’à subir le déséquilibre mental de son adversaire. Etait-ce donc cela, le destin ? Aller boire un verre dans un bar pour célébrer sa majorité, jouer les gens avec son ennemie de toujours, et se faire assassiner par un Auror dans une ruelle.

La pluie ruisselait dans les gouttières avant de finir en gerbes d’eau contre le pavé, et l’odeur poussiéreuse de l’averse révélait celle, acre et ferreuse, de leurs sangs mêlés.
Ailinn leva une dernière fois les yeux vers le ciel, imitant inconsciemment les actes qu’avait eu sa propre mère dans une situation semblable, des années plus tôt, avant de succomber à un dernier sortilège d’un vert éclatant. Le ciel était sombre, envahi d’une brume vague et noyé sous le rideau de pluie, mais l’irlandaise se réjouit d’apercevoir une minuscule étoile piquée au milieu des méandres obscures. Sa dernière étoile. Ailinn voulait mourir les yeux emplis de cette dernière image.

Mais le sortilège qui brisa la nuit ne signait pas sa fin. Si seulement elle avait su, à cet instant, ce que cette soirée signifierait à ses yeux, Ailinn en aurait probablement ri de bon cœur… Mais la rouquine ne connaissait pas encore son destin à la fois si spécial et si fragile, qui ne reposait que sur des centaines de coïncidences. Pourquoi ce soir-là, pourquoi précisément ce bar ? Pourquoi sortir à cette heure précise ? Tout était déjà écrit.

« Assurdiato »

Ailinn baissa les yeux sur son adversaire, ébahie. Alors quoi, Monroe finissait-il par se dégonfler ? Ne voulait-il pas avoir le meurtre d’une innocente serveuse sur la conscience ? Lorsque la voix brisée du jeune homme rompit à nouveau le silence, la Serdaigle dût quasiment retenir sa mâchoire pour l’empêcher de tomber.

« Tu te bats bien, trop bien... Tu sais te défendre et j'aime ça. Je-je ne peux, toutefois, pas expliquer mon acte... Pourtant j'en suis désolé. Le fait est que j'ai été terriblement déçu lors de cette journée et je me suis laissé emporter... Je ne souhaite pas te tuer au contraire, j'ai même quelque chose à te proposer. Aujourd'hui, des scènes comme celle-là il s'en produit plusieurs par jours. Il y a, comme à chaque fois, des perdants et des gagnants. La plupart des perdants sont des personnes innocentes possèdent une situation stable et ayant ne famille derrière eux... La plupart des gagnants sont cachés par une cape noire et ont un certain tatouage à l'avant-bras et nourrissant des idéaux que je ne peux comprendre. N'est-ce donc pas injuste ? Quant à moi, je ne fais partie ni des gagnants, ni des perdants. Pourtant, je me bats également, je me bats pour un monde égalitaire. Tu jugeras peut-être ce combat utopique mais sache que nous sommes plusieurs à nous battre pour cette cause, à nous battre pour inverser la tendance et que les perdants deviennent les gagnants. Nous nous nommons l'Ordre du Phénix et... Et je ne sais pas vraiment ce qui me pousse vers toi mais je te sens capable de nous rejoindre. Je sais que cette décision n'est pas à prendre à la légère mais, pourtant, je vais te demander si tu acceptes de nous rejoindre dès maintenant. Évidemment, je te rendrais ta baguette une fois ta réponse apportée mais saches que si ta réponse est négative je te soumettrais au sortilège Oubliette et tu oublieras ce combat ainsi que cette entrevue. Alors, qu'en penses-tu ? »


Ailinn sonda l’expression de son adversaire, mais découvrit avec stupéfaction qu’il était dénué de toute ironie. Etait-il possible qu’il dise vrai ? Mais l’Ordre… L’Ordre n’était donc pas mort ?
Il lui sembla que tout autour d’elle s’éclairait lentement. La pluie devenait plus douce, la nuit s’éclaircissait peu à peu tandis que le sang se diluait enfin pour disparaître dans l’eau qui inondait les pavés.

« Tu me propose de… de vous rejoindre ? »
murmura-t-elle, incrédule.

Ailinn plongea son regard d’émeraude dans celui de Phoebe, et sut quel était le droit chemin. Celui qu’elle cherchait en vain depuis tant d’années s’ouvrait enfin devant-elle. Il était temps.
Et c’est alors qu’elle prit la décision la plus rapide et la plus irraisonnée de toute sa courte existence.

« Si l'Ordre est véritablement de retour, alors j’en suis, tu peux compter sur moi. » acquiesça-t-elle fermement avec un demi-sourire tout en essuyant le filet sang qui s’écoulait toujours de sa tempe. « J’ai toujours aimé les utopies… » La rouquine marqua une brève pause avant de reprendre. « Ainsi donc, les Mangemorts sont bel et bien de retour… Je m’en doutais. Il se passe des choses bien étranges, ces derniers temps… » Elle remarqua que Phoebe semblait prêt à ajouter quelque chose mais l’interrompit brusquement. « J’aimerais vraiment en savoir un peu plus sur l’Ordre, mais je préfèrerais que tu évites de te vider de ton sang sur le pavé… »

Ailinn contempla le désastre de leurs corps brisés qui se reflétaient dans l’eau trouble qui inondait la ruelle, et laissa échapper un long soupir. Ils étaient tous deux dans de sales états…

« Navrée de t’avoir mis dans cet état… Attends, laisse-moi t’aider… Ce ne sera pas de la grande Magie, mais j’étudie un peu de médecine après mes heures de service à Honeydukes. »


La jeune femme commença par pointer sa baguette sur sa propre tempe afin de limiter le flot de sang, et aida Phoebe à s’asseoir sur le petit muret qui avait subi tant de leurs sortilèges sans retenir une grimace en apercevant la profondeur de la blessure de sa jambe.

« Oh Merlin, ce n’est vraiment pas beau à voir. Je vais faire ce que je peux, mais tu ferais mieux d’aller à Sainte-Mangouste assez vite… »

Ailinn murmura à voix basse quelques sortilèges de base visant à désinfecter et refermer au maximum la plaie, mais elle était si épuisée que le résultat ne fut pas brillant. Il y avait du mieux et au moins la blessure ne saignait-elle plus, mais la jambe de l’Auror était loin d’être guérie.

« Je suis désolée, je ne peux vraiment pas faire mieux… »

L’irlandaise s’assit près de lui sur le petit muret de briques rouges, et but littéralement les paroles de l’Auror qui lui contait comme dans un rêve ce qu’était devenu l’Ordre. Ils avaient réussi à se reconstruire, à recruter de nouveaux combattants – parmi lesquels Ailinn eut la surprise de reconnaitre la plupart des noms – et étaient plus prêts que jamais à repousser les Mangemorts. Phoebe lui fit part de certains de ses soupçons, et de quelques actions auxquelles l’Ordre avait pris part durant les mois précédents.

Quand enfin ils se quittèrent, Ailinn en connaissait plus sur l’Ordre que la plupart de ses amis n’auraient pu en apprendre durant toute leur scolarité, et la jeune femme était priée de se présenter au QG le plus rapidement possible.

Les deux jeunes gens disparurent chacun de leur côté – après qu’Ailinn eût une fois de plus insisté pour que son nouveau frère d’armes se rende à Sainte-Mangouste – mais le combat qui venait d’avoir lieu était presque oublié, et Ailinn n’avait plus qu’une crainte : se réveiller au petit matin dans son appartement en réalisant que tout cela n’avait été qu’un rêve.

[Fin du RP]
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Sloan Wentz
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Re: Dans la Pénombre.

Message par : Sloan Wentz, Ven 23 Aoû - 15:09


Rp unique. Tour de garde.

Des relents inidentifiables flottaient dans l'air froid des rues de pré-au-lard. Maria frémît presque contre son gré. La pénombre planait, s'imposait de part sa noirceur comme une protectrice des mauvais coups. C'était ainsi, et ça l'avait toujours été. Les gens avaient une peur parfois disproportionnelle et surtout injustifiée de tout ce qui contrariait leurs petites habitudes. En l’occurrence, la brume épaisse présente sur le petit village, douloureux prémice d'une journée de pluie intense, obstruait la vue de quiconque se risquait à passer le seuil de leur maison. Le moindre bruit ne pouvait guère être identifié à une vision concrète. La moindre ombre laissait de grandes possibilités d'interprétation pour le moins effrayantes pourvu que l'on aie une imagination suffisamment développée. La désagréable bruine glacée qui tombait sans vouloir s'arrêter était franchement désagréable combinée au vent qui sifflait sournoisement aux oreilles abasourdies de Maria.

Cette dernière laissa échapper une petite grimace contrariée et plaça sa main manucurée en visière sur son front où quelques boucles rendues rebelles par les intempéries s'étaient déposées. De son autre main, elle attrapa fermement sa baguette et murmura un #Lumos libérateur. Une douce lumière réconfortante apparût alors. Le rayon de celle-ci n'était certes pas immense, mais c'était toutefois bien suffisant pour ce qu'elle comptait en faire. La blonde balada le bout de bois en tous sens, cherchant quelque chose qui aurait pu sortir de la normale et qui aurait requis son attention. Cependant, mis à part quelques animaux peureux qui se terraient dans un coin afin d'éviter de subir la pluie, il n'y avait rien. Personne. En dehors des quelques lumières présentes parmi les habitations, ou dans les magasins ce qui signifiait qu'ils allaient bientôt ouvrir leurs portes pour cette journée-ci, personne n'avait osé sortir. Il était tôt, qui plus est. Il devait bien être 7h30. Peut-être un peu plus, peut-être un peu moins. La louve marcha encore quelques longues minutes, ses pas silencieux au possible arpentant l'endroit de long en large, de recoins en recoins, avant de se rendre à l'évidence. Il n'y avait rien à signaler pour cette fois-ci.

La blonde éteignit donc sa baguette, la rangea au fond de la large poche de sa cape et ferma les yeux. Les premières sensations de vertige propres au transplanage l'envahirent tandis qu'elle songeait fermement à sa prochaine destination : Le Ministère. Encore et toujours le Ministère...
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Re: Dans la Pénombre.

Message par : Tarjaha Ernesta, Lun 26 Aoû - 23:30


Pv Mike Starkiller.

Comprendre le Passé

Allongée sur son lit dans la Salle Commune des Gryffondors, Tarjaha ne savait pas si elle allait oui ou non à Près au Lard. Elle n’avait rien de spécial à faire, mais étant donné qu’elle économisait, elle hésitait à se tenter dans les rues chargées de boutique du village sorcier. Elle se leva et enfila sa traditionnelle tenue de week-end, une mini jupe en cuire et un petit chemisier blanc. Des escarpins hauts, des mitaines en cuirs lacérées. Un trait d’eye-liner et tac, elle sort de son dortoir. Elle descend l’escalier, et arrive dans la chaleureuse pièce. Le feu brûle en crépitant, mais la jeune rouge et or n’y fait pas attention. Elle sort par le portrait de la Grosse Dame. Elle commence à détendre ses étages, sur le bout des pieds. Elle croise quelques amis, qu’elle salut de la tête. Avant de descendre l’escalier de marbre et de posé les pieds dans le Grand Hall, elle se met une touche de rouge à lèvre cramoisi. Elle se sait pin up, mais elle s’en fou. Elle fait claqué la porte en bois, et rejoins le petit cortège qui se dirige au village.


Le soleil tape sur les boutiques. Tarjaha a le crâne brûlant, et ça l’énerve. Elle fouille de ces mains manucurées de noir dans sa besace en cuir. Pas même une bouteille d’eau ! Elle soupire, et cherche un coin sombre dans la rue joviale de Près au Lard. Habituée à marcher avec ses talons, Tarjaha ne fait pas attention aux dalles pavées du village. Elle sait les regards sur elle, mais là aussi, elle s’en moque. Night n’est pas avec elle. Mais elle sera fidèle. Toujours. Oh, un petit coin de pénombre ! Tarjaha s’y installe, et se colle contre le mur. Le soleil est très chaud, il est midi. Mordillant sa chaînette contenant une sphère de Crystal avec de la terre d’Irlande, offert par sa meilleure amie. Elle a prit cette habitude.  Ne souhaitant pas l’abîmée, elle change pour son piercing à la langue. Tarjaha regarde du côté de la rue et là…


C’est une vieille connaissance. Elle cherche désespérément son nom… Mickaël… Non ! Michel… Non… Mike ! Mike Starkiller ! Lui ! Tarjaha s’en rappelle ! Elle l’a bien connu, ce type ! Elle lui donnerait une petite quarantaine, peut être moins. Brun. Potable. D’où elle le connait ? C’est une longue histoire. Mais notre Gryffone s’en rappelle bien ! Cet homme, ancien vendeur de la boutique d’animaux, avait couché plusieurs fois avec une de ces amies proches, Shella Diddle. PNJ. Quand il en a eu finit avec elle, il l’a jeté. La pauvre Shella PNJ avait été attristée à un très haut point, et la Miss Ernesta l’avait consolée de longues heures ; Autrefois, une grosse dispute avait éclaté entre Mike et Tarjaha. Aujourd’hui, la Rouge et Or voulait comprendre pourquoi l’ancien Serdaigle avait fait cela.


-Mike! s’écria-t’elle. Mike, attends ! C’est moi !

Bien sur que c’était elle ! Cela ne fait qu’un an, il s’en rappelle forcément. A moins qu’il est modifié ses souvenirs… nan… Il n’aurait pas fait ça quand même ! Tarjaha secoua les bras dans tout les sens, essayant d’attirer son regard. Elle était motivé, elle voulait comprendre !
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Re: Dans la Pénombre.

Message par : Invité, Mar 27 Aoû - 13:19


L'avantage d'avoir une serveuse était de pouvoir profiter d'une pause à certains moments de la journée. Mike faisait l'ouverture et la fermeture de son établissement. Il avait besoin de couper un peu, surtout lors des heures creuses de la journée. Par cette belle journée, il avait décidé de profiter du soleil et jusqu'à présent, il avait eu peu de clients en ce jour. Il n'avait pas encore fini ses aménagements pour la cour intérieure et elle n'était donc pas encore ouverte aux clients. Ceux-ci avaient sûrement préféré aller dans un endroit avec terrasse plutôt que de s'enfermer dans une salle. Bientôt cela changerait et le propriétaire le savait. Avec son nouvel aménagement, l'établissement proposerait un endroit à l'extérieur au calme, ce qui n'était pas le cas dans les autres bars et restaurants du village.

Il marchait dans la rue sous un soleil de plomb. Il aimait la chaleur, lui autrefois vivant dans le sud de la France. Il profitait de ces rayons du soleil qui l'apaisaient. Les gens évitaient de se mettre trop à découvert et il était heureux de pouvoir circuler aussi aisément à Pré-au-Lard. En général, il n'y avait que par temps de pluie que l'on pouvait circuler dans les rues. Sauf que cette fois-ci, les gens étaient assis aux terrasses des bars, glaciers ou faisaient une pause à l'ombre. Cela faisait sourire le Serdaigle et il se disait intérieurement que les villageois auraient du mal à supporter la chaleur du midi de la France. Il respirait cet air estival qui lui embaumait les poumons. Les commerçants avaient fait des efforts pour apporter de nouvelles senteurs honorant cette belle saison. Bien sûr, il n'y avait aucun parfum de thym et de lavande, ni le doux bruit des cigales mais cela ne faisait rien. Il faisait beau et chaud. Il regrettait que Solange soit obligée de travailler à sa boutique sinon il aurait pu passer une belle journée en sa compagnie, laissant le bar à Luia pour la journée.

Il ne faisait pas attention aux gens. Il se baladait sans but précis et tournait à certains endroits sans savoir pourquoi. Il ressentait une paix intérieure qu'il n'avait plus connu depuis longtemps. Sa vie, bien que parfois mouvementée, que ce soit par sa nouvelle vie avec Solange et les quatre enfants dont elle avait la charge, ou que ce soit par son autre vie avec ses amis, était paisible. Il vivait en toute quiétude, il n'avait plus connu ça depuis longtemps, très longtemps. Il semblait loin le temps où il avait dû fuir l'Angleterre pour sa survie et sa liberté, ce qui ne l'empêchait pas de profiter pleinement de diverses activités qu'il appréciait.

La voix d'une jeune fille le fit sortir de ses douces pensées. Elle l'interpellait et il se demandait bien qui pouvait l'appeler. Il regarda la jeune demoiselle qu'il ne reconnut pas. Elle portait un chemisier blanc et une mini-jupe en cuir. Elle semblait un peu jeune pour lui mais c'était le genre de tenue qu'il appréciait enlever. Autrefois il testait toujours les jolis brins de fille qui étaient habillés dans ce style afin de savoir si elles n'avaient que l'apparence de ce qu'elles portaient. Maintenant, il ne pouvait que regarder et ne plus rien tenter. D'ailleurs, cela ne l'intéressait plus tellement. Il observa la jeune demoiselle avec intérêt en essayant de se remémorer qui cela pouvait bien être. Elle le tutoyait et semblait bien le connaître, ce qui était étrange. Il n'avait pourtant pas couché avec, sinon il s'en serait souvenu. Une image lui revint en tête et il la vit avec une autre fille. Une autre image se bouscula dans sa tête et cette autre fille se trouvait collée contre lui dans une tenue très légère. Inutile d'aller plus loin dans ses pensées, il ne se souvenait plus de son nom et n'avait pas envie de se rappeler cette époque.

- Vous devez me confondre avec un autre, mademoiselle.

Il se mit de nouveau à marcher et il espérait qu'elle ne chercherait pas à poursuivre la conversation. Un souvenir de dispute lui revint en mémoire avec la jeune fille qui l'avait interpellée. Aurait-il droit de nouveau à une autre scène de ce genre ? Tout ceci appartenait au passé et il valait mieux que ça reste ainsi. Depuis il avait changé, il préférait tirer un trait et mettre un couvercle par-dessus. Pourtant, la jeune demoiselle l'interpella de nouveau, elle semblait avoir envie d'une discussion. Il s'arrêta, visiblement excédé.

- Mademoiselle, je vous dis que je ne sais pas qui vous êtes. Veuillez ne plus m'importuner, j'ai du travail qui m'attend !

Son ton était sec et ses paroles claquèrent comme un coup de fouet. Pourtant il ne bougea pas de sa position, cherchant à intimider la jeune demoiselle. Il espérait qu'elle s'en aille et qu'elle ne vienne plus jamais lui adresser la parole. Il ne voulait pas avoir l'air de quelqu'un qui fuit.
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Re: Dans la Pénombre.

Message par : Personnage, Dim 8 Sep - 22:20


La vente n'avait pas été très bonne à Londres. les clients potentiels s'étaient montrés méfiants ou peu intéressés. Résultat des courses ? Un oeuf de dragon pour 25 gallions, deux crabes de feu pour 10 et un gapcorne pour 30. Ses patrons n'allaient pas apprécier son manque de compétence et Sorina imaginait déjà avec douleur la punition qu'elle allait recevoir. Mais la roumaine était habituée au sortilège doloris et autres tortures. Dix-neuf ans qu'elle supportait les punitions, elle n'était plus à ça près. Cela faisait longtemps qu'elle s'était résignée à faire son travail au mieux et à accepter les colères de ses patrons sans broncher, longtemps qu'elle savait qu'elle ne quitterait jamais l'association frauduleuse. Trop de risques. Et puis, la quitter pour aller où ?
Quels que soient les obstacles qui se présentaient à elle, Sorina continuait à avancer avec hargne, désireuse de survivre encore quelques années. Aussi, lorsqu'elle arriva à Prè-au-Lard avec ses complices, elle n'était nullement découragée par ses faibles rendements, et bien décidée à se rattraper.

Prè-au-Lard, ce n'était pas vraiment le genre d'endroit où Sorina pourrait faire des affaires. C'était un petit village, ce qui signifiait peu d'habitants et donc peu d'acheteurs potentiels. D'autant que la majorité de la population avait moins de 17 ans.
C'était Razvan  qui avait décidé de faire escale dans le village sorcier. Les élèves l'intéressaient, il semblait projeter d'en recruter quelques-uns. Sorina supposait que si recrutement il devait y avoir, ce serait forcément par la force et sans le consentement du jeune sorcier. Les enfants d'ici étaient éduqués et devaient avoir un minimum de jugeote pour ne pas tomber dans une association frauduleuse. C'était le total manque de perspectives qui avait amené Sorina à intégrer la mafia locale. Elle avait vu en eux une occasion de faire quelque chose de sa vie, d'avoir une meilleure situation. Jamais elle ne s'était autant trompée. Mais les regrets ne servaient à rien. Pas plus que la peur. Seul sa survie importait.

Sorina avait commencé à arpenter les rues du village à l'aurore. Cachée sous sa longue cape noire, elle essayait de repérer des clients. Vers dix heures, elle alla s'installer dans un pub pour y grignoter un petit quelque chose. Elle repéra deux hommes partiellement dissimulés sous leur cape. Tous deux avaient la tête penchée vers la table et parlaient vite et bas. Après quelques minutes d'observation furtive, Sorina considéra qu'ils feraient de bons clients, aussi s'approcha-t-elle d'un pas discret. Avant qu'elle ne soit suffisamment proche pour entendre leur conversation, l'un des hommes la repéra et rangea d'un geste rapide un objet posé sur la table. Sorina ne tourna pas autour du pot et leur proposa les différents animaux qu'elle avait à disposition. Après quelques questions méfiantes, les hommes se montrèrent potentiellement intéressés par un éruptif. Ils fixèrent donc un rendez-vous, à la cabane hurlante, le soir même à 23h.

Le reste de la matinée s'écoula sans qu'elle ne parvienne à trouver d'autres acheteurs. Le soleil était maintenant haut dans le ciel et ses rayons assommaient la pauvre Roumaine vêtue de noir. Épuisée par la chaleur, elle chercha un recoin plus frais, une ruelle dans laquelle elle pourrait s’asseoir un instant à l'ombre.
Voilà justement un coin de pénombre. Malheureusement pour l'étrangère, il était déjà occupé par une jeune fille bien peu vêtue. Elle avait interpellé un homme nettement plus vieux qu'elle. Ce dernier avait justement le profil du client potentiel, voila qui était intéressant. Ne voulant pas laisser passer sa chance, Sorina s'approcha de l'homme dans de grandes enjambées.
- Bonjourrr monsieurrr, dit-elle de son anglais aproximatif, vous interressé parrr drrragon, garpcorrrn ou erruptif. Peu chérr, animaux bonne qualité. Trrrès utils, vous fairrr affairrr.
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Re: Dans la Pénombre.

Message par : Tarjaha Ernesta, Jeu 12 Sep - 10:01


Le confondre. Mais Tarjaha voyait bien que Mike l'avait reconnue. Elle croisa les bras, fronça les sourcils et se balança sur sa jambe gauche. En bonne Ernesta, elle n'abandonnait jamais. Mais qu'est-ce qui avait traversé la tête de cette homme! Elle ne devait pas se mettre en colère néanmoins, mais Mike devait répondre. La Gryfonne n'en faisant toujours qu'à sa tête, elle serait prête à laisser sa malédiction l'emporter plutôt que de laisser filer l'ancien Serdaigle. Elle avança, bien décidé à avoir ce qu'elle voulait. Elle semblait toute petite et frêle à côté de lui, mais, elle s'en moquait. Elle regarda de ces beaux yeux bleus gris.

-Je vois dans tes yeux que tu sais qui je suis. Alors ne fais pas semblant.


Il ne pouvait ignorer qui elle était. On n'oublie jamais vraiment une Ernesta. Surtout Tarjaha. Son mauvais caractère laisse quelques souvenirs. Bien précis. Soudain, une jeune mendiante vint troubler leur conversation. La rouge et or lui jeta un regard plus qu'haineux, pour lui montrer son agacement. Mais elle ne réagit pas.

- Bonjourrr monsieurrr, vous interressé parrr drrragon, garpcorrrn ou erruptif. Peu chérr, animaux bonne qualité. Trrrès utils, vous fairrr affairrr.

Tarjaha fronça les sourcils, et entrouvrit la bouche. Si Mike avait fait appelle à cette jeune roumaine pour se débarassé d'elle, c'était loupé. Elle ne lâcherait pas l'affaire. Par contre, ça l'énervait. Elle devait rester calme. Elle devait se tenir tranquille. Pas de faux pas... pas de colère... Elle décroisa ses bras pour poser la paume de ses mains sur ses hanches, comme une mère grondant son enfant.

-Mike. Je te préviens, si cette fille a été engagée pour que je te lâche, ça ne marcheras pas!

Attendant de nouveau des réponses, la belle Ernesta était maintenant de mauvaise humeur. De trèèès mauvaise humeur.
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Re: Dans la Pénombre.

Message par : Invité, Ven 13 Sep - 14:11


Mais c'est qu'elle insistait cette petite peste ! Mike comprit qu'il n'arriverait pas à s'en défaire rapidement. Bizarrement son nom lui revint rapidement. Tarjaha qu'elle s'appelait. Difficile d'oublier un prénom pareil, c'était sans doute la raison d'être de ce genre de prénom. Apparemment elle voulait une explication, il avait presque envie de lui faire tâter de quelques uns de ces sortilèges mais ç'aurait été inégal et surtout lâche. Il avait beaucoup de clients qui vivaient à Pré-au-Lard et si cela venait à s'apprendre qu'il expulsait les jeunes femmes à plus de cinq mètres, il n'était pas certain que les élèves oseraient encore l'approcher.

Elle semblait avoir envie de lui faire la morale. Bien présomptueuse cette gamine qui lui lançait un regard rempli de haine. Heureusement que ce n'était pas sa fille sinon elle s'en serait prise un. Franchement, pour qui elle se prenait. C'était quand même un adulte, elle lui devait le respect ! Il tata sa baguette qui se trouvait dans sa poche, se demandant s'il devait réagir ou non. Puis son attention fut accaparée par une étrangère qui s'approcha de lui afin de lui vendre un œuf de dragon ou un autre truc du genre. Cela ne plut pas à la gamine qui l'accusa d'avoir fait venir l'étrangère pour s'échapper. Comme si le trentenaire avait besoin de ce subterfuge !

- Pour qui tu me prends ? Tu crois que j'ai besoin de ce genre de diversion pour que tu me laisses tranquille ? Si tu veux qu'on se parle, t'as intérêt de baisser d'un ton.

Il avait envie de lui jeter un sort mais de cela elle ne pouvait pas s'en douter. Par contre, l'étrangère restait au milieu, elle devait venir probablement de Roumanie et il était surpris de ne pas la voir en train de faire les poubelles ou de tendre la main. En même temps, c'était une sorcière, elle n'allait pas s'abaisser au niveau des moldus...

- Que voulez-vous que je fasse d'un œuf de dragon ? Je suis certain que vous ne proposez qu'un vulgaire caillou à un prix déraisonnable alors que je sais très bien où en trouver pour gratis.

Il reposa son attention sur Tarjaha. Il voulait faire comme s'il n'était pas intéressé mais il était toujours avide de faire des bonnes affaires sauf qu'il ne devait pas le montrer. Il n'avait pas l'intention de se faire arnaquer et puis il se demandait bien à quoi lui servirait un dragon...

Pourquoi tu veux me parler ? demanda-t-il d'un ton plus calme mais avec son regard toujours aussi noir.
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Re: Dans la Pénombre.

Message par : Personnage, Sam 14 Sep - 11:16


Sous son capuchon, Sorina observa la petite mal habillée d'un air perplexe. Elle parlait vite et la roumaine ne comprit pas tout, mais la colère était perceptible dans sa voix. Elle avait l'aire d'avoir un sacré tempérament. Una pecingine, comme on disait dans son pays. D'où elle venait, les jeunes ne s'adressaient pas ainsi aux plus vieux sans risquer de se prendre une belle correction. Mais avec son voyage en Europe de l'ouest, Sorina avait bien vu que le respect n'était plus.
L'homme, dénommé Mike d'après ce qu'avait compris l'étrangère, répondit à la jeune fille d'une voix sévère. Pour autant, Sorina n'était pas persuadée que cela ait un grand impact sur l'attitude de la fille. Avec des enfants comme ça, seules les punitions marchaient, les réprimandes, ils n'en avaient que faire.

Mais Sorina n'était pas là pour se préoccuper de leurs problèmes de respect, aussi, n'écouta-t-elle avec attention que lorsque l'homme s'adressa à elle. Certains mots lui échappèrent, mais elle comprit le sens global de la phrase : il n'était pas intéressé et doutait de la qualité de sa marchandise. Le visage de Sorina resta impassible, pourtant à l'intérieur, c'était l'ébullition. Comment pouvait-il douter de la qualité de ses animaux ? N'était-ce pas la Roumanie le premier fournisseur en créatures magiques interdites ? C'était de la Roumanie qu'était parti le trafic de dragons. Puis il s'était diversifié avec d'autres espèces, des éruptifs et des grapcornes notamment. Ces animaux étaient destinés aux collectionneurs -les dragons en fascinaient beaucoup- ou aux personnes mal intentionnées. La corne des éruptifs était capable de transpercer n'importe quelle matière. Cette créature pouvait venir à bout de murs en bétons armés. Quant aux grapcornes, il était réputé pour être extrêmement violent et difficile à neutraliser à cause de sa peau épaisse imperméable aux sortilèges.

Personne ne s'était jamais plaint de la qualité de ses animaux, certains en avaient même redemandé. Mais cette année, la demande semblait s'être tarie, au grand désespoir de Sorina.
L'étrangère n'avait pas envie d'insister, elle voyait bien qu'elle dérangeait et que sa présence ne ferait qu'envenimer la situation. Aussi, décida-t-elle de proposer au sorcier de venir voir sa marchandise de ses propres yeux. Peut-être arriverait-elle à éveiller sa curiosité.
- Vous avoirrrr torrr, animaux bonne santé. Vous pouvoirrr venirrr vérrrifier ce soirrr à cabane hurrrlante à minouit.
Puis la Roumaine vêtue de sa robe noire rapiécée s'éloigna, à la recherche d'autres clients ou, à défaut, d'un endroit calme à l'ombre.
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Re: Dans la Pénombre.

Message par : Invité, Ven 8 Nov - 11:57


{RP avec Personnage}

La nuti était tombée depuis longtemps. Pré-au-Lard était désert, pas un chat ne passait à travers les rues ni même sur les toits. C'était l'heure idéale pour des transactions douteuses. 13 marcha tranquillement dans la ruelle qui était déjà sombre en plein jour. Son visage était masqué par sa capuche. Il avançait telle une ombre à la recherche du fameux Razvan. Il avait besoin de lui pour des achats illégaux et il voulait lui proposer un marché.

Il espérait trouver le Roumain ou celle qui était parfois avec lui. Il avait déjà rencontré cette première dans ce même endroit la première fois et c'était la raison qui l'avait poussé à venir ici. Avec un peu de chance, il tomberait de nouveau sur elle. Pour l'instant, il n'y avait personne mais le Mangemort ne se découragea pas. Il s'adossa contre un mut et il attendrait patiemment qu'un des deux étranger se montre. Il était persuadé de les croiser ici. Il ne savait pas pourquoi mais souvent les deux Roumains avaient été repérés à Pré-au-Lard. Il enfila son masque même s'il y avait peu de chances qu'il soit reconnu ici. Il portait sa tenue de maître des ombres, la même que lors de l'attaque du Poudlard Express. Un jour de renaissance qui avait marqué d'une croix l'avènement d'une nouvelle idéologie.

13 aperçut un mouvement avant de voir un homme passé. C'était la personne qu'il recherchait. Derrière son masque, il eut un sourire satisfait de ne pas avoir attendu en vain. Il s'approcha de l'étranger.

- J'aimerais faire affaire avec vous.

Sa voix était rauque, comme à chaque fois qu'il était habillé en Mangemort. Le Roumain n'avait pas besoin de connaître son identité pour travailler avec lui. Habituellement cela ne le gênait pas et il ne voyait pas la raison pour que ce soit différent ce soir.
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