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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Pré-au-Lard ~¤~ :: Forêt Interdite
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Rencontre de nuit
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Azénor Philaester
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Re: Rencontre de nuit

Message par : Azénor Philaester, Jeu 3 Nov - 17:37




is this real life?

Un loup ici? Vous ici? Mais oui très chère. Reprenez un peu de loup, il y en a beaucoup par ici. Beaucoup? Je n'en demandais pas tant. Juste un. Pour voir sa tête et l'imaginer autrement ensuite quand je raconterais la fabuleuse histoire du loup à mes amis.
« J'espère bien que c'est un loup. J'en ai déjà vu, moi... »
Mais Lïnwe, arrête de te la péter! Blablabla j'ai vu un loup, nanana. Ça marche. Bon ok je suis juste jalouse, faut qu'il me raconte son histoire. J'ai le droit de savoir, pire, je dois avoir. Pire encore? Bah pourquoi je suis pas déjà au courant. Oh... Ça doit être une histoire qui déchire. Mais dans les deux sens du terme. Il est peut être déchiré Lïnwe. De l'intérieur, de l’extérieur, c'est pareil. Nope.
« Eh bah raconte! »

On continue de marcher. Sans trop savoir par où on passe. Pas très conscient de la réalité mais qu'est-ce qu'on s'en fou.
« De toute façon, on s'ra perdus dans tous les cas... Hein ? Si. »
« Quoi? »

yeah this is real life

Il ne parlait pas à moi. Mais il parlait à qui? Je regarde très vite autour -on sait jamais- mais il n'y a -heureusement- personne. Son subconscient. Son âme. Son esprit qui lui dicte des choses? Ma yé né pas compris. Ça existe pas tout ça. C'est de la foutaise. Ou alors, Linou le loup est un psychopathe -ahah-, je vais lui demander.
Je m'arrête brusque, je l'arrête dans le même élan en le prenant par la manche. Je plonge mon regard dans ses yeux magnifiques éclairés par la lune.
« On est des psychopathes ? ... Enfin je suis même pas sûre que tu saches ce que ça veut dire un psychopathe avec ton QI d'huitre. »

Et l'air de rien, la tête dans les nuages, comme toujours, innocente et inconsciente, je me remet à marcher. Du haut de mes treize ans je crois pouvoir faire ce que je veux, partout tout le temps avec qui je veux.
Détrompes-toi petite sorcière, ton avenir est tracé.

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Lïnwe Felagünd
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Re: Rencontre de nuit

Message par : Lïnwe Felagünd, Sam 5 Nov - 11:45


Is this just fantasy ? Le vent est frais ce soir. Un vent frais faisant tanguer les navires marchands sur la côte bretonne. Il terrasse les libellules si fragiles en leur temps, et les brindilles ne sont que gouttières que les girafes ont brisé. Toute fantaisie est à rallier ici, avec la raison. La raison de Lïnwe. Son esprit n'est ouvert qu'à ce nouveau monde qu'il découvre tous les jours. Il a peur d'abîmer quoique se soit ici. Et n'oserait jamais saccager cet endroit. Et il n'entend que le bruit de la gouttière qui craque sous ses pas de géant. Les questionnements d'Azénor sont si lointain, étouffés par les cloches fêlées qu'on perçoit au loin.

No escape from reality. Les deux adolescents parviennent à se hisser entre les ombres animales, cherchant les loups. L'irlandais est déjà entré dans une presque-transe, les pupilles dilatées dans la nuit sombre éclairée par le sourire de la lune. L'excitation et l'adrénaline da la nuit, royaume des songes. Où persiste le galop du Roi des Aulnes. Mais soudain, tout redevient plus flou. Comme si le soleil était revenu lui arracher ses yeux. Son amie décide d'arrêter le train. C'est le conducteur du train. « On est des psychopathes ? ... Enfin je suis même pas sûre que tu saches ce que ça veut dire un psychopathe avec ton QI d'huitre. » insinua-t-elle avant autant de douceur qu'un troll des cavernes.

Il regarde un instant la lune, qui est source d'inspiration pour lui. Il ne vit que pour elle. Il ne peut vivre que grâce à elle. Il semble perdu, voulant embrasser une nouvelle fois les rayons de sa chimère. Il la regarde d'un air nostalgique, ébranlé par le choc du wagon. « Nous sommes des enfants torturés... par la vie... Pas des psychopathes... Pas des psychopathes... » mais elle se remet déjà à marcher. Le gamin l'aide à mettre du charbon dans le feu. Et repart.

« Et c'est toi l'huître. »
Ouais. Sale huître.
« Ouais. Sale huître. »

Et ils reprennent la route. Cette interminable route qui mène au paradis. Et, comme s'il était mécanisé. Par l'ardeur que dégage cette magnificence mystique, il se met à raconter son histoire. La marionnette parle : « J'en ai déjà vu, des loups. Moi. Les premiers étaient dans une forêt irlandaise, en hiver. Avec ma sœur, nous sommes partis jouer dans les bois. Liberté est liberté. Tu me connais, et nous nous sommes un peu aventurés. Et ce jour-là était inscrit dans le ciel. Gravé dans les étoiles. J'en suis certain. Le destin nous a montré du doigt. Et a placé ces loups, là, juste devant nous. Comme cet arbre crochu que tu vois. Moi j'appelle ça une girafe. Ça ressemble à une girafe... Et là. Je les ai approchés, les loups. Et c'était comme si un lien électrisé était passé entre nous. Inexplicable, tu vois. Mais je l'ai compris. Et lui m'a compris. Il était blanc. Entièrement blanc. Mais j'ai été... j'étais trop fougueux à cette époque. Il m'a... il est parti. Avec l'autre loup qui était là aussi. » il n'avait jamais parlé de ses blessures et il n'en parlerait probablement jamais. Un soir d'été peut-être, pluvieux mais chaud. Sous un pont. A la frontière de l'amitié et de l'amour qu'on porte à cette amitié.

« Et le prof de Métamorphose. Evan, t'vois qui c'est ? Il a deux loups aussi. Il les a ramenés une fois en classe. T'avais qu'à être là. Sale pouffy désincarnée. » il voit le silence passer juste devant son nez. Alors il l'attrape et l'avale. Comme si de rien n'était. Il a déjà beaucoup parlé. A lui d'écouter. This is a fantasy.

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Azénor Philaester
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Re: Rencontre de nuit

Message par : Azénor Philaester, Sam 12 Nov - 14:50


sorry i'm late



je suis contre les gens qui sont contre


Lïnwe regarde notre chère et tendre lune. C'est comme un réconfort. Une lueur d'espoir dans l'obscurité. Une bouffée d'air frais dans la noyade. Une flamme dans l'hiver.
« Nous sommes des enfants torturés... par la vie... Pas des psychopathes... Pas des psychopathes...  Et c'est toi l'huître. Ouais. Sale huître. »

On reprend la route. Encore. On va où? Qui le sait? Mais de toute façon, l'important c'est pas la destination c'est le voyage. Entre branches qui craquent sous le poids de nos pieds, feuilles qui essoufflent nos visages et vent qui arrachent nos lèvres. C'est poétique? On se croirait dans un poème. Deux amis qui divaguent et insouciants, s'avancent sans s'en rendre compte dans la torpeur de la forêt dite interdite. On a ni le droit ni la conscience. Mais on y est. A s’immiscer dans la pénombre et les risques.  
« J'en ai déjà vu, des loups. Moi. Les premiers étaient dans une forêt irlandaise, en hiver. Avec ma sœur, nous sommes partis jouer dans les bois. Liberté est liberté. Tu me connais, et nous nous sommes un peu aventurés. Et ce jour-là était inscrit dans le ciel. Gravé dans les étoiles. J'en suis certain. Le destin nous a montré du doigt. Et a placé ces loups, là, juste devant nous. Comme cet arbre crochu que tu vois. Moi j'appelle ça une girafe. Ça ressemble à une girafe... Et là. Je les ai approchés, les loups. Et c'était comme si un lien électrisé était passé entre nous. Inexplicable, tu vois. Mais je l'ai compris. Et lui m'a compris. Il était blanc. Entièrement blanc. Mais j'ai été... j'étais trop fougueux à cette époque. Il m'a... il est parti. Avec l'autre loup qui était là aussi.»

Il a vu des loups. Il voit des girafes. Je veux en savoir plus. Come on little boy it's me. Dis moi tout. Moi tout pour toi.
« Et le prof de Métamorphose. Evan, t'vois qui c'est ? Il a deux loups aussi. Il les a ramenés une fois en classe. T'avais qu'à être là. Sale pouffy désincarnée. »
gne. Voix de défi:
« Bah on a eu un cours ensemble avec Evan pauvre chèvre. J'étais pas là, trop busy tuvoa!  Et puis ma voix devient beaucoup plus grave, beaucoup plus sérieuse.
Et Linou. Le loup il t'a quoi? C'est moi tu sais. Tu peux...Non. Tu dois tout me dire. Et puis de toute façon rien ne sortira de cette forêt pas même nous. Alors confie-toi. Fais exploser tes peurs, m*rde. Je serai toujours là pour toi. Si j'avais été là, le loup, je l'aurais grondé très fort. Je parle le loup.

Je dépose un bisou sur sa joue. Je fais un clin d’œil à la lune. Et on repart encore.

you are the dancing king


J'attendrai jusqu'à ce qu'il se sente prêt à tout me dire. Il a été blessé je le sais je le sens je le suis il se fou de moi.
D'un coup. Je prends peur. Je regarde autour de moi? Je réalise. Mais on est où? Depuis quand on est là? La lune? Elle est toujours là? Je lève les yeux, la vois, rassurée. Les étoiles brillent par millier. Je me suis arrêtée. De marcher. De courir? En quête de quoi? De feuilles plus mortes? De racine plus arrachés? De vent plus frais? J'ai tout ce qu'il me faut ici. Un Lïnwe. Des histoires à raconter. Des choses à savoir. Je me suis arrêtée sans m'en rendre compte.
D'un coup. Je repars. Je cours. Bien trop vite. Pendant combien de temps? Aucune idée. Qui le sait? Personne. Je suis seule. Seule? Oui. Quoi? Oui. J'arrive pas à m'arrêter de courir. C'est exaltant. Mais j'ai si peur. C'est peut-être pour ça que je comprends pas. Que je ne m'arrête pas de courir. Où est passé mon ami? Pourquoi je suis partie mais pourquoi?


J'ai perdu Lïnwe.

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Lïnwe Felagünd
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Re: Rencontre de nuit

Message par : Lïnwe Felagünd, Sam 12 Nov - 18:24


Marchant à travers
la pénombre de la lune
deux grands cœurs amants.

Le jeune garçon en vient à insulter son amie d'une étrange baliverne. Sans vraiment se soucier de sa nature. Il voulait juste piquer son amie comme une guêpe. Le bouton fiévreux du frelon. Elle ne se laisse pas faire, Azénor. Elle n'est pas comme ça. Et plutôt que de l'outrager plus encore, elle le compare à une chèvre. « Bah on a eu un cours ensemble avec Evan pauvre chèvre. J'étais pas là, trop busy tuvoa ! » le genre d'élève qui se contente de passer les examens. Absent toute l'année. Se voilant la face. Un visage devenu perverti par la flemme. Qui tente de mentir. Détourner le blasphème par un manque de temps.

L'irlandais n'allait pas en rester là. On ne pouvait compter sur ni l'un ni l'autre pour conclure une conversation. Mais il fut interrompu par une voix plus grave. Une voix dont il n'a nullement l'habitude d'entendre. Une voix qui se veut plus sérieuse. Plus franche. Plus terrifiante aussi. Il fut surpris de voir que la bouche de son amie se fermait et s'ouvrait en parfaite synchronisation avec cette voix lointaine. C'était comme si le corps restait fidèle à la Philaester, mais qu'une autre personne parlait à sa place, tout à fait différente de cette petite Gryffondor. C'était comme si elle était devenue un pantin. Une marionnette. Possédée. Et tirée par les ficelles d'un alchimiste trop prétentieux.

« Et Linou. Le loup il t'a quoi? C'est moi tu sais. Tu peux...Non. Tu dois tout me dire. Et puis de toute façon rien ne sortira de cette forêt pas même nous. Alors confie-toi. Fais exploser tes peurs, m*rde. Je serai toujours là pour toi. Si j'avais été là, le loup, je l'aurais grondé très fort. Je parle le loup. » le temps s'était évaporé un instant dans les fibres des chênes. Et puis, il était revenu. Aussi soudainement, et au moment exact où son amie déposa un baiser sur sa joue. Smack. Il ferme les yeux et les rouvre, tentant de trouver une solution à cette nouvelle énigme. Il se croyait être dans un véritable rêve. Avec la lune, les girafes, les libellules. La poupée de cire, qui lui parle, juste à côté de lui. La poupée qui se veut conciliante. Qui se veut amie. Qui gambade autour de lui. Parmi toutes les ombres de la forêt. Qui se perd.

Lïnwe, lui, n'avait pas bougé d'un poil. Contemplant les reflets de la lune contre ses mains. Il avait manqué quelque chose. Un chapitre. Un épisode complet. Un livre même. Une série. Il ne comprenait plus. Il était perdu, aussi. Seul le soupçon d'un pas traînant le faisait avancer sur cet escalier nocturne qu'on pourrait aussi appeler : Stairway to Heaven. Et c'est alors seulement, qu'on l'entend parler. Il parle aux chouettes. Il parle aux loups. Aux regards. Murmure aux cous des girafes. A la lune, qui continue de lui sourire dans la nuit. Il parle à qui ? Il parle à qui le veut.

Petit a — retrouver ton amie. Cette petite sotte s'est perdue en courant comme une gamine.
« Je t'interdis de l'insulter. Azénor est une personne respectable. Bien mieux que nous. »
Ouais, c'est ça. Et qui est la chèvre dans cette histoire ?
« Ta gueule. Explique-moi plutôt ta seconde théorie. »
Mouais... Petit b — chercher un loup. Tant pis pour elle.
« Ou alors... chercher le loup qui me mènera à Azénor ! Ou chercher Azénor qui me mènera au loup, je ne sais pas... On fait quoi ? ZOUZOU !? » il ouvre grand les yeux. Il réalise. Qu'il est seul.

Ploc ploc ploc trois gouttes
la lune ne te sourit plus
— tombent ici-bas.

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Re: Rencontre de nuit

Message par : Azénor Philaester, Sam 26 Nov - 23:05


same, petite pause dans les révisions... (cc mon Linou)


you want danger

Je danse avec le diable. Je joue avec mes nerfs. Je me crois la reine de la partie alors que je suis à peine un pion. Perdue. Seule. Dans la pénombre. Dans la forêt. Interdite. J'ai une tête à respecter le règlement? J'ai pas la conscience. Qui l'a? Les gens ch*ants. Inutiles. Ennuyants. Obéir à des règles. Mais si ça n'engage que moi? Si j'ai envie de me promener? Je suis libre je mes actes non? Laissez-moi tranquille avec vos questions vos règles et vos punitions.
C'est la bamboula dans ma tête. Je sais plus où je suis. Ici, ailleurs, partout et puis nulle part. Tu m'fais pas peur. Je suis une lionne. Qui que tu sois, je suis pire. Je suis l'amie du diable ce soir. Je danse avec le diable.

Où est passé la lune? Cachée par des étoiles qui brillent un peu moins que ce que j'aurais aimé. Les étoiles. C'est merveilleux. Ce qu'il se passe la bas a eu lieu il y a des années mais je le vois maintenant et c'est fascinant. La divination je m'en fou. Je veux juste voir les étoiles. Apercevoir une filante, et trouver les constellations. J'me couche sur le sol un peu mou de feuilles mortes et humides. Je regarde le ciel. Allongée par terre comme un loup qui se repose. Je m'imagine animal. Voguant parmi les prairies, chassant la proie et aimant la vie. Courir. Le cœur brisé mais les bras ouverts. Courir. Je ne repartirai plus.
Les yeux ronds comme des ballons, à l'affut de la moindre étoile. Je me prend une goutte. Deux. Trois. Ça tombe. La pluie. La nuit. La lune. Les étoiles. Les loups. Il ne me manque que Lïnwe. Je l'aurais presque oublié.

Je tend l'oreille, comme un loup. Je n'entend rien, juste des murmures de vies d'animaux magiques sans doute dangereux. Oups. Mais qu'est-ce-que je fais là? Bonne question. Personne ne le sait. Personne ne sait rien. Mon esprit divague. Part. Revient. Prend une pause et s'allonge avec moi. On est bien tous les deux. C'est mieux quand on est rassemblés.

such a funny thing for me to try to explain

Et bah explique pas. Tout ne s'explique pas. Comme l'amour. Ça s'explique pas. Ça ressent. Hein? Bla-bla-bla. C'est pas tout mais je dois retrouver mon Linou.
Je me remets à la marche. Autant marcher. Mais je ne sais pas par où je suis arrivée. Donc je choisis un arbre au hasard et je suis le vent qui me guide n'importe où.
Ta gueule.
Non mais. Toi ta gueule. C'est qui? Je crie:
- TOI TA GUEULE!
J'ai même pas parlé (si?). C'est de l'abus. Mais attend, ça veut dire qu'il y a quelqu'un ici. Je ne suis pas seule! Ça doit être Lïnwe, oh oui! Je marche un peu plus vite, faut que je le retrouve.
L'oreille sélective. Qui n'entend que ce qu'elle veut.
ZOUZOU !?
Ah ça, c'est moi.
- Ouuuuuuais, t'es où? Mais attend qu'est-ce qui s'est passé? Pourquoi je comprend jamais rien?
Paumée.


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Lïnwe Felagünd
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Re: Rencontre de nuit

Message par : Lïnwe Felagünd, Jeu 8 Déc - 23:40


Un chien
errant de ses pattes
se perd dans
fougères et orties
la lune redevient
écarlate
blanche de jalousie
illuminant la scène
un chien
dans les
nuages.

Un pantin parmi les arlequins. Ombres et silhouettes silencieuses se déplacent dans ce désert de girafes. La voilà perdue. Le voilà perdu. Des enfants perdus dans le noir. Où est la lumière ? Où est-elle ? La lune refait son apparition. On avait tiré le rideau. Laissant l'obscurité les guider. Lïnwe ne prenait même pas la peine d'être discret. Brisant toutes les branches qui gisaient là, et gueulant le nom de son amie. La règle numéro une pour se faire bouffer par une créature lambda de la forêt.

Soudain. Le vent lui répond.
« TOI TA GUEULE ! »
Il s'agit presque ici, d'un murmure. D'un mot doux qu'on susurre. Les lucioles ? Oui, les lucioles parlent.

Une autre réponse. Toujours la même petite voix.
« Ouuuuuuais, t'es où ? »
Est-ce dans sa tête ? Il ne sait plus faire la différence.

C'est un rat. Un rat de laboratoire qui a été abusé.
Le voilà fou. Lunatique. Aberrant. Absurde. Loufoque. Inconséquent.
Dérangé Déplacé Affolé Aliéné. Aliéné par cette petite voix qui lui répond.

« Bordel ! Mais ferme ta gueule !! »
Il craque. Comme les branches dénudées. Il s'arrête. S'tape la tête contre un tronc d'arbre. Et pas n'importe lequel. Celui-ci est un chêne fluorescent. « NOM D'UN MERLIN EN COUCHE-CULOTTE ! » S'tape la tête contre le tronc blanc. Et s'arrête.
Il se retourne, la lune guidant ses pas. Ici, à quelques mètres de là, trois libellules par terre. Il assiste à un véritable tableau. Un tableau dans lequel il tient. Le tableau d'une peinture morte devant ses yeux.

Et retrace sa route.
Dans ce palace aux décors aborigènes.
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Re: Rencontre de nuit

Message par : Azénor Philaester, Lun 19 Déc - 16:53



i touch the rain

Pas de réponse. Ah mais attendez. Je rêve c'est ça? Ah mais voilà. J'me disais aussi. C'est trop bizarre pour être vrai. Perdue, seule, accompagnée par simples arbres et pluie. La forêt interdite comme demeure. C'est pas mon genre ça, je dois rêver. Pas mon genre? Tu parles. C'est tout à fait moi. Azénor, 13ans, jeune Gryffondore, courageuse, intrépide, insolente mais insouciante par dessus tout. Lïnwe est dans les parages. Autant lui demander si je suis en train de rêver. Mais de toute façon, si on est en train de se demander si on est en train de rêver, ça veut simplement dire qu'on ne l'est pas, pas vrai? L'imagination n'est pas aussi torturée! Quoi que. Autant demander à Lïnwe. Je m’apprête à intervenir quand j’entends, d'une voix pas si éloignée que ça:
« Bordel ! Mais ferme ta gueule !! »

Bah alors. J'ai même as eu le temps de commencer à articuler que monsieur me dit déjà de la fermer. Déjà de un à moi, on me dit pas ça. Que les choses soient claires. Et de deux, j'suis pas si prévisible quand même.
« NOM D'UN MERLIN EN COUCHE-CULOTTE ! »

Je reconnais encore la voix de Felagünd. Reconnaissable entre toutes. Mais il va pas bien c't'enfant. Déjà il me dit de la fermer, ensuite il part dans des directions intellectuelles que je ne saurais définir. Là où je ne peux pas le suivre, il est partit. Mais je veux le faire revenir moi. Je fais quoi sans lui enfait? Dans la vie sans mon Linou? Hors de question. Je n'en survirai pas. Alors je cours. Je cours en direction de la voix. Je cours à m'en écorcher les jambes contre les branches épineuses. Je cours à m'enfoncer dans la boue formée par la pluie qui ne cesse de tomber. La forêt est sombre. Le vent est glacé. Au loin, j'aperçois enfin Lïnwe. Mon ami marche, tournoyant. A quoi pense-t-il? Je l'appelle:
« Hey Lin', arrête toi! On rêve la c'est ça? On est en train de rêver ou pas? »

Je continue ma course. Jusqu'à lui. J'interromps mes pas, essoufflée. Je dépose ma main sur une de ses épaules:
« Mais d'où tu me dis de fermer ma gueule d'ailleurs? Non mais. »
Je montre une petit moue, signe de désapprobation.


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Re: Rencontre de nuit

Message par : Lïnwe Felagünd, Mar 20 Déc - 15:50


Arrêtant de se cogner, il reprend la mer. La barque avance doucement à travers les poissons-hérissons plein d'épines. Un chemin de glace à la noix de coco s'ouvre devant lui. Des copeaux tout autour. Et il commence à faire froid et il s'en veut de n'avoir rien pris d'autre que son gros gilet. La réalité lui rentre dans les trous de nez depuis qu'il avance seul dans le noir... Il entend encore une voix. Lève un regard au ciel. Lune ? Lune tu m'appelles ? Quelqu'un l'appelle, oui. Mais ce n'est pas cette coupole aux nuages qui brille la nuit et disparaît au petit matin.

Une voix. Qui retentit derrière son épaule droite.
L'a-t-on suivi ?
Un prof ?
Un étudiant ?
Un centaure ?
Une chimère ? Azénor.
Azénor ! Il en avait oublié son amie. A force de se taper contre un arbre, de parler aux feuilles et de jouer avec la lune.

« Hey Lin', arrête toi ! On rêve la c'est ça ? On est en train de rêver ou pas ?
Mais d'où tu me dis de fermer ma gueule d'ailleurs ? Non mais. »
lui dit-elle en le rejoignant. Il fronce les sourcils. Ne comprend plus. Quelle est la question déjà ? Qu'est-ce qu'ils foutent ici ? Quelle idée ! Il ne sait plus. Il s'approche de sa comparse et lui pince la peau du cou.

« Alors ? On rêve ? A toi de me le dire. » fit-il en haussant les épaules. Et il marmonne quelque chose. Une explication confuse à propos du ta gueule. Il ne parlait pas. Mais si. Un peu. Mais pas à Azénor. Quelque chose comme ça. Les voilà proche de la lisière de la forêt et du parc. Lïnwe guide son ami, main dans la main. Il l'a retrouvée, tant mieux. Ça y est. Inspiré par l'odeur de noix de coco dans les airs.

Ils ressortent. Et lui, s'arrête. « Bordel ! On a oublié le loup. »
Un coup d’œil pétillant vers la brune. Un regard plein de vie. De défi. De malice. De supplice.

On fait quoi ?
« Chut. »
Chut.
« Chut. »

Un mouvement de recul. Puis il revient. « Alors ? On fait quoi ? »
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Re: Rencontre de nuit

Message par : Azénor Philaester, Mar 3 Jan - 0:40


finally //


Les mains dans les poches. C'est confortable. Et puis j'ai un peu froid, alors je mets ma capuche. Comme ça, je ressemble à une super criminelle de 1m20. Du jamais vu. Les cheveux qui dépassent de ma veste, qui s'envolent un peu avec le vent frais. Ça chatouille mon nez. Un léger coup d’œil en haut. Juste pour vérifier que la lune nous suit toujours. C'est bon, au cas où vous vous demandez, elle est toujours là, luisante et merveilleuse, comme d'habitude.
Et puis mon Linou. Je tourne ma tête vers lui, j'étais ailleurs. Je le regarde niaisement. Mais bon. Je m'en rend pas compte. Et il me pince la peau du cou. Eh ça fait mal. Je fronce les sourcils.
« Alors ? On rêve ? A toi de me le dire. »
« Bah non, mais va-t-en ça fait mal! »

Alors je le pousse gentiment, trop gentiment d'ailleurs. Il s'en fou complétement, il hausse les épaules, marmonne dans sa barbe qu'il n'a pas et qu'il n'aura peut-être jamais qui sait. Il prend ma main. Je préfère ça. On avance tous les deux dans la forêts, insouciants, et juste heureux d'être ensemble. On se balade, tranquillement, moi je regarde la lune, sans interruption. Je me prendrais peut-être une branche, mais j'espère pas. Et puis Lïnwe me guide, j'ai confiance en lui comme j'ai confiance dans les cookies de maman. Toujours bons et lui toujours présent. D'un coup pouf il s'arrête, sans crier gare. Perdue, je m'arrête aussi bien sur. Je le regarde interloquée, puis il s'exclame!
« Bordel ! On a oublié le loup. »

Oh m*rde. Je peux être le loup. Du coup. C'est moi le loup.
« Chut. »
« Chut. »

- Mais t'es relou, j'ai pas parlé! Mais...Serait-ce un jeu de mot ultra sophistiqué? Ahah, t'es re loup, encore un loup! T'as compris la blague?

Bref. On fait quoi? On reste là, à se balader pendant des heures? J'sais pas moi. Je sais pas grand chose. Je veux juste me sentir libre. Comme l'eau. Je veux couler. Comme l'air. Je veux voler. Comme les loups. Je veux gambader. Manger des petits garçons comme Lïnwe. J'ai un peu froid. Pour pas dire que je suis gelée. Je suis prise d'un frisson alors je tremble de tout le corps une fraction de seconde. Pfiou. Je baille un coup. C'est qu'il commence à être tard. Je me verrai bien dans mon lit. Avec Lïnwe hein. Pourquoi pas. Tous les deux dans mon lit, serrés comme des sardines. A se raconter des histoires qui font peur. A rire à s'en torde le ventre, et puis à en réveiller les voisins aussi. Oh, et à jouer au jeu du "c'est pas moi qui fermera les yeux en premier". En même temps faut être fou pour vouloir fermer les yeux devant Lïnwe. Il a de si beaux yeux bleus. Je m'y perd dedans. Quand je le regarde je me sens comme perdue dans l'océan, tranquille. Et puis on pourrait jouer à "celui qui rigolera en premier s'en prend une" et bien sur je gagnerai parce que je gagne tout le temps, parce que je suis la meilleure. Eh ouais. J'ai les chevilles qui enflent. Bon ok, en plus c'est pas vrai. Je gagne pas tout le temps. C'est assez équitable. N'empêche que je supporterai pas que quelque chose lui arrive à ce p'tit garçon. Il est tout.
« Alors ? On fait quoi ? »

Ah oui c'est vrai. Je resitue, on est dans la forêt interdite. C'est la nuit, la lune brille de mille feu et on y voit un peu clair, à travers les arbres, seulement grâce à elle. Qu'est-ce-qu'on fait? J'en sais rien. Je vais pas répéter ce que je viens de dire roh.
- Je sais pas moi. Mais tu veux savoir un truc? Plus tard, je serais un loup. Ou un truc du genre. Un gros chien tout poilu. Tout doux. Blanc. Entre les deux en fait. Et je pourrais faire plein de truc, genre courir super vite, sauter super haut. Et toi aussi tu seras un loup, et tout les deux on fera plein de truc trop cool. T'es d'accord?

Je me sens loup. Enfin chien plutôt. Non loup. Roh entre les deux quoi. Et puis à partir de là j'ai pas conscience, je ne sais pas ce qui va m'arriver ensuite. Mais je trouverai en effet mon moi loup, chien, entre les deux. Un peu de renard aussi. Pour être le parfait accord entre Lydie, Lïnwe et Anthony, homme que je ne connais même pas à l'heure actuelle. Mais je serai un coyote. Dans quoi...Sept, ou huit, ou dix ans. Un truc comme ça. Et puis avec Lydie et Lïnwe, on partira à l'aventure, tous les trois, avec un pote aussi peut-être. On sera les maîtres du monde, ouais ouais, rien que ça.

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Re: Rencontre de nuit

Message par : Lïnwe Felagünd, Mar 3 Jan - 23:11


Il est perdu. Irrésistiblement perdu. Dans ce regard d'azur brun. Toutes ces lignes dessinées par le peintre conduisent à ces yeux. Les siens. Le centre de cette courbe. De ce visage encore trop enfantin. Poétique et précieux. Celle d'une jeune fille en patin sur la banquise. L'herbe gelée par la saison. Et la lune qui frissonne au-dessus. A son image. La lune lui sourit. Et lui, sourit à son amie. Comme l'ombre d'un reflet. C'est une nuit torride pour deux amis qui s'aiment. Oui, ils s'aiment à la folie. C'est une démence. Une douce démence que leur histoire. Leur vie.

Ils jouent, ils s'amusent. La muse et son valet qui abuse. Qui abuse de sa bonté et de sa bêtise innée. Et soudain, elle s'aligne devant lui. Ils écoutent ensemble le silence de la nuit. Au loin, on peut entendre les lucioles s'activer. Et puis... elle s'aligne devant sa bouche. « Mais t'es relou, j'ai pas parlé... Ahah, t'es re loup, encore un loup ! T'as compris la blague ? »

Serait-ce la démence de la nuit qui lui joue des tours ? Il aurait cru percevoir un brin de facétie sous cette façade trop aimable. Et pourtant, rien n'y fait. Il hausse les épaules, le regard appuyé. Comme un aristocrate qui aurait bien vite sifflé à la suite d'une scène comique ratée. Changeons-lui le rôle du bouffon. Ne devrait-elle pas porter la couronne ?

Un éclair, au loin. Le combat fait rage parmi les nuages. Un moment de recul. Puis il revient.
« Alors ? On fait quoi ? » Une autre question qui pourrait faire vaciller les plus conformistes sur leur siège rouge pleine de frites. De gras et de frites. Devraient-ils quitter la scène ? S'exiler dans les coulisses, loin de la foule. Retirer ce masque, briser ce miroir. Enlever ce fond de teint, ce rouge à lèvres trop mièvre et cette fossette des plus bêtes. Laisser les poupées de côté, et s'habiller chaudement. Oui chaudement, pour sortir dehors. Avec pour seul bagage, son amie. Ne serait-ce pas ça, le remède universel ?

« Je sais pas moi. Mais tu veux savoir un truc ? Plus tard, je serais un loup. Ou un truc du genre. Un gros chien tout poilu. Tout doux. Blanc. Entre les deux en fait. Et je pourrais faire plein de truc, genre courir super vite, sauter super haut. Et toi aussi tu seras un loup, et tout les deux on fera plein de truc trop cool. T'es d'accord ? » une belle histoire et de belles promesses qu'il ne peut qu'accepter. Un hochement de tête. Et le regard, le regard perdu dans le sien.

Et comme pris de panique, d'un tic ou que sais-je encore, d'une erreur technique : le voilà par terre. A la recherche de l'ombre jaune (TMTC ?). La lune, là. Lui indique quelque chose. Trois copeaux de noix de coco. Oui. Il en prend dix. En rejette trois par terre. Noue le tout avec sa baguette qu'il insiste à nommer Sincahonda.

« Ma Reine. » deux mots. Et elle en comprend dix au moins. Il lui pose sur la tête un diadème fait d'herbe et d'amour sans m. Une belle preuve de leur serment. De leur engagement. De leur amitié. L'impossible valet qui, d'un amour fou tend à sauver sa maîtresse. Son amante. Sa gouvernante. Sa reine. Elle, pièce maîtresse de l'échiquier. Il lui reprend la main, l'invite à marcher encore et encore près du lac enluné. Bain de toute leurs réminiscences. Évidences.

Propose-lui ce jeu. Là.
Lequel ?
Celui-là.


« J'ai un jeu à te proposer, Azénor. » fit-il en étirant un sourire des plus innocents. Le Charlot ! « Tu tires au sort. » ajouta-t-il en arrachant deux herbes dans un craquement de coquille gelée.
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Re: Rencontre de nuit

Message par : Azénor Philaester, Mer 4 Jan - 0:56



Je souris à la perspective d'un jour devenir un animagus. Avec Lïnwe. Comme ça tous les deux on ira partout où le vent nous amènera. On suivra la lune jusqu'à ce qu'elle s'endorme et puis le soleil prendra sa place. Et avec Lïnwe on sera lié pour toujours. Par le lien de la pâte. Je le regarde, il hoche de la tête. Cool, il est d'accord. M'enfin il avait pas le choix, je l'emmène dans mes péripéties qu'il le veuille ou non. Il est coincé avec moi à jamais et puis c'est tout. Parce qu'enfait je peux pas vivre sans Lïnwe vous voyez le problème? Alors s'il lui arrive quelque chose, je m'en vais avec lui. Je m’éteins et je disparais. Ça sert à rien sans lui.
Je sais je l'ai déjà dis, je radote tout ça mais ses yeux. On peut que radoter pour ses yeux. Et puis quand on redit ce qu'on vient de dire alors qu'on sait très bien que tout le monde l'a déjà entendu, c'est pour l'accentuer. Tout le monde fait ça. C'est pour montrer qu'on tient vraiment à ce que ce soit compris. Et que ça ait du sens. Que ce soit pas vide. Que ce soit important. Vraiment. Ses yeux le sont. Importants. Quand je le regarde je vois la vie. La sienne. Des petites parcelles de son âme d'enfant qui ne demande qu'à s'amuser et puis à être heureux. Alors je sais qu'il est en vie, et que tout les deux, on est fait pour être ami, tout le temps, toute la vie.

Et puis d'un coup, alors que j’imaginais notre avenir...Oui parce que y'a pas de mon avenir et de son avenir, c'est notre avenir à deux, ensemble, il se retrouve à terre. Je sais pas trop s'il est tombé ou quoi mais il ne s'est pas fait mal, alors je ris. Et puis même s'il s'était fait mal j'aurais ris de toute façon. C'qu'il peut être dérangé des fois. Il regarde la lune. Il fait un truc avec sa baguette. Je ne comprends pas tout. Mais je le regarde. Lui en bas. Moi en haut. Je mets un pied sur son ventre -sans appuyer bien sûr- et je lève les bras, poings serrés.
- A terre, petite vermine, je t'ai mis à terre. Ahahahah ce rire strident, j'suis dans mon délire ok?

J'enlève mon pied. Quand même. Et je viens m'allonger près de lui. Je croise les jambes tendues. Le sol est frais. Je mets mes bras croisés derrière mon coup pour me faire un petit coussin. Je regarde la lune à mon tour. Encore et toujours. Sans répit. Y'a plein d'étoiles alors j'essaie de les entendre filer. Mais j'écoute que du silence, et la respiration de mon ami. Et puis sa voix aussi, d'un coup:
« Ma Reine. »

Oh bah tien. Il a comprit la leçon. Je me relève assise. Je me tourne légèrement pour être face à lui. Je le vois arracher la nature, pauvre fou. Et il dépose sur ma tête des brins d'herbe qui tombent en moitié. Je suis couronnée. Reine de cette forêt. Rien ne pourra nous arrêter, même pas un girafe. Ça existe les girafes dans la forêt interdite? Mais oui bien sur bien sur. Je pose ma main sur son épaule en signe d’allégeance. C'est notre pacte. Pacte de quoi? Tout et puis rien. Amitié éternelle, protection infinie, reconnaissance immuable. Il prend ensuite ma main, on se relève et on continue de marcher, on s'enfonce de plus en plus dans l'obscurité. Mais la lune nous guide toujours. Entre deux arbres dégarnis de feuilles.
Il se retourne vers moi, s'arrête donc pour la centième fois. J'fais c'qu'il me dit hein. J'suis pas difficile. Il me sourit, trop mignon. J'aime trop quand il me sourit. Ça me prouve sa sincérité. Non pas que j'en ai besoin. Je le sais déjà. Mais au moins je me sens apaisée c'est tout. Arrêtez tout le temps de chercher des pourquoi.
« J'ai un jeu à te proposer, Azénor. »
« Tu tires au sort. »

Il arrache des brins d'herbe gelés. Ah bah je me disait bien qu'il faisait froid. Il me les présente. Je suis censée choisir. Alors, je regarde les brindilles. Alors...Je réfléchis un instant. Je suis gauchère. Mais j'utilise ma baguette de la main droite. Oui bon ça arrive. C'est comme les droitières qui font la roue de la jambe gauche. Bref. Il sait tout ça. Alors soit je choisis le côté de l'écriture. Soit celui de la magie. C'est quoi ce genre de choix impossible. Je me mets dans des embarras monstres, j'aurais juste du choisir un des deux sans réfléchir rohlala. Mais maintenant que je suis partie, je peux pas reculer. Alors...Il doit s'attendre à quoi. A ce que je choisisse le côté magie c'est sur... Donc je devrais prendre le gauche. Mais en même temps, il doit se douter que j'ai ce résonnement là. Il est pénible, il me connait presque mieux que ce que je me connais moi même... Alors il va savoir que je pencherais du côté gauche parce que je sais qu'il sait que je suis plus côté magie. Vous me suivez? Relisez la phrase hein. Oh et sa droite est ma gauche... Et puis m*rde.
- Mais du coup...
- Nan.

Non. Je peux pas choisir hein. C'est trop dur.
J'suis nulle en patience. Je ne suis pas patiente. C'est tout. Et j'aime bien les surprises. Alors je veux tout savoir. Sur le champ tu vois. Alors je dénoue mon esprit de ces petites futilités et je prends une décision. C'est pas la décision de ma vie mais vous savez....La vie c'est une question de choix, c'est ce que nous sommes hein -blablabla-.
- Bon ok.

Je prends la petite brindille de gauche. Ma gauche.
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Re: Rencontre de nuit

Message par : Lïnwe Felagünd, Ven 6 Jan - 0:17


L'ombre du lac les borde sur un plateau de douceur. La douceur d'une caresse. La douceur d'un calisson ou d'un morceau de chocolat. Celle de la lune en amande. La douceur de la nuit, froide et calme. D'une irrésistible quiétude qui à son heure, s'exile et monte en pression. Mais à Lïnwe ça ne lui suffisait pas. Et il savait qu'Azénor brûlait à foison. Et pourtant les deux amis retournaient au pays s'endormir. Ce n'est que sur le chemin que le garçon leur offre une nouvelle possibilité de s'évader. S'évader loin de cette réalité trop insensible. Loin de ce temps trop statique. Hermétique. Hérétique. Loin des flots narcotiques d'une vie trop terne...

Elle doit choisir entre la gauche et la droite. D'un côté la folie et de l'autre la raison. La sagesse et l'aberration ! L'herbe craque et les lucioles chantent. Eux n'entendent rien. Mais lui, lui seul les perçoit. Dans sa tête. Elles sont là. Sa main droite se tend que légèrement mais automatiquement vers la sorcière. Parce qu'il sait, il sait qu'on fond de son cœur, elle choisira la magie. Une magique qui n'est que folie. Une folie à l'état pure. Une folie qui est à la fois la plus douce et la plus charmante qui soit. Mais une folie dangereuse, comme l'existence et la nature. « Bon ok. » le signal est lancé.

« Félicitations, Azénor Angélique Philaester. Pour votre remarquable sens de déduction.
Quelle heure est-il déjà ? »
une question absurde qui ne manque pas de subtilité ou d'intelligence. Une question, pour gagner du temps. Trouver une excuse. Une idée. Changer les aiguilles d'une montre géante. Celle de la Terre, planète toute entière, qu'on appelle Temps. Et c'est pourtant lui, qui a une montre.

Un ruban se détache alors devant ses yeux. Une bobine de pellicule en noir et blanc. Des images se déchaînent. Un film se dévoile. Qu'en est-il des citrouilles géantes du château ? Le vieux croup de l'ex garde-chasse ? Les chaussures du concierge ? Et si, par un malin plaisir orné d'un ange ou deux protecteurs, ils s'en iraient chercher un bon whisky dans le bureau du dirlo ?
Mais le whisky. Le whisky d'abord, c'est dégueulasse. Et lui, lui que veut-il ?

« Dis-moi... t'as gagné le droit d'aller dans la serre numéro trois. On dit qu'y'a le journal intime du prof. Et des mandragores. Et pis, on est trois, pas vrai ? » Il veut. Il veut créer une vie. La leur, la sienne.
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Re: Rencontre de nuit

Message par : Azénor Philaester, Dim 8 Jan - 22:39


Azé a 13ans btw // défi papillote number 1


Cette espèce d'ignorance sauvage. On se croit tout permis. A la hauteur du monde qui nous entoure. On croit qu'on est ici pour une bonne raison. Et puis que rien ni personne ne pourra nous arrêter. Qu'on est un truc du genre les rois du monde. Insouciance immature. Inconscience enfantine. Amitié infinie.
« Félicitations, Azénor Angélique Philaester. Pour votre remarquable sens de déduction. Quelle heure est-il déjà ? »

L'heure. Tu parles du temps. Encore. Toujours le temps. On passe son temps à le prendre, le compter, le perdre. Mais ça se perd pas, pas se prend temps, ça passe et c'est tout non? On l'a déjà dit ça. Le temps de toute manière il dirige tout. Le temps c'est le jour la nuit le soleil la lune. C'est le paysage c'est nos yeux épanouis. C'est nos âmes d'enfants. Et dans quelques temps, on sera grands. On vit pour grandir alors on grandira. On se sera affirmé, on aura un métier, et tout ira bien. Ou pas. De toute façon c'est le temps, qui nous le dira. Comme d'habitude.
- Alors, si on fait le rapport entre les étoiles visibles, l'ombre des arbres grâce à l'intensité de la brillance de la lune, je dirais que c'est toi qui a une montre.

L'âme des enfants, jamais ne mourra. Comme les pirates. Tu sais. On est des pirates. Les pirates de Poudlard. Tout le monde nous craint. Je crois. Et ils ont bien raison, on des petites terreurs tous les deux. On croit savoir tout ce qui est visible. Mais des fois la vision c'est pas vraiment la vérité. Des fois on voit ce qu'on veut. On se persuade soit-même pour que le tout soit plus facile à admettre.
« Dis-moi... t'as gagné le droit d'aller dans la serre numéro trois. On dit qu'y'a le journal intime du prof. Et des mandragores. Et pis, on est trois, pas vrai ? »

Les serres? Oh ouais! I'm in. Et puis au final, En art comme en amour, l'instinct suffit. (#défipapillotte). Et comme l'amour c'est comme l'amitié, ça a la même valeur, alors on va se fier à notre instinct. Et celui de Lïnwe nous dit d'aller à la serre numéro trois. Alors qu'attendons-nous?
- Louuuurd! On y va! Je compte, un doigt sur Lïnwe, un doigt sur moi, un doigt sur la lune. Le compte est bon. Qu'est-ce-que tu fais encore ici?

On est partit, vers une nouvelle terre promise. Ensemble. Main dans la main. On sautille, on balance nos bras reliés. En avant en arrière. La lune nous suit. Elle nous surveille sur son piédestal.
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Re: Rencontre de nuit

Message par : Lïnwe Felagünd, Lun 9 Jan - 13:28


La vie est une voiture. Elle continue, continue. Continue de rouler. Le vinyle lui, ne cesse de tourner sur la platine. Musique universelle. Voyage éternel. La fenêtre ouverte, et le paysage qui défile comme un film. Les rétros sont là pour se souvenir d'où on vient. Un regard en arrière et on se met à rouler plus vite encore. Le voyage insensé de la nature. Un pneu qui pète et trois roues encore prêtes. Et quand panne d'essence, il faut y mettre le feu. Un peu de feu quand il fait froid. Se réchauffer les mains. Le corps. Comme deux bons vieux amis. Et la fumée qui sort du capot. Ça, c'est notre esprit. Notre esprit trop excité qui turbine à cent cinquante miles. La voiture, la voiture est vie.

Et c'est Lïnwe qui s'est occupé du réservoir cette fois-ci. Son amie conduit. « Louuuurd ! On y va ! » dit-elle en guise de victoire certaine. La nuit n'est qu'un mot trop idéalisé pour eux. Ce n'est qu'une lumière éteinte de la chambre à coucher. Rien n'y empêche de se relever, d'ouvrir les yeux et de crier. De crier haut et fort la vie. La vie.

« Le compte est bon. Qu'est-ce-que tu fais encore ici ? »
Une hymne à la vie
à la vie
que cette fille.

Deux âmes vagabondes nagent dans l'herbe folle du soir. Le soir où toutes les idées sont les plus précieuses. Où tous les rêves s'animent et la réalité s'expire. Au loin, de grandes cages de verre brillent et respirent dans le noir. On y a enfermé le cœur de la Terre à l'intérieur. Et il est temps. Grand temps d'en finir avec cette air suffocant. Un air concocté par la pensée humaine. D'une société paranoïaque sur les bords. Et des bords, ils s'en approchent main dans la main. Il n'y eut pas grand dialogue sur le chemin, bien trop désireux d'en arriver là.

« Gare-toi ici. » dit-il en dégainant sa baguette.
Un sortilège y fait l'affaire et les deux enfants s'introduisent dans la troisième cellule.

Une impossible
féerie s'installe en
ces lieux de vélocité
perplexe il s'avance
se protégeant les
mains d'une quelconque
mandra-
gore.s sont les ombres
plus grandes encore
paresses
multicolores
dans la nuit noire de
l'aube pointe.


S'tu veux t'as mon LA pour que Lïnwe se casse la gueule entre deux tentacula vénéneuses. xD
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Re: Rencontre de nuit

Message par : Azénor Philaester, Mar 17 Jan - 7:05




Qu'est-ce-qu'ils foutent?
Ils essaient d'être heureux.




Si tu veux être avec quelqu’un pour toujours, il faut vivre pour toujours.
On va vivre notre éternité d'accord? On va garer la voiture qu'on conduit main dans la main, et puis on va plus ne penser à rien. Juste à nous ça te va? Pas besoin de parler pour savoir qu'on est d'accord sous tous les points de vue. Avides de nouvelles aventures toujours plus farfelues, ensemble nous gambadons à la lisière de la forêt. Nous parcourons les rochers, les herbes glacées, les feuilles mortes. La lune nous suit toujours. Mais pourquoi elle est si seule ce soir? Il n'y a que nous pour l'accompagner.

Combien de vies valent la sienne. Toutes. Sans doute. Je me rends pas compte. De rien. Ni du danger. Ni de l'amitié inconditionnelle que je porte à ce petit blondinet. Si un jour je le perds, j'suis foutue. Et puis je ne pourrais jamais plus être heureuse. Jamais.
Capuche sur la tête. Il est minuit passé de pleins d'heures, déjà. Mais est-ce-que j'ai l'air d'en avoir quelque chose à foutre? Non hein. Je me fou de tout, j'ai pas de cœur de toute façon. Sauf un. Un tout petit pour Lïnwe.
« Gare-toi ici. »

Il empoigne sa baguette telle une épée au temps des chevaliers. Je sais pas où on va, d'où on vient ni pourquoi. Mais on ne s'est pas retrouvés devant les serres par hasard. On est là pour une raison. Pour vivre tout ce qu'on doit, pour vivre tout ce qu'on peut. Le plus possible. Profiter de chaque instant avant qu'il soit trop tard. Avant de se poser la question de se laisser noyer dans un lavabo d'eau glacée.
On s'approche de la troisième serre. On y entre, sans même faire attention. Il pourrait y avoir quelqu'un ou pire quelque chose. Mais encore une fois. Est-ce-que j'ai l'air d'en avoir quelque chose à foutre? Et puis si quelqu'un nous grille, on modifiera le parcours.

Pleins d'ombres. De mouvements funestes. C'est beau. J'ai jamais été très fan de la botanique. Mais pourquoi pas. Mains séparées, nos chemins fourchent. Je balaye mes yeux, je vois pas grand chose. Juste la verdure noire de la nuit. Je suis fatiguée de toute manière. Je me fiche éperdument des plantes en fait. Je m'en rend compte maintenant. Ce que j'aime c'est l'humain, l'animal, la vie mouvante qui peut communiquer. Oui les plantes ça bouge, ça peut communiquer m'enfin vous avez compris? Nanananana.

J'entends un bruit bizarre.
Mais qu'est-ce-qu'il fou.
Je contourne la grande table remplie d'épines à pied qui nous sépare. Lïnwe, lui, est tranquille par terre. Il gît au sol le bougre! Il est tombé c'est ça? Ahah. Je rigole, forcément, en bonne amie. Il est entouré de plantes. Comme si elles voulaient lui faire un câlin. Ça fait des câlins les plantes? Non je crois pas hein. Je m'approche -parce qu'on sait jamais- de mon ami qui s'est littéralement cassé la gu*ule. J'ai déjà vu ces plantes. Je veux dire, celles à cause desquelles il est tombé, le con. Je regarde la petite étiquette -oui il y a une petite étiquette- alors je remarque des tentacula vénéneuses. J'aime pas bien le nom ça a l'air...Vénéneux. Je le regarde, dans les yeux. Il est tombé. Sérieusement. Tu t'es cassé la gueule frérot. Je souris pour commencer. Puis j'en rie de plus belle. Et puis Mer**, j'éclate de rire. Y'a bien que Lïnwe pour être Lïnwe.
No brain no pain.

Je lui tend une main. Pour l'aider à se relever. Je fais attention à ne rien toucher. Je veux dire, je suis pas raciste des plantes mais je préfère éviter les ennuis des mauvaises graines. Toujours à moitié morte de rire.
- Je sais pas ce que je ferais sans toi pauvre abricot.
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Re: Rencontre de nuit

Message par : Lïnwe Felagünd, Mer 18 Jan - 0:11


Il l'a demandé, elle l'a fait. A peine aurait-il murmuré du bout de ses lèvres, et elle aurait anticipé. Comme d'habitude. Parce que cette jeune femme est son âme jumelle. Cachée, enfouie, derrière un cyprès qu'on aurait matérialisé là par hasard. Elle a garé leur wagon plein d'inconvenances et de jeunesse. Une folie certaine, toute tracée. Qui mène au paradis. Leur paradis. Qu'ils se fabriquent en ces moments propices d'amour et de névrose. Ce soir, ils n'ont pas vu de loup mais ont découvert bien d'autres trésors de la lune.

Fécondées par sa lumière, des nuées d'ombres dansent et chantent parmi les feuillages. C'est un carnaval d'hiver. Les plantes vertes sont en sommeil. Endormies profondément dans leur alvéole. Encore idéalistes à cette heure, en quête de soupçons de bien. Et il ressent comme des vagues d'air profondes en ce genre d'endroit. Non pas qu'il est fan de pot et d'engrais, loin de là. C'est pas sa matière favorite non plus. La prof, qu'on ne voit plus. Est-elle morte ? A-t-elle été dépité par ses premiers cours ? Poudlard est en déclin, c'est certain. Et lui, lui, il prend plaisir à pénétrer dans les serres à minuit passé. Est-ce donc une douce folie ou au contraire, quelque chose de totalement convenable et pragmatique ? N'est-il pas réaliste de consulter le miroir inverse de toute cette société actuelle ?

On aurait tendance à y regarder de trop près son propre reflet. Idéal. Accusé. Trop bien traité par les fards qu'on lui inflige. Un surplus de traits qu'on façonne pour plaire et se fausser. Aux autres et à soi-même. Et parfois, on penche de gauche à droite. Un peu penaud et surtout très gauche. Le pied se claquant contre un pot qui dépasse, extraverti et hors du lot. Le Gryffondor ne manque pas de tomber, de s'ramasser bien goulûment. Une patrouille improvisée et c'en était fini.

FLARP. La résonance du pied dans l'plat.
Le dessert plein de terreau. Mais pas un taureau.
Et pourtant c'est un corrida.
Un goût unique de continent, aux éclats de globe terrestre tournant.
P'tin, ça fait mal. Un morceau de planète contre la plante du pied.
C'est dur. Impénétrable.
Une poterie indélébile. Remarquable.

Et une jambe qui se précipite au sol !
Attirance des astres volants.
Voleurs. Voleurs de courtoisie.
Aïe. Ouille !
Hop ! Ouste ! Canailles de végétaux !
BOUMBADABOUM.
Une jambe après l'autre et l'irlandais s'affale.
Pas l'temps de dire phar-macie qu'il pleure.
Pleure de rire.
Hymne à l'amitié. Avec un grand A.
Comme Azénor. Parce que c'est avec elle qu'il l'a partage.
Une amie en or.

Hein ? Quoi ?
Elle aussi, se met à rire.
Mais d'un rire d'éléphant. Un éléphant orange.
Qui court dans un vestige de lianes et de fleurs pastelles.
Et si ils se faisaient remarquer ? Dans cet antre de porcelaines.
Et si un prof rappliquait ?
Et si Kholov ne dormait jamais ?
Et si la Tentacula les mordait ?
Et si ils se faisaient virer de l'école ?
Et si ?
Et si ?
Si ? Si si si ?
Angoisse. Tension, prenantes.

Hoo non, non. Pas si fort.
« Heee. Pas si fort ! » sourire dénudé.
Un retour sincère aux idioties.

« Merci Azura. »
Il se retourne vers elle, « C'est un joli nom, tu ne trouves pas ? »
Trois pas de côté.
Reculant de cette grande tige aux dents blanches.
Qu'on dirait neuf ou dix étoiles resplendissantes.

Dialogue de sourds                                      dialogue de Sourds
faire le tour           le tour                           alors que l'être extérieur fait le tour de la serre.
Z'avez pas bientôt fini ? J'arrive même pas à dormir !
Bah c'est normal j'ai envie de dire.
De quoi ?
Hein ?
T'es pas normal.
Ta gueule.
A ton service, sale raclure.
Enflure.
Ramène ton derrière plutôt ici, on dirait un bureau.


« He ? On dirait un tiroir, ici. »
Les yeux s'illuminent. Désir ou plaisir.
Excitation sublime. Que c'est bon.
Que c'est
bon.
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